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6000887870
NOUVEAU DICTIONNAIRE
PRATIQUE
BRETON-FRANCÇAIS
NOUVEAU DICTIONNAIRE
PRATIQUE
BRETON-FRANÇAIS
DU DIALECTE DE LÉON
AVEC LES ACCEPTIONS DIVERSES DANS LES DIALECTES DE VANNES,
TRÉGUIER ET CORNOUAILLES
ET LA PRONONCIATION QUAND ELLE PEUT PARAITRE DOUTEUSE
D eat suivi d’un Recueil de Proverbes bretons et d’un Dictionnaire de rimes bretonnes
dans lequel sont indiqués quelques règles de la prosodie bretonne, ainsi que les
perticularités des consonnances finales de cette langue et le nombre de syllabes
dont se composent les mots quand il peut y avoir doute.
Par A.-E. TROUDE
COLORE RETRAITE
Ar Brezxounek hat ar Feiz
À 30 breur ha c'hoar e brel.
Un Dictionnaire n'est jamais
fini. (Avis aux travailleurs.)
BREST
J. B. & A. LEFOURNIER, LIBRAJIRES-ÉDITEURS
86, GRAND'RUE, 86
4876
03 6. 72 za
Lorsque, en 1820, j’entrai au service militaire, ma
famille habitait la campagne et je parlais le breton
comme le parlent les enfants qui, pendant les vacances,
ont plus ou moins fréquenté les paysans, lesquels, en ce
temps, ne savaient pas un mot de français. La profession
que j'avais embrassée me tenant éloigné de la Bretagne,
obligé de plus de me livrer à l’étude de l’espagnol et de
l'allemand, je ne songeais plus guère à la langue bre-
tonne lorsque, en 1827, de retour de la campagne
d’Espagne, le hasard me fit rencontrer M. Le Gonidec,
à Angoulême, où j’étais.en résidence.
C’est à cette époque, à la suite de fréquents entretiens,
que l’idée me vint de grossir mon bagage breton, mais
sans avoir d'idées bien arrêtées à ce sujet. Je me procu-
rai les ouvrages qui traitaient de cet idiome, et, Le
Gonidec aidant, je me pris d’une vraie passion pour le
génie de la langue bretonne. Chaque jour, en effet, jy
découvrais des particularités que je n'avais jamais ren-
contrées ni dans le français, ni dans le latin ou le grec,
non plus que dans l'espagnol et l'allemand.
Il
Plus tard, vers 1834, je retrouvai Le Gonidec. à
Paris, où j'étais en garnison.
Il y a donc aujourd’hui 49 ans (dont 32 passés loin de
la Bretagne) que j’emploie tous mes loisirs à achever les
deux Dictionnaires français-breton et breton-fran-
çais, dont le premier a paru en 1869.
À quelque point de vue qu’on veuille étudier la
langue bretonne, je pense que les personnes studieuses
trouveront dans ces deux ouvrages de quoi stimuler
leur curiosité. — Mais, ainsi que je le dis en commen-
çant : Un dictionnaire n'est jamais fini.
Avant de terminer, je prierai M. Milin, commis de
marine, d’agréer mes remerciements. pour les commu-
nications diverses qu’il a bien voulu me faire.
Brest, Mai 1876.
A. TROUDE.
INDICATION
DES ABRÉVIATIONS
V. — Dialecte de Vannes.
T. — Id. de Tréguier.
GC. — Id. de Cornouaille.
B. — Id. de l'ile de Batz.
©. et Ouess. — Dialecte de l'ile d'Ouessant.
n. p. — Nom propre.
géogr. — Nom de localité.
B. — Participe passé.
pl. — Pluriel.
part. — Particule.
(anc.) — Vieux mot, hors d'usage. Ces mots, que j'ai extraits
de divers ouvrages et manuscrits anciens, se présentent parfois
sous des formes si différentes, que j'ai dû m'attacher plus souvent
à la consonnance qu'à l'orthographe. Quand la composition de ces
mots n'est pas précise à l'analyse, il devient impossible de décider
lecpuel est orthographié le plus convenablement.
n et NÑ. — Ce signe sur la lettre n indique qu'elle est nasale;
il n° y a pas lieu de reproduire ce signe dans les textes.
C. en fr. — Les mots que précède cette abréviation doivent être
prononcés comme ils le seraient en français. Voyez les mots qui
commencent par GE, GI.
— Les mots du dialecte de Léon ne sont annotés d'aucun signe,
bien que la plupart d’entr'eux soient aussi employés dans d'autres
dialectes.
— Les mots entiers, en italique et entre parenthèse, indiquent
la prononciation du mot correspondant. Je ferai remarquer que
VIII INDICATION DES ABRÉVIATIONS.
dans le nombre de ces mots, où figure intérieurement la lettre s,
j'ai isolé cette dernière de la voyelle qui précède, afin d'imdiquer
qu'elle doit être prononcée comme s isolée en français. Ainsi,
pigosa (pigo-sa), attendu que la lettre s est toujours dure en breton
et ne se prononce jamais COMME Z.
— Les mots français auxquels on renvoie souvent le lecteur, sont
ceux de mon Nouveau Dictionnaire français-breton 1869 (2° édition).
Il y aurait, en effet, superfétation et augmentation considérable
de frais à répéter dans un dictionnaire breton les innombrables
exemples d'application, ainsi que les remarques faites dans le cours
de mon Dictionnaire français -breton 1869. Aussi je renvoie à ce
dernier ouvrage : l’un se complète par l'autre.
Les paresseux seront seuls à s’en plaindre.
La grammaire qui est souvent citée est celle de Le Gonidec.
J'ai dû parfois indiquer des mots qui, selon la fantaisie de
l'écrivain, s'éloignent ou se rapprochent de l'orthographe de
Le Gonidec. Il m'a semblé utile d'en faire mention, afin qu'on püt
les trouver au besoin. Mais, dans ce cas, je renvoie aux mots plus
correctement écrits, selon la méthode rationelle de Le Gonidec.
Dans une langue où le caprice est le seul régulateur de l'ortho-
graphe, il faut s'attendre à trouver parfois le même mot écrit de
plusieurs manières différentes. C'est ainsi, par exemple, que l'on
trouve le mot mereuri, métairie, écrit mereri, merouri, meruri,
maeteri. C'est un véritable dédale.
Dans le cours de cet ouvrage, j'ai parfois indiqué des mots qui,
dans certaines langues étrangères, ont de l’analogie avec les mots
bretons. Je n’en tire aucune induction; c'est un simple rapproche-
ment qui m'a paru assez curieux.
PARTICULARITÉS REMARQUABLES DE LA SYNTAXE BRETONNE. —
OBSERVATIONS SUR LES ÉTYMOLOGIES. — NOTICE SUR LA
PRONONCIATION DE L’ALPHABET BRETON, SELON LA MÉTHODE
Le GonNmEt.
Pour pouvoir se servir utilement d'un dictionnaire breton-
français, quel que soit l’ordre ou le mode dans lequel il a été
rédigé, il faut connaître ou au moins avoir étudié les règles de la
grammaire bretonne. Ceci résulte de ce que, sans parler des temps
de certains verbes qui ne ressemblent en rien à leur infinitif, la
syntaxe exige de nombreux changements à l'initiale des mots,
dans certains cas déterminés. C'est ainsi que dans la phrase sui-
vante : Evit he dad hag evit he vreur (pour son père et pour son frère),
il v a deux mots dad et vreur qui seraient introuvables dans un
dictionnaire breton, si on ne les cherchaït aux mots fad, père, et
breur, frère, lesquels sont les radicaux. Ces derniers, tad et breur,
dans notre phrase, ont subi une altération des initiales, en vertu
de principes qu'indique la syntaxe.
Ces réserves faites, nous ajouterons que, dans une langue qui
n'est pas, comme la langue francaise, régie par une Académie qui
fait loi, il faut s'attendre à trouver parfois le même mot écrit de
pluseurs manières différentes, selon le caprice de l'écrivain. C'est
ainsi que les uns préférent les terminaisons en az, eg, (Z, 07, uz,
aux terminaisons en 0.5, es, is, 05, us. D’autres emploient les finales
ai, et, il, ot, ut, de préférence aux finales ad, ed, id, od, ud. Les
finales en k et en g, celles en b et en p, sont dans le même cas;
elles sont adoptées par les uns et rejetées par les autres. Voyez ce
qui est dit à ce sujet dans mon Nouveau Dictionnaire français-
breton 1869, et dans le Dictionnaire des rimes aux lettres D, T,S, Z.
D'un autre côté, et par l'usage que chacun en fait à sa guise, les
lettres K, G, S, Z, W, produisent de grandes divergences dans
l'orthographe et rendent difficile la recherche des mots dans un
dictionnaire. Il n'en saurait être autrement, puisque, dans la
plupart des cas, on trouve, pour un même mot, des variantes
comme les suivantes et une foule d’autres du même genre :
Kezek, quezec, quesec, des chevaux.
Gin, guin, vin.
x PARTICULARITÉS DE LA SYNTAXE BRETONNE.
Evesaat, evessaat, evezçaat, faire attention.
Kazez, cases, chatte.
Nous avons dit que rien n’était plus remarquable q que les règles
de la syntaxe bretonne; j'ajouterai qu’elles sont aussi difficiles que
remarquables. Pour en donner une idée aux personnes qui sont
étrangères à la langue bretonne ou qui ne l'ont jamais raisonnée,
je vais présenter l'analyse de quelques phrases prises au hasard.
jo Setu aze ar C'hemener hag ar gemenerez, voilà le tailleur et la
tailleuse. — Analyse. Setu aze, voilà; ar, article défini, le, la, les;
c'hemener pour Kemener, tailleur, la lettre k du radical se chan geant
en C'h après l'article pour les substantifs du genre masculin au
singulier; hag, conjonction, et; ar, article défini des deux genres
et des deux nombres, le, la, les; gemenerez, pour kemenerez, tail-
leuse, la lettre k se changeant en g pour les substantifs du genre
féminin singulier qui suivent l'article ar.
20 Setu amañ ar gemenerien, voici les tailleurs. — Analyse. Setu
amañn, voilà ; ar, article défini des deux genres et des deux nombres,
le, la, les; gemenerien, pour kemenerien, pluriel de kemener. tail-
leur, la lettre forte k se changeant en 0 après l’article pour les
substantifs masculins pluriels ayant trait aux professions.
3 Neuze e lavaraz Che perc'h, il dit alors à sa fille. — Analyse.
Neuzé, adverbe, alors ; e lavaras, il ou elle dit, 3e personne singulier
du prétérit défini du verbe lavaret, dire: d'he, contracté pour da he;
da, préposition, à, et he, pronom possessif, son, sa, ses; perc'h.
pour nerc'h. fille, la lettre m du radical se changeant en v, après
le pronom possessif he, appliqué à un homme ou à un être du
genre masculin. — Remarquez que, dans cette phrase, la lettre v
de perc'h. à elle toute seule, indique qu'un homme est le sujet de
la phrase. Cette particularité est assurément très-rmarquable. La
phrase suivante nous en présentera une d’un autre genre.
4 Neuze e lavaraz d'he nerc'h, alors elle dit à sa fille. — La
phrase précédente ne diffère de cette dernière que par le mot
perc'h. substitué au radical merc'h. Cotte seule différence indique
qu'ici le sujet de la phrase est une femme, et non un homme,
comme ci-dessus, attendu que le pronom possessif he, son, sa, ses,
attribué à une femme ou femelle, n'exige pas lo changement de
m ER 0.
Les analyses qui précèdent suffiront, je pense, pour prouver qu'il
est fort difficile de parler et d'écrire correctement la langue bre-
tonne, et aussi qu'il estimpossible d'y parvenir s’y l'on n'a pas étudié
les règles de la grammaire. Et pourtant, chose surprenante, ce sont
des paysans illettrés qui observent le mieux les règles de cette
tm.
PARTICULARITÉS DE LA SYNTAXE BRETONNE. XI
svntaxe vraiment inouïe. Ils opèrent ces changements de lettres,
sans se douter qu'ils font varier les initiales à l'infini.
C'est ainsi que le radical tad, père, passe, sans qu'ils s’en aper-
coivent, par les variantes suivantes : va zad, mon père ; da dad, ton
père; he dad. son père, parlant d'un homme ; he zad, son père,
parlant d'une femme ; hon tad, notre père; ho tad, votre père; ho
zad, leur père.
Et notez que ce qui vient d’être dit pour le mot tad, s'applique,
avec des règles différentes, à tous les substantifs, adjectifs et
rerbes dont l’initiale est une des lettres B, K, D, G. GW, M, P,
Set T. Notez aussi que les mots qui exigen!, après eux, ces modi-
fications de l'initiale, sont en grande quantité dans les diverses
parties du discours. Dans ce nombre, en effet, figurent l'article
defini relativement au genre et au nombre du mot qui suit; l’ar-
ücle indéfini pour ce qui est seulement du genre du substantif
qui l'accompagne ; quelques adjectifs qui, exceptionnellement, se
placent devant le substantif: une foule de noms de baptême
bommes et de femmes qui, en certains cas, font modifier la
lettre initiale de l'adjectif qualificatif qui les suit ; tous les prénoms
prsonuels et possessifs ; une foule de prépositions, d'adverbes et
de noms de nombres; eufin, beaucoup de particules d'espèces très-
varices. — Voyez à ce sujct la grammaire de Le Gonidec et aussi
a n \ouveau Dictionnaire français-breton 1869, aux mots ADJECTIFS,
WABLES, EUPHONIE, DIALECTE, NOM, PLURIEL, PRÉNOM, PRÉPOSITION,
SUBSTANTIF.
Rappelons, pour finir, ce qui a été dit déjà autre part. Ces
changements opérés, en certains cas, aux initiales, datent de 1600,
à peu près. Avant cette époque, on écrivait le radical tel qu'il
éxisait et existe encore aujourd'hui, et on laissait à chacun lo
soin de faire, en parlant, les changements que l'on écrit actuelle-
ment C'est ainsi qu'on écrivait : Mervel da beva, mourir pour vivre
devise de cette époque), mais on pronouvcait Hervel da veva, ainsi
qu'ou l'écrit et le prononce aujourd'hui. Cette innovation d'écrire
comme on prononce, avait assurément son bon côté; mais d'un
autre côté elle a rendu très-difficile pour le lecteur la rechercho
Jes mots dans un dictionnaire breton-francais. — Il est vrai qu'à
cette epoque il n'en existait pas.
Tout ce qui est relatif aux noms des plantes, est fort douteux.
Je me suis trouvé obligé de renoncer à tout travail sérieux sur ce
sujet, attendu que, même pour des plantes assez communes, je
recollais des noms différents dans deux localités voisines. Voyez
luzuguenn-ar-gwenraennou.
REMARQUES
SUR LES ÉTYMOLOGIES
I] faut bien se garder de rechercher en général les étymologies
dans le langage tel qu’il existe aujourd'hui. Pour le démontrer,
nous citerons quelques altérations qui se sont produites dans le
breton usuel depuis quelques siècles.
Autrefois l'article défini était an (prononcez comme anne en
francais) devant les voyelles et les consonnes, pour les deux genres
et les deux nombres; on ne connaissait alors ni l’article ar, ni
l'article al (1). Ainsi, on disait toujours et partout, an lezenn, an
roue, an bloas, an go, au lieu de, al lezenn, la loi, ar roue, le roi,
ar bloas, l'année, ar go, ar gof, le forgeron, ainsi que l'on dit
aujourd'hui. Ces changements, ces modifications de l'article, ont
dû se produire au xv* siècle. Il en était de même de l’article indé-
fini eun ou eunn; alors n'existaient ni eur, ni eul.
Il faut aussi tenir compte des changements qui s’opèrent dans
la prononciation quand un mot passe du brelon dans le français
de la Bretagne ou est articulé par un Français auquel l’idiome
breton est étranger. Sans cette attention, tout étymologiste doit
faire fausse route.
D est bon aussi de savoir que les Bretons, par le simple motif
de l’adoucissement du langage, sont assez disposés à modifier
certaines lettres dans les conditions suivantes. Ils disent, par
exemple, rollec'h, pour rod lec'h, place de la roue, pour dire ornière;
enn naou du, pour enn daou du, des deux côtés; kemmeski, pour
ken meski, mêler ensemble; Lammezellek, pour Lambezellec, nom
(1) Cette modification de l'article existe dans la langue arabe. Dans cet
idiome, en effet, l'article el devient er, ed, em, suivant l’initiale du substantif
qui le suit.
REMARQUES SUR LES ÉTYMOLOGIES. XIII
d'une commuue voisine de Brest; marc'hallec'h, pour marc'had
ec'h, lieu du marché; abatti, au lieu de abad ti; d'ann naou lin,
pour d'ann daou lin, à genoux, à deux genoux.
C'est pour un semblable motif d’euphonie que l’on paraît avoir
introduit les articles ar, al, eur, eul. Il est de fait qu'il est plus
facile de prononcer ar. roue, le roi, al liorsik, le jardinet d'une
ferme, que de prononcer an roue, an liorsik, etc. Voy. ann,
article.
Avant de terminer cet article, considérons ce qui arriverait à un
étymologiste qui ignorerait ce que nous avons dit ci-dessus au
sujet du mot marc'hallec'h et autres de ce genre. Il trouverait tout
naturel de décomposer comme suit ce mot : marc'h. cheval ; al, le,
article ; ec'h ou leac’h, lieu.
Quel sens en pourrait-il tirer, bien que ces trois mots soient
parfaitement bretons ?
Donnons encore un exemple : Il existe, près de Brest, une loca-
lité dout le nom, prononcé à la française, est Kérango. Ce nom
qui, à première vue, peut paraitre fantaisiste, est composé de trois
mots bretons : Ker, ou hear, habitation; an, article défini qui, pro-
noncé par un français, s'articule comme le substantif francais an,
signifiant année, au lieu de ann, qui est la prononciation bretonne.
— Rien que cela peut assurément dérouter un étymologiste qui
sait qu'aujourd'hui on dit ar go, ar gof,le forgeron, et non an go,
comme autrefois. — [La signification de ce mot Kérango, ou
plus correctement ker an go, est donc l'habitation du forgeron.
Une foule de noms pris parmi ceux des anciennes familles de
Bretagne sont dans le même cas. Ainsi Pénanros, ou plus correc-
tement penn an ros, l'extrémité du tertre, est un nom de lieu dont
il a plu au propriétaire d'orner son nom. Il en est de même de
Rosaukoat, pour ros an koat, le tertre du bois. Aujourd'hui ces
mots se diraient penn ar ros, ros ar c'hont. Le nom de famille
Penn ann stañk où Penanstañk (à la lettre, bout de l'étang), est dans
le même cas.
HI
NOTICE
SUR LA PRONONCIATION DES LETTRES DE L’ALPHABET BRETON,
D'APRÈS LA MÉTHODE DE LE GONIDEC.
Les lettres de l'alphabet breton se prononcent comme leurs
analogues en français, en exceptant toutefois les suivantes :
1° Toutes les consonnes, en breton, se font fortement sentir à la
fin des syllabes et des mots; ainsi, les mots bad, abbé, rat, cou-
ture, pleg, pli, dir, acier, azeset, assis, tort, bossu, gant, avec, nez,
proche, labous, oiseau, milin, moulin, beskont, vicomte, benvek,
outil, .etc., doivent être prononcés comme on prononcerait en fran-
çais abade, krafe, plègue, dire, azésète, torte, gante, nèse, labousse,
miline, bessekonte, bennevek.
% La lettre K n'est pas universellement adoptée par les écri-
vains bretons. Le Gonidec l'emploie à l'exclusion du C et.du Q.
3° C'H se prononce du gosier et n’a pas d'analogue en français.
Cette double consonne a, à peu près, la valeur du CH allemand et
du J ou X espagnols. La lettre H fortement aspirée du français en
approche beaucoup quand CH est au milieu d’un mot breton,
comme roc'hell. On prononce ro...hell, en aspirant la lettre h
comme dans le mot français héros.
& La lettre E à la fin des syllabes et des mots se prononce comme
dans les mots français déréglé, bonté. Ainsi, hevlene se prononce
hévléné. Dans l'intérieur des syllabes, la lottre E est tantôt brève,
comme dék, dix, tantôt grave, comme ober.
5° La lettre G a toujours le son dur et ne se prononce jamais
comme J. Ainsi genel, engendrer; ginidik, natif; prezeger, prédica-
teur; garo, rude, doivent se prononcer comme on prononcerait en
. français les mots guénel, quinidik, prézégher, garo (1). — Quelques
écrivains substituent GH ou G’ au G dur de Le Gonidec, parce
que, disent-ils, le G dur n'existe en français que devant a, d: u.
(1) Ou, en d’autres termes, ga, ge, gi, go, gu, en breton, se prononcent comme
en français dans les mots Gamin, Gué, Gui (végétal), Gobelet, Gustave, Guttural.
NOTICE SUR LA PRONONCIATION. ZV
Ces signes assurément remplissent dans certains cas le but qu'ils
sæ proposent; ainsi en écrivant, selon eux, digheri ou dig'eri, ughent
ou ugent, prezegher ou preseg'er, on oblige le lecteur à épeler
dig-eri, ug-ent, prezeg-er. Mais que feront ces signes dans des mots
comme ghenou, g'enou, bouche? — On répond à cela que c'est uns
convention. — À mon tour, je réponds : convention pour con-
vention, je préfère la plus simple, celle de Le Gonidec. à savoir
que le G est toujours dur. (Voir mon Nouveau dictionnaire français-
breton 1869.)
& La consonne L comme les autres consonnes, se prononce
fortement à la fin des syllabes et des mots, maïs il en est autre-
ment quand cette lettre est mouillée. Elle se prononce alors comme
dans les mots francais aiguille, andouille, etc.
i* La consonne N se fait aussi fortement sentir à la fin des syl-
Mhe et des mots, quand elle n’est pas nasale. Ainsi, tan, feu;
lien, toile, se prononcent comme on prononcerait en français les
mots ane, lienne. Quant à Ñ nasale dans des mots comme amañ,
ii breman, maintenant, adreñ, derrière, on la prononce comme
on le ferait en français dans les mots amant, bremant, adrain. Dans
le cours du dictionnaire nous indiquerons les n nasales par le signe
N,ñ. comme dans le dictionnaire de Le Gonidec. Ce signe n'étant
employé que pour faciliter la prononciation aux commencants, il
n'ya pas nécessité à le reproduire dans les textes.
& La lettre S (comme en espagnol) a toujours le son dur, même
quand elle se trouve placée entre deux voyelles; elle se prononce
comme ss en français et jamais comme Z. Ceci me parait être
une des particularités les plus remarquables de l'orthographe de
Le Gonidec, ainsi que je l’ai déjà fait remarquer dans mon Vouveau
Dichonnaire français-breton, 1869. — Prenons pour exemple, entre
plusieurs, les mots evez, attention, braz, grand, detz, jour. Ainsi
que nous l'avons déjà dit ailleurs, la lettre z, à la fin des mots,
est nouvellement introduite en Léon (xvie siècle), à la place de la
lettre s (1). Autrefois, en effet, on écrivait eves, attention, bras, grand,
deu, jour, et l’on prouoncait comme en français : évesse, brasse,
déisse. — Ceci adopté, reportons-nous au temps où l’on écrivait
comme nous venons de le dire, et faisons subir aux radicaux eves,
bras, deis, les modifications nécessaires pour former quelques-uns
de leurs dérivés. En nous conformant aux règles qui régissent ces
1) Le s Sual se rencontre cependant parfois dans le Catholicon, ouvrage qui
date du xv° siècle.
XVI NOTICE SUR LA PRONONCIATION.
sortes d'opérations, nous obtiendrons eves-aat, faire attention,
bras-oc’h, plus grand, bras-aat, grandir, deis-iou, des jours. Rien
assurément n'est plus conforme aux règles de la grammaire bre-
tonne que d'écrire ae cette manière; rien non plus ne peut dispenser
de prononcer comme s'il y avait deux s, puisqu'il est de règle
d'appuyer fortement sur les consonnes à la fin des syllabes et des
mots, ce qui n'existe pas dans le français.
Dire maintenant pourquoi les dérivés des mots ci-dessus ne se
forment pas sur le radical actuel evez, braz. detz. et pourquoi on
ne dit pas evezaat, brazoc'h, deiziou? L'usage seul peut répondre.
Gardons à chaque langue ses particularités et n’arguons pas des
difficultés que cela peut présenter aux paresseux. À ce compte il
faudrait, en France, écrire le grec, l'allemand, l'arabe, avec des
caractères ayant la même valeur que les caractères français.
Comme on le voit, encore une fois, Le Gonidec n'a pas agi par
caprice ni par amour pour les innovations; c'est le génie de la
langue qui l’a guidé, quand il a dit que, en breton, la lettre s est
toujours dure et n’a jamais la valeur du z.
% Enfin, nous parlerons du W, qui, selon les dialectes, se pro-
nonce ou, 0, u, v, et qui permet à chacun, avec une orthographe
uniforme, de prononcer selon la coutume de sa localité. — Au sujet
de cette lettre, nous dirons : en Léon, W devant A se prononce 0.
Ainsi, war, préposition, sur, se prononce var; warc'hoûz, demain,
se prononce varc’hoaz. Nous ajouterons que W devant les voyelles
E, I, se prononcent aussi comme v. Ainsi, ar wirionez, la vérité,
se prononce ar virionez; ar werc'hez, la sainte Vierge, se pronoucu
ar Verc'hez. Mais quand W 5e trouve précédé de G, alors GW 8e
prononce GU devant E et I, et GO, GOU devant A, ces deux
monosyllabes ne formant qu’un son simple et se confondant dans
la bouche des Bretons. C'est ainsi que gwelet, voir, se prononce
gu-elet; gwirionez, vérité, se prononce gu-irionez ; gwaremm, garenne,
se prononce gouremm, gouaremm; gwalc'hi, laver, se prononce
goalc'hi, goualc’hi.
Dans le français, cette prononciation de GU devant les voyelles
n'a pas d'équivalent, comme on le voit dans les mots Guitare,
Guérite ; il en est autrement lorsque GU français se trouve devant
une consonne, comme dans Gustave. Voyez Gwela.
Nous dirons pour terminer que, dans le dialecte de Tréguier,
GW devant les voyelles E et I se prononce GOU le plus souvent.
Ainsi, gwin, vin, SY prononce gouin au lieu de gu-in du Léon ;
gwenn, blanc, s’y prononce gouenn. au lieu de gu-enn du Léon;
NOTICE SUR LA PRONONCIATION. XVII
guerc hez, vierge, s'y prononce gouerc'hez, et non gu-erc'hez,comme
eu Léon.
Le w ne se place jamais devant les voyelles o, u.
En adoptant cette lettre, Le Gonidec est entré dans la seule voie
qu'il fût possible de suivre pour uniformiser l'orthographe dans
une langue où, suivant le dialecte, le même mot se prononce de
manière différente. C'est ainsi qu’en Tréguier, gwin, vin, gwerc'hez,
vierge, gwelet, voir, se prononcent gouin, gouerc'hez, gouelet. tandis
que, dans les autres dialectes, on prononce gu-in, gu-erc'hez, qu-elet.
Mais c'est surtout dans le but de faire ressortir le radical que Le
Gonidec a employé W après la lettre G, laquelle disparaît ou se
modifié quand elle est précédée de l’article ou de certaines parti-
cules C'est ainsi que le Gonidec écrit gwin, viu, leun a win, plein
de vin, taudis que d'autres écrivent quin et leun a vin. — Il faut
avouer qu'il n’est pas facile de retrouver le radical guin dans cette
dernire phrase : leun a vin ; le mot win, au contraire, met de suite
sur la trace du radical gwin.
Qu'on y réfléchisse bien et l'on sentira qu'il n’y a rien d'éton-
nant à ce qu'il existe un caractère particulier W, dans une langue
Qui, seule au monde, à ce que je crois du moins, possède des règles
nombreuses de permutations de lettres ; que cela même est très-
utile au point de vue du radical.
À en juger par les écrits qui paraissent en ce moment, on peut
dire qu'un très-grand nombre d'auteurs se sont ralliés à l’ortho-
graphe de Le Gonidec. Depuis quelques années, du reste, le mou-
Yement progresse très-sensibloment.
REMARQUES
SUR LES PERMUTATIONS DE LETTRES (1)
Il n'est pas rare d’entendre dire aux personnes qui, sans vouloir
étudier les règles de la grammaire bretonne, veulent pourtant
lire le breton ; il n'est pas rare de leur entendre dire : Je ne trouve
pas lous les mots dans le Dictionnaire breton-français.
J'ai dit, au commencement de cet ouvrage, co que j'avais à dire
à ce sujet : Pour pouvoir se servir utilement d'un dictionnaire breton-
français, quel que soit l'ordre ou la méthode dont il a été rédigé, il faut
avoir éludié dans la grammaire les particularités remarquables de la
langue bretonne.
À la suite-de ces paroles, j'ai donné plusieurs exémples d'ana-
lyses qui corroborent ces remarques.
Je ne les répéterai pas ici; mais pour venir on aide aux impPa-
tiehts et aux paresseux, j'ai pensé qu'il serait bon de dresser un
tableau où seraient représentés :
la Les lettres muables ou mobiles de l’alphabet breton;
% Les diverses parties du discours qui exigent après elles des
changements d’initiales, soit en transformant les lettres faibles en
fortes, soit en transformant les lettres fortes en lettres faibles.
Ainsi prévenus, mais pas toujours assez renseignés, les com-
mençants seront à même, au moyen de ces jalons, de trouver dans
(1) Les règles ou principes dont nous allons parler dans cet article, n'existaient
pas dans l'ancienne langue écrite, comme on peut le voir dans Buex santez Nonn,
manuscrit breton antérieur au xn: siècle. Dans cet ouvrage, en effet, on trouve
ma pedennou, mes prières ; da pedenn, ta prière; he penn, 8a tête; evît he caret,
pour l'aimer; me as goano, je t'affaiblirai. Kn d’autres termes, on écrivait tou-
jours les mots tels qu'ils se trouvent dans le dictionnaire, et on laissait à
chacun le soin de prononcer comme on le fait aujourd'hui : ma fedennou, da
bedenn, he benn, evit he garet, me ax koano, etc. C'est le P. Maunoir, prédica-
teur, qui, au milieu du xvn° siècle, énonça le premier l'opinion qu'il était
convenable et rationnel d'écrire comme on prononçait.
REMARQUES SUR LES PERMUTATIONS DE LETTRES. XIX
la grammaire les renseignements qu'il serait trop long.et même
inopportun de détailler dans un dictionnaire.
Les lettres muables ou mobiles sont celles qui, conformément aux
règles de la grammaire, se changent de fortes en faibles ou de
faibles en fortes, quand elles sont initiales des substantifs, des
adjectifs ou des verbes. Ces changements ont pour cause un certain
besoin d'euphonie jaint au désir d’éviter Les amphibologies.
Les lettres muables on mobiles sont au nombre de neuf, savoir :
B, D, G GW, K, M, P,8, T.
Les changements ou transformations qu'elles sont appelées :à
subir sont les suivants :
TRANSFORMATIONS
AUXQUELLES
XKLLES .SONT SUJIETTES
LETTRES
MUABLES.
V et P
Z et T
CH et K
W et KW
G et CH
V
Bet b
S suivie d'une Z
voyelle. D et Z
Les parties du discours qui exigent, après elles, en certains cas
déterminés, ces changements dans les initiales, sont les suivantes :
le Les articles défini et indéfini, ann, ar, le, la, les; eunn, eur,
un, une. Eu voici quelques exemples : Bac'h, s. L Vache. Ar
BW, eur vioc'h. — Kemenerez, 8. L Tailleuse. Ar gemenerez, eur
gémenerez. — Ki, s. m. Chien. Ar c'hi, eur chi. — Milin, a. L
Moulin. Ar vilin, eur vilin. — Pedenn, a. L Prière. Ar bedenn, eur
eenn. — Beleien, s. pl. m. Des prêtres. Ar veleien, les prêtres, etc.
2 Quelques noms de nombre, comme daou, diou, tri, teir, pevar,
peder, pemp, dek et ses composés. En voici quelques exemples. —
bara, s. m. Pain; daou vara, deux pains. — Den, s. m. Homme;
XX REMARQUES SUR LES PERMUTATIONS DE LETTRES.
daou zen, deux hommes. — Merc'h, a. f. Fille; dwu perc'h, deux
filles. — Kant, s. m. Centaine; tri chant, trois centaines. — Kiez, 8. L.
Chienne; teir c'hiez, trois chiennes. — Penn, s. m. Tête; pevar fenn,
quatre têtes. — Kiez, s. L Chienne, peder c'hiez, quatre chiennes.
— Gwennek, s. m. Sou, monnaie; penp kwennek, cinq sous. —
Gwennek, s. m. Sou; dek kwennek, dix sous; daouzek kwennek,
douze sous.
3° Quelques pronoms personnels qui sont toujours régimes,
comme : va, ma, me, moi; am, me; da, ta, te, toi; az, as,te; he,
le, la; hor, nous; ho, vous; ho, eux. Exemples : va ou ma c'haret en
deuz, il m'a aimé, au lieu de karet; c'hout am c'haro, vous m'ai-
merez, au lieu de karo; evit ho peva, pour vous nourrir, au lieu de
beva, etc.
4o Tous les pronoms possessifs, comme "4, va, mOn, Ma, mes;
da, ta, ton, ta, tes; he, son, sa, ses, parlant d'un homme ou d'un
objet du genre masculin; he, son, sa, ses, parlant d’une femme ou
d'un objet du genre féminin; hoar, notre, nos; ho, votre, vos; ha,
leur, leurs. C'est ainsi que l'on dit va zroad, mon pied, au lieu de
va troad; he benn, sa tête, parlant d'un homme, et he fenn, sa tête,
parlant d'une femme, au lieu de he penn, etc.
5° Quelques prépositions comme a, aba, da, diwar, dre, endra, pa,
war. Exemples : dba gomz, depuis qu’il parle, au lieu de aba Komz.
Dinar Sour, de dessus l’eau, au lieu de divwar dour. Dre greis, par le
milieu, au lieu de dre kreiz. War zouar, sur terre, au lieu de
war douar, etc.
6o Quelques adverbes et conjonctions, comme gwall, hañter, ne,
pe, ra, re, seul. Exemples : gwall glañv, très-malade, au lieu de
gwall klañv. Hañter varo, à demi-mort, au lieu de hañter maro. Ra
vevo pell, qu’il vive longtemps, au lieu de ra bevo neil, etc.
7° Quelques particules, comme am, peur, dam, dem, di, en em,
enn eur, gour, 0. peuz. Exemples : Peur-zibri, achever de manger,
au lieu de peur-dibri. Dam-sigeri, entr'ouvrir, au lieu de dam-digeri.
Gour-gleze, poignard, au lieu de gour-kleze, etc. Peuz-vrao, assez
beau, presque beau, au lieu de peuz-brao, etc.
Nous l'avons dit autre part et nous le répétons ici, il est vraiment
extraordinaire de voir des enfants et des paysans illettrés qui, ins-
tinctivement, observent sans faillir ces règles si variées de permu-
tations de lettres.
LA LANGUE PARLÉE
ET LA LANGUE ÉCRITE
Pour en finir de ces préliminaires, nous résumerons ici ce que
nous avons dit, au mot sTyLe, dans le Nouveau Dictionnaire français-
breton, 1869, au sujet du langage parlé et du langage écrii.
Toutes les langues ont deux langages : le langage écrit et le
langage parlé, usuel et vulgaire. Dans toutes les langues aussi on
tolère à ce dernier langage une foule de licences, de relâchements
qu'il faut absolument proscrire dans le style écrit, quand le sujet
est grave et relevé. Pour se convaincre de cette vérité, il suffit à
fout homme instruit de comparer ses paroles dans la conversation
à ses paroles dans un écrit. Ainsi, il dira : tire-toi d'là, dans l'cours
de sa vie, etc ; mais il écrira : tire-toi de là, dans le cours de sa vie, etc.
En Afrique, les choses sont poussées, à cet égard, aussi loin que
possible. Les indigènes lettrés n'emploient pas, même entr'eux,
pour parler, l'arabe littéral dont ils se servent exclusivement pour
écrire. Les indigènes lettrés ne seraient pas compris des indigènes
ilettrés s’ils employaient, pour leur parler, l'arabe littéral. Les
indigènes lettrés et illettrés emploient les mêmes mots dans la
conversation.
Quoi qu'il en soit, certains Bretons-bretonnants, comme on dit,
ne veulent pas admettre cela et font figurer dans leurs écrits le
même abandon que dans la conversation. Pour eux, le style écrit
et sévère doit être traité comme le style des conversations parti-
culières, comme le style familier, en un mot.
Quant à nous, à tort ou à raison, nous n’admettons pas cela, et
nous croyons que, si de telles prétentions se produisent, C’est par
la raison que les Bretons ne se sont jamais occupés de la langue,
au point de vue de la correction, au point de vue de la langue
écrite. On a entendu parler ainsi dans son enfance, et on fronce le sourcil
quand on entend dire autrement. C'est l’ouvrier français illettré qui
IV
XxII LA LANGUE PARLÉE ET LA LANGUE ÉCRITE.
trouve étonnant que ses pratiques ne lui disent pas : Vous v’là don
de r’tour ? On leur z-a dit de v'nir ; FIG c'qu’yla d'pis, etc. Avant d’aller
plus loin, ajoutons pour l'honneur de la langue bretonne, que
jamais les gens, même les plus illettrés en Bretagne, ne donnent
dans leurs conversations des exemples d'un dévergondage de lan-
gage semblable à celui qui règne dans les trois phrases françaises
qui précèdent.
Un fait assez remarquable se produit dans une localité, située à
_ vingt lieues environ au sud de Vannes, et appelée le bourg de Batz
(rive droite de la Loire, et à son embouchure, près du Croisic). On
y parle le breton du dialecte de Vannes, lequel dialecte, géographi-
quement parlant, prend fin sur la rive droite de la Vilaine, rivière.
— Le curé de ce bourg m'a écrit qu'il en est de même de plusieurs
hameaux de sa paroisse, mais pas au-delà. — Cette petite colonie
bretonne fournit un assez grand nombre d'ouvriersàäSaint-Nazaire,
car l'autorité ecclésiastique a détaché dans cette ville un prêtre qui
est spécialement chargé de les confesser.
NOTE DE L'ÉDITEUR
On trouve à Brest, à la Librairie de MM. LEFOURNIER :
La 2 édition du Dictionnaire français-breton 1869, de M, la
colonel TROUDE ;
L'ouvrage intitulé : Jezuz-Krist skouer ar Gristenien, ou,
Imitation de Jésus-Christ, traduite en breton par MM. Trounx
et Min, avec ou sans les réflexions de l’abbé de La Mennais,
1862; |
Ar Marvailler brezounek, par MM, Troune et M-m, 1870,
ERRATA POUR LE DICTIONNAIRE BRETON-FRANÇAIS
Page 41. — E, 8. m. Lisez BE (bê), s. m. Bélemeant.
— 42. — B'IAT, v. n. Lisez BEIAT (béiat), béler.
— 54. — BIR, 8. f. Lisez BIR, s. m.
— 107. — DENE-BED. Lisez DEN E-BED.
— 383. — KUIGN, s. m. Lisez, a. L
NOUVEAU DICTIONNAIRE
PRATIQUE
BRETON & FRANÇAIS
A
(Cette lettre se prononce comme en
francais. Voy. la notice sur la pronon-
ciation).
A, prép. Par, à, de, dès. Celle pré-
position entre dans la composition de
plusieurs prépositions et adrerbes,
comme a-hed, tout le long de; a-dreux,
en travers, etc. Elle s'employe aussi
au sens de la préposition française DE :
Karget a sout, plein d'eau; kals a
vara, beaucoup de pain; a-vihanik,
dès l'enfance, etc. Comme on le voit,
elle change de forte en faible la eon-
sonne qui la suit.
A, particule qui se place, en cer-
tains cas, devant quelques temps des
verbes : He-mañ a reaz, celui-ci fit.
Elle n’a aucun sens et n'est qu'eupho-
nique.
A8, AP. Monosyllabe contracté pour
mab, map, fils, et qui, placé devant un
nom de baptème, avait autrefois la
valeur de nos noms de famille. 4b-
Grall, fils de Grall ; Ab-Gregor, fils de
Grégoire; Ab-Iven, Ab.Olier, Ap-Riou,
etc. Voy. à mon Nouveau Dictionnaire
Français-Breton 1869, ce qui est dit
à ce sujet au mot nom. Beaucoup de
ces noms subsistent encore aujour-
d'hui comme noms de famille de la
Brelagne. — On remarquera qu'il est
bon d'écrire et de prononcer ces mots
composés, à la façon dont ils sont or-
thographiés ci-dessus. Et en effet, on
les rendrait inintelligibles si, par
1.
2 ABA
exemple, on prononcait A-Biven, 4-
Priou, au lieu de Ab-Iven, Ap-Riou.
Cette appellation est entièrement con-
forme à celle qui existe en Ecosse :
Mac-Mahon, Mac-Donald, Mac-Kerty,
etc. Elie a aussi beaucoup de rapport
avec les noms arabes comme Ben-
Jusuf, fils de Joseph, etc.
Que dire maintenant de ce passage
de la Bible : Le général de l’armée de
Saül était Abner (Ab-Ner), fils de Ner.
V livre des rois, chap. 14, vers. 50.)
eut-être les noms Abraham, Abiel,
Absalon et autres que l’on trouve dans
la Bible, sont-ils des appellations sem-
blables aux précédentes et à celles
qui, aujourd'hui encore, sont usitées
en Orient et en Afrique, comme 4bdal-
lah, Abdelkader.
ABA, ABA MA, prép, Depuis que. —
Après ces mots les lettres fortes se
changent en faibles : Aba goms, depuis
qu’il parle, pour aba Kong.
ABAD, ABAT, 8. m. Abbé; pl. ed.
ABADENN, 8. L. T. Danse, réjouis-
sance; pl. ou.
ABADENN, 5. f. Affaire, besogne, tra-
vail. — Ce mot, dans le langage fami-
lier, est employé au sens d’un travail
à exécuter, d'une scène quelconque.
Ne vezo ket hrr ann abadenn, signifie
une foule de choses : je ne serai pas
longtemps à faire ce travail pénible,
je lui ferai lestement son affaire, je le
vaincrai facilement, etc. Le mot c'hoar
s'employe dans ces circonstances.
ABADENN-NOZ (nôz), 8. L. Sérénade,
ABADEZ, 8. f. Abbesse; pl. ed. —
Abad, abbé. |
ABADOBENN, s. L. Dorade, poisson
de mer; pl. ed.
ABAF, adj. Indolent, sans énergie
momentanément, abasourdi.
ABAFDER, a. m. Indolence, hébéte-
ment. Evitez ce mot.
ABAFET, adj. Hébété.
ABAFI, v. a. et n. Peu usité. Hébé-
ter, être étourdi momentanément par
douleur, déconcerter; pl. abafet.
ABE
ABALAMOUR, conj. V. Parce que.
Abalamour ma's eo re sivesad, parce
qu'il est trop tard.
ABAQUE, prép.Depuis. 4 paoue deac'h.
depuis hier.
ABARC'H, prép. Y. Avant, et aussi
dedans. Voy. ABARZ.
ABARDAE, 5. m. T. 0. Voy. ABARDAEZ.
ABARDAEZ, 8. m. Moment du jour
aux environs de 7 et8 heures du soir
en été. Abardaes-nos, la chute dujovr.
Ne) PARDAEZ. E-tro ann abardaes, vers
e soir.
ABARDAEZI, v. n. D. Approcher, par-
lant de la nuit. Abardaesi a ra. C. La
auit approche.
ABARDAEZ-NOZ. VOy. ABARDAEL.
ABARDE, 8. m. T. G. Yor, ABARDAEL.
ABARS. VOy. ABARZ.
ABARZ, ABARS, prép. Avant. Abars
ann deiz, avant le jour.
ABASTER, s. m. Interruption d’une
chose violente.
ABASTERI, v. n. Prendre son temps
pour faire une chose.
ABAT, 8. m. Y. Abbé; pl. abadet.
ABATTI, 8. m. Couvent, abbaye: pl.
abattiou. — Abat, abbé, et ti, maison.
ABE, prép. Y. Depuis. Voy. ABA,
ABAOUE.
A-BED, particule négative. T. Au-
cun, aucune. Voy. E-BED.
ABEG. Voy. ABEK.
ABEGI (abeg-i). VOy. ABEKI.
ABEK, ABEG, s. m. Motif, cause, rai-
son. Het abek, sans motif.
ABEKI, v. a. Contrefaire quelqu'un
par dérision. VOy. DREVEZ.
A-BELEAC'H, À BE LEAC’H, adv. D'où;
à la lettre, de quel lieu. 4-beleac'h ê
teuit-hu > D'où venez-vous T
ABO
AENN, A-SENN, prép. Au bout de,
à bout de, dans. Abenn blaaz. dans yn
a. Hp dont ahenn anexhañ, pour ge
roii r de lui, pour venir à bout
A-SENN MER, sorte d'adverbe. La
IIe la première, avec impétuosité et
sus hésiter; à la lettre, à belle tête.
ABENN-KEFRIDI, sorte d’adverbe.
Tout de suite, tout exprès, de propos
À BENNADOU, sorte d'adverbe. Par
moments, par intervalles. — 4, par,
et pernadou, pluriel de pennad, mo-
nen
MER, 8. f. Confluent, embouchure
d'une rivière daus la mer, et par ex-
tension, abri pour les navires. Ce mot
âber entre la composition de
quelques noms de petits ports de mer,
comme Tiber dut, Tiber Vrac'h,
liber Benoit. Ce sont des criques ou
uses formées par la mer à l’embou-
jure de petites rivières, au nord de
L
A-BERZ, prép. De la part de. 4-bers
er roue, de la part du roi. A-bers va
164, de la part de mon père. Voy. PERZ.
le mot est composé de a, par, et pers,
A-BEZ, adv. En entier, tout d’une
pièce. — Pez. pièce, morceau.
ABIENNER, s. m. Gardien des saisies
de justice; pl. ten.
ABIET, adj. Y. Aviné, parlant d'un
tonneau.
A-BLOC'H, ad. Y. En tout.
A-BLDUM, adv. D’aplomb, perpendi-
claire.
A-BOAN, adv. À peine. A-boan vraz
e c'hel bale. il peut à peine marcher.
ABOE, prép. T. Depuis.
ABONN, ABOUN. Voy. ce dernier.
ABOSTOL, 8. m. Apôtre, disciple de
Jésus-Christ: pl. ebestel. ]1 se dit aussi
4 l'épitre de la messe. — En grec,
apostolos.
ACH 3
ABOSTOLACH, 8. m. Apostolat, char-
ge d'apôtre.
ABOSTOLER, s. m. Sous-diacre, char.
ge du sous-diaconat ; prêtre qui chan-
te épitre à la messe. Yor. URSou.
ABOSTOLI, v. a. et n. Nommer sous-
diacre, être promu sous-diacre.
ABOSTOLIK, adj. Apostolique.
A-BOUEZ, conj. À condition de. Yor.
WAR BOUEZ MA.
A-BOUEZ-PENN, adv. À gorge dé-
ployée, à tue-tête. Cet adverbe, en
construction, s’employe de la maniè-
re suivante : c'hoarzin a reg a-bouez
he benn, au lieu de a-bouez-penn, il
riait à gorge déployée.
ABOUN, ABONN, 5. m. Crottin de
cheval.
ABOUNA, Y. n. Ramasser sur les
chemins du crottin de cheval. Ce ver-
be ne s’employe qu'à l'infinitif. Voy.
KAOC'H-KEZEKA.
ABRANT, 8. f. Sourcil; pluriel duel,
diou abrant.
ABRED, adj. et adv. Précoce, hâtif,
de bonne heure.
ABREDIK, ady. De bien bonne heure.
ABRET, adj. et adv. V. Le même que
abred.
ABRETA. D'ann abreta, espèce d'ad-
verbe. Au plus tôt; à la lettre, pour la
plus bonne heure. (Abreta, superlatif
de abred.)
ABRETDAEZ (anc.). YOT. ABARDAEZ.
ABSOLVENN, 8 L Absolution, terme
de dévotion. Absolvenn reur, absoute.
he ann absolvenn, donner l’absolution.
ABSOLVER, 8. m. Confesseur commo-
de qui donne facilement l'absolution ;
pl. ten.
ABSOLVI, v. a. Absoudre, terme de
dévotion; p. absolvet,
ABUZOUR, 8. m. Y. Séducteur, mu-
sard; pl. abuzerion.
ACH, s. m. Céleri, légume.
4 ACH
ACHI EACH! Interjection. Fi! Fidonc!
AC'H, prép, De; elle se place devant
Jes mots qui commencent par une
voyelle, quand le verbe n'est pas un
verbe de mouvement. 4c'h Alre ounn
ginidik, je suis natif d’Auray. Mais on
dit : eux a Vrest ounn ginidik.
A'CH, pron. pers. T. D'ac’h, à vous.
Pour da ac'h.
AC’HA! interjection. Hé! Hé bien!
AC'HA, AC'HAN. Voy. AC'HAN'TA 1
AC'HALEN,. AC'HANEN, ady. D'ici,
Voy. AC'HANEN.
AC'HANEN, adv. D'ici, avec mouve-
ment. {ter-meaz ac'hanen, sortez d'ici.
AC'HANN, adv.'' Le] même que le
précédent.
AC'HANN-DI! Sortie d'exclamation,
pour dire, attendons le résultat pour
donner notre opinion; à la lettre,
d'ici-là!
AC'HANDO, ady. De ce pays-là, de ce
lieu-là, de cette chose-là. Ac'hano é
teuio aman, de là il viendra ici.
Ac'hane e teu ann drouk, de là vient
le mal.
AC'HANOC'H, pron, pers. régime.
Vous, de vous.
AC'HANOD, pron. pers. régime. Toi,
de toi.
AC'HANOMP, pron. pers. régime.
Nous, de nous.
AC'HANON. VOy. AC'HANOUN.
AC'HANOT. Yor. AC'HANOD.
AC'HANOUD. YOt. AC'HANOD.
AC'HANOUN, pron. pers. régime.
Moi, de moi.
ACHANTA, v. a. Ensorcelér : p. et.
AC'HAN’TA! Interjection. Eh bien
donc! (ca est là pour eta, donc.)
ACHANTER, s. m. Sorcier, enchan-
teur ; pl. ten.
ACHANTOUBEZ, s. f. Sorcière, ma-
gicienne; pl. ed.
AD
A-C'HAOLIAD, ady. À califourchon.
— Ce mot est composé de la préposi-
tion a, à, et de gaoliad, enfourchure
des jambes.
AC'HE, AC'HOE. Y. Voy. ce dernier.
A-C'HENOU, ady. Verbalement, par
tradition. — À, de, et genou, bouche.
AC'H-MEN, AC’HMEN! Exclamation.
Fi donc!
AC'HOE, 8. m. V. Repos des bestiaux
pendant les heures de forte chaleur,
en un lieù ombragé.
AC'HOES. Voy. AC'HOEZ. On trouve
l’uu et l'autre.
AC'HOEZ, AGDES, adv. (anc.). En
public. Voy. AC'HOUES, plus régulier.
A-C'HOUEN, adv. Kouesa a-c’houen
he groc'henn, tomber à la renverse.
Voy. C'HOUEN (anc.) Expression du
style familier.
A-C'HOUDE-VEZ, adv. Depuis ce temps
là. — Goude, depuis.
AC'HOUES, adv. (anc.). En public.
ACHUP, ACHUB, adj. (anc.). 11 se
disait en parlant d'une femme enceinte.
AD, AS, AZ, AT, particule rédupli-
cative qui se place au commencement
de certains adjectifs et verbes pour
indiquer le redoublement de l'action:
aduber, faire encore une fois (ober,
faire). Astomma, réchauffer ce qui a
été déjà cuit (tomma, chauffer). Attuem-
mein. Y. Réchauffer ce qui a été chaud
ou cuit (tuemmeinn. Y. Chauffer). 4s-
koueza, retomber, rechuter (koueza,
tomber).
AD. Cette finale placée à la suite
d'un substantif, donne à celui-ci une
signification toute particulière. Ainsi,
bag, bateau, korn, pipe, boesell, Lois-
seau, devienneut bagad, balelée,
kornad , la plénitude d'une pipe,
boesellad, la plénitude de la mesuie
appelée boisseau. En Vannes celle
Bungle est at. Yo. ce mot. Voir ce qui
est dit à ce sujet à mon Nouveau
Dictionnaire Français - Bret n 1&69,
page XY.
ADO
ADA, 8. m. Terme enfantin. Adleu,
à revoir.
MILL (L mouillées), ady. Qui a
de bonnes facons, qui est fait dans les
formes, comme il faut. Den a-daill,
personne de bonnes façons. Fustet eo
a deill, il a été rossé d'importance.
= 4, de, et taill, facon.
ADAL, [a Depuis. Adal Brest bete
Bason, depuis Brest jusqu'à Rennes.
ABALEG. YOT, ADALEK.
ADALEK, prép. Depuis. 4Adalek ar penn
kei an treid, depuis la tête jusqu'aux
ADAN, prép. (anc.). Dessous, sous.
ABAN, 8. m. C. Yor, HADAN.
ABAN-BAILL (les L mouillées), 8. m.
C. Toy. HADAN-BAILL.
ABAN-VOR, 8. m. VOy. HADAN-VOR.
ABAGLADOU , ady. Parfois. — À,
per, et taol, coup, fois.
ABAR, s. m. (anc.). Oiseau.
BEL, adv. Encore, de rechef.
Don adarré, revenir.
A-DARZ, adv. D’à-plomb. Ann heol
atko a-darz war va fenn, le soleil
frappe d'à-plomb sur ma tête.
ADB0ED, s. m.(anc.). Froid du corps.
Toy. Me.
ADO0ER. Le mème que addoed.
ADOBER, v. a. Refaire, recommencer.
I est peu usité. — Ad, particule rédu-
plicative, et ober, faire.
ADOR!, v. a. Adorer, parlant de Dicu,
des saints; p. adoret.
A-D0ST, adv. De près. — À, de, et
tost, proche. Sellet a-dost, regarder
de près comme les personnes qui ont
la vue basse.
ADOUG, prép. Pendant, durant.
Adoug ma, pendant que.
ADOUNA, v. sa. Labourer la terre
profondément. — Doun, adj. Profond.
AEL D
ADPIGNAL, v. n. T. Remonter,
monter de nouveau; pl. adpignet. —
Ad, particule réduplicative, et pignai
monter.
ADRE, prép. et adv. Derrière,
par derrière. Mont adre, reculer.
Adre ann ti, derrière la maison. He
dreid adre, ses pieds de derrière.
ADREFF (anc.), adv. Derrière.
AOREN, adv. et prép. Y. Derrière.
Yoy. ADRE.
ADREON, adv. et prép. T. C. Der-
rière. Voy. ADRE.
A-DREUZ, adv. et prép. Oblique-
ment, de travers. A-dreux da, à tra-
vers de. — À, de, à, et treuz, travers.
A-DREUZ-PENN, prép. À travers de.
A-DREZ, adv. et prép. Y. T. Le mè-
me que a-dreux.
' A-DROC'HAMANT, adv C. De suite.
A-DROC'H-TRANCH, adv. C. Sans dé-
Jai, vite, sans prévenir personne, 8ans
permission.
ADTUEMM, adj. Y. Voy. ATTUEMM, plus
régulier.
A-DU, prép. En disposition de. En
em lakaat a du da ober, se disposer à
faire. — 4, prép. et tu, disposition.
ADVERN, 8. m. T. C. Goûter et colla-
tion, vers 3 heures. — Ad, particule
réduplicative, et mern. T._Repas vers
midi.
AE, s. m. Y. Heure et lieu du repos
des bestiaux pendant les heures de
grande chaleur en été, dans un lieu
ombragé.
AEA, v. a. V. Faire reposer les bes-
tiaux en un lieu ombragé, pendant les
heures de grande chaleur.
A-EEUN, adv. Tout droit, directe-
ment. Voy. EEUN.
AEL, s. m. Essicu, axe, pivot; pl.
tou.
AEL, 8. m. (anc.). Ange.
6
6 AFF
AELAN, v. n. T. Et aussi aalan,
pouliner ; p. aelet.
A-ENEP, prép. Contre, malgré, Mont
a-enep ann dour, résister au courant,
aller contre le courant de l'eau.
A-ENOU, adv. Y. De là. Voy. AC'HANO.
AER, 8. m. (anc.). Air, atmosphère.
YOT. EAR.
AER, 8. f. Couleuvre, serpent; pl. ed.
AERAOUANT, 5. m. Et aussi ae-
roua, le démon, le mauvais génie.
AER-VIBER, 8. L. Vipère, animal.
AES, 8. m. (anc.). Yor, EM.
AEZ. Voy. EAL.
AEZENN, s. L. Exhalaison, vent doux
et agréable, zéphir; pl. ou.
AEZENNIK, a. L. Le même que le
précédent.
At. Voy. AFF.
AFA. Yor. AFFA.
AFEDENN, s. L. Baisure du pain.
AFEDET, ad}. Qui a des baisures.
Bara afedet, pain qui a des baisures.
AFEN, (anc.). Voy. AVEN.
AFES, AVES, 8. m. (anc.). Oiseau. En
latin, avis.
A-FEUR MA, con). À mesure que.
AFF, 8. m. (anc.). Baiser luxurieux,
d’autres disent, baiser que l’on donne
dans certaines cérémontes.
AFF, adj. (anc.). Joyeux.
AFFAILL, AFFEILL (L mouillées), s
m. Rechute, récidive.
AFFAILLA, AFFEILLA (L mouillées),
v.n. Rechuter, récidiver, retomber en
faute ou.en maladie; pl. et.
AFFEDENN. VOY. AFEDENN.
AFFEILL. Yor, AFFAILL.
AFFEILLA. Yor. AFFAILLA.
AGR
AFFET, v.a. (anc.). Donner le baiser
appelé aff.
AFFLET, adj. (anc.). Inconstant,
léger.
AFFO, adv. Promptement, vite.
AFFOUT, v. a. (anc.). Avouer.
AFFROUNTER, 8. m. C.
en religion; pl. ten.
AFDN, AVON, 8. m. (anc.). Rivière.
AFRON , AVRON, 8. pl. m. Pluriel de
afronenn.
AFRONENN, 5. L. Plant d'aurone, de
cupulaire; pl. afron, masc.
AFU. Yar. AVU.
A-GALOUN VAD, ady. Volontiers; à
la lettre, de cœur bon.
AGAS, 8. m. C. Pie, oiseau; pl. ed.
AGENN (ag-enn). VOoy. AIENENN.
AGENTEU (ag-eñteu), adv. Tantôt,
par rapport au passé.
AGETAOU (ag-etaou). Voy. AKETAQU.
_A-GIL (ag-il), adv. À reculons. — 4,
à, de, et kil, arrière.
A-GLE, adv. T. À gauche. — 4, à,
de, et kle. T. gauche.
Imposteur
A-GLEIZ (gle-is), adv. à gauche. —
À, à, de, et kleiz, gauche.
AGOEZ. Voy. AC'HOEZ.
A-GORN, adv. Du coin de l’œil. — 4,
de, et korn, coin. Selles a gorn, regar-
der du coin de l'œil.
A-GOURSADEU, ad. V. Par intervalles.
Voy. A-GOURSEU.
A-GOURSEU, adv. V. par intervalles.
— À, par, et kourseu, pluriel de kours.
Y. Moment.
A-GREIZ (gre-is), prép, A-greir ma,
pendant que.
A-GRENN, adv. Entièrement, toul-
à-fait, formellement.
AGASAZ, pluriel de agroazenn.
AIO
AGROAZENN, 8.1. Eglantier, arbuste;
pl. agroaz, masculin.
A-HARZ, prép, Des environs de. —
À, de, et hars, proche.
A-HED, prép. Pendant, durant, tout
le long de. — A-hed ann nos, durant
la nuit. — A-hed ann heni, tout le long
du chemin. Voy. HED, longueur, dis-
tance.
AHEDEIN (ahed-e-in), v. a. Y. AL
longer, prolonger, p. ahedet. — Red.
longueur.
A-HEND-ALL, adv. D'ailleurs, outre
cela; à la lettre, par chemin autre.
AHEURTET, adj. Opiniâtre, entêté.
AHIR, s, m. Y. Abri contre le soleil,
la pluie, le vent.
AHONT, A-HONT, adv. Là-bas, loin
nous.
AKU, s. m. Y. Foie de l'animal.
YO, MU, AU (a-w).
AHUEL, 8. f. Y. YOT, AUEL (a-uel).
AHUELEIN (ahuere-in), v. a. V. Voy.
AUELEIN (a-uelein). |
AHUELEK, adj. Y, Yar.
AUELEL
(a-uelck,.
, pe 8. m. Y. Yor, AUELER
a-vue s
AHURTEIN (ahurte-in) v. n. V. S'obs-
tiner, p. ahurtet.
A1! Exclamation. Aïe!
AIEBO (a-iebo), adj. B. Korf aïebo,
individu qui est disioqué, qui a le
corps de travers.
AIENENN (a-tenenn), 8. f. Et aussi
eienenn (e-ienenn), source d'eau vive;
pl. aien, eien (a-ien, e-ien), masculin.
AIGN, 8. B. C, Euvie.
AINEZ (a-ines), 8. L. Limande, pois-
800,
AIOC'H (d-t0c'h), adv. Y. Beaucoup.
AIOB (a-ior). YOT. ANR.
AL 7
AIOU (a-iou)! Exclamation. Ah!
A-IOUL-FRANK, adv. Volontiers ; à la
lettre, à volonté sincère.
A-1$, A-IZ, prép. Au-dessous de, au
bas de. A-ix d'in, au-dessous de moi.
Voy. 1$, H.
A-ISPILL, A-ZISPILL (L monillées),
adv. En suspens. Voy. DISPILL,
A-ISTRIBILL (L mouillées), ady. Et
aussi a-sistribill, en suspens. Voy.
ISTRIBILL, DISTRIBILL.
A-IZ, A-1$. Yor. ce dernier.
AKARIOT, 8. m. Mauvais sujet, po-
lisson.
AKEBUTENN, 8. L V. Arquebuse; pl.
akebut. N d
AKEO, AKET, 8. m. Exactitude, ré-
gularité, application.
AKETAL. Yor. HARETAL.
AKETAOU, ady. Il n’y a pas long-
temps.
AKETI, Y. H. S’appliquer. — Aked
aket, application. !
AKETUZ, adj. Exact, soigneux. Voy.
AKET,
AKLOBETENN, 8. f. Fer d'aiguillette
pl. ou.
AKOUBIK, adv. V. Tantôt, par rap-
port au futur.
AKOURSEIN (akourse-in), v. a. Y. Ha-
bituer, accoutumer; p. akourset. Um
akoursein, s'accoutumer.
AKR, HAKR, adj. {anc.). Sale, vil,
abject.
AKRAAT, HAKRAAT, v. n. (anc.). De-
venir vil, abject.
»
AL, article défini des deux genres et
des deux nombres. Le, la, les. Cet
article ne s’employe qu'avec les suba-
tantifs dont initiale est la lettre L.
Al labous. l'oiseau; al leor. le livre ;
al laboused, les oiseaux. Dans les au-
tres cas on se sert, de ar ou de ann,
selon les prescriptions de la gram-
maire.
8 ALC
AL, adj. Voy. HAL.
ALA, v. n. Yor, HALA.
ALABASTR, 8. m. Albâtre.
ALABISTAR, adv.V.Tant bien que mal,
parlant d’un travail exécuté.
ALABISTREIN (alabistr-e-in), v. n. Y.
Travailler négligemment. 11 ne se con-
jugue qu'avec l’auxiliaire Gober. Y.
Alabistrein a c'hra, Y. Il travaille né-
gligemment.
ALAN, 8. m. KL mieux, halan, s. m.
Haleine, respiration, et aussi tussila-
ge, pétasite, herbe à la toux, plantes.
ALAN, HALAN, v. n. T. Et aussi
ealan, pouliner ; p. alet,
ALANAD, HALANAD, s. m. Soupir,
gorgée, halenée, ce qu’on avale d'un
trait. — Alan, halan. haleine.
ALANAT, HALANAT, v. n. Et mieux,
tenna he halan, respirer, attirer l'air
dans Ja poitrine et le repousser. —
Alan, haleine.
ALANIK. Ce mot, qui n'est autre
qu’un nom de baptême (le petit Alain),
s’employe en poésie pour désigner le
renard. VOy. LOUARN.
ALAOURER, 8. m. Doreur; pl. ten.
ALAOURI, v. a. Dorer; p. alaouret.
— Aour, or, métal.
ALAR, ARAR, 8. m. Charrue; pl. eler,
grer. — Alar, figure parmi les noms
de famille.
ALBABAN, sorte d'ivraie, d’après Le
Gonidec.
ALC'HOUE, s. m. V. T. clef; pi. al-
c'houeeu. Y. Ak'’houeo. T.
ALC'HOUEDER. Et aussi alc'houedes
et c’houeder, alouette, oiseau; pl. ed.
ALC'HOUEDEZ; voy. le précédent.
ALC'HOUEZ, 8. m. Clef ; pl. akc’houe.
siou,(alc'houe-siou). Eur voestl war al-
c'houes. une boîte qui ferme à clef;
à la lettre, une boîte sur clef.
ALC'HOUEZA, v. a. Fermer à clef, pl.
alkc'houeset,
ALI
. ALC'HOUEZER, 8. n. Serrurier ; pl.
ten.
ALC'HOUEZERI, 8. f. Et aussi ti ann
alc’houezer, atelier de serrurier.
ALC'HUE, 8. m. V. Clef; pl. akc'hueïeu.
ALC'HUEEIN (alc'hue-e-in), v. a. Y.
Fermer à clef,
ALC'HUEOUR, 8. m. Y. serrurier;
pl. alc’huerion.
ALEIZ, A-LEIZ, adv. (a-le-is). Beau-
coup. Eleis est plus correct.
ALEK, HALEK,; voy. ce dernier.
ALESSE, adv. De là où vous êtes. Ce
mot est une contraction pour euz al
lec'h-se. On le trouve aussi écrit
a-les-se.
ALEUREIN (ale-ure-in), v. a. Y.
Dorer; pl. aleuret. — Eur (e-ur), s. m.
Y. Or, métal.
ALEUROUR (ale-urour), 8. m. Y.
doreur; pl. aleurerion.
ALEZON, ALIZON, 8.f. Y. Aumône,
pl. œu. VOy. ALUZEMN.
ALE, APLIK, s.m. Lelieud'oùonjette
la boule au jeu de quilles.
ALFE, 8. m. T. Clef, pl. alfeo.
Voy. ALVEZ.
ALFEA, v. a. T. Fermer à clef;
p. aifeet.
ALFO, s. m. C. Délire de maladie.
Kaout alfo, avoir du délire.
ALFOI (aifo-5), v. n. Avoir le délire
en maladie. Ce verbe ne se conjugue
qu'avec l’auxiliaire ober. 4lfoi a ra, il
a du délire. Toutefois, on dit de pré-
férence besa alfoet, ou kaout alfo,
avoir du délire.
ALGENN, s. f. Pointe ou barbe de
coiffe ; pl. ou. Prononcez alg-enn.
ALI, 8. m. Conseil, avis, suggestion;
pl. aliou.
ALIA, v. a. Conseiller, suggérer;
p. aliet, — Ali, conseil. ! !
ALV
ALIA, ady. ne alia, non certes.
Cette négation se trouve dans un vieux
manuscrit de 1700 environ. Elle y est
employée comme négation emphati-
que.
ALIES, ALIEZ, ady. Souvent, parfois.
Comparatif ,. aliesoc’h ; superlatif,
aliesa.
ALIEZ, voy. ALES.
ALIGATIK, adv. C. à eny,
ALIZON, s. f. V. Aumône ; pl.ieu. On
dit aussi aleson. Voy. aluzenn.
ALKAN, 8. m. Laiton, métal.
ALKANJEZ, 8. m. C. Coqueret,
plante.
ALL, adj. Autre. En grec, allot.
Eunn all, un autre. Ar re all, les
autres. VOy. ESTR, ESTROC'H.
ALLAS! ALLAZ! Exclamation. Hélas!
ALLAZIK, s. m. Terme enfantin. Ca-
resses. Ober allasik da, faire des ca-
resses à.
ALOUBI, v.a. T. GC. Accaparer, p.
aloubet.
ALOUENN, ALVENN, s. f. Y. Raifort,
plante.
ALOUZ, s. m. Alose, poisson, pl. ed
ALRE , nom géographique. Auray,
le.
ALTER, 8. m. Délire au cerveau,
délire de fièvre. Kaout alter, avoir le
délire.
ALTER, v. n. Et mienx, kaout alter,
bera alteret, avoir le délire rar mala-
die. Ce *erbe ne se conjugue qu'avec
auxiliaire ober. Alteri a ra, il a le
délire.
ALUM, 8. m. Alun, sel chimique.
ALUZENN, 8. L. Aumône, et par €x-
tension, aide, secours, pl. ou. Het
enn aluzenn da, donner l’aumône à.
Re elurenn da, venir en aide à.
ALVENN, a. 1. V. Raifort, plante. On
dit aussi alouenn.
AMA 9
ALVENN, ELVENN, 5. f. Y. Jantille de
moulin à eau; pl. elvat.
ALVEZ, 8. m. T. Clef. vor. ALFE.
ALIOURN. VOY. ARZOURN.
AM, pron. pers. régime. Me. C’houi
am c'harg, pour Kard, vous m'aimeres.
Après am, il y a quelques lettres for-
tes qui deviennent faibles. Voy. la
grammaire.
AM, particule privative ou négative
qui ne s'employe qu'en composition.
C'est ainsi que deread. convenable,
devient amzeread, non convenable.
Après cette particule, les lettres fortes
s'adoucissent ou deviennent faibles.
Voy. ARGRISTEN.
AM, pron. possessif, régime indirect.
IL s'employe avec la préposition da,
sous la forme d'an, à mon, à ma, à
mes. D’am sad, à ion père, au lieu
de d'an tad. L'expression d’am est
une contraction pour da ma ou da va,
à mon. Il est nécessaire dés lors de
modifier, après lui, les lettres qui se
modifient après le possessif ma, La,
mon, ma, mes. Voir la grammaire.
AMA, AMAN, ady. Ici. Tous deux 8e
disent à peu près nartout en Léon.
Voy. mon Nouteau Dictionnaire Fran-
çgais- Breton, 1869, au mot 1ct.
AMAILL, 8. m. Email, substance vi-
treuse. (Les L mouillées.)
AMAN, AMA, ady. Ici. Voy. AMA.
AMANENN, 8. m. T. Beurre. Bara
hag amanenn, du pain beurré.
AMANENNA, v. a. et n. T. Beurrer,
et aussi se former en beurre. Ce verbe
n’est pas usité partout; D. amanennet.
Amanenna bara, beurrer du pain.
Amanenna a ra al leas, le lait se forme
en beurre. VOy. AMANN.
AMÂNENNER, s. m. T. Marchand de
beurre. Voy. AMANENN.
AMANN, a. m. Beurre. Lakaat amann
war eunn tamm bara, beurrer du pain.
Bara hag amann, du pain beurré. Te
laka ann amann re deo war da vara,
tu mets trop de beurre sur ton pain.
10 ANE
AMBILL, adj. T. (Les L mouillées).
Marc'h ambill, le cheval qui est en
tête de l'attelage. _
AMBLARI, 8. m. T. Douleur morale.
AMBLEUDI, v. a. et n. Ce verbe, qui
paraît dérivé de bleud, farine, se dit
au Conquet au sens de fouler le blé-
noir avec les pieds pour le débarras-
ser de certaines pellicules qui altére-
raient la farine. Près de Brest, on dit
ambrudi, et aussi ambludi.
AMBLID. Voy. GAMBLID qui est plus
régulier. Voy. ce dernier,
AMBLOARI. VOy. ANBLARI,
AMBRENN, 8. m. Y. T. Délire de
maladie. Voy. ALTER, ALFO.
AMBBENN, v. n. Y. Le même que
AMBRENNEIN; p. ambreet.
AMBRENNEIN (ambrenn-e-in), v. n. Y.
Avoir du délire par maladie; p. am-
brennet.
AMBRENNIN, v. n. T. Yor. AMBREN-
NEIN,
AMBBIDA. En em ambrida. C. Se ren-
forger. Ce verbe se conjugue avec
"auxiliaire Ober: en em ambrida a ra,
il se rengorge, il fait le beau. Voy.
verbe RÉFLÉCHI à mon Nouveau Dic-
tionnaire 1869.
AMBRIDEIN (ambride-in). Y. Um am-
bridein, se rengorger. Il se conjugue
avec l'auxiliaire Gober de Vannes. Um
ambridein e c'hra, il se rengorge.
Yoy. le précédent.
AMBROUG, AMBROUK, v. a. Conduire,
accompagner, aller au-devant, à la
rencontre. Mont da ambroug eunn den,
accompagncr quelqu'un.
AMC'HOULOU, 8. m. Obscurité, ténè-
res. |[Enn amc'houlou, en cachette,
dans les ténèbres. — Am, particule
privative, et goulou, lumière, clarté.
AMBSR, 8. m. Voy. AND6R.
AMEN, adv. H s'employe en quel-
ques lieux pour amañ, ici.
AMI
AMEN, 8. m. Y. Commodité, bien-
séance. Ce mot que, dans un Diction-
nairede Vannes, jetrouve écrit ameine,
doit être prononcé comme si ce der-
nier mot était français ou, en d’au-
tres termes, comme 168 mots français
veine, verveine, pleine. — Il est vrai-
ment déplorable de voir écrire ainsi
le Breton, sans respect aucun pour le
génie de Ja langue.
AMERC'H, 8. m. Y. Epargne, écono-
mie.
AMERC'HEIN (amerc’h-e-in), v. a. Y,
Economiser, épargner; p. amerc’het.
AMEZEG, AMEZEK, 8. m. Voisin ; pl.
ameseien.
AMEZEGEC'H (ameseg-ec'h), 8. m. Y.
Voisinage.
AMEZEGEZ (amexeg-ex), 8. f. Voisine;
pl. ed.
AMEZEGIAC'H (amezeg-iac'h), 8. m.
V. Voisinage.
AMEZEGIEZ (amexeg-ies), 8. f. Peu
usité. Voisinege. On dit plutôt ann
amezeien, les voisins, les personnes
du voisinage.
AMEZEIA, v. n. Voisiner. — Amesek,
amezeg, voisin.
AMEZEK, s. m. Voisin; pl. amezsien.
AMEZIGEZ (amexig-ex). VOy.AREZEREZ.
AMGRISTEN, adj. et s. m. Qui n'est
pas chrétien. — Am, particule prive-
tive, et kristen, chrétien. Eunn am-
gristen se dit en Cornouaille d'un
homme qui n'est pas chrétien.
AMGROAZ, 8. m. Fruit de l’églantier.
AMHEOL, 8. m. Crépuscule, lamière
qui précède le lever du soleil et qui
suit son coucher. — Am, particule
privative ou négative, et heot. soleil.
AMID, 8. m. Amict, vêtement de
prêtre.
AMIEGEZ (amieg-ex), 8. L. Accou-
cheuse, sage-femme; pl.
AMZ
paraît être une constraction de mamm-
dieges qui se dit dans le même sens
en quelques lieux.
AMIZEK. VOY. AMEZEX.
AMJESTA, adj. Révêche, indociie,
indomptable, rétif, difficile à vivre,
parlant des gens et des bêtes.
AMDET, AMOUET, 8. m. Y. Imbécile,
étourdi.
AMONENN, 8. m. Y. Beurre. Yor.
MAR.
AMONENNEIN (amonenn-e-in), Y. a,
1. ; p. amonennet.
AMOUK, v. n. (anc.). Différer, remet-
tre à un autre temps; p. amouket.
AMOUET. YOT. AMOET.
AMPAR, adj. (anc.). Impair. — Am,
particule négative, et par, pair
AMPARFAL, 8. m. Lourdaud.
AMBPART, adj. Vif, gai, éveillé.
AMPABVAL. YOT, ARPARFAL.
AMPERT, APERT, adj. Y. Adroit,
agile, prompt.
AMPEZA, Y. a. KEmpeser, parlant du
Hnge; p. et.
AMPOENT, s. m. Moment, époque.
AMPOEZON, 5. m. Poison.
AMPOEZONT, Y. a. Empoisonner,
donner du poison; p. et.
ABPOUAILL (L mouillées), 8. m.
Mauvais garnement, polisson.
AMPREON, s. m. V. insecte, reptile;
pl. et.
AMPREVAN, s. m. Insecte, reptile ;
pl. ed.
AMUIN, AMUYN, v. a. (anc.). Prêter
secours.
AMZENT, adj. Désobéissant. — 4m,
ANA 11
particule privative, et pois, obéts-
sant.
AMZENTIOIGEZ (amsentidig-es), 8. L
Désobéissance. — Am, particule pri-
vative ou négative, et sentidiges, obéls-
sance.
AMZER, s. L Temps, saison, tempé-
rature, loisir, époque, délai; pl. tou.
Amser gaer d ra, il fait beau eme:
Rott d'in amser, donnez-moi délai
(pour payer, etc.).
AMZER! KExclamation. Patience! At-
tendez un peu ! |
AMZERE, adj. VOy. AMZEREAD.
AMZERE, sorte d'adverbe. À contre-
temps.
AMZEREAD, adj.Inconvenant. — Am,
particule négative, et deread, bien-
géant.
AMZEREADEGEZ (amzrereadeg-ex), s.
L Inconvenance, impolitesse. — Am,
particule négative, et dereadegex, con-
venance.
AMZEREOUT, v. n. N'être pas bien-
séant. — Am, négative, et dereous, être
bienséant.
AMZERI, v. n. Temporiser. — Am-
ser, temps, délai.
AMZERIOU, 8. pi. L. Menstrues.
AN, AN, AM, AV, particules privati-
ves qui entrent dans la composition
de quelques mots anciens, comme
anes, anaes, malaise ; anhun, réveil;
angevir, non véridique; anners, débile;
anlaouen, avlaouen, non gai. Après
ces particules les lettres fortess’adou-
cissent. Voy. les mots ci-dessus.
AN, ANN, article défini, le, la, les.
Voy. ANN.
AN, particule privative. Voy. AN,
particule.
ANA, 8. f. (anc.). Mère, d'après Le
Pelletier.
ANAF. VOy. HANAF.
12 ANA
ANAFF (auc.). Fourmi venimeuse.
ANAFOUT, v. a. Yor. ANAVOUT, ANAOUT.
ANAL, HANAL, 8. m. Y. Haleine,
respiration.
ANALAD, HANALAD, 8. m. Y. Soupir,
lénée.
ANALEIN (anake-in), v. n. Y. Respi-
rer. VOY. HENALEIN.
ANALOUEDENN , 8. T. Ravenelle,
plante.
ANAONO, s. pl. m. T. Les âmes des
trépassés.
ANAOUDEGEZ (anaoudeg-es), 8. L
Connaissance. — Anaoutf, connaître.
Anaoudegez vad, gratitude.
ANAOUDEK, adj. Reconnalssant. —
Anaout, reconnaître.
ANAQUE, 8. m. Excommunication.
ANAOUEA, Y. a. Excommunier; p.
anaouect.
ANAOUEIN (anaou-e-in), Y. a, Y.
conpaître, reconnaître; p. anaouet.
ANAOUN, s. pl. m. Les âmes des tré-
passés.
ANAOUT, Y. a. Connaître, discerner,
reconnaitre; p. anaveset.
ARAB. VOY. HANAP.
ANAT, ad}. Certain, assuré, mani-
feste, intelligible, sûr.
ANAT, adv. Evidemment, à vue-
d'œil, intelligiblement. C'est l’adjec-
tif anat pris adverbialement. Voy. le
mot ADVERBE à mon Nouveau Diction-
naire 1869,
ANATAAT, Y. n. Et mieux don da
veza anat, devenir évident.
ANAVEAN, v. a. T. Connaître, re-
Connaître; p. anaveet.
ANAYEZOUT, v. a. Connaître, recon-
naître; p. anavexet.
ANE
ANAYOUT, ANAFOUT, v. a. D, Con-
naître, reconñaitre,; p. anaveses.
ANCHOU, pluriel de ant, rigole, sil-
lon, et aussi rides du visage.
ANCHOU-DOURA, 8. pl. m. Rigoles
d’arrosement. — Añchou, pl. de ant,
rigole, et doura, arroser.
ANN DARN VUIA, s. m. La plupart.
Ann darn vuia eus ann dud, la plu-
part des hommes.
AROELEDENN, s.f. Tussilage, plante.
ANDENN, s. L Y. Cannelare, raie;
pl. eu.
ANDENNEIN (añdenn-e-in), v. g. Y.
Canneler, rayer; p. añdennet.
ANDENNET, ad}. et part. Y. Rayé.
Mic'hier añdennet. Y. Etoffe rayée. —
Andeu. Y. pluriel de ant, rayure.
ANDERU, 8. m. Y. VOY. ABARDAEZ,
PARDAEZ.
ANDERV, ANDERF. Y. Le même que
ABARDAEZ.
ANDEU, s. pl. m. V. Pluriel de añt.V.
ANDEVREK, s. m. Y. Gros tas de
fumier.
ANDOR, s. m. Abri en général. Mont
enn andor, se meltre à l'abri.
ANOOU, s. pl. m. Sources d’une ri-
vière.
ANDRA, ENDRA, ENORA MA, con].
Tandis que.
ANDUILLENN (L mouillées), 8. L. An-
douille ; pl. anduill, masc.
A-NEBEUD, adv. Peu à peu, en dé-
tail, parlant de la vente d’un mar-
chand. — 4, par, et nebeud, peu.
Gwerza a-nebeud, vendre en détail.
A-NEBEUDOU, adv. peu à peu.
A-NEBEUT. VOY. A-NEBEUD.
ANEHE, pron, pers., régime. V. T. C.
Eux, elles, d'eux, daa
ANE
ANEHI, pron. . régime. Y. T. C.
Elle, la, d'elle. Pere
ANEHON, pron. pers. régime. Y.
Lui, le, de lui. pe S
ANEDUET, ANEOUID, s. m. V. Froid
des corps animés. Voy. RIQU.
ANEOUIDEIN. VOY. ANQUEDEIN.
ANEOUIDEK. VOY. ANQUEDIK.
ANEOUIT. VOY. ANEOUID.
ANEB, a. m. Prestation en nature,
corvée ou travail obligé du fermier au
bénéfice de son maitre, pl. iou. En
Cornouaille on l'employe sous les for-
mes suivantes : enn-aner, en vain;
labour gner e vije bet d'exhan, il aurait
perdu sa peine à le faire, ce travail ne
ui cût rien rapporté ; eunn devez
exe, une journée de prestation.
ANERI, ANERIA, v. n. (anc.). Faire
des corvées, fournir des prestations
ea naiure. VOy. ANEZ.
ANES (anc.). Malaise. — An, part.
privative, et aes (anc.}, aise.
ANEU, ad]. V. En maturité. Voyez
WR.
ANEUDEIN (aneu-de-in), v. n. Y. Mù-
HT. VOy. ANVEDEIN.
A-NEUZE, adv. Dès lors. — 4, dès,
et neuie, alors.
ANEVAL, s. m. Animal, bête; plur.
eneraled.
ANEVAL-MUD, s. m. Animal, bête,
à la lettre, animal muet; pl. anevaled-
aud.
ANEZ, con]. Si ce n'est, sinon, à
Mmoios de, autrement, sans, sans cela.
Sans travailler vous n'aurez rien, n’ho
peso tamm anez Labourat tenn.
ANEZAN. VOY. ANEZHAN.
ANEZHAN, pron. pers. régime. Lui,
ke, de lui.
ANEZHI, pron. pers. régime. Elle,
l, d'elle.
ANK 43
ANEZHO, prou. pers. régime. Eux,
elles, les, d'eux, d'elles.
ANEZI. Voy. ANEZHI.
ANEZO. Voy. ANEZHO.
ANGEVIR(ang-e-vir), 8. m. (anc.). Men-
teur. — An, privative ou négative, et
kevir (anc.), véridique, sincère.
ANHUN, 8. m. Y. Insomnie. — An,
négative, et hun (anc.), sommeil.
ANIJEZ, s. m. Un des noms donnés
à la glécome, plante.
ANK, 8. m. (anc.). Angle, coin.
ANKAOU (anc.). La mort ; ce mot a
fait place à ankou.
ANKAOUI (anc.). Mourir. Voy. le pré-
cédent.
ANKELC'HER, s. m, Lutin, feu-follet ;
pl. ten, ed.
ANKELER, s. m. Ù. Le même que le
précédent.
ANKEN. s. f. Affliction, inquiétude ;
pl. iou.
ANKENIA, v. a. Aflliger, inquiéter;
pl. ankeniet,
ANKENIUZ, adj. Affligeant, inquiétant.
ANKEU, s. m. Y. Revenant, qui re-
vient de l'autre monde, d'après une
croyance populaire.
ANKIN, 8. f. V.Affliction, inquiétu-
de; pl. teu.
ANKINEIN l(añkin-e-in), v. a. Y. Affli-
ger; p. ankinet. |
ANKOAT, Y. a. T. Oublier. Yor.
ANKOUAT.
ANKOE, ANKUL, s. m. V. Luette, en-
trée du gosier.
ANKOU, 8. m. La mort. Amezek ann
añkou, nom poétique donnéà l'asthme,
maladie; à la lettre, voisin de la
mort.
44 ANN
ARKQUAT, +. a. T. Oublier; p. añ-
houet, Ya ARUNAC' ANT. À
ANKOUE. Yor. 1860.
ARKOUFFHAT (anc.). v. a. Oublier.
ARKOUNAAT. Voy. ANKGUNAC'AAAT,
ANKOUNAC'H, s. m. C. Oubli. — Añ,
privatif. et koun (anc.), souvenir.
ANKOUNAC'HAAT, v. a. Oublier; p.
añkounec’heat, Voy. le précédent pour
la composition. T o
ARKOUNEC'H. Voy. ARKOUNAC'H.
ANLAOUEN, AVLAOUEN, adj. (anc.).
Qui n'est pas gai ni content. — An,
négative, ct laouen, gai, content.
ANN, AN, article défini des deux
gore et des deux nombres. Le, la,
les. — Cet article ne s’employe qu'en
compagnie des substantifs qui com-
mencent par une voyelle ou par les
consonnes D, H, N.T. Ainsi ann ene.
l'âme, ann heskenn, la scie, ann den,
l'homme, ann dud. les hommes, ann
naoun, la faim, ann tad, le père. Il y
a toutefois exception quand la voyelle
initiale est suivie d’une autre voyelle.
Dans ce cas on dit ar. Ainsi ar rwn, le
Jenne, ar ar, la poule, ar tec'hed, la
santé. Cet article ann ne produit pas
une grande perturbation daus les ini-
tiales des subatantifs 001 le suivent :
la seule lettre T, et pour les substan-
tifs da genre féminin seulement, se
change en D après cet article. Ainsi
on dit ann doenn, le toit, au lieu de
toenn qui est le radical. — Cela dit au
sujet du rôle que joue aujourd'hui cet
article dans langue, nous allons
parler du rôle qu’il jouait dans l'an-
cienne langue. Autrefois on ne con-
naissait pour article défini que ann,
an. C'est ainsi qu'on disait ann bloas,
J'année, ann roue, le roi, ann azenn,
la lof, ann penn, la lête, ann go, la
taupe, au lieu de ar bloaz, ar roue,
al , ar penn, af go, que l'on
dit aujourd'hui. Au xs et même au
xve siècle, cet article ann, an, suffi-
sait à tous les besoins, comme on le
voit dans Buer sañes Nonn et autres
écrits de ces lemps. Ce ne fut queplus
tard, et dans un but purement eupho-
ANN"
age qu'on introduisit les articles
délais ar et al, en les faisant marcher
avec des substantifs, dont les lettres
initiales s'harmonisent mieux avec les
lettres R et L de ces articles nouveaux.
£a cela les Bretons ont peut-être imité
ce qui 8e fait, de temps immémorial,
dans la langue arabe, langue dans la-
fat l'article défini varie, pour la
nale, selon la lettre initiale du subs-
tantif qui le suit. Cet article en arabe
est el, em, ed, er, et,ex; il a beau-
coup de rapport avec les mots el, enn,
er, articles déAnis du dialecte de Van-
nes. — Ce que nous avons dit au sujet
da rôle que jouait anciennement l'ar-
ticle ann, an, 8e trouve corroboré par
quelques vieilles locutions, comme
doull-ann-brenn, mex-ann-stourm (VOy.
cesmots), et aussi par d’antiques noms
de famille comme Penn-ann-ros, Penn-
ann-reun, Ros-ann-koat, et autres.
On retrouve ces noms orthographiés
aujourd'hui, Pénanros, Pénanreun,
Rosankoat. Cette remarque m'a paru
bonne à faire dans l'intérêt des étymo-
logistes, car trop souvent ils oublient
où ignorent cette particalarité et plu-
sieurs autres de la langue.
ANN DRA-ZE, 8. f. Cette chose-là,
cela; à la lettre, la chose-là. Voy.
KEMENT-SE. Ann dra-xe, cela, ne de-
vrait, à mon sens, être employé que
pour les choses palpables, et kement-
se dans les autres cas; mais dans
l'usage on ne fait guère cette distinc-
tion.
ANNE, ANNEO, ANNEV, 5. L. Enclu-
me; pl. anneviou.
ANNE, 8..m. Y. Ennui.
ANNEAR, a. 1. T. Enclume;pl. an-
neaño
ANNEC'H, 8. m. Y. Œuf couvi.
ANNEEIN (anne-e-in), v. a. et n. Y.
Ennuyer, s’ennuyer; p. anneet.
ANNE. Yet. ANNE, 8. L
ANNER, 5. f. Y. Et aussi annoer, an-
nuer, génisse; pl. anneresel. Anner
figure parmi les noms de famille.
ANNERS, adj. (anc.). Débile, sans
A-NO ANY
force. — An, privative où négative,
et ners, nerz, force.
15
terminale qui répond à ves du Léon.
Voy. ce dernier.
ANROD. Y. YOT, ANROT,
ANNEUEIN (anneu-e-in), Y. a. Y.
Tamer de la toile; pl. anneuet.
ANROT, 8. m. Y. Ornière. — Ans,
ANREUENN (anneu-enn). s. L. Trame | V. rigole, et rot, roue.
de tisserand.
ANNEUI (anneu-i), v. a. Ourdir, tra-
mer, terme de tisserand.
ANSAO (añ-saé), 8. m. Aveu.
ANSAC (añ-sa6), v. a. Avouer, dé-
clarer, reconnaître qu’une chose est
bonne ou non, Tale ou fausse, p,
añsavet.
ANNEUNI. Voy. le précédent.
ANNEUZ (anne-us),ad). Y. Ennuyeux.
— ânne. Y. Ennui. ANSAV. Voy. ARSAO.
ANNEV, ANNEDO. VOY. ANNE, 5. L ; ANT, S m. Tranchée, rigole, trace
. 6 la charrue, espace creux entre
ANNEZ, s. pl. m. Les meubles d'une | deux sillons, rayure, raie; pl. añchou.
maison, d'une ferme. Tionnes, la | Ce dernier a aussi, en termes fami-
maison d'une ferme où l’on mange et | liers, le sens de rides du visage. En
couche. Vannes, le pluriel est añdeu.
ANTELL, v. a. Tendre ou bander,
arlant des arcs et des piéges. Ge ver-
e se conjugue sur l'ancien {nfinitif
añtella.
ANNEZA, v. a. Meubler, garnir de
meubles ; p. annezet.
ANNEZER, s. m. Marchand de meu-
bles; pl. ten.
ANTRENOZ, 5. m. Y. l
ANMEZET ; adj. Meublé. — Annez, | vor. udur m Le lendemain
es.
ANTRONOUZ, s. m. C. Le lendemain.
ANNOER. Voy. ARNER. Voy. ANTRONOZ.
AnnoG, v. a. (anc.). Exhorter, con- ANTRONOZ, s. m. Le lendemain. Ce
er.
substantif formé des trois mots ann
tro nox, signifle à la lettre, le tour de
la nuit (étant passé). Lesanciens comp-
taient par nuits et non par jours. An-
tronox ex eax di, le lendemain il y
alla.
ANNUER, 8. f. Y. Génisse. Voy.
ARNES.
ANOGEB, s. m. Y.C. Froid des corps
animés, rhume de cerveau.
ANV (anc.). Serpent de petite espèce.
ANV, s. m. Voy. HARV, saison d'été.
ANOQUEDEIN (anoued-e-in), v. a. et n.
Eorhumer, s’enrhumer du cerveau.
Yoy. AROUED.
ANVAD (anc.), adj. Mauvais. — An,
privatif, et mad, bon.
ANVE, Voy. HARVE.
ANVEDEIN. VOy. HANVEDEIN.
ANVEEIN. Voy. HANVEDEIN.
ANVESKENN. Voy. HARVESKENN.
ANVEZ, s.f. En quelques lieux il
a le sens de anne.
ANOUED!, v. a. et n. C. Le mème
que le précédent.
ANODEDIK, adj. V. C. Frileux.
ANOUET, s. m. Y. Froid des corps
animés, rhume du cerveau. Attraper
froid, destum anouet. Voy. RIQU.
A-NOZEC'H, ady. Y. Nuitamment. —
Nos, nuit, et ec'h, sorte de partiouie
16 AOT
ANVIR (anc.). Le même que ANGEVIR.
ANVOEZ. Voy. HANVOEZ.
ANZAFFOUT (anc.). Avouer.
AO. Voy. HA.
AOCHOU, pluriel de aof, rivage.
AOD. Voy. AOT.
AO! (ao-1). Voy. HAO!.
AOLED. VOy. OALED.
AOLIER, 8. m. C. Entonnoir, et par
extension, un ivrogne.
AON, 8.1. Y. T.C. Peur, frayeur.
AON, STER AON, nom géographique.
Aulne, rivière.
AOT, AOD, 8. m. Rivage de la mer;
pl. aochou.
AOTENN, 5. f. Rasoir; pl. ou.
AOTER, 8. f. Autel d'église; pl. tou.
AOTRE, 8. m. Consentement.
AOTREA, non usité. Yor, AOTREN,
consentir.
AOTREADUR, 8. m. Approbation ou
autorisation que donne un évêque en
certains cas, et par écrit public.
AOTREN, v.a. Consentir, accorder.
Ce verbe se conjugue comme si l’in-
finitif était aotrea. |
AOTROU, a. m. Monsieur, Monsei-
gneur, Seigneur, maître ou proprié-
taire. Ce mot a deux pluriels :
Aotrounez et aotrounien, lesquels ne
s’employent pas indifféremment; voy.
à ce sujet mon Nouv. Dict. français-
breton, 1869, au mot MONSIEUR. — Le
substantif Aotrou, en breton, est tou-
jours joint au nom de Dieu ou du saint
dont on invoque la protection. Ann
Aotrou Doué, le Seigneur Dieu. Aotrou
sañt Josef, mar pI gan-e-hoc'h,
Monsieur saint Joseph qu'il vous plai-
se, etc. C'est une formule qui était
anciennement employée en français.
AOTROUNEZ, s. pl. m. Un des plu-
riels de Aotrou.
AOZ
AOTROUNIEN, s. pl. m. Un des plu-
lela de Aotrou.
AOTROUNIEZ, 8. f. Seigneurie. Voy.
AOTROU.
AOU-AOU! Exclamation de douleur.
Aïe! ouf!
AOUEL, 8. f. T. Vent, un des météo-
res, et au figuré, vanité; pl. aouelo.
AOUELENN, 8. L. T. Hernie, maladie.
AOUELI, v. a. T. Aérer, éventer;
pl. gouclet,
AOUI. Yar, HAOUI.
AOUID, Yor. AOUIT.
AOUIT, 8. m. Y. Engelure, et aussi
enflure aux yeux.
AOÛUN, s. f. Peur, frayeur.
AOUNIK, adj. Craintif, timide, un
peu peureux.
. AOUR, s. m. Or, un des métaux pré-
cieux.
AOUREDAL, 8. m. Sénecon, et selon.
d’autres, orvale, plantes. Ce mot paraît
être un nom inventé ingénieusement
ar un poëte : aour he dal, signifie à
a lettre, d’or est son front. Au temps
où l'on ne connaissait guère que les
plantes des champs, le sénecçon devait
être une des fleurs les plus jolies.
AOUREDENN, s. L Dorade, poisson.
— Aour, or; ainsi nommée à cause de
ses brillantes couleurs.
AOURI. Voy. ALAOURI.
AOURIN, v. a. T. Dorer; p. aouret.
— Aour, or, métal.
AOURLIOU, s. m. T. Nom donné à
l'arsenic, on ne voit pastrop pourquoi;
à la lettre, couleur d'or.
AOURPIMAND, s. m. C. Arsenic.
AOZ, s. f. Forme, façons disposi-
tion, préparation, canal ou lit de ruis-
seau, de rivière.
AR
AOZA, Y. a. Préparer, disposer,
arranger, accommoder, parlant de
toutes sortes d'objets. 4050 pep tra
enn ti, arranger tout dans la maison.
Aoïa lein, accommoder le repas.
Gwalk-acza, mallraiter, malmener.
ABUL, pluriel de aosilenn.
AOZILENN, 8. L Ua plant d'osier;
Es L sil, masculin, des plants d'osier,
sier.
AP, AB. Voy. ce dernier.
APARITOER. 8. m. Pariétaire, plante.
APERT, AMPERT, adj. Y. Adroit,
prompt, agile, propret.
APLIK. Yat. AL.
APQUE, APPOE, 5. L (anc.). Soutien,
appui. On dit aussi, cunn apoue, une
bonne occasion.
APQUEILL (L mouillées), 8. m. Au-
vent, toit en planches.
APPOE. VOy. APOUE.
An, article défini des deux genres
et des deux nombres. Le, la, les. Cot
article ne s'employe qu'en compagnie
des substantifs de l’un et de l'autre
genre dont Ja lettre initiale est une
des consonnes autres que D, H.R. T.
IL n'y a qu'une seule exception à cette
règle : on dit ar devant un substantif
1 commence par la lettre i, suivie
ane voyelle : ar iar, la poule, etc.—
Cet article ar jette une grande pertur-
bation dans le radical des substantifs
des deux genres, tant au singulier
(naù pluriel. Comme on ne peut,
ans un dictionnaire, indiquer toutes
les règles qui sont du ressort dela
grammaire, nous renverrons à celle-
ci, après avoir résumé ci-dessous les
règles de permutations des lettres
après ar.
On peut dire en thèse générale :
13°. — Dans les substantifs du gen-
re masculin, la lettre K du radical se
change en C'H au singulier et, le plus
AR 17
souvent, au pluriel aussi : Koat, s.m., *
forêt, bois; ar c’hoat, le bois; ar c'hoa-
jou, les bois. etc. Toutelois les subs-
tantifs masculins ayant trait aux pro-
fessions, aux qualités bonnes ou mau-
vaises, font exception et changent au
luriel K en G. Ainsi, Kemener, tail-
Fur; ar c'hemener, le tailleur; "ar ge
menerien, les tailleurs, etc.
2%. — Dans les substantifs du genre
masculin ayant trait aux professions,
aux qualités, aux habitants don pays,
les lettres muables autres que le K,
ne se modifient pas au singulier après
ar, mais au pluriel elles se changent
en douces ou faibles. Ainsi, belek, 8.
m., prêtre; ar belek, le prêtre; ar
veleien, les prêtres. Miliner, 8. m.
meunier; ar miliner, le meunier; ar
tilinerien, les meuniers. Bretoun, Bre,
ton, né en Bretagne; ar Bretoun, le
Breton ; ar Vretouned, les Bretons;
mezvier, s. m. Ivrogne; ar mezvier,
l'ivrogne; ar vexvierien, les ivrognes.
Gall, s. m. Français, né en France;
ar Gall, le Français; ar C'hallaoued, les
Français.
3. — Dans les substantifs du genre
masculin, autres que ceux dont nous
avons parlé, le radical, à peu d'excep-
tions près, conserve son initiale au
singulier et au pluriel. Ainsi breur,
8. m., frère; ar breur, le frère; ar
breudeur, les frères; penn, 8. m., tête;
ar penn, la lète; ar pennou, les têtes.
4. — Dans les substantifs du genre
féminin, toutes les lettres muables,
après l’article ar, se changent en fai-
bles au singulier, et reprennent la
lettre forte au pluriel. Ainsi mamm,
S.L, mère; ar tamm, la mère; ar
mammou, les mères; pedenn, 8. L
prière; ar bedenn, la prière; ar peden-
nou, les prières.
Pour plus amples renseignements,
voy. la grammaire. — Nousrépéterons
ici, pour terminer, ce que nous avons
déjà dit autre part. Îl est vraiment
extraordinaire que des enfants, des
paysans illettrés fassent chaque jour,
et sans se tromner, l'application de
ces règles si difficiles des permuta-
tions de lettres.
AR, prép. Y. Sur, dessus, à. Yor.
WR pour les applications de c tte
3
18 ARA
préposition. — Dans quelques mots
composés comme argoad, arvor, la
préposition war du Léon, devient ar,
par suite d’élision et d'adoucissement
abusif. Argoad et arvor sont positive-
ment des contractions pour war goad,
war vor, à la lettre, sur bois ou forêt,
sur mer. Le génie de la langue bre-
tonne ne permet pas que l’on se trom-
pe, à cet égard, sur ces sortes d'éty-
mologies, car si, poussé par la simili-
tude, on voulait, à war substituer
l'article céfini ar, il faudrait dire et
écrire ar c'hoad, ar mor. Voy. ARGOAD.
ARABAD, sorte d'adjectif. Arabad eo
d'e-hoc'h ober, etc., il ne faut pas que
vous fassiez, etc. On dit aussi dans ce
cas, arabad e rafac'h ann dra-xe. Ne
d-eo kei arabad ober ann drd xe, il n'est |:
as défendu de le faire, il sera bon de
e faire.
ARABADIEZ, 8. f. Puérilité, niaise-
rie ; pl. ou. {Le Pell.)
ARABADUZ, adj. B. Arrogant.
A-RABINADOU, adv. Par intervalles.
ARAC'H. T. Yor, ARC'H.
ARAG, ARAK, s. m. Félu de lin.
ARAL, ARALL, adj. Y. Voy. ALL.
A-RAOK, ARADK, adv. et prép. Avant,
précédent, devant. Mont draok, aller
devant, devancer. Muñt war araok,
faire des progrès. Enn he raok, avant
Jui, avant elle. Yor, RAOK. Ann deiz
araok, le jour précédent. He dred
araok, ses pieds de devant.
ARAOUS, ARAOUZ, adj. Qui rechigne,
qui chicane et aime à contrarier, à
contredire, difficile à vivre.
ARAR, ALAR, a. m. Charrue, pl.erer,
eler. Autrefois on disait araxr. En
latin, aratrum.
ARARZ 8. m. Charrue.
ARASK, s. m. Diret du lin broyé.
ARASKL, adj. Se dit du lin, du chan-
vre qui n'est pas assez roui. Araskl eo
Al lin, le lin n'est pas assez roul,
ARC
ARAT, v. a. et n. Labourer avec la
charrue. On dit aret, dans les langues
orientales.
A-RATOZ, adr. C. À dessein, sciem-
ment, tout de bon, de propos délibé-
ré; on dit aussi a-ratos-kaer.
ARAUK, A-RAUK, adv. et prép. Y.
Même sens et construction que araok .
du Léon.
ARBEL, 8. L C. Armoire; pl. arbe-
liou.
ARBENN. V. C. Monet war arbenn
eunn den, aller au devant, à la ren-
contre de quelqu'un. Monet cnn arbenn
ann drouk, obvier au mal. -
ARBOELL, ARBCUELL, s. m.C. Econo-
mie, épargne.
ARBOELLA, ARBOUELLA, v. a. G.
Economiser; p. et.
ARBOELLER, adj. C. Econome, mé-
nagé, rangé.
ARBOUILLEIN (L mouillées v. a. Y.
Economiser, épargner, ménager; p.
arbouillet,
ARC'H, s. f. Coffre en général, cof-
fre à grains, à pain, à lait ; pl. arc’hiou,
(rec'hier. Arc'h-wele, bois de lit de la
campagne. Voy. 6WELE.
ARC'HANT, s. m. Argent, un des mt:
taux précieux, et aussi argent mon-
nayé. En ce dernier sens il est substan-
tif collectif et s'employe comme un
pluriel : ann arc'hant-se n'int ket mad,
cette monnaie u’est pas bonne; à la
lettre, ne sont pas bonnes. Voy.lemot
COLLECTIF à mOn Nouveau Dictionnaire
1869.
ARC'HANT-HED, 8. m. Le quatrième
essaim que jette une ruche. Ce mot
signifie à la lettre Essaim d'argent,
parce que ce quatrième essaim est en
dehors des prévisions et des produits
ordinaires. Le nom dutroisième essaim
est lost-hed, à la lettre queue ou fin
d’essaim, dernier essaim.
ARCHANTA, v. a. Argenter; p. ef. —
Arc'hant, argent.
ARC
ARC'HANTEL. Nom géo hique.
Argenton, ville. ds.
ARCHED, 8. m. Cercueil, tiroir; pl.
ou.
ARC'HENN, arc'hennat, 8. m. (anc.).
Chaussure en géuéral. Ces mots ne
sont plus en usage, mais on les re-
trouve dans le composé diarc'henn,
sans chaussure, pour dire pieds nus.
Diarc'henn e oa, il ou elle était pieds
nus.
ARC'HENNA (anc.), faire des chaus-
sures.
ARC'HENNAD, s. m. Somme d'argent
que l'on donnait aux domestiques de
la campagne comme indemnité repré-
sentative de la chaussure. Yor. A-
ER.
ARC'HENNAT. YOT. ARC'HENN.
ARCHER, 8. m. Gendarme, agent de
police; pl. sen.
ARC'HESKOP, 8. m. Archevèque; pl.
arc'heskep. VOy. ESKOP.
ARC'HESKOPTED, 8. m. Archiépisco-
pat.
ARC'HESKOPTI, s. m. Archevéché. —
Arc'heskop, archevêque, et fi, maison.
. ARC'HEUST, s. m. Le Pelletier donne
à ce mot le sens de garde ou veille et
prières des morts depuis le décès jus-
qu'au moment des funérailles.
ARC'HIK, s. f. Coffret, cassette; pl.
arc'hiouigou. C'est le diminutif de
erc'h, cofire.
ABC'HME, ARME, 5. m. Casse-pierres,
sazifrage, plantes.
ARC'HOAC'H, ady. Y. Demain. Voy.
WARC'HOAZ. 4rc’hoac'h ctm, demain ma-
Un, par élision, pour arc'hoac’h da
tin.
ARC'HOAZ, adv. T. GC. Demain. Voy.
WARC'HSAZ,
: ARC'HDUERE, s. m. Le génie fami-
er.
ARF 19
ARC'H-WELE (vele), 8. L. Bois des lits
de Ja campagne. — Arc'h, coffre, et
gwele, lit. — Les.lits de la campagne,
en Bretagne, sont en eftet des coffres
ou grandes bottes, lesquels se fer-
ment, pendant le jour, au moyen de
panneaux en menuiserie qui courent
sur des coulisses horizontales. Ainsi
fermés, ils ressemblent à des armoi-
res. VOy. GWELE.
ARDAMEZ, ARDEMEZ, s. L. Marque
ou signe pour reconnaître un objet.
Par extension, il est employé au sens
des étres d'une maison ou de manière
de s'y prendre pour faire une chose.
Me a anaves ann ardamez dre ann fi,
je connais les êtres de la maison. Ne
oar ket ann ardamez, il ne sait pas s'y
prendre.
ARDAMEZI, Y. a. Marquer un objet
pour le reconnaître.
ARDAMEZOU, 8. pl. L Armoiries.
ARDANT, adj. Gwin ardañt, mau-
vaise eau-de-vie des cabarets; à la
lettre, vin de feu, vin qui brûle. On
dit aussi gioin ann tan, vin de feu. C.
et choloni, jolori. Voy. ces mots.
ARDEU, s. pl. m. Y. Suggestions.
Ardeu enn diaul, les suggestions du
démo, les ruses du diable. Y.
ARDOU, s. pl. m. Ruses, sugges-
tions. Dre ardou ann drouk-spered, par
l'effet des ruses du malin esprit.
ARDRAN, adv. Y. Derrière.
AREIN (are-in), v.a.V.Travailleravec
la charrue, et par extension, balafrer
la figure. Cette dernière acception est
très-énergique.
AREM, ARM, a. m. Miran, métal.
ARER, 8. m. Qui sait conduire la
charrue. Voy. ARAR.
ARER, 8. m. Y. Charrue; pl. arerieu.
A-REZ-TOUPIK, adr. À rasades.
ARFLEU, s. m. Y. Emportement,
furie.
«
20 ARG
ARFLEUEIN(arfleu-e-in), v.n. V. S'em-
porter par colère, s’acharner contre.
ARGAD, s. m. Huée, agacerie, pro-
vocation.
ARGADENN, s. f Incursion de l'en-
nemi; pl. ou.
ARGADI, v. n. Faire des incursions
en pays ennemi.
ARGARC'HEIN (argarc’hean), v. a. V:
Détester, insulter.
ARGARC'HIDIGEC'H (argarc'hidig-ec'h),
8. f. Y. Exécration.
ARGARC'HUZ, adj. Y. Haïssable.
ARGARZI, v. a. Exécrer, déltester;
D. argarzet.
ARGARZIDIGEZ (argarzidig-ez), 8. f.
Exécration.
ARGARZUZ, ad). Haïssable.
ARGIL (arg-il), s. m. Recul. C’est le
radical des suivants,
ARGILA (arg-ila), v. n. Aller en ar-
rière. Ce verbe se conjugue toujours
avec l’ausiliaire Ober.
ARGILEIN(arg-il-e-in), v.n.V.Le même
sens que argila. Il se conjugue avec
auxiliaire Gober. Y. Argilein e c'hra,
il va ea arrière, il recule.
ARGILUZ (arg-ilus), adj. Rétif, par-
lant d’un animal.
ARGLOUES, s. m. (anc.). Mattre, sei-
gneur.
ARGLOUIS, s. m. (anc.). Voy. le pré-
cédent.
ARGOAD, ARGOAT, s. m. On nomme
ann argoad, ann argoat, les parties
de la Basse-Bretagne où le bois de
chauffage pousse, c’est dire la contrée
éloignée des côtes venteusesdel'Océan.
Ce mot est composé de ar, pour war,
préposition, sur, et de koad, koat,
ois, forêt; à la leltre, sur bois. Ce
composé fait opposition à ann artror
qui est le pays où le bois ne pousse
ARG
pas. (4r, pour tar, sur, el mor, mer.)
Ann arvor est une zone de une ou
deux lieues de largeur, qui long: les
bords de la mer et dans laquelle les
vents sont un obstacle à la haute vé-
gétation et même à la moyenne végé-
tation Dans ces contrées, en effet, le
hois de chauffage fait complètement
défaut et, pour tes besoins du ména-
ge, les habitants font usage de diver-
ses matières desséchées au soleil,
comme fougères, bouzes de vache,
mottes de terres gazonnées et goé-
mons ou warechs sers.
ARGOADEK, adj. Ce mot se dit d'une
localité, d'un village qui est situé sur
les parties du pays où le bois de
chauffage ne manque pas. Voy. ARGOAD.
ARGOADER, s. m. Habitant des par-
ties de la Basse-Bretagne où le bois
de chauffage ne manque pas. Voy.
ARGOAD.
ARGOAT. VOy. ARGOAD.
ARGOBRAOUI. Voy. ARGOURAQUI.
ARGOBROU. Voy. ARGOUROU.
ARGOED, ARGDET, 5. m. Y. Ce mot,
composé de ar, Y. préposition, sur,
et de koed, koet, V. bois, forêt, est le
même que ARGOAD.
ARGOEDEX, adj. Y. Le même que
ARGOADER.
ARGOEDER, 8. m. Y. Le même que
ARGOADER.
ARGOULAOU, ARGOURADU, 8. m. Ces.
substantifs ont cessé d'être usités et
ont fait place à argoulou, argourou;
mais ou les retrouve dans leurs déri-
vés ci-dessous. VOy. ARGOULAOUI, ARGOU-
R. OUI.
ARGOULAQUI, v. a. Et aussi argou-
raoui, doter une lle; p. argoulaouet.
ARGOULOU, s. m. Et aussi argourou,
dot d’une fille qui se marie, et par
extension ou l'employe au sens de
purti, mariage. Pegement e tezo roét
d'es h erit he argoulou. enn he argou-
lou ? Coa:bieu aura t'elle en doi? Eunn
ARI
argoulou kaer eo, c'est un bon parti,
un bon mariage; à la lettre. c'est une
belle dot.
ARGOUBAOUI. VOy. ARGOULAGUI.
ARGOURED, s. m. Et aussi argouret.
Y. Instrument pour percer, et appelé
foret ; pl. argouredeu.
ABGOUROU. YOT, ARGOULOU.
ABGOUVREIN (argouvre-in), v. a. Y.
Doter une fille qui se marie; p. ar-
gourcret.
ABGOUVREU, s. m. Y. Dot d'une fille
qui se marie.
ARGU, 5. m. Et aussi arguz, contes-
lation.
ARGUD, s. m. Et aussi dargud. som-
meil léger.
ARGUDI, Y. H. Et aussi dargud. som-
meiller.
ARGUDUZ, adj. Et aussi dargudus,
adj. Assoupissant,
ARGUS, c. n. Contester.
ARGUZ, s. m. Contestation.
ARGWAD. Voy. ARWAD.
ARGWEZ. VOY. ARWEZ.
AR CWIN ECHU (gu-in), s. m. Ces
mbts se disententre artisans, de ce
que, en francais, on appelle le vin
d'arcomplissement, c'est ce que l'on
donne 4ux ouvriers le jour où sont
terminés certains travaux d’une bâtis-
se. On dit aussi, ar maout.
ARI,8.m. V. Lien en général; pl.
arreu.
ARIEIN {ari-e-in), v. a. Y. Lier, atta-
cher, bander une plaie; n. ariet.
ARIGELL-LOR (arig-ell). Yor. le sui-
vaut.
ANI LOR, 6. m. Y. Jarretière. —
Ari, Y. Lien, cL lor, Y. la chaussure
appelée bas.
ARN 21
ARLANE, 8. m. Y. L'an passé. Voy.
WARLENE. -
ARLEC'HOUEIN (arlec’houe in), v. a.
Y. Aller un outil.
ARLEOUEIN. V. Le même que le
précédent.
ARLEOUR, s. m. Y. Ouvrier qui ré-
pare les outils; pl. arlerion.
ARLEUEIN (arleu-e-in), Y. a. Y. Af-
filer les outils : p. arleuet. |
ARLEUOUR, s. m. Y. Le même que
ARLEOUR.
ARLIKON, s. m. C. Rouget, poisson;
pl. ed.
ARM, AREM, s. m. Airain, métal.
ARRE, ARC'HME, 8. m. Saxifrage,
casse-pierre, plantes.
ARME, s. m. Armée de soldats.
ARMEL, s. f. Armoire; pl. tou.
ARMELER, 8. m. Y. Armoire, garde-
manger; pl. teu.
ARMERC'H. Voy. AMERC'H.
ARMES (anc.). Prédiction.
ARMOR. Voy. ARVOR, pays voisin des
côtes de l'Océan.
ARMOR, s. m. Arméricr, plante des
lieux maritimes.
ARNAN, s. m. Y. Orage. Voy. ARME,
ARNANUZ, adj. V. Orageux.
ARNE, ARNEO, ARNEV, s. m. Orage,
chaleur d'orage.
ARNEO. YOT. ARNE.
ARNEUET, adj. Echauffé ou ranci
par suite de temps vrageux, parlant
du beurre.
ARNEUZ iarne-u:\, adj. Orageux.
ARNEV. Voy. ARNE.
ARN: 0. s. m.T. Essai, épreuve.
22 ARR
ARNODI, v. a. T. Eprouver; pl. dr<
nodet.
AROK (arôk), prép. C. Ou dit aussi
A-ROK, ARAUK, avant. Arok ann dert,
avant le jour. Voy. A-RAOK.
AROS, s. m. Y. Poupe de navire.
AROUAD, 8. m. Tanaisie, plante;
YOY. ARWAD.
ARQUAREGEO'H, (arouareg-ec'h), 8. f.
Y. Oisiveté.
AROUARERK, adj. Y. Désœuvré, oisif,
qui a du loisir. Bout arouarek. V. Avoir
u loisir pour faire.
AROUDEN, 8. L. Ce mot, que je sa-
che, ne s'employe qu’au sens figuré
de bonne voie, bonne route. Je crois que
ARROUDEN serait plus correct.
ARQUESIOU (aroue-siou), 8. pl. f.
Armoiries, attributs.
AROUEZ, 5. L. Attribut, signe, sym-
bole; pl. arouestou.
AROUEZ, 8. L. C. Rhumatisme.
ARQUEZI, v. a. Marquer, noter;
pl. arouezel.
ANDUR, 8. m. Y. Charrucur; pl. are-
rion. — Arer, Y. Charrue.
AROZOUER, s. m. Arrosoir ; pl. ou.
ARBRE, adv. Encore. Voy. ADARRE.
ARREBEURI, 5. m. Meubles d'une
maison, mobilier. Ce mot n'a pas de
pluriel ou plutôt il est pluriel lui-
même, étant du nombredes substantifs
collectifs. C’est ainsi qu'en parlant du
mobilier d'une maison, on dirait :
Guwerzsel am eux anezho, à la lettre,
jai vendu eux, j'ai vendu mon mo-
ilier.
AR RE C'HLAZ, 8. pl. m. Les bleus.
Du temps de la guerre de la Vendée,
on donnait ce nom aux troupes de
l'Etat, parce que les soldats étaient
vêtus de blea.
AR RE-MA, AR RE-MAN, pron. dé-
ARV
mongstratif ; ceux-ci, celles-ci. C’est le
pl. de he-ma, hou-ma.
ARREVAL, s. m. Quantité de blé
qu’on envoye ou que l'on donne à
moudre en une fois, mouture. YOt,
MILINER.
ARREZ, ERREZ, 8. m. Arrhes; sans
pluriel. Rat arrez. donner des arrhes;
c’est un nom collectif comme keuneud.
arrebeuri et autres.
AR RE-ZE, pron. démongstratif. Ceux-
là, celles-là. C’est le pluriel de hennez,
hounnez.
ARREZEIN (arrez ein), v. n. Y.
Donner des arrhes; p. arrexet.
AR RE-ZEOU, prou. démonstratif.
Ces mots s'employent à l'île de Bais
au sens de ar re-5e. On y dit ar re-
xeou goz, ces vieillards-là.
ARREZI, Y. H. Donner des arrhcs.
Voy. ARREZ.
ARRIAGON, s. m. Archidiacre ; pl.
ed.
ARROUD, s. m. Trace, marque, con-
naissance d’une chose; pl. ou.
ARROUDEN. Yor. AROUDEN.
ARRUOUT, v. n. Arriver d'un lieu
dans un autre; p. arruet. On dit aussi
erruout.
ARSAD. Voy. ARZAC.
ARSAO!. VOy. ARZAO!.
ARVAL, s. m. V.Mouture. Voy.ARREVAL.
ARVAR, s. m. Doute. Hep arvar, Sans
doute. Beza enn arvar, être dans le
doute.
ARVARA, 8. m. D'après Le Gonidec,
il a le sens de reste de pain, étant
composé de darn, portion, et de bara,
pain.
ARVARI, v. n. Douter. Voy. DOUTER,
à mon Nouveau Dictionnaire 1869.
ARVEST, 8. m. VOy. ARVESTOU.
ARZ
ARVESTI, Y. a. C. T. Contempler.
Arrest oc'h eunn dra, contempler une
chose.
ARVESTOH, s. pl. m. T. Jeux pu-
‘bles, spectacles forains.
ARVEZ, a. m. Mine, façon, air.
ARVOR, s. m. Portion de la Basse-
Bretagne qui avoisine les côtes de
l'Océan. Voy. ARGOAD et ARVORIK. —
Larvor est un nom de famille assez
commun.
ARVORAD, ARVORIAD. Voy. ce dernier.
ARVORADEZ. Yor. ARYORIADEZ.
ABVOREK, adj. 1l se dit d'une localité
très-voisine des bords de l'Océan.
ARVORELL, 8. m. ke même que
ARVORIADEZ ; pl. ed.
ARVORIAD, s. m. Habitant des bords
de l'Océan, en Basse- Bretagne; pl. ar-
toris, arvoridi. VOy. ARVOR.
ARVORIADEZ, s. L C’est le féminin
du précédent.
ARVORIK, 8. m. Le pays qui, en
Basse-Bretagne, longe les bords de
l'Océan. Voy. ARVOR, ARGOAD.
ARWAD (arouad)}, s. m. Tanuisie,
plante.
ARWAREGEC’H, Y. Le même que
ARQUAREGEC'H.
ARWAREK. Yor. AROUAREK.
ARWAZ, s. m. Le même que ARWAD.
ARWESIOU (aroue-siou), s. pl. f.
Orthographe vicieuse. Voy. AROUESIOU.
ARWEZ arouez), 8. L. Orthographe
ticieuse. Voy. AROUEZ.
ARWEZI (arouez. Y. a. Orthographe
Yicieuse. Voy. AROUEZI.
ARWEZINTI (arvesinti), a. L. Marque,
signe, indice ; pl. arwezintiou.
ARZ. Yor. HARZ.
ASD 23
ARZAL. Yor. HARZAL. |
ARZAO (arzaô), s. m. Halte, pause,
repos, trève.
ARZAO-BREZEL, s. m. Armistice ; à la
lettre, trève de guerre.
ARZAO! çarzsaô-t), v. n, Se reposer,
cesser de faire ; p. arzaoet.
ARZAU, 8. m. V. Pause, halte.
ARZAUEIN (arzau-e-in), v. n. Y.
Faire une pause, cesser de faire ; p.
arxauet,
ARZELL, 8. m. Jarret d'homme ou de
bête; pl. duel, ann daou arsell. les
deux jarrets.
ARLOURN, 8. m. Et aussi aixourn,
azourn, poignet; pl. duel, ann daou
azourn, les deux poignets.
AS, AD, AT, AZ, DAS, particules
réduplicatives indiquant un redouble-
ment d’action. Ainsi, astomma, chauf-
fer une seconde fois, chauffer de
nouveau ce qui a été déjà chauffé ou
cuit : as et tomma, chauffer. Askoania,
souper une seconde fois, faire réveil-
lon : as et koania, souper.
AS$, AZ, pron pers., toujours régime.
Toi, te. Après ces pronoms, les lettres
faibles se changent en fortes. Voy. la
grammaire. Me as kalvo, au lieu de
me as galvo, je t'appellerai.
AS, AZ, pron. poss., toujours régime
indirect. Après ces mots, les lettres
faibles se changent en fortes. D'as
preur, à ton frère, au lieu de d'a
breur. — D'as est ici pour da ta, ou,
da da, à ton. Voy. la grammaire.
ASBLEO, 8. m. Duvet d'oiseau, poil
follet sur le visage.
ASOIBR, 8. m. Coussinet que l’on
place sous la selle d'un cheval. — 4s,
articule réduplicative, et dibr, selle;
k la lettre, seconde selle.
ASDIMEZI, s. m. Et aussi asdimisi,
second mariage. — As, particule ré-
duplicative, ct dimesi, 8. m. Marisge.
24 ASK
ASDIMEZI, v. n. Et aussi asdimizi,
se marier en secondes noces; p. asdi-
mezet. On dit de préférence, eil-zimezi.
— EiL (e-il) seconde (fois), et dimezt,
se marier, p. eil-zimezet. .
4500, ASTD, HAD-D0, 8. m. C. Œuf
couvi. VOy HA0 -00.
ASDREZENN, s. f. Petite crémaillère
qu'on ajoute, au besoin, à la grande.
— As, part. réduplicative, et dresenn,
crémaillère.
ASFOAR, AZFOAR, s. L. Ann asfoar, le
second jour de la foire ou du grand
marché. As, part. réduplicative, et
foar, foire.
ASGLAZ, adj. Le même que glazard,
verdûtre.
ASGLE, VOY. ASKRE.
ASGRE. YOT. ASXRE.
ASIED (a-sied), s. m. Assiette, usten-
sile de table; pl. ou.
ASIK (a-sik), adj. C. Faible, débile,
qui peut à peine parler par suite de
maladie.
ASK, s. m. Entaille
ASKA, v. a. Entailler; p. et.
ASKELL, s. f. Aile des oiseaux et des
insectes volants; pl. diou-askell. C'est
un pluriel duel. Ge mot a aussi le
sens de aile de moulin, mais alors le
pluriel est eskell.
ASKELL-GROC'HENN, s. f. Chauve-
souris, oiseau. — Askell, aile, et
kroc’henn, peau ; à la lettre, aile de
peau; pl. eskell-groc'henn (ailes de
peau).
ASKELLEK, adj. Ailé.
ASKELLIEU, 8. pl. L. Y. Partie d’une
église, dite la croisière, parce qu'elle
a la forme d’une croix. — Askell, aile.
Voy. KROAZENN.
ASKLE. VOy. ASKRE.
ASKLEDENN, ASKLEUDENN, 85. L Y.
C. Attelle, copeau; pl. ou.
ASK
ASKLEUDENN. Et aussi askloedenn,
asklouedenn. Voy. ASKLEDENN.
ASKOAN. s. m. Réveillon. — 45, part.
réduplicative, et kogn, soupé, à la
lettre, soupé redoublé. Ober askoan,
askoania, faire réveillon, souper une
seconde fois.
ASKOANIA, v. n. Faire réveillon
après le repas du soir. — 4s, part.
réduplicative, et koania, souper.
ASKOL, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de askolenn.
ASKOL-BRIZ, 5. pl. m. Pluriel irré-
gulier de askolenn-vris.
ASKOL-DU, s. pl. m. Pluriel irrégu-
lier de askolenn-zu.
ASKOL-GARO, 8. pl. m. Pluriel irré-
gulier de askolenn-garo.
ASKOL-KDAT, S. pl. m. Pluriel irré-
gulier de askolenn-goat.
ASKOLENN, 5. L. Un plant de char-
don; pl. askol, masc. Cette espèce de
mots est particulière aux Bretons.
Voy. la terminaison ENN au Diction-
naiîre des rimes.
ASKOLENN-GARD, 8. f. Plant de chaus-
se-trape; à la lettre, chardon sauvage ;
pl. askol-garo, masc.
ASKOLENN-GOAT, 5. f. Plant de houx;
à Ja lettre, chardon de bois; pl. askol-
koat, masc.
ASKOLENN-VRIZ, s. f. Plant de char-
don notre-dame ; à la lettre, chardon
panaché; pl. askol-bris, masc.
ASKOLENN-WENN (venn), 8. f. Plant
de caméléon blanc, carline; à la lettre,
chardon blanc; pL askol gwenn, masc.
ASKOLENN-ZU, s.f. Plant de char-
donnette ou de centaurée noire; à la
lettre, chardon noir; pl. askol-du,
masc.
ASKONCH, 8. m. (anc.). Doctrine.
ASKORN, s. m. Y. T. G. Os de l'ani-
mal, noyau des fruits, pl. eskern.
ASP
ASKDANA, v. n. VOy. ASKOURNA.
ASKOUEC'H. Y. VOy. ASXQUEZ.
ASKDUEC'HEIN (askouec’h-e-in), Y. n.
1. Retomber, récidiver, rechuter; p.
askouec’het. — As, part. réduplicative ;
kouec'hcin, Y. Tomber.
ASKOUEZ, 5. m. Rechute. — 4s,
part. réduplicative, et kouez, chute.
ASKDUEZA, Y. n. Rechuter, récidi-
ver; p.et. — Às et koueza.
ASKOURN, s. m. Os des êtres animés,
noyau des fruits; pl. eskern.
ASKOUANA, Y. D. S’ossifier; pl. et.
ASKOURNERK, adj. qui a de gros os.
ASKRE. Et aussi asgre, askle, asgle,
s. m. Partie des vêtements qui cor-
respond à la poitrine.
ASKREAD, 8. m. Mot qui exprime
que la parde des vêtements qui cor-
respond à la poitrine (askre) est rem-
plie de certains objets. Eunn askread
galou. des pommes plein la partie
des vêtements appelée askre.
ASKUILL (L mouillées), adv. A-
verse. — Skuilla, Verser.
ASOLVEIN (a-sol-ve-in), v. a. Y. ad-
joger; p. asoivet.
ASOLVIN (a-sol-viñ), v. a. T.Adjuger;
p. asoivet.
ASOTEIN (a-sot-e-in), v. n. Y. Deve-
nir bête, inepte. Ce mot dérive du
breton sot, inepte.
ASOTET (a-sot-et), adj. Imbécile,
pigaud, stupide. Comme le précédent,
il dérive du breton sot. Eur penn
asotet, un njiais, un imbécile.
A-SOUNN, ady. D'à-plomb, perpen-
diculairement.
ASOUPA (a-soupa), Y. n.C. Faire un
faux pas, trébucher, broncher, par-
lant d'un cheval ; p. et.
ASPEX, 8. m. Grateron, plante.
A-ST 25
ASPERJEZ, a. m. Goupillon, asper-
soir.
ASPLED, ASPLET, 8. m. Clôture à
jour, balustrade, balustrade d’autel
d'église.
ASRANN, 8. m. Second partage. —
As, part. réduplicative ; rann, partage.
ASRANNA, v. a. Refaire un partage:
pl. et. — As, part. réduplicative, et
ranna, partager.
ASAEC’H, s. m. Afliction.
ASREC'HI, v. a. Affliger; p. asrec'het.
ASTAL, 8. m. T. Cessation momen-
tanée.
ASTAOL, 8. m. Contre-coup. — 4s,
part. réduplicative ; taol, coup.
ASTAUL, 8. m. V. Voy. ASTAOL.
ASTELL, 8. f. Mesure d'un demi-
boïisseau pour les grains (anc.).
ASTELLAD, 8. f. Mot ancien comme
la mesure qu'il représente et qui
signifie le contenu de la mesure appe-
lée astell.
ASTENN, v. a. Etendre, déployer,
prolonger ; p. et. Il se conjugue comme
si l'infinitif était astenna.
ASTENNEIN (astenn-e-in), v. a. Y. Le
même sens que le précédent.
ASTIZEIN (astise-in), v. a. Y. Recom-
mander quelqu'un.
ASTO, ASD0O. Voy. ce dernier.
ASTOMM, adj. Réchaufté au feu,
chauffer une secvnde fois. — Às,
part. réduplicative, et (omm, chaud.
ASTOMMA, v. a. Chauffer au feu un
objet déjà cuit. — As, part. rédupli-
cative, et tomma, chauffer.
ASTROAD. C. Sorte de substantif.
Beza enn astroad, être nu-pieds. Je
ne puis rien dire de rationnel au sujet
de la composition de ce mot.
A-STROLLADOU, adv. Par groupes,
en foule. — S$trollad, groupe.
4
26 ATA
A-STROPADOU, ady. Péle-mêle. —
— Stropad, paquet.
ASTU, s. m. Y. T. C. Vermine; sans
pluriel. Birvi goñt astu, être couvert
e vermine.
ASTUO, adj. Misérable en mauvaise
MTU (astu-1). VOy. ASTUZI.
ASTUT, VOy. ASTUD.
ASTUZ, 8. m. Vermine. Yor. ASTU.
ASTUUZ, adj. Y. T. G. Rempli de
vermine.
ASTUZI, Y. H. Se remplir de vermine;
D, astuset,
ASTUZUZ, adj. Sujet à la vermine,
ASVERK, 8. m. Seconde marque,
contre-marque.— 45, partic. rédupli-
cative, et merk, marque.
ASVERKA, v. a. Marquer une seconde
fois. — As, part. réduplicative, et
merka, marquer.
ASVOGER (asvog-er), 8. f. Contre-
mur. -- Às, partic. réduplicative, et
moger, muraille.
AT, AS, A2, DAS, part. réduplicatives
ou indiquant un redoublement de
l’action. Atfuemm. Y. Adj. Réchauffé
au feu après avoir été cuit. Voy.
ASKOAN, AZFOAR, ATTUEME.
AT. Cette particule, ajoutée à la 00
d'un mot, dans le dialecte de Vannes,
donne à ce mot une valeur particulière.
Ainsi, bag, bateau, devient, en Vannes,
bagat, le contenu d’un bateau. Yor. la
particule finale AD, du Léon, qui a la
même valeur.
ATAHIN, 8. m. Y. Chicane, agres-
sion, provocation.
ATAHINEIN (atahin-e-in), v. a. Y.
Provoquer, chicaner.
ATARINOUR, s. m. Chicaneur, pro-
Vocateur ; pl. atahinerion.
ATR
01T 8. mn. Ce mot a le mens
n de position que l'on obtien
r suite de Tocëtion à à lrer d’une
erme ou métairie, Sl, Il s'emplore
aussi avec la signification d'espoir,
d'occasion. Klask eunn alaou, cher-
cher une ferme de campagne pour Îs
louer à bail. Enn afañt aout Re toad,
dans l'espoir d'avoir sa part.
ATAO, ATAY, ATAVIK, ady. Toujours.
Prononces ataù.
ATAU, ATAV, ady, V. Toujours.
ATAY, ATAVIK, adv. VOy. ATAS.
1 ATERS, 8. m. Y. Enquête, perquisi-
on.
ATERSEIN (aters-e-in), v. n. V. Faire
des perquisitions.
ATIK, Yor. ASIK.
ATIL, s.m. C. Champ de bonne ter-
re attenant ordinairement à la maison
de ferme.
ATIZ, 8. m. Instigation, séduction,
conseil en mauvaise part, sugges-
tions du démon; pl. ou.
ATIZA, v. a. Exciter, conseiller en
mal, suggérer de mauvaises choses;
p. et.
ATIZER, a. m. Qui conseille en mal.
ATO, ATAU aid), ady. V. T. C. Teu-
jours.
ATRAPQOUR, 5. m. Y. Entremetteur
de mariages.
ATRED, 8. m. Non usité au singu-
lier. Voy. ATREJOU, décombres.
ATRED, 8. m. Æ drouk atred, en fla-
grant délit.
ATREDI, v. n. Combler une cavité
avec des décombres, des démolitions.
Voy. ATREJOU.
ATREJOU, 8. pl. m. Décombres, dé-
blais, immondices. C'est le pluriel ir-
régulier de atred, non usité.
A-VA
ATTSEME, adj. Y. Réchauffé au feu,
parlant des mets. — 4d, at, particules
réduplicatives, et fuemm. Y. chaud.
ATTUEMMEIN, v. a. 1. Réchatffer au
fon un mets déjà cuit. — 41, ad, part.
réduplicatives, ettuemmein.Y.Chaufer.
AU (a-u) 8. m. Y, Foie de l'animal.
AUEL, (a-del}, 8. f. Y. Vent, agitation
de l'air, et aussi, vanité. — En grec,
esta.
AUELEIN (a-uel-e-in), v. a. V.Eventer;
pl. auelet (a-uelet).
AUELEK (a-uelck), adj. Y, Flatüeux.
— Auel, vent.
AUELER, (a-ucier), 8. m. Y. Bventail.
ue, vent.
AUGLEENN, s.f. Y. Lavoir pour le
linge; pl. eu.
AUGLENN, YOT, AUGLEENX.
A-UNAN, adv. Bera a-unan gañi,
être d'accord avec.
AUT, OT (00, s. m. Y, T.C. Voy. A0T.
AUTENN, DTENN (Bien, 8. L Y.
Rasoir; pl. eu. VOYy. AOTENN.
AUTER, OTER (ôter), 8. f. Y.T. C.
Autel d'église. Voy. AOTER.
A-UZ, prép, Au-dessus de. 4-ux va
frn. au-dessus de ma tête.
AUZA, OLA (ôza), v.a. V.T. CG. Voy.
MEL.
AY, adj. Voy. HM.
AV, particule que l’on rencontre
is dans les anciens auteurs en
place de la particule privative où né-
gative an, am. Avlaounn, non gai.
Voy. ce dernier.
A-VAD, AVAD, adv. Tout de bon,
assurément, mais. Cet adverbe s'em-
ploye aussi pour former contraste. Ar
re all acad a reax, les autres au con-
traire firent, etc.
AVA 27
AVAL, s. m. Pomme, Irait: pl, ou.
Parmi les substantifs ayant trait aux
fruits, aux arbres, aux légumes, on
remarquera que celui-ci sort de la
règle commune, car pour y être, on
devrait dire : Avalenn, pomme; aval,
des pommes, comme on dit perenn,
poire: per, des poires; fiesenn, figue ;
Ras, des figues.
AVAL-DERO, s. m. Noix de galle: pl.
Kurdi — Aval, pomme; dero,
ne.
AVAL-DERU, 8. m. Y. Noix de gelle;
pl. avaleu-deru. Ce mot est composé
de : Aval, pomme, et de deru, Y.
chêne.
AVAL-DDUAR, 8. m. Pomme-de-terre;
pl. avalou-douar. — Aval, pomme;
douar, terre.
AVAL-ORANJEZ, 8. m. Orange; pl.
avalou-oranjes. — Aval, pomme :
orañjezs, des orangers.
AVAL-PALMEZ, 5. m. Datte; pl.
-palmex. — Aval, pomme ;
palmes, des palmiers.
AVAL-PECHEZ, a. m. Pêche, fruit ;
pl. avalou-pechez. — Aval, pomme ;
peches, des pèchers.
AVAL-STOUP, a. m. Coing, fruit. I]
se dit aussi d'une mauvaise pomme
âcre. — Aval, pomme; stoup, étoupe.
AVAL-SUKRIN, 8. m. Melon ; à la lettre,
pomme sucrée.
AVAL-TANN, 8. m. Noix de galle. —
Aval, pomme ; tann, mot qui figure
dans la composition de quelques sub-
stantifs avec la signification ancienne
de chêne. Voy. AVAL-DERO.
AVALENN, 8. f. 11 y a lieu de penser
que ce mot a été en usage autrefois
au sens de pommier ou de pomme ;
mais aujourd'hui on dit exclusivement
gwezenn avalou, pommier; à la lettre,
arbre de pommes. Tous les arbres
fruitiers, au reste, se désignent d'une
manière analogue. Voy. AVAL.
AVALENNEX, 5. L. Champ de pom-
miers. Voy. AVALENN.
28 AVE
. AVA-MA, AVA-MAN, adv. Y. D'ici, de
ce lieu-ci. Ce mot se compose de la
particule démonstrative ma, man et
du mot ava dont je ne connais ni
l'origine, ni la signification. Toutefois,
dans les conditions où se trouve pla-
cée la letre ç de ava, il pourrait se
faire que ce dernier mot fut lui-même
composé de deux mots.
AVANK, 8. m. Bièvre, castor, ani-
maux ; pl. ed.
AVAT, s.f. Y. Par corruption pour
davat, dañvat. Y. Brebis.
A-VAT, AVAT, adv. Le même que
A=VAD.
AVE, 8. m. Ann ave Maria, prière
latine.
AVE (avé), s. m. V. Attelage, char-
rette avec tout son équipage.
A-VEAC'H, adv. À peine; a-veac’h-
ma, à peine si.
AVEEIN (avé-e-in), v. a. Y. Atteler;
p. aveet. Voy. AVE. Y.
AVEIT (ave-tt), prép. Y. Pour, afin de.
Voy. KWIT,
AVEL, s. f. Vent, agilation de l'air;
au figuré, flatuosité, et aussi vanité.
Enn avel, dehors, en plein vent.
AVEL-AR-STERENN , a. f. Vent du
nord. — Avel, vent; sterenn, étoile du
nord.
AVEL-DREUZ, 8. f. Vent coulis. —
Avel, vent ; treus, de travers.
AVEL-DRO, s. f. Tourbillon de vent.
— Atel, vent; tro, qui dérive du verbe
trei, tourner.
AVELEK, adj. Flatueux, qui renferme
du vent.
AVELENN, 8. f. Hernie.
AVELENNEXK, adj. et s. m. Qui aune
hernie. — Avelenn, hernie.
AVELEOK, 8. m. Musard, qui a la
tête vide, — Avel, vent.
joues. — Aven.
AVE
AVELET, adj. Eur penn avelet, un
étourdi. Gwin avelet, vin éventé.
AVEL-FRI, 8. L Flatuosité. 4 vel, vent’;
fri, nez. Ñ
AVEL-GORNAOUEK, 8. f. Vent d'ouest.
YOT, KORNAQUEK.
AVEL-HUEL, s. f. Vent d'est. À la
lettre, vent haut. Voy. AVEL-IZEL.
AVELI, v. a. Aérer, éventer; p.
avelel.
AVEL-IUD, 8. f. Vent coulis. — Avel,
vent; tud, (altre,
AVEL-IZEL, s. f. Vent d'ouest. —
Avel, vent ; izel, bas. Les expressions
vent haut et vent bas sont employées
dans le français de Bretagne. Le pre-
mier amène du sec, le deuxième ap-
porte la pluie. Yor. AVEL-HUEL.
AVEL-KORNAUK, 8. L. C. Flatuosilé.
AVEL-LAER, 8. f. Vent coulis. — Avel,
vent; laer, voleur.
AVELOUER, s. m. Eventail. — Avel,
vent.
AVEL-RED, 8. L. Courant d'air, vent
coulis. — Avel, vent ; red, qui court,
de redek, courir.
AVEL-SEN, adv. Y. Le même que
evel hen, de cette sorte.
AVEL-TRENK, s. f. Flatuosité par
haut ou de l'estomac. — Avel, vent;
trenk, aigre.
AVEL-VIZ, S.L. Vent du nord-est. —
Avel, vent; biz, nord-est. Voy. BIZ.
AVEN, AVEEIN, v. a. V. Attelcr.
AVEN, 8. m. C. Joue, mächoire,
pl. ou.
AVEN, 8. m. (anc.) Rivière.
AVENAD, 8. m. D. Coup sur la joue,
soufflet. — Aven, GC. Joue.
AVENEGEZ (aveneg-es), 8. L C. Celle
qui a une grosse méchoire, de grosses
. Joue.
A-VR
AVEREX, 5. m. Qui a une grosse
méchoire, de grosses joues. Yor. WER.
AVES, AFES, 8. m. (anc.) Oiseau. En
latin, avts.
A-VETEPANS, adv. C. Exprès.
AVIEL, s. m. Evangile.
AVIELA, v. n. Chanter l’évangile à
la grand messe. On dit de préférence,
kana ann aviel.
AVIELER, 8. m. KEvangéliste, dia-
cre, prêtre qui chante l'évangile à la
grand'messe ; pl. en. YOT. UASOU.
AVIEZ, 8. 1. Avives, maladie des
chevaux.
A-YIHANIK, ady. Dès l'enfance. — 4,
dès : bihanik, diminutif de bihan. pe-
ut ; à la lettre, dès très-petit.
A-VIHANOC'H, ady. Pour un moindre
prix. A, pour, bihanoc'h. comparatif
de bhan. plus petit, moindre.
AVIS, AVIZ. Ce mot dont je ne sau-
rais dire la nature, s'employe de la
manière suivante : me ve avis d'e-hoc'h
da ober ann dra-xe, je vous conseille
de le faire, il y aurait avantage pour
vous à le faire. Enn avis ober, dans le
but de faire.
A-VISKOAZ, ady. À jamais, de tout
temps. — 4, à, et biskoas, jamais, par
rapport au passé.
AVIZ. VOY. AS.
AVLAOBEN, adj.(anc.) Voy.ANLAOUEN.
A-VOLE- YANN, adv. À la volée des
cloches. Voy. 88LE. Seni ar c'hleier a-
S Ton, sonner les cloches à la
volée.
AVON, AFON, 8. m. (anc.) Rivière.
YOT. AVEN.
AVON, AVEN, 8. m. (anc.) Rivière.
A-VRAZ,adv. Kn gros, terme de mar-
chand. — 4, par; bras, grand, gros.
Gwerza avras, vendre en gros.
AZE 29
AVRE, adv. T. On pense que ce mot
a dû signifier aujourd’hui,
AVREK. VOy. HAVREL.
A-VREMA, A-VREMAN, adv. Désor-
mais, dès à présent. — À, dès, bre-
ma, bremañ, maintenant.
AVRON, AFRON. Voy. ce dernier.
AVU, AFU, 8. m. Foie de l'animal.
A-WALAC'H, adv. T. C. Assez. Voy.
A-WALC'H.
A-WALC'H, adv. Assez, à gogo. — 4,
à; gwal’h, satiété.
A-WECHIEU, ady. Y. Parfois. — 4,
ar; gwechieu, pluriel de gwech, Y.
018,
A-WECHD, adv. T. Parfois. — 4, par;
gwecho, pluriel de gwech, T. fois.
A-WECHOU, ady. Parfois. — 4, par;
gwechou, gweachou, pluriel de gwech,
gweach, fois.
AZ, AS, AD, AT, DAS, particules ré-
duplicatives ou indiquant un redou-
blement de l’action. Voy. AS.
AZ, AS, pronom personnel régime ;
te, toi. Après ce pronom, le verbe
ui suit prend la lettre forte si le ra-
ical a la lettre douce ou faible. Voy.
la grammaire. Me ax kwelo, me as
kwelo, au lieu de me as gwelo, je te
verrai.
AZ, AS, pronom possessif; ton, ta.
Voy. AS.
AZAOUEZ, 8. L Déférence, attention
délicate, égards.
AZE, adv. Là, par là.
AZEA, v. n. C. S'asseoir, p. azeet.
MEAN, v. n. T. S'asseoir; p. axeet.
AZEEIN(azee-in), Y.H. V.S'asseoir; p.
03661.
AZEIN (aze-in), v. n. V. Le même
que AZEEIN.
80 A-Z)
AZEL. Yat, EZEL
AZEN, 8. m. Ane, animal. Au figuré
ignorant: pl. esen: le pluriel régaler
azened est peu ou pas usité,
AZENELZ, 8. f. Anesse; pl. ed.
A-ZEOU, adv. À droite. — 4, à;
daou, adj. Droit, opposé à gauche.
AZEULI, AZEULIFF, v. a. (anc.}) Ado-
rer.
AZEULIDIGES, 8. L. (anc.) Adoration.
Psononces axeulidig-es.
A-ZEVAI, ady. À dessein, sciemment,
Voy. DEVM.
A-ZEVRI-8E0, ady. De propos délibé-
ré, de bon cœur, sciemment, tout de
bon ; à la lettre, à dessein vif.
AZEIA, Y. n. S'asseoir; p. 056561.
AZPOAR, AZFOR, a. L. VOy. ASFOAN.
AZFOR. Yor. AZFOAR.
AEGAS;, adj. Etrange, renant.
Yoy. RERSE, N ge, TP
A-H MT, A-ZIABARS, adv. Du de-
dans. — À, de, et , dedans.
ALIABGLL, ade. De loin: — 4, de:
dia beli, loin,
A-LIADRE, ady. Par derrière. — 4,
par; diadre, derrière.
A-ZIARDRAN, adv. Y. Par derfière.
— À, par; diardran, derrière, Y.
A-ZIARBENN, » w p. g M kee de,
à la rencontre dsarbemn.
Voy. ce dernier.
AST
A-LIAVEAZ, adv. De dehors, de l'ex-
térieur. — Fy de ; diateas, extérieur,
dehors.
A-LIAVEAZ-8RO, adj. Exotique, fo-
rain, qui n'est pas du pays où il se
trouve. — A-siaveax, do dehors; bro,
pays. Marc'hadour a=siaveas=bro, mùr-
chand forain.
A-ZINDAN, prép, De dessous, — 4,
b dessous.
H ,
A-ZI00'H, prép. Au-dessus de.
A-ZIOUC'H. VOy. A-ZIOC'H.
A-LIOUT. Voy. A-ZI0C'H.
A-ZISPILL, ady. Yor. A-ISPILL, (Les.
L mouillées.)
A-LISFRIBILL, adv. Voy. MHN
(Les L mouillées.)
AZNAT, adj. VOY. ANAT.
A-ZUARE, ady. De bonnes facons,
parlant d'ane Henn, — À, de, et
doare, façons; à la lettre; de façons.
AZORN, 8. m. Y. Poignet; pl. enn
deu-axorn.
A-LOUBL, ady. Obliquément.
A-ZOUG, prép. Kerzet a-soug he
gamm, marcher à son pas, sans 86
presser. — À, à, et doug, portée.
AZOURN. VOy. ARZOUAN
AZR, 8. f. (ant.) Serpent.
AZRANN. YOT. ASRANK.
AZTAUAD. Voy. ASTROND.
Voy. AER.
BAD 31
B
Nous rappelons ici ie toutes les
coasonpes se prononcent fortérnent à
la fn des syllabes et des mot. Ainsi
mab, fils, se prononce comme en fran-
çais mabe. Voir la notice sur la pro-
nonciation. Au commencement et à la
fa des mots, B se prononce comme
en français.
BABOREZ, s. L Muscadine, parlant
d'une femme; pl. ed.
BABOURS, 5. m. Babord, terme de
marine.
BABOUS, s. m. Bave.
BABOURZ. VOY. BABOURS.
a ABOUT, 8. m. Singe, baboaïn, pl.
BASOUZ, s. m. Bave.
BABOUZA, v. n. Baver, et au figuré,
bavarder, gagner en cajolant.
BABOUZEGEZ (babouxeg-es), 8. L. Ba-
veuse, bavarde.
BASOUZERX, 8. m. Baveur, bavard.
BABU, s. pl. m. C'est le pluriel de
babuenn, guigne.
SABUENN, 5. L. Guigne; pl. babu,
qui est du masculin.
BACH, 8. f, Instroment de laboura-
en forme de croge, et aussi croc.
dit aussi divac'h.
BAC'A, 8. f. Y. Bâton; pl. Bic’hier.
Penn-bac'h, Y. Bâton à gros bout.
BAC'H, adj.Renfermé, sans'air. a= 10
sujet de bac'h, nous dirons que c’est
à tort qu'il a été employé au sens de
cachot. Cela est si vrai, que l'on dit
eno 60 bac'h, là on manque d'atr. Voy.
TOULL-BAC'H,
BACHA, v. a. (anc.) Mettre en four-
rière des bestiaux qui ont commis des
Hace dans les champs d'autrui; bp.
achet.
BAG'HÈIN (bac’he-in), v. a. Y. Décon-
certer; p. bac'het,
BACHET, adj. (anc.) Il se disait des
bestiaux mis en fourrière pour cause
de dégâts. VOy. BACHA.
BAC'HIK, s. L. Crochet, agrafe: pl.
bac’hiouigou. Voy. BAC'H, 8. f. dont il
est le diminutif.
BACHOL, BAJOL, BAKOL, s. m. Ga-
vache de cheval.
BAC’HOUL. Y. Voy. BAZOUL, battent
de cloche.
BAC'H-TILLAT, 8. f. Y. Battoir de
laveuse. — Bac'h, Y. bâton; dillat, Y.
linge de corps. (Les L mouillées à
tiat.)
BAD, 9. m. Ce mot est hors d'usage.
Ktourdissement, éblouissement.
BADA, BADAOUI, Voy. ce detnier. :
32 BAG
BADAILLAT, BADAILLEIN (L mouil-
lées), v. n. V. Bâiller, en ouvrant la
bouche.
BADAILLEIN. VOÿ. BADAILLAT.
BADAILLEREC'H (L mouillées), 8. m.
Y. Bâillement.
BADAOUER, BADER, 8. m. Badaud;
pl. ten.
BADAOUEREZ, BADEREZ, s. f. Badaude;
pl. ed.
BADAOU!, BADA, v. n. (anc.) Parler
en étourdi, avoir des éblouissements.
BADE, 8. m. Y. T. C. Voy. BADEZ.
BADEEIN (bade-e-in), v. a. V. Baptiser.
BADER. VOY. BADAOUER.
BADEREZ. VOy. BADAQUEREZ.
BADEZ, s. m. Baptème. Ce mot ne
s’employe qu’en composition et ne doit
pas être confondu avec le sacrement
de baptême, badisiañt. Ainsi, en com-
position, on dit divades, non baptisé;
ano-bades, nom de baptême; gour-
pades, baptème dans la maison, on-
doiement, — Le mot bades figure
parmi les noms de famille. Voyez
BADISIANT.
BACEZA, BADEZH, v. a. Baptiser; p.
badeset.
BADIANT, 8. L C. VOy. BADISIART.
BADIENN, 8. L. Y. VOY. BADISIART.
BADIENT, 8. L Y. Voy. BADISIANT;
pl. eu.
BADINELLA, v. a. Eblouir la vue par
un choc à la tête; p. et.
BADISIANT (badi-sioñt), s. L. Bap-
tème, un des sacrements de l'Eglise;
la cérémonie du baptème; pl. badi-
sianchou.
BAELAN, s. m. T. Genêt, arbuste.
BAG, BAK, 8. L. Bateau; pl. bageier
(bag-e-ier). ! pr og
BAI
BAGA, v. a. Enfoncer dans l’eau le
linge à laver.
BAGAD, 8. f. Batelée, et par exten-
sion, réunion, troupe. Bagad tud,
beaucoup de monde. Dans les langues
orientales, bagad a le dernier sens,
dit-on. lan Bag, bateau.
BAGAD-CHATAL, s. L Troupeau de
bestiaux. — Bagad, troupe, réunion,
et chatal, bétail.
BAGEAL (bag-eal), v. n. Conduire un
bateau. — Bag, bateau.
BAGENODA (bag-enoda), Y. n. (anc.).
Badiner; p. et.
BAGEER (bag-eer), s. m. Batelier; pl.
ten. — Bag, bateau.
BAGEIER (bag-e-ier); pl. de bag,
bateau.
BARIK (bag-ik), 8. f. Nacelle; pl.
bagouigou. C'est le diminutif de bag,
bateau.
BAGDL, adj. Sain de corps. U se dit
particulièrement d’une fille robuste e
gaie; grosse dondon. ;
BAGOS, adj. Alerte, gaillard.
BAGOZ, adj. VOy. BAGOS.
BAIAN (ba -ian), adj. Alesan lant
d'un dia m PR
BAILL (L mouillées), s. m. Baquet;
pl. ou.
BAILL (L mouillées), adj. Il se dit d'un
cheval qui a une marque blanche au
front ; il se dit aussi d’un oiseau qui a
des plumes blanches sur la tête et
des plantes à feuilles panachées. Par
extession, on dit ober bali pourexpri-
mer l'action de blesser quelqu'un au
front de telle sorte qu'il lui en reste
une marque.
BAILLA (L mouillées, Et mieux
ober ball. Yor. BAILL, adj.
BAILLAD (L mouillées), s. m. La
plénitude d’un baquet, sa contenance.
Eur baïllad dour, un baquet plein
d'eau. Voy. SAILL, 8. m. baquet.
BAL
BAILLEZ, s. m. Y. Macreuse, oiseau.
(L mouillées.)
BAILLOK (L mouillées), 8. m. Y.
Baquet, et aussi menton.
BAIZIX (ba-isik), adj. Jaloux, en
bonne t, comme une mère est
jalouse de son enfant.
BAJOL, BAKOL. Voy. ce dernier.
BAG, BAK, 6. L Bateau; pl. bageier
(bag-e-ier)
BAKOL, BAJOL, BACHOL, 8. m. Ga-
piche du cheval.
BAX-TREIZ (ére-ix), s. L Bateau de
passage, paquebot. — Bak, bateau;
treis, passage d'eau.
BALAENN, 8. f. Balai; pl. ou. Ce
mot dérive assurément de balan, ge-
nêt; aujourd'hui encore les balais en
genêt sont fort communs.
BALAFENN, BALAVENN, 8. L. Papil-
lon, insecte volant. Par extension, on
dit balafenn d’on inconstant, d’un
étourdi, pl. balafennou.
BALAFENNIK-DOUE, s. £. Bête au bon-
Dieu, scarabée volant. — Balafennik,
diminutif de balafenn, papillon, et
Doue, Dieu. Voy. BIVIK-DOUE.
BALAMGUR. Y. VOY. ABALAROUR.
RALAN, 8. pl. m. Des plants de ge-
nêt, du bois de genèt. VOy. BALANENN.
BALANEK, s. f. Champ de genèét;
pl. balancier. balanegou.
BALANENN, 8. f. Plant de genêt;
pl. balan, masculin, des plants de
genêt, du bois de genêt. Le genêt
était un symbole d'amour et d'union.
YOT. BAZ-VALAN.
BALAN-TO, 8. m. Genêt pour cou-
vrir les maisons. Yor. 10.
BALAVANOU, BALAVENNOU, Voy. PA-
LAFAROU.
BALAVENN. VOY. BALAFENN.
BAL 33
BALAVENNOU. Yor. PALAFENNOU.
BALBEIN (balbe-in), v. n. V. Avoir soif,
être altéré; p. balbet. Ce mot ne s'em-
ploye pas seul; on dit, balbein get
sec es; V V. à la lettre, être altéré par
soif.
BALBET, adj. etparticipe de balbein;
altéré, qui a soif
BALBEZEK, adj. V. Qui est souvent
altéré.
BALSIACH, BELBSIACH, s. m. Chose
de peu de valeur, niaiserie ; pl. ou.
BALBOEZ, 8. m. Radoteur ; pl. ed.
BALB0EZ, adj. Bexa balboex, avoir
des peines d' esprit. Balboez ounn gañt-
han, je suis en peine de lui.
BALBOUEZA, BALBOUZA. Voy. BAL-
BOUZAT.
BALBOUZA. Yor, BALBOUZAT.
BALBOUZAT, v. n. Bégayer, bre-
douiller, barbouiller: p. balbouet.
BALBOUZER, 8. m. Bègue, bredouil-
leur; pl. ten.
BALBOUZEREZ, 8. f. Femme bègue ;
pl. ed.
BALC’H, adj. Effronté, hagard, par-
lant des yeux ; escarpé, parlant d’un
rocher, d'une falaise. Autrefois il a été
employé au sens de magnanime. Je
pense que c’est à tort que quelques
auteurs l'ont employé au sens d'or-
gueilleux. Balc'h est un nom de fa-
mille assez commun. En Cornouaille
on dit : choum a reazx eng eunn tam-
mik balc'h he c'henou, il resta là tout
déconcerté, tout interdit.
BALE, 8. m. Promenade, action de
se promener, marche.
BALE, v. n. Marcher, se promener ;
pu baleet. il se conjugue avec l’auxi-
iaire Ober la plupart du temps. Bale
bro, voyager.
BALEADENN, s. L. Un tour de pro-
menade.
9
94 BAN
BALEANT, 8. m. Fläneur. Yor. BALE,
8. M.
BALED, 8. m. C. Auvent de bonti-
que; pl. ou.
BALEER, 8. m. Promeneur, mar-
cheur, pl. ten. Voy. BALE.
BALEEREZ, 8. L. Promeneuse, mar-
cheuse.
BALEG, 8. m. Saillie d'architecture.
BALEK, 8. m.C. Dégoût, répugnance.
BALEK. Yor, BALEG.
BALI, 5. L Avenue d'arbres: pl. ou.
‘BALIBOUZ, s. m. Y. Bredouilleur.
BALIBOUZEIN (baliboux-e-in), v. n.
Y. Bredouiller ; p, balibouzet.
BALIR. VOy. BALEK, BALEG.
BALLIN, PALLIN. Voy. ce dernier
qui est le radical.
BALLIN-BLOUZ. Voy. PALLIN-BLOUZ,
plus régulier.
BALTAM, BATALM, a. L Fronde pour
lancer des pierres, etc. ; pl. ou.C'hoari
ar valtam, se servir de la ronde.
BALUM, 8. f. Baleine, animal marin
et mammifère; pl. ed.
BALZAM, 8. m. Baume.
BALZAMI, v. a. Embaumer; p. et.
BAMEIN (bame-in}, v. a. Y. Décon-
certer, enchanter par sortilége; p.
bamet.
BAMEREC'H, 8. m. Y. Sortilége. —
Bamein, Y. Ensorceler.
BAMOUR, s. m. Y. Sorcier, enchan-
teur; pl. bamerion.
BAMDURES, BAMOUREZ, 5. f. Y. Sor-
cière; pl. et.
BAN, BANN, adj. et 8. m. Ce mot
paraît avoir eu anciennement la signi-
BAN
fcation de élevé, de colline. YOT. BANN,
adj.
BANAL, 8. m. Y. C. Gerèt. YO.
BALAN.
BANOENN, 8. L Troupe, bande,
troupeau, ceinture du corps humain,
le milieu du corps; pl. ou.
BANDENNAD, 8. L. Troupe, bande;
pl. ou.
RANEL, 8. f. Tamaris, plante.
BANELL, s. L. Venelle, ruelle, petite
rue, ruelle de lit; pl. ou. Happa ar
vanell. C. S'échapper, parlant d'un
malfaiteur ; à la lettre, enfiler la ve-
nelle.
BANGOUNELL, 8. L C, Pompe à eau;
pl. ou.
BANGOUNELLAT, Y. n. £. Pomper;
p. bangounellet.
BANGOUNELLER, s. m. C. Pompier;
pl. ten.
BANK, s. m. Banc; pl. ou. Bañk ar
veleien, les stalles des prètres dans
l'église. Ce mot s'employe aussi an
sens de banqueroute. Ober bank, faire
banqueroute.
BANK, BANG, 8. m. Y. Huche à ser-
rer le lait.
BANK-ILINOK, 8. m. C. Chaise appe-
lée prie-dieu. — Bank, banc, fm,
genou.
BANN, s. m. Juridiction, ressort,
au temps de la féodalité. Ce mot est
resté en usage dans la phrasesuivante :
A be vann oc'h-hu? De quel commune
êtes-vous? Voy. le mot Pays, à mon
Nouveau Dictionnaire 1869.
BANN, 8. m. Pousse d'arbre, bras
de civière, aile de moulin, rayon, par-
lant du soleil, écheveau, parlant du
fil, de la laine, elc.; pl. ou. Voy. BANN-
HRERL, BANN NEUD.
BANN, adj. Se dit des blés trop
montés en paille et qui, pour cette
raison, donnent des grains médiocres.
BAN
lY a lieu de penser qu'il a eu jadis
le sens de haut, élevé. Segal hann,
guinis bann, du seigle, du froment
trop monté en paille.
BANN, 8. m. Y. Et aussi bann:1d,
bann-it. La quantité de gerbes de blé
nécessaire pour couvrir l'aire où l'on
bat le blé avec des fléaux ou avec
l'aide des chevaux. Ce mot tend à dis-
paraître par suite de l'adoption des
machines à battre qui se substituent
aux fléaux. En Vannes on dit seuel
we-uel) er bann, lever la paille de
dessus l'aire quand le blé a été battu.
BARNA, Y. n. Verser ou chavirer,
parlant d’une charrette, jeter en l'air;
p. et. Banna a rai ar c'harr. la cbar-
rette versera.
BANNAC'H, s. m. Y. C. Goutte de li-
de, et par extension, coup à boire,
OY. BANNE.
BANNE, s. m. Goutie de liquide et,
par extension, coup à boire; il se dit
aussi d'une taie sur l'œil. Remeret eur
banne da era, boire un coup.
BANNE, adv. Pas du tout. Ce mot
n'est autre que le précédent, et ne
s'empluye qu'avec une négation. Ne
welann banne, je ne vois pas du tout,
je n'y vois goutte (familier). Yor.
TAKENN.
BANNEC'H, 8. m. T. Yor. 8ANNE.
BANNEIN (banne-in), v. n. Y. Chan-
celer, p. bannet.
BANNEIN (banne-in), v. a. Y. Faire
publier en ville par crieur ; p. bannet,
BANNEREC'H, 8. m. Y. Rejet.
BANN-HEOL,S. m. Rayon de soleil ;
pl. bannou-heol.
BANN-ID, 8. m. Y. Le même que
San, 5. m. Y. Et aussi BANN:IT. Y.
BANNIEL, BANNIER, 8. m. Drapeau,
étendard de guerre, bannière d'église;
pl. ou.
BANC, BANV, 8. f. Truie qui a des
petits, pl. barited. Voy. GROLL.
BAP 39
BANV. VOy. BAN6.
BANVEZ, 8. m. Festin ; pl. banvesiou
(banve-siou).
BANVEZA, v. n. Faire festin; p. et.
BAD (boù), SAV, s. m. Y. Engourdis-
sement par froid.
BAOL, PACL. Voy. ce dernier.
BAOT, VAOT, s. f. Tortue et, par
extension, voûte; pl. ed.
BAOTA, VAOTA, y. a. Arquer, voû-
ter; p. et.
SAOTEK, VAOTER, adj. Arqué, voûté.
BAOUDRE. Voy. BARE.
BAOUEIN (baoue in), v. a. Y. Engour-
dir par le froid; p. baouet,
BAOUIK, s. m. Nasse de pêcheur; pl.
baouigou.
BAOUR, adj. Y. Indiscret, bavard.
BAOUS, adj. Y. Baveur. Leac'h baous,
Y. lait qui file.
BAOUS, 8. m. Y. Bavard, qui parle
tant qu'il en bave. Voy. BAOUS, adj. ;
pl. bavuset.
BAOUZ, Y. Yor. BAOUS.
BAOUZEIN (baouz-e-in), v. n. Y.
Baver.
BAOUZEK, s. m. Y. Baveur.
BA0Z, BAUZ, 8. L Litière de chemin
pour faire du fumier. Comme en
construction on dit eur vaoz, eur vauz,
il n'est pas rare d'entendre dire, dans
le français de la Bretagne, un vau,
pour parler de cette litière. Cette lo-
cution est bien faite pour intriguer
les étrangers.
BAPPA, BAPPAIK. Voy. ce dernier.
BAPPAIK (bappa-tk), BAPPA, 8. m.
Ces mots qui semblent être les mêmes
que papa, papaik, pap, décrits en leur
place, s'employent cependant dans
36 BAR
une acception qui diffère. Ainsi on dit
bappa-iod, bouillie de petit enfant. Les
petites filles du Léon disent de préfé-
rence bappa, bappaik pour désigner
leur poupée, ce qui du reste ne les
empèche pas de direaussimerc’hodenn,
merc’hodik.
BARA, 5. m. Pain.
BARAA, Y. n. Ce verbe n'est plus
usité, que je sache; on dit ober bara,
faire du paio.
BARA-ANN-EVN, 8. m. Pourpier,
plante. A la leure, pain de l'oiseau
omestique, comme volailles.
BARA-ANN-HOUC'H, 8. m. Couleu-
vrée, plante. A la lettre, pain des co-
chons mâles.
BARA-BOURR, 8. m. Y. Pain mal cuit.
BARA-BRAZED, s. m. Pain bis, pain
de méteil. Yay. BRAZED.
BARA-BRENN, 5. m. Mauvais pain
qui renferme beaucoup de son, pain
e chien. — Bara, pain: brenn, son
de la farine. On ditaussi bara-brennek.
BARA-BRENNEK. VOY. BARA-BRENN.
BARA-CHOANENN, 8. m. Pain de
miche.— Bara, pain ; choanenn, miche.
BARADO, 8. m. (anc.). Trahison, per-
die.
BARADOUES, BARAOOUEZ, 8. m. Y.
Paradis, reposoir de la Fête-Dieu.
BARADOUZ, 5. w.T. Voy. BARADOZ.
BARADOZ, 8. m. Paradis, repo-
8oir de la Fète-Dieu; pl. baradosiou
{barado-siou).
BARAER, s. m. C. Boulanger.
BARAN, 8. m. T. Pain.
BARA-KAN, 5. m. Pain à chanter, à
cacheter, hostie non consacrée. —
Bara, pain; kan, azyme, sans levain.
Voy. KAN.
BARA-KOUKOU, s. m. Alléluis, plante.
BAR
BARA-KOUN, s. mn. Pain grossier fa-
briqué pour les chiens. Koun, est un
des pluriels de ki, chien.
BARA-KRAZ, 8. m. Pain rôti.— Kras,
adj. Desséché au feu.
BARA-LUDU, s. m. Du pain cuit sous
la cendre. À la lettre, pain-cendre.
BARA-DALED, 8. m. Du pain cuit
sous la cendre. — Bara, pain; oaled,
âtre de la cheminée.
BARAOUES, BARAOUEZ, s. m. Y. Pa-
radis; reposoir de la Féle-Dieu.
BARAOUIS, BARAQUIZ, 5. m. Y. Voy.
BARAOUES. |
BARA-TIEGEZ, a. m. Pain de ména-
ge. — Bara, pain; fieges, ménage.
BARA-TOSTENN, s. m. Pain rôti,
upe roUe de pain. Voy. TOSTENN. -
BARA2Z, 8. L. Baquet, casse, baratte;
pl. barazou, barasiou.
BARAZAD, 5. L Le contenu du vase
appelé baras. Yor. BARSZ.
BARAZER, a. m. Tonnelier; pl. ten.
Ce mot est un nom de famille assez
commun. On prétend qu’en quelques
lieux on applique encore aux tonne-
liers le nom injurieux de kakous.
Voy. ce dernier.
BARBAOU, 8. m. Animal chimérique
dont on fait peur aux enfants : la bête,
ar barbaou.
BARBUSTELL, 8. f. Y. Moustacle;
pl. eu.
BARC'H, prép. Y. VOY. ABARC'H.
BARDACHIK-TRA, 8. m. Bagatelle.
BAROELL, 8. f. Barricade, garde-
fou, margelle de puits; pl. ou.
BAROELL, 3. L. Y. Bâtardeau; pl. eu.
BARDELLA, v. a. Barricader.
BAROILLAT. Yor, BADAILLAT. (Les L
mouillées.)
BAR
BARE, BAOUDRE, s. m. Sénecon,
plante.
BABEXK, adj. Y. Capable de faire une
chose. Pour l'emploi. Yor. 60EsT.
BARF, BARV, BARO. Yor. ce dernier.
BARGED (Darg-ed),s. m. Buse, oiseau,
et par extension, homme stupide; pl.
bargeded.
BARGED-MDC'H (barg-ed), 8. m. Buse,
oiseau. .
BARGOUEDENN
BARGEOENN,
L Nuage sur le
(barg-edenn), s.
soleil; pl. ou.
BARGEDER (barg-eder), 8. m. Badaud,
musard, pl. ten. — Barged, homme
stupide.
BARGEDEREZ, a. L C'est le féminin
de bargeder.
BASGEDI (barg-edi), v. n. Niaiser,
badauder. — Barged (barg-ed), niais.
BARGEGEIN (barg-eg-ein), v. a. Y.
Contrarier quelqu'un; pl. bargeget
(barg -eg-e!).
BARGELAT(barg-elat), v. H. baler. Bar-
gelat a ra, il bole. À l'instar des verbes
neutres, il ne s'employe qu'à l'infini-
tif avec l'auxiliaire Qber. Voy. mon
Dictionnaire 1869, au mot VERBE
NEUTRE.
BARGOUEDENN. VOY. BARGEDENN (barg-
ñ).
BARIELLEU, 8. pl. m. Garde-fou. Y.
BARIGNER, pluriel irrégulier de
barenn.
BARK, s. m. Bateau, pl. ou.
BARKA, Y. a. (anc.) Etonner; p.
barket.
BARKAIGNA, v. n. (anc.) Se dispu-
ter sar le prix.
BARKED. VOy. BARGED (barg-ed).
BABLAFANQOU. VOYy. PALAFANOU.
BAR 37
BARLENN, a. L Giron.
BARLENN, s. f. Verveine, plante.
VOY. LOUZAOUEN-AR GROAZ.
BARLENNA, v. n. B. Ce mot, à l'île
de Dais, est équivalent de palat du
Léon, bêcher, labourer à la bèche;
genre de travail que, dans cette île,
m'a-t-on dit, les femmes seules sont
appelées à faire, à l'exclusion des
hommes. Dès lors, il se pourrait faire
que ce barlenna dérivât de barlenn,
iron, et signifiât travailler comme
es girons, ou comme les femmes, en
prenant la partie pour le tout. —
J'avoue que je ne suis pas sans in-
quiétude au sujet du jngement qui
interviendra par suite de cette étymo-
logie. Toutefois, je dois dire pour ma
justification, que la langue bretonne
n’est pas sans fournir d'exemples de
verbes ayant une acception de ce
genre. C'est ainsi que de houc'h, pour-
ceau, on a fait houc hella, fouir la terre
à la manière des pourceaux, etc.
BARLENNAD, 8. f. La contenance du
giron. Eur varlennad aralou, un plein
giron de pommes, ce qu'une femme
peut mettre de pommes dans la partie
de son tablier qui correspond aux
genoux.
BARLOCHOU. VOy. PARLOCHOU.
BARN, 8. f. Jugement, condamna-
tion, justice, juridiction; pl. ou, tou.
Mont dirag ar varn, tre appelé en
justice.
BARN, Y. a. Juger en justice, con-
damner, priser un dommage; p. et.
lL se conjugue sur barnu, qui paraît
avoir été usité comme infinitif.
BARNEDIGEZ, 8.f. Le même que BARN.
(Barnedig-ez.)
BAANEIN (barn-e-in), y. a. Y. Juger
en justice; pl. barnet.
. BARNER, 8. m. Juge en justice; pl.
ten.
BARNER-BRAZ, s. m. Souverain juge,
épithète donnée à Dieu dans les poé-
sies religicuses.
38 BAR
BARN-LEO, 8. f. Banliene. — Barn,
juridiction; leo, lieue, mesure itiné-
raire.
BARNOUR, 8. m. Y. VOY. BARNER.
BARO, BARV, BARF, 8. m. Barbe.
Voy. BARO-GWEZ.
BARODUZ, s. m. T. Radoteur.
BARO-GWEZ, 8. m. Mousse des ar-
hres. A la letre, barbe des arbres.
BAROU, 8. m. T. C. Barbe.
BAROUEK, adj. Y. T. C. Barbu.
BAROUIS, BAROUIZ, 8. m. Voy. BARA-
00Z, s. m. Le substantif Barouis est
de Vannes.
BAROUN, s. m. Baron; pl. ed.
BAROUNEZ, 8. L. Baronne; pl ed.
BAROUSKENN, BARVOUSKENN, 8. f.
Perruque ; pl. ou.
BAROZ, s. m. Ce mot, contracté pour
barados, paradis, est employé en
poésie. |
BARR, 8. m. Accès subit de maladie,
tout changement impétueux dans la
température; pl. ou. On dit aussi
barrad,
BARR, 8. m. D. Maléfice.
BARR, 8. m. Grappe, branche, grou-
pe, cime, sommet, brosse, balai;
pl. ou.
BARR, 8. m. Mesure comble. Daou
varr segal, deux combles de seigle.
KIR beteg ar barr, remplir jusqu'au
rd.
BARR, adj. Plein jusqu'au bord. Eur
boezellad barr, un boisseau comble.
BARRA, v. 3. Et mieux, karga leun,
karga beteg ar barr, remplir jusqu’au
comble. — Barr, comble,
BARRA, Y. n. C. $e grouper; p. ef.
Barra oc’h eur wexenn, :se grouper
° des abeilles.
contre un arbre, parlant
BAR
BARRAD, 8. m. Et aussi barr, accès
de maladie, changement subit de la
température. Voy. les mots qui sui-
vent. )
BARRAO (anc.), et mieux, barad,
trahison.
BARRAD-ARNAN, s. m. Y. Le mème
que BARR -ARRE,
BARRAD:-ARNE, 8. m. VOy. BARR-ARRE.
BARRAD-AVEL, 8. m. VOy. BARR-AVEL.
BARRAD-GLAO. Voy. BARR-GLAO.
BARR-AMZER, 8. m. Coup de vent,
orage; pl. barrou-amser, à la lettre,
changement impétueux du temps.
BARR-ARNE, a. m. Tempête, orage, à
la lettre, arrivée subite d’orage.
BARRAS, 5. m. Torchis pour bâtir.
BARRAZ, et mieux BARAZ, 5. m. Ba-
quet.
BARR-AVEL, s. m. Et aussi BARRAD-
AvEL, coup de vent, tempête. — Barr,
barrad, arrivée subite, et avel, vent.
BARR-BOUTOU, s. m. Décrottoir éta-
bli aux portes de l'extérieur pour en-
lever la Loue des chaussures. — Barr,
brosse, et boutou, chaussure en gé-
néral,
BARREK, BAREK. Voy. ce dernier.
BARREK, adj. Branchu. — Barr,
branche.
BARRENN, s. f. Barre de fer, de
bois, barre de porte, levier; pl. bar-
rennou, barrigner. Barrenn houarn,
barre de fer. Barrenn stur, barre de
gouvernail,
BARRENN, s. f. Juridiction.
BARRENNA, Y. a. Fermer avec une
barre, parlant d’une porte. — Bar-
renn, barre de porte.
BARREZ, (ane Facétie, au sens du
breton bourd: danse de théâtre.
BAR
BARS-GLAO, 8. m. Averse, ondée,
giboulée. On dit aussi barrad-glao. —
Barr, arrivée subite, et glao, pluie.
BARR-GWENAN, 5. m. Essaim d'a-
beilles. — Barr, groupe; gwenan, des
abeilles, pluriel degwenanenn, abeille.
BARR-KLENVED, 8. m. Accès subit
de maladie. — Barr, accès subit, et
kleñnced, maladie.
BARR-KOUNNAR, s.m. Accès de rage.
Barr, accès, et Kounnar. rage.
BARR-SKUBER, 8. m. Brosse à man-
che pour balayer. — Barr, brosse, et
skuba, balayer.
RARR-TI, BARR-ANN-TI, a. m. Bou-
chon ou enseigne de cabaret. C'est
d'ordinaire une branche de bois vert
avec ses feuilles. — Barr, branche, et
fi, Maison.
BARS, s. m. Voy. BARZ, poële.
RARS, prép. VOy. BARZ, EBARZ, de-
, dans.
BASU, s. m. Y. Barbe.
BARUEK, adi. Y. Barbu. — Baru. Y.
Barbe.
BARV, BARO, 8. m. Barbe.
BARV-GLUAN, 8. m. Y. Poil follet.
BARVEGEZ (Barveg-ez), s. f. Fille ou
femme qui a de la barbe. Voy. ce qui
est dit à ce sujet au mot barbu de mon
Noureau Dictionnaire Français-Breton,
1869,
BARVEK, adj. Barbu. Ce mot s’apnli-
que aux personnes et au hlé, dit barbu.
Gwinis barvek, froment barbu.
BARVER, 8. m. Barbier; pl. ten.
BARVOUSKENN, BAROUSKENN, 8. f.
Perruque ; pl. ou.
SARZ, a. m. Poëte, barde ; pl. ed. —
Le Barz est un nom de famille très-
du.
BARZ, prép. VOy. ABARZ.
BAS 39
BARZAS, 8. m. Poésies populaires. —
Bars, poëte.
BARZENNENN, 5. LY. Yerrou ; pl. eu.
BARZEZ, 5. L. Femme poëte ; pl. ed.
— Barz, poëte.
BARZOUNEK, 8. m. Poëme. — Harz,
poëtc.
BAS, s. m. Bât de cheval, etc ; pl.
basou (ba-sou).
BAS, s. m. C. Pâte pour faire des
crêpes. Ober bas, faire cette pâte.
BAS, BAZ, 8. L. Voy. ce dernier.
BASA (ba-sa), v. a. Mettre le bât à un
âne, etc.
BASA (ba-sa), v. a. Basa viou, battre
des œufs pour en faire une omelette.
BASKIK, s. m. Scrofulaire, plante.
BASTA, bastout, Y. n. Suflre. Ce
mot, que donne le P. Grégoire, est es-
pagnol et a été introduit dans quel-
ques parties du pays au temps de la
Ligue, vers 1590, alors que les Espa-
gaols firent le siége de Brest et s’em-
parèrent de la presqu'ile de Kélern,
rade de Brest, pour empècher les se-
cours d'y arriver par mer. Le nom
donné à la partie septentrionale de
cette presqu'ile, témoigne de ces faits;
ou l’appelle, aujourd'hui encore, la
Pointe espagnole. — Basta n'est plus
usité, que je sache. La monnaie espa-
gnole réal, monnaieflctiveen Bretagne,
sert aux habitants des campagncs pour
compter de petites sommes, et doit
avoir pris racine à la même époque
dans le langage de la Bretagne. Voy.
REAL, 8. M.
BASTARD, s. m. Bâtard. — Ce mot
figure parmi les noms de famille; pl.
bastardezed, besterd.
BASTARDEZ, 8. L. Bâtarde : pl. bas-
tardezed, besterdezsed.
BASTARDIACH, 8. m. Bâtardise.
BASTOUT, v. n. Voy. BASTA.
40 BAZ
BASTROUILL, adj. G. V. (Les L mouil-
lées.) Qui est barbouillé sur une partie
du corps. Mari vastrouill, se dit d'une
femme malpropre. Voy. MARI.
BASTROUILLEIN, v. a. V. Salir, bar-
bouiller ; pl. bastrouillet. (Les L mouil-
lées.)
BASTROUILLER (Les L mouillées), 8.
m. Y. Barbouilleur; pl. ton.
BAT, BATH, s. m. (anc.) Forme, fi-
gnre.
BATALM, BALTAM, s. L. Fronde pour
lancer des projectiles ; pl. ou.
BATALMAD, 5. L. Coup de fronde.
BATALMAT, v. H. Jeter des pierres
avec une fronde.
BATALMER, 8. m. Qui sait se servir
de la fronde pour lancer des projecti-
les; pl. ten.
BATARAZ, 5. f. Massue. Voy. KRENN-
VAZ; pl. ou.
BATH. Voy. BAT.
BAUT, adj. (anc.) Large.
BAUZ, BAUS. VOYy. BAOZ.
BAV, BAO. Voy. ce dernier.
BAVA, BAVI, v. a. Engourdir par le
froid. Ce verbe n’est usité qu’au par-
ticipe passé bavet ct au dérivé -bare-
dik, Batet eo he zaouarn, il a les mains
engourdies.
BAVEDIK, BAVIDIK, adj. Engourdi
par le froid, et au figuré, stupide, en-
gourdi.
BAVI. VOy. BAYA.
BAVIDIK. Le mème que BAVEDIX.
BA, BAS, s. f. Bâton; pl. bisier
[pirater]. Penn - has, bâton gros par un
out.
BAZAD, 8. L Coup de bâton ; pl. ba-
zadou, et mieux, faoliou baz.
BAZ
BAZAILLAT (Les L moulllées), v. n.
Bâiller en ouvrant la bouche.
BAZATA, v. a. Bâtonner; p. et. On
dit plutôt res faoliou bas da eunn den,
bâtonner quelqu'un. Bazata ar gwer,
et mieux, diskar ar frouez gant eur
toalenn, gauler les arbres pour abattre
es .
BAZ-DILLAD (Les L mouillées), s. f.
Battoir des laveuses. — Bas, bâton,
et dilad, linge de corps.
BAZ-DOTU! Kxclamation qui répond
à sabre de bois! sac à papier! — Bar,
bâton, et dotu, jeu de la crosse.
BAZ-IE0, 8. f. Petit joug pour con-
duire les bœufs à la foire. — Bas,
bâton, et (60, joug des bœufs au tra-
vail.
BAZIEOUET, adj. Beza basieoet, être
attaché au même joug, parlant de
deux animaux et même de deux per-
sonnes mariées. Charmante expres-
sion d'un poëte breton. — Bas, bâton;
teo, joug.
BAZIK. VOy. C'HOARI-BAZIX-KAMM.
BAZ-I0D, s. l. Bâton pour remuer
la bouillie. — Bar, bâton; (od. bouillie.
BAZ-KANNEREZ, 8. f. Battoir de la-
veuse. — Baz, bâton; kanneres, la-
veuse,
BAZ-KAON, s. f. sans pluriel. Tré-
teaux funèbres sur lesquels on place
le cercueil des morts, soit dehors
pour les transporter, soit à l'église. —
Has, bâton; kaon, deuil.
BAZ-KLEZE, 8. L Canne à épée. —
Baz, bâton; klexe, épée.
BAZ-LOAEK, 8. f. Béquille pour {ous
usages ; pl. bisier-loaek.
BAZOUL, s. m. Battant de cloche.
BAZOULENN, 8. f. Le même que
BAZOUL.
BAZ-PENNEK, s. L. Massue. — Bar,
bâton; pennek, qui a une grosse tête.
BEC
8AZ-VALAN. 5. m. Entremetteur de
mariages; pl. bas-valaned. — Ce mot
est composé de bas, bâton, et de halan,
genèt, parce que ces agents d'affaires
se présentaient dans les familles, te-
nant à la main une branche de genèêt ;
c'était un signe d'amour et d'union.
Voy. BALANENN.
BAZ-VALAM, v. n. Faire le métier
de bazs-valan. Voy. ce mot.
BE, a. m. V.T. C. Tombe, tombeau;
pl. beieu. Y. Beio. T. Besiou. Ù.
BE, s. m. Bélement. Yor. 8ElA.
BEAC'H, s. m. Peine, difficulté, cha-
gnn, répugnance, effort, fardeau.
À veac'h ma, à peine si.
BEAC'H-BEAC'H, ady. À grand'peine.
A la lettre, difficulté et difficulté, pei-
ne et peine.
BEAN, adv. Y. Promptement. Voy.
BUHAN, BUAN.
SEA, v. auxil. T. Eire, Yor, BEZA.
BEC'H, s. m.V.T.C. Peine, difficulté,
effort, chagrin, répugnance, fardeau.
Voy. BEAC'H.
BEC'HAN, SEHAN, adj. {anc.) Yor.
BIHAN.
BEC'HEK, adj Y. T. C. Pesant, dif-
delie. Yor. BEC'H.
BEC'HIA, v. a. Peu usité. Charger
d'un fardeau; p. bec'hiet,
SEC'HIN, s. m. Y. Goémou, varech.
Voy. BEZIN.
BEC'HINEIN (bec'hin-e-in), v. D. V.
Ramasser du goémon, le cueillir; p.
bec'hinet.
REC'HINEREC'H, a. m. Y. Pêche aux
goémons. Bec'hin. Y. Goémon.
BEC'HINOUR, s. m. V. Qui fait la
pêche aux goémons; pl. bec’hinerion.
— Bec'hin. Y. Goémon.
SEC'HIUZ, adj. Lourd, pesant. —
Beach, bec'h. fardeau.
BEG 41
BED, BET, 8. m. Univers, monde.
E-bed, aucun, nul, aucune.
BEDEL, 8. m. Y. Le même que pexel,
8. m. Jatte: pl. bedelieu.
BEDELIAD, 6. m. Le même que ps-
xeliad, jattée. Voy. BEDEL.
BEDELL, s. m. C. Bedeau d'église ;
pl. ed.
BEDIZ, 8. pl. m. Ar bedis. les mon-
dains, les gens du monde, d'après
Le Gonidec. — Bed, monde.
BEEIN (bé-e-1in), v. a. et n. Y. Noyer,
submerger, se noyer; p. best (bé-et).
SEEKA, v. D. VOy. BEEKAL, seul usité.
BEEKAL, v. 0. Béler, croasser.
BEEL, BEL, 8. m. Jatte. Voy. PEZEL,
8. nm.
BEFF, adj. (anc.) Voy. BER.
BKR, BEK, 8. m. Yoy. ce dernier.
SEGA, v. a. Refaire la pointe à un
outil; p. beget (beg-et).
BEGAD, s. m. Becquée, bouchée. —
Bek, beg, bec, bouche.
BEGAD, s. m. D. En Cornouaille ce
mot s'employe dans le sens de bec-
uée, bouchée, et de plus, en style
amilier, pour signifier pas du tout :
Begad avel, bouchée de vent, pour
dire, pas le moindre vent.
BEGADI, Y. a. Donner la becquée à
un oiseau. — Bek, beg, bec, bouche.
BEGADI, v. n. B. Germer, parlant
du blé.
BEG-ANN EVN, 8. m. Pourpier,
plante. À la lettre, bec de la volaille.
BEGAR, SPEGAR, 5. m. Mélisse, ci-
tronelle, plantes.
BEGEK (beg-ek), 8. m. Bécard, bro,
chet, truite saumonée. YOT. BEKED.
42 BEK
BEGEK (beg-ek), adj. Pointu. — Beh,
beg, pointe.
BEGEL (beg-el). s. m. Nombril. On
dit aussi begil (beg-il).
BEGEL (beg-el), s. m. Begel bols, clef
de voûte. VOy. MEAN-BOLZ.
BEGELIA (beg-elia). VOy. BEGELIAT.
BEGELIAD (beg-eliad), 8. m. Bedaine.
— Begel, nombril.
BEGELIAT (beg-eliat), v. n. Bêler et
aussi, parler à la manière des petits
enfants ; p. begeliet.
BEGELIEK /beg-eliek), s. m. Pansard.
— Bedel (beg-el), nombril.
BEGIAT (beg-iat), BEIAT, v. n. Bêler.
Begiat a ra, 1l bêle,
BEGIL (beg-il), BEGIL-KOF, 5. m.
Nombril. Voy. BEGEL.
BEGIL-KOF, 8. m. Nombril. Yor.
BEGIL.
BEGIN (beg-in), 8. m. Y. Golfe de
deuil.
BEGIN, 5. f. Y. Le même que megin.
Prononcez beg-in.
BEHAN. (anc.) Voy. BIHAR.
BEIAT, v. n. Béler. Yor. BEGIAT.
BEIE, adj. Y. Indiscret.
BEJAN, adj. Méchant, qui a mauvais
cœur.
BEK, BER, a. m. Bec, bouche, mu-
seau, gueule, bout, cime, sommet,
extrémité, pointe. E bek eur wezenn,
à la cime d’un arbre. Rek eur gountell.
la pointe d’un couteau.
BEK-ANN-EVN, s. m. Pourpier, plan-
te. Voy. BARA-ANN-EVN.
BEKARD, BEKART, 8. m. Y. Truite
saumonée ; pl. et.
BEKAT, v. a. Donner des coups de
pec- En em vekat, se battre à coups de
ec.
BEL
BEK-BRAZ, s. m. Badaud. À b jet-
tre, grande bouche.
BEK-DOUAR, a. m. Promontoire. —
Bek, pointe; douar, terre.
BEKED, s. m. Brochet. bécard, trul-
te saumonée; ainsi nommée parce
qu'il a la tête pointue : bek, pointe.
BEKETAL, v.a. Becqueter, picoter,
comme font les oiseaux sur les fruits.
Ce verbe se conjugue sur l'ancien in-
finitif beketa, et le plus souvent aveo
l'auxiiaire Ober.
8EK-LE, 8. m. Y. Badaud. Ce mot
est composé de bek, bouche, et de le,
veau. Y. YOT, BEK-LEUE.
BEK-LEMM, sorte d'adjectif. Ann
tarch a 30 bek-lemm, le clou est pointu.
À la lettre, le clou est pointe effilés.
BEK-LEUE, s. m. Badaud. Ala lettre,
bouche de veau.
BEL, s. m. Y. Jatte. Yor. PEZEL.
SELAN, 8. pl. m. T. Genêt, du bois
de gent; pl. de belanenn.
BELANEK, 8. L. T. Champ de genti.
Voy. BELAN.
BELANENN, s.f. T. Plant de gent:
pl. belan, du genèt, des plants de
genêt, masc.
BELSI, s. m. (anc.) C'est le nom
général des jeux d'enfants. K-belbé,
adv. En s'amusant, parlant d'un léger
travail. Voy. BELBIACH.
BELBIACH. VOy. BELBIACHOU.
BELBIACHOU, 5. pl. m. Niaiseries,
choses de neu d'importance. Le sia-
gulier belbiach n'est guère usité.
SELBICH, adj. Il se dit en parlant
d'une personne qui a la vue basse et
cligne de l'œil.
BELC'H, pl. irrégulier de belc'henn.
BELO'HENN, 8. f. Baie da Ua: pl.
belc'h, masculin.
BEM
BELES, BELER, s. m. Prêtre. Voy.
RELE,
BELEGI (deleg-t), v. a. Ordonner
rêtre, et aussi se faire prêtre. En ce
ernier sens, on dit plutôt monn da
telek. Beleget eo bet, il a été ordonné
prêtre.
BELEGIACR (beleg-fach), s. m. Pré-
trise, sacerdoce.
BELEGEZ (beleg-iex). Yor. le précé-
dent.
BÉLEIEN, s. pl. m. Pluriel de belek,
prêtre. Ar celeien, les prêtres.
BELEX. BELEG, 8. m. Prêtre: pl.
beleien. Mont da velek, se faire prêtre.
Le substantif belek figure parmi les
noms de famille de même que son di-
minutif belegik (beleg-ik).
SELEK, s. m. Bergeronnette, oiseau,
et aussi éperlan, poisson, appelé aussi
petit prêtre, poisson; pl. beleien.
BELEB, s. m. Cresson d'eau.
BELI, 8. L. Y. Pouvoir, autorité,
jaridiction.
BELIAD. Voy. PEZELIAD, jattée.
BELIET. VOY. PELIET.
BELL, 8. m. Et aussi berr-kebr, par-
tie d'en chevron.
BELLI, s. m. Baill, ancienne dignité.
BELORO, 8. m. Y. Jatte pour traire
le lait. — Bel, jatte; goro, traire.
BSELOST, BILOST, s. m. Croupion,
et par extension, croupière. D'après
le P. Grégoire, ce mot se compose de
bek, bout; lost, queue.
BELOST, adj. Avant-dernier. Ce mot
a beaucoup d’analogie avec le précé-
dent pour la composition.
BEMDOE, adv. T. Y. Journellement,
chaque jour. Voy. BEMDEZ.
BEMDOEZ, adv. Chèque jour. Ce mot
paraît être une contraction pour da
BEN 43
bep des, de chaque jour. Bemdez s'em-
ploye aussi adjectivement : va labou-
riou bemdex, mes travaux de tous les
jours, mes travaux quotidiens.
BEMDIZ, adv. C. Chaque jour, jour-
nellement. Ce mot paraît contracté
pour da bep deiz, de chaque jour.
SEMEL, BOMDU. Yor. 80M.
8SEMNDZ, adv. Chaque nuit. C'est
une contraction de da bep nos, à cha-
que nuit.
BEN, sorte d'adijectif. Mean-ben,
pierre de taille. Voy. 8ENA.
BENA, v. a. Tailler, parlant des
pierres de taille.
BENAC'H, nom géographique de
ville. Belle-Isle-en-Terre.
BENAL, SONAL, 8. pl. m. Y. Vos.
BARAL, Y. C. Genêt.
BENALEK, 8. f. Y. Champ de genèêts.
BENALENN, 5. L. Y. Une branche,
une baguette de genêt, un plant de
genët. Le pluriel benal est du genre
masculin.
SENDEL, SENDEL-ROD, 8. m. Moyeu
de roue. Rod, roue.
BENDEM, s. L. Y. Vendange. On dit
aussi mendem, 8. L
BENDEMEIN (bendem-e-in), v. n. Y.
Yendanger, faire la vendange. On dit
aussi mendemein.
BENEDISITE (benedi-site), 8. m. Prière
latine dite Benedicile.
BRENER, s. m. Tailleur de pierres de
taille ; pl. ten. Voy. BENA.
BENER-MEIN, a. m. Tailleur de pier-
res. — Bener, tailleur; mein, des
pierres, pl. de mean.
BENEZER, s. m. C. Sculpteur; pl.
ten. On voit quelle est l'analogie entre
ce mot et Bener.
BENI, BINI, 8. f. Canelle de tisse-
rand: pl. bentou.
4 BEN
BENIAD, SINIAD, 8. L Une canelle
pleine de fl; la contenance d'une ca-
nelle de tisseraud; pl. ou.
BENIEU, BINIEU, s. pl. m. Yor.
minou.
BENNAG. YOT. BENNAI.
BENNAK, BENNAG, sorte de parti-
cuie qui joute, en certains cas,
aux substantifs, aux adjectifs, à quel-
ques pronoms et adverbes, et dont le
sens ne paralt pas susceptible d'être
défini, si ce n'est quand elle signifle
quelque, quelques. Eunn dra-bennag,
quelque chose, Abenn eunn derves-
bennag goude, quelques jours après.
Eunn dra vad-bennag, quelque chose
de bien. Eunn nebeut-bénnug anezho,
quelques-unsd'entr'eux. Unan-bennag,
quelqu'un. Eur re-bennag, quelques-
vos. Enn eunn tu bennag, quelque
part. Voy. PIU-BENNAG, PEGEMENT-
BERA, PETRA-BENNAS.
BENNAS, BENNAZ, 8. L. Bénédiction.
Ce mot n'est usilé qu'en quelques
localités. Voy. BENNOZ qui est plus
usilé.
BENNASTOUE, sorte d'adverbe. Merci,
je vous remercie. — Bennas, bénédic-
tion, et Doue, Dieu. (En vertu des
règles d'euphonie décrites au mot ad-
jet. parsg. 7 et Suivants de mon
ictionnaire Français-Dreton 1869, Ja
lettre D de Doue sc change en forte T
après la lettre forte S de bennac.)
Bennastoue d'e-hoc'h. M vous remer-
cie; à la lettre, bénédiction de Dieu
vous, Celle locution est particulière
ment usitée aux environs de Brest.
En parlent à de petits enfants, on ail :
larar Doue, au lieu de larar bennas-
tous (qai serait trop difficile à pro-
moncer), pour leur dire de remercier
quelqu'un.
BENNAZ, BENNAS, 5. L. Bénédiction.
Ce mot est employé en quelques lo-
calités an lieu de bennoz, plus nsité.
Yor. BENFASTOUE.
BENNIGA, BINNIGA, v. a. Bénir,
consuerer, faire une cérémonle reit:
Psc pour relever une femme de
Couches; p. es. — Benniga eunn lis,
BEO
bénir une église. Benniga eo bat he
fenn, elle à E relevée de couches. —
Bennes. bénédiction.
SENNIGEIN (bennig-6-in), v.
Bénir, p. benniget. Voy. BEXMGA.
BENNIGET (bennig-es), ad]. ct parti-
cipe de benniga. Dour benniget, de
leau bénie, Mean benniget, pierre
daniel,
BENNOC'H, 8. f. V. Bénédiction.
BENNOEC'H. Le même que bennoc'h. V.
BENNOZ, BENNOS, s. 1. Bénédiction ;
pl. bennosiou (benno-siou).
T.
SENS, BES, s. L Vesce, plante. 4r
peh. ar ves, la vesce.
BERT, s. L Menthe, plante. Ar veñs,
la menthe.
BENT-Ki, 5. L. Menthe sauvage. À la
lettre, menthe de chien.
BENTONIK, 8. f. Bétoino, plante.
SENUEK, 8. m. V. Outil, instrament ;
pl. benueget (benueg-ei).
BENVEK, 5. m. Outil, instrument ;
pl. binviou, biniou. Voy. ce dernier.
BE, BEV, adj. Vivant, plein de vie,
alerte, ardent ou enflammé, parlant
lect beo s’employe
fresk-beo, tout ré-
cemment. Il s'employe encore pour
donner de la force à une assertion :
goadek-beo, tout sanglant; noas-beo,
tout nu, entièrement nu. Treas beo se
dit du sable que la mer couvre à cha-
que marée, par opposition à treas-
maro. Voy. ce mot. Digroc'hennel eo
her beo-buesek, digroc'hennet eo bet ex
beo, il a été écorché vif.
8E0, 8. m. La chair vive.
8E0. C. T. S'employe pour bezo qui
est la troisième pers. sing. du futur
du verbe bena, être.
BE9-BUEZ, adj. Plein de vie. — Beo,
vivant; bues, vie,
BER
BEC-OUEZEK, adj. Plein de vie. Cet
adjectif est composé de deux mots qui
ont la même signification; à la lettre,
civant-vicant ; c'est une sorte de su-
perlatif dont ilest parlé à mon Diction-
naire 1869, au mot SUPERLATIF. Voy.
SES, ad).
REOL, s. L. Cuve; pl. iou. — Ce mot
parmi les noms de famille en
Bretagne.
BEOLIA, v. a. Encuver; p. beoliet.
Peu usité.
BEOLIAD, s. f. La contenance d'une
cute; pl. ou. Voy. beol.
BEON, s. m. Etrape ou faucille pour
couper la fougère; pl. tou.
BEOTEZ, s. pl. m. Pluriel debeotesenn,
bette, légume.
BEOTEZENN, s. L. Plant de bette, lé-
gume; pl. beotezs, qui est masculin.
BEOUEIN, v. n. V. Voyez BIVEIN.
BEDUENN, BIOUENN, a. L. Y. Lisière
au drap, limites, bornes, frontières ;
pl. eu.
BSEOUENN, s. f.T. Plant de bouleau ;
pl. beouenno, masculin.
BEOUIN (beou-in), s. m. T. Viande de
bœuf. Yor. BEVIN.
BEP-MARE, nour da bep mars, adv.
à tout instant.
BEPRED pour da bep pred, ady. À
chaque instant, toujours.
BEPRET, BERPET, adv. V. Toujours.
Voy. BEPRED.
BER, s. m. Broche. Lakaat ac'h ar
ber. metre à la broche.
RER, Voy. BLR, baron.
BERA, Y. n. Couler, Hier, suinter,
I! se conjugue avec l'auxiliaire ober.
BERAD, s. m. Goutte de liquide.
BERAD, ady. Pas du tout. N'en deut
BER 45
evet berad, il n'en a pas bu du tout. Cet
adverbe qui n'est autre que le précé-
dent, ne s’employe qu'avec une néga-
tion au sens de pas du tout.
BERAOENN, a. f. Le même que berad.
subst. masc.
BERBOELL, s. m. (anc.). Inconstance.
— Berr, court, et poell, retenue,
constance.
BERBOELLIK, adj. Inconstant, étour-
di, léger. — Berr, adj., court, et
poell, constance.
BERC'H, 8. m. V. Prohibilion , dé-
fense. Gouél berc'h, Y. Fête gardés.
BERC'HEIN (berc’h-e-in), v. a. Y. Pro-
hiber, défendre; p. berc'het. Berc'het
e er gwin dout-hon. V. Le vin lui est
défendu.
BERC'HEL, a. m. Y. Maquereau, pois-
son; pl. berc'heli.
SERC'HELI, pluriel irrégulier de
berc'hel, Y.
BSERC'HON, s. pl. m. Pluriel irrég.
de berc'honenn, miette.
BERC'HONEIN, Y. a. Y. Rompre par
petits morceaux, émietter, égruger,
et aussi rembarrer quelqu'un qui
cherche noise.
BERC'HONEK. Voy. BREC'HONEK.
BERC'HONENN, 5. f. Y. Miette d'une
chose bonne à manger. 00 dit aussi
brec’honenn; pl. berc'hon, qui est
masculin.
BERC'HOUEIN, v. n. Y. Bouillir, p.
berc’houet.
BERC'HOUIOIK, adj. Y. Ardent, zélé.
BERC'HUD, s. m. Y. Yor, BURZUD,
miracle.
BERC'HUOUZ, adj. Y. Étonnant, mi-
raculeux. — Berc'hud, V. Miracle.
BERC'HUEIN (berc'hue-in), Y. n. Y.
Fcrmenter, parlaat des liquides.
&6 BER
BERD, 5. m. (anc.) Baron. Gruek herd
(anc.), baronne. — Gruek (anc.), fem-
me ; berd, baron.
BERDIAC'H, BRERIAC'H, 1. m. Y.
Confrérie, pl. eu.
BERED, 8. f. Cimetière; pl. berejou.
— Le P. Grégoire et d'autres auteurs
de Cornouaille affectent d'écrire bezred,
au lieu de bered, comme pour indiquer
au lecteur l'étymologie de ce mot qui,
seton eux, est bet. tombe, et red, néces-
saire. Outre que cette étymologie est
ua peu ridicule, ils ne font pas atten-
tion qu'ils disent ar vezred, la cime-
tière, comme on dit ar vered, en Léon.
Mais malheureusement pour eux, te
substantif bez, tombe, est masculin,
ar bes, la tombe; il faudrait donc dire,
pour rester dans le génie de la langue,
ar bezsrod; ce qui n'est pas. — Ceci
prouve que les étymologistes font
rfois comme les rimeurs, et si on
8 laissait faire, ils alléreraient la
langue pour satisfaire leur amour-
propre.
BEREIN, v. n. Y. Couler, fluer, suin-
ter, s'écouler. On dit aussi birein.
BERET, 8. f. Y. Cimetière ; pl.
beredeu. Er veret. Y. Le cimetière.
BERFI, BIRFI, v. n. Bouillir. Yar.
Birvi qui est le plus usité.
BERGES, (berg-es), s.m. Et aussi bre-
ges (breg-es), s. m. Y. Rot, ventuosité
qui sort par la bouche ; pl. eu.
BERGESEIN (berg-e-se-in), v. n. Y.
Roter; p. bergeset.
BERGEZAT, v. n. Y. Roter. Prononcez
derg-esat.
BERIA, v.a. Empaler; p. beret. —
Ber, broche.
BERIA, v. n. Ressentir des douleurs
aiguës dans le côté; pl. beret. Beriet
ounn, je ressens des douleurs aiguës
dans le côté. Voy. BERIOU.
BERIAO, 5. m. Beriad rost, une broche
remplie de viande, une brochée de
viande; pl. ou. Yor. BER, 8. m.
BER
BSEMOU, s. pl. m. Doùlottrs 44 6ôté,
étancements douloureux.
BERJEZ, s. f. Verger.
BERLE, s. m. Y. Jachère. Voy. BRELLE.
BERLEC'HUENN, s. f. V. Vénus, pla-
nèle.
BEALIK. Yo. C'HCARI BERLIK HA ERA.
BEBLIM, s. L Y. Meule pour aiguiser
les couteaux, etc.
BERLIMEIN (berlim-e-in} +. à. Y.
Aiguiser à la meule.
BERLOBI, s. m. Y. Délire.
BERLOK. VOy. C'HOARI BERLIK HA ERL.
BERMANN, ady. Y. Maintenant. Voÿ.
BREMAN.
BERMENN; le même que BERRARN.
BERN, s. m. Tas, monceau,. meule,
grande quantité; pl. tou. Eur bern teil,
un tas de fumier.
BERN-ED, s. m. Gerbière dans les
champs. — Bern, tas; ed, blé.
BERN-TRO, s. m. Tas de gerbes de
blé sur l'aire.
BERNA, BERNIA, v. a. Amonceler,
faire des tas; p. bernet.
BERNOUT, verbe impersonnel ; im-
porter. Ne vern ket, peu importe. Pe
pern d'in / Que m'importe!
BERO, BERV, adj. Bouilli à l'eau. Æik
bero, de la viande cuite dans la mar-
mite, — Birvi, berri, bouillir. Ce mot
bero s'employe aussi comme substan-
tif au sens de bervadenn. Eur bero
c'hoas hag e vezo poax, encore un
bouillon et il sera cuit.
BERPED, adv. V. Toujours. On dit
aussi berpet.
BERPET, adv. V. Toujours.
BERR, adj. Court, borné, concis, suc-
cinct, rare, peu commun, peu abon-
BER
dant.Æ barr. e verr, dans peu de temps,
avant peu. — Les mots Berr, le Berr,
sont des noms de famille assez com-
muns.
BERR, adj. Y. Camard, court. Fri
berr, nez eamard, Y.
BERRAAT, v. n. Devenir plus court,
avoir moins de durée; p. berrest, ber-
rens. Berraat á ra ann deis, les jours
diminuent.
SERB-ALAN, s. L Asthme. — Berr,
court; alan. haleine. Voy. le suivant.
BERS-ALANEK, 5. m. Astbmatique.
On dit platôt nep a s0 ar berr-alan
gant-hañ. Voy. 10460.
BERRAT, v. n. V. Diminuer en durée,
devenir plus court; p. barret, Voy.
BERRAAT.
BEER, adj. Il se dit ea parlant
d’une personne qui est, comme on dit,
à court d'argent. Berrek eo, il est à
court d'argent.
BEBRENTEZ, s. L. C. Malaise sous le
rapport de l'argent dans un ménage.
Neuze á teuas berreñtes enn ti, le ma-
laise entra alors dans le ménage.
BERR-KESR, a. m. Partie de chevron.
— Berr, court; kebr, chevron.
BERBIK ; diminutif de berr, adj. Court.
C'est un nom de famille assez commun.
BERBOK, adj. C. Le même que berrek.
BERB-WEL, ad). Qui a la vue courte.
— Berr. court; gwelet, voir. Yor, le
mot suivant.
BERS-WELED, s. m. Myopie, courte
vue. Berr, court; gweled, vue. On dit
aussi dremm-verr; à la letre, vue
courte.
BERT, BRENT, s. m. Y. Plaidoyer.
VOY. REI,
BERT, BERTH, ad). (anc.) Beau, et
aussi amanie, maitresse.
SERTEIN, BBENTEIN, Y. n. Y. Plsider.
— Bert, brent, plaidoyer.
BER
BERTEOD. VOy. BESTEOD.
BERTER, s. m. Y. Plaideur; pl. son.
On dit aussi bertour.
BERTEREC"H, 8. m. Y. Plaidoirie. Yor.
BERI, 8. m.
BERTOUR, s. m. V. Plaideur; pl. ber-
terion.
4
BERU, BERV, adj. Y. Bouilli. Kik bera,
de la viande cuite à l'eau. Ce mot hern
en Vannes a aussi le sens du substan-
tif bervadenn du Léon. Ur berra c’hoac'h,
un bouillon de plus et il sera cuit.
BEAUEIN (beru-e-in), v. n. Y. Boull,
Dr: p. beruet (beru-et).
BERV, adj. Yor. BERO, RERD.
BERVADENN, a. L Ce mot s'entend
d'un certain espace de temps qui s'é-
coule pendant l'ébuilition d'un liquide
et qu'on appelle un bouillon. Subsi-
diairement on donne à bervadenn le
sens de petite lessive sans cendre ou
potasse. — Bervi, birvi, bouillir. Diou
pe derr bercadenn á per a-walc'’h, deux
ou trois bouillons suffiront pour ache-
ver de le cuire.
BERVEIN, BERUEIN, v. n. Y. Bouillir;
p. bervet, beruet.
BERVERK, adj. Pennou-bervek, des cer-
veaux brûlés; à la lettre des têtes
bouillies. Yor. 8IRvI.
BEAVENN, s. f. Mousse de Ja bière.
BERVI, v. n. Non usité. Yor. HIR,
BEAVIDIK, adj. Yor. BIRVIDIK.
BERZ, s. m. Probibition, défense.
BERZ, ad}. Goel bers, fête gardée.
BERZA, v. a. Prohiber, et aussi cé-
lébrer, parlant d'une fête; p. bercst.
Berzet eo ar g'win out-han, arabad eo
d'ezhañ eva gwin, le vin lui est défendu.
Berza eur goel, célébrer une fête reli-
gieuse.
BERZUT, BUAC'HUT, s.m. Y. Miracle,
merveille ; pl. bersudeu, burs'hudeu.
48 BES
8ES, 8. f. Vesce, plante. On dit mieux
bens, ar Cent,
BESIA (be-sia), v. a. Enterrer, inhu-
mer. — Bet, tombe.
BESIAD (be-siad), BEZIAD. 8. m. Le
contenu d'un tombeau. — Bes. tombe,
tombeau. Lekeat int bet enn eur besiad,
ils ont été mis dans le même tombeau.
BESK. adj. Sans queue, écourté, à qui
on a coupé, soit la queue, soit les
oreilles ou les cornes ou la langue.
Ki-besk, chien écourté; ejenn bes-
korn, au lieu de besk-korn, bœuf qui
a une corne cassée; besk-teod, besteod,
à qui on a coupé la langue.
BESKA, BESKI. v. a. Ecourter, couper
Ja queue ; pl. besket.
BESKELL, 8. m. Guingois, sillon
court dans l'angle d’un champ; pl. ou.
Park ar beskellou, champ où il y a
du guingois.
BESKELLA , v. n. Être de biais; au
figuré, biaiser, agir avec détours. Ce
perbe se conjugue avec l'auxiliaire
er.
BESKELLEK, adj. Qui est de guingois,
oblique.
BESKENN, s. f. Dé à coudre, calotte
d’un gland, mors de cheval; pl. ou.
RESKENN, GWESKENN, 8. L Voy. ce
dernier.
BESKENNA, GWESKENNA. Voy. ce
dernier.
BESKENNOU-ANN-ITROUN-VARIA, 5. pl.
L Digitale, plante, dont les fleurs ont
quelque ressemblance avec un dé à
coudre. — Beskenn, dé à coudre. À la
lettre, dés de la Vierge Marie.
BESKI, BESKA. Voy. ce dernier.
BESKONT, s. m. Vicomte; pl. ed. Ce
mot est fort commun parmi les noms
de famille; on l'écrit et on le prononce
deskond, bescond en français.
BESKONTEZ 8. f. Vicomtesse ; pl. ed.
BEU
BESKORN, adj. Qui a perdu une corne.
Voy. BESK.
BESKORNA, v. a. Couper les cornes.
Voy. BESKORN.
BESKORNI, v. a. Le même que bes-
korna.
BESKOUL, BISKOUL, s. L. Panaris ;
pl. ed. Ar viskoul a xo em bix, j'ai un
panaris au doigt.
BESTEOD, 8. m. À qui ou a coupé la
lengue, et par extension, bredoull-
leur, bègue. Ce mot est composé de
berk, à qui on a coupé la langue, la
queue, etc., et de teod, langue. Yor,
BESK. On dit aussi berteod (berr-teod),
d'après Le Pelletier.
BESTEODAOH, s. m. Bégayement.
BESTEDDEZ, s. f. Femme qui bégaye.
Voy. BESTEOD.
BESTEODI, v. n. Bredouiller,bégayer,
grasseyer. Var. BESTEOD.
BESTL, s. L. Fiel,
BET, BED, 8. m. Yor. HER.
BET, prép. V. Jusqu'à. Voy. SETE,
BETEG.
BETA, prép. V. Jusqu'à.
BETAG, prép, Le même que 8er,
BETA.
BETANIK, s. m. Germandürée, plante.
BETE, BETEG, prép. Jasqu'à. Le pre-
mier se place devant les consonnes; le
second devant les voyelles. Adal Paris
bete Roason, beteg Aire, de Paris à
Rennes, à Auray. Bete gousout, jusqu'à
plus ample informé.
BETEG, prép, Yor. BETE.
BETEK, prép. Voy. BETEL, BETES.
BEU (be-u), 8. pl. m. Pluriel de
beuenn, bouleau.
BEU (be-u), adj. V. Vivant. On dit
aussi bm, Y. Yor. HE,
BEU
BEGEIN (be-ue-in), v.n. Y. Vivre;
pL beuet.
BESENN (be-uenn), 8. f. Bouleau,
arbre; pl. bea (be-u), m.
BE6F, s.m. Boavreuil, oiseau; pl. ed.
KIR (bou-i%), v. a. et n. T. Yor.
HZ,
BEULKE, s. m. C. Ua fat, on sot, un
imbécile; pl. boulkeien
, beulkesd.
BEORNEUBRE, s. m. Lourdaud, benêt.
BEURE, s. m. Y.T. Matin.
BEBREER, 5. m. Y. T. Matinal.
BEUREVEZ, s. L Y.T. La durée de
la matinée. Voy. vez, particule.
BEUT (be-ur), 5. L Y. Voûte d'édifice ;
tortue, animal; pl. et. ’
SEUZ, s. m. Bois, arbrisseau; du
bois de buis.
BEUZ, s. m. VOY. HHL,
SEULEERK, 5. L. Y. Champ de buis,
liea planté de buis.
BEUZEK, adj. Sujet à être inondé. —
Beuzi, inonder.
BEUZEL, s. m. Bouse de vache: c’est
aussi celle que on dessèche au soleil
pour être brûlée en guise de chauf-
fage. Ce mot n’a pas de pluriel et
signife de la bouse de vache, des
bouses de vache. Voy. le mot suivant.
Ce mot s'emploie comme pluriel. Ar
beuxel-ze n'int Ket seac'h, ces bouses
de vaches ne sont pas desséchées.
SEUZEL-SEAC'H, s. m. Bouge de vache
desséchée au soleil pour servir de
chauffage. Ce mot s'employe comme
pluriel. Voy. SEUZEL.
BEUZENNEK, 5. f. Lieu planté de
BEUZI, v. a. et n. Noyer, submerger,
inonder , se noyer par accident, p.
beuxet. En em veuxi, BB noyer avec
e BEV 49
intention; p. en enm veuxet. Beusi u
reot, vous vous noierez. Beuzet e ve
paneved se, il se noierait sans cela.
BEUZID, s.f. Le même que beurennek.
BEUZIK, 8. m. Grimaud, jeune éco-
er; pl beuxedigou. On dit aussi beuz,
pl ed.
BEV, BED, adj. Vif, vivant, actif. —
Beva, vivre.
BEVA, Y. n. Vivre, nourrir. Minal
qu'une foule d'autres verbes, celui-ci
s'emploie comme substantif : ar beva,
la vie, les choses nécessaires à la vie.
— Beo, bep, vivant, p. beret.
SEVAN, v. n. T. Vivre, nourrir;
p. bevet.
SEVANS, et mieux, gix beva, ma-
nière de vivre. — Gis, coutume,
façon; berù, vivre.
BEVENN, 8. f. Lisière du drap, li-
mites, bornes, frontière; pl. ou.
BÉVENNA, BEVENNI, v. a. Mettre des
limites, des bornes.
BEVEREZ, s.f. Orpin, reprise, plan-
tes; vive, trachine, poisson; pl. de
ces dernières, beverezed.
BEVEZ, adj. Coupable; d’après le
Catholicon (beuez). Fustet 00 bet, bener
eo, ila été battu, c'est bien fait; il a
été battu, il est coupable; il a été
battu et il le méritait bien.
BEVEZ, 8. m. Aubaine. C'est en
Tréguier, je crois, qu’on lui donne ce
sens. Eur betez 00 dm kaont lod eux
ar soubenn, c'était pour moi une bonne
aubaine quand j'avais ma part de
soupe.
BÉVEZER, 8. m. Dépensier; pl. ten.
BEVEZI, v. a. Disaiper, prodiguer,
dépenser follement; pl. bevezet.
BEVIN, 8. m. Kik bevin, de la viande
de bœuf, du maigre de bœuf ou autre
viande de boucherie. Bevin ejenn, filet
de bœuf.
7
50 BEZ
BEI, s. m. Tombe, tombeau; pl.
besiou (be-siou). Mean-bex, pierre tom-
bale, Foull-bex, fosse pour enterrer
les morts. Skrid-bex, épitaphe.
BEZ, s. m. Dent d'un croc.
BEZ, 8. m. T. C. Dolgi, Yor. 8iz.
BEZA, v. n. et auxiliaire; être, ap-
partenir, exister; L bet.
Ce verbe a plusieurs particularités
qui ont été expliquées en détail au
mot ÊTRE de mon Dictionnaire français-
breton 1869. Je vais les résumer en
quelques mots :
Ce verbe est très-irrégulier tant
comme verbe neutre que comme verbe
auxiliaire. Voy. la Gramm. à ce sujet.
Comme verbe neutre, au sens
d'exister, il est facile pour la construc-
tion. Bexa ha hesa bel, n'int Ket eur
c'hement, être et avoir été, ne sont pas
une même chose. — Comme verbe
auxiliaire, il en est tout autrement,
car il est très-difficile d'en faire l’ap-
plication. Pour le RIE je citerai
quelques phrases dans lesquelles la
même personne du même temps de ce
verbe paraîtra sous des formes très-
variées et, notez-le bien, qui sont de
toute rigueur dans chacun de ces cas.
1° Si le verbe est au personnel, c'est-
à-dire si le pronom personnel ou le
sujet est énoncé : me so klañv, me a
30 klanv, je suis malade; à la lettre,
moi est malade.
2° Si le verbe est à l’impersonnel,
c'est-à-dire si le pronom personnel ou
le sujet n'est pas énoncé : klang unn,
je suis malade; à la lettre, malade
8° Si l'on veut affirmer son dire ou
appuyer fortement sur une chose :
Bes’es ounn klan. herd ex ounn klanv,
je suis malade; à la lettre, être je suis
malade.
4° Si l'on veut énoncer un fait qui
ne sera que momentané ou si l'on veut
dire qu'on est occupé à faire un cer-
tain travail : emoun aman oc'h ober
kegin, je suis ici à faire la cuisine.
5° Après les conjonctions mar, si,
et po quand, on emploie une cin-
quième manière de conjugaison : mar
besann klanv, si je suis malade (dans
BEZ
l'avenir); pa vexann klañv, quand je
suis malade. Voy. mon Dicéionnaire
rançais-breton et la Grammaire de
Gonidec, pour plus amples ren-
seignements.
Nous rappellerons fci en peu ds
mots quelques particularités gl 80
produisent, en certaines localités, au
sujet de la conjugaison du verbe héra.
Ainsi ann dud a 100 mad, ann dud a
oa mad, ann dud a voa mad, les hom-
mes étaient bons; pa oe great, ou bien,
ps voe groat he baskou gant-han, quand
eut fait ses pâques, ses commu-
nions. Lataret a red es oa klanv, laparet
a rea e 00 klanv. Ces variantes se disent
à peu près à égal l'une de l'autre.
Toutefois je pense que a oa, a ioa, a oe,
sont plus réguliers, et que le v n'a été
introduit que pour l'euphonie.
SEZAFF (anc.). Être, être présent.
BEZAND, adj. (anc.); présent, non
absent.
BEZANS, 8. m. (anc.); présence.
BEZANT, adj. (anc.); présent. Ce mot,
comme les deux précédents et leurs
dérivés exvezañis, esvesañt, non usités
aujourd’hui, doivent être de l’époque
où l'on disait bexa/ff, être présent, ex-
vesaff, être absent.
SEZEL. Yay. PEZEL.
SEZIAD. Yay. SESIAD.
BEZIN, BIZIN, 8. m. Goémon, va-
rech. Ce mot n'a pas de pluriel, ou
plutôt est pluriel lui-même en sa qua-
lité de nom collectif, à l'instar de
keuneud, bois de chauffage et autres.
Voy. mon Nouveau Dictionn. français-
breton, 1869, au mot COLLECTIF.
BEZIN-TONN, 5. m. Goémon qu'on
ramasse sur la grève quand la mer
est basse. — Besin, goémon; tonn,
vague de la mer; bexin-tonn est donc
du goémon apporté par les vagues.
BEZIN-TROUC'H, s. m. Goémon que
l'on drague ou fauche au fond de la
mer. Bexin, goémon ; trouc'ha, couper.
BEZINA, BIZINA, Y. n. Couper, cueil-
BID
lir ou ramasser du goémon. — Bezin,
bisin, goémon.
__ BEZINEB, BIZINER, 8. m. Celni qui
nE, cueille, ou ramasse du goëmon;
pl. ten
BEZ0, a. pi. m. C’est le pluriel de
besvenn, bouleau.
BEZO! exclamation; soit! — Bexa,
être.
BEZOS, BIZUU. Yor. ce dernier.
SEZOUT, Y. n. et auxiliaire. Y. C.
Être, exister, appartenir. Voy. REI,
BEZVENN, 8. f. Bouleau, arbre:
pl. bexo, maso., des plants de bouleau,
du bois de bouleau.
BEZVOUD, 8. m. Liseron, volubilis,
plantes.
BIAN. VOY. BIHAN.
BIANA. Voy. BIHANA.
BIANAAT. VOY. BIHANAAT.
BIANIK. VOY. BIHANIX.
BIANDC'H. YOT. BIHANOC'H.
BIBID. VOY. PIBIT.
BIBL, s. L. Bible, livre de l'Écriture
Sainte.
SIBLOGOU, s. pl. m. Bilboquet.
BIBLOK, 8. m. Le même que biblo-
gou. C'hoant biblok, jouer aa bilbo-
quet.
810, 8. m. As, figure marquée sur
un dé, sur une carte S jouer.
810E0, s. m. Ce mot, en Cornouail-
le, s'emploie en parlant d’une femme
jalouse de son mari : Ema ar bded
gant-hi, elle est jalouse de son mari.
Voy. le mot JaLOux à mon Nouveau
Dictionnaire, 1869. Bided ya le sens
de pistolet et aussi celui de petit
BIDEL, s. L. V. Jatte; pl. teu.
BIG 51
BIDELIAT, 8. fe V. Jattée, le contenu
de la jatte; pl. bideliadeu.
BIDENN. VOy. PIDENN.
BIDED, 8. m. V. Collecteur d'impôts;
pl. bideier. — Ce mot figure parmi les
noms de familles.
_BIDEO, SIDEV, 8. m. Gaffe; pl. bide-
DIOU,
BIDEV. Voy. BIDEO.
BIDEVIA, v. a. Gaffer, frapper ou ac-
crocher avec une gaffe; p. bideviet.
BIEL, BEL, 8. L Jattie: voy. BIDEL.
BIELL, 8. L. Vielle, instrument de
musique, pl. ou. Rent gañt ar vell,
jouer de la vielle.
BIELLA, v. n. Et mieux, seni gant
ar viell, jouer de la vielle.
BIELLER, 8. m. Joueur de vielle; pl.
ten.
BIEUZR, 8. m. Bièvre, castor, ani-
maux; pl. ed.
BIGELL (big-ell), 8. L. Houe, instru-
ment de labourage ; pl.ou.Voy. PIGELL.
BIGN. VOY. DIRI-BIGN.
BIGNEZ, Voy. BIGNEZENN, beignet.
BIGNEZENN, 8. T Beignet, pâtisse-
rie; pl. dignes, m
BIGOF, s. m. Panse, gros ventre. Ce
mot parait formé de bill. billot, et de
kof, Tente; à la lettre, ventre comme
un t
BIGOFEGEZ (bigofeg-ez), 8. 1. C’est le
féminin du suivant.
BIGOFEK, 8. m. Pansard, qui a un gros
ventre par suite de sa constitution;
pl. bigofeien. Voy. BIGOF.
BIGORN, 8. m. Lakaat eur bugel war
ar bigorn, se dit d’un enfant que l'on
met, par pénitence, à genou au milieu
de la classe ou de l’église
52 BIL
BIGORN, 8. pl. m. Pluriel de bigor-
nenn, limacon de mer.
BIGORNENN, 8. L. Limacon de mer;
pl. bigorn, m. Dans le français de la
Basse-Bretagne, on appelle ce coquil-
lage Bigorne.
BIGDRNETA, v. n. Chercher ou ra-
masser des limacons de mer; et par
extension, ramasser des coquillages
en général pour faire collection.
BIHAN, BIAN, adj. Petit, modique,
menu, insuffisant. Comparatif, btha-
noch; superlatif, bhang. Cet adjectif
comme beaucoup d'autres adjectifs,
s'emploie comme adverbe: brhan boaz,
peu cuit, mal cuit. Staota hes ha bi-
han, pisser souvent et peu à la fois.
Le mot Bihan, et aussi Le Bihan, figure
parmi les noms de famille, et dans ce
cas on le prononce comme en français
Bihant, Le Bihant.
BIHANAAT, BIANAAT, v. n. Devenir
plus petit, p. bihaneat, bihaneet.— Bi-
han, adj. Petit.
BIHANIK, adj. Fort petit. C'est le di-
minutif de bihan. 4 vihanik, dès l’en-
ance.
BIKENN, adv. Jamais, par rapport au
temps futur. Bikenn ne d-inn di, je
n'irai jamais là.
BILEN, adj. Eunn den bilen, un hom-
me du commun.
BILI, pl. irrég. de bilienn, caillou
roulé par les eaux, galet.
BILI, 8. m. Y. GRÈS. Pot bibi, pot de
8.
BILIBANN. C’hoari bilibann, jeu des
osselets ou des galets. — Bri, pluriel
de bilienn, galet, et banna, jeter en
l'air. Ce jeu consiste à jeter en l'air,
dans certaines conditions, des osselets
ou des petits cailloux.
BILIENN, a. f. Caillou roulé de grè-
ve, galet ; pl. bih, m. On dit de prété-
rence mean-bili; pl. mein-bili, m.
Voy. MEAN.
BIN
BILIENN-BLOUM, s. f, Balle de plomb,
d'arme à feu; pl. bili-bloum, m.
BILL (L mouillées), 8. m. Billot,
grosse pièce de bois; pl. ou.
BILL (L mouillées), s. m. Y. Voy.
BILLEU.
BILLETEZENN (L mouillées), s. L
Rondin de bois de chauffage; pl. bil-
tex, ID.
BILLEU (L mouillées), 8. pl. m. Y.
Tennein Per billeu, tirer à la courte
paille.
BILLINENN, 8. 1. Pilule; pl. ou.
BILOST, VOy. BELOST.
BIN, adj. Men bin. Y. Pierre de
taille. — Men, pierre, et bénein, tailler.
BINOEDOU, s. pl. m. Balance pour
peser des objets de valeur.
BINEIN (bin-e-in), v. a. Y. Tailler des
pierres; p. binet.
BINI, BENI, 8. f. Canelle de tisse-
rand ; pl. ou.
BINIAD, 8. L. VOy. BENIAD.
BINIAOU, 5. pl. m. (anc.). Ce mot est
hors d'usage et a fait place à biniow.
Il se retrouve encore dans les mots
suivants.
BINIAOUA, Y. n. Ce mot n’est guère
usité, et on emploie de préférence
seni gant ar biniou, jouer de l'instre-
ment de musique appelé biniou. Dans
certaines localités il sert, à l'exclusion
de tout autre instrumest, pour faire
danser les gens de la campagne. Voy.
BINIOU.
BINIAOUER, s. m. Joueur du biniou;
l. ten. Voy. BINIAOUA. Je crois qu'on
‘emploie parfois au sens général de
musicien de campagne.
BINIEU, 8. pl. m. Y. Yor. SINIOU.
BINIM, s. m. Venin.
BIN
BINIOU, a. pi. m. Autrefois biniaou.
e mot est le pluriel irrégulier de
benvek qui a le sens d'outil, d'instru-
ment, et auquel on a donné, par exten-
sion, la signification d’instrament de
musique. Ce pluriel béniou est resté
dans la avec l’acception d'un
instroment de musique dunt les sons
rappellent à la fois la musette et la
vèze. Cet instrument dont nous allons
donner la description, afin qu'on
a'en perde pas toute trace, renferme
deux ties distinctes donnant des
sons, dont les uns sont toujours gra-
ves, dont les autres sont tous aigus.
Par suite de cette combinaison, le bi-
non, à lui seu), tient lieu de deux ins-
truments, et c'est pour cela très-pro-
bablement qu'on lui a attribué le nom
pluriel de biniou, mot qui signifle au
propre les instruments de musique.
Le biniou se compose de quatre
ièces : 1° Le sac, ar sac'h biniou,
equel est un sac en cuir ayant la for-
me et la dimension d'une grosse ves-
sie. 1l est destiné à être gonflé par
l'air qu’on y introduit avec la bouche
et au moyen du porte-vent. — 2° Le
porte-vent, ar sutell, qui d'ordi-
paire a la forme d'un champignon
collé au sac par la calotte. 1] est percé
d'on trou qui permet d'introduire,
avec la bouche, l'air qui doit gonfler
le sac. Le porte-vent est à la portée
de la bouche du joueur, comme le
chalumeau est à la portée de 8es
doigts. — 3° Le gros bourdon, ar
c'horn-boud, est une sorte de baut-bois
dépourvu de doigté. Il pénètre dans le
sac par la partie opposée au pavillon.
La portion qui pénètre dans le sac est
armée d’une anche en sureau. — 4° Le
chalameau, al lerriad, a aussi la for-
me d’un haut-bois, mais il est percé
de 7 à R trous qui fournissent sept à
buit tons différents. 11 est pourvu
d'ane anche qui pénètre dans le sac et
y est fixée par un amarrage fait à la
partie la plus étroite du sac, partie
qui se termine de la même manière
que le col d’une vessie.
Quand le joueur veut tirer des sons
de cet instrument, il met le sac sous
son bras gauche, fait passer le gros
bourdon sur son épaule du même
côté, gonfle incessamment le sac, en
appliquant la bouche sur le porte-
vent, et place les doigts sur les trous
BIO 08
du chalameaw. Cela fait, il exerce, avec
le bras gauche, une pression raison-
née sur le sac; l'air renfermé dans ce
dernier est forcé de sortir, et dans ce
mouvement, il opère sur les anches
une vibration, laquelle produit des
sons plus ou moins harmonieux.
Quant le joueur est fatigué de souf-
fler de l'air dans le sac, il peut repren-
dre haleine pendant quelques instants,
en ayant soin toutefois de continuer
de presser le sac avec son bras gau-
che; l’air qui y est renfermé sufit
our faire vibrer les anches; mais
‘instrument reste muet dès que le sac
ne renferme plus d'air. — Deux trous
sont percés près du pavillon du cha-
lumeau, mais ils ne donnent aucune
note nouvelle et ne servent pas au
doigté ; je n'ai pas pu me rendre
compte de leur utilité. — Le gros bour-
don ne fait entendre qu'un seul son
qui est grave; c'est un accompagne-
ment obligé qui a pour but de rendre
moins criards les sons du chalumeau.
Le porte-vent est placé de telle sorte
que le joueur puisse y appliquer la
bouche en même temps qu’il a les
doigts sur les trous du chalumeau.
BINNIGA, v. a. Bénir, consacrer ; p.
et. VOY. BENNIGA.
BINNIGEIN, BENNIGEIN (binnig-ein),
y. a. Y. Bénir; p. binniget. Voy. BEN-
NIEL,
BINNIGEN, BINNISIEN (binnig-en), v.
a. C. Voy. BENNICA.
BINNIGET (binnig-et). VOY. BENNIGET.
BINNISIEN (binni-sien), v.a.C. Bénir,
Voy. BENNIGA.
BINOUR, 8. m. Y. Binour mém, tail-
leur de pierres; pl. binerion.— Binein,
tailler des pierres.
BINS, 8. f. Clou taraudé et, par ex-
tension, escalier tournant desclochers,
tourelles, etc.; pl. ou.
BINVIACHOU, s. pl. m. Outils et ins-
truments des cultivateurs. C'est un
pluriel de benvek.
BIOC'H, BUOC'H, 5. L. Vache; pl. b1o-
c'hed, bioc’henned. Ces piluriels sont
54 BIR
peu usités. Je ne sache qu’un cas où
L y ait lieu de l’employer : ann ejen-
ned hac ar bioc'hed, les bœufs et les
yaches. Voy. VACHE à mon Dictionnaire
BIOC'H-DERO, s. L. Hanneton, in-
secte ; à la lettre, vache de chène. Voy.
CHOUIL- DERO.
BION, adv. V. Promptement, vite.
BIONENN, s. f. Tire-lire, esquipot,
boîte aux épargnes.
BIORC'H, 8. m. Cervoise, petite bière,
boisson.
BIQUENN, 8. f. VOY. BEOUENN.
BIOUIL (houz, s. m. Y. Levain de
pâte.
BIR, 8. f. Flèche; pl. ou, tou.
BIR, BER. Broche de cuisine, bière,
boisson. Yor. BER,
BIRO’HUIDIK, 8. m. Pépie, maladie
des oiseaux.
BIREIN (bire-in), v. n. Y. Gonler,
fluer, s'écouler ; p. biret.
BIREU, s. pl. m. V. Douleurs de côté,
élancements douloureux.
| BIROUIKEN, ady. T. Jamais, désor-
mais, par rapport au futur. Voy.
BIRVIKEN.
BIROUS, adj. V. Fluide, qui coule.
Fri birous, se dit, en l'apostrophant,
à quelqu'un qui a la roupie au nez; à
la lettre, nez qui coule. Ke ‘ta, fri
birous, va-t-en, nez morveux. Ge mot
vient de birein, Y. couler.
BIRVI, BERVI, v. n. Bouillir; p. ber-
vel. — Bero, berv, bouillant. Le
verbe brp se conjugue avec l'auxi-
liaire ober ; brp a ra ann dour. l'eau
est en ébullition.
BIRVIDIK, adj. Ardent, pétulant,
zélé. — Bret, bouillir.
BIRVIKEN, adv. Désormais, jamais,
BIZ
par rapport au futur. Birvikenn ne dinn
di, jamais je n'irai là.
Bis, 8. m. Y. Dolgi: pl. bisief, bisiet.
BISIER, BIZIER, 8. pl. m. Pluriel
irrégulier de bas, bâton.
BISKOAC'H, ady. Y. Le même que
BISKOAZ.
BISKOAZ, ady. Jamais, par rapport
au passé. Biskoas n'am eux laparet
se, je n'ai jamais dit cela.
BISKOUL, 8. L. Panaris; pl. ed. Ar
ishout a x0 em biz, j'ai un panaris au
oigt. ‘
BISKOUL,, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de biskoulenn, chenille.
BISKOULENN, s. L Chenille, insecte;
pl. biskoul, masc.
BISPIOENN, s. L. Biscuit des navires;
pl. bispid, masc.
BISVIKEN, adv. VOy. BIRVIKEN.
BITOUZENN, 8. f. Verge de l’homme.
8ITRAG, BITRAK, 8. f. Grive de petite
espèce ; pl. bifraged (bitrag-ed). Ar vi-
trak, la grive de cette sorte. On dit
aussi gwitrak, ar witrak.
BITRAK. Voy. le précédent.
BIU (bi-u), adj. Y. En vle, vivant.
Voy. 8E0.
BIUEIN (bi-ue-in), v. 8. V. Être en vie,
vivre; pl. biuet (b1-uet).
BIVIOIK, adj. Viviflant, vivace. —
Beva, vivre.
BIVIK-DOUE. VOy. BALAFENNIK-DSUE.
BI, s. m. Doigt; pl. bistad, bisted.
Ei bis, l'index ou second doigt. En
termes familiers, l’index se nomme
aussi biz ar (00, doigt de la bouillie, et
biz ar vagerex, doigt de la nourrice.
Voy. BIZ-AR-10D, BIZ-LIPER.
8IZ,'s. L. Point de mire d’une cible.
BLA
RIZ, 6. m. Nord-est. Avel vis, vent
de nord-est. Ewnn avel ar bisa, un
vent de nord-est très-froid; à la let-
tre, un vent des plns bises. Cette ex-
pression est remarquable.
BIZ-AB-10D, 8. m. En termes fami-
liers, ce mot désigue l'index de la
main ; à la lettre, le doigt de la bouil-
lie, celui avec lequel on fait manger la |:
bouillie aux enfants chea les pauvres
gens.
BIZAC'HA, Y. n. Mendier. Ce mot
et le substantif francais bissac, pa-
raissent être de la même famille.
BIZEU, s. pl. m. Y. e, bijoux.—
Bu, doigt. P gne, DU
BIZIER, 8. pL L Voy. BAZ, bâton.
RIZIK-HA-BIZIK, adv. But-à-but.
BIZIN, BEZIN. Voy. ce dernier.
BIZINA, DEZINA. Voy. ce dernier.
BIZ-LIPEB, s. m. C. Le doigt index
de la main,en termes familiers. — Biz,
doigt, et liper, dérivé de lipat, lécher,
comme pour dire doigt qui lèche le
plat.
BIZ-MEUD, 8. m. Pouce de la main et
du pied; à la lettre doigt-pouce.
BIZDU, s. pl. m. Bague, anneau de
prix. — Bis, doigt.
8IZOURC'H, s. f. Femelle du che-
vreuil; pl. ed.
BLA (bld), a. m. T. An, année; pl.
blaio (bidl,
BLAIAD (bid-iad), 8. m. T. Espace
d'une année.— Bla, T. an.
BLANK, a. m. Y. Monnaie de cuivre
de la valeur de cinq centimes et appe-
lée sou; pl. et. VOy. GWENNEK.
BLANK, ady. Y. Faible de tempéram-
ment.
BLANKIK, adj. Y. Chétif, un peu ma-
ladif, faible de santé.
BLE 59
BLAOUAC'H, adv. Y. Passionément en
amour.
BLAOUAC'HUS, adj. Y. Affreux, abo-
minable.
BLAOUED, 8. m. Blavet, nom de ri-
vière.
BLASAAT (bla-saat). Yor. BLAZA.
BLASC'HOARC'H, s. m. Y. Sourire,
8. M. .
BLASO'HOARO'HEIN, v. n. Y. Sourire,
Y.H.
BLAVEZ, BLOAVEZ, 8. m. La durée
d'une année. — Bloas, an.
BLAZ, s. m. Goût, saveur, organe du
goût.
BLAZA ; v. a. Goûter ; p. blaxet. —
Blas, goût.
BLAZIK, 8. m. Fumet d'un mets,
d'une liqueur. C’est le diminutif de
blas, goût.
BLE , 8. M. Y, An, année; pl.
bleieu luc e: P
BLE, adj. V. Débile, faible.
BLEAOUENN, 5, L. T. Poil, cheveu;
pl. bleao, masc.
BLED (bléd), 8. m. V. Farine. On dit
aussi blet (blét).
BLEDEIN (bléd-e-in), v. a. Y. Couvrir
de farine; p. bledet (blédet).
BLEFF (anc.). Pluriel de béefenn.
BLEFFENN, 8. f. (anc.). Cheveu, poil;
pl. bkeff, masc.
BLEGNA. Yor. BLENIA.
BLEI (ble-i), 8. m. V.T.C. Loup, ani-
mal; pl. bied (ble-idi).
BLEIN (ble-in), adj. Marc'h blein, se
dit du cheval qui est en tête de l'atte-
lage. Voy. BLEINA.
BLEIN, BLIN (ble-in), 8. m. V. Bout,
extrémité.
06 BLE
BLEINA, BLENIA (ble-ina), v. a. Con- |
duire, guider; p. bleinet (ble-inet).
BLEINAT, Yor. BLEINA.
BLEIZ (ble-iz), 8. m. Loup, animal;
pl. bleisi (ble-iz1).
BLEIZA (bleisa), v. n. Mettre bas,
parlant d'une louve; p. bleset (ble-ixet).
BLEIZEZ (ble-ixex), 8. f. Femelle du
loup; pl. ed.
BLEIZ-GARO (ble-is-garo), s.m. Loup-
garou, animal imaginaire dont on fait
peur aux enfants. — Bleiz, loup, et
garo, féroce, rude.
BLEIZI (ble-ii). Plur. irrég. de bleis,
loup.
BLEIZIK (blexsik), s. m. Louveteau:
pl. bleisigou (ble-isigou). C'est le dimi-
nutif de bles.
BLEIZ-VOR laeat: 8. m. Loup
marin, chien de mer, roussette, pois-
sons, pl. bleisi-vor. — Bleiz, loup, et
mor, mer.
BLEJAOENN, 5. f. Beuglement. — Ble-
jai, beugier.
BLEJAL, v. n. Beugler, braîre, meu-
ler; pl. blejet, 11 se conjugue avec
‘auxiliaire ober.
BLENCHOU, 8. pl. m. Les bouts ou
extrémités des pieds, des mains, d'a-
près Grég. Voy. BLIRCHENN.
BLENIA, v. a. Conduire, diriger,
guider; p. bleniet.
BLENIER, 8. m. Guide, conducteur;
pl. ten. VOy. BLENIA.
BLEO, s. pl. m. Pluriel irrég. de
blevenn, cheveu.
BLEOIGOU (bleo-igou), 8. pl. m. Che-
veux naissants, c’est le pluriel de
bleoik, diminutif de bleo, des cheveux.
BLEOIK (bleo-ik), 8. m. Poil tollet ou
paissant, diminutif de bleo; il ne s’em-
ploie guère qu'au pluriel bleoïgou.
BLE
BLEOTA, v. n. Prendre par les che-
veux. En em vleota, de prendre aux
cheveux en se battant. — Bleo, des
cheveux, pluriel de blevens, cheveu.
BLEOUEC'H, 8. m. Y. La durée d'une
année. — Ble, Y. an.
ALEOUEK, adj. Y. Chevelu. — Bio,
pluriel de blevenn, cheveu.
BLEDUENN, 5. L. T. VOy. BLEASUENN.
SLERIM, s. m. Meule à aiguiser; pl.
ou. Voy. BREUR,
BLERINA, Voy. BREUR,
BLERIMER, 8. m. YOY. SREOLIMÉN.
BLET (blé), s. m. Y. Farine. On dit
aussi bled (bléd).
BLETAOUR (blétaour), 8. m. Y. frt
nier; pl. bletarion (blétarion). — Blet,
farine. Y.
BLEU (ble-u), s. pl. m. Y. Pluriel de
bleuenn. Y. Cheveu.
BLEUD, 8. m. Farine, fécule. Bleud
gwiniz, farine de froment. Bleud owr,
de la fleur de farine.
BLEUOA, v. a. Coavrir de farine; p.
et.
BLEUO-DOUR, s. m. Â la lettre, farine
d’eau. J'ai entendu, dans les environs
de Saint-Renan, donner ce nom aux
lenticules, plantes très- déliées qui
séjournent à la surface de l’eau
grandes mares ou étangs.
BLEUDEK, adj. Farineux, qui renier”
me beaucoup de farine, de fécule, par-
lant des plantes, et aussi couvert ds
farine ou enfariné.
BLEUDER, s. m. Marchand de farine;
pl. ten.
BLEUD-FLOUR, s. m. Fleur de farine.
— Bleud. farine, et flour, adj. doux au
toucher, de goût agréable, de qualité
supérieure.
BLEUD-HESKENN, 8. m. Sciure de
bois. — Bleud, farine, et heskenn, scie;
à la lettre, farine de scie.
BLI
BLEUB-KOUEZ, s. m. C. Poudre de
tan pour tanner les cuirs. — Bleud,
farine, et kouez, tannage.
SLESEIN (ble-ucin), v. n. Y. Fleurir,
parlant des arbres fruitiers et fores-
tiers, et des plants comme la lande, le
genèêt; p. bleuet (bie-uet).
BLEUEIN (ble-uein), Y. n. Y. Briller;
p. bleuet (ble-uet).
GLEUENN (ble-wnn), 8. L V. Che-
veu ; pi. bleu (ble-u), masc.
LER, s. pl. m. Pluriel trrég. de
bleuñenn, fleur.
L
DLEGNEK, adj. fleuri. Ce mot est
peu usité. Eur iwexenn enn he bleut,
un arbre fleuri.
BLESNENN, 5. L. Et aussi bleuñvenn,
fleur des arbres forestiers et fruitiers,
de la lande, du genèt; pl. bieu,
bleunv, masc. Boked , bokejou , est la
fleur des jardins et des champs.
BLEUN, BLEUNVI, v. n. Fleurir,
parlant des arbres fruitiers et fores-
tiers, de la lande, du geng,
DLEUNIA. Yor. le précédent.
SLEUNV, 8. pl. m. VOy. BLEURVENN.
BLEUNVENN, 8. L. Le même que
bleunienn.
BLEUNVI, v. n. Le même que bleuñi.
BLE. s. pl. m., pluriel de blevenn,
cheveu, n'est usité qu'en composi-
tion. Voy. les mots suivants.
SLEVEK, adj. Chevelu, velu. —
levenn, veu.
BLEVENN, s. L. Cheveu, poil; pl.
beo. blev, qui sont du genre masculin.
BLEVENN-BENN, s. m. Cheveu. À la
lettre, poil de tête.
BUR, adj. T. Alerte, dispos.
BLIN, adj. V. Alerte, vif.
BLIN, BLEIN (ble-in), s. m. Y. Bout,
extrémité.
BLO
BLIN, adj. T. Vif, alerte.
BLINCHENN, s. L. Cîime, sommet,
bout, extrémité; pl. blenchou. Blen-
chou ann treid, l'extrémité des doigts
des pieds.
BLING, adj. et s. m. V. Louche,
bigle, clignement.
BLINGADELL, 8. f. Y. Clignement de
l'œil.
BLINGAL, Y. n. Y. Cligner de l'œil,
bigler, loucher; p. blinget. Il se con-
jugue avec l'auxiliaire ober. Bhingal a
ra, il bigle.
07
BLINGEIN. Y. Le même que 8LIRGAL.
BLINGER (bliñig-er), 8. m. Celui qui
d'habitude cligne de l'œil ; pl. ten.
BLINÇGOUR, s. m. Y. Celui qui d’habi-
tude cligne de l'œil; pl. blingerion
(bliñg-erion). Il se dit aussi d'un louche.
BLIOU, adj. Ouess. Sain du corps.
BLIOUZ, 8. m. Ecorce de l’avoine
moulue, d’après Le Pelletier.
BLIZENN, 8. m. T. C. Année; pl. ou.
Le pluriel n’est pas usité.
BLIZIK, adj. Difficile à rontenter en
nourriture, délicat, friand, efféminé.
BLOA, BLA, 5. m. T. An, année; pl.
blaio.
BLOAS. Voy. BLOAZ. — Les mots Bloas
et Le Bloas sont deux noms de famille
très-communs.
BLOASIAD (bloa-siad), adj, Agé d'un
an. Ce mot n'est guère usité. On dit de
préférence eunn oan bloas, un agneau
âgé d’un an. Il en est de même des
autres composés de bloasiad.
BLOAVEZ, BLAVEZ, 8. m. La durée
d’un an; pl. bloavesiou. — Bloas, an,
et vers, qui a une valeur particulière.
Voy. ce dernier. — On dit aussi bloa-
vezad ou bluavexiad, Eur bloavesad
labour, une année de travail, le travail
d’une année.
58 BLO
BLOAVEZAD, BLOAVEZIAD. Voy. BLOA-
VEZ.
BLOAZ, 8. m. An; pl. bloasiou
(bloa-siou).
BLOC’H, BLOUC'H, sorte d'adverbe.
Y. T. En entier. Noas-bloc'h, entière-
ment nu. Beza enn he roched bloc’ h,
être en chemise ou en corps de che-
mise. E blac'h. en bloc.
BLOC’H, s. m. Bloc, tout.
BLOD, ad), et ady. Solide, bien assu-
jetti, solidement.
BLOO, BLOT, adj. Y. Mou, blet, par-
lant des fruits. Voy. BLOTEIN.
BLODA, v. H, D. S'amollir; p. et.
BLOE, 8. m. Dans quelques cantons
on l’emploie pour bloas, an.
BLOGORN. Voy. BLOUGORN.
BLOKAD, s. m. V. Grappe, tas; pl. eu.
D s'emploie au figuré au sens de re-
cueil d'histoires, de poésies, de pro-
verbes. Voy. TESKAD.
BLOKAT, 8. m. Y. Le même que blo-
kad.
BLOKUZ, adj. Rond en affaires.
BLONEGEN (bloneg-en), 8. f. Un pain
ou moche de saindoux; pl. blonek, m.
BLONEK, s.m. Saindoux, oing, toute
matière molle. Voy. les deux mots
suivants.
BLONERK-VOR, 8. m. Mollusque marin
qui flotte sur l’eau en s'étendant et
{est très-mollasse. A la lettre, sain-
oux de mer.
BLONEK-ZERO, s. m. Aubier des ar-
bres, matière blanche et tendre, pla-
cée entre l’écorce et le bois. Ce mot,
par sa composition (blonek, matière
molle, et dero, chêne, ne peut s’appli-
quer qu'au chène. Le mot générique
pour tous les arbres est gwenn-goat.
la lettre, blanc bois.
BUL
BLONS, BRONS, s. m. Contusion,
meurtrissure ; pl. ou.
BLONSA, v. a. Meurtrir; p. et.
BLONTEK, 5. m. Loche, poisson de
mer; pl. blonteged (blonteg-ed).
BLOS, s. m. Y, Meurtrissure, contu-
sion, pl. eu.
BLOSAT (blo-saf), v. a. Y. Emotter,
parlant de la terre; pl. bloset.
BLOSEIN (blo-se-in), v. a. Y. Meurtrir,
contusionner ; p. bloset,
BLOT, adj. V. Mou, blet, parlant des
fruits trop mûrs. — Ce mot est un
nom de famille assez commun en Cor-
nouaille.
BLOT, s. m. (anc.) Marche-pied.
BLOTEIN (blot-ein), v. n. Y. Devenir
mou, parlant des fruits. Voy. BLOT, adj.
BLOUC'H, adj. Penn-ed blouc'h. épi
de froment sans barbe, par opposition
à gwinis barvek, froment à épi barbu.
BLOUC'H, 8SLOC’H, sorte d'adverbe;
Y. T. Ep entier, e blouc'h.
BLOUE, s. m. Boule ou pelote de fil,
de laine, etc. ; pl. bloueou.
BLOUEA, v. a. Mettre en pelote, par-
lant du fil, de la laine, etc.; pl.
bloueet.
BLOUGORN, BLOGORN, 8. m. Bouvil-
lon; pl. ed. Yor. BOUGSRN.
BLOUI, v. a. (anc.), blâmer, repro-
cher.
BLOUKOU, a. pl. m. Des boucles de
souliers. 7
80, Vo. Mots contractés pour bexo,
tezo, 3e pers. siog. du futur du verbe
beza, être. Cette contraction est sur-
tout usitée en poésie.
BOAR, BOUAR, adj. Y. T. C. Sourd.
BOAZ, 8. f. Coutume.
BOD
BOAZ, adj. Accoutumé à, habitné à.
Baga boas da ober, être habitué à faire.
BOAZA, v.a.et n. Accoutumer, s’ac-
coutumer. Enemvoasa, s'accoutæmer.
gr em voase da ober, s'accoutumer à
re.
ROALET, partici d passé de ré
employé pa , , Comme adjec-
tif, au sens de accoutumé à. L'adjectif
boax est seul usité en ce sens.
BOC'H, s. L Joue; pl. divoc'h. pour
diouvoch, les deux joues. Yoy. D!
pour les pluriels duels féminins.
BOC'H, s. m. Y. Bouc, animal;
pl. et.
BOCHAD, BOUOHAO. Voy. ce dernier.
BOC’HAD, s. L Coup sur la joue. —
Bac'h. joue.
BGC’HAL, s. L Y. Hache: pl. boc’ha-
lieu.
BOC’HEK, adj. Joufflu.— Boc'h. joue.
BOCH-KAMM, 8. m. Certaine partie
de la charrue dont j'ignore le nom en
francais.
BOC'H-ARUZ, 8. L. Rouge-gorge, oi-
seau. — Boc'h, joue; rus, rouge.
BOC'H-SIVIENN, 8. L, À la lettre, joue
de fraise. Poisson ayant quelque rap-
rt avec la dorade: il a une partie de
tête de la couleur lie de vin ou de
fraise.
B0D, BOT, s. m. Touffe, buisson,
grappe, et par extension, asile. Le
mot bod s'emploie aussi au sens de
plant. Bod-ros, des plants de rosiers
en buisson; bod-sivi, des plants de
fraisiers faisant touffe ; bod-koat, bos-
quet. Voy. HT. V. et BODENN.
BBA, v. D. Boda enn-dro da, 8e
réanir autour de. Yor, B0D.
B0DAD, s. m. Touffe, parlant des
végétaux, de la laine, etc.; groupe de
maisons, bodad ties.
BOD 59
BOBAD, 5. m. Y. Bodal glau, Y.
Ondée, giboulée: à la lettre, touffe de
pisie.
BODADEU, a. pl. m. Y. Broussailles.
BODAD-GLA0, s. m. Ondée, gibeulée.
— Bodad, (ouffe: glao, pluie.
BODAD-GLAU, s. m. Y. Le nmg que
le précédent.
BODADIK-TIEZ, 8. m. Village, ha-
meau.— Bodadik, diminutif de bodad,
groupe; tiez, des maisons.
BODEK, adj. Touffu; Voy. Be.
BODENN, s. f. Le même que Bp:
pl. bodennou. Rer bodenn da eut laer,
donner asile ou recéler on fripon. À
la lettre, fournir à un fripon un buis-
son où il puisse se cacher.
BOBENN, 8. L C. Ober bodenn da,
dorloter.
BODENNA, BOBENNI, v. a. Réunir en
touffes, fourmililer, être en grand
nombre; p. et. VOy. B8D, BODENN. Ce
verbe n'est guère usité.
BODENNEK, adj. Touffu. — Bod, bo-
denn, touffe, buisson.
BOCENNI. VOy. BSDENNA.
BODENN-VERIENN,, 5. f. Fourmi-
lière. — Bodenn, touffe; merienn, pl.
de merienenn, fourmi.
BODENN-VLEO, 8. L. Chignon.— Bo-
denn, touffe; bled, pl. de blevenn,
cheveu.
BODEZ, adj. C. Diskouarn bodez, des
oreilles pendantes.
BODIK-BLEO, 8. m. Toupet sur la
tête. — Bodik, petite touffe; bieo, pl.
de blevenn, cheveu.
BODRE, s. m. Guëêtre des gens de la
campagne emboltant la jambe jusqu'au
genou; bottine; pl. bodreou.
BOD-SPERN, 8. m. Buissdn d'épines.
Ce mot a une acception particulière.
60 BOE
Pour dire, il a un air rude et sévère,
on dit: ilaun buisson d'’épines au
milieu du front, eur bod-spern a so
e-kreix he dal.
BODVELEN, s. m. Tumeur qui vient
à la tête des bêtes à cornes.
BOE, s. m. Bonneau, pièce de bois
ou coffre fixé par une ancre au fond
de l'eau et destiné à amarrer les navi-
res. En marine on l'appelle bouée.
B0ED, BOUED, s. m. Nourriture, vi-
vres, mets, ration, ragoût, pâture ; pl.
boedou, boejou. Sac'h ar boed, se dit
familièrement du ventre; à la lettre,
sac de la nourriture. Hañter-voed,
demi-ration; à la lettre, demi-nour-
riture. N'hor bog nemet hater coed da
xibri, nous étions à la demi-ration. Le
mot boed s'emploie comme nom col-
lectif à la facon de keuneud et autres.
Ar boed-3e n'int ked mad, cette nour-
riture, ces vivres ne sont pas bons.
BOED-AR-0O'HROUG, 8. m. Ce mot
s'emploie seulement au vocatif, pour
apostropher un vaurien, un pendart.
Il signifie, à la lettre, nourriture de la
potence. Ke diouxs-in, boed ar c'hroug.
va-t-en, pendart.
BOED-CHATAL, 8. m. Fourrage en
général pour les bestiaux. — Boed,
nourriture; chatal. le bétail. Ce subs-
tantif est considéré comme nom col-
lectif, et, à ce titre, il est employé
comme pluriel à l'instar de keuneud.
bois de chauffage; arc'hant, monnaie;
boed, nourriture, et autres. Voy. le
mot COLLECTIF à mon Dictionnaire 1869.
BOEDEK, adj. Nourrissant. — Boed,
nourriture. Boedek est un nom de fa-
mille assez commun.
BOEDENN, 8. l. Germe de graine,
germe de l'œuf, moelle des végétaux.
BOEDENN-BENN, 8. f. Cervelle, —
Boedenn, moelle; penn, tête.
BOEDENN-VI, 8. f. Germe de l'œuf. À
Ja lettre, germe d'œuf.
BOEOENNEK, adj. Plein de moelle.
Voy. BEDENN, moelle.
BOG
BOED-HOUIDI, s.m. Herbeaux canards.
— Boed, nourriture; houtdi, pluriel ds
houad, canard.
BOEB-VIJEL, s. m. Régime maigre
du carême. — Boed, nourriture; vijel,
abstinence. Dibri .boed-vijel, faire mai-
gre aux jours ordonnés.
! BDELLENN, a. L. Y. Boran: pl. boel-
eu.
BOELLEU ; pluriel de boellenn. Y.
BOENN, 8. m. Œil-de-bœuf, plante.
B0ES, 6. f. V. Habitude, coutume; pl.
boesieu (boe-sieu). VOY. BSEZ.
BOEST, s. L. Y, Boîte; pl. eu. Voy.
BOESTL.
BOESTAT, 8. f. V. La contenance d’une
boîte; boestadeu.
BOESTL, s. f. Boîte, petit coffret, étui
en cuir ou toile pour recouvrir un fu-
sil, un sabre, etc.; pl. ou. Eur voestl,
une botte.
BOESTLAD, 8. L. La contenance d'une
boîte, plein une boîte. Eur voestlad
madigou, une boîte pleine de dragées.
BOETA, BOUETA, v. a. Nourrir. —
Boed. nourriture.
BOETELL, BDTELL, s. f. Botte ou as-
semblage d'une certaine quantité de
foin, de paille; pl. ou. Voy. BSTELL.
BOETELLA, BOTELLA, v. a. Botteler,
mettre en bottes, parlant du foin, de
la paille; p. et. VOy. BSTELLA.
BOETRABEZENN , 8. L Belterave,
plante; pl. boetrabes, masc.
BOEZ, s. L. Y. Coutume, habitude.
BOEZEIN (boez-sin), v. a. et n. Y.
Accoutumer, s'accoutumer. Voy. BUL,
806, s. m. (anc.) Eclat des fleurs.
BOGODA, v. n. Mettre à part de l'ar-
gent, des objets, à l'insu de son mari.
BOL
SOGODEREZ, s. L. femme qui cache
des objets du ménage, de l'argent, à
l'insu de son mari.
80K, s. m. Le même que pok.
BOKARD, s. n. Y. Tique, insecte: pl.
et. VOY. BOSRART.
' S0KED, s. m. Bouquet de jardin et
des champs ; pl. bokejou. Voy. BOXEJOU ;
BLEH, Ce dernier signifie fleurs des
arbres et arbustes champêtres.
BOKED-LEAZ, s.m. Primevère, plante
champètre à fleurs jaunes, que les en-
fants aiment à cueillir sur les clôtures
ou haies des champs, et à laquelle ils
donnent, en Bretagne, le nom de bou-
quet de lait, boked-leaz.
BOKED-LEZ ; le même que boked-leas.
BREIN (bok-e-tn), v. n. V. Donner un
baiser. — Bok. pok, s. m. Baiser.
B0KEJ00, s. pl. m. Fleurs des jardins
et des champs, et par extension, un
bouquet de fleurs cueillies et assem-
blées en an faisceau. C’est le pluriel
de boked. Bleun, s'emploie pour dési-
les fleurs des arbres forestiers et
ruitiers, des arbustes comme la lande,
le genêt.
BOKEJOU-A8-STERENN-VRAZ, 5. pl. m.
Belle de nuit, plante.
BOKEJOU-HARV, s. nl. m. PA
plante; à La lettre, fleurs d'été.
BOKEJOU-NEVEZ, 8. pl.m. Primevère,
plante; à La lettre, fleurs nouvelles.
erette,
SOKU, s. m. Cormoran, oiseau; pl.
bokued.
BOLC'H; pluriel de boic'henn.
BOLC'HENN, 8.1. Capsule da lin; pi.
bolc'h, masc.
BOLE, s. f. Volée des cloches. Voy.
A-VOLE-VANN.
SOLEAT, Y. n. Carillonner, sonner
les cloches à la volée; pl. bolees. Bo-
leat ar c'hleier, et aussi sent ar c'hleier
soie-van ñn, sonner les cloches à la
volée.
BOL 4)
8OLED, s. m. Boulet de canon, balle
de fusil; pl. ou.
SOLEDIK, 8. m. Diminutif de boled;
pilule. ‘
SOLIER, 8. f. C. Petit colombier, vo-
lière. En construction, ar voler. C'est
le mot français.
80LOD, s. m. Balle pour le jeu de ce
nom. C'hoar bolod. jeu de la balle, et .
aussi jouer à la balle.
80LODI!, v. 0. Peu ou pas usité. Jouer
à la balle. Yor. B0L0D.
80LOK, a. m. Ablette, poisson de
mer; pli. bologed (bolog-ed).
80L0S$; pluriel de bolotenn.
BSOLOSEK (bolo-sek), s. f. Lieu planté
de pruniers sauvages.
BOLOSENN (bolo-senn), s. f. Prune
sauvage; pl. bolos, masc. Voy. la ter-
minaisOn ENN, du Dictionnaire des
rimes.
BOLS; Yor. BOLZ.
BOLS-KAON, s. L. Catafalque. — Bols.
bols, voûte, arcade; kaon, deuil. C'est
la tenture noire, en forme de dais, qui
surmonte le catafalque dans les gran-
des cérémonies funèbres.
BOLZ, 8. f. Voûte, arcade, mausolée;
pl. bolsiou (bol-siou).
BOLZ-A-ENDOR, a. f. Arc-de-triomphe.
À la lettre, arcade d'honneur; pl. boi-
siou-a-enor.
BOLZA, v. a. Àrquer, voûter : p. et.—
Bols. arcade.
BOLZEIN (boix-e-in), v. a. V. Courber;
p. bolset. — Buixsek, Y. adj.; courbé,
BOLZEK, adj. Y. Courbé.
BOLZENN, s. L. Crevasse, ventre
d'une muraille peu solide; pl. ou.
BSOLZENNEIN (bolzenn-e-in), v. 0. Y.
Se crevasser, faire ventre, parlant
d'one muraille; p. bolzennet. Voy. 88L-
ZENN.
62 BOR
BOLZENNI, Y. n. Se crevasser, tre
ventre, parlant d'un vieux mur; p. bol-
xennet.
BOM, B0MM, 8. m. Bande de terre
que détache le soc de la charrue: pl.
bomou, bommou, et aussi bemel en
quelques localités.
BOMBARD, 8. L. Bombarde ou haut-
bois, biniou, instruments de musique
de la Bretagne.
BOMBARDER, s. m. Joueur de bom-
barde, musicien, pl. ten.
BOMGOURS. Voy. BONGORS.
BDNAL, 8. m. Y. VOY. BENN,
BONALEK; Y. VOY. BENALEN.
BONDEIN, v. a. Y. Bondonner; p.
bondet.
BONDILL (les L mouillées), pluriel de
bondillenn, tremble, arbre forestier.
BONDILLENN (les L mouillées), s, L
Tremble, arbre forestier; pl. bondit. m.
BONDRASK, s. m. Sorte de grive,
oiseau, pl. ed. Voy. le suivant.
BONDRESK. Le même, je crois, que
bondrask, et peut-être aussi pluriel
irrégulier de ce dernier.
BONED-KORNEXK, a. f. Fusain à fleurs,
arbrisseau, ainsi appelé en breton
(bonnet à cornes, chapeau à cornes),
parce que les capsules qui renferment
ses graines ont cinq angles tranchants.
BONGORS, s. m. Butor, oiseau, et par
extension, homme stupide et grossier;
pl. ed.
BONN, 8. m. Y. Borne, limite; pl. eu.
Men-bonn, Y. pierre bornale.
BONNEIN (bonn-e-in), v. a. Y. Borner,
limiter. On dit de préférence, lakat
bonneu. V.
BOPRED, BOPRET, adv. C. Toujours.
Voy. BEPRED,
BORO’H, 5. L. Y. T. C. Bourg, gros
yillage. — Dans des cas analogues à
BOR
celut-ci, on ne peut guère mdiquer le
plurlel, parce que ce mot, à Yannes,
fait borc'heu, au ploriel; en Cor-
nouaille, borc'hou, et en Tréguier,
borc’ho.
BORD, 8. m. (anc.); bâtard; pl. bor-
det. — Le P. Grégoire, au mot bâtard,
semble tout fler de ce que sa langue
maternelle ait fourni des mots au
françals, et il en cite un qui, en effet,
paraît venir de l’ancien mot bord.
Comme il appartient au style le plus
trivial en français, nous nous dispen-
serons d'en parler.
BORDEAD, 8. m. Bordée ou décharge
simultanée des canons d'un navire;
bordée d’un navire qui louvoye; pl.ou.
BORDENN, 5. f. Y. Margelle d’un
puits.
BORDILLA (L mouillées), v. n. Four-
miller, être en grand nombre. Et
mieux, beta stank. Yor. STAM.
BORE, s. m. (anc.) Matin. Voy. BEURE.
BORGNAL, v.a. Y. Eborgner.— Bon,
borrign, V. Borgne.
BDRGNELL, BORRIGNELL, 8. L. Y.
Borgnesse; pl. borgnelleset, borrignel-
leset.
BDAN, 8. m. Borgne: pl. ed.
BORN, adj. Borgne. Konchou born,
histoires à dormir debout.
BORNA, v. a. Eborgner,; p. et.
BORNEZ, 8.1. Borgnesse, pl. ed.
BORNIA, v. a. Eborgner; n. bornist.
BORNIK ; sigoification inconnue. Rain
bornik. V. assoupir.
BOROD, 8. m. D. Radotage; pl. ou:
BORODER, s. m. C. Radoteur; pl. ten.
BORODEREZ, 8. f. C. Radoteuse; pi.
ed.
80RODI, v. n. C. Radoter; p. borodet.
POS
DOMIGN, s. m. V. Borgne; pl. borri-
gnet.
BORRISNELL, s. L Y. Borgnesse; pl.
borrignellet. 9
SSRBOBET, adj. Ce mot s'emploie
dans ces sortes de phrases : borrodet
ounn gan-e-hoc'h, vous me rompez la
tête per vos discours, par le bruit qne
vous faites. Il n’a pas de famille en
n, à moins qu'on ne le considère
comme participe passé de borrodi, qui
n'est pas usité, que je sache.
BORUIK, s. m. Y. Rouge- gorge, oi-
seau; pl. boruiget (boruig-et.)
BORZEVELLER, a. m. La grive de la
grande espèce; pl. borxevelleged,
80$, s. m. Peste, maladie. Bosenn
est plus usité.
B0SA (bo-sa), v. a. Bosseler, parlant
de la vaisselle en métal.
BOSAC’H (bo-sac’h), 8. m. (anc.) Or-
gueil.
BSSAC'HUS (bo-sac’hus), ad}. (anc.)
Orgueilleux.
BOSARD (bo-sard), s. m. Avant de la
quille d'an navire.
a POSENN (bo-senn), 8. L. Peste, mala-
6.
BOSENNUZ (bo-sennus), adj. Pestilen-
tiel. Yor. BOSENN.
BOSER (bo-ser), 8. m. Y. Boucher,
s. m. En latin, bos, bœuf.
BOSEREAC'H (bo-sereac'h), 8. m. Y.
rie. VOy. BOSER.
BOSEREC"H (bo-serec’h). Le même que
précédent.
BOSEREZ (bo-serez) 8. L. Y. Bouchère.
VOY. BOSER.
BOSIGERNI (bo-sig-erni), v. a. p. Bosi-
gernet. Bosigerni he benn da eunn den,
faire une bosse à la tête de quelqu'un.
Bosigernet ounn bat, on m'a fait une
bosse à la tête.
BOT 63
BUSKARD, BOSKART, 5. m. Y. Tique,
insecte; pl. boskardet
BOSKART. VOY. BOSKARD.
BOSKONN, BOSKOUN, 8. m. Criblure
de blé vanné.
BOSKOUN. VOy. BOSKONN.
BOT, 808, 8. m. Y. Buisson, haie,
broussailles; pl. bodeu. Mouar-bot,
des mûres de haies des champs; ke-
neuen-bot, V., noisette de haies. — Le
Bot est un nom de lieu assez commun.
BOTAOU, 8. pl. m. Ancien pluriel de
botez, chaussure, lequel a fait place à
botou, boutou. Les mots suivants déri-
vent de ce pluriel ancien.
BOTAOUER, 8. m. Ce mot assez peu
usité ne s'emploie pas seul ; il sigaifle
à la lettre, faiseur de chaussures. On
dit botaouer-ler, faiseur de chaussures
en cuir (ler); botaouer-prenn ou bo-
taouer-koat, faiseur de chaussures en
bois (prenn ou koat). Voy. KERE, qui est
en usage. Voy. BOTAOU.
BOTADOUI, v. a. Faire des chaussures,
mettre une chaussure à quelqu'un. Ce
mot est plus usité en Cornouaille
qu'ailleurs; il en est de même de en
em voiaoui, se chausser. Autre part on
dit de préférence, ober bouteier-ler,
ober bouteier- koat ; à la lettre, faire des
chaussures en cuir, faire des chaussu-
res en bois. VOy. BOUTAOU, BOUTEIER.
BOTELL, BOETELL, s. L. Botte, as-
semblage de foin, paille, etc.; pl. ow.
BOTELLA, v. a. Bolteler; p. et. On dit
moins boetella.
BOTEZ, 8. f. Chaussure des pieds
en général, comme soulier, sabot; pl.
boutou, bouteier, masc. Botez-ler, sou-
lier. À la lettre, chaussure en cuir;
botez-koat, botez-prenn, sabot. A la let-
tre, chaussure en Lois. Au pluriel on
dit,boutou-ler, boutou-prenn ou boutou=
koat, masc. Le mot botez, comme on
vient de le voir, a deux pluriels: ils
ne s'emploient pas indifféremment. Je
crois que l'on sentira la différence
qu'il y a entre boutou et bowteier, en
64 BOT
disant que l'on va acheter, que l'on
possède, que l'on chausse, que l'on
use des boutou-ler ou des boutou-koat;
mais que le fabricant dans son atelier,
le marchand dans sa boutique, ne fait
et ne vend que des bouteier-ler ou des
bouteier-koat. C'est pour cela que l’on
dit, ober bouteier-ler, ober bauteier-koat,
faire des souliers, faire des sabots;
c'est pour cela aussi que l’on dit mar-
c'hadour bouteier-ler, marc'hadour bou-
teier-koat, marchand de souliers, mar-
chand de sabots. Le mot loer, bas ou
chaussure du pied et de la jambe, est
dans le même cas; on dit au pluriel,
lerou, lereier. Voy. LOER.
BOTEZ-RKOAT, 8. f. Sabot; pl. bou-
tou-koat, bouteier-koat. masc. À la let-
tre, chaussure en bois. Voy.B0TEZ-PRENN.
BOTEZ-LER, 8. L À la lettre, chaus-
sure en cuir; pl.boutou-ler, bouteier-ler
masc. Pour l'emploi de ces pluriels,
vOy. BOTEZ.
BOTEZ-LOUZ, s. L. Ce mot qui, au
propre, signifie chaussure sale, mal-
ropre, ne s'emploie qu'au figuré, dans
e sens de souillon, salope, prostituée.
Vor. BOTEZ-TOULL.
BOTEZ-PRENN, s. f. Ce mot, composé
de botez, chaussure, et de prenn, bois
œurvré, a le même sens que botez-koat,
et s'emploie de la même manière, quoi-
qu'il soit plus régulier que botez-koat.
BOTEZ-TOULL, 8. f. Ce mot qui, au
propre, signifie chaussure percée, ne
s'emploie qu'au vocatif ou comme in-
terpellation adressée à une prostituée :
Ke dious-in, botes-touli! Au large,
prostituée!
BOTINELL, 8. L. Ustensile creux en
bois où le faucheur met de l'eau et
une pierre à aiguiser.
BOTO, 8. pl. m. T. Le même que
M.
BOTOUN. VOy. BOUTOUN.
BOTOUNA. VOy. SOUTOUNA.
BOTOUR, 8. m. Y. Faiseur de chaus-
sures en général; pl. boterion. Bo-
tour-koet, Y. Sabotier.
BOU
BOUAR, 8041, s. m. ot adj. V. T.C. :
Sourd.
BOUARA, v..n. Non uli. Voy. Beua-
RAT. V.
BOUARAAT, v. H. VOy. BOUZARAAT.
BOUARAT, v. n. V. Devenir sourd. On
dit mieux, donet de vout bouar. Y.
BOUAREIN (bouar-e-in), v. a. Y. Às-
sourdir;, p. bouaret.
BOUBOU, BOUBOUIK, s. m. Bobo,
terme enfantin.
BOUOH, BOUCHAO. Voy. ce dernier.
BOUCH, s. m. Y. Baiser, s. m. pl.
Boucheu. VOy. BOUCHEIN.
BOUC’H, 8. m. Mâle de la chèvre,
bouc; pl. ed.
BOUCHAD, BOCHAD, a. m. Toue. Il
ne s'emploie que lié à un autre subs-
tantif : eur bouchad-bleo, une touffe de
cheveux.
BOUC'HAL, 8. L. Hache, pl. bouc'h,
bouc’haliou.
BODUC'HALA, v. a. Equarrir avec la
bache, et par extension, travailler avec
ardeur à un travail manuel.
BOUCHEIN (bouch-e-in), v. a. Y. Don-
ner un baiser; p, bouchet. — Bouch,
Y. Baiser, 8. m.
BDUCHEK, adj. Qui a une touffe ou
qui est en forme de touffe, comme un
bonnet; huppé ; iar bouchek, et mieux,
eur iar penn bouchek, une poule hup-
pée
BOUCKHEKOD, s. m. D. Petite poche
de la culotte pour mettre de l'argent,
petit sac en cuir pour le même usage.
9Y. BOUJET.
BOUCHIK, 8. m. Y. Baiser, s. m.
Voy. BOUCH ; Y.
BOUCHIK-GAVR, 5. m. Barbe de bouc
ou de chèvre, plante.
BOUB, s. m. Murmure, bruit sourd,
bourdonnement.
BOU
BOUDAL, v. n. Bourdonner comme
mouches, tinter ou corner, en parlant
des oreilles. Par extension, il a le sens
de parler entre ses dents, en gigne de
mécontentement. — Ainsi que les ver-
heg neutres, celui-ci ne s’emploie
guère qu’à l’infinitif et se conjugue
avec l'auxiliaire ober. Boudal a ra, il
bourdonne: boudal en deus great, il a
bourdonné, etc. Anrès tout, il se con-
jaguerait sur l’ancien infinitif bouda.
BOUDEDEO, s. m. Juif-errant; au fi-
garé on l’emploie en parlant d'une
personne qui n’est pas Casanière.
BOUDEZ, 8. m. T. Terrine, ustensile
de cuisine.
BOUDIRK, s. f. Sorcière, fée; pl. bou-
diged (boudig-ed).
BOUDINELLA, v. n. Tinter, parlant
des oreilles; p. et.
BOUDINELLET. Ce mot paraît être
le participe passé de boudinella. On
dit, boudinellet e oa he siskouarn, il
était étourdi par le bruit.
BOGE, prép. T. Depuis. Voy. ABAObE.
BOUEC'H, 8. L. Y. Le même que
mouec”
SOUED, BOED, a. m. Nourriture,
vivres, mets, ration, ragoût, pâture;
pl. bouedou, bouejou. Voy. B0ED.
BOUEDENN, 5. f. VOY. BOEDENN.
BOUELLEN, s.f.T.Boyau; pl. bouello.
BOUETA. Yor. BOETA.
BOUFANTIK, 8. m. C. Un petit or-
gueilleux.
BOUFET. VOY. PENN-BOUFET, PENBOUFET.
1006, BOUK, adj. Mou, moelleux.
Eur gwele boug, un lit moelleux.
8006, s. m. Faucille pour couper les
branches.
BOUGENN (boug-enn), 8. f. V. Joue; pl.
divougenn. Ce pluriel duel est composé
de dis, div, Y. deux, et de bougenn.
BOU 65
BOUGENNER (boud < gennek), adj. Y.
Joufflu. — Bougenn, Y. Joue.
BSOUGORN, s. m. C. Bouvillon; pl. ed.
Ce mot paraît composé et contracté de
bouk, adj. tendre, et de korn, corne.
BOUGRE, adj. Ingrat.
BOUIDENN , s. L. Y. Moelle des vé-
gétaux.
BOUIL (bou-il), 8. m. Y. Ferment, le-
vain, présure.
BOUILL (L mouillées), adj. Percçant,
parlant des yeux. Daoulagad bouill,
des yeux vifs et perçants. Cet adj.
s’emploie en Cornouaille en ce sens :
komsou bouill, répartie vive, saillie.
Prononcez bouill, comme dans le
français bouillir.
BOUILL (L mouillées), s. m. C. Kcu-
me de la bière. hRet bouill d'ar ber,
faire mousser la bière. Voy. le précé-
dent pour la prononciation.
BOUILLAD (L mouillées), s. m. Ce
mot ne s'emploie qu'en compagnie
d’un autre substanlif : eur boutllad
moged, une grande quantité de fumée.
"y. BeuiLt, adj., pour {a prononcia-
on.
BOUILLARD, BOUILLART (L mouil-
lées), s. m. Y. Oudée, pluie d'orage,
tourbillon de vent; pl. bouillardeu.
Voy. BOUILL, ad}., pour la prononcia-
tion.
BOUILLART. Voy. le précédent.
BOUILLAS (L mouillées), 8. m. Bour-
geon des plantes; pluriel boutllasou
(bouilla-sou). Voy. BOUILL, adj., pour la
prononciation.
BOUILLAZA (L mouillées), v. n.
Bourgeonner; p. et. Voy. BOUILL, ad].,
pour la prononciation.
BOUILLEIN (L mouillées), v. n. Y.
Pétiller. Yor. BOUILL, adj., pour la
prononciation.
BOUILLENN (L mouillées), 8. 1. Boue,
crotte des chemins, des rues, et par
extension, fille de mauvaise vie. Yor.
BouiILL, adj., pour la prononciation.
9
66 BOU |
BOUILLENN-DRO V mouillées), 8. f.
V. Fondrière. On dit de préférence,
gwall-vouillenn. Voy. ce mot. Voy.
BOUILL, adj., pour la prononciation.
BOUILLDUER (l, mouillées), 8. m. C.
Pilori. Staga oc'h ar bouillouer, atta-
cher au pilori. Voy. BOUILL, adj., pour
la prononciation.
BOUIOURO'H, 8. L. Y. La femelle du
chevreuil ; pl. et. Yar. BIZOURC'H.
BOUIST, s. L. Y. Boîte, étui ; pl. eu.
Bouistat. Y. Plein la boîte.
BOUIT, 8. m. Y. Nourriture, vivres,
pâture, aliment, ration, mets, appât
pour prendre des poissons. Yor. 80E0.
BOUIT-GEVR, s. m. Y. Chèvre-feuille,
plante. A Ja lettre, pâture des chèvres.
BOUITEIN, v. a. Y. Novurrir, alimen-
ter. — Bouit, Y. Nourriture.
BOUJAROUN, adj. Terme familier ;
ingrat.
BOUJET, BOUCHEKOD, s. m. C. Sac
en cuir pour mettre de l'argent.
BOUJIOD, €. m, C. Bougeoir, petit
chandelier.
BOUK, adj. Tendre, mou, moelleux.
Eur gwele bouk, un lit moelleux.
BOUK-TREAZ, 8. m. Sable mouvyant.
— Bouk, mou ; reds, sable.
BOUKAAT, v. n. S’amollir, devenir
mou ; p. boukeet, boukeat.
BOUKLOU, s. pl. m. Des boucles de
souliers. On dit aussi bloukou.
BOUL, s. f. Boule à jouer au jen de
ce nom; pl. boulou. C'hoar boulou,
jeu de boules, Jouer aux boules.
BOUL, s. f. Chance, vogue, parlant
d'un marchand ; ar voul a so gant-
han, il a la vogue. On écrit aussi
L
BOUL, adj. Troad-boul, pied-bot ;
à la lettre, pied-boule.
BOU
BOUL, adj. C. Clair, non opaque, et
par extension, rare, peu commun. On
écrit aussi boull.
BOULO'H, 8. m. Entamure d'un pain,
brèche faite à un pain, et par exten-
sion, balafre à la figure.
BOULC'H, BOULC’HET, adj. Ce mot
sigoifle entamé, et s'emploie pour dé-
signer une personne qui a ce qu'on
appelle un bec de lièvre, c'est-à-dire
une grosse fente à la lèvre en naissant.
On emploie encore en parlant d’an
individu qui a perdu quelques doigts
de la main. Dourn boulc'h. à la lettre,
main entamée. Boulc'h et Le Boulc'h
sont des noms de famille assez com-
muns.
BOULC'H, adj. Y. Penn tt boulc'h,
gunec'h boulc'h. se dit en Vannes, d'an
épi sans barbe, du froment sans
barbe. Yor. SLOUC'H.
BOULO'H-BARA, s. m. Croûton de
pain. À la lettre, entamure de pain.
BOULO’HA, v. a. Entamer , p. et.
BOULC'HEIN (boulc'h-e-in), v. a. Y.
C’est le même que boulc'ha et n’en dif-
fère que par la terminaison ein {e-in)
qui appartient exclusivement au dia-
lecte de Vannes.
BOULC'HEK, adj. Yor. BOULC'H, adj.
Entamé.
BOULED, 8. f. C. Balle de fasil ;
pl. bouliji. On dit aussi boulet.
BOULI, pluriel irrégulier de bou-
lienn.
BOULIENN, &. L. Taon, grosse mou-
che qui s'attache particulièrement
aux bestiaux; pl. boulienned, boul.
BOULIJ1, C. Pluriel de bouled.
BOULIN, 8. f. Voile qui se place sur
les flancs du navire. Goel-voulin, voile
de bouline. Avel-voulin, vent de côté.
BOULJ, s. m. Y. Mouvement.
BOULJANT, adj. Y. Fringant, alerte,
parlant des personnes.
BOU
SOULJANTIK, adj. Y. Frétillant.
BOULJEIN (boulj-e-in), v. n. Y. Se
mouvoir, bouger; p. bouljet.
BOULL, SOUL, s. L Chance, vogue,
Yor. MRL, s. f.
BOULL, adj. G. Rare, peu commun.
Voy. SOUL, adj.
BOULLENN. L'orthographe de ce mot
me parait vicieuse. Voy. BOUILLENN,
boue des chemins.
B08LO ; c’est le pluriel de boul, s. f.
Boule à jouer. Voy. ce mot.
BOULOUARD, 8. m. Bastion, rempart,
fortification; pl. ou.
BOULSKAO; pluriel de boulskavenn,
plant de hièble.
BOULSKAVENN, 8. L Hièble. plante;
pl. bouiskao, masc. Voy. la terminai-
son ENX du Dictionnaire des rimes.
BOUL-TS0AD, 8. m. Boulet du pied
du cheval. Ce mot composé, comme
les substantifs de cette espèce, se sé-
pere en construction : kignet eo boul
he droad. il a le boulet écorché. Voy.
mon Nouveau Dictionnaire 1869, au
mot ESTOMAC, pour la construction de
ces sortes de substantifs. C'est une
particularité remarquable de la langue
bretonne.
ROUNGORS. Voy. BONGORS.
BOUNTA, SUNTA, v. a. Pousser, re-
pousser, faire effort contre; p. et.
souuas, 8, m. C. Le même que
bourlas
SOBRAZUZ. Voy. BOURLAZUZ.
SOURBELL. Voy. BOURBELLEN.
BOURBELLEK, adj. et s. m. Qui a de
gros yeux.
SOURBONENN ; le même que bour-
H.
BBUABOULLA, v. 0. Fouiller la terre
«mme font les porcs. Ce verbe se
coojague avec l’auxiliaire oder.
BOU 67
BOURSOUNENN, 5. f. Pustule, bouton
à la peau; pl. bourboun, masc. Où dit
aussi bourpoullenn.
BOURBOUNENNA, v. H. Se couvrir de
boutons d’échauffement, de pustules.
BOURBOUTAT, V. Voy. le suivant.
ROURBOUTEIN, v. n. Y. Grogver, mur-
murer contre; p. bourboutet. Bourbou-
tein a-enep un den, Y. Murmurer contre
quelqu'un. On dit aussi bourdboutat. Y.
BOURBOUTENN , 8. f. Y. Blaireau,
animal.
BOURBOUTER, s. m. Y. Grognou, qui
rechigne.— Bourboutein, V.Murmurer.
BOURC'H, s.f. Bourg, gros village;
pl. tou. — Le Bourc'h est un nom de
famille assez répandu.
BDURC'HIS, 8. m. Y. Voy. bourc'hiz.
Bon pluriel est bourc’hizion.
BOURC'HIZ, s. L. Bourgeois, habitant
d'une ville, d’un gros bourg ; pl. bour-
c'hisien. — Bourc'h. bourg. — Bour-
c'his ou Bourc'his sont des noms
de famille très-répandus; on l'écrit
Bourhis en français, mais on le pro-
nonce comme en breton avec la gut-
turale c'h.
BOURC'HIZEZ, a. L. Bourgeoise, habi-
tante d’une ville, d’un bourg; pl.
bourc'hisesed.
BDURD, 8. m. Plaisanterie, farce, ma-
lice; pl. ou. Voy. BOURDOU. Ober bour-
dou da, faire des farces à.
BDURDA, v. a. Et mieux ober bourdou,
faire des farces à quelqu'un, des plai-
santeries. En termes familiers on dit
aussi ret kelen da lounika, re keten
da bloumma, faire des plaisanteries à
quelqu'un. À la lettre, faire avaler des
mouches.
BOURD-FALL, s. m. Au pluriel bour-
dou-fall. Plaisanterie, incartade, plui-
senterie de mautvais goût et parfois
nuisible. Ober bourdou fall, faire de
mauvaises plaisanteries.
SOURDOU. Voy. SOURO.
68 BOU
BOURELL, 8. m. Sorte d'étoupe pour
garuir les chaîses, pour bourrer un
fusil, pl. ou.
BOURELL, adj. Bourré ou platôt rem-
bourré, parlant des chaises, etc. Kader
vourell, chaise rembourrée.
BOURELL, s. m. Collier d'un cheval
attelé.
BOURELLA, v. a. Et mieux lakaat
bourell, rembourrer, parlant des fau-
teuils, etc.
SOURJONN. Voy. BOURJONNET.
BOURJONNET, BDURJDNN, adj. Il se
dit en parlant du lait : leas bourjonn,
keas bourjonnet, du lait mari.
BOURJOUN. Le même que bourjonnet.
BDURLAS, BOURAS, 8. m. Cartilage.
— Bourlas est un nom de famille assez
rare; on le prononce en français sans
jamais faire sentir la lettre S, ainsi
qu’on le fait en breton.
BOURLAZUZ, adj. Cartilagineux.
BOURLED, 8. m. Bourrelet dont on
coiffe la tête des petits enfants pour
rendre les chutes moins dangereuses;
pl. ou.
BOURLIK-HA-BDURLOK, adv. Inconsi-
dérément, à la légère.
BOURDIK, 8. L. Yay. BURUDIK. On pro-
nonce bouro-ik.
BOURON. Voy. BOUROUN, ad).
BOURDN, s. m. Y. Maïs ou blé de
Turquie.
BOUROUEL, adj. l se dit d'une per-
sonne qui fatigue et ennuie par ses
redites.
BOURDUN, adj. 11 se dit en parlant
d'un épi de blé bien nourri : penn-ed
bouroun.
BOURPOULLEN, 5. L VOy. BOURBOUNENN.
BOVURR, adj. Y. 11 se dit en parlant du
pain mal cuit : bara bourr.
BOU
BOURRA, v. n. C. S'accoutumer en un
lieu, s’y plaire. l se conjugue avec
l'auxiliaire ober. Bourra a rit-hu amañ?
Vous plaisez-vous ici?
BOURREO, BOURREV, 8. m. Bourreau,
exécuteur des hautes-œuvres, et par
extension, homme cruel; pl. bourre-
vien.
BOURREV. Voy. BOURRES.
BOURREVIA, v. a. Torturer; p. bour-
reviet. — VOy. BOURREO.
BOURSIKOD, s. m. Poche ou gousset
où l’on met son argent.
BOUSELL (bou-sell), 8. L. Y. Joue;
pluriel duel, divousell.
a BOUSELLEK (bou-sellek), adj. Y. Jouf-
0.
BOUT, v. auxiliaire. V. Être. Voy.
BEZA.
BOUTA, v. n. Rancir, se gâter; p. et.
Boutet eo ar pesk, le poisson se gâte.
BOUTAILL (L mouillées), 8. f. Bou-
teille; pl. ou.
BOUTAILLAD (L mouillées), s. f. Plein
une bouteille. Eur voutaillad win, une
bouteille de vin, pleine de vin.
BOUTAILLER (L mouillées), s. m.
Echanson; pl. ten.
BOUTADU, s. pi. m. Ancien pluriel de
botez, chaussure. Voy. BOTAOU.
BOUTAOUER. Voy. BOTAOUER.
BOUTAOUI. VOy. BOTAOUI.
BOUTEG, BOUTEK, 8. m. Holte; pl.
boutegou.
BOUTEGAD (bouteg-ad), 8. m. La con-
tenance d’une hotte, et par extension,
une grande quantilé, Eur boutegad
avalou, une hotte pleine de pommes,
une grande quantité de pommes.
BOUTEGER (bouteg-er), 8. m. Celui
qui fabrique ou porte des hottes. —
Boutek, bouteg, hotte.
BOU
BOUTEIES. Ua des pluriols de botex,
chaussure. Yor. STE.
BOUTEIN (boute-in), v. a. Y. Pousser,
chasser dehors ; p. boutet,
BOUTEK, BOUTEG, s. m. Hotte; pl.
boutegou (bouteg-ou).
BOBTET, adj. et participe. Rance,
gâté, parlant de la viande, du poisson,
— Bouta, se gâter. Boutet eo ar c’hik.
la viande est gâtée.
BOUTIN, adj. Bangl, commun. Fourn.
boutin, four banal
BOUTOU, s. pl. m. Un des pluriels de
, Chaussure. Voy. BSTEZ.
BOUTOU-8E8R, 8. pl. m. Cette ex-
pression siguifie au propre des sou-
lera courts; elle s'emploie pour dé-
signer un jaloux, une jalouse en
, 60 amour. VOy. JALOUX, à
mon Noureau Dictionnaire 1869. Bou-
tou berr e deux, elle est jalouse de son
BOUTOU-K0AT. C'est le pluriel de
botez-koat, sabot.
BOUTOUN, s. m. Bouton des vête-
ments; pl. ou.
BOUTOUNA, v. a. Boutonner; p. et.
BOUTOU-PRENN, pluriel de botes-
prenn, 8. Î. Sabot.
BOUZAR, adj. et 8. m. Sourd,
BOUZARA, v. a. Assourdir; p. et.
BOUZARAAT, v. n. Devenir sourd; p.
bousareat, bousareet. On dit mieux,
dont da vexsa bousar.
BOUZAREZ, 8. L Femme sourde; pl.
ed.
B002EL, s. m. Y. Le même que beu-
sel, du Léon.
BOUZELLENN, a. L Born: pl. bou-
sellou, masc.
SOUZELLOU, s. pl. m. Pluriel irré-
gulier de bouzellenn.
BRA 69
BOUZIL, s. m. Le mème que beuxel.
BOVELENN, 8.1. Mulot, museraigne;
pl. ed,
80Z, 8. L Le creux de la main.
BOZAD, 8. L La contenance du creux
de la main.
SOZELENN, 8. f. (anc.) fiente des
petits animaux.
BOZENN, 8. f. Cbrysanthème, plante.
BOZENN-VELEN, 8. 1. Chrysanthème
jaune.
BDZENN-WENN, 8. L. Chrysanthème
blanche. |
BRASANS, 8. m. Forfanterie.
| BRASANSAL, v. n. Se vanter, faire le
fanfaronu. Ce verbe se conjugue avec
l’auxiliaire ober. Brabansal a ra, il se
vante.
BRABANSER, 8.0. Faofaron, railleur;
pl. ten.
BRABRAO, 8. m. Joujon, des joujoux.
Il faut avouer, en passant, que ce mot
qui est un terme enfantin, et qui ren-
erme deux fois la lettre R, est bien
bien mal choisi pour des petits en-
fants. Il est composé de l’adjectif brao,
beau, répété.
BRAE, 8. L. Broyon, broie, instru-
ment pour broyer le lin, le chanvre;
pl. braeou.
BRAEA, v. a. Broyer, parlant du lin,
du chanvre; p. braeet.
BRAEER, 8. m. Broyeur du lin, du
chanvre; pl. ten.
BRAGAL, v. n. Folâtrer, se divertir,
faire le beau, se payaner, parler avec
affectation, se donner trop de licence,
piaffer, parlant d'un cheval. Ce verbe
se conjugue avec le verbe auxiliaire
gher. Bragal a ra, il se pavane.
BSRAGALDIEZ (anc.). Affiquels.
BRAGAOUA, v. a. Mettre un enfant
en culotte; p. bragaouet.
70 BRA
BRAGART, adj. (anc.) Brave, coura-
geux.
BRAGEER (brag-eer), 8. m. Qui fait
le petit maître, qui se pavane.
BRAGEIN (brag-e-in), v. n. Y. Le même
que bragal.
BRAGEREZOU (brag-erezou), 8. pl. m.
Affiquets, parure, objets de toilette
des femmes.
BRAGEZ (brag-ez), s. m. Culotte; pl.
bragou, masc. Voy. BRAGOU.
BRAGEZ (brag-ex), 8. m. Germe des
graines.
BRAGEZA (brag-eza), v. a. Culotter,
mettre la culotte à: p. et. En em vra-
geza, se culotter, mettre sa culotte.
BRAGEZI (brag-ezi), v. n. Germer,
parlant des graines.
BRAGOU, 5. pl. m. Pluriel de bragez.
culotte. Bragou braz, culottes des pay-
sans bretons; elles sont larges et
courtes et se nouent aux genoux. El-
les ont presque complètement disparu
pour faire place aux pantalons. Bra-
gou braz est un nom que, par ironie,
on donne aux paysans bretons. Ainsi
sont faits les gens : ils tournent nos
paysans en ridicule, parce que ceux-ci
portent un genre de culotte qui, dans
un pays pluvieux et boueux comme
le nôtre, est plus rationel que le pan-
talon. Voy. au mot PENGENN ce qui est
dit d'une autre mode de la Basse-Bre-
tagne.
BRALL, 8. m. Branle de cloches;
secouement en général.
BRALL-KAMM, s. m. Sorte de danse
très-animée, appelée Branle en fran-
çais. Ce mot est composé de brall,
secouement, et de kamm, boîteux;
sans doute parce qu'il y a certaines
mesures ou passages de la danse pen-
dant lesquels on n'a qu'un pied à terre.
BRALLA, v. a. Secouer, remuer vio-
lemment. Bralla ar c'hleier, sonner les
cloches en branle ou à la volée.
SRAMM, 5. m. Pet; pl. ou.
BRA
BRAMMEIN (bramm-e-in), v. n. V. Pé-
ter, p. brammet.
BRAMMER, 8. m. Péteur ; pl. ten.
BRAMMEREZ, s. f. Péteuse.
BRAMMET, v. n. Péter. Ancien inf-
nitif bramma, sur lequel il se conju-
gue. 11 se conjugue le plus souvent
avec le verbe auxiliaire ober.
BRAMM-RONSED, 5. m. Pétarade de
cheval. À la lettre, pet des chevaux.
BRAMM-SUGELL (sug-ell), 8. m. Pet
criard et tratnant. À la lettre, pet 1ong
comme la corde qui sert à amarrer le
foin sur la charrette. Voy. SUGELL
(sug-ell.)
BRAN, 8. f. Corbeau; pl. brini, m.
BRAN-ANN-DOUR, 6. L. Alcyon. À Ia
lettre, corbeau de l'eau.
BRAN-AOT, s. f. Corbeau gris; pl.
brini-aot. — Bran, corbeau; aot, ri-
vage de la mer.
BRAND, s. m. Y. Lit suspendu.
BRANDON, s. m. V. Bouchon ou en-
seigne de cabaret.
BAANELL, 8. L. Béquille; pl. ou. Bra-
nell-treid, échasse. À la lettre, béquille
des pieds.
BRANELL, 5. f. Tourniquet, sorte de
jeu de hasard. C'hoar ar vranell, jouer
au tourniquet, jeu du tourniquet.
BRANELL, 8. f. Calecon, et aussi,
loquet de porte.
BRANELL, s. L. C. Le traversier de la
charrue.
BRANELLAT, v. n. Jouer au tourni-
quet. Voy. BRANELL.
BRANELLEK, 8. m. Qui marche ordi-
nairement avec des béquilles. Ce mot
est on nom de famille très-commun.
BRANELL-TREID, 8. L. Echasse; pl.
branellou-treid. À la lettre, béqui le
des pieds.
BRA
B8ANK, s. m. Branche d'arbre, etc.;
pl. ou. |
BRANKEK, adj. Branchu.
BRAN-LOUET, s. f. Corneille, oiseau ;
pl. brini-louet. — Bran, corbeau;
louet, de couleur grise.
BRANSELL. 8. f. Berceau, petit lit
établi de telle sorte que l'on pent y
bercer les enfants. — Brañsella, ber-
cer, agiter.
BRANSELLA. VOy. BRARSELLAT.
BRANSELLAT, v. a. Bercer, agiter,
balancer, chanceler ; p. bransellet.
BRANSIGELL (brañ-sig-ell), 8.1. Balan-
coire, escarpolette; pl. ou.
BRANSIGELLA (brañi-sig-ella), v. n.
Se balancer sur l’escarpolette; on
l'emploie aussi au sens de cahoter;
p. et. Brañsigellet omp er c'harr-ma,
pous sommes cahotés dans cette voi-
ture.
BRAU, BRAV, adj. Gentil, joli. Com-
paratif, braoc'h, bravuc’h; superlatif,
ata.
BRAO-BRAC 1 interjection, bravo!
BRAOAN ; T. Superlatif de brao, beau.
SRAO-BRAZ, ady. Parfaitement.
a ADD, 8. m. (anc.) Frère, pl. bro-
SRAO-DOGE, adj. Très-beau. À la let-
tre, beau Dieu, beau comme Dieu.
BRADIGOU (braoi-gou), 8. pl. m. Des
joujoux.— Brao, joli, du plutôt braoik,
diminutif de brao, et ayant le mème
sens que brad, mais s'appliquant à de
petts objets.
BRAOK, 8. m. Surmulet ou bar,
poisson ; pl. braoged (braog-ed).
SRAQUED, s. m. Y. Breuvage, bois-
son.
BRADUNENN, BBINENN, 5. f. V. Miette,
petit morceau de pain ou autre denrée.
BRA 71
BRAS (brds), adj. et ady. Grand, gros,
très. Voy. 8RAZ. Le Bras est un nom de
famille très-commun.
BRASA (brd-sa); superlatif de bras,
grand.
BRASAAT (brd-saai), v.a.et n. Agran-
dir, croitre, grossir; p. braseat, bra-
sect. — Bras, grand, gros.
BRASOC’H (brd-soc'h); comparatif de
bras, grand.
BRATELLAT, v. a. Tromper; p. bra-
tellet.
BRAU, adj. V. Beau. Voy. BRA0.
BRAV, BRAO, adj. Beau, joli.
BRAVAAT, v. n. Embellir, s’embellir;
p. braveet, braveat. Ce verbe se conju-
gue avec l’auxiliaire ober.
BRAVENTEZ, 8. L. Beauté. Evitez ce
substantif, et tourneg la phrase par
l'adjectif brao.
BRAZ (brdz), adj. Grand, gros, solen-
nel. Comparatif, brasoc'h (brd-soc'h);
superlatif, brasa (brd-sa).
BRAZ (brdz), adv. Beaucoup, très.
Aas, très-loin. Rrag-bras, très-
joli.
BRAZAC'HUZ, adj. Orgueilleux. J'ai
trouvé ce mot ainsi écrit. Je pense
qu’on a voulu dire bosac'huz. Yor.
BOSAC'H,
BRAZED, s. m. Méteil, seigle et fro-
ment mélés.
BRAZES, adj. V. Enceinte, parlant
d'une femme. — Hras, gros, grosse.
BRAZEZ, adj. Le même que raser.
Grek rases. femme enceinte. He vamm
a (00 brases diwar-n-ezhan, sa mère
était enceiute de lui.
BRAZEZEIN (braxez-e-in), v. a. Y.
Éogrosser; p. brazezet.
BRAZEZI, v. a. Engrosser, rendre
enceinte; p. braseset. — Ce mot dérive
de bras, gros, grosse.
72 BRE
BRAZOGER, 8. m. Réchaud à charbon;
pl. ou.
BRE, 8. f. V.T.C. Broyon, broie, ins-
trument pour broyer le lin, le chan-
vre, pl. breou.
BRE, 8. m. (anc.) Peine, difficulté, et
aussi montagne.
BREL, v. a. T. GC. VOy. BRAEA.
BREAC'H, 8.f. Bras du corps humain;
pluriel duel divreac’h pour diou breac'h.
Voy. HI, pour les pluriels duels.
BREAC’H, 8. f. Bras de civière, bras
de fleuve, de rivière, aile de moulin;
pl. breac’hiou.
BREAC'H, 8. L. Petite vérole, variole,
et aussi vaccin. Ne fell ket d'in e ve
lekeat ar preac'h d'an bugel, je ne veux
as faire vacciner mon enfant; à la
ettre, je ne veux pas qu’il soit mis
du vaccin à mon enfant. Ce mot a pour
radical breac’h, bras du corps humain.
BREAC'H-VOR, 8. L Bras de mer;
pl. breac’hiou-vor. — Breac'h, bras de
fleuve, etc., et mor, mer.
BREC'H, 8. L. Y. T. C. Bras du corps
humain; pluriel duel, divrec’h, pour
dm brec'h. Y. et diou brec'h, T. C.
Voy. 01 pour les pluriels duels.
BREC'H, BRIC'H, adj. Y. Bigarré, ta-
cheté, pommelé. Voy. BRIZ.
BREC'H, 8. f. Y.T. C. Petite vérole,
variole, vaccin. Voy. BREAC'H, petite
Yérole, vaccin.
BREC'H, 8. L. Y. T.C. Bras de civière,
bras de fleuve, aile de moulin; pl.
brec'hieu. Y. Brec'’hiou. C. Brec'hio.T.
BREC'H, adv. Y. Presque, à demi.
Brec’h-meo, uu peu ivre; Yor. BRIZ.
BRECHAD, BRECHIN, 8. pl. m. Brins
de bois que les pauvres ramassent dans
les forêts. Voy. BRECHENN.
BREC’HAD, BRED'HAT, 5. £. Y. Voy. ce
dernier.
BREC'HAGN, ad). Stérile, parlant d'une
femme ou d'une bête femelle.
BRE
BREC'HAT, 8. f. Y. Brasgée, ce qu'on
peut saisir avec les deux bras. —
Brec'h, Y. Bras.
BREC'HATAT, v. a. V. Embrasser en
serrant avec les bras, et par amitié:
pl. brec’hatet. — Brec'h. Y. Bras.
BRECHED. Y. YOT. BRUCHEO.
BREC'HEIN, BRIC'HEIN (brec’h-e-in),
Y. a. Y. Bigarrer, tacheter; pl. brec’het,
rie et. — Brec'h, bric'h. Y, adj. Te-
cheté.
BREC'HELLEIN (brec'h-elle-in). vw. a.
V. Le même que le précédent.
BRECHENN. Ce mot n'est pas usité au
singulier. Voy. son pluriel BRECRAD.
BREC'HIEU, a. pl. L. Y. C'est le plu-
riel de brec'h, bras de civière, aile de
moulin. En Vaunes on appelle brec'hieu
enn ilis, la partie d’une église qui
forme la croix.
BRECHIN. Voy. BRECHAD.
BREC'HON, s. pl. m. Y. Pluriel ir-
régulier de brec'honenn, miette de
pain, etc.
BREC'HONEIN (brec’hon-e-in), v. a. Y.
Emietter, rompre men: p. brec'honet.
BREC'HONEK, 8. m. V. La langue bre-
tonne. Voy. BREZOUNEN.
BREC'HONENN, s. L. Y. Miele, petit
morceau d'une chose bonne à manger;
pl. brec'hon, masculin.
SREDER, s.pl.m. V. pluriel irrégulier
de brer, Y. frère. P
BREER, 8. m. Y. T. C. Broyeur: pl.
breerien. En Vannes. breerion. — Brea,
broyer.
BREGAS, BREGES, 8. m. Y. Rot, fla-
tuosité de l'estomac; pl. eu.
BREGASEIN (brega-se-in), v. n. Y.
Roter; p. bregaset.
BREGES (breg-es), 8. m. Yor. BRESMS.
BREGESEIN (breg-e-se-in), v. n. 1. Le
même que bregasein.
BRE
BREIC'H (bre-ic'h), 8. L. Y. Bretagne.
Voy. HEH et composés.
BREIES (bre-ier); pluriel irrégalier
de breg.
BREIN (bre-in), adj. Pourri.
UREINA (bre-ina), v. n. Pourrir; p.
breinet.
BREINADUREZ (bre-inadures), 8. f.
Peu usité. Pourriture.
BREIN-KRIGN (bre-in), 8. m.Gangrène,
carie. — Brein, ad]. Pourri, et krignat,
ronger.
BREIL (bre-is), 8. L. Bretagne, contrée
de la France. Ce mot a formé beau-
coup de composés. Voy. ci-après :
BREIZAD, BREIZIAD (bre-izad), 8. m.
Qui est né en Bretagne, pl. breisiz,
breisaded.
BREIZADEZ, BREIZIADEZ; c'est le fé-
minin du précédent.
BREIZ-ARVORIK {dbre-is), 8. f. Partie
de la Basse-Bretagne qui est très-
voisine des côtes de l'Océan. Voy.ARVOR.
BREIZEL, 8. m. Orthographe vicieuse.
Voy. SREZEL, maquereau.
AREIZ-HUEL (bre-{x). 8. L La partie
de la Bretagne qui est dans l'intérieur
des terres; à la lettre Haute-Bretagne,
expression fort juste, puisque l'altitude
eat plus grande dans j’intérieur que
sur les bords de la mer.
BSEIZ-HUELAD(bre-13), et aussi breiz-
uc’helad, en Cornouaille, 8. m. Qui est
né dans la Haute-Bretagne. Voy. le
précédent.
BREIZIAD. Yor. BREIZAD.
BREIZIADEZ, féminin du précédent.
BREIZ-IZEL (bre-is) s. L Basse -Bre-
tagne ou la partie de la Bretagne qui
atoisine les côtes de l'Océan. A ls lettre,
Bretagne basse. Cette expression est
fort juste, puisque le sol s’abaisse en
approchant de la mer.
BRE 73
BREIZ-IZELAD (bra-s), 8. m. Habi-
tant de la Basse-Bretagne ; pl. breis-
(Gelt. Voy. le précédent.
BREIZ-KIK. Beaucoup de personnes
prononcent ou écrivent ainsi ce mot;
je pense qu'il faut dire et écrire briz-
kik. Voy. ce mot composé.
BREIZ-UO'HEL, 8. L. C. VOY. BRELZ-
HUEL.
BREIZ-UC'HELAD (bre-is), 8. m. Ù.
Voy. SREIZ-HUELAD.
BREIZ-VEUR (bre-is), 8. f. L'Angle-
terre. — Breit, Bretagne, et meur,
grand. On dit aussi Bro-Zaos.
BREIZ-VINAN (bre-ix), 8. L. La Breta-
Eng française ou petite Bretagne. —
Breis, Bretagne, et brhan, petit. Cette
appellation forme opposition à Breis-
veur.
BRELIM, SLERIM. VOY. BREOLIM.
BRELIMA, BLERINA, Yar. BRECLIMA.
BRELIMER, SLERIMER. VOY. BREOLIMER,
BRELL, adj. et a. m. Brouillon, far-
fouilleur, qui met le désordre partout
dans une maison.
BRELL, S. m. Perche, poisson ; pl. ed.
BRELL, s. m. V. Branle de cloches.
BRELLA, v. à. Mettre en désorüre.
Voy. BRELL, ad).
SRELLAT, v. H. V. Chanceler,
BRELLE, 8. m. Y. Jachère, friche. On
dit aussi Berle.
BRELLEZ, 8. L. Femme brouillonne
et qui met tout en désordre dans une
maison. VOy. BRELL, adj.
BREMA, BREMAN, adv. Maintenant,
actuellement. Ces deux adverbes qui
ont la même consonnance finale que
ama et aman, suivent les mêmes rè-
gles que ces deux derniers pour l’em-
ploi. Voyez-y.
SREMAIK (brema-ik), ady. Bientôt,
tout-à-l'heure. C'est le diminutif de
brema.
10
74 BRE
BREMAN. YOT. BREMA.
BREME, adv. C. Maintenant, actuel-
lement.
BREN, 8. m. (anc.) Roi.
BREN, BRE, 8. m. (anc.) Montagne.
RENE, s. m. Nageoire de poisson ;
pl. ou.
BRENN, 8. m. Son de la farine. —
Milin-brenn, à la lettre, moulin à son;
il s'entend, en style trivial, de l'anus
du cheval. Brenn bleud segal, du son
de seigle.
BRENN, s. m. V. Merde, excrément.
BRENN, BREN, s. m. (anc.) Roi.
BRENN, s. m. Y. Jonc, plante. Voy.
BROENN.
BRENNEK, adj. Qui renferme beau-
coup de son. — Bara brennek, du pain
rempli de son.
BRENNERK, adj. Y. Sali de merde, et
aussi rempli de joncs. En ce dernier
sens broennek est plus régulier.
BRENN-HESKENN, 8. m. Sciure de
bois ; à la lettre, son de scie.
BRENNID, s. m. Poitrine considérée
à l'extérieur et par rapport aux vête-
ments ; on dit aussi askre.
BRENNIOA, v. n. Se battre à la ma-
nière des coqs en se heurtant la poi-
trine.
BRENNIDAD, 8. m. Ce que peut ren-
fermer la partie des vêtements qui
correspond à la poitrine. — Eur bren-
nidad avalou, à la lettre, une poitrinée
de pommes.
BRENNIG, BRENNIK. Voy. ce dernier
mot. |
BRENNIGA, v. n. Pêcher le coquil-
lage qu'en Bretagne on appelle bren-
nik.
BRENNIGER (brennig-er),8.m. Pêcheur
de brennik. Voy. ce mot.
BRE
BRENNIK, BRENNIG, s. m. Coquillage
de mer qui s'attache aux rochers que
la mer couvre et découvre. Il est uni-
valve et a la forme d’un cône dent la
base est à peu près égale à la hauteur.
SRENN-IUZAZ, s. m. En termes fa-
miliers on appelle ainsi les taches de
rousseur ; à la lettre, son de Judas.
Les personnes qui ont les cheveux
rouges ont d'ordinaire des taches de
rousseur assez semblables à des brins
de son. Or, Judas avait les cheveux
rouges.
BRENNYN, BRENN, 8. m. (anc.) Roi.
BRENT, BERT, 8. m. Y. Plaidoyer.
BRENTAOUR, 8. m. Y. VOY. BRETOUR.
BRENTEIN (breñt-e-in), v. n. Y. Et
aussi bertein ; plaider ; p. brentet.
BRENTOUR, s. m. V. Plaideur ; pl. bren-
terion.
BREO. Je ne sais ce qu'est ce mot.
On l'emploie en Cornouaille. — Breo
eo, il peut à peine parler.
BREO, BREOU, a. 1. Moalin à bras:
pl. breier (bre-1er).
BREDL, s. m. Croc de l’essienu d’une
charrette.
BREOLIM, BLERIM, s. 1. Meule à ai-
guiser ; pl. ou.
BREOLIMA, BLERIMA, v. a. Aiguiser
sur la meule, p. et.
BREOLIMER, BLERIMER, s. m. Rémou-
leur; pl. ien.
BREODU, BREO, s. f. Moulin à bras; pl.
breier.
BREDU, BREVOU, 8. pl. m. Sortiléges,
magie, sorcelleries.
BREPENN, 8. m. Y. Bâton pour re-
muer la bouillie.
BRER, s. m. Y. Frère, pl. berder.
BREREGET, Y. Pluriel de brerek.
BRE
SREREK, 6. m. Y. Boau-frère; pi.
brereget (brereg-et).
BRERJAC'H, s. L. Y. Confrérie ; pl. eu.
linan (bre-sa), v. a. Chiffonner ; p.
€
BRESET (bre-set), adj. On appelle
fers breset, un mets de Bretagne. C’est
une pâte mêlée de sucre et d'œufs. et
cuite au four. C'est le fars des ma-
riages, elc. Celui qui à la campagne
se mange en famille, se nomme fars-
pod. Yor. FARS. Quelques-uns disent
fers breset.
RRESK, adj. Cassant, fragile, parlant
des choses, et par extension, périssa-
ble, sujet à tomber en faute, parlant
des personnes et des biens de ce
monde. — Break eo ar gwer, le verre
est fragile. Bresk eo ann den, l’homme
est fragile.
OBESKENN, BRESKIGN, v. n. Courir
cà et là comme vache affolée ou piquée
mouches.
BRESKIGN, 8. m. — Saout e breskign,
vache affolée qui court et se tracasse
à cause des mouches.
BRESRIGN, BRESKENN, v. n. Voy.
RIEN, C. N.
BRESYCH, s. m. (anc.) Chou, légume.
BRET, 8. m. Concours entre élèves
et écoliers.
BRETAT, Y. a. Y. Plaider, quereller ;
D. bretet. On dit aussi bertein.
SRETE, 8. m. (anc.) Combat.
BRETERECH, 8. m. Y. Querelle.
SRETON, 8. m. Y. T. C. ; pl. et. Yor.
LA:
BRETONEZ, 6. L V. T. C.; pl. et.
YOy. DRETOUNEZ.
SRETOUN, 8. m. Breton, né en Bre-
tagne ; pl. ed.
BRETOUREZ, 8. f. Bretonne, née en
Bretagne ; pl. ed.
BRE 75
BRETOUR, s. m. Y. Querelleur, plai-
deur ; pl. breterion.
BRETUGENN, BURTUGENN. Voy. BRU-
TUGENN (brutug-enn).
BREUD, BREUT, 8. m. Plaidoyer. Sans
pluriel en ce sens. VOy. BREUJOU, BREU-
DRU.
RREUDEUR ; pluriel irrégulier de
breur, frère. Ar breur, ar hreudeur.
BREUDOU. Voy. 8REUJeU,
BREUGEREZ, s. m. Cri de l'âne. Yor.
BREUGI. Prononcez breug-erex. Evitez
ce mot.
BREUGEUD, BREUGEUZ, (breug-eud).
Voy. BREUGEUZ.
BREUGEUDI, BREUGEUZI, (breug-eudi.
Voy. BREUGEUZAT.
BREUGEUZ (breug-eux), 8. m. hot,
flatuosité de l'estomac ; pl. ou.
BREUGEUZAT (breug-eusat), v. n.
Boter: p. breugeuzet.
BREUGEUZI (breug-euzi), v. n. Roer:
p. breugeuzet.
BREUGI (dbreug-i), v.n.Braire comme
les ânes ; p. breuget.
BREUJOU, 8. pl. m. Les assises de
la justice. — Digoret eo ar breujou,
les assises ont commencé.
8BREUR,s. m. Frère, degrédeparenté;
pl. breudeur. — Ar breur, le frère ; ar
breudeur. les frères; il a aussi le
sens de frère (religieux).
BREUR-GEVELL. Voy. GEVELL.
BREURIEZ, s. f. Confrérie religieuse.
BREUR-KAER , s. m. Beau-frère. Ce
mot est une sotte imitation du fran-
cala. À la lettre, frère beau. Il eût
mieux valu couserver l'ancien mot
breurek, brerek, lequel n'est plus usité
qu'en Yannes, Brer, Y. frère.
BREUR-LEAZ, 8. m. Frère de lait. —
Breur, frère, leas, lait.
70 BRE
BREUR-LIK, s. m. Frère convers,
terme de couvent. — Breur, frère ;
hk, laïque.
BREUR-MAGER, 8. m. Frère de lait.
Kink frère; mager (mag-er), nour-
er.
BREUT, s. m. Plaidoyer. Sans pluriel
en ce sens. VOY. BREUJOU.
BREUTAAT, v. n. Plaider, discuter;
p, breutest, breuteat.
BREUTAER, s. m. Plaideur; pl. ten.
BREUZAT, v. a. Pesseler, parlant du
lin, du chantre; p. breuxet.
BREVA, v. a. Ecraser, broyer, piler;
p. brevet.
BREVI. Le même que breva.
BREVIAL, BREVIEL, a. m. Bréviaire;
ar brerial. Quelques auteurs le disent
du genre féminin et prononcent : ar
treutal. Lavaret he vorevial, lire son
bréviaire.
BREVOU, s. pl. m. Voy. BREGU, magie.
BREZA, v. a. Le même que breva.
BREZE, BRIZI. Voy. ce dernier.
BREZEK-HA-BRIZIK. VOY. BREZIK-HA-
BREZEK.
BREZEL, 8. m. Guerre, et aussi persé-
cution religieuse; pl. tou.
BREZEL, s. m. Maqucreau, poisson;
pl. bresili, brisili.
BREZEL-BRO, s. m. Guerre civile.
— Brezel, gucrre; bra, pays. À la let-
tre, guerre du pays. Mont d'ar brexe!,
partir pour la guerre.
BREZELEIN (brexel-e-in), v. n. V. Faire
la guerre.
BREZELERAAT, Y. H. Combattre, faire
la guerre; p. brexelekeet, breselekeat.
RREZELERAER, s.m. Guerrier, homme
de guerre; pl. ten.
BRI
BREZELIAD, s. m. Guerrier, homme
de guerre: pl. breselidi.
BREZELOUR, s. m. V.Guerrier, homme
de guerre ; pl. brexcelerion.
BREZEL-SANTEL, s.m. Guerre sainte,
croisade en Terre-Sainte.
BREZER-MEIN (me-in), s. m. Casseur
de pierres sur les rontes. — Breser,
dérivé de bresa, breva, briser: mein,
des pierres.
BREZIK-HA-BREZEK, ad). Se dit d'une
personne très -empressée, très-re-
muante pour ne rien faire. On dit aussi
brezik-brezek, bresek-brexsik.
BREZONERK, 8.10. T.C. VOy. BREZOUNER.
BREZONEKA. VOY. BREZGUNENA.
BREZOUNEK, s. m. La langue bre-
tonne.
BREZOUNEKA, v. n. Parler breton.
Les paysans bretons articulent très-
mal : 15 parce qu'ils nasillent pour se
rendre plus intéressants et attirer la
commisération ée leurs supérieurs;
2° parce qu'ils se pressent trop en par-
lant et qu'ils avalent la moitié des
mots; 3° parce qu'ils ouvrent peu la
bouche et desserrent à peine les dents.
BRIAD, 8. f. Brassée, ce qu'on peut
emporter avec les deux bras; pl. ou.
Ce mot a perdu la trace de son radical
qui est breac'h. bras. lL n'en est pas de
même en Vannes; on y dit brec’ha!,
brassée, mot dérivé de brec'h. Y. Bras.
— Que de mots de ce genre on trouve
dans le dialecte de Vannes, le dialecte
conservateur par excellence. Entr'an-
tres exemples, je citerai brerek, beau-
frère, mot qui dérive de brer, Y. frère;
mammek, belle-mère, mot qui dérive
de mamm, mère; c'hoerek, tadek, sont
dans le méme cas. Je vous le de-
mande, ces mots n'ont-ils pas le ca-
chet breton? Peut-on en dire autant
des mots breur-kaer, mamm-gaer, lad-
kaer, c'hoar-gaer, du Léon, mots qui
sont la sotte imitation et la traduction
littérale de substantifs qui, en français,
n'ont qu'une valeur fantaisiste et qui
ne donnent rien à l'analyse. — J'ai
BRI
dit que le dialecte de Vannes était le
dialecte conservateur par excellence.
Que dire en effet de ce dialecte qui a
su, mieux que tout autre, conserver
les anciennes traditions? C'est ainsi
qu'on y retrouve, encore aujourd'hui,
les pluriels en eu qui étalent en usage
au vie siècle; on y retrouve aussi la
lettre 8, la lettre finale T qui, pour
les substantifs et les adjectifs, étaient
en usage à ja même époque. Par un
soi-disant motif d'adoucissement, on
y a substitué les lettres finales Z et D,
cæ qui a jeté un grand trouble dans
les dérivés de ces adjectifs et sub-
stantifs. Le mot briad qui nous oc-
cape, en est un exemple. Autrefois
ou l'écrivait briat, et on en formait
tout naturellement briata, briataat;
aujourd'hui, il faut faire un grand
effort d'esprit ponr trouver la racine
de ces derniers. L’adjectif bras, grand,
ct une foule d'autres sont dans le même
cas. Autrefois, on écrivait bras, et on
fvrmait sans difficulté le comparatif
brasoc'h et le superlatif brasa, ce qui
n’a plus lieu aujourd'hui. Ces modifi-
cations ont aussi jeté un graad trouble
dans les règles d'euphouie. Voyez à
ce sujet ce qui est dit an mot MUABLE
de mon Nouteau Dictionnaire 1869.
SMATA, BRIATAAT, v. a. Embrasser
en sautant au cou et serrant avec les
bras. — En em vriala, en em vriataat,
sembrasser dans ces conditions; p.
briatet. — Brad. brassée.
BRIATAAT, Y. a. VOY. BRIATA.
BBIC'H, BREC’H, adj. et adv. Yor.
EC'H, Y
BRIC'HEIN, BREC'HEIN, v. a. V. Mou-
cheter, bigarrer ; p. bric’het, brec’het.
— Bric’h, brec'h. Y. Tacheté.
BRIC'HELLEIN (bric'helle-in), v. a. Y.
Le même que les précédents ; p. bri-
c'hellet.
SUC'MENN, 8. f. V. Tache de rous-
ser.
SD, s. ro. Bride de cheval ; pl. ou.
RIR, v. a. Brider, parlant d'un
> p. et.
BRI 77
BRIOOL, s. m. (anc.) fronde, Yor.
TALB,
BRIDOU, s. pl. m. Brides de meule.
BRIEK, nom de lieu. — Sant-Briek,
Saint-Brieuc, ville.
BRIENENN, 8. L. Miette, petit mor-
ceau de pain onu autre denrée : pl.
bren. brienennou.
BRIENN, 8. L T. G. Tache de rous-
seur ; pl. ou.
BRIFA, v. n. Manger gloutonnement:
D, et.
BRIFAOO, YOT. BRIFAOT.
BRIFAOT, s. m. Grand mangeur,
goulu ; pl. ed.
BRIGNENN, 8. m. Gruau.
BRIGNENN-LOG0D, 8. L. Joubarbe,
oreille-de-souris, plantes.
BRIGNENNET,ad).— Kaol brignennet,
des choux à vache.
BRIK, s.m. C. Mesure pour les grains
et pesant environ 80 kilogrammes
d'après Le Gonidec.
BRIKAD, 8. m. GC. La contenance de
la mesure appelée brik en Cornouaille.
BRIKELLAT, v. a. Y. Bigarrer, p. bri-
kellet.
BRIKENN, s. f. Brique; pl. ou.
BRIKENNER, s. m. Briquetier ; pl. ien.
BRIKENNERI, 8. f. Briqueterie; pl.
brikenneriou. Ce mot est contracté pour
brikenner-ti, maison de briquetier.
BRIKET, adj. Tacheté, moucheté.
BRIKEVAL, s. f. Voile de navire ap-
pelée tapecu ; elle est placée à l'arrière
du bateau.
BRIKOL, 8. m. C. Ruse, subterfuge;
pl. tou.
78 BRI
BRIKOLAT, v. n. C. Ne agir sis-
cèrement; p. brikolet. pee
BRINBALAT, v. a. Carillonner; p.
brinbalet.
BRINBALEREZ, s. m. Carillon des
cloches.
BRINENN, 8. f. Y. Le même que
brienenn.
BRINIDENN, 8.f. Bavette d’un tablier.
BRINNIGA. VOY. BRENNIGA.
BRINNIK. VOY. BRENNIR.
BRINSAO, s. m. Menu bois que ra-
massent les. pauvres. Ce mot, étant
considéré comme substantif collectif,
s'emploie comme pluriel. Ainsi, en
parlant de ces morceaux de bois, on
dirait, ar brinsad-xe n'int ket seac'h,
ce menu bois n'est pas sec.
BRIS, HI. Voy. ce dernier.
BAITH, BRITT, adj. (anc.) Qui est
peint.
BRIZ, BAIS, adj. Bigarré, tacheté,
pommelé, marbré. — Le Bris est un
nom de famille fort commun; on le
prononce comme en français Le Brisse.
Voy. BREI, adj.
BRIZ, adv. Ce mot placé devant un
substantif, prend le sens de demi,
mauvais en son genre, presque. Eur bris
kienved, une demi-maladie, pour dire
une indisposition. Briz-meo, à demi-
ivre, presque ivre. En Vannes on dit
dans le même sens : brec'h-meo, un
peu ivre. Eur brix kristen, un mau-
vais chrétien.
BRIZA. VOy. BMZELLA.
BAIZELLA, v. a. Moucheter, mar-
queter ; p. ef.
BRIZELLET, adj. Tacheté, moucheté.
BAIZENN, a. f. Tache de rousseur,
lentille au visage ; pl. brisennou, bris.
BRIZENNEK, adj. Qui a des taches de
rousseur.
BRO
SBIZ-FASUTA, v. a. et n. Fêler, se
féler ; p. bris-faoutet. Ce mot est com-
posé de bris, à demi; faouta, fendre.
BRIZ-KIK, 8. m. Viande entrelardés.
lann Bris, bigarré, et bik, viande.
BSIZ-KLENVEB, s. m. Indisposition,
légère maladie. — Pris, à demi; klen-
ved, maladie.
BRIZI, BREZIL, 8. m. Tan pour faire
les mottes à brûler. Voy. BODERa-
BRIZI.
BRIZILLON (L mouillées), s. m. Clo-
chette que l’on attache au cou des bes-
tiaux.
BRIZILLONIR (L mouillées), s. m. C'est
le même que le précédent, dont il est
le diminutif; c'est une petite clochette.
BRO, 8. L. Pays, contrée ; pl. broio.
— Ce mot s'employe aussi au sens de
compatriote; mais alors son pluriel
est brois (bro-ts). .
BAOAD, s. f. Et mieux, broad-fud,
nation, peuple; pl. ou.
BROAD-TUD, s. L. Peuple, nation,
tribu.
BAOCH. On dit e-broch, en perce,
parlant d'uu tonneau de vin.
BROC'H, s. m. Blaireau, taisson, ani-
maux; pl. ed. Voy. LOUZ, 8. m.
BAOC’H, 8. f, Y. Cotillon. jupe. Voy.
nn
BRO-C'HALL, 8. f. La France. — Bro,
pays; gall, gaulois. Mont a rann da
Vro-C’hall, je vais en France.
BROCHAT, v. a. Tricoter; pl. brochet.
Voy. BROCHENN.
BROCHENN. Y. YOT, BRECHAD, BRECHIN.
BROCHENN, s. L Aiguille à tricoter;
pl. ou.
BROCHENNEIN, v. n. V. Ramasser
des brins de bois pour chauffage. (Bro-
chenn-e-in.)
BRO
BROCHIK. On dit érouc’ha brochik da
eur bugel, sevrer un enfant.
BROSEUR, C'est le pluriel de braod
nel frère.
BAOENN, s. pl. m. ; phariel de broen-
men.
SACENNEK, ad). Rempii de Joncs.
BROENNENN, 5. 1. Plant d 5 pl.
rom, me Ga 1000, des Dante b;
jonc.
BASENN-VOR, s. pl. m. Du jonc
marin.
RER, SROEV, s. L Charette lon-
gue ; pl. broeviou.
BADEV. Voy. braeg,
RAOEZ, SROUEZ, 8. L Emportement
dans la colère.
BAOEZA, BROUEZA, Y. n. Se mettre
un peu en colère.
SROEZEK, SROUEZEK, adj. Qui est
kenl à s'emporter, à se meltre en
col d
5206, SAOK, s. m. Pot pour mettre
du vin. Yor. sr.
BAUG. V. Pluriél de brogonnenn,
éclair.
BROGON. V. Plriel de brogonenn,
éclair. bn
BROGONEIN (brogon-e-in), v. D. V.
Faire des éclairs. Brogonsin a ra, il
fait des éclairs.
BAOGONENN, s.f. Y. Eclair sans ton-
nerre; pl. brogon, brog. masc.
BRIT (bro-is); pluriel de bro, com-
patriote.
8sox, s. m. Pot ou cruche pour
mettre le vin. Dans le vieux français,
on disait un broc de vin.
MINE sd. Généreur, qu donne
BRO 79
1. T. Pet; pl. brommo.
BROMMAN, v. n. T. Péter, lâcher un
pet; p. mes.
8, 8. m. T. Péteur; pl. ien.
BAON, s. m. La partie où a été sai-
gné le cochon.
BRON, 8. m. (anc.) Meule de mou-
lin.
BRONCEIN (broñde-in), v. a. Y. Bro-
der; p. C aian )
BRONOU, 5. m. Meurtrissere; pl.
broñiduou.
RHA, v. a. Meartrir ; p. broñ-
SRONN, 5. L Mamelle, sein, téton de
la femme; pl: divronn. Ce pluriel est
composé de di pour diou, deux, pour
le féminin, et de bronn. C'est un plu-
riel duel.
BRONNA, et mieux rei bronn da eur
bugel, donner le sein à un enfant.
BRONNEGEN (bronneg-en), 8. L Y.
Saindoux, graisse de porc.
BRONNEGEZ (bronneg-ez),8.f. Femme
qui a de grosses mamelles. — Bronn,
mamelle, sein.
BRONNEK, 8. m. Y. Saindoux.
BRONS, BROUS, 8. m. Bourgeon;
pl. ou.
88081, SLONS. Voy. ce dernier.
BRONSA, v. n. Bourgeonner ; p.
brenet.
BRONSEIN (broñ-se-in), v.n. Y. Bour-
geonner, pousser ; p. broñset.
BRONZU. Yar.
BRONZUA. Voy. 8RoRDUA.
BROSARD (bro-sard), s. m. Brion,
terme de marine.
BU BRO
BROUD, 8. m. Dard, aiguillon, clou
de vitrier, piquant des abeilles, et en
général tout corps pointu. Par exten-
sion, on l’emploie au sens de remords;
mais en ce dernier cas, il n'est usité
qu'au pluriel broudou. Voy. ce dernier.
BROUD, adj. Très-chaud, piquant en
parlautdes metsfortement assaisonnés.
Hili broud, sauce piquante.
BROUDA, v. a. Aiguillonner, faire
piqûre, et par extension, encourager,
aiguillonner le zèle; p. broudet.
BROUDEIN (broud-e-in), v. a. Y. Ài-
guillonner, faire piqûre, élancer, par-
laut d'un mal.
BROUDEU, 8. pl. m. Y. Elancements
douloureux, remords. Broudeu er gnus-
tians. Y. Les remords de la conscience.
BROUD-KENTAR, s. m. Molette de l’épe-
ron. — Broud. piquant, partie pointue;
kentr, éperon.
BROUDOU, 8. pl. m. Remords. Brou-
dou ann ene, les remords de la cons-
cience.
BROUD-TAN, 8. m. Etincelle: pl.
broudou-t{an.
BROUOUZ, adj. Qui fait piqûre.
BROUED, 8. m. Lissoire de tisserand.
BROUEZ. Yor, BROEZ.
BROUEZA. Voy. BROEZA.
BROUEZERK, adj. Voy. BROEZEK.
BROUILLET (L mouillées), adj. C. In-
quiet.
BROUS, BRONS, 8. m. Dourgeon;
pl. ou.
BROUS-GWEZENN (gu-exenn), 8. M.
Arbrisseau; pl. brous -gwes.
BROUS-KAOL, s. pl. m. Brocolis. C'est
le pluriel de brous-kaolenn.
BROUS-KAOLENN, 8. L. Brocoli, lé-
gume: pl. brous-kaol, masc.
BRU
BROUS-KOAT, s. m. Petit bois, bos-
quet; pl. brous-koajou.
BROUSKON, BROUSKOUN. VYoy. ce
dernier.
BROUSKOUN, s. m. C. Ce mot se dit
des racines fourragères pour les bes-
tiaux, comme carottes, betteraves, etc.
U s'emploie comme pluriel, étant subs-
tantif collectif. Yor. GRIGUENNEL.
BROUST, 8. m. Haller: pl. ou.
BROUSTA, v. a. Brouter; p. ê,
BROUSTAILL (les L mouillées), s. m.
Jeune rejeton d'un arbre. Ce mot f-
gure parmi les noms de famille.
BROUSTEK, adj. Plein de hailiers.
BROUTAC'H, s. m. Chaleur d'orage.
BROUTAC'HA, v. n. Fermenter psr
suite de la chaleur, parlant des laïitages,
des liquides; p. et.
BROUTAC'HET, adj. Echaufté, aigri,
arlant des laitages pendant les cha-
eurs.
BROUZ, 8. m. C. Voy. BRI,
8ROZ, BROUZ, s. m. Jupe, cotillon.
En Coruoualle, robe de femme en gé-
n
BRO-ZAOZ, s. f. Angleterre. — Bro,
pays; Saos, Anglais. Mont da Vro-Zaos,
aller en Angleterre.
BRUCHED, 58. f. Jabot des oiseaux,
poitrail de cheval, partie des vétensents
qui correspond à l'estomac.
BRUCHEDAD, 8. f. Ce que pent ren-
fermer la partie des vêtements
correspondent à la poitrine, la pléui-
(nde du jabot d'un oiseau. Eur vru-
chedadavalou, despommesautantqu'en
peuvent contenir les vêtements qui
couvrent la poitrine. Voy. BRUCHE.
BRUC'HELLEIN (bruc’helle-in), v. n. Y.
Mugir, rugir: p. bruc’hellet.
RRUC'HELLEREC'H, 8. m. Y. Mugisse-
ment, rugissement.
BRU
DROGHETA, v. n. En em vruchela, se
battre comme font les coqs en se
heurtant la poitrine. Voy. BRUCHED.
REUB, 8. m. et L. selon quelques-
uns. Renommée, réputation, bruit,
nouvelle, vogue, fleur de l'âge pour une
femme ou fille. Fur verc’h enn he brud.
une fille dans la fleur de l'âge. Brud
tad, bonne réputation. Gwail vrud,
mauvaise tation.
BAODA, v. a. Divulguer, ébruiter ;
p. et.
SE, v. a. V. Le même que le
précédent.
BAUDET,
illustre, cé
S0nnes.
BAUG, BAUK, s. pl. m. Pluriel irré-
gulier de brugenn. Voy. ce dernier.
BAUGENN -enn), s. L Un plant
de bruyère ; pl. . brut, masèulin,
de la bruyère, des plants de bruyère.
BABILLA (L mouillées), Y. n. Vomir,
parlant d’un enfant à la mamelle qui a
trop bo.
BHL, adj. Voy. Brut.
BROLO, SUBLU, s. pl. m. C’est le
pluriel irrégulier de bruluenn.
SAULUENN, a. f. Digitale, plante :
pl. brulu. burlu, masculin, des plants
de digitale et aussi des fleurs de ce
végétal.
SAUMENN, 5. L. Brouillard.
SRUMENNA, v. a. Kblouir par l'éclat,
par la lumière.
. BBOMENNA, v. imp. Et mieux, ober
dbrumenn, faire du brouillard. Brumenn
e re, il fait du brouillard.
SROMENNI. VOY. BRUMENRA.
BRUNELLEIN, (drunelle-in), v.n. Voy.
BGL, adj. Yor. HREL,
BHK. SAUCHED. Voy. ce dernier.
.Renommé. Brudet-bras,
re, parlant des per-
BUA 81
BSRUSKENN, s. f, Fente de la croûte
d'un pain.
BRUSKENN-MEL, s. L. Rayon de miel.
Voy. direnn, follenn.
BRUS-KOAT. VOy. BROUS-KOAT.
BRUS-GWEZENN (gu-esenn). Voy.
BROUS-GWEZENN.
BAUT, 5. m. Y. Le même que brud.
BRUTELL. Yor. BUAUTELL.
BAUTELLA. Yay. BURUTELLA.
BAUTELLAD. VOY. BURUTELLAD.
BRUTUGENN (brutug-enn). VOy. BUR-
TUGENN.
BRUZUN. Pluriel irrégulier de bru-
Aunenn.
BRUZUNA, v. a. Pulvériser, émietter,
égruger, réduire en petits morceaux ;
p. et. — Brusun, des miettes.
BRUZUNENN, s. f. Mietle de pain ou
autre denrée, partie minime, petit
morceau en général ; pl. bruzun, m.
BRYN (anc.). Montagne.
BU (anc.). Bœuf, vache. Voy. BUGENN
(bug-enn).
BUAL, s. m. Bule, animal , pl. ed.
BUAN, s. m. Belette, et aussi diar-
rhée.
BUAN, BUHAN, adj. VOy. BUHAN.
BUANAAT, BUHANAAT. Voy. ce der-
nier.
BUANEGEZ (buaneg-ez), s. L Ce mot
paraît avoir eu le sens de colère, em-
portement. Aujourd'hui, on ne l'em-
ploie, que je sache, qu'avec la signi-
fication de brouille momentanée ou de
discussion en ménage. — N'eus ti gez
hep buanegez, il n'est pas de maison
où il n'y ait de petites scènes par
suite de discussion.
BUANEK, adj. Sujet à se mettre en
colère.
11
82 BUG
BUANEKAAT, v. n. Se mettre en co-
lère ; ce verbe est peu ou pas usité.
Voy. le mot coLÈne à mon Nouveau
Dictionnaire 1869.
BUAN-MAD, adv. Trog- promptement,
— Buan, vite, et mad, ady., très.
BUARED, s. m. Le Gonidec donne à
ce mot le sens de vent qui, dans le
beau temps, tourne avec le soleil.
BUARET. Yor. BUARED.
BUC’H, s. f. T. Vache ; pi. ed.
BUC'HUGENN (buc’hug-enn), 8. L Y.
Achée, ver de terre; pl. buc’huget
(buc'hug-et), masculin.
BUDD, 8. m. (anc.) Gain, profit.
BUE, 8. f. Y. T. C. Vie; on écrit
aussi buhe. Voy. BUEZ.
BUEEK, ad}. Y. Plein de vie. On écrit
aussi buheek.
BUEZ, BUHEZ, 8. f. Vie, et par ex-
teusion, histoire ou narration de la
vie de quelqu'un. Danerell a reax
buez Josef, il raconta l’histoire de
Joseph. C. Yor. HEO-VUEZ.
BUEZEGEZ (buezeg-ez), s. L. Et mieux
giz bera, mauière de vivre.
BUEZEK, adj. Plein de vie. Ce mot
dérive de buez, vie; il ne s'emploie
pas seul ordinairement, on dit beo-
buezek, plein de vie. A la lettre, vi-
vant et plein de vie.
BUG, s. m. C. Houx de la petite es-
pèce.
BUG, s. m. Action de fouler, de
presser. Ce mot ne s'emploie pas, mais
1l est le radical des mots suivants.
BUGA, v. a. C. Fonler avec les mains.
BUGAD, 8. m. Petite lessive faite dans
la maison, sans emploi de cendre ou
potasse, en foulant et pressant le linge
sale. VOY. BUGA.
BUGADENN, 8. f. Le même que bugad.
BUH
BUGADI, v.n. Faire une petite lessive
dans la maison pour le linge des en-
ants.
BUGAO!, v. n. Se vanter, faire le
fanfaron.
BUGALE ; pluriel irrégulier de bugel,
enfant.
BUGALEACH, s. m. Enfance, parlant
de l’état où tombent les onnes
très-âgées. — Bugale, pluriel de bugel.
BUREL (bug-el), s. m. Enfant, et aussi
berger; pl. bugale, et aussi bugaleou,
en Cornouaille.
BUGEL-AR-ZAOUT (bug-el), 8. m.
Bouvier. A la lettre, berger des bes-
aux.
BUGEL-DIBERCHENN (bug-el). Voy.
DIBERC'HENN.
BUGELENN (bug-elenn), 8. f. Houx de
la petite espèce, fragon, plantes.
BUGELENNER (bug-elennek), s. L. Lieu
planté de houx de la petite espèce.
BUGELENN-VIHAN (bug-elenn), 5. f.
Bruse ou pelit houx.
BUGELEZ (bug-elez), 8. f. Bergère, et
aussi petite fille en apprentissage;
pl. ed.
BUGELIA (bug-elia), v. a. C. Bugelia
ar zaout, garder les bestiaux. — Bu-
gel, berger.
BUGENN (bug-enn), 8. m. Peau ou
cuir de vache. — Bu (anc.), vache,
bœuf, ct kenn {anc.), peau.
BUGUL, 8. m. Y. Enfant, berger; pl.
bugelion (bug-elion).
BUGULEZ, s. f. Y. Bergère; pl. et.
BUHAN, BUAN, ad). Vif,agile, prompt,
léger; comparatif, bu hanoc'h. buanoc'h ;
superlatif, buhana, buana.
BUHAN, BUAN, adv. Promptement,
vite. Cet adverbe n'est autre que l'ad-
jectif buhan employé adverbialement
comme il arrive très-souvent pour les
BUR
adjectifs en breton. Voy. le mot an-
VERBE à mon Nouteau Dictionnaire
1869.
BUHANAAT, SUANAAT, Y. n. Et
mieux, mont buhanoc'h, aller plus
vite, se hâter.
BUHAN-MAD,adv.Très-vite.— Hu han,
vite, et mad, adv. bien.
QUHEZ, SUEZ. Voy. ce dernier.
BUK, BUG, 8. m. Houx de la petite
espèce.
SUKENN, 5. L. Y. Peau ou cuir de
vache ; pl. eu. — Buc'h, V., vache, et
kenn (anc.), peau d'animal, cuir non
tanné.
BULARI, s. m. Y. Tracas, embarras.
BULBUENN, 5. L Yor. BURBUENN,
SSURSUNERN.
BULBUENN-AUZ, a. L. Pustule, bou-
ton à la peau.
BULZUN, 8. f. Navette de tisserand.
808, s. m. Marque faite sur le sol
pour indiquer le point d’où l'on doit
jeter la boule au jeu de ce nom.
SuNS, s. m. Muid, ancienne mesure
pour les grains et les liquides.
SUNSAD, s. m. La contenance de la
mesure appelée buñs en breton, un
muid plein. — Eur bunsad greun, un
plein muid de grains.
BUNTA. YOT. BOUNTA.
BUOC'H, 8. LY. Vache ; pl. buc’heset,
BURBUENN, s. L. Pustule, et aussi
charbon, maladie.
BURC'HELLEIN (burc'helle-in), v. n.
Y. Voy. BRUC'HELLEIN.
BURC'HUD, a. m. Y. Miracle, mer-
veille ; pl. eu.
+ SURC'HOT. Voy. BURC'HUD.
SOREDENN, BURUDIK, 5. f. Roupie au
vs. — Ar vuredenn a 30 gan-e-hoc'h,
vus avez la roupie au nez.
BUT 83
BUREDENN, a. f. Buredenn dour ben-
niget, le petit bénitier qui se place
dans les chambres, près du lit.
BURELL,, 8. f. Bure, gros drap.
BURJUN. Yor. BULZUN.
BURL!, v. n. (anc,) Bâiller, en par-
lant d’un chien, dit Le Pelletier.
BURLU. Voy. BRULU.
BURTUGENN (burtug-enn), 8. f. Tas
de fumier, d’ordures.
BURTUL, 8. L. (anc.) Vantour. C'est
le vultur des Latins un peu modifié.
BURUDIK, BUREDENN, s. f. Roupie
au nez. VOy. BUREDENN.
BUAUTELL, 8. f. Tamis flan; pl. ou.
On dit aussi brufell.
BURUTELLA, BRUTELLA, v. a. Passer
au tamis fin; p. et. — Burutella ar
bleud, passer la farine au tamis fin.
BURUTELLAD, 8. f. La contenance
d'un tamis fin.
BURZUD, s. m. Miracle, merveille ;
pl. ou.
BURZUDUZ, adj. Etonnant, merveil-
leux.
BURZUN. VOY. BULZUN.
BUSELLA. Voy. BUSELLAT,
BUSELLAT (bu-sellat}, v. n. Rugir;
p. busellet. Ce verbe se conjugue avec
l’auxiliaire ober, comme les verbes
neutres. Busellat a ra, il rugit.
BUSKA, Y. n (anc.) Bouger, remuer.
BUTUM, s. m. Y. Tabac. Voy. BUTUN.
BUTUMEIN (butum-e-in), Y. n. Y.
Prendre du tabac en général, et plus
particulièrement fumer du tabac; p.
butumet.
BUTUMEREZ, 8. f.V. Femme qui prend
du tabac, et plus particulièrement qui
fume. Aujourd'hui encore on voit par-
84 BUT
fois de vieilles femmes qui ont à la
bouche uvue pipe qui n'a que la conte-
nance d'un dé à coudre. Il n’en est
guère qui ne prennent du butun fri;
jeunes et vieilles, à peu d’exceptions
près, usent du tabac à priser.
BUTUMI, v. n. V. Prendre du tabac,
et plus particulièrement fumer du
tabac.
BUTUMOUS, 8. m. Y. Qai prend du
tabac, et plus particulièrement fumeur;
pl. butumerion.
BUTUN, 3. m. Tabac. Poultr-butun,
butun-fri, butun-malet, tabac à priser.
Poultrenn butun, un grain de ce tabac.
Butun korn, butun-moged, tabac à
fumer. Butun-chaok, butun-bek, tabac
à chiquer.
BUTUNAT, v. n. T. Prendre du tabac,
en général.
BUTUN-BEK, s. m. Tabac à chiquer.
A la lettre, tabac de bouche.
BUTUN-CHAOK, 3. m. Tabac à chiquer.
— Butun, tabac; chaok, de chaoka,
mâächer.
BUZ
SUTUNER, s. m. Qui use du tabac en
général. Ce mot s'eutend plus partieu-
lièrement du fumeur, parce que les
paysans fument pour la plus grande
artie. Les paysannes jeunes et vieilles
font grand usage du tabac à priser ; 1l
en est peu qui n’en consomment.
BUTUNEREZ, s. L. VOy. BUTUREREZ. Y.
BUTUN-FRI, s. m. Tabac à priser.
À la lettre, tabac de nes.
SUTUNI, v. n. Prendre du tabac, et
particulièrement Tamer,
BUTUN-KORN, s. m. Tabac à fumer.
À Ja lettre, tabac de pipe.
BUTUN-MALET, s. m. Tabac à priser.
— Bulun, tabac; malet, moulu.
BUTUN-MOGED, 3. m. Tabac à fumer.
A la lettre, tabac-fumée.
BUZORE, adj. Stupide.
BUZUGENN (buzxug-enn), s. L. Ver de
terre; pl. buzug, buzuk, masc.
C
Si l’on a lu avec attention la notice
sur la prononciation des lettres de
l'alphabet, selon Le Gonidec, on se
rappellera que cet auteur, et nous, à
son imitation, emploie le K, à l'exclu-
sion des lettres C et Q. Toutefois la
consonne C figure dans son alphabet,
mais toujours unie à la lettre H. sous
la forme CH non guttural ou C'H gut-
tural. Le premier se prononce comme
en français; l’autre a un son guttural
qui est signalé et décrit dans la notice
sur la prononciation.
Rn raison de la faculté que s’attribue
chaque écrivain d'orthographier à son
gré, nous avons cru devoir classer les
mots de ces deux séries ch et c'h. selon
l'ordre des lettres, sans teuir un
compte séparé des CH et des C’H. Il
nous a semblé que, sans cela, il y au-
rait grande confusion dans la recher-
che des mots, attendu qu'il est des
CHA
écrivains qui n'admettent, pour ces
deux cas, que CH, à l'exclusion du
C'H. Ainsi, pour citer un exemple,
nous metirons CHOANENN, miche de
pain, à côté de c'HOANEXN, puce, quoi-
que la prononciation soit fort distincte.
CHABOUS, s. m. Querelle de ménage.
Voy. DICHASOUS.
GHABGUZ. Voy. CHABSUS.
CHACHA. Voy. SACHA.
GHADENN, s. L Chaîne de tontes
espèces, et, par extension, collier:
pl. ou.
CHADENNA, v. a. Enchalner; p. et.
CHAG, SAC'H, adj. Croupi, staguant.
CHAGA, SAC’HA. Voy. ce dernier.
CHAGEIN (chag-e-in), v. n. Y. Mä-
cher ; p. chaget.
CHAGELL (chag-ell), a. L Y. Mi-
choire; pl. ou.
CHAGELLAD (chag-ellad), 8. f. Soufflet
sur la joue.
CHAGELLAT (chag-ellat, s.f. V. Voy.le
précédent.
CHAGELLAT (chag-ellat), v. n. Y. Mà-
cher ; p. chagellet.
CHAGUD, s. m. Ciguë, plante. Voy.
TEGIT (keg-1).
CHAKA, v. a. T. Mächer.
CHAKELLAT, v. a. Y. Yor. CHAGELLAT.
CHAKELLEIN, v. a. Y. Le même que
chagellat, Y. à.
CHAKOD, s. m. C. Poche; pl. ou.
BAL, s. m. Inquiétude. Bexa é chal
gant eunn den, ètre inquiet de quel-
‘un. Beza é chal da ober, n'être pas
à faire une chose pénible, dé-
sagréable.
OHAL, s. m. Y. Flux de la mer. Yor.
ICHAL.
CHA 85
CHALA, v. a. et n. Chagriner, in-
quiéter, impatienter, s'impatienter,
être de mauvaise humeur. Ce verbe
ne se conjugue qu'avec l’auxiliaire
ober. Chala a ra, il est de mauvaise
humeur, il s'impatiente.
CHALAMANO, JALAMANO. Voy. ce
dernier.
OHALJI, v. a. Agacer, parlant des
dents; p. chaljet, Jele crois peu usité.
CHALM, s. m. Y. Enchantement par
sortilége; pl. eu. Sehuel er chain. Y.
Lever enchantement,
OHALMEIN (chalm-e-in), v. a. Y. En-
sorceler; p. chalmet.
CHALORT, JALORT, 8. m. Chaudron-
nier. Yay. JALORD.
CHALOTEZENN, 8. L. Echalotte, lé-
gume: pl. chalotez, masculin.
CHALOUNI, s. m. Chanoine; pl. cha-
lounied.
CHALOUNIEZ, 8. f. Cbanoïinesse ;
pl. ed.
CHALPAT, v. n. Mlapir, aboyer, et
par extension, gronder, quereller. Voy.
CHILPAT.
CHALPEIN (chaipe-in), v.n. Y. Glapir;
p. chalpet.
CHALPIZ, 8. m. Charpie.
CHALSA, v. a. Agacer, parlant des
dents; p. chalet. Peu ugslté.
CHALUZ, JALUZ, adj. Iuquiet, cha-
grin, qui manque de patience.
CHANDELOUR, s. m. Chandeleur, fête
de l'Eglise.
CHANNE, s. m. Y. Ennui.
CHANNEEIN (channe-e-in), v. a. Y.
Eanuyer; p. channect.
CHANNEUS, CHANNEUZ, (channe-ux),
adj. Y. Ennuyeux.
86 CHA
CHANS,s. f. Bonheur, chance. C’hoari
chañs, tout jeu de hasard. Pebez taol
chans) quelle chance! Chans vad d'e-
hoc'h. je vous souhaite bonne chance.
CHANTELE, 8. m. Jubé d'église, chœur
d'église.
CHANTELO. VOY. CHAÂTELE.
CHANTRE! Interjection : Morbleu!
CHANTRE-STOLIKENN! Interjection :
Morbleu! corbleul sabre de bois!
CHAODEL. Voy. CHODEL.
CHAOG. Voy. CHAOK.
CHAOGAT, v. a. Mâcher; p. chaoget.
CHAUGELLA (chaog-ella). Voy. CHA6G-
ELLAT.
CHAOGELLAT (chaog- elai, v. n.
Babiller.
CHAOK, CHAUG. Ce mot, radical de
chaogat, mâcher, ne s'emploie qu'avec
le mot butun, tabac. On dit butun-
chaok, tabac à chiquer. Yor. le sui-
vant.
CHADK. Dans le style familier, on
dit beza chaok diwar-benn he c'hrek.
être le sujet de cancans à l'endroit de
sa femme. Je n’en puis dire davantage
au sujet de ce chaok.
CHAOKA. Yor. CHAOGAT.
CHACTIK-GWENN (gu-enn), 8. L. Fau-
vette, oiseau.
CHAUTRET, adj. 11 se dit en parlant
d'un nez bourgeonné comme celui des
ivrognes. Fri chaotret.
CHAPELED, 8. m. Chapelet, terme
de dévotion; pl. ou.
CHARJ, s. m. Y. Serge, étoffe gros-
sière en toile.
CHARLEZENN, 8. L. J'ai trouvé ce mot
avec la signification de vesse, flatuosité
par bas, et aussi avec le sens de cour-
tisane.
CHE
CHARNEL, s. m. Saloir on vase dans
lequel on met la viande à saler. Ce
mot ressemble fort au substantif fran-
Cais charnier qui a le même sens. Ce
dernier ayant une famille en francais,
tandis que charnel n'en a pas en bro-
ton : il y a lieu de penser que charnel
a été empruntéau français. Voy.KARNEL.
CHARONCHAT, Y. a. Y. Grincer, par-
lant des dents : p. charonchet. — Cha-
roñchat enn dent. Y. Grincer des dents.
CHARONS, JARONS, s. m. Sorte de
vesce, plante, charosse.
CHARRE, 8. m. Charrol; pl. charreou.
CHAS; un des pluriels de ki, chien.
CHASEAL (cha-seal), v. n. Aller à la
chasse, mont da chaseal.
CHATAL, 8. commun. Le bétail, les
bestiaux. Ce mot ne s'emploie que
comme pluriel ; il est nom collectif.
Voy. ce dernier mot et aussi BÉTAIL à
mon Dictionnaire 1869. — Ar chatal
n'iñt ket stank ama, le bétail est rare
ici. — Chatal est un nom de famille
ussez répandu en Bretagne.
CHATALEREZ, LOENIECH, 8. m. Bes-
tialité.
CHAUSS, 8. m. C. Tronc d'arbre ; pl.
Ou.
CHEDA (anc.). Voy. CHETU.
CHEDE, SEE, adv. (anc.) Voici,
voilà. Voye chetu, setu.
CHEGAD, interjection pour chasser
le chat.
CHEKEP, 8. m. Bouchet, laiche, plan-
tes.
CHELAOU. Yor. SELAGÙ.
CHELEUEIN (cheleue-in), v. à. Y.
Ecouter ; p. cheleuet.
CHEMEL, v. n. (anc.) Le même que
choum.
CHEPER, 8. m. (anc.) Geôlier des
prisons.
CHI
CHERPILL, s. m. V. Charpie.
CHEBREIN (cherre-jn), v. a. Y. Ra-
masser, cueillir; p. cherret.
CHERREIN, SEBREIN, v. a. Y. (cherre-
in, serre-in). Fermer, enfermer; p.
CHETAL, Y. Voy. CHATAL.
CHETU, ady. Y. Voici, voilà. Ordi-
pairement on dit chetw amu, voici;
chetu ase, voilà. On dit aussi parfois
che ama, che aze, Y.
CHEVECM, 8. f. Y. Fresaie, oiseau.
CHEVRENN, s. f. Chevrette, crustacé
ce mer ; pl. chivr, masculin.
CHIBOUDENN, 8. f. Y. Piquette de
toutes les compositions.
CHISOUDIK. Sorte d'interjection,
parlant à un chien, pour lui dire de se
teuir deboutsur ses pattes de derrière.
CHIROUDOU, a. pl. m. T. Ober chi-
boudou, faire la coquette.
CHIBOUT, s. m. Y. Piquette de toutes
sortes.
CHIF, s. m. C. Tristesse, afliction,
inquiétude.
CHIFAL, v. n. et a. C. Attrister, s'at-
trister, se chagriner ; p. chifet.
CHIFERN. Voy. SIFERN.
CHIFRODENN, 8. f. Chbiquenaude ; pl.
ou. Voy. FRIAD.
CHIFUZ, adj, G. Triste, affligé. —
Chif, C. Tristesse.
CHIGODENN, 8. T. C. Fil-cn-quatre
ou eau-de- vie forte.
CHIGODIEZ. VOy. SIGODIEZ.
CHIGOTA. Voy. SIG6TA.
CHIK, 8. L. Menton, partie de Ja fi-
gure, et aussi gîte du lièvre. — Chik
est un nom de famille.
CHI 87
CHIKA, v. a. Piquer ou tailler la
pierre ; p. chiket.— Chika ar vein,
tailler, piquer les pierres.
CHIKEIN (chike-in), v. a. Y. Meurtrir;
p. chiket.
CHIKEK, adj. Qui a un grand men-
ton. — Chik, menton.
CHILAOU, v. a. C. Ecouter; p. chi-
laouet.
CHILGAMM, adj. et a. m. G. Bancal.
Voy. KILL-GANN.
CHILGAMMA, v. n. C. VOY. KILL-GAMMA.
CHILIP, 8. m. Voy. HUE,
CHILIPAT. Voy. FILIPAT.
OHILPAOENN, 8. L. Jappement ; pl.
ou. Evitez ce substantif.
CHILPAT, v. n. Japper, aboyer, que-
reller ; p. chilpet.
CHILPER, s. m. Jappeur, aboyeur,
querelleur ; pl. ien.
CHILPION, 8. m. Pluvier d'eau; pl.
ed.
CHILPUZ, adj. Qui manque de pa-
tience.
CHINKA, v. n. Aboyer; p: chinket.
CHINTA. VOY. CHINTAL.
CHINTAL, v. n. Piailler, crier comme
les poules et les petits enfants; p.
chintet. — Chintal a ra, il piaille.
CHIPOU, a. m. T. Petite boite à sel,
à farine, que l'on sccroche près de
la cheminée.
CHIPOTAL, v. a. et n. Vétiller, ergo-
ter, marchander à l'excès, contrarier;
p. chipotet.
CHITA. Voy. CHINTAL, CHITAL.
CHITAL. Voy. CHIRTAL.
CHITER, s. m. Piailleur,
88 CH
CHITEREZ, s. L. Piailleuse.
CHIVR, s. pl. m. Y. Pluriel de che-
vrenn, chevrette, crustacé marin.
C'HOAC’H, adv. V. Encore, davantage,
Voy. c'hoaz.
C'HOALENN, 5. f. Sel. C’hoalenn grat,
gros sel, sel marin.
. C'HOALENNER, 5. m. Bannier: pl.
ten.
C'HOALENN VRAZ, s. f. Gros sel, sel
marin.
CHOANENN, 8. L. — Bara choanenn,
une miche de pain, du pain de miche.
C'HOANENN, 8. f. Puce, insecte ; pl.
c'hoenn, masculin.
C'HOANENN-GOUEZ, 8. f. Puceron
des plantes; pl. c'hoenn-goues. À la
lettre, puce sauvage.
C'HOANENN-MILINER, s. L. Pou. À la
lettre, puce de meunier. VOy. LAQUEN,
qui est le mot propre.
C'HOANENN-VAILL (L mouillées), s.f.
Nom burlesque donné au pou, insecte.
Vy lettre, puce panachée. Voy. SAILL,
adj.
C'HOANENN-VOR, s. f. Puccron de
mer ; pl. c’hoenn-tor. — C’hoanenn,
puce : mor, mer. YOT. MOR-C'HOANENN.
C'HOANT, s. m. Envie, intention,
souhait, empressement, désir, dessein,
gré. Il ne s'emploie qu'au singulier.
c'hoant dibri, appétit, envie de man-
ger; c’hoant kousket, envie de dormir.
Kement tra en deuz c'hoùi da gaout,
tout ce qui lui fait envie, tout ce qu'il
désire.
C'HOANTAAT, v. a. Désirer, souhai-
ter; p. c'hoanteet, c'hoanteat.
C'HOANTEGESIOU (c’hoofiteg-e-siou),
8. pl. f. Convoitises, mauvais désirs.
C'HOANTEK, adj. Désireux. 11 s'em-
ploie aussi comme adverbe au sens de
volontiers; c'hoantek her grinn, je le
ferai volontiers, je suis désireux de le
aire.
CH
C'HOAS, s. 1. Sœur; pl. c'hoarexed,
C'HOARO'H, s. m. Y. Rire, 8. nm.
C'HDARC'HEIN (£’hoarc’h-ein), v. 2. Y.
Rire; p. c'hoarc’het.
C'HOAR-GAES, s. f. Belle-sœur. Sotte
imitation du français : c’hoar, sœur;
kaer. belle. Il eût mieux valu conser-
ver le mot c'hocrek, qui est encore
usité en Vannes et qui dérive de
c'hoer, sœur. Y.
C'HOAR-GEVELL (prononces gevell,
comme on prononcerait en français
guévell, gaivel), s. L. Sœur jumelle. —
Choar, sœur, et gevell, jumeau, ju-
melle,
C'HOARI, 8. m. Jeu, divertissement,
partie de jeu, pl. c'hoario. Ce mot
s'entend aussi, en style familier, au
sens de besogne, travail. Voy. ces deux
derniers mots français à mon Nouveau
Dictionnaire 1869.
C'HOARI, v. n. Jouer, dans toutes les
acceptions du mot français. Eaa ©
c'hoart, il est à jouer.
C'HOAR-LEAZ, s. f. Sœur de lait; pl.
c'hoaresed-leaz.
C'HDAR-MAGER (mag-er), s. f. Sœur
de lait. — C’hoar, sœur; mager, nour-
ricier, de maga, nourrir.
C'HOARI AR C'HAP. C'est an t
trépied en bois que l'on cherche à
abattre avec de petits bâtons. Je ne
puis analyser ce mot. Ce jeu s'appelle
aussi c'hoart ar c'haor. A la lettre, jeu
de la chèvre.
C'HOARI AR C’HADR. Yor, le précé-
dent.
C'HOARI AR C'HARTOU. Jeu de cartes,
jouer aux cartes.
C'HOARI AR C'HILLOU (L mouillées).
Jeu de quilles, jouer aux quilles.
C'HOARI AR C'HRAON. Jeu de noix,
jouer aux noix.
CH
C'HOARI ANN DENV. jeu de la ca-
nette, jouer aux canettes, aux billes.
C'HOARI ANN HORELL. Jeu de la
crosse, jouer à ja crosse.
C'HGANI AB SIFOC'HEL. Voy. SiFs-
C'HEL.
C'HOABI AR VALTAN. Yor. BALTAN.
HOA AB VARRENN. Jeu de barres,
jouer aux barres.
C’HCAR! AB VRANELL. Jeu du tour-
niquet, jouer à ce jeu.
C'NOARI SAZIK KAMM. Jeu de la
crosse, jouer à la crosse.
S’HOARI OILISANN. Yor. ce dernier
mot.
S'HOAB! SERLIK HA RERLOK. Jeu des
gobelets.
O’HGARI OOULOG. Jeu de boules,
jouer aux boules.
S'HOAR! BOULO0 PITI. Jouer à la ca-
nette, aux billes.
C'HBARI 60LOD. Jeu de la balle,
jouer à la balle.
C’HOARI C'HORN, pour c'hoari ar
c'horn. Jeu de la galoche, jouer à la
galoche. Yor. «san.
G'HOARI CHANS. Tout jeu de hasard.
C'HBARI CHOUK HE BENN, Jouer ant
cabrioles, jeu de ce nom.
C'HOAR!I DAMOU. Jouer aux dames.
O’HGARI OOTU. Voy. BTU,
C'HBABI DISOU (di-sou). Yor. DISSU.
C'HGARI DALANAO. Jeu ou jouer à la
main chaude.
C'HOARI GORNIGELL, Yor. KORNIGELL
(kornig-ell).
C'HOARI KOZ PODIK. Voy. PODIK.
C'HGARI MEAN PAL. Jeu, jouer aux
petits palets.
CH 89
C'HOARI MOUCHIK DALL. Yor. Hou-
CHIX.
C'HOARI RIL HA KAS. Jouer au ca-
dran, C’est un cadran numéroté mani
d'une aiguille tournante ; on place (le
l'argent sur les numéros.
C’HOARI MARC'HIK. Voy. BARC'HIX.
C'HOARI MEUOIK. Voy. MEUDIK.
C'HOARI PAL. Jouer à but arrêté.
C’HOARI PAR PE DISPAR. Jeu ou jouer
à pair ou non.
C'HOARI PIL PE GROAZ. Jeu, jouer à
pile ou face. |
C'HOARI PILAQUET. Yor. PILAOUET.
C’HOARI PILPOD. Jeu de, jouer à
la galoche.
O'HOARI PIKARDM. VOy. PILAROE.
C'HUARI PATATI. Jeu, jouer au che-
val fondu.
C'HOARI PENN TOULLIK. Voy. TOUL-
UL,
C'HOARI POULLIK. Voy. POULLIK.
C’HOARI RIMADELL. Jeu du corbillon,
jouer à ce jeu.
C'HOARI SAOZIK, Yor. SAOZIK.
C'HOARI SKOBITELL., Voy. SKOBITELL.
C'HOARI TOURIK AR PRAC. Se tenir
sur les mains et sur la tête, les pieds
en l'air.
C'HOARI TRADADIK KAMM. Jeu de
cloche-pled, jouer à ce jeu.
C'HOARI TINET. VOY. TINET.
C'HOARI TROIDELL. Yor, TROIDELL
(tro-idell).
C'HOARI TRIKON. VOY. TRIKON.
C'HOARI ZAC'H, pour c'hoar ar zac’h.
Sorte de loterie qui consiste à mettre
12
90 CHO
dans un sac des bobines renfermant
des numéros, chacun puise à son tour.
C'HOARIELL, 8. L Jeu d'enfant en
général; pl. ou.
C'HOARIER, 8. m. Joueur; pl. c’hoa-
rierien. — Eur c'hoarier touet, un
joueur acherné.
C'HOARIQUR, s. m. Y. Joueur; pl.
c'hoarierion.
C'HOARVEZOUT, v. n. Arriver inopi-
nément, survenir; p. c'hoarvexel.
C'HOARVOUT. Le même que e’hoarve-
sout.
C'HDARZ, 8. m. Rire, 8. m. C’hoars
ki, rire canin. — Xi, chien.
C'HOARZADENN, s. f. Eclat de rire.
— C'hoarzin, rire.
C'HOARZER, s. m. Rieur; pl. ten. —
C’hoarzin, rire.
C'HDARZIOIK, adj. Qui porte à rire.
C'HOARZIN, v. n. Rire; p. c'hoarset.
Il se conjugue le plus souvent avec
l’auxiliaire ber. C’hoarsin a ra, il rit.
C'hoarsin gwenn a ra, il rit jaune;
à la lettre, il rit blanc.
C'HOARZIN-OUELA, v. n. Rire à pleu-
rer. — C’hoarsin, rire, et gouela,
pleurer. C'hoarzin-ouela a ra, il rit à
pleurer.
C'HOAS, adv. Voy. E'H,
C'HOAZ, ady. Encore, davantage.
Netra ken c’hoas, rien absolument de
plus. Ne d-eo ket c'hoas evis dioueret he
camm, il ne peut encore se passer de
sa mère.
CHODEL, CHAODEL. Je ne connais pas
la valeur de ce mot; on l'emploie pour
désigner une certaine soupe de cam-
pagne, composée de sel, de gruau
et d'eau : soubenn a chodel dreann dour.
En Léon : soubenn a chodel dre'l leas.
désigne une soupe faite de lait jeté sur
du beurre roussi.
CHO
CHOENENN. Y. Le même que chos-
nenn. En Yaanes on dit aussi chuena.
C'HOENENN, &. L. Y. Le môme que
c'hoanenn, puce.
S'HOENN, s. pl. m: pluriel de
c'hoanenn, puce.
C'AOER, 8.1. Y. Sœur: pl. c’hoerexet.
C'HOEREN, s. f. Y. Belle-sœur; pi.
c'hoereget (c'hoereg-et).
ONOKA, v. 8. VOY. gI.
CHOLORI, JOLORI, s. m. Bruit de
personnes qui parlent et s'agitent. Par
extension, eau-de-vie. Gette liqueur
occasionne beaucoup de tapags en
Basse-Bretagne, dans les ca et
dans les ménages. — On entend dire
souvent qu'il y a, en Basse-Bretagne,
plus d’ivrogues que partout ailleurs.
Ce reproche est exagéré. II y en a as-
surément beaucoup; mais quand. on
étudie les statistiques, on trouve que,
dans des pays voisins, en Allemagne
et en Angleterre, par exemple, il ar-
rive, par suite d'ivresse, beaucoup
plus d'accidents, de maladies et de
décès qu'en Bretagne. —- Ce n'est pas
au reste sous ce rapport seulement
qu’on a forcé la réputation des Bas-
Bretons; mais celui qui a beaucoup
voyagé est plus indulgent, plus juste
à leur égard; et je suis de ce nombre.
CHOLPAO, s. m. Coup sur la joue,
soufllet.
CHOM. Y. Le même que chomein.
CHOMEIN (chorm-e-in), v. n. Y. Res-
ter, demeurer, habiter; p. chomet.
Voy. CHOUR.
CHONCH, s. m. Y. Voy. 58h.
CHONY, 8. m. Y. Le même que soñj.
CHOT, 8. f. Y. Joue; pl. dichot, pour
dtu, deux, pour le ania en Vannes,
et chot, joue.
CHOTER, ad}. Y. Joufftu.
CHOTORELL, 8. L. VOY. SOTORELL.
CH
CNOTORELLER. TOY. HTORELLEL.
CHOUCHA, v. n. S’accroupir, se ta-
pr; p. chouchet. Voy. s00cua. Chouchet
e 00 adre ann or, H était biotti der-
rière la porte.
CHOUCHOUR, s. m. Dodo, terme en-
fantin. Ober chouchouk, dormir, faire
dodo.
C'HOUE, s. m. V. T. G. Soufile.
C'HOUE, HOUE, s. m. Y. Poussière.
C'HOUEAC'H, nom de nombre ; sis.
SHOGEAN, v. a. T. Soufller, remplir
de vent, et par extension, exagérer,
c'houeet. — C'hous, T. souflle. Voy.
LAT
S'HOUEC’H, nombre; V. T. C. Le
même que c'houeac’h.
C'HCUEC’H-KOANEK , adj. Hezagons,
à six angles. Ce mot est formé de
c'houec'h, six, Korn. angie.
C'HOUEC'H-UGENT (ug-eñt), nom-
bre; cent vingt. À la lettre, six vingt.
Voy. ce qui est dit à pevar-ugent.
C'HOUES’HVED, nombre ordinal; ak
| de-lion, plantes.
xième. — C'houec'h. six.
S'HODEDA, v. n. Vomir, parlant des
chiens, des chats; p. c'houedet.
C'HOUEDEN, s. f. Vomissement des
chiens, chats, etc.
C'HOBEDER. YOT. ALC’HOUEDER.
C'HOUEDEZ, a. f. B. Alouette.
CHOVEEIN (c'houe-e-in), v. a. Y.
Couvrir de poussière, p. c'houeet. —
C'houe. Y. Poussière. Voy. HOUEEIN.
C'HOUEEK, adj. Y. Couvert de pous-
wère, poudreux. VOy. MOUEEK.
C'HOUEK, adj. Doux au goût.
S'HOVEKAAT, v. n. Devenir doux au
gt; p. c'houekoeet, c'houckeat.
C'HOUEN, s. m. (anc.). Dos. Æouesa
CH 91
ac'houen he groc'henn. tomber à la
renverse. A-c’houen, à la renverse.
D'HOUENGL, s. m. Sarcloir d’agricul-
ture; pl. ou.
C'HOUENIA, v. a. (anc.) Renverser
sur le dos. — C’houen, 8. m. (anc.)
08.
C'HOUENNADEK, s. 1. Epoque fixés
pour le sarclage des blés.
G'HOUENNAT, v. a. et n. Sarcler, bi-
mer la terre; p. c'houennet. Ce verbe
est du nombre de ceux qui, en agri-
culture, sont employés comme subs-
tantifs. Ainsi, on ne dit pas autre chose
que ar c'houennat, le sarclage. Voy. le
mot INFINITIF à mOn Nouveau Diction-
naître 1869.
C'HOUENNER, 8. m. Sarcleur; pl. ten.
C'HOUENNEREZ, s. L. Sarcleuse; pl. ed.
C'HOUERD, C'HOUERY, adj. Amer.
C'HOUERV, adj. Yor. C'HOUERO.
S'HOUERVAAT, Y. n. Devenir amer,
aigre; p. c'houerveet, c'houerveat.
C'HOUERVEZON, s. m. Pissenlit, dent-
C'HOUERVIZON. Voy. le précédent.
C'HOUERVONI, 8. m.Amertume. Evitez
ce substantif. — C'houerv, adj. Amer.
C'HOUES, C'HOUEZ, 8. f. Odeur. —
C'houes fall, mauvaise odeur.
C'HOUESA (c'houe-sa), 8. m. Odorat.
— Ar c’houesa, l'odorat.
C'HOUESA (c’houe-sa), v. a. Sentir par
l'odorat. Par une singulière particu-
larité, on dit de préférence klevet eur
c’houes; à la lettre ,entendreuneodeur.
Voy. ALEVET. — Klevet a rann eur c'houes
fait je sens une mauvaise odeur; à la
ettre, j'entends une mauvaise odeur.
C'HOUEVET. Voy. LINADENN -C'HOUEVET.
C'HOUEVRER, s. m. Février. — E mix
c'houevrer, dans le mois de février.
99 CH
él S'HOUEVREUR, s. m. C. Le même que
C'HOUEZ, s. L. Odeur, souffle. Yor.
CHOUES.
C'HOUEZ, 8. m. Sueur. On dit de
préférence ann dour c'houez. la sueur.
C'HOUEZA,-v. a. et n. Boulet. res-
pirer, gonfler, enfer, s'enfler, 88 gon-
fler comme fait une vessie; gronder,
parlant du vent, et par extension,
exagérer les choses. — C a ann
traou, exagérer ce que l'on dit ou
rapporte.
CHOUEZADENN, s. L. Souffle.
C'HOUEZAN, s. L. T. Sueur.
C'HOUEZEGELL (c'houexeg-ell), 8. 1.
Yessie d'animal, petite ampoule sur la
peau ; ou. Ce mot dérive de
c'houesa, s'enfler.
C'HOUEZEK. Nombre; selze.C'houec’h,
six, et dek, dix.
C'HOUEZEK-UGENT (ug-eñt), nombre ;
trois cent vingi. A la lettre, seize
Ne seize fois vingt. Voy. PEvAR-
UGEAT.
C'HOUEZERVEO , adj. Selsième. —
C'houexek, seize.
C'HOUEZENN , 8. L Sueur. Yar.
c'houesi, suer,
C'HOUEZET, ad]. Enflé, diffus, par-
lant d'un discours, enflé d'orgue,
CHOUEZ-FALL, s. f. Mauvaise odeur.
C'HOUEZI, Y. n. Suer. — C'houes,
sueur.
CHOUEZIGELL (c'houesig-ell). Yor.
C'HOUEZEGELL,
C'HOUEZIGENN (c'houesig-enn). Voy.
C'HOUEZEGELL.
C'HDUEZIGENNA (c'houesig-enna), v.
8. Se former en ampoule ; p. ét.
CHOUI, pron. pers. toujours sujet.
Vous, qui s'emploie comme sirgulier
CH
et comme pluriel. — C'houi a lavero,
vous dires.
O'HOUIBANAO, 5. m. de sifflet
avec la bouche ; pl. Cla
GC'HOUIBANAT, v. n. Sifer avec La
bouche.
S'HOUIBANER, s. m. Siffleur, habile
à siffler avec lu bouche ; pl. ten.
C'HOUIBU, plariel de c'houibon,
C'HOUIBUENN, s. 1. Moucheron ; pl.
c'houibu, masculin
C’HOUIL, 3. m. Escarbot, scarabée ;
PL c'houiled. Ce mot dérive de c'hent,
, fouiller. H est en effet dans les
habitudes de l'escarbot de fouiller
daos les boues, fumiers et ordures.
C'HOUIL-DERO, s. m. Hanneton. À la
lettre, scarabée de chêne ; pl. c'eut,
led-dero. Voy. C'HeuIL.
C'HOUILETA, v. n. Chercher des
banoetons ou autres scarabées. —
C'houiled, des hannetons, des scara-
bées. Voy. C'HOUIL.
C'HOUIL-GLAZ, s. m. Cantharide. —
C'houil, scarabée ; glas, vert.
C'HOUILIA, +. a. et n. Fouiller, au
propre et au figuré; p. c'houilies. Voy.
FURCHAL, plus uaité,
C'HOUILIDREZ, 8. f. Frelon, rome
mouche ; pl. ed. Ce nom Ini a été donné
(fouilleuse), parce ed l'on pense que
cet insecle va fouiller les ruches pour
s'approprier le miel.
C'HOUIL-KAOC'H, 8. m. Bousier,
fouillc-merde. _: C'houil, scerabée,
et kaoc'h, excréments. H fouille les
excréments.
C'HOUIL-KORNEK, 8. m. Cerf-volant,
Insecte, — C'houi). scarabée, et kornek,
corou; pl. c'houiled. kornek.
GC'HOUIL-TANN, 5. m. Hannetou;
pl. c'houiled-tann. Ce mot est composé
de oui, scarabée, et de (ann apel,
CHO
C'HOBILTOUZ, s. m. Petit vaurien.
C'HOUIRINAOENN, s. f. Hennissement;
pl. ow. Evitez ce mot et tournez la
phrase par le verbe.
C'HOUIRINAL. Yor. le suivant.
C'HOUIRINAT, v. n. T. Hennir. Il se
conjugue avec l'auxiliaire ober. —
C’houirinat a ra, il hennit.
C'HOUIST, 8. m. T. Fléau pour battre
le blé; pl. c’houisto.
C'HOUISTOC'H, 5. m. C. VOy.FISTOC'H,C.
C'HOUISTOC'HENN, 8. L C. Gâteau,
ette.
C'HOUIT, C. Voy. PASTR-C'HOUIT.
C'HOUITA, C'HOUITOUT, v. n.C. Le Go-
pidec emploie ce verbe de la manière
suivante : ne c'houitann ket, Je ne me
porte pas mal, ou bien, cela m'est in-
différent. — Ne coute het, il ne se
porte pes mail, ou bien, il n'y a rien
d'extraordinaire à cela. N
C'HOUITELL, s. f. Sifflet, instroment
pour siffler; pl. ou. On le dit aussi du
chalumeau.
C'HOUITELLADENN, 8. L. Coup de sif-
flet avec un sifflet et non avec la bou-
che; pl. ou.
C'HOUITELLAT, Y. n. Siffler avec un
sifflet. Ce verbe se conjugue avec
l'auxiliaire ober. — C’houttellat a reas,
il se mit à siffler.
C'HOUITOUT. Yar. C'HOUITA.
CHOUK, 8. m. Derrière du cou, chi-
gnon.
CHOUK, 8. m. Y. Séant, position du
corps dang le it. Yor. KOAZEZ.
CHOUK-AR-C'HIL, s. m. La nuque.
CHOUKATA, v. a. Porter des fardeaux
sur le dos comme font les meuniers,
— Chouk, derrière du cou.
CHOUKEIN (chouk-e-in), v. n. Y. S'as-
soir, se mettre sur 80n séant. Voy.
HRBL, Y.
CH 93
CHOUK-HE-BENN. VOy. C'HOARI CHOUK-
HE-BERN.
CHOUKIK, s. m. Ober choukik, terme
enfantin, faire dodo.
CHOUL, adj. Y. Calme, tranquille.
Voy. SIOuL.
CHOUM, v. n. Rester, demeurer, ha-
blier, stationner; p. chomet. Il se
conjugue sur chouma qui paraît avoir
été l'ancien infinitif. Choum a reas heb
ober ann dra-se, ils ne voulut pas
faire cela. — Edo neuxse 0 choum a
Brest, il demeurait alors à Brest.
CHOURA, v. a. Amugser ou caresser
un petit enfant. Voy. le suivant.
CHOURAOU, a. pl. m. Ober chouraou
da eur bugel, faire des caresses pour
amuser un petit enfant.
CHOURIK, 8. m. Y. C. Bruit d'une
porte sur ses gonds, d'un essieu mal
graissé, tout bruit produit par le frot-
tement.
CHOURIKA, v. n. et aussi CHOURIKAL,
CHOURIKAT ; V.C. Faire du bruit comme
celui que l'on appelle chourtk.
CHOURIKEIN (chourik-e-in), v. a. Y.
Grincer, parlant des dents. Il a aussi
le sens de gwigourat.
CHUCHUENN, a. f. Femme qui est
lente à tout ce qu'elle fait et qui mu-
sarde; pl. ed.
CHUCHUER, 8. m. Homme qui mu-
sarde et qui est lent à tout faire;
pl. ten.
C'HUEC'H, 8. m. Y. Souffle. On dit
aussi c'huez. Y.
C'HUEC'HAL, v. n. Y. Et aussi c’hue-
c'hem, souffler.
C'HUEC'HEIN (c’huec’h-e-in). Yor, le
précédent.
C'HUEC'HKENN, 8. f.V. Vessie; pl. eu.
— C’huec'hein, souffler, et kenn (anc.),
eau.
C'HUEK, adj. Y. T.G. Doux au goût.
LS
04 CH
C'HUENENN, 6.1. Y. Pace; pl. ex.
C'HUENN, s. f. Miche de pain.
C'HUENNEIN (c'huenne-in), v. a. Y.
Sarcler; pl. c'huennet. Voy. C'HOUENNAT.
C'HUENNOUR, 8. m. Y. Sarcleur; pl.
c'huennerion.
C'HUEZEIN , et aussi O'NUEC'HEIN
(chuez-e-in, c'huec'h-e-in), v. n. Y.
Soufller. — C'huec'h, Y. aoue, et
aussi c'huez.
C'HUEZEK. Nom de nombre, Y. seize.
— C'huec'h, Y. six, et dek, dix.
CHUGEIN (chug-e-in), v. a. Y. Sucer.
Voy. CHUGON.
CHUGON, CHUG, SUG, s. m. Jus, suc.
C'HUI, prop, pers. toujours sujet.
Y. T.G. Vous. Il s'emploie, comme en
français, en parlant à une ou plusieurs
personnes. — C'houi a so klañv, vous
êtes malade, malades.
C'NUIBANAL, v. n. Y. Sifller avec la
bouche.
C'HUIBANAT, 8. m. Y. Coup de sif-
flet avec la bouche.
C‘HUIBANOUR, s. m. Y. Habile à sif-
HET avec la bouche, qui se plaît à sif-
er.
C'HUIBENN, 8.1. Y. Moucheron ; plu-
riel irrégulier c'hufbet.
C'HDIBET. Voy. le précédent.
C'HUIBON, 8. f. Y. C. T. Cigogne,
oiseau; pl. ed, et.
C'HUIDER, s. m. V. Alouette; pl. et.
C’HUIL, s. m. Y. Le même sens que
c'hout: pl. c'huiles.
CIR
C'HUL-DERV, 8, m. 7. Hunneton;
pl. c'huilet-derv. — C'huil, Y. sca-
rabée, et derv, dere, chêne.
C'HUIL - KAUG, s. m. Y. Scorpion;
pl. c'huil-kruget (krug-et).
C'HUINDENN, et aussi SWINOEN, s.
f. Fistule lacrymale.
D'HUIRINADENN, s. f. Hennissement.
Evitez ce mot.
C'HUIRINEIN (c’huirinein), Y. n. Y.
Hennir. Il se conjugue ep Vannes avec
l'auxiliaire gober. — C'huirinein €
c'hra, il bennit.
C'HUITELL, 8. 1. Y. Siffiet ; pl. eu.
C'HUITELL-ER-GOUK, s. 1. Y. Trachée-
artère. À la lettre, sifflet du em. de
la gorge.
C'HUITELLAT, Y. n. Y. Le même que
c'houitellat.
C'HUITELLOUR, s. m. Qui siffle avec
un sifflet.
C'HUIZEIN (c'huise-in), v. n. Y. Suer;
p. c'huiset.
C'HUIZENN, s. L. Y. Bueur.
C'HUIZIGELL (c’huisig-ell), 8. L Y.
Vessie d'animal; pl. eu.
CHUMETEZENN. VOy. JUMETEZERR.
CHUP, s. m. V. Huppe d'oiseau ; pl.
eu.
CHUPENN, JUPENN. VYoy. 66 der-
pier.
CIRCH, OYACQ, 8. f. (anc.) Fauoou,
oiseau, et aussi vent impétlueux, d'après
le P. Grégoire.
L
DAD
D
Nous rappelons ici que toutes les
consoanes 886 prononcent fortement à
la fin des syllabes et des mots. Ainsi,
ahad. abbé, se prononce comme abade
en francais. Voir la notice sur Ia pro-
DA, pron. pers. toujours régime.
Te. — Après ce pronom, les lettres
fortes se changent en faibles. — Foi
da garet, pour t'aimer, au lien de epit
da karei. Yoir la grammaire,
BA, pron. poss Ton, ta, tes. —
Après ce pronom possessif, les lettres
fortes se changent en faibles. — Da
galoun, ton cœur, pour da kaloun.
DA, . À, en. — Après cette pré-
position, les lettres fortes ou dures se
changent en faibles ou douces. —
Mont da Vro-C’hall, pour Bro-C'hall,
aller en France. Mont da bourmen,
pour da pourmen, aller à la prome-
DA, s. m. GC. Plaisir, aise, satisfac-
tion, joie. — Da eo gan-en besa amai,
c'est ua plaisir pour moi d’être ici. C.
DA (anc.). Agréable, bon.
BAC'HALMI 0. Terms de charretter.
Vo. NL,
DA-0!, prép. Ghes, avec uu verbe
de mouvement. — Moñt a rann da-di
ta sad, à la lettre, je vais à maison
de mon père.
BAS, s. L Provocation, déf. Voy.
DAEL.
DAEA, v. a. Provoquer, mettre au:
déf: p. daeet. Voy. DAELA.
DAEL, RENOAEL, a. L. Contestation,
querelle ; pl. ou.
DAELA, v. a. et n. Et mieux, ober
ann dael, contester, contrarier, que-
relier.
DAELAOU (ane), 8. pl. m. Pleurs,
larmes. Ce pluriel a fait place à dae-
lou; on le retrouve dans les mots sui-
vants. VOy. DAELAOUENA.
DA£LAOUENN, s. f. (anc.) Larme;
pl. daelaou, masculin.
DAELAOUI, Y. n. (anc.) Pleurer.
DAELOU, 8. pl. m. Larmes, pleurs.
Skuilla daelo, verser des larmes,
pleurer.
DAERAOU. Le même que daclaou.
Aujourd'hui daerou.
DAERADUENN, Voy. BAELAOVEKN.
DAERAOUI, v. n. VOy. DAELAGUI.
DAERE. G. Voy. DAZRE.
DAEROU, OAELQU, s, pl. m. Lirmes,
pleurs. Yor, DAELOY.
9%6 DAL
DAEZ, DEZ, DEAZ, s. m. Marche d’es-
calier, et aussi bouclier, corniche ; pl.
daesiou (dae-siou), desiou (de-siou).
DAEZROU, DAZRAOU, 8. pl. m. (anc.)
Larmes, pleurs.
DAF,S. m. (anc.) Gendre.
DAFFARER, 8. m. VOY. DARBARER.
DAFFARI, v. a. Yor, DARBARI.
DAG, s. m. Poignard; pl. ou. En vieux
français, dogue.
DAGENNA (dag-enna), v. n. (anc.)
S'égosiller en parlant.
DA-GENTA (dag-enta), adv. D'abord,
en premier lieu, premièrement. —
Da, en, et keñnta, premier. On dit aussi
da-geñta-holl.
DA-GENTAN, adv. T. Le même que
da-genta.
DA-GETAN, adr. Y. Le même que
da-genta.
DA-HINI, pron. poss. Le tien, la
tienne; pl. da-ra, les tiens, les tiennes.
BAIK (da-ik), 8. m. Qber dak da,
terme enfantin pour dire faire des ca-
resses à.
DAILL, TAILL (L mouillées). A-dal,
de la bonne manière, comme il faut.
— Fustet eo bet a-daill, il a été rossé
d'importance. Voy. TAILL, manière,
façon.
DAKA, s. m. Terme enfantin. — Ober
daka, menacer de battre un petit enfant
avec l'intention de ne pas le faire. Ces
mots signifient aussi frapper ou plutôt
feindre de frapper quelqu'un pour
amuser un petit enfant.
DAKOR, s. m. Y. Restitution.
DAKOREIN (dakor-e-in), v.a.Y.Rendre,
restituer; p. dakoret,
DAL-A-UNAN! Interjection elliptique.
Et d'un! pour dire en voilà un qui est
terminé, qui est battu, etc.
DAL
DAL-A-ZAOU! Interjection elliptique.
Et de deux! Voy. le précédent.
BALA, DALOUT, v. a. Ce verbe qui a
dû signifier prendre, recevoir, n'est
plususité qu’à l'impératif; dal, prends,
tiens ; dalt, tenes, prenet.
DALANAO. C'hoari dalanao, jouer à
la main chaude.
DALAR. Voy. TALAR, s. m. Sillon en
travers.
DALAROU. Voy. TALAROU.
DALC’H, s. m. Juridiction, tutelle,
séance, dépendance, assujettissement,
obstacle, prise, capture, décence, te-
nue, cas, flef. Ce mot est de la famille
de derc'hel, dont l’ancien infinitif était
dal’ hi, et qui sigaifie assujettir, cap-
turer, tenir.
DALC'H-MAD, ady. Toujours, sans
cesse. Voy. DERC'HEL.
DALC’HA, OALC’HI, v. a. Non usités.
Yoy. DERC'HEL.
DALC'HEDIGEZ (dalc'hedig-ez), 8. L
Ce mot, peu usité, doit avoir à peu
près le sens de dalc'h.
DALC’HET, adj. et participe de der-
c'hel; tenu à, obligé à, assujetti à.
Ceux pour qui nous sommes tenus à
prier, ar re mas onmp dalc'het da
DALC’HI; non usité. VOy. DERC'HEL,
DELC'HER.
DALC'HOUT, v. n. C. Tenir, retenir,
renfermer ; p. dalc'het. Voy. DERC'HEL.
DALC'HUZ, adj. Avare, chiche. Ce
mot est, comme les précédents, de la
famille de derc’hel, p. dalc'het.
BALE, a. m. Retard. Ober dala, tar-
der. Dale a reot-hu? Tarderez-vous?
DALE, v. n. Retarder, différer; p.
daleet. Ce verbe se conjugue sur dales,
ancien inflaitif, paraît-il. On dit aussi
ober dale. Yor. DALE, 8. m.
DAL
DALEBA, v. a. (anc.) Etendre au s0-
leil pour faire sécher, parlant du
linge, du blé, etc.
DALEEIN, v. n. V. Tarder, retarder;
b. daleet. Yor. BME, Y. n.
DALEER, 6. m. Qui cst toujours en
retard; pl. ten,
DALEEREZ, s. L. Femme qui est tou-
jours en retard.
DALETENN, s. L Y. Bandeau de reli-
gieuse, collerette, mouchoir de cou de
; DL. eu.
OALIF, subs. des deux genres ; pos-
thume, celui ou celle qui est né après
la mort de son père. Ce mot appar-
tient, je crois, plus particulièrement
au de Cornouaille. Le Gonidec
donne dalifez, fille posthume.
BALIFEZ, s. f. Voy. le précédent.
DALL, adj. Aveugle, qui a perdu la
vue, par extension, sot, imprudent, et
aussi émoussé, parlant du tranchant
d'un outil. Eunn den dall, un aveugle:
tud dall, des aveugles. Ganet dall,
aveugle de naissance, né aveugle. Le
Dall est un nom de famille très-ré-
pandu. Voy. PENN-DALL.
BALLA, v. a. Aveugler, au propre et
au figuré; éblouir, séduire, fasciner,
émousser la pointe d'un outil, bou-
cher, parlant d'un trou par où l'eau
entre; p. dallet.
DALLEIN (dall-e-in), v. a. V. Il a les
mêmes acceptions que dalla, du Léon;
p. dallet.
DALLENTEZ, 8. f. Cécité, et aussi,
aveuglement d'esprit.
DALLEZ, 5. L. Peu usité. Femme
aveugle. VOy. DALL.
DALOJQOU, s. pl. m. Dalots, terme de
marine.
DALOOT, Y. a. Ce verbe qui paraît
avoir eu le sens de prendre, recevoir,
n'est plas usité qu'à l'impératif : dal,
uns, prends; dalit, prenez, tenez.
DAM 97
DALVEZ, s. f. Cloison de navire; pl.
dalvesiou (dalve-siou).
BAM, s. m. Herbe aux chats, ger-
mandrée, chataire, plantes.
DAM, BEN, particule usitée en com-
position pour exprimer qu’une action
n'est faite qu'à demi. Cette particule
change en douce la lettre qui la suit.
Ainsi, dam-sigeri, ouvrir à demi;
dam-glevet, entendre à demi, etc. Les
infinitifs radicaux dans ces exemples
sont digeri, ouvrir; klevet, entendre.
Voy. DEN.
BANANI, s. m. (anc.) Soin, solli-
citude.
DAMANIA, v. a. (anc.) Prendre soin
d'une chose.
DAMANT, 8. m. Soin, souci, inquié-
tude, compassion, pitié. Kaout damant
d'he gorf, ménager trop son corps, ne
pas travailler. Gani damant va bugale.
par suite des soins que je dois à mes
enfants.
DAMANTEIN (damañt-e-in), v. a. Y.
Soigner, prendre soin. Yor. DAMARTI.
DAMANTI, v.a.C. Soigner, avoirsoin.
Ce verbe a encore une acception qui
sent fort la colère et la menace :
Damanti a ri, tu t'en repentiras, tu
me le paieras! Damañti eunn den
klanv, soigner un malade. C.
DAMANTUZ, adj. Pitoyable, digne de
pitié.
DAMBREZEIN (dambreze-in), v. a. Di-
vulguer, répéter par moquerie ce qu'a
dit un autre, p. dambreset.
DAMEZELL, 8. L. Y. Demoiselle; pl. et,
Voy. DEMEZELL.
DAM-GLEVET, v. a. Entendre à demi.
Voy.0am, particule, et KLEVET, entendre.
On dit aussi hanter-glevet : p. dam-
glevet, hanter-glevet.
DAMMOUL, adj. Y. Humide, moite.
DAMORANT, 8. m. Y. Reste de quel-
que chose qui n'est pas achevée, et
non restes de table, (ic.
12
98 DAM
DAMOU. C'hoar damou, jeu de da-
mes, jouer à ce Jeu.
DAMOUCHEIN {damcuche-in), v. a. Y.
Chiffouner, p. damouchet.
DAM-WELET (dam-velet).Voir à demi,
entrevoir ; p. dam-awelet. Voy. DAN,
particule qui indique une action à
demi-faite, et gwelet, voir.
DAM-ZELLET, v. a. Regarder à demi ;
p. dam-xellet. Ce verbe est composé
de dam, particule qui indique une ac-
tion à demi-‘aite, et de sellet, regarder.
Voy. la particule dam.
DAM-ZIGERI (xig eri), v. a. Entr'ou-
vrir, Ouvrir à demi; p. dam-sigoret.
Dam, particule, à demi; digeri, ouvrir.
OAM-ZIGOR, adj. Entr'ouvert, ouvert
à demi. — Dam, particule, à demi;
digor, adj., ouvert. Yor. DAN.
DA-NEBEUTA, av. Au moins, pour
le mois. — Da, prép., pour ; nebeuta,
le moins, superlatif de nebeut, peu.
D'ANN-ABRETA, ady. Au plus tôt,
au plus vite. Voy. ABRETA.
BAN, DEAN, s. m. Y. bendre ; pl. dea-
nion.
DANEVELL, 8. f. C. Récit, pl. ou.
DANEVELL , v. a. GC. Raconter ; p.
danevellet. — Danevell a reaz buez
Jozcf., il raconta l’hisioire de Joseph. C.
DANN, TANN, 5. m. (anc.) Chêne,
arbre.
DANNE, a. m. Y. Ce mot de Vannes
a 100108 les acceptions du mot danrez,
du Léon.
DANNEIN (danne-in), v. a. Damner ;
p. dannet.
D’ANN-NEAC'H, adv. Eu haut, avec
va verbe de mouvement.
D'ANN-TNOU, adv. (anc.) En bas,
avec un verbe de mouvement.
D'ANN-TRAON, adv En bas, avec un
verbe de mouvement. Voy. TRAOÀ.
DAN
D'ANN-TRAOUN, adv. Le même que
le précédent. Voy. TRAOUÂ.
DANS, s. m. Ronde, danse ; pl. ou.
BANSAL (dañ-sal), v. n. Danser ; p.
danset. Ce verbe 8e conjugue sur l’an-
cien infinitif dañsa et plus souvent
avec l'auxiliaire ober.
DANSER, 8. m. Danseur; pl. ten.
DANSEREZ, 5. L Danseuse; pl. ed.
DANSON, s. m. Bruit que fuit une
porte fermée violemment.
0ANS-TRO, 8. m. Danse appelée
ronde. — Â la lettre, danse en cir-
conférence, en rond.
- DANT, 8. m. Dent de la mâchoire,
dent de scie, brèche à un instrument
tranchant ; pl. dent. Prononcez le plu-
riel dent comme en français dainte.
DANT-OLIFANT, 8. m. Ivoire. —
Dait, dent ; olifant, éléphant.
DANTA, v. 8. Mordre quelqu'un,
ébrécher un outil. — Dant. dent de
la mâchoire, brèche à un outil.
DANTAN, v. n. T. Se brûler, parlant
d'un mets liquide soumis à un feu
trop vif, sentir le brûlé ; p. dañntet.
DANTEGEZ (dañteg.ez), 8. L Femme
qui a de grandes dents.
DANTEK, s. m. Qui a de longues
dents. — Dantec et Le Dantec sont des
noms de famille très-répandus.
DANTEK, adj. Kaol dañtek, des
choux crépus : ainsi nommés parce
que l'extrémité des feuilles est den-
telée.
OANTELEIN (dañtel-e-in), v. a. Y.
Ciseler ; p. dantelet.
DANTELEK, adj. Y. Garni de den-
telles. — Danteles, dentelle.
DANTELET, adj. Y. Ciselé. — Dañ-
telein. V. Ciseler.
DANTELEZ, s. L Dentelle.
DAO
DARTELEZER, adj. Garai de den-
tell
BARTENN, s. L. C. Pierre d'attente ;
pl. ou.
OANTES, s. m. V. Tablier.
DARTET, ed]. Rbréché. — Daña,
ébrécher.
BARTIK-LEAZ, 8. m. Dent de lait. —
Deñsk, diminutif de dañs, dent ;
bas, lait
DARVAO, HAYA
distinction de sexe ;
OARVADEZ, OAVADEZ, 8. L La e-
melle du bélier ; pl. ed.
Brebis, sans
PI. deñved, dered,
DANVEADOU, s. pl. m. Des maté-
riaux pour bâtir. Ce mot semble dé-
river de dantet. Voy. ce dernier.
DANVEZ, 6. m. Matière ou ce qu'il
faut pour faire ou confectionner un
vêtement, des chaussures, une mai-
son, etc. ; dispositions naturelles ou
cpacités nécessaires pour faire une
chose, fortune, revenu. 1 n'a pas de
luriel. Ce mot s'emploie aussi dans
a phrase suivante : Eunn danres
prins, etc, 8e dit d'un individu qui
s'imagine qu'il deviendra prince, etc.
Dantex am eux da zerel eunn ti, j'ai
ce qu'il faut pour bâtir une maison.
N'eus danre e-bed enn-hoñ, il n'a pas
de dispositions naturelles. Employé
au sens de fortune, le mot danres veut
après lui le pluriel comme substantif
collectif : Ann dantes ne zigasoñt ket
ann ewrusded, la fortune ne donne
pas le bouheur. Danrer eur voñtel,
l'étoffe nécessaire pour faire un man-
teau.
DARZEAT, adj. Y. Bien nourri, par-
lant des gens et des bêtes.
nR, C. Il a le sens de it faut que.
Dao vo (rexo) d'in monet di, il faudra
que j'y aille, Je serai vbligé d'y aller.
gag. Ce mot, en Léon,
DAO 09
par exemple, à son partenaire qu'il
peut abattre la galoche, parce que ses
palets sont bien placés.
0A0-DA0. En style familier, on dit :
Ha dao-dao war ann or, et il se mit à
frapper fort à la porte. Cette phrase
peut s'accommoder à tous les temps et
à toutes les personnes du verbe. À la
lettre, pan ! pan! sur la porte.
DADNET, adj. Damné. Ar re xaonet,
les damnés.
DACNI, v. a. Damner; p. daonet.
DAONEDIGEZ, s. L. Damnation. Pro-
noncez daonedig-es,
DAONIR, v. a. T. Damner; p. daonet.
DAOU, nom de nombre. En Vannes,
deu ide-u). Deux, pour les substantifs
du genre masculin. Après ce mot,
toutes les lettres muables se changent
de fortes en faibles on douces. Daou
benn au lieu de daou penn, deux têtes.
Yoy. la grammaire. — Ce mot sert à
former le pluriel duel pour les subs-
tantifs du genre masculin. Ainsi daou-
lagad. les deux yeux, lès yeux d'une
même personne; daou-lin, pour daou-
glin, les deux genoux; daouarn, pour
daou-dourn ou plutôt'daou-sourn, les
deux mains. Voy. 0 pour les pluriels
duels du genre féminin.
DAOUARN, 6. pl. m. Pluriel duel de
deurs. main.
DAOU-BENNEK, adj. 11 se dit de tout
; corps ou objet qui à deux têtes, deux
bouts. Eur caz daou bennek. un bâton
à deux têtes, à deux bouts. — Daou.
deux, et penn, tèle, bout.
OAOU-BLEGA, v. a. Plier en deux;
p. daou-bleget. — Daon, deux, et plega,
plier, ployer.
DAOU-C'HEMENT, s. m. Deux fois
autant, le double. — Daou, deux, et
kemeñt, autaut.
GAOU-DROADEK, adj. (Animal.) Qui a
deux pieds. — Daou, deux ; troad, pied
de l'animal.
100 DAO
DAOUERIOK, adj. ane. Qui a deux
paroles. Ce mot parait compusé de
daou, deux, et de ger, parole.
DAOU-HANTER, adj. Qui est partagé
en deux, mitoyen. — Daou, deux;
hanter. moitié, demie. Eur voger daou-
hanier, un mur mitoyen.
DAOU-HANTERA, Y. a. Partager par
moitié, diviser en deux. Voy. le pré-
cédent.
DAOU-HESKENNAT, v. a. Scier en
deux. — Daou, deux; heskennat, scier.
DAOUI, v. a. Mettre deux à deux;
p. daouet. — Daou, deux.
DAOU-LAGAD, DAOULAGAD. Pluriel
duel de lagad, œil. Yor, DAOU pour
former les pluriels duels.
DAOU-LAMM, 8. m. Galop du cheval.
À la lettre, deux sauts, deux bonds.
Moñt d'ann daou-lamm, aller au galop.
Mont d'ann daou lamm-rus, aller au
grand galop.
DAOULIN; pluriel duel de glin, ge-
nou. — Daou, deux ; gm, genou. Pour
la formation des pluriels duels, voy.
DAOU.
DAOULINA, v. n. S'agenouiller. —
Daoulin, les deux genoux.
DAOUNI. VOy. DAON!.
DAOUST, conjonction interrogative.
Quoique, en dépit de, à savoir. Daoust
petra a reot, en dépit de ce que vous
ferez, à savoir ce que vous feres. Da,
prépositiun, à, et gouxout, savoir.
DAOU-UGENT (ug-eñit), nom de nom-
bre. Quarante. À la lettre, deux-vingts,
deux fois vingt.
DAOU-UGENTVED (ug-eñtred), nombre
ordinal. Quarantième. Voy. DAOU-UGERT.
DAOU-VEZEK, adj. Qui a deux pointes,
deux dents. — Daou, deux; bez, dent
d'un croc, etc.
DAOU-VLOASIAD (rloa-stad), adj. Ce
mot, composé de dacu, deux, et de
bloaz. année, n’est pas employé dans
DAR
l'usage au sens de qui a deug ans, qui
dure deux ans. On dit plutôt : Eunn
oan daou tloar, un agneau de deux
ans; eunn dra à bad daou tloas, une
chose qui dure deux ans. Voy. SLs4-
SIAD (bloa-siad)
DAOUZEK, nombre. Douze. — Daou,
deux ; dek, dix. 1
DAOUZEK-DEISIDU(de-i-siou), 8. pl. m.
Le jeûne des Quatre-Temps. À la lettre,
les douze jours. Cette expression, con-
sacrée par l'usage, est une infraction
au génie de la langue bretonne, la-
quelle veut le singulier après les noms
e nombres : Daon varc'h pour daou
marc'h. À la lettre, deux cheval.
DAOUZEK-UGENT (ug-eñt), nom de
nombre. Deux cent quarante. À la
lettre, douze vingts, douse fois vingt.
Voyez au mot PEYAR-UGEAT ce qui est
dit de la manière remarquable des an-
ciens Bretons pour exprimer les nom-
bres élevés.
DADUZEKVED, nombre ordinal. Dou-
zième. Daousek, äouze.
DAR, DARZ, 8. f. Evier, égoût, plà-
tras, dalle de cuisine; pl. tou.
DAR, 8. m. Y. Larme; pl. eu.
DARBAREIN (darbare-in), v. n. V. Le
même que darbari,
DARBARER, DAFFARER, 8. m. Aide-
maçon, aide-couvreur; pl. 166.
DARBARI, DAFFARI, v.n. Servir d'aide-
maçon ou d'aide-couvreur.
DARBAROUR, 8. m. Y. Le même que
darbarer ; pl. darbarerion.
DARBET, adj. et participe. Sur le
point de, en danger de. Il a à peu près
le même sens que dare, leqnel paraît
entrer dans sa composition : Darbet eo
het d'es han koueza, il a été sur le point
de tomber. Voy. DARE, DARSSUT.
DARBOO, 8. f. Tesson; pl. ou. Ce mot
est une contraction de darn, s. f.,
partie, morceau, et de pod, pot, vase
de terre, de faïence.
DAR
DARBOBER, s. m. C. Courtier d'af-
faires ; pl. ten.
. BAROOT, 5. LY. Le même que darbod.
DARS88T, v. impersonnel. Être sur
le point de, en danger de; p. darbet;
il n'est usité qu'au participe. Ce mot
est composé de dare, sur le point de,
et de bout. ètre, du dialecte de Vannes.
Voy. DARSET.
DARC'HAI (darc'ha-i), v. a. Yor. 8AR-
C'HAS.
DARC'HAO, DARSH'AV, v. a. Frapper
fort; p. darc’haoet.
DABS'HAOGI. Voy. DARC'HAG.
DARC'HAV. VOY. DARC'HAS.
DARO. Voy. DARED.
BA-RE, pron. poss. Les tiens, les
tiennes.
BARE, DABEV, adj. Cuit, eu maturité.
HARE, adj. Sur le point de, en danger
de. — Dare oa da gouesa, il était sur
le point de tomber.
DARE, DAERE, DAZRE, a. m. C. La
marée basse.
BASED, 8. m. Javelot; pl. ou.
DAREDENN, s. f. Eclair sans tonnerre,
étoile filante; pl. dared, masculin.
Yor. la terminaison ENN du Diction-
naîire de rimes.
DARED!, Y. impersonnel, non usité.
Faire des éclairs. On dit de préférence
dared a ra, il fait des éclairs. Voy.
DAREDENN.
DABEMP&ED , s. m. Fréquentation,
baatise, et aussi chemin de servitude.
DAREMPRED, s. m. V. Les êtres d'une
maison. — Ena darempred dre enn ti,
Y. Les êtres de la maison.
DAREMPREDI!, v.a. Fréquenter, hanter.
rechercher une fille en mariage; pl.
DAR 101
DAREU, 8. pl. m. V. Larmes, pleurs.
C'est le pluriel de dar, Y. Larme.
DAREV, adj. Cuit, en maturité. Voy.
DARE, adi. .
DAREVELL, s. m. C. Yor. DANEYELL,
8. M.
DAREVELL, v. a. GC. Voy. DANEVEL,
Y. 4.
DAREVI, v. a. et n. Cuire, mèrir. —
Darev, cuit, en maturité. — Darevi
buhan a rard, il mûrira vite.
DARGBEIZ (dargre-ixs), 8. m. C. Partie
du corps humain appelée la ceinture,
les reins.
DARGUD. Yoy. ARGUS.
DARGUDI. VOY. ARGUDI.
u DARGUT. Manchot, d’après Le Pelle-
er.
DARIUEIN (dari-u-e-in). v.a.V. Cuire;
p. dariuet. Voy. DARE, adj.
BARN, s. f. Partie, portion, pièce;
pl tou. — Ann darn ruia, la plupart,
a plus grande partie.
DARNADOUI, v. a. Partager.
DARNEIN (darn-e-in), Y. a. Y. Par-
tager ; pl. darnet.
DARN-GOLL, y. a. Perdre en partie,
perdre la plus grande partie de. ll se-
rait plus conforme aux règles et au
génie de la langue d'écrire darn-koil,
selon les principes donnés au mot
EUPHONIE de mon Nouveau Dictionnaire
1869. Il est composé de darn, partie,
et de koll, perdre.
DARNIAL, v. a. (anc.) Entamer. —
- Darn, portion.
DARNICH, DARNIJ. Voy. ce dernier.
DARNIJ, 8. m. Vol près de terre.
Voy. GOURNI.
DARNIJAL, v. n. Voler près de terre
comme font les hirondelles à l'ap-
proche de la pluie; p. darnijet. Voy,
102 DAS
GOURNIJAL. Le verbe darnijal se conjugue
sur l'ancien infinitif darnija, et avec
l'auxiliaire ober.
DARO, adj. T. Cuit, en maturité. Vory.
DARE.
DARO, adj. T. Sur le point de, en
danger de. Voy. DARE.
DARVEZOUT, v. n. Arriver inopiné-
ment, parlant d'un accident, survenir;
p. darvexet. Voy. C'HOARVEZOUT.
DARVOED, 8. pl. m.; pluriel irrégu-
lier de darroedenn. p ‘ga
DARVOEDENN, a. f. Dartre; pl. dar-
voed, masculin.
DARVOEDENNEGEZ /darvoedenneg-ex),
8. f. Peu usité. Femme qui a des dartres.
DARVOEDENNEK, adj. et subst. Peu
usité. Qui est de la nature des dartres,
homme qui a des dartres, dartreux.
DARVOUD, 8. m. Evénement, hasard,
cas; pl. ou.
DARVOUT, Y. n. VOy. DARVEZOUT.
DARZ, DAR, 8. f. Evier, égoût, dalle
de cuisine.
DARZ, 8. m. Dard, poisson; pl. ed.
DAS, particuleréduplicative quientre
dans la composition de quelques mots
et qui équivaut aux particules rédupli-
catives as, ad, ax, at. VOY. DASSONEIN.
DASKIRIAT, v. n. Ruminer comme
font certains animaux; n. daskiriet.
DASKOMPRET, v.a.(anc.)Environner.
DASKOR, DASKOREIN, v. a. V. Les
mêmes que dakorein. Y.
DASKORI, v. a. C. Rendre, restituer :
pl. daskoret.
DASKRENA, v. n. Trembler souvent
de reur, de fièvre, et par extension,
chevroter en parlant, en chantant. —
Das, particule réduplicative;, krena,
trembler.
DAS
DASKRIGNAT, v. a. Rominer à la
manière de certains animaux; p. das-
krignet.— Das, particule réduplicative,
et krignat, ronger.
DASKUILIAT, v. a. C. Voy. le précé-
dent.
DASLARDA, v. a. Entrelarder, p.
daslardet.
DASORC'H (da-sorc'h), Y. a. Voy.
DAZORC'H.
DASPRENA, v. a. Acheter ce qu’on
avait vendu. — Das, particule rédu-
plicative, et prena, acheter. De cette
étymologie il résulte que c'est à tort
qu'on a donné à dasprena, en style de
dévotion, le sens de racheter ou déli-
vrer en payant d'une rançon. Daus ce
dernier sens, le clergé breton n’em-
ploie que prena.
DASPRENER, 8. m. Ce rot, auquel
quelques-uns donnent le sens de Ré-
dempteur, doit être condamné pour
les mêmes raisous que le verbe das-
prena d'où il dérive.
DASPUGN, 8. m. Y. Àmas, assem-
blage.
DASPUGN, v. a. V. Amasser, assem-
bler: p. daspugnet.
DASREVELL, 8. m. Bruit confus de
paroles, d’après Le Gonidec.
DASREVELLA, v. n. D'après Le Goni-
dec, parler plusieurs ensemble et con-
fusément.
DASSON, DAS-SON, 8. m. Y. Echo. Ce
mot est composé de das, particule ré-
duplicative, et de son, soun, bruit, s0b.
A la lettre, son redoublé. Quoique la
lettre S soit toujours dure dans notre
alphabet, on remarquera ici qu'il y a
lieu de doubler cette lettre, en raison
de la composition du mot das-son.
DASSON, DASSONEIN, v. n. V. Yor. le
suivant.
DASSONEIN (das-son-e-in), Y. n. Y.
Résonner, retentir. — Das, particule
réduplicative, et sonein, V. sonner.
DA-
DASTAZ! Terme de charreer: à
droite! au pas!
DASTOURNA, v. n. Chercher en tâ-
tonnant. — Das, particule réduplica-
tive, et dourn, main.
DASTOURNI. Voy. DASTOURNA.
DASTUM, DESTUM, s. m. Amas, as-
semblage.
DASTUM, DESTUM, v. a. Ramasser,
assembler, rallier, convoquer, cueil-
Jr: p. et.
BA-VAD, adv. Tout de bon. — Da,
prép. Pour, de; mad, bon.
DA-VAD-HA-KAER, adv. À bon escient,
franchement. À la lettre, de bon et
beau, pour bon et beau.
DAVAD, DANVAD. Voy. ce dernier.
DAVADEZ, DANVADEZ. Voy. ce der-
nier.
CAVANGHER. VOy. TAVAÂCHER.
DAVANTER, DANTER, s. m. 1. Voy. ce
dernier.
DAVED, prép. Vers, jusques à. —
Daved-oun, vers moi. Daved-han, vers
lui. Lavor d'eshan dont daved-oun,
dis-lui de venir me parler, me trou-
ver. Ce mot, qui est usité particuliè-
rement en Vannes et en Tréguier, est
urthographié de diverses manières.
Les uns écrivent dared, da ced: les au-
tres david, da tit. Voy. DAVID, DAMIT.
DAVEEIN (dave-e-in), v. a. Et aussi
deveein, différer, retarder; p. daveet,
dereet. |
DAVID, DAVIT, prép, Voy. DAVIT.
BA-VIMANA, ady. Au moins, pour le
moins. On dit plus souvent diana,
dihana, par contraction. — Da, prép.
pour, et bihana, superlatif de bihan,
bien, petit. À la lettre, pour le plus
petit.
BA-VIKEN, adj. À jamais, éternelle-
ment. — Da, pour, et biken, jamais
fer rapport au fulur).
DEA 103
DAVIT, DA VIT, prép, Y. T. Ke da
vit dour, va chercher de l’eau. Cette
dernière orthographe me semble la
mellleure; elle me paraît cacher un
verbe qui a disparu de la langue.
DA-ZIVEZA, adv. Finalement, enfin.
ms Da, prép, pour; et desa, le der-
nier.
DAZ, particule réduplicative em-
ployée parfois, quoique à tort, pour la
particule das.
DAZORC'H, DAZORC'HI, v. a. C. Ral-
lumer, parlant du feu éteint ou près
TE l'être; réunir les bestiaux en un
eu.
* BAZORC'H, Y, a. (anc.) Ressusciter,
faire revenir à la vie. En Cornouaille
on emploie encore, je crois, dans ce
sens.
DAZORC’HI, Y. a. C. Yor. DAZORC'H.
DAZORC'HIDIGEZ, a. L Ce mot dérive
des précédents et pourrait au besoin
être employé au sens de résurrection;
mais je”doute qu'il fùt compris.
OAZRE. C. Voy. DAERE. C.
DAZROU, OAEZROU, s. pl. m. anc.)
Voy. DAELOU.
DE, pron. pers. Te, toi, tu. Voy. TR.
DE, prép. Y. Le mème que la prépo-
sition da du Léon, et exigeant les
mêmes mutations de lettres. Me ia de
Baris, je vais à Paris.
DE, s. m. Y. T. C. Jour; le pluriel
de ce mot est deieu, en V., deio, en T.
et deiou, en G. Voy. DEIZ.
DEAC'H, adv. Hier. Derc’hent deac'h,
avant-hier. À la lettre, la veille d'hier.
D’EAN, pron. pers. V. à lui.
DEAN, 8. m. Y. Gendre, beau-fls ;
pl. deañion. On dit aussi dean et dol.
DEAN, 8. m. V. VOy. DEAN.
DEAN, s. m. Boyen; pl. ed.
404 DEB
DEANEZ, 8. L. Doyenne ; pl. ed.
DEAZ, s. m. Lais d'église.
DEBOCHER, s. m. (anc.) Donneur de
bonjours, qui salue toutes les per-
sonnes, souvent sans les connattre.
DEBRAN, 8. m. Y. Démangeaison.
Voy. DEBRON.
DEBREIN (debre-in), v. a. Y. Manger ;
p. debret. -
DEBRER, s. m. Mangeur ; pl. ten.
DEBAI, DIBRI, DRIBI, v. a. Manger ;
p. debret.
BERRIA, VOy. DIBRIAO.
DEBRON, s. m. Démangeaison à la
peau : il n'a pas de pluriel. — Ce mot
qui n'a jamais eu que la signification
ci-dessus, a servi à Le Gonidec pour
composer deux expressions bien mai-
heureuses, à mon sens. De ce que, en
français, on dit démangeaison de voir,
de parler, etc., il a composé les mots
debron-gwelet, debron-koms. 11 ne s'est
pas arrêlé là, car il a empleyé dans
ses textes un adjectif que donne le P.
frégoire pour signifier curieux ou in-
dividu qui cherche à connaître les
secrets ou les affaires des autres. Cet
adjectif est debronus, qui n'a même
pas de sens en breton. — On est
vraiment en droit de lui reprocher
cette manière de faire. Aussi, et mal-
gré l'affection que j'avais pour lui, par
suite d’une fréqueñtation de plusieurs
années, malgré l’admiration que je
professe pour ses travaux, malgré
tout cela, dis-je, je n'al pu m'empè-
cher de faire quelques observations à
ce sujet dans l'introduction d'un ou-
vrage que sa famille m'avait chargé
de faire imprimer après sa mort. Cet
ouvrage (Bisitou ar Sakramant Sakr :
Visites au Saint-Sacrement) renferme
un assez grand nombre d'expressions
de cette nature.
DEBROUR, 8. m. Y. Mangeur; pl.
debrerion. — Debrein, V. Manger.
DEBUT, s. m. Y. Le même que tabut.
DEBUTEIN (debut-e-in), v. n. Y. Que-
taller ; p. debutet.
DEE
DEC'H, adv. Y. Hier.
DEDEU (dede-u), 8. n. Y. Le juif.
errant. Voy. 8OUDEDEO.
BERI, s. m. Consécration, dédicace
d’une église.
DEOIVAND, s. m. C. Le même sens
que dedi.
DEDUIT, s. m. (anc.) Joie.
DEEU, adj. Y. Droit, opposé à gau-
che. Voy. DEOU.
DEFOUIEIN [riin v. a. V. Pro-
voquer ; p. defouiet.
DEG. Voy. HEL,
DEGAS, v. a. Y. Le même que digas,
T. a.
DEGOEC’HEIN (degoec'he-in), v. n. Y.
Arriver inopinément , 9 s D.
degoec’het. Yor. DIGOUEZOUT.
DEGVED. Yor. DEKVED.
D'EHE, pron. pers. Y. T. C. À eux,
à elles.
D'EHI, pron. pers. Y. T. C. À elle.
DEHO, BER, adj. (anc.) Voy. DEov,
droit, opposé à gauche.
D'E-HOC'H, pron, pers. Pour da
hoc'h, d'hoc'h, à vous. Ici, lu lettre a
est euphouique.
D'E-HON, D'EHON, pron. pers. Y. À
ui.
DEHOU, DEOU, adj. Voy. ce dernier.
O'HEC’H, pron, pers. Y. À vous.
D'HOC'H. Voy. D'£-HOC'H.
DEISIAD (de-i-siad), ad). Ce mot qui,
à la rigueur, peut signifier qui dure
un jour, n'est pas usité, que je sache ;
on lui préfère ne bad nemet eunn deis.
U dérive de dez, jour.
DEISIADA (de-1-si-ada), v. n. Fixer
un jour pour faire quelque chose; p.
DEL
deisiadet. Cette expression est remar-
quable , elle dérive de deiz, jour.
Deisiadet eo des han dont ama, on lui
a fixé un jour pour venir ici.
DEISIDU-AL-LARD (de-i-siou), s. pl.
m. Carnaval. À la lettre, les jours du
gras.
OEUZ (de-is), s. m. Jour; pl. deisiou
(de-i-siou).
DEIZ-ANN-AUTROU-OOUE (de-is), 5.
m. Le dimanche. A la lettre, le jour
do Seigneur Dieu.
BEIZ-HA-NOZ (de-is), adv. Continuel-
lement. A la lettre, jour et nuit.
DEIZ-MAD, interjection. Bonjour! À
la lettre, jour bon! Yo, DEMATID et
DEMATEOC’H.
DEJANNEIN (deganne-in), v. a. Y.
Railler, bafouer : p. dejannet.
BEJANNOUR, s. m. Y. Goguenard;
pl. dejannerion.
DEJUN, 8. m. Y. Déjeûné.
DEJUNEIN (dejun-e-in), v. a. Y. Dé-
lcner: p. dejunet.
DEX, DEG, nom de nombre. Dix. En
grec, deka. Après ce mot, il y a plu-
sieurs lettres faibles qui se changent
en fortes. Dek kwennek, dix squs, au
lieu de dek gwennek. Voy. la gram-
maire. Ce mot fait partie intégrante des
nombres compris entre onze et dix-
peuof en breton Ainsi, on dit daouzek,
douze, pour daou, deux, et dek, dix;
unnek, onze, pour unan et dek. Il va
sans dire, dès lors, que les permuta-
tions de ivttres qui s’opèrent après
dek doivent aussi s'opérer après ces
nombres. Remarquez qu’en francais on
dit dix-sept et qu’en breton on dit
sept-dix (seitek, contracté pour seiz,
sept, et dek, dix).
DEKVED, nombre ordinal. Dixième.
DELAOU. Voy. DAELOU.
DELAOUI, Y. n. Et mieux. Skuilla
daelou, pleurer. A la lettre, répandre
des larmes.
DEL 105
DERC'HER, DERC'HEL, v. a. Tenir,
arrêter, contenir, p. dalc'het. — Dal-
c'het eo bet, il a été arrêlé. VOy. DERC'HEL.
BELE, 8. f. Y.T. C. Antenne, vergue,
terme de marine. Voy. DELEZ, 8. L.
BELE, 8. m. Y. Dette. Sans pluriel.
Men dete. Y. Ma dette, mes dettes.
DELEOUR, s. m. Y. Débiteur; pl. de-
lerion. — Dele. V. Dette.
DELEZ, 8. f. Antenne, vergue de na-
vire; pl. delesiou (dele-siou).
DELEZ, DEREZ, 8. m. Marche d'es-
calier; pl. delesiou (dele-siou). Yor.
DIRI.
DELFIN, s. m. Dauphin, poisson, et
aussi dauphinelle, plante.
DELIAOU, ancien pluriel de delenn,
feuille. 11 se retrouve dans les dérivés
ci-dessous. Il a fait place à deliou.
DELIAOUI, Y. n. peu usité. Se cou-
vrir de feuilles, ramasser des feuilles.
DELIAOUUZ, adj. peu usité. Couvert
de feuïlles. Il est mieux de dire :
Gwezenn a 50 stañnk he deliou, arbre
couvert de feuilles.
BELL, s. m. Y. Dette. Voy. BELE, Y.
Plus usité.
DELIEIN (deli-e-in), v. n. Y. Devoir,
être débiteur, être obligé à; p. deliet.
DELIENN, S. L. Feuille des végétaux ;
pl. deliou, masc. On le dit aussi, en
poésie, d'une tranche mince de pain.
DELIENNEK, adj. Feuillu. Ce mot est
peu usité. Gwezenn a z0 stank he deliou,
arbre feuillu.
DELIN,s.m.Briquet, morceau d'acier
avec lequel on tire du silex des étin-
celles qui mettent le feu à (amadou.
DELIOENN, 6. L. Y. Plant de lierre,
pl. delio, masc. du lierre.
DELIO-RIT, s. m. Y. Du lierre: au
singulier, delioenn-rit. — Delioenn,
lierre; rit, de ridek. Y. Courir.
14
100 DEM
DELIOU, pluriel irrég. de delienn,
feuille de végétal.
DELLEZOUT, v. a. C. Mériter, en-
courir; p. dellezet. Voy. DLEOUT.
DELLID, DELLIT, 8. m. Ce mot ne
s'emploie qu'au pluriel dellidou, au
sens de mérites, terme de dévotion.
ll est de la famille de dellesout.
DELLIDOU, s. pl. m. Voyez le mot
qui précède.
BELT, adj. Noite, humide, parlant
du linge, etc.
DELTA, Y. a. Humecter.
DELTONI, 8. f. Humidité.
BER, DAM, particule qui entre dans
la composition de quelques mots avec
le sens de presque, à demi, et qui, de-
vant un verbe, indique que l'action
n'est faite que à demi. Ainsi, dem-goms
pour dem-koms, parler à demi-mots;
dem-su pour dem-du, presque noir,
noirâtre. Cette particule, comme on le
voit, demande l’adoucissement de la
lettre muable qui la suit. Yor. DA#.
DEMANT. VOY. DAMART.
DEMANTEIN. Yor, DAMARTEIN.
DEMATEOC'H, sorte d'interjection
que l'on emploie quand on aborde
une personne que l’on ne tutoie pas
ou plusieurs personnes ensemble.
Elle répond au français Bonjour! C’est
une contraction pour deiz-mad d'e-
hoc'h. jour bon à vous. Si l’on tutoic
la personne, on emploie dematid, mot
contracté pour dez mad d'd. jour bon
toi.
DEMATID. Voy. le précédent.
DEM-C'HLAZ, adj. Verdâtre. — Dem,
à demi, et glas, vert. Voy. DEN.
DEMERC'HER. Voy. DIMERC'HER.
DEMEURS. Voy. DIMEURS.
DEMEUZ. C. VOy. EVEUZ.
DEMEZELL, DIMEZELL, s. L. Demoi-
selle; pl. demeselled. — Eunn deme-
DEN
sell, une demoiselle. Au vocatif, pour
interpeller, on altère le radical: ia,
va merel, oui, mademoiselle. Voy.
DIMEZELL, qui s'emploie de la même
manière.
DEMEZI. VOy. OIMIZI.
DEM-FAOUTA, Y. a. et n. Pelet. se
fèler ; p.dem faoutet.— Dem, à demi, et
faouta, fendre. Dem-faoutet eo ar pod,
le pot est fêlé.
DEM-GOMZ, v.n. Parler à demi-mots,
falre allusion à. — Dem, à demi, et
Koms, Y. D., parler.
BERR, s. m. Chevreuil, daim, ani-
maux; pl. ed.
DEMMEZ, s. f. Femelle du chevreuil ;
pl. ed.
DEM-RUZ, adj. Rougeâtre. Dem, pres-
que, et ruS, rouge. Voy. DER.
DEM-ZU, adj. Noirâtre, brun. —
Dem, presque, et du, noir.
DEN, s.m. Individu, sans distinction
de sexe; pl. tud, des individus, des
gens.Tel est la véritable signification de
ce mot, mais dans l'usage on l’emploie
arfois au sens d'homme, opposé à
emma, — Dans un de ses ouvrages,
M. l'abbé P., auteur du Bali an de. fait
ressortir quelques particularités du
mot den. Ce substantf s'emploie au
sens de capable, et peut-être traité
comme un adjectif breton avec ses
deux genres et un comparatif très-
régulier. Je ne connaissais jusqu'ici
que la phrase suivante : Me 0 den
a-walc'h evit ober ann dra-se. je suis
capable de faire cela; à la lettre, je
suisassez homme pour... Les exemples
que donne notre auteur sont trop re-
marquables pour être passés sous si-
lence. — Houn-nez a 30 den, celle-là
est capable; à la lettre, celle-là est
homme.— Ar re.ze a 30 tud den, ceux-
là sont des gens capables; à la lettre,
des gens-homme. — Hou-ma «a 30
denoc'h evit he c'hoar, celle-ci est plus
capable que sa sœur; à la lettre, est
plus homme que sa sœur. — Le mot
den se prononce comme On pron0nce-
rait en françuis deine, daine,
DEN
8. m. Qui est majeur,
qui jouit de son bien; pl. tud-a-dra.
DEN-A-ILIZ, s. m. Homme d'église,
ecclésiastique pl. fud-a-ilix.
DEN-A-VREZEL, s. m. Guerrier, mi-
Htaire; à la lettre, homme de guerre ;
Pl. tud a-vresel,
DEN-DOUE, 8. m. Saint homme; à la
lettre, homme de Dieu.
DEN E-BED, sorte de pronom indé-
terminé. Personne. Ne oa den c-bed
eno, il n'y avait personne en ce lieu.
Ce mot est toujours en compagnie
d'uve négation.
DEN-MARC'H, s. m. Centaure de la
fable, moitié homme et moitié cheval ;
à la lettre, homme. cheval.
DEN-VLEIZ (vle-is), 8. m. Loup-garou,
ogre, êtres imaginaires inventés à
l'usage des conteurs d'histoires. —
Den, homme, et bleis (ble-is), loup.
BERA, Y n. Téter, boire au sein;
p. dnd,
OENEDEO , DENEDEOU, 8. pl. m.
Flaxion aux yeux, catarrhe, dartre
dangereuse. — Ann denedeo a 50 gañt-
han, il a un catarrhe aux yeux.
DENEDEOU. Voy. le précédent.
DENOC'H. Voy. DEN.
DEÂTA (prononcez comme en fran-
çais : dainta, deinto), v. a. Denteler;
P. deñuet. -- Deñt, pl. de dañt, dent.
DENTER (prononcez comme en fran-
çais : daintek), adj. Dentelé. — Deñs,
pl. de dant, dent.
DERTELEZ 8 m. (Prononcez comme
en français : daintéles). Dentelle. —
be, pl. de dañ, dent
DENTELEZA, v.a. Garnir de dentelles;
p. deñtelezet. Voy. DERTELEZ.
DERV. Choant ann deñr, jeu de ca-
Luttes, de billes; jouer à ce jeu.
DER 407
OEÂVED, BEYER: pluriel irrégulier
de dañvad, davad, brebis.
DENVEZ, v. a. Contrefaire quelqu'un
par moquerie; p. denvexet. Voy DREVEZ.
DENVIAD, s. m. D'après Le Pelletier,
grand mangeur, glouton, gourmand.
D'E0, D'EHO, pron, pers. contracté
pour da ho, à eux. Voy. D'EZHO, qui est
plus correct.
0E0, adj. C. T. Droit, opposé à
gauche.
DE0G, DEOK, s. m. Dime.
DEOGER (deog-er),
çoit la dtme; pl. ien.
DEOGI (deog-à), v. n. Et mieux, dastum
ann deog, percevoir la dtme.
DEOK, 8. m. Voy. BES.
DEOL, adj. (anc.) Dévot.
OEOLIEZ, 8. L (anc.) Dévotion.
DEOU, DEHOU, adj. Drolt, opposé à
gauche. 4-zeou, à droite. Ann doura
deou, la main droite.
DEOUEC'H, 8. m. V. Journée; pl. ieu.
DEOUIAD, 8. m. Droitier ; pl. deouidi.
DEOUIADEZ, s. L Droltière; pl. ed.
DEOUIDI. Voy. DEOUIAD.
DEOUIEIN (deou-i-e-in), v. n. Y. Se
hâter.
DEOUR, adj. {anc.) Léger.
DEOURN, s. pl. m. Y. Pluriel duel
de dorn. Y. main.
Celui qui per-
DEPOÂT, v. a. Attendre. Emoun 0
teport ho tad, j'attends votre père.
DERAOU, 5. pl. m. (anc.) Commen-
cement. UTS fait place à derou. L'an-
vlen pluriel deraou se retrouve dans
le dérivé qui suit.
DERAOUI, Y. T. C. Commencer ;
n. deraouet. Yor. DE!
108 DER
DERC'H, 8. m. La partie des arbres
que l'on appelle le bois parfait ou la
partie la plus dure sons aubier.
DERC'HEL, DELC'HER, v. a. Tenir,
contenir, renfermer, conserver, main-
tenir, arrêter, retenir, p. dalc’het.
Ce verbe, à tous ses temps, se conju-
gue sur son ancien infinitif dalc’hi;
ceci explique, une fois de plus, ce que
j'ai déjà dit autre part, à savoir que
la conjugaison de ce verbe n'est pas
aussi difficile qu'elle paraît l'être au
premier abord.
DERC'HEL-MAD, Y. n. Persévérer,
tenir ferme, persister: p. dalc'het mad.
Dalc’h-mad, dalc'hit-mad, tiens ferme,
tenez ferme.
DERC'HENT, 8. m. La veille. Ce subs-
tantif, qui est toujours joint à un autre,
ne preud jamais l'article. Derc'hen
goel lann, la veille de la Saint-Jean.
C'est une contraction de dervez ken,
jour avant. Derc'hent dedc'h. Noy. le
suivant.
DERC'HENT, adv. et mieux derc'hent
deac'h, avant-hier. A la lettre, la
veille d'hier.
DERC'HOUIDENN, DEROUIDENN. Y.
Voy. ce dernier.
DERE, DEREAD. Voy. ce dernier.
DERE, 8. m. Y. Le même que derou.
DERE. Ce mot, dont j'ignore la valeur
grammaiticale, s'emploie, conme aussi
ken-dere, au sens de ken-vreur : he
zere, he gen-dere, les gens de son es-
pèce, de sa qualité.
DERE-MAT, 8. m. V. Ce mot s'emploie
comme derou-mad, du Léon, an sens
d'étrennes.
DEREAD, adj. et adv. Convenable,
poli. Il s'emploie aussi comme ad-
verbe : convenablement, poliment.
DEREADEGEZ (dereadeg-ez), s. L. Con-
venance, décence, politesse.
DEREOUT, verbe imr ersonnel. Con-
venir. Kemenñnt-se ne zerr ket, cela ne
convient pas.
DER
DEREZ, DELEZ, s. m. Marche d'esta-
lier; pl. deresiou, diri. Ce dernier
s'emploie aussi au sens d'escalier. Pi-
gnat gañt ann diri, monter les esca-
liers.
DEREZA. Yor. DIREZ, Y. 8.
DERF, DERO, s. pl. m. Pluriel de
dervenn.
DERGE (derg-e), s. m. Y. Escalier;
pl. dergeieu (derg-eieu.)
DERGWENER (derguener, VOy. DISWE-
NER.
DEALIK. Enn derlik, sd. Y. Derniè-
rement.
DERO, 8. pi. m. Pluriel de dervenn,
chène. Koat derù, du bois de chêne.
DEROU, a. pl. m. T. Commencement.
Ce mot auquel je ne connais pas de
singulier, dérive de deraoui, T. Com-
mencer. On appelle derou-mad, les
étrennes du premier jour de l'an, ou
aussi la première vente que fait un
marchand dans la journée.
DEROUIDENN, s. f. Y. Dartre; pl.
derouid, masc.
DEROUIS, s. m. Voy. DAUZ, 8. m.
DERU, 8. pl. m. Pluriel de deruenn.
Y. chène. Koet deru, du bois de chêne.
DERUENN, 5. f. Y. Chène, pl. deru,
masculin. On dit de préférence, giweenn
zeru, V. chène.
DERV, DERF, DERO, 8. m. pi. Yor. ce
deruier.
DERVEK, DERVENNEK, s. L. Chenaie,
lieu plauté de chènes. — Dervenn, pl.
derv, dero, chêne.
DERVENN, 8. f. Et mieux gtcesenn
zero, 8. L. Chêne; pl. dero, gwes dero.
Le pluriel dero, dert. derv, est du geure
masculin.
DERVENNEK, «. L. Chenaie. — Der-
(enn, chône. 7
DES
DERVEZ, DEVEZ, 8. m. Journée, la
durée d'ap jour; pl. dervesiou (der-
ce-siou.)
DERVEZ-SKIDI, DEVEZ-SKIDI, a. m.
Journal ou demi-hettare de terre
froide. — Derves, devez, journée; skidi,
défricher une terre froide, une terre
en friche. C'est comme si l’un disait,
une étendue de terre en friche que
l'on peut tourner à la charrue en une
jourtiée de travail.
DERVOEDENN, 5. L. Yor. DARVOEDENR.
DESADORN. Voy. DISADERN (de-sadorn,
di-sadorn.)
DÉSIAD, adj. Y. Le mêthe que deiriud
(de-siad, de-i-siad.)
DESKADUREZ, 5. L Instruction, édu-
cation. — Deski, instruire.
BESK), DISKI, v. a. Apprendre, inus-
truire, s'instruire ; n. desket. Desket e
deux he bugale da skriva, elle a appris
à écrire à ses énfants. Desket en deuz
beza kalrez, il a appris le métier de
charpentier.
DESKOUNI, 8. f. Le même que des-
kadurez.
DESPAILL (les l, monillées), adj. Qui
est en retard. Un vieux manuscrit
donne à ce mot le sens d'attente;
beza despaill, être dans l'attente.
DESSAO, DESSAU, s. m. Y. Education.
Sans bien comprendre la composition
de ce mot, je le crois cependant com-
posé à la manière de dasson, Y.
DESSAOUEIN (dessaoue-in), v. a. Y.
Elever, parlant des enfants, des plan-
tes, p. dessaouet. Voy. DESSAO pour la
composition.
DESSAU. V. Voy. DESSAO.
BESTRIS, 8. m. et Y. a. (anc ) Con-
trainte, contraindre.
BESTUM, v. a. Yor. DASTUR.
DESTUMEIN (destum-e-in), v. a. Y.
Ramasser, cueillir; p. destumet.
DEU 109
DEU (de-u), nombre, Y. Deux, pour
le masculin. Comme daou du Léon, il
sert à former le pluriel duel des subs-
tantifs du genre masculin. Voy. DAOU.
DEUEC'HAN, DIVEZAN, adj. Y. Der-
nier.
DEUET-FALL, adj. Malvenu. — Deuet,
venu, fall, mauvais.
DEUET-MAD, adj. Bienvenu. — Deuet,
venu, et mad, bien. Ce mot composé
ne doit s’employer que quand la per-
sonne est arrivée : Deuel-mad ra viot,
soyez Île bien-venu. Voy. DIGEMERET-
BAD.
DEUFF, 8. m. (anc). Gendre, beau-
18.
DEUN, adj. V. Profond. Yor. DOUN.
DEUN, s. m. V. Le fond, la partie la
plus basse d'un vase, etc.
DEUN, DEAN. Voy. ce dernier. Y.
DEUNEIR (deun-e-in), v. a. Y. Appro-
fondir; p. deunet — Deun. Y. profond.
OEUR, 8. m. Y. Eau; pl. eu.
DEUR-DERV, 8. m. Y. Gui, plante.
YOY. DOUR-DERO.
DEUREIN (deur-e-in), v. a. V. Ar-
roser; p. deuret. — Deur, Y. Eau.
DEURENNOD, s. m. V. Maladie de
sueur rentrée. — Pakein eun deuren-
nod, attraper une sueur rentrée. Y.
DEURVEZOUT. Voy. TEUAVEZOUT.
DEURVOUT. Voy. TEURVOUT.
DEUST (de-us, prép. Y. À savoir.
Voy. DAOUST, du Léon.
DEUZEK (de-uzek), nombre. Y. Douze.
— Deu, deux, et dek, dix.
DEUZEK-DEIEU (de-uzek\, s. pl. m. Y.
Les Quatre-Tempns de l'Eglise; deusek,
douze, et deieu pluriel de de, jour.
Voy. la réflexion faite à daouzek-dei-
siou, s
110 DEV
DEVAL, REVAL, 8. m. V. Rabais,
baisse de prix.
DEVALEIN (deva!-e-in), Y. a. V. Abais-
ser, dévaler; p. devalet.
DEVALENN, 8. L. Y. Colline, vallée ;
pl. eu.
DEVANTER, s. m. Y. Tablier; pl. teu.
DEVED, pluriel irrégulier de davad,
brebis.
DEVESIAD (deve-siad), s. m. Homme
de peine à la journée; pl. devesidi.
On dit mieux, gopr-devezour.— Derez.
ournée.— Ne d-e0 ket se eunn devesiad
bour, ce n'est pas là le travail d’un
jour.
BEVET, V. pluriel irrégulier de darat,
Y. brebis.
DEVEZ. Vuy. DERVEZ
DEVEZ-ARAT, 8. m. Journal de terre
ou demi-hectare. Ce mot est composé
de devez, journée, et de arat, labourer
à la charrue; c’est une étendue de ter-
rain que l’on peut charruer en un jour.
DEVEZ-GOPA, s. m. Solde d’un jour
de travail. — Derez, journée ; gopr,
gage, paye.
DEVEZ-HERT, 8. m. Journée de mar-
che. — Devesz, journée; heñt, chemin.
On dit aussi devez-kerzed.
DEVEZIATA, v. n. Travailler à la
journée. — Derez, journée.
DEVEZ-KERZ, 8. m. VOy. DEVEZ-KERZED.
— Derez, journée, et kerz, marche.
DEVEZ-KERZED, 8. m. Journée de
marche. — Derez, jourrée; kerzed,
marche.
DEVEZOUR, 8. m. Journalier, qui
travaille à la journée, pl. tien. YUT.
COPA DEVEZOUR qui est plus usité.
DEVEZOUREZ, 8. f. Féminin du pré-
cédent ; pl. ed.
DI
DEVEZOUT, v.a. et suxiliaire.V. avoir.
DEVEZ-SKIDI, DEVEZ-SK00. VOY. BER-
VEZ-SKIDI.
DEVI, v. a. Brüler, incendier; p-
devet.
DEVIAD, DENVIAD, 8. m. Grand man-
genr, pl. ed. Yor. DERVAD.
DEVREZ, v. a. C. Voy. DREVEZ, DREFEL.
BEVRI, s. m. D'après Le Gonidec, ce
mot a dû signifier dessein, intentiou.
— A-sevri, à dessein, sciemment,
DEZ, s. m. C. Kscabeau pour les
enfants; pl. desiou, desiou (de-siou).
DEZ, s. m. Y. T. C. Jour. Voy. DEL.
DEZ, DEAZ, s. m. Corniche de che-
minée.
DEZ, DAEZ, 8. m. Marche d'escalier. .
DEZEV, 8. m. (anc.) Pensée, dessein.
Voy. DEZO.
DEZEVOUT, v. n. (anc.) Penser, esti-
mer que.
D'EZHAN, pron. pers. Â lui; pour da
eszhan.
D'EZHI, prou. pers. À elle; pour da
exhi.
D'EZHO, pron. pers. À eux, à elles ;
pour da exho.
0EZ0, s. m. C. Résolution, projet,
dessein. Ce mot parait être le même
que dezev (anc.).
DEZVI. Voy. DOZVI.
DI, adv. de lieu avec un verbe de
mouvement. Là. — Roni a rinn di,
j'irai là.
pI, DIS, 8. m. (anc ) Jour, lumière.
O1, DIS, DIZ, particule privative, ex-
fractive, négative ou indiquant parfois
une action tout-à- fait opposée à celle
du verbe qui la suit, ou donnant un
sens entièrement contraire au subs-
DI
tantif qu'elle précède. À la suite de la
particule di, les lettres fortes se chan-
gent en faibles. Après dis, dix, on
n’opère aucun changement d’initiale.
C'est ainsi que de kuzulia, conseiller,
on forme digusulia, dissuader ; de pred,
moment opportun, on forme dibred,
contre-temps ; de reñka, mettre en
ordre. on forme direñka, déranger ;
de skuisa, fatiguer, on forme diskuiza.
défatiguer ; de koulma, nouer, on forme
diskoulma, dénouer; de doantia, cha-
griner, on forme disoania, consoler ;
de drein, épines, on forme dizrein,
saos épines, etc. — On remarquera que
ces particules privatives exigent une
épellation raisonnée et par suite une
prononciation qui fasse ressortir la
nature des mots composants. C'est ainsi
qu'il faat prononcer di-skuiza et non
dis-kuisa , il faut aussi prononcer dis-
koulma et non di-skouima; di-zoania
et non dis-oania; di-srein et non dis-
rein, etc. La particule di est extractive
dans les mots diatredi, dibourc’ha,
didouesia. Voyez ces mots.
O1. Mot contracté pour deiz, jour, et
servant à former une des deux appel-
lations dont on fait usage pour dési-
gner les jours de la semaine : dilun,
lundi ; disul, dimanche, dimeurs,
mardi ; disadorn, samedi. Voy. le mot
SSMANE à mon Nouveau Dictionnaire
1869.
BI. Mot usité dans les quatre dia-
lectes pour former le pluriel duel de
quelques substantifs du genre féminin.
C'est une contraction de diou (en Van-
pes dm), mots qui signifient deux, en
parlant des substantifs féminins. Ainsi
on dit : divronn (diou bronn), les deux
seins d'une femme; diskouarn (diou
s.ouarn), les deux oreilles; diskoas
(diou skoas), les épaules; divesker (diou
esker), les deux jambes. Le pluriel
duel, comme on le voit, ne devrait
étre employé qu'en parlant des mem-
bres au nombre de deux chez un in-
dividu, homme ou bête. Cependant on
s'en sert aussi pour désigner les qua-
tre jambes d'un cheval, d’un bœuf, etc.;
dicesker eur marc'h. — Aux pluriels
duels déjà cités, il faut ajouter : di-
vreac'h (don breac'h), les deux bras;
droc'h {Jiow boc’h), les deux joues;
DIA . 441
divorsed (dou morzsed), les deux cuis-
ses ; difron (diou ron), les narines ;
diou abrant, les sourcils, et quelques
autres. — Le mot daou, deux, pour le
masculin, sert à former le pluriel duel
pour les substantifs masculins, comme
dao lagad, les deux yeux. Yor. DAOU,
et pour Vaunes HEU (de-u).
DIA! DIC'HA! À droite! Terme de
charretier.
DIABAFI, v. a. et n. Déniaiser, re-
prendre ses esprits, revenir d’élour-
dissement ; pl. diabafet. — Di, privatif,
et abañ, être étourdi par un mal.
DIABARC'H, prép. V. Au-dedans de,
à l’intériecr.
DIABSARC'H, 8. m. Y. Le dedans, l'in-
térieur.
DIABARS. VOy. DIABARZ.
DIABARZ, s. m. Le dedans, l'inté-
rieur.
DIABARZ, prép. Au-dedans de, à
l'intérieur.
DIABELL, adv. A-ztabell, de loin.
DIACHANTA, v. a. Désensorceler,
lever le sortilége. — Di, particule
privative, et chanta, ensorceler.
DIADAVI, v. n. (anc). Perdre haleine,
tomber en défaillance.
DIADRE, 8. rm. Le derrière, parlant
d'un édifice, etc.
DIADRE, A-ZIADRE, adv. Par der-
rière.
DIAOREN, 5. m. Y. Le derrière, par-
lant d'une maison, etc.
DIAEL, adj. Sans essieu. — Di, pri-
valif; ael, essieu.
DIAEZ, DIEAZ, DIEZ, adj. Mal à l'aise.
Di, privatif, et 065, eaz, aise.
DIAEZA, Y. H. S’évaporer ; p. diae-
xet.
119 DIA
DIAGENT (diag-eñt), ady. Auparavant,
avant.
DIAGON, s. m. Diacre; pl. ed. En
grec, diakonos.
DIAGONACH, s. m. Diaconat, charge
de diacre.
DIAGONOED, s. m. Le même que le
précédent.
DIAGONEZ, 5. L. Diaconesse; pl. ed.
DIAKOURSEIN (diakourse-in), x. a. Y.
Déshabituer; p. diakourset. — Di, pri-
vatif; akoursein, Y. habituer.
DIAKREN, v. a. (anc.) Payer.
DIALAN, adj. Essoufflé, hors d'ha-
leine. — Di, privatif, et alan, haleine.
Reza dialan, perdre baleine. Voy. KoLL
ALAN.
DIALANA. VOy. DIALANAT.
DIALANAT, et mieux KOLL ALAN,
perdre haleine. — Di, privatif, et ala-
nat, prendre haleine, respirer.
DIALBENNA. VOy. DIARBENNA.
DIALC'HOUEZ, adj. Non fermé à clef.
— Di, privatif, et alc'houez, clef.
DIALC'HOUEZA, v. a. Ouvrir ce qui
est fermé à clef. — Di, privatif, et
alc'houeza, fermer à clef.
DIALC'HUEIN, v. a. V. Le même que
le précédent.
DIALFEA, v. a. T Ouvrir ce qui est
fermé à clef. — Di, privatif, et alfea,
fermer à clef. T.
DIAMBREZEIN (diambreze-in), v. à. V.
Le mème que dambrezein. Y.
DIAMBROUG. Voy. DIAMBROUK.
DIAMBROUK, v. a. Aller à la rencon-
tre de. Ce verbe ne s'emploie qu'à
l'infuitif. Mont da ziambrouk eunn
den, aller à la rencontre de quelqu'un.
Ambrouk a aussi Ce sens.
DIA
DIAMEN, adj. Qui n'est pas à la
commodité. — Di, privatif, et amen,
V. commodité.
DIAMZERET. adj. Usé, détérioré par
l'usage. — Di, privatif, et amvser,
temps.
DIAMZER!, v. n. Peu où pas usité.
Être usé ou détérioré par l'usage, être
hors de sais0n. Voy. BIARZERET.
DIANA. Yor. DIHANA.
DIANAF, DIZANAF, adj. Inconnu. Ce
mot dérive de di, privatif, et de anaout,
connaître.
DIANAL, adj. Y. Essouffié, hors
d'haleine, — Di, privatif, et anal, Y.
Haleine. Voy. DIALAN.
DIANAN, DOIHANAN, ady. V. Au
moins, pour le moins. Ce mot est
contracté pour de, V., pour; et biha-
nan, Y. superlatif de bthan, petit.
DIANAODUDEK, adj. Y. Le même que
disanaoudek.
DIANAOUDEIN. VOY. DIANQUEBEIN.
DIANAOUT. Voy. DIZANAOUT.
DIANEC'H, 8. L V. Misère, indigence.
On dit plutôt dienec’h, Y. .
DIANEOST, 8. m. Automne.
DIANES, 8. L. Y. Le même que dia-
nec'h.
DIANEVELL. Yor. DANEVELL.
DIANEZ. Y. Le même que dianec'h.
DIANK, adj. Egaré, ou perdu pour
un temps, hors de son chemivu, par-
lant des gens, des bêtes et des choses.
— Ann deñred diank, les brebis éga-
rées (style sacré). Diañk co ann ak
c'houes, la clef est égarée.
DIANKA, v. a. Egarer ou perdre pour
un temps ; p. dianket.
DIANKACHOU, 8. nl. m. Menus objets
d'une boutique d'éplcier à l'usage des
ménages,
-DIA
BIAÏKEN, sdl, Sans chegrin, sa
sfliction. — 2 privatif, et Zakon
chagrin.
DIANNEU, Y. Le même que dinaou.
DIANNEZ, adj. Sans meubles, non
meublé, démeublé. — Di, privatif, et
annes, meubles d’une maison.
DIANNEZA, v. a. Enlever les meu-
bles. — Di, privatif, et annesa, gar-
nir de meubles.
. DIANGUEDEIN (dianouede-in), v..a.
et n. V. rhumer, se réchauiter.
— Di, privatif, et anaoudein, enrhu-
mer.
DIANSAD, DIARSAV, s. m. Désaveu.
— Di, et añsao, ansav, aveu.
DIANSAO, DIARSAV, v. a. Désavouer,
dénier. nier, se refuser, méconnaître ;
p. diañisavet. — Di, négatif, et añisao,
reconnaitre.
DIARSAV. Voy. RHA,
DIARSAVET, adj. Bugel diañsavet,
Sn abandonné, enfant trouvé. Yor.
DIANSAVOUT , v. a. Y. Yor. DIARSAY,
Y. 8.
DIANTEK, adj. C. Pur de péché, in-
nocent.
DIANTELL, v. a. Débander, parlant
d'un arc; détendre, parlant de piéges
à bêtes. — Di, privatif, et antell,
tendre, bander ; p. diañtellet. Ce verbe
ze Lonjugue sur l’ancien infinitif dtañ-
DIANVEAZ. VOY. DIAYEAZ.
DIARVES, s. m. Y. Le dehors, l’exté-
rieur.
DIANVESIAD, 8. m. Y. Voy. DIAVESIAD.
(Diañice-siad, diave-siad).
DIANVEZ, s. m. Y. Yor. DIANVES.
DIANVEZOUR, s. m. Y. Btranger, qui
n'est pas du pays. pl. dianvexerion.
— Diarives, Y. Le dehors.
DIA 413
DIAOUL, s. m. Diable ; pl. diaoulou.
diaouled. Ce substantif s’emploie aussi
comme adjectif : daoula tra! quelle
diable de chose! — Diaoula est le
superlatif de diaoul, considéré comme
adjectif. — Le diable, en breton, a
une foule de noms. C’est ainsi qu'on
l'appelle ann drouk spered, ann eal
du, ann acrouañnt, Paol gornek, tad ar
gaou, etc. Voy. mon Nouveau Diction-
naîire 1869, au mot DIABLE.
DIAOUL-VOR, s. m. Diable de mer,
poisson. — Diaoul, diable: mor, mer.
DIAOULEK, adj. Diabolique. Yor.
DIAOUL.
DIAOULET, adj. Endiablé. — Diaoul,
diable.
DIAÔULEZ, 8. L Diablessé ; pl. ed.
DIAR. Voy. DIWAR. .
DIARAOGENN (diaraog-enn), s. f. Ta-
blier à l'usage des deux sexes ; pl.
Ou.
DIARAOG! (diaraog-i), Y. n. Peu usité.
Devancer, précéder.
DIARAOK, 8. m. Le devant.
DIARAUK, ady. Avant, devant, pré-
cédent, qui précède.
DIARBENN, 8. m. C. Dont a rai a
siarbenn d'e-omp, il viendra au-de-
vant de nous.
DIARBENN, v. a. G. Supplanter. He-
mañ a glask ann dro da xiarbenn
ac’hanomp, il cherche à nous sup-
planter.
DIARC'HANTA, v. a. Désargenter ; p.
et. — Di et arc'hanta.
DIARC'HENN, adj. Sans chaussure
aux pieds, pieds nus. Diarc'henn 6
oa, il était nu-pieds. — Di, privatif, et
arc'henn (anc.), chaussure.
DIARC'HENNA, v.a.et n. Déchausser,
se déchausser ; p. diarc’hennet. Voy.
le précédent.
DIARORAN, 8. m. Y. Le derrière, la
partie de derrière d’un édifice, etc.
15
114 DIA
DIARRED, adj. C. Goeliou diarred, les
fêtes mobiles de l'Eglise.
DIARAOS, 8. m. Descente, pente en
descendant.
BIM, HIM, 8. m. (anc.) Le bas, en
bas, la partie inférieure.
OIASKOLA, v. n. Arracher les char-
dons. — Di, privatif, askol, chardon.
dj. V. T. C. Désossé,
L, privatif, askorn, 08.
OIASKORNA, v. a. T. C. Désosser,
ôter les os. Voy. le L
DIASKORNEIN (diaskorn-e-in), v. a. V,
Désosser. — Diaskorn, désossé.
DIASKOURN, adj. Désossé. — Di, pri-
vatif; askourn, 08.
DIASKOURNA, v. a. Désosser. — Di,
privatif, et askourn, 08.
DIASKREGNA, v. n. Être dans l'Im-
pute de se vautrer de nouveau
terre pour une cause quelconque.
Ce mot est composé de di, particule
privative, de as, particule réduplica-
live, et de kregna, se vautrer à terre.
DIASKREN, v. n. (anc.) Rester sur le
dos sans pouvoir se relever, ne pou-
voir faire une chose par suite de fai-
blesse.
BIASTU, adj. Y. T. C. Sans vermine.
0 privatif, ct aus, L T. C. Ver-
mine.
DIASTUI, DIASTUZI, Y. a. Purger de
vermine; p. diastuet, diastuset. — Di,
privatif; astu, astux, vermine.
DIASTUZ, adj. Sans vermine. — Di,
prvetif; astus, vermine.
DIASTUZI, v. a. Purger de vermine.
Yor. DIASTUZ.
DIATANT, adj. T. H se dit d'un cul-
tivateur qui n'a pas trouvé de ferme à
louer. — Di, privatif, et atant, ferme
ou métairie. — Diatañt 60, T. il n'a
pas trouvé de ferme à louer.
DIA
DIATREDI, v. n. Enlever les
bres. — Di, extraclif, et de
prariel de atred, non usité,
res.
décom-
atrejou,
décom-
OIAUL, 8. m. Y. T. C. VOy. HMHL
DIAVEAZ, s. m. Le dehors, l'exté-
Ir,
Marc'hadour diaveas, marchan x
ger.
OIAVEDA. Voy. DUAYEBA.
DIAVELA, v. a. Désinfecter; p. déa-
velet,
DIAVELOUES, 8. m. Paravent. — Di,
privatif; avel, vent.
DIAVENA, Y. D. que Rompre la mé-
chaire. — Di, privatif, et aven {anc.),
mâchoire.
DIAVESIAD, DIAVEZIAD (diave-siad},
8. m. Homme étranger à la localité. —
Diana, adv., de dehors, de l'exté-
rieur.
DIAVESIADEZ, DIAVELIAUEZ (diave-
siades), 8. f. Femme étrangère à la l0-
calité. — Diaveas, de l'extérieur.
DIAVEZIAO. VOy. DIAVESIAD.
DIAVEZIADEZ. Yor. DIAVESIADEZ.
DIAVIS, DIAVIZ. Yor. DIAVIZ.
DIAVIZ, adj. et ady. Y. Etourdi, té-
méraire, mal avisé, indiscret, niais,
Amprudent. Il s'emploie aussi comme
Hra : Imprudemment, indiscrète-
ment.
DIAVIZAMANT, 6. m. Y. Inadver-
tance. — Diavis, étourdi.
DIAVLE, adv. C. Jamais, par rapport
au présent. Voy. NEPRED.
BIM. Yor. DIAS (anc.).
DIAZE, 8. m. Y. Assise, base. Voy.
DIAZEZ.
DIAVEAZ, adv. Dehors, de dehors.
d étran-
DIAZEET, adj. Y. Rassis, parlant du
pain. Bara diaxest. Y. Du pain rassis.
DIB
DIAZEIN (diaxe-in), v. a. Y. Etablir,
fonder ; p. diaxet. — Diase, Y. assise.
a PATEZ, 8. m. Assise, base, piédes-
DIAZEZ, adj. Rassis, parlant du .
Bara diaze. du palu Lei pan
DIAZEZA, v. a. Fonder, établir; p.
diasezet. — Diaxes, base, assise.
DIBAB, 5. m. C. Choix, élection,
triage.
BIHAR, Y. 8. C. Choisir, trier, éplu-
cher ; p. dibabet.
LIRE licnd Y. L V. Dé-
er, dépaqueter; p. dibaket, — Di
privatif, et pakein, Y. emballer. !
UIBALAMOUR, adj. Insouelant, fai-
Déant, sans façons.
DIBALFA, Y. s. Lâcher prise; p. es.
— Di, privatif, palf, paume de la main.
_DIBAOT, adj. et ady. Rare, extraor-
dinaire, rarement. — Di, privatif;
paot, nombreux, abondant.
DIBAOUEZA. Ce mot a le mème sens,
mais est moins usité que paoues, v. n.
DIBARFED, adj. C. Distrait, incons-
tant, chancelant. — Di, particule pri-
vative ou négative, et parfed, C. grave,
sérieux. Dibarfed enn he bedennou,
distrait pendant ses prières.
DIRABFEDED, 8. m. C. Distraction
d'esprit, dissipation d'esprit.
DIBAU. Y. Pluriel duel de pau, Y.
patte. Kerc'hein ar he sibau. Y. Mar-
cher à chatons.
DIBAUT, adj. Y. Le même que dibaot.
DIBEC'H, adj. Sans péché, innocent,
pur. Voy. le suivant.
DIREC'HED, adj. Sans péché, pur. —
Di, privatif; pec'hed, péché.
DIREEGEIN (dibeeg-e-in), v. a. Y. Dé-
piller. — Di, privatif; peek, Y. poix.
Yur. DIBEGA.
DIB 115
DIBEGA, Y. a. Décoller un objet collé
avec de la poix. — Di, privatif; pega,
coller avec de la poix,; p. dibeget
(dibeg-et).
DIBENN, adj. Ktourdi, volage.— Di,
privatif, penn, tête.
DIBENNA, v. 8. Couper la tête à un
individu, à un arbre. — Di, privatif;
penn, tèle, cime; p. dibennet.
DIBENNAD, 8. m. Y. Dissuasion. —
Di, privatif, pennad, opiniâtreté, en-
têtement.
DIBENNADEIN (dibennad-e-in), Y. 8.
Y. Dissuader. Yor. BIBENNAD.
DIBENNADI, v. a. Tirer quelqu'un de
son entêtement. — Di, privatif, et
pennadi, s'entêter.
DIRENNEIN (dibenn-e-in), v. a. V.
Etêter, parlant d'an arbre; p. dibennet.
DIBENN-EOST, s. m. Automne.
DIBERC’HENN, adj. Sans propriétaire.
Il se dit aussi d'un enfant trouvé ou
abandonné : bugel diberc'henn, — Di,
privatif, et perc'henn, propriétaire.
DIBERC'HENNA. VOYy. DIBERC'HENTA.
DIBERC'HENTA, OIBERC'HENNA, v. a.
Déposséder.— Di, privatif,et perc'henn,
propriétaire.
DIBEROE, adj. Y. Fainéant, endormi.
— T privatif, et perderi, : Y. Soin,
souci.
DIBERDER, adj. Y. Le même que le
précédent.
DIBEUZ. Voy. DIBUCH.
DIBIKOUS. Yor. DIBIKOUZ.
DIBIKOUZ, adj. Sans chassie. — Di,
privatif, et pikouz, chassie aux yeux.
DIBIKDUZA, v. a. Oter la chassie des
yeux. Voy. DIBIKOUZ.
DIBILL, adj. (les L mouillées), C. Jn-
gambe, leste, agile.
416 DIB
DIBILLONA. C. (les L mouillées). En
em sibillona, se démener.
DIBISMIG, DIBISMIK, adj. Qui ne fait
pas de cérémonies quand il est à table.
= Di, négatif; pismig, qui fait des
facons pour manger.
DIBISMIK. Voy. le précécent.
DIBISTIG, adj. Qui est en bonne santé.
— Di, privatif, et pistig, élancement
douloureux.
DIBISTIK. Voy. le précédent.
DIBLANTA, v. a. Déplanter; p. di-
blantet.— Di, privatif; plañta, planter.
DIBLANTEIN (diblant-e-in), Y. 8 YŸ.
Le même que le précédent.
DIBLAZA, v. n. C. Quitter on lieu
pour aller en habiter un autre; p. di-
blaset.
DIBLEGEIN (dibleg-e-in), v. a. Y. Dé-
ployer, déplier, dérouler, étendre ;
p. dibleget. — Di, négatif, et plegein,
ployer, plier.
DIBLESK, DIBLUSK, 8. pl. m. Y. Eplu-
chures.
DIBLESKEIN (diblesk-e-in), v. a. Y. Le
même que dibluskein.
DIBLU, adj. Sans plumes. — Di, pri-
vatif; plu, des plumes.
DIBLUA, v. a. Déplumer; p. diblust.
— Di, privatif; et plu, des plumes.
DIBLUEIN (diblu-e-in), v. a. Y. Même
sens que diblua.
DIBLUSK, s. pl. m. Y. Kpluchures.
DIBLUSKA, v. a. Eplucher, écaler,
écosser, peler les fruits. — Di, pri-
vatif; plusk, écorce de fruits, coque
ou écale des légumes; p. diblusket.
DIBLUSKEIN, v.a. V. Kplucher, écos-
ser. Voy. DIBLUSKA.
DIBOAGNA. VO. DIBSANIA.
DIE
DIBDAN, adj. Qui est sans peines,
qui n’a pés de peines. = Di, privatif;
poan, peine,
DIROANIA, v. a. Tirer de peine, sou-
lager: p. diboaniet. —.Di, privalif, e
poan, peine, affliction.
DIBDE, OIBOUE, prép. Y. Depuis.
DIBOELL, adj. Sans retenue, furieux,
fantasque, violent. — Di; privatif;
poeli, retenue, modération.
DIBOELL, ad}. (anc.) Insensé. — Poell
(anc.) Intelligence.
DIROELLA, v. n. (anc.) Devenir fou
ou furieux à lier. Yor. DIBSELL (anc.)
DIBOELLET, ad}. Voy. DIBOELL,
DIBOSTEK, adj. Chancelant — Di,
privatif; postek, solide, ferme.
DIBOT, adj. Y. Le même DIBAST.
Prononces MC : kalan
DIBOTAILLA (les L mouillées), v. 8.
Enlever la serrure d'une porte, ôter
les entraves à un cheval, les fers à un
crimiuel. — Di, privatif, et potailla,
mettre une serrure, mettre des en-
trees à un cheval, des fers à un cri-
nel.
DIBOUBDU, 8. m. Bourre ou espèce
d’étoupe.
DIBOUE, DIBCE, prép. Y. Depuis.
DIBOUEZEIN (dibouex-e-in), v. 8. Y.
Décharger, ôter la charge; p. dibouexet.
— Di, privatif; pouss, poids.
DIBDUFA, v. a. Trouver quelqu'un
que l'on cherche depuis longtemps;
p. diboufet. En termes familiers, où
dit : diboufa he neis da eunn den, finir
par découvrir la demeure d'une per-
sonne.
DIBQUFA, v. n. C. S'esquiver, débu-
cher; p. diboufet.
DIBOULOUDENNA, v. a. Emotter, cas-
ser les mottes de terre. — Di, privatif,
et poulout, pluriel de , motte
de terre.
DIB
DIBOULOUNEZA, v. s. Déplisser ou
ôter les plis d'une robe, d’ane jape,
etc., pour allonger. — Ds, privatif,
et poulouneza, froncer une robe, etc.,
pour la raccourcir.
DIBOULTRA, v. a. Epousseter, ôter la
poussière. Dans le style familier, on
emploie ce verbe au sens de rosser,
bétonner. — Di, privatif; poultr, de la
poussière.
DIBOURC’H, 8. m. Vêtements de toutes
sortes que laisse un individa à sa mort.
DIBDORC’H, adj. Dépouillé par des
malfaiteurs. — Di, privatif, et pourc'h
{anc.), vêtements.
DIBOUBCHA, v. n. Déboucher d'nn
lieu où l'on était caché, en sortir ;
b. dibourchet,
DIBOURC'HA, v. a. Dépouiller quel-
qu'un de ses vêtements pour le voler.
— Di, lele extractive, et pourc’ha
{anc.), habiller; p. dibourc'het,
DIBUURKA, v. n. Déboucher d'un dé-
filé; p. dibourket.
DIBOURVE, adj. V. Vacant.
DIBB, s. m. Selle de cheval; pl. ou.
DIRRA, v. 8. Seller, mettre la selle à
un cheval; p. dibret.
DIBRAD, adj. Détaché de terre, sou-
levé de terre. Ce mot, fort remar-
quable, est composé de di, privatif, et
e prad, pré, le so] d’un pié, la terre.
C'est donc comme si l’on disait d'un
objet qu'il est sans terre, prité de terre,
pour exprimer qu’il ne touche plus le
sol, qu’il ne repose plus sur le 80].
ad eo brenan ar wexenn, l'arbre
est actuellement soulevé de terre, par-
lant d'un arbre abattu que l'on a de la
peine à charger sur une charrette. Cet
adjectif pourrait aussi s'appliquer à
un blessé, à nn ivrogne que l'on veut
transporter. Voy. DIBRADA.
DIRRADA, v. a. Soulever de terre,
soulever du sol sur lequel on setrouve,
il soit planche, pierre ou terre; il
s'applique aux personnes etaux choses.
Yor. st#rAD pour la composition. Di-
DIB 117
bradet e 0e ar vaouez ha taolet er mor,
on souleva la femme et on la jeta à la
mer par-dessus le bastingage du na-
vire.
DIRRED, s. m. Contre-temps. E di-
bred. à contre-temps, en temps inop-
portun.— Di, négatif, et pred. moment
favorable.
DIBREDER, ad). Insouciant, sans souci,
désœurvré, fainéant, inoccupé, qui a du
ek — Di, privatif, et preder, soin,
souci.
DIBREIN (dibr-e-in), v. a. Y. Seller,
mettre la selle à un cheval; p. dibret.
— Dibr, selle.
DIBBENN, adj. Il se dit d’ane porte
ou fenêtre non fermée à la barre. Il
s'emploie aussi en parlant des vête-
ments trop ouverts sur la poitrine. —
Di, privatif; prenn, barre de bois pour
fermer les portes à la campagne.
DIBRENNA, v. a. Ouvrir nne porte
qui a été fermée avec la barre de bois
à cet usage; délacer une robe de
femme, ouvrir immodestement le de-
vant de son vêtement. — Di, privatif,
et prenna, fermer une porte avec une
barre de bois à cet usage.
DIBREPOS, adj. Y. Den dibrepos, rabat-
joie.
DIBRER, 8. m. Sellier; pl. ten.
DIBRI, OIRBI, DRIBI, 8. m. et Y. à.
Manger; p. debret. Ce verbe se con-
jogue sur l'ancien infinitif debr. De-
bret am eux va gwalc'h, Tal assez
mangé. Ann dibri hag ann eva, le
manger et le boire.
DISRIA, v. a. Décrotier, nettoyer ce
qui est couvert de crotte; p.dibriet.—
Di, privatif, et pri, terre glaise, argi-
leuse prise ici au sens général de
terre.
DIBRIAD, s. m. Grand mangeur, goulu:
pl. dibriidi. — Dibri, manger.
OIBRIFF, v. a. (anc.) Manger.
DISRIN, v. a. T. Manger. Il se con-
jugue comme dibri.
418 DIC
DISROPOS, adj. et aûv. V. Imperti-
nent, impertinemment.
DIBUCH. C. Sul ar puch-dibuch, le
dimanche de la quinquagésime, le di-
manche gras. Voy. PEUZ DISEUZ.
DISUNA, +. a. Dévider, parlant du
fil, de la soie, de la laine; p. dibunet,
DIBUNER, 8. m. Ouvrier dévideur ;
pl. en.
DIBUNEREZ,s. L Ouvrière dérideuse ;
pl. ed.
DIBUNOUER, 8. m. Dévidoir.
DIBUNOUR, s.m. V. Ouvrier dévideur;
pl. dibunerion.
DIC'HAI DIA! Terme de charretier;
à droite!
OICHABQUS, DICHABOUZ, ad]. Ce mot,
composé de di, privatif, et de chabous,
querelle de ménage, doit avoir le sens
adjectival de qui n’a pas de querelles
dans le ménage. Dichabous int, ils
n'ont pas de querelle en ménage.
DICHAOENNA, v. a. Déchainer, ôter
la chaine, — Di, privatif, et chadenna,
enchatuer.
DICHAFRANTA, v.a. Tirer avec effort ;
p. dichafrañtet
DICHAGELLEIN (dichag-elle-in), v. n.
Y. Rompre la mâchoire ; p. dichagel-
let. — Di, privatif, et chagell, V. mâ-
choire.
OICHAL, 8. m. V. Reflux. — Di, pri
vatif, et chal, flux.
DIC'HALLOUD, 5. m. Impuissance,
incapacité. — Di, privatif, et galloud,
autorité, pouvoir.
DICH'ALLOUD, adj. Sans pouvoir,
sans autorité. Voy le précédent.
DIC'HALLOUDER , adj. Impuissant ,
qui n'a pas d'autorité. — Di, privatif.
et galloudek, puissant.
DIC'HALLOUDUZ, adj. Yor. NERZUZ, ef-
ficace, qui est plus usité.
DIC
DICHANS, 8. m. Mauvaiso chance.
— Di, négatif ou privatif, et chañs,
chance.
DIC'HAOU, s. m. Dédommagement,
indemnité. — Di, privatif, et gaow,
tort, préjudice.
DICHAOUAT, Y. n. C. Chasser les
jules. Ke da sichaouat, va chasser
les poules.
DIC'HAOUI, v. a. Dédommager, in-
demniser, ; p. dic'haouet, — Di, pri-
vatif, et gaow, tort, préjudice.
DIC'HARGADENNA , v. n. Rire aux
éclats, éclater de rire. En em sic'hare
gadenna, s'égosiller à chanter, à crier.
DICHAUL. Y. Le même que dichol.
DIOHE (diche-i), Y. n. C. Dépérir.
DICHER, adj. et adv. Hautaln, altier,
rustre impertinent, arrogant ; il se
dit des personnes et des paroles.
Comme adverbe, il a le sens de fè-
rement, avec arrogance.
DICHEKA, v. a. Mettre au défi.
OIC'HEN. Voy. DIC'HENED.
DIC'HENAOUI, v. n. Bäiller en ou-
Yan involontairement la bouche ; p.
dic'henaouet.
DIC'HENEO, adj. Laid, difforme, —
Di, privatif, et gened, beauté. Voy.
GEMED,
OIC'HENEDI, v. n. Devenir laid, dif-
forme. Voy. le mot précédent.
DICHENTIL, s. m. Gentilhomme ; pl.
tucheñtil, pour tud cheruil.
DIC'HEOTA, Y. n. Monter en épi,
n'être plus en herbe, — Di, privatif;
geota, pousser en herbe ; p. dic’heotet.
DIC'HIN, ad]. Sans rechigner. — Di,
privatif, et gin, mauvaise humeur.
DIC'HIZ, adj. Qni sort des règles or-
dinaires, tombé en désuétude, dif-
DIC
forme, en parlant des choses. — Di,
prisauif, et gix, usage, habitude,
mode.
DIC'HIZA, v. a. Déguiser, travestir.
En em xic’hixa, se déguiser en chan-
geant de costume.
DIC’HLABOUS, DIC'HLABOUZ, adi, Se
dit d’on homme ne fait pas d’em-
barres. — Di, privatif, glabous, em-
DIC'HLAC'HARI, v. a. Consoler ; p.
dic'hlac'haret. — Di, privatif, et gla-
c'han, aflligé.
DIC'HLAGNA, v. n. Déborder, par-
lant d’une rivière. — Di, privatif, et
glagn, rive. Ce mot est ancien.
DIC'HLAN. Voy. DIC'HLANN.
DIC'HLANN, 8. m. (anc.) Inondation.
Ce mot serait peu ou pas compris. —
Di, privatif, glann, glan, rive.
DIC'HLANNA, v. n. (anc.) Déborder,
passer par-dessus les bords d’une
rivière. VOy. DIC'HLARN.
DIC'HLUDA, v. n. Dégluer. — Di,
privatif, et gluda, enduire de gin,
DIC’HOAD. Voy. DIVOAD.
DIC'HOANA, DIDANA, v. n. Germer.
DIC'HOANT, adj. Laid. — Di, priva-
tif, et koañt, joli.
DIC'HOAB. adj. Non courbé, droit.
— Di, privatif, et goar, gwar, courbe.
DIC'HOABA, DISGOARA, v. a. Redres-
ser ce qui est courbe, équarrir. — Di,
dis, privatif, et goara, courber.
DIC'HOARZ, adj. Sérieux, grave. —
Di, privatif, et c'hoart, s. m. Rire.
DIC'HDELL, adj. Sans levain, azime.
— Di, privatif, goell, levain.
DIC'HDENNA, v. a. Epucer : p.
dic'hoennet. En em zic'hoenna, s'épu-
cer. — Di, privatif, c'hoenn, pl. de
c'hognenn, puce.
DIC 119
DICHOL, DICHAUL (dichôl), s. m. Y.
Ombre du soleil, abri contre le soleil.
Ce mot est une contraction de di, pri-
vatif, et de hol, haul, Y. soleil.
DICHOLEIN, DICHAULEIN (dichélein),
t. n. Y. S'abriter du soleil. Voy. DICHOL,
DICHAUL,
DIC'HORREA : non usité. Yor. DIORREN,
v. à.
DIC'HORVENNA, Y. n. Cesser de sup-
purer ; p. dic’horvennet. — Di, priva-
tif, et gor, abcès.
DICHOUAL. VOY. DIJOUAL.
DIC'HOUEEIN (dic'houe-e-in), Y. a. Y.
Secouer la poussière. — Di, privatif,
et c'houe, Y. poussière.
DIC'HOUENN, DIC'HUENN, 8. m. Y.
Voy. ce dernier.
DIC'HOUENNEIN, DIC'HUENNEIN (d:-
c'houenn-e-in). Y. Voy. ce dernier.
DIC'HOUEZ, adj. Inodore. — Di, pri-
vatif, et c’houez, odeur.
DIC'HOUIGEIN (dic'houig-e-in), v. n. V.
Dépérir ; p. dic’houiget (dic'houig-et).
DIC'HOUINA, v. a. Dégainer; p. et.
— Di, privatif, et gouina, engatner.
DIC'HOUINEIN (dic’houine-in), v. a.
V. Le même que dic'houina, du Léon.
DIC'HOUITEIN (dfc'houite-in), Y. n.
Y. Le même que dic'houigein, Y.
DIC'HOULAZA, v. a. Enlever les lattes
qui revêtent un toit à l'intérieur, un
plafond, etc.; p. d'hou laset,
DIC'HOURIZ, adj. Qui n’est pas ceint
de sa ceinture. — Di, privatif; gouris,
ceinture.
OIC'HOURIZÀ, v. a. Oter la ceinture
à quelqu'un; p. dic'houriset. — Di,
privalif ; gourisa, mettre une ceinture.
DIC'HOUZOUGA, Y. a. Couper le cou
à un animal; p. dic’housouget, — Di,
privatif, et gousouk, cou.
120 DID
DIC'HUUZVEZ, adj. Qui ne sait pas,
ne sachant pas. — Di, privatif, et
gousout, savoir. N'est guère usité.
DIC'HREUNIA, v. a. et n. Egréner,
perdre sa graine ; p. dic'hreuntet. — Di,
privatif, greun, graine.
DIC'HRIENNA, v. a. T. VOy. DIC'HRIEN-
RAN, T.
DIC'HRIENNAN, v. a. T. Déraciner;
p. dic'hriennet. — Di, privatif, et
griennan, T. prendre racine.
DIC'HRISIENNA (dic’hri-sienna), v. a.
Déraciner,; p. dic’hrisiennet. — Di,
privatif, et grisienna (gri-sienna),
prendre racine.
DIC'HUENNEIN. Y. Epucer, Ôter les
puces. — Di, privatif, et c'huenn, Y.
des puces.
D'ID, pron, pers. À toi. Ce mot est
contracté pour da id. Voy. 10.
DIOACH, adj. Non cloué. — Di, pri-
vatif; tach, clou.
DIDACHA, v. a. Déclouer. — Di, pri-
vatif; (acha, clouer: p. didachet.
DIDAILL (les L mouillées), adj. Qui a
de mauvaises facons. — Di, privatif,
et taill, manière, façon.
DIDAL, adj. Défoncé, sans fond. —
Di, privatif, tai, fond de baquet, etc.
Didal eo ar varrikenn, la barrique n'a
plus de fond.
DIDALÀ, v. a. Défoncer, ôter le fond.
— Di, privatif; tala, mettre un fond à
un tonneau; p. didalet. Neuze ê vezo
didalet ar varrikenn, alors on défon-
cera la barrique.
DIDALEIN (didal-e-in), v. a. V. Dé-
foncer un tonneau. etc. : p. didalet. —
Di, privatif, et talein, V. Mettre un
fond à un tonneau, etc.
DIDALLEIN (didall-e-in), v. a. Y. Dé-
saveugler, et par extension, tirer de
l'erreur. — Di, privatif, et dallein,
aveugler; p. didallet, — Disallein en
Vannes est moins usité, quoique ce
dernier soit plus conforme aux règles
d'euphonie usitées en Léon.
DID
DIDALVE, adj. Y. T. C. Paresseux ; et
Inutile, en parlant des choses.
DIDALVEZ, adj. Vain, inutile, non
profitable, faitnéant, insouciant, oisif.
Cet adjectif s'applique plus aux per-
sonnes qu'aux choses. Cependant, en
parlant à un insoucient, à un pares-
seux, on dit très-bien : Sao ‘fa, tra
didalves, lève-toi donc, paresseux. Ce
mot est formé de di, privatif, et de
talvesout, être utile, servir.
DIDALVEZOUT, Y. n. Peu usité. Ne
pas valoir grand'chose. — Di, privatif,
et talvexout, être utile, être profitable
DIDALVOUD. Yor. DIDALVEZ.
DIDALVOUDEK. VOy. DIDALVEZ.
DIDALVOUDEKAAT. Voy. DIDALVEZSUT.
DIDAMALL, adj. Irréprocbable, inno-
cent, intègre. — Di, privatif ou nége-
tif, et tamall, blame,
DIDAMALL, Y. a. Disculper, justifier:
b didamallet. — Di, privatif, et tamall,
Jamet, Yor. TAMALL, v. 8.
DIDAMMA. Voy. DISTAMMA, plus usité.
DIDAN, prép. Y. Sous, dessous.
DIDANA, v. a. Calmer un ma], étein-
dre la chaux; p. didanet. — Di, priva-
tif; tan, feu. Yor. DISTARA.
DIDARZA ; le même que TARZA.
DIDEC’HET, v. H. Ce mot paraît avoir
été employé au sens de (ec'het, fair;
p. didec'het.
DIDEODA, v. a. Arracher ou enle
la langue; p. dideodet. — Di, privatif,
et teod, langue.
DIDILLA (les L moulllées), Y. a.
Teiller, parlant du chanvre, da lin; p.
didillet. — Di, privatif, et till, dero
du lin, du chanvre.
DIDINVA, v. n. C. Germer, pousser;
p. et.
DIDINVI, v. n. C. Eclore, parlant des
fleurs; p. didinvet. Ce verbe 8e conju-
DID
gue avec l’auxiliaire ober. Didinvi a ra
ar bleun, les fleurs sont écloses.
DIDDKA, v. a. (anc.) Oter le chapeau;
p. et. — Di, privatif, et toka (anc.)
couvrir la tête d’un chapeau.
DIDOLGENNEIN {didoig-enne-in), v.a.
Y. Eboguer, parlant de châtaignes:
p. didolgennet. — Di, privatif, et toi-
genn (tolg-enn), Y. Bogue.
DIDORR. Ce mot composé de di, pri-
vatif, et de torr, un des temps du verbe
terri, rompre, briser, signifie, à la
lettre, qui ne brise pas, qui ne rompt
pas, et s'emploie pour dire non fati-
gant, parlant d’un travail, ou calmant,
lant des maux, des afllictions.
omme ce mot composé sort tout-à-fait
des acceptions ordinaires, je vais don-
per quelques cas où on emploie :
Kaout didorr d'he boaniou, avoir ou
trouver dn soulagement à ses peines.
Anez labourat, breac’h didorr, en ne
travaillant pas, on ne se casse pas les
bras. Ne d. 60 ket didorr ann dourneres,
il est fatigant de battre le blé au fléau.
Dans ce dernier exemple, on voit deux
pégations pour affirmer un fait; à la
lettre, il n'est pas sans rompre (les
bras) le battage au fléau. Evit ma vexo
didorroc’h d'id, afin qu'il soit (un tra-
vail) moins fatigant pour toi. Ces lo-
cutions sont vraiment curieuses.
DIDOSTAAT. Le même que TOSTAAT,
plus usité.
DIDOUESIA (didoue-sia), v. a. Trier;
p. didouestet (didoue.siet). Ce mot com-
sé est des plus remarquables. Il est
ormé de la particule extractive di, el
de la prénosition toues, parmi; c'est
comme si l’on disait extraire de parmi :
didouesia greun dre ma’z int bet touesiet
merk-emesk, trier des grains parce
qu'ils ont été mélangés péle-mèle.
YOt. TOUESIET.
DIDOULLA, v. a. Ce mot, composé de
di, privatif ou négatif, et de toulla,
percer, signifie, à la lettre, faire le
contraire de percer, de (rouer. Il s'en-
tend, en style familier, au sens de
raccommoder, parlant des vêtements,
d'un plancher, etc. : didoullit he vrages,
raccommodes sa culotte.
DID 421
DIDRA, adj. Pauvre, qui ne possède
rien. — Da, privatif, et tra, chose,
biens, fortune. Peu usité.
DIDRABAS, adj. Qui ne fait pas d’em-
barras, — Di, négatif, et trabas, em-
barras, tracasserie.
DIDREMENEIN. v. a. Y. Devancer;
p. didremenet.
DIDREUZ, prép. et adv. Par-delà de.
— Treus-didreus, de part en part.
DIDROAD, adj. Démanché. — Di, pri-
vatif, et troad, pied ou manche d'outil.
DIDROADA, v. a. Oter le manche, par-
lant d'un outil; p. ef. — Di, privatif,
et troada, mettre un manche.
DIDRAOEDEIN (didroed-e-in), v. a. Y.
Oter le manche; p. didroedet. — Di,
privatif, et troedein. V. Emmancher.
DIDRONSA, Y. 6. Retrousser, dé-
trousser une robe, une jupe; p. et. Il
a le même sens que troñsa, retrousser.
DIDROUC’HA, v. a. Couper en mor-
ceaux; p. et. Il a à peu près le même
sens que trouc'ha, couper.
DIDROUK, adj. Tranquille, sincère,
simple. — Di, privatif, et drouk, mé-
chanceté, mal, bruit.
DIDROUZ adj. Tranquille, pacifique,
sans bruit. tranquillement, doucement.
Comparatif, didrousoc'h (didrou-soc'h).
— Di, négatif, et trous, bruit. — Ena
e vezo didrousoc’h, il y sera plus tran-
quille.
DIDAUE, adj. V.T.C Inhumain, cruel.
Voy. DIDRUEZ.
DIDRUEZ, adj. Cruel, inhumain. —
Di, négatif, et truez, pitié.
DIDUD, adj. Ce mot a été parfois em-
ployé au sens de dépeuplé, sans habi-
tants. Il est composé de di, privatif,
et de tud, gens. Voy. GWAREMM, qui est
plus pratique.
DIDUELL, s. L C. Amusement: pl. ou.
DIDUELLA, v. a. C. Amuser, récréer
p. et.
16
122 DIE
DIEAZ, DIAEZ, et mieux DIEZ, adi,
Pénible, difficile. — Di, privatif, et
eaz, 065, aisé, facile. Yor. DIEZ.
DIED, DIET (anc.) Yor. ce dernier.
DIEDERN, adj. (anc.) Sans souverain.
— Di, privatif, et edern, chef, sou-
verain.
DIES) (dieg-i), 8. m. Paresse, non-
chalance. — Diek, paresseux.
DIEGRA, v. n. Faire du verjus.
DIEGUZ, adj. Paresseux. Voy. DIEK.
DIEK, ad}. Paresseux.
DIEKAAT, Y. n. Peu usité. Devenir
paresseux. On dit de préférence dont
da ve:a dek.
DIELC'HA. Voy. DIELC'HAT.
DIELC'HAT, v. n. Être essoufflé, ba-
leter, perdre haleine; p. dielc'het.
DIELC'HAT, Y. n. (anc.) Bâiiler en ou-
vrant la bouche involontairement.
DIELC'HEIN (dielc’he-in), v. n. Y. Le
même que DIELC'HAT.
DIELL, s. m. N'est pas usité au sin-
gulier. Voy. DIELLOU.
DIELLER, 8. m. Archiviste, gardien
des vieux titres, pl. ten.
DIELLOU, 8. pl. m. Actes publics,
vieux titres, archives.
DIEMPENN, adj. Etourdi, sans cer-
velle, insolent. — Di, privatif, et em-
penn, CCrVEau.
DIENE, adj. Sans âme, et aussi ina-
nimé. — Di, privatif, et eng, âme.
DIENEC'H, s. L Y. Indigence, disette,
cherté.
DIENEK, adj. Indigent, nécessiteux.
— Dienez, misère.
DIENEZ, s. L. Disette, indizence, mi-
sère.
DIENN, s. m. Crême du lait.
DIE
DIENNA, v. s. KEcrémer le lait; p.
diennet. Le verbe disienna serait plus
régulier à cause de sa composition,
mais dienna est préféré en ce sens.
Ledx diennet, du lait écrémé.
DIENNEIN, v. a. V. Le même que
dienna.
DIERE, DIZERE, adj. Non lié, détaché,
délacé, et, par extension, actif. Diere
enn he labour, actif au travail. — Di,
privalif, et ere, lien, attache.
DIÉREA, nou usité. Yor. DIERER, Y. &.
DIÉREN, v. a. Délier, détacher, dé-
lacer: p. diereet. Ce verbe se conjugue
sur l'ancien infinitif dierea. — Di, pri-
vatif ou négatif, et eren, attacher.
DIEREN, adj. Non lié, sang liens. Ce
mot, irrégulier comme adjectif, est
usité en quelques iieux. Voy. DIERE.
DIESAAT (die-saaf}, v. n. Peu usité.
Devenir difficile, incommode. — Dies,
difficile.
DIESKERN, adj. Désossé, sans os. —
Di, privatif; eskern, pluriel irrégulier
de askourn, 08.
DIET (anc.), s. L. Tasse, coupe, le
boire. D'ha tiet, à votre santé.
DIEUB, adj. Débarrassé de ce qui en-
combre, parlant d'une table, du plan-
cher, etc. — Di, privatif, et eub (anc.),
obstacle. Cet adjectif ne s'applique
qu'aux choses et non aux personnes,
ainsi que font quelques-uns. Voy.
DIEUBI. Pa tezo dieub ann daol, quand
la table sera débarrassée de ce qui
gène.
DIEUBI, v. a. Débarrasser de ce qui
gène, déblayer; p. dieubet. — Di, pri-
vatif, et eubi (ans.), embarrasser. Le
participe passé de ce verbe ne doit
pas être confondu avec l'adjectif dieub.
Ainsi, on dit pa veso dieub al leur,
quand l'aire sera débarrassée ; tandis
qu’il faut dire, dieubet eo bet al leur
gan-en,c'estmoi qui ai débarrassé l'aire.
Cette remarque s'applique à plusieurs
autres mots, comme diank, adj., et
diañket, part. passé de diañka.
DIE
DIEUG1 (dieug-i), s. m. Prononciation
vicieuse Car Voy. SIEUR.
BIEUK, adj. Paresseux. Ce mot qui
s'emploie dans la partie de ls Cor-
nouaille la plus voisine de Vaanes,
tient à la fois du dialecte de Léon
(diek) et du dialecte de Vannes (teuk).
Cet adjectif est un véritable métis ; il
faut le proscrire.
BIEVEZ, ad). Etourdi, distrait, indis-
cret, imprévoyent, imprudent, témé-
raire. — Di, privatif, et eves, atten-
tion. Cet adjectif s'emploie aussi
comme ady. ainsi que cela arrive
souvent en breton, et signifie impru-
demment, indiscrètement, étourdi-
ment.
DIEVEZDED, s. m. Imprévoyance,
distraction, imprudence, effronterie.
Dre sievezded, par imprudence.
MIEVEZEK, adj. Et mieux, dieves.
Voy. ce dernier.
BIEVOR. Sans mémoire. — Di, pri-
vatif, et evor, mémoire. Voy. DIZEven.
DIEZ, adj. Ce mot, contracté pour
dieas. diaez, s'applique aux personnes
et aux choses. Dans le premier cas, ii
a la signification de importan, incom-
mode, qui est mal à son aise, qui est
en peine ; dans le second cas, il signi-
fe pénible, difficile, non aisé. 11 est
composé de di, particule privative ou
négative, et de eax, 062, commode,
facile, aise. Comparatif, diesoc'h (die-
soc'h); superlatif diesa (die-sa). Ne d-e0
het cunn dra xiezs ober ann dra-5e, il
a'est pas difficile de faire cela.
BIEZA, v. a. Incommoder, gêner,
déranger quelqu'un, chagriner, bles-
ser par paroles. — Di, privatif, et caz,
aise, commode.
DIEZA, v. n. Yor. DIAEZA, s'évaporer.
DIEZAMANT, 8. m. Incommodité, ré-
pugnance. Diesamant 30 gant-ho, ils
sont à charge à tout le monde. —
Dies, incommode, gnant.
SIFANKA, v. a. Décrotler. décrasser;
p.et. — Di, privatif, et fanka, couvrir
de boue.
DIF 133
DIFARAGDELLA et aussi OIFARAGOEL-
LAT, v. n. Dégringoler les escaliers.
— Difaragoellat en deux great d'ann
traouñ, il a dégringolé du haut en bas.
DIFARI, adj. V. Sans erreur, sans
faute, correct. — Di, privatif, et fart,
Y. faute, erreur.
DIFARIEIN (difari-e-in), v. a. Y. Désa-
huaer: np. difariet. — Di, privatif, et
fariein, Y. tomber en faute.
DIFARLE, ad). Débraillée, parlant
d'une femme immodestement vêtue.
Voy. DIFARLEA.
DIFARLEA, Y. n. Déployer les voiles.
DIFATA, v. n. Revenir d’une pamoi-
son ; p. ef. — Di, privatif, et fata,
tomber en pamoison.
DIFAZI, adj. Correct, sans faute, et
par extension, sans contre-temps,
sans qu'il arrive rien de fâcheux. —
Di, privatif, faxi, faute. Le comparatif
difasioc'h est usité. Difasi ac'h erruas,
il arriva sans contre-temps.
DIFAZI, s. m. Quittance, décharge.
Ce mot a Ja même composition que le
précédent ; il est de fait que si tout
n'est pas correct, régulier, on ne
donne pas quittance ou décharge.
DIFAZIA, v. a. Détromper, tirer
d'erreur ; p. difasiet. — Di, privatif,
et fasia, tomber en faute.
DIFAZIOC'H, Comparatif de diari,
ad].
DIFED, DIFEZ, ad}. (anc.) Abandonné,
désert, ruiné.
DIFEIZ (dife-ix), adj. Sans religion,
impie; il ne s'applique qu'aux per-
sonnes. — Di, privatif, et feis, foi.
DIFELC'H, adj. Eraté, dératé. — Mi,
privatif, et felc'h, rate.
DIFELC'HA, v. a. Erater, dérater ; p.
et. Même composition que le précé-
dent.
DIFELOH'EIN, v. a. Y. Le même que
difelc'ha.
124 DIF
DIFENN, s. m. Défense, prohibition.
DIFENN, v. a. Défendre, probiber,
protéger, solenniser ; p. difennet. Di-
fenn eur goel, célébrer une fête reli-
gieuse.
DIFENNER, s. m. Défenscur, protec-
teur. — Difenn, défendre.
DIFENNET, ad}. Illicite, défendu. —
Difenn, v. a. Probiber.
DIFENNI. Non usité. Yor. DIFENN.
DIFERLINK, adj. Y. Débraillé.
DIFERLINKEIN (diferliñk-e-in), v. n. Y.
Se débrailler. °
DIFEZ. VOYy. DIFED (anc.).
DIFIANS, 8. m. Y. Soupcon, déflance.
— Di, privatif, et Rañs. Y. confiance.
DIFIUZ, adj. Y. Défiant, méfiant. —
Di et fans, Y.
DIFLACH, adj. Immobile, sans mou-
vement, inébranlable. — Di, privatif,
et flach, v. n. Bouger.
DIFLAC'H : pluriel duel de flac'h,
creux de la main. Ce mot signifie les
deux mains pour saisir quelque chose.
DIFLAC'HA, Y. a. Disloquer, démet-
tre; p. et.
DIFLAC'HA, v. a. Lâcher ce qu'on
tient dans les mains; p. et. — Di, pri-
vatif, flac'h, creux de la main.
DIFLAKA, Y. n. S'abattre, parlant
d’un cheval; p. et.
DIFLAKET, adj En désordre, parlant
des cheveux; pendant, parlant des
oreilles. Diskouarn difiaket, des oreilles
pendantes.
DIFLANKET, adj. C. Essoufilé.
DIFLASKEIN (diflaske-in), v. n. Y. Se
briser en éclats; p. diflasket.
DIFOAR, 8. f. La fin de la foire. — Di,
négatif ou privatif, et foar, foire. Ann
difoar, la fin de la foire.
DIF
DIFOR, s. f. Le même que difoar.
DIFORBU, adj. Sans défaut, parlant
d'un cheval.
DIFORCH, DIFORJ, adj. Laid. difforme,
parlant des personnes; déformé, par-
lant d'objets comme les chapeaux, etc.
— Di, privatif, et forch, forme. L'ad-
jectif diforch s'emploie au superlatif :
diforcha den ! quel homme difforme!
DIFORC'H, s. m. Y, Avortement,
trisge, exception, exclusion. En Léon,
on dit diforc'hidigezs, avortement.
DIFORG'H, v. a. Y. Avorter, trier,
clarifier, discerner. On dit aussi difor-
c'hein, à l'infinitif,
DIFORCHEIN. Y. Voy. DIFOREIN, déf-
gurer.
DIFORC'HEIN, Y. a. Y. VOy. DIFORC'H,
t. a., avorter.
DIFORJ, adj. Y. Laid, contrefait, dé-
figuré.
DIFORJEIN (diforj-e-in), v. a. Y. Dé-
figurer; p. diforjet.
DIFOUANVEIN (difouañve-in), v. n. Y.
Déseufler. — Di, privatif, et fouanvein,
euler, parlant d'un mal.
DIFOUNN, adj. Non substantiel, peu
nourrissant. — Di, privatif ou négatif,
et .founn, founnus, nourrissant, subs-
tantiel. Roed difounn, mets peu nour-
rissant.
DIFOUNN, adv. Lentement. Mont di-
founn, aller lentement. Ce mot est
formé de di, privatif, et de founnus,
qui signifie abondant, nourrissant, et
qui, en Tréguier, a aussi le sens de
tite, promplement. Voy. FOUNNUIZ.
DIFOURKA. v. a. Débusquer, parlant
d'une bête sauvage.
DIFOURNA, DIFOURNIA, v. a. Retirer
du four. — D, priait, et fournia,
mettre au four.
DIFOURNIA. Voy. le précédent.
DIFRAE, s. m. Promptitude.
DIF
DIFRAMM, 5. m. Disjonction, arra-
chement. II n'est pas plus usité que
les mots français qui lui équivalent.
DIFRAMMA, v. a. Arracher, disjoin-
dre; p. et. — Iy. privatif, et framma,
joindre, assembler des pièces de bois,
etc.
DIFRAOSTA, v. a. Défricher; p. et. —
Di, privatif, et fraost, friche.
DIFRE, s. m. Y. Promptitude.
DIFRE, v. 0. Y. 8e hâter.
DIFREA, v. n. Se hâter. — Difrae,
promptitude.
DIFREC'H, adj. Y. Sans fruits, qui ne
rapporte pas de riis: stérile. — Di,
privatif; rac'h, Y. des fruits.
DIFRED, s. m. C. Détirement, allon-
gement d’un corps.
DIFRETA, v. 8. C. Détirer, parlant
du linge à repasser; vider, parlant du
poisson; p. et.
DIFRETA, v. n. Remuer, balancer. —
En em sifreta, gesticuler fort, se dé-
mener.
BIFREUZ, adj. Ce mot se dit d'un
enfant qui a soin de ses vêtements,
d'une terre facile à labourer, d'un
chemin commode. — Di, privatif, et
reuta, démolir, rompre, briser.
DIFREZ, v. a. Contrefaire quelqu’un
par dérision; p. difrezet.
DIFRI, adj. Sans nez de naissance. —
Di, privatif, et fri, nez.
DIFRIET, adj. Qui a perdu son nez
per accident. — Voyez DIFRI pour la
composition.
BIFROKA, v. n. Quitter le froc. — Di,
privatif; frok, froc. |
BIFRON pour DIOU FRON, pluriel duel
de fron, 8. L. narine, et signifiant les
marines. — Voy. Di, pour les pluriels
duels du genre féminin.
DIFRONK, s. m. T. Sanglot; pl. di-
boaa. Pn
DIG 125
h DIFRONKAL, v. n. Sangloter; p. di-
roka,
DIFRONKAN, v. n. T. Voy. DIFRONXAL.
DIFRONKEIN (difroñk-e-in), Y. n. Y.
Sangloter; p. difronket.
DIFROSTEIN (difrost-e-in), v. a. Y.
Défricher ; p. difrostet. — Di, privatif,
et frost, V. friche.
DIFROUEZ, adj. Quai ne rapporte pas
ge fruits. — Di, privatif, et froues, des
ruits.
DIFRUNKA, v. n. Jaillir, parlant du
sang, des larmes.
DIFUSTA, v. a. Oter le manche d'un
outil; p. difustet. — Di, privatif, et
fust, manche de certains outils.
DIGABAL, adj. et adv. Facilement,
fait dans les formes.
DIGABELL, adj. Voy. DISKABELL, plus
usité.
DIGABESTR, adj. Sans licou, et par
extension, libre, in‘épendant. Il se
dit aussi d'une femme en urie, — Di,
privatif, et kabestr, jicou. Toutes les
acceptions ci-dessus concordent par-
faitement avec la composition de ce
mot.
DIGABESTRA, v. a. Déchevêtrer, ôter
le leou: p. digabestret. — Di, privatif,
et kabestra, mettre le licou.
DIGAILLAR (les L mouillées), adj.
Sans boue, sans ordures. — Di, pri-
vatif, et kaïllar, boue, crotte.
DIGAILLARA (les L mouillées), v. a.
Décrotter; p. et. — Di, privatif, et
kaillara, salir de boue.
DIGALEDI, v. a. Digaledi ar c'hof,
lâcher le ventre. — Di, privatif ou
négatif, et kaledi, durcir; p. digaledet.
DIGALON, adj. Y. T. C. Voy. DIGALOUN.
Voy. KALON, V. T. C.
DIGALOUN, adj. Sans cœur, sans
courage, poltron, lâche, efféminé. —
Di, privatif ou négatif, et kaloun,
126 DIG
cœur, . — Ce mot, ainsi que
digalon, est employé comme substan-
tif, au sens de découragement. Ann
digaloun a 30 gañt-han, il est décou-
ragé. À la lettre, le découragement
est avec lui.
DIGALOUNEKAAT, v. n. Perdre cou-
rage, p. digalounekest, digalounekeat.
— Di, privatif, et kalounekaat, prendre
courage. — Kaloun, courage.
dresser; p.et.— Di, privatif, et kamma,
courber.
DIGAOC'HA, Y. a. Décrasser, parlant
des enfants; p. digaoc'het. Par exten-
sion, ce verbe signifie, en termes fa-
miliers, donner de l'éducation à un
enfant. — Di, privatif, et kaoc'h.
merde.
DIGACTA, Y. a. Décoller ce qui est
collé à la colle; évider ou dresser le
linge à repasser; p. et.
DIGAR, adj. T. Impitoyable, fubu-
main. — Di, privatif, et karet, aimer,
ou kar (anc 1, amour, affection.
DIGARE, s. m. V. Excuse, prétexte;
pl. digareieu.
DIGAREEIN (digare-e-in), v. n. V. Pré-
texter : p. digareet. — Um zigareein,
v. n. V. s'excuser.
DIGAREZ, s. m. Excuse, prétexte,
subterfuge ; pl. digaresiou (digare-siou).
BIGAREZ, 8. m. Cheville de la gaule
d'une charrue.
DIGAREZI, v. n. Excuser, faire des
facons, des cérémonies. — En em si-
garesi, s’excuser, donner des raisons.
DIGARGEIN (digarg-e-in), v. a. Y.
Rxempter ; p. digarget. — Di, néga-
tif, et kargein, charger.
DIGARZA, v. a. Essarter, enlever les
broussailles d’an champ que l'on veut
cultiver ; p. et.
DIGAS, v. a. Apporter en un lieu,
rapporter ou apporter un objet au
lieu où on l'avait pris, produire ou
DIG
causer, engendrer ; p. digaset (diga-
set). Ar froues a sigas kert, les fruits
engendrent des vers.
DIGASTIZ, adj. Impuni, non châtié,
et par extension, immortifié, terme
de dévotion. Cet adjectif s'emploie
aussi comme adverbe au sens de im-
punément. — Di, privatif, et karit,
châtiment.
DIGAUCEIN (digauderin) : g. Á. Y.
Décoller ce qui est coilé à la colle ; p
digaudes. — Di, privalif, et kaut, 1.
colle.
DIGAUTA, v. a. T. CG. Voy. BIGAUTA.
DIGECH (dig-ech), v. a. et n. Epeler ;
p. digechet, digege#{dig-echet, dig-eg-ei).
DISEFLUSK (dig-efiusk), adj. Immo-
bile, stable. — Di, privatif ou négatif,
et keflusk, mouvement.
DIGEIZA (dig-e-isa), v. s. et n. Epe-
ler ; p. digeiset.
DIGELIENA (dig-eltena), v. n. Chas-
ser les mouches ; p. digekenet. — Di,
privatif, et kelien, pluriel de kelienena,
mouche.
DIGELIENQUER (dig-elienousr), 8. m.
Emouchoir ponr chasser les mouches.
Ménie composition que le précédent.
DIGELIONEIN (dig-elion-e-in), v. n.
Y. Chasser les mouches ; p. digelionet.
— Di, privatif, et kelion, pluriel de
kelionenn. Y. Mouche.
DIGEMENN (dig-emenn), v. a. Et
auesi diskemenn, détommander; B.
digemennet. — Di, négatif, et kemenn,
mander.
DIGEMER (dig-emer), s. m. Aaile,
accueil, hospitalité.
DIGEMERET (dig-emeret), v. a. Aceuell-
lir, recevoir chez soi, donner l'hospi-
talité, p. digemeret.
DIGEMERET-MAD (dig-emeret), ad].
Bienvenu ; à la lettre, accueilli bien.
Digemeret-mad a veso, il sera le bien-
venu. Digemeret-mad eo Det, eunn di-
BIG
gemer mad en deux bet, il a été le
bienvenu. À l'inverse le deuet-mad,
dont nous avons déjà parlé, ce mot
composé ne s'emploie qu'au futur et
au passé. VOy. BIENVENU, à mon Dic-
tionnaire français-breton 1869.
DIGEMMESK (dig-emmesk), adj. Non
mélangé, sans mélange. — Di, priva-
tif ou négatif, et kemmesk, mélange.
DIGEMPENN (dig-empenn), adj. Mal-
propre, mal habillé, impoli, et par
extension, raboteux, parlant du bois.
— Di, négatif ou privatif, et kempenn,
adj. propre, en ordre.
DIGEMPENN (dig-empenn), v. a. Met-
tre en désordre, déranger ; p. digem-
pennet. — Di, privatif, et kempenn,
arranger.
DIGEMPENNADUREZ (dig-empennadu-
res), 8. L Malpropreté, dérangement.
Vuy. DIGEMPENR.
DIGEMPENNI. Voy. DISEMPENN, v. a.
DIGENED (dig-ened), adj. Laid, dif-
forme. — Di, privatif, et kened, beauté.
DIGENED! (dig-enedi), Y. n. Devenir
laid ou difforme. Yor. le précédent.
DIGERI (dig-eri), v. a. Ouvrir, s’ou-
vrir, se dilater, éclore, parlant des
fleurs ; p. digoret. Ce verbe se conju-
gue sur digori qui paraît avoir été
usité comme infinitif. Pa xigoras ann
or, quand il ouvrit la porte.
DIGERI-FRANK (dig-eri), Y. a. Ouvrir
en grand, à deux battants, parlant
d'une porte, d’une fenêtre, et aussi
de la bouche, de la gueule. — Digo-
rit-frank ann or, ouvrez la porte en
grand. Digeri, ouvrir, et frank, large.
DIGERIN (dig-erin), v. a. T. Le
mème que digeri. En Tréguier, on dit
de préférence digorin.
DIGEBNEZ (dig-ernes), adj. Cruel.
DISEVATAL (dig-evatal), adj. Dis-
proportionné, et par extension, dif-
forme, parlant des choses, — Di,
particule négative, et kevatal, propor-
TTG 497
DIGICM, 1817 (diy-ich, dig-z), v. a.
et n. Epeler ; p. BN as
DIGIGA (dig-iga), v. a. Enlever la
chair de dessus les os ; p. digiget
(Aigrig-en,. — Di, extractif, et kik, kg,
air.
DIGINVIA (dig-invfa), v. a. Oter la
mousse. — Di, privatif, et kinvt,
mousse.
DIGIZ, DIC'HIZ (dig-ir), adj. Yar.
mcn,
DIGIZA (dig-isa), v. a. Voy. DIC'HIZA.
BIGLORA, Y. n. Kclore, parlant des
oiseaux ; p. et.
DIGLOREIN, DIGLOSE}N (diglo-se-in),
Y. a. Y. Ecosser, écorcer, tirer les
bogues; p. digloret, diglo-set. — Di,
extractif, et klor, klos, pluriel de klo-
renn, klosenn, Y. Cosse, écorce, bogue.
DIGLOSA (diglo-sa), v. a. Kcosser ; p.
digloret. VOY. KLOSENN.
DIGLOSEIN (diglo-se-in), v. a. Y. Voy.
DIQLOREIN.
DIGLOZA, v. a. Lâcher, parlant du
ventre d’une personne constipée. —
Di, négatif, et kloz, fermé herméti-
quement. Diglosa ar c'hol, lâcher le
ventre.
DIGLUDA, v. n. Sortir du juchoir,
parlant des poules. — Di, privatif, et
klud, juchoir.
DIGLUDEIN (diglude-in), v. n. V. Le
même que digluda.
DIGLUJA, v. n. Ge verbe a le memèê
sens que digluda. Je le crois plus ré-
pandu que ce dernier.
DIGOAR, prép. V. De dessus.
DIGOAR, DIC’HDAR, adj. Non courbé,
droit, non cintré. — Di, privatif, et
goar, gwar, courbe.
DIGOAVENNIN. YOT. DIGOEVENNIN.
DIGOC'HA (digéc’ha), v. a. Voy. DI-
GAOC'HA.
128 DIG
DIGOC'HENN, adj. Sans écorce. Cet
adjectif se dit aussi d'on ciel sans
nuage. — Di, privatif, et koc'henn,
écorce, peau.
DIGOC'HENNA, v. a. Ecorcer, dé-
grossir, ébaucher, en parlant du bois ;
il se dit aussi au sens de raser mal,
arlant d'un barbier qui fait souffrir
e client à qui il fait la barbe. La com-
position de ce verbe est la même qu’au
mot précédent.
DIGDEFA, v. a. Décoiffer; p. digoefet.
— Di, privatif, et koefa, coiffer.
DIGOENVEIN (digoence-in), Y. n. Y.
Se désenfler; p. digoenvet. — Di, pri-
vatif, et koenv, enflure.
DIGOENVI, v. n. Désenfler, parlant
d’une plaie. — Di, privatif, et knenvi,
enfler. — Digoenvi a ra ho preac'h,
votre bras commence à désenfler.
DIGOEVENNEIN (digoevenne-in), v. à.
Y. Ecrémer, enlever la crême de des-
sus le lait. — De, privatif, et koenvenn,
Y. crême du lait.
DIGOEVENNIN, v. a. T. Le même que
le précédent.
DIGOLL, s. m. Dédommagement, in-
demnité, récompense. Gant digoll,
avec dédommagement, avec avantage.
— Di, privatif, et koll. perte.
DIGOLL, v. a. Indemniser, dédom-
mager, récompenser ; p. digollet. —
Di, privatif, et koll, v. a., perdre.
DIGOLLEIN (digoll-e-in), v. a. Y. In-
demniser, dédommager. — Di, priva-
tif, et kollein, Y. perdre.
DIGOMPEZ, adj. 1] se dit d’an terrain
raboteux, non uni. — Di, privatif, et
kompez, uni.
DIGOMPEZA, v. a. Rendre inégal, non
uni, dépolir. — Di, privatif, et kom-
pezsa, uuir, niveler.
DIGONFORT, adj. Inconsolable. —
Di, privatif, et konfortein, consoler. Y.
DIGONFORTET, adj. Le même que le
précédent.
DIG
DIGOR, 8. m. Asile, hospitalité. Re
digor, donner l'hospitalité. — Digeri,
ouvrir; p. digoret.
DIGOR, adj. Ouvert, béant. Comme
le précédent, il dérive de digeri, ou-
vrir; p. digoret. Da sigor nos, à l’en-
trée de la nuit; à la lettre, à nuit
ouverte. Digor eo ann or, la porte est
ouverte.
DIGORADOU. Voy. DIGSRGU.
DIGOREIN, (digor-e-in), v. a. Y. Ou-
vrir, p. digoret. °
DIGOR-FRANK, adj. Ouvert en grand,
parlant de porte, fenêtre, de la bouche.
Digor-frañk e oa ann or, la porte était
ouverte ea grand, à deux battants.
DIGOBIN, v. a. T. Ouvrir; p. digoret.
DIGORIOU. Voy. DIGSReU.
DIGORNA, v. n. Dépasser en mar-
Chant le coin d’une maison, etc. ; p.et.
— Di, privatif, et Korn, coin d’une
maison, d'une rue, d'un bois. Edoun
neuxe 0 ligorna ann ti, en ce moment
je dépassais le coin de la maison.
DIGOROU. Ober digorou, faire des sa-
lutations respectueuses ou outrées.
Voy. DIGORADOU.
DIGOSA (digo-sa), Y. a. Kcosser, tirer
de la cosgse, de la bogue: p. digoset.
— Di, privatif, et kos, pluriel de ko-
senn, cosse, bogue.
DIGOTA (digôta), v. a. Y. T. G. Yor.
DIGAUTA.
DIGOUCHIEIN (digouchie-in), v. a. Y.
Nettoyer, Ôter les taches; p. digou-
chiet. — Di, privatif ou négatif, et kou-
chiein, V., salir.
DIGOUEC'HEIN (digouec’he-in), v. n.Y.
Echoir, arriver inopinément, p. di-
gouec’het.
DIGOUEZ, s. m. Aventure, événe-
ment, succession.
DIGOUEZOUT, Y. n. Echoir, survenir,
arriver inopinément, p. digoueret.
DIG
DIGOULM, adj. Dénoué, sans nœud.
— Di, privatif, et koulm, nœud.
DIGOUN, adj. T. Qui a perdu la mé-
moire d’uce chose, d'une personne.—
souvenir.
Di, privatif, et koun, T.
Yor. disonj, disonch, adj.
DIGOUNNAR, s. L Passe-rage, colchi-
que, corne-de-cerf, mort-aux-chiens,
plantes. — Di, privatif, et kounnar,
8. f. rage; à la lettre, qui Ôte la rage.
DIGOURC’HENNEIN (digourc'henne-in),
v. a. Y. Oter la croûte du pain, cha-
peler; p. digourc'hennet. On dit de
préférence, digreuc'hennein, Y.
= DIGOURQUILLEIN (les L mouillées),
v. à. Y. Oter le verrou d’une porte;
p. digourouillet. — Di, privatif, et
kourouillein, mettre le verrou.
DIGOURS, s. m. Y. Contre-temps. Ean
digours, à contre-temps, à heure in-
due. — Di, privatif, et kours, V. sai-
son ou temps opportun.
DIGOUSK, s. m. Y. Insomnie, réveil.
— Di, privatif, et kousk, sommeil.
DIGOUSKEIN (digousk-ein), v. n. Y.
Découcher, se réveiller; p. digousket.
— Di, privatif; kouskein, Y. dormir.
DIGOUSKET, v. n. Coucher hors de
BA maison; p. digousket. — Di, privi-
tif, et kousket, dormir.
DIGOUSIEIN (digou-si-e-in), v. a. Y.
Voy. DIGOUCHIEIN.
DIGOUSKOER, s. m. Y. Horloge à ré-
veille-matin.— Di, privatif,et kouskeïn,
Y. dormir.
DIGOUST, s. m. et ady. Dédommage-
ment, sans frais.
DIGOUSTEIN (digoust-e-in), v. a. Y.
lodemniser, dédommager, — Di, pri-
vatif, et koustein, coûter; p. digoustet.
DIGOUSTIANS, adj. Sans conscience.
— Di, privatif, et koustians, con-
science.
BIGOVEZ, adj. Qui ne va jamais à
confesse. Mervel digoves, mourir sans
DIG 129
confession. — Di, privatif ou négatif,
et kope, se confesser.
DIGRAF, adj. Il se dit d'un homme
qui n’a pas d'ordre dans ses affai-
res.
DIGRESK, s. m. Décruissement, di-
mioution. — Di, privatif, el kresk,
augmentation, croissance.
DIGRESK), v. n. Décrottre, diminuer;
p. digresket. — Di, privatif, et kreski,
croitre.
DIGREUC'HENNEIN, v. n. Y. Kcroûter,
chaypeler, parlant du pain; p. digreu-
c'hennet. — Di, privatif, et kreuc'henn,
Y. croûte.
DIGRISK, s. m. Y. VOY. DIGRESH.
DIGRISKEIN (digrisk-e-in), v. n. Y.
Décrottre, diminuer; p. digrésket. —
Di, privatif, et kriskein, Y. Croitre,
augmenter,
DIGROAZELL, 8. pl. L. Les lombes,
les reins. C’est le pluriel duel de
kroazell, hanche. Ce mot est composé
de di pour diou, deux, pour les subs-
tantifs du genre féminin, et de kroa-
sell, s. L. hanche.
DIGROAZELLET, adj. Déhanché. —
Di, privatif, et kroasell, hanche.
DIGROC'HENN, adj. Ecorché, sans
peau, dépouillé de sa peau, parlant
des animaux. — Di, privatif, et kro-
c'henn, peau d'animal,
DIGROC'HENNA, v. a. Ecorcher un
animal; p. et. — Sa composition est la
même que celle du précédent.
DIGROEZELL, 8. pl. f. Y. Les deux
hanches. Pluricl duel de kroexell, Y.
8. f. Voy. ce dernier.
DIGADEZELLET, adj. Y. Déhanché. —
Di, privatif, et kroesell, Y. hanche.
DIGROGEIN (digrog-e-in), v. a. Y.
Démordre, lâcher un objet, décrocher;
p. digroget (digrog-et). — Di, privatif,
et krogein (krog-e-in), Y. saisir, accro-
cher, mordre.
17
130 DIH
DIGUNVEZ, adj. B. Komiowu digun-
ves, des paroles qni, d'ordinaire, ne
sortent pas de notre bouche, en bien
ou en miàl. |
DIGUSTUM, adj. Y. Inaccoutumé. —
qe privatif, et kustum, V. usage, habi-
DIGUSTUMEIN (digustum-e-in), v. a. Y.
Désaccoutumer; p. digustumet. — Di,
privatif, et kustumein, V. Accoutumer.
DIGUZUL, adj. Privé de conseils. —
Di, privatif, et kusul, conseil.
DIGUZULIA, v. a. Dissuader; p. di-
guxuliet. — Di, privatif, et kusulia,
conseiller.
DIOWENER, GWENER (dig < uener,
gu-ener), 8. m. Vendredi. Ces deux
mots ne s’emploient pas indifférem-
ment. Voy. le mot SeMaAne à mon
Dictionnatre 1869. Le mot digwener est
composé de di pour deiz. jour, et de
gwener, Vénus, planète.
DIGWEZ, 8. m. Orthographe victeuse.
Voy. SIGOUEZ.
DIGWEZOUT, v. n. Orthographe vi-
douge, Voy. DIGOUEZEUT.
DIGWINER, GWINER (dig-uiner,
gu-iner), s. m. Voyez les observations
faites à digwener.
DIHABASK, adj. Brusque, non béné-
vole. — Di, privatif ou négatif, et
habask, doux d'humeur.
DIHABASKED, s. m. Rudesse. Evitez
ce mot.
DIHALLA, v. a. C. Jeter une chose à
quelqu'un ; p. et.
DIHANA, DIANA, ady. Pour le moins,
au moins. Ce mot est une contraction
de da tihanu, à la lettre, pour le plus
petit, pour le moindre. — Da, prépo-
sition, pour; bihana, biana, superlatif
de bihan, bian, petit.
DIHANAN, ady. T. Y. Le même que
dfhana.
BIHARNEE, adj. Déhernaché, sans
barnais. — Di, privatif, ct harnet,
harnais.
DIH
DIMHANNEZI, v. a. Déharnacher, Oter
le harnais; p: diharnezet. — Di, pri-
vatif, harnezi, harnacher.
DIHEGAR, DISHEGAR. Yor. ce der niler.
DIHENTEIN (diheñt-e-in), v. a. Y.
Egarer en chemin: p. dihentet. — Di,
privatif, et hau, chemin.
DIHESK, adj. Qui n'est pas à sec,
inépuisable, intarisseble. — Di, pri-
vatif, et hesk, adj. à sec, tari.
OIHET, ad]. Y. Qui ne plaît pas. —
Di, privatif, et hetein, v. n. Y. Plaire.
DIHEUDA, v. a. C. Oter les entraves
à un cheval; p. diheudet. — Di, pri-
vatif, et heuda, C. mettre des entraves
à un cheval.
DIHEUZA, v. a. Débotter, Oôter les
bottes à quelqu'un; p. diheuzet, — Di,
privatif, et heusa, mettre les bottes à
quelqu'un.
DIHEZEIN, DIHEZEUEIN. Voyez ce
dernier.
DIHEZEUEIN (dihexeu-e-in), vw. a. Y.
Débotter, Ôter les bottes à quelqu'un;
p. diheseuet.— Di, privatif, et heseuein,
V. botter, mettre les bottes à quel-
qu'un.
BIHINCHA, v. a. Egarer en chemin,
fourvoyer, s'égarer ; p. et. — Di, pri-
valif, et hincha, guider en chemin.
BIHOARN, ad). Y. VOy. DISRAUARR.
DIHDARNEIN (dihoarn-e-in), y. a. Y.
Déferrer; p. dihoarnet. — Dé, privatif,
et hoarnein, Y. ferrer.
DIHODEIN (dihod-e-in), v. a. V. Oter
les entraves à un cheval, désenrayer
une voiture; p. dihodet. — Di, pri-
vatif, et hodein, Y. entraver un cheval,
enrayer une voiture.
DIHOLEN (dihôlen), adj. Ce mot, con-
tracté pour di, privatif, et c'hoalen,
sel, se dit d’un homme dont la con-
Hen est eanuyeuse (style fami-
ier).
DIHOMPRA, v.a. Débeiter ou disloquer
les membres, p. dihompres,
DH
DIHOU, DEDOU, adj. Droit, opposé à
gauche. Voy. BEH,
DIHOUEEIN (dihoue-e-in), v. a. Y.
Eponsseter, époudrer ; p. dihouset. —
Di, privatif, et howsein, couvrir de
poussière ; houa, Y. poussière.
DIHUCHENNA, v. a. G. Epousseter;
0. déhuchennet.
DIHVENN, s. m. V. Défense, prohi-
bition, protection. Yor. DIFENN, 8. m.
DIHVENNEJN (dihuenn-ein), v. a. Y.
Défendre, protéger, prohiber ;.p. di-
Rhuennet. VOy. DIFENN, v. a.
DIHUENNOUR, s. m. Y. Défenseur,
protecteur ; pl. dihuennerion.
DIHON, s. m. Réveil. — Di, privatif,
et hun (anc.), sommeil. |
BIHUN, ad). Eveillé, qui ne dort pas,
et par extension, gai, vif, alerte. Voy.
DIHBN, 5. M.
DIHUNA, v. n. et a. Réveiller, gs ré-
veiller, dégourdir un indolent; p. di-
hunet. — Di, privatif, et huna (anc.),
dormir. Dihunit ‘ta, tra didalves, ré-
veillez-vous donc, paresseux!
DIHUNEIN idihun-e-in), v. a. et D. Y.
Réreiller, se réveiller; p. dihunet.
Même composition que dihuna.
BIHUNOU, s. pl. m. Veillées de nuit.
Yor. DIHUN, ad).
DIHUNOUER, s. m. Horloge à révellle-
matin. VOy. DINUNA.
DIJAUJ, ady. Y. Impertinent, non
sortable ou non convenable, parlant
d'un mariage, et aussi, inégalement.
— Dimeein dijauj, Y. mésalliance.
DIJAVEDA, v. a. Rompre la mâchoire;
p. et. — Di, privatif, et javed, mâ-
choire.
QUENTIL, s. m. VOy. DICHERTIL.
DUOUAL, DIOHOUAL, v. n. Y. Crier
-pour.chesser des poules-et les oiseaux.
BEL 431
DIJAUCHA, DIZOUCHA, Y. n. Sortir
du lieu où l’on s'était tapi pôur se
Cacher, soit en jouant, soit avec l'in-
tention de se soustraire au danger .ou
de ,mal faire; p. dijouchet, dixouchet.
— Di, privatif, et squcha, se blot,
DIWNEIN (déjun-s-in), v. ,n. V.. Dé-
jeûner ; p. dijunet.
.PIJUNI, 8. m. .Déjeñné.
BUUNI, v. n. Déjeûüger, faire le re-
pas du matin, p. dijunel.
DIKCMER, s..m..Voy..OLGERER.
DILABOUR, adj. Désœuvré, oisif. —
ut privatif, .et:Jabour, ouvrage, :tra-
Nail.
DILAMBREXK, adj. Indolent, mou.
DILAMM, a. m. Rejaillissement, ,re-
bondissement, réflexion. Evitez ,çe
substantif.
ADILAMMET,.v., n.,Jaillir, rebondir ;
.p. dilammet. Larmmet , ha, dilammet,
rebondir.
DILAOUI,.v. a. Epouiller, -ôter les
poux ; p. dilaouet, — Di, privatif, et
daou, pl. de laouenn, pou.
DBILARDA, v. a. Dégraisser ; p..et.
— Di, privatif, et larda, graisser,
frotter de graisse.
. DILARDEIN (délard-e-in), v. a. Y.
Dégraisser ; p. dilardet. — Di, priva-
tif, et lardein, graisser, frotter de
graisse.
DILAST, adj. Y. Sans Jlest. — Di,
privatif, last, Y. lest de navire.
. DILASTEIN (dilast-e-in), v. a. Y. Dé-
Jlester, parlant d'un navire. — Di,
rivatif, et lastein, lester, mettre le
est; p. dilastet.
_DILASTEZ, adj. Sans vermine, sans
ordure, propre. — Di, privatif, et
asus, vermine, ordures, mauvaises
herbes de sarclage. Dilastes eo ann
«douar, la terra g6t bien nestoyée, n'a
\ plus de mauvaises
432 DIL
DILASTEZA, v. a. Arracher les mau-
vaises herbes, et par extension,
épouiller, purger de vermine ; p. et.
Même composition que le précédent.
Dilastesa ann douar, purger la terre
de mauvaises herbes.
DILASTR, ad). Sans lest. — Di, pri-
vatif, et lasir, lest d'un navire.
DILASTRA, y. a. Oterle lest, délester,
parlant d'un navire ; p. et. — Di,
privatif, et lastra, lester.
DILAU, OILO (dité), s. m. Y. Abri
contre la plaie. — Di, privatif, et
glaw, glo, Y. pluie. Voy. bite.
DILAUEIN, DILOEIN (di16-e-in), v. n.
Y. S'abriter contre la pluie. — Même
composition que le précédent.
DILAVAR, adj. Qui reste sans dire
mot. — Di, privatif, et lapar. parole,
mot. Choum dilavar, rester un instant
muet d'élonnement.
DILAVAR, s. m. Démenti, rétracta-
tion. — Di, privatif, et lavar, parole,
allégation.
DILAVREGA. Yor. DILAVREGEIN.
BILAVREGEIN (dilavreg-e-in), v. a. Y.
Déculoiter, ôler la culotte; p. dilavre-
get. — Di, privatif, et lavregein, Y.
Culotter.
DILAVREK, adj. Qui n'a pas de cu-
lotte. — Di, privatif, et lavrek, V. cu-
lotte.
DILE, 8. m. Y. Le même que dele. Y.
DILEC'HEIN (dilec'he-in), v. a. V. Dis-
loquer, démeitre, parlant des os, des
membres ; p. dilec'het.— Di, pri
et lec'hein, verbe non usilé aujour-
d'hot, mais qui, venant de lec'h, lieu,
place, a dù signifier mettre, placer,
mettre en son lieu.
DILEC'HI, v. a. Démettre, disloquer,
parlant des os, des membres; p. dile-
c'het, — Ce mot paralt formé de di,
privatif, et de Lec'hia. Voy. ce dernier.
DILEHUEIN (dilehue-in), v. a. Y.
Bpouiller, ter les poux; p. dilehues.
DIL
On écrit anssl dileuein. — Di, privatif,
et Lehu, leu, Y. Des poux, pluriel dé
nean, lehuenn, Y.
DILENN, 5. m. C. Triage, choix.
DILENN, v. a. C. Trier, choisi
dilennet. Voy. DIBAB.
DILERG'H, s. m. Reste, superflu, ce
qui reste d'un repas. Ann tammou a
choum enn ho dilerc'h, les. restes de
leur repas. Yor. RESTE.
OILETONI, v. n. Ouvrir une jachère;
. diletonet. — Di, privatif, et beton,
joun, jachère.
DILEUEIN, OILEHUEIN. Voy. ce der-
er.
DILEUNA, Y. a. C. Ce verbe, qui
semble formé de di, privatif, et de
leunia, leuna, remplir, doit avoir eu
le sens de achever de vider, finir de
vider. À la lettre, faire le coutraire
de remplir. Je l'ai trouvé dans un
vieux manuscrit, comme synonyme de
divleuna, divlena. Voy. ces mots.
DILEUBI, v. a. C. Déléguer, enro:
en mission; p. des Fe
DILEZ, s. m. Abandon, démission.
DILEZ, adj. T. C. Sans lait, qui n'a
de lait, parlant des femmes ou des
femelles d'animaux.
DILEZA, v. n. Faire passer le lait à
une femelle, perdre son lait, parlant
d'une femelle d'animal. — Dileza a ra,
elle perd son lait. — Di, privatif, ei
les, leaz, lait.
DILEZEL, v. a. Abandonner, quitter,
répudier, renoncer, laisser; p. dieet,
Ce verbe se conjugue sur l'ancien inf-
nitif dilesi, et le plus souvent avec
l'auxiliaire ober. Pa xilesas he gereñt,
quand il abandonna ses parents. Dile-
sel a reas he vignouned, il abandonna
ses amis.
DILEZER, r. a. (anc.) Yat. DILEZEL,
va
DILEZET, adj. et participe de dilexel;
abandonné.
DILEZI, v. a. Non usité. Voy. DILEZEL.
sp.
DIL
DILIAMMA, v. a. Délier, délacer ;
p.et. — Di, privatif, et liamma, lier.
DILIENA, v. a. Oter du linceul; p. et.
— Di, privatif, et Hena, ensevelir.
DILIFRA, v. a. T. Désentraver, Ôôter
les entraves; p. et. — Lifr, 8. m. T.
Entraves pour un cheval.
DILIGNEZEIN (diligneze-in), Y. ns Y.
Se démentir: p. dihgneset.
DILLAD (les L mouillées), substantif
collectif ou sorte de pluriel qui ne
désigne pas un vêtement particulier,
mais bien les vêtements, le linge de
corps, les hardes en général. Bien
que ce mot n'aie pas besoin de plnriel,
cependant on emploie le mot dillajou
ou plutôt kos dillajou, pour signifier
de mauvais chiffons, des friperies. Va
dillad n'iñt kai gleb, mes vêtements
ne sonf pas mouillés.
DILLAJOU (les L mouillées), s. pl. m.
Koz dillajou, de mauvais chiffons, des
friperies, des vêtements en haillons.
DILO, DILAU (dilé), s. m. Y. Abri
contre la pluie. — Di, privatif, et glo
(916), glau, Y. pluie.
DILLO (les L mouillées), adj. T. C.
Vif. E-dilo, bien vite, promptement.
Senitit oux-in hog e-dillo, obéissez-moi
sans aucun retard.
DILOGOD, adj. Sans souris. — Di,
privatif; logod. pluriel de logodenn,
souris. — Cet adjectif est employé par
les malins et les loustics, à l'époque
du premier jour de l'an. Ils disent :
Bloatez mad d'e-hoc'h ha tiegez dilo-
god, je vous souhaite une bonne année
et maison sans souris. Ces derniers
mots semblent être une allusion aux
tracas du ménage.
DILOC'H, adj. Sans bouger. — Di,
privatif, et Loch, v. a. et n. Bouger,
remuer.
DILOC’H, s. m. Y. Dégel de la glace.
DILOG'MEIN (diloc’h-e-in), v. n. Y.
Dégeler; p. diloc’het.
DIL 133
DILOEIN, DILAUEIN (dilé-e-in), v. H.
V. Yor. DILAUENN.
DILOGDTA, v. n. Détruire les souris
d’un lieu. — Di, privatif, et logod,
pluriel de logodenn, souris.
OILORBEIN (dilorbe-in), v. a. Y. Dé-
sensorceler; p. dilorbet. — Di, privatif,
et lorbein, ensorceler. Y.
DILOSKER. Ce mot que je ne connais
que comme nom de famille, peut avoir
eu le sens de diloskuz, incombustible.
li est composé de di, privatif, et de
leski, p. losket, brûler.
DILOSKUZ, adj. Incombustible. Même
composition que le précédent.
DILOST, adj. Sans queue, qui n'a pas
de queue. — Di, privatif, et lose,
queue.
DILOST, 8. m. Fin, clôture. — Ann
dilost foar, la fin de la foire.
DILOST-HAN , DILOST-HANV, 5. m.
Automne. A la lettre, clôtuie de l'été.
Voyez le précédent.— Ann dilost-hano,
l'automne.
DILOSTA, v. a. Ecourter, couper la
queue; n. dilostet. — Di, privatif, et
lost, queue.
DILOSTACHQOU, 8. pl. m. Criblures de
blé vanné.
DILOSTEIN (dilost-e-in), v. a. Y. Le
même que dilosta.
DILOSTET, adj. Se dif d’un chien à
qui l'on a coupé la queue. Voy. DILOSTA.
DILOUADI, v.a. Déniaiser; p.dilouadet.
— Di, privatif, et louad, niais.
DILOUEIN (déloue-in), v. a. V. Désin-
fecter; p. dilouet. — Di, privatif, et
loue, Y. Mauvaise odeur.
DILOUIEIN, v. a. Y. Débrouiller ce
qui est bronillé; p. dilouiet. — Di,
privatif, et loutein, Y. brouiller.
DILOUZAOU(, v. n.C. Oter les herbes,
sarcler. — Di, privatif, et louzaou,
ancien pluriel de louxaouenn, herbe,
134 DIF
plante. Ge verbe n'a pas une valeur
ien réelle; je l'ai trouvé dans une
pièce de vers, et il m'a semblé qu’il
avait été formé par l'auteur pour les
‘besoins de la cause (la rime).
DILUC'H, ad). V. Terne, et par exten-
“Sion, en cachette. — Di, privatif, et
hac'h (anc.), lumière.
DILUEIN, v. a. Y. (dilu-e in). Dé-
brouiller ce qui est brouillé. Yor.
BILQUIEIN, plus usité.
DILUFRA, v. a. Délustrer; p. dilufret.
— Di, privatif, et hira, luire, brilter.
DILUIA, DILUZIA, v. a. Débrouiller
ce qui est brouillé: p. dilutet, dilusiet.
— Di, privatif, et luia, lusia, em-
brouiller, brouiller.
DILUN, LUN, s. m. Lundi.— Di, pour
deiz, jour, et lun, lune. Ces deux mots
ne s'emploient pas indifféremment;
ils sont l’un et l'autre soumis à cer-
taines règles. Voy. le mat SEMAINE à
mon Nouveau Dictionnaire français-
breton, 1869.
DILUZIA, v. a. Voy. DILUIA.
DIMEEIN, DIMEIGN (dimee-in), s. m.
Y. Mariage; pl. dimeigneu. C'est le
même que dimezi, 8. m. du Léon.
Voy. ce dernier.
DIMEEIN, v. a. et n. Y. Marier, se
marier; p. dimeet. C'est le même que
dimezi, v. a. et n. du Léon. Voy. ce
dernier.
DIMEIGN, 8. m. Y. Le même que
dimeein, 8. m.
DIMERC'HER, MERC'HER, s. m. Mer-
credi, — Di, pour deis, jour, et mer-
c'her, Mercure, planète. Ces deux mots
ne s’emploient pas indifféremment.
Voy. le mot SEMAINE à mon Nouveau
Dictionnaire français-breton, 1869.
DIMEURS, MEURS, 8. m. Mardi. —
Di, pour dez, jour; meurs, Mars, pla-
nète; à la lettre, jour de mars. Ces
deux mots ne s'emploient pas indiffé-
remment. Voy. ce qui est dit à DIMER-
G'HER.
DIF
DIMEZ, s. m. T. Mariage civil, 8an-
cailles.
DIMEZELL, DEMEZELL, 6. L. Demoi-
selle; pl. dimeselled. Voy. D&MEZELL.
“DIMEZI, DIRI, s. m. Mariage; pl.
dimisiou. Dans le siècle dernier, avant
l'institution du mariage civil, ce mot
n'avait que le sens de flançailles ou
de promesse de mariage entre les gens
de la famille, ainsi que le témoigne
ce passage d’un des chants populaires
de la Bretagne : Nep a ra tri dimexi
hep eureuji, elc, celui qui est flancé
trois fuis ou qui fait trois promesses
de mariage sans se marier, etc. Au-
jourd'hui les mots dimexi, dms,
s'appliquent à la fois au mariage civil
et au mariage religieux ; il en est de
même des verbes dimesi, dimisi.
DIMEZI, DIMIZI, v. a. et n. Marier,se
marier; D. dimeset. VOy. EUBEUJI.
DIMEZIN, v. a. et n. T.-Le même
que dimest.
DIMILLIONA (les L mouïillées), v. 0.
Frétiller; p. et.
DIMIZI, 8. m. Voy. DIMEZI.
DIMIZI, v. a. et n. Yor, BRE, v.
a.etn.
DIN, pron. pers. Pour da in, à moi.
Voy. IN.
DINAC'H, v. a. Refuser, dénier, dé-
savouer, renier, nier; p. dinac’het.
Voy. NAC'H, qui est plus usité.
DINACHAN, Y. a. T. Le même que
dinac'h.
DINAM, adj. Innocent, pur, sans
souiliure, sans tache ni péché. — Di,
privatif, et nam, vieux mot qui paraît
avoir eu la signification de tache, souil-
. lure du cœur.
DINAMDED, 8. m. Pureté de cœur.
Evitez ce mot.
DINAOU, NAOU, s. m. Pente, des-
cente. Heñt dinaou, chemin qui est en
pente descendante. -War. sinaou, en
DIN
nente descendante relativement à un
lieu. Yor. DIRASD!.
DINAOUI, v. n. Donner de la pente
descendante relatiremeut à un lieu, et,
par extensiou, on dit dinaout da eva,
verser à boire. Cette dernière signifi-
cation prouve qu'en disant dinaou,
dinaoui, on n'entend parler que d’une
pente qui, par rapport à un lieu, va
en descendant. Le mot ancien traou,
faou, vallée, paraît entrer dans la
composition de ces mots.
DINAS, s. m. (anc.) Palais, château.
Grégoire.)
DINASK, adj. Qui n'est pas attaché à
la crèche. — Di, privatif, et nask,
corde pour attacher les bestisanux à la
crèche, à l'étable. Yor, nSt,
BIRASKHA, v. â. Détacher les bêtes à
cornes à l'éteble. — Di, privatif, et
naska, attacher les bestiaux à l’étable.
DIABAN, s. m. Le dessous.
SINBAN, adr. et prép, Dessous. On
écrit parfois indan.
DINEC'H, adj. Qui est sans in
tude, sans souci au sujet de quelque
chose. — Di, privatif, et nec'h. in-
quiétude, souci, affliction.
DINES'HEIN (dinec’h-e-in), v. a. Y.
Dénicher, enlever le nid d'un oiseau.
— Di, privatif, et nec’hein, V., nicher.
DINEEIN (dinee-in), v. a. Y. Détor-
dre. — Di, privatif, et noein, Y., tordre;
D, dineet.
DINEIN (dine-in), v. n. Y. Téter;
D, dinet.
GINETSIA (dine-i-sia), v. a. Dénicher;
b. demet. — Di, privatif, et neis,
nid, Ou neisis, nicher.
BINEISIER, DINEIZER (dine-i-sier),
s. m. Dénicheur; pl. en. Ce mot
dérive du précédent.
BINEIZA (dine-isa). Le même que di-
neisig. °
ié-
DIN 135
DINER, s. m. Monnaie en général, et
aussi denier, ancienne monnaie du
douzième d'un sou.
DINER-OOUE, s. m. Des arrhes ; à la
lettre, monuaie ou denier de Dieu.
Ret diner-Doue, donner des arrhes.
Voy. ARREZ, ERREZ.
DINERAD, 8. m. La valeur d'un de-
nier. Eunn dinerad butun, pour un
denler de tabac.
DINERC’'H, adj. Y. Faible, débile,
sans force. — Di, privatif, et nerc'h.
force, Y. Il ne se dit que des per-
sonnes.
DINERC'HEIN (dinerc’h-e-in), v. a. Y.
Enerver ; p. dinerc'het. — Di, privatif,
et nerc'hein, fortifler. Y.
DINERZ, DINERS, adj. Chétif, faible,
sans forces, languissant. — Di, priva-
tif, et ners, ners, force. H ne se dit
que des personnes.
DINERZA, v. a. Âffaiblir, énerver ;
p. dinerset. VOY. DINERZ.
DINERZDED, s. m. Faiblesse, affai-
blissement. Evitez ce mot.
DINERZUZ, adj. Ce mot, composé de
di, particule privative, et de nerzus,
efficace, parlant d'un remède, d'un
régime de malade, ne peut s'appliquer
qu'aux choses, au sens de non efficace.
Diners, aa contraire, s'applique aux
personnes.
DINESAAT (dine-saat), v. a. et n.
"Approcher, s'approcher ; p. dineseat,
dineseet, Le verbe tostaatest plus usité.
DINEU (dine-u), 8. m. Y. Pente des-
cendante. Voy. DIANNEU, plus uäité.
DINEUEIN (dine-u-e-in), v.a.V. Mettre
cn pente, incliner; p. Dineuet. —
Dineu, pente descendante. Voy. DINAOUI.
BINEUZ, ad}. défiguré, informe. =
Di, privatif, et neuz, forme.
DINEVEZI, v. a. Le même que neves:,
plus usité.
136 DIO
DINEZ, adj. Détors. — Di, privatif,
et neza, tordre, filcr.
DINEZA, v. a. Détordre ce qui est
tordu ; p. dineset. — Di, privatif, et
neza, tordre, filer.
DINIVER, adj. Innombrable. — Di,
privatif, et niver, nombre.
DINOAZ, DINOAS, adj. Incapable de
faire du mal, de nuire. En religion,
innocent, et aussi de peu d'impor-
tance, parlant d'un péché. — Di,
privatif, et noazout, nuire.
DINOES, DINOEZ, adj. Y. Le même
sens que dinoas.
DINOU, Y. n. (anc.) Dinou da efaff,
verser à boire. Voy. DINAOUI.
DINOZELA. Yor. DINOZELENNA.
DINOZELENNA, v. a. Déboutonner :
pe et. — Di, privatif, et nozelenna,
outoancer un habit, une culotte. Voy.
DIVOUTONNA.
DINS, 8. m. Y. T. Dé à jouer; pl.
dinseu. Y. Dinso. T. Voy. DIS, s. m.
DINSAL, v. a. Tinter, faire sonner
lentement, parlant d'une cloche. Din-
sal eur c'hloc'h, linter une cloche ; p.
dinset.
DINSEIN (diñse-én), Y. a. Y. Le
même que diñsal; p. dinset. Dinsein
ur c'hloc'h, tinter une cloche.
DINSEREZ, 8. m. Tintement des
cloches.
DIOANA, DIWANA, v. n. Germer,
parlant des plantes ; p. dioanet, diva-
net. Dioana a ra ar greun, les graines
germent.
DIOAR, OIOUAR, prép, T. De dessus.
Voy. DIWAR.
DI0C'H, OIOUC'H, prép. De. Dioc'h ma,
dioc'h a, selon que, d'après ce que.
Voy. DIOUC'H. Doc'h ma lavar, d'après
ce qu'il dit.
DIOC’HTU, DIDC'H-TU, ady. Consécu-
tivement, immédiatement. Daou serves
DIO
dioc'htu, deux jours de suite, deux
jours consécutifs. Dioc'htu-kaer, im-
médiatement.
2100, DIOT, adj. Niais, imbécile, be-
nêt.
DIODA, v. n. B. Monter en épi; p.
diodet.
DIODEZ, s. L. Niaise, sotte ; pl. ed.
Comme diskiantes le mot diodes est
une expression d'amitié. Autrement,
on emploie l'adjectif diot. Eur plac'h
dat, une fille imbécile.
’ IRB) Voy. DIODA, v. n. Monter en
pi.
DIODI, v. n., et mieux, dot da vesa
dat, s'abètir.
DIOEDEIN (dioede-in), v. a. et n. Y.
Saigner un animal à la boucherie,
perdre son sang en saignant ; p. dioe-
det. — Di, privatif, et goed, V. sang.
DIOK, adj. G. Paresseux. Yor. BIEL,
DIOLBREIN, DIDRBLEIN (dioibre-in),
v. a. Y. Emonder, parlant des arbres;
p. diolbret, diorblet.
DIOLEN (diôlen). Voy. DIHOLEN, plus
régulier.
DIONENNI , DIONI, v. a. Oter la
mousse, écumer ; p. dionennet, dionet.
— Di, extractif, et eonenn, écume.
DIONENNOUER, 8. m. Écumoire. Voy.
le précédent.
DIONI. VOY. DIONENNI. — Di, extrac-
tif, et eon, écume.
DIORBLACH, OIORBLAJ, s. m. Des
branches d’émonde ; ces mots n'ont
pas de pluriels, ou plutôt sont pluriels
eux-mêmes, à l'instar de keuneud et
autres.
DIORBLAJ. Yor. le précédent.
DIORBLEIN (diorble-in), v. a. Y.
Emonder, parlant des arbres; p.
diorblet,
DIORIN, v. a. T. Ouvrir; p. dioret.
Voy, DIGoRIR, plus régulier,
DIO
DIORJEIN (diorje-in), v. n. Y. Vomir,
parlant des bêtes et des ivrognes ;
vomir ce qu'on a pris de trop; p.
diorjet.
DIOBREN, v. a. Klever des enfants
ou des plantes ; p. diorret. Il se con-
jague sur diorrea qui paraît être l’an-
cien infinitif. Voy. GORREN.
DIOSKALEIN (dioskal-e-in), v. n. Y.
Arracher les chardons ; p. dioskalet.
— Di, extractif, et oskal, pluriel de
oskalenn, chardon, Y.
DIOT, adj. Imbécile, sot, niais, be-
pêt, hébété. Comparatif, diotoc’h ; su-
perlatif, diota.
DIOT-RAIK (na-1k), il ajoute quelque
force à diot.
DIOTACH, s m. Niaiserie, enfantil-
lage. bagatelle. Le piariel diotachou
s'entend au sens de radotages.
DIOU, nom de nombre. Deux, pour
les substantifs du genre féminin.
Après ce mot, les lettres muables,
fortes ou dures, se changent en fai-
bles ou douces. Prou daol, pour diou
aol, deux tables. ML la grammaire.
— Diou sert aussi à former le pluriel
duel de quelques substantifs du genre
féminin. Ana diou-abrant, les deux
sourcils, ann diou-vreac'h, pour diou=
breac'h. les deux bras. Voy. 81, pour
les pluriels duels.
DIDU, DEOU, adj. Voyez ce dernier
qui est plus usité. Droit opposé à
gauche.
DIOU, a. m. {anc.) Dieu.
DIOUALL, DIWALL, v. a. et n. Voy.
BIWALL.
DIOUAN, s. m. Le pluriel diouanou,
diwanou, est seul usité. Voyez ce
dernier.
DIOUANOU. Voy. DIWANOU.
DIOUAR, DIOU-A8, pour DIOU C'HAR,
pluriel duel de gar, s.f. jambe. —
— Diou, deux, et gar, 8. f. jambe.
DIQUAR, DIDAR, prép. T. Voy. ce
dernier pis usité.
DIO 437
DIOUASKELLA, v. n. Etendre ou dé-
ployer ses ailes. — Diou, deux, et
askell, 8. f. aile des oiseaux.
OIOUC'’H, DIOC'H, prép. De. — Pell
diouc'h ann ti, pell dioc'h ann ti, loin
de la maison. — Diouc'h a, diouc'h ma,
dioc'h a, dioc’h ma, selon que, d'après
ce que. — Diouc’h a raio, selon qu'il
fera. — Diouc’h, ou dioc'h ma lavar,
d’après ce qu'il dit.
DIDUER, 8. m. Manque, privation. —
Kaout diouer eus a eunn drd, avoir
manque ou être privé de quelque
chose.
DIOUERET, Y. n. Ce verbe qui, au
propre, signifie étre privé de, est peu
usité en ce sens; on dit de préférence
kaout diouer euz a eunn dra, avoir
manque de quelque chose. Mais il est
employé au sens de se passer de. —
Ne d-eo ket c'hoas evit dioueret Levamm,
il ne peut encore se passer de sa mère
parlant d'un enfant ou d'un animal
nouveau-né; p. dioueret.
DIQUERI, v. n. Ce verbe, qui n’est
autre que le précédent, est, je crois,
employé en Cornouaille, à l'infinitif
au lieu de dioueret.
DIOUERIDIGEZ (dioueridig-ez), s. L:
Ce mot a le même sens que diouer,
mais n’est guère usité.
DIOUGAN, s. m. Prédiction, prophétie.
Autrefois kan.
DIOUGANER, 5. m. Qui présage, devin;
pl. en.
DIOUGANI, v. a. Prédire, prophétiser.
p. diouganet. ?
DIOUGELL {(dioug-ell), adj. (anc.) As-
suré, sûr, ferme.
DIOUGELLAT (dioug-ellat), v. a. (anc.)
Protéger.
DIOUGELLER (dioug-eller), s. m. (anc.)
Protecteur.
OIOU GROAZ-LEZ, 8. pl. L. Pluriel duel
de kroax-les, les reins.
18
138 DIR
DIOUIZIEGEZ (di-oui zieg-ez), 6. L
ignorance. — Di, privatif ou négatif,
et gouisteges, science.
DIOUIZIEK (di-oui-siek), adj. Ignorant.
— Di, négatif, et gouisiek, savant.
DIOURIENNEIN (diourienne-in), Y. a.
V. Déraciner; p. diouriennet. — Di,
privatif, qui donue au verbe composé
un sens tout-à-fait contraire au verbe
composant, et gouriennein, g’enra-
ner.
DIOUSKEIN (di-ouske-in), v. n. Y. YOT.
DIGOUSKEIN, qui est plus régulier.
DIOUSTIUEIN {di-oustiue-in), Y. a. Y.
Lâcher le ventre, faire cesser la cons-
tipation. — Di, privatif, et goustiuein,
constiper. |
DIOUT, DIOUZ, prép. de. Ces mots ne
s’emploient qu'en compagnie des pro-
noms personnels. — Pellait diout-han,
éloignez-vous de lui. — Pellait dious-
omp, éloignez- vous de nous.
DIDUZ, prép. Voy. DIOUT.
DIOVER, s.m. V. Le même que diouer,
du Léon.
DIOVEREIN (diover-e-in), v. n. Y. Le
même que dioueret, du Léon.
DIR, s. m. Acier.
DIRA, DIRENNA, v. a. Aciérer; p.
diret, dirennet. — Dir, acier.
DIRA, prép. Devant, en présence de.
Ce mot ne s'emploie qu’en compagnie
des pronoms personnes: dans le cas
contraire on se sert de dirag, dirak.
Voyez ces deux mots. — Dira-z7-hi,
devant elle, en sa présence; dira-z-oun,
devant moi. La lettre Z ici m'a tou-
jours paru euphonique, à l'instar de la
ettre T dans le français, va-t-en, a-t-il.
DIRABANS, adv. En pente.
DIRADENNA, v. n. Déraciner et en-
lever les plants de fougère; p. dira-
dennet. — Di, extractif, et radenn,
fougère.
DIRAEZ, Voy. DIREZ.
DIR
DIRAG, DIRAK, prép. Devant, en pré-
sence de, vis-à-vis. — Mont dirag,
mont dirak, comparaltre. — Mont drag
ar barner, comparaître devant le Juge,
comparaître en justice. — Drag ann
holi, en public.
DIRAG-AOTER, 8. m. Draperie ou
devant d’autel.
DIRAK. Voy. DIRAG.
DIRANKEIN (dirañke-in), v. a. Y. Dé-
ranger; p. dirankes. — Di, privatif,
et rankein, ranger.
DIRANN, adj. Indivis. — Di, négatif,
et rann, partage.
DIRANVA, DIRANVAT. VOy. RAKVAT.
DIRANVAT. VOYy. RAÂVAT..
DIRAOUIA , DIRAOULA, v. a. et 0.
Désenrouer, se désenrouer; p. di-
raouiet, diraoulet. — Di, privatif, et
raoutia, raoula, enrouer.
DIRAOULA. Voy. le précédent.
DIRAPAR, adj. Non réparable, en
lambeaux, parlant des vêlements,
d'une maison, etc. Ce mot paraît formé
de di, négatif, et du mot français ré-
parer. D'ordinaire cet adjectif est pré-
cédé du mot gwall, très. — Gall di-
rapar eo, il est irréparable.
DIRBI, v. a. Manger, p. debret. Voy.
DI8RI, plus usité.
DIREBECH, adj. Sans remords, intè-
gre, innocent, irréprochable. — Di,
privatif, et rebech, remords.
DIREDEK, DIREOET, Y. n. Accourir;
p. diredet. On dit de préférence, dont
enn eur redek.
DIREDET, v. n. Voy. DIREDEK.
DIREDI. Non usité. Voy. DIREDEK.
DIREHUEIN, v. a. Y. Désenrouer;
p. direhuet. — Di, privatif, et rehuein,
enrouer.
DIREIZ (dire-is), 8. m. Désordre, dé-
bauche. — Di, privatif, et reis, ordre.
DIR
DIREIZ (dmre-1(21, adj. Déréglé, immo-
éré, immoral, intempérant. Même
composition que le précédent.
DIREIZA (dire-isa), v. a. Déranger,
ôter de sa place sans nécessité. Voy.
DIREIZ.
DIRENKA, v. a. Oter de sa place,
déranger; p. et. — Di, privatif, et
renka, ranger.
DIRENN, s. f. Tranchant d'instro-
ment, lame de rasoir, d'épée, plaque
de métal, briquet à pierre à feu. —
Dir, acier.
DIRENN-GDAR, 8. f. Rayon de cire.
Ce mot est formé de Direnn, lame,
plaque, et de koar, cire. Yor. FOLLENN-
BLR.
DIRENNA, DIRA, v. a. Aciérer ; p. et.
— Dir, acier.
DIRENNEIN (direnn-e-in), v. a. V. Le
même que DIREANA.
DIREOL, adj. Voy. DIROLL.
DIREOUEIN (direoue-in), v. a. Y. Dé-
senrouer : p. direouet. — Di, privatif,
et reouein, Y. enrouer, s'enrouer.
DIREUSTLA, v. a. Débroviller ce qui
est brouillé, p. direustlet. — Di, pri-
vatif ou négatif, et reustla, brouiller.
DIREZ, DIREZA, v. a. Atteindre un
objet qui est placé plus haut que soi;
p. direxet.
DIREZA. VOY. DIREZ.
DIRGWENER. Yor. DIGWENER qui est
plus régulier et plus usité.
OIRI, pluriel de derez. marche d'es-
calier. Diri, par extension, signifie
aussi escalier. Pignat gant ann diri,
monter les escaliers. A la lettre, mon-
ter avec les marches d'escalier.
DIRI-BIGN, 8. pl. m. Kscaliers. —
Diri, pluriel de derez, marche d'esca-
lier; pignat, monter.
DIRIBIN, 8. m. Descente. — Di, pri-
vatif, et ribin, montée. War ziribin,
en pente descendante.
DIR 139
DIRIBIN, ad). G. Susceptible, facile à
irriter. VOy. KIZIDIK.
DIRIBOUL. Yor. RIBOUL-DIRIBOUL.
DIRIEU, 8. m. V. Jeudi. Yor. DIZIOU du
n.
OIRIOU, s. m. Ce mot u'est usité
qu’en quelques localités. Voy. DIZIQU.
DIROC’H. Voy. ROC’HEREZ.
DIROC'HA. Le même que roc'hal,
mais moins usité que ce dernier.
DIROC'HEIN, v. H. Y. Ronfler en dor-
maut.
` DIROC'HER. Le même que roc’her.
DIROC'HEREZ, a. L. Voy. ROC'HEREZ.
DIROC'HDUR, s. m. Y. Ronfleor; pl.
diroc’herion.
DIRODA, v. a. Oter les roues, se dé-
traquer, parlant des machines, des
rouages, etc.; p. dirodet. — Di, pri-
vatif, et rod, roue.
DIROESTLA. Yor. DIREUSTLA.
DIROGA, v. a. Offenser en paroles;
p. diroget.
DIROLL, a. m. Débauche, intempé-
rance. Voy. le suivant.
DIROLL, adj. Désordonné, intempé-
rant. — Di, privatif, et roll, ordre,
règle.
DIROLLA, v. n. et actif. Se déchafner,
se déranger de conduite, assaillir,
s’'emporter comme fait un cheval, dé-
filer un chapelet, un collier, etc. —
Di, privatif, et roll, règle, ordre. Di-
rolla da c'hoarzin, rire aux éclats
bruyants ; p. dirollet. Neuse e lirollaz
ann avel, le vent se déchaîna alors.
DIROLLEIN (diroll-e-in), v. a. Y. Dé-
rouler, p. diroilet.
DIROLLET, adj. Il a la valeur de di-
rollet, participe passé de dirolla.
140 DIS
DIROLLO, v. n. C. Se déranger, se
débaucher; p. drolla.
DIROUESTLA, v. a. Yor. DIREUSFLA.
DIAOUFENNA, v. a. Dérider, faire
passer les rides, déplisser le linge,
ôter les plis; p. diroufennet. — Di,
vatif, et roufenna, faire des plis,
es froncis aux robes, etc. ; se rider.
DIRUSKA. Yor. DIAUSHLA.
DIAUSKET, adj. Pelé, écorcé. Heiz
dirusket, orge mondée.
DIRUSKLA, DIRUSKA, v. a. Oter l’écor-
ce ou la pellicule qui recouvre certains
végétaux. Par analogie, on dit diruskla
he zsaouarn, 8e faire aux mains une
foule d'égratignures avec des ronces.
Ce mot est formé de di, privatif, et de
ruskl, rusk, écorce.
DIS, DIZ, particule négative ou ex-
tractive. Ces mots ne font subir aucune
modification à la lettre initiale qui les
suit. Voy. BI, particule privative. On
remarquera que la particule privative
ou négative dis se rencontre dans
quelques mots français, comme dis-
paraître, disproportion.
DIS, DIZ, a. m. Dé à jouer; pl. disou
(di-sou). C'hoar ‘nn disou, c'hoar
disou, jeu de dés, jouer aux dés.
DISADORN, SADORN (di-sadorn), s. m.
Samedi. Ces mots ne s’emploient pas
indifféremment. — Di pour des. jour,
et sadorn, Saturne, planète. Voy. le
mot SEMAINE à mon Nouveau Diction-
naire 1869.
DISALANAT (dis-alanat). Yor. DIAL-
NAT.
DISALEIN (di-sa-le-in), v. a. Y. Dessa-
ler; p. disalet. — Di, privatif, et
salein, Y. Saler.
DISALL (di-sall), adj. Voy. DiZALL.
DISAMMEIN (di-samm-e-in), Y. a. Y.
VOy. DIZAMMEIN, plus régulier.
DISAOUEIN (di-saoue-in), v. a. Y. Ins-
truire des enfants, les élever; élever,
parlant des plantes; p. disaouet.
DIS
DISBOURBELLA. Voy. DISPAR MAELA,
DISBOUBBELLEK. VOY. DISPABRSELLEX.
DISC'HLAO, et mieux disgleo. Voy.
ce dernier, plus régulier.
OISC'HLADIER. Yor, DISGLAOIER, plus
ulier.
DISC'HRISIENNA. VOy. BIC'HRISIENNA,
plus régulier.
DISENTIN (di-señtin), v. n. T. Déso-
béir, p. disentet. — Di, privatif, et
sentin, T. obéir.
DISÉRE (di-ere), adj. Le même que
diere, plus usité.
DISEREN (dis-eren), v. a. Le même
que dieren, plus usité.
DISFAILLA (les L mouillées), v. n. €.
Manquer à un rendez-vous, p. disfail-
[A
DISFARLEA. VOY. DIFARLEA.
DISFEURI, v. a. Dégatner; p. disfeu-
ret. — Dis, privatif, et feur, fourreau.
DISFEURIA, v. a. Le même que dis-
feuri.
DISFISIANS (disfi-siañs), 8. f. Soup-
çon, déflarce, méfiance. — Dis, priva-
tif, et fisians, confiance.
DISFISIOUT (disfi-siout), v. n. Se dé-
fier, se méfier, p. désfisiet. — Dis,
privatif, et fisiout, avoir confanee.
DISFISIUZ (disfi-siur), adj. Déflant,
méfiant. Voy. les précédents.
DISFUILLA (les L mouillées), v. a.
Débrouiller ce qui est brouillé: p. dts-
fuillet. — Dis, privatif, et fuilla,
brouiller.
DISGLAO, s. m. Abri contre la pluie,
lieu où la pluie ne tombe pas, et
aussi imperméable. Aman eo disglao,
il ne pleut pas ici. Mont enn disglao.
se mettre à l'abri de la pluie.
DISGLAOIER, s. m. Parapluie, — Dis,
privatif, et glao, pluie.
DIS
DISGLAVI, v. n. Kt mieux, moñé ann
disglao, se mettre à l'abri de la pluie.
Mème composition que le précédent.
DISGDAB, DISGWAB, adj. Non courbe,
droit. VOy. DISGWAR.
DISGOABA, DISGWARA, v. a. Rendre
droit ou non courbe, équarrir; p. dis-
goaret. — Dis, privatif, et goara,
gwara, courber.
DISGAI, adj. Noa cousu, décousu. —
Dis, privatif, et gri, couture.
DISGRIAT, v. a. Découdre; p. dis-
griet. — Dis, privatif, et griat, coudre.
DISGRONREIN (disgronne-in), v. a. Y.
Démaillotter; p. disgronnet. — Dis,
privatif, et gronnein, Y. entourer.
DISGROUGNAL, Y. u. Montrer ges
dents; p. disgrougnet.
DIS6WAR, DISGOAR, adj. Non courbe,
droit. — Dis, privatif, et goar, gwar,
courbe.
DISGWARA, DISGOARA, v. a. Rendre
droit ou non courbe.
DISGWE (disg-ue), adj. Détors. On dit
aussi diwe (dire). VOy. DISGWEA.
DISGWEA (disg-uea), v. a. Détordre ;
p. disgiveet. — Dis, particule privative,
et gwea, tordre.
DISGWEL (disg-uel), adj. et s. m.
Caché, lieu caché. — Dis, privatif, et
gwell, vue.
DISGWINKAL (disg-uiñkal), v. n.
Ruer, prendre le mors aux dents; n.
disgwinket. On dit de préférence gtoiri-
kal. Disgwinkal a ra, il rue.
DISOWIR (disg-uir), adj. Inexact,
faux. lL est mieux de dire ne d-co kot
goir. — Dis, négatif, et gwir, audi.
vrai. Kement-se ne d-eo ket gwir, cela
est faux.
DISGWIRION (disg-wirion), adj. Dé-
loyal, infidèle. Dis, négatif, et gwirion,
loyal, sincère.
DISHAL, adj. Yar. DIZALL.
DIS 141
DLSHALA, v. a. Yor. DIZALLA, dessaler.
DISHANO, DISHANV, adj. Sans nom,
anonyme. — Dis, privatif, et hano,
nom.
DISHANV. Voy. DISHANO.
DISHAVAL, adj. Y. Différent. — Dis,
privatif, et haval, adj. Y. Semblable.
Voy. DISREVEL.
DISHEGAR, DIHEGAR, adj. Inhumain,
cruel. VOy. BISNEGABAD.
DISHEGARAD, adj. Inhumaïn, intrai-
table. — Dis, privatif, et hegarad. hu-
main, traitable. ;
DISHENVEL, DISHEVEL, adj. Dissem-
blable, différent, divers, qui ne res-
semble pas, tout différent. — Dis, né-
gatif, et henvel, herel, semblable.
Dishetel int dioc'h kent, ils sont diffé-
rents de ce qu'ils étaient.
DISHEOL, s. m. Abri contre le soleil,
ombre, ombrage. — Dis, privatif, et
heol, soleil. J'ai vu ce mot employé
comme adjectif. Leac'h disheol, lieu
ombragé. Mont enn disheol, se mettre
en un lieu ombragé.
DISHEOLIA, v. a. et n. Mettre à
l'ombre, se mettre à l'ombre; p. dis=
heoliet. Il dérive de disheol. Mont da
sisheolia, se mettre à l'abri du soleil.
DISHEOLIEK, adj. Ombragé. Ii dérive
des précédents.
DISHEOLIER, s. m. Parasol. Voy.
DISHEOL.
DISHEVEL. Voy. DISHENVEL.
DISHEVELEDIGEZ (disheveledig-ex),
8. f. Dissemblance.
DISHEVELEP, adj. Différent, dissem
blable, qui n'est pas reconnaissable,
— Dis, négatif, et hevelep, semblable.
DISHEVELOUT, v. n. Ne pas ressem-
bler. — Dis, négatif, et hevel, sembla-
ble. 1l faut éviter ce mot.
NSHILIA, DISILLA (les L mouillées),
r. a. et n. C. Egrener, s’égrener,
142 DIS
s'échapper de Tên ou de la fleur,
s'échapper d'une gerbe ou d'un sac
percé, parlant du blé, et par extension,
s'évader, parlant des personnes; p.
dishiliet, disillet.
DISHILLA Yor. DISHILIA.
DISHILLAN, DISHILLON (les L mouil-
lées), s. m. G. Le moment où la mer
cesse de monter.
DISHILLON. Voy. DISHILLAR.
DISHOUARN, adj. Déferré, sans fers.
— Dis, privatif, et houarn, fer. Dis-
houarn eo ho karr, dishouarn eo ho
marc'h. votre voiture est déferrée,
votre cheval est déferré.
DISHDUARNA, Y. a. Déferrer: p. et.
— Dis, privatif, et houarna, ferrer,
DISHUAL, adj. Se dit d’un cheval qui
n’a pas d’entraves, et par extension,
- libre, indépendant, parlant des per-
sonnes. — Dis, privatif, et hual, en-
traves.
DISHUALA, v. a. Oter les entraves à
un cheval. — Dis, privatif, et huala,
mettre des entraves.
DISIDULEK (dis-roulek), adj. Se dit,
paralt-il, en Cornouuille, de celui qui
ne fait pas volontairement une chose.
— Dis, privatif, et oul, T. CG. volonté.
DISIVOUD (di-sivoud), 8. m. (anc.)
Hérésie.
DISK, s. m. (anc.) Plat, vaisselle de
table. En grec diskos, corps roud et
plat. .
DISKABELL, DIGABELL, adj. Échevelé,
sans coiffure, tête nue. — Dis et kabell,
ou, di, privatif, et kabell. coiffure,
chaperon, cape. Diskabell e oa, il
était tête-nue.
DISKABELL-KAER, adj. Le même que
le précédent.
DISKABELLA, v. à. Décoiffer, éche-
veler ; p.et. — Dis, privatif, et kabella,
coiffer.
DIS
DISKAE, adj. Sans haie, non bordé
de haie. — Dis, privatif, et kae, haie.
DISKAEA, v. a. Abattre une haie,
faire une brèche dans une baie; p.
diskaeet. Voy. DISKAE.
DISKAN, 8. m. Dédit, rétractation. —
Dis, privatif, et kan, chant. On l'entend
aussi du refrain d’une chanson.
DISKANA, v. n. Se rétracter, déchan-
ter, se démentir, se dédire; p. et. —
Dis, privatif, et kana, chanter.
DISKANEIN (diskan-e-in), v. n. Y. Se
démentir : p. diskanet. — Dis, privatif,
et kanem, chanter, Y.
DISKANER, 8. m. Celni ou ceux qui
répètent le refrain d'une chanson ;
pl. ten. Voy. DISKAN.
DISKANNEIN (diskann-e-in), v. n. Y.
Muer, parlant des animaux; p. dis-
kannet.
DISKANTA, v. a. Kcailler, Oter les
écailles du poisson. En style burles-
que, on donne à ce verbe le sens de.
confesser les vieilles femmes : du kania
ar grac'hed; p. diskantel.
DISKAR, 8. m. Chûte, déchet, baisse,
déclin, dtconrs, diminution, dedit de
marchand. Diskar 30 war ann ed, il y
a baisse sur le blé. Diskar al loar,
décours de la lune.
DISKAR, v. a. Abattre, démolir, dé-
truire ; n. diskaret. Diskar eunn ti
d'ann douar, abattre une maison.
DISKAR-AMZER, 8. m. Automne. —
Diskar, décours, et amzer, saison,
température.
DISKAR-LOAR, s. m. Décours de la
lune, dernier quartier de la lune, le
décours. — Diskar, décours, et loar,
lune. On dit aussi diskar-al-loar.
DISKARS, 8. m. Décharge, quittance,
exemption, dispense, débouché de
marchandises.
OISKARGA, v. a. Décharger, ôter la
charge, et par extension, exempter,
DIS
dispenser, déclarer quitte; p. el. —
Dis, privatif, et karga, charger.
DISXARGA, v. n. Verser. Diskarga
eur banne da eva, verser à boire.
DISKARGEIN (diskarg-e-in), v. a. et n.
Y. Ce verbe s'emploie dans les mêmes
acceptions que diskarga, v. a. et v. n.
DISKARN, adj. B. Se dit d’une femme
débauchée.
DISKEAT, DISKEIAT, v. n. V. Abattre
une baie, faire une brèche dans une
haie pour faire passer une charrette;
p. diskeet, diskeiet. — Dis, privatif, et
beat, keiat, Y. faire une haie.
DISKEIAT. Yor. DISKEAT.
DISKEIN (diske-in), v.:a. Y. Ensei-
guer, instruire ; p. disket. Voy. BES,
OISKEMENN, DIGEMENN, v. a. Décom-
mander; p. diskemennet. — Dis, pri-
vatif, et kemenn, mander.
DISKEMENN, DIGEMENN, 8. m. Con-
tre-mandement, contre-ordre.
DISKENN, 8. m. Descente.
DISKENN, v. n. Descendre: p. dis-
kennet. l se conjugue sur l'ancien
iofinitif diskenna. Diskenn ous traon.
descendre en bas, et aussi diskenn
d'ann traon. Diskenn divar tarc'h,
descendre de cheval. Dis kenn gant ann
diri, descendre les escaliers. A la
lettre, descendre avec les escaliers.
DI5K1, DESKI, v. a. et n. Apprendre,
instruire, enseigner, s'instruire; p.
desket. UL se conjugue sur deskt. Voyez
ce mot plus usité.
DISKI, v.a. {anc.) Servir un mets dans
on plat que l'on ap, elait dk. Voy. ce
mot.
DISKIANT, adj. et a. m. Insensé; pl.
diskianted, les insensés. Et mieux, ann
dud diskiant. — Di, et skiant.
DISKIANTA, v. n. Et micux, donit da
vesa diskiant, perdre la raison. — Di,
privatif, et skiant, raison.
DIS 143
DISKIANTEZ, s. f. Sotte, en termes
de familiarité. Deus ‘ta, diskiantezs,
viens donc, sotte que tu es.
DISKIBIEN, pluriel
diskibl.
DISKIBL, s. m. Disciple; pl. diskti-
irrégulier de
DISKIDIX, adj. Qui a de bonnes dis-
positions pour apprendre. — Diski,
deski, apprendre. -
DISKIENT, adj. et s. m. Y. Insensé. —
Di, privatif, et sktent, Y. raison, bon
sens. VOy. DISKIANT.
DISKLERIA, v. a. Découvrir, déceler,
expliquer, révéler; p. disklertet. —
Diskleria n’est pas un mot composé.
DISKLOMMEIN (disklomme-in), v. a.
V. Dénouer ; p. disklommet. — Dis,
privatif, et klommein, Y. nouer.
DISKOARNEIN (diskoarn-e-in), v. a. V. .
Couper les oreilles; p. diskoarnet. —
Di, privatif, et skoarn, Y. oreille.
DISKOAZ ; pluriel duel de skoax,
épaule, par contraction pour diou
skoaz. Voy. D!, pour le pluriel duel.
DISKOAZIET, adj. Epaulé, parlant
d’un cheval qui a l'épaule démise. —
Di, privatif, et skoaz, épaule.
DISKOEIN (diskne-in), v. a. Y. Mon-
(rer: p. diskoet. Um siskoein, se mon-
trer, apparaître; p. wm sishoel. Y.
DISKOGELLA (diskog-ella), v. a. C.
Déplanter, secouer ou tirer ce qui est
serré en un lieu ou engagé quelque
part, p. diskogellet (diskog-ellet).
DISKOLIA, v. a. Désenrayer, parlant
des roues d'une voiture; p. diskoliet.
— Di, privatif, et skola, enrayer.
DISKOLPA, v. a. Mettre en pièces,
détacher des copeaux du bois. Ce mot
est parfois employé au ueutre, au sens
de se divertir, preudre ses ébats; p.
diskolpet.
DISKOLPER, s. m. Brigand, coupe-
larret: pl. ien.
144 DIS
DISKOMBART, adj. Y. Révêche.
DISKDMBERT, adj. V. Non gagé.
+ DISKONFORTEIN (diskonfort-e-in), v. a.
Y. Accablcr par la douleur et rendre
inconselable. Il n'est guère usité
qu'au participe diskonfortet. — Dis,
privatif, et konfortein, consoler. Voy.
DIGONFORT.
DISKONFORTET, Voy. BIGONFORTET.
DISKONTEIN (diskoñte-in), v. a. Y.
Bénir une personne qui a été ensor-
celée; p. diskontet.
DISKORA, DISKORIA, v. a. Les mêmes
que diskolia.
DISKDRN, adj. Écorsé, sans cornes.
— Dis, privatif, et Korn, corne.
DISKORN, s. m. Y. Dégel. — Di, pri-
vatif; skorn, glace.
DISKORNA, v. a. Couper les cornes;
b. diskornet. — Dis, privatif, et Korn,
corne.
DISKORNI. Yor. DISKORHA.
DISKOUARN, s. pl. f. Pour diou
skouarn (deux oreilles), pluriel duel
de skouarn, oreille.
DISKOUARN, adj. Sans oreilles. —
Di, privatif, et skouarn, oreille.
DISKOUARNA, v. a. Couper les oreil-
les, p. diskouarnet. — Di, privatif, et
skouarn, oreille. Diskouarnet eo het,
on lui a coupé les oreilles.
DISKQOUBLA, v. a. Désaccoupler des
animaux, p. diskoublet. — Dis, pri-
vatif, et koubla, accoupler.
DISKOUEAN, v. a. T. Montrer; p. dis-
Koueet.
DISKOUEZ, v. a. et n. Montrer, faire
signe, indiquer; p. diskouezet. En em
ziskouez, se montrer, apparaître ; p.
en em xishouezet. Eunn cal HUEZ en
em ziskouesas dira-s-han, un ange
alors lui apparut.
DIS
DISKOUGOULIA, v. n. Quitter le Troc:
p. diskougouliet. — Dis, privatif, et
kougoul, capuchon de moine.
DISKOUIC'H, DISKUIC'H, s. m. Y.
Pause, halte, repos. — Di, privatif, et
skuic'h, adj. Y. fatigué.
DISKOUIC'HEIN. Y. Yor. DISKUIC'HEM.
DISKOUIZAN, v. n. T. Se repose
p. diskouizset. — Di, privatif, et daut:
zan, T. se fatiguer.
DISKOULM, adj. Dénoué, sans nœud.
— Dis, privatif, et koulm, nœud.
DISKOULMA, v. a. Dénouer, p. dis-
koulmet. — Dis, privatif, et kouima,
nouer.
DISKOULTR, adj. À qui on a coupé
les branches, qui à été émondé. — Di
privatif, et skoultr, branche d'émonde’
DISKOULTRA, v. a. Emonder, parlant
des arbres ; p. et. — Di, privatif, et
skoultr, branche.
DISKOUNTA, v. a. Guérir par sorti.
lége; p. es.
DISKOURN, s. m. Dégel. — Di, priva-
tif; skourn, glace.
DISKOURN, adj. Dégelé. Voyez le pré-
cédent.
DISKOURNA, v. impers. Ce verbe
n'est guère usité. l dégèle, diskourn
a ra, diskourn a z0. À la lettre, dégel
il fait, dégel est, au lieu de diskourna
a ra.— Di, privatif, et skourna, geler.
DISKOURRA, v. a. Détacher ce qui est
pendu ou accroché à un arbre; p. et.
— Di, privatif, et skourra, accrocher
à une branche.
DISKOUTAL, v. n. C. Regarder en
cachette, p. diskoutet.
DISKRAB, 9. m. Agrosième, anémone,
coquelourde, plantes ; gratelle ou ma-
ladie de peau.
DISKRAB, s. m. Manière de saluer
d'un paysan qui, le chapeau dans one
DIS
main, se gralte avec l'autre, parce
qu'il est embarrassé, gêné. Ce mot
paraît dérivé de skrabat, graet. se
gratter.
DISXRABAT, v. n. Gratter ou remuer
la terre à la manière des poules, des
chats, etc.; p. diskrabet.
DISKRABELLAT. Le même que dis-
krabat.
DISKRABELLAT, Y. n. Se gratter,
parlant des chiens.
DISKRAMAILL (les L mouillées), ad].
Débraillé, dévergondé, courageux.
DISXRED, s. m. Soupcon, défiance. —
Dis, privatif, et kred, caution, garantie.
DISKREDI, v. n. Ne pas croire à, se
méfier de, avoir des soupçons, soup-
conner; p. diskredet. — Dis, privatif,
et kredi, croire Diskredet eo bet lae-
roñsi war-n-eshan, on l'a soupçonné
de vol. Diskredi a reer war-n-exhan da
veza great, elc., on le soupçonne
d'avoir fait, etc. -
DISKREDIK, adj. Incrédule, déflant,
méfiant, soupconneux. Même compo-
sition que diskredi.
DISKREDONI, et mieux diskred. Voy.
ce dernier.
DISKREDUZ, adj. Et mieux diskredik.
Voy. ce dernier.
DISKREGI (diskreg-}, v. a. et n. Dé-
crocher, démordre, lâcher ce que
l'on tient à la main, p. diskroget
(diskrog-et). — Dis, privatif, et kregi
(breg-i), mordre, saisir, crocher. Dis-
kregi eus ar pex a 30 enn he zourn,
lâcher ce que l’on a dans la main.
DISXRENNEIN (diskrenne-in), v. a. Y.
Berener ; p. diskrennet. — Dis, priva-
tif, et greun, V. grain, graine.
DISXSEUENNA, v. a. Ecroûter, cha-
peler; diskreuennet.— Dis, et kreuenn,
croûte.
DISKRIFAN, v. a. T. Décrire ; p. dis-
krifet.
DIS 145
CISKROC'HENNA. Yor. DIGROC'HENNA. —
Dé, privatif, et kroc'henn, peau d'ani-
mal.
DISKROG, adj. Décroché, non accro-
ché. — Dis, privatif, et krog, croc.
DISKROUGA, v. a. Dépendre ou enle-
ler de la potence; p. et. — Dis, pri-
vatif, et krouga, pendre à la potence.
OISKUDA, v. a. D. Couper une haie;
p. et.
DISKUEC’H, s. m. Y. Pause, repos,
balte. Voy. le suivant.
OISKUEC'HEIN (diskuec'h-e-in), Y. n.
Y. Se reposer; p. diskuec’het. — Di,
privotif, et skuec’hein, Y. Fatiguer, se
atiguer.
DISKUEZ, v. a. C. Le même que dis-
L :
DISKUIC’H, s. m. V. Repos, pause,
halte. Voy. le suivant.
DISRUIC'HEIN (diskuic'h-e-in), Y. n.
Y. Se reposer, se défatiguer; p. dis-
kuic’het. — Di, privatif ou négatif,
et skuic’hein, Y. Se fatiguer, fatiguer.
' DISKUILLA (les L mouillées), et
mieux, diskulia, révéler; p. diskuliet.
DISKUIZ, 8. m. Pause, halte, repos.
Voyez le suivant.
DISKUIZ, adj. Défatigué. — Di, pri-
vatif, et skuiz, fatigué.
DISKUIZA, v. a. et n. Défatiguer, se
défatiguer; p. diskuixet. — Di, priva-
tif ou négatif, et skuiza, se fatiguer.
DISKUIZIK, 8. m. Petite halte ou pe-
tite pause pour se reposer. C'est le
diminutif de diskuix, 8. m. Yor. DIS-
KUIZA.
OISKULIA, v. a. Déceler, révéler; p.
diskuhet.
DISKULIER, 8. m. Révélateur; pl.
ien, On dit de préférence, ann hini
en dos diskuliet ann torfed, ann neb
a 50 bet diskuliet ann torfed gant-han.
19
QT
146 DIS
DISLAQUER, 8. m, Y. Parapluie. —
Dis, négatif, et glao, pluie.
DISLAR, 8. m. Y. Dédit, désaveu,
rétractation. — Dis, privatif, et bar, Y.
parole, allégatioo.
DISLAREIN (dislar-c-in), v. a. Y. Dé-
dire; p. dislaret. — Um sislarein, se
dédire, se rétracter. — Dis, privatif,
et larem, Y. Lire.
DISLAVAR, s. m. Dédit, désaveu, ré-
tractation. — Dis, privatif, et lavar,
parole.
DISLAVARET, v. a. Dédire, désa-
vouer; p. dislavares. — Dis, privatif,
et lavaret, dire. En em sislavaret, se
dédire.
DISLAVAROUT, v. a. C. Le même que
dislavaret.
OISLEAL, adj. Déloyal, injuste, per-
fide, infidèle. — Dis, privatif ou né-
gatif, et leal, fidèle.
OISLEALDED, a. m. Infidélité, dé-
loyauté, perfidie. — Dis, négatif, et
lealded, fidélité, loyauté.
DISLEBER, adj. Laïd, contrefait, dé-
figuré, difforme.
DISLEBERDEO, s. m. Laideur, diffor-
mité. Evitez ce moi.
DISLEBERI, et mieux, dont da vesa
disleber, devenir laid, difforme. Evitez
ce mot.
DISLEC'HI. Voy. DILEC’HI.
DISLEVI; dislevi-gen, bailler par
envie de dormir ou par tout autre
motif. Prononcez dislevig-en.
DISLIUEIN (disliu-e-in), v. a. Y. Dé-
colorer; n. désliuet. — Dis, privatif,
et liuein, V. colorer.
DISLIV, adj. Blème, livide. décoloré,
pariant des personnes. — Dis, priva-
üf, et div, hou, couleur.
DISLIVA, v. a. Décolorer, déteindre ;
et. — Dis, privatif, et lisa, colorer,
DIS
DISLIVET, adj. Décoloré, parlant
des choses. Voyez le précédent dont il
est aussi le participe.
DISLONKA. Voy. DISLOUÂKA.
DISLOUNKA, v. n. Vomir, parlant
des bêtes et, par mépris, parlant des
ivrognes; p. et. — Dis, faire le con-
traire de louñnka, avaler.
DISLOUNTRA, Le même que dis-
Q
DISMANT, 8. m. Voy. DISMARTA.
DISMANTA. Yor, DBISHARTRA.
DISMANTR, s. m. Boling, destruction.
DISMANTRA, v. a. Ravager, détruire;
p. et.
DISMEGANS, 8. f. Affront, outrage,
honte, igoominie, déshonneur, pl.
dismegansou. — Dis, privatif, et me-
gañs (anc.), pudeur, tenue.
DISNEDEIN, Y, a. Y. Effiler. lan Di,
et nedein, V. filer.
DISNEUD, adj. Qui n'est pas enflé,
parlant des grains d'un chapelet, d'un
collier. — Dis, privatif ou négatif, et
neud, du fil.
DISNEUDENNA, v. a. Effiler, parlant
d’an tissu. — Dis, privatif, et neudenn,
brin de fil.
DISNEUDI, v. a. Défler, oter le fil,
b disneudei. -- Dis, privatif, et neud,
u fl,
DISNEUZ, adj. Se dit d’une personne
qui a de mauvaises façons. — Dis,
privatif, et neus, mine, semblant.
Eunn den disneus eo, il a de mauvaises
façons.
DISNEVELL, v. a. Contrefaire quel-
qu'un pour se moquer de lui; p. dis-
nevellet,
DISODEIN (di-sod-e-in), v. a. Y. Dé-
niaiser, dégourdir l'esprit; p. disodet,
— Di, privatif, et sod, niais.
DISSNOH, DIZONJ (di-sofich). Yor.
DIZONCH, DIZON).
DIS
DISOATEIN. (di-soñt-e-in), Y. n. V.
Perdre pied dans l’eaa; p. disontet.
DISOU (di-sou), pl. de dis, dé à
jouer.
DISOUNTA (di-souñita), Y. n. Perdre
sonde, perdre pied dans l’eau; p. di-
souñitet. — Di, privatif, et souñnta,
sonder dans l'eau.
DISPAC’H, 8. m. T. Complot, sédi-
tion. Voy. DISPAC'HIOU.
DISPAC'HAT, v. a. et n. Fouiller
dans la boue à la manière des porcs,
fouiller en mettant tont en désordre,
tisonner ou fourgonner, parlant du
feu; p. dispac’het. Dispac'’hat ann tan,
tisonner le feu. En em zispac'hat, se
démener. En em zispac'hat a ra, U se
démène.
DISPAC'HAT, v. H. T. Comploter.
DISPAC’HER, s. m. T. Séditieux, par-
lant des personnes.
DISPAC'MET, adj. Qui est en désor-
dre, parlant des cheveux. Bleo dispa-
c'hei, des cheveux en désordre.
DISPAC'NIOU, 5. pl. m. Ober dispa-
c'hiou, faire beaucoup de gestes en
parlant, comme un homme en culère
ou un faiseur d'embarras.
DISPAFALA, v. n. Voltiger, voler
bas; p. et.
BISPAILL (L mouillées), s. m. C.
Hâte. Dispaill eo gant-hi dimesi, elle
a grande hâte de se marier. Dispail}
eo, il est grand temps.
DISPAK, adj. Dépaqueté, déballé. —
Dis, négalif, et paka, emballer.
DISPAKA, Y. a. Déballer, délier, Oter
l'enveloppe ou le lien, démailloiter,
parlant d'un enfant; p. ef.
DISPALAFAT, v. a. Lâcher un Pr
en ouvrant les mains; p. dispalafet.
Ce mot paraît composé de dis, pri-
he ou négatif, et de pall, paume de
main.
BISPALAFAT, v. a. Dispalafat he ziou
gK, battre des ailes.
DIS 147
DISPANS, s. m. Dispense, terme de
dévotion ; pl. ou.
BISPAR, adj. Impair, sans parcil. —
Dis, privatif, et par, pareil.
DISPARAT, v. a. Désaccnupler, dé-
sapparier; p. disparet, — Dis, privatif,
et parat, accoupier, apparier.
DISPARBUILL (L mouîillées), adj. Dé-
braillé.
DISPARBUILLA (L mouillées). En em
xisparbuilla, se débrailler.
DISPARLA, v. a. Désenrayer, parlant
des roues, tirer ou enlever la barre
qui ferme une porte en dedans; p. et.
Di, privatif, et sparla, enrayer, fermer
une porte avec une barre.
DISPARTIA, v. a. Séparcr, n. dispar-
tiet. Dispartia tud oc'h en em graba-
mais, séparer des hommes qui se bat-
ent.
DISPEGÀ, v. n. Démordre. — Dis,
privatif, et pega, s'accrocher à.
DISPENN, v. a. Mettre en pièces,
démolir; p. dispennet.
DISPENSELIA, v. a. Déchirer, parlant
des vêtements; p. dispeñnseliet. Ce mot,
à la lettre, signifle le contraire de
mettre des pièces à un vétement. Il est
composé de dis, négatif, et de peñselia,
mettre des pièces à un vêtement.
DISPERN, adj. Sans épines. — Di,
privatif, et spern, pluriel irrégulier de
spernenn, épine.
OISPEURAT (dispe-urat), v. n. V. Ce
verbe ne s'emploie m'an participe
assé dispeuret (dispe-uret), en par-
ant du fumier qui, quoique consom-
mé, n'a pas cependant perdu sa force,
du fumier non appauvri. — Dis, né-
Sar, et peurat (pe-urat), V. s’appau-
vrir.
DISPEURET (dispe-uret), adj. et part.
Voy. DISPEURAT.
DISPIGN, s. m. Dépense, frais, sans
pluriel. Ann dispign, la dépense, les
is.
148 DIS
DISPIGN, v. a. Dépenser ; p. disp
gnet.
DISPIGNER, s. m. Dépensier, qui dé-
pense beaucoup et mal à propos.
DISPILL, ISPILL (L mouillées). Ces
mots ne s’emploient qu'en composi-
tion : a-sispill, a-ispill, en suspens.
DISPLANTA, v. a. Déplanter; p. et.—
Dis, privatif, et planta, planter.
DISPLED, DISPLET, adj. Abject, vil.
DISPLEG, 8. m. Kloquence, élocution
facile. Eunn displeg mad en deus, il
est éloquent.
OISPLEG, adj. Sincère, simple, in-
géau. — Dis, négatif, et pied, pli, dé-
tour.
DISPLEGA, v. a. Déployer, déplier,
développer, étendre, et par extension,
expliquer; p. et. — Dis, négatif, et
plega, ployer, plier; p. pleget (pleg-e6.
DISPLESER (displeg-er), 8. m. Beau
arleur, bavard, conteur de nouvelles.
OY. DISPLEG, 8. m.
DISPLET. Voy. DISPLEO, abject.
DISPLETAAT, Y. n. Et mieux, dont
da veza displed, devenir abject. Yor.
DISPLED.
DISPLIJADUR, s. f. Déplaisir, mécon-
tentement. — Dis, négatif, et phijadur,
plaisir.
DISPLIJOUT, v. n. Déplaire p. dis-
plijet. — Dis, négatif, et phjout,
plaire.
DISPLUA. Yay. DIBLUA.
DISPOURBELLA, v. a. Dispourbella he
zaoulagad, ouvrir de grands yeux par
un sentiment mauvais, regarder ef-
frontément les femmes ; p. et.
DISPSURBELLEK, adj. Daoulagad dis-
pourbellek, des yeux cffrontés.
DISPOURBELLET, adj. Effaré, parlant
des yeux.
DIS
DISPOURGUN, adj. lutrépide.
DISPRIS, Vory. DISPRIZ.
DISPRIJOUT, Voy. DISPRIZOUT.
DISPRIZ, s. m. Dédain, mépris. —
Dis, négatif, et pris, valeur.
DISPRIZANS, s. m. Y. Mépris, dédain.
Voy. le précédent.
OISPRIZEIN (dispris-e-in), v. à. Y.
Mépriser, dédaigner ; p. dispriset.
DISPRIZOUT, v. a. Mépriser, dédai-
gner; p. dispriset. — Dis, privatif, et
prisout, estimer, apprécier.
DISREVELL, v. a. Dénoncer, révéler;
p. disrevellet.
DISRD. Voy. DISTRO, adj. Détordu, dé-
tors.
DISRONNEIN (disronne-in), v. a. Y.
Démaillotter, dérouler. Yar, DIS6RON-
NEIN, plus régulier.
DISTABIL, adj. Chancelant, mal as-
sujetti. — Di, négatif, et stabil, solide,
ferme. Yor, STABIL.
DISTAG, adj. Non attaché, et par
extension, leste. — Di, négatif, et
stag, attaché.
DISTAGA, v. a. Détacher, délier,
découper, et par extension, débiter
des nouvelles: p. distaget (distag-et).
— Di, négatif, ct staga, attacher.
DISTAGELLA (distag-ella), v. a. Cou-
per le filet de la laugue. Distagella he
deod da eunn den, trouc'ha stagell he
deod da eur bugel, faire cette opération
à une personne, à un enfant. — Di,
privatif, et stagell, filet de la langue;
p. distagellet (distag-ellet).
DISTAGELLET (distag-ellet), adj. Qui
a le filet de la langue bien coupé, et
ar extension, bavard. Voy. le précé-
ent.
. DISTAGER (distag-er), s. m. Häbleur,
bavard; pi. ten.
DIS
DISTAILL (L mouillées), adj. Dif-
forme, parlant des personnes. — Dis,
négatif, et tail, prestance, stature.
DISTAILL (L mouillées), adv. Très.
Distaïll eo kaer ar plac'h-se, cette fille
est très-belle.
OISTAK, adj. Formel, agile, dispos.
DISTAK, adv. Brusquement, formel-
lement, exactement, entièrement, élo-
quemment.
DISTAK- KAER, adv. Cet adrerbe
ajoute un peu de force au précédent.
DISTALIA, v. a. Rentrer dans la bou-
tique la marchandise étalée ou en
montre: p. distaliet. — Di, privatif, et
mala. ouvrir boutique, étaler des
marchandises en dehors. l)
BITALR, 8. m. Y. Ruade, emporte-
ment d'un cheval.
DISTALMEIN (distalm-e-in), Y. n. Y.
Raer, s'emporter, parlant d'un cheval;
p. distalmes. Il se conjugue avec l'au-
àiliaire ober.
DISTAMMA, et mieux DIDAMMA, v.a.
Neure en pièces; p. et. — Dis, extrac-
tif, et samm, morceau.
DISTANA, et mieux DIDANA, Y. a.
Eteindre, parlant de la chaux vive;
calmer ou amortir un mal physique
et aussi les passions, etc. — Dis, par-
ticule qui donne au verbe tana une
#igaification contraire ou opposée à
allumer.
DISTANEIN (distan-e-in), V. Le même
que distana.
OISTARK, adj. Non bouché. — M,
négatif, et stañka, boucher, arrêter
l'écoulement.
OISTANKA, v. a. Déboucher, parlant
d'an canal, d’un conduit, et ter la
bonde d’un étang; p. ef. Yor. le pré-
cédent.
DISTAOL, adj. Ti distaol, ferme qui
n'a pas d'étable. — Di, privalif, et
aol, étable.
DIS 149
DISTAOL, DISTOL (distôl), 8 m. C.
Rémission, pardon, rêstitution. Lakaat
distaol, C. Faire restitution.
DISTAOLI, OISTOLI (dadig, v. a. C.
Yor. DISTEUREL,
DISTAQUEIN (distaou-e-in), V. Le mê-
me que distanein.
DISTAQUEL, adj. B. Indolent, mou.
DISTARDA, v. a. Desserrer, détendre;
. — Di, privatif, et starda, serrer.
DISTARNA, et aussi DISTERNA. Yar.
ce dernier.
DISTAUL, DISTOL (distôl), 8. m. Y.T.
Restitution. Rer toar sistaul. T. Prêter
de l'argent. À la lettre, donner sur
restitution.
DISTEF, adj. Y. Non bouché, sans
bouchon. — Di, privatif, et stef, Y.
bouchon.
DISTEFIA, v. a. Yor. DISTOUFA.
OISTEGNA, v. a. Détendre, déban-
der, parlant des piéges à bêtes, des
ares, etc. — Di, privatif, et stegna,
tendre, bander
DISTEI {diste-i), v. a. Enlever le toit;
p. distoet, Ce verbe, composé de dis,
privatif, et de tei (t-5], couvrir, se
conjugue sur distor (disto-s), qui paraît
avoir élé usité comme infnitif.
DISTENN, adj. C. Non tendu, lâche.
I
OISTENNEIN (distenn-e-in), v. a. V.
Détendre ; p. distennet. — Dis, privatif,
et tennein, tendre, tirer.
DISTER, adj. Peu important, modi-
que, frivole, insuffisant, méprisable.
omparatif, disteroc’h; superlatif,
distera. Ne d'en ket cunn dra zister 60,
ce n’est pas chose de peu d’impor-
tance,
DISTERA, superlatif de dister; le
moindre, le moins important.
DISTERAAT, Y. n. Dépérir, s'altérer,
se détériorer; p. distereet, disiereat,
Yar. DISTER.
150 DIS
DISTERAJ, 8. m. Voy. DISTERAIEU, Y.
DISTERAJEU, 8. pl. m. Y. Pluricl de
disteraj, lequel n'est pas employé.
Riant Ce mot dérive de dister,
adi.
OISTERAJIGEU (disterajig-eu), 8. pl:
m. V. C'est le pluriel de disterajik,
diminutif de disteraj, brimborions.
Comme le précédent, ce mot dérive de
dister, ad).
DISTERAJOU, a. pl. m. Brimborions,
choses de peu de valeur. Voy. DISTER.
DISTERDEIN (disterde-in), Y. a. Y.
Desserrer, détordre le linge en le la-
vant; p. disterdet, — Di, privatif, et
sterdein, Y. serrer, fouler.
DISTERIK, ady. Petitement, faible-
ment. C'est le diminutif de dister.
DISTERN, adj. Sans cadre, non enca-
dré. — Di, privalif, ct stern, cadre.
DISTERNA, v. a. Tirer de son cadre;
.et. — Di, privatif, et sterna, enca-
t
DISTERNA, DISTARNA, v. a. C. Déte-
ler, parlant des chevaux: p. et. — Di,
privatif, et sterna, starna, C. atteler.
On dit aussi disternia.
DISTERNEIN (distern-e-in), v. a. Y.
Tirer du cadre; p. disternet. — Di,
privatif, et sternein, V. encadrer.
OISTERVEZ, 8. f. Evitez ce mot. Qua-
lité de ce qui est modique. Voy. DISTER,
ad},
DISTEUEIN (diste-ue-in), v. a. V. Oter
ce qui bouche, ce qui obstrue; p.
disteuet. — Di, privatif, et steuein
(ste-ue-in), boucher, Y.
DISTEUI, DISTEUNI, v. a. Défaire la
trame, parlant d'une étoffe: p. dis-
teuet. — Di, privatif, et steui, ourdir.
DISTEUNI. Voy. DISTEUI.
DISTEUREL, v. a. Pardonner, resti-
tuer, rejeter, rebuter; p. distaolet. Ce
verbe qui, au premier aspect, doit
parattre très-irrégulier dans sa conju-
DIS
gaison, cesse d’avoir cette apparence
quand on sait qu’il se conjugue sur
l'ancien inflaitif distaoli, comme en
témoigne le participe distaolet. Ainsi
on dit distaolann, distaolinn, aa présent
et au futur, etc.
OISTILL, s. m. V. (les L mouillées).
Elocution, manière de s'exprimer.
Unn distill mat en des, Y. Il est élo-
quent.
DISTLABEZ, adj. Sans ordures, sans
saletés, propre. — Di, privatif ou né-
gatif, et stlabez, ordures.
DISTLABEZA, v. a. Enlever les ordu-
res p. et. — Di, privatif, et stlabesa,
galir,
DISTLIPA, v. a. Tirer les boyaux à
une volaille, etc., l’effondrer; p. et. —
Di, privatif, et stlipou, tripes.
DISTO, ad]. Sans toit, découvert,
parlant d'une maison, et par exten-
sion, chauve, en style familier. — Dis,
privatif, et to, couverture de maisoe.
Voy. T6.
DISTOI (disto-i), v. a. Non usité. Voy.
DISTEL.
DISTOL, DISTAUL (distél). Yor, DIs-
TAUL.
DISTOLER (distôler), v. a. C. Resti-
tuer, pardonner, rejeter, rebnter ;
p. distolet. Voy. DISTEUREL. -
DISTOLI (distôki), v. a. Non usité;
ancien infinitif. Voy. DISTOLER, DISTEU-
BEL,
DISTONN, Y. adj. Il 8e dit en parlant
d'un champ dont on a enlevé Îles
mauvaises herbes que la herse a mises
à nu. — Di, privatif, et stonn, mau-
vaises herbes dont on vient de parler.
Voy. DISTONNA.
DISTONNA. Voy. DISTONNEIN.
DISTONNEIN (distonn-e-in), Y. n. Y.
Biner, jachérer, défricher, enlever les
mauvaises herbes que le hersage a
mises à nu, passer la charrue en mars
sur la terre pour y semer en octobre;
p. distonnet. Voy. DISTONN.
DIS
DISTOUEIN (distoue-in), v. a. Y. Enle-
ver le toit d’une maison; p. distouet. —
Dis, privatif, et touein, Y. couvrir une
maison.
DISTOUF, adj. Non bouché, sans
bouchon, débouché. — Di, privatif, et
stouf, bouchon.
DISTOUFA, v. a. Déboucher, enlever
le bouchon ou la bonde; p. et. — Di,
privatif , €t stoufa, boucher avec un
uchon. On dit aussi distouva.
DISTOUNN. Yor. DISTONN.
DISTOURM, ady. Tranquillement,
paisiblement. — Di, privatif, et stourm,
tempête, combat.
DISTOUV, adj. Yor. DISTOUF.
BISTOUVA, v. a. Voy. DISTOUFA.
DISTRAD, adi. C. Sans fond, défoncé.
— Di, privatif, et strad, fond de ba-
-quet, de tonneau.
DISTRADA, v. a. D. Défoncer, ôter le
fond, parlant d'un tonneau, etc.; p.
distradet. — Di, privatif, et strada, C.
Mettre un fond à un tonneau, etc.
DISTRAKEIN (distrake-in), Y. a. V.
Décrotter; p. diséraket. Um zistrakein,
se décrotter. — Di, privalif, et stra-
kein, Y. crotter.
DISTRANTEL, adj. Qui n'est pas s0-
lide, qui ne tient pas.
BISTRANTEL, adj. C. Qui n’a pas d'ar-
gent en poche; par extension, pauvre,
déguenillé. — Dis, privatif, et trantel,
C. patrimoine, argent que l'on a en
poche au jeu. Ce mot est désobligeant
appliqué à une fille ou femme; c'est à
peu près dévergondée, qui cherche,
pr de mauvais moyens, à avoir de
'argent.
BISTREFIA, v. n. Eternuer; p. distre-
M, C'est le mème que strefia.
BISTREL (distre-i), v. a. et n. Détour-
xer, dissuader, détordre, revenir, p.
dstroet. 11 se conjugue sur l'ancien
gait distroi (distro-i), ainsi que
l'indique le participe duraet. — Dis,
DIS 451
privatif, et trei, tourner, tordre. Pa
sistroas d'ar gear, quand il revint au
logis.
DISTREIN (distre-in), v. n. T. Reve-
air; D. distroet.
DISTREMEN, 8. L. Y. Cloison; pl. eu.
DISTREMEN, Y. n. Passer de rechef,
et aussi, bâtonner; p. distremenet.
Distremenet eo bet a c’hoari gaer, il a
été bâtonné d'importance.
DISTREMENOUT, v. n. C. Voy. DISTRE-
MEN, Y. D.
DISTRIBILL (L mouillées). A-xistribill,
en suspens. -
DISTRIZA, v. a. et n. Elargir, s’élar-
gir, se dilater; p. et. — Di, négatif, et
strisa, rétrécir.
OISTRO, 8. m. Retour, déclin, détour,
ce que l'on donne pour égaliser un
troc ou les chances du jeu.
DISTAO, adj. Qui est de retour. Pa
vezinn distro, quand je serai de retour.
DISTAO, adj. Détordu, détors. Ce mot
dérive de distroet, participe de distrei,
détordre.
DISTRO, adj. Désert, non habité, dé-
tourné.
DISTRO-GAMM, 8. m. Digression. —
Distro, détour, kamm, courbe.
DISTROAD. Ce mot, composé de dis,
privatif, et de rod, pied, manche
d'outil, est peu usité. Yor. DIDROAD.
DISTROADA. Ce verbe, composé de
dis, privatif, et de troada, emmancher,
est peu usité. Voy. DIDROADA.
DISTROB, adj. Non enflé.— Di, pri-
vatif, et stroba, enfler des grains de
chapelet, etc.
DISTROBA, v. a. Désenfiler ce qui est
enfilé; p. distrobet. — Di, privatif, et
stroba, eufiler les grains d’un chape-
let, d’un collier.
152 DIS
DISTROBINELLA, v. a. Désensorceler ;
p. et. — Di, privatif, et strobinella,
ensorceler.
DISTADEIN (distro-e-in), v. a. et n. Y.
Détouruer, écarter, revenir, retourner ;
p. distroet. YOT. DISTREI.
DISTAO!. Non usité. Voy. DISTREI.
DISTROLLA, v. a. Déjoindre; p. et. —
C privatif, et strolla, joindre, assem-
er.
DISTRONK, adj. Décoloré, blème.
Voy. DISTRONKET.
DISTRONKA, v. n. Devenir décoloré,
devenir exténué, parlant des person-
nes; p. et. Voy. DISTRONKET.
DISTRONKET, adj. Décoloré, pâle,
exténué comme un homme qui a fait
des oryies,
DISTAONS, 8. m. Cahot de voiture.
DISTRONSA, Y. n. Troia ha dis-
troñsa a ra ar c'harr. la voiture cahote
beaucoup.
DISTRONT, v. n. T. Retouracr, reve-
nir; p. distroet. Il se conjugue comme
le verbe distrei.
DISTROUEZ, adj. Sans broussailles,
sans halliers, sans ronces. — Di, pri-
vatif, et trouez. halliers, ronces.
DISTROUEZA, v. n. Oter ou couper
les halliers pour cultiver la terre. —
Di, privatif, et strouez, halliers.
DISTROUILL, 8. m. C. (les L mouil-
lées). Cloaque, évier d'écurie, de cui-
sine, égoût. — Di, privatif, et qui en-
Jève, et strouill, ordures.
DISTAOUNK, adj. Voy. DISTRORK.
DISTROUNKA. Voy. DISTRONKA.
DISTROUNKET. Voy. DISTROAKET.
DISTROUNS, DISTRONS, s. m. Cahot
de voiture. Voy. DISTRONSA.
__ DISTAUJ, adj. Qui n'est pas fertile.
Voy. STAW,
DIU
DISTRUJUZ, adj. L même que dts-
truj. — Di, négatif, et serujux, fertile.
DISTU, adj. C. En friche, non cultivé.
Douar distu, terre en friche ou jachère.
— Di, privatif, et stu, adj. C. qui se
dit d’une terre en rapport.
DISTUC’H, adj. Sans plumes. — Di,
privatif, et stuc'h, plume d'oiseau.
DISTUC'HIA, v. a. Déplumer,; p. dis-
tuc'hiet. Mème composition que le
précédent.
DISTURUL, v. a. Y. Restituer, reje-
ter; p. distaulet, distolet (distôlet). 11
se conjugue comme disteurel : seule-
ment on dit distaulann, distaulinn, elc.,
au lieu de distaolann, distaolinn, etc.
DISUL, SUL (di-sul), 8. m. Dimanche.
Ces mots ne s’emploient pas indifré-
remment. Voy. le mot SEMAINS à mon
Nouveau Dictionnaire 1869.-— Di, con-
tracé pour deis, jour, et sul (anc.),
soleil.
DISWEL (disvel), et mieux DISGWEL
(disgu-el). Enn disgwel, en cachette.
— Dis, privatif, et gwel, vue.
DISWINKA, et mieux, DISGWINKA,
plus conforme au génie de la langue,
ce mot n'étant pas composé, ruer,
prendre le mors aux dents. Yor. Dis-
CWIRKAL.
DITIAINA, v. a. Etirer le linge qu'on
empèse : p. et.
DITIRINAT, Y. n. Sonner comme les
petites cloches; p. ditirinet.
DIU. Nom de nombre, Y. Deux, pour
les substantifs du genre féminin.
Après diu, les lettres fortes se chan-
gent en faibles, Diu daul, au lieu de
diu taul, deux tables. Y.
DIUERNEIN (di-uerne-in), Y. a. Y.
Démêter, enlever les mâts. — Di, pri-
vatif, et guernein, mâter. VOy. DIWER-
REIN.
DIUSK (di-usk}, adj. Y. Déshabillé.
DIUSKEIN (di-uske-in), v. a. Y. Dés-
habiller; p. diusket. — Di, privatif, et
DIV
gushein, Y. habiller. Um ziuskein, se
déshabili::e.
DIV. Nm de nombre qui a, en Léon,
00 emplo: déterminé. Il sert à former
quelques pluriels duels du geare fé-
minin, comme divesker, pour diou
esker, le: deux jambes. Il sert aussi
pour conpter les heures d'une hor-
log: où :nontre : div heur eo, il est
deux heures. Dans les autres cas, div
" ne s'emploie pas. Ainsi il faut dire :
diou heur labour, deux heures de tra-
vail. E-pad diou heur, pendant deux
beures.
DIVABQUS. Voy. D'VABOUZ, ad).
DIVABOUZ, adj. Qui ne bave pas. —
Di, négatif, et babous, bave.
DIVAB"UZ, s. m. Bavette d'enfant.
Même co aposition que le précédent.
DIVABOUZA, Y. a. Essuyer la figare
d'ua enfint qui bave; p. et. — Di, pri-
alil, et babouzxa, baver.
DIVAC'H, s. f. Instrument de labou-
rage en forme de croc : pl. iou. On
dit aussi bac'h.
DIVAC'HAGN, adj. Qui n'est pas es-
tropié. — Di, négatif, et mac'hagn, es-
tropié.
DIVAC'HIGN, adj. Y. Noa estropié.—
Di, néga:if, et mac'hign, V. estropié.
DIVAD, adj. (anc.) Méchant, cruel. —
Di, privatif, et mad, bon.
DIVADEZ, adj. Non baptisé. — Di,
privatif. et badez, baptôme. Den diva-
des, payen, idolâtre. Guwin divadez,
vin non frelaté.
DIVADEZA, v. a. Débaptiser; p. diva-
deset. Ce mot français est du style
familier, comme le mot breton, et est
l'équivalent de changer les prénoms
donnés lors de la cérémonie du baptéme.
Il n'en peut être autrement, car le
screment da baptème est indélébile,
comme le sacrement du mariage. On
ne peut pas plus débaptiser quelqu'un,
qu'on ne pen démarier des conjoints,
& point de vue de la religion.
‘ DIV 153
DIVAG, a j. Mal nourri, déci ré,
maigre, parlant des animaux partivu-
lièrement. Ce «not est composé de di,
privatif, et de maga, nourrir.
DIVAILLUR (les L mouillées), adj.
Démaillotté. — Di, privatif, et matllur,
maillot.
DIVAILLURA, DIVAILLURI (les L
mouillées), v. a. Démaillotter, ôter du
maillot; p, divailluret. Voy. DIVAILLUR.
DIVAKUL, adj. B. Qui n'a pas graud'-
chose à faire. Voy. YM.
DIVALBEIN (divalbe-in), v. a. Y. Dé-
saitérer ; p. divalbet. — Di, privatif, et
balbein, donner soif, altérer. °
DIVALBOUZA, v. a. Débarbouill p: .
.et. — Di, privatif, et balbouza, bar-
ouiller.
DIVALO, adj. Laid, difforme, parlant
des choses. En parlant des personnes,
il a le sens de vaurien, d'abject, den
divalo. Divalo méz, on ne peut plus
aael À la lettre, abject, c’est une
onte.
OIVALV. VOy. DIVALO.
DIVAMEIN (divame-in), v. a. Y. Dé
sensorceler ; p. divamet, — Di, priva-
tif, et bamein, ensorceler.
DIVANEGA, v. a. Oter les gants. —
Di, extractif, et manega, mettre Îles
gants. En em zivanega, Ôter ses pro-
pres gants.
DIVANEK, adj. Sans gants. Ce mot
peu usité dérive de divanega. 1l est
composé de di, privatif, et de manek,
gant. .
DIVANNE, sorte d'adjectif qui se
compose de di, privatif, et du banne,
goutte de liquide, et qui s'-mploie
au sens des mots sans pleuvoir : mar
bez divanne ann amaer, s'il ne pleut
pas.
DIVAOI (dicao-i) Yor. DIVAOTA, DIVAVA.
DIVACTA, v. a. Oter, faire disnaraitre
J’engourdissemeut; p. et. — Di, priva-
20
DIV
tif, et hao, ougourdissement causé par
Je froid.
DIVAOUEIN, v. a. Y. Désengourdir ;
n. divaouel. — Di, privatif, et baouein,
Y. engourdir par le froid.
DIVARC'H, adj. Sans gonds. — Di,
privatif, et marc'h ou marc’h-dor,
gund de porte.
BIVARO'HA, v. & Désa: çonner, faire
tomber de cheval, et par extension,
déconcerter, se déconcerter; p. di-
rarc'het. — Di, privatif, et marc'h,
cheval.
DIVARC'HA, v. a. Dévoyer, se dé-
voyvr, Larlant de l'estornac; p. et.
DIVARC'HA, v. a. Démonter une
porte, une fenêlre, ôler les gonda :
p. @. — Di, privatif, et marc'ha. mel-
ire uue porte sur ses gonds.
DIVAAC’MEIN (divarc'he in), v. s. et
n. Y. Dévoyer l'estomac, se dévoyer ;
p. dirarc'het. |
DIVARC'HET, adj. et partioine, Y.
Dévoyé, parlant de l'estomac. Yur. DI-
VARC'HEIN.
DIVARC'HET, adj. et participe de
divarc’ha, Ôter les gonda, H se dit
aussi d'un homme fort en colère :
divarc'het eo. À la lettre, il est sorti
de: guads.
DIVARC'HO, v. a. C. Désarçonner;
p. divarc'het. Yoy. DIVABC'HA, arlicle e.
DIVARE, ady. A contre-temps, à
coutre- saison, hors de saison. — Di,
uégatif, et mare, temps opportun.
Dirvare oc'h daut, vous êles venu à
contre-temps.
DIVARRA, v. a. Ebrancher, émonder,
tailler les arbres. — Di, privatif, et
barr, branche; p. divarret.
DIVARREIN (divarre-in), v. a. Y. Le
mêine que divarra.
DIVARRENNA, v. a. Ouvrir, parlant
d'uue porte fermée avec une barre in-
térieure; p. et, — Di, privatif, et bar-
renna, fermer avec une barre, parlant
d'u:.e purle.
DIV
DIVARRENNEIN {(divarrenne-in}, v. à.
Y. Le même que le précédent.
DIVARV, DAVARO, adj. linberhe. —
Di, privatif, et barv, baro, barbe.
DIVARVA, v. a. Ebarbér; n. et. Même
cumposition que dirar.
DIVARVEK, adj. Voy. BLU,
DWASA (diva-sa}, v. 8. O'er le bât à
uue bête de somme; p. diraset — Di,
privatif, et basa (ba-sa), d'er.
DIVAT, adj. (anc.) Mauvais. — Di,
négatif, el mas, bon.
DIVAVA, DIVAOI (divao-i) v. a. Oter
l'engourdissement causé pur le froié;
p. divatet, divaoet. — Di, privatif, et
bava, e gourdir par le froid.
DIVEAN, adj. T. C. Dernier. Ce mot
dérire de divezs (anc.), fin, terme.
DIVEAOUEIN (diveaoue-in), v. a. Y.
Désenivrer, se désenivrer, n. divegouel.
— Di, privatif, et meaouein, Y. Eui-
vrer, s'enivrer.
OIVEAT, ady. Y. Tard. Yor, DIVEZAT.
DIVECH, 8. m. Y. Exemption, dé-
charge. — Di, négatif, et bec'h. beac'h.
charge, fardeau.
DIVEC’H, adj. Y. KEffronté, déhonté.—
Di, privatif, et mec'h, Y. pudeur,
honte.
DIVEC'HEIN (divec'h-e-in), v. a. Y.
Décharger, Ôter le fardeau; p divec'het.
— Di, privatif, et bec'h, Y. farduau.
DIVED, DIVEED, adv. C. Tard. Ce mot
dérive de divez (anc.), fin, terme. Voy.
DIVEZAD.
DIVEED, ady. Voy. OIVES.
DIVESA, v. a. Oter le pointe d'en
outil, couper la cime d’un arbre, d'un
plant; p. et. — Di, privatif, et bak,
pointe, cime. .
BIVEGEIN (diveg-e-in), v. a. Y. Le
même que divega.
DIV
BIVEIN (dive-in\, adj. Où il n’y a pas
de pierres. — Di, privatif où extraclf,
et min, pluriel de mean, pierre.
DIVEINA (dive-ina), v. a. Enlever les
pierres d'un champ, l'en débarrasser ;
p. et. — Di, extractif, et mein (me-in),
pluriel de meas, pierre.
DIVEINEIN (di-ve-in-e-in), v. a. Y. Le
même que ke précédent.
DIVELEG!I (diveleg-i), v. n. Dégrader
vu prêtre, p. diveleget (diveleg-et). —
Di, privatif, et belég. faire pré re.
DIVENT, adj. Démesuré, immense.
— Di, privatif, et meñt, mesure. Pro-
nonces drehi, comme en français
divainte.
DIVEDUEIN (diveoue-in), v. a. et n.
V. Désenivrer, se désenivrer ; p. di-
veouet.— Di, privatif, et meouein, eni-
vrer, s'enivrer.
DIVERA, v. n. Couler, suinter; p. et..
DIVEREIN (divere-in), v. n. Y. Couler,
suinter ; p. diveret.
DIVEAGLA. v. a. Oter le rouille, four-
bir, aérouiller, p. et. — Di, privatif,
et mergla. roviller.
DIVERGONT, adj. Y. Insoleut, effron-
té, et ausxi hagard, en parlant des
YOU,
DIVERGONTIS, 8. m. Y. Effronterie,
insolence.
DIVESKA, v. a. Démarqyner, biffer;
p. et. — Di, privatif, et merka, mar-
quer.
DIVERKEIN (dicerke in), v. a. Y. Dé-
mi rquer; n. direrket. — Di, privatif,
et nerkein, Y. marquer.
DIVERRA, v. a. Prononciation vi-
cieuse de divarra, ébrancker.
DIVERRAAT, v. a. et n. Abréger,
raccourcir, devenir plus court; n. di-
rerreet, diverreat. Il a à peu près le
même gens que berraat.
DIVERR-AMZER, 6. m. Pusse-teinps,
amusement. Ce mot est formé de di-
DIV 159
verraat, abréger, raccourcir, et de
amser, temps. À la lettre, qui abrége
le temps.
BIVERRANS, s. m. Y. Passe-tempe. Il
dérive de diverrat.
BIVERRAT, v. a. et n. Y. Le même
que diverraat.
DIVERZ, adj. Imperceptible. Ce mot
est peu ou pss usité; il paraît orné
de di, négatif ou privatif, et de mer-
xout, remarquer.
DIVES. Y. Pluriel duel de gues, lèvre.
DIVESIA (dive-sia), v. a. Déterrer; n.
divesiet. — Di, privatif, et berig (be-sia),
enterrer un mort.
DIVESKER, s. pl. f. C'est le piur
duel irrégulier de gar, jambe, et si-
goifiant les deux jambes d’une n r<
sonne. — Div, puur dion, deux. et
esker, non usité aujourd'hui et qui a
dû sigvifier jambe. Ce pluriel duel, en
dépit de sa valeur propre, s'emploie
aussi en parlant d'un animal à quatre
pieds. Divesker eur marc'h, les jambes
d’un cheval.
DIVEUDET, adj. Qui a perdu par ac-
cident an pouce de la main ou du
pied. — Di, privalif, et meud, pouce.
DIVEULBREIN, v. a. Y. Démeubier,
enlever les meubles. — Di, cxtraciif,
et meulbrein, V. Meubler.
DIVEUREI (diveure-:), v. n. Y. Dormir
la grasse matinée. — Di, privatif ou
négatif, et beure, V. matin.
DIVEZ, adj. Effronté, impudent. Il
s'emploie aussi come adverbe, au
sens de effrontément, impudemmerit.
— Di, privatif, et mez, honte.
DIVEZ, s. m. (auc.) Fin, issue, ter-
me. Enn dives, G. Kafn.
DIVEZA, adj. Dernier. — Divez (anc.),
fin, terme.
DIVEZAD, adj. et ady. Tardif, tard.
Re siresad eo, il est trop tard. Comp.
divesatoc'h; superl. divezata. Ar re
150 DIV
siresala 0 tont, ceux qui arriveront
trop tard.
DIVEZADOU, s. pl. m. War ann dire-
sadou, très-en retard, quand tout sera
terminé. Voy. DIVEZAD.
DIVEZAN, adj. Y. Dernier. Voy. DIVEZA.
DIVEZAT, DIVEAT, adv. V. Tard.
DIVEZVI, v. a. Désenivrer, p. divez-
ret. — Di, privatif, et mezci, enivrer.
DIVINOUR, s. m. Y. Devin; pl. divine-
rion.
DIVIREIN, v. n. Y. Le même que di-
verein, couler, fluer.
DIVIROUS, adj. Y. Fluide. — Ditirein,
Y. couler, fluer.
DIVIZ, s. m. Entretien, conversation,
récit, convention, propos, choix, gré,
raisonnement; pl. ou. Enn diviz ma,
pourvu que, à condition que. Dioc’h
ho tms, à votre choix.
DIVIZ, v. n. et a. Converser, discu-
ter, choisir; p. et.
DIVIZA. Voy. DIVIZ, v. a. et n.
DIVLAOUEIN (divlaoue-in), v. a. Y.
Dépiler ; n. divlaouet. — Di, privatif,
et bleo,‘bleau, Y. des cheveux, des
poils.
DIVLAZ, adj. Fade, sans goût, sans
saveur. — Di, privatif, et blaz, goût.
DIVLAZA, v. a. Dégoûter. D’après
Grégoire, ôter l’envie de manger.
DIVLENA, v. a. C. Je trouve ce mot
dans un vieux manuscrit, en compa-
gnie de dileuna. — Divlena eur geigel,
filer une quenouillée tout entière; à la
lettre, vider une quenouille. Ainsi
appliqué, ce verbe peut, en effet, être
considéré romme l'équivalent de di-
leuna, vider. Vuy. DIVLEUNA. C.
DIVLED, adj. Sans cheveux, sans
poils. — Di, privatif, et bleo, pluriel
de blevenn, cheveu, poil.
DIV
DIVLEU (divie-u), adj. Y. Sans poils
ou sans cheveux. — Di, privatif, et
bleu (ble u), V., des cheveux, des
, poils.
OIVLEUEIN (divle-u-e-in) v. a. Y.
Enlever les poils, ôter les poils du
beurre, peler: p. ditcleuet. Mème com-
position que le précédent.
DIVLEUNA, v. a. C. L'orthographe de
ce verbe est plus en rapport avec sa
signification que le verbe divlena cité
plas baut. Comme ce dernier, il est
formé de di, négatif, et de leuna, C.,
remplir.
DIVLEUNVI; v. n. Voy. DIVLEURI.
DIVLEV, DIVLED. Yor. ce dernier.
DIVLEVI, v. a. Dépiler, ôter les poils
du beurre; tondre, parlant d-s draps;
n. dirlevet. — Di, privalif, et bleo,
blev, pluriel de blevenn, cheveu, poil.
DIVOAD, 8. m. Flux de sang. saignée.
Cette lettre v, introduite dans le mot
divoad, m'a toujours parue contraire
au génie de la languc ; c'est cette même
lettre contre laquelle j'ai fulminé si
souvent dans mon Dictionnaire français-
breton 1869, en dépit de l'usage, n0-
tamment aux mots ARC, ASSEZ, BA-
GUETTE. Ce mot est formé ile di, ex-
tractif, et de goad, sang. Ju préfère le
mot dioedein, saigner, de Vanves ; cette
orthographe me paraît plus ratiouelle
que celle du mot suivant.
DIVOADA, v. a. et n. Perdre son
sang, saigner un animal à la boucherie.
— Di, extractif, et goad, sang. Voy. les
remarques faites à divoad.
DIVOAZ, adj. Non habitué à. — Di,
négatif, et boaz, adj. habitué à.
DIVOAZA, v. a. Déshabituer, dérac-
coutumer. — Di, privatif, et boaxa,
accoutumer.
DIVOC’H, s. pl. T. pluriel duel de
boc'h. joue. Voy. D!, particule servant
à former le pluriel duel.
DIVOD, 8. m. Y. Epoque où le blé
monte en épi. Yor. DIVODEIN.
DIV
DIVODEIN (divod-e-in), v. n. Y.
Monter en épi, parlant du blé; p. di-
vodet. Voy. DIVOD. lL se conge avec
l'auxiliaire gober. Y.
DIVDED, adj. C. Qui ne peut être ras-
sasié, parlant des animaux. — Di,
privatif ou négatif, et boed, nourriture.
DIVOEDA, v. a. Retirer la moelle
d'une tige, creuser du bois, canneler;
p. et. — Di, extractif, et boedenn,
moelle.
DIVOELLEIN (dsroelle-in), v. a. Y.
Eventrer, tirer les boyaux. — Di, ex-
tractif, et bouelleu, V., les boyaux.
DIVDET, 8. m. Y. Hémorragie. — Di,
privatif, et goet, Y. sang. VOy. KOLL-GOET.
DIVOGEDEIN (divog-ede-in), v. n. Y.
Le même que divogedi.
DIVOGEDI (divag-edi, v. n Ce verbe,
non composé, quoiqu'il en paraisse,
a une signification qui diffère essen-
tiellement de mogedi, dont il semble
dériver. Il signife n'avoir pas cessé
de fumer à l'extérieur, v’avoir pas
cessé de jeter de la fumée, parlant
d'ane cheminée. Le Père Grégoire fait
parfaitement sentir la différence qu'il
vaentre mogedi et divogedi,en disant :
divogedi a ra c'has ar siminal, Ja
cheminée fume encore, elle n'a pas
cessé de jeter de la fumée, d'où l'on
conclot que dans la maison le repas
n’est pas encore terminé. — Ce verbe
s'emploie aussi, mais à tort, je crois,
dans le sens de ramoner.
DIVONDEIN (divoñ-de-in), v. a. Y.
Déboudonner ; p. ditondet. — Di, pri-
vatif, et bondein, bondonner.
DIVORA, v. n. C. Débarquer; p. et.
— Di, privatif; mor, mer.
DIVORAILL, adj. (Les L mouillées.)
Non fermé au verrou. — Di, privatif,
pl moraill, verrou.
DIVORAILLA, v. a. (Les L mouillées).
Oter le verrou; p. et. — Di, privatif,
et morailla, feriner au verrou.
DIVORC'HED, adj. C. Sans sonci. —
Di, privatif, et marc'hed. C. inquiétude.
DIV 157
DIVORC'HET, a. pl. L. Y. Pluricl duel
de morc'het, morc'hed. cuisse.
DIVORED, adj. Non assoupi. — Di,
privatif, et mored, morenn, sommeil
léger.
DIVOREDI, DIVORENNI, v. n. Sortir
de l'état d’assoupissement. — Di, pri-
vatif, et mored, morenni, sommeiller.
DIVORENNI, v. n. Voy. DIVOREDI.
DIVORFIL, adj. et adv. G. Kousket
divorfil, dormir tout d’un somme,
dormir comme une barrique, ainsi
qu'on dit. Kousket divorfil, signifie à
la lettre, dormir d'un sommeil non
léger. On l'emploie aussi au sens de
brave, courageux, bravement, coura-
geusement. — Di, négatif, et morfil,
C. sommeil léger. Voy. le suivant.
DIVORFILA, v. n. C. Ce mot, composé
de di, négatif, et de morfila, sommeil-
ler, signifie à la lettre, dormir d'un
sommeil non léger, dormir tout d'un
somme ou profoudément On dit de
mréférence, Kousket divorfil. Voy. ce
deruier.
OIVORZA, v. a. Dése:gourdir, ôter
l'eugourdissement causé par unc fausse
position ; p. divorzet, — Di, privatif,
et morza, engourdir par fausse posi-
tion.
DIVOR2EDA, v. a. Détacher une cuisse
à une volaille: p. et. — Di, privatif ou
extractif, et morzed, cuisse.
DIVOTAOUI, v. a. Déchausser, ôter la
chaussure; p. divolaouet. — Di, néga-
tif, et botaoui, mettre la chaussure.
En em sivotaoui, se déchausser, ôter
sa propre chaussure.
DIVOUCHA, v. a. Débander les yeux
à quelqu'un; p. et. — Di, privatif, et
moucha, bander les yeux.
DIVOURHEIN (divouche-in), v. a. Y.
Moucher, parlant d'uie chandelle; p.
divouchet.— Di, privatif. et mouchenn.
lumignon. Divouchein er goleu, mou-
cher la chandelle.
DIVOULC'H, adj. Non entamé, parlant
d’un pain, etc. Il se dit aussi, en style
158 DIV
familier, d’une fille vierge. — Dé, pri-
vatif, et boulc'h. entamure. Rerc'h di-
toulc'h, fille vierge.
DIVOURJONNEIN (divourjonne-in), Y.
a. Y. Ebourgeonner; p. divourjonnet.
— Di, privatif, et bourjoun, Y. bour-
geon. .
DIVOUTADUI. Voy. DIVITASUI.
DIVOUTOU, adj. Sans chaussure aux
pieds. — Di, privatif, et boutou, plu-
riel de botes, chaussure des pieds en
général.
DIVOUTOUNA, v. 8. Déboutonner; p.
diroutounet, — Di, négatif, et boutouna,
boutonner. mettre les boutons.
DIVOUZAT, v. n. C. Ne bouder plus,
cesser de bouder, p. divouget, — Di,
négatif, et mousat, bouder.
DIVOUZELLA, Y. 8. Oter les boyaurx;
. el. — Di, extractif, et bouzellou.
yaux.
DIVRAGEZ (divrag-es), adj. Qui n'a
pas de culotte. — Di, privatif, et bra-
gezx, culotte.
DIVRAGEZA (divrag-exa;, v. a. Décu-
louer, ôter la culotte; p. et. — Di, pri-
vatif, et bragexa (brag-eso), culotter,
mettre la culotte.
DIVRANKEIN (ditrañke-in), v. a. Y.
Ebrancher; p. divranket. — Di, priva-
et brank, branche.
DIVRAD, adj. Qui n'est pas beau. —
Di, uégatif, et brao, beau.
DIVRASA (divra-sa), v. a. Dégrossir,
équarrir, dégroesir une nièce de bois;
p. et. — Di, privatif, et bras, gros.
DIVRASEIN (dicra-se-in), v. a. Y. Le
même que divrasa.
OIVRAZ , adj. Ebauché, dégrossi.
VOy. DIVRASA.
DIVRAZAN, v. a. T. Voy. DIVRASA.
DIVREAC'H, pour DIOU- VREAC'H,
pluriel duel de breac'h. 8. f. Bras. Ce
ploriel ne s'emploie qu’en pariant des
DIV
bras d'une personne. Dans les autres
cas, on dit breac'hiou. Divrenc'h mad
en dent, 11 a de bons bras. Breac'hiou
ar c’hravaz, les bras de la civière.
DIVREC'H, pluriel duel de brec’h,
Y. T. C.; le même que divreac’h, du
n.
DIVRID, adj. Débridé, sans bride. —
Di, privatif, et brid, bride.
DIVAIDA, v. a. Débrider, ôter la
bride; p. et. — Di, privatif, et brida,
brider.
DIVRD, adj. {anc.) Kxilé. — Ds, pri-
vatif, bro, pays.
DIVBOAD, adj. Den divroad. homme
étranger au pays où il se trouve.
Même formation que divro.
DIVROADEZ, «. f. Femme étrangère
au pays. Voy. DIVROAD,
DIVROEIN (divro-e-in), v. a. Y. Dé-
payser, renvoyer du pays; p. divroet.
Voy. DIVR®.
DIVAOENNA, v.a. Arracber les joncs;
p. et. — Di, extractif, et broenn, jonc.
Divroenna ur park, arracher les joncs
d'on champ.
DIVROET. adj. Dépaysé, qui cst hors
de son pays. Voy. DIVRE.
DIVADI (divro-i), v. a. Dépayser,
reuvoyer de son pays. YOT. DIVR6.
DIVRONN, pluriel duel de bronn,
sein, mamelle. Il signifie les deux
seins d’une femme. — Di, contracté
pour diou, deux, pour les substantifs
du genre féminin, et de bronn, 6. T
Voy. Dit, pour former les pluriels duels
des substantifs féminins.
DIVRONSA, v. a. Ebourgeonner; p. et.
— Di, extructif, et brons, bourgeon.
DIVROZ, adj. Sans jupe, sans cotitlon.
— Di, privaiif, et bros, jupe, cotillon.
DIVRUDA, v. a. Faire cesser un bruit
qui court; p. et. — Di, négatif, indi-
quant une action contraire à bruda,
publier, divulguer.
DIV
DIVRUGA, v.a Arracher les bruyères;
p. et. — Di, extractif, et bruk, brug,
bruyère. Dévruga eur park, arracher
les bruyères d’un champ.
DIVUDUAUN, adj. Sans gonds, sans
tourillons. — Di, privatif, et mudurun,
gond, tourition.
DIVUDUAUNA, v. a. Ot:r les gonds,
tirer de ses gonda: p. et. — Di, négatif,
et muduruna, mettre sur Ses gonds.
DIVUZ, a. m. Divertissement, jeu,
amusement ; pl. divusvu, divusiou
(divu-siou).
DIVUZ, v. a. Amugsor, récr'er; p. di-
guzel,
Hmi, v. a. Non usité. Voyes le
précédent.
DIWAD. Voy. DIYOAD, p'us régulier.
DIWADA, DIVOADA. Yn. c: dernier.
DIWALO'H (di-oualc'h\, a. m. Bouli-
mie; on dit plutôt naoun bras. — Di,
négatif, ct gwalc'h. satiété.
DIWALC'H (di-oualc'h}), ad, Qui ne
peut se rassasier. — Mèm: composi-
tion que le précédent. — Divalc’h eo
ho c'halan, ils sont insa:iables (au
figuré). A ia lettre, insatiable est leur
cœur.
DIWALL (diouall), v. a. Préserver,
Jéfendre, protéger, preudre garde;
p. ditoallet (diouallet). — Diwallit out-
han, prenez garde à lui. — Diwallit
ac'hanoun dac'h pec'hed, préservez-
moi de péché.
DIWALL ! DIWALLIT! Iuterjection.
Place! Garet Ce sont les jeuxièmes
personnes du singulier et du pluriel
de l'impératif du verbe divall. Voy. le
précédent.
DIWAN, 8. m. (anc.) Voy. DIWANOU,
BIBUANOU.
DIWANA (dioana), v. n.Germer, par-
lant des plantes ea terre.
DIWANOU'diouanou),s.pl.im. Pierres
en tas d’une maison démolie et qui
DIW 159
doivent servir à en édifierunenourvelle.
Où l’entend aussi des pierres laissées
ea saillie pour aider à la jonction d'un
autre édifice.
DIWAR (divar), prép. De dessus, à,
de. Ce mot 8e nrononce divar, ea Léon,
et diouar, en Tréguier. Après la pré-
position diwar, les lettres fortes se
Ca!
nt en faibles : Diwar sour, au
lieu
e divar dour, de dessus l’eau.
DIWAR-RENN (divar), prép. Au sujet
de, à cause de. — Divar, de dessus,
et penn, tête. — Diwar-benn a in dra-
ze, au sujet de cette chose. Cette pré-
position est du nombre de celles que
l'on peut appeler composées; elle de-
mande une construction particulière
quand elle se trouve, daus la phrase
bretonne, en compagnie des pronoms
possessifs. C'est ainsi que l'on dit, en
rlant d'un homme, ditoar he benn,
son sujet. Voyez le mot PRÉPOSITION à
mou Dictionnaire français-brelon, 1869.
DIWAR-FAE (divar), adj. Dédaigneu-
sement, par mautère d'acquit, négli-
gemmen, — Diwar, de dessus, à, et
fae, dédain.
DIWAR-VREMA (divar), adj. Et aussi
divwar-vreman, désormais, dorénavant.
— Diwar, de, et brema, breman,
maintenant.
DIWASKA (dioaska, diouaska), v. à.
Détorure, parlant du luge lavé. —
Di, particule qui donne un sens 0)-
posé au verbe auquel elle est jaiute,
et gwaska, tordre.
DIWE. Voy. DISGWE.
DIWEA. Vuy. DISGWEA.
DIW£AN (diveru), adj. Démäté, sans
mâts. — Di, privatif, et gwern (09 ern),
mât de navire.
DIWERNA (diverna), v. a. Démâtcr,
ôter les mâts; p. diwernet. — Di, pri-
vatif, et gwernia (gu-ernia), mäter,
mettre des mâts.
DIWERNEIN (divern=e-in), v. a. Y. Le
mème que DIWERNA.
100 DIZ
DIWERNIA (divernia), v. a. Yor. DI-
WEANA.
DIWEZELLA (divezxella), v. a. Ce mot,
composé de di, négatif, et de gwezell,
adiectif qui se dit d’un enfant nou-
veau-né qui ne peut s’aider en rien,
paraît sigaifier à la lettre, faire co
qu'il faut pour qu'un enfant ne regalo
pas dans la situation de ne pouvoir
s’aider en rien, ce qui équivaut à en
prendre soin.
DIWIR (divir). Yor. DISGWIR.
DIWISK (divisk), a. m. Le pluriel
diviskou est seul usité.
DIWISK (divisk), adj. Déshabillé. Yor.
DIWI5KA.
DIWISKA (diviska), v. a. Déshabiller ;
p. et. En em ziwiska, se déshabiller.
— Di, particule qui donne un sens
opposé au verbe auquel eile est jointe,
et gwiska (gu-iska), habiller. Le verbe
diviska s'entend aussi au sens de tirer
un vêtement quel qu'il soit. Ainsi on
dit : diwiskit ho tok, diwiskit ho lerou.
Ôtez votre chapeau, Ôtez vos bas, etc.
DIWISKOU (diviskou), 8. pl. m. Divis-
kou tok, des coups de chapeau. Ne
ket gant diwiskou tok e vesinn-me
paeet, je ne me paye pas de coups de
chapeau. — Ce mot est de la famille
de ditciska. 9
DIWIZIEGEZ, s. f. Orthographe vi-
cicuse. Voy. DIOUIZIEGEZ.
DIWIZIEK, adj. Orthographe vicieuse.
Voy. DIOUIZIEK.
O1Z, DIS. Voy. HIS, particule.
DIZAC'H, s. m. Brèche à un mur, à
une clôture, éboulement.
OIZAC'HA, v. a. Retirer d'un sac ;
p. et. — Di, privatif, et sac'ha, mettre
dans un sac.
DIZAC'HA, v. n. S'écrouler, s’ébou-
ler, et aussi monter en épi, p. et. Ce
verbe se conjugue avec l'auxiliaire
ober. Disac’ha a ra ann ed, le blé
monte ou se forme en épi. Voy. BIZAC'H.
DIZ
DIZAGA. Yor. DIZANR.
DIZAGRA, DIZAGRI. Yor. DIZAKRA, O!-
ZAKRI.
DIZAGRER. VOY. DIZANRER.
DIZAKR, adj. Profane, non sacré. —
Di, privatif, et sakr, sacré.
DIZAKRA, DIZAKRI, v. 4. Dégrader,
parlant d’un prêtre, lui eulever le
Caractère sacré ; p. eé. — Di, privatif,
et sakra, sakri, sacrcr.
OIZAKRER, 8. mn. Profanateur, pl.
ten. VOy. DIZAKR.
OIZAKRI, v. a. Yor. DIZAKRA.
DIZALAOURI, v. a. Dédorer ; p. diza-
laouret. — Diz, privatif, et alaouri,
dorer.
DIZALBADEIN (disalbade-in), v. a. Y.
Ravager. détruire, faire des dégâts;
p. disalbadet.
DIZALC’H, a. m. Peu usité. Abandon,
cession. désistement. — Di, privatif,
et dalc'h, prise, ce que l'on tient ou
possède.
DIZALC'HI, v. a. Non usité. Voy. Hl
ZERC'HEL.
DIZALEUREIN (dizale-ure-n), Y. a. Y.
Dédorer ; p. dizaleuret. — Diz, priva-
tif, et aleurein, dorer.
DIZALI, adj. Privé de conseils. —
DG, privalif, et ali, conseil.
DIZALIA, Y. a. l'issuader ; p. diza-
heli. — Dis, négatif, et alia, conseiller.
DIZALL, adj. Sans sel, non salé. —
Di, négatif, et sall, sel.
DIZALLA, v. a. Dessaler; p. et. —
Di, négatif, et salla, saler.
DIZALLA, v. a. Désaveugler, tirer
de l'erreur; p.et. — Di, privatif, et
dalla,aveugler, au propre et au figuré.
DIZALLEIN (disall-e-in), v. a. Y. Le
même que le précédent. Voy. DIDAL-
EIR,
DIZ
DIZAMANT, adj. Je ne connais ce
mot que dans cette phrase : he-mañ a
30 dizamant eux he gorf, il est sans
souci de son corps, il n’épargne pas
sa peine. — Di, négatif, et damant,
soin, compassion. Yor. le mot TRA-
Hain à mon Nouveau Dictionnaire
DIZAMMA, v. a. Oter la charge, dé-
charger; p. et. — Di, privatif, et
samma, charger une bêle de somme.
DIZAMMEIN (dizamm-e-in), v. a. Y.
Décharger. Oter la charge; n. dizam-
met. — Di, privatif, et sammein, Y.
charger une biie de somme. En Van-
nes, on dit de préférence, disammein
(di-sammein). Nous avons déjà dit
ailleurs à plusieurs reprises que l’on
n’observe pas en Vannes aussi stricte-
ment qu'en Léon les adoucissements
des lettres fortes muables après cer-
taines prépositions ou particules.
DIZANAF, adj. Yor. DIANAF.
DIZANAOUDEGEZ (dis-anaoudeg-es),
s. L Ingratitude. — Dis, négatif, et
anaoudegez, reconnaissance.
DIZANADUDEK, adj. Ingrat. — Diz,
négatif, et anaoudek, reconnaissant.
DIZANAOUT, v. a. Méconnattre; n.
dianarezet. — Dix, négatif, et anaout,
connaître. On ail aussi dianaout; p.
dianatezet.
DIZANK, adj. (anc.) Libre, qui n'est
pas retenu.
DIZANT, adj. Sans dents. — Di, pri-
vatif, et dant, dent de la mâchoire.
DIZANTA, v. a. Edenter; p. ec. Voy.
DIZANT.
DIZANTET, adj. Edenté, à qui on a
arraché les dents. Voy. DIZANT.
DIZANVEZ. adj. Sans biens, sans for-
tune. — Di, privatif ou négatif, et
danves, biens, fortune.
DIZAOTR, adj. Propre, net, sans
souillure ; ne s'emploie qu'au figuré.
— Di, négatif, et saotr, souillure.
DIZ 161
DIZAOTRA, v. a. Nettoyer ce qui est
souillé; p. et. 11 ne s'emploie qu'au
figuré.
DIZAOUN, adj. Sans peur. — Dis,
négatif, et aoun, peur.
DIZAOUR, adj. Fade, sans saveur.—
Di, privatif ou négatif, et saour, sa-
veur.
DIZAOUZAN, adj. G. Hardi, qui ne
s'émeut de rien. — Di, négatif, et
saousan, C. Etonnement, surprise.
DIZADUZANI, v. n. C. Revenir de sa
frayeur; p. disaouranet. — Di, néga-
tif, et saouzani, C. étonner par peur.
Disaousani se dit aussi du blé qui
pousse après avoir langui. On com-
prend l'allusion.
DIZARA. Voy. DIZARAT.
. DIZARAT, Y. n. Donner un troisième
labour à la terre. J'ignore la compo-
sition de ce mot, dans lequel je ne
vois que arat, labourer à la charrue.
DIZAREMPREDET, adj. Non fréquenté,
abandonné, désert, parlant d’un lieu.
— Di, négatif, et darempredi, fréquen-
ter.
DIZASUNA (diza-suna), v. n. C. Perdre
son suc; p. et. — Di, privatif, et sasun,
(sa-sun), C. jus, suc.
DIZAVEL, adj. Sans vent. — Dix, né-
gatif, et avel, vent.
DIZAVI. Non usité. Voy. DIZEVEL.
DIZEC'H, adj. Desséché.
DIZEC'HA, v. a. Dessécher; p. et.
OIZED, adj. Sans blé. — Dis, priva-
tif, et ed, blé. Ce mot qui, en Vannes,
s'écrit dizet (dir, et et, bigi, et se
prononce comme en français disette,
a fourni au francais le substantif
disette, selon toutes les apparences.
DIZELIA, v. n. Perdre ses feuilles,
s'effeuiller. Ge verbe se conjugue avec
l’auxiliaire ober. Diselia a ra ar gwex,
les arbres s’effeuillent. — Di, et de-
lienn, feuille.
21
162 PZ
DIZEMEZ, adj. Non marié. Den dixe-
mez, célibataire. — Di, négatif, et
demesi, dimesi, se marier.
DIZEMPERI, v. n. (anc.) Défaillir.
DIZEMPLA, v. n. Revenir d'une dé-
faillance; p. er. — Di, privatif, et sem-
pla, tomber en défaillance.
DIZENEZ, 8. f. Disaine de chapelet.
DIZLNKLEMNA, v. a. Dessangier, ôter
la_sungle; p. et. — Di, privatif, et
senklenna, sanglier.
DIZENDR, s. m. Déshonnear, oppro-
bre. — Dir, négatif, et enor, honneur.
He-man a so dien he dud, celui-ci
est l'opprobre de sa famille.
DIZENORI, v. a. Déshonorer ; p. die
xenoret, — Dix, nôgatif, et enori, ho-
norer.
DIZENGUI, v. a. 61 n. Désennuyer,
se désennuyer; p. disenouet. — Dis,
négatif ; enouï, s'ennuyer, ennuyer.
DIZENT, adj. Désobélssant. - Di,
négatif; señtus, obéissant.
DIZENTI, v. a. Désobéir; p. disentet,
— Di, négatif, et senti, obéir. — Di-
xentet en deus out-han, il lui a désobéi.
DIZENTIOIGEZ (dixeñuidig-es), 8. f.
Désobéissance. — Di, négatif, et senti-
digez, obéissanee.
DIZEONA, v. n. Se fendre par suite
de choc; p. ef.
DIZEONI, v. a. Oter l'écume. — Di,
privatif, et eon, écume.
DIZERC'HEL, v. a. Délaisser, céder ;
p. dalc'het. — Di, négatif, et derc'hel,
conserver. À l'iustar de derc'hel, le
verbe diserc'hel se conjugue sur l’an-
clen inflaitif disalc'hs.
DIZÉRE, adj. Vog. DIÈRE,
DIZERIA, v. n. Dépérir par suite de
maladie ou de mauvais traitements, se
ternir, tomber en désuétade, en déca-
dence, parlant des personnes et du blé
qui né lève pas, ou des plantes qui
languissent,
DIZ
DIZET, adj. V. Sans blé. — Dis, pri-
vatif, et êt, Y. blé. Yor. DIZED. -
BIZEUN, adi. Y. Défoncé, sans fond,
parlant d’un baquet, d’une barrique,
etc. — Di, privatif, et deun. Y. fond.
DIZEUR, s. m. Malheur, infortune.
— Dis, négatif, et eur, bonheur.
DIZEVEL, v. a. Déchausser, parlant
dan plant que l’on enlève de terre;
p. disavet. Ainsi que l'indique le par-
ticipe disavet, ce verbe se conjugue
su? l’ancien Infinitif disavi.
DIZEVOR, adj. Sans mémoire, qui n'a
pes de mémoire. — Dis, privatif, et
evor, mémoire.
DIZHER, adj. Qui n'a pas d'enfants,
qui n'a pas d'héritiers. — Dis, privatif
09 négatif, her, héritier.
DIZIALC'HA, v. a. Débourser; p. es.
— Dis, extraolif, et alc'h. bourse,
DILIAOU. Voy. DIZRU.
DIZIBA, adj. Sans selle. — Di, pri-
vatif, et dibr, selle de cheval.
DIZIBRA, v. a. Desseller, enlever la
selle; p.et. — Di, privatif, et dibra,
seller.
DIZIENNA, v. a. Ecrémer; p. et. —
Di, extractif, et dienn, crème. Par re-
lâchement, on dit dienna, mais à tort.
YOT. DIENNA.
DIZIFERNI, v. a. Se désenrhumer;
p. disifernet. — Di, privalif, et stferni,
s’eurhumer.
DIZIMEZI, v. a. Séparer juridique-
ment des époux; p: dimeet. — Di,
privatif, et dimesi, marier.
DIZINOU!. Yor. DIZENOUI.
DIZIDU, DIZIAOU, a. m. Jeudi. — Dis,
contracté pour deiz, jour, et 1iaou,
jeudi, ou tou, Jupiter, planète. Voy.
TAD-IOU.
DIZISKEIN, v. a. Y. Désapprendre,
oublier ce que l'on a appris. — D,
privatif, et diskein, Y. apprendre.
DIZ
DIZISKI, v. a. Désapprendre, oublier
ce qu'on a appris; p. disesket. — Di,
privalif, et diski, deskt, apprendre.
DIZION, 8. m. T. Déjeûné. — Dis,
négatif, et iun, jeûne.
DIZION, v. n. T. Déleù ner: disiunet.
— Dis, négatif, et mn. v. n. T. jebner.
DIZIVELENNA, v. a. Dessangler, ôter
la sangle; p. et. — Di, privatif, et si-
velenaa, sangier la charge d'mn cheval.
DIZIZILIA, v. a. Arracher les mem-
bres, démembrer: n. disisiliet. — Dis,
extractif ou privatif, et ixili, tes mem-
bres du corps humain.
DIZLE, adj. C. Sans dettes, qui n’a
pas de dettes. — Di, négatif, et dk,
dettes. Voy. DLE.
DIZOAN, adj. Qui n'a pas de chagrins,
d'ennuts. — Di, négatif, et doen, cha-
grin, souci.
DIZCAN, s. f. Ce mot se rencontre
parfois dans d'anciens écrits, dans le
sens de consolation. Même composi-
tion que le précéient.
DIZOANIA, v. a. Consoler, n. diso- :
aniet. — Di, négatif, et doania, cha-
griner.
DtZOANIUZ, adj. Consolant. Il dérive
de disoania.
DIZDARE, adj. Lad. difforme, vilain,
en parlant des choses; grossier, par-
lant des personnes. — Di, négatif, et
doare, forme, manières.
DIZCAREIN (disoare-in), v. a. V. Dé-
terrer, retirer de terre ce qui est en-
foui : p. disoaret. — Di, extraclif, et
doarein, enterrer, enfouir.
DIZOBER, v. sa. Défaire ce qui est
fait ; p. disc'hreat, disc'hreat; disroet,
en Yannes.
DIZOLC'HEIN, v. a. Y. Essanger le
linge sale; p. disolc'het. Il dérive de
golc'hein, Y. laver.
DIZOLE! (dizole-5), v. a. Déceler, dé-
couvrir, révéler, trahir; p. disoloet,
DIZ 163
— Di, négatif, et golei, couvrir. dissi-
muler. 1! se conjugne sur l'ancien in-
finitif disoloi (dizolo-i). Yor. 60LEI.
DIZOLEIN (dixo-le-in), v. a. Y. Le
même que DIZOLE.
DIZOLO, adj. et adv. Clair, mani-
feste, sans nuage, découvert, débraillé.
11 s'emploie aussi comme adverbe, au
sens de ouvertemert. franchement.
Voy. DIZOLEL — Loms disolo à réas. il
parla franchement.
DIZOLO-KAER, adj. et adverbe. C'est
le même que D!Z0L18, auquel, toutefois,
Kaer donne un peu plus de force. À la
lettre, découvert beaucoup. |
DIZDLDI. Non nsité. Voy. DIZ8LEI.
DIZON, DIZONV, adj. Non apprivoisé,
sauvage. — Di, négatif, et don, doiig.
apprivoisé.
DIZONCH. Voy. DIZON.
DIZONIK, adj. et adv. Sans bruit,
sans faire de bruit. — Di, privatif ou
négatif, et sontk, diminutif de son,
soun, 8. m. Bruit, son.
DIZONJ, DIZONCH, 8. m. Inadver-
tance, oubli. Dre zizonÿ, par mégarde,
imprudemment, involontairement, par
oubli, sans y penser. — Di, négatif, et
sonj, sonch, pensée, souvenir.
DIZONJ, DIZONCH, adj. Qui a des
distractions. Dizonj enn he bedennou,
qui est distrait peudant ses prières.
DIZONJAL, v. a. et n. Oublier, avoir
des distractions : p. dizonjet. — Di,
péga!if, et sonjal, penser.
e
DIZORSA, v. a. C. Désensorceler; p.
n — Di, privatif, et sorsa, ensorce-
er.
DIZOU. Yor. oIseu, pluriel de dis, dé
à jouer. C'hoar ‘nn disou, jeu de dés,
jouer à ce jeu, pour c'hoart ann disou.
DIZDUARA, v. a. Déterrer ; p. et. —
Di, extractif, et douaru, mettre en
terre, enterrer.
164 DIZ
DIZOUARNA, v. 8. Couper les mains ;
p. et. — Di, privalif, et daouarn, plu-
riel duel de dourn, main.
DIZOUCHA, v. n. Sortir du lieu où
l'on s'était tapi ou blotti. dans le but
de se cacher, soit en jouant, soit au-
(rement: p.et. — Di, négatif, et sou-
cha, se blottir.
DIZOUE , adj. li se dit d'une per-
sonne qui ne reconnait pas de Dieu. —
Di, négatif, et Doue, Dieu.
DIZOUGEN (disoug-en), v. a. Ap-
porter, porter; p. douget, C'est le
même que dougen.
: DIZOUY, udj. Y. Non respectueux. —
Di, négatif, et douja, craindre avec
respect.
DIZOUN, Y. a. Sevrer, p. dixounet.
On dit de préférence, trouc'ha bronn da
eur bugel, sevrer un enfant.
DIZOUNA. Non usité. Voy. DIZeun.
DIZOUR, ad]. Sans eau. Yor, TOULL
DIZOUR. — Di, privatif ou extractif, et
dour, eau.
DIZOURA, v. a. Dessécher un sol, le
drainer : p. et. — Di, extractif, et
dour, eau.
DIZOURI, ad). Y. Non cousu, décousu.
— Di, négatif, el gouri, Y. couture.
OIZOURIAT, v. a. Y. Découdre; n.
dixouriet, — Di, négatif, et gouriat, Y.
coudre. |
DIZOURIEIN, Y. Le même que dizou-
riat. — Di, négatif, et gouriein, Y.
coudre.
DIZOURN, adj. Sans mains en venant
au monde. — Di, négatif ou privatif,
et dourn, main.
DIZOUBNA, v. a. Couper les mains;
p. et. Voy. DIZOURN, pour la composi-
tion.
DIZREIN (dizre-in), adj. Sans épines,
débarrassé des arêtes. — Di, privatif,
et drein, pl. de drean, épine, arète.
DLE
DIZREINA (disreina), v. a. Oler Îles
arêtes d'un poisson, enlever les épines.
Même composition que le précédent.
DIZREINEIN (disre-in-e-in), Y, a. Y.
Le même que disreina.
DIZREZ, adj. Débarrassé des ronces.
— Di, privatif, et dres, pluriel de
drezenn, ronce.
DIZREZA, v. a. et n. Arracher les
ronces; l et. — Di, extractif, et drez,
pluriel de drexenn, ronce.
DIZRUEIN (dixru-e-in), v. a. Y. Dé-
raisser, parlant de la soupe, lui en-
ever le bouillon trop gras ; p. disruet.
— Di, extractif, et dru, V., gras.
DIZAUZA; le même sens que di-
sruein. — Di, extraclif, et drus, gras.
DIZUA, v. a. Dénoircir, ôter le noir;
p. disuet. — Di, négatif, et dua, noir-
cir. Ce mot serait peu ou pas compris.
DIZUNVAN, adj. Se dit de personnes
qui ne vivent pas en bonne intelli-
gence. — Di, négatif, et unran, d'ac-
cord, uni. Disunvan int, ils ne sont
pas d'accord.
DIZUNVANIEZ, s. f. Désunion, mau-
vaise intelligence. — Di, négatif, et
unvaniez, union. VOY. UNVAN, DIZUNVAN.
Disunvaniez z0 etre-3-ho, ils ne vivent
pas en bonne intelligence.
BLE, s. m. Dette; pl. dleou. Ce subs-
tantif breton ne s'emploie en ce sens
qu'au singulier : va dle, ma dette,
mes dettes. Le pluriel dieou est par-
fois employé avec la signification de
devoirs, obligations. Voy. DLEOUT.
DLEIZENN, KLEIZENN ‘{dle-ixenn), s.f.
Pène d’une serrure.
DLEOUR, 8. m. Débiteur; pl. ien.
Voy. DLEOUT.
OLEDUT, v. a. ct n. Devoir ou être
redevable, Ctre obligé à payer quelque
chose, mériter, encourir, être tenu à
faire une chose, conformément à la
lol, à la bienséance, etc.; p. dieet.
Pep-hini a xo dleet d’eshan labourat,
DOA
chacun doit travailler. Ne d-eo ket
dleet d'in kaout digoll, je ne mérite
pes de récompense. Ar pez a 30 dleet
d'eshan eo ann fern, il a mérité
l'eufer.
DLUC’HENN, s. L. Y. Le mème que
dlusenn, plus régulier.
DLUZ, OLUZED; pluriel irrégulier de
dluzenn, truite, poisson.
DLUZA, Y. n. Se tacheter, se mou-
cheter; p diuset.
DLUZENN, 5. f. Truite, poisson ainsi
appelé parce qu'il est tacheté, mou-
cheté; pl. dius, dlused, masc. Voy.
OLUZA.
DOAN, 8. f. Affliction, tristesse, dé-
Plaisir.
DOANIA, v. a. Chagriner; p. doaniet.
DOANIUZ, adj. Inquiétant, affligeant,
pénible. Yor. DOAN.
BOAR, 6. m. Y. T. C. Terre, 80l;
pl. doareu. V., doarou, T. C.
DOARANN, 9. m. VOY. DOARENN.
DOARE, a. f. Apparence, air, condi-
tiou, mamère de vivre, position, forme,
manières, facons, conduite, sorte,
mine, nouvelles du jour ou de quel-
qu'uu. E doare, convenablement. Ert
duare. en apparence, sans doute. Doa-
reou kuz, rubriques, intrigues. Eunn
den a z3oare, un homme de bonnes
facons. Den ne d-eo evit gouzout doare
d'eshan, on n'a pas de ses nouvelles.
DOARENN, DOARANN, s. m. Y. Petit-
lls, degré de parenté; pl. et. Ce mot
est un de ceux qui attestent que le
dialecte de Vannes est resté plus pur
que les autres dialectes. Partout ail-
leurs en Bretagre, on a fabriqué des
expressions imitées du français pour
les divers degrés de parenté. Dans le
cas qui nous occupe, on dit map-bihan,
à la lcttre, petit-fils. Voy. BREUR-KAER,
TAD-LAER et autres.
DOARENNES, DOARENNEZ, 8. L Y.
Petite-Aile, degré de parenté; pl. et.
Voy. le précédent.
DOL 165
DOARE-SKRIVA, 8. L. Style, ortho-
graphe. A la lettre, manière d'écrire.
O9C'HA. Voy. HOC'HA.
OOC'HEREZ. Voy. HOC'HEREZ.
DOC’H, prép., Y. Selon, d’après. Yor.
DIOC'H, DIOUC'H.
DOC’H-TU, DOC'HTU, adv. Y. Immé-:
diatement.
DOEIN (doe-in), v. a. et n. V. Pondre.
DOET, DOUET, a. m. (anc.) Doute.
DOETAFF, v. H. (anc.) Douter. Voy. le
précédent.
00F, DEAN, s. m. Voy. ce dernier.
DOGAN, 8. m. Cocu.
DOGANA, v. a. Faire cocu, cocuñcr ;
p. et.
DON (d6-1), v. a. ct n. C. Voy. Dozvi,
pondre,
DOK{anc.). À dok kamm, à pas comp-
tés, lentement. Aujourd'hui, en par-
lant de quelqu'un qu: marche uinsi,
on dit Kerret a ra a zoug he gamm.
Voy. aise à mon Nouveau Dictionnaire
1869.
DOL, a. m. (anc.). Lieu fertile et bas.
DDLMEN, 9. rm. Ce mot contracté,
perait-il, pour ‘aol ou tôl, table, et
mean ou men, pierre, à la lettre, table
de pierre. a le sens d’autel druidique.
Ce sont d'énormes pierres plates, po-
sées horizontalement sur deux autres
formant les pieds ou supports. Les
dolm.ens paraissent avoir servi d'au-
tels aux Druides. Ils y faisaient des
sacrifices humair:s ou autres, ainsi que
semblent l'attester les petites haches
et les coins trouvés sous ces monu-
ments, ainsi que les rigoles tracées
sur les pierres horizoutales pour l’é-
coulemeut du sang. C'est aussi sur ces
monuments qu’ils haranguaient la mul-
titude. Plus tard, ces monumeuts ont
recu, en quelques lieux, le nom de
Ti ar gurriked, maison des fes. Voy.
KORRIK.
100 DON
DDN, adj. T. G. Profond. Voy. 089.
DON, DONV, adj. Apprivoisé.
DONA, OONVA, v. a. Apprivoiser ; n.
et.
BONAAT, DONVAAT, Y. n. S'appri-
voiser, et par extension, se familla-
riser.
DONO, v. n. Yor. DefT.
DONOER, 8. m. Profondeur. Evitez
ce mot.
DONEDIGEZ (donedig=es), 8. f. Venue.
— Dont, venir,
DONET, v.n. V. T. C. Venir; p.
deuet, deut.
DONJER, s. m. Dégoût, répugnance,
nausée. — Kaout douer oc'h eur boed,
avoir répugnance pour un mets.
DONNA, v. a. G. T. Y. Apprivoiser ;
p. et.
DONNET, adj. Y. T. C. Apprivoisé.
DONT, v. n. Venir; p. deuet, deut.
U est irrégulier ; voy. la grammaire.
Il se conjugue comme si l’inflaitif
était deut. Mont-dont, aller et venir.
Evit dont a-benn anes hatt, pour 8e
débarrasser de lui. Dond da vad, ve-
nir à bien, réussir. D'ezhañ e teu pep
tra da vad, pep tra a xeu gant-han da
vad, tout lai réussit. Dont da veza,
devenir; à la lettre, venir à être.
Dont da veza pinvidik, devenir riche.
Deuet omp da resa paour, nous som-
mes devenus pauvres. Dont ebarz,
entrer ; à la lettre, venir dedans. Pa
seuio ebarz, quand il entrera. Dont
enn dro, revenir au lieu d’où l’on était
parti; à la lettre, venir de retour.
Deut eo enn dro, il est revenu. Voy.
le mot venir à mon Dictionnaire 1869.
DONV, adj. Apprivoisé.
DONVA, v. a. Apprivoiser.
DONVAAT, v. n. S'apprivoiser, et
par extension, se familiariser ; p.
donteet, donreat.
DOR
DOR, s. L Porte de maison, de cham -
bre. En allemand, thor ; en anglais,
door. En coustruction avec l’article,
ce substantif subit des modifications
e l'usage a consacrées. Ainsi on
it : dor ar porched, la porte du
porche ou la grande porte de l'église,
tandis que l'on dit : eunn or vihan,
une petite porte; ann or a 30 serret,
la porte est fermée. Au pluriel, on
dit doriou ar presbital, les portes
du presbytère ; ann oriou a $0
serret, et mieux, ann dorojou a 30
serret, les portes sont fermées. —
Quelques-uns pensent que or est le
radical et non dor. Pour moi, je pré-
fère ce dernier par la raison qu'on ne
pourrait expliquer les locatiocs du
genre de celles-ci : a sor da ser, de
porte en porte ; marc’h-dor, gond de
porte; dorikell, fausse porte. En V.n-
nes, où personne ne conteste le radi-
cal dor, on dit enn or, la porte ; unn
or, une porte ; enn ofeu, enn doreu,
enn doradeu, les portes. — Le Catho-
licon donne doar pour radical, il en
est de même de Le Pelletier et du P.
Grégoire. La lettre o est longue dans
ce substantif, attendu qu'il est con-
tracté pour dour qui se disait autre-
fois. En Cornouaille, on dit encore
dour, porte; ann our, la porte.
DOR-ALC'HUE, s. m. Y. Serrure de
campague. — Dor. porte, et alc'hue,
V. clef.
DOR-BORZ, 8. f. Porte cochère ; à la
lettre, porte de cour. Ann or bors. la
porte cocbère.
DORC’HELL, s. L. V. Loupe ou glande
et aussi serrure de campagne.
DDR-DAL, s. f. Porte principale d’une
église, la grande porte. — Dor, pore,
et tal, fronton, frontispice. Ann or-
dal, le portail de l'église.
DOR-FOURN, s. f. Plaque ou pierre
qui ferme l'entrée du four. — Dor.
porte, et fourn, four. Ann or fourn,
l'entrée du four, pierre qui bouche
ja gueule.
DORIKELL, DORNIKELL, S. L. Guichet,
tambour ou fausse porte, tour du
parloir d’un couvent, pl. ou. — Dor,
porte.
DOU
PRL, Y. 8. T. Pétrir, parlant de la
pâte ; caresser avec la main, comme
on fait aux animaux. Voy. DORLOTA.
DORLOTA, v. a. Caresser un animal
avec la main, et par extension, mi-
goarder quelqu'un, le traiter à petits
soins ; p. et.
DORLOTEIN (dorlote-in), v. a. Y. Le
même que dorlota.
DORN,s.m. V.T.C. Main; pl. daougrn,
mot contracté pour daau dorn. En
Vannes, le pluriel est deaurn, mot
contracté pour deu, Y. deux, et dorn,
dourn, maio.
DORNEIN domre-in) v. a. V. Battre,
frapper quelqu'un, battre, parlant du
blé. — Dorn, main. k
DORAJOU, pluriel irrégulier de dor.
GOROSENN (doro-senn), 8. L (anc.)
Colline.
DORZELL, TORLELL, s. L. Serrure de
campagne; pl. ou.
DOSENN (do-senn). Voy. DOROSENN.
DOTU. C'hoant dotu, jeu de la crosse,
jouer à La crosse. — Bas dotu, bâton
ou crosse pour le jeu de ce nom. —
Bas dotu! juron qui répoud au juron
français : Sabre de bois!
DOU, nom de nombre {anc.). Deux.
VOy. DAOU.
DOUAR, s. m. Terre, 80}; pl. ou.
DDUARA, v. a. et n. Mettre en terre,
eaterrer, débarquer, prendre terre;
p. et.
DOUARAN, v. a. T. Enterrer, prendre
terre; p. douaret.
DOUAREK, adj. Terreux.
DOUAREN, s. m. Y. Petit-fils, degré
de parenté.
DOUARENES, s. f. Y. Petitce-flle, degré
de parenté,
DOU 167
DOUAR- GE OT, 8. m. Jachère.— Douar,
terre, geot, herbe. Voy. 6EOT. :
DOUAR-IEN, s. m. Terre en friche.
À la lettre, terre froide.
DOUAR-KUIT, 8. m. Franc-flef du temps
de la féodalité. — Douar, terre, et
Eui, exempte de charges.
DOUAR-LABOUR, s. m. Terre chaude,
terre de bonne qualité pour la culture.
— Douar, terre, et labour, travail.
DOUARNENEZ, nom de lieu. — Douar-
nenez, ville. À la lettre, terre de l'île,
Douar ann enes.
DOUAR-TEIL (te-il), 8. m. Terre
chaude, humus, terreau. — Douar,
terre, et (eu. fumier.
DOUBHR. VOYy. TAUSIER.
DOUBLENN, 5, f. Doublenn vara, pain
rond.
DOUBLENN, s. f. Terme de mépris à
une fille ou femme, salope, fille de
mauvaise vie.
DOUE, s. m. Dieu, le créateur. Il se
dit aussi des dieux des paon: pl.
douéed.
DOUEEZ, s. f. Déesse; pl. ed.
DOUER, 3. m. (anc.) Kau.
BOUET, ODET, 8. m. (anc.) Doute.
DOUEZ, DOUES, s. m. Yor. DOUVEZ.
OOUG, s. m. Étendue, longueur,
port, portage. il ne s’emploie qu’en
composition. Voy. A-ZOU6.
DOUGEN (doug-en), v. a. Porter à la
main ou sur le dos, p. douget (doug-et).
— Dougen a spered, ravir, en extase,
terme de dévotion.
DOUGER-SAMM (doug-er), s.m. Porte-
ais. — Douger, porteur, et samm,
fardeau.
DOUGEREZ (doug-eres), s. L et adj.
Femme enceinte, et aussi femelle
pleine. — Dougerez 9 oa, elle était
168 DOU
enceinte. — Kazek dougerez, jument
poulinière.
DOUGET (doug-et)}, adj. Enclin à,
porté à. Ce mot s'emploie en bonne et
en mauvaise part. VOy. TECHET. —
Douget d'he benn, qui aîme à faire à
sa tête.
DOUILL-DOUILL, s. m. (les L mouil-
lées). Glouglou.
DOUJ, DOUJANS. Voy. ce dernier.
DOUJA, v. a. Craindre avcc respect,
respecter; p. doujet. En termes fami-
liers: doug a ra, il ne fait plus de
rodomontades.
DOUJANS, 5. m. Crainte respectueuse,
respect. — Doujans Doue, dévotion,
piété.
DOUJEIN (douj-e-in), v.a.V. Le même
que douja.
DOUJUZ, adj. Respectucurx.
DOUN, adj. Profond, creux. 1! s'em-
ploie aussi comme adverbe; profon-
dément, su propre. — Mont doun,
s'enfoncer. _
DQAUNA, v. a. Non usilé, si ce n’est
en composition. Voy. DENA, téter, ct
dizouna, disoun, sevrer.
DOUNAAT, v. a. Creuser, appro-
foandir, rendre plusprofond ; p. douneel,
douneat.
DOUNDER. s. m. Profondeur.
DOUNIOU. Voy. KOUNDOUNIOU.
DOUN-VOR, 3. m. La mer au large,
la pleine mer. — Doun, profond, et
mor, mer.
DOUPSOLIA, v. a. CG. Resscmeler,
parlant de souliers, etc. Ge mot parait
composé de doup, dou (anc.) deux, et
sol, semelle.
DOUR, s. m. Eau; pl. doureier. Yor.
DOUR- BRAZ.
DOUR, 8. L (anc.) Porte. Il est encore
usité en quelques localités de la Cor-
nouaille: ann our, la porte.
DOU
DOURA, v. a. et n. Abreuver, faire
boire de l’eau, arroser, faire des irri-
gations, rouir. — Dour, eau.
DOURAER, a. m. C. Pelite auge en
bois où les moissonneurs mettent
de l'eau et une pierre nour aiguiser
les faulx et faucilles; on l'appelle
sabot en français.
DOUR-AVALOU, a. m. Cidre, boisson.
— Dour, eau, et avalou, pluriel de
aval, pomme.
DOUR-BRAZ, 8. m. Déluge, inonda-
tion. — Dour, eau; braz, grand.
DOUR-C'HOUEZ, s. m. Sueur du Corps,
du visage. À la lettre, eau de la sueur.
DOUR-DERO, s. m. Nom donné au
Gui, plante parasite. Ce mot est com-
posé de dour, eau, et de dero, chène.
Cette acception {eau de chêne), ne me
paraît pas heureuse pour désigner le
gui. Le P. Grégoire la donne cepen-
pendant. Tout au plus dour-dero pour-
rait-il signifier semence du gui. Celle-
ci, en effet, est enveloppée dans une
baie dont le suc visqueux, appelé
glu, retient la semence sur la branche,
et ne disparaît que quand la semence
a germé et quand elle se trouve fixée
sur la branche. — Le gui croît sur les
chênes et les pommiers, sans avoir
aucune attache au sol. Yor. HUEL-VARR,
DRUZ, 8. D.
DOUREK, DOURENNEK, adj. Aqueux.
— Dour, eau.
DOURENN, 8. f. Jus, suc.
DOURENNEK, adj. Yor. DOUREK.
DOURGENN (dourg-enn), 5. f. Anse de
certains ustensiles; pl. ou. Le mot
dourn, main, paraît entrer dans la
composition de ce mot.
DOUR-GI, 8. m. Prononcez comme
en francais dour-gui, chien d’eau, lou-
tre, poisson vorace; pl. dour-goun. —
Daur, eau, et ki, chien.
DOUR-GLAD, 5. m. Eau de pluie. —
Dour, eau, et glao, pluie.
DOURGON. Voy. DOURGOUN,
DOU
DOUR-GOULAR, a. m. Eau minérale.
— Dour, eau, et goular, fade, iusipide.
DOUR-GOUN ; pluriel irrégulier de
dour-g1.
DOURGDUN, 8. m. (anc.) Homme
cruel et violent. — Je ne saurais ex-
pliquer cette acception, si ce n'est
en disant, homme cruel et féroce
comme les loutres. Voy. DOUR-GOUN.
DOUR-HANVOEZ, 8. m. Purin, eau qui
s'écoule des fumiers.
DOUR-HAV, s. m. Eau minérale (qui
a le goût de pourri), et aussi eau
de fumier. — Dour, eau, et hav, qui,
en quelques lieux de Vannes et de
Cornouai le, signifie pourri. Yor. HMW,
DOUR-HIRIN, s. m. Piquette. — Dour,
eau; htrinenn, prunelle, fruit sauvage.
DOUR-HDUARN, s. m. Eau minérale
ferrugineuse. — Dour, eau, et houarn,
er.
DOUR-IAR, s. f. Poule d'eau, foulique,
oiseaux. — Dour, eau, et iar, poule.
DOURIK, 8. m. Petit ruisseau, fon-
taine non macçonnée sur les chemins.
— Ce mot est le diminutif de dour,
eau; c’est comme si l'on disait petite
eau.
DOUR-IRIN. Yor. DOUR-HIRIN.
DOUR-KOLL. 5. m. Inondation. —
Dour, eau; koll, préjudice, perte.
DOUR-LEAZ, s. m. Petit lait. — Dour,
eau; leas, lait.
DOUR-LEC'H, s. m. G. Abreuvoir. —
Dour, eau, et lec'h, endroit, lieu.
DOURLOUNKA, DOURLONKA, Y. n. Se
gargariser la bouche. — Dour, eau, et
lounka, lonka, avaler.
DOUR-LOUZOU , a. m. Tisane, méde-
cine. — Dour, eau, et Louzou, plantes
médicinales.
DOUR-MEAL, «. m. Ean minérale. —
Dour, eau, et meal, qui me paraît être
Je mot francais métal.
DOU 169
DOUR-MELAR, s. m. Ban minérale,
ferrugiaeuse. — Dour, eau, et melar,
adj. ferrugineux.
DOURN, 8. m. Main; pl. daouarn. Ce
pluriel duel est contracté pour daou,
deux, et dourn, main. Le substantif
dourn s'entend aussi du poing, et au
figuré il s'emploie au sens de aide,
secours. Eunn taol dourn, un coup de
poing. Rer dourn da, prêter aide à.
C'hou a goueso ho meud enn ho tourn,
vous en aurez regret. À la lettre, votre
pouce tombera dans votre main.
DOURN, 8. m. V. Anse d'un vase, etc.
DOURNA, v. a. Battre avec la main
ou le poing. En em sourna, se battre
à coups de poing. Ce verbe, qni dé-
rive de dourn, main, s'emploie aussi
en parlant du blé : dourna ed, battre
le blé avec le: fléau. C'est en effet à
force de bras et à Y sueur de leur
ront que les paysans bretons séparen
les grains de blé des épis. Pour cela,
ils se servent de ce qu'ils appellent
ar freill, ie fléau, instrument composé
d’un long mavoche à l'extrémité duquel
est attaché, par un cuir flexible, un
battant en bois ou en fer. — Le verbe
dourna a donc par lui-même une si-
gaification qui ne permettrait pas de
l'employer, s'il s'agissait de paricr du
batiage qui se pratique dans le midi
de la France et dans Îles pays chauds.
Là, ce travail incombe aux chevaux
que l'on fait trotter sur les gerbes dé-
liées et étendues à terre.
Que maintenant on se transporte
par Ja pensée à cent ans d'ici, à an
1973. Comment pourra-t-on se ren-
dre compte des mots dourna ed (bat-
tre le blé), alors que les nouvelles
-machines à battre auront fait dispa-
raître et oublier le battage à bras ou
battage au fléau ; alors que ce travail
si pénible aura été retiré aux hommes
pour être confié aux chevaux ou à la
vapeur? — Ces réflexions me sont
suggérées par le nom donné récem-
ment aux nouvelles machines à battre
le blé qu'en français on appelle bat-
teuses et en breton dournerezs, sub-
stantif dérivé de dourn, main, et de
dourna, battre avec la main. On peut
conclure de ce nom que, dans cent
ans, on dira comme aujourd'hui ,
170 DOU
dourna ed, battre le blé. Cette loeu-
tion, qui était rationnelle il y a trois
ou quatre ans, n’aura plus de sens à
cette époque, et les étymologistes s'y
perdront.
DOURNAD, s. m. Poignée, plein la
main, soufflet ou coup sur jone
donné avec la main. — Dourn, main.
DOURNATA, v. 6. Manier, (ter: p.
et. En em xournata, se battre à cougs
de poing. — Dourn, main, poing.
DOURNEIN, v. a. Y. VOy. DORNEIN,
s régulier.
DOURNEK, adj. Qui a de grandes ou
grosses maïîns. YOT, DOURN.
DOURNELL, DOURNIKELL. Voy. ce
dernier.
DOURNER, 5. m. Celui qui fait mé-
tier de battre le blé à bras ou au
fléau ; pl. ien. VOY. DOURNA.
DOURNEREZ, s. f. Mot nouveau qui
sert à désigner les nouvelles machines
à battre. Voy. ce qui est dit à ce sujet
au mot BOURNA,
DOURNIKELL, DOURNELL, a. L. Mani-
velle. — Dourn, main.
DOUR-POULL, s. m. fau de mare.
— Dour, eau, et poull, trou où il ya
de l’eau.
DOUR-RAZ, 8. m. Eau de chaux. —
Dour, eau, et rar, chaux.
DOUR-RED, s. m. Eau courante, —
Dour, eau, et redek. couler.
DOURRONKA, pour dourloñka. Ce
mot est un de ceux que l'on peut ci-
ter à l'appui des remar ques faites en
tête de ce dictionnaire, à l’article in-
titulé remarque sur les étymologies.
DOUR-TEIL (te-il), s. m. Purin, eau
de fumier. — Dour, eau, et teil (te-il),
famier.
DOUR-VAMMENN, 8. m. Eau de
Source. — Dour, eau, et manmenn,
source. l)
DOU
DOUR-VOR, s. m. Eau de mer. —
Dour, eau, et mor, mer.
DOUR-ZAC'H, s. m. Ean dormante.
— Dour, eau, et ac'ha, v. n. Ne pas
couler, s'arrêter.
DOUR-ZAO, 8. m. Eau de source qui
faillit de terre. — Dour, eau, et sao,
sav, mots qui dérivent du verbe roal,
s'élever ; p. savet. :
DOUR-IN., 8. M. Arrosotr. lann Dour,
eau, et sil, passoire.
DOUSAT (dou-saf, v. a. Y. Boulager,
radoucir ; N douset.
DOUSIER (dou-sier). VOy. TODSIER.
DOUSIL (dou-sil}, s. m. Clepsydre,
horloge à eau ou petit instrument en
verre à l'instar des sabliers qui, eux
aussi, servent à mesurer un Court
eapace de 8. Ce mot est formé de
dour, eau, et de sil, filtre, passoire.
DOUVEZ, DOUEZ, s. m. Fossé des
villes fortes dans lequel il y a parfois
de l’eau qui Y entre par le moyen
d'un ruisseau ou d’une écluse : fossé
des villes fortes en général ; pl. dou-
vesiou, douesiou. — Les mots douvex,
douex, que l'on écrivait jadis douves,
doues, ont été francisés en Bretagne,
et sont devenus douve, fossé des vil-
les de guerre, et douet, lavoir pour le
linge sale. C'est ainsi que l'on dit : la
douve, les douves sont remplies d'eau;
il est tombé dans les douves; je
vais laver mon linge au douet voi-
sin. Le substantif breton doues, doues,
a fourni aussi au français de Bre-
tagne, de Normandie et d'Anjou, on
mot dont la composition est entiè-
rement bretonne. Dans ces contrées,
on appelle batouet ou batoué, la
palette avec laquelle les laveuses bat-
tent le linge. Ce substentif batouet
est formé des mots bretons bas ou bas,
bâton, et de doues ou doués. lavoir :
à la lettre, bâton de lavoir. Tout porte”
à croire que, dans le principe, on
disait bas-doues on baz-douex ; plus
tard, ce mot est devenu bas-touez, en
vertu des règles d’euphonie qui ont
été expliquées aux mots MUABLE et
ADJECTIF de mOn Nouveau Dichonnaire
DRA
ranmi - breion 1869. Enfin 66 mot
nous a été transmis, habillé à la
française, sous la forme de batouet
ou batoué.
DOUZ-TU, DOUZTU, adv. C. Immé-
diatement, de suite. Yor. BIOC'HT8.
002, s. m. Y. Fossé des places de
guerre ; pl. dose. Voy. DOUVEZ.
DOZVI, 801 (do-i, v. a. Pondre et
aussi mettre bas, parlant des petits
animaux domestiques ; p. desvet.
DAAEN. VO y. DREAN.
DRAENEK. VOy. DREINEK, adj.
DRAF, DBAV, s. m. Claie, barrière,
petite porte taillée dans une grande,
Es poterne, fausse-porte ; pl.
on.
DRAILL (L mouillées), a. pl. m. Re-
es d’étoffe.
BRAILLA (L mouillées), v. a. Couper
en morceaux une étoffe, trancher de
h viande, de la paille, du foin, etc.
En termes familiers on dit : drailla
#aou, cancaner.
DRAILLENN (L mouillées), s. L. Re-
taille d’étoffe, échantillon de drap, de
toile; pl. drail, masc.
DRAK, adj. Milin drak, eau-de-vie
en fraude. Je ne comprends pas cette
locution.
DRAMM, 5. m. Javelle, poignée de
blé coupé avec la faucille; pl. ou.
DRAMMEU, s. pl. m. Y. Des médica-
ments.
DRAMMOUR, 8. m. Y. Apothicaire ;
pl. drammerion.
DRAMMOUILLA (L mouillées), v. a. C.
Chiffonner; p. et.
DRAMMOUILLEIN (L mouillées), v.a.v.
Voy. le précédent.
BRAM-SELL, 5. m. 1. Coup-d'œil,
œillade, horizon : pl. dram-selleu.
DRE 471
MRT, adj. G. T. Gai, éveillé, ai-
DRANTEL. VOY. TRAÂTEL.
DRAOK, BREUR, s. m. Ivraie, plante
nuisible.
DRASK, DRASKL, 8. m. Grive, oiseau;
pL ed.
DRASK-AOT, 5. m. Grive qui fré-
quente la mer. — Drask, grive, et
aot, rivage.
DRASK-KDAT, 8. m. Grive des bois.
— Drask, grive, et koat, forêt, bois.
ORASKA, v. n. Sauter d'impatience,
trétiller. mp
DRASKL, DRASK. Voy. ce dernier.
DRASKLA, DRASKA. Voy. ce dernier.
DRASRE, s. m. Seneçon commun,
plante.
HAY. Voy. HRE,
BRE, prép. Par, pendant, durant.
Dre ma, parce que. — À dre, les
lettres fortes se changent en faibles.
Dre dammon, au lieu de dre tammos,
par morceaux. Voy. la grammaire.
DRE-AMA, DRE-AMAN, adv. Par ici.
BREAN, 8. m. Eplne, piquant des
plantes, arête des ns, détente
d'une arme à feu; pl. drein (dre-in).
DREAN-KIK, a. m. Pustule, bouton à
la peau; pl. drein-ktk.
DREAN-SPERN, s. m. Piquant d’an
lant d'épine: pl. drein-spern. A la
Ls piquant des plants d épine.
DREC'HEL. Yy. DERC'HEL.
DRED, DRET, s. m. Etourneau, ol-
seau.
DREF, OREFF, 8. m. Yor, TREFF. —
Dref est un nom de 6.
DREFEN, pluriel irrégulier de draf.
DREFEZ, Ÿ. a. Yor. DRENEZ.
172 DRE
DRE-GEFRIDI (prononcet gefridi com-
me en français gué-fridi), adv. Tout
exprès, à dessein. Voy. KEFRIDI.
DRE-GREIZ (gre-ix), et aussi E-KREIZ,
prép. Au milieu de, parmi. Dre-greix
al leur, au milieu de l'aire. — Dre,
par, et kreiz (kre-ix), milieu.
DRE-GUZ, adv. En cachette. — Dre,
par, et kuz, cachette.
DRE-HOLL, adv. T. Partout. — Dre,
par, et hol, adj., tout.
BREI, prép. Y. Par. En Vannes, on
aime assez écrire dre au lieu de dre,
prép., par. Et cela dans le seul bat
de rendre grave la lettre KE du mot
dre. Ainsi on écrit drei-s-hi au lieu
de dre-z-hi, par elle. Cette orthogra-
phe est vicieuse, car, ainsi écrit,
ce mot doit être prononcé dre-i,
tandis que l’on prononce dre en fai-
sant grave la lere e. Dans un vieux
dictionnaire de Vaunes, on se permet
souvent des fantaisies de ce genre:
c'est ainsi qu’on écrit dern pour den,
homme; regrestein pour regresten, [os-
soyeur. Il est vraiment déplorable de
voir traiter de la sorte l'orthographe
bretonne. L'auteur appelle cela faci-
jiter la pronouciation aux commen-
panig, D’autres fois il écrivait derne,
homme, et il avait le tort de ue pas
dire qu'il fallait prononcer ce mot
comme s’il était français.
DREIN (dre-in), 8. pl. m. Pluriel de
drean, épine, urête.
DREINEK (dre-inek). Epineux, plein
d'épines ou d’arêtes.
DREINEK (dre-inek), 8. m. Bar, sur-
mulet, poissons ; pl. dreineged.
DREINENN (dre-inenn), s. L Y. Un
plant de ronces; pl. drein.
DREINTAGA (dre-infaga), v. a. Etran-
gler avec des arêtes de poisson. —
Drein, pl. de drean, arèête de poisson,
et taga, étrangler. Ge mot composé
est remarquable. Dreintaget eo bet, il
s’est étranglé avec des arêtes.
DREIST dret, prép. Par-dessus, en
sus. Dreist ar c'hae, par-dessus lc halie.
DRE
DREIST-HOLL (dre-isf,adv. Principa-
lement. À la lettre, par-dessus tout.
DREIST-PENN, adj. et adv. Excessif,
démesuré, passionnément, démesuré-
ment. Poaniou dret n, des maux
excessifs; à la lettre, des maux par-
dessus tête. -
DREIZENN. Orthographe vicieuse.
Voy. DREZENN.
DRE-MA, conj. Parce que.
DREMEDAL, 8. m. Dromadaire, cha-
meau; pl. ed.
DREMM, 5. f. (anc.) Visage, face.
DREMM, a. f. Vue, apparence, mine,
tranchant d'outil. Beza dremm enn he
lagad, avoir la vue perçaute. Dremm
verr 0 30 gant-han, il a la vue courte.
Kountell a ziou dremm, couteau à
deux tranchants.
DREMMEL, Y. 0. Ce verbe ne s’em-
ploie qu’au participe passé dremmet.
Bexa dremmet, avoir le regard vif. Il
est facile d’apercevoir le rapport qui
existe eutre ce mot et dremm, s. Î.,
vue.
DREMMET, adj. (anc.) Vov. DREMMEL,
v. D.
DREMWEL, OREMM-WEL, 9. L. Hori-
zon. Enn dremwel, à l'horizon. —
Prononcez dremvel.
DREN, 8. m. Y. T. C. Epine. Yor.
DREAN.
DRENEK, adj. V. T. C. Rempli d'é-
pines ou d’arêtes. Ce mot est un nom
de famille et de lieu assez commun.
BRENER, s. m. Y. T. C. Bar, surmu-
let, lubine, poissons; pl. dreneged,
drenegi (dreneg-ed, dreneg-i).
DRENN, DREN, 8. m. Y. Pivot.
DREO, s. m. Coqueluche, maladie.
DREO, BREL, VOy. TREO, TREF, TREV.
DREO, adj. À demi-ivre, et par suite,
joyeux, gaillard. Ce mot est un nom
de famille très-connu.
DRI
DREOIK (dreo-ik). Ce mot est le dimi-
nuüf du précédent, el a le même sens.
DREOK, DRAOK. Yor. ce dernier.
DRESKIZ. Yor. TRESUIZ.
DRESKIZEIN. Yor. TRESLIZEIN.
DRESOUER {dre-souer), 8. m. Y. Buf-
fet, meuble; pl. ieu,
OREST, ady. et prép. Y. Par-dessus,
au-delà. Daïu drar, Y. surdent. À la
lettre, dent par-dessus, Drest er voger,
Y. par-dessus le mur. Yor. DREIST.
ORET. Yor. one.
DREVEZ, v. a. Contrefaire quelqu’an
Pour se moquer ; p. drevezet,. Ou dit
aussi drefes.
BREL ; pluriel irrégulier de dresenn.
plant de ronces.
DREZEK, OREZENNEK, adj. Couvert
de rouces. Voy. DREZENN. Ces adjectifs
sont des noms de famille assez con-
nus.
DREZENN, 8. L Plant de ranes: pl.
dres. masculin.
DREZENN, s. L Crémaillère.
DRELENNEK, sdl. Yar. DREZEL.
BIBI, DIBRI, v. a. et n. Manger; p.
debret. Le mot dribi est charmant dans
la bouche des paysans et surtout des
paysannes. Il n'a parfois rapnelé Ja
prononciation harmonie: que les
femmes espagnoles donoeu, entr'au-
ires, aux mots Opéra et América ;
c'est tout simplement ravissant, car
on voudrait les leur faire répéter viogt
fois de suite.
ORICH, 5. m. (anc.) Miroir, glace.
ORIKED, 8. m. Loquet de porte ; pl.
ou.
ORIKEDA, v. a. Fermer au loquet,
parlaut d'une porte; p. es.
DRIU, #. m. Y. Coqueluche, maladie.
or. DAES.
DRO 473
DROGED- (drog-ed), 8. m. £. Robe
d'enfaut et de femme.
DROGEDENN (drog-ed-enn), 8. L 0.
Vêtement des petits enfants.
DROUG, 8. m. et adj. Yor. gMt,
mauvais, méchant, mal, maladie.
DAOUG-ATRED, DROUG-AVEL, DROUG-
EAL, DROUG-EUR, DADUG-HUEL, DRDUG-
TOUL, DROUG-OBER. Voyez ces mots
par le mot drouk, adj. el 8. m.
DROUGIEZ (droug-iex), 8. f. Méchan-
ceté. = Drouk, mau méchant.
DROUILLENN (L mouillées), 8. f. Y.
Grosse dondon, Alle grosse et jou-
flue.
DROUIN (drouin), 8. m. Havre-sac
des chaudronniers de campague et
des voyageurs, gibecière. Fripa he
ærouin, eu style familier, dissiper sun
bieu. Ou comprend l'allusion.
DROUIS, s. m. VOy. DAUZ, 8. m.
DRDUK, adj. Méchant.
DAOUK, DROUG, s. m. Mal, maladie,
dommage, cuière, détit, mésintelli-
ence, iuconvénient, iuforlune, mal-
eur, rancune, offense, dispute, rixe.
— Ce substantif drouk, droug, comme
on le verra par les mots qui suivent,
entre dans la composition d'une foule
d'expressions qui out trait aux mau-
vaises actions, aux accidents, aux
événements malheureux et aux maux
de toutes sortes. Il entre aussi daus la
formation d'un assez grand nombre
de mots relatifs aux maladies, et qui,
en Bretagne, s'expriment le nom
du saint «uquel on auri le pou-
voir de les guérir. Ainsi drouk sañt
Kirio, à la lettre, mal de saint Kirio,
ou mal que guérit saint Kirio, désigne
le mal qu'on appelle aposthème ou
furoncle, etc.
OROUK-AR-GOANV, 8. m. Engelure. À
la lettre, mal de l'hiver.
DROUK-AR-GOR, 8. m. Effusion de la,
bi lu leure, mal de l'inflamma-
174 DRO
DADUK-AR-MOUS, 8. m. Apoplexie.
À la lettre, mal de l'étouffement.
DROUK-AR-ROUE, 8. m. Ecrouelles. À
la lettre, mal du roi, mal que guérit le
roi. Voy. au mot DROUK, ce qui est dit
relativement au pouvoir attribué à
plusieurs saînts pour guérir certaines
maladies.
DAOUK-ATRED, s.m. Déronte, défaite,
désordre, mauvaise issue.
DROUK-AVEL, 8. m. Maléfice, sorti-
e toute maladie ou malheur ino-
piné. À la lettre, mauvais vont.
DROUK-DOUAR, 8. m. Scorbut. A la
lettre, mal de terre.
ATS Démon, kr mauvais
e. a , le many e;
pl. drouk-eled. ni
DROUK-EUR, s. m. Malheur, infortune.
A la lettre, mauvais bonheur.
DROUK-GOUZOUK, s. m. Angine. À la
lettre, mal de cou.
DAOUK-HUEL, s. m. Haut-mal, épi-
lepsie, mal caduc. À la lettre, mal haut,
haut mal. Ce mot est la traduction lit-
térale du mot français haut-mal, auquel
il a sans doute été emprunté, comme
Dreur-haer, tad-kaer, etc. Voy. ces
mots.
DROUK-IOUL. VOy. DROUK-IOULOU.
DROUK-IOULOU, s. pl. L. T. C. Mauvais
désirs, convoltises. — Drouk, mauvais;
ri pluriel de tou, T. G. Pensée,
tL
BROUK-KALOUN, s. m. Mal de cœur.
DROUK-KABET, v. a. Détester, hair.
— Drouk, mal, et karet, aimer.
DROUK-KOF, s. m. Coliques, tran-
chées. À la lettre, mal de ventre.
DAOUK-KOMZ, s.f. Calomnie, insulte.
A la lettre, mauvaise ou méchante pa-
role; pl. drouk-komzou.
DROUK-KOMZ, v. n. Calomnier, În-
sulter. Alalettre, mal parler; p.drouk-
Komzet,
DRO
DAOUK-KBMZER, s. m. Catomniateur.
Voy. le précédent.
DROUK-LAMM, s. m. Infortune, ac-
cident. A la lettre, mauvaise chute.
DROUK-LANS, DROULANS, s.m. Mésin-
telligence, discorde.
DROOK-LAVARET, v. n. Médire, ca-
lomnier. A la lettre, mai parler; p.
drouk-lavaret.
DROUK-LIVET, DROULIVET, adj. Bla-
fard, blème, pâle. À la lettre, mal co-
oré.
DROUK-MEAN, s. m. Gravelle. À la
lettre, mal de pierre.
DROUK-NEUZ, s. m. Mauvaise mine,
parlant des personnes.— Drouk, mau-
vais; neus, mine, façons.
DROUK-0BER, s. m. Mauvaise action.
— Drouk,adj., mauvais, etober,action;
pl. drouk-oberiou.
DROUK-OBER, v. n. Mal faire; p.drouk-
c'hreat. — Drouk, mal; ober. faire.
DROUK-PEDENN, 8. f. Malédiction,
imprécation. À la lettre, mauvaise
prière; pl. drouk-pedennou.
DROUK-PEDER, s. m. Celui qui fait
des imprécations. Voy. le précédent;
pl. drou en.
DROUK-PEDI, v. a. et n. Calomnier,
injurier, maudire, faire des impréca-
tions. — Drouk, mal, et pedi, pidi,
prier; p. drouk-pedet.
OROUK-PENN, s. m. Mal de tête. —
Drouk, mal, et pona, tête.
DROUK-PIDI, Le même que drouk-
pedi.
DROUK-PREZEGER (prexey-er)}, 8. m.
Calomaiateur; pl. drouk-prexegerien.
— Drok, adj. méchant; preseger, qui
parle en public.
DROUK-PREZEK, s. m. Injure, médi-
sance, calomnie. — Drouk, adj. mé-
chant; presek, discours.
DRO
BROUK-PREZER, v. a. Injorier, mé-
dire; p. drouk=preseget., — Drouk. mal,
et prezek, parler. |
DAOUK-RANS. Le même que drouk-
lans.
DROUK-SANT, s. m. Mal caduc, épi-
v baut-mal. À la lettre, mal de
t. Cette expression est là pour
drouk-sant-lann, mal de saint Jean,
mal qu'il guérissait.
DSUK-SANT-AÂTON, 5. m. Erysipèle.
A la lettre, mal de saint Antoine, mal
que guérissait saint Antoine.
DSOUK-SANT-BRIEK, s. m. Folie, dé-
mence. À la lettre, mal de saint Briek,
TO. DRSUK, 8. M.
DAOUK-SANT-FIAKR, s. m. Fistule à
l'anus. À la lettre, mal de saint Fiacre.
Yoy. DROUX, s. m.
DROUK-SANT-HUBER, 5. m. Rage,
brdrophobie. À la lettre, mal de saint
ubert, mal qu’il avait le don de
guérir. Il eût été à désirer que sa
recette t à d’autres, car aujour-
on ne sait pas guérir les bydrophobes.
DROUX-SANT-IANN . s. m. C'est le
même que drouk-sañt.
DROUK-SANT-ITROP, s. m. Hydro-
pisie. À la lettre, mal de saint Itrope.
Voy. DROUX, 8. m.
DROUK-SANT-KADOU, s. m.Ecrouelles.
À Ia lettre, mal de saint Kadou; le
mal que guérissait saint Kadou.
DROUK-SANT-KIRIO, s. m. Faroncle.
À la lettre, mal de saint Kirio. Voy.
DRQUE, 8. M.
DAOUK-SANT-KOULM, a. m. Folie.
A la lettre, mal de saint Colomban.
Voy. DRSUK, 8. m.
DROUK-SANT-MARTIN, 8. m. Ivro-
goerie. A la lettre, mal de saint Mar-
tin ; mal qu'il avait le don de guérir.
Voy. DBAOURL, 8. m.
DROUK-SANT-MATELIN, s. m. Folie,
mal que guérissait saint Mathurin.
Voy. DROUX, 8. m.
DRU 175
DAGUK-SANT-MEEN , 5. m. Gale,
rogne. À la lettre, mal de saint Méen.
Voy. le mot DROUK, 8. m.
DROUK-SANÏT-TUJAN, a. m. Hydro-
phobie, rage. À la lettre, mal de saint
Tuan, VOY. DROUL, 8. m.
DROUK-SANT-URLOU, 8. m. Goutte,
maladie. À la lettre, mal de saint
Urlou, mal que guérissait saint Urlou.
Le nom du saint est resté à la mala-
die ; on dit ann urlou, la goutte.
DROUX-SANT-VODE, 8. m. Kaflure
aux genoux. À la lettre, le mal de
saint Vodé. Yor. BROUL, ê. m.
DROUK-SANT-WELTAS (Veltas), s. m.
Rage, bydrophobie. A la lettre,
de saint Veltas; mal saint Vel-
tas avait le don de guérir.
DAOUK-SKEVENT, s. m. Pneumonie,
pulmonie. À la lettre, mal des pou-
moRS.
DAOUK-S0NJAL, Y. n. Avoir de
mauvaises pensées, de méchantes
idées. — Drouk, mal, et sonjal, pen-
ser.
DROUX-SPEREO, s. m. Le démon. —
Drouk, adj. méchant, et sperod, es-
prit.
DROUX-VAMM, s. m. Mal de mère.
— Drouk, mal, e, et mamm,
mère.
DROUK-VOR, s. m. Mal de mer. —
Drouk, mal, et mor, mer.
DROULANS, 8. m. Le même que
drouk-lans.
DAROULIVET, adj. Le même que
drouk-livet.
DROUZIVEZ, s. m. Mauvaise issue,
mauvaise fn, mauvaise mort par suite
d'inconduite. — Drouk, adj. Mauvais,
et divex, 8. m. (anc.) Fin, issue.
DBU, adj V. Gras, parlant des
des, des terres, de la soupe,
charnu, fertile, parlant de la terre.
Voy. DAUZ.
170 DRU
DAUC'HEIN, v. a. Y. Engraisser,
graisser, parlant de la terre. Dru,
adj. Y. Gras.
DRUILL. Voy. DUILL (L mouillées).
DAUILLA (L mouillées), v. a. Battre
fort.
DAUILLAD. Voy. OUILLAD (L mouillées).
DAUJAL, DAUJEIN, v. n. V. Plaisan-
ter, badiner : p. drujet.
DRUJEIN (druge-in). VOy. DRUJAL.
DRUJEDUR, DRAUJOUR, s. m. Y. Fo-
lâtre, badin : pl. drujerion.
DRUJEREAC'H, DRUJEREC'H, s. m.
V. Badinage.
DAUJEREC'H. Voy. le précédent.
DAUJOUR. Voy. DRUJEOUR.
DAUS, s. m. (anc.) Chêne, arbre, et
aussi le diable ; pl. druxed. Voy. DRUZ,
8. M.
DRUSKENN, 8. L CG. Couche de plâ-
tre, de chaux, etc.
BRU, adj. Gras, parlant des vian-
des, de Ja soupe : charnu, fertile, par-
lant de la terre. Douar-druz, terre
fertile parce qu'elle a été amendée et
fumée avec de bons engrais.
DAUZ, s. m. Druide, ministre de la
religion et de la justice chez les Gau-
lois ; pl. ed. On disait aussi drouis,
drouiz et derouis, S. m. pl. derouizion.
C'ést même ce dernier que l'on trouve
dans les poésies de Taliésin (xr° siècle),
gi j'ai bonne mémoire. Les mots drus,
drus, qni me semblent les plus an-
ciens en date, dérivent de drus (anc.),
qui signiflait chêne, arbre. C'était en
en effet sur le chêne que les Druides,
au premier jour de l'an (au gui l'an
neuf), allaient cueillir le gui, plante
en grande vénération chez les Gaulois.
— Le substantif derou pourrait bien
être pour quelque chose dans la com-
position de derouts.
DAUZA, v. a. Salir de graisse; p. et.
DUA
DAUZEZ, s. f. Druidesse, prètresse
des Gaulois. Voy. DAUZ, s. m.
DAUZONI, 3. L Graisse de la soupe,
etc. — Drus, adj. gras.
DU, adj. Noir, obscur, sombre, de
couleur noire, — Ann Du et Le Du
sont des aoms de famille assez ré-
pandus.
OU. Mis-du, le mois de novembre.
A la lettre, mois noir, ainsi appelé
parce que, à cette époque, les jours
sont sombres et courts. Yoy. GWENGOLO.
DU-ZE, sorte d'adverbe. Quelque part,
dans un lieu dont on parle, là-bas. —
Du-se e rankeur starda out-hi, dans
cette malson, chez vous, il faut tra-
vailler ferme. (Celui qui parie est dans
la maison.)
DUA, v. a. Noircir; p. duet, — Du,
adj. noir.
DUAAT, v.s. et n. Rendre noir, frotter
avec du noir, devenir noir. — Du, adj.
noir.
DUAD, 8. m. De la teinture noire, du
noir de fumée. — Du, adj. noir.
DUAN, DUEN, DUOD, s. m. Carie ou
charbon, maladie des blés. — Du, adj.
noir.
DUANENN, s. f. Bernache, judelle,
oiseau de mer; pl. duanenned.
DUANI, v. n. Se carier ou avoir la
maladie de la carie ou charbon, parlant
des blés ; p. duanet. Yor. DUAN.
DUARD, 8. m. Noiraud, basané. —
Du, adj. noir; pl. duarded.
DUARDEZ, a. f. Noiraude. Voy. le
précédent ; pl. duardexed.
DUARDEZIK, 8. f. Brunette, jeune fille
qui a les cheveux noirs, le teint brun.
DUART, 8. m. Y, Basané, noiraud;
pl. duardet.
BUAT, DUEIN, v. a. Y. Noircir; p.
duet. — Du, adj. noir.
DUE
OUBE, 8. m. C. Pigeon pattu, pl.
‘dubeed. Ce mot est un nom de famille
assez connu.
DUBEA (anc.) Arracher le duvet des
oiseaux.
DUOI, s. m. Plaisir, charme, joie,
agrément.
DUDIGEU (dudig-eu). Voy. TUDIGEU.
DUOIGOU Yor. TUDIGOU,
OUDIUZ, adj. Agréable. Yor. 0001,
OUEIN, BUAT (du-e-in), v. a. Y.
Noircir. — Du, adj. noir.
DUELL, 8. L. Y. Tout ce qui couvre
la table à manger, le couvert. Saouein
cnn duell, enlever le couvert. Y.
DUELLENN. Voy. TUELLENN.
DUEMM, s. m. V. Chevreuil, daim;
pl. et.
DUEMMES, s. f. Y. Femelle du che-
vreuil, pl, duemmeret.
DUEMMEZ. Voy. le précédent.
DUEN, DUAN, s. m. Carie ou char-
bon, maladie des blés qui fait du
grain une poudre noire.
DUET, adj. Ce mot, qui dérive de
du, adj. noir, s'emploie pour désigner
le blé atteint de la maladie du char-
bon. Gtoinis duet, du froment char-
bonné.
DUY
DUFFENN. VOY. TUFFENN.
DUS, s. m. Duc, dignité; pl. duged
(dug-ed.)
DUGEZ (dug-ez), 8. f. Duchesse, di-
gaité ; pl. dugexed (dug-exed).
4717
DUHAEIN, DUC’HAEIN (duhae-in), v. a.
V. Je crois avoir trouvé ce verbe avec
la signification de habituer à.
DUIL, DUYL 8. m. (anc.) Fraude,
gouffre ; pl. au.
N
DUILL, 8. m. Yor. BUILLAD.
DUILLAD (les L mouillées), 8. m. Poi-
gnée de lin, de chanvre, botte ou paquet
de légumes. On dit aussi truillad, s. f.
et dull, 8. m.
DUIN, DUYN, 8. m. (anc.) Gouffre.
OUM, s. m. C. Duvet, matelas de
plumes. Kousket war ann dum, cou-
cher sur le duvet, sur un lit de plu-
mes. |
DUOD, DUAN, s. m. Charbon, mala-
die du blé. — Du, adj. noir.
DURIONI. VOy. DRUZONI.
DUVAD ; pluriel irrégulier de duvel-
Lenn.
DUVELLENN, 8. f. Douve de tonneau;
pl. duvad.
DUYL. Yor. OUIL.
DUYN. Voy. DUIN.
178 E
On ruppelle:ici ce 09 a: été dit dann
hb. ootice' sur la prononciation, à sa-
voir que la lettre E n’est jantaismüefte
en breton. Elle est toujours fermée
au commencement et à lu Ho des gyl-
labes et des mots; elle est parfois
grave dsus l'intérieur des syllibes,
E, prép. merquañt l'emplacement.
Dans, en. E leac'h all, en autre lieu,
dans un autre lieu. E peb amer, en
tout temps. Gette préposition, en: pré-
sence des articles définis ann, ar, ab,
se contracte avec eux et devient enn,
er. el. Enn ti pour e ann fi, dans la
maison. Er mor pour e ar mor, dans la
mer. Et livrsik pour e al lonek, dans
le courtil.
E, EZ, partieuie qui, placée. devant
un adjectif, lui donne la valeur d’on
adverbe : e leal. ex leal. fidèlement,
ex fur, sagement; ar. omme. chaude-
meut ; ex beo, tout vif. Ces sortes d'ad-
verbes sont peu usilés aujourd'hui;
toutefois, en Tréguier et Cornouuille,
il yen a quelques-uns; en Léon, je ne
vois guère que e-leal.
E. EIL, EC'H, particule euphonique
qui se place devant certains temps et
personnes des verbes. Neuze e teuax,
il vint alors; bremaik ex inn, j'irai
tout-à-l'heure; neure ac'h erruas, il
arriva alors. Voy. la grammaire.
E, EZ, particule signifiant que. Ke
gred e teuio, je crois qu'il viendra.
Me lavar as ounn klann, je dis que je
suis malade.
EAN, s. m. Merde, tonte saleté. Ce
ELT Pint b 09
EAC'H, s. m. Ÿ. Horreur.
EAC'HUZ, adj. Y. Affreux, Horrible.
LAL. 8. m: Ange; pl. ded. et gns
gler. Gwall eal, le démon.
EAU, a. m. 1. Poulain; pl aki,
ealao.
EALAN, ALAR. v. n. T. Pouliner;
p. ealet, aket.
EAL-OU, s. m, Le démon: À la lettre,
ange noir.
EAL-MAD, 8. m. Ange gardien À la
lettre, bon ange.
EAN, a. m. Ÿ. Ciel.
EAN, pron, pers. Y. Lui.
EAN. VOy. EHAN.
EANA, Y. n. Yor. EHANA. — Ean,
ehan, repos.
EANN, ad}. Y. Droit, non courbe.
EANNEIN (eann-e-in), v. a. Y. Dé-
gauchir, rendre droit. Yor. EANN, adj.
EAR, 8. m. Air, atmosphère. En
latin, aer.
EARL, v. a. Aéror : p. earet.
EBE
FABST, 8. m. Y. Le même que æost.
EM. AEZ, 8. m. Commodité, aise.
Autrefois aes.
EAZ, AEZ, adj. Facile, aisé, com-
mode, content. Comparatif, easoc'h
(ea-soc'h); superlatif, easa (ea-sa). —
Ko _auglais, ary. Bor pered a 0 605
gant ar pez hon euz, nous sommes
contents de ce que nous avons.
EAZ, adv. Facilement, aisément.
ERAD, ERAT, 8. m. Plaisir, charme,
divertissement, pl. ebatou.
ERAD-DOUE, s. m. Grand plaisir. 4 le
lettre, plaisir de Dieu.
ÆBARS. EBARZ, ady. Dedan. Plu-
sieurs font, à tort, je crois, de ebars,
ebarzx, une préposition. Ils disent
ebars eng di, ebars ann ti. Pour moi,
j'estime que ces locutions sont vi-
cieuses. Ebars, ebars, ne doit s'en-
parar que somme aüverbe : da:
ebars, entrez. À ia lettre, venez de-
dans; mont ebars, entrer ou aller de-
8.
EBARZ. VOy. EBARS.
ÆSAT, ESAD, a. m. Plaisir, charme,
divertissement; pi. ebatou.
EBATA, v. n. Folâtrer, s'amuser.
Voy. ESA.
E-8E0, particule négative. Aucun,
avcune, pas de. Ce mot est une con-
traction de er bed, dans le monde, et
ne s'emploie qu'avec une négation :
Keus bleis e-bed er vro-mañ, il n'y a
aucun loup ou pas de loup dans ce
pays. VOy. ER-SET, Y.
EBEL, 8. m. Y. Poulain; pl. ebelion.
ÆE-BELSI. Voy. BELSI.
EBELEIN (ebel-e-in), v. n. V. Pou-
liner. — Etel, poulain. Y. |
ESEN, adjectif féminin. L'autre. Il
ne s'emploie que pour désigner une
personne où une Chose du genre fé-
m'nin. Voy. EQLE, l ne prend l
l'uticle : eben a seuio, l’autre viendra.
EC 12
ERL, E-YERR, ady. 0) pen,
bn, A la Rare L court. 9
EBESTEL ; pluriel irrégnlier de abhar-
tol, apôtre.
EBEUL, £UBEUL, 2. m. Poulain; pl.
ebeulien, eu heulien,
EBEULEZ, EUBEULEZ, 8. 1. Poutiche:;
pl. ed.
EBEULIA, EUBEULLA, v. n. Pouliner ;
p, ebeuliet, eubeuliet.
€BEDL-KOAT, s. m. C. Pivert, oiseau.
À la lettre, poulain de bois, de forêt.
On serait tenté de croire à une compo-
sition erronée, si l'on ne disait aussi
pour désigner le pivert, kaxek-koat, à
Ja lettre, jument de bois, de forêt. H
s'appelle aussi kiNek-koat, coq de
forêt, ce qui a plus de rapport avec
l'animal.
ESIAT, prép, Y. À côté de. Yor. EBS.
ERIOU, prép, A côté de. Tremenet en
deux ebiou d'in, il a passé à côté de
moi.
ESA, EVA, 8. m. Y. Firmament.
EBREL, s. m. Avril. Mis ebrel, le
mois d'avril.
E-CHAL. VOy. CHAL.
ECHEDOU, 8. pl. m. Kchecs, jeu.
C'hoari ann echedou, le jeu d'échecs.
ECHEGAB ! Sorte d’interjection pour
chasser le chat.
EGN, EZ, E. particule euphonique
i se place devant certains temps
es verbes. Neuze ec'h erruas. il arriva
alors. Voy. la grammaire,
€0’H, 8. m. Y. Horreur.
EC'H, Y. Terminaison du dialecte de
Vanves pour indiquer la durée et qui
remplace ves du Léon. Voy. YE.
E-C'HALLE, et aussi e-c'hale besa,
sorte d'adverbe. Peut-Ctre ; à Ja laitre,
il pourrait être.
180 EDE
E-C'HARZ, prép. Auprès de. Voy.
NARZ, adv.
EC’HEIN (ec’he-in), v. n. Y. Le même
que ec’hoaza.
E-CHIZ, prép, Comme, à l'instar
de. — E, en, et gix, manière, cou-
tume. E-c’his ar re vras, à la manière
des grands.
EC'HOAZ, 8. m. Heures et lieux du
repos du bétail à l'ombre pendant les
grandes chaleurs. Ordinairement, en
Basse-Bretagne, on choisit pour cela
des chemins creux et ombragés, et
qui, même en été, sont envahis par
les eaux pluviales. Là, le bétail est à
l'ombre et à l'abri des mouches. Kas
ar chatal d'ann ec’hoaz, conduire les
bestiaux dans ces lieux.
EC’HOAZA, v. n. Se reposer, parlant
des bestiaux que l’on mène en un lieu
ombragé , pendant les heures de
grande chaleur. Ec'hoaz est ce lieu.
EC'HOMM, 8. m. Y. Besoin. Voy.
EZONN.
EC'HON, ad]. Large, spacieux, vaste.
EC'HONDER, 8. m. Etendue, largeur.
Evitez ce mot.
EC'HQUE, adv. Voy. IYE, IVEZ, plus
usités partout.
EC'HOUEOER, a. m. Yor. ALC'HOUEDER.
ECHU, sorte d'adjectif. Ar gwin echu,
le vin d’accomplissement, gratifica-
tion que l’on donne aux ouvriers le
jour où ils terminent une bâtisse.
EC'HUZ, adj. V. Affreux, horrible.
— Ec'h, Y. Horreur.
ED, s. m. Blé; pl. edou. Penn-ed,
épi de blé. Voy. ce mot.
EDAN, prép, Y. Dessous. Voy. DINDAN.
ED-OU, 8. m. Sarrazin ou blé noir.
— Ed, blé, et du, noir.
EDERN, 8. m. (anc.) Souverain, sou-
yerainelé.
EFA
E-DIBRED, ady. À contre - temps.
Voy. DIBRED.
E-DILLO (les L mouillées), adv. C.
T. Promptement, bien vite. — Ce mot
est composé de la particule e, déjà
signalée à sa place, et donnant la va-
leur d'un adverbe à l'adjectif devant
lequel elle est placée ; l'adjectif ici
est dillo, vif. T. C.
EOLEOUAN, Voy. NECLEDAN.
EORO, adj. Voiage, inconstant, léger
de caractère.
EORO, s. m. C. Mis edro, le mois
d'octobre.
E-DROUK, ady. En flagrant délit; à
la lettre, en mal. Paket eo bet e-drouk,
il a été pris en flagrant délit.
EDUYN, V. D.
science.
u EOUZ, adj. Abondant en blé. — Ed,
{anc.) Avoir de la
EE, s. m. Voy. ENY.
EEL, prép. Y. Comme. Yor. EVEL.
ÉEL-SEN, ady. Y. De cette manière,
de cette sorte. — Eel, Y. Comme, et
sen, Y. Cela.
EEN, 8. m. Y. Oiseau, volaille; pl.
eenet. Voy. EZN.
EENEZ, 8. f. Petite poule. On dit
mieux enes.
EEUN (e-eun), adj. Droit, direct, non
courbe, et par extension, juste, sin-
cère, simple, intègre. War eeun, tout
droit. Kaloun eeun ha displeg, un
cœur simple, un homme intègre.
EEUNA (eeuna), v. a. Dégauchir,
rendre droit; p. eeunet.
EEUNDER {(e-eunder), 8. m. droiture,
équité, naïveté, sincérité. Voy. EEUN,
ad}.
EF, 8. m. Voy. ENV, ciel.
EFA, EVA, v. a. et n. Boire; p.
efet, evet.
EGI
EFAFF (anc.). Boire.
EFF, 8. m. (anc.) Ciel.
Lug s. m. Mort-aux-chiens,
plante.
EFREIZ, 8. m. Effroi (efre- is).
EFREIZA (efre-iza), v.a. Epouvanter;
. et.
EFREIZUZ, adj. Effrayant, horrible.
(Efre-isus.)
E-GAOU, ady. À tort, à faux; à la
lettre, en faux.
EGAR, 8. m. C. Mont enn egar, G.
Etre mécontent, être vexé, se fâcher
fort. VOy. EGARI.
ÉGARAT. Voy. EGARI.
EGARI, v. n. C. S'’impatienter, faire
du mauvais sang, se fâcher fort; p.
egaret.
EGAS, HÉGAS, s. m. Agacerie, pro-
vocation.
EGAS, HEGAS, adj. Aigre de carac-
tère, incommode, bourru. De mot est
un nom de famille peu répandu.
EGAZ. Voy. EGAS.
EGED (eg-ed). Voy. EGET.
EGET, EGED (eg-et), adv. Plus que,
terme de comparaison. Brasoc’h eged-
oun, brasoc'h evid-oun, plus grand
que moi.
EGETAOU {eg-elaou), et aussi ergen-
taou (erg-entaou), ady. Il n'y a pas
longtemps.
EGILE (eg-ile), adjectif masculin,
l’autre. Il ne prend pas l’article et ne
s'emploie que pour les personnes et
les choses du genre masculin. —
Egile a seuio, l’autre viendra. Voy.
ERER,
EGIN (eg-in). Yor. HEGIN, germe des
nes.
EGINAD (eg-inad). <. m. Au sujet de
ce mot, Le Pelletier dit que les jeunes
EIE 181
garcons, le 31 décembre, vont par les
rues du village, en criant : Va eginad!
Mes: élrennes! Je ne sais où existe
cet usage.
E-GIZ, locution vicieuse. Voy. €-
CHI,
EGLEO, EGLEV. VOy. HEGLEO, écho.
E-GOLL, sorte d'adjectif. Facile à
perdre. Besra a goll. être facile à perdre,
comme une petite clef, etc. — E, en,
et koll, perte.
EGOS,HEGOS, 8. m. (anc.) Jeu bruyant,
réunion où chacun chante ou crie, etc.
EGRAS, 8. m. verjus, et aussi plant
sauvageon d'arbre fruitier, plant non
greffé. Voy. EGROES.
EGRAS, ad). (anc.) Desséché au soleil,
parlant du hlé. Voy. KRAS, KRAZ.
EGROES, EGRES, 8. m. (anc.) Fruits
sauvages provenant d'arbres non
greftés.
E-GWALL (e-goall), ady. En flagrant
délit. A la lettre, en mal. — Paket eo
Les e-gwal, il a été pris en flagrant
it.
E-GWIRIONEZ (e-gu-iriones), adv. En
vérité.
EHAN, s. m. Repos, halte, pause,
trève. On écrit aussi ean.
EHANA, EANA, v. H. Se reposer, dis-
continuer, cesser, prendre du repos
pendant le travail; p. ehanet. En grec,
Ean.
E-HAN-SE, adv. De ce lieu-là.
E-HARZ, prép. Auprès de.— E-hars
se dit moins que e-c'harz.
EHUN, a. m. T. Sorte de merle.
EIC’H (e-c'h, nom de nombre. Y.
Huit.
EIC'HVET (e-ic’hvet), adjectif numéral.
V. Huitième.
EIEN (e-ien), 8. pl. m. Voy. EIENENN.
188 EIN
EIGNENN {e-iaupen), 5. 1. Et appai
ajenane, gouree d'eau vire; pl. cgn,
magpulin. En arabe, ain.
EIJONN, Y. Orthographe vicieuse.
YOT. EJONN.
EIL (e-il), adjectif numéral. Deuxième,
second. — Aus «il, le deuxième. —
D'ann etl, en second lieu, deuxième-
ment. Après ail, il y a quelques :latres
fortes qui deviennent faibles, Wor. la
Grammaire.
. EIL-ANTRENOZ (e-il), 8. m. Y. Sur.
lendemain. Yor. le suirant.
EIL-ANTRONOZ (e-il), s. m. Sarlen-
demain. Ed, deuxième, et antronas,
le dandemain.
EIL-C'HERIA (e-il), v.n.0. E c'heria
of'h he dad, raisonner à son père, pré-
tendre avoir le dernier mot avec Jui.
— Eil, second, et ger, parole. On dit
aussi etl-c'heriat; n. eil-c'heriet.
EIL-00MMA {e-il), v. a. Chauffer gne
seconde fois au feu. — E, deuxième,
et ‘iomma, chauffer.
EML-GHRIAT (o-5), v. n. Rat, EIL
C'HERIA, plus régulier.
ŒIL-HADA (e-il), x. .a. Semer une se-
conde fois, parce que l'on n'a pas
réussi la première ; p. eikhadet. — E,
ème, et bada, semer.
EIL-TRENOZ (e-il). Yor. EIL-ANTRENOZ.
Y.
ELLVEBEA (e-élveder), adj. Binaire.—
Eil, second.
EIL-ZIMEZI (e-il), 8. m. Second ma-
riage. — Eil, second, et dimexi, ma-
rjage.
EIL-ZIMEZI (e-il), v. n. Se remarier;
p. eil-ximeset. — Kil, second, etdimeri,
se marier.
EIN (e-in), 8. pl. m. Pluriel irrégu-
lier de oan, agneau.
EIN, s. m. Y. Oiseau, volaille. Cette
orthographe est vicieuse, car ce mot,
ain écrit, devrait être pranondé #-in;
EK
or, on prononce 86, exn. Vay. P
derniers mots.
EINET, s. pl. m. Pluriel du précé-
dent. Orthographe vicieuse çosr ts
mêmes raisons que ein. Yor. EME,
ENET. |
EINETAOUR, 8. m. Y. Orthographe
vieieuse oomme ein, 8. 1. °
EINETEIN, v. n. V. Aller à la chasse
des oiseaux. Orthographe vicieuse.
Voy. les précédents.
EISTR {o-istr). VOY. HEISTRENN.
EISTRA (e-istra). YOY. HEISTRA.
EISTRENN (e-istrenn). Voy. HEISTREM.
EIT (e-it), conj. Y. Le même qne evit.
EIZ (e-ix), Nom de nombre. Huit. —
En anglais, eight.
EIZIL, adj. (anc.) Débile.
EIZ-UGENT (e-ix-ug-eft), nom de
nombre. Cent soixante. — Eïs, huit,
et ugeñt, vingt. À La lettre, huit dois
vingt.
EIZ-UGENTVED (e-is-ug-eñtved), adj.
numéral. Cent soixautième. Voy. le
précédent.
EIZVED ({e-isved), adj. numéral. Hui-
tième. Vor. RIL.
EIZVED, s. m. Huitaine, octare. —
EG, huit.
EJANN, 8. m. Y. Bœnf. Yar. HNR.
EJENN, 8. m. Bœuf; pl. ed.
EJENN-GOUEZ, 8. m. Bœnf saprage
ou bison; pl. ejenned-goues.
EJENN-VOR, s. m. Bœuf marin. —
Ejenn, bœuf, et mor, mer; pl. ejenned-
vor.
EJONN, s. m. Y. Bœuf; pl. oc'hen,
ec'hen.
EX. Ce monosyllabe sert de termi-
paison à une foule d'adjeclifs et, à
EKL
à peu d'excptions près, caractérise la
où nng chose ou d’une qua-
Té boune où mauvaise. Ainsi korfeh,
f à on gros corps (kort, COS).
nek, qui a de grandes oreilles
(skouarn, oreille). Kalounek, coura-
geux (kaloun, courage). Lodek, qni a
un 10T, une portion (lod, lot, portion).
Ces sortes d'adjectifs sont nsités dans
tous les dialectes. En Cornouaille
foutefois on aime assez substituer la
terminaison ok à la terminaison ek.
Ainsi on y dit diok au lieu de diek;
foënnok- au liet de foeñinek; met'mok
au lieu de mec’hiek. Gette terminaison
ek a beaucoup de rapport avec la ter-
Minäison française eux, dans les mots
morveux, montagneux, peureux, ETS
tueux, etc.
EKAN, 8. m. Encat. Oh dit aussi
chant. Gwersa enn ekan, vendre à
l'encan.
ERANT. Voy. le précédent.
E-KEIT, EKEIT (e-ke-it), prép. Ækeit
ha ma, pendant que, tant qne.
E-KEIT-SE, EKEIT-SE (e-ke-it,. eke-it),
adv. Durant ce temps,
E-KENVER, E-KEVER, prép. Envers
en comparaison de, à l'égard de, à
côté de. — Cette préposition, comme
foutès les prépositions composées,
exige une construction particulière en
présence des pronoms personnels.
Voyez le mot PRÉPOSITION à mon Nou-
veau Dictionnaire 1869. VOy. E-KICHENN.
E-KEVER. Voy. le précédent.
E-KICHENN, prép. Auprès de, à côté
de. Gette préposition composée" exige
une construction particulière quand
elle se trouve en préseticè dés pro-
noms personnels. Ainsi-on dit : e-ki-
chenn va sad, auprès de mon père;
ais on dit enn he gichenn. auprès de
lui. Enn ho kichenn, auprès de vous.
Enn ho c’hichenn, auprès d'eux, etc.
E-MCHENRIN, prép. Tout! près de.
Diminutif de e-kichenn:.
ENLEO: Voy. HEGLED:
ELE #88
E-AREIZ (é-Ére-ix), prép. Parmi, au
milieu de: On dit aussi dre gretr. éette
préposition composée suit les mêmes
règles que e-bichenn. Ent ha c'hris.
au milieu d'eux. Yor. REI.
Ÿ E-KROUG, adr. En suspens, partait
d'une affaire. À la lettre, en potence.
E-KUZ, adv. En cachette. Vor. KUZ.
E-KUZUL, ady. Confidentiellérhént, à
l'oreille. Roms e kusul, parler à l'o-
reille.
EL, article défini. Y. Le, Ja, les. Il
correspond à ai du Léon et a les
mêmes particularités que ce dernier.
El liorsik, le jardin. Y.
EL, s. m. Y. Ange; pl. alet,
EL, mot contracté pour e ai, dans le,
dans lo, dans les. El Korrik. dans le
courtil. EL devriou,. dans les livres.
ELAZ, ELAS, 8. m. Foie, gésier.
ELBIX (añc.). Elbik a ra; il a. de
l'énulation.
E-LEAC'H, prép, Au lieu de.
E-LEAL, alv. Fidèlement, sincère-
ment. Voy.E, EZ, formant des adverbes.
E-LEC'H, prép. Y. Le même que e-
leac'h, du Léon.
E-LEIC'H, ELEIC'H (e-le-ic’h), ad.
Beaucoup, plusieurs. Yor. E-1€t2.
E-LEIZ, ELEIZ (e-le-ix), adv. Beau-
coup, plusieurs. Eleis a dud, beau-
coup de personnes.
ELENE (anc.). Yar. HEVLENE, cette
année.
ELEO. Yy. URL
ELER; pluriel: irrégulier de dlar,
charrüe.
ELESTA; pluriel irrégulier de elés-
Ienn,
ELESTRENN, 9. L. On donne à tort'ce
nom à des plantes qui n'ont entr'eltes
184 ELL
aucun rapport botanique : au pavot,
au glayeul, à l'iris; pl. elestr.
ELESTRENN (anc.). Epée.
ELESTR-PALUO, s. pl. L Iris de ma-
rais.
ELEZ : pluriel irrégulier de eal. ange.
ELE, 8. m. Bardeau, ais, petite
planche.
ELF, ELO. Voy. ce dernier.
ELE, ELV, s. m. C. Nerf; pl. elfou,
elvou.
ELFEK, adj. C. Nerveux.
ELFENN, 5. L. Peuplier, tremble; pl.
elf, elo, masc.
U
ELFEZENN, 5. L. (anc.) Ivraie, plante.
ELGEZ, HELGEZ {elg-es, helg-e5),s. m.
Menton.
ELGEZEK, HELGEZERK (elg=exex, helg-
esek), adj. Qui a un gros menton.
ELI, ELY, 8. m. (anc.) Huile.
ELIENENN, a. L. Etincelle, pl. ou.
On dit plutôt elienenn-dan.
ELIENENNI, v. n. Etinceler; p. elie-
nennet.
ELIN. Voy. ILIN, coude.
ELINAD. Voy. ILINAO.
ELI0. Voy. ILI0.
ELL, s. m, Ergot de coq; pl. ellou.
Ce mot au pluriel a un sens figuré.
Voy. ELLOU.
ELL, ELL-ARAR, 5. m. Y. T. G. Four-
che de la charrue. Voy. HEL.
ELL, 8. m. Ce mot parait avoir eu
le sens de membre en général, mais
appliqué, je crois, aux oiseaux, pl.
ellou.
ELLEK, adj. Qui a de forts ergots,
de gros membres. Yor. EUL, membre,
ergot.
EM
ELLOU, 8. pl. m. C’est le pluriel de
ell, ergot de coq. 1l se dit en parlant
d'une personne qui se met en colère
ou qui discute avec hauteur. Sevel war
he ellou, à la lettre, se dresser sur
ses ergots.
ELO, pluriel deeloenn, elvenn, elfenn,
peuplier, tremble, arbres.
ELOENN, 8. L Tremble, peuplier,
arbres ; pl. eta, masculin.
ELUMENN, viou-elumenn, 8. pl. m.
Omelette d'œufs.
ELUMETENN, 8. L. Allumette; pl.
elumetes, mascalin.
ELUMETEZ, s. pl. m. Pluriel irré-
gulier de elumetenn.
ELV. Yor. ELO.
ELVAC'H, s. m. CG. Petite planche,
ais, bardeau.
ELVAT, 8. pl. m. V. Pluriel irrégu-
lier de eivenn, jantille de moulin.
ELVENN, ELFENN, S. f. Etincelle.
On dit aussi elienenn; pl. ou. Yor.
ELVENN-DAN.
ELVENN, ELOENN, 8. L Un plant de
peuplier ou de tremble ; pl. elo, elv,
masculin.
ELVENN, ALVENN, 8. f. V. Jantille
de moulin ; pl. elvat.
ELVENN-DAN, 5. L. Etincelle qui sort
d’un corps enflammé ; plelrennou-tan.
— Eltenn, étincelle ; tan, feu.
ELVENNI, v. n. Jeter des étincelles.
ELVEZENN, 8. f. Ravanelle, raifort,
cranson, plantes.
EM. Je ne sais quel rang grammati-
cal donner à ce mot qui est une con-
traction de la préposition e, dans, et
du pronom possessif ma, mon, ma,
mes. Par suite, le mot em siguifie
dans mon, dans ma, dans mes. Entre
autres remarques à faire au sujet de
ce mot, on peut dire qu'il prouve que
EMB
le pronom possessif va, mon, ma, mes,
du Léon, est de nouvelle introduction
et que jadis on disait ma sad, mon
père, au lieu de va zad que l'on dit
aujourd'hui en Léon. Le mot em est de
tous les dialectes, et dans tous les
dialectes aussi les lettres muables
qui se changent après ma ou va, doi-
vent aussi se changer après em. Ainsi
on dit ma fenn, va fenn, ma tête, au
lieu de ma penn, va penn, et de même
on doit dire em fenn, dans ma tête, et
non em pénn : em 51, dans Ma MaisOD,
au lieu de em ti.
EMBANN, s. m. Proclamation, pu-
blication à haute voix dans les rues,
à l'église, ban Je mariage, etc : pl. ou.
Peur ê vezo great ann embannou
kenia etre-s-hoc’h? Quand publiera-
t-on vos bans ?
EMBANN, EMBANNA, v. a. Bannir ou
pablier à haute voix dans les rues ;
publier des mariages à l’église.
EMBANNEIN (embann-e-in), v. a. Y.
Le même que le précédent.
EMBANNER, s. m. Crieur de ville,
crieur public ; pl. ten.
EMBANNOUR, s. m. V. Le même que
embanner ; pl. embannerton.
EM-BERR, adv. V. Bientôt, avant peu.
On dit aussi e-berr, e-verr.
EMSOUDA, IBOUDA, v. a. Greffer,
écussouver, parlant des plants ; p. et.
EMBOUDENN, IBOUDENN, a. L. Ecus-
son ou greffe, terme de jardinage.
EMBREGA. EMBREGI (embreg:i), v. a.
GC. Dompter, parlant des animaux
sanvages ou féroces ; p. embreget
(embrrg-et).
EMBREL, 8. m. Y. Avril. Mis embrel,
Y. le mots d'avril.
EMBRENNEIN (embrenne in), v. a. Y.
Entrepreudre ; p. embrennet. .
EMBROUED, s. m. Partie du métier
des tisserands dite porte-lames.
EMO 185
EME. Location qui est usitée pour
servir d'introduction aux paroles de
quelqu'un. Après ce mot, et dans un
but euphonique, les noms de bap-
tême et de famille changent la lettre
initiale de forte en faible ; c'est du
moins l'opinion de la plupart des
écrivains. Nann, eme Vac'harit (pour
Mac'harit), non, dit Marguerite. Ja
avad, eme Ber (pour Per). oui certes,
dit Pierre. Voy. EME-Z-HAR.
E-MEAZ. VOY. ER-MEAZ.
E- MESK, prép. Parmi, dans. Voy.
au mot E-KENVER ce qui est dit des
prépositions composées.
E-METOU, prép. Parmi, au milieu
de. Cette préposition ne s'emploie
qu'avec les pronoms personnels ; enn
hor melou, parmi nous, etc. Voy. au
sujet de cette construction des pré-
positions composées, ce qui est dit à
mon Nouveau Dictionnaire 1869 au
mot PRÉPOSITION.
E-MEZ, adv. et préposition. C. De-
hors, dehors de. Yor. ER-MEAZ.
EME-Z-HAN, locution elliptique.
-Dit-il. Eme-s-hi, dit-elle. Eme-3-ho,
disent-ils, dirent-elles. Me 30 klap,
eme-3-han. je suis malaie, dit-il. —
Je ne saurais expliquer cette locution.
EMGANN, s. m. Bataille, combat
entre gens de gucrre; pl. ou. Ce mot
paraît contracté du verbe réfléchi
en em ganna, se battre. VOy. KANNA.
EMGLEO, 8. m. C. Accord, conven-
tion. Ce mot semble dériver du verbe
réfléchi en em glevet, s'entendre, le-
quel lui-même est de la famille de
kleo, oule, un des cicq sens.
EMICHANS, adv. Sans doute, peut-
être.
EMLAZ, 8. m. et Y. n. (anc.) Combat,
combattre. Ce mot paraît dériver du
verbe réfléchi ex em lasa, s’eatretuer.
EMOLC'H. VOy. HEMOLC'H.
EMOLC’HI. Voy. HEMOLC'HI,
24
186 ENA
EMP, DMP, pron. pers. V. T. Nous.
IL est toujours régime. Pedet Doué
aveit omp, aveit emp, pries Dieu pour
nous.
EMPENN, s. m. Cerveau, crâne,
cervelle,
EMPENNI, v. a. Porter au cerveau,
parlant des vapeurs, des spiritueux ;
p. empennet.
EMPENNUZ, adj. Qui porte au cer-
veau. Voy. EMPENNI. Evitez ce mot.
VOyY. GWIN-PENN.
EMPEZ, 8. m. Empois de repasseuse.
EMPEZA, v. a. Mettre de l'empois
sur le linge, empeser ; p. ef.
EMPRENN, 8. m. Raïis 06 roue; pl.
Ou.
EMPRENNA, v. a. Mettre des rais,
parlant d’une roue; p. et.
EMPROUI, v. a. Enrayer, parlant
d'une roue; p. emprouet.
EMWEL (emvel), 8. m. Entrevue pour
mariage. Ce mot est contracté de en
em welet, se voir, se visiter l’un l’autre.
EMZIVAD, a. m. Orphelin; pl. ed.
EMZIVAOEZ, a. f. Orpheline; pl. ed.
EMZIVAT, 8. m. Y. Orphelin; pl.
emaivadet. Ce mot est un nom de
famille asses counu.
EN, pron. pers. Toujours régime;
moi. Gan-en, avec moi. Digan-en e
deux bet kement-se. de moi elle tient
cela. 1l ne s'emploie qu’en ces deux
cas.
EN, 8. m. Ciel. Voy. ENV.
__ ENAL, HENAL, 8. m. Y. Haleine,
respiration.
ENALEIN, HENALEIN (enal-e-in),
v. D. Y. Respirer. Yor. HENALEIN.
ENAN, 8. pl, m. Y. Les trépassés.
VOYy. ANAOUR,
EN
ENAOUI, v. a. Animer, vivifier; p.
enaouet. — Ene, âme.
ENCHELP, 8. m. Echarpe pour sup-
porter un bras blessé.
ENDAN, adv. (anc.) Dessous.
ENDERF, ENDERV, 8. m. V. Le même
que pardaez, abardaez.
ENDERV. Voy. le précédent.
ENDEVOUT, v. a. V. Avoir, obtenir ;
p. bet. Yor, KAOUT.
ENDRA, ENDRA MA, conj. Tandis
que, tant que, pendant que. Après la
conjonction endra, les lettres fortes
se changent en faibles. Endra vevinn,
pour endra bevinn, tant que je vivrai.
ENORAMM, v. a. Engerber, mettre
le blé en gerbes; p. et.
ENDRAMMEIN (endramm-e-in), v. à.
Y. Le même que endramm, +. a.
ENE, 8. m. Ame; pl. enéou. Eunn
ene mad, une bonne âme.
ENEB, ENEB-BOTEZ, 5. m. Empei-
gne de soulier.
ENESARZ, ENEBARS, 8. m. Douaire,
dime, champart.
ENEBARZEREZ, 8. L. Douairière.
ENEB-BOTEZ. Yor, ENEB.
ENEBENN, s. f. G. Page d'un livre.
ENEBI, v. n. S'opposer, résister;
p. enebet. — Enep, contraire. Eneb
oc'h, s'opposer à.
ENEBIEZ, 8. f. Opposition, contra-
diction, Voy. ENEBI.
ENEBOUR, s. m. Adversaire, ennemi;
pl. ten.
ENEO. Voy. ENET.
. ENEFF, 8. m. (anc.) Àme.
EN EM. Sorte de particule qui sert
à former les verbes réfléchis. C'est
ENE
ainsi que de kanna, battre, on forme
en em ganna, se battre. Après en em,
1e lettres fortes se changent en fai-
es.
ENEP, adj. et ad v. Opposé, contraire,
contrairement. Ann tu enep, le côté
opposé.
ENEP, A-ENEP, prép. Contre. Sevel
a-enep eunn den, 8e révolter contre
quelqu'un. Sevel a reas a-enep d'ex-
han, il se révoita contre lui.
ENEP, s. m. Envers d'une étoffe.
Sae war enep, robe à l'envers. Enep-
botez, empeigne de soulier. Voy. ERER,
ENEP-GWERC'H, s. m. Présent fait à
la nouvelle mariée par son mari. —
Enep, contre, et guerc'h, vierge, com-
me Pour dire en échange de sa virgi-
nité.
ENEP-KAER, s. m. Tout le contraire.
Ann enep-kaer co, c'est tout le con-
traire.
ENEP-KLEO, 8. m. Echo.
ENESIAD (ene-siad), 8. m. Habitant
d'une tle, insulaire; pl. enexix, enesidi
(ene-sidi).
ENESIADEZ (ene-siades), a. f. Femme
qui habite une tle; pl. ed.
ENESIDI (ene-sidi); pluriel irrégulier
de enesiad.
ENET, EZNET, ENED, 8. pl. m. Y.
Pluriel irrégulier de esn. V., oiseau,
volaille. Deieu enet, le carnaval, les
jours gras. — Deieu, les jours, et enet,
des volailles, pour dire les jours pen-
dant lesquels on mange beaucoup de
volailles grasses.
ENETAT, ENETEIN, v. n. V. Aller à
la chasse aux oiseaux, prendre des
diseaux au piége, au trébuchet, à la
glu; p. enetet.
ENEV, 8. m. Voy. ENE.
ENEVAD, 8. m. Y. Orphelin; pl. et.
On dit aussi enevat.
ENEVADEZ, a. f. Y. Et aussi enevades,
vrpheline; pl. enevadezet.
ENK 187
ENEVAL, 8. m. Y. Animal, bête en
général ; pl. es.
ENEVAT. Yor. ENEVAD.
ENEZ, ENEZENN, a. f. Île en mer,
eu rivière; pl.enesi.
ENEZ, EENEZ, 8. f. Petite poule,
poulette; pl. enesed, enet, ened. Enar
lard, poularde. — Enez, poulette, et
lard, engraissée.
ENEZ AR GER-VEUR, nom géogra-
phique. Belle-Ile-en-Mer. À la lettre,
île de la ville grande; voisine de
Vannes.
ENEZENN, 8. f. VOoy. ENEZ, le.
ENEZ-HEUZ. Nom géographique. Ile-
Dieu.
ENEZ! ; pluriel irrégulier de enerenn.
ENEZIZ ; plurielirrégulier de enesiad.
ENEZ-LARD, s. 1. Poularde. Yor. ENEZ,
pouiette.
ENEZ-VAZ. Nom géographique: tle
de Butz. Voy. au mot ROS60ON ce qui est
dit de l'ile de Bais.
ENFEAZ, s. m. Porte-chasse du mé-
tier d'un tisserand.
ENFEZ, 8. m. Y. T. C. Voy. EREE,
ENGEHENTA (eñig-eheñta). v. a. Peu
usité. Concevoir, engendrer un en-
ant: p.et. Voy. GENEL pour l'emploi.
ENGLENAFF, v. 0. (anc.) Adhérer ou
être joint à, être attaché à.
ENGOESTLA, v. a. Engager par pro-
messe, enrôler, p. engoestlet. En em
engoestla, s'engager, s'enrôler.
ENGROEZ, s. m. Multitude, foule,
affluence.
ENGWESTLA, v. a. Orthographe vi-
cieuse. Voy. ENGOESTLA.
ENK, adj. Etroit, resserré. Re eñk
eo ann or, la porte est trop étroite.
Enn enik, war enk, à l'étroit.
188 ENN
ENKA, v. a. Peu vsité. Rendre étroit.
_ENKAAT, Y. n. Deveair étroit; p.
enkeet, enkeat.
ENKEIN (eñke-in, v. a. Y. Rétrécir,
et aussi opprimer, oppresser ; p.eñnket.
ENKELER. Voy. ANKELC'HER.
ENKIN. Voy. HIRKIN, HERKIN.
ENKLASK, 8. m. Recherche, examen,
perquisition.
ENKLASK, v. a. Rechercher, exami-
ner; p. eñnklasket.
ENKLOCH, 8. m. Kemeret ann eñ-
kloch ha ret lamm kaer, terme de lut-
teurs, donner un croc-en-jambe et
faire tomber.
ENKREZ, a. m. Aflliction, chagrin,
inquiétude.
ENKREZET, adj. Affligé, inquiet.
ENKREZI, v. a. Chagriner, inquiéter,
gêner, peiner ; p. enkreset.
ENKREZUZ, adj. Désolant, affligeant.
ENN. article défini. Y. Le, la, les. Il
correspond à anr du Léon et a les
mêmes particularités que ce dernier.
Enn den, l’homme. Enn itron, la dame.
ENN, 8. m. (anc.); pl. ennou. Je
trouve ce mot duns un vieux manus-
trit avec la signification de motte de
gazon desséchée au soleil et propre à
faire du feu, et aussi au sens de crême
de lait et de coquille de Saint-Jacques,
mollusque marin.
ENN, prép. Dans le, dans la, dans
les. Enn ti, dans la maison. Ce mot
est une contraction de e ann, dans le,
dans la, dans les. Enn nox, dans la
nuit. Enn enezi, dans les iles. Toutes
les particularités que nous avons si-
gnalées au mot ANN, article défini, se
produisent après enn, prép., attendu
que ce dernier est contracté pour
e ann.
ENN-AMC'HOULOU, adr. Yor. An-
C'HOULOU.
ENN
ENN-ANER, ady. C. Infructueuse-
ment, en vain. Cet adverbe est formé
de enn, prép., en, et de aner, corvée
ou prestation en nature, travail qui ne
rapporte rien à celui qui le fait. Enn-
aner e lavaras ann dra-xe d'ezhañ. ce
fut en vaio qu’il le lui dit, il perdit sa
peine à le lui dire.
ENN-DEEUN, adv. Tout droit. Me enn-
deeun eo, c'est moi-même. A la lettre,
c’est moi tout droit. N enn-deeun eo,
c'est nous-mêmes. ll s'emploie du cette
manière avec tous les pronon person-
nels.
ENN HEIZ ALL, sorte d'adverbe.
L'autre jour. À la lettre, dans le jour
autre.
ENN-DE0, adv. T. Déjà.
ENN-DEON. Yor. ENN-DEEUN.
ENN-DERLIK, ady. Y. Dernièrement.
ENN-DIABARZ, prép. En dedans de,
à l’intérieur de.
ENN-DISWEL (disvel), adv. Secrète-
ment, en cachette. Voy. DISWEL.
ENN-DRO, prép. Autour de. — Enn-
dro d'ann ti, autour de la maison.
ENN DRO, ady. — Dont enn dro, re-
venir au lieu d’où l’on était parti. À la
lettre, venir de retour. — Kas enn dra,
rapporter un objet au lieu où on l’avait
pris.
ENN-EUNN-TACL, adv. Subitement,
tout d’un coup.
ENN-EUR, particule qui, placée de-
vant un infinitif, donue à ce dernier
la valeur du gérondif. — Enn-eur gana,
au lieu de enn-eur kana. en chantant;
— Enn-eur dremen, au lieu de enn-eur
tremen, en passant. Cette particule,
comme on le voit par les exemples
qui précèdent, demande après elle
l’adoucissement de quelques lettres
muables. Voy. la Grammaire. Elle a
beaucoup de raprort avec la particule
oet oc'h, qui sert à former le participe
présent. Ainsi : n'her gwel o c'hoarzin
enn-eur lenn, je le vois rire en lisant.
À la letre, je le vois riant en lisant.
TT
ENT
ENN-HOLL-D'ANN-HOLL,adv.T.Tout-
à-fait, entièrement. A la lettre, en tout
au tout.
ENN-TU-ALL, prép. De l’autre côté,
au-delà. — Enn tu-all d'ar mor, au-
delà de la mer.
ENO, ady. là, parlant d'un lieu
éloigné; avec verbe sans mouvement.
— Dre eno, par là.
ENOE, ENQUE, s. m. Ennwi.
ENOEI, ENOUEÏ {enoue-1), v. a. et n.
Eonuyer, s'ennuyer.
ENOEUZ (enoeux), adj. Ennuyeux.
ENON, adv. C. Voy. EN,
ENOR, 8. m. Honneur ; pl, envriou.
— Den a enor, garcon d'honneur d’une
noce.— Beva e-kreiz ann enoriou, vivre
dans les honneurs.
ENORI, Y. a. Honorer, vénérer; n.
enoret.
ENORUZ, adj. Honorable, vénérable.
ENOU, ENQUE. Yor, ENDE.
ENOUI. Voy. ENOEI (enoe-i).
"
EN-PAD. prép. T. VOy. E-PAD.
ENTA, conj. Y. Donc, par conséquent.
Voy. ETA.
ENTAILL (L mouillées), adv. Peut-
être {(anc.).
ENTANA, v. a. C. Mettre le feu, en-
Hammer: p. entanet. — Tan, feu.
. ENTANER, 8. m. C. Incendiaire; pl.
ten.
ENTENT (nrononcez comme en fran-
çais : ainlainte), v. n. Soigner, avoir
soin de. — Enteñt ac'h eunn den klañv,
soigner un malade. — Eñtent oc'h pep
tra enn ti, s'occuper des soins du mé-
nage. - Entent cuz ar c'hezek, soigner
les chevaux.
ENTRE, prép. V. T. C. Voy. ETRE,
prép.
E0G 189
ENTREMAR, 8. m. Enn eñtremar da,
dans le doute de.
ENV. EN, 8. m. Ciel; pl. eñvou. —
Ann env, le ciel.
ENVEZ, s. m. Virole d'outil; pl. eñ-
vesiou (eñve-siou). Quand on compare
le singulier et le pluriel des subs-
tantifs terminés en ez, comme celui-
ci, il faut se rapneler que le s est de
nouvelle introduction à la fin des mots;
autrefois on écrivait enger. Voyez ce
qui est dit à ce sujet à mon Diction-
naire français-breton 1869, à la lettre Z.
ENV-KOABREK, 8. m. Région des
nuages. À la lettre, ciel où se tiennent
les nuages. Voy. ENV-STEREDET.
ENVOR, EVOR, a. m. Mémoire. —
Didan evor, de mémoire.
ENVORI, v. a. Penser souvent à une
chose, la ruminer.
ENV-STEREDET, 8. m. Le firmament,
le ciel étoilé. — Stered, pluriel de
steredenn, étoile.
E0, particule affirmative, oui. C'est
la troisième personne du singulier de
l'indicatif présent du verbe Besa, être.
ED DA, oùi assurément.
LOR, EOK (eôg, e6k), s. m. Saumon,
poisson, pl. eoged (e6g-ed).
EDER, EOK (600, e6k), adj. En maturité,
parlant des légumes; roui, parlant du
lin, du chanvre.
EOGEIN (eôg-ein), v. a. et n. Yor.
EOR),
EOGENN (eôg-enn), 8. f. Trou plein
d’eau où ‘'on met à rouir le lin et le
chanvre. On dit mieux. poull lin, poull
kanab. À la lettre, fosse au lin, fosse
au chanvre.
EOGI (eôg-i), v.a. et n. Mûrir en gé-
néral: rouir ou mettre à rouir le lin,
le chanvre; p. eoget (eôg-et). Il ne faut
pas coufondre ce participe passé avec
eog, adj. Ainsi, on dit : eog a-walc'h eo
al lin, le lin est assez roui ; mais il faut
190 EOS
dire : eoget eo bet al lin pell xo, il ya
longtemps que le lin est roui.
EOK (e6k), 8. m. et adj. Voy. E06.
EOL, s. m. Huile. — £ol-vor, huile
de poisson. Voy. ce mot.
EOLEK, adj. Huileux.
EOLI, v. a. Huiler, p. eolet. On dit
mieux, frota gant eol.
EOLL, EOULL, 8. f. (anc.) Volonté.
EOL-MEN, EOL-MEAN, huile de pé-
trole ou minérale. — Eol, huile, et
men, mean, pierre.
EOL-VOR, 8. m. Buille ‘le poisson. —
Eol, huile, et mor, mer.
EOMM, a. m. T. VOy. EZOMN.
EON, ION. Voy. ERRER, écume.
EONEIN, EONENNEIN (eon-en), v. H.
Y. Rendre de l'écume,
EONENN, 8. L. Ecume. On dit de pré-
férence eon.
EONENNEIN. VOy. ECNEIN.
EONENNI, EONI, v. n. Mousser, écu-
mer, rendre de l'écume.
EONENNUZ, EONUZ, adj. Ecumeux.
EONI, Yor. ECNENNI.
EONTR, s. m. Oncle, degré de pa-
renté.
EONTR-KOZ, s.m. Grand-oncle, degré
de parenté. À la lettre, oncle vieux.
EOR. Yor. HEOR.
EDST (eôst), s. m. Moisson, récolte ;
août. Mis eost, le mois d'août. Ober
ann eost, faire la moisson.
EOST-REZIN (eôst), 8. m. Vendange.
À la lettre, récolte du raisin.
EOSTA, EOSTI (eésta), v. n. Et
mieux, obér ann eost, faire la moisson,
la récolte; p. eostet (eôstet).
ER
EOSTER (eôster), 8. m. Moissonneur ;
pl. ten. Le linge sale des moisson-
peurs: diliad ank ann eost. À la let-
tre, le linge sale de la moisson.
EOSTIK (e6stik), s. m. Rossignol, oi-
seau; pl. eostiged (eôstig-ed).
EOSTIK-BAILL (e6stik-baill avec les
L mouillées), 8. m. Sorte de rossignol
qui a des plumes blanches sur la tête.
— Eostik, rossignol, et ball. adj., qui
a des plumes blanches sur la tête.
YOT. BAILL.
EOUEC'H, s. m. Y. Le même que
evec’h, attention. Lakat eouec'h, Y.
Prendre garde, faire attention.
EOUEC'HEIN, EUEC'HEIN (eouec'h-e-
in), v. n. V. Prendre garde, faire
attention; p. eouec'het, euec’het.
EOUEIN (eoue-in), v. a. V. Boire ; p.
eouet. YOT. IVEIN.
ÉOUEL, 8. L (anc.) Volonté.
ÉOUIT, EIT (eou-it, e-if), conj. Y.
Pour, afin de. Yor. EMT.
EOULL, EOLL, 8. 1. (anc.) Volonté.
EOULLI, v. n. (anc.) Vouloir, avoir
la volonté.
EP, 8. m. (anc.) Cheval.
EPAD, E-PAD, prép. Pendant, durant.
E-pad ann des. pendant le jour. À la
lettre, dans la durée du jour. E-pad
ma, pendant que. E-pad m'eo hirr
ann deiz, pendant que les jours sont
longs.
E-PEP-LEAC'H, adv. Partout. À la
lettre, en chaque lieu.
E-PEP-LEC'H, adv. Y. T. C. Partout.
À la lettre, en chaque lieu. — Lec'h.
V. T. C. lieu.
ER, a. m. Aigle ; pl. ered, et parfois
erer.
ER. Mot contracté pour e, prépo-
sition, dans, et ar, article, le, la, les.
Er mor, pour a ar mor, dans la mer.
A la manière dont ce mot est formé,
ERE
il est évident qu'il exige après lui les
mêmes modifications que l'article ar
pour les lettres muables. Ainsi de
même que l'on dit ar graouenn, au
lieu de ar Kraouenn, la noix ; de même
on dira : er graouenn, dans ia noix.
Voy. la grammaire.
ER, article défini, V. Le, la, les. 11
suit les mêmes règles que l'article ar
du Léon. Er roue, le roi.
ER, a. m. V. T. C. Air, fluide élasti-
que. Voy. ER.
ERA, v. a. T. C. Aérer; p. eret.
E-RAUK, EROK (e-rôk), prép, Y.
Avant, devant.
ERBED, s. m. Recommancation.
ERBEDI, v. à. Recommander une
personne à une autre: p. erbedet. En
em erbed. se recommander ; p. en em
erbedet. Le verbe erbedi était employé
jadis au sens de épargner, ménager.
(Vieux manuscrit.) Erbedi eunn den
eri eunn all, recommander une per-
sonne à quelqu'un. En em erbedi ac'h.
se recommander à.
ER-BET, sorte d'adjectif, Y. Aucun,
aucune, pas de. Ce mot ne s'emploie
qu'avec une négation. Voy. E-RED.
ERC'H, 8. m. Neige.
ERC'HI, ERC'HA, v. impers. non
usité. On dit ober ere'h. Erc'h a ra,
il neige. A la lettre, il fait de la neige.
ERC'HUZ, adj. Neigeux.
ERDRA, con). VOy. ENDRA.
ERE, 8. m. Lien, attache; pl. ereou.
ERE, HERE, Voy. ce dernier.
EREO. Pluriel de er, aigle.
ERED, s. m. Y. Noce. Enn den ered.
le nouveau marié. Er voes ered, la
nouveile mariée. Knn deu bret nehue,
les nouveaux mariés. VOy. EREDEIN.
EREDEIN (ered-e-in), v. n. Y. Faire la
noce, c'est-à-dire le mariage religieux
et le festin ; p. credet.
ER- 491
ERE-LOER, 8. m. Jarretière ; pl.
ereou-loer. — Ere, lien, et loer, 8. m.
bas, chaussure.
EREN, v. a. Lier, atlacher ; p. ereet.
Ce verbe se conjugue sur l’ancien inf-
nitif erea.
ERER, pluriel irrégulier de er, aigle.
On dit mieux ered.
pluriel irrégulier de arar,
charrue. l
E-REZ, adv. et prép. À fleur de, au
res de. E-res ann douar, à fleur de
terre. °
EREZ, HEREZ, a. f. Aversion, envie,
jalousie, répugnance.
EREZI, HEREZI, v. a. Détester, avoir
de l’antipathie; p. ereset.
ÉREZUZ, adj. Antipathique. Evitez
ce mot.
ERE, 8. m. Yor, ER.
ERGENTAOU, (erg-eñtaou), V. Le
même que aketaou.
ERGERZ (erg-erx), 8. m. (anc.) Voyage.
Le mot Kerz, marche, paraît entrer
dans la composition de ce mot.
ERGERZOUT (erg-erzout), Y. n. (anc.)
Voyager.
ERIDOVENN, 8. f. Fruit de l'épine
blanche.
ERIENENN. VOy. EIENENN.
ERIONN, 8. m. Y. Ourlet ; pl. eu.
ERIONNEIN (erionn-e-in), v. a. Y.
Ourler ; p. erionnet.
ER-MAEZ, adv. et prép, T. Yor. ER-
MEAZ.
ER-MEAZ, adv. et pré. Dehors,
hors de ; à la lettre, dans les champs,
dans la campagne. Kas er-meaz, ren-
voyer, mettre dehors d’un lieu habité.
Voy. MEAZ. Er-meax eux ann ti, dehors
de la maison.
109 ES
ER-MES, adv. et prép. V. C'est le
même que er-maez et er-meas. Voy.
MES.
ERMESIAD (erme-siad), 8. m. Etran-
ger à la localité ; pl. ermesidi (erme-
sidi). Ce mot dérive de cr-mes.
ERMESIADEZ (erme-siades), a. L. C'est
le féminin du précédent.
ERMID, a. m. Ermite; pl. ed.
ERNEZ, a, L. C. Fureur.
ERO, ERV, 8. m. Sillon; pl. Tp,
Hada a irvi ledan, semer à sillons
larges et plats. En Basse Bretagne,
on cultive la terre en sillons étroits
et bombés. Voy. ce qui est dit à ce
sujet au mot PENGENN.
EROK, ERAUK (erôk). Yor. E-RAUX. Y.
EROUALCO'H, adv. Y. Assez, à foison.
Voy. A-WALC'H.
EROUANT. VOy. AEROUART.
ERR, HERR, s. m. Vitesse. Ce mot
err est passé dans le français des
marins : l’erre d'un navire.
ERREZ. VOy. ARREZ.
ERREZI. Yor. ARREZI.
ERROL, 8. m. CG. Débat, contestation.
Kaout errol a enep eunn den, murmu-
rer contre quelqu'un.
ERROLI, v. n. CG. Débattre, contes-
ter, p. errolet.
ERRUOUT, v. n. Voy. ARRUOUT.
ERV, ERO. Voy. ce dernier.
ER-VAD, ERVAD, adv. Bien, digne-
ment.
ERVENN, 5. f. Planche de jardin ; pl.
ou.
ES, 8. m. (anc.) Yor. MEL, EAZ.
Es, EI. pronom personnel toujours
régime. Toi. Gan-es, gan-es, avec toi.
ESK
ES, EZ. Cette particule me paraît
avoir un sens négatif en Vannes,
Tréguier et Cornouaille. Voy. ESPLE-
DET, ESPAR.
ESA, ESAE, 8. m. (e-sa, e-sae). Essal.
ESAAT (e-saaf), v. a. Essayer, p. eseet,
eseat,.
ESAE {e-sae), 8. m. Essai.
ESAEA (e-saea), Y. a. Essayer; p.
esaeet.
ESGOAR, s. m. (auc.) Douleur par
froid ou faim.
ESK, HESK, adj. Voy. HER
ESKAMET, ESKEMET, 8. m. (rog
tronc d'arbre à demi-équarri et placé
près d’un mur pour s'y asteoir ou
pour couper la viande à la boucberie.
ESKAMMED. Ce mot que Le Pelletier
écrit ainsi, doit être le même que le
précédent.
ESKAOTA, v. a. D. Tremper dans
l’eau chande pour enlever plus facile-
ment l'écorce de la graine que l'on
veut monder.
ESKED, HESKED. Voy. ce dernier.
ESKED. 8. m. Y. Le même que skeud.
du Léon.
ESKELL; pluriel de askell, aile de
moulin.
ESKELLEK. Voy. ASKELLEK,
ESKELLET, adj. Ailé. — Eskell, pl.
de askell. aile.
ESKEMET. Yor. ESXAMET.
ESKEMM, 8. m. Echange, troc.
Leuskel ennn dra da eskemm eunn
dra all, échanger ua objet.
ESKEMMA,
ESKEMM.
v. a. Echanger. Vory.
ESKENN, HESKENN. Voy. ce dernier.
ESK
ESKENN, s. m. Morceau d'une chose
bonne à manger. Ce mot ne s'emploie
qu'avec une négation. N'en devezso
eskonn, il n'en aura miette.
ESKER, s. m. (anc.) Jambe du corps
homain. Yor. DIVESKER.
ESKER, 8. m. Terme de marine. Ge-
nou ou bois courbe.
ESKERB, SKERB, 8. m. Ecbarpe
portent les fonctionnaires et aussi les
emmes ; pl. ou.
ESKERB, a. m. C. Enn eskerb, en
biais, de blais.
" ESKERBI, v. a. C. Couper en biais;
p. eskerbet.
ESKERN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de askourn, 08.
ESKIBIEN : pluriel irrégulier de eskop,
évêque.
E-SKOAZ, prép, En comparaison de.
E-skoas or pex, e-skoaz d'ar pes am eus
great, en comparaison de ce que j'ai fait.
ESKODQU, s. pl. m. G. Eont ou por-
tion que paie chaque individu dans
une dépense faite en commun.
ESKDP, s. m. Evèque, pl. eskibien.
Ann aotrou'nn eskop a Gemper,monsei-
l’évêque de Quimper. — Lescop est un
nom de famille.
ESKOP, 8. m. Cheville de la latte
d’une charrue.
ESKOP, SKOP. Voy. ce dernier.
ESKOPTED, s. m. Charge ou dignité
d’évèque.
ESKOPTI, 8. m. Evéché, diocèse; pl.
eskoptiou. Eskopti Leon, le diocèse de
Léon. — Eskop, évèque, et ti, maison.
Mont d'ann eskopti, aller à l'évêché.
E-SKOURR, adv. En suspens, parlant
d'une affaire, d'un procès. À la lettre,
à la branche.
nou adj. V. Agile, éveillé, joyeux,
ESK 19
ESKUMUNUGA, v. a. Excommunier;
D. eskumunugot (eskumunug-ef).
ESKUMUNUGENN (eskumunug=enn),
8. L Excommunicalion.
ESMAE, 8. m. (anc.) Souoi, inquié-
tude, effroi.
ESMAEA, ESMANI, v. a. (anc.). Kf-
frayer.
ESMAHI. VOy. ESMAEA.
ESMOLI, v. n. Dont da esmoh, com-
mencer à diminuer, parlant d’un mal,
d'une maladie.
ESPAR, adj. Y. Extraordinaire. Ce
mot paraît être une corruption de
r, Sans pareil. Toutefois, il pourrait
ort bien être formé de es, particule
privative en Vannes, Tréguier, Cor-
nouaille, et de par, pareil. Voy. ES-
PLEDET.
ESPERON, 8. m. Goupillon, asper-
soir.
ESPERN, 8. m. Epargne, économie.
Boestl-espern, tire-lire, esquipot.
ESPERN, v. a. Epargner, économiser,
ménager; D, espernet.
ESPLEDET, adj. Y. T. C. Distrait. Ce
mot paraît formé de es, particule né-
gative, et de pled. plet, Y.T. C., atten-
tion.
EST (ést), s. m. V. T. C. Août, mois
d'août, et aussi moisson, récolte. Voy.
EOST.
ESTEIN (éste-in), v. n. Y. Faire la
moisson; p. esfet.
ESTELL,, s. m. Dévidoir à branches,
pl. ou.
ESTELLENN, 3. f. Planche de fond
d'une charrette. Voy. LISENN.
ESTER, a. m. C. T. Moissonneur,; pl.
ten. En Vannes, estour;, pl. esterion. —
Est, Y.T. G. Moisson.
ESTEREZ, s. f. C’est le féminin du
précédent.
ESTEUZIFF, v. n. (anc.). Décrottre,
baisser.
25
194 ET
ESTIK, 8. m. (éstik) Y. Rossignol,
oiseau; pl. estiget (éstig-et).
ESTLAMM. 8. m. Ktonnement, sur-
prise.
ESTLAMMI, v. a. et n. ÉEtonner,
s'étonner; p. estlammet. Ce verbe n'est
uère usité qu'à l’infinitif avec l'auxi-
ober.
ESTLAMMUZ, adj. Surprenant, mer-
veilleux, étonnant.
ESTOUR (éstour), 8. m. Y. Moisson-
Heur: pl. esterion. Voy. EST. Y.
ETH, ESTROO'H. Ces mots, je crois,
sont particuliers à quelques localités
et s’emploient au sens de : en outre,
plus que, et aussi de : re ail, d'autres.
Ainsi, on dit : estr eged-oun, estroc'h
evid-oun, plus que moi. — Estr eget
ann dra-35e, estr evit kemeñnt-se, outre
cela. — Estroc'h evid-oun a ra kemenñt-
se, d'autres que moi font cela. —
Erir eged=oun e vexo kastiset, il sera
puni plus que moi.
ESTREGED (estreg-ed). Ce mot, que
l'oa trouve parfois aiasi orthographié,
me paraît devoir être écrit en deux
mots, estr eged. Yor. ESTR.
ESTREMVAN, 8. m. T. Détresse.
ESTREN, s. m. Etranger. Ce mot
s'emploie seulement comme pluriel :
ann estren, les étrangers, les gens qui
ne sont pas de la localité,
ESTRENIFF, v. a. (anc.) Retrancher,
priver.
ESTRDC'H. Yor. ESTR.
ET, s. m. Y. Blé, céréale; pl. edeu.
Voy. Ep,
ETA, conj. Donc, par conséquent.
— Deus eta, et mieux; deus (a, viens
donc.
E-TAILL (L mouillées), adv. En dan-
ger de, sur le point de. Voy. TAILL.
E-TAL, ETAL, prép, Auprès de.
ETR
ETEF, ETEV, ETED, s. m. Tison,
bûche; pl. eteviou.
ETEO, s.m. Bûche, (aon: pl. eteviou.
Voy. ETEF, ETEV. Eteo Nedelek, la bûche
de Noël.
ETEV, Voy. ETEF.
E-TI, prép, Chez. — E, en, dans, et
tt, maison. À la lettre, dans maison de.
Cette prép. ne s'emploie qu'avec un
verbe sans mouvement. Avec un verbe
de mouvement, on dit da-di. Voy. ce
mot. N'euz mevell e-bed e-n va sad, il
HA5 pas de domestique chez mon
père.
E-TOUE, prép, T. Parmi. Yor. E-
TOUEZ.
E-TOUEC’H, prép. Y. Parmi, au milieu
de. Voy. E-TOUEZ.
E-TOUEZ, prép, Parmi, dans, au
milieu de. Cette préposition est du
nombre de celles que j'appelle com-
posées, et qui, en présence des pro-
noms personnels, exigent une cons-
truction particulière. C'est ainsi que
l'on dit e-toues ann dud, parmi les
hommes: mais on dit enn ho toues,
parmi vous. À la lettre, en votre parmi.
Voy. E-KENVER et outres prépositions
composées.
ÊTRE, prép. Entre. Etre ann or hag
ar prenestr, entre la porte et la fenêtre.
Etre-3-omp, entre nous. — Etre-:-ho,
entre eux.
ETRE BAD-ZE, adv. Sur ces entre-
faites. À la lettre, entre dure cela.
ETRE DADU, sorte d'adj. Ni bon ni
mauvais, ni jeune ni vieux, ni chaud
ni froid. A la lettre, entre deux.
ETRETANT, adv. Pendant ce temps.
ETREZE, ETREZERK et aussi ETREZER,
prép. Vers, du côté de. Etrese Brest,
vers Brest. Etresek ou etreseg ar mor,
du côté de la mer. Etresek Aire, du
côté d’Auray.
ETREZEG, ETREZEK. Yor, ETREZE.
EUN
ETRO, prép. Vers, environ. Rre goel
Aikeal, vers la Saint-Michel. À la lettre,
vers fête Michel. On écrit a tro.
EU (ewl, 8. m. Y. Foie de l'animal.
KHR. 8. m. (anc.) Obstacle, empé-
chement.
EUBEUL, s. m. Voy. EBEUL.
EUBEULEZ, 8. L Yat. EÉEULEZ.
EUBEULIA. Voy. EBEULIA.
EUBEUL-KOAT. Yat. EBEUL-HAT.
EUBI, non usité. Encombrer, embar-
rasser, parlant d'un chemin, d'un plan-
cher, d’une table, etc. Yor. DIEUBI.
EUEC'HEIN (e-uec'he-in). Yar. EOUE-
KHER. Y. Prendre garde.
EUFL, EUVL; pluriel irrégulier de
euflenn, euvlenn.
EUFLENN, EUVLENN, 5. 1. Poussière
en suspension dans l'air, atome, duvet
qui s'élève du lin qu'on peigne; pl.
œuf, m.
EUR, 8. m. Voy. E0K, saumon, pois-
son.
EUKARISTIA, s. f. Sacrement de l'Eu-
Charistie.
EUL,articleindéfini des deux genres.
Un, une. — Get article suit les mêmes
règles que l'article défini al, et de
même que l'on dit al lesenn, la loi, al
labos, l'oiseau, de même On dit eut
lesenn, une lo, eul labous, un oiseau.
Voy. la grammaire.
EUL (eul), 8. m. Y. Huile.
EULED (e-uled), 8. L Y. Foyer ou
Atre de cheminée. Yor. OALED.
EULEIN
duire a'huil
lnl, v. a. V. Huiler,en-
p. eulet (e-ulet.)
EULEK (e-ulek), adj. Y. Huileux.
EUN (e-un), 8. L. Y. Peur, frayeur.
EUNIK (e-unik), adj. Y. Peureux,
ceaintif.
EUR 195
EUNN, EUN, article indéfini des deux
genres. Uu, une. L'article eunn, à
l'instar de l'article défini ann, ne
ploie qu'en compagnie des substi
tifs dont l'initiale est-une voyelle ou
une des consonues D, H, N, T. Ainsi,
eunn aren. un âne; ng heskenn, une
scie; eunn den, un homme; eunn neis,
un nid; eunn pd, un père. Cet article,
non plus que l'article défini ann, ne
je pas une grande perturbation dans
les initiales des substantifs qui le sui-
vent : la seule lettre T. dans les subs-
tantifs du genre féminin, se change
en D après eunn. Ainsi, aenn, 8. L.
toit de maison; eunn doenn, un toit,
Autrefois on ne connaissait que l'ar-
ticle indéfini eunn. Ainsi on disait
eunn bloas, une année; eunn lesenn,
une loi, au lieu de eur bioas, eul
lasenn, comme on dit aujourd'hui. Les
articles indéfinis eul, eur ne furent
introduits que vers. le rv siècle dans
un-but euphouique.
EUNN HOLL VAD, adv. Beaucou
longtemps. Ce mot est du style fami
lier et répond asses à la locution
cieuse du français un bon peu. À la
lettre, un tout bon.
EUR, article indéfini des deux genres.
Un, une. — Cet article, à l'instar de
l'article défini ar, s’emploi com-
pagnie des substantifs de
tre genre dont la lettre initi
consonne autre que D, H, N, T. (Ces
quatre consonnes ne marchent qu'avec
l'article Ind: Hut eunn.) Il exige après
lui une foule depermutations de lettres
qu'il est inutile de répéter ici. Il suf-
fra de dire que l'article indéfiui eur
suit, à cet égard, les mêmes règles
que l'article défini ar, qui a été Ton:
guement traité.
EUR, a. f. Bonheur. Ce mot se pro-
nouce eur par les 005, éeur Ou eur par
les autres. Il ne s'emploie pas seul.
Ainsi on dit eur-vad, bonheur; gwal
eur, drouk-eur, malleur. À la’ letre,
mauvais bouheur.
EUR (e-ur), 8. m. V. Or, métal pré-
cieux.
EURC'HAT, v. 0. C. Grogner, parlant
des pourceaux.
196 EUZ
EURES, s. m. Noce. Ce mot, de
même que ered, de Vannes, paraît
dériver de eren, v. a., lier. Goaz ann
eured, ar 0005 nevezx, le nouveau marié.
Plac'h ann eured, ar plac'h nerez, la
nouvelle mariée. Ann daou briad nevez,
ann dud neves, les nouveaux mariés.
Tad ann eured, les gens de la noce,
les personnes invitées à la cérémonie
religieuse et au festin qui la suit.
EUREDI. Voy. EUREUSI.
EUREUD. Voy. EURED, noce.
EUREUJ. Voy. EUREO, noce.
EUREUJI, v. a. et n. Faire la noce, se
marier ; p. eureujet. Ce verbe dérive
de eured, eureud, eureu, noce, et si-
gnifle, à proprement parler, faire la
noce, le repas de noce, ce qui a lieu
le jour du mariage à l'église. Yor.
DIMEZI, 8. m. et v. a.
EUR RE-BENNAG, pron. indéterminé.
Quelques-uns. VOy. UNAN-BENRAG.
EURUZ (e-urus), adj. Heureux. Yor.
EUR, 8. m.
EURUZDED (e-urusded), s. m. Bon-
hour. Voy. EUR, 8. m.
EUR-VAD, EURVAD, 8. m. Bonheur.
Voy. EUR, s. m.
EUSA, ENEZ EUSA (eu-sa). Ouessant,
île d'Ouessant.
EUTEURVOUT, v. n. C. Daigner ; p.
euteurveet. Ne euteur ket selaou ac'ha-
noun, il ne daigne pas m'écouter. C.
EUTREU, EUTRU, s. m. Y. Le même
que aotrou ; pl. eutreune, eutrune.
EUVL, EUFL, Voy. ce dernier.
EUVLENNI. Voy. EUFLERNI.
EUZ. Ce mot sert à former le géni-
tif singulier et pluriel. Ann darn vuia
euz ann dud, la plus grande partie des
hommes.
EUZ, NEUI, s. m. Voy. ce dernier.
EUZ, adj. G. Meu, non solide, non
ferme,
E-V
EUZI, HEUZI. Yor. ce dernier.
EUZUZ, HEULUZ, adj. Yor. ce der-
nier.
EV, ENV, 8. m. T. Ciel; pl. eñvou,
evo. Ann eñv, le ciel.
EVA, EFA, v. a. et n. Boire; p.
evet, efet.
EVAGH, s. m. Breuvage ; sans piu-
el.
EVALL, 8. m. (anc.) Ancre de navire.
EVALLIA, v. n. (anc.) Jeter l'ancre,
terme de marine.
EVEC’H, EOUEC'H, 8. m. Y. Attention.
Voy. EOUEC'H.
EVEC'HEIN, EOUECH'EIN (evec'he-in),
v.n. V. Prendre garde, faire attention ;
p. evec’het..
EVEL, prép. Comme, de même que.
EVEL, HEVEL, adj. Voy. ce dernier.
EVEL-EVEL, adv. Couci-couci.
EVELATO, adr. Cependant, néan-
moins.
EVEL-HEN, adv. De cette sorte, de
cette manière.
EVEL-KENT, adv. Tout comme av-
paravant, malgré cela, néanmoins.
— Evel, comte, et kent, avant.
EVEL-SE, ady. Ainsi, donc, c'est
pourquoi. .
EVEL-SEN, EEL-SEN, ady. Y. Le même
que evel-se.
EVENN, 8. m. Juin. Miz evenn, le
mois de juin.
EVER, EFER, 8. m. Buveur: pl. eve-
rien. — Eva, efa, boire.
EVEREZ, s. f. C'est le féminin du
précédent.
E-VERR, &-BEBR, adj. Dans peu,
bientôt.
EVL
EVEZ, EVEZ, a. m. Voy. ce dernier.
EVESAAT (eve-saat), Y. n. Faire at-
tention, prendre garde, contempler ;
p. evesaat, eveseet. Evesait ow-han,
prenez garde à lui. Evesaat oc'h ar
stered, contempler les astres. — Fort.
attention.
EVESIAD (eve-siad), s. m. Gardien;
pl. evesidi.
EVESIANT (eve-sisñt), adj. Attentif,
vigilant.
EVESIEK (eve-siek), ad). Voy. EVESIAËT.
EVEUZ. P. Il s'emploie en Cor-
nouaille à la place de eux et de demeuz
dans les phrases suivantes : Eveux a
Vrest e leu, demeuz a Vrest e teu, eux
a Vrest e teu, il vient de Brest.
EVEZ, EVEZ, 8. m. Attention, dis-
crétion, prudence, précaution. Teurel
evez oc’h eunn dra. faire attention à.
EVEZ! Iaterjection. Prenez garde!
Gare!
EVEZEK, adj. Yor. EVESIEN.
EVID. Yor. Ey.
EVIT, prép. et conj. Pour, à canse
de, malgré. Eott ma, pour que, afin
que, afin de. — Ce mot s'emploie
aussi dans un sens assez particulier :
Kr nep glao. malgré la pluie. À la
lettre, pour aucune pluie. |
EVIT, adv. de comparaison. Cet ad-
verbe ne s'emploie pas devent les ad-
verbes. Ainsi, tandis me l'on dit :
brasoc'h erit he dad. brasoc'h eged he
dad, plus grand que son père, 11 faut
dire seulement : gwasoc'h eget biskaas,
plus méchant que jamais.
EVIT-MAD, adv. À jamais, définitive-
ment, toujours. À la lettre, pour bon.
EVIT-NETRA, adv. Gratuitement, gra-
tis. A la lettre, pour rien.
EVL, 8. m. Voy. EU, huile.
EVL. Pluriel irrégnlier de evlenn,
bourdaine, arbre.
EVO 497
EVLAC'H, EVLEU'N, s. m. Voy. ce
dernier.
EViEC'H. Pluriel irrégulier de evk-
c'henn, orme, arbre.
EVLECHEK, 8. L. et adj. Lieu planté
d'ormes, abondant en ormes.
EVLEC'HENN, 3. 1. Orme, arbre. On
dit aussi uloc'henn.
EVLEIN erT e-n v. a. V. Huiler : p.
evlet, (rilat, — Evil, Y. Huile.
EVLEK, IVLEK, PVLENNEK, adj.
Huileux, Voy. INL EVL.
EVLENE. Yor. HEVLERE.
EVLENNEK, adj. Voy. EVLEX, IVLEX.
EVN, 8. m. Oiseau domestique, et
aussi oiseau en général, comme le
témoigne le mot suivant ; pl. evned,
ened. Ce dernier pluriel ne s’emploie
que pour les volailles. On dit aussi
ezn.
EVNETA, v. n. Faire la chasse aux
oiseaux. Ou dit aussi esneta.
EVNETAER, 8. m. Oiseleur. Yor.
EVN.
EVNEZ-GOUEZ, «. f. Gélinote, oiseau.
Voy. EYN.
EVO, v. a. et n. C. Boire. Cette ter-
minaison en o est particulière aux
dialectes de Tréguier et de Cor-
pouaille pour quelques verbes seule-
ment. Yor. la lettre o an Dictionnaire
des rimes.
EVO. C'est, en Tréguier, le pluriel
de ev, ciel, et en Vannes, le pluriel
de evoenn, plant de bourdaine.
EVODI, Y. n. GC. Monter en épi, p.
evodet.
EVOENN, 8. f. Y. Plant de bour-
daine ; pl. evo, masculin.
EVOR, EMVOR, s. m. Mémoire, et
ausai ellébore, plante. Lavaret din.
dan evor, réciter de mémoire.
198 EZ
EVOR, ENVOR, pluriel irrégulier de
evorenn, bourdaine, arbre.
EVOREK, s. L. Lieu planté de bour-
daines.
EVORENN, 8. L. Elléborine, plante.
EVR, EBR, 8. m. Y. Firmameut.
EVURUZ, adj. T. Heureux.
EVURUZDET, 8. m. T. Bonheur.
E-WERZ ({e-vers), sorte d’adjectif.
Facile à vendre. Beza ê werz, être fa-
cile à vendre, être d’une vente facile.
Voy. GWERZ.
EZ. Particule que l’on employait
anciennement devant un adjectif pour
en faire un adverbe : Ex fur, sage-
ment; 65 tomm, chaudement: es beo,
tout vif, etc.
EZ, EC'H, E. Particule euphonique
qui se place, en certains cas, devant
ivers temps des verbes, comme :,
Neuse es aio, alors il ira; neuse ec'h
erruo, alors il arrivera; neuzé e teuinn,
je viendrai alors. Ces trois particules,
comme on Île voit par ces exemples, ne
s’emploient pas indifféremment l’une
pour l’autre; leur emploi dépend de la
lettre initiale du verbe. Voy. la Gram-
maire.
EZ, ES. Cette particule paraît avoir
eu et avoir encore une signification
négative dans les dialectes de Vannes,
Tréguier et Cornouaille. C'est ainsi
qu’ou la trouve dans la composition de
quelques mots anciens comme ezve-
sans, absence. mot formé de ex, néga-
tif, et de bezanñs (anc.), présence; dans
ezvezant (anc.). absent (ez et bezant
(anc.). présent); ezvezqff, être absent
(ex et bezaff (anc.), être présent) On la
trouve aussi dans des mots encore en
usage en Vannes, comme espar, esple-
det. Voy. ces mots. On remarquera
que, dans les mots anciens, cette par-
ticule demandait l’adoucissement des
lettres fortes, comme dans ezvezans.
Il en est autrement aujourd'hui en
Vannes; on y dit espar, espledet.
EZ, conjonction. Que. Me gred ex
ounn klanv, je crois que je suis ma-
lade.
EZ-
EZ, ES, prop. pers. toujours régime.
Toi. Gan-ex, gan-es, avec toi.
EZ, s. m. Y. T. C. Aise, commodité.
Voy. EM.
EZ, adj. V. T. C. Facile, aisé. Com-
paratif, esoc’h (e-soc'h), plus facile ;
superlatif, esa (e-sa), le plus facile, la
lus facile. — On remarquera que la
ettre s du comparatif et du superlatif,
substituée à la lettre x du positif,
provient de ce que, commenous l’avons
déjà dit plusieurs fois, la lettre x est
de nouvelle introduction à la fin des
mots. Autrefois, on écrivait es au lieu
de ex. Voy. mon Nouveau Dictionnaire
français-breton 1869, aux lettres 8
et Z.
EZAMANT, s. m. Y. Msg, commo-
dité. — Ex, aisé.
EZANZ, s. m. Encens.
EZANSI, v. a. Encenser ; p. esañset.
EZANSOUER, 8. m. Encensoir.
EZEF, 8. m. Bissac; pl. exefiou.
EZEF, EZEO, EZEV, 8. m. boucle des
harnais, auneau qui sert à attacher les
bœufs à la charrue, à la cherrette; pl.
(SUL,
EZEL, IZILI, 8. pl. m. Voy. lu.
EZEN, pluriel irrégulier de asen.
‘âne.
EZENN, s. f. Vapeur, exhalaison ;
pl. ou. Voy. AEZENN.
EZEO, EZEF, EZEV, 8. m. Boucle des
harnais de bœufs.
EZET. adj. T. Aisé, facile. Compara
tif exetoc'h ; superlatif, exela.
EZEV. Voy. EZEO.
EZ-FRESK, adv. Fratchement. Voy.
E. formant adverbe.
EZ-FUR, adv. Sagement , discrète-
ment. Voy. EI. formant adverbe.
EZ-GAE, adv. Y. Joyeusement. Voy.
E. formant adverbe.
Ñ b
FAB
EZ-GWIOU (es-gui-ou), adv. Gaie-
ment. — Es, formant adverbe, et
groiou, adj. Gai.
EZN, EVN, s. m. Oiseau domestique
destiné à la nourriture ; pl. ezned, es-
net, enet. Voy. ce dernier.
EZNETA. Yor. EVNETA.
EZNETAER. VOy. EVNETAER.
EZNEZ, a. L Poulette, petite poule.
Voy. EREIZ,
EZOMM, s. f. Besoin ; pl. ou.
EZOMMEXK, adj. Nécessiteux, diset-
teux.
EZOMMEKAAT, v. n. peu usité. De-
venir nécessiteux.
FAE 199
EIRE, HEZRE, HERE, s. m. Y. Octo-
bre.
EZ-STARD, adv. Solidement. — Es,
formant adverbe, et stard, adj. So-
ide.
EZVEZAFF, v. D. (anc.) Etre absént.
— Ex, négatif, et besaff (anc.) être
présent.
EZVEZANS, s. m. (anc.) Absence. —
Ex, néyalif, et besañs (anc.), présence.
EZVEZANT, adj. (anc.) Absent. —
Ex, négatif, et besant (anc.), présent.
EZ-VIHAN. adv. Dès l'enfance. —
Ex formant adverbe, et bhan, adj.
etit.
b
Nous rappelons ici que, comme les
autres consonnes, cette lettre se pro-
nonce fortement à la fin des syllabes
et des mots. Stef, bouchon; strif,
contestation, se prononcent comme
en français stèle, steffe, strife. Voyez
Ja notice sur la prononciation.
FA, FAO, FAV. Pluriel de favenn,
fève, haricot : c'est le légume que les
marins bretons appellent fayauz.
FARLENN, 8. L. Fable ; pl. ou.
FABLER, 8 m. (anc.) Chanteur en
plein vent.
FABLIK, 8. m. Fabrique, nom donné
à l’administration qui régit les finan-
ces d'une église. Ce mot s'emploie
aussi en Cornouaille an sens de mar-
guillier. VOy. MARGUILLIER.
FABOURZ, s. m. Faubourg.
FAE, 8. m. Mépris, arrogance, indi-
goation, dédain. Ditvar faé, avec dé-
dain.
FAEA, v. à. Et mieux ober fae eux a,
dédaigner. Le mot faca ne s'emploie
pas.
FAELL, 8. m. (anc.) Erreur, méprise.
FAENN. VOYy. FAVENN. |
FAEUZ (fac=ux). adj. Y. Dédaigneux.
200 FAL
FAEZ, adj. iLe méme que fees, plus
usité.
FAEZA, Yor. FEAZA.
FAGL, s. m. (anc.) Flamme.
FA6OD, pluriel irrégulier de fago-
denn, fagot.
FAGODENN, s. f. Fagot : pl. fagod,
masc.
FAGODER. 8. m. Bûcheron ; pl. ten.
FAGODEREZ, s. f. C’est le féminin
du précédent.
FAGDDERI, FAGODIRI, 5. f. Y. Lieu
où l’on emtassse les fagots dans une
cour.
FAGOO!, v. n. Faire des fagots.
FAHI, 8. m. Y. Le même que fart.
FAHIEIN (fahi-e-in), v. a. et n. Y.
Voy. FARIEIN,
FAI (fa-1). Y. Yor. FARI.
FAIEIN (fa-i-e-in), v. a. et D. Vo.
FARIEIN.
FALAOUETA, v. n. C. Nigauder, per-
dre son temps ; p. et.
FALC’H, s. L. Faulx pour faucher les
blés, etc. ; pl. fc’hier.
FALC'HAN, 8. m. Faucon, oiseau;
pl. ed.
FALO'HANER, 8. m. Fauconnier ; pl.
ten.
FALC’HAT, v. a. Faucher, et par
extension, rafer. enlever furtivement
ou violemment ce qu'on trouve sous
sa main, p. falchet. — Fach. a. L
Faulx.
FALC'HEK, 8. m. Grosse araignée
dite Faucheux.
FALO'HER, 8. m. Faucheur ; pl. ten.
FALC'HON. Voy. FALC'HAN.
FALO'HUN. Voy. FALC'HAN.
FAL
FALL, adj. Mauvais, Gengereux,
méchant, nuisible. Au comparatif,
gwasoc'h (goa-soc'h); au superlatif,
gwasa (goa-sa). Voy. ces mots.
FALL, adv. Mal. Roñ da alt, empi-
rer, aller à mal.
FALL-GALOUNI, v. n. Manquer de
courage. — Fall, mauvais, et kaloun,
courage.
FALLAAT, v. n. Empirer, déehoir ;
p. falleat, falleet. Mont war fallaat,
empirer parlant d’un malade.
FALLAENN, s. 1. Défaillance, synco-
pe, et aussi éclipse ou obscurcissement
d'un astre. On le dit aussi d'an nuage
qui masque le soleil. Fallaenn war ann
heol. éclipse de soleil.
FALLAGR, FALLAKR, Voy. ce dernier.
FALLAGRIEZ, 8. f. Méchanceté, ma-
lice, malveillance.
FALLAKR, ajd. Méchant, pervers. Ar
re fallakr, les pervers.
FALLAT, Y. n. Y. Défaillir; p. fellet.
Voy. FALLAAT.
FALLAT, v. a. (anc.) Tromper.
FALLONI, 5. f. Perfidie.
FALLOUT. Voy. FALVEZOUT.
FALS, adj. Faux, infidèle, parlant
d'un écrit, d'un témoin, d'un chrétien,
etc.
FALS, 8. L. Faucille; pl. fsier.
FALS-AOTENN, 8. L. Faucille à blé. À
la lettre, faucille rasoir.
FALS-DANTEK, 8. L. Faucille à dents.
— Pals. faucille, et dantek, qui a des
dents.
FALS-DOUEED, 8. pl. m. Les faux
dieux.
FALSET, adj. Falsifié, parlant du vin.
— Fals, adj. Faux.
L
FAL
FALS-STROB, FALS-STROP, 8. f. Fau-
cille à couper les haies ou les blés à
tour de bras. — Fais, faucille, et
stropa, couper à tour de bras.
FALS-VARCH, 8. m. Éntorse aux
pieds. Voy. FALS-VARCHADENN.
FALS-VARCHA, v. n.C. Faire un faux-
pas, broncher. trébucher. On dit de
préférence, ober eur fals-varchadenn.
FALS-VARCHADENN, 8. f. Faux-pas,
entorse aux pieds. Ober eur fals-var-
chadena, se donner une entorse.
FALTAZI, 8. f. Vaine imagination,
manie ; pl. falasiou.
FALTAZIOU, a. pl f. Chimères, vai-
nes imaginations. C'eat le pluriel du
précédent, lequel ne s'emploie guère
au singulier.
FALTAZIUZ, adj. C. Maniaque.
FALVEZDUT, FELLOUT, v. n. Vouloir,
daigner; p. falvezet. ;
FANK, s. m. Crotte, boue, limon,
crasse des oreilles et des ongles. L'ex-
pression foet-fank se dit d'un laquais
Ou saute-ruisseau. À la lettre, fouette
boue. Cette expression dérive de la lo-
cution foeta fank, à la lettre, fouetter
boue, pour dire être obligé par métier
de faire des courses pur tous lea
temps.
FANK, adj. Sale, malpropre. Toull
fank, bourbier.
FANKA, v. a. Balir de boue; n. fañ-
het.
FANKEK, adj. Fangeux.
FANKENN, 3. f. Sole, poisson de mer;
c'est l'espère qni aime les fonds va-
seux. — Fank, boue. Ce nom convient
drait mieux à la plie, poisson qui se
plaît dans la vase.
FANKIGELL, s. L. Bourbier ; pl. ou
(Fankig-ell).
FANOL, 8. m. Manipule de prêtre.
FANOUILL (Les L mouillées), s. m.
fenouil, herbe à la couleuvre.
FAN 201
FANOUILL-VOR (Les L mouillées),
8. m. Bacile, plante. A la lettre, fe-
neuil de mer.
FANTAN, s. m. T. Fontaine.
FANTEK, ad). C. Sens à moi inconnv.
FANULGON,
plante.
FAO, FAN, FA, 8. pl. m.; pluriel ir-
régulier de favenn, fève.
8. m. B. Matricaire,
FAO, FAV, s. pl. m.; nluriel irrégu-
lier de faoenn, favenn, hètre, arbre.
FABER, adj. et a. f. Lieu planté en
hètres.
FAOENN, FAVENN. s. f. Hêtre, arbre;
pl. fao, fav, masculin.
FAOENNEK, FAVENNERK. Yor. FADEX.
FAO-PUT, 8. m. Charme, charmille,
arbres.
FAOTUZ, adj. C. Vicieux, parlant d’un
cheval.
FAOUT, adj. Koat faout, Keuneud
faout, du bois à fendre. Voy. FAOUTA.
FAOUTA, v. a. et n. Fendre, se fen-
dre; p. faoutet.
FAOUTER, 8. m. Fendeur de bois:
pl. ten.
FAOZ, adj. Faux, fourbe, non vrai.
FAR, 8. m. Mets breton. Voy. FARS.
FARAGOUILLA (Les L mouillées), v. n.
C. Clabauder, dire des paroles indis-
crèles.
FARAGOUILLER (Les L mouillées),
8. m0. C. Clabaudeur; pl. en.
FARAGOUILLI (Les L mouillées), v. n.
G. Yor. FARAGOUILLA.
FARAON. VOy. LAOUERN-FARAOÀ.
FARD, 8. m. Fard, pâte que l'on se
met sur lo visage.
26
FARD, s. m. Câble de navire, gros
cordge, cargaison.
FARDA, v. a. Charger ou armer,
parlant d'un navire; P- et.
FARDA, v. a. Apprèter, préparer,
parlant des mets, de la nourriture, des
repas; p. et. Farda boed, spere à
Jssager.
FARDAL, v. 0. Y. Marcher avec vite.
FARDELL, s. L + Barrage ou endigt
ment momentané d'un cours d au
dans une prairie pour diriger les € eaux
d’une-certaine façon, .. .
FARDELLA, v.-n. Faire un barrage
pour aménager l'eau d’ane prairie;
p. et.
| FARI, s. m. Y. Erreur, méprise,
faute ; pl. farieu.
FARIEIN (brnd, v. n. Ÿ. Tomber
en faute, errer L.S a la s
un temps 00 : darer; p. fo
eme ak'hue, j'ai égaré ma Ka) clés
FARIENN, 8. L Bagatelle: pl. ou. Le
pluriel fariennou est usité au sens de
MAUVAISES patant, : :
FARIET, ad). Y. Effaré, siar des
L w dd 0
FARLAUDENN, 8.1. V. femme cour-
taude, femme hommasse et aussi. de
mœurs libres.
FABLOTA, v. n. S’amuser, se diver-
tir; p. et.
: FARLOTER, s. m. Bon vivant.
A FAMEOTET, adj. Frelaté, parlant du
D. ;
FARLOTI, v. a. Frelater; p, farlotet.
FARO, 5. m. brl he faro, se dit
d'une personne qui est endimanchée.
Ce mot est passé dans Je Français de la
Bretagne; on dit faire , pour
dire faire le beau. ur mors h ars, C.
un beau’ cheval,
FAROD, fi s. m. Mascadin.
U)
FAR
U "1
FARODEZ, s. L Feme, petite mat
tresse. .
| FARGUEL. Yor: FARVEL.
FARS, s. m. Plaisanterie, farce; pl.
ow. Ober farsou, dire ousfaire-des
santeries, des faroces: :
FARS, s. m. Mets breton, appelé are
en français. Ce mets pe compose -de
farine pins ou moins blanche, are en
saus œuf et sacre. Fars-pod est le
fars au lérd que l’on enit dans is 1mar-
mite. Fars breses où breset est le.fars
que l'on sert aux :festins des masta-
ges; on y introduit des œufs, dus sucre
‘et parfois des prunes. AT
FARSAL, v.n. Dire ou faire des farces
 quelqu’ un; p. farset.
FARSES, s. M. Farceur, railleur; pl
ten.
FARSEREZ, 5. f. C'est le féminin du
précéden ent.
FARSIL, s. m. Farcin, mâle des
enpr
' FARSOUR, s. m. Y. Barceur pi. pare
serion.
FARS-POD. Mets breton. Voy. FARS.
FARSUZ, adj. Comique.
FARVELL, 8. m. Gharlatan, Poan:
HI-60.
FARVELLA, v. n. Faire le han, le
fherlatan
FARZELLEREZ, 8. L Gargotière.
FASKL, s. m. Anneau de l’aviron.
FAST, s. m. Les beeed ou entrailles
des poissons; .saos pluriel. Fast Lag
les entrailles des ns.
FATA, v. n. Tomber en olson, en
défaillance. per
FATEIN (fate-in), v. n. Y. Le même
que fata. .. ii
: FAUS, FAOZ. Voy. ce dernier.
FAOSEOAR, s. M. Cr Bebord: pl. ou
FAOZ, adj. Y. T. C. Faux, non vrai.
“FAN, FAO, s: pl. m
de favenn, facenn, hêtre, arbre.
FAV, FA; FAO, à. pl. m. D est le plu-
rie ds forms, Mre,
plant de
TAER: VOY. MEL,
FAVENN, F FAOENN. Voy. ce dernier.
FAVENN, 3. L Fève, légume; pl. fao,
mesculin. k
FAVENNEX. Voyÿ. HEL, Lê mot: fu-
0 figure parmi les noms de fa-
HM, si: Fau
défaut, méprise, m
queroute; Pl. fasiou.
.bévte, erretr,
venture, ban-
.-1 43
eut .:
AAA, +: 4. etn. Tomp
per, tomber en faute ou ns l'erreur:
b. fosies. :
fag, 801. Maii. Déshonorée;
parlant d'une fille. Ce mot dérive 46
fasia. Rerc'h fasiet, fille tombée en
faute.
FAZIUZ, adj. Fautif. Evitez ce mot.
FE, 8. m. V. Dédain, mépris. vor. FRE.
FE, s. m. V. T. C. Foi, croyance.
Voys et
FEAUR, adj. Y. Voy. FER, ad).
FEAC'HEIN rre: HEIN (feac'h:6-in},
v. a. V. Convaincre, surmonter, excel-
ler. -Voy. RWL et sa famille.
FEAC'HOUR, FEC'HOUR. s. m. V. Vain-
queur dans une lutte, dans un jeu.
FEAL, adj. Fidèle.
FEALDED, s. m. Fidélité.
FEAZ, FAEZ, adj. Las de, eñnèyé de
chercher une chose à deviner, con-
C'est le pluriel
\
at, et mieux KOLO Fa, tige d'un
fèves.
setromi |
Wr
«T Et 4
vaincu par le raisonnement d'un ad-
versaire, ot par extension, vaincu dans
use jétte,: dans un: combat, dans um
pugilat, — Le 'mot:/foar esi.en kene
haba le francais 06. la Bretagne avec:
seds:ci-dessus. Dans lea lous à deti-:
pailles, on dit feas ounn, je'ne puis
deviner et de renonce à chercher.
FEAZ, 8. m. Partie du métier d’un
tisserand.
TOA) Y. #. . Convaincre, surmontes;
exceller, l'emporter sur. "T dag
adj U 1 5
FEC'H, ad. T Le ème que feas,
ad).
FECH! interjection (anc.). Fit
FEC'HEIN ee rm), Y. a. Y. La
même que feac'hei
- a WD)
FECHOUR, s. m. V. Le même que
hour,
feac’
| FEDERELL, 1. m : Alouette, oiseau.
FEINTAL, Y. D. L Badiner ; pl.
feintéé
FETE (fes), s. m. Foi, croyance.
E feis, par ma foi.
PEII (fv-isa), v. 0. B. Jnrer, aessu-
rer par serment. Feiza war ar gaou,
jurer sur le mensonge. YOT, FEIZ.
FELC'H, 8, M. Rate, ceriaine partie
interne du corps de l'animal.
FELLEL, v. n. (anc.) ndoi. être
en moins dan un eompte : p. fellet.
Hep fellel nikun, sans qu'il en man-
que aucun,
FELLOUT, Y. D. Daigner, vouloir.
FELPENN, s. m. Eclat de pierre,
bois ; gros morceau de pain, de
viande: pl. bu. Eur felpenn pés kk,
un groë Morceau de viaude.
FELTR, 8. m. Feutre. oi
FELTRA, Y. a. Épandre, éparpiller,
détériorer ; D. Ten
204 FEL
FELU. Yar. FELU-MOR.
FELU-MOR, 8. m. Sorte de goëmon
marin, algue marine. Le mot felu pa-
raît être le nom que l'on donnait à
l'aigue, plante cryplogame, sorte de
lichen qui vit dans lea lieux humides
et dans l’eau douce.
FENNA, v. a. Couler par dessus les
rds.
FENOZ, HENOZ, adv. Cette nuit, par
rapport au futur et au passé. Je trouve
plus exactes les locutions enn nos a
zeu, enn nox tremenet. Voy. le mot
RUT à mon Nouveau Dictionnaire 1869.
FEON, FREON. Voyez ce dernier.
FER, 8. pl. m. C'est le pluriel de
ferenn. lenlille.
FERENN, 8. f. Lentille, légume; pl.
fer, masculin.
FERFF, adj. (anc.) Cruel. Yor. FER.
FERM, s. m. Loyer, ferme de cam-
pagne. Voy. FERMI.
FERMER, 8. m. Fermier; pl. ien.
FERMI, v. a. Louer à bail, affermer,
p. fermet.
FERO, adj. Cruel, inhumain, hagard,
FERONI, 8. m. Évitez ce mot. Je l'ai
trouvé employé au seus de férocité.
FERRA, v. a. Repasser le linge avec
un fer; p. ferret.
FERV, FERO. Voy. ce dernier.
FESKAD, s. m. V. Gerbe de blé dans
les champs, pl. eu.
FESKAT, 8. m. V. Le mème que
fez kad,
FESKENN, s. L V. Gerbe de blé dans
les champs; pl. eu. Yor, FESRAD.
FESKENN, a. f. Partie de la fesse
d'un bœuf, que l'on appelle culotte,
Takenn ejenn.
FES
FESKENN, s. L. Fesse du corps hu-
main; pl. diou-feskenn.
FESKENNAD, 8. m. Fessée.
FESKENNEK, adj. Fessu, qui a de
grosses fesses.
FEST, s. m. Festin, banquet, réjouis-
Sance. Red e oa labourat stard gouda.
fest ar oas. il fallait travailler dur
après avoir été bâtonné; à la lettre,
après la réjouissance du bâton.
FEST, s. m. D. Pardon de campagne
où il y a des danses.
FEST, FESTET, adj. Voy. ce dernier.
FESTA, v. n. Fuire festin, se régaler.
FESTAER, 6. m. D, Goureur de danses
aux pardons des campagnes. Voy. FEST,
C.; pL festaerien.
FESTET, FEST, adj. (anc.) Déterminé,
arrêté, convenu.
FEST-EURED, s. m. Repas de noce. —
Fest. banquet, réjouissance, et eured.
noce.
FEST-MOC'H, s. m. La fête, la réjouis-
sance des boudins. A la lettre, festin
des cochons.
FEST-NOZ, s. m. Assemblée ou ré-
jouissance de nuit.
FETAN, 8. L Y. Fontaine; pl. ieu.
FETEIZ (fete-is), adv. Aujourd'hui.
FETEN, 8. L Y. Fontaine; pl. teu.
FETIZ, adj. Épais, massif, compacte.
11 a aussi le sens de grossier, parlant
des étoftes.
FEUX, s.m. Coup fourré, botte, terme
d'escrime. Yor. TAGL-FEUK.
FEUKA, v. a. Maltraiter, porter une
botte, terme d’escrime.
FEUL, adj. Fringant, parlant d'un
petit moître, d’un élégant.
FEULZ, adj. C. Sauvage et farouche.
FEU
FEURTEN, s. f. C. Fontaine; pl. sou.
FEUNTEUN, s. f. Fontaine, le trou
maconné où l’on puise de l'eau à boire.
Voy. LIBELL
FEUNTEUN-LAPIK, 8. L. On peut ap-
peler de ce nom toute fontaine mal
établie et malpropre et qui n'est bonne
que pour les chiens. — Lank est un
mot fantaisiste dérivé de lapa, laper
ou boire comme font les chiens.
FEUR, s. m. Prix courant, cours,
taxe, mesure.
TEUR, s. m. Gaîne de sabre, de cou-
teau, etc., fourreau.
FEUBA, v. a. Taxer le pris.
FEBRA, v. a. garnir de fourrures.
FEURCHA, Y. n. Yay, FURCHAL.
FEURELL. Voy. FREUZELL.
FEURET, adj. fourré avec laine,
rre, elc.
FEURIA, v. a. Engaîaer ; p. feuriet.
— Feur, gaine.
FEUTEIN (feute-in), v. a. Y. Fendre :
b. feutet.
FESTOUR, 8. m. Y. Fendeur de bois ;
pl. feuterion.
FEZ, s. m. (anc.) Voy. FEU.
FEZ, adj. VOY. FEAZ, FAEL.
FEZA, v. a. et n. VOy. FAEZA, FEAZA.
FIAN, Y. a. et n. T. Confier, se fier:
p. ft.
FIANS, 5. L Y. Confiance.
FISL, FIMBL, s. m. Y. Boucle que
l'on met aux paseaux des pourceaux
pour les empêcher de fouiller la terre.
FIBLA, v. a. C. Battre fort, rosser ;
p. et.
FISLAD, s. m. GC. Coup donné de
main de maître à quelqu'un. Yor.
HRL,
FIB 205
FIBLER, a. m. C. Qui a une bonne
poigne et donne de bons coups. Voy.
FIBLA.
FIBU. Yor. FUBu.
FICH, adj. Qui est bien ajusté ou
habillé, parlant des personnes. Voy.
FICH-FICH.
FICHA, v. a. Apprêèter le repas ou
les mets, préparer, parlant d'un lit,
fourgonner, parlant du feu ; p. et.
FIGHA, v. a. Orner, parer. En em
Reha. se parer, faire toilette, parlant
des femmes.
FICHAL, v. a. et n. Bouger, fourgon-
ner, détiser, frétiller, se trémousser,
rire en s’efforçant de ne pas rire.
FICH-BLEU, a. m. Ce mot s'entend
d'une bataille de gens ivres qui se
prennent aux cheveux ; à la lettre,
remue cheveux. Fich-bleo a s0 etre-x-ho,
ils se prennent aux cheveux.
FIGHELL, s. L Fourgon ou instru-
ment pour remuer le bois dans le four;
pl. ou. C'est aussi le nom que l'on
donne à un frein pour enrayer les
roues.
FICHELLA, v. a. Remuer, parlant du
bois, de la braise du four ; p. et.
FICHELLAD, s. L Liasse de papiers,
etc.
FIOHET, adj. Se dit d'une femme qui
a fait une grande toilette. — En em
ficha, se parer.
FICHET, FLECHET, ©. nm. Y. Poche
des vêtements ; pl. fichedeu.
FICHETAT, s. m. Y. Pochée, une
poche pleine. Ur fichetat arc'hani, une
pleine poche d'argent.
FI0H-FICH, sorte d’adjectif. 11 se dit
d'une personne qui fourgonne sans
cesse, qui se démène et ne peut res-
ter en repos, frétillant. Yor. FICHAL.
PIRN, s. m. Fistule ; pl. iou. C'est
la fstule à l'anus. Voy. Air.
aW rE
104 7 i
. AIEIN (fe-in), v. a. et D. Y. er.
confier, se fier ; p. fiet. -
FIERTR, s. m. (anc.) Brancèrd br
lequel on portait les morts, châsse
pour les reliques.
FIEZ, 8. pl. m. Pinriel de fiexenn,
figue. Voy. FIEZ-GLAZ.
| FIEZEK, 8. f. Lieu planté de figuiers :
pl. fezegou.
NSIEZENN, 8. f. Figue, fruit ; pl.
fes, qui est masculin.
FIEZENN-REAL, 8. L Datte, fruit.
À la lettre, figue royale «
uEZ-6LAM, 8. pl. m. Terme familier
ur désigncr le crottir de cheval ; À
lettre, des figues vertes.
l: IU
. FIPILA, v. n. (ane) Changer de pce
remuer.
FIGUZ, adj. piffcile pour la nourri-
ture. 1 l
Hip, s. m. Fistule. Voy. FIC'H..
FILAS, 5 LT. Er filai, l'après-sou-
per, fn de la soirée.
FILAJOÜR, s .m. Ÿ. Qui court Îes
veillées, les (êtes de nuit. Yor. FILN.
Tous. les gens honnêtes -considèrent
éés réunions comme uné source de
dérangement pour la jeunesse ; en
Yaanes, on les nomme filerie en fran-
çais. :
FILO'HIER, s. pl, L C'est le raie
irrégulier de falc'h, faulx à hucher.
FILENN, s. L. La partie d'üne plan-
che qui entre dans la rainure.
FiLiP, 8. in. Moineau, oiseau ; pl. ed.
On dit aussi chilip.
FILIPAT, v. n. Crier comme font les
moineaux.
Fi, 8.10. Goémon qui a la forme
d’ une corde.
FILLIOIGEZ (iag, »
blesse, débilité. Evitez ce mot.
L Fai-
(l
FIL 6- VT =
FILLOL, FILLOR nes L noii,
m, Filleui ; pl. ed
FILLOR (les L wd s. ti. pL
leul : pl. ed
FILLOREZ (ls L soiit, s. L nt
leule H pl: ed
FILSIER, N pl. f. Pluriel irrégulier
de fais, faucille.
FILVIJENN, s.f. C. Graine du hêtre :
pl. Rioù, m
FIMBL. Voy. FL. ous
FINICH, 8. pl. m. Pluriel de badin,
Voy. pU,
FINIS, 8: pl. m. Pluriel de finiÿean.
FINIJENN,:8. L Fatne, fruit ou graîne
du hêtre ; pl. hed, m. et aussi finich.
: +1
FINOUCHELLA, c.n Kemuer la terre
comme font. les . potcs, et, par extün-
sion, travailler la terre à la surface,
ne pas faire un labour profond.
Vus. .
FINVAL, v. n. Remuer, bouger, fré-
tiller ; P. finvet.
FINVEZ, 8. f. C. Fin: pl. finvesiou,
finvesou.
€ 5 ‘ . 5e . (Ka
FINVEZOU, 8. pl. f. Les fine, ternie de
dévotion.— Ar finvezou diveza, les fins
dernières.
FION, s. Œ... Herbe lonkas et iäns
nœuds, qui pousse dans les prairies
marétagenies.
.FIONENN, 8. f. Faîne ou fait du
hêtre; pl. Ron, m
FIOUN, s. m. C. Ce mot est'tbitial
ou au moins familier, et s'emploie,
comme drouk, au séns ‘de coNTe. —
Fionn 9 56 enn-hi, elle est en colère, Y
— Fioun a ïo enn-hi ken à füch,
est tellement en colère, qu ‘elle en
soufflé:
FIRBOUCH, s. m. Fureteur. Voy. Fia-
BOUCHER.
FIRBOUCHA, v. a. et n. Fouillér %h
mettant tout en désordre, fourgonner,
FIR
1
parlant du feu; p. et. — Firboucha a
aussi Je gens de remuer les perros du
rivage pour én faire sortir les poissons
s’y cacbent.:fl 'se copjages avec
auxiliaire Ober.
| FIRBOUOHER, 8. m. Fureteur, qui
fouille en mettant tout en désordre,
pr; Pi. . te. . rue
‘SAS (rene) 8. L Confiance,
espérance, espoir .
FISIOUT (A-sious, v. a. et n. Avoir
9 confier, se fier.
* ipi (les Lmouillées), 8. m. Babil.
PISTILLA (les L mouillées), v. a.
r.
FISTILLER (les L mouillées), 8
Babillard, caqueteur ; pl. ien Peu uaité
FISTILLEREZ, s. f. C'est le féminin
du précéden Ut
FISTOC’HENN, 8. f. C. Grosse galette,
sorte de pâtisserie ; pl. Bac'h, m.
FISTOUL, 8. m. Séducteur; c'est
plutôt cajoleur. Voy. FISTAULAT.
FISTAUL. On donne à ce mot le sens
de firboucher.
FISTOULAT, v. a. Fistoulat he lost,
à la lettre, agiter sa queue, se dit au
sens de carasser à la manière des
Sa, des chats, en agitant leur
queue, et gx ‘extension il sigaifie
cajoler les les, En style familier. —
Ke a leac'h ab da lost,
va-t-en ailleurs kd le cajoleer. Voy.
FISTOULIK.
FISTOULER, 8. m. Cajoleur, flatteur,
dans ses louanges afin de
plaire. «s VW -
: FETOULIK, s. m. Ober fistoulik, oder
he (b d'ha vestr, faire des caresses
à son maitre, en agitant sa queue,
parlant d'un chien, d’un chat. : ---
dar Ge a EME qui a le même
sens en Léo
FLACON, s.m. Peu usité, mouvement.
F y 7 nt H
Evitez ce substantif et tournez ar le
verbe flacha. pe
FLAC'H, s. m. Béquille d'estro jé:
pl. far'hou, flac'hiou. 1
FLASH, 8. m. Y. Greux de la main.
TOL, DIFLAC'H.
FLACHA, +. n. et par relâchement
flach, se mouvoir, bouger, se remuer.
FLAC’HA, v. n. C. Verser, po
du blé qui se couche à terre; pl
FLACH’AD, 8. m. Y. Poignée ou plein
la main; il signifie aussi coup de
poing. Yor. FUCH, 8. L Y.
FLACH'AT 8. m. v. Le même
flac'had. pe
FLAC'HEK , adj. Qui a d& gran
mains. Voy. Ne "N, des
BLAR, adj.-C. Débile, faible, et aussi
fade parlant d'un mets.. On dit aussi
FLAKBED, 8. m. C. Kvitezs ce mot, et
tournes la phrase par l'adjectif Hak
FLAMBOEZENN , 8. L Framboise,
fruit; pl: flamboes, m.
FLAMM, 8. m. Flamme d'un com-
bustible. Flamma est fumus candens.
FLAMM, ad). Flamboyant, éclatant,
ardent, bien blanchi, parlant du linge
lessivé. — _ Karoñtez-flamm ; ardeur
en religion. - LI
FLAMM, adv. Tout-à-fait, entière-
ment. — Neves-flamm, tout nouveso.
FLAMM-DIVLAMM, adj. T às-ardent,
terme de dévotion, et parlunt- de h
FLAMM-TAN, 8. m. Flamme du feu.
FLAMMA, v.n. Flamber, prendre tu,
s'eafammer; p P.
FLAMMIK, ad). Maniéré, affecté dans
ga tenue. — Aotrou flammi, L Eat
mire, musetdin.'” -
208 FLA
FLAMOAD, 8. m. Epurge, euphorbe,
lithymale, plantes.
FLANON, s. m. Incision sur an corps
mé. |
FLANCHA, v. a. Fendre une plaie,
l'inciser, et aussi faire des pans à un
it.
FLAO, adj. Eur Vari flao, se dit d'une
femme sans ordre. Voy. MARI, 8. Î.
FLAQUIT, s. m. Y. Sonde pour s'as-
surer de la qualité du beurre, du fro-
mage
FLAQUITEIN (flaouit-e-in), Y. a. Y.
Sonder le beurre, le fromage, pour
s'assurer de leur qualité. Yor. FLAOUIT.
FLASK, adj. C. Faible, débile. On dit
aussi flak.
FLASTRA, v. a. Ecraser, fouler; p. et.
FLASTREIN (flastre-in), v. a. V. Kcra-
ser ; p. flastret.
FLATEEIN, FLATEREIN (flatee-in), v. n.
Y. Flagorner, accuser.
FLATERAT. Um flaterat, V., s’entre-
accuser.
FLATEREIN. VOy. FLATEEIN.
FLATRA, v. a. Calomnier, dénoncer,
rapporter en malice que font les autres.
FLATRER, 8. m. Calomniateur, écor-
nleur, rapporteur, (lagorneur, cheva-
lier d'industrie, médisant; pl. ien.
__ FLATREREZ, 8. f. Flagorneuse, ran-
porteuse.
FLAUT (fla-ut), s. m. CG. Le même que
flaouit, Y.
FLAUTA (fla-uta), v. a. G. Le même
que flaouitein, Y.
FLEA, v. n. Verser ou être abattu par
le vent, parlant du blé dans les champs;
L .
6. fee
FLEAR, 8. m. Mauvaise odeur. Voy.
FLERIA.
FLE
FLEAR, adj. Paant. VOy.FLEMA.
FLECHET, adj. Voy. FICHET.
FLED, s. m. Grabat. On dit aussi
fletenn ; pl. flejou.
LEIA (fle-ia). Voy. FLEMA, plus usité.
FLEMM, a. m. Aigulllon, piquant des
abeilles et autres bêtes, et, par exten-
sion, outrage, affront: pl. ou.
FLEMMA, v. a. Piquer avec un aiguil-
lon, piquer, parlant des bêtes armées
d'un dard, et, par extension, offenser,
outrager, exciter, aiguillonner.
FLEMMA, v. 0. Elancer ou donner
des élancements, parlant d'un mal.
FLEMMAD, s. m. J'ai trouvé ce mot
employé au sens d'épigramme.
FLEMM - DOUAR, s. m. Fumeterre,
piante.
FLEMMEIN (flemm-ce-in), v. à. 1. Le
même que flemma.
FLEMMUZ, adj. Satirique.
FLEPENNAT, v. n. G. Babiller.
FLER, 8. m. Y. Mauvaise odeur. Voy.
FLEAR, S. M. :
FLER,s. m. Odorat,un des cinq sens.
FLERIA, Y. n. Infecter, puer.
FLERIADENN, 8. L. Paanteur, et, par
extension, fille de maurvaise vie.
FLEBIUZ, adj. Puant, infect.
FLETENN, a. f. Grabat, couchette;
pl. fletennou. On dit aussi Hed.
FLEUT (fle-ut), s. m. C. Voyg. FLAOBIT, Y.
FLEUTA (fle-uta), v. a. C. Voy. FLAOBI-
TEIN, V.
FLEUTEIN (fle-ut-e-in), v. a. Y. Le
même que flaouitein, Y. .
FLIP, s. m. Flip ar skouarn, le lobe
de l'oreille.
FLO
FLIP, 8. m. (anc.\ Houssine.
FLIPA, v. a. (anc.) Fouetter un enfant
avec une houssine; p. 64,
FLIPAD, FLIPAT, s. m. {anc.) Coup de
houssine.
FLIPPAD, s. m. Bout de chemin. Eur
gwall flippad, un bon bout de chemin.
FLIPPAT, s. m. VOy. FLIPPAD.
FLIPPAT, v. a. Y. Gruger, ravir sub-
tilement.
FLIPPATA, v. n. Faire claquer son
fouet. Par extension, on dit flippata re,
.se vanter, en termes familiers. A la
lettre, faire claquer trop son fouet.
FLISTRA, v. n. Jaillir, rejaillir, p. et.
FLOC’H, s. m. Titre répondant à la
charge d'écuyer. Il se dit aussi d'un
gun qui aime à accompagner les
; pl floc'hed, Hoc'h, Floch et
Le Floc'h sont des noms de famille
très-connus.
FLODA, v. a. (anc.) Cajoler, caresser.
FLODER, 8. m. (anc.) Cajoleur.
FLODERES, 8. L (anc.) C'est le fémi-
ain du précédent.
FLONDRENN, 5. f. Vallée et aussi
angle rentrant de deux toits qui se
joignent; pl. ou.
FLOTANTENN, s. L Blouse, surtout,
sarreau; pi. ou.
FLOUR, adj. Doux au toucher, agréable
au goût, sans aspérités, moelleux.
FLOUR, adj. Dodu, potelé, douillet,
qui a le teint frais (fille), de qualité
supérieure. — Rerc'h lard ha flour,
fille dodue. — Bleud flour, fleur de
farine
FLOURA, v. 8. et n. Caresser avec la
main, r légèrement la main sur
an objet. Voy. FLOURIK.
FLOURAAT, v. n. Devenir doux au
toucher. Peu usité.
FOE 209
FLOURENN, 8. L Prairie d’herbes
fines.
FLOURIK, 8. m. Ober flourik da, faire
des caresses, parlant d'une personne
qui caresse un chien, un chat, en
passant la main sur le poil du dos.
Ce mot dérive de floura.
FLOURIKA, v.a. Et mieux aber flourik.
Voy. FLOURIK.
FLUMINENN, 8. f. V. Étincelle ; pl. eu.
FLUMMOU, s. pl. m. G. Flegme,
bumeur, crachats gras. — Taget eo
gant ar flummou, les crachats gras
l'étouffent. ge
FLUT.C'hoari flut, jeu de cartes assez
semblable au vingt et un.
FLUTERIK-ANN-DOUAR, a. m. Vesse-
de-loup, plante.
FO, s. m. Inflammation, feu de la
fièvre.
FO, FAU (fô), s. pl. m. V. Le même
que fac.
__ FOAI (foa-i), adj. B. Tud foai, des
gens de rien. On dit aussi, à l’tle de
Dais, foat war, faire fi de.
FOAR, 8. f. Foire, grand marché:
pl. iou. — Foar-lec'h, le champ de
foire, le lieu où elle se tient.
FOAS, 8. m. Pâtisserie bretonne que
les enfants des villes appellent en
français foasse. 7
FOBIEZ. Eunn taol fobiex, un coup
fourré, un coup de traître.
F0E! FOUE! Interjection. Fi!
FOEI (foe-i)! Interjection. Le même
que foe.
FOELTR, s. m. (anc.) Foadre. Foeitr-
tamm. Voy. ce mot.
FOELTRA, v. a. Éparpiller, frapper à
tort et à travers comme un homma
emporté, foudroyer, p. et.
27
210. FOE
FOELTREIN {foeltr-e-in), v. a. Y.
Briser, foudroyer; p. fosltret.
FOELTR-TAMM, ady. Pas du tout,
nullement, rien. TT
FDENN, 8. m. Foin, plante fourra-
gère.
FOENNEK, FOENNOK, 8. f. Prairie
arrosée, pl. foenneter.
FOENNER, s. m. Faneur de foin;
Pl, ten.
FOENNOK, s. L. C. Voy. HEMEL, d
D,
FOENN-GALL, 8. m. Sainfoin. A la.
lettre, foin français.
FOENN-TERIEN, s. m. Sainfoin, four-
rage. À la lettré, foin terrestre. Je rie
comprends pas la composition de ce
mot, qui s'emploie aussi pour signifier
du foin sans joncs, du foin pur. Voy.
TENER,
FOEONNENN, 8. L. (anc.) Troenne,.
plante.
FOEREL, s. m. Diarrhée, maladie.
FOERQUZ, s. m. Qui a squrent la
diarrhée.
FOESK, adj. V. Tendre, mou.
FOET, s. m. Fouet .da cherretier,
fouet pour corriger les enfants. |
FOETA, v. a. Fouetter, frapper avec
un fouet, et aûüssi dissiper fallement,
rlant de la fortune, des biens. —
oeta he drantel, dissiper soù patri-
moine. — Foeta heñt, s'emploie très-
bfen pour siguilier voÿager. ”
FOETER, s. m.Fouetteur Spe
et faire claquer son font edt parfo
un titre ches les garçons bretons,
FOETEREZIK-ANN-DOUR, s. f. Berge-
ronnette, hoche-queue, oiseau qui bat
incéésaiment le sol avec £a Queue ;:
à la lettre, neute fouétteuse de Tent.
Le nom de fosteresik-ann-douar con-
viendrait mieux à cet oiseau (jui n'est
pas’ayquatique et qui sé plaît, au con-
FOL
traire, dans les lieux où paissent les
troupeaux, ainsi que l'indique le-agm
de bergeronnette. Le mot foeteresik-
ann-dour doit être le résultat d'une
faute typographique ou d'une confs-
sion avec kannerezsik-ann-dour, lavan-
diëre, oiseau qui fréquente les bords
de l'eau, où il trouve sa nourriture.
FOETEREZIK-AR-BELELX, 8. f. ke même
que ie précédent.
FOET-FARÏX Yay. pA,
FOET-LOST, a. m. V. Cuistre, valel.
A la lettre, fouette queue.
FOJAL, v, n. Y. Le même que fojein.
FOJEA, v. n. Donner à la terre un.
troisième labour. Yor. DIZARAT.
FOJEIN, FOJAL (foje-in), v. n. Y.
Remuer la terre comme font les pour-
ceaux; p. fojet. |
FOLL, adj. Fou, fanatique, fougueusx,
rlaüt d’un-cheval; impéluenx, pas
ut du vent. — Eunn den fol, un fôu.
— Penn-foll, vertigo. — 60 a.
ponn-fol enn-hañ, il a (cheval) le ver-
80.
FOLLEAC’H, 8. m. Y, Folie.
, FOLLEIN, (foll-e-in), v. n. V: Devenir
ou.
FOLLENN, 8. f. Feuille de.papier,.de
métal, page d'un livre, etc.; pl. ou.
FOLLENN-GOAR, 8. L. Rayon de miel.
FOLLENTEZ, s. f. Folie, démence,
extravagance.
FOLLET: . Penn-follet, affolé,
afrolée. » adj faat
FOLLEZ, 5. f. Palle,
FOLLEZ, s.. f. Semploie rarement:
pour follentes.
FOLLIGENN-VAE |folig-enn ),-s.f.€C.
Béoassine, oiseau. Je ne vois pas.le.
rôle que peut jouer le mot mac, mois -
de mal, dans la composition de ce
môt.
FOR
FOLLIGENN-VOR (follig-enn), 8. L C. !
er, (pau de mer.
fou, et ik, entièrement.
FONN, FOUNN, FOUNNUZ. Voy. 06
detaler.
FONNA. Voy. FOUNNA.
FONAAFF, v. n. (shc.) braire en
nombre.
FONS, a. m. C. Anus.
FONTIGELL (foñtig-ell), h. L. Fon-
drière. f l .
FOR, 8. L. En quelques localités oh
dit for, au lieu de foar.
FORAN, adj. Prodigue.
ORAN. Ce ot, dont je né saütais
définir la valeur grammaticale, s’ém-
ploie, entr’autres cas, dans les phrases
suivantes : list pep tra foran, laissez
tout de côté (pour faire ceci on cela,
où bien, alles: y, toute affaire cessant).
On dit aussi : ann ti a x0 foran gant-ho,
ils laissent tout à la débandade dans
la maison.
FORANA, y. n. Dissipeï, gaspiller sa
fortune. Yor. FORAN, adj. Prodigue.
FORBANN, adj. Y. Exilé, banni de sa
patrie.
FORBANNEIN (forbann-e-in), v. a. Y.
Bannir, exiler, chasser d'un pays.
FORRANNEREZ, 5. L. Y. Exil, bahnis.
sement.
FORBU, 8. m. Maladie d’un cheval
foerbu.
FORBUEŸ, adj. Fourbu, parlant d'u
cheval.
FORCH, 8. m. (anc.) Forme, figtire
extérieure.
FORC'H, s. L. Fourche, instrument,
et aussi confluent de rivière.
FORC’H, 8. m. Y. Ihterdiction coélé-
slastique.
FOR on
FORC'H, ady. Y. Infiniment, beau-
coup. Voy. FORS. — Forc'h Kaer, très-
1 beau, très-belle. — Forc'h, prat. très-
_FOLL-HIK, adj. Foû à tièr. = Pol,
nd. Après cet adverbe, les lettres
tes autres que À, p, t, se changent
‘én faibles.
FORC'H, adj. Eur Tart forc'h, une
femme:sans ordre, une souillon. Je
connais pas le sens de cet adjectif.
Voy. mani, nom de baptème.
. FORO'H-DAOUVEZER, a. 1. Fourche à
deux branches. — Forc'h. fourche;
daou, deux ; et bez, dent d'outil.
FÜRC'HEIN (forc’he-in},w.a. Y. Privé,
sevrer, exclure. — Forc'hein unn
doc'h er re all, exclure quelqu'un de
la société des autres. — Um forc'hein
ez à unh drd. 8e priver d'une chose.
PORC'HER, adj. Fourchu. Yor. FORCA,
8. f.
#ONC'HELL, 8. f. Petite fourche.
FORC'HELL-ARAR, s. f. Fourchette de
la charfue, pétite fourche pour
é
décharger le soc et le coutre
charrue.
FÜAS'HELL-LANN, s. m. Borte de
netite fourche dont on se sert pour
écarter les piquants lorsque l’on coupe
là lande, appelée jan ou ajonc, en
français.
FORG'HET, ad]. Y. C. Interdit, parlant
d'un prètre qui a subi la censurè de
l'Eglise. Voy. FORC'H, 8. m.
. FORCHETEZ, a. f. Fourchette, ins-
trument de table.
FORC'H-KAER, adj. Y. Ilustre, re-
nommé. — Forc'h. adj. Y. Beaucoup,
et kaer, beau.
FORLOR, s. m. Anse du gonvermäil.
FORN, FOURN, 8. m. Four, fournaisé.
FORNEÏN (forn-e-in), v. à. Y. Mettre
au four, enfourner.
FORNIA, FOURNIA, v. a. Enfourner.
FORNIAU, s. m. Voy. FOURRIAD.
212 FOU
FORNIER, 8. m. VOy. FOURAIER.
FORNIGAL, s. m. T. Foyer d'une
cheminée, l'âtre.
FORNIGELL, FOURNIGELL (fornig-ell),
8.1. Couvre-feu, ustensile pour couvrir
le feu et l'empêcher de s'éteindre com-
plètement; ce mot a aussi le sens de
creuset et de fournaise. I] se dit encore
d'un petit trou pratiqué au centre du
foyer des paysans bretons, et destiné
probablement à donner de l'air au feu.
OY.MEAN-FORNIGELL et HOUARN-FORNIGELL.
FORS, FORZ, 8. m. Cas, estime. -
Ne rann forz, peu m'importe. — N'eus
fors, il n'importe.
FORS, FORZ, adv. Tant qu'on peut,
beaucoup, à tue-tête. — Lr fort, cri
ou cris à tue-tête.
FORSER, a. m. Y. Tiroir.
FORZ, s. m. et adv. Moins usité que
fors.
FO, s. m. (anc.) Ce mot avait à la
fois la signification de clôture, haie et
fossé d'un champ.
FOSER (fo-ser), s. m. DG. Fossoyeur de
cimetière; pl. ten.
FOUAN, FOUANVY, s. m. Y. Tumeur,
enflure.
FOUAN- AR-GOUK, 8. m. Y. Goître. —
Fouañ, enflure; ar gouk, du cou.
FOUANV. Voy. FOUAR. V.
FOUANVEIN (fouañve-in), v. H. Y.
Enfer, s'eufler, parlant des plaies;
p. fouanret.
FOUAS, 8. mi. YOT, F8AS.
FOUDOUILLAT (les L mouillées), v. n.
Y. Barboter; p. foudouillet. Voy. Fou-
TOUILLA.
FOUE! FOE! interjection. Fil
FOUELTR, s. m. Voy. FOELTR,
FOUENN, 8. m. VOy. F6ENN.
FOU
FOUET, s. m. Voy. RET,
FOUETA, v. a. Voy. FRET
FOUGE (foug-e), s. m. FPanfaronnade,
faste, ostentation, vanité, fierté. —
He-mañ a 100 fouge enn-hañ o klevet
es 00 eur mail, il était tout fie
d'entendre dire qu'il était un habile
homme.
FOUGEAL (foug=eal), v. n. Se glorifier,
se vauter, faire le fanfaron, faire le
rave.
FOUGÉER (foug-eer), s. m. fanfaron,
vantard; pl. ten.
FOUGEREZ (foug-erez), 8. L C. Femme
coquet e et légère de caractère.
FOUILDREIN, v. a. Y. Délabrer, et
aussi dissoudre, parlant d’un mariage.
FOUIN, FOVIN, a. m. T. Fauvette
mâle.
FOUINEZ, a. L. T. Fauvette femelle.
FOUIONNENN, s. f. Y. Le même que
fionenn.
FOULANENN, 8. f. Y. Flanelle.
FOULIN, FOUNILL, s. m. Entonnoir.
FOULINA, FOUNILLA, v. a. Verser ou
remplir avec un entonnoir, et par ex-
tension, mettre en barrique.
FOULINENN, s. f. Fourrure.
FOULTR, 8. m. Foudre. On dit aussi
tan foultr.
FOULTRA, v. a. Foudroyer; p.
foultret.
FOULTRADENN, 8. f. Rlasphème, im-
précation, jurement ; pl. ou.
FOULTRADI, v. n. Proférer des im-
précations.
FOULTR-OOUE ! imprécation. Ton-
nerre de Dieu!
FOULTREIN (foultr-e-in), v. a. Y. Le
même que foeltrein.
FOU
FOULTRENN, s. L. Eur foultrenn pesk,
un gros poisson.
FOUNIL, FOUNILL, s. m. YOT. ce
dernier.
FOUNILA, FOUNILLA, v. a. Yoy. ce
dernier.
FOUNILL (les L mouillées), 8. m.
Entonnoir. Founilk-sil, chantepleure,
pl. ou.
FOUNILLA (L, mouillées). Voy.FSULINA.
FOUNN, FOUNNUZ, adj. Abondant,
fertile, épais, subsiantiel, neurrissant,
de belle dimension. {1 s'emploie aussi
comme adverbe au sens de beaucoup.
Voy. FOUNNUZ. °
FOUNNA, v. n. Peu usité. Abonder.
FOUNNUZ, adj. Abondant, fertile,
substantiel, épais, nourrissant, de
belle dimension. — Boed founnuzs,
mets substantiel. On dit aussi : ar
mevel-se à 30 founnus da bep tra, ou,
founnus d'ail labour, ce valet travaille
activement.
FOUNNUZ, ady. Beaucou!
FOUNNUZ, adv. T. Vite. — Monet
founnus, aller vite.
FOURBIET, adj. V. C. Extravagant,
ébaubl. ‘8
FOURCHAD, FOURCHAT, s. m. Y. En-
jambée; pl. fourchadeu.
FOURCHAT. Voy. FOURCHAD,
FOURCHEIN (fourche-in), v. n. Y. En-
jamber; p. fourchet.
FOURGADENN, 8. L. Frégate, navire;
pl. ou.
FOURGAS, s. m. Agitation.
FOURGASA (fourga-sa), x. a. et n.
Remuer tout dans une maison, s’agiter
comme font les animalcules dans le
vinaigre, dans les eaux croupies; p.
fourgaset (fourga-set).
FOURGASEB (fourga-ser), 8. m. Qui
remue tout dans une maison; pl. ten.
FOU
FOURGASI. Voy. FOURGASA.
213
FOURM, 8. m. (anc.) Frayeur.
FOURN, FORN, s. m. Four, fournaise; |
pl. tou. En latin, fornus.
FOURN-0E0L, s. m. Four à briques,
à tailes. — Fourn, four, et teol, pluriel
irrégulier de teolenn, brique, tuile.
FOURNELL, 8. L. Y. Le même que
fornigell.
FOURNEZ, s. m. Fourneau de forge.
FOURNIA, v. a. Enfourner, mettre
au four; p. fourniet. On dit aussi
ifournia.
FOURNIAD, 8. m. Fournée, plein le
four.— Eur fourniad hara. une fournée
de pain.
FOURNIER, s. m. Celui qui tient un
four public. Ce mot est un nom de
famille très-commun. En français, {l
se prononce Fournié et s'écrit comme
en breton.
FOURNIGELL. Voy. FORAIGELL. |
FOURNIS, adj. et adv. C. Complet,
accompli, parlant de l’âge, compiète-
ment, entier, ample, entièrement. —
Daouzek vloas fournis, douze ans ac-
complis.
FOURNIZ. Yor. FOURAIS.
FOURN-RAZ, s. m. Cbauffour, four à
chaux. — Fourn, four, et ras, chaux.
FOURN-RED, s. m. Four banal. —
Fourn, four, et red, banal, commun.
FOURONDER, 8. m. (anc.) Fromage.
FOURRAD. Fourrad avel, coup de
vent.
FOURRAD-AVEL. VOY. FOURRAD.
FOURRADENN. Eur fourradenn avel,
un vent doux et léger.
FOURRADUZ, adj. C. 11 se dit d'un
homme trop vif, d’un homme colère.
214 FRA
FOUTOUILLA (les L mouillées), Y. n.
Barboter ; p. a. Voy. FOUDOUILLAT.
FOUTOUILLEK (les L mouillées), adj.
Crépu, en désordre, parlant des che-
veux. Eur c'hi foutouillek, un chien
barbet ; cette espèce aime à barboter
dans l'eau. Voy. FOUTOUILLA.
FOUTOUILLENN (les L mouillées), s.
L Niaiserie, futilité, chose iautile.
FOVIN, FOUIN (fou-in). Voy. ce der-
aier.
FOZ, FAUZ, FAUS, adj. Y. T. G. Yor,
FMI.
FRAEZ, FREAZ, adj. Voy. ce dernier.
FRAEZ, s. m. Anus, fondement.
FRAFF, 8. m. (anc.) Corneille, oiseau.
YOT. FRAO.
FRAILL (les L mouillées), s. m. Fente
en général, crevasse par le froid; le
soleil, gercure. Fratll al lagad, le coin
de l'œil. À la lettre, la fente de l'œil.
Le P. Grégoire écrit freill al lagad, ce
qui n'a pas de sens.
FRAILLA (les L mouillées), Y. n. Se
fendre en général, et aussi par le froid,
le soleil ou par choc ; p. fraillet.
FRAMM, 5. m. Jointure, assemblage
de planches, etc.
FRAMMA, v. a. Joindre, assembler,
parlant de pièces de bois, etc.
FRANK, adj. Large, vaste, spacieux,
sincère. Digor frank, ouvert à deux
battaats.
FRANK, adv. Franchement, ingénue-
ment, ouvertement.
FRARKAAT, v. a. et n. Elargir, deve-
nir plus spacieux ; p. frañkeet, fran-
keat.
FRANKAAT, v. 0. Calmer la douleur.
Berañ haat a ra, il se porte mieux. Le
. verbe gwellaat s'emploie à peu près
de même.
FRANKENN, 8. L. (anc.) Sole, pois-
son de mer.
FRE
FRANKIGELL (frañkig-eil), a. 1. Houe,
marre, instruments d'agriculture ; pl.
ou. Voy. MARR.
” FRANKIZ, 8. f. Sincérité, naïveté.
FRANKIZIEN, 8. L. Clairière d'une
forêt. — Frank, adj. large, spacieux.
FRANVA, v. n. T. Beurdonnee ; p. ot.
FRAO, FRAY, 8. m. Corneille, oiseau.
FRAOST, adj. Douar fraost, terre non
cuftivée, terre en fiche.
FRAUSTACH, 8. m. Terre inculte.
FRAPAD, s. m. Brèche faite à ua
pain.
FRASKELL, 8. f. Pet foireux, pet
tratnant. |
FRASRELLA, v. n. Faire un pet fol:
reux et tratnant ; p. et.
FRAUST, FROST (drp, adj. Y. T. 0.
" Voy. FRAOST.
FRAV, FRAO, 8. m. Voy. ce dernier.
FREALZ, s. M. Consolation.
FREALZER, 8. m. Consolateur ; pl.
ten.
FREALZI, v. a. Consoler, soulager ;
p. frealset.
FREALZIDIGEZ (frealxidig-ex), s. f.
Consolation.
FREALZIN, v. a. T. Consoler ; p.
frealzet.
FREAZ, adj. Distinct, parlant des
paroles, clair, parlant de la voix.
FREAZ, adv. Clairement, intelligible-
ment. Komps, koms Reas. parler âis-
tinctement.
FREC'H, FROEC'H, 8. pl. m. Y. C'est
le pluriel de frec'henn, frosc'henn, Y.
ruit.
FREC'HAOUR, s. m. Y. Marchand de
fruits ; pl. frec’harion.
BRE.
FREC'HEIN, FADEC'HEIN (frec’h-e-in),
v. 84 V. Peu: usité. Donner du: fruit,
au propre On dit mieux, rein froec'h,
dougen ouac'h,
FREO'HENN, FROGOENN:, 8. K Y.
rait ; pl. frec’h, oec'h. qui est mas-
FREO'HUZ, adj. Y. Qui. donne beau-
coap de fruits. .
FREDET, ady. Y. Perclus.
FREOA, Y, a. Crover, déchirer’; p: et.
FREGA, v. a. D. Consoler; p. ef.
FREILL (les L mouillées), 8. m.
Flésu pour: battre le bié. Cet instra-
ment tend à disparaître, par: suite de:
l'introduction des machines à battre.
Aujourd'hsi même on ne-s’en sert que.
pour battre une certaine partie de Îa:
récolte que l’on réserve pour ayojr de
la paille longue et non coupée court
conne est celle qui sprt.des.machines
à battre. Voy. DORA.
FREILLOK (les L mouillées), adj. Qui
-en se dandinant.
FREN, 5. f. Y. Narine: pl. difren.
YOZ, Fes.
FBEON, s. m. Narcisse, bonshommes,
plantes.
FRESK, ad). Frais, dans tous les sens
de ce mot, récent, propre, parlant du
linge de corps. Kemerit eur roched
fresk, mettes une chemise propre.
FRESKX, adv. Fraîchement. Es-fresk
a le même sens. Yar, H. formant les
adterbes.…
FRESKAAT, v. n. Devenir frais, =
lant du temps ou du vent; pv free
kaat, freskeat. Freskaat à ra ann avel,.
le vent fraichit.
FRESKAD, s. m. C. Fête des boudins.
FRESKADUREZ, 5. L. Fraîcheor. —
Paak. adj. Frais,
FRESKEIN (fresk-ein), v. n. 1. Chan-
ger-de-linge.:
_BRJ 22
FRET, s. m. Cercle de fer du moyeu
d'une roue
FREUZ, s. m. Etat d’une chose dé-:
molle.
FREUZ, FREUZELL, s. m, prae de-
laboureur. Voy. FREUZA.
FREUZ, 8. m. D. Désordre, tumuite:
FREUZA, v. a. Démolir, crever, rom-
re. par morceaux, et par exteuBiOn,
erser, terme de labourer; le here
sage a pour but de briser les mottes
de:terre, de. les rompre-en morcesex.
FREUZELL, 8. L. Herse de laboureur,
servant à briser les. mpttes de. terre
d’an champ labouré; pl. ou.
FREUZER, a. m. Hersour, pl. ien.
FRM, 5. m. C. T. Yat, RKR
FREZ,.s. pl. m.C, Voy. FREZENN, fruit.
FREZENN, 8. f. Frazenn leue, fraise
de veau,
FRELENM, n. L C. Fruit ; pl. fres, m.
FREZILLON (les. L. mouillées),. 8. f.
Frange, loque pendante: p}. frèxil-
OU.
FRE, 6. m. Nes, groin. Sec'ha he ha,
torcha he fri, se moucher. |
FRIAD; 8. (0. Coup sur le'nes, chi-
enaude, et aussi plein le nes. Eur”
riad butun, une prise de tabae, le
nes plein de tabac. VO. FRUTA, Hé
eur friad da, douner.une chiquenaude à.
FRIANT, adj. L C. Un peu amoureuse,
gaillarde. Frau eo, elle cit ua. peu
amoureuse.
FRIANTIZ, 8. m. C. Friañtix.a.50
gañut-hi, elle est un peu amoureuse.
FRIAT, 8, m. Y. Le même que riad.
FRIATA, v. a. Frapper sur le ner,
donner une chiquenaude.
FRIEK;/adj. Qui a ur grand nes. —
PNR ne
216 FRI
FRIET, ad}. Fret mad, qui a un bon
nez. Cette expression est formée de
fri, nez, et de mad, bon.
FRIGALION, s. m. Y. La partie du
navire qui fend l'eau.
FRIGAS, s. m. Fange, boue liquide.
Il se dit aussi au sens de râclée, frot-
tée, parlant de gens qui se battent.
FRIGASA (friga:sa), v. D. Briser, fra-
casser : p. ef.
FRIGASER (frigaser), s. m. Dissipa-
teur.
FRIKA, v. a. Ecraser; p. et.
FRIKET, adj. Y. Boutou friket, des
sabots ouvragés.
FRIKET, s. f. Y. Ecumoire, pl. eu.
FRIMM, 5. m. Verglas. Voy. le sui-
vaut.
FRIMMA, v. imp., non usité. On dit
gher frimm, verglasser. Frimm a ra,
U tombe du verglas.
FRINGADENN, s. f. Gambade; pl. ou.
Voy. FRINGAL.
FRINGAL, v. n. Caracoler, gambader,
se donner du bon temps.
FRINGER (friñg-er), s. m. Qui aime à
gambader; pl. ten.
FRIN&OL, s. m. Roulade, fredoù.
FRINGOLER, s. m. Qui fait des rou-
ades.
FRINGOLI, v. n. fredonner, faire des
roulades.
FRINKAL, v. n. Regimber. Ce verbe
se conjugue avec l'auxiliaire ober.
Frinkal a ra, il regimbe.
FRINK-FOAR, 8. m. Qui se plaît à
aller aux foires pour faire le beau.
FRINTADELL, 8. 1. Y. Fricassée.
FRINTEIN (frinte-in), v. a. Y. Fricas-
ser; p. frintel.
FRO
FRIOL, adj. Espiègle, gai, dispos.
FRIOL, s. m. (anc.) Dissipateur.
FRIP-HE-DRANTEL, s. m. 1Îvrogue
fieffé. À la lettre, qui dissipe son
argent en orgies. Voy. FRIPA et TRARTEL,
FRIP-HE-ZROUIN, s. m. Dissipateur,
qui dissipe follement son bien. Yoy.
FRIPA et DROUIN.
FRIPA, v. a. Dépenser son bien en
orgies, dissiper follement sa fortune,
son patrimoine.
FRIPONELL, 8. f. Y. Coquette.
FRIPPAL, v. n. Manger gloutonue-
ment; p. frippet. |
FRITA, v. a. frire, fricasser; p.
fritet.
FRITADENN, 8. L Fricassée; pl. ou.
FRITADENN-VIOU, s. L Omelette. A
la lettre, fricassée d'œufs.
FRITER, 8. m. Fricasseur, et par
extension, prodigue, dissipateur de
son bien.
FRITET, adj. Fricassé. Viou riet,
owelette.
FRIZENN, 8. f. Crevasse d’un mur, et
aussi fllle de mauvaise vie.
FAO, a. m. Y. Moût de vin.
FROEC’H, s. pl. m. Y. Pluriel de
froec'hen, fruit.
FROEC'HEIN (froec’h-e-in), v. n. t.
Donner du fruit. Et mieux, rein froec’h,
dougen froec'h.
FROEC'HENN, 8. L Y. Fruit; pl.
froec'h, m.
FROEN, FRON. Voy. ce dernier.
FROG, FROK. Voy. ce dernier.
FROK, 8. m. Y. G. Vétement de tête
des moines.
FROM,8. m. Bruit d’une pierre lancée
avec force, d’une balle de fusil, etc.
FRO:
FROM, v. D. Voy. FROURAL.
ad 8. m (ant) plénitude, Yor-
FRORET
‘riens, v. D. Voy- mart, n mapt.
ratr. adj. ET 5 -Rehpli, pariañt
da pis d "une vée
rnan, FAONELL, 8. L Karine: pl.
difrpn (diow fron), pluriel duel. Ann
difron, les deux narines, les rierines.
FRONAL, LL n. Renifler; Fr: fonn, JL
Fron, pari
FRONDENN, 5. L. Y. Cravate, mou-
choir de cou pour homme; pl. eu. On
dit aussi en Vannes, frond, m.
FRONEK, FRONELLEK, adj. Qui a de
grandes narines. Voy. FRON, FAONELL.
FRONELL, 8. L. Narine; pluriel duel,
difron. Voy. FRON.
FRONELLA, v. n. Nasiller; p. et.
FRONELLEK, adj. Qui a de larges nà-
rines. Voy. FRON.
FRONELLER, s. m. Nasitlard; pi. ien.
FRONELLEREZ, s. f. C'est le féminin
du précédent.
FRONOK, adj. Voy. FRONEX. Ce mot
fronok figure parmi les noms de fa-
mille
FRONSAL, v. n. Enfler les narines,
renifler. On dit aussi fronal.
FRONT, s. m. Plante aux abcès, mo-
relle.
FRONTAL, ad). V. Libéral. Re frontal,
N. | prodigue. A la lettre, trop libéral.
FROST, FRAUST (frôst), ad]. Y. T. C.
Voy. FRAOST.
U
FROSTAJ (rasta, 8. m. Y. Friche,
terre non cultivée
FROT, 8. m. Friction. Voy. RT,
par extension, battre quel
Ober eur frota, faire une
sujet de cette locution, voyes ce qui
est dit au mot inrinrrir (Dictionnaire
FRO 247
FROTA, v. a. Frotter, frictionner, et,
‘un; p.ct.
ction. Au
1869).
FROTER, s. m. Frotteur.
FROUD, 8. m. (anc.) Torrent. :
FROUDENN, s. f. Idée bizarre, manié,
fougue, fantaisie, boutade, ca caprice, ef ez-
travagance, verve. Eur fr n duel,
une rafale, un vent impétueux. Trei
eur froudenn enn he benn, avoir une
idée bisarre.
FROUDENNA, v. a. Avoir des idées
bizarres, des caprices, faire des extra-
vagances.
FROUDENNUZ. adj. Capricieux, ma-
niaque, fougueux, fantasque. Il ne
. s'emploie qu'en parlant des personnes.
, 3. pl. m. Des fruits. C'est le
el à 1 de frouexenn, 5. L fruit.
"FAQUEZA, v. n. Non usité. hRet frouez,
dougen. froues, donner des fruits.
FAOUEZAER, 8. m. C. Marchand de
fruits.
FROUELER, et mieux FROUEZUZ, ad].
fertile
FRODEZENN, 8. f. Fruit, au propre; .
pl. froues, ni
FROUEZER, 8. m. Marchand de fruits.
FROUEZUZ, adj. Fértile.
FROUG, s. m. Y. Uning, pissat.
FROUGADELL, s. L. Y. Trou où tom-
bent les urines des bestiaux.
FROUGEIN(froug-e-in), v.n. V.Uriner,
pisser ; p. frouget (froug-et).
FROUGER (froug-er), s. m. Y. Pisseur.
FROUK, 8. m. Ÿ. Le même que froug.
FROOMAL, v. n. Sifller comme une
grosse monche ou comme une pierre,
une balle de fusil, lancée avec force.
28
218 FUI
FROUN, 8. L. VOY. FRON.
FROUNELLA, v. n. Voy. FRONELLA.
FROUNDENN, 8. f. Yor. FRORDENN.
FROUNT, 8. m. VOy. FRNT,
FROUST, s. m. (anc.) Hallier, menu
bois sec.
FRUSTET, adj. Vain, inutile.
FU, adj. Fin, délié. Erc’h, fu, neige
fine.
FUBU, 8. pl. m. C'est le pluriel de
fubuenn, moucheron.
FUBUENN, s. L. Moucheron; pl. fubu,
masculin,
FUCHA, v. n. C. Soufller comme on
le fait dans la colère. Quelques-uns
écrivent fuc'ha. Voy. COLÈRE à mon
Nouveau Dictionnaire 1869. Voy. FIOUN.
Fioun a so enn-h1i ken a hch, elle est
tellement en colère qu’elleen souffie. C.
FUC’HA, v. n. C. Le même que fucha.
FUDEN, s. f. (anc.) Epouvante.
FUI, v. n. D'après Grégoire, ce verbe
sigoifie se répandre (par-dessus les
bords), et ne s'emploie qu'au figuré
0805 ces phrases : Ken a fu, tant qu'il
se répand ; ken a fue, tant qu'il se ré-
pandait, pour dire, beaucoup, forte-
ment. Fustet eo bet ken a fue, il a été
rossé d'importance.
FUILL (L mouillées), adj. Il se pro-
nonce comme on prononcerait en
français le mot feuille si l’on suppri-
mait la lettre e qai suit la lettre f.
brouillé, parlant du fl, etc. ; crépu,
parlant des cheveux, et aussi crépi de
chaux.
FUILL, 5. m. C. Crépi ou matière
employée pour crépir une muraille.
Voy. le précédent pour la prononcia-
tion.
FUILLA (L mouillées), v. a. et n.
Eparpiller, brouiller, mêler, se friser
naturellement, parlant des poils et
des cheveux ; p. fuillet, Voy. FuIL,
adj., pour la prononciation.
FUR
FUILLA (L mouillées), v. a. C. En-
duire uue muraille de chaux. YOt.
FUILL, adj., pour la prononciation.
FUILLET (L mouillées), adj. Crépu,
frisé naturellement. |
FULENN, 8. f. Y. T. C. Etincelle, flo-
con. Le pluriel est fulat, en Vannes;
fulenno, T.; fulennou, fulad, C.
Etinceler ; p. fulennet,
FULENNUZ, adj. Y. Ktincelant.
FUN, longue corde pour lier les far-
deaux sur la charrette. En latin, furis,
corde,
FUR, adj. Sage, prudent, raisoau:-
ble, économe. Le Fur est un nom ue
famille très commun.
FURAAT, et mieux, dont da vesa fur,
devenir sage, prudent.
FURCHA, FEURCHA. Voy. FURCHAL.
FURCHAL, v. n. Fouiller en un lieu,
et par extension, sonder, scruter, fouil-
ler dans le cœur, etc.
FURCHAN, v. a. T. Le même que
furchal.
FURCHER, s. m. Curieux ou avide à
connaître les affaires des autres.
FURCHEREZ, s. L C'est le féminin du
précédent.
FURED, 8. m. Furet, petit animal.
On dit aussi furtk.
FURGATA, v. n. Fouiller en mettant
tout en désordre, fourgonner ; p. et.
FURIK, 8. m. Le même que fured.
FURJAL, v. n. V. Le même que
furchal.
FURJEIN, FURJAL (furje-in), v. D. Y.
Le même que furchal.
FURLUAK, v. a. (anc.) Chercher dans
l'obscurité.
GAD
FURLHKIN, 8, m. Charlatan, baladin:
pl. ed.
FURLUKINAT, v. n. Jongler, faire des
tours de charlatan: p. furiukinet.
FURLUOK, adj. (anc.) Vagabond, vo-
FURNEZ, 8. f. Ssgesse, prudence,
discrétion, vertu. — Fur, adj., sage,
prudent.
FUSKUILLA (les L mouillées), v. n.
Trembloter.
FUST, 8. m. Pot de tonneau, manche
de gaffe, de fléau pour battre le blé;
pl. ou.
GAD 219
FUSTA, v. a. Battre ou frapper avec
le manche d'une gaffe, d'un fléau, et,
par extension, rosser, baltre avec un
bâton. Voy. FUST.
* FUSTAD, s. m. Coup donné avec le
manche (fust) de certains outils ou
instruments, et, en général, coup
onné.
FUSTEN, s. f. Futaine, étoffe.’
FUZENN, a. f. Fusée, sorte de feu
d'artifice; pl. ou.
FUZIL, FUZUIL, s. m. Fusil, arme à
feu; pl. ou.
#
G
U
Nous rappelons ici que cette lettre,
comme les autres consonnes, se pro-
ponce fortement à la fin des syllabes
et des mots : pistig, douleur aiguë,
distag, détaché, se prononcent comme
en français : pistigue, distague. Cette
lettre aussi est toujours dure, et ne
se prononce jamais comme j. Eget,
ergentaou , distaga , se prononcent :
eg-et, erg-entaou, distag-a. Voir la
Notice sur la prononciation.
GABIENN, 5. L. Anguille de petite
espèce. On dit aussi goabienn.
GACHIK. Voy. GAGAG.
GAD, a. L Lièvre; pl. gedon. Pro-
nuacez gedon comme en français
gaidone.
GAOA, v. n. Mettre bas, parlant de
la femelle du lièvre ; p. et.
GADAL, adj. Se dit d’un débauché:
obscène, parlant des paroles.
GADAN, a. m. C. Lien ou hart pour
amarrer les fagots.
GADELEZ, 8. L Amour loxurieux.
GADEZ, 8. L Femelle du lièvre ; pl.
ed.
GADON, 8. pl. L Voy. 6EDON.
GADONA, v. n. Chasser au lièvre:
p. et.
GAOOUN, s. pl. L. Yor. GEDen.
220 GAG L
GADOUNA. Le même que gadota.
GADOUNER, s. m. Chasseur de Hèrres;
pl. ten.
BAL. adj. et adr. Joyeux, gai, gale-
ment.
GAES, 8. m. (anc.) Moquerie.
GAG, adj. Voy. GAL, bègue.
GAGAG (gag-ag), 8. m. Un vieux ma-
nuscrit donne ce mot comme un ter-
me enfautin pour désigner une poule,
un œuf, On donne aussi ce sens â
gachik.
GAGE! (gag-e-i), Y. H. (anc.) Bégayer,
bredouiller.
GAGEIN (yag-e-in), Y. n. Y. Bégayer.
Gag, gak, bègue.
GAGENNA (gag-enna), v. n. Perdre
momentanément la voix à force de
crier, parlant des petits enfants.
GAGEZ (gag-es), 8. f. Femme bègue.
Gag, gak, bègue.
GAGILLAT (gag-illat, L mouillées), Y.
n. V. Balbutier, bredouiller ; D, ga-
gillet. Gag, bègue.
GAGILLEIN (gag-ille-in). Le même
que le précédent.
GAGN, 5. f. Vieux cheval maigre,
charogne, animal mort, et aussi pros-
tituée. Vuy. KAGN, plus ‘régulier,
GAGOUILL (L mouillées), adj. V. Qui
bredouille, Voy. GAG.
GAGOUILLAT (L mouillées), Y. D.
Commencer à parler comme les petits
enfants, et aussi bredouiller, ne pas
articuler distinctement les mots. Il se
conjugue avec l’auxiliaire ober.
GAGOUILLEZ. C’est le féminin de
gagouill.
GAGOUILLOD. Voy. GAGOUILLET.
GAGOUILLON (L mouillées), s. m. Ce
mot est ancien et a le sens de gagouill.
GAL
GAGOUILLOT (L (imana un
Bègue, qui bredouille.
. BAIN, 8. f. Voy. GAGN.
GAK, GAG, adj. Bègue, qui brodonllle.
soit par défaut de prononciation, soit
parce qu'il a trop parlé ou crié. —
Le Gak est un nom .de famille assez
commun.
GAL, 5. m. Gale, maladie de peau.
GALATREZ, 8. f. Galetas, grenier, la
partie la plus élevée de la maison.
GALB, KALB, 5. m.{an0.) Homme gros
et gras.
GALDU, 8. n. Y. Macreuse, judelle,
oiseaux.
BALE, 8. m. Rabot de menuisier.
GALEEU, s. pl. m. Y. Les galères.
GALENNEIN (gal-enne-in), v. n. V.
Attraper la gale. — Gal, gale.
GALEOU, a. pl. m. Les galères, une
des peines infigées aux criminels. —
Er galeou ema breman, il est actuelle-
ment aux galères.
GALEOUR, s. m. Galérien, forçat ;
pl galeourien, et en Vannes, galerion.
n français, galérien.
GALETEZENN, 8. f. Galette, certaine
pâtisserie; pl. galetes, masculin.
GALEZ, 8. m. Géant de le Fable, être
imaginaire.
GALFREZENN, 5. L. Gaufre, certaine
pâtisserie; pl. galfrex, m
GALL, 8. m. Gaulois, Franeais: 2
Gallaoued. — Ar Gall, Françca
homme né en France; ar You
les Français.
GALL, adj. Gaulois, Français. —
Bro-C' hall, pour Bro- Gall, la France.
A la lettre, le pays gaulois. — Le Gall
est un nom de famille très-commun.
GALL, s. m. (anc.) Guerrier. Voy.
RU, De ces deux mots gall et kali,
GAL
semblent dériver lessubstantifs Gaulois
et Celtes, lesquels étaient synonymes
de guerrier. Ces appellations sont
d'accord avec l’histoire.
GALLEGA, GALLEGAT, v. n. Parler
français. — Gallek, la langue francaise. :
— Gall, s. m. et adj. Français.
GALLEGSAT. Le même que le précé-
dent. |
GALLEK, 8. m. La langue française.
— Ar galak. la langue francaise.
GALLEZ, 8. L Gauloise, Francaise;
GALLIENN, s. L. 0. Poincon.
GALLOUD, 5. m. Pouvoir, autorité,
don, effgacité, privilége.
GALLOUGEX, adj. Puissant.
GALLOUDUZ, adj. Le même que gal-
loudek.
GALLOUT, GELLOUT, Y. n. Pouvoir,
avoir la faculté de; p. gallet. gellet,
— Ce verbe se conjugue presque en-
tièrement sur gellout. Mar gellann,
si je puis; mar gell, s’il peut; mar
gellomp, si nous pouvons. Ma ve gal-
let, si cela est possible. Voyez la
grammaire.
GALOUZ, adj. Galeux. — Gal, gale.
GALUZ, adj. Galeux.
GALUZA, Y. n. Altraper la gale: p. es.
GALUZEZ, s. L. Galeuse.
GALVY, s. m. Appel en justice. Ce mot
est de la famille de gervel, appeler,
dont l’infinitif a’,cien parait avoir été
galvi. Evitez ce mot.
GALVADEK, s. m. Appelant en justice.
Evitez ce mot. Voy. GAL.
GALVADENN, 8. L. Cri pour appeler;
pl.ou. Ce mot dérive de gervel,appeler,
dont l'infinitif paraît avoir été galvi.
GALVEIN (galv-e-in), v.a. V. Appeler;
p, galvet. Voy. GERVEL.
GAN 221
GALVI, v. a. Ron usité aujourd'hui ;
il a fait place à gervel, v. a.
GAMSLID. Voy. KAWBLID. Pronoucez
gamb-lid.
CAN, prép. Avec. Elle ne s’emploie
qu'avec certains pronoms personnels.
— Gan-en, avec moi; gan-e-omp, AVEC
nous; gan-6-hoc'h, avec vous. Dans ces
deux derniers exemples, la lettre e est
euphonique, ces locutions se disant
an lieu de gan-omp, gan-hoc'h. Voy.
GANT.
GANA, v. n. Non usité. Voy. 6ENEL;
p. ganet.
GANAS. Voy. GANAZ, adj., traître.
GANAZ, adj. Perfide, traître, parlant
des personnes.
GANO, prép. Voy. 6ART.
GANEDIGEZ (ganedig-ex), 8. L. Naïs-
gance. Voy. GENEL;, p. ganet, naître.
GANEDIK, adj. Y. Natif. — Ganein, Y.,
naître. VOy. GINIDIK.
GANEIN (gane-in), v. a. et n. Y.
Nattre, mettre au moude; p. ganet.
GANNAC'H, GOUNAC'H, adj. Se dit
d’une vache stérile et d'une vache
sans lait, par l’effet de l'âge. Il se dit
aussi, en style trivial, d'une femme
stérile. Gounec’h est aussi employé en
ce sens.
GANT, prép. Avec, par. Gañt ma,
gañt mac'h. pourvu que. Gant na,
pourvu que, avec une négation Voy.
GAN, prép. Gañt ma teuio, pourvu qu'il
vienne. Gañt mac'h erruo, pourvu qu'il
arrive. Gañt na lavaro tra, pourvu
qu'il ne dise rien.
GANUZ, adj. Qui traîne sur les mots
ou qui chante en parlant. He-man a 30
ganuz, il traîne sur les mots.
CANUZA, GANUZI, v. a. EL aussi beza
ganus, traîner sur les mots, chanter
en parlant. lL se conjugue avec l'auxi-
liaire ober. Ganusi a ra, il traîne sur
les mots en parlant, comme beaucoup
de personnes font en Basse-Bretagne.
299 GAO
GANUZI, v. n. Le même que le pré-
cédent. T 9
GAO, 8. m. T. Mensonge, tort, pré-
jodice; pl. geier. Prononcez ce pluriel
comme cn français, gai-ière.
GAUDEN, s. m. Ce mot, d'après Le
Pelletier, se dit d'un homme mal bâti.
— Gao, gaou, adj., faux, et den,
homme.
BAL, 8. f. Enfourchure des bran-
ches et des cuisses.
GAOL-GAMM, adj. Boiteux des deux
jambes. — Gaol, enfourchure, et kamm,
torta, courbe.
GAOL-GAMMA, v. n. Être boiteux des
deux côtés. YOT. 6AGL-GARN.
GAOL-GAMMEZ, s. f. Boiteuse des
gens côtés. Voy. les mots qui précè-
ent.
GAOLI, v. n. Se fourcher, parlant
d’un arbre; p. gaolet. Voy. AOL.
GAOLIAD, 8. L. Enfourchure des jam-
bes. A-c'haoliad, à califourchon.
GAOLIATA, v. n. Marcher à grandes
enjambées. Voy. GAOL, GAOLIAO.
GAOLIN, Y. n T. Voy. GAOLI.
GAOLOC'H, adj. Qui a de longues
cuisses. — Gao, enfourchure des
cuisses.
GAOLOD, 8. m. Fourche à long man-
che. Ce mot, dérivé de gaol, enfour-
chure, semble indiquer que cet instru-
ment n’a que deux branches réunies à
angle aigu à la douille.
GAONAC'HENN, 8. L. Se dit d'une
femelle stérile ou qui a cessé de porter.
Oa dit aussi gaonec'henn.
GAONEC'HENN, 8. L Yor. GAONAC'HENN.
GAOR. Y OY, GAOUR.
GAOU, adj. Faux.
GAOU, 8. m. Mensonge, tort, pré-
judice, injustice; pl. gevier. Prononcez
ce deruier comme en français gai-vière.
GAR
@AOUI, v. n. Non usité. Ober gaou,
faire tort, causer du préjudice.
GAGUIAD, s. m. Menteur, fourbe,
trompeur ; pl. ed. — Gaou: 8. m.
mensonge.
GAOUIADEZ, 8. f. C'est le féminin du
précédent, pl. ed.
GAOUIER, 8. m., et mieux GAOUIAC.
Voy. ce mot.
GAOUIEREZ, 8. L VOY. GASBIADEZ.
GAOUR, GAOR, 8. f. Chèvre, animal;
pl. gevr, geor. Prouonces ces deux der-
piers comme en francais gaivr, gai-or.
YOT. BWR,
GAOUR- GOUEZ, s. L. Chamois. À la
lettre, chèvre sauvagr; pl. gevr-goues.
GAOUR-KENN, s. f. Peau de chèvre.
Voy. EBR (anc.), peau.
GAOUR-VOR, s. L. Chevrette on cre-
vette, crustacé de mer. A la lettre,
chèvre de mer.
GAOURIK, GAYRIK, s. L Cabri, jeune
chevreau. C'est le diminutif de gaour,
gavr, chèvre.
GAOZAN, GAUZAN. Mots corrompus.
Voy. KOZAN, KOZANENN OU K0S, 8. Im.
Cosson, charançon, mite.
GAOZANA, GAUZANA. Mots corrom-
pus et altérés. Se remplir de mites.
Voy. le mot précédent.
GAR, 8. L Jambe, membre du corps
des animaux; pluriel duel, diou-c'har,
diouar, divesker. Voy. ce dernier. Eur
c'har goat, une jambe de bois.
GAR, adj. (anc.) Rapide. On dit aussi
gare.
GARAN, 5. f. Grue, oiseau; grue,
machine à élever les fardeaux ; pl. ed.
GARAN , 8. f. Jable de tonnelier,
rainure, chantepleure; pl. ou. On dit
aussi garen, rainure.
GARANA, v. a. Jabler, faire des rai-
aures, canneler; pl. et.
GAD
GARANER, 3. m. Jabloire, outil des
tonueliers.
GARANET, adj. et participe. Ce mot
s'emploie en parlant d’un plancher
dont les planches sont jointes par
tenons et mortaises. On appelle tt ga-
ranet, une maison qui, saus avoir de
planchers de cette sorte, a cependant
été faite avec beaucoup de soin,
non-seulement au point de vue des
planchers, mais aussi sous les autres
rapports. VOy. GARANA.
GARBET, adj. (anc.) Qui marche les
jambes écartées. — On trouve dans ce
mot le substantif gar, jambe.
GARC'H, s. f. Y. Hale, clôture en
terre; pl. gerc'hier. Prononcez ce der-
nier mot comme en français : gair-
c’hière, en aspirant la lettre h.
GARC'HLEIZ (garc'hle-is), 8.f. Héron.
Ce mot paraît formé de gar, jambe, et
de kleiz, gauche. S'il en est ainsi, ce
serait saus doute parce que l'on pense
que cet oiseau dort sur la jambe ou
patte gauche. Pour moi, je sais que les
cigognes et autres échassiers dorment
sur une patte, ainsi que la plupart des
oiseaux et volailles; mais j'ignore si
c'est sur la patte gauche senlement.
GARC'HEU, 8. m. Y. Aiguillon pour
piquer les bœufs; pl. garc'heuet. Voy.
GARZOU, GARC'HOU.
GARC'HOUIN (garc'hou-in), s. m. Y.
Le mêmeque garc’heu; pl. garc'houineu.
GARDED, s. m. (anc.) Rapidité, célé-
rité. Voy. GAR (anc.).
GARDEN, s. f. Litière de chemin.
GARDINEZ, 8. f. Lacs pour prendre
des oiseaux.
GARDIS, adj. V. Allègre.
GAADIZ, adj. CG. Vif, allègre. Paor
gardis, garçon alerte. Amzer gardiz,
temps gaillard, sec et frais.
GARE, s. m. Y. Blâme, reproche.
GARE, adj. (anc.) Rapide.
GAR 2923
GAREDER, 8. m. (anc.) Rapidité. —
Gare, rapide (anc.).
GAREEIN (garee-in), v. a. Y. Et mieux
turul er gare, rein er gare, jeter le
blâme, réprimander. Voy. GARE, 8. m. Y.
GAREN, GARAN, 5. L. Rainure; pl. ou.
GARGADENN, 8. f. Gosier, et aussi
goujon, gardon, poisson; pl. ed, en ce
dernief sens.
GARGADENNEK, 8. m. Grand man-
genr, goulu. À la lettre, grand gosier.
VOy. GARGAOERN.
GARGAL, GARGEL (garg-el), pluriel
irrégulier et masculin de gargalenn,
gargelenn, 8. L. T., houx, arbuste.
GARGALENN, GARGELENN (garg-elenn),
8. f. T. Houx, arbuste; pluriel irrégu-
lier, gargal, gargel(garg-el), masculin.
GAR-GAMM, adj. Baacal, tortu. —
Gar, jambe; kamm, tortu, boiteurx.
GAR-GAMMA, v. n. Être boiteux d’une
jambe. Voy. le précédent.
GAR-GAMMEZ, s. f. Boiteuse.
BARREL (garg-el). Voy. GARGAL, T.
GARGELENN (garg-elenn). VOy. GARGA-
LENN, T.
GARGOUILL (les L mouillées), s. m.
fargarisme.
GARGOUILLAT (L mouillées), v. n. Se
gargariser la gorge.
GARIK-KAMM, 8. L. C'hoari garik-
kamm, jouer à cloche-pied. — Garnik,
dimiautif de gar, jambe, et kamm,
boiteux.
GARLANTEZ, 5. L. Guirlande, garni-
ture d'autel: pl. garlantesiou (garlante-
siou.)
GARLANTEZA, v. a. Orner de fleurs,
de guirlandes , p. et.
GARLIZENN, 5. f. Sole, poisson; pl.
garlixed.
224 GAR
GARLOSTENN, 53. f. Perce-oreille,
insecte; pl. garlosted.
GARM, 8. m. Cri du renard ; pl. ou.
GARM, s. m. V. Cri des petits en-
fants ; pl. eu.
GARMEIN (garm-e-in), v. n. Y. Crier
comme font les petits enfants; p.
garmet.
GARMELED, s. m. V. Fresaie, oiseau.
On dit aussi garmelod.
GARMELO00, GARMÉLOT, s. m. Voy. le
précédent ; pl. ed.
GARMI. VOy. GARMEIN,
GARO, adj. Apre, rude, rigoureux,
féroce, grossier ou mal fait, rude au
toucher, mat. Ce mot garo, qui se
disait aussi garv, a formé quelques
dérivés bretons qui lui constituent par
conséquent une certaine famille. Pour
ce motif, on peut penser que le breton
a fourni au français l'expression de
garou (loup), ce mot garou n'ayant
pas de famille en francais.
GARONER, s. m. Y. Jabloire.
GARONET, s. m. Y. Jabloire.
GARR, 8. L. Yor. GAR, jambe, qui est
plus régulier.
GARREDON, 8. m. C. Récompense;
pl. ou.
GARRELI, 3. L. Bernache, oiseau; pl.
garrelied.
GARSAD. VOY. GOARSAD.
GARTELL. Yor. RARTELL.
GARU, adj. Y. Apre, rude. Yor. 6188.
GARY, adj. (anc.) Yor. GARO. On re-
trouve garv dans quelques dérivés.
GARY, 8. m. Ver rouge qui sert d'ap-
pât pour la pêche. Il se trouve sur.
les rivages de la mer; pl. ed.
GARVAAT, v. n. Et mieux, dont da
veza garo, deveuir rade au toucher ;
p. garveet, garveat. VOY. GARY, GARS.
GAV
GARVENN, 8. L Balai de bois rada,
— Garo, garv, adj. Aude.
GARVENTEZ, s. L. Rudesse. Evitez œ
mot. I '
GAR-WASK (gar-oask), s. L. Sorte da
goutte, maladie. Ce mot est composé
de gar, jambe, et de gtwaska, étrein-
re.
GARZ, s. f. Hale: pluriel garsou, gir-
sier. Prononcez comme en fran
gui-rsière.
GARZ, 8. m. Canard mâle, of mâle;
1. girsi, girsi. Prononcezx comme en
rançais gui-rsi, gui-rsi.
GARZELL, 8. f. Y. Râtelier d'écurie ;
pl. eu.
GARZELLAD, 8. f. Y. Ce que peut
contenir un râtelier d’écurie.
GARZOU, s. m, Aiguillon pour pi-
quer les bœufs.
GAS. Y. Monet er gas, s'enfuir. Je ne
puis expliquer cette locution.
GAST, 8. f. Fille de mauvaise vie;
pl. gisti. Prononcez comme en fran-
çais gui-sti.
GASTAOUER, 8. m. Qui fréquente les
filles de mauvaise vie, paillard, débau-
ché ; pl. tien. Voy. GAST.
GASTAOUI, v. n. Courir les filles.
Voy. GAST.
GASTAOUR, s. m. Y. Le même que
gastaouer.
GAT, prép. Ce mot s'emploie en
quelques lieux avec le sens de la pré-
position gané, avec.
GAUZAN. VOY. KOSAN.
GAUZANET. Ce mot, de même que
le précédent, a été altéré. Plusieurs
ralsons m'ont persuadé que le radical
est kozan, kosanet. Voy. ces mots.
GAVACH, adj. V. Poltron.
1 GAVED, 8.1. Voy. JAVED, seul régu-
er.
GEI
GAVEDAD, 8. L Yor, JAVEBAB, soul
régulier.
GAL, Yor. ML
SAYLIN, s. m. (anc.) Petit javelot ;
pl. 04.
GAYLOD, s. m. Javelot; pl. ou.
GAVR, GAOUR, 8. f. Chèvre ; pl. geor,
gevr. Prononces ces pluriels comme
en français, gat-or, gaivr.
GAYR, s. L Chevalet de repos de la
e.
Ñ
GAVR-GOUEZ. VOYy. GAOUR-GOUEZ.
GAVRIK, Voy. GAOURIX, chevreau.
GAVA-VOR, s. L. Le même que gaour-
vor.
GAZ ! Interjection pour chasser le
chat. Yor. CHEGAD.
GER (comme en français gaide, guède),
8. m. Atteuto, espérance, et aussi
ronde ou garde de nuit. Voy. GEDAL.
GEDAL (comme en francais gai-dal,
gué-dal), v. a. Guetler, espérer; p.
gedet (gué-det).
GEDER (comme en français gai-dère,
Kri ral s. m. Guetteur, sentinelle;
pl. ten.
GEDIK (comme en français gaidik,
gué-dik), s. m. Guérite d’un guetteur,
d'un factionnaire.
GED-NOZ, 8. m. Ronde de nuit.
Voy. GED.
GEDON, GADON (comme en français
gaidone, gué-done); pluriel irrégulier
de gad, lièvre. Ce mot est un nom de
famille assez commun; on l'écrit Gai-
don en français.
GEDOUR (comme en francais gaidour,
gué-dour). Voy. GEDER.
GEGIN (comme en françaisgué-guine),
8. m. Deal, oiseau; pl. ed.
GEID (comme en français gai-id,
gué-id), 8. m. D. Gazouillement,
GEN 25
GEIDA (comme en français gai-ida,
gué-ida), v. n. C. Gazouiller. Il se
conjugue aveo le verbe auxiliaire ober.
GEIER (comme eu français gai-ier,
gué-ier); pluriel de gaou, mensonge.
GEIZ (comme en francais gai-is,
gué-12), 8. m. D, Gasouillement.
REIZA (comme en français gai-1i50,
gué-isa), v. H. C. Gasouiller.
GELAOUENN (c. en fr. gai-laouenn),
8. L Sangaue; pl. gelaoued.
GELC'HER (c. en français gué-k’hère),
8. m. Tréteaux funèbres dans les
lises. On trouve ce mot écrit de
plusieurs manières différentes : gueler,
oueler, goueler, geler. Je ne sais auquel
donner la préférence.
GELER (comme en français gai-lère,
gué-lère). Voy. le précédent.
GELEUENN (c. en franc. gué-leuenn),
8. L Y. Sangsue; pl. eu.
BELL (comme en françaisgué-il), adj.
Bai, brun. Voy. IE.
GELLOUT (c. en français gué-llout),
8. m. Pouvoir, avoir la faculté de; p.
gellet (comme en français gué-ilet).
Voy. GALLOUT pour la conjugaison.
GELLOUT (c. en français gué-llout),
8. m. Pouvoir, autorité.
GELTRENN (0. en français gué-itrenn),
8. f. Guêtre ; pl. gelir. On dit aussi
gweltrenn.
GELVER (c. en français gué-luére),
v. a. Appeler; p. galvet. Ce verbe
se conjugue sur gabvi, qui paraît être
l'ancien inänitif.
BEN (comme en français gaine), s.
m. Mâchoire, menton, joue {anc.)
GENAOU (c. en français gai-naou,
gué-naou). Ge mot est hors d'usage,
mais on le retrouve dans les composés
ci-dessous. 11 a fait place à genou, bou-
che. On disait aussi ginaou.
29
226 GEN
GENAOUAD (c. en franc. gai-naouad,
gué-naouad), s. m. Bouchée, gorgée ;
pl. ou. — Genaou (anc.), bouche.
GENAOUERK (c.en français gai-naouek,
l -naouek), 8. m. Qui a une grande
ouche, et, par extension, benèêt, im-
bécile. 11 dérive de genaou (anc.),
bouche.
GENAOUI (c. en français gai-naoui,
gué-naoui), Y. n. Ouvrir la bouche
comme un bengi, — Genaow (anc.),
bouche.
GENED (comme en français gai-nède,
gué-nède), 8. L Beauté. Voy. KENED,
vrai radical, car dang l’usege on dit
he c'hened, parlant d'une femme. Tou-
tefois, il en est plusieurs qui pensent
que gened est le vrai radical.
GENEGELL (c. en français gai-neg-ell,
gué-neg-ell), s. n. Gamin, en termes
d'amitié, en interpellant un enfant.
GENEL (comme en français gai-nel,
gué-nel), v. a. et n. Engendrer, enfan-
ter, mettre au monde, naître, venir
au monde ; p. ganet. Ce verbe se con-
jugue sur gana, qui paraît avoir été
usité comme infinitif, On remarquera
ue genel, verbe actif, ne se dit que
e la femme ; mais comme verbe
neutre, il se dit de l’homme et de la
femme.
GENEU (comme en français gai-neu,
gué-neu), 8. m. Y. Bouche. Voy. GENeu.
GENN (comme en français gaine), 8.
m. Coin de bois ou de fer pour endre
Je bois ou la pierre ; pl. ou.
GENNA (commeen français gaine-na),
v. a. Faire entrer un coin dans du
bois ou dans la pierre pour les fendre,
et aussi assujettir le manche d'un ou-
til avec un petit coin, quand il joue
dans son anneau.
GENO (comme en français gai-no,
gud-no), 8. m. T. Bouche. Voy. GENOU.
GENOU (comme en français gai-nou,
gué-nou), 8. m. Bouche, gueule, et
par extension, bord, entrée d'ua puits,
d'ua four, etc. On dit aussi ginou.
GER
GENOU-KAMM (comme en
gai-nou, gud-nou), 8. m. Eur genou-
kann se dit d'une personne qui a la
bouche de travers. — Genou, bouche,
et kamm, torlu, tors.
GENVER (prononcez comme en fran-
çais gaine-vère), 8. m. Janvier. Mis
genver, le mois de janvier.
GENVEUR (prononces comme en
français gaine-veur), s. m. C. Le même
que le précédent.
BED (comme en francais gai-0, gué-0},
8. m. Joug des er Voy. IE.
GEOL (comme en français gai-0},
gué-ol), 8. m. Gueule des animaux.
GEOLAD (c. français gai-olad,
gué-olad), L rura P
GEOR. Voy. GEORENN.
GECRENN (6. en fran gai-orenn,
gué-orenn), 8. f. T. Kcrevisse d'eau
douce ; pl. geor (comme en français
gaï-or, gué-or).
GEOT (comme en français gaï-ote,
gué=ote), 8. pl. m. Des brins d'herbe,
de l'herbe. Voy. GEOTENN.
GEOTA (comme en français gai-ota,
gué-ota), v. n. Pousser en herbe, et
aussi couper de l’herbe pour les bes-
tiaux, leur donner de l'herbe à man-
ger. Voy. GEOT.
GEOTEK (c. en français gai-otek,
gué-otek), adj. Couvert d’herbe.
GEOTENN (c. en français gai-otenn,
gué-otenn) , 8. f. Brin d'herbe; pl.
geot, des brins d'herbe, de l’herbe.
GER(comme en françaisgaîre, guère),
s. m. Parole, mot, promesse ; pl. tou.
Choum a reaz eno ger e-bed gant-han,
il reste là tout silencieux.
GERC'HIER (c. en franc. guer-c'hière),
pluriel irrégulier de garc'h.
GERIAOK (c. en français gatr-iaok),
adj. Eloquent, qui parle bien. Ce mot
est ancien et dérive de ger, parole.
GEV
GERVEL (comme en français gair-vel,
guère-vel), v. a. Appeler, nommer,
convoquer; p. galvet. Ainsi que le fait
ressentir le participe galvet, ce verbe
oit, à première vue, paraître très-
irrégulier dans sa conjugaison, mais
il n'en est rien, car il se conjugue sur
galet qui paraît avoir été usité autre-
fois comme infnitif.
GES, GEZ (comme en français gaisse,
gaise), particule, Y. Eile répond à la
particule affirmative eo du Léon.
GET (commeen français gafte, guette),
prép. Y. Avec. Voy. GAT, GART.
GEU (comme en français gueu), Y.
Le même que ges, ges, Y.
BLEU (comme en français gué-u,
gai-u), s. m. Y. Mensonge; pl. geuier
(çomme en français gai-uier, gué-uier).
oy. GAOU.
GEUIAD (comme en francais gat-uiad,
gué-uiad), s. m. Y. Menteur ; pl. geutïa-
dei. Voy. GEU, 8. m. Y.
GEUIAT. Le même que le précédent.
GEUN (comme en francais gueune),
8. f. Marécage ; pl. tou. Douar geun,
80] marécageux.
GEUNIEK (prononcez comme en fran-
çais gueune-tek), adj. Rempli de maré-
cages. Voy. GEUN.
GEV (comme en français gaive), 8.
m. Le même que geo, joug.
GEVEL (comme en français gai-vel,
gué-vel), 8. m. Pince de forgeron ; pl.
tou.
GEVELL (comme en francais gai-vell,
ud-vell), adj. Jumeau. Breudeur gevell,
rères jumeaux. C’hoaresed gevell,
des sœurs jumelles. Ce mot figure
parmi les noms de famille.
GEVER (comme en français gai-ver,
gué-ver), s. m. T. Gendre.
GEVIA (comme en français gaive-ia),
Y. a. Peu usité. Mettre le joug aux
Lra. — Gev, joug.
GIN 227
GEVIER (comme en français gai-vière,
gué-vière), s. pl. m. Pluriel irrégulier
de gaou, mensonge.
GEVR (comme en français gai-vre,
gué-ore). Pluriel irrégulier de garr,
chèvre.
GEVRED (0. en français gai-vrède,
gud-vrède), adj. Avel gevred, vent du
sud-est.
GEVRET. Voy. GEVRED.
BEI (comme en français gaise), Y.
Particule affirmative qui répond à eo
du Léon.
GIBER (comme en français gui-bère),
s. m. Goupille qui retient la roue sur
l’essieu ; pl. ou, tou.
GIBER (comme en français gui-bère),
s. m. Ecureuil; pl, ed.
GIBEROU (c. en français gui-bérou),
s. pl. m. Tourillons de moulin.
GIGN-ALAR (0. en francais guigne-alar),
8. M. Vent, de la Charte, ?
GIL. Yor. A-GL.
GILUSE. Voy. SWILUSE (commeen frati;
çais gui-lu-sé). |
EIN (commeen français gui-ne),s. m.
Mauvaise humeur.
GIN [comme en français gui-ne), ad].
Opposé. Ann tu gin, le côté opposé à
l'endroit d'une étoffe, l’unvers.
BINA (comme en fruuçais gui-na),
v. 0. Rechigner, se chagriner, crier
comme font les petits enfants. Voy.
GIN, 8. m.
GINAOU (c. en français gui-naou),
bouche. Ce mot est ancien et a fait
place à ginou; on le retrouve dans les
dérivés ci-dessous.
GINAOUAD (c. en franç. gui-naouad),
Voy. GENAOUAD.
GINAOUEK (c. en franc. gui-naouebk).
Voy. GENAQUEK.
238 GLA
SINET (comme en francais gwi-netie),
ad Qui est de mauvaise humeur. Yor.
IN, 8. m.
__ GINIDIGEZ (c.en Rang. gui-nidig<ez),
8. L. Naissance. Ge mot dérive de genel,
naître. On dit aussi ganediges.
GINIDIK (c. en français gui-nidik),
adj. Natif. Il dérive de genel, naître.
GINIVELEZ (c. en franc. gui-nivelez),
8. f. Nativité, parlant de Jésus-Christ et
de la Vierge. 11 dérive de genel, naître.
GINOU (comme en gui-nou,
guine-ou), 8. m. Bouche. On dit aussi
genou.
GIOT (comme en français gui-oif),
s. m. V. Le même sens que geot.
BIR (comme en francais gutr dans
guirlande), 8. m. Y. T. Mot, parole,
promesse ; pl. girieu, V., et gmo, T.
GIRSI, GIRZI (c. en français gui-rsi,
gui-rzi); pluriel irrégulier de garz, ca-
nard mâle. T
GIRSIER, GIRZIER (comme en francais
gui-rsière, gui-rsière); pluriel irrégu-
lier de gars, haie.
GISTI (comme en français gui-sti);
pluriel irrégulier de gast, fille de mau-
vaise vie.
GIV (commeen français gui-ve), parti-
cule affirmative, Y. Elle a le même
sens que la particule eo du Léon.
GIZ (comme en francais gui-£e),
8. L Habitude, coutume, mode, guise,
usage, manière, maxime, sorte, rite ;
pl. gisiou (comme en francais gui-siou).
C'est à tort que quelques auteurs em-
ploient kiz comme radical. E giz pe
c'ha, d'une facon ou d’une aatre.
GIZ-PREZEK (c. en fr. gui-ze-prések),
s. f. Idiome.— Gi, manière, et prexek,
parler.
@LABOUS, s. m. Forfanterie, em-
barras.
GLABOUS, adj., et aussi GLABOUSER,
8. m. Qui fait des embarras.
GLA
SLABOUSA (glabou-sa), v. 5. flre
des embarras, babiller, hâbler. il se
conjugue avec l’auxttiaire ober.
GLABOUSER (glabou-ser), 8. m. Hà-
bleur, faiseur d'embarras.
€LABOUZ. Voy. BLH,
GLABOUZA. Voy. GLABOUSA.
GLAC'HAR, 5. f. Aflliction, tristesse,
regret, repentir. Mañtret eo he galoun
gant ar c'hlac'har, il est dans la plus
grande affliction.
GLAC'HARI, v. a. Affliger, chagriner :
p. glac'haret.
GLAC'HARIK, s. f. Petite bouteille de
liqueur que l'on sert à ceux l'on
veut retenir à table ou qu’on ne laisse
partir qu'à regret. Il répond au mot
français consolation, terme familier.
Diskarga ar c'hlac’harik da eva, verser
la consolation avant de se séparer.
GLAC'HARUZ, adj. Désolant.
GLAD, s. m. Biens, fortune. Ge subs-
tantif ne s'emploie que dans les phrases
négatives. N'en deux glad. il n'a pas de
fortaue, il est pauvre. Ce mot parait
être le même que glad. que l'on em-
ployaïit autrefois pour exprimer une
certaine quantité de blé que les fer-
miers apportaient en redevance et en
guise d'argent à leurs maîtres.
GLAFF, 8. m. (anc.) Pluie. Voy. EU,
EBLAN.
GLAGN, 8. f. Rive, bord d'une ri-
vière; pl. ou. Je crois ce mot plus
correct que klagn. Voy. GLANN.
GLAN, adj. Innocent, sans tache ou
péché, pur de cœur.
‘6LANDED, 8. m. Evitez ce mot. Po-
reté de cœur.
GLANDOUR, 8. m. Sorte de mousse
ui se forme sur l’eau par la chaleur
u soleil.
&LANN, 8. L. Bord, rive de rivière,
etc. ; pl. ou. Glannou ar ster, les bords
de Ja rivière.
GLA
OLANN, 'adv. Rien da tout, pas du
tout, entièrement. N'en daus glann, il
- n'a rien. Noaz-glann, tout nu.
GLANNA, v. a. Leong srir de terre
les sillons ensemencés.
GLAD, 8. m. Pluie; pl. glacier. leo
a ra, ii pleut. Glao puill zo bet, il a
plu à verse. Mar ber glao, s'il pteut.
Zao dour buill a ra, il pleut à verse.
GLADED, GLAOUED, s. m. Bonse de
vache desséchée au soleil et destinée
à særvir de bois de chauffage.
GLAOÏA, v. impers. non usité. Pleu-
voir. Voy. 89,
GLAOU, s. pl. m. C'est le pluriel ir-
régalier de glaouenn, un morceau de :
rbon.
SLAOUA, Y. a. et n. Noircir.arec du
charbon, se réduire en charbon; p.
glaouet.
GLAOUAER, GLAOUER, 8. m. Char-
bonnier ; pl. ten.
GLADUAEREZ, GLAOVEREZ, 8. Km,
Charbonnière; pl. ed.
GLAOUAT, 8. m. Y. Bouse de vache
collée sur les murs et desséchée an
soleil pour servir de chauffage. Voy.
TOLPEZ.
GLAOU-DOUAR, 5. m. Charbon de
terre. — Glaou, du charbon, et douar,
terre.
GLAOU-TAN, 8. m. Braise, charbons
embrasés. — Glaou, des charbons, et
tan, feu.
GLAOUEO. VOY. ELAOED.
GLAOUENN, 8. L. Un morceau de
charbon; pl. glaow, m., du charbon,
des morceaux de charbon. Glaou bég.
des charbons enflammés. Glaou maro,
des charbons éteints.
ten
GLAOUEREZ, s. L. Charboonière; pl.
ed.
AOUER, s. m, Charbonnier ; pl.
GLA 229
CLAQUERI, a. 1. Lieu où 0 fait le
‘Charbon. |
GLAOUIADENN, s. f. Braise. charbons
allumés. Yor. REGEZ.
GLAOUIER, s. m. Réchaud, chauffe-
rette ; pi. ou.
GLAOUIK (glauw-ik). Penn-glooutik, s.
m. Mésange, oiseau, et par extension,
11 se dit d'un jeane étourdi. Cet oiseau
est remarquable par su vivacité et son
agilité, ce qui justifie le sens d'étourdi
| ci-dessus. fl :a la tête ‘d'un noir de
charbon, ce qui explique l'expression
de 'pehn-glaouik. À la lettre, pétite
ét noire comme charbon. En fran-
cas, on l'appelte elrarbonnière eu
mésange.
CLAOUR, 8. M. VOy. GLAOURENN.
GLAOUREGEZ (glaoureg-es), 8. f. Ba-
veuse, et aussi bavarde, qui paérle'tant
‘qu’elle'en bave.
GLAOUREK, s. m. et adj. Baveur, ba-
“eux, ghairetrx et aussi bavard. Voÿ. le
précédent.
GLADURENN, 5. f. Bave, gidire, sa-
ive.
CLAOURENNEGEZ (glaosenhag er),
8. f. Le nième que'glaoureges.
GLAOURENNEX, adj. et 5. m. Le
même que glaourek.
@LAOURENNI, Y. n. Voy. ELABERI.
GLAOURI, v. n. Baver; p. glaouret.
Glaouri yañt ann naoun, mourir de
faim, en termes familiers. À la lottre,
baver par faim.
:GLAPEZ, 8. m. D. Musard, flänour.
GLAS, adj. Y. VOY. SLAL.
GLASEIN (gla-se-in), v. a. V. Avoir de
l'aversion pour u'un : p. Blazet
(gla-cet).
GLASTENN, GLAZTENN. TRY. 'OLAS-
TRENN.
-GLASTENNENN, s.'f. Cookenkle.
230 GLA
GLASTRENN, 8. f. C. Menu bois qui
pousse sur les souches de chènes et
autres arbres qui couronnent les haies
en Basse-Bretagne.
GLAT. Y. Voy. GLAD.
BLAU, s. m. Y. Pluie. Yor. BU.
GLAV, 8. m. T. Pluie. Voy. GLA0.
GLAVEK, adj. Pluvieux.— Glav, glao,
pluie.
GLAVUZ, adj. Yor, GLAVEK.
GLAZ, adj. Vert, gris, bleu, pâle,
blême ; il se dit aussi du bois qui
n'est pas sec. Ce mot a une nombreuse
famille en breton.
GLAZ, 8. L Crampe ou sorte de
goutte, maladie.
BLAM, GLAS, 8. L. Son de cloche pour
les morts. Sent glas, seni glas, sonner
les glas pour un mort.
GLAZA, v. n. Verdir, et, par exten-
sion, grisonner ; p. et.
GLAZA, GLOAZA, Y. D. Voy. ce der-
nier.
GLAZAOUR, s. m. Loriot, oiseau d’un
riche plumage. — Glas, vert; aour, or.
GLAZARD, s. m. Lésard. — Glas, ad).,
vert.
GLAZARD, adj. Verdâtre. — Glaz,
adj., vert.
GLAZ-C'HOARZ, 8. L. Rire forcé, rire
traître. — Glas. vert, et c'hoars, rire,
8. M.
GLAZ-C'HOARZIN, v. n. Rire du bout
des lèvres, en s'efforçant. — Glas
vert, et c'hoarsin, v. n., rire. Il répond
à rire jaune du français.
GLAZ-DOUR, adj. De couleur vert-
d'eau. — Glas, vert, et dour, eau.
GLAZEIN (glaxein). Y, Le même que
glaxa, verdir, grisonner.
GLAZENN, s. L. Pelouse de gazon.
GLE
Gourvexet « oa war ar c’hlaxenn, il
était étendu sur le gason.
BLAZENN, 8. f. Taie sur l'œil. Glaxenn
savet war al lagad.
GLAZIENN. J'ai trouvé ce mot avec
le sens de glasenn, pelouse.
GLAZIK, 8. m. Pigeon ramier. Ce
mot dérive de glas. adj., vert, bleu, à
cause des plumes plus ou moins bleué-
tres de cet oiseau.
GLAZ-AUZ, adj. Violet. — A la lettre,
bleu-rouge.
GLAZTENN, et mieux, glastenn. Voy.
ce dernier.
GLAZTRENN, et mienx, glastrenn.
Voyez-y.
GLAZ-WENN, adj. Gris, de conieur
rise. A la lettre, bleu-blanc.— Glas,
leu, et gwenn, blanc.
GLAZVEZI, v. n. Verdoyer. — 6Glas,
adj., vert.
GLEAC'H, 8. m. Voy. GLEC'H.
GLEB, adj. Humide, moite, mouillé,
arlant du temps, de la terre, des ba-
ts.
CLEBIA, GLEPIA, v. a. Mouiller, se
mouiller, humecter, tremper ; p. gle-
biet, glepiet. Voy. GLEB. Glebia he dreid,
se mouiller les pieds.
GLEBOR, 8. m. Humidité, parlant de
la terre, des maisons. Glebor a s0 enn
ear, le temps est humide.
GLEBOREK, adj. Humide, en parlant
du temps, de l'atmosphère. Voy.
GLEBOR.
GLEC'H, GLEAC'H, 8. m. Trempe,
opération qui consiste à mettre cer-
tains légumes dans l'eau, pour les
détremper avant de les cuire. Lakaat
pis e glec'h, mettre des pois en trempe
ou à la détrempe.
GLED, 8. m. (anc.) Blé que le fermier
donnait à son propriétaire en guise
d'argent. Voy. GLAD.
GLI
GLEFF, GLEV, s. m. (anc.) Épée tran-
chante. En français, glaive.
GLEN, s. m. (anc.) Pays.
GLENN, s. m. (anc.) Ce mot paraît
avoir eu la signification de biens-fonds.
@LEOU, adj. Y. Rare. — Le Gléo est
un nom de famille très-répandu.
GLEPIA. Yor. LEI,
GLESKER, 8. m. T. Grenotille de
haies ; pl. ed.
BLEH (gle-u), Y. C'est le pluriel ir-
régulier de gleuenn. Y. Un morceau
de charbon.
GLEUAER (gle-uaer), 8. m. Y. Ühar-
bonnier ; pl. et. |
GLEUB, adj. Y. Humide. Yor. gL.
GLEUENN (gle-uenn), 8. L. Y. Morceau
de charbon ; pl. glan (gle-u), masé.,
. da charbon.
GLEUEIN (gle-ue-in), v. a. Y. Noircit
avec du charbon ; p. gleuet (gle-uet.
GLEUPACH, s. m. Y. Tache d'eau,
bumidité. — Gleub, Y. humide.
GLEURC'H, 8. m. T. Poële à crépes.
BLEI, adv. Entièrement, tout-à-fait.
Je crois qu'il ne s'emploie qu'en ce
Cas : paour-gles, très-pauvre. Ce mot
paraît être le même que gled, glad.
BLO, 8. m. Le même que gled. Voy.
GLED, GLAD.
@LI, 8. m. B. Voy. GLEC'H, qui a le
même sens en Léon.
GLIBIA. YOT, GLEBIA,
GLIBIAFF, GLEBIAFF, Y. a. (anc.) Voy.
GLEBIA.
GLIC'H, s. m. Y. Rosée. Voy. SUI,
CLIN, s. m. Genou ; pl. duel, daou-
lin pour daou-glin. Voy. PERN-GLIN.
@LIZ, s. m. Rosée. Tener ghs, très-
tendre, tendre comme la rosée. Ler
GLO 231
gl, billet doux d'amoureux. Yor. ce
mot.
GLIZENN. VOy. KRIZENN, RELACH, cer-
taine partie d’un champ.
GLIZENN, 8. f. Vache qui n'a pas
donpé de veau pendant l’année.
@LIZI, 8. m. Convulsions, crampes.
Dalc'het unn gant ar glisi, j'ai des
crampes. :
GLIZIEN, 8. L Le serein, vapeur con-
densée qui tombe le soir dans les
temps chauds.
GLIZIEN, GLIZI. Voy. ce dernier.
GLIZIGENN (glizig-enn), 8.1. Anchois,
poisson ; pl. glisiged, et mieux, gh-
sik, masculin,
GLIZIK,.8s. pl. m. Pluriel irrégulier
de glisigenn, anchois, poisson.
GLIZ-NOZ, s. m. Rosée du soir, 8e-
rein, — Glis, rosée, et noz, nuit.
GLO, GLAU, 8. m. Y. T. C. Pluie.
Prononces glé.
GLOA, s. m. T. Pluie.
GLOAN, 8. m. Laine.
GLDANA, Y. n. Se couvrir de laine,
parlant des moutons ; p. et.
GLOANEK, adj. Laineux. — Gloanec,
Le Gloanec, sont des noms de famille
très-CoMmuns.
GLOANENN, 8. f. Flanelle, étoffe de
laine. — Gloan, laine.
GLOAR, 8. f. Gloire, terme de dévo-
tion. — Gloar Doue, la gloire de Dieu.
GLOAZ, s. L. Douleur, souffrance ;
pl. gloasiou (gloa-siou).
GLOAZA, v. a. Causer de la douleur
physique; cuire, parlant d'un mal,
d'une blessure. On dit aussi glara.
GLOEC'H, s. m. Y. Se dit du vin
d'accomplissement, terme d'artisan,
qu’on appelle mouton en français.
252 GEU
C'est du via que l’on distribue anx
ouvriers quand ils ont fini une bâtisse.
GLOE6H, 8. m. Y. Rosée. — Gioec’h-
nos, rosée du soir.
LOES, s. f. 1. Souffrance, douleur;
pl. gloesieu (gloe-sieu).
GLOESTR, s. mn karie? vœu,
gage; pl eu. — Go vonet
d'ui lec'h, faire vœu d'aller quelque
part.
OLOESTREIN (gloestr-ein), x. a. Y.
Mettre en gage, vouer, dédier, en
termes de dévotion; p. gloestres.
GLOEZ. Voy. GLSES, souffrance.
GLOEZEIN (gloss-sén}), v. a. V. Cha-
griner, faire douleur morale ou pby-
que.
GLOUAS'H, pluriel frrégulier de
gluuac'henn, latte. On dit plus souvent
goulac'h.
GLOUAG'HEIN (giouac’h-e-in), v. a. Y.
Garnir de lattes.
GLOUAC'HENN, 8. f. Y. Latte: pl.
glouac'h, goulac'h, m.
CLOUEC'H, GLUECH, 8. m. Yor.
GLOEC’H, rosée, Y.
GLOUT, s. m. Goulu, gourmand, et
aussi, débauché pour la boisson. Ce
dernier sens en Cornouaille.
GLOUTEZ, s. L. Gourmande.
GLOUTONI, 3. 1. Gourmandise.
GLOZARD, s. m. Mâle de la fauvette,
ofseau ; pl. ed.
GLDZARCUEZ, 8. L. Fauvette femelle;
pl. ed.
@LUB, adj. Y. Humide, mouillé.
Voy. GLEB.
GLUBEIN (glub-e-in), v.a. Y. Mouiller,
humecter; p. glubet.
6LUD, 8. m. Glu, corps visqueux qui
se retire du hout et du fruit du gui,
Go
et qui sert à prendre des oiseaux. En
grec, gluten.
GLUD. Voy. KLUD, huchoir.
GLUDA. Voy. KLUJA, v. n. Se percher
sur le juchoir, parlant des poules;
D. et,
GLUDA, GLUDENNA, v. a. Gilner, en-
duire de glu; p. et. Yor. 6LUD, glu,
GLUDEIN, GLYOENNEIN. Y. Le même
que le précédent.
GLUDEK, adj. Glueux, gl L vis
queux, eng) — Glud, B CNE
GLUDENN, 8. f. Gluau pour prendre
des oiseaux ; pl. ou, — Antel =
nou, tendre des gluaux.
GLUDENNA, v. a. Engluer; p. et.
GLUDENNEIN (gludenn-e-in), v. à. Y.
Voy. le précédent,
GLUDENNEK, adj.
gludek.
GLUDET, adj. Enduit de glu. —
Gwialennik gludet, un gluau, petit
bâton enduit de glu.
GLUEB, adj Y. Mouillé, humide.
Voy. GLEG.
GLUEC'N, s. m.V. Rosée. Yor. GLOEC'H.
GLUFENN, KLUFENN. Voy.ce dernier.
GLUIO'H, s. m. Y. Rogsée.
GLUIS, 8. m. (anc.) Yor, BUI.
GLUIZENN, 8. L (anc.) Année.
GLUKA, v. n. Avaler comme fait un
gourmet avec un certain bruit de la
bouche; p. gluket.
SNDU, adj. (anc.) Certain, connu,
manifeste.
60, adj. Fermenté, levé par l'effet
du levain, parlant de la pâte, du pain.
— Toaz go, de la pâte levée. — Lakaat
toax e go, mettre de la pâte à lever.
YOT, 881 (go-i).
Le même que
GOA
6e, s.m. Y. Taupe, animal; pl. goet.
60, s. m. Y.T. Forgeron; pl. goed,
goel, go10on.
GA. YOT, 6Wa.
GOABIENN, GABIENN, 5. L. Anguille
de la petite espèce.
GUAC'H, s. n. T. Marécage; pl.
goac’hegi (goac’heg-i).
G0AC’H, ai]. Y. Le même quegwac'h,
Y. Pire.
GOACHAD, 8. m. Eur goachad tan,
un bon feu.
GODAC'HAT. YOT. GWAC'HAT, Y. H.
GOAC'HEGI, pluriel irrég. de goac’h,
Y. marécage.
GOAC'HEIN (goac'h-e-in), Y. n. Y.
Devenir plus mauvais, devenir pire ;
p. goac’het.
GOAC'HEK, adj. Y. Marécageux. —
Goac’h, Y. marais.
GOAD, 8. m. Sang.— Goloet a c'hoad,
couvert de sang. — Toulla goad, faire
une saignée. À la lettre, percer sang.
GOADA, v. a. et n. Saigner ; p. et. —
Goada a ra ho fri, vous saignez du nez.
A la lettre, votre nez saigne. — Goadet
eo bet, il a été saigné.
GUADEGENN (goadeg-enn), s.f. Boudin,
sorte de charcuterie. — Goad, sang.
GOABEK, adj. Saignant. — Goadek
eo ar c'hik, la viande est saignante.
GOADEREZ, 8. L. Sangsue; pl. ed. —
, Sang. |
GDAF, GWAF, s. m. Gaffe, lance;
pl. tou.
GUAFA, GWAFA, v. a. Accrocher avec
une gaffe, donner un coup de lance;
p. et.
AFER, GWAFER, s. m. Gaber: pl.
ten
GOA 333
GOAFF, 8. m. (anc.) Hiver. Voy. 60afv.
GOAGENN (goag-enn), et aussi 6WA-
BENN, 8. f. Flot ou vague de la mer.
GOAGENNOUER (goag-ennouer), 8. m.
Machine appelée calandre par les fa-
bricants de drap.
GOAGREN, s. m. Fondrière, sol ma-
récageux et mouvant. — Goak, gwak,
adj., mou, et krena, trembler. Voy.
GWAGREN.
GOAGRENN, GWAGRENN, s. f. Loupe,
glande; pl. ou.
GOAK, GWAK, adj. Non, tendre, par-
lant de la cire, des fruits, etc.
GDAKOL, s. m. Collier de cheval à la
charrette. Il se dit aussi, par ironie,
du hausse-col des officiers, lequel était
très-large autrefois et servait d’ar-
mure.
GUALC'HEIN (goakc'hein), v. n. Y.
Gonfler ; p. goalc'het. |
GUALES, adj. (anc.) Mauvais, incom-
mode, parlant du vent.— Goal}, gwall,
adj., mauvais, mal, et ex, es, aes, aisé,
commode. Le mot goales figure parmi
les noms de famille ; on l’écrit Goalès
en français.
GOAMM. VOY. CWANH.
GOAN, SWAN, Voy. ce dernier.
GOAN, GOANV, s. m. Hiver.
GOANAK, 8. m. (anc.) Espérance.
GUANN, GWANN, 8. m. Y, Charogne.
GUANV. Voy. GoAN, hiver.
GOANVEK, adj. Qui appartient à
l'hiver. Per goanvek, des poiresd'hiver.
GOANVENN, 8. f. Engelure ; pl. ou.
— Goanv, hiver.
GOAD (anc.) Voy. GOAF.
G0AP, s. m. Raillerie, dérision, mo-
querie. Ober goap eus a eunn den,
se moquer de quelqu'un. En style fa-
30
234 GOA
milier on dit : rei kelienn da lounka ou
da bloumma, attraper quelqu'un pour
se moquer de lui. À la lettre, donner
des mouches à avaler.
GUAPAAT, Y. a. Et mieux, ober goap
eux a, se moquer de.
GOAPAUZ (goapa-us), adj. Ironique,
moqueur, parlant des choses.
GUAR, GWAR, adj. Courbé, tortu.
GOAR, GOUAR, 8. m. Y. Aise, com-
modité. À votre aise, ar hou kouar, Y.
GUARA, GWARA, v. a. Courber; p. et.
— Goar, gwar, courbé.
GDARA, v.a. (anc.) Connaître, savoir.
Voy. GeUZOUT.
GOARAG, GWARAG, s. m. Cheville du
soc de la charrue.
GOARANCHOU, 8. pl. m.C. Des écrits.
GUARATENN, 8.1. Y. Ruisseau ; pl. eu.
GOARC'HAD, 8. m. Ar goarc’had, le
vieux marché. Ce mot est une con-
traction vicieuse pour kos varc'had.
GCARE, GUAREZ, GWARE, 8. m. C. Qui
offre un abri contre le mauvais temps.
Le comparatif goareoc’h est usité. Eul
lec'h goare, un lieu abrité. Eul lec'h
goareoc'h, un lieu plus abrité qu'un
autre. Voy. GOUD6R, GOASKED,
GUAREA, GWAREA, v. n. C. S'abriter.
On dit de préférence, monet enn eult Lec'h
goare.
GOAREGEC'H (goareg-ec'h}), 8. L T.
Lenteur, paresse à marcher. Yor. le
suivant.
GOAREK, adj. V. Lent, paresseux à
marcher, surtout en parlant des bêtes,
comme l'âne.
GOAREK, s. L Arc. Voy. GWAREK.
GUAREMM. YOT, GWARENN.
GOARENN, 8. f. V. Jable de tonnelier.
GOARENNEIN (goarenn-e-in), Y. a. Ja-
bler, terme de tonnelier.
GOB
GOARSAD, GARSAU, s. m. Garcée, an-
cienne mesure nour les grains, valant
environ quatre hectolitres.
GOAS, GOAZ, GWAZ, 8. m. Homme,
par opposition à femme, et aussi mari.
Une ouvrière, une paysanne dirs : va
oas, mon mari, et en termes fami-
lers, va hmt kos. À la lettre, le mien
vieux, Me lavaro d'an hint koaz, je le
dirai à mon mari. Voy. GREK.
GUAS, GOAZ, s.f. Ruisseau. Voy. gwu,
plus régulier.
GOAS-HOUARN, 8. m. Y. Instrument
en rer que les menuisiers appellent
valet.
GOASK. VOY. GWASK.
GOASKA. VOY. GWASKA.
GOASKED, GOUASKED, et aussi GWAS-
KED, 8. m. C. Abri pendant le mauvais
temps. Ce substantif, en Cornousille,
s’emploie parfois à la manière d'un
adjectif et possède un comparatif :
goasketoc'h. Mont enn eur goasked, se
mettre à l'abri. Eul lac'h goasketoc’h,
un lieu plus abrité qu'un autre. Voy.
GOARE, GOUDOR.
GOAS-KEGINER (keg-iner), 8. m. Mar-
miton. Â la lettre, homme ou valet de
cuisinier.
GOASONI, GWASDNI (goa-soni). Voy.
Gousen!, plus usité.
GUATALET, adj. Qui a le sang vicié.
— Goad, sang.
GOAZ, s. m. Homme, par opposition
à femme, et aussi mari. Voy. 60A$. —
Ce mot est un nom de famille très-
répandu.
GOAZAN. Mot corrompu par l'usage.
VOy. KOSANED.
60B, KOP. Voy. ce dernier.
GOBAR. VOy. KOBAR.
GOBARER. Voy. KORARER.
COBARI, 8. m. Plan pour un travail.
En terme français de marine, gabari.
GOD
@08ED, 8. m. Y. Certaine mesure
dont j'ignore la valeur.
@OBEDAD, 8. m. Y. Ce que peut con-
tenir la mesure appelée gobed.
GOBEDEIN (gobede-in), v. n. Y. Cop-
ter ; p. gobedet. Voy. GOBEDI.
608EDI!, v. a. et n. Copier, tinter les
cloches ; p. gobedet.
GOBER, v. a. Y. Faire, confectionner,
hbriquer ; p. graét, YOT. O6BER, du
n.
GOBER, v. auxiliaire, V.; p. groet.
Le même que ober, verbe auxiliaire
du Léon. En Vannes, on a conservé
le g initial, ce qui donne un cachet
particulier à la conjugaison de ce
verbe. Voy. rain, verbe auxiliaire, à
mon Nouveau Dictionnaire frangçais-
dreion 1869.
GOBILIN, s. m. Esprit follet, lutin ;
pl. ed.
GOBIZ. Vuy. GOBIZENN.
GOBIZENN, a. f. Herbe qui a des
graines de la forme d’un pois ; pl. go-
bis, masculin. Le Pelletier ignore son
nom en français.
GOBR. Voy. GOPR.
60D, s. m. V. Froncis pour raccour-
cir une robe.
@00, s. m. T. Poche, l'intérieur des
babits sur la poitrine.
GODAL, v. H. Crier comme font les
poules.
GODARAN, 8. f. (anc.) Tonnerre. Voy.
TARAN.
GODEIN (god-ein), v. a. Y. Faire un
froncis à une robe, etc., pour la rac-
courcir ; p. godet. — God, Y., froncis.
GODELL, 8. L. Poche des vêtements;
pl. ou. Mont d'ha c'hodell, fouiller
dans sa poche.
GODELLAD, s. f. Pochée, ce que peut
ccutenir une poche ; pl. ou.
GOE 235
GODELLIK. Chanñtre-godellik ! Inter-
jection qui se prononce, m'a-t-il sem-
lé, dans la bonne humeur, et qui a
le même sens que chañtre, morbleu.
Voy. CHARTRE.
GODIS, GODIZ, adj. Yor. 6eDiZ.
GODISA, GODISAL (godi-sa), v. a. Ca-
joler les filles, amuser pour tromper,
railler ; p. godises.
GODISER (godi-ser), s. m. Enjoleur
des filles, cajoleur, railleur ; pl. ten.
GODIZ, ad]. Leshano godix, sobriquet.
À la lettre, surnom railleur.
GODOER, s. m. Cabane pour garder
les bestiaux au pâturage, ou les fruits
d'un jardin.
GO0E, 8. m. (anc.) Dieu.
G0EC'H, s. m. Y. Ruisseau ; pl. eu.
G0ED, 8. m. V. Sang. VOy. @0ET.
GOEDEIN (goed-e-in), v. a. et n. V. Sai-
gner ; p goedet. VOy. GOADA.
GOEDENN, 8. f. Levain ou présure
pour faire tourner le lait. Lakaat
goedenn el leas, lakaat tro el leas,
mettre du levain dans le lait.
G0EDENNA, et mieux, lakaat goe-
denn, mettre du levain dans le lait, y
mettre de la présure pour le faire
caller. VOy. GOEDENN.
GOEUENNEK, adj. Se dit du laii dans
lequel il y a de la présure.
GOEDIGENN goedigenn).s. L Y. Bou-
din; pl. eu. — Goed, Y. Sang.
GOEIN (goe-inj, Y. n. Y. Fermenter.
YOT, BI,
GOEL, GOUEL, s. m. Fête religieuse ;
pl. iou. Goel Mikeal, la Saint-Michel.
Da c'hoat bers, les jours de fêtes gar-
dées. Da c'hoal Mikeal, à la Saint-Mi-
chel, -
GOEL, 8. f. Voile de femme et de
navire, rideau de fenêtre ; pl. iow.
936 GOE
GOEL, 8. f. T. VOoy. BEL,
GOELAFF, v. n. (anc.) Plegrer.
GOELAN, 5. m. Goéland, olseau de
mer ; pl. goelent. Voy. GOULEN.
GOELED, s, m. Fond. Mont d'ar goe-
led, aller au fond. Kas d'ar goeled,
faire couler au fond.
GOELEDELL, 8. f. T. Kntrevue pour
mariage. kannn Goelet, T. à. T. Visiter.
GOELEDENN, 8. L. T. Jupe, jupon,
cotillon.
GOELEDI, v. n. Former sédiment,
aller au fond. — Goeled, fond.
GUELEIN, GOUILEIN (goele-in), v. n.
Y. Pleurer ; p. goelet, goulet,
GOELET, Y. a. T. Voir. visiter ; p.
goelet.
GOELEZENN, 8. f. Limon, sédiment,
lie. — Goeled, 8. m. Fond.
GOELIA, @OUELIA, v. a. Célébrer
pellgieusement, fêter. — Goel, gouel,
e.
GOELIA, v. a. Voiler ou couvrir d'un
voile ; p, goeliet. — Goel, voile.
GUELIAD, GOUELIAD, s. m. Danse
des jours de fête à la campagne. —
Goel, gouel, fête.
GOELIAN, GOULION, s. m. V. Lavure,
eau de vaisselle. VOy. 6WELIEN.
GOEL-GOSTEZET, 8. 1. Voile de côté,
bouline, terme de marine. — Goel,
voile. Voy. KOSTEZET.
GOELL, s. m. Levain pour la pâte,
ferment, présure. Voy. le suivant.
GOELLA, v. a. Peu usité, et mieux,
lakaat goell, mettre du levain. Lakaat
goell enn 1005, mettre du levain dans
la pâte.
GOELLEIN (goell-e-in), v. a. Y. Le
même que le précédent.
GUR,
GUEL-MIKEAL, 8. m. La Saint-Mi-
chel, le 29 septembre, époque où
sont payées Îles locations. Paea he
c'hoel Mikeal, se dit d'an fermier qui
vient payer le fermage de l’année.
Da c'hoel Mikeal, à la Saint-Michel.
GOELO, GOUELO, v. n. G. Pleurer ;
p. goelet.
GOELVAN, s. m. Lamentation ; pl.
ou. Ce mot dérive de goela, gouela,
pleurer, et je le crois préférable à
gwelvan (guelvan).
GOELVANUZ, adj. Lamentable. Yor.
GOELVAN.
GOELVEZ, 8. m. Durée d'une fête re-
ligieuse. — Goel, fête, et ver, particule
qui marque la durée. Voy. vez.
GOEL-VDULIN, 8. 1. Bouline, certaine
voile de navire.
GOER, GOUER, 8. m. Y. Ruisseau;
pl. ieu.
GOEREIN (goere-in), v. a. Y. Taire: :
D. goeret.
GOERENN, s. f. Y. Ruisseau; pl. eu.
GOEREU, GOESREU, 8. pl. m. Y. Ca-
tarrhe aux yeux. Voy. DENEDEO.
GOERO, GORD, v. a. Traire ; p. goroet.
— Skudell goro, jatte pour traire les
vaches.
GOESKEDEK, adj., et aussi GOASKEDEK,
adj. Y. Touffu.
GOESKEDENN, s. f., et aussi GOAS-
KEDENN. Voy. GWESKEDENN.
GOEST, adj. Capable de faire une
chose, assez fort ou assez courageux
pour la faire. Evitez d'écrire gwest. —
Goest eo da ober.…., il est capable de
faire, etc.
GOESTADIK. VOy. GOUSTAOIN.
GOESTL, s. m. Vœu, promesse, gage,
caution, chose pariée; pl. ou.
GOESTLA, v. a. Consacrer, vouer,
dédier ; p. et.
GOL
SET, s. m. Y. Sang. Voy. 6040.
. G0ET, participe passé de goein, Y.
fermenter.
G0ET, 8. pl. m.; pluriel de go, Y.
taupe, et de go, Y. forgeron.
GOETAOUR, s. m. Y. Taupier; pl.
goésaerso n. — Goet, Y. pluriel de go, Y.
aupe.
GOEZ, GOUEZ, adj. Sauvage, farouche.
YOT, GOUEZ.
OUEZREU, et mieux GUESAEU. Voy.
GOEREU.
60F, 8. m. Forgeron; pl. ed. —
Le Gof est un nom de famille très-
répandu.
GOFEL, GOVEL, 8. L. Atelier de for-
geron, de serrurier; pl. tou. Yor. G0F.
GOFELIA, v. a. Forger: pl. gofeliet.
GOGAN, 8. m. (anc.) Raillerie.
GCGANA, v. a. (anc.) Railler.
GOGANER, 5. m. 900.1 Railleur.
BUREL (gog<), 8. m. Raïllerie, four-
berie ; pl. gogeou (gog-eou). Ce mot est
un nom de fawille assez répandu; en
français on l'écrit Goguet.
GOGEA (gog—a), Y. a. Railler; p.
gogeet (gog—eet).
GOGEER (0g-eer), 8. m. Railleur.
GOGEI (gog-e1). Voy. GOGEA.
GO! (go), v. n. Fermenter, parlant
de la pâte, des aliments dans l'estomac ;
b goet. — Go, dj. Fermenté, levé par
‘action du levain.
GOIDIGEZ (go-idig-ez), 8. L. Evitez ce
mot. Fermentatiou. Yor. 601.
GOLC'H, 8. m. Y. Ablution, lavage.
— Gok'hein, Y. laver.
GOLC'HAN, v. a. T. Laver ; p. gok'het.
GOLC'HEO, s. f. Couette de lit. Golc'hed-
Koto, 8. f. Paillasse de lit. — D'après
GOL 937
ee que j'ai dit au mot muaBLe de mon
Nouveau Dictionnaire 1869, on pour-
rait penser que le substantif composé
golc'hed-kolo est une faute, et qu'il faut
dire golc’hed-golo. Il n'en est rien, par
la raisou que la lettre d étant nouvel-
lement iatrodnite à la fin de certains
substantifs et adjectifs, à la place de la
lettre t. on disait autrefois gokc'het, au
lieu de golc'hed. L'usage a voulu que
l'on conservât l’ancienne règle, qui
g'énonce comme suit : les lettres fortes
et dures se recherchent mutuellement,
même dans les cas déterminés pour les
substantifs du genre féminin, quand
l'une est à la fin d'un mot et l'autre au
commencement du mot suivant. — Ces
règles sont vraiment admirables, et,
chose qui est plus admirable encore,
c'est que Îles plus grossiers paysans ne
s'y trompent pas.
GOLC'HEIN (golc’h.e-in), v. a. V. Laver;
p. golc'het.
GOLC'HET, 8. L. (anc.) Lavandière.
GOLC'HOER, s. m. Y. Lavoir.
GOLEI (pole, v. a. Couvrir, dissi-
muler, cacher, et aussi relier, parlant
d’un livre; p. goloet. Ce verbe se con-
jogus sur l’ancien infinitif golot.
GOLEAN, Y. Ahuel golern, vent d'Est.
Voy. GWALARN, du Léon.
GOLEU, 8. pl. m. V. Pluriel irrégulier
de goleuenn, chandelle. Il s'emploie
aussi comme singulier eu sens de
clarté, lumière.
GOLEU-DE, 8. pl. m. Y. Ce mot,
quoique substantif pluriel, s'emploie
comme singulier au sens de point du
jour. Yay. GOLEU, GOULOU. — De c'holeu-
de, Y. au point du jour.
GOLEUENN, 8. L. Y. Chandelle; pl.
goleu, masculin, de la chandelle, des
chandelles, et aussi lumière, clarté.
Voy. GOLEU.
GOLEUENN-GO0ER, 5. L. V. Cierge. —
Goleuenn, chandelle, et koer, cire.
GOLEUER, 8. m. V. Fabricant da
chandelles ; pl. goleuerion.
238 GOL
GOLF, s. m. (anc.) Gouffre ; pl. got-
fau.
GOLFAZ, 8. m. (anc.) Ce mot est
donné dans le Catholicon au sens du
latin feritorium (qui sert à frapper), et
au sens de battoir ou batouet de la-
veuse en français. — lL y a beaucoup
à dire à ce sujet, car de tout temps on
a dit bas ou bac'h, et en construction
vaz, pac'h. pour dire bâton en breton,
et jamais fax. Yor. GOLVAZ.
GOLFF, adj. (anc.) Sans queue.
60LO, 8. m. Enveloppe ou couver-
ture, couvercle, et par extension,
asile, refuge. — Golei, couvrir ; p.
goloet. Re golo da eul laer, dunner
asile à un voleur. À la lettre, lui don-
ner couverture. Voy. BODENN.
GOLO, 8. pl. m. T. Vay. G6LOENN, T.
GOLOENN, s. f. T. Chandelle; pl.
golo, masculin, des chandelles, de la
chandelle, et par extension, lumière,
clarté.
GOLOENN, 8. L Chapiteau, couver-
ture de lit. — Golei, couvrir; p. go-
loet. Voy. GOULOU.
GOLOENNOU. Goel ar goloennou, fête
religieuse dite des Tabernacles.
GDLOET, adj. Couvert, et par ex-
tension, dissimulé, caché. — Golei,
couvrir ; p. goloet.
GOLD! (golo-i), ancien infuitif, non
usité. Voy. GOLEI.
GOLO-POU, s. m. Cocu. À lettre,
couvre-pot.
GOLVAN, GOLVEN, s. m. Moineau,
passereau ; pl. goivaned, geivin, gel-
ven. (Prononcez ces pluriels comme
eu français gailvine, gailvène.)
GOLVAZ, 8. f. Battoir de laveuse. On
dit aussi, mais à tort, golves. Ce mot
est formé de golc’h, lavage, et de baz,
bâton. Cette composition laisse un
peu à désirer, attendu que gok’h est
u dialecte de Vannes, et bas du dia-
lecte de Léon. Pour être correct, il
faudrait dire golvac’h, le mot final
bac'h. bâton, étant de Vannes.
GOR
GOLVEK, adj. Y. Ki-golvek, chien de
garde. Ce mot paraît composé de ki,
chien, et de golvek, qui, un peu dé-
formé, viendrait de galvein : p. galvet,
appeler.
GULVEN, 8. m. Voy. GOLYAN.
GONID, GOUNID. Voy. ce dernier.
GONIDEGEZ , GOUNIDEGEZ ( goni-
deg-es). Voy. ce dernier.
GONIDEK, GOUNIDEK. Voy. ce der-
nier. Le Gonidec est un nom de famille.
GONOZ, adj. C. Trattre, perfide, par-
lant des personnes. Voy. GANAZ.
GONVOR, GOR, 8. m. Mesure servant
à déterminer la quantité, bord d'un
vase. Dreist gonvor, plus que la me-
sure, par-dessus le bord.
COPA, GOBR, s. m. Récompense, ré-
tribution, gages, loyer, salaire, louage,
rétribution au meunier pour droit de
mouture.
GOPA-DEVEZOUR, s. m. Journalier
ou ouvrier payé à la journée. A la
lettre, journalier à salaire.
GOPR-EOST, s. m. Salaire de la
moisson. Kemeret e gopr-eost. À la let-
tre, prendre (un homme) au salaire
de la moisson, le louer pour le temps
de la moisson.
GOPRA, v. a. Prendre un ouvrier à
gages. Voy. GOPR.
GOPRAER, s. m. Evitez ce moi. Voy.
GOPRA-DEVEZOUR.
GOR, 8. m. furoncle, abcès en sup-
puration, tumeur, inflammation.
808, 8. m. Chaleur d’un four, d'une
poule qui couve. — E gor, 8e dit d'une
poule qui couve ses œufs. — Eur tar
gor, se dit d’une poule bonne cou-
veuse. — Bezsa ê gor, COuver.
GOR, 8. m. Gor fourn, le bois qui
sert à chauffer le four.
COR, GONVOR, s. m. Bord d’un vase,
mesure de contenance. — Dreist gor,
GOR
par-dessus le bord, plus que la me-
sure.
GOR, GOUR, particule. Yor. GoUR.
GOR, adj. Chanffé, parlant d'un four ;
couvé, parlant d'un œuf. — Eur vi
drouk gor, un œuf mal couvé. Voy. 5081,
— Gor eo ar fourn, le four est chauffé.
GORAD, 8. m. Couvée d'une poule.
On l'emploie aussi au sens d'engeance.
GURADENN, 8. L Ce mot, qui n'a pas
d'équivalent en français, dérive de gor.
chauffé, parlant d'un four. 1l repré-
senterait bien les mots chauffade ou
flambée, s’ils existaient. — Eur c’ho-
radenn vad a dan, un bon feu bien
flambant. Yor. 60RI, GWIRI.
GORE, s. f. Bouillon, plante. Yor.
GORE-WENN, GORE-ZU.
GURED, s.m. Poc herie construite dans
uue rivière et appelée gord, en français.
Il a aussi le sens d’écluse, en Vannes.
GORED, 5. m. Y. Ecluse.
GOREDENN, a. m. Braise de four. —
Gor, chauffé, parlant d'un four. Voy.
EWIRI, GORI.
GOREIN (gor-e-in), v. a. et n. Y. Couver
des œufs, chauffer, parlant d'un four.
GORE-WENN, 8. f. Bouillon blanc,
molène, plantes. — Gore, bouillon,
plante, et gwenn, blanc.
GORE-ZU, 8. f. Bouillon noir, plante.
— Gore, bouillon, plante, et du, noir.
GORI, GWIRI, v. a. Couver, parlant
d'ane poule, chauffer, parlant d'on
four. Le participe passé de ces deux
verbes est goret. Yor. 60R, adj. Vi
hañter-goret, œuf couvi, à demi-couvé.
GDRI, v. n. Suppurer. — Gor, fu-
roncle.
GORIOU. Voy. GOROU.
GORLAND (gor-lano). Voy. GOURLANO.
GORLOUNKA, GORLONKA. Yor. GOUR-
LOUR,
GOR 239
GORO, GDERDO, v. a. Traire ; p. goroet.
Sudell goro, jatte pour traire les va-
ches.
GOROADENN, 6. f. La quantité de lait
que donne une vache que l'on vient
6 traire. — Goro, Y. a., traire.
GOROEREZ, 8. L. Celle qui d’ordinaire
est employée à traire les vaches. Ce
mot est plus ou moins usité, selon les
localités.
GOROU, GORIOU, 5. pl. m. Mal aux
amygdales, à la luette, — Gor, inflam-
mation.
GORRE, 8. m. Surface, partie supé-
rieure. War c'horre, -dessus, ad-
verbe ; à la surface de. War c'horre
ann douar, au-dessus de la terre.
GORRE, et mieux GORE. Voy. ce der-
nier.
GORRE-KEAR, 8. m. La partie la plus
élevée d’une ville, la ville-haute. —
Gorre, partie supérieure; kear, viile.
Ce mot composé ne prend pas l'article
en construction : e gorre-kear, dans la
ville-haute.
GORRE-VREIZ, s. m. La Haute-Brc-
tagne. — Gorre, la partie Ja plus éle-
vée, et Breit, Bretagne. E Gorre-Vreis,
dans la Haute-Bretagne.
GORREA, non usité. VOy. GORREN.
GORREGEZ (gorreg-ez), a. f. Paresse,
lenteur.
GORREGOUZ), s.m. Machine qui sert à
lever la meule supérieure d'un moulin.
— Dans la composition de ce mot, je
ne vois que gorre, la partie supérieure,
ou gorren, élever.
GORREIN (gorre-in), v. a. Y. Elever,
porter plus haut: p. gorret.
GURREK, ad). Paresseux, lent, non-
Cbalant, indolent. — Gorrek eo da bep
tra, il est lent à tout faire.
GORREN, v. a. Elever, porter plus
haut: p. gorroet. Ce verbe se conjugue
sur l'ancien infinitif gofrot (gorro-1),
ainsi que l'indique le participe passé.
240 GOU
GORREOU, s. pl. m. L'élévation à la
messe. — Pedennou araok ar gorreou,
canon de la mr:se. terme de dévotion.
A la lettre, prièr. s avant l'élévation.
GORRIKED. VOy. LPRRIKED.
GORAIKET. YOY. KORRIK.
GORADEN, s. f. La petite croûte du
lait chauffé. 7
GORAO! (gorro1), non usité. Voy.
GORREX, Y. à.
GORROIDIGEZ (gorro-idig-ez), 8. f.
Elévation ou Assomption de la Sainte
Vierge, terme de dévotion.
GORSIOU, GORZOU. Voy. ce dernier.
GORSOU. Yor, les précédents.
GORTO, a. m. T. C. Attente.
GORTOZ, s. m. Attente.
GORTOZ, v. a. Attendre, différer;
D, gortoset.
GORTOZENN, s. f. C. Repas léger
entre le dîné et le soupé, collation,
goûté. — Ce mot dérivant de gortoz,
attente, sigaifle à la lettre, attente du
souper.
GORTOZI, v.a. Non usité. Voy. 6ORTOZ,
r. a.
GORVEZ, s.m.(anc.) Coursier, cheval.
GORZOU, et mieux GORSOU, s. pl. m.
Les montants de la charrette qui font
le prolongement du brancard.
GOTIBUNAN, pronom indéterminé,
V. Tous, sans en excepter un seul.
YOT. GWITIBUNAN.
GOUAR, GDAR. Voy. ce dernier.
GOUARN, v. a. Y. Conduire, admi-
nistrer, conserver, garder, maintenir,
célébrer; p. gouarnet.
GOUARNER, 8. m. Qui dirige ou ad-
ministre, gouverneur; pl. ien.
GOUASKED. Voy. CWASKED.
GOU
GOUAT, 8. m. Tanaisie, plante.
GOUBARI, s. m. C. Kaout goubari eul
laer. avoir la mine d’un voleur. Ce mot
paraît être le gabarit du français.
GOUBION, 8. m. Froid ire, au sens de
riou. Serra ar goubion, attraper froid.
. GOUC'HANV, v. a. Y. Souffrir, en-
durer, supporter; p. gouc'hanvet. On
dit aussi gouc'hanvein, Y. à l’infinitif.
GOUDASK, adj. V. Il se dit d'une poire
sauvage.
GOUDE, prép, et adv. Après, eu-
suite. Goude Lerm, après dîner. Goude
ma, après que.
GOUDE-HEN, ady. Désormais, doré-
pavant.
GOUDE-HOLL, ady, Après tout.
GOUDE-ZE, advy. Après cela.
GOUDOR, GOUDOUR, s. m. Abri con-
tro le mauvais temps. Ce substantif
a un comparatif très-usité. Goudoroc'h
e veso d'eshan eno, il y sera plus à
l'abri. VOy. GOARE, GOASKED.
GOUDORI, v. n. Et mieux, mont er
goudor, se mettre à l'abri du mauvais
temps.
GOUDOROC’H. Voy. GOUDOR.
GDUDOUER, s. m. J'ai trouvé ce mot
avec le sens de grabat.
GOUDOUR. Voy. GOUDOR.
GOUE, adj. Y. Farouche, sauvage.
m. Pluriel irrégulier
GOUE, 8. pl.
N Arbre.
de goueenn.
GOUEENN, s. L Y. Arbre; pl. goue.
On dit aussi gweenn, pl. gwe.
GOUEL. Voy. G0EL, 8. m.
GOUELA, v. n. Pleurer ; p. gouelet.
Ce verbe, le plus souvent, se conju-
gue avec l'auxiliaire ober.
GOUELAN, v. n. T. Pleurer ; p. goue-
let, Voy. GOUELA.
GOU
GOUELEC’H, 8. m. C. Le désert, les
pays sauvages et pas habités. — Gouez,
ad)., sauvage, et ec'h, lieu; pl.
gouelec'hiou.
GOUELEN, 8. m. T. Juillet. Mis goue-
len, le mois de juillet.
GOUELER, 8. m. Yor. OUELER.
@OVELIA. Voy. 60ELIA.
GQUELIAD. VOYy. GOELIAD.
GOUELO, v. n. C. Pleurer : p. goue-
let. VOy. GOUELA.
GOUENIT (gouen<f), 8.m.T. Froment.
Ce mot est composé de gouenn, adj.,
blanc, T., et de it, T., blé.
GOUENN, adj. T. Blanc.
GOUENN, s. L. Race, extraction, fi-
liation. Gouenn aered. race de vipères.
GOUENN-IT. VOy. GOUENIT.
GOUENT. Voy. KOUERT, couvent, qui
est le radical.
DUER, GOER, 8. f. Y. Ruisseau ; pl.
veu
GOUERE, 8. m. Juillet. E mix gouere,
dans le mois de juillet.
GOUERE, 8. m. Il se dit d'un homme
maigre et grand. Ce mot figure parmi
les noms de famille.
GOUERENN, s. f. Ruisseau ; pl. ou.
GOUERS, adv. Y. Longtemps.
GOUESAAT (goue-saat), Y. n. Devenir
Sauvage. — GOMEZ, Sauvage.
GOUEVI. VOy. CWEVI.
GOUEZ, G0EZ, adj. Sauvage, farou-
che, et par extension, grossier, par-
laot d'une personne. — Ces mots sont
des noms de famille très-répandus.
GOUEZ-IRVIN, 8. pl. m. Pluriel de
gouez-irvinenn.
GOU 241
GOUEZ-IRVINENN, 8. L. C. Raifort,
ravanelle, sénevé, coloquinte; pl.
gouez-irvin, masC. A la lettre, sauvage
pavet.
GOUEZ-KERC'H, 8. m. Avoine sau-
vage. À la lettre, sauvage avoine.
GOUEZ-OUNNENN, 8. f. Orne, arbre.
À la lettre, sauvage frêne ; pl. goues-
ounn, MmaAsC.
GOUEZ-RAOENN, 5. L. Polypode, pa-
riétaire, plantes. À la lettre, sauvage
fougère. — Ainsi que je l'ai déjà dit
ailleurs, rien n'est plus confus que
les dénominations des plantes en bre-
ton. Le mot qui nous occupe en est
un exemple : les polypodes et les pa-
riétaires ne sontmême pas de la même
famille. La première est de la famille
des fougères, et l’autre de la famille
des orties ; l’une est un cryptogame,
l’autre une plante herbacée. Il ne m'a
pas paru possible de faire rien de sé-
rieux au sujet des plantes.
GOUEZ-RADENN-VIHAN, s. L Capil-
laire, plante. A la lettre, sauvage fou-
gère pelite.
GOUEZ-SISTR, s. m. Piquette faite
d'eau et de marc de pommes. 1 la
lettre, sauvage cidre.
GOUEZ-WINIENN (vinienn), 8. f.
Viorne, plante. — Ce mot est com-
posé de gouer, adj., sauvage, et de
gwinienn, vigne.
GOUFER, s. m. B. Ruisseau.
GOUGAD, GOUGAT, 8. m. Y. Gorgée.
— Gouk, Y. Gorge.
GOUGAT. Voy. le précédent.
COURE, s. L. T. Y. Belle-flle, bru ;
pl. gouheio, T., gouheion, Y
COUHERE, GOUERE, 8. m. Juillet.
Voy. GOUERE.
GOUHEZ, 8. f. (anc.) Belle-fille.
GOUHIN, GOUIN (gou-in), 8. m. Four-
reau, gaîne ; pl. ou. Ce mot figure
parmi les noms de famille, mais on
80
242 GOU
le prononce alors comme en français
gouin, et non gouine comme en bre-
ton.
GOUHINA, GOUINA, v. a. Engafner ;
p. et.
GOUHINEIN (gouhin-e-in), v. a. Y.
Le même que geuhina.
GOUHINER, GOUINER, s. m. Ouvrier
qui fait des gatnes.
GOUIAN, a. m. Y. Hiver. A-bad er
gouiañ, Y. Pendant l'hiver.
GOUIEK, adj. T. C. Ha bille, savant.
— Gout, Y. Savoir.
GOUIGOUR, s. m. Bruit d’une porte
sur ses gonds, d'un essieu mal graissé,
cri de souliers neufs. Voy. REOR-GauI-
GOUR.
GOUIGOURAT, Y. n. Faire le bruit
appelé gouigour eu breton. Falla ibil
a vez er C'han d ouigour da geñua,
ceux qui ne sont bons à rien font le
plus de bruit (prov.). À la lettre, la
plus mauvaise cheville de la charrette
est celle qui crie la première.
GOUIL, 8. m. Y. Ferment, levain.
YOT. G0ELL.
GOUIL, s. m. Y. Fête religieuse; pl.
teu. Voy. EBEL, 8. m.
GOUIL, s. L. Y. Voile de navire; pl.
teu. YOT. BHEL, 5. f.
GOUILEIN (gouile-in), v. n. Y. Pleurer:
p. gouilet.
GOUIL-GORN, s. L. Bouline, certaine
voile de navire.
GOUILIADENN, 5. L Y. Feu de joie.
— Gouil, Y. fête.
GOUILIAT, s. m. Y. Danse d’un jour
de fête, danse sur une aire neuve à
battre le blé. — goui. Y. fête.
GOUIN (gou-in). Voy. GOUHIN.
GOUIN (gou-in), 8. m. T. Vin. Yor.
eWIN.
GOUINA. Yor. GOUHINA.
GOU
GOUINELL, s. £. Venelle, petite rue.
GOUINER. Voy. GOUHINER.
GOUIR (anc.), pluriel de gour ana.)
homme, guerrier.
GOUIR, adj. et s. m. T. Voy. em
ad). et s. ky N N
GOUIVEIN (gouive-in), v. n. Y. Se fe-
ner ; p. gouivet,
GOUIZIES, GOUIZIEK. Yor, ce der-
nier.
GOUIZIEGEZ (gouizieg-es),s. f. Science,
savoir. Ce mot dérive de gouzout, v.n.,
savoir, connaître.
GOUIZIEK, adj. Savant, habile. 1] dé-
rive de gousout, Y. &., savoir.
GOUK, 8. M. Y. T. C. Gorge, Cou, en-
colure de cheval, goulot de bouteille.
Voy. GOUZOUX.
COUK-GOUK, 8. m. Glougliou.
GDUKAD, 8. m. Gorgée. — Gouk,
gorge. Y. T. C.
GOULAC'H, Y. pluriel irrégulier de
goulac’henn. On dit aussi glouac'h.
GOULAC'HEIN (goulac'h-e-in), v. a. Y.
Garnir de lattes, et aussi aiguiser, af-
filer un outil; p. goulac'het. — Gou-
lac hein ur alc'h. ufiler une faulx.
GOULAC'HENN , s. f. Y. Latte :
pl. goulac’h, masculin. On dit anssi
glouac’henn,
GOULAOU, 8. pl. m. (anc.) C'était
autrefois le pluriel de goulaouenn,
chandelle. 11 a fait place à goulou:;
mais il se retrouve dans les dérivés
ci-dessous.
GOULAOUEK, adj. Lumineux. Yor.
GOULAOU.
GOULAQUENN, 8. f. Chandelle; pl.
goulou, m. Des chandelles, de la chan-
delle, et par extension, ce pluriel
s'emploie au sens de clarté, lumière.
Voy. GOULOU.
GOU
B00LA0UENN-9018, s. f. Cierge; pl.
goulou-koar. À la lettre, chandelle de
cire. — Koar, cire.
GSOULAOUI, v. a. Eclairer, illuminer;
p. goulaouet. VOy. GOULAOU.
GAULAOUIER, 8. m. Fabricant de
chandelles. Yor. 6OULAOU.
SOULAR, adj. Insipide, fade, sans
goût. — Dour goular, eau minérale.
GOULARZ, s. m. Ambre jaune, succin.
GOULAZ, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de goulazenn, latte.
GOULAZA, Y. a. Garnir de lattes; p.
goulaset.
GOULAZA, v. a. Réparer un outil
tranchant, affiler, aiguiser; p. et.
GOULAZENN, s. f. Latte ; pl, goulas,
masculiu.
GOULC'HER, 8. m. Couvercle; pl. tou.
GOULEK, GOULES, 5. m. Lieu, poisson;
pl. gouleged (gouleg-ed).
SOULEN, 8. m. Goéland, oiseau de
mer; pl. gouleni. Voy. GWELAN.
GOULENI, pluriel du précédent.
GOULENN, s. f. Demande, interro-
gatoire, requête; pl. ou.
GOULENN, v. a. Demander, inter-
roger ; p. goulennet. — Goulenn eunn
dra digant unan-bennag, demander
une faveur à quelqu'un. — Goulenn
eunn dra dc'h unan-bennag, out unan-
bennag, demander un renseignement à
quelqu'un.
GOULERC'HER. Voy. GOURLERC'HER.
GOULERC'HI. VOy. GOURLERC'HI.
GOULI, s. m. Blessure, plaie, ulcère ;
pl. gouliou.
GOULIA, v. a. Blesser; p. gouliet.
GOULIEAU (anc.) @ville, balustrade.
GOU 243
GOULIEK, adj. Couvert de blessures.
— Gouli, blessure. *
GOULIEN, 8. L. Criblure de blé.
6OULIENN, 8. L. T. Bande de terre
gazsonnée que Îles paysans laissent
entre la haie et le dernier sillon. Yor.
RELACH, KRIZENN.
GOULI0. Voy. GOU 110.
GOULICN, GOELIAN, s. m. Y. Lavure,
eau de vaisselle.
GOULIU (gouli-u), adj. V. Vide. Voy.
GOULLO.
GOULIUEIN. (gouli-u-e-in), v. a. Y.
Vider; pl. gouliuet (gouli-u-et).
GOULLEK, s. m. Lieu, poisson; pl.
goulleged (goulleg-ed).
GOULLO, adj. Vide, vacant, et par
extension, oiseux, vain, parlant des
choses, des pensées, etc.
GOULLON (goullo-i)}, v. a. Vider; p.
goulloet.
GOULLONDER, v. a. Voy. le suivant.
GOULLONDERI, v. a. Vider; p. goul-
loñderet. — Goullo, adj. vide.
GOULOU, s. pl. tb. Pluriel irrégulier
de goulaouenn, chandelle. Ce pluriel
signifle des chandelles. de la chandelle,
et s'emploie aussi au sens de lumière,
clarté. Yor. MINTIN-SOULOU. Da c'houlou-
deis, au point du jour.
GOULOU-DEIZ, s. m. Point du jour.
— Goulou, clarté, et deiz, jour. —
Da c'houlou-deiz. à la pointe du jour.
GOULTEN, 8. f. Fanon de bœuf.
GOUNEZA, v. a. Non usité. Yor. Geu-
NID, v. a,
GOUNHERS. VOy. KOUNHERS, qui est le
radical.
GOUNI, 8. m. Y. Profit, gain; pl.
gounideu.
GOUNID, s. m. Gain, profit; pl. ou.
U s'emploie aussi au sens de victoire
244 GOU
entre lutteurs ou gens de guerre. Setu
ema ar gounid gan-t-omp, la victoire
est à nous.
GOUNID, v. a. Gagner, mériter, sur-
passer, cultiver, en parlant de la terre;
D, gounezet. Ce verbe, ainsi que l’indi-
que son participe gounezet, 8e COnju-
gue sur l'ancien infinitif gounesa.
COUNIDEGEZ (gounideg-es), 8. L. Cul-
ture de la terre. Voy. GOUNID, Y. a.
GOUNIDEK, GONIDEK, adj. et s. m.
Gagnant, vainqueur, agriculteur; plu-
riel du substantif gounideien. Voy.
GOUNID, Y. a.
GOUNIDERK, 8. m. Y. Ouvrier qui tra-
vaille à la journée; pl. gounidion.
GOUNIEIN (gouni-e-in), v. a. Y. Ga-
gner; D. gouniet.
GOUR, GOR, particule augmentative
ou diminutive, qui marque l'infériorité
ou la supériorité de qualité, de posi-
tion, qui augmente ou diminue l'action
d'un verbe, la valeur d'un adjectif,
d'un substantif. Avec de telles accep-
tions, on comprend que gour, gor,
aient parfois la signification de grand
ou de petit, de presque, d-demi, comme
dans gour-radenn, gour-glezse, gour-veo,
gour-lano, gour-enez, et autres. C’est,
comme on le voit, une particule très-
élastique, peut-être trop élastique, et
qui n'a pas d'équivalent eu français.
— Après ces particules, les lettres
dures ou fortes se changent en douces
ou faibles. Voycz plus loin les mots où
gour entre en composition. Cette étude
pe manque pas d'intérêt; cette parti-
cule a servi à former une foule de
mots.
GOUR, OUR, 8. m. (anc.) Homme, par
opposition à femme, guerrier; pl.
goutr. Ce mot ne s’emploie aujourd'hui
qu'avec une négation, au sens de nul
homme, personne : n'eux gour man,
il n'y a personne ici.
GOUR, s. m. {anc.) Rancune, malice.
GOUR, adj. (anc.) Petit et robuste.
GOURAQUI, v. a. et n. Enrouer, s'en-
rouer; p. gouraouel.
GOU
GDUR-C'HAGN, et aussi GOURO'HAGN.
Voy. le suivant.
GOUR-L'HAIGN, subst. fém. Et aussi
gourc'haign, prostituée fieffée. —
Gour, particule augmentative, el gaïgn,
gagn, charogne, prostituée.
COUR -C'HAST, subat. fém. Et aussi
gourc’hast, prostituée au suprême de-
gré. — Gour, particule augmentative,
et gast, prostituée.
GOURC'HE, s. m. Ladrerie des bêtes.
GOURC'HEA, v. n. Devenir ladre,
parlant des bêtes.
GOURC'HED, s. m. Y. Fuseau; pl.
gourc'hedi.
GOURC'HEDAD, s. m. Y. La quantité
de matières que l'on peut mettre sur
ua fuseau pour filer.
GOURC'HEJAT, 8. m. Y. Le même
que le précédent.
. SOURC'HEMENN, 8. n. Commande-
ment, ordre; pl. ou. Âu pluriel, ce
substantif a une autre signification.
Voy. GOURC'HEMENNOU.
GOURC'HEMENN, v. a. Ordonner,
commander ; p. gourc'hemennet.
GOURC'HEMENNDU, s. pl. m. Com-
pliments d’une personne à une autre
qui est absente, pour lui faire savoir
que l’on conserve d'elle un bon sou-
venir. Grit va gourc'hémennou d'eshi,
faites-lui mes compliments.
GOURC'HEMENNOU-DOUE, 8. pl. m.
Les commandements de Dieu. Et aussi,
gourc'hemennou-reis.
GOURC'HET, s. m. V. Le même que
gourc'hed.
GOURO, GOURT, adj. Voy. ce dernier.
GOURDA, v. a. Engourdir par fausse
position; p. gourdet.
GOUR-DAOIEU, a. pl. m. V. Les ancé-
tres. — Gour, particule qui augmente
Ja valeur des mots, et adieu, Y. plu-
riel de tad, père. On écrit aussi gourda-
ieu.
GOU
GOUR-DADOU, s. pl. m. Et aussi
gourdadou, les ancètres. — Gour, par-
ticule qui augmente la valeur des
mots runs et tadou, pluriel de
, père.
GOUR-DALL, adj. Et aussi gourdall,
presque aveugle. — Gour, particule
minutive, et dall, adj., aveugle.
GOUR-DEISIOU (de-i-siou), .8. pl. m.
Et aussi gourdeisiou. D’après Le Goni-
dec, ce mot désigne les douze pre-
miers jours de l’année, pendant les-
quels les paysans ronostiquent la
Température et la récolte de l’année.
Je ne puis rien dire de la composition
de ce mot.
GOURDEN, 3. m. VOy. GOURDREN.
GOUR-DESIOU (de-siou). Voy. Gour-
DEISIOU.
GOURDET, adj. Engourdi par fausse
position. Voy. GOURDA.
GOUROON, adj. Y. Habitué à, accou-
tamé à, sujet à. Bout gourdon, être
babitué à.
GOUR-DREN, s. m. Et aussi gourdren.
œrochet de l’hameçon qu pe permet
pas au poisson de se dégager. Le Pel-
letier écrit gourden, mais cette ortho-
graphe est, je crois, vicieuse. En voici
Ja raison : le mot gôur-dren me pa-
falL composé de gour, particule qui,
entre autres acceptions, marque Ja
supériorité de position, et de dren,
drean, piquant, épine. Gour-dren si-
gmflerait, d'après cela, piquant supé-
rieur, el gour-dren ann higenn, serait
le piquant supérieur de l'hameçon.
Ges mots rendraient très-bien le cro-
chet dont nous parlous. Quant à
l’autre piquant de l’hameçon, celui où
l'on embroche le ver ou autre appât,
il se nomme bek ann higenn, pointe de
l'hamecon.
GOUR - DREUST, 8. m. Et aussi
gourdreust, poutrelle. — Gour, parti-
cule diminutive, et treust, poutre. À
la lettre, petite poutre.
GOUR - DROUZ , 5. m. Et aussi
gourdrouz, querelle, menace ; pluriel
GOU 245
gour-drouxsou, gourdrouzou. — Gour,
particule augmentative, et (roux,
bruit. A la lettre, grand brait.
CO0R-DROUZ, GOURDROUZ, v. a. ét n.
Grogoer, parlant d’un chien, querel-
ler, menacer; p. gour-drouset, gourdrou-
get. Voy. le précédent.
GOUR-DROUZEIN, v. a. EL aussi
gourdrouzein, Y. quereller, menacer.
Voy. GOUR-UROUZ.
GOUR-DROUZUZ, adjectif. Et aussi
gourdrousus, menant. Voy. ‘GSUR -
DROUZ.
GOURDT, adj. (anc.) Obstiné, entêté.
GOURE, s. m. Y. Le dessus, la sur-
face. Voy. GORRE.
COURED, s. m. Et aussi gour-hed,
brasse, mesure de longneur égale à
celle des deux bras étendus. — Gour
{anc.), homme, et had, longueur. On
sait en-effet que la longueur du corps
d’un homme est égale à celle de la
longueur de ses bras étendus.
GOUREDA. v. a. Et aussi gour-heda,
mesurer à la brasse, sonder la mer,
etc. ; p. gouredet. Voy. GOURED.
GOUREDAD, 8. m. Et aussi gour-hedad,
brassée. Ce que l'on peut envelopper
ou embrasser avec les deux bras. Voy.
GOURED.
GOUREL, SRADEL, 8. m. Y. Gruau.
Soubenn ar gourel, de ia soupe au
gruau.
GOURELIN, s. m. Y. Juillet.
GOUREM, s. m. Ourlet ; pl. ou.
GOUREMI, v. a. Ourler : p. goure-
met.
GOUR-ENEZ, 8. L. Presqu'île, pénin-
sule. — Gour, particule diminutive,
et enez, île.
GOURENN, GOURIN, s. m. Lutte ; pl.
ou.
GOURENN, v. a. Lutter; p. gourennet.
246 GOU
GOURENN, GOURRENN, s. m. Sourcil,
paupière ; pl. ou.
GOURENNER, s. m. Lutteur ; pl. ten.
GOUREOUEIN (goureoue-in), v. a. et
n. V.Enrouer, s'enrouer; p. goureouet.
GOURFENN, adj. (anc.) Impudent,
déhonté.
COUR CGAMM, GOURGAMM, 5. m. Y.
Ligzag ; pl. eu.
GOUR-GAMM, GOURGAMM, adj. Boi-
teux très-prononcé. — Gour, particule
augmentative, et kamm, boiteux.
GOUR-GLEAN, GOURGLEAN, 5. m. Y.
Poignard. — Gour, particule diminu-
tive, et klean, Y. épée. A la leitre,
petite épée.
GOUR-GLEUZ, GOURGLEUZ , 8. m.
Clôture ou haie mal faite ou dont la
terre est éboulée. — Gour, particule
diminutive, et kleuz, clôture, haie. À
la lettre, clôture à demi.
GOUR-GLEZE, GOURGLEZE, s. m. Poi-
gnard, dague. — Gour, particule di-
minutive, et klexe, épée. À la lettre,
petite épée.
GOUR-GOMS, GOURGOMS. Voy. le sui-
vaut.
GOUR-GOMZ, GOURGOMZ, v. n. Parler
entre ses dents, parler dans la mau-
vaise humeur; p. gour-gomzel. —
Gour, particule qui diminue l'action,
et komz, parler.
GIURGOUS, 8. m. (anc.) Gosier, gorge.
GIURGOUSEIN (gourgou-se-in), Y. H.
Y. Roucouler; p. gourgouset.
GOUR-HED. Voy. GOURED.
GOUR-HEUA. Voy. GOUREDA.
GOUR-HEOAD. Voy. GOUREDAD.
GOURHELIN. Voy. GOURELIN.
GOUR-HOUAU, GOUR-HOUAT, 5. m.
Sarcelle. — Gour, particule qui marque
l'iufériorité, et houad, houat, canard.
GOU
On écrit aussi gourhouad; pl. gour-
houidi.
GOURI, 8. m. V. Couture. Ce mot
figure parmi les noma de famille en
Bretagne. J'ai connu un tailleur de ce
nom.
GOURIAT, GOURIEIN, v. a. Y. Coudre:
D, gouriet.
GOURICHAL, v. n. Y. Braire; p: gow-
richet.
GOURIEIN (gourti-e-in), v. a. Y. Voy.
GOURIAT.
COURIENN, s. L Y. Racine des végé-
taux, et, par extension, race, extrac-
tion. Voy. GRISIENN.
GOURIENNEIN (gourienn-e-in), v. n. V.
Prendre racine; p. gouriennet.
GOURIENNUZ, adj. V. Rempli de
racines.
GOURIER, GOURIOUR, s. m. V. Mauvais
tailleur qui ne fait que des raccom-
modages ; pl. gourierion. Voy. GSURI,
couture. |
GOURIEREZ, s. L V. Couturière ; pl. et.
GOURIN, s. m. Linteau ; pl. ou.
GOURIN, GOURENN, s. m. Lutte.
GOURIN, v. n. Lutter; p. gourénet.
Voy. GOURENN, v. n.
GOURINEIN (gourin-ein), v. n. Y.
Lutter; p. gourinet.
GOUR-INIZ, GOURINIZ, s. f.V. Presqu'île,
péninsule. — Gour, particule dimigu-
tive ; mis. V., Île.
GOURINOUR, 8. m. V. Lutteur,athlète ;
pl. gourinerion. Voy. GOURIN, lutte.
GOURID, GOULIO, s. m. P.èce inté-
rieure de renfort d'une porte.
GOURIOUR, Y. Voy. GOURIER; pl. gou-
rierion.
GOURISIA. Voy. GOURRISIAT.
GOU
GOURISIADENN, 8. L. VOY. GOURRI-
SIADERN.
GOUR-IVIN, GOURIVIN, 8. m. Envie à
la racine des ongles, ongle supérieur
des chiens, nœud de chair au bas de
la jambe des chevaux et des bœufs.
Je ne saurais expliquer complètement
la composition de ce mot.
GOURIVIN, s. m. Pièce de bois courbe
pour la construction des navires.
GOURIZ, s. m. Ceinture de corps
pour les prêtres et autres; pl. ou.
Dougen ar gouris, porter la ceinture.
GOURIZA, v. a. Ceindre d’une cein
ture de corps; p. et. :
GOURIZAD, s. m. Ventrée. À la lettre,
ce qui peut être contenu dans une
cæinture de corps. Voy. GOURIZ.
GOURIZER, s. m. Ceinturier; pl. ten.
GOURIZ-KANV, s. m. Ce mot qui, à
la lettre, signifie ceinture de deuil,
s'emploie puur désigner les tentures
en drap noir que l’on place à l'inté-
rieur des murs des églises pour les
grandes cérémonies funèbres.
GOURIZ-KLEZE, 8. m. Ceinturon d'épée.
— Gouris, ceinture, et kleze, épée.
GOURIZ-REUN, s. m. Cilice. À la lettre,
ceinture de crin,
GDURLANCHENN, a. L. Gosier, æso-
phage, et, par extension, grand man-
geur. Eur c’hourlanchenn, un grand
mangeur.
GOURLANCHENNEK, adj. Qui a un
grand gosier.
GOURLANN. Voy. GOURLENN.
GOUA-LAND, GOURLANDO, s. m. Le
moment où la marée est pleine, où la
mer cesse de monter. Gour, particule
«ugmentative, et lano, flux de la mer.
GOURLAOUENN. Voy. GOURLEUENN.
GOUR-LARHU, GOURLARHU, s. m. Y.
Commencement du jusant, où la marée
commence à descendre, où la marée
GOU 247
est pleine. — Gour, particule angmen-
tative, et larhu, lanu, la marée mon-
tante, le flux.
GOURLENN, 8. m. Ce mot, je crois,
a le même sens que gour-lano, et
s'emploie de plus pour désigner les
ordures et goëmons que la mer laisse
sur le rivage en se retirant. Autrefois
il avait la signification de mousse d'eau
stagnante.
GOURLEOUENN. Voy. GWERELAOUEN.
GOURLERC'HER, s. m. Musard, qui est
toujours en retard. On dit aussi gou-
lerc’her
GOURLERC'HI, GOULERC'HI, v. n.
Musarder, être toujours en retard. Je
ne puis rien dire sur la composition
de ce mot, quoiqu'il laisse transpirer
très-visiblement le substantif lerc'h,
suite, trace.
GOURLEUEN. Y. YOT. GWERELAOUEN.
GDUR-LONKA. Yor. le suivant.
GOUR-LOUNKA, Y. a., et aussi gour-
lonka, avaler gloutonnement ; p.
gour-louñket. — Gour, particule qui
augmente l'action, et lounka, lonka,
avaler.
GOURMI, s. m. (anc.) Fils de neveu
ou de nièce. Ce mot, ainsi écrit, doit
être une faute d'impression dans le
Catholicon. Voy. GeURNI.
GOURN. Ce mot, qui est une corrup-
tion de gourenn, lutie, s'emploie dans
le substantif composé peg-gourn, pour
signiller croc-en-jambe dans les luttes.
YOT. KROG-GOURENN.
GOURNA. VOY. GOURNERIA.
GOURNEIN (gourne-in), v. a. V. Net-
toyer au crible, parlant du blé; p.
gournet. Voy. les deux suivants.
GOURNER, s. m. Y. C. Gros crible à
blé. ’
GOURNERIA, GOURNA, v. a. C. Net-
toyer au gros crible, parlant du blé;
D, gourneriet, gournet.
248 GOU
GOURNERIAD, 8. m. C. La plénitude
du gros crible. Yor. GOURNER.
GOUR-NI, GOURNI, 8. m. V. T. C. Fils
de neveu ou de nièce. — Gour,
cule diminutive, et ni, neveu, Y.
GOUR-NICH, GOURNICH. Voy.GOUR-AH.
GOUR-NICHAL, GOURNIOHAL. Yor.
GOUR-AIJAL.
GOUR-NIJ, GOURNIJ, 8. m. Vol près
de terre des petits oiseaux. — Gour,
particule diminutive et nd, vol des
olseaux. Voy. le suivant.
GOUR-NIJAL, GOURNIJAL, v. n. Vol-
tiger, voler bas et avec peine, comme
font les jeunes oiseaux. — Gour, par-
ticule diminutive, et vial, voler
manière des oiseaux. ]l se conjugue
avec l'auxiliaire ober, — Gournijal à
reg, il voltigeait.
GOUR-NIZ, GOURNIZ, 8. m. Fils de
neveu ou de nièce, pelit-neveu, degré
de parenté. — Gour, particule dimi-
notive, et nix, neveu; pl. gour-nixed.
GOUR-NIZEZ, GOURNIZEZ, s.f. Fille
de nièce ou de neveu, petite-nièce,
degré de parenté. Voy. le précédent
pour la composition.
GOUR-RADENN, subst. fém. Et aussi
gourradenn fougère de la grande es-
pèce, fougère mâle. — Gour, particule
augmentative, et radenn, fougère.
GOURRENN, s. f. Sourcil, paupière;
pl. ou. On dit aussi gourenn.
GOURRENN, 8. L C. Jalousie, envie.
Voy. GOURVENN.
GOURRISIADENN (gourri-siadenn), 8. f.
Henniesement.
GOURRISIAT (gourri-siat), v. n. Hen-
nir; p. gourrisiet, H se conjugue avec
J'auxiliaire ober.
GOUR-RU, s. L. Y. Col-de-sac; pl.
gour-ruieu. — Gour, particule dimi-
nutive, et ru, rue.
GOURSAILLENN (les L mouillées).
Voy. KORNAILLENN.
|
GOU
nes RES
et staoñ, étrave. À la leu
renfort à l'étrave. de
GOUR-STREAT GOURSTREAT, s. L Cul-
de-sac. — Gour, particule diminutive,
et streat, ruelle, venelle. chemin étroit.
GOURT, GOURD, adj. Lourd, difficile
à remuer. Il 8e di d'un homme
perclus. Voy. le s: k
, EOURT, GOURD, ad). Sévère, rude, im-
pitoyable. — Gourd 60 oh ar À
ous ar vugale, il est rude envers les
enfants.
GOUR-VADEZ, GOURVAOEZ, 8. L. On-
doiement, baptême dans la maison.
Gour, particule diminutive, et badas,
‘baptême. A la lettre, petit baptôme.
GQUR-VADEZI, v. a. Et aussi leù
desi, ondoyer un nouveau-né, le ba]
tiser dans la maison Gour, part-
cule diminutive de l'action, et badesi,
baptiser ; p. gour-vadexet.
GOURVENN, 8. L. C. Envie, jaluusie.
J'ai trouvé aussi gourrenn; mais ce
doit être le résultat d'une erreur.
GOURVENNA, v. a. Peu ou pas usité,
Eavier, être jaloux du bont des
autres.
GOURVENNEK, adj. Envieux. Cet ad-
Jectif figure parmi les noms de famille.
GOURVENNUZ, ad). Voy. GOURVENNEL.
GOURVENT, s. m. (anc.) Arrogance.
GOUR-VEO, adj. Y. Un ivre. —
o, R, DEE et mes,
Ye,
GOURVEZ, s. m. Besa enn he chour,
vez, choum mnn he c'hourves, être
étendu, rester étendu sur la litière,
parlant d'une bête malade. Ce mot est
un nom de famille assez répandu.
GOURVEZ, v. n. Etre étendu, s’élen
dre, parlant des bêtes et des gens ; p.
gourvexet. Voy. le précédent.
GOU
GOURZAST, adj. (anc.) Ruiné, perdu.
GOURZAOTA, v. a. (anc.) Perdre,
GOUR-ZEN, GOURZEN, 8. m. Petit
homme ; pl. gour-sud. — Gour. parti-
cule diminutive, et den, homme, per-
sonne.
GOURZEZ, 8. m. Délal.
GOURZEZA, v. a. Différer ; p. et.
SOUR-ZIGERI (rig-eri), v. a. Et aussi
goursigeri, entr'ouvrir ; p. gour-xigo-
rét, — Gour, particule diminutive, et
digeri, ouvrir.
GOUSIA (gou-sia), v. n. T. Voy. G0u-
GT
GOUSIADENN (gou-siadenn), 8. f. T.
Litière de chemins pour en faire du
fumier.
GOUSIAN (gou-sian), v. n. T. Faire
de la litière de chemins avec des fou-
gères, des landes coupées.
GOUSONI, GWASDNI (gou-sond}, s. L
C. Saleté, ordure.
GOUSPER, 8. m. D. La veille d’ane
foire, d’un pardou. Da c'housper ar
foar, la veille de la foire. Voy. DER-
CHERT
GOUSPEROU, s. pl. m. Vèpres, priè-
res de l'Eglise. Mont da c’housperou,
aller aux vèpres. Ce mot dérive du
latin vesper, le soir. C’est un des mots
introduits par le christianisme en
Bretagne.
SOUSTAD, ady. Doucement, sans
brusquerie, sans bruit. L'adverbe
goustad a un superlatif, goustata. Ainsi
on dit : goustata ma c'hell, le plus
doucement qu'il peut.
GOUSTADIK, adv. Tout doucement,
sans bruit. On dit aussi goestadik, en
quelques lieux.
GOUSTILL (les L mouillées), 8. m.
Stylet, poignard ; pl. ou.
GOUSTILLA (les L mouttlées), Y. a.
Evitez ce mot. Donner des coups de
GOU 249
Stylet; p. et. On dit de préférence,
ret taoliou goustill.
GOUSTIUEIN (gousti-u-e-in), v. a. Y.
Constiper ; p. goustiues.
GOUT, v. a. Y. T. C. Savoir; p.
gouiet. YOT. GOUZOUT.
GOUVEZ, GOUZVEZ, v, a. Ce mot
s'emploie dans quelques localités
pour gouxout, Y, à. Savoir.
GOUZANV, v. a. Sonffrir, avoir des
souffrances, endurer, supporter ; p.
gouzanvet. Gouxanv poaniou, endurer
des souffrances.
GOUZAO! (gowuxaoi), v. a. (anc.)
Avertir.
GOUZAON, v. a. C. Soufrir, avoir
des souffrances, endurer, supporter ;
D. gousavet.
GOUZAV, v. a. Le même que gou-
sanv, mais moins usité.
GOUZAVI. Non usité. Voy. GOUzZAAY.
GOUZEL. VOY. GOUZER.
GOUZELHA. VO. GOUZERIA.
GOUZER, GOUZIER, s. m. Litière des
chemins, faite de feuilles, de fou-
géres de landes, et destinée à f
u fumier. |:
GOUZERIA, v. n. Faire de la litière
de chemins. Voy. GOUZER.
GOUZIA, v. n. £. S'abaïisser, dimi-
nuer, devenir moindre ; p. goustef.
Il ne se dit qu'en parlant du vent.
Voy. GOUZIZA.
GOUZIAN, v. n. T. Voy. GOUZIA.
GOUZIEIN (gousie-in), v. n. Y. Dimi-
nuer, baisser, parlant du vent; p.
gousiet. Voy. GOUZIZA.
GOUZIEK, adj. V. Savant, instruit.
On dit plutôt gousk.
GOUZIEN, 8. f. Serein du soir. —
Ce mot est un nom de famille assez
répandu ; On le prononce, dans ce cas,
comme gousiain en français.
32
250 GOZ
GOUZLIER, 8. rm. VOY. GOUZER.
GOUZIERA, v. H. Voy. GOUZERIA.
GOUZIFIAD, s. m. (anc.) Epieu, arme
ancienne.
GOUZIZA, v. n. Baisser, se calmer,
devenir moindre, parlant du vent ; p.
-gouziset. Gousiset eo ann avel, le vent
s'est calmé.
GOUZOUG, s. m. Yor. GOUZOU.
GOUZOUGAD, s. m. Gorgée. — Gou-
‘#oug, COU, gorge.
GOUZOUGENN (gouxoug-enn), s. f.
Mouchoir de cou, col de chemise,
bavolet, collerette. — Gousoug, cou. .
GOUZOUK, s. m. Cou, gorge, enco-
Igre et garrot du cheval, goulot d’une
‘ bouteille. Gousouk eur voutail. le
goulot d'une bouteille.
GOUZOUMENN. Yor. KOUZSUMENN, qui
est le radical.
GOUZOUMENNI. Yor. KOUZOURENNI,
qui est le radical.
GOUZOUT, Y. a. et n. Savoir; p.
goueset. Ce verbe est tout-à-fait irrégu-
lier. Voy. la grammaire. I] se conjugue
en partie sur l’ancien infinitif goara.
Voy. le mot saAvorm à mon Nouveau
Dictionnaire 1869.
GOUZROUT, v. a. (anc.) Savoir.
GOUZVEZ, v. a. VOy. GOUVEZ.
GOV, 60F, s. m. Voy. ce dernier.
GOVEL, GOFEL, 8. f. Voy. ce dernier.
60Z, 8. L Taupe; nl. ed. Douar goz,
bern goz, taupinière.
GOZA, et micux GDZETA. Voy. ce
dernier.
602AR0, 8. m. Qui a le teint et les
cheveux noirs comme une taupe. Voy.
6ez, taupe.
` GOZARDEZ, s. L C'est le féminin du
précédent.
GRA
GCZER, GOZETER, 8. m. Voy. ce der-
nier.
GOZETA, v. n. Prendre des taupes;
p. et.
GOZETER, s. m. Taupier; pl. ien.
GOZIK, ady. C. T. Presque. Gosik
maro eo, il est presque mort.
COZUNELL, s. L. Piége à taupes. —
Goz, taupe.
GRA, s. m. C. Affaire, convention, re
qu'on doit faire. Gra da c'hra, fais ton
affoire.
GRAROTENNIK, 8. m. Y. Nabot.
GRAC'H, s. f. Vieille femme; et aussi
vieille, poisson; cloporte, insecte;
pl. ed.
GRAC'HA, GRAC'HELLA, v. n. Se flé-
trir, parlant du teint des femmes. —
Grac'h, vieille femme.
GRAC'H-ANN-DIAOUL, s. L. Enchante-
resse, sorcière. À la lettre, vieille
femme du diable.
GRAC’HELL, a. L. Tas, amas, meule;
pl. ou.
GRAC'HELLA, v. a. Eantasser, empi-
ler, amonceler ; p. ef. On dit aussi
grac'hellat.
GRAC'HELLA, GRAC'HA. Voy. ce der-
nier.
GRAC’HELLAT, v. a. Kntasser, amon-
celer ; p. grac’hellet.
GRAC'HEREZ, 8. m. Ce mot s'emploie
au sens de radotages. — Grac'h, vieille
femme.
GRAD, 8. f. Consentement, gré.
GRAD-VAD, s. L Consentement, as-
sentiment. Gant ho krad-vad, avec
votre assentiment.
GRAE. Voy. KRAE, qui paraît ètre le
vrai radical.
GRAGAO'HAT, v. H. Crier comme font
les pies; p. gragac'het.
GRA
GRAGAILLAT (les L mouillées), v. n.
Caqueter comme les oiseaux, piailler ;
p. gragaïllet.
GRAGELL (grag-ell), 8. f. Yor. 6Ra-
C'HELL.
GRAGEZ. Pluriel irrégulier de grek
femme mariée. '
GRAINCH, a. L Voy. GRARCH.
GRAKAL, Y. n. Crier comme font les
poules qui pondent, coasser, et
extension, bavarder, caqueter, ba-
biller; p. graket.
GRAKEREZ, 8. m. Peu usité. Coasse-
ment. Voy. GRAKAL.
MARE 8. L Bardane, gratteron,
plantes.
GRAN, 5. pl. m. Y. Pluriel de gra-
nenñ, grain, graine.
GRAN, GARAN, s. L. Grue, machine.
GRANCH, 8. f. Grange des fermes de
Campagne; pl.ou.On dit aussi grañch.
GRANENN, 5. L Y. Grain, graine;
pl. gran, masculin.
GRANIELL, 8. L Y. Grenier à blé;
pl. eu. — Gran, Y. des grains.
GRANN, 8. m. (anc.) Sourcil, cil.
GRAS, 8. L Terme de dévotion. La
grâce; pl. grasou. Grasou ann daol,
les grâces, prière à la fin des repas.
Lavaret grasou ann daol, lavaret ar
grasuu, dire les grâces après le repas.
GRASPEIN (graspe-in), v. a. V. Kffleu-
rer, enlever légèrement la peau ; p.
graspet.
GRAT, GRAD, s. L. Consentement, as-
sentiment. Gants ho krad-vad, avec
votre azsentiment. Voy. GRAD-VAD.
GRATAAT, Y. a. Agréer ; n. grateat,
gratect.
GRATEIN (grate-in), Y. a. Y. Promet-
tre; p. gratet.
GRE
GRE, 8. m. (anc.) Troupeau.
GREC'H, 8. m. Ciron, insecte; pl. ed.
GREC'H, s. m. Y. Grotte; pl. seu.
GREC'H-HOUAD, 8. m. Sarcelle, oi-
seau ; pl. grec’h-houidi. Je ne puis rien.
dire sur la composition de ce mot.
L'explication qu'en donnent le p. Gré-
goire et Le Gonidec ne me semble pas
admissible. Yor. KRAK-HOUAD, GOUR-HOUAO.
GREG. YOT. GREK.
GREGACH, 8. m. La langue grecque,
et par extension, jargon, baragouin,
argot. On dit aussi gregaich, gregech
(greg-ech).
GREGACHI, GREGAICHI, v. n. Parler
en langue grecque, et par extension,
parler le jargon, baragouiner.
GREGECH, a. m. VOy. GREGACH.
GREGEOHI (greg-echi), Y. n. Yor. GRE-
CHI,
251
CREGAJEIN (gregaje-in), v. n. Y. Le
même que gregachi,
GREGEL (greg-el), adj. (anc.) Qui tient
de la nature de la femme. Grek, greg,
femme mariée.
GREGIK (greg-ik), s. L Femmelette;
pl. gragexigou (grag-ezigou). Ce mot
est le diminutif de greg, grek. femme
mariée.
GREGON, s. pl. m. Pluriel de grego-
nenn, prune Sauvage.
GREGONEK, 8. f. T. C. Lieu planté de
pruniers sauvages.
GREGONENN, 8. f. T. C. Prune sav-
vage ; pl. gregon, masculin.
GREK, GREG, 8. L Femme nariée;
pl. gragez (grag-es). Un cuvrier, un
campagnard dira : va grek, va greg,
ma femme. Les gens de la ville disent :
va fried eo, c'est ma femme. En style
familier : va hng goz eo, c'est ma
femme. À la lettre, c'est ma vieille.
GREK-0ZAC'H, 8. L Maitresse-femme,
femme-hommasse. — Grek, femme
mariée ; osac'h, homme marié.
252 GRE
GRED'H-VLEIZ, 5. L. Lamie, démon
imaginaire. — Grek, femme, et bleiz,
oup.
BRELL, s. m. Fresale, oiseau.
GREM, s. m. Fente à la carcasse d'un
navire; pl. ou.
GREM, s. m. (anc.) Tranchant d’un
outil.
GREMILL, GRIMILL (les L mouillées),
8. M. Saxifrage, chritme, plantes.
GREN, adj. Vif, alerte.
GRENN, 8. m. J'ai trouvé ce mot
avec la gigoification attribuée ci-des-
sus à grem, fente dans la carcasse
d'on navire. Je ne saurais dire lequel
est le meilleur.
GRENOZELL, 8. f. Y. Groseille à ma-
quereau.
GREOU, s. pl. m. Agrès don navire.
GRESIAN (gre-sian), s. m. Habitant
de R Grèce ; pl. ed.
GRESIANEZ Lined 8. L Habi-
tante de la Grèce; pl. ed.
GRESIM (gre-sim), s. m. La langue
grecque.
BRET, s. m. Y. Courage.
GRETOUR, s. m. T. Artiste.
GREUN, s. pl. m. Pluriel de greunenn,
graine, frai de poisson. VOY. GREUNIA.
GREUNEK, adj. Grenu. Il se dit en
parlant (les plantes et des étoffes.
GREUNENN, 8. f. Graine, grain, frai
de poisson ; pl. greun, masculin.
GREUNIA, v.n. Se former en graines,
parlant des plantes ; frayer, parlant
es poissons. — Greun, des graines,
du frai de poisson. Ko ce dernier sens,
il n'est usité qu'au pluriel. Teurel he
c'hreun, frayer, parlant des poissons.
GREUNIAL, a. m. C. Grenier à blé. —
Greun, des grains.
GRI
GREUNIER, s. m. Marchand de grai-
nes ; pl. ten.
GREUNNA, v. n. C. Grogner comme
font les pourceaux.
GREVANS. YOT. uREVAAS, qui est le
vrai radical.
GREZOLEK, 8. m. Kac'h gresolek,
excrément d’une personne
ERI, 8. m. Couture; pl. griou.
GRIAT, Y. a. Coudre; p. grief.
GRIOHQU, s. pl. m. Pluriel de gri-
sienn, racine.
GRIENN, 8. f. C. T. Racine; pl. grian,
GRIER, s. m. Y. Le mème que gos-
er.
GRIEREZ, s. f. Y. Le même que gou-
rierez.
GRIFFON, s. m. V. Chevalier d’indus-
trie; pl. et.
| ÉRIGAJEIN. VOY. GRECAEIN.
GRIGNOL, s. f. Grenier à grains, cof-
fre à grains ; pl. tou.
GRIGNOLACH, 8. L. Cloison de navire
pour séparer les marchandises.
GRIGNOLIA, v. a. Renfermer dans un
grenier ou dans les coffres qui en
servent, parlant des blés. — Grignol,
grenier à blé.
GRIGNOUS, 8. m. V. Ergoteur; pl.
grignouxet.
CRIGNOUZ, s. m. Hargneux, gro-
gnon, parlant des personnes. Je l'ai
entendu dire à un chien.
GAIGNOUZA, Y. n. Rechigner, gro-
gner par mauvaise humeur.
GRIGNOUZAL, v. n. V. Ergoter ; p.
grignouzet.
GRIGNOUZEZ, 8. f. C'est le féminia
de grignous.
GRI
GRIGONS, s. pl. m. Pluriel de gri-
gomenn , pomme sauvage, pomme
e.
GRIGONS, 5. m. Cartilage, grince-
ment de denis.
GRIGONSAL, GRIGONSAT, v. a. Grin-
cer, parlant des dents ; p. grigoñiset.
GRIGORSAT. Voy. le précédent.
GRIGONSEK, s. f. Lieu plauté de ponr-
miers sauvages. Voy. GRIGORS.
GRIGONSEK, adj. Cartilagineux, co-
riace.
GRIGONSENN, s. f. Pomme sauvage
ou avoriée, pomme âcre ; pl. grigoñe,
masculin.
GRIGONSUZ, adj. Cartilagineux, ca-
race. Voy. 6RIGONS, cartilage:
GRIK, s. m. Mot, parole. C'est une
contraction de gerik, diminutif de ger,
parole, mot. Ce substantif ne s’em-
ploie qu'avec une négation. — Grik !
ne dites mot! Ne lavaras gnk, il n'a
dit mot.
GRIK! interjection. Silence! ne dites
mot!
GRILL {les L mouillées), a. m. Gril de
cuisine; grillon, insecte; pl. ed.
GRILL (les L mouillées), s. m. Y.
Ecrevisse de mer; pl. eu.
GRILL-DOUAR [les L mouillées), 8. m.
Cigale, insecte; pl. grilled-douar.
GRILL-VOR (les L mouillées), s. m.
Chevrette ou crevette, crustacé marin.
— Grill, grillon, et mor, mer.
GRILLIK-VEAN {les L mouillées), s. f.
Grémil, petite joubarbe, oreille de
souris, plantes.
GRIMANOELL, s. L. Outil de serrurier
pour ouvrir les portes.
GRIMILL. Yor. GREMILL.
GRIOU, pluriel irrégulier de grtenn,
T. C. Racine des végétaux.
GRI 253
GRIQUENNEK, adj. T. GC. Qui est
pourvu de racines. — Brouskhoun
griouennek, C. des racines fourragè-
res, comme pauais, carottes, navets.
Cet adjectif dérive de griou, pluriel de
grienn, racine. T.C.
GRIPED, s. m. Piége pour prendre
des animaux, et aussi COUpe-JOrge;
pl. ou.
GRIPIN, s. m. D, Un des noms que
l’on donne au démon.
GRIPPI, s. m. Griffon, animal ima-
ginaire et ayant la forme d’un gros
oiseau ; uom burlesque donné au
iable.
GRIS, EHH, adj. De couleur grise.
GRISIAZ, GRISIEZ (gri-sias), ad}. Brû-
lant, grave, important, excessif.
GRISIENN (gri-sienn), 8. f. Racine des
végétaux; pi. riou, grichou, mas-
culin.— Penn-grisienn, cause, soufce.
GMSIENNA (gri-sienna), v. n. S'enra-
ciner ; p. et. Il s'emploie an propre et
au figuré, comme ea français.
GRISIENNUZ (gri-sien-nus), adj. Plein
de racines.
GAISIEZ (gri-siez), a:ll, Yor. GRISIAZ.
GRISIOU (gri-siou), 8. pl. m. Pluriel
irrégulier de grisienn, racine.
GRISTILLADENN (les L mouillées),
8. f. Hennissement. Voy. le suivant.
GRISTILLAT (les L mouillées), v. n.
Heunir. On l'emploie aussi au sens de
rire avec éclat, en style familier.
BRIZ, GRIS, adj. De couleur grise.
GRIZARD, adj. Grisâtre.
GRIZIAZ. VOy. GRISIAZ.
GRIZILL (les L mouillées), s. pl. m.
Pluriel de grixillenn.
GRIZILLENN (les L mouillées), s. L
Grain de grêle; pl. gristil, masculin,
des grains de grêle, de la grêle. —
Grisill a re, il tombe de la grêle.
. 254 GRO
GRIZILLON (les L mouillées), s. m.
Grelot ou petite sonnette qu'on at-
tache au cou de certains animaux ;
pl. ou.
GRIZILLONOU (les L mouillées), 8. pl.
m. Menottes pour les malfaiteurs.
6RO, 8. f. (anc ) Grève, sable. Près
de Brest, et vers Landévennec. on
trouve un point de la rade appelé Gro-
Saoz, la grève des Anglais. Voy. GR0a.
GROA, 8. L. Grève de mer ou de ri-
vière. — Ar c'hrog, la grève. Ce subs-
tantif paraît être de la famille de
grouan, groan, gravier. Yor. GRO.
GROAC'H, 8. L. V.T.C, Vieille femme.
GROAC’HA, v. n. T. C. Se Gétrir, par-
Jlant du teint des femmes. — Groac'h,
vieille femme.
GROAC'HELLA, v. n. T. G. Le même
que le précédent.
:ERDAC'HELLAT, v. n. Y. Le même
que groac'ha.
GRDAC'HENN, «. ?, V. Ride sur le front
par left de l'âge; pl. eu. — Groac'h,
vieille femme.
GROAC'HENNEIN, v. n. Y. Se rider
par l'effet de l'âge; p. groac’hennet. —
Groac’h, vieille femme.
GROAN. Voy. GROUAN.
GROBIS, GROBIZ, s. m. Ober he c'hrobis,
parler avec hauteur, faire l'important.
GROBIZ. Voy. GRoBIS.
ROC'H, a. L. V. Antre, caverne; pl.
161
GROEC'H, s. m. V. Ciron, insecte;
pl. et.
GROEK, a. L. Y. T. G. Femme mariée.
Voy. BREL,
GROEL, 8. m. Y. Gruau. On dit aussi
gourel.
GROEZ, GROUEZ, 8. f. Ardeur, parlant
du soleil, et aussi inflammation cui-
GRO
sante. VOy. GROUEZ. — Groezx ann haol,
l'ardeur du soleil.
GROGNON, s. m. La partie coton-
neuse du drap.
GROGNONEK, adj. Cotonneux, par-
lant du drap.
GROGNONI, v. n. Friset naturelle-
meut, parlant des cheveux.
GROILLENN (les L mouillées), a. f.
Femme de mauvaise vie, drôlesse.
GROLL, 8. L Y. T. C. Truie qui a des
petits, et, par extension, femme qui
8e débraille des seins, prostituée.
GROLL, s. f. La balle qui sert au jeu
de la crosse; pl. ou.
GROLLA, v. n. Jouer au jeu de la
crosse ; p. et.
GROLLIA, v. n. Se fêler, parlant d'ane
cloche ; s'enrouer, parlant d'un chau-
tre, d'un chanteur; p. grolliet.
GROLLIET, adj. et participe. Fêlé,
parlant d’une cloche; rauque, parlant
e la voix.
GROMEL, GROUMEL, 8. f. Haie faite
de menues branches.
GROMM, 8. L. Gourmette de bride.
On dit de préférence, chadenn gromm.
GROMMA, v. a. Mettre la gourmette
à un cheval; p. et.
GROMMELAT, v. n. Groguer, parler
entre ses dents. C’est le vieux' mot
français grommeler. Ce dernier verbe
français, d'après le dictionnaire de
Napoléon Landais, dérive da celtique
grommelat.
GRONCH, s. m. T. C. Menton, et
aussi groin des pourceaux.
GRONCHEK, adj. T. C. Qui a un grand
menton.
GRONDAL, v. n. Gronder, parlant du
vent.
GRONDIN, a. f. Carabine.
GRO
GRONJ, GRONOH, s. m. T. C. Menton,
et aussi, groin des porcs.
GRONJN. Voy. GRoûs.
GRONKEDEIN, v. n. Y. Um roñkedein,
se baigner dehors, V. On dit mieux,
monet d'er mor Pun olc'hein, Y.
GRONN, s. m. Y. T. C. Monceau, amas.
Voy. GREURN.
GADNNA, v. a. T. C. Assembler,
réunir, cerner; p. et. Voy. GRSUNNA.
CRONNAT, 8. m. Y. Le même que
GROURNAD.
CGRDNNEIN (gronn-e-in), v. a. Y. En-
tourer,empaqueter, réunir ; p. gronnet,
Voy. GROUNNA.
GRONS, adj. Hardi, résolu.
GRONS, adv. Entièrement, obstiné-
ment, franchement, résolument, im-
périeusement, impertinemment.
GAOSMOLA. VOy. KROSMOLA.
GROU, KROU, 8. m (anc.) Eau gelée,
glace.
GROUAN, GROAN, s. pl. m. Pluriel
irrégulier de groanenn, gravier.
GROUANEK, GROANEK, adj. Sablo-
peux, graveleux, parlant du sol.
GROUANENN, GRDANENN, 8. f. Gra-
vier, un grain de gravier; pl. grouan,
groan, masculin, des graviers, du
gravier.
GROUEK, GROEK, 8. L V. T. C. Femme
mariée ; pl. gragez (grag-es).
GRACUETZ, GROEZ, a. f. Ardeur, parlant
du soleil, inflammation. Voy. GROEZ.
GROUEZ, adj. Ardent, très-chaud.
Voy. GROUEZUZ.
CROUEZUZ, adj. Ardent, très-chaud.
GROUGOUSAT (grougou-sat), v. n.
Roucouler comme font les pigeons. Il
se conjugue avec l'auxiliaire ober, à la
façon des verbes neutres.
GRO 255
GROUI, 8. m. T. Couture; pl. grouin,
GAOUIAN, v. a. T. Coudre: p. grouet,
GAOUIENN, s. f. T. Racine des végé-
taux, et, ge extension, race, extrac-
tion. Ou dit aussi gourienn, Y.
GROUIENNEIN (grouienn-e-in), v. n. Y.
Prendre racine ; il s'emploie au pro-
pre et au figuré; p. grouiennet. On dit
aussi gouriennein.
GROUIENNUZ, adj. Y. Plein de raci-
nes. On dit aussi gouriennus.
GROUIGNAL, v. n. Grogner comme
fait un chien de garde; p. grouignet.
SRDUIS, GROUIZ, 8. m. Y. Ceinture;
pl. grouisieu. Yor. GOURIZ.
GROUIS-KANVEU, s. m. Y. Le même
que gouris-kanv du Léon.
GROUIS-KLEAN, 8. m. Y. Ceinturon
d'épée. — Grouis, Y. ceinture, et
klean, Y. épée.
GROUIS- KRAN, s. m. Y. Cilice. —
Grouis, Y. ceinture, et Kran, crin, Y.
GROUIZ, 5. m. VOy. GROUIS.
GROUIZEIN (grouiz-e-in), v. a. Y.
Ceindre d'une ceinture; p. grouiset.
GROUIZOUR, a. m. Y. Qui fait des
ceintures ; pl. grouizerion.
GROUM, s. f. Gourme, maladie des
chevaux.
GAOUMEL. Voy. GROMEL.
GROUNN, GROUNNAD. Yor. ce der-
nier.
GROUNNA, +. a. Réunir, amonceler,
assembler, cerner, assiéger ; p. et. —
Grounn, réunion, assemblage.
GROUNNAD, 8. m. Assemblage, réu-
nion.
GROUNNAD, s. m. V. Flocon, houppe,
parlant de laine, etc.; liasse, parlant
papiers, etc.
256 GUE
GROUNNAT, 5. m. Y. Le même que
grounnad, Y.
GROUNNEIN, GRONNEIN (grounn-e-in),
v. a. Y. Entourer, cerner, empaqueter ;
P. grounnet, gronnet. Voy. GROUNNA.
GROUNN-LIN, 8. m. Quenouillée de
Hu.— Crounn, assemblage, et lin, tin.
GADUNN-NEUD, s. m. Le A1 placé sur
une bobine, sur un fuseau. À la lettre,
assemblage de fil.
GROZEL, GROZOL, s. pl. m. Y. Pluriel
irrégulier de groxolenn, un gravier.
SACZOLEK, ad}. Y. Graveleux.
GROZOLENN, 8. L. Y. Gravier ; plu-
riel irrégulier, grozal, m.
GAUEGEL Gruegre, ad, G. Se dit
d'an homme qui a les allures d’une
ferme. — Gruck (anc.), femme ma-
riée.
GAUEK, s. L (anc.) Femme mariée;
pl. grages (grag-ezk
RUR, 6. f. Yor, IRH, KAUS, 6. L
qui est le radical.
GRULLU, 8. m. C. Maladie du blé
appelée charbon ou carie.
GAUMUZAT, +. 8. Grogner, parlant
des pourceaux ; en style familier, on
le dit aussi des personnes.
GAUSIFI (gru-sifi, 8. m. Le substan-
tif krusifi me paraît préférable ; toute-
fois on dit ar c'hrusifi el ar grusifi, le
crucifix.
GUCHAVE, adv. V. Parfois. Voy.
SMECHANE, plus régulier.
GUELC'H, GWELC'H (gu-clc’h), 8. m.
Y. Lavage.
GUELER (gu-eler), s. m. (anc.) Bière
pour ensevelir les morts, tréteaux fu=
nèbres. Voy. GWELER.
GUELF (gu-elf), s. m. (anc.) Gueule,
bouche.
QUEN, s. m. Mâchoire, joue. Ortho-
graphe vicieuse. YOT. GEN.
GUH
GUENBUNAN (gu-enbunan), ad. (anc.)
Voy. GWITIBUNAN.
GUENT, 8. m. (anc.) Vent, odevr.
Prononcez comme en français gu-ainte
QUERSL (gwerbl, s. m. (anc.) Grosse
corde, câble.
GUERS, GOUERS (gu-ers), adv. Y. Long-
temps. Guers s0, il y a longtemps.
Voy. le suivant.
GUERSO (gu-er-so), adv. Y. Peel
guerso, il y a bien longtemps. Ce mot
est une contraction de guers %0. Voy.
QUERS.
GUERZ (gu-erx), adr. Ÿ. Le même que
guers.
GUES (gu-es), 8. m. Y. Lèvre; pluriel
duel, dives.
GUESTEIGNA (gu-es-teign-a), v. 2.
(anc.) Passer le licou dans la bouche
d'un cheval. — Guesting, 3. m. (anc.),
licou à mors.
GUESTELL ; pluriel irrégulier de
guastell, gâteau. Voy. GWESTELL, plus
régulier.
GUESTING (gu-esting), s. m. Voy.
GUESTEIGNA.
GUEUS, GUEUZ (gu-eus, gu-eux), S. In.
(anc.) Lèvre. Le pluriel duel, diveus,
diveuz.
GUEZAN (gu-eran), adv. Oui. Ge mot
n'est autre que la première personne
du présent de l'indicatif du verbe an-
cien guezsout, savoir, connaître, et
sigaifle, à la lettre, je sais. Tandis que
ne guezan, signifie non, nenni. A la
lettre, je ne sais pas.
GUEZEK (gu-esek), adj. Y. Lippu, qui
a la lèvre inférieure très-grosse. —
Gues, Y. lèvre.
GUEZOUT (gu-exout), v. n. (anc.) Sa-
voir. Voy. GOUZOUT.
GUG, adj. (anc.) Insolent.
GUHAVE, adv. Voy. GWECHAYE, plus ré-
gulier et plus usité.
GUP
GUIAUT, IAUT (Prononcez comme en
français gui-aut), s. pl. m. Y. Pluriel
irrégulier du suivant.
GUIAUTENN, IAUTENN (Prononcez
comme en français gui-autenn), 8. f. Y.
Brin ou plant d'herbe; pl. guiaut,
(dut, masc., des brins d'herbe, de
l'herbe.
GUILL, GWILL {les L mouillées). Yor.
ce dernier.
GUINVER (gu-iñver), s. m. Y. Kcu-
reuil, animal.
GUIRALINK. Voy. GWIRLIRK.
GUITOT. Voy. GWITOT.
GULE, 8. m. Y. Lit pour coucher;
pl. gulieu.
GULEIK (guleik), 8. m. Y. Grabat.
C'est le diminutif de gule, V. lit.
GULTAN, s. m. l'incettes de chemi-
née, de forgeron, etc.
GULTANV, 8. m. Y. Ciseaux de tail-
lenr d’habits.
GULVOUD, GULVOUT, s. m. V. Accou-
chement, couches.
GULVOUDEIN (gulvoud-ein), v. a. et
n. Y. Accoucher une femme, accoucher
d'un enfant ; p. gulrvoudet.
GULVOUDOUR, s. m. Y. Accoucheur ;
pl. gulvouderion.
GULVOUT, GULVOUD, 8. m. Y. Accou-
chement, couches.
GUN, KUN, 8. m. (anc.) Vallée.
GUN. Voy. «uf.
GUNEC'H, GUNICH, 8. m. Y. Fro-
ment.
GUNIC'H, GUNEC'H, 8. m. Y. Fro-
ment.
GUP, 8. m. Vautour; pl. ed.
GUP-BRAZ, 8. m. Griffon, oiseau; pl.
guped-braz.
GWA 257
GUPP, 8. m. (anc.) Bec; pl. guppo.
GUR, GOUR, s. m. (anc). Homme, par
rapport au sexe.
GURLAS, GURLAZ, s, m. Y. Lésard;
pl. gurlaset, gurlazi.
GURLAZ. Voy. QURLAS.
GURLAZI, 8. pl. m. Y. Pluriel de
| gurlas.
GURZUN. Yor. BURJUN, BULZUN.
GUSK, s. m. Y. Couche, enduit ; pl.
eu. — Guskein, Y. habiller, vèlir.
GUSKEIN (gusk-e-in), v. a. Y. Habil-
ler. Um uskein, s'habiller.
GUSKON, s. m. Y. Enduit, couche.
Voy. BUL,
GUSKONEIN (guskon-e-in), Y. a. Y.
Enduire, couvrir d'un enduit; p. gus-
et.
GUSKONIK, 8. m. Y. Pinceau en toile
pour étendre le goudron.
GWA (goa). — Dans la série qui va
suivre, je veux dire GW devant À, on
prononce toujours GOA ou GOUA, ces
deux monosyllabes se confondant dans
Ja bouche des Bretons. Voyez la Notice
sur la prononciation.
CWA, GWALZ (goa, goar),exclamation.
Malheur à. Voy. GWALZ A-IE. — Giwas
a-1e d'e-hoc'h) malheur à vous! tant
pis pour vous!
GWAC'H (goac'h), adj. Y. C. Pire.
C'est le comparatif irrégulier de fall,
mauvais.
GWAC'HAT (goac'hat), v. n. Y. C.
Empirer, dépérir; p. gwac’het. On dit
aussi gwac'hein. — Gwac'h, Y. Pire.
GWAC'HAT (goac'haf), Y. n. Croasser,
crier comme font les petits enfants;
p. gwac'het.
GWAC'’HIAT {goac’hiaf, pluriel irré-
gulier de gwac’hienn, Y.
258 GWA
CŒWAU'HIENN (yoac'hienn), 8. 1. Y.
Yelne du corps de l'animal, nerf; pl.
gwac'htat.
GWAD, 8. m. Sang. Orthographe vi-
cieuse pour les raisens &onnés au
mot SANG dans mon Nouveau Dicton-
natre français-breton, 1869. Je préfère
l'orthograbe goad pour ce substantif
et pour ses dérivés ci-dessous. Voy.
G8AD,
GWADA, et mieux GDADA. YOt, ce
ernier.
GWADEGENN, et mieux GOADEGENN.
Yoy. ce dernier.
SWADEK, et mieux GOADEK. Voy. ce
dernier.
GWADEREZ, et mieux GDADEREZ.
Voy. ce dernier.
GWAE (goae), interjection. Yor. 6WA,
OWAZ,
_ GWAF (goaf), 8. m. Gaffe, lance; pl.
tou.
CWAGENN (goug-ena), ê. L. Vague de
la mer; pl. ou.
GWAGENNA (goag-enna), Y. n. Peu
usité. Produire des vagues, parlant de
la mer.
GWAGENNEX (goag-enneh), adj. Hou-
leux, ondoyant.
GWAGREN (goagren), s. L. Fondrière.
Voy. GOAGREN.
GWAGRENN (goagrenn), s. T. Buben,
glande, loupe; pl. gwagrennou, gwa-
grou.
GWAGRENNA (goagrenna), Y. n. Se
former en bubon, en loupe.
GWAGRENNEX (goagrennek), adj.
Glauduleux.
GWAGAOU. Pluriel irrégulier de gwa-
grenn, glande, bubon.
GWAK (goak), adj. Nou, tendre.
QWAKAAT (gonkaaf)}, v. n. Devenir
mou, tendre; pl. groakent, gwalheet.
GWA
GWAROL yoabof, s. m. Gallier de
cheval à la charrette: hausse-c01 des
officiers; pl. tou.
GWAKDOLER (goakvisr), s. m. Falseur
de colliers appetés pazeal,
GWALARN (goalarn), s. m. Nord,
ouest. 406) gwalara, vent du nord-
ouest; ce vent apporte le mauvais
temps sur Îles côtes de la Bretagne. —
Gwall, mauvais, et arne, orage.
CWALARN-STERENN (oalarn), 5. m.
Avel gwalarn sterenn, vent du nord-
nord-ouest. À la lettre, vent du nord-
ouest de l’étoïle da nord ou polaire.
GWALAZ (goalas), 5. m. Herbe qui
pousse sur la vase de la mer.
GWALC'H (goalc'h, goualc'h}, s. m.
Satiété. Ce mot s'emploie dans }’ad-
verbe a-walkc’h, assez. À la lettre, à
satiété. Debret am eux va gwalh. j'a
mangé assez. À la lettre, j'ai mangé
ma satiété. Cet adverbe a-walc'h s'em-
ploie souvent dans la phrase suivante :
C'houi a larar a-walc’h, vous en par-
lez bien à votre aise.
GWALC'H (goalc'hi, 8. m. Lavage,
ablution.
GWALC'HA (goalc'ha), v. a. Rassa-
gler. 11 n’est guère usité.
GWALC'HI (goaic'h), v. a. Laver,
dans tous les sens du mot français ;
p. gwalc’het. En em (naich. se laver.
En em walc'hi enn dour mor, prendre
des bains de mer. Mont d'ar mor d'en
em walc’lu, aller prendre un bain de
mer.
GWALENN (goalenn), 8. 1. Bague,
petite gaule, baguette, crosse d'évêque
(gtwalenn ann eskop), flèche de voiture,
aune ponr mesurer les étoffes et valant
un peu plus d'un mètre; pli. g
nou, gwaligner. Voy. les suivants.
GWALENNA (goalenna), v. a. Mesurer
à l’aune, parlant des étoffes, mesurer
les terres avec telle mesure que ce
soit ; p. et.
CWALENNAD (goalennad}, 5. L La
longueur d'une aune.
GWA
GWALENNADI. VOy. GWALENNA.
GWALENN-ANN-ESKDP, 5. L. Vor.
GWALENN.
GWALENN-AR-ROUE (goalenn),
Sceptre. A la lettre, baguette du LA
GWALENN-GARR (goalenn), 8. f. Ti-
mon de voiture. — Gwaleun, gaule, et
barr, voiture.
GWALENN-GLUDET (goalmn), s. L
Gluau pour prendre des aiseaux. À la
lettre, baguette enduite de glu.
GWALENN-SPARL (goalenn), s. f. Pa-
lonnier de voiture.
CWALENN-VOUSEREZ (g
agl, 8. L Kteignoir d'égiise fixé au
bout d’une longue perche. — Gwslenn,
gaule, et mouga, éteindre.
SWALERN (goalern), s. m. Yor. eWa-
URA.
GWALEZ. VOy. GOALES.
GWALIGNER (goaligner), plariet irré-
gulier de gwalenn,
GWALL (goall), adj. Mauvais, mé-
chant, dangereux, parlant des êtres
animés ; fâcheux, malheureux, mau-
vais, perlant des choses. — Après cet
adjectif, les lettres fortes se changent
en faibles : gwallt baotr, mauvais
garcon, pour gwall paotr; guall sen,
our goal den, méchant homme. Voy.
a grammai
GWALL (goall), ady. Très, beaucoup,
malheureusement, mal, méchamment,
dangereusement. "Après cet adverbe,
les lettres fortes se changent en fai-
bles : gwall glanv, au lieu de gwall
klañv, dangereusement malade. Yat.
ls grammaire.
GWALL (goall), 8. m. Accident fâ-
chent, délit, défaut. Paket eo het e
gwall, il a été pris en flagrant délit.
Gwall 30 en em gavet enn-hi, elle s'est
laissé engrosser. VOy. GWALLA.
GWALLA (goalla), v. a. Déshonorer
mie fille, la séduire; p. gwailet.
LGW A 20
SWALL-A0ZA (goall), v. a, Maltrai-
ter ; p. gwall-aaset. — » adv.,
mal, et aosa, arranger.
CWALL-BEZ (goall), 8 Mauvais
garuement, polisson. — Gwalt, ad].,
mauvais, et péz. pièce.
OWALL DAMM PREZEGENN (goaff
damm prexeg-enn), 8. m. Réprimande,
remontrance forte. — Gwall, adj.
mauvais ; mnm, morceau, et prexeyenn,
discours.
GWALL DIRAPAR (goall}, adj. Qai ne
être raccommodé, parlant des
vêtements en lambeaux. Voy. DIRAPAR,
CWALL-DARD (goall), 9. m. Accident,
mésaventure. — Gtoall, , Hanra,
maibeureux, et tro, vicissitude.
OWALL-KAL (goal), s. m. Le démon.
À la lettre, mauvais ange:
GWALLEGA (goallega), v. n. Être né-
gligent. — Gwalkh, adj., négligent.
Ou dit aussi gwallekaet.
GWALLEGEZ (goalleg-ex), 5. m. Né-
gligence. Yor. GWALLEK.
GWALLEK (goalie, adj. Négligent.
GWALLEKAAT. VOy. CWALLEGA.
GWALLER (goaller), s. m. Malfaiteur;
pl. ten. Le pluriel gwallerien a beau-
coup de rapport avec le substantif
français galérien. — Gwall, s. m.
délit, faute. La famfile du mot breton
gualler est si nombreuse, que l’on.est
en droit de penser que le mot français
galérien en dérire.
GWALL-EUR. (goall), s. m. Malbeur,
accident. — Gwall, adj., mauvais, et
eur, bonheur.
GWALL-FALL (goal), ad}. Très-mau-
vais, détestable, pernicieux. — Gwall,
mauvais, et fall, mauvais. À la lettre,
mauvais-mauvais. C'est une sorte de
superlatif dont nous avons parlé au
mot SUPERLATLF.
GWALL-GAS (goall), v. a. Maïltrai-
ter, malmener: p. gwall-gaset (ga-cet).
— Gwall, ady., ' mal et Ras, conduire,
mener.
260 GWA
GWALL-OBER (goal), s. m. Mauvaise
action, méfait ; pl. gwall-oberiou. —
Gall, mauvais, et oder, action.
GWALL-OBER (yoall), v. n. Malfaire,
nuire; p. gwall-c'hreat. — Guwall, adv.,
mal, et ober, faire; p. great. Gwall-ober
e-keñver eunn den, nuire à quelqu'un,
agir mal à son égard.
GWALL-SKOUER (goal), s. f. Scan-
dale, mauvais exemple. — Gwall,
mauvais, et skouer, exemple. Re gwall-
skouer d'ar re all, scandaliser le pro-
chain, donner le mauvais exemple.
GWALL-SKOUIR (gool, a. L Y. Le
même que le précédent. Rein gwall-
skouir, V., scandaliser, donner mau-
vais exemple.
GWALL-VOUILLENN (goall), s. L. Fon-
drière. — Gwall, dangereux, et bouil-
lenn, boue.
GWALL-VRUD (goall), s. L Mauvaise
réputation. — Gwall, mauvais, et brud,
renommée. Gwall-vrud en deus, il a
une mauvaise réputation.
GWALL-VRUDA (goall), v. a. Décrier,
p. gwall-vrudet. — Gwall, adv., mal,
et bruda, ébruiter.
GWALL-WIR (goall-vir), s. m. Exac-
tion, concussion. — Gwall, adj., mau-
vais, et gwir, 8. m., droit.
GWALORN. YOT, GWALARN.
GWAMM (goamm), s. f. Femme ma-
riée, en terme de raillerie, Petra lavaro
gwamm? que dira la femme?
GWAN (goan), adj. Faible, débile,
maliogre.
GWAN (goan), s. m. C. Taille, stature.
BWANA (goana), v. a. Rendre débile.
— Gwan, débile.
GWANIGELL (goanig-ell), 9. m. C.
Homme ou femme de belle taille. —
Gwan, 8, m. C., taille, stature.
GWANN (goann), 8. m. Y. Charogne.
GWAR (goar), adj. Courbe, tortu.
GWA
GWARA (goara), v. a. Courber; p. st.
GWARAG (goarag), 8. m. Cheville du
80c de la charrue,
GWARD (goard), 8. m. Garde nu ser-
vice mililaire momentané; garde ou
bomme de guerre; tuteur; pl. ed.
Monter la garde, mont da ober gward.
Beza gward epit eunn den, être tuteur
de quelqu'un.
GWARD-ADRE (goard), s. m. Arrière-
garde. A la lettre, garde de derrière.
GWARDEU (yoardeu), 8. pl. m. Y.
Garde-fou, parapet pour prévenir les
chutes.
GWARDONIEZ (goardonies), s. L Tu-
telle. — Gward, tuteur. E gwardonies
he osac'h, sous la tutelle de son mari.
GWARE {goare), adj. C. Abrité. Yor.
GOARE, GOUARE.
GWAREA (goarea), +. n. C. Voy. 684-
REA.
GWAREG (goareg). Voy. CWAREK.
GWAREGA (goarega), v. n. Tirer de
l'arc. — Gwarek, arc.
GWAREG-AR-GLAO (goareg). 8. f. Arc-
en-ciel, un des météores. A la lettre,
arc de la pluie.
GWAREGEC'H (goareg-ec'h). Yor. 60a-
REGEC’H, V. Lenteur.
GWAREGER (goareg-er), 8. m. Archer
qui combattait avec l'arc; pl. ten. —
Gwarek, arc.
GWAREGOU (goaregou), 8. pl. m.
Etançon de la charrue.
GWAREK (goarek), 8. L Arc, arme
pour tirer des flèches ; pl. gwaregou.
On dit aussi gwareg. Crs mots dérivent
de gwar, courbe. Eur warek oarek,
voarek), un arc.
GWAREK (goarek), adj. Y. Voy. GOAREK,
lent, paresseux.
GWAREK-AR-GLAD. Yor. GWAREG-AR-
LAC.
GWA
GWAREMM (goaremm), s. f. Garenne,
Champ où pousse la lande et la
bruyère, champ non cultivé. Par ex-
tension, ce substantif s'emploie à la
facon d'un adjectif, au sens de dépeu-
plé. désert, sans maître. Eunn ti gtoa-
remm, une maison déserte, abandon-
née. Ar gear-se a 30 gwaremm breman,
cette ville est dépeunlée ou déserte
actuellement. Ces locutions figurées
ne manquent pas d'originalité.
GWAREMM-LOUARN (goaremm), 8. f.
Renürdière. A la lettre, garenne de
renard.
GWAREZ (goarez), s. m. (anc.) Voy.
BRE,
GWARIGELL (goarig-ell), s. f. Biais,
guingois. — Gwar, courbe.
GWARIGELLA (yoarig-ella), v. a. et n.
Rendre ou devenir biais. — Grwar,
adj. Courbe.
GWARISI (goari-si). 8. L Jalousie,
envie du bonheur des autres. Keme-
ret gwarisi ouz eunn den, être jaloux
de quelqu'un, lui porter envie en mau-
vaise part.
GWARISIUZ (goari-siuz), adj. Jaloux
du bonbeur des autres, envieux.
GWARIZI, VOy. GWARISI.
GWARSAD (goar-sad)\, s. m. Mesure
pour les grains, valant environ quatre
hectolitres.
GWARSAT, Y. Le même que gwarsad.
GWASA (goa-sa), adj. Ar gwasa, le
plus mauvais ; c’est le sunerlatif irré-
gulier ce fall, mauvais, méchant.
GWASAAT (goa-saat\, v. n. Empirer,
dépérir ; H. gwaseat, gwaseet. — Groasa,
le plus mauvais.
GWASK (goask), a. m. Joint entre
deux pierres maconnées. E gwask ar
tein, dans le joint de deux pierres
maconnées ou de pierres superposées
naturellement.
GWASKA (goaska), Y. a. Serrer,
étreindre, comprimer, oppresser, tor-
GWA 261
dre le linge lavé, fouler, parlant des
raisins, des olives, etc. ; p. et. On dit
aussi gweskel, à l'influitif.
GWASKADENN (gonskadenn), 8. f. Op-
pression, élouffement, pamoison, dé-
faillance, entorse, éclipse astrono-
mique ; pl. ou. — Gwaska, oppresser.
GWASKED (goasked;, 8. m. Abri con-
tre le vent.
GWASKED (goasked), 8. m. Y. Om-
brage.
à à
GWASKED igoasked), s. m. C. Voy.
GOASKED.
GWASKEDENN (goaskedenn), s. L. Cou-
lis de jus. — Gtwaska, fouler, presser.
GWASKEDI (goaskedi), v. n. EL mieur,
mont enn eur gwasked, se metra à
l'abri du vent. Yor. GWASKED.
GWASKEIN (goaske-in), v. a. Y. Le
même que gwaska.
GWASKELL (goaskell), s. f. Pressoir
pour faire le cidre, etc. Ce mot dérive
de gwaska, fouler.
GWASKELL (goaskell), 8. L. Chandelier
de la campagne fixé au mur; pl. ou.
GWASKEN (gdtsken), 8. L. Rhume de
poitrine qui cause de l'oppression. —
Gwaska, oppresser. Pasaat a ra gant
ar waskenn, le rhume de poitrine le
fait tousser.
GWASOC'H (goa-soc'h), comparatif
irrégnlier de l'adjectif fall, mauvais.
Gwasoc'h eo evit ar re all, il est plus
mauvais que les autres.
GWASONI (goa-soni). Yor. GOUZONI.
GWASTA (goasta), v. a. Ravager, dé-
troire, piller, faire des dégâts; p. et.
GWASTADOUR (goastadour), 8. m. Y.
Pillard ; pl. gwastaderion. — Gwasta,
piller, ravager.
GWASTAVEN (goastaven), 8. L. C. La
crême qui s'élève à la surface du lait
bouilli.
0 GWA
GWASTEIN (goaste-in), v. a. Y. Le
même que gwasta.
GWASTELL (goastell), s. f. Gâteau ;
pl. gwastellou, et aussi gwestell. —
Guwastell-krax, échaudée. À la lettre,
gâteau desséché au feu. Gioastell oaled,
&éteau de campagne, ouit sous la
cendre. À la lettre, gâteau de l’âtre, de
la cheminée.
GWASTELLENN (goastellenn), 8. L. Y.
Ganfre, sorte de pâtisserie. — Gwvas-
tell, gâteau.
SWASTELLER (goasteller), 8. m. Pé-
tissier ; pl. ten. — Gwastell, gâteau.
GWASTELL-MOEN (goastell), a. L Y.
Oublie, pâtisserie très-mince. A la
lettre, gâteau mince.
GWASTER (goaster), s. m._Pillard;
pl. ten. — Gwara, piller,
GWASTOUR (goastour), s.m.V. Pillard;
pl. gwasterion. — Groastein, Y. Ravager.
GWAZ (goaz\, s. m. Homme, par op-
position à femme; autrefois ce mot
avait aussi le sens de vassal; pl.
gwazed (goaxed). Ar guwax, ar gwazed.
GWAZ (goas), s. f. Rnisseau, et mieux
goaz-dour. Voy. ce dernier.
GWAZ (gaaz), 8. L Oie domestique;
pl. gtwasi (goasi). VOy. GWAZIENN.
GWAZ (goas), 8. f. Tanaïisie, plante,
RWL (goas), et mieux GWASOC’H
{goa-soc'h), pire, comparatif irrégulier
de fall, mauvais. Voy. GWASOC'H.
GWALZ, GWA, interjection! Voy. BW
A-ZE.
QWAZ A-ZE (9005 a-xe), interjection!
Malheur à, tant pis pour. — Gtoas a-5e
d'e-hoc’h! Malheur à vous! Tant pis
pour vous!
GWAZ-DOUR (goaz), 8. f. Ruisseau;
L gtoasiou-dour igoa-siou-dour). À la
tire, ruisseau d'eau. — Eur was-
four (oas), un ruisseau.
GWE
GWAZELE (yoaxall), 8. L Lise fertitisé
par des ruisseaux d'eau comrants, —
Gwas, s. L ruisseau.
GWAZENN (goasenn), s. L. Veine du
bois, des pierres; rayon, parlant da
soleil, pl. ou. — Givasenn-vor, bras :
de mer, canal naturel que ls mer «
formé ou envahi. — Gms. ruissesn.
GWAZENNUZ (goaxennus), adj. Rem-
pli de veines, parlant du bois, des
pierres, etc.
GWAZI (goasi), pluriel irrégulier de
gwax, oie. ,
GWALIED (goaxied), pluriel irrég. da
gwaxienn, veine.
GWAZIEN (goaxienn). Andierne, ville.
GWAZIENN (goasieun), & L Veige
perf du corps des animaux ; pl. gwwanied
(goaxied).
GWAZIENN (goasienn), 5. L Ole do-
mestique; pl. gwasi (goaxi).
CWAZIENNEK (goaxiennek}, adj. Rem
pli de veines, de nerfs, parlant des
corps animés. VOy. GWAZIENN.
GWAZIENNUZ. Voy. le précédent.
GWAZDONIEZ (goaxonies), 8. L anr.)
Vasselage. — Gioar, vassal.
CWAL-RED (goaz-red), a. L Torrent
ruisseau impétueux; pl. guoasiourred
(goa-siou-red).
GWAZ-REOENN. Voy. le précédent.
GWAZ-RUDEZ (goazs), 8. L. Hémor-
roïles. — Gwax (goas), ruisseau, et
rudes, dérivé de ruz, adj., rouge. Yor.
BUSTERIOU.
GWE. Ce monosyllabe, que l'on pro-
nonce gu-e dans le Léon, se prononce
goue en Tréguier, le plus ordinaire-
ment. Tous deux ne forment qu'une
syllabe. Nous rappellerons donc ici
ue, dans la série qui va suivre, GW
devant E se prononce toujours GU
en Léon, ce qui n’a pas lieu dans le
francais, quand GU est suivi d'ane
voyelle, ainsi qu’on le vali dans les
GWE
"mots guérison, guitare, guérite. Dans
<e cas, on ne fait pas sentir la lettre U,
comme on ke fuit dans Gustave, par
exemple. Voyez 0e qui est dit dans la
Roe rur la prononciation et aussi an
mot pwela.
WE, GWEV ue, gu-e0), 5
de rivière; BL gweou, wign,
HWE (gu=+2}, pluriel frrég. de gweenn,
Y. rhe.
GWEA (gu-s0), v. a. Éulacer, tordre,
tisser, tresser ; p. gwei. En Cornouaille
On dit gwea he droad, prendre une
entorse au pied. À la lettre, tordre
son pied.
GWEAON igs-each), 5. L Reprise, fois.
— Eur weach (eur veach), une fois. —
Hour a weach (veach), plusieurs fois. —
Ce mot est du nombre de ceux qui, en
breton, 1081 rarement employés sa
Pluriel, par la raison qu'ils sont ordi-
nairement accolés à des noms de nom-
bre ou à l'adverbe meur, plusieurs.
Ainsi, on dit déou vech: deux fois;
Meur à each. plusieurs fois. Toute-
fois, en trouve le pluriel gtoechou dans
l'adrerbe a-wschou (a-vechou), parfois.
Poer ceux qui ne le sauraient pas en-
core, etpoarexpliquer les deux phrases
bretoanes qui précèdent, j'ajouterai
ge la Syntaxe oblige à dire : deux
eal, plusieurs cheval.
. Gué
GWEAGH E-BES (gu-each},udv. Jamais.
à la leure, fois aucune. N
EWEADENN (gu-sadenn), 8. L C. En-
torse; pl. ou. Voy. GWEA.
GWEOH (gu-ech), 8. L Y. T. C. Fois,
reprise. — Eur tech (vech), une fois.
Il s'emploie dans les mêmes conditions
que gwoach.
CWECH ER-BET (gu-ech), ad. Y.
Jamais. — Gwech, fois, et er-bet,
aueon, Y.
SWECHALL yu-echall), adr. Autrefois,
Jadis. — goech, fois, et all, satre.
CWEBNALL-GOZ (gw-echal), adr. Ce
met, com, de gwechall, aatrefois,
Jedis, et de kon. ancien, vieux ; 06 mot,
GWE es
dis-je, ajonte à la force de gwechall;
c'est cormme si l'on disait : autrefois
il y a bien longtemps.
GWECHARAL (gu-echaral), adr. Y.
Antrefois, jadis. — Gwech, fois, et
aral, autre.
SWECHAVE (ga-echave), adr. Y. Par-
{ois, par intervalles. Ce mot est une
contraction pour pwech a vos. À la
dettre, fois H est, il y a des fois.
GWEC'HIERN, 8. LY. Orth he vi-
cieose. Voy. AWACHIENN, i
BWERBEL, SBEBEL. VOy. WEZEL.
GWEDENN (gu-edenn), 8. f. Lien où
han pour lier les fagots; pl. on. —
Goes (gu-ea), tordre.
CWEDENN (gu-sdenn), 8. L. Levain
pour le lait. C'est à tort que quelques
auteurs ont parfois écrit gwedenn an
heu de V, rar la raison GW
d t E se prononce gu en Léon et
ja: go; or, goedenn est la véritable
rononciation. Voir ce dernier et aussi
Notice sur la prononciation, pour GW.
GWEENN (gu-cenn), 8. 1. Arbre; pl.
nes (que), mase.
SWEER (gu-eer), s. m. Tisseer; pl.
ten. — Gues, lisser.
GWEEREZ (gu-eeres), 8. L. Tisseuse ;
pl. ed. — Eue. tisser.
CWEEREZ (gu-eeres), 8. 1. Volubilis,
plante qui grimpe et s'enroule sur les
branches voisines. — Greg, enineer.
GWEGAL (gu-egab, v. n. C. Beugler
comme les vaches et comme fen veaux
qu'on sépare de leur mère.
GWEGELENN (gu-eg-elenn), 8. L Bruse,
houx de petite espèce ; pl. ou.
GWEGR (gwag, 8. m. Préceinte,
terme de marine et de menuiserie.
GWEL. C'est à tort que quelques au-
teurs écrivent ainsi ce mot quand il
est employé au sens de fête religieuse
et de voile, par la raison que GW de-
ant & se prononce toujours 90 en
264 GWE
Léon et jamais G'). Or, partout et tou:
jours, ce mot se pronnnce goel. Yor.
ce mot et aussi la Notice sur la pro-
noncialion.
GWEL (gu-el), 8. m. Vue. Voy. GWE-
LED.
GWELA, Y. n. Pleurer. C'est à tort
que l'on écrit parfois ce mot par GW,
car partout on prononce gouela, goela.
Voy. la Notice sur la prononciation,
pour GW. — À l'exemple de Le Go-
nidec, j'ai commis aussi cette faute
dans mon Dictionnaire français-breton
1869, et malheureusement ce mot
gtela n'est pas le seul que j'ai estro-
pié, car il faut y joindre les susbtan-
tifs goel, fête, voile, goeled, fond et
gouelec'h. lieu sauvage et désert. Dans
mon esprit, alors, je me pluisais à
donner le nom de caprices de l'usage,
à des fautes réelles cuntre le génie
de ls langue bretonne.
GWELADENN (gu-eladenn), s. L En-
trevuepour mariage.— Gwelet (gu-elet),
v. a. Voir, visiter.
GWELAN, v. n. T. Pleurer. Ortho-
graphe vicieuse pour les motifs don-
nés au mot gwela. VOy. GOUELAN, GOELAN.
Toutefois, en Tréguier, cette ortho-
graphe pourrait être admise, confor-
mément à ce qui est dit dans la
Notice sur la prononciation, pour GW.
GWELAOUENN (gu-elaouenn), &. f.
Sangsue ; pl. gwelaoued, Je ne puis
rien dire de rationnel au sujet de la
composition de ce mot. Vay. GOADEREZ.
CGWELC'H (gu-elc'h), a. m. Voy.
GWALC'H, plus usité.
GWELC'HI (gu-eic'hi}, v. a. Voy. GWAL-
C'HI, plus usité.
GWELC'HIEN (gu-elc’hien), 5. L La-
vure. On dit plutôt gwelien (gu-elien).
Ces mots dérivent de gwelc'hi, laver.
CWELE igu-ele), 8. m. Lit pour cou-
cher ; pl. gweleou. Eunn tammik gtwele,
un grabat. Â la lettre, un petit mor-
ceau de lit. Enn he wele (rele ema, il
est au lit, il est couché. Penn wele
(cele), traversin, chevet du lit. Eur
guele martolod, un hamac. — Les lits
GWE
des paysans bretons ne ressemblent
eu rien à nos lits des villes. Ce sont
des espèces de coffres s'ouvrant et se
fermant au moyen de châssis qui 3e
meuvent dans des coulisses horizon-
tules. On les appelle gwele kaz. lit
clos. Trois causes semblent avoir pré-
sidé à cette construction des lits de la
campagne : la décence, l'hygiène et
l'exiguïté du local dans la plupart
des cas. Dans les fermes de la Breta-
gne, en effet, la seule pièce habitable,
celle où l'on mange, où l'on passe les
veillées et où l’on couche; cette pièce,
disons-nous, nommée fi annez, maison
des meubles, est d'ordinaire occu-
pée par trois, quatre, et jusqu'à
douze personnes ; hommes, femmes,
filles, garcons et domestiques des
deux sexes, y sont amoncelés, sans
qu'il y existe aucune séparation, ri-
deau ou cloison. Les lits clos sauvent
donc quelque peu la décence. Pour ce
qui est de l'exiguité du local, on com-
prend facilement que ces lits, dont
deux sont presque toujours superpo-
sés l'un à l'autre, augmentent consi-
dérablement le local. On comprend
aussi que ces chambres, toujours éta-
blies sur le sol dénudé ou naturel, et
souvent mal fermées, sont très froides
ct très-humides en hiver, sons notre
climat pluvieux, ct qu'on a dù songer
à se mettre à l'abri de l'humidité en
élevant beaucoup les lits au-dessus du
sol. En Tréguier, on prononce goele ;
pl. goeleo.
Les lits de la ville sont appelés par
les paysans gicele-rez, gwele-reaz, à la
lettre, lit près de terre, par opposi-
tion à ceux dont nous venons de par-
ler, et dans lesquels on ne peut accé-
der qu'au moyen d'un meuble, ordi-
uairement un coffre, qui est placé du
côté extérieur du lit.
CWELEAC'H, ct aussi GUELEC'H, 8. m.
G. Lieu sauvage et désert. Ce mot étant
composé de gouez, sauvawe, et de
leac'h, lec'h, lieu ; il en résulte que
cette orthographe est vicieuse. Voy.
GOUELEC H.
GWELEAD 'gu-elead\, a. m. Le con-
fenu d'un lit, ce qu'on peut mettre
dedans ou sur un lit. Tri e oamp enn
eur gwelead, nous étions trois dans le
mème lit, Ce mot dérive de gwele, lit.
GWE
L
@WELEAD (gu-elead), 8. m. T. Plan-
che ou couche de jardin.
GWELEATA (gu-eleata), Y. a. Mettre
quelqu'un au lit. — Gwele, lit.
GWELE-BIHAN (gu-ele), 8. m. Cou-
chette. A la lettre, lit petit.
GWELEC'H. VOY. GWELEAC'H.
SWELED, 8. m. Fond. Ce mot se
rononçant goeled, il y a erreur à
‘écrire par W. Voy. la Notice sur la
prononciation, et aussi GOELED, 8. m.
GWELED (gu-eled), 8. m. Vue, un
cinq sens, visite. Ce mot dérive
du verbe gwelet (gu-elet}, voir.
GWELED-RARN (gu-eled), 8. m. Des-
cente de justice. — Gweled, visite, et
barn, justice.
GWELED-BARNER (gu-eled), s. m. Des-
cente de justice. — Gwaled. visite, et
barner, juge.
GWELEDELL (gu-eledell), 5. f. T.
Entrevue pour mariage. — Gwelet
led), voir, visiter. En quelques
ocalités de Tréguier, on prononce
goeledell, par la raison qu'on y dit
goelet, voir.
GWELEDI, v. n. Faire aller au fond.
Cette orthographe est vicieuse par la
raison qu’on prononce goeledi. Voy. la
Notice sur la prononciation, pour GW,
et aussi GOELEDI.
GWELEOIGEZ (gu-eledig-er), 8. f. Vi-
sion, terme de dévotion ; pl. groeledi-
gesiou (gu-eledig-e-siou). — Gwelet,
voir.
GWELEIN (gu-ele-in), v. a. V. Voir,
visiter ; p. gwelet.
GWELEIN, v. n. Pleurer. V. Cette
orthographe est vicieuse, ce mot se
prononçant guoelein. Voy. la Notice sur
la prononciation, pour GW.
GWELE-KANV (gu-ele), s. m. Cata-
falque. — Guwele, lit, et kaip, kaon,
eul,
GWE 265
GWELE-KLOZ (gu-els), 8. m. Lit des
paysans bretons. lis sont décrits au
mot gwele.
GWELEOUD (gu-eleoud), s. m. Accou-
chement, couches. On dit de préfé-
rence gwitlioud.
GWELER (gu-eler), 8. m. Daig mor-
tuaire dans les églises, et ancienne-
ment bière pour ensevelir les morts.
— J'ai trouvé ce mot écrit gueler,
gweler, goueler, oueler, et je ne sais
auquel donner la préférence. Il y a
lieu de penser que goueler (gouela,
goela, pleurer), est le préférable. Yoy.
OUELER.
GWELE-REAZ. VOy. GWELE-REZ.
GWELE-REZ (gu-ele), 8. m. Grabat,
lit de sangle, lit de repos. À la lettre,
lit près de terre. Les paysans bretons
désigaent parfois sous ce nom les lits
des villes, parce qu'ils sunt moins
élevés que les leurs au-dessus du sol.
Voy. SWELE.
GWELE-STIGN (gu-ele), s. m. Lit à
rideaux. — Guele, lit, et stign, rideau
e lit.
GWELET (gu-elef), Y. a. Voir, visiter;
p, gwelet. Kn Tréguier, on prononce
goelet.
CWELEU (gu-eleu), S. m. Y. Entrevue
pour mariage. — Gwelein, V., voir,
visiter.
GWELEVI (gu-elevi), v. n. C. briller,
GWELEVUZ (gu-elerus), adj. G. Bril-
lant.
GWELEZENN. Orthographe vicieuse,
ce mot dérivant de goeled. fond. Voy.
GOELEZENN, limon, sédiment.
GWELIA. Orthographe vicieuse, at-
tendu que ce verbe dérive de goel,
TELE, voile. Voy. G0ELIA, célébrer une
ête.
GWELIEN (yu-elien), 8. f. Lavures,
eaux grasses de cuisine dont on s8
sert pour la nourriture des porcs. Ce
mot dérive de l’ancien verbe giwelc’hi,
laver ; on disait autrefois giwelc'hien
44
266 GWE
OWELL, 6WELLOC'H (gu-ell,gu-elloc'à),
comparatif irrégulier de l'adjectif mad,
bon. Meilleur, préférable, et aussi,
mieux, ady. He-man a x0 gwelloc'h
evit ar re all, celui-ci est meilleur que
les autres. Gwelloc’h e kler brenan. il
entend mieux actuellement. Gtwell est
peu usité en ce sens. Voy. GWELLOC'H.
Gwell eo gan-en ar c'hik epit ar pesked,
j'aime mieux la viande que le poisson.
Ann dra-xe a x0 gwelloc'h d'exho eget
ann dra-man, cela leur est plus avau-
tageux que ceci,
OWELLA (gu-ella), adj. Le meilleur,
la meilleure, les meilleurs. C'est le
superlatif Irréguller de mad, bon. Ar
gwella, le meilleur. Ar wella (vella), la
meilleure. Ar re webla (velle), les meil-
leurs, les meilleures. He-man a 30 ar
gwella da gana, c'est celui qui chante
le mieux.
GWELLAAT {gu-ellaat), v. a. Amé-
liorer, et, par extension, réparer, par-
lant d'un outil, etc. ; p. gwelleat, guel-
leat. Ce verbe dérive de gwell, meilleur.
SWELLAENN (gu-ellaenn), 8. L Amé-
Horation ; pl. ou. — Gwell, meilleur.
GWELL A-ZE(gu-ell),adv.Tant mieux.
À la lettre, meilleur par cela. cell
a-1e d'e-hoc'h, tant mieux pour vous.
GWELL-OC'H-WELL (gu-ell-oc'h-vell),
adv. De mieux en mieux, à l'envi. A la
lettre, de meilleur en meilleur.
GWELLOC'R (gu-elloc'h). Meilleur.
Comparatif de mad, bon. Voy. GWELL.
Dont da vesa gwellac'h, devenir meil-
leur.
GWELLOC'H-GWELLA (gu-elloc'h-gu-
ella), sorte d'adverbe. De mieux en
mieux. Voy. les mots composants.
GWELL-PE-WELL (gu-ell-pe-vell), ady.
De mieux en mieux, à l'envi. Gioell-
pe-well e labouront. ils travaillent à qui
mieux-mieux, à l’envi.
GWEL-MEUR (gu-el-meur), s. m. Belle
vue. — Guwel, vue, et méur, grand,
beaucoup.
GWELO, v. 0. C. Pleurer. Orthogrephe
vicieuse, attendu que l'on prononce
goelo, gouelo.
GWE
GWELOUT (gu-elout), v. a. GC. Voir,
visiter ; p. gwelet.
CWELTRE (gu-aitre), 8. m. Grands ci-
seaux de tailleur d‘habits ou de jardi-
nier pour tailler le buis ; pl. gweltreou.
GWELTRENN (gu-eltrenn), 8.1. Guêtre ;
pl. gweltr, masculin. Voy. GELTRENN.
GWELVAN (gu-elvan), 5. m. Lamen-
tation; pl. ou. Orthographe vieleuss :
goelvan est préférable, attendu que ©
mot dérive de goela, pleerer.
GWELVANUZ, (gu-elvanus), adj. La-
mentable. Je crois goelvanux préfé-
rable. Yor. GWELVAN.
GWEN (gu-en), adj. Flexible.
GWENAENN (gu-enaenn), s. L. terrae,
Voy. GWENNAENN.
GWENAER < . : .
Piqueur, lens de chaines ma (aa)
GWENAN (gu-enan) : pluorielirrégulier
de gwenanenn, abeille. Ce mot figure
parmi les noms de famille; on le pro-
nonce comme gu-énant en français.
GWENANENN (gu-enanenn), 8. L
Abeïlle ; pl. gtwenan, m.
GWENDARD (gu-endard). Leaz gwen-
dard, lait mari. "a P
GWENDRE (gu-endre), 8. m. Goutte,
maladie.
GWENEC'HOUENN (gu-enec'houenn),
8. L Y. Sangsue; pl. eu.
GWENED, GWENNED (gu-ened), 5. m.
Nom de la ville de Nantes. Voy.GWENNED
et ses dérivés.
GWENER (qu-ener), 8. m. Vendredi.
Pour l'emploi, voyez le mot SeMAINs
à mon Dictionnaire français-breton 1869.
Ce mot ne s'emploie qu'en certains Cas
déterminés : da Wener ar Groaz, à
l'époque du Vendredi-Saint. Dans d'au-
tres cas, on dit digwener (dig-uener).
Ainsi, digwener genta, vendredi pro-
chain. Voy. le mot venNDreD! à mon
Dictionnaire français-breton 1869.
GWE
GWENES (pu-ener), ot aussi STERENN
WENER (eena, la planète Vénus. Yoy.
GWERELAGUENN.
GWENGAMP, nom de lieu. Guin-
gamp, ville.
GWENGOLO (gu-engolo), s.m. Septem-
bre. À la lettre, paille blanche. Mis
gwengolo, le mois de septembre, le
neuvième mois de l'aanée, quoique le
mot septem signifie sept en latin. —
Cette dénomination était bonne au
temps où l'année n'avait que dix mois
etcommençaitau mois de mars.Quand,
plus tard, on réforma le calendrier ro-
main et que l'on fit l’année de 12 mois,
our la mettre plus en rapport avec
‘année solaire, on ajouta les mois de
jenvier et de février, mais on eut ie
tort de laisser subsister des appella-
tions qui, de ce moment, auraient dû
disparattre. Les noms d'octobre (huit),
novembre (neuf), et décembre (dix),
sont aujourd'hui des termes ridicuies.
Et pourtant le pape Grégoire XI, le
réformateur du calendrier romain, de-
vait savoir le latin. Les Espaguols sont
dans le même cas que nous.
GWENIT, s. m. T. Froment. Ce mot,
en Tréguier, se prononce gouenit, étant
formé de l'adjectif gwenn, blanc, que
l’on prononce gouenn en Tréguier, et
de it, id, blé. T.
GWENN (gu-enn), adj. Blanc, de covu-
leur blanche ; il s'emploie aussi au
sens de en pure perte. Labour wenn
(venn), travail en pure perte. Eur
marc'h grenn, un cheval blanc. Eur
zae wenn (venn), une robe blanche. Ea
Tréguier, ce mot se prononce gouenn.
GWENN, 8. f. Race. Orthographe vi-
cieuse. attendu que ce mot se pro-
nouce gouenn. Voy. ce dernier.
GWENNA (gu-enna), +. a. Blanchir,
rendre blanc, et, par extension, dis-
culper; p. gwennet. En Tréguier, on
prononce gouenna.
GWENNAAT (gu-ennaaf), v.n. Devenir
G.
GWENNADEK {gu-ennadek), 8. f. Blan-
chisserie pour les toiles, pour la cire.
— bipenn, blanc.
GWE 267
OWENNAENN (gu-ennaenn), 5. L
Yerrue; pl. ou.
GWENNABD (gu-ennard), adj. Blan-
châtre. — Gwenn, blanc.
GWENNED (gu-enned), s. m. La ville
de Nantes.
GWENNEDAB (gu-ennedad). Habitant
de Nantes; pl. gwennedis.
OWENNEDADEZ, féminin du précé-
dent; pl. ed.
CWENNEG, GWENNEK (gu-enneg), s.
m. Sou. Voy. GWENNEK.
GWENNEGAD (gu-ennegad), 8. m. La
valeur d’un sou, la quantité de mar-
chandise qui se vend un sou. — Eur
gwennegad bard, un pain d'un sou,
pour an sou de pain.
GWENNEIN (gu-enn-e-in), v. à. Y.
Blanchir, rendre blanc.
GWENNEK (gu-ennek), 8. m. Sou,
monnaie de la valeur de cinq centimes H
pl. gwenneienn. Ce mot est du nombre
de ceux dont le pluriel est peu usité,
par la raison qu’il ne gas oie guére
qu'avec des noms de nombre. On se
rappelle que laSyntaxe bretonneoblige
à dire daou varc’h, deux cheval. —
Daou wennek, deux sous ; dek kiwennek,
dix sous; eur gwennek, un sou.
GWENNEK (gu-ennek), s. m. Merlan,
poisson; pl. gwenneged.
GWENNELI (gu-enneli), s. f. Hiron-
delle, oiseau; pl. gwennelied. — Sin-
gulière coïncidence qui a introduit le
mot gwenn, blanc, dans l'appellation
d'un oiseau de couleur noire.
GWENNELIK (gu-ennelik), 8. f. Y. Le
même que le précédent.
GWENNENN (gu-ennenn), 8. f. Tale
sur l’œil. — Grvenn, blanc.
GWENNEREZ (gu-ennerez), 8. f. Blan-
chisseuse; pl. ed. Voy. 6WENRA.
GWENN-GUAT (gu-enn), s.m. Aubier,
matière blanche placée entre l'écorce
et le bois des arbres. — Gwenn, blanc,
et koat, bois.
268 GWE
CGWENNGOUT (gu-enngout), 8. m.
Viorne, plante. À Daoulas.
GWENNIG (gu-ennig), 8. m. Saumon
blanc, gardon, goujon, poissons; pl.
gwenniged (gu-ennig-ed).
GWENNIK (gu-ennik), s. f. Thlaspi,
lante à petites fleurs ordinairement
lanches. — Ar twennik (vennik), veut
dire, à la lettre, la petite fleur blanche.
À Guisséoy, où ce mot est employé, on
rononce ar wenik (venik); mais c'est
a tort, je crois, car le radical paraît
être gwenn, blanc.
GWENNILI. Voy. GWENNELI.
GWENN-KANN (gu-enn), ad}. Entière-
ment blanc. — Gwenn, adij., blanc, et
kann, adj., blanc. À la lettre, blanc-
blanc, sorte de superlatif. Voyez ce
dernier mot à mon Dictionnaire 1869.
GWENNI (gu-enno), adj. (anc.) Fan-
tasque.
GWENNOK (gu-ennok\,s.m. V. Merlan,
poisson. Voy.GWENNEK. Le mot gwennok
est un nom de famille très-répandu.
GWENN-VI (gu-enn), 8. m. Blanc de
l'œuf. — Gwenn, blanc, et vi, œuf.
GWENODENN (gu-enodenn), 8. f. Sen-
tier, chemin de servitude; pl. ou. Ce
mot paraît composé de gwenn, adil.
blanc, et de ode, brèche dans une haie.
Les chemins de servitude, en effet,
rennent naissance à une brèche de
aie et se prolongent dans les champs
par un sentier qu'on appelle hent
gwenn, chemin blanc, chemin battu,
frayé, où il n’y a pas d'herbes.
GWENOLO (gu-enolo), 8. m. Le même
que gwengolo.
GWENT (gu-eñit), 8. f. (anc.) Vent. —
Ar went (vent), le vent.
GWENTA (gu-eñ-ta), v. a. T. Vanner
en plein vent, parlant du blé; p. et.
— Gwent (anc.) Vent.
GWENTEIN (gu-eri-te-in), Y. a. Y. Le
même que gwerua.
GWE
GWENTERC'HENN (gu-eñ-terc'henn),
s. L Mille-pertuis, plante. — Ar wen-
terc'henn (veñterc'henn), le mille-
pertuis.
CWENTEREZ (gu-eñ-terex), 8. L Y.
Van à vanner le blé. Yor. GWEÂT.
GWENTL (gu-entt). Voy. CWERTA.
GWENTLE (gu-eñtle). Voy. GWELTRE et
EWENTLEIER.
GWENTLEIER (gu-eñrle-tier), 8. pl. m.
Les traversiers de la coquille d'un
mouiin. Le singulier gweñitle n'est pas
usité.
GWENTR (gu-eritr), douleur violente ;
pl. ou.
GWENTROU (gu-eñ-trou), 8. pl. m.
Douleurs violentes, tranchées, dou-
leurs de l’enfantement.
GWENTR-RED (gu-eñtr-red), 8. m.
Rhumatisme. — Gwentr, douleur vio-
lente, et red, qui court ou change de
place.
GWENTR-RIT (gu-eñtr-rit), 8. m. Y.
Rhumatisme. — Gweñtr, douleur vio-
lente, et rit, temps du verbe ridek,
courir, V. Voy. le précédent.
GWENVI (gu-eñri). Voy. GWEVI.
GWENVIDIK (gu-en-vidik), adj. Bien-
heureux au ciel. — Ar re wenvidik
(penp tdk, les bienheureux.
GWENVIDIGEZ (gu-en-vidig-ez), 8. L
Béatitude ou fé!icité éternelle. Yor. le
précédent.
GWER (gu-er), s. m. Du verre, corps
transparent. lL est aussi le pluriel de
gwerenn, verre à boire, carreau de
vitres.
GWERAER (gu-eraer), 8. m. Vitrier;
pl. ien. — Guwer, du verre.
GWERAT (gu-erat), v. a. C. Agacer,
taquiner ; p. gwerel.
GWERBL (gu-erbl), 8. m. Bubon,
glande, érysipèle.
GWE
GWERBLENNA (gu-erblenna), v. n.
Se former en bubon.
GWERBLENNEK (gu-erblennek), adj.
Qui a des bubons.
GWERC'H (gu-erc’h), adj. Vierge, par-
lant des personnes et des choses,
comme la cire, etc.
GWERC'H (gu-erc'h), s. m. Y. Com-
merce, vente. YOT. GWERZ.
GWERC'HDED. Voy. GWERC'HTED, vir-
ginité.
GWERC'HED, Y. Voy. CWERC’HID, fu-
seau.
GWERC’HEDAD, a. m. Y. Un fuseau
couvert de fil, etc.
GWERC'HEIN (gu-erc’he-in), v. a. Y.
Vendre, et, par extension, trahir; p.
gwerc'het.
GWERC'HEJAT (gu-erc’hejat), Y. Voy.
SWERC'HEDAD.
GWERC'HET, V. Le même que gwer-
c'hid.
GWERC'HEZ (gu-erc'hez), 8. f. La
Vierge, la mère de Dieu. 4r Werc'hez
(Verc'hez), ar Yerc'hes rar, la sainte
Vierge. En Tréguier, on prononce
Gouerc'hez, ar Ouerc'hez.
GWERC'HID (gu-erc'hid), 8. f. Y. Fu-
seau. On dit aussi gwerc'het, gwerc'hit;
pl. gwerc'hidi, gwerc'hedi.
GWERC'HIES (gu-erc’hies), 8. f. Y. Le
même que Gwerc'hez.
GWERC'HOUR (guerc’hour), 8. m. Y.
Vendeur ; pl. gwerc'herion. — Giwer-
c'hein, V. vendre.
CGWERC'HTED (gu-erc'hted,, 8. m. Vir-
ginité, état d'une personne vierge. —
Gwerc'h. ad)j., vierge.
GWERE (gu-ere). 8. f. Guérite à l'ex-
térieur des murs des remparts, pl.
gwereou.
GWERELAOUEN (gu-erelaouen), 8. f.
L'étoile du matin, la planète Vénus,
GWE 269
Ar twerelaouen (verelaouen). Ce mot
doit être fort ancien dans la langue,
car nos grands-aïeux, en tous pays, et
principalement chez les peuples pas-
teurs, ont toujours donné à cette pla-
nète des noms qui témoignent de
l'intérêt qu'ils portaient à son appa-
rition. C’est ainsi que, la voyant une
grande partie de l’année, et toujours
plus brillante que les antres étoiles,
tantôt à l'Orient, avant le lever du soleil,
tantôt à l'Occident, après le coucher de
cet astre, ils l’appelaient successive-
ment l'Etoile du Berger et l'Etoile du
soir. Puis ils disaient d'elle qu'elle
éclairait, le soir, la marche des trou-
eaux qu’on ramène à l’étable, et que,
e matin, elle servait de fanal à ceux
u'on conduisait au pâturage. — En
annes, gourleuen (gourle-uen), 8. f.
Ar vourleuen, l'étoile du matin. La
composition de ces mots m'échapne.
GWERENN (gu-erenn), 8. f. Verre à
boire, carreau de vitre; pl. gwer
(gu-er), masc., du verre, des verres à
boire, des carreaux de vitres. Eur
werenn (verenn), un de ces verres.
GWERENNAD (gu-erennad) , 8. f. Le
contenu d’un verre à boire, plein un
verre à boire; pl. ou. Voy. GWERENN.
Eur werennad sour (verennad), un verre
d'eau ou plein d'eau. Eur 1werennad
win (verennad), 00 verre plein de vin.
GWEREU, 8. pl. m. V. Orthographe vi-
cieuse, car ce substantif se prononce
goereu, goesreu. YOT, ces mots.
GWERN (gu-ern), 8. L. Mât de navire,
garenne marécageuse; pl. sou. Ar twern
(vern), le mât.
GWERN (gu-ern), s. pl. m. Pluriel
irrégulier de gwernenn, aulne, arbre.
— Les mots Le Guern, Lesguern, sont
des noms de famille très-répandus en
Brelagne.
GWERNEIN(gu-erne-in), v. a. V. Mâter,
mettre les mâts à un pavire; p. gwer-
net. VOy. GWERNIA.
GWERNEK (gu-ernek), 8. f. Aulnaie,
lieu planté d'aulnes. — Guern, des
aulnes.
270 GWE
GWERNENN (gu-ernenn), 8. L Aulne,
arbre; pl. (gu-ern), mascalin,
des aulnes, du bois de cet arbre.
GWERN-KORN (gu-ern) 8. L. NAL de
beaupré. Ar wern Korn (vern), le müt
de beaupré. Voy. 6WERN-VALOUIN.
GWERNIA (gu-ernia), v. a. Mâter,
parlant d'an navire, p. gwerniet. —
— Guern, 8. L. mât de navire.
GWERNIER (gu-ernier), 8. m. Mâteur:
pl. ien, — Guern, 8. L. mât de navire.
GWERN-VALOUIN (gu-ern), 8.1. Mât de
beaupré. Voy. GWERN-KORN.
GWERS (gu-ers), 8. m. Vers, terme
de poésie; pl. gwersiou, gwersou.
GWERSAER (gu-ersaer), 8. m. Versif-
cateur; pl. ten.
CWERS-AR-GWIN (gu-ers-ar-gu-in), et
mieux GWERZ-AR-GWIN. Voy. ce der-
nier.
GWERZ 'gu-erz), 8. m, Vente, com-
merce, honoraires, rétribution. Guerz
eunn oferenn, honoraires d’une messe.
Bexa a werz (vers), être facile à vendre.
Ne gaver ket à werz d'ezho, on ne
trouve pas à les vendre.
GWERZA (gu-ersa), v. a. Vendre, et,
parextensian,trabir : p. guerzet. Gwer-
xet eo bet gant he vreur, il a été trahi
par son frère.
GWERZ-AR-GWIN (gu-erx-ar-gu-in),
8. m. Pourboire, récompense pécu-
niaire aux ouvriers. À la lettre, rétri-
bation du vin.
GWERZER (gu-erzer), s. m. Vendeur;
pl. ten. Voy. GWERZA.
GWERZID (gu-erzid), s.f. Fuseau pour
filer ; pl. gwerzidi,
GWERZIDAD (gu-ersidad), 8. f. La
quantité de fl, de laine que peut con-
tenir un fuseau. Gwerzidad neud. fuseau
couvert de fl. Eur wersidad neud (ver-
sidad), un fuseau dans ces conditions.
GWERZIDI (gu-erzsidi), 8. pl. m. Bâ-
tons ou fuseaux du ploquier d’on
moulin.
GWE
GWERZILLON (gu-erxillon, les L
mouillées), s. m. Y. Grelot ; pl. eu.
GWERZOURIK (gu-ersourik), 8. m. Y.
Fall gwerzourik, versificateur, mau-
vais poële. Voy. BWES,
BWES (gu-es\, 8. L. Y. Lèvre ; pluriel
duel, diwes (dives).
GWESKEDENN (gu-eskedenn), 8. L. Y.
Abri contre le soleil.
GWESKEL (gu-eskel), v. a. C. Fouler,
presser, oppresser, opprimer, Il se
conjugue comme si l’infinitif était
gwaska. Voy. ce dernier.
GWESKENN (gu-eskenn), s. L Mors de
bride.
GWESKENNA (gu-eskenna), v. a. Met-
tre le mors à un cheval.
GWESKLE (gu-eskle), 8. f. Grenouille
verte ou de haie ; pl. gweskieved.
GWESKLEV (gu-esklev). Le même que
le précédent.
GWESPED (gu-esped). Y OY. GWESPEDENN.
CWESPEDENN (gu-espedenn), 8. L
Guêpe, grosse mouche ; pl. gwesped,
masculin.
GWESPETAER (gu-espetaer), 8. m.
Guépier, oiseau qui se nourrit d’abeil-
les et de guêpes : pl. ed. — Gwespe-
denn, guèêpe.
GWEST, adj. Capable de. Cette ortho-
graphe est vicieuse par la raison que
GWE, en Léon, se prononce toujours
gu-e. Or, cet adjectif se prononce par-
tout gouest, goest. Voy. ce dernier et
aussi la Notice sur la prononciation.
GWESTEIGNA (gu-esteigna), Y. a.
(anc.) Passer le licou dans la bouche
d'un cheval. Voy. GWESTING.
GWESTELL (gu-estell), pl. irrégulier
de gwastell (goastell), gâteau.
GWESTING (gu-esting), 8. m. (anc.)
Licou à mors.
GWE
SWESTL, R. m. Yap. prornesse. Cette
orthographe est vicieuse par la raison
qu’on prononce gousstl, goestl. Voy.
ces mots.
GWEGTLA, Y. a. Orthographe vi-
cieuse. VOy. GOESTLA.
GWEUZ (gu-eux), 8. m. (anc.) lèvre ;
pl. duel diveux (diveux).
CWEV {gu-ev), s. L Gué de rivière.
On dit aussi gtoe.
aiai (gu-evei), adj. et part. Fané,
GWEVI (gu-evi), v. n. Se faner, 8e
flétrir ; p. gwevet.
GWEZ 'gu-es); pluriel irrégulier de
gwezenn, arbre.
GWEZ (gu-ez), 8. L. Y. Le mème que
gwes, lèvre ; pl. diwez (divez).
GWEZ, adj. Sauvage. Orthographe
vicieuse, car ce mot se prononce par-
tout goues. Voy. la Notice sur la pro-
noncialion.
CWEZ (gu-es), 8.1. Il se dit en quel-
ques lieux pour gtwis, truie.
GWEZAN (gu-exan. VOy. GUEZAN.
GWEZEK (gu-esek), adj. Y. Lippu,
qui a la lèvre inférieure très-grosse.
— Guwez, Y. Lèvre.
GUEZEL (gu-ezel), 8. f. Ancien nom
de Belle-lie-en-Mer. On dit aussi
guedel.
GWEZELL, GWAZELL, 8. £. Voy. ce
dernier.
CWEZELL (gu-ezell), adj. Bugel gwe-
sell, petit enfant qui ne peut encore
s’aider en rien.
GWEZENN (gu-esenn), 8. L. Arbre ;
pl. guwez (gu-ez), masc. Eur wexsenn
(vexenn), un arbre. Ar gwes, les arbres.
GWEZENN-AVALOU (gu-exenn), 8. L.
Pommier; pi. gwex-avalou. À la lettre,
arbre de pommes. Tous les arbres
DWI 271
fruftiers ont des appellations analo-
gues à celle-ci. Gwexenn-orañjes ,
oranger.
CWEZENNEK {gu-esennek), adj. Lieu
abondant en arbres, et mieux, leac'h a
30 stank ar gwez enn-hañ. Ce mot n’est
uère usité comme substantif, mais il
"est beaucoup comme nom de famille.
CWEZENNIK {gu-esennik), 8. L. Ar-
buste; c'est le diminutif de gwezenn ;
pi. gwesigou.
GWEZENN-VADU (gu-exenn), 8. f.
Guignier. — Grwevenn, arbre, et babu,
des guignes. Voy. BABUENN.
CWEZ-MVIN. Orthographe vicieuse.
Nr prononce gouez-roin. Voy. ce der-
nier.
@WEZ-KERC'H. Orthographe vicieuse,
car il faut pronuncer goues-kerc'h.
Voy. ce dernier.
GWEZOGIK (gu-esogik), 8. f. Pépi-
nière. Ge mot dérive de gwesenn, ar-
re.
GWEZ-RAD£N. Orthographe viciense,
par la raison que l'on prononce goues-
radenn, sauvage fougère, conformé-
ment à la Notice sur la prononciation
pour GW. Il en est de même du sui-
vant.
GWEZ-RADEN-VIHAN. Voy. le pré-
cédent.
GWEZVOUD (gu-exvoud), 8. m. T.
Chèvre-feuille, plante.
GWEZ-WINIENN, a. f. Orthogranhe
vicieuse, attendu que l'on prononce
gouez-winienn, sauvage vigne. Voy. ce
déraier.
€W1. Cette syllabe s° prononce gu
en Léon en prononcant toutes les iet-
tres et en ne formant qu’une seule
syllabe de ces trois lettres. — Dans là
série qui va suivre, GW devant I, on
pronouce toujours gu en Léon, ce qui
n'a pas lieu en français, comme on le
voit dans le mot guitare. En Tréguier,
GW) se prononce le plus souvent gout.
Voy. La Notice sur la prononcianon.
272 GWI
GWIAD (gu-i-ad), 8. m. Tissu.— Gwiad
kefnid, toile d'araignée. Ce mot est de
Ja famille du verbe gwea, tisser, ou
lutôt du verbe gwiadein, de Vannes,
equel a conservé son ancienne forme,
analogue au radical gwiad.
GWIADEIN (gu-i-ade-in), v. à. Y.
Tisser, tresser. Voy. GWIAD.
GWIADENN (gu-i-adenn), 8. f. Tresce
plate de fil, de laine, de cheveux, de
paille, pièce de toile en son entier,
partie en toile d'un maillot, chaîne de
tisserand; pl. gwiadennou. — Eur
wiadenn (viadenn), une tresse.
GWIADER (gu-t-ader), 8. m. Tisserand.
Ce mot figure parmi les noms de fa-
mille. — Gwiad, tresse.
GWIALENN (gu-i-alenn),s.f. Baguette,
houssine, ganle: pl. gwal, masculin.
— Eur wialenn (vialenn), une ba-
guette.
GWIALENN-BECC'H (gu-1-alenn), 8. L.
Caducée. — Gwialenn, baguette, et
peoc'h, paix.
CWIALENNA (gu-<-alenna), Y. a.
Frapper avec une baguette, p. et.
GWIALENNAD (gu-i-alennad),s.f.Coup
de baguette ou de gaule, de houssine;
pl. ou.
GWIBER (gu-i-ber), 8. m. Ecureuil,
animal. Voy. GIBER.
GWIBER (gu-i-ber), 8. m. Y. Esse,
cheville; pl. teu.
GWIBLENN(gu-i-blenn),s. f. Girouette;
pl. ou.
GWIC'H (gu-1c’h}, 8. m. Vagissement,
cri des petits enfants qui ont des
besoins, cri du cochon qui a faim ou
que l'on tue.
GWIC'HAL (gu-i-c'hal), Y. n. Crier
comme les petits enfants qui ont des
besoins, ou comme les pourceaux qui
ont faim ou que l’on tue; p. gwic'het.
7" GWIC'HAT (gu-i-c'haf, Y. n. Crier
comme les petits poulets.
GWI
GWIDELL (gu-1-deil), s. L. Y. Certain
appât pour prendre du poisson, filet
pour pêcher des anguilles: pl. eu.
GWIDILUZ (gu-i-dilus, adj. Entor-
tillé, enroulé, brouillé, et au figuré,
qui n'est pas franc dans ses paroles.
— Ann diaoul gwidilus, le démon
trompeur.
GWIDORDC'H (gu-i-doroc'h), s. m. Le
dernier né des petits cochons. 1l se dit
aussi, en termes familiers, du dernier
des enfants.
GWIDRE (gu-1i-dre), 8. m. Ruse, sub-
tilité, malice, quinte de mauvaise
bumeur.
GWIDRET (gu-i-dret}, et aussi GWI-
DREET, adj. lL se disait d'un homme
qui est toujours de mauvaise humeur
et qui est incommode à ceux qui l'en-
tourent, quinteux. l
GWIDREUZ (gu-i-dre-uzx), adj. Subül,
malicieux, rusé. Voy. GWIDRE.
GWIEK. Orthographe vicieuse, at-
tendu que ce mot se prononce gouiek,
savant.
CWIF (gu-if}, adj. Y. Sauvage, fa-
rouche. Voy. GOUE, Y.
GWIFF (gu-iff), 8. m. Chevron, soll-
veau; pl. ou.
CWIFRAJ (gu-i-fraj). Voy. le suivant.
GWIFRAJENN (gu-i-frajenn), 8. f. So-
live, chevron; pl. gwifraj, masculin.
CWIGADENN (gu i-gadenn),s.f.Choîne
de la charrue. — Ar wigadenn (viga-
denn), la chaîne.
GWIGNED (gu-1i-gned), 8. m. Sarcloir
d'agriculture.
GWIGNEL (gu-i-gnel), 8. L. Y. Hiron-
delle, oiseau; pl. gtwignelet.
CWIGNELENN (gu-i-gnelenn), 8. f. Y.
Le même que le précédent; pl. gwi-
gnelet.
GWIGNENN (gu-i-gnenn), 8. L. Aubier
des arbres, partie blanche entre
l'écorce et le bois dur.
GWI
GWIGOUR. Orthographe vicieuse. Voy.
GOUIGOUR.
GWIGDURAT. Orthographe vicieuse.
Voy. GOUIGOURAT.
CWIX (gu-1k), 8. m. (anc.) Bourg,
bourgade. Ce mot entre dans la com-
position de plusieurs noms de lieux,
comme Guissény(Gwik-Seni). À la lettre,
bourg Séni, pour dire bourg sous l'in-
vocation de saint Séni, un des Saints
de Bretagne. Voir le mot pour à mon
Nouveau Dictionnaire français-breton
1869. — 11 y a lieu de faire remarquer
qu'il y a quelque analogie entre ce mot
guik et le vicus des Latins. Eu effet,
gwik perd la lettre G quand il est régi
par la préposition bretonne da, à.
C’est ainsi que l'on dit : Mont a rann
da Wik-Seni (vik), je vais à Guissény.
GWIKAD (gu-1-kad), 8. m. (anc.) Ha-
blant d'un bourg. Voy. GWIK.
GWIKADELL (gu-i-kadell), 8. L For-
teresse, citadelle; pl. ou. Ce mot paraît
être le même que le mot français
citadelle.
CWILC'HAT (gu-ilc’hat), v. n. Cligner
de l'œil, loucher; c'est aussi faucher,
parlant de l'herbe; p. gwilc’het.
CWILC'HER(gu-ilc’her),s. m. Lcuche.
Ge mot figure parmi les noms de fa-
mille.
GWILC'HEREZ, 8. L. C'est le féminin
da précédent.
CWILE (gu-ile), s. m. Lit à coucher.
Voy. 6WELE, plus usité.
GWILEIN (gu-ile-in), V. Orthographe
vicieuse, par la raison que GW devant I
se prononce GU, excepté en Tréguier,
où l’on prononce ordinairement GOU.
Or, en Vannes on dit gouilein, pleurer.
GWILER (gu-iler), s. f. Place publi-
que d'un hameau, d'une bourgade,
lieu où s'assemblent les enfants pour
jouer. En construction avec l'article,
oa dit ar wiler (viler), ce substantif,
par suite de sa composition, étant du
genre féminin. Il est en effet composé
de cik, hameau, bourgade, bourg,
GWI 273
et de ler ou leur, s. L. place publique,
aire, surface unie. Ce mot figure parmi
les noms de localités et aussi parmi
les noms des champs d’une ferme :
park ar wiler (viler) désigne le champ
contigu à la place publique du hameau.
GWILGA. VOy. GWILC'HAT.
GWILIOUD (gu-i-lioud), 8. m. Cou-
ches, accouchement. Ce mot paraît
formé de gtoile, gwele, lit. On dit
moins souvent gweleoud.
GWILIOUDER (gu-tiiouder), s. m. Àc-
coucheur; pl. ien.
GWILIOUDI (gu-ilioudi), v. a. et n.
Accoucher, aider une femme à faire
ses couches, faire ses couches ; p. gwi-
lioudet. Voy. GWILIOUD.
GWILIOURI (gu-iliouri), v. n. (anc.)
Aimer les bons morceaux.
CWILVEZE (gu-ilveze), 8. m. Y. Fusée
de feu d'artifice; pl. gwilvexeieu,
GWILL (gu-ill, les L mouillées), s. m.
(anc.) Larron de nuit.
GWILLAOUIK (gu-illaouik, les Lmouil-
lées). Nom de baptème qui s'applique
ordinairement aux enfants du nom de
Guillaume; c’est le diminutif de gtoil-
lou. C'est aussi un des noms que les
poëtes ont donné au loup. Voy. GWILL.
Guillaouik ar bleus.
GWILLASTRENN (gu-illastrenn, les
L mouillées), s. L. Nenne branche verte
de chène, d'après Le Pelletier.
GWILLOU (gu-illou, les L mouillées).
1 a Jes mêmes acceptions que gtwil-
aouik.
GWILLOURI. VOy. GWILIOURI.
GWILUZE (gu-tluze),s. m. Nom donné
en quelques lieux au vaciet, plante
sauvage et buibeuse ayant de l'ana-
logie avec la hyacinthe. On la nomme
aussi luzen et cugnoun-ki, en breton.
GWIMELED (gu-imeled), 8. L Vrille,
vilebrequin, foret à percer, gibelet ;
pl. ou. Ar wimeled (vimeled), le foret,
39
274 GWI
CWIMELI. VOY. EWENNELI.
CWIMM (gu-imm), s. m. Y. Tai,
seconde conpe de oi. On dit plutôt
partout, ann eil droc'h, la seconde
coupe.
GWIMPAD (gu-impad), s. m. Petit-
lait. Yor. GWIPAD.
GWIN (gun), 8. m. Vin. On le pro-
nonce goutn en Tréguer. Leun a win,
lein de vin. Voilà un des cas si nom-
reux où le GW de Le Gonidec laisse
apercevoir facilement le radical gwin,
Ceux qui écrivent guin sont obligés de
dire leun a vin, ce qui fait perdre la
trace du radical.
OWIN-ANN-TAN (gu-in), s. m. Alcoo!,
eau-de-vie. À la lettre, vin de fou.
EWIN-ARDANT (gu-in), s. m. Kau-de-
vie. À la lettre, vin ardent.
OWINAENN (gu-i-naenn). VOy. GWi-
NANNENN.
GWINANNENN (gu-inannenn), 8. f. Y.
Verrue ; pl. ou.
GWINDASK (gu-in-dask), 8. m. Cabes-
tan, c’ic, levier.
EWIN-EGR (gu-in), s. m. Vinaigre.
À la lettre, vin aigre,
CWINER (gu-i-ner), 8. m. Y. Vendredi.
Voy. DIGWINER.
GWINI igu-ini), 8. pl. m. Pluriel îr-
réguli:r de gwintenn, vigne.
CWINIEGOUR (gu-integ-our), 8. m. Y.
Vigneron; pl. gtwiniegeriun. Prononcez
gu-inieg-erion. — Gwin, vin.
GWINIENN (gu-inienn), s. f. Vigne;
1. gwm, masc. En construction avec
article, à l'instar des autres substan-
tifs féminins de la série GWE et GWI,
il devient ar winienn (vintenn), la vigne.
CWINIENN-WENN (gu-inienn-venn),
8. L Couleuvrée, plante; on lui donne
aussi les noma de clématite et de
bryone. — Guwinienn, vigne, et penn,
Janc.
GWI
GWINIENN-ZU (gu-intenn), s. L Con-
leuvrée, tamier, ciématite, plantes, —
Gtoinienn, vigne, et du, noir.
GWINIER Bm, 8. m. Vigneron;
pl. ien. — Guwin, vin.
GWINIEZ (gu-inies), H se dit parfois
pour gwinienn.
CWINIZ (gu-inix), s. pl. m. Des grains
de froment, du SEE, c'est le plu-
riel de gwinisenn.
GWINIZ-DU (gu-inix), 8. pl. mm. Blé
noir, sarrasin. — Gwinis, du froment
et du, noir. VOy. EWINIZENR.
»
GWINIZEK (gu-inixek), s. L Champ
ensemencé de froment ; pl. groinise-
gou. — Guwinis, froment.
GWINIZENN (gu-inisenn), s. L. Plant
de froment, grain de froment; pl.
gwinis, m., des plants de froment,
des grains de froment, du froment.
Ce mot gwiniz est tetlement un plu-
riel, comme beaucoup d'autres subs-
tantifs de ce genre, que nous avons
signalés plusieurs fois, qu'en parlant
de froment venda, on doit dire : grver-
set hoc'h euz-hu ho-re? À la lettre,
avez-vous vendu les vôtres (ho-re)? Les
mots Keuneud. bois à brùler ; archant,
monnaie, argent en monnaie ; bestn,
goëmon, etc., sont dans le même cas.
GWINKA (gwikal, VOy. GWIRKAL.
GWINKADENN (guiñkadenn), 8. L
Ruade. — Gwinka, ruer.
GWINKAL (gu-iñkal), v. n. Ruer,
prendre le mors aux dents; p. gwin-
ket. Guwinkal a ra, il rue.
GWINKER (gu-iñker. Sorte d'adjectif.
Marc'h gwinker, cheval qui rue. Vor.
CWINKAL.
CWINOENN (gu-inoenn\, s. L. Y. Fis-
(nle lacrymale. Ur winoenn e-tal el
lagat. Y.
CWIN-PENN (gu-tn), 8. m. Vin capi-
teux. — Gwin, vin, et penn, tête. À la
lettre, vin de tête, qui porte à la
GWI
SWIN-SKOUARN (gu-in), 5. m. Man,
vais vin. — in, vin, et kouarn,
oreille. À la lettre, vin qui fait se:
eouer les oreilles en signe de mécon-
tentement.
GWIAT (qu-iñs). Pors guoiñe, pont-
levis. — Port. pont, et eia), lever
en l'air au moyen d'engins. Pronon-
ces ce mot gwiñs comme en français
grains.
CWINTA rya), Yat. gwin,
SWITAL {gu-iftal), v. n. Guinder,
élever en l'air au moyen d'engins ; p.
gwiet,
BWIRTEIN (guiñein), v. a. Y. Le
même que gwéñual.
GWINVAL (gu-iñval), v. n. Remuer,
bouger, se mouvoir ; p. grviñivet,
GWINVER (gu-iñver), 8. m. Y. Ecu-
reuil; pl. eu.
GWIOU, adj. On prononce ce mot
<omme on ferait en français du mot
Don. x, gai. Es groiou, joyeu-
sement. Voy. Ez, forme adverbiale,
GWIOUDER, 8. m. Galeté. Evitez ce
mot et Yor. ewiou.
GWIP (gup), 8. m. La partie des
gonds qui est fixée à la porte elle-
mème et non aux dormants de la
porte.
SWIMPAD, GWIPAD, 8. m. C. Petit
lait. Yor. GWIPAT.
GWIPAT (güi-pat), sorle d'adjectif.
D. Leas gwipat, pelit-lait, lait aigri où
tourné.
WIR (guir), 5. m. Droh. prétention
fondée; pl. iou. En Tréguier, on pro-
ponce gouir ; pl. gwmon.
WIS Gu-ir, adj. Vrai, réel, oon-
forme à la justice. En Tréguier, on
prononce gouir.
WIR (wir), 8. pl. m. Y. Pluriel fr-
régulier de gwérenn, carreau de vitres,
verre à boire.
GWI Éd
GWIRAOUR (gw-i-raour), &. 8. Y.
Vitrier ; pl. gmirarion.
SWIRENN (gu-i-renn), 8. {. Y. Verre
à boire, carreau de vitres ; i
masculin, du verre en Bénéral des
verres à boire 09 à vitres,
GWIRO'HIEZ wec'h, 8. L Y.
Yat. GWERCHEL
GWIREIN (gu-i-rein), 8. pl. L V.
Voy. WIRIN.
GWIR-HAVAL (qu-r), 501. Y. Proba-
ble, vraisemblable, di Perr. Yal, el
haval, b
SWIR-HEVEL (qu-ir), adj. C. Pro-
bable, vraisemblable. — Gwir, vrai,
et Merel, semblable.
WIR wtr, v. D. Et mieux ger,
aposthamer.
CWIRIDIGEZ (gu-i-ridig-ex), 8. L. Evi-
tes ce mot et Voy. EWIAIDIE, a
SWIMDIX (gw-iridik), adj. Dolent,
qui se plaint toujours de sa santé.
GWIRIDIK (gu--ridit), 8. m. Faible
Ou passion dominante. Te a oar gwas-
ka war va gwiridik, tu sais me pren-
-âre par mon faible. Yor. UBI.
GWIRIEU (gu-i-risu), 8. pl. m. Y. Im-
pôts, "contributions.
GWIRIN (gu-i-rin), 8. pl. L. Y. Pluriel
irrégulier de gwirinenn.
GWIRINENN (qu-i-rinenn), 8. 1. .
Abeille ; pl. gtoirin, gwirein.
iron), adj. Iatègre,
pile sr re L ler
GWIRIONE (gwi-rione), 8. L. Y. T. C.
Yérité, dogme.
GWIRIONEZ (gu--riones), 8. L. Vérité,
genes pl. gtoirionesiou (gu-i-rions-
siou).
GWIRIOU (gwi-riou), 8. pl. m. Im-
pôts, contributions.
276 GWI
' CWIALINK (gu-ir-link), 8. m. Car- |-
lingue, en marine.
CWISK (guwisk), 8. m. Enduit, cou-
che; pl. ou. — Gwiska, revêtir.
SGWISKA (gu-is-ka), v. a. Vêtir, met-
tre un vêtement quel qu'il soit, babil-
ler, revêtir, enduire, mettre une cou-
che. En em wiska (viska), s'habiller.
Griskit ho jupenn hag ho lerou, mettez
votre veste et vos bas. YOt, GWISK.
GWISKAD (gu-i-skad), 8. m. Ce mot
dérive de gwiska, habiller, et s’em-
ploie comme suit en termes familiers.
Eur gwiskad bazadou en deus bet, il a
reçu une bonne volée de coups de
bâton. Le français a quelque chose
d’analogue.
GWISKAMAND (gu-i-skamañd), 8. f.
Et aussi gwiskamant, les vêtements en
géaéral, les habillements ; pl. gwiska-
mañnchou. Voy. GWISKA. Danvez eur
twiskamand (riskamand), l'étoffe ou la
matière pour faire un habillement
complet.
GWISKONA (gu-i-skona), et GWISKD-
NEIN. VOY. GUSKONEIN.
GWISPEDENN (gu-ispedenn), 8. L. Y.
Guëêpe; pl. gwispet.
GWISPER (gu-isper) ; pluriel irrégu-
lier de gwisperenn.
GWISPERENN (gu-isperenn), 8. L. Y.
Nèlle, fruit; pl. gwisper, masc. On dit
aussi gwispirenn.
GWISPET, 8. pl. f. Pluriel de gtois-
pedenn.
GWISPIRENN, 8. L. Y. Nèfle. Voy.
GWISPERENN.
GWISPON (gu-ispon), s. m. Bora de
gros pinceau en toile pour suiver les
navires en réparation.
GWISPONA (gu-tspona), v. a. Blanchir
un mur, une maison, récrépir, suiver
un navire; p. et.
GWI
GWITIBUNAN (gu-itibunan), sorte de
pronom indéterminé. Tous sans ex-
ception, chacun en particulier, en gé-
néral, En Vannes, gotibunan. Ann holt
dud gwitibunan, tous les hommes
sans exception.
GWITOO (gu-i-tod), 8. m. Voy. GWITOT.
GWITOT (gu-i-tod, 8. m. Y. Guitot
leac'h, petit-lait.
GWITRAK (gu-i-trak), 8.1. Grive de pe-
tite espèce ; pl. guwitraged (gu-itrag-ed).
Ar witrak (vitrak), la grive de cette
espèce. Voy. BITRAX.
GWIU (gu-i-u), ad). et adv. Y. Joyeux,
joyeusement. Voy. 6WISU.
CWIVEIN s{gu-i-ve-in), Y. n. Y. Se
flétrir; p. gwivet.
GWIVOUD (gu-i-voud), 8. pl. m. Plu-
riel de gwivoudenn.
GWIVOUDENN (gu-i-voudenn), 8. L
Ua plant de chèvre-feuille ; pl. gwi-
voud, masculin, des plants de chèvre-
feuille, du chèvre-feuille.
GWIVRAJ. Voy. le suivant.
GWIVRAJENN (gu-i-vrajenn), 8. L. Y.
Solive, chevron: pl. gwivraj.
GWIZ (gu-1:), 8. f. Truie, femelle du
porc; pl. gwisi. Gois goues, lale, fe-
' melle du sanglier. À la lettre, traie
sauvage.
CWIZIEGEZ, 8. f. Science. Orthogra-
phe vicieuse. Ce mot dérivant du
verbe gouzout, savoir, il faut écrire et
prononcer gouisiegez. Voy. ce mot.
GWIZIEK, adj. Savant. Orthographe
sicieuse que l'on rencontre assez fré-
quemment ; il faut écrire et prononcer
gouiziek, pour les raisons données au
précédent.
HAD
HAE 277
H
Nous rappellerons ici que cette lettre
ge prononce de la même manière
qu'en francais H non aspirée, ainsi que
nous l'avons déjà dit dans la Notice
sur la prononciation.
HA, HAG, HAK, conj. Et. Dans les
phrases ioterrogatives et après un
verbe de doute, ces mots s’emploient
avec le sens de Si. Le premier se place
devant les consonnes et les deux au-
tres devant les voyelles, ou, pour par-
ler plus correctement, devant les
mots dont la lettre initiale est une
voyelle. C'houi ha me, vous et moi.
Me haog ann den-xe, moi et cet homme.
Da welet hag hen 10 mad, pour voir
s'il est bon. aoust hag hi a seuio?
Savez-vous si elle viendra ?
HABASK, adj. Doux d'humeur, béné-
vole, indolent. Ce mot figure parmi
les noms de famille; on l'écrit en ce
cas Habasque, en français.
HABASKAAT, v. n. S'apaiser, 8e cal-
mer; D. habaskeat, habaskeet.
HABASKED, s. m. Douceur de carac-
tère. Evitez ce mot et tournez la phrase
par l'adjectif.
HABASKEN, s. m. Paresseux, indo-
lent. lL s'emploie pour les deux gen-
res.
HAH, 6. m. Semence, graine, pépin,
sperme; 8805 pluriel.
HAD, HED, s. m.V. Essaim d'abeilles,
HADA; v. a. Semer, ensemcncer;
p. et. — Had, semence.
HADAN, v. a. T. Voy. HAOA, semer.
HADAN, 8. m. C. Sorte de rossignol.
HADAN-BAILL (les L mouillées),s. m.
Voy. EOSTIX-BAILL.
HADAN-VOR, s. m. Rossignol de mer.
— Hadan, sorte de rossignol, et mor,
mer.
HAD-D0, 8. m. C. Et aussi haddo,
œuf couvi, à demi-couvé. Voy. 608,
couver.
HADEIN (hade-in), v. a. Y. Semer,
ensemencer; p. hadet. Yor. HA0.
HABER, 8. m. Semeur; pl. ten. Voy.
HAO.
HADDUER, 8. m. Semoir, instrument
nouveau, sorte de brouette que l'on
promène sur les champs labourés et
qui laisse tomber les graines plus ou
moins abondantes, selon la volonté du
semeur. Par ce moyen on se procure
un ensemencement régulier, ce qui
n'a pas lieù quand on sème à la volée.
Voy. HA0, semence. |
HADOUR, s. m. Y. Semeur: pl. ha-
derion. Yor. HA0.
HAD-PESKED, 8. m. Frai, fretin, ale.
vin. À la lettre, semence des poissons.
HAEL, adj. (anc.) Libéral.
278 HAL
HAF, 3. m. (anc.) Eté, une des sai-
80n8.
HAG, HAK, HA, conj. Yor, HA.
HAILLEBOD (les L mouillées), s. m.,
et aussi haïllevod, mauvais sujet; pl.ed.
HAILLEBODENN (les L mouillées), 8. f.
Prostituée.
HAILLEVOD. Yar. MAILLEBOD.
HAILLEVODET (les Lmouillées), 8. pl.
m. V. Ce mot, qui est le pluriel de
haillerod, s'emploie en Vannes au sens
de canaille, mauvaise populace. Fnn
haillevodet, V., la canaille.
HAILLON (les L mouillées), s. L (anc.)
Brouillard, brume.
HAILLOUN (les L mouillées). Yor.
HAILLEBOD.
NAR, HAG, HA, oon. Yor. HA.
HAK, 8. m. Y. Bégayement, hoquet,
difficulté à parler.
HAKAL, HAKEIN (hako-in), Y. D. Y.
Bégayer, balbutier, bredouiller, avoir
le hoquet. Voy. HL.
HAKEIN, v. n. Y. Le même que hakal.
HAKETAL, Y. n. Y. Avoir de Ja diffi-
culté pour parler, hésiter en parlant;
p. haketet. VOY. HA.
HAKA, AKR, adj. Voy. ce dernier.
HAL, HALO, 8. m. Salive.
HAL, AL, adj. Eur vioc'h never hal,
une vache qui a vêlé récemment. — `
Hala, ala, véler.
veau ; H, et.
HALAN, ALAN, 8. m. Haleine, et
aussi tussilage, pétasite, plantes. Voy.
ALAN. Koll alan, perdre haleine.
HALAN, ALAN, v. n. T. Pouliner;
p. halet, alet.
HALANAD, ALANAB. Voy. ce dermier.
HAN
HALANAT, ALANAT, v. D. Voy. ce
dernier.
HALEG. Voy. HALEK, du gsaule.
HALEGEK lein boa 8. L Lieu planté
de saules. VOy. HALEK.
HALEGENN (haleg-enn), 8. L. Un plant
de saule; pl. halek, haleg, masculin,
des saules, du bois de saule. Le subs-
tantif halegenn est assez répandu com-
me nom de famille. On le prononce,
en ce cas, comme en français le mot
haléguen.
HALEIN. V. Orthographe vicieuse.
Sel, produit minéral. VOy. HALENN.
HALEINEIN. Y. Orthographe vicieuse.
Baler. Voy. HALENNEM.
HALEK, HALEG, 8. pl. m. Pluriel da
halegenn, saule.
HALENN, s. m. Y. Sel, produit mi-
néral. Halenn bras, V., gros sel ou sel
marin.
HALENNEIN (halenneïn), v. a. Y.
Saler; p. halennet.
HALENNOUR, 8. m. Y. Saunier; pl.
halennerion.
HALO, HAL, 8. m. Salive.
HAM, HAN {anc.) Demeure, habita-
tion.
HAMDIZ, adj. C. Pressé. Le sabs-
tantif tir, hâte, semble figurer dans ce
| mot.
HAMON. VOY. MARC'H-HAMON.
HAN, s. m. T. Le même que hano,
| du Léon.
HALA, ALA, v. n. Vèler, faire un,
HAN, HAN {anc.) Voy. ce dernier.
HAN, HANV, s. m. Eté, une des
#aisons.
HAN, pron. pers. toujours régime.
Lui. Evithan, pour lui.
HANAF, s. m. (anc.) Coupe, tasse,
atte.
HAN
HANAL, HENAL, 5. m. Y. Haleine,
respiration. VOy. ALAN.
HANALEIN, HENALEIN (hanalen},
Y. n. Y. Respirer.
MANAP, 8. m. Ancienne mesure pour
les grains.
HANAPAD, s. m. La contenance de la
mesure appelée hanap en breton.
HANDE, 8. m. V. Persécution.
' HANDEEIR (hañde-sin), v. a. Y. Chas-
ser, renvoyer, D s D, handeet,
HANDON, 8. m. T. Source. -
HANGO, adj. Y. Croupi, puant, mêlé
d’eau de fumier, parlant de l'eau (dour
hango). Get adjectif figura parmi les
noms de famille.
HAN-60AN, sorte d’adverbe. Rn tonte
saison. Â la lettre, été-hiver.
HANI, pron. V. T. C. Il s'emploie de
la même manière que rint Léon.
Ann hant gms, C., la vieille femme ;
en Vannes, enx hant goc’h. Yor. MI.
HANI-BED, pron. V. T. C. Aucun,
aucune, nulle personne. Ce mot est
une contraction de hon, aucan, et de
er bed, dans le monde, il ne s'emplole
qu'avec négation. VOy. E-BED.
HANO, s. m. Nom, mention, répu-
tation; pi. hanoiou. lano badaz, nom
de baptème. Hano hon tad, nom de fa-
mille. A la lettre, nom de notre père.
Me a oar he hano, je sais son nom.
Me a oar hano he dad, je connais son
nom de famille. N'eux hano e-bed anes-
han, il n’est pas mention de lui. Ar
vaouezs a z0 hang anezhi, la femme
dont il est question.
HANCEZ. YOT. HARYOEZ.
HANO-KAER, s. m. Célébrité, gloire,
bonne réputation. À la lettre, nom
beau. Gounid eunn hano kaer, acquérir
de la gloire.
HANO-MAD, s. m. Estime, renom-
mée, A la lettre, nom beau,
HAN TN
HANOUAL, adj. V. Somblable. Vor.
HRL,
HANDUEIN (hanoue-in), v. a. YOt,
HANBEIN.
HANOUEZ. Yay. HAÂVOEZ.
HANTER, adj. et adv. Demi, à demi,
à moitié. Après ce mot. les lettres for-
tes s'adoucissent. Haïñter para co, au
lieu de hantar maro, il est à moitié
mort. Eunn hañter walennad, au Tien
de gtoalennad, une demi-aune. Eur
walennad (oalennad) hañter, une aune
et demie.
MAÏTER, s. m. Moîtié. Betg hañter
an heñt, jusqu'à la moitié du che-
min.
HANTERA, v. a. Sénarer en deux,
s'entremettre pour une affaire.
HANTER-C'HOAR, 8. f. Sœur d'en
aatre lit. À la lettre, demi-sœor.
HANTER-DEMEZELL, 5. f. Grisette. À
la lettre, demi-demoiselle.
HANTEREK, adj. Mitoyen. — Hiñter,
8, m. moitié. YUT. DAOU-HAÂTER.
HANTER-GAD, 8. m. Jeune lièvre. À
la lettre, demi-lièvre.
HANTER-GLEVET. VOY. DAM-SLEWT,
MARTER-G0AZ, 8. m. Femme bom-
masse. À la lettre, demi-homme.
HANTER-GOELVEZ, s. m. Fête reli-
gieuse qui ne dure que jusqu’à midi.
Ce mot est à remarquer, il se compose
de hanier, adj., demi ; de goel, fête,
et de ver, qui indique exclusivement
la durée.
MANTER-GORET, adj. Eur oi hañter-
goret, un œuf oouvi. À la lettre, à
demi-couté.
HANTER-KANT, s. m. Cinquante. À
la lettre, moitié de cent.
HANTER-KANTVED , adj. numéral,
Caquantième. 4 la lettre, demi-cen-
e.
280 HAN
HANTER-KOFAD, s. m. Jumeau, ju-
melle. — Banter, moitié, et kofad,
portée des femelles d'animaux.
HANTER-KOFAT. Yor. le précédent.
HANTER-LARD, 8. m. Petit salé, pe-
tit lard, moitié gras et moitié maigre.
À la lettre, demi-gras.
HANTER-NOUZ, s. m. C. Minuit. À la
lettre, moitié de la nuit. Voy. le sui-
vant.
HANTER-NOZ, s. m. Minuit, et aussi
Nord, point cardinal, septentrion. Gette
double signification de hanter-nos est
remarquable, car à minuit, le soleil
se trouve dans la direction du nord.
Voy. KRESTEIZ.
HANTEROUR, 8. m. Entremetteur,
médiateur ; pl. hanterourien.
HANTEROUREZ, s. f. C’est le féminin
du précédent.
HANTER-RENN, 8. m. T. VOy. RENN.
HANTER-TIEGEZ (tieg-es), 8. m. et L
Epouz, épouse, mari, femme, en ter-
mes familiers. À la lettre, moitié du
ménage.
HANTER-TRUELLAT, 8. m. Y. Ans
cienne mesure pour les grains. Voy.
TRUELLAT.
HANTER-VLOAZ, 8. m. Semestre ou
espace de six mois. — Hanter, adj.,
demi, et bloas, année.
HANTER-VOED, 8. m. Demi-ration.
— Hañter, adj., demi, et boed. nour-
riture. N'hor boa nemet hañter-voed
da zibr, nous en étions réduits à la
demi-ration.
HANTER-VREUR, 8. m. Frère d'un
autre lit. — Hanter, adj, demi, et
breur, frère.
HANTER-ZIGERI (rig-eri), v. a. Bo-
tr'ouvrir; p. hañter-sigoret. — Hañter,
adv., à demi, et digeri (dig-eri), ouvrir.
HANTER-ZI6OR, adj. À demi-ouvert.
Yoy. DAN-ZIGOR.
HAN
"HANU, 8. m. Y. Nom, désignation
d’ane personne ou d’une chose; pl.
hanueu. li s'emploie dans les mêmes
acceptions que hano, du Léon.
HANUEIN (hanue-in), v. a. V. Nom-
mer, désigner par son nom ; p. hanuet.
HANV, s. m. Nom: pl. hañvou. Enn
hanv Doue, au nom de Dieu. Voy. HANS.
HANV, HAN, 8. m. Eté, une des sai-
80p8.
HANVAL, adj. Y. T. Semblable. Yor.
TSL adj. Hanval doc'h. Y., semblable
HANVALEDIGEC'H (hañvaledig-ec'h),
8. f. Y.T. Ressemblance. — Hanvai, Y.
semblable.
HANVALEIN (hañvale-in), v. n. Y.
Ressembler. Hañvalein e c'hra doc'h
he dat, il ressemble à son père, Y.
HANVE, adj. V. Qui est en maturité.
HANVEDEIN. VOy. HANVEEIN.
HANVEEIN (hañve-e-in), v. n, Mûrir.
— Hanve, adj., mûr.
HANVEK, adj. Qui est de la saison
qe — Han, été. Per hanvek, poires
"été.
HANVEL, HENVEL, v. a. Nommer,
appeler, donner un nom; p. hanvet.
Ce verbe se conjugue sur hanvi, anc.
infinitif.
HANVESK, adj. Se dit d'une vache
qui n’a pas eu de veau dans l’année.
Voy. le suivant.
HANVESKENN, s. f. Vache sans veau
ni lait, vache qui n'a pas eu de veau
dans l'année. On dit aussi rañveskenu.
HANV-GOANV, adv. Eté et hiver.
HANVI. Non usité. VOy. HANVEL.
HANVDEZ, HANDOEZ, sorte d'adjectif.
Dour hanvoez, du purin, eau qui dé-
coule des fumiers, des écuries. Poull
hanvoes, mare d'eau de fumier.
HAR
HAO, HAY (hadi, adj. En maturité.
HAODER, HAVDER, 8. m. Maturité.
Bvitez ce mot.
HADI!, HAVI (had), v. n. Mürir.
HAOUEZ, adj. Yor. HANYOEZ.
MASUI, v. n. VOy. HB1,
MAPPA, v. a. C. Saisir, tenir. Ge mot
a la même origine latine que le français
bapper.— Happa ar vanell, s'échapper
des mains de la garde, parlant d’un
malfaiteur. Yor, BANELL.
HARAG ! Interjection. Haro)
HARAS, 8. m. V. À ce mot, je crois,
on peut donner le sens de marmaille.
Voy. MIBITAILL.
HARC'H, s. m. Y. Aboiement.
HARG'HEIN (harc'h-e-in), Y. n. Y.
Aboyer.
HARDB, adj. (anc.) Dur, solide.
HAADIZ, adj. Audacieux, qui prend
trop ses libertés. — Re hardis 60
ous-hoc'h, il prend trop de libertés
avec vous.
HARDIZ, adv. Très, beaucoup. —
Koant hardis, très-joli.
HARIGELLA (harig-ella), v. n. Chan-
celer comme un hommeivre. — Hari-
gella a re, il chancelle.
HARINK, 8. m. Hareng, poisson ;
pl. ed.
HARLU, s. m. (anc.) Exil, bannisse-
ment.
HARLUA, r. a. (anc.) Banuir, exiler;
p. harhet.
HARLUAFF, v. a. (anc.) Harceler ; p.
harluet.
HARLUAN, v. a. T. bannir, exiler ;
p. harluet.
HARLUI (harlu-i), v. à. £, Bannir,
ezxiler; p. harbues,
HAS 281
HARNEZ, HERNEZ, s. m. drmure,
harnais, cuirasse ; pl, harnesiou.
HARNEZER, s. m. Faiseur de harnais;
pl: ien.
HARNEZI, Y. a. Harnachor; p. har-
nezet.
HARP, a. m. Appui, étançon, protec-
tion. — Kaout harp d'ha dred. avoir
pied dans l'eau.
MARPA, v. a. Etançonner, soutenir,
appuyer, échalasser : p. et. — En em
harpa war, s'appuyer sur.
HARPEIN, Y. a. Y. Le même que
harpa.
HARP-CWINI (gu-ini), s. m. Echalas
pour la vigne. — Harp, appui, et
guwini, pluriel de gwinienn, vigne.
HARTOUZ, s.m. Teigne, petit insecte ;
pl. ed. Yay. TARTOUZ.
HAH, 8. m. Empèchement, obstacle;
pl. ou.
HARZ, s. m. Pierre bornale.
HARZ, prép. Proche de, près de.
On dit aussi e-c'harz.
HARZA, v. n. Aboyer. Cet infuitif
u’est plus usité. Voy. HARZAL.
MARZA, Y. n. Mettre obstacle. Get
infinitif n’est plus usité. Voy. HERZEL.,
HARZAL, v. n. Aboyer; p. Marret,
Ce verbe se conjugue sur l'ancien in-
fioitif harsa, et plus souvent avec
l'auxiliaire ober.
HARZEIN (hars-e-in), v. n. Y. Mettre
obstacle; p. harset. — Hars, obstacle.
HARZOU, s. pl. m. Limites, frontières.
— Harz, pierre bornale.
HAST, s. m. Empressement, hâte.
HASTA, Y. H. Se hâter; p. hastet.
HASTEIN [hast-e-in), v. n. Y. Be hâler;
p, hastet.
36
282 HE
HAT, HAD, s. m. Y. Semence. Voy.
RAD et ses dérivés.
HATTEIN (hatte-in), Y. n. Y. Com-
mencer à marcher, marcher à l'appui,
comme les petits enfants.
HAUB, adj. Y. Indiscret, étourdi.
HAUD, HDD (hôd), a. m. Y. Entraves
pour chevaux ; pl. haudeu.
HAUDEIN, HODEIN. Voy. ce dernier.
HAV, HA0 (had, adj. Ka maturité.
HAY, adj. Y. G. Dour hav, eau mi-
nérale, et aussi eau de fumier. Voy.
DOUR-HAY.
HAV-ABRED , adj. Précoce, parlant
des fruits. — Hav, en maturité, et
abred, de bonne heure.
HAVAL, adj. Y. Semblable. — De gac'h
mat, rac'h haval, Ÿ., à bon chat, bon
rat.
HAVI, HAO!. Voy. ce dernier.
HAVREG, HAVREK, s. m. Guérets.
YOT, HAYREK.
HAVREGA, v. n.,et mieux ober havrek,
ouvrir des guérets.
HAVREIA. Voy. HAVREGA.
HAVREK, 8. m. Guérets, terre que
l'on travaille pour l'ensemencer. Il ne
s'emploie guère qu'au singulier. —
Ober havrek, faire des guérets.
HE, pron, pers. régime. Le, la. Après
ce pronom, il y a cela de remarquable
que s'il 8e rapporte à un sujet du genre
masculin, il demande à sa suite l'adou-
cissement des nenf lettres muables.
Ainsi, evit he garet, au lieu de evit he
karet. pour l'aimer (lui); ec he bed,
au lieu de evit he ped, pour le prier
(lui), etc. Si, au contraire, il se rap-
porte à un sujet du genre féminin, il
n'exige l’adoucissement que des trois
lettres K, P, T, et celles-ci, au lieu de
se changer en G, B, D, comme ci-
dessus, se changent en C'H, F et Z.
Ainsi, evit he c'haret, au lieu de evit he
HEA
karat. pour l'aimer (elle) ; evit he fedi,
au lieu de evit he pedi, pour la prier,
etc. Dans les cas qui nous occupent,
l’'euphonie ne joue aucun rôle; ces
changements s’opèrent pour éviter
l'amphibologie. Voy. le suivant.
HE, pron. poss. Son, sa, ses. Selon
que ce pronom se rapporte à un sujet
du genre masculin ou du genre fé-
minio, il se comporte d'une manière
analogue au pronom personnel he.
Si l’on parle d'un homme, par exemple,
les neuf lettres muables s'adoucissent
ou se changent en faibles. Ainsi, he
galoun, au lieu de he kaloun, sou cœur
(à lui); he benn, au lieu de he penn, sa
tête (à lui), etc. S'il s’agit d'une femme
ou d'une femelle quelconque, il n'y a
que les trois lettres K, P,T, qui s’adou-
cissent et se changent en C’H, F et Z.
Ainsi, he c'haloun, son cœur (à elle):
he fenn, au lieu de he penn, sa tête
(à elle), etc. Ici encore, comme à l'’ar-
ticle précédent, on peut dire que ces
changements ne s'opèrent pas dans un
but d'euphonie, mais bien pour éviter
l'amphibologie. (Voyez la Notice sur les
permutations de lettres.) — Et dire après
cela que les paysans les plus grossiers,
que les enfants les plus jeunes ne se
trompent pas à ces règles, il y a là,
vraiment, quelque chose de très-
remarquable. Dans le Ym siècle, ces
règles n'étaient pas encore introduites
dans la langue écrite; mais on les ob-
servait dans la langue parlée.
HE, pron. pers. Y. T. G. Eux, elles.
HE, particule, qui, selon Le Pelletier,
entre, dans la composition de certains
mots, et qui marque la facilité à faire,
à exécuter. Il cite, à ce sujet, hegleo,
adj., facile à comprendre, et helavar,
éloquent, qui a la parole facile.
HEAL a. L. G. Fourche de la charrue
ou les deux branches que tient celui
qui la conduit.
HEAL, adj. Cardiaque. — 4r gwin
mad a 30 heal da galoun ann den, ie
boù vin est cardiaque.
HEAL, adj. {anc.) Généreux, libéral.
HEALA, Yor. HEALAT,
HED
HEALAT, v. n. C. Ce mot qui dérive
de heal, s. f., sigoifie au propre, tenir
la charrue par la fourche à deux bran-
cbes ou par les deux branches de la
fourche, et s'emploie en quelques
lieux pour dire conduire la charrue.
Le terme le plus usité est kas ann alar.
HEALER, 8. m. C. Conducteur de la
charrue. On dit de préférence arer on
kaser ann alar. En Vannes, arour.
HEAOL, 8. m. T. Soleil. Voy. HEëL.
HEAR, HER, s. m. Héritier.
HER, HER, Prép. Sans. Voy. HEP.
HEB-ARVAR, adv. Sans nul doute.
— Heb, sans, et arvar, doute.
HEB-ARZAD, adj. D'une manière
continue, sans relâche. A la lettre,
sans paUSe, Sans repos.
HEB-EHAN, adv. Sans relâche, sans
cesse. À la lettre, sans repos.
HEBEL, 8. m. Y. Poulain; pl. hebe-
lion.
HEBRE, s. m. et adj. Hébreux ; pl.
hebreed.
HEC'H, pron. poss. Son, sa, aes. Il
n'est employé qu'en quelques locali-
tés, et seulement devant les mots qui
commencent par une voyelle. Hec'h
ene, son âme, au lieu de he ené.
HEC'H, pron. pers. T. Lui, il, elle,
le, la.
HEC'HON, adj. Voy. EC'HON.
HED, s. m. Distance, longueur.
HED, et aussi HED-GWENAN, 5. m.
Essalm d'abeilles.
HED, A-HED, prép. Pendant, durant,
tout le long de.
HED-DA-HED, adv. Tout au long,
entièrement.
HED-6WENAN (gu-enan), 8. m. Es-
aim d'’abeilles.
HEG 283
HEDA, v. a. Allonger. Je ne le crois
usité nulle part.
HEDLEDAN, HELEDAN, s. m. Herbe
aux crapauds, plantain de la grande
espèce.
HED-BUEZ, HED-VUEZ. Ce mot
composé est de nouvelle formation et
a été inventé pour répondre à un be-
soin de la civilisation. Je l'ai trouvé
ainsi écritet employé comme adjectif :
eul lere hed-bues, une rente visgère.
À la lettre, une rente pendant vie.
Bien que je n'approuve pas la ma-
pière dont ce mot est employé dans
la phrase ci-dessus, cependant je
trouve l'invention heureuse, et J'ai
cherché à la mettre à profit dans mon
Dictionnaire français-breton 1869, au
mot VIAGER. Là, comme on peut Ile
voir, j'ai traité ce mot hed-buex à la
façon des nrépositions composées
e-toues, e-keñver et autres, quand elles
sont en présence -d'un pronom per-
sonnel ou possessif. Ainai, me am be-
30 eul leve hed va buéz, au lieu de eul
leve hed-bues, j'aurai une rente viagère;
he-mañ en deus bet eul leve hed he vues,
celui-ci à eu une rente viagère ; c'hout
ho pezo eul leve hed ho puez, vous au-
rez une rente viagère, ou, à la lettre,
vous aurez uBe rente pencant votre
vie. Ces consiructions sont parfaite-
ment confurmes au génie de la langue
bretonne.
HEERA, Yor. RER
HEG. Voy. HEL, provocation, chi-
Cane.
HEGA, HEGAL, v. D. Hega oc'h. he-
gal oc'h. provoquer quelqu'un. On dit
aussi hegasi.
HEGAR, adj. VOY. NEGARAD.
HERR, C. VOY. EGAR.
MEGARAD, adj. Bon, affable.
MEGAS, 8. m. Agacerie.
HEGAS, adj. Yor. EGAS.
HEGASI (hega-si), v. a. Provoquer,
tracasser, contrarier : p. hegaset.
284 HEL
HEGAZ, s. m. VOy. HESAS.
HEGAZ, ad). Voy. Ets.
HEGIN, s. m. Germe de graine. Pro-
nonces heg-in.
HEGINA, Y. D. Germer. Prononces
Regina.
HEGLEO, HEGLEV, 8. m. Echo, et
aussi joubarbe, plante.
HEGLEO, adj. Sonore, et aussi intel-
Mgible et facile à comprendre. Yor.
HE, particule qui marque la facilité à
faire, etc.
HEGLEV, 8. m. Yor. NEGLEO.
HEGON, adj. Ample,
spacieux
étendu. ? N
HEGON, onnl. V. Mais. H ,
est plus te gen (hay
HEGDS, s. m. Jen bruyant. Yor. tant.
HEGOS, HOGOS, adv. C. Presque. Hogos
maro eo, il est presque mort.
HEI (he), 8. m. V. T. C. Orge, cé-
réale. rec
HEIEZ (he-ies), 8. L Biche, femelle du
chevreuil.
HEILZ (hed, 8. m. C. Orge, céréale.
HEISTR (he-istr), pluriel de heistrenn,
Y. huitre.
HEISTRA (he-istra), v. n. Y. pécher
des hultres.
HEISTRENN (he-istrenn), 8. f. Y. Hut-
tre, mollusque de mer; pl. heistr, m.
HEUZ (he-is), s. m. Orge, céréale.
HEIZ-DOUE (heg, 8. m. C. Orge
monda. Je n'ai Jamais pu comprendre
la sigaification de ce mot que le P. Gré-
ire donne avec ce sens, et qui, à la
ttre, sigaife orge de Dieu.
HEIZER (he-isek)
ensemencé d'orge.
Champ d'orge,
HEI,
HEIZEZ (he-irex), 8. L. Biche, femelle
du chevreuil; PNS e
HES, 8. m. Socousse, tremblement.
Voy. MEJADENN.
HEJA, v. a. Secouer, ébranler; p.
hejet. L'infinitif halat est plus usité.
HEJADENN, 8. L. Secouste, tremble-
ment.
HEJAL, Y. a. Secouer, ébranler; p.
hejet. Hejal he benn, secouer sa tête.
HESEIN (heje-in), v. a. Y. Secouer,
ébranler, et aussi mélanger; D. héjet.
Le même que hejai.
HER, s. m. Chicane, contrariété, pro-
vocation.
HEL, adj. Y. T. C. Cardiaque. Yer.
HEAL.
HEL, 8. m. Y. T. C. Fourche où
manche de la charrue.
HELA, v. a. V.T.C. Diriger la charrue
en la tenant par la fourche. Voy. REMA,
HEL-ARAR, 5. m. La fourche ou man-
che de la charrue. Voy. HEL.
HELAVAR, adj. Eloquent, qui à la
parole facile. Voy. HE, particule.
HELEBINI, ady. T. A l'envi.
HELEOAN. VOy. HEDLEOAN.
HELENE, HEVLENE. Voy. ce dernier.
HELER. Yor. HEALER.
HELESTR. Voy. ELESTR.
HELESTRENN. Voy. ELESTRENN.
HELEVEZ, 8. m. Modestie, retenue.
HELGEZ, ELGEZ (helg-e), 8. mm. Men-
ton.
HELGEZEK, ELGEZEK (helg-eseh), ad).
Qui a un grand menton.
HEU, 8. m. Y. Poursuite. — Heliein,
va. V., suivre.
HEN
" DEU, 8. m. Sauce, saumure. Voy.
HELIBER. VOY. HILIBER.
HELIEIN (helie-in), v. a. Y. Suivre,
imiter; p. heliet. Yor. HEULIA.
HELMOI (heëmo), v. n. S'accouder.
MELMOUER, s. m. Prie-Dieu, sorte de
chaise pour faire la prière.
HE-MA, RE-MAN, pron. démonstratif.
Celui-ci. Au pluriel on dit ar re-mañ,
ar re-ma.
HEMIKEN, ady. Sans plus. Ce mot est
une contraction des mots hep mui ken.
À la lettre, sans plus davautuge.
HEMOLC'H, 8. m. (anc.) Chasse au
gibier. Yay. HEMGLC'HI.
HEMDLC'H, v. n. Étre en Chaleur,
parlant d'une vache qui cherche le
taureau. Hemolc'h a ra ar vioc'h, la
vache cherche le taureau.
REMOLC'HET, sorte d’adjectif dérivé
du précédent. Hemolc'het eo, se dit
d’une vache qui a été saillie.
HEMDLC’HI, v. n. (anc.) Chasser au
gibier. — Hemolc’h, 8. m. (anc.), chas-
se au gibier.
HEMP, prép, Y. Sans. Voy. HEP,
HEMP-KIN, adv. Y. Sans plus. —
Hemp, Y., sans, et km, V., davantage.
HEN, pron. pers. Le, la.
HEN, 8. m. et adj. (anc.) Vieillard,
vieux, ancien. De cet adjectif dérive
hena, le plus vieux, alné. Voy.HENERT.
HENA, superlatif de l’ancien adjectif
hen ci-dessus. Ce superlatif est usité
Hee ue son positif ne le soit pas. Ho
, votre fils aîné.
HENAF. Ce mot, en Tréguier, s'em-
ploie au lieu de hena du Léon. Yar.
HER (anc.).
HENAFFAELEZ, 8. L (anc.) Droit d'at-
nesse. — Henaf, alné.
HEN 285
HENAL, HANAL. Voy ce dernier.
MENALEIN, MANALEIN (henale-in),
v. H. Y. Respirer.
HENAN. Y. L’atné. C'est le superlatif
de hen, ad). (anc.) Yor. HENA.
HENANDED, s. m. Y. Droit d'atnesse.
Voy. HER, eT (auc.)
HENAOUR, s. m. Àtné, le plus âgé.
Ce mot dérive de l'ancien adjectif hen,
ancieu, vieux.
HENAOUREZ, s. L. C'est le féminin
du précédent.
HENAVELEZ, a. L. Droit d’atnesse. —
Hen, adj., ancien, vieux.
' HENCHA. Yor. HIACHA.
HEND. VOy. HEÂT.
HEND- BALL, 5. m. Chemin sas
issue. — Heñt, chemin, et dall. aveu-
gle.
HENENT, s. m. (anc.) Vieillesse. —
Hen, adj. (anc.), vieux.
HEN-MA-HEN, subst. masc. Et aussi
hen-ma-hen, un individu, un tel. Ana-
vezit-hu hen-ha-hen 6 Connaissez-vous
un tel?
HEN-HONT, pron. démonst. Celui-là
(loin de nous); pluriel ar re-hont.
HENKIN. Voy. HIRR,
MEN-MA-HEN. VOY. HEN-NA-HEN.
HEN-NEC'H, pron, démonst. Y. Celui-
là (près de nous); pl. er re-xe.
HEN-NEZ, pron. démonst. Celui-là
(près de DOUS) ; ; pluriel ar re-5e.
- MEND, HENGEZ, adv. (anc.) Cette
ouit. Voy. HENOZ.
HENOAC'H, HINEAC'H, ady. Y. Ce
soir, cette nuit. Voy. HERRI,
HENDAZ, ady. C. Cette nuit, ce soir,
Yor. HENOZ.
286 HEN
HENDEZ, HENO, ady, (anc.) Cette
nuit. VOy. HERI,
HENOZ, ady. Voy. FENOZ.
HENT, s. m. (Prononces comme en
français, hainte). Route, chemin, pas-
sage, distance, au propre et au figuré;
pl. heñchou. Enn her! en routel
Heñt ar Groas. le Chemin de la Croix.
Mont enn hent adarré, se remettre en
chemin.
HENTA, Y. a. Fréquenter, parlant
des personnes.
HENTADUREZ, s. L. Fréquentation de
personnes.
HENT-DALL, 8. m. Chemin sans
issue, cul-de-sac. — Heñt, chemin, et
dall. aveugle.
HENTE, 8. m. Y. Le prochain, autrui.
MENTED, s. m. Y. longe à une
robe, à un meuble.
HENTEZ, 8. m. Autrui, le prochain.
Ann heñtez, le prochain.
HMENT-GWENN (gu-enn), 8. m. Che-
min battu, très-fréquenté. À la lettre,
chemin blanc où il n'y a pas d'herbes.
HENT-HOUARN, s. m. Chemin de fer.
— Heñt, chemin, et houarn, fer.
HENTI, Y. a. Fréquenter, parlant
des personnes, p. hentet.
HENT-KEO, 8. m. Défilé, chemin
étroit. — Rent, chemin, et keo, cavité.
MENT-MEUR, 8. m. Chemin battu, où
il passe beaucoup de gens. — Heñt,
chemin, et meur, beaucoup.
HENT-TREUZ, 8. m. Chemin de tra-
verse. — Rent, chemin, et reut, en
travers.
MENVEL, HANVYEL, v. a. Voy. ce der-
nier.
HENVEL, HEVEL, adj. Semblable.
Heñvel eo ous he dad. ac'h he dad, il
est semblable à son père.
HEP
HENVELEP, HEVELEP, adj. Pareil,
semblable, conforme.
HEOL, s. m. Soleil. En grec, hélios.
HEOLIA, Y. a. et n. Exposer au
soleil, se mettre ou se chauffer au
soleil.
HEOLIATA, v. a. et n. Ile le pême
sens que heolia.
HEOR, s. m. Ancre de navire; pl. tou.
HEORACH, s. m. Mouillage, ancrage
des navires.
HEORI, et mienx teurel ann heor
er-meas, jeter l'ancre, mouiller, par-
lant d'un navire.
MEORIA. Voy. le précédent.
HEOUR, s. m. Y. Àncre de navire;
pl. heourieu.
HEP, HER, prép. Sans. Hep na, sans
que. Hep abek e-bed, sans aucun mp
tif. Hep soñÿ, sans y penser. Hep en em
glemm, sans se plaindre. Hep-x-oun,
sans moi. Hep-t-hañ, sans lui. Hep-t-ho,
sans eux. Voy. la préposilion sANs,
Dictionnaire 1869.
HEP-DISTAK, adv. Continuellement.
— Hep, sans, et distak, dérivé de dis-
taga, détacher.
HEP-DISTRO, adv. Sans retour, but-
à-but, termes de joueurs.— Hep, sans,
et distro, s. m., ce que l'on donne au
jeu pour rendre la partie égale.
HEP-FAZI, adv. Sans contre-temps,
sans mésaventure, sans méprise. —
Hep, sans, et fast, mésaventure, mé-
prise, bévue.
HEP-KEN, adv. Seulement, 8805 par-
tage. — Hep, sans, et ken, davantage.
HER MAR E-BED, adv. Sans aucun
doute. À la lettre, sans doute aucun.
HEP-MUI-KEN, HEMIKEN, sans plus.
A la lettre, sans plus davantage.
MEP-PAOUEZ, adv. Continuellement.
— Hep, sans, et paoues, Y, D., CESSCT.
HER
HEP-SKED, sorte d'adjectif. Terne,
sans éclat. — Hep, sans, et kad, éclat.
HEP-SONJ, HEP-SONCH, ady. Incon-
sidérément, à l'improviste, sans y
penser. — Hep, sans, et son), dessein,
idée, réflexion.
MER, pron. pers. régime. Le, la, les.
M'her goar, je le sais.
HER, HEAR, s. m. Héritier: pl. ed.
Penn-her, fils unique. Voy. PENN-HER.
HER, adj. GC. Hagard. Daoulagad her
des yeux bagards. '
HER, 8. f. Y. Heure. Yor. HEUR.
HERA, HEERA, RHEA, 8. L. (anc.) Ma-
dame. En allemand, herr, monsieur.
HERBERC'H, s. m. Refuge, asile,
auberge.
HERBERC’HI, v. a. et n. anc.) Donner
asile, loger.
HERBERC'HIA. Voy. HERBERC'HI.
HERBERC'HIAFF, v. a. et n. (anc.)
Donner asile, donner l'hospitalité.
HERBOT. Nom propre. Saint Herbot.
patron des bêtes à cornes. Voy. SAOUT,
HE-RE, pron. poss. au pluriel. Les
siens, les siennes.
MERE, a. m. Mis here, le mois d'oc-
tobre. yor. GWENGOLO.
HEREPIN, 8.
donné au diable.
MERETIK, s. m. Hérétique ; pl. ed.
HEREZ, s. f. Héritière. — Her, héri-
Uer. Voy. PENN-HEREZ,
HEREZ, EREZ. Jalousie, envie. Voy.
ce dernier.
HEREZI, EREZI. Porter envie. Voy.
ce dernier.
HERIEU, a. pl. m. Y. Livre d'heures,
terme de dévotion.
HERLEGON. YOT. HERLIKON.
m. Nom burlesque
HES 087
MERLIKON, s. m. Héron blanc, oi-
seau ; pl. ed.
Navy Pluriel de houarn, fer à
val.
NERNACH, s. m. Vieilles ferrailles.
mot est une contraction pour
: houarnach, de houarn, fer.
HERNECH. YOT, HERNACH. Kos hernach.
mitraille à canon, vieilles ferrailles.
HERNEZ. YOT, HARNEZ.
HERR, ERL, 8. m. Vitesse, élan. Ÿoy.
ERR.
HERVE, prép, Y. T. C. Selon, d'aprés.
HERVEZ, prép. Selon, d’après. Her-
ves ar c'hig, selon la mode.
HERZEL, v. n. Causer obstacle, s’op-
poser à, résister à; p. harre. Ce
verbe se conjugue sur l'ancien infi-
nitif harsa, et plus souvent avec
l’ausiliaire ober.
HES, HEZ, s. m. Y. Botte, chaussure.
Ce mot ne s'emploie guère qu'au plu-
rie] heseu.
HERR, adj. À sec, tari. Mont da hesk,
tarir. lL se dit aussi d'une vache qui
cesse de donner du lait.
HESK, s. m. Y. Laiche, herbe qui
coupe les doigts si l'on n'y prend
garde. Ce mot dérive de heskenn, scie,
parte que ses feuiiles sont dentelées
comme une scie.
HESKA, v. n. (anc.) Tarir.
HESKED, HESKEDIK, 8. m. Furoncle,
tumeur. Eunn hesked a zo oc'h he
preac'h. enn he creac'h, il a un furon-
cle au bras.
HESKEIN (heske-in), v. n. V. Et mieux
Monet de hesk, tarir. -
HESKEMEN, 8. m. Chevalet de char-
pentier.
HESKEMER, s. m. Chantier de scieur
de long , de charpentier, formé d'or-
dinaire avec des chevalets,
288 HEU
HESKEN, adj. Se dit d'une vache
sans veau ni lait.
HESKENN, 8. L. Scie.
HESKENNA, HESKENNAT, v. a. Scier;
p. heskennet.
HESKENNAT. Yor. le précédent.
HESKENNER, s. m. Scieur : pl. ten.
HESKIN, 8. m. Persécution, provo-
cation ; pl. ou.
HESKINA, v. a. Persécuter, taquiner,
provoquer ; p. 6.
HESP, HESK, adj. À sec. Yor. HESK.
HET, a. m. Y. T. Plaisir, agrément,
soubait.
HETA, HETEIN. v. a. Y. Souhaiter,
faire plaisir, désirer ; p. hetet.
HETAN, v. a. T. Souhaiter, désirer ;
p. hetet.
HETEIN (hee-in), v. a. Y. YOT. HETA.
HETUS, HETUZ, adj. Y. T. Soubai-
table, désirable.
HEUBEUL, 8. m. Voy.EBEUL, poulain.
HEUBEULEZ, a. f. Yor. EBEULEZ, pou-
liche.
HEUBEULIA, v. n. VOy. EBEULIA, pou-
liner.
HEUD, s. m. C. Entrave pour cheval ;
pl. ou.
HEUD, HEUT, adj. Y. Maladroit. Il
s'emploie aussi comme adv. Maladroi-
tement.
HEUHA, v. a. D. Empètrer ou entra-
ver, parlant d'un cheval; enrayer,
parlant d'une roue.
HEUG, 8. m. Dégoût, répugnance,
nausée.
HEUGI (heug<), v. n. Donner de la
répugnance, du dégoût, parlant des
mets.
HEU
HEUL, 8. m. Suite, cortége. Ar roug
haul bras gant-hañ, le roi et sa suite.
HEULIA, v. a. Suivre, imiter, ac-
complir, observer ; p. heuliet,
HE-UNAN , adj. des deux genres.
Seul, étant seul. Hen he-unan, lui-
même; hi he-unan, elle-même. 0 0616
en em 00061 he-unan, quand fl se
trouva seul. On dit he-unanik, s'il s'a-
git d'un enfant.
HE-UNANIK, Le même que le précé-
dent.
HE-UNAN-KAER, adj. Le même que
he-unan ; tout seul, absolument seul.
HEUR, 5, f. Partie du jour appelés
heure ; pl. heuriou. Div heur eo, il est
deux heures.
HEUREUCHIN, 8. m. Hérisson, ani-
mal ; pl. ed.
HEUREUCHIN-REUNEK , 8. m. Porc-
épic, animal. — Heureuchin, hérisson,
et reunek, couvert de cring,
HEURIOU, s. pl. m. Heures, livre
d'heures, terme de dévotion.
HEURLINK. Voy. HURLIAK.
HEURLOU. VOy. HURLOU.
HEURVEZ, s. m. La durée d'une
heure entière. — Heur, partie du jour
appelée heure, et ves. Voy. ce dernier.
HEUT, HEUD, adj. et ady. Maladroit,
maladroitement. |
HEUZ, 5. m. Horreur. — Heus am
eux out-han, j'ai horreur de lui.
HEUZ, a. m. Botte, chaussure; pl.
heuzou. Voy. ce dernier.
HEUZA, v. a. Mettre des bottes à
quelqu'un.
HEUZAOU, ancien pluriel de heut,
botte, chaussure ; il a fait place à
heuzou dans l'usage, mais il se re-
trouve dans les deux dérivés suivants.
MEUZAOUER, 8. m. Bottier. On dit
plutôt kert.
HEV
HEUZAOUI, v. n. Faire des bottes.
Ce mot est peu usité. Yor. HEUZOU.
HEUZ!, v. n. Avoir horreur.
HEUZIK, 8. m. Bottine. C'est le di-
mioutif de heuz, botte.
HEUZOU, s. pl. m. Des bottes, des
uêtres en cuir. — Ober heusou, faire
es bottes.
MEUZUZ, adj. Horrible, effrayant. —
Reus, 8. m., horreur.
HEVEL, HENVEL, adj. Semblable,
conforme, égal, pareil. — Hevel eo oc'h
he dad, il est semblable à son père.
HEVEL-BOAN, 8. f. Peine du talion.
À la lettre, semblable peine. Voy. le
mot TALION, à mon Nouveau Diction-
ndre 1869.
HEVEL-BUEZ, sorte d'adjectif qui se
dit en parlant d’une personne qui res-
semble beaucoup à une autre.— Hevel-
buez eo oc'h he dad. il ressemble beau-
coup à son père. Il s'emploie comme
hevel, mais il est plus affirmatif.
HEVELEB. VOY. HEVELEP.
NEVELEBEKAAT, v. a. Peu usité.
Assimiler, comparer; p. hevelebekeet.
HEVELEBEDIGEZ, 8. f. Peu usité.
Assimilation.
HEVELEDIGEZ, 8. f. Peu usité. Res-
semblance. — Hevel, semblable.
MEVELEP, adj. Conforme, égal, sem-
blable, pareil. l
HEVELEZ, 5. L Peu usité. Ressem-
blance. — Hevel, semblable.
MEVEL-HMEVEL, adv. D'une manière
égale, de peu de valeur. A la lettre,
semblable-semblabie.
HEVELOUT, et mieux beza herel oc'h,
ressembler à.
\
HEVLENE, adv. Cette année, dans
l’année courante. Cette locution n'est
pas comprise partout. On emploie gé-
néralement les mots er bioas-mañ,
HIB 289
En Cornouaille, on dit et on écrit helene.
Ces mots semblent dérivés de lene (anc.)
année.
HEZ, HES, s. m. Y. Botte, bottine,
chaussure; pl. hexeu. — Gober hexeu,
faire des bottes.
HEZEU, 8. pl. m. Y. Pluriel du pré-
cédent.
HEZEUEIN (hezeue-in), v. a. et n. Y.
Faire des bottes, des bottines, mettre
des bottes ou bottines à quelqu'un.
HEZRE, EZRE, 8. m. Y. Octobre.
Hi, pron. pers. régime. Elle. Ævit-hs,
pour elle; Rep-d-hi, sans elle.
HI, pron. pers. sujet. Ils, elles, et
aussl elle.
HI, prop. poss. T. Son, sa, ses.
HIAOL, 5. m. T. Soleil.
HIAOUE, 8. m. Y. Repos du bétaii à
l'ombre.
HIAOUEAT, v. n. Y. 8e reposer à
l'ombre, parlant du bétail qui se ré-
fugie dans des lieux humides et om-
bragés, pendant les heures de grande
chaleur.
HIAUL, HIOL (hiô!), a. m. Y. Soleil.
HIBIL, IBIL, a.m. Cheville, goupille;
pl. tou.
HIBIL-AL-LAGAD, 8. m. Prunelle de
l'œil. A la lettre, cheville de l'œil,
HIBILIA, IBILIA, v. a. Cheviller. Yar,
HIBILIAT.
HIBILIAT, IBILIAT. Voy. HIBILIA.
HIBOUD, 8. m. Bruit de l'eau qui
coule, et aussi, médisance, révélation,
dénonciation.
HIBOUDAL, v. n. Faire du bruit,
parlant de l'eau qui coule.
HIBOUDAL, v. a. Dénoncer, médire,
rapporter en mal les actions des au-
37
290 HIL
HIBOUBER, s. m. Qui a l'habitude de
raconter en mal les actes des autres;
pl. ten.
HIBOUDEREZ, 8. L. C'est le féminin
du précédent.
HIDIV, adv. V. Aujourd'hui.
HIGENN (hig-enn), 3. L. Hameçon, et,
par extension, ligne pour pêcher le
poisson ; pl. ou.
HIGENNA(ig-enna), et mieux, par kota
gant ann higenn, pêcher à la ligne.
HIGOLENN, 8. f. Pierre à aiguiser.
HIR, 8. m. Hoquet. — HŒ ar maro,
le râle d’un moribond.
HIK, 8. m. Y. Chatouillement.
HIKAL, HIKELN, v. a. V. Chatouiller;
p. hiket.
HIKAT, Y. n. Avoir le hoquet.
HIKEIN (htke-in), v. a. V. Le même
que hikal.
HIKET, 8. m. Y. Hoquet.
HIKETAL, HIKETEIN, v. n. V. Avoir
le hoquet.
HIKETEIN (hikete-in), v. n. V. Le même
que hiketal.
HIKUZ, adj. V. Chatouilleux.
HILDRD. Voy. KILDRO.
HILDRON, adj. (anc.) Mal vêtu.
HILI, 8. m. Sauce, saumure.
HILIBER, 8. pl. m. C’est le pluriel
irrégulier de hiliberenn.
HILIBERENN, 5. L. Corme, fruit; pl.
hiliber, masculin.
HILI-SRDUD, 5. m. Saumure. À Ia
lettre, sauce piquante.
HILIEN, 8. f. Sauce.
HILLIGA, HILLIGAT, Y. a. Flatter ou
chatouiller les sens ; p. hilliget.
HIN
HILLIGUZ, adj. Chatouilleux. Tor. a
suivant.
HILLIK, 8. m. Chatouillement. Last
hillik, être chatouilleux.
HINCHA, v. a. Conduire, guider en
chemin; p. hifichet. — Heñt, chemin.
HINCHER, s. m. Guide en chemin.
HINEAC'H, adv. V. Cette nuit, ce svir.
On dit aussi henoac'h.
HINGUED (hiñgu-ed), s. m. Lisguet,
terme de marine.
HINI, sorte de pronom qui se prête
à plusieurs combinaisons. 4nn :
celui, celle. Joint à une négation, i
signise aucun, aucune : n'eux hini,
il n’y en a aucun, aucune. En compa-
gnie des pronoms possessifs, il forme
des adjectifs possessifs : va-hini, le
mien, la mienne; da-hini, le tien, la
tienne; he-hini, le sien, la sienne,
etc. Les pluriels de ces adjectifs pos-
sessifs sont : va-re, les miens, les
mienves; da-re, les tiens, les tiennes ;
he-re, les siens, les siennes, etc. Lors-
que l’on veut appuyer davantage sur la
possession de l'objet dont on parle,
on ajoute un pronom personnel après
ces adjectifs nossessifs. Ainsi, au lieu
de va-hini, da-hini, hon-hini, etc., on
dit va-hini-me, da-hini-de, hon-hini-ni.
A la lettre, le mien moi, le tien toi, le
nôtre nous, elc. ; et de même au plu-
riel, ca-re-me, da-re-de, hon-re-ni. À
la lettre, les miens moi, les tiens toi,
les nôtres nous, etc. Hini s’emploie
aussi avec un adjectif dans la formo
suivante : ann hmt koz, le vieux, ann
hmt gos, la vieille. À la lettre, celui
vieux, celle vieille. Avec un super-
latif, il a encore un autre sens : ann
hmt kosa, le plus âgé, l'atné d’une
famille; ann hini gosa, la plus âgée,
l'atnée d'une famille. Le mot hant, qui
s'emploie en Vannes, Tréguier et Cor-
nouaille au lieu de hm du Léon, revêt
les mêmes formes que ce dernier, en
tenant compte des différences des dia-
lectes. Ainsi, ann hant gous, C., la :
vieille; enn han koc'h, V., le vieux,
etc.
HINI E-BED, pron. Aucun, aucune.
HIR
À la lettre, hami er bed, aucun dans le
monde.
HINIENNOU, prop, Plusieurs, quel-
ques-uns. Hiniennou a ra evebkse, quel-
ques-uns agissent de la sorte.
HINIU, HIRIU, adr. Y. Aujourd'hui.
Voy. HIRO.
HINKANE, INKANE, 5. m. Cheval qui
va à amble, haquenée.
HINKIN, 5. m. Pointe en fer d'un
fuseau de quenouille, et, par exten-
sion, tout le fuseau: chandelle de
glace aux toits. Groñch hinkin, men-
ton de galoche. On comprend cette
appellation. On écrit aussi (kn.
HINNOAL, v. n. Crier ou braire comme
font les ânes. Voy. le suivant.
HINNOD, s. m. Cri de l'âne.
HINON, HYNON, adj. (anc.) Serein,
parlant du ciel après la pluie.
HINVIZ, HIVIZ. Voy. ce dernier.
HIOL, HIAUL (dñ, 8. m. Y. Soleil.
HIOR, 108, 8. m. Y. Ancre de navire ;
pi. hioreu, hiorieu.
HIR, et mieux HIRR, adj. Long. Voy.
HIRR,
HIRBAD, HIRRBAD, 8. m. Longue
durée. Ge mot est composé de hir,
hirr, long, et de pad (anc.), durée.
HIRBADUZ, HIRRBSADUZ, adj. Qui est
de longue durée. — Hir, hirr, long,
et padusz (anc.), de longue durée.
HIREAC’H, s. m. Y. Eonul.
HIRHOAL, HIRR-HOAL, 8. m. T. Lon-
gue durée de vie, long âge. — Hir,
hirr, long, et hoal, T., âge.
HIRHOALET, HIRR-HOALET, adj. T.
Très-âgé, décrépit. — Hir, hirr, long,
et hoalst, T., âgé. °
HIRHOAZLUS, HIRHOAZLUZ, adj. (anc..)
Très-âgé.— Hir, hirr, long, et hoazius
(anc.), âgé.
HIR 291
HIRIE, ady. T. Aujourd'hui.
HIRIN, pluriel irrégulier de hiri-
nenn. VOy. DOUR-MRIN.
HIRINEK, s. f. Lieu planté de prune-
iers.
HIRINENN, 8. f. Prunclier, arbuste;
prunelle, fruit de l'épine noire ou
prunelier; pl. hirin, masculin.
HIRIO, adv. Aujourd'hui. Hirio penn
bloas. aujourd'hui en on an. À la let-
tre, aujourd’hui bout d'un an.
HIRIOU, ady. G. Aujourd'hui.
HIRIS, s. m. Y. Déch pour l’eau
superflue d’un étang; c’est ane sorte
de grille.
HIRIS, 8. m. Y. Horreur, répugnances.
HIRISEIN (hiri-se-in), v. n. Y. Axoîfr
horreur, pâlir de peur.
HIRISUZ, adj. Y. Horrible, Pronon-
cez hiri-sux. -
HIRIV, adv. V. Aujourd'hui.
HIRLANCHENN, et aussi HIRA-LAN-
CHENN, 8. m. Celui qui a une mau-
vaise langue. — Hirr, long, et lan-
chenn, langue causeuse. À la lettre,
longue langue causeuse.
HIRNEZ, s. m. Longueur. Evitez ce
mot, il ne serait pas compris.
HIRON, 8. m. et adj. Métis ; pl. ed.
HIROUZA, IROUZA, v. n. B. Hennir.
HIRR, HIR, adj. Long, étendu, diffas,
qui dure longtemps. Comparatif, hir-
rac'h ; superlatif, hirra. — Le Hir est
un nom de famille très-répandu.
HIRRAAT, Y. a. et n. Allonger, pro-
longer, croître.
HIRR-BAD. VOy. HIRBAD.
HIRR-BADUZ. VOy. HIRBADUZ.
HIRAEC'H, s. m. Y. impatience.
292 HIZ
HIRREZ, s. m. Longuenr. Evitez ce
mot, il ne serait pas compris.
HIRR-HOAL. Yor. HIRHOAL. T.
HIRR-HOALET. Yar. HIRHOALET. T.
HIRR-HOAZLUZ. VOy. HIRHOAZLUZ. T.
HIRR-LANCHENN. VOy. HIRLARCHENN.
HIRVIN. Voy. IAMIN, navet.
HIRVINEK. VOY. IRVINEK.
HIAVOUD, s. m. Sanglot, gémisse-
ment; pl. ou.
HIRVOUDEIN (hirvoude-in), v. n. Y.
Gémir, se lamenter: p. héfrvoudet.
HIRVOUDI, v. 0. Se lamenter. gémir,
sangloter ; p. hirvoudet. Ce verbe
comme la plupart des verbes neutres,
se conjugue vec le verbe auxiliaire
ober.
HIRVODUDUZ, adj. Plaintif.
HISA, ISA (hi-sa). Yor. ISAL.
HISKIN. Yor, HESKIN.
HISTR, 8. pl. m. C’est le pluriel irré-
gulier de histrenn, huitre, mollusque
de mer.
HISTRA, v. n. Pêcher des huîtres.
HISTREK, 8. f. Banc d’huttres, parc
aux huîtres.
HISTRENN, 8. L. Huiître, mollusque;
pl. hair, masculin.
HITIK, adj. Qui ne peut se désalté-
er Hitnik unn, je ne puis me désal-
rer.
HIVIZ, HINVIZ, s. L Chemise de
femme; pl. hivisuu, hitisiou (hivi-siou).
HIVIZENN, s. L Chemiselte, cami-
sole, vêtement de femme.
HIVIZIKEN, adv. Désormais.
HIZI0, ady. Y. Aujourd'hui.
HIZIU, ady. (anc.) Aujourd'hui.
HOC
HO, pron. poss. Leur, leurs. Après
ce pronom, les lettres fortes K, P,T,
s'adoucissent. Ho fennou, au lien de
ho pennou, leurs têtes ; ho c'h pour
ho Hi. leur chien, etc. Voy. la gram-
maire.
HO, pron. poss. Votre, vos. Après
ce pronom, les lettres faibles se
changent en fortes. Ho preur, au lieu
de ho breur, votre frère; ho (oura,
au lieu de ho dourn, votre main. Voy.
la grammaire.
HO, pron. pers. régime. Vous. Après
ce pronom, les lettres douces se chan-
gent en fortes ou dures. Evit ho kve-
let, au lieu de evit ho gwelet, pour vous
voir. Voy. la grammaire.
HD, pron, pers. régime. Les, eus.
Après ce pronom, les lettres K, P,T
se changent en CH, f et Z. Eott ho
c'haret, au lieu de evtt ho karet, pour
les aimer. Voyez la grammaire.
HOAL, s. m. T. Âge.
HOALA, v. a. Attirer à soi par per-
suasion.
HOALET, adj. T. Agé, avancé en âge.
HOALUZ, adj. (anc.) Avancé en âge.
HOARN, 8. m. Y. T. C. Fer, métal;
fer de cheval.
HOARNEIN (hoarn-e-in), v. a. Y.
Ferrer; p. hoarnet. Vuy. HOUARNA.
HOAZL, OAZL, 8. m. (anc.) Age.
HOSIFF, v. n. (anc.) Remuer, bouger,
changer de place.
HOBREGON, 8. m. Cuirasse, cotte
d'armes.
HOC'H, 8. m. Y. Cochon mâle, verrat.
Voy. HAUC'H.
HOC'H, pron. pers. Toujours régime.
Vous. Gan-e-hoc'h, avec vous. En quel-
ques localités de Vannes on dit horc'h.
HOC'H, pron. poss. Votre, vos. Il ne
s'emploie que devant les voyelles. —
Hoc'h arc'hant, votre urgent. Hoc'h
ter, vos poules.
HOL
HOC'HA, DDC'HA, v. n. Grogner com-
me les pourceaux. Ge verbe se conju-
gue avec le verbe auxiliaire ober.
HOC'HEREZ, DOC'HEREZ, 8. m. Gro-
gnement des pourceaux.
HOC'H-GOUE, s. m. Y. Songlier; pl.
moc'h-goue. À la lettre, cochon mâle
sauvage (goue).
HOC'H-UNAN, pron. Vous-même, au
singulier et au pluriel, vous tout seul,
vous tout seuls.
HOD, HAUCD (had, a. m. Y. Entrave
pour cheval; pl. hodeu.
HODEIN, HAUDEIN (hôd-e-in), v. a. Y.
Entraver, parlant d’un cheval ; p. ho-
HOGAN, HOGON, a. m. pl. C’est le
pluriel de hoganenn.
HOGANENN, sf. Fruit de l'aubépine;
pl. hogan, masculin.
HOGED. Voy. 06E0, berse.
HOGEDI. Yor, 06EDI, herser.
MOGEN (hog-en), conj. Mais.
HOGENN (hog-enn), s. L. Amas, tas;
pl. ou.
HOGENNA (hog-enna), v. a. Amasser,
mettre en tas; D. et.
HOGON. Voy. HOGAN.
H2G0S, HEGDS, adv. C. Presque.
Hogos maro eo, il est presque mort.
HOGOZ. Voy. H0G0S.
HOGRO, s. m. T. Fruit de l'aubépine;
on dit aussi hogan.
HOL, pron. pers. Notre, nos. Ce
mot, je crois, n'a été employé que par
Le Gonidec, il pensait qu'on devait
dire hol lestr, notre navire, comme on
dit, al lestr, le navire. En fait, on dit
partout hon lestr ou hor lestr.
HOLENN, 8. m. T. Sel, minéral.
HON 293
HOLENNENN, s. L. T. Marais saint:
pl. holennegner.
OLENNER, s. m. T. Saunier; pl.
ten
HOLL, adj. Tout, tous, toutes. En
grec, holos. Quelques-uns écrivent oll:
pour moi, je préfère holt. Après ce mot
il T a quelques lettres dures ou fortes
qui s’adoucissent : ann holt dud, au
lieu de ann holl tud, tous les hommes.
Voy. la Grammaire, et aussi mon
Nouveau Dictionnaire 1869, au mot
TOUT, adj.
HOLL, adv. Entièrement. — Brein
holl eo, il est entièrement pourri.
HOLLA! interjection. Gare! hola)
HOLLA’TA! pour HOLLA ETA! Le
même que le précédent, avec nouvelle
injone on toutefois, À la lettre, gare
onc!
HOLL-C'HALLOUD, s. m. Toute-puis-
sance, parlant de Dieu.
HOLL-C'HALLOUDEK, adj. Tout-puis-
sant, parlant de Dieu.
HOLL-C'HALLOUOUZ, adj. Le même
que le précédent.
HOLOVEIN (holove-in), v. n. Y. Aller
au lof, terme de mariue.
HON, pron. poss. Notre, nos. — Hon
ti, notre maison; hon amezeien, 008
voisins; hon daou varc'h. no3 deux
chevaux.
HON, pron. pers. régime et sujet.
Nous. Ni hon eux naoun, nous avons
faim. Evit hon difenn, pour nous dé-
fendre.
HON-HINI, pron, poss. des deux
genres. Le nôtre, la nôtre. Au pluriel,
hon-re, les nôtres. Voy. la grammaire.
HON-RE, pron. poss. pluriel. Voy.
le précédent.
HONT, part. démonstrative qui in-
dique que l’objet est éloigné de nous.
Ann den-hont, cet homme-là, loin de
nous.
294
HON-UNAN,
nous étant seu
HOR
pronom. Nous-mêmes,
8.
HOP, s. m. Cri pour appeler et faire
venir.
HOPA, v. a. Crier pour faire venir,
héler.
HDPAD, 8. m. Le même que hop.
HOPAL, v. a. Le même que kopa.
HOR, pron. pers. régime. Nous.
Après ce pronom personnel, le K seul ‘
se change en C'H. Ert hor c'haret,
pour nous aimer, au lieu de evit hor
Karet,
HOR, pron. poss. Notre, nos. Après
ce pronom possessif, le K seul se
change en C'H : Hor c'h. notre chien,
au lieu de hor ki. Quelques auteurs
disent aussi hor zae, au lieu de hor sue,
notre robe.
HORBALAN, 8. m. Pétoncle, coquil-
lage de mer.
HORC'H, 8. f. Y. Maillet, marteau en
bois, pilon: pl. eu.
HORC'H, pron. poss. et pers. Voy.
HOC'H.
HORDENN, s. f, Charge, paquet, faix;
pl. ou.
HORDENNA, v.a. Botteler, mettre en
paquet ; p. et.
HO-RE, adj. poss. Les vôtres, les
leurs.
HORELL, 8. m. Balle pour jouer au
eu de la crosse; pl. ou. — C’hoari ann
orell, jeu de la crosse, jouer à ce jeu.
— Le pluriel horellou est un nom de
famille.
HORELLA. VOy. HORELLAT.
HDRELLAT, HORJELLAT, v. n. Chan-
celer, branler, être irrésolu, secouer,
cahoter.
HORELLAT, et mieux, c'hoan ann
horell, jouer au jeu de la crosse. Yor.
HORELL.
HOU
HORELLER, 8. m. Joueur au jeu de
la crosse; pl. ien. Yor. HORELL.
HORELLUZ, adj. Chancelant.
MORJELLA, NORJELLAT, v. n. Branlier,
chanceler, secouer, caboter, être ir-
solu.
HOROLACH, 8. m. Horloge, pendale
de toute nature; pl. ou.
HOROLACH-HEOL, s. m. Cadran s0-
jai re. — Horolach, horloge, et heot, s0-
eil.
HORZ, 8. f. Maillet pour broyer le
chanvre, le lin, pour fendre le bois,
pour piler la lande destinée à la nour-
riture des bestiaux.
HOSK, OSK, 8. m. Y. Entaille ; pl..eu.
HOSKAD, s. m. Y. Eteule, tuyau de
paille entre deux nœuds; pl. eu.
HOSKEIN, OSKEIN (hosk-e-in), v. a. Y.
Entailler ; p. hosket. Yor. H6Sk.
MOSKELLEIN (hoskelle-in), v. n. Y.
Chanceler, branler ; p. hoskellet.
HOSPID, 8. m. (anc.) Chaland d'on
marchand, pratique, acheteur, hôte
qui loge ou est logé. Voy. HS. En
latin, hospes.
HOSTALERI, 8. f. Hôtellerie, auberge;
pl. hostaleriou.
HOSTIF. VOy. HOSTIV.
HOSTIS, HOSTIZ. Voy. ce dernier. —
L’Hostis est un nom de famille très-
commun.
HOSTIV, 8. m. Hostie que le prêtre
consacre.
HOSTIZ, 8. m. Pratique ou chaland
d'un marchand, acheteur, hôte qui
logeouest logé; pl.hostisien [hosti-sien).
HOSTIZEZ, 8. f. C’est le féminin du
précédent.
HOU, pron. pers. V. Lui, vous.
HOU
HOU, pron. poss. V. Vôtre, vos, leur,
leurs.
HOUAD, 8. m. Canard mâle; pl.
aMOVADEL, 8. f. Canard femelle ; pl.
ea.
HOUAD-GOUEZ, s. m. Canard sauvage.
: HOUADIK, s. m. Albran, oiseau. C'est
le diminutif de houad, canard.
HOUARN, 8. m. Fer, métal; fer à
repasser le linge, fer de tailleur, fer
de cheval; pl. hern.
HOUARN-FORNIGELL (fornig-ell),s. m.
Plaque en fer du fond de ia cheminée.
Voy. FORNIGELL.
HOUARN-GWENN (gu-enn), s. m. Fer-
blanc ou fer en lames minces trempées
à chaud dans l'étain fondu. C’est une
imitation du français fer-blanc.
HOUARN-KEMENER, s. m. Fer de toil-
leur d’habits. A la lettre, fer de taii-
eur.
HOUARN-MARC’H, s. m. Fer de che-
val; pl. hern-marc'h.
HOUARNA, v. a. Ferrer, garnir de
fer un objet ou le pied d'un cheval;
p. houarnet. Houarna eur marc'h. fer-
rer un cheval.
HDUARNEXK, adj. Qui renferme dufer,
qui est de la nature du fer.
HOUARNER, 8. m. Et mieux houarner
ketek, maréchal-ferrant. À la lettre,
ferreur de chevaux.
HDUAT, 8. m. V. Canard mâle; pl.
houed. Voy. HOUED.
HOUC’H, s. m. Cochon mâle; pl. ed.
HOUC’HELLA, v. n. Fouiller comme
les pourceaux avec leur groin.
HOUC'H-GOUEZ, 8. m. Sanglier. —
Houc'h, porc, et goues, sauvage.
HOUC'H-TOURC'H, s. m. Verrat. À la
lettre, cochon mâle.
HOUE, 8. m. V. Joubarbe, plante.
HO- 295
HOUE, C'HOUE, 8. m. Y. Poussière,
poudre.
HOUEDB, HOUET, s. m. V. Canard mâle;
pl. houed.
HOUEDEZ, HOUEDES, 8. L. Y. Canard
femelle.
HOUEDIK, s. m. Y. Albran, oiseau
aquatique. G'est le diminutif de houed. Y.
HOUEEK, C’HOUEEK, adj. Y. Pou-
dreux, couvert de poussière.
HOGBEEIN, C'HOUEEIN Done Y.
a. Y. Couvrir de poussière. — Houe,
c'houe, Y. Poussière.
HOUET. YOT, HOUEO.
HOUIBI, pluriel irrégulier de houad.
HOUIZEIN (houixe-in), v. n. Y. Re-
culer, parlant d'un cheval attelé à
une voiture. Il se conjugue avec
l’auxiliaire gober, de Vannes.
HDUJA. Terme de charretier en
certains lieux, pour dire : en arrière!
HOUL, s. pl. m. C'est le pluriel ir-
régulier de houlena.
HOULENN, 8. f. Vague ou lame de la
mer ; pl. houl, masculin. Les mots
francais Houle et Houleux doivent des-
cendre de ce substantif breton, lequel
a pris naissance sur les bords de la
mer, et de là passer dans le pays ia-
térieur.
HOULENNA, y. n. Former des vagues,
ou se former en lames; en vagues,
parlant des eaux de la mer.
HOULIER, s. m. Homme qui tient
une maison de prostitution ; pl. ten.
HOULIEREZ, 8. 1. C'est le féminin du
précédent.
HOU-MA, HOU-MAN, pron. dé-
monstratif. Celle-ci, tuut près de nous.
HO-UNAN, pron. Eux-mêmes, elles-
mêmes, eux étant tout seuls, elles
étant toutes seules.
296 HUA
HOUN-HONT, pron, Celle-là, loin de
nous.
HOUN-NEZ, prov. Celle-là, qui n'est
pas la plus rapprochée de nous, ni la
plus éloignée.
HOUPADIK, s. m. Ce mot se dit pour
exprimer une bouchée qui a de la
peine à passer dans le gosier, ainsi
qu'il arrive pour certains fruits âcres
ou pâteux. Quand on les a avalés, on
dit : ouf! C’est ce dernier mot qu’ex-
prime houpadik. C'est pourquoi on
appelle les poires d’étranguillon : per
tri lonk hag eunn houpadik. À la let-
tre, des poires qu'il faut avaler trois
fois, et ensuite, dire ouf! Yor. LON«.
HOUPERIGA, v. a. Tromper, duper.
HOUPERIK, adj. Facile à duper, qui
est souvent dupe.
HOUPERIK, s. m. Huppe, oiseau.
HOUPER-NOZ, s. m. Oiseau de mau-
vais augure, parlant d'une personne.
HOUPEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de houperenn.
HOUPEZEK, 8. f. Houblonnière.
HOUPEZENN, 5. L. Plant de houblon;
pl. houpez, masculin.
HOUPI, v. n. Se hérisser, parlant
des cheveux,
HOURMEL, OURMEL. Yor, ce der-
nier.
HOURZAL, y. n. (anc.) Bouder.
HOUZ, 8. m. Y. Botte, chaussure,
bottine ; pl. houseu.
HU, pron. pers. interrogatif. Vous.
Petra rit-hu axe ? Que faites-vous là?
HU, a. m. Huée sur le loup et sur
les personnes.
HUA, v. n. VOy. HUDA.
HUAL, HUDAL, et mieux, kral hu
war, huer quelqu'un. Voy. HU, 8. m.
HUD
HUAL, s. m. Entrave de cheval, et,
par extension, empêchement, obstaele;
pl. ou.
HUALA, Y. a. Empêtrer, entraver;
b, hualet.
HUALET, adj. Eunn den hualet, yn
lambin, un homme qui est toujours
en retard. Yor. HUALA.
HUALOU, 8. pi. m. Obstacles, empê-
chements.
HUAN, s. m. Y. Pousgsière.
HUAN, 8. m. (anc.) Soupir, gémis-
sement. |
HUANAD, 8. m. Soupir, sanglot,
gémissement ; pl. ou.
HUANADA, v. n. Pousser des gémis-
sements. Il se conjugue le plus sou-
vent avec l'auxiliaire ober.
HUANADEIN (huanad-ein), Y. n. Y.
Gémir.
HUANADI. VOy. HUANADA.
HU-BLEI2 (ble-iz), 8. m. Huée ou cri
que poussent les chasseurs pour la
chasse aux loups. — Ju, huée. et
blez, loup. Krai hu war ar bleis,
faire la huée au loup.
HUSQT, 8. m. C. Fripon, canaille:
pl. ed.
HUBOTA, v. n. C. Vivre en canaille.
HUBOTEZ, 8. f. Femme canaille.
HUCH, 8. m. Y. Cri pour appeler et
faire venir.
HUCHAL, Y. n, Y. Crier pour appeler
et faire venir, piailler, crier haro sur
quelqu'un. Yor, HOPA.
HUD, adj. C. T. Rusé, fin, ensorcelé.
Voy. HUD-GLAZARD.
HUD, 5. m. Sorcellerie, enchante-
ment.
HUDA, HUA, Yor. HUDAL, HUAL,
HUE
HUDAL. Voy. HUAL, Y. 8.
HUDEEIN (hudee-in), Y. a. Y. Huer
quelqu'un ; p. hudees.
HUDENN. Voy. HURENN, Y. Nuage.
HUGENNEK. Yo. HURENNEK, V. Nua-
HUD-GLAZARD, s. m. C. Caméléon.
Hud, ensorcelé, et glaxard, lézard.
Ce nom lui a sans doute été donné à
cause de la propriété qu'il possède de
changer de couleur. Yor. HUDI.
HUBI, v. a. (anc.) Ensorceler, en-
chanter. Voy. HUD.
HUDIFF, v. a. (anc.) Voy. H
HUDLAER, 8. m. T. Escroc. — Hud,
rusé, et laer, voleur.
HUDOL, s. m. (anc.) Sorcier. Voy.
HUDI.
HUDU, +. ic.) Le même que
P, Y. x (ane) qu
HUQUR, adj. Sale, malpropre, dés-
‘honnête, obscène.
HUDURAAT, v. n. Devenir malpro-
pre, déshonnèête, etc.
HUOUREC'H, s. m. Y. Salelé.
HUQUBENN, 8. 1. Souillon, salope.
— Hudur, sale, obscène.
HUEDA, Y. n. (anc.) Vomir. Yor.
CHOUEOA.
HUEGAN, 5. m. Y. Pistache ou frait
du pistachier. Giveenn hueyan, pista-
chier, arbuste. À la lettre, arbre de
pistaches.
HUEL, adj. Haut, élevé, et, par ex-
tension, fer, arrogant, hautain. Com-
paratif, hueloc'h; superlatif, huela.
Sevel hueloc'h, avoir de l'avancement.
HUEL, adr. À voix haute. Roms
huél, parler à voix haute.
HUEL, s. m. Suie de cheminée.
Voy. HUZEL el HUEL-MOGED,
HUI 297
HUELAAT, v. a. Rendre plus haut,
bausser, parlant d'un mur, etc.; p.
hueleet, hueleas.
HUELDER, s. m. Hauteur, élévation,
une des dimensions des corps.
HUELENN, s. L. T. Jupe.
HUELENN, 8. L. Eminence, élévation,
Lieu élevé ; pl. ou.
HUELEN-C'HOUERO, s. L Abain(be,
plaite.
Bain (renn), 8. L Armolse,
HUEL-MOGED (mog-ed), 8. m. Suie de
cheminée. — Bug), husel, lg, et
moged, famée. À la lettre, sple ar:
mée par la fumée.
HUEL-VARR, 8. m. C'est un des
noms que l'on donne au gui, plante
parasite qui croît sur lés chènes et les
pommiers sans avoir d'altache au sol.
À la lettre, huel, élevé, et barr, bran-
che. VOy. DOUR-DERO.
HUENGLOU, 8. m. (anc.) Sarcloir.
HUER. Voy. HUIER, évier d'écurie,
HUERE, 8. m. (anc.) Conduit.
HUERNI, Y. a. et n. Iojurier, insul-
ter; p. huernet, Je ne connais ce mot
que par le dictionnaire de Le Gontdec.
HUERNUZ, ad). Querelleur, bargneux.
HUGEDENN (hug-edenn), 8. L Y.
Luette.
HUGENN (hug-enn), 8. L. Luette.
HUGEDLENN (hug-solenn), 8. L Y.
Ampoules de toutes sortes ; pl. eu.
HUGET (hug-et), 8. m. Y. Luette.
HUGONOD, s. m. Protestant, hugue-
not ; pl. ed.
HUIER, HUER, 8. m. Y. Bier d'écu-
rie; pl. (m.
HUILER, HULER. Voy. ce dernier,
38
298 HUP
HUILEREIN, HULEREIN (huiler-e-in),
. à. Y. Yy. HULEREIN.
HULER, s. m. Y. Suie de cheminée.
HULEREIN (huler-e-in), v.a. Y. Noircir
avec de la suie; p. huleret.
HUN, pron. pers. toujours régime.
Nous. :
HUN, 5. m. (anc.) Sommeil. Ce mot
n’est plus usité en ce sens, mais on le
retrouve dans quelques mots com-
posés qui sont en usage aujourd'hui;
de ce nombre, sont : dihun, éveillé ;
hunegan, marmotte, animal.
HUNA, v. n. (ane.) Dormir. Ce mot
n'est plus usité, mais on le retrouve
dans le mot dihuna, réveiller, qui est
usité. Voy. HUN.
HUNE, 8. L Y. Rêve ; pl. huneeu. Ce
mot dérive de hun, sommeil.
' HUNEAL, HUNEIN, v. n. Y. Avoir des
rêves; p. huneet. Yor. HUN, 8. m.
HUNEEIN (hune-e-in), v. n, V. Le
même que huneal. Voy. HUN.
HUNEGAN, s. m. Marmotte, liron,
animaux ; et aussi homme qui dort
trop d'habitude. Ce mot dérive de hun
(anc.), sommeil.
HUNER, HUNIER, s. m. (anc.) Dor-
meur.
HUNERES, HUNIERES, s.f. (anc.) Dor-
meuse.
HUNIA, HUNA. Voy. ce dernier.
HUNVRE, 8. L C. T. Songe, rêve, ex-
travagance; pl. hunvreou.
MUPERI, Y. a. Hier quelqu'un. —
Hu, huée.
HYN
HURENN, HUDENN, 8. f. Y. Nuage;
pl. eu.
HURENNEK, HUDENNEK, adj. Y.
Nuageux, nébuleux, et aussi taciturne.
HURLINK, 8. m. Cauchemar.
HURLOU. Voy. URLOU. Crampes vio-
lentes.
HURLOUER, 8. L. Egopode, plante.
MUST, s. m. C. Robe à queue.
HUVEL, adj. (anc.) Humble. Yor.
UEL,
HUVRE, 8. 1. Rère, songe, idée ex-
travagante, radotage; pl. huvreou.
HUVREAL, v. n. Avoir des rêves, des
songes, dire des extravagances, ra-
oter.
HUVREER, s. m. Qùi a souvent des
songes, des rêves.
HUVREOU, s. pl. f. Des rêves, et,
extension, il se dit des vaines pensées,
en termes de dévotion.
HUZEL, HUZIL, s. m. Suie de che-
minée. Quelques-uns disent huél,
HUZELEN, 8. f. Absinthe, plante.
Yoy. HUELEN-C'HOUERO.
HUZELIA, HUZILIA, v.a et n. Noircir
avec de la suie, se former, parlant de
la suie.
HUZIL, HUZEL, 8. m. Suie.
HUZUILL (les L mouillées), s. m. B.
Suie de cheminée.
HYBU, v. a. (anc.) Arrêter, empêcher
d'aller.
HYNON, HINON, adj. (anc.) Serein,
parlant du temps après la pluie.
IAL
IA, particule affirmative. Oui. En al-
lemand, 19.
IA-DA, particule affirmative. Oui as-
surément.
IA-VAD, particule aflirmative. Bien
volontiers.
LAC'H, adj. Sain, dispos, bien portant.
Voy. les suivants.
lAC'HAAT, v. a. Guérir, et aussi en-
lever la partie gâtée d'on fruit ou autre
chose; p. iac’heet, iac’heat.
lAC'H-KLOC'H, adj. Très-bien portant,
très-sain. À la lettre, sain comme
cloche.
IAC'H-PESK, adj. Très-bien portant.
À la lettre, bien portant comme poisson.
tAC’HUZ, adj. Salubre, salutaire, bon
à la santé.
IALC'H, s. L Bourse à argent, blouse
de billard; pl. ilc'hier. — Paotr ann
trouc'h-ialc'h, voleur de bourse. À la
lettre, garcon coupe-bourse.
IALC'H-AR-PERSOUN, s. L Boursette,
plante. A la lettre, bourse au curé. Je
ne comprends pas cette dénomination
qui est imitée du francais.
IALC'H-ESKOP, s. L. Boursette, plante.
À la lettre, bourse à l’évêque. Yor. le
pr. écédent.
IAN
fANN, 8. m. Bar, surmulet, pois-
SODS; pl. tanned.
IANN, nom propre. Ce prénom ou
nom de baptême est, ainsi que son
diminutif Zannik, petit Jean, un mot
sur lequel on se plaît, comme en
français sur le mot Jean, à accumuler
tous les défauts que peuvent avoir les
hommes. 1l est entendu que, comme
en français aussi, ces expressions ne
s'emploient que dans le style familier
et trivial, et ne sont guère usitées
qu'au vocalif, sous forme d'interpel-
lation. C'est ainsi que s'il s'agit d'in-
terpeller un benêt, un imbécile, on
Jui dit : Ke, Iann banezenn, pour Jann
panezenn, va-t-en, Jean panais, Jean
bête comme les animaux qui ne man-
gent que des panais. En passant, et
pour ce premier exemple, on nous
permettra de faire remarquer que le
mot banezsenn, substitué ici au mot
radical panezenn, est le résultat des
règles d'euphonie que nous avons ex-
posées au mot nom de mon Nouveau
Dictionnaire français-breton 1869. —
S'il s'agit d'apostropher un homme
qui tolère l'inconduite de sa femme ou
qui s'aveugle à ce sujet, on lui dit :
lann- lann, Jean-Jean, deux _ fois Jean,
ou bien encore, Jannik kouñntant, Jean
le cocu. À la lettre, Jean content. Dans
ce même ordre d'idées, on dit : lann
billenn, pour lonn pillenn, Jean que
nille, Jean déguenillé, à celui que l'in-
conduite a réduit à la misère; [ann
trapet, Jean benèêt; lann frank he
300 IAO
c'houzouk, à un ivrogne. À la lettre,
Jean large son gosier. Jann-laou, se
dit à un homme malpropre ou couvert
de vermine. À la lettre, Jean aux poux.
Enfin les paysans superstitieux don-
naient jadis le nom de mestr lann,
maître Jean, à un esprit follet qui,
selon eux, entrait dans les écuries
pendant la nuit pour étriller les che-
vaux, et le plus souvent, pour leur
couper les crins de la queue. On com-
prend l'intérêt qu'avaient les voleurs
de ce genre à mettre à la charge d'un
ètre imaginaire un vol qui pouvait les
mener à la cour d'assises. Jann-ioud,
Y. T. D. se dit pour apostropher un
benèt. À la lettre, Jean bouillie. Il y a
plusieurs autres appellations de ce
genre. Voy. MARI, nom de femme.
IANN-BANEZENN. VOY. IANN.
IANN-FRANK-HE-C'HOUZOUK. Voy.
IRR,
IANN-IANN. Voy. IARN.
IANNIK-KDUNTANT. VOy. lARN.
IANN-VADEZDUR (tant). Saint Jean-
Baptiste. Voy. TARN.
IANN-VDURDOU. Jean Te farceur, le
facétieux. — Iann, Jean, et bourdou,
pl. de bourd, farce, plaisanterie.
FAO, 8. f. Y. Joug des bœufs attelés.
IAOT, IAUT, 8. m. Y. C. Herbe. Yor.
GEOT, IEOT.
FAOU, DIZIOU, 8. m. Jeudi. Ces mots
ne s’emploient pas indifféremment.
Jaou ened. le jeudi gras. Dizsiou genta,
jeudi prochaiu. Voy. le mot SEMAINE à
mon Dictionnaire français-breton 1869.
lAOU, 100, adj. (anc.) Jeune d'âge,
d'après Grégoire. (Douteux.)
IAOUAER, IACU-HER, 8. m. Cadet des
fils. On dit mieux, ann eil kosa.
IAOUAEREZ, IAOU-HEREZ. C'est le fé-
minin du précédent.
IAOUANK, adj. Jeune. Comparatif,
taouañnkoc'h ; superlatif, iaouañka.
Eunn den iaouank, un jeune homme.
IBI
IAOUANKAAT, v. a. Rajeuntir.
LAOUANKIZ, s. m. Jeunesse.
IAOUEAT. Y. VOY. HIASUEAT.
IAUU-GAMBLID, s. m. Le jeudi-saint.
— Jaou, jeudi, et kamblid. Voy. ce
dernier mot.
IAOU-HER. VOY. IAOUAER.
JAOU-HEREZ. Yor. IAGUAEREZ.
IAR, 8. f. Poule, oiseau domestique;
pl. irrégulier, ter.
IARENN, 8. L Quenouillée de lin, de
chanvre. Eunn iarenn lin, une que-
nouillée de lin. Ce mot paraît äâérivé
de iar, poule. S'il en est ainsi, ce se-
rait comme si l’on disait du lin gros
comme une poule.
IAR-GLOC'HEREZ , 8. f. Poule pon-
deuse, ou bonne pondeuse. A la lettre,
poule qui glousse (kloc'ha), glousser.
Une bonne pondeuse, en effet, glousse
souvent, soit pour couver ses œufs,
soit pour appeler ses petits.
IAR-GOUEZ, s. L. Gélinote. A la lettre,
poule sauvage.
lARIK, 8. f. Poulette, jeune poule.
C'est le diminutif de tar, poule.
IARIK-ZOUR, 8. f. Poule d’eau, râle
d'eau. — Jarik, poulette, et dour, eau.
IAR-INDEZ, s. f. Dinde. A la lettre,
poule d'inde.
IARL, JARL, a. m. (anc.) Comte, di-
gnité.
IAR-ZOUR , 8. f. Le même que tarik-
zour.
LAUT. Voy. 107. Bouillie.
IAUT, Y. Voy. 1E0T. Herbe.
ISIL. Voy. HIBIL.
IBIL-AL-LAGAD, 8. m. Prunelle de
l'œil. À la lettre, cheville de l'œil.
Voy. MAB-AL-LAGAD, MAP-LAGAD.
IEN
ABILIA. Yor. mU,
IBILIAT. VOY. HIBILIAT.
IBOUD, s. m. {(anc.) Médisance. Yor.
HIBSUD.
IBOUDA. Voy. HIBOUDAL, médire.
IBOUBA, EMBOUUA, v. a. Greffer ou
écussonniér des plants.
IBOUDENN, EMBOUDENN, s. f. Ecusson
ou greffe, terme de jardinage.
CHU, s. m. C. Espace pour faire une
chose.
19, ED, s. m. Blé, céréale; pl. ou.
ID, pron. personnel régime. Toi. —
Gan-id, avec toi; d'id, à toi.
IDOL, s. m. Idole; pl. ou.
IEC'HED, 8. m. Santé.
IEC'HEDUZ, adj. Salutaire à la santé.
IEEO, IEU, s. m. Y. Joug des bœufs
attelés. Voy. ELL,
ELA, v. n. (anc.) Aller. Cet anèien
verbe, qui a cessé d’être employé, sert
à conjuguer en partie le verbe mont,
aller, et aussi le verbe monet, aller,
des dialectes de Vannes, Tréguier et
Gornouaille. — Me a ielo, j'irai. Voy.
MONT.
IELL, SELL, adj. Bai, alezan, couleur
de châtaigne, parlant des chevaux.
YOT. BELL,
IELL où IELL-ED, s. m. Epautre,
sorte de blé.
IELL, adj. Ce mot, au sens de mgr,
en maturité, ne s'emploie qu'avec
segal, seigle; segal iell, seigle mèr.
IEN, adj. Froid, privé de chaleur,
et, par extension, grave, sérieux. On
le dit aussi d'une terre impropre à la
culture, douar ien.
IENA, v. a. Refroidir,
IENAAT, v. n. Devenir froid, se re-
froidir.
IEO 301
ENRE, s.m. Froidure, état de 09
qui est froid. Evites ce mot.
IEREIN, v. n. Se refroidir.
IENEK, 8. m. Casanier, qui ne quitte
pas le coin du feu. Ce mot dérive de
ten, froid.
IENIEN, 8. f. Froid de la température,
et, par extension, indifférence.
IEÉNION, s. L. Y. Le même que tenten.
IENN, 8. m. V. Coin de bois ou do
fer pour fendre le bois, les pierres;
pl. eu.
IEN-SKLAS, adj. Froid comme glace,
et, par extension, indifférent. — Jen,
adj., froid, et sklat, vergias.
IE 0, 8. L Joug des bœufs attelés. Il
s'emploie aussi au figuré, au sens de
servitude, joug. On dit aussi geo.
IEOT, GEOT, 8. pl. m. Pluriel frré-
gulier de aotenn, brin d'herbe.
IEOT-FLOUR, s. m. Herbette, herbe
fine et bien verte. — Ieot, des herbes,
de l’herbe, et flour, doux au toucher.
IEOTA, v. n. Pousser en herbes, con-
per de l'herbe pour les bestiaux, leur
donner à manger de l'herbe.
IEOTEK, GEOTEK, adj. Couvert d'herbe.
— Ieot, de l'herbe.
IEOTENN, GEOTENN, 8. f. Brin d'herbe;
pluriel irrégulier, teot, geot, masculin,
de l'herbe. Voy. les suivants.
IEOTENN-EUNN-NOZ, s. L Dactyle,
plante. À la lettre, herbe d'une nuit.
Ce nom paraît être de la composition
d'an poëte; c'est une appellation fan-
taisiste, le dactyle poussant très-vite,
il est vrai, et se reproduisant très-
facilement; mais de là à une nuit, il y
a loin. Quoi qu’il en soit, ce mot com-
posé est fort harmouieux et doit ter-
miner fort agréablement un vers. Voy.
le suivant.
IEOTENN-GALL, 8. f. Dactyle, plante,
A la lettre, herbe francaise. Je ne sache
pas qu'il y en ait autre part qu'en
302 IFE
France, dans les mauvais sols. C'est un
fourrage très-médiocre, dont les bes-
Uan ne se soucient guère. On dit
aussi ar teotenn gailek.
IEOTENN-GALLEK, s. L. Et mieux,
teotenn-gall. Voy. ce dernier.
IEOTENN-GLAZ, s. f. C'est, je crois,
ua des noms qu'on donne au dactyle.
IEOTENN PENNOU GWENN, s. f. Hou-
que laineuse, plante.
IEOTENN PENNOU TE, a. L. Dactyle
pelotonné, plante.
IEOTENN-VAAZ, s. L. Dactyle peloton-
né, plante.
IER, pl. irrégulier de tar, poule.
IEU, s. nm. Y. Joug des bœufs atte-
lés. Voy. 60. Prononcez te-u.
IEUACH, IEUAJ, 8. m. Y. Paresse.
IEUAJ. Yor. le précédent.
IEUEIN (ieuetn), v. n. V. Devenir
paresseux. |
IEUEK, adj. Y. laresseux.
IEUK, adj. V. Le même que teuck.
IEZ, s. m. Langage, idiome, dialecte,
et par extension, manière de parler.
Voy. à mon Nouveau Dictionnaire 1869
ce qui est dit am mot DIALECTE, au
sujet des dialectes de la Bretagne. Un
vieux manuscrit donne au pluriel
tezou, ar texou, le sens de manières
grossières des personnes qui ne peu-
vent parler sans faire de gestes, afin
de faire comprendre leurs besoins ou
leurs passions.
IEZ-AR-GEIZ, 8. m. Argot. À la let-
tre, langage des gueux. Voy.KEAZ, s.m.
IEZ-HOR-BRO, s. m. Langue mater-
nelle. A la lettre, langue de notre pays.
lEZ-VAMM, 8. m. Langue-mère qui
n’a rien emprunté aux autres langues.
IFERN, 8. m. Enfer. Ce mot s'entend
au propre et au figuré. Diaoulou ann
U)
ifern, les diables de l'enfer. Hon #i-ni
a L eunn ifern, notre maison est un
e er.
IFORN, 8. m. Y. Instrument pour en-
fourner le pain. — Forn, 8. m. Y.
our.
IFORNEIN (iforn-e-in), v. a. Y. Kn-
fourner, mettre au four. — Forn, s.
m. V. Four.
IFOURN, 8. m. Instrument pour en-
fourner le pain. — Fourn, four.
IFOURNIA, v. a. Enfourner, mettre
au four. — Fourn, four.
IFOURNIER, s. m. Celui qui enfourne
le pain.
IGENN (ig-enn), 8. L. Yor. HIGERN.
IGN, pron. pers. régime. T. Moi.
D'ign, à moi. Ce pronom répond à in
u Léon.
IGNAPR, IGNARP, a. m. Maladie aux
pieds des chevaux qui fréquentent les
ieux marécageux.
IGNARP. Voy. le précédent.
IGOUNNAR, DIGOUNNAR. Voy. ce
dernier.
IHUEL, adj. V. Haut, élevé. Voy.
HUEL.
IHUELAT, Y. a. Y. Klever, rendre
plus haut, hausser ; p. thuelet. On dit
aussi inhuelat. VOy. HUELAAT.
IHUEL-VARR, 8. m. Y. Gui, plante.
VOy. HUEL-VARR.
INUERN, 8. m. Y. Enfer, au propre
et au figuré. Voy. IFERN.
MEL, adj. Y. Bas, peu élevé. Voy.
IEL,
IJENN, OC'HAN, a. m. T. C. Bœuf,
animal ; pl. oc'hen, ouc'hen.
MER, IZER, a. m. Lierre terrestre.
Voy. IZAR.
IJIN, 8. m. Industrie, adresse, génie,
machine, talent.
ILP
JIN-BREZEL, 8. m. Engin de guerre;
pl. tjinou-brexel.
MINH, adj. Industrieux, adroit.
HLBDED, ELBOED, s. m. Faim canine.
YOT, MAOUR-KI.
ILO'HIER, pluriel irrégulier de alc'h,
bourse.
ILIANENN, s. f. Ternie de tisserand.
Portion de la toile finie que coupe le
tisserand.
ILIAVEK, adj. Couvert de lierre.
ILIAVENN, ILIDENN, 8. f. Plant de
lerre: pl. tlio, masculin, du lierre,
des plants de lierre.
ILIBER. YOt. HILIBER.
ILIEN. Yor. HILIEN,
ILIN, ELIN, a. m. Coude, partie du
bras; plariel duel, daou-ilin.
ILINAD, ELINAD, 8. m. Coudée, an-
cienne mesure de longueur.
ILINOK. Bank-ilinok, prie-Dieu,
chaise faite pour s’agenouiller. —
Bank, banc, et ilin, coude.
ILI0, pluriel irrégulier de iliavenn,
tlioenn, plant de lierre.
ILIOENN, ILIAVENN, 8. L. Plant de
lierre: pluriel irrégulier, tlio, mas-
culin.
ILIZ, 8. f. Eglise, temple des chré-
tiens, et aussi assemblée des chrétiens,
l'universalité des chrétiens et les sta-
tuts ou lois ecclésiastiques ; pl. ilizou.
— Penniliz, Voy. ce mot.
ILIZEIN, v. a. V. Relever de couches,
parlant d’une femme qui, après ses
couches, se présente au bas de l'église
ponr être bénie par un prêtre. — Ilizet
eo bet, elle a été relevée de couches.
VOYy. BINNIGET, BINNIGA.
ILIZ-VEUR, 8. L, Cathédrale. — Ihs,
église, et meur, grand, principal.
ILPENN, s. m. Cerveau, cervelet,
IND 303
M, pron. pers. régime. Moi. Ce pro-
nom, qui a la même valeur que le
pronom in, ne s'emploie qu’en cette
occasion et assez rarement : d'im-me,
au lieu de d'in-me, à moi; ce dernier
est plus régulier.
IMBOUD, s. m. Y. Encan.
IMBOUDEIN (imboud-e-in), v. à. Y.
Greffer, écussonner, terme de jardi-
nage; p. imboudet.
IMBOUDOUR, s. m. V. Crieur public,
crieur de ville. — Imboud, V. Encan.
IMBREL, 8. m. Y. Avril. On dit aussi
imbril. _:
IMBRIL. VOY. IMBREL.
IRB, pron. pers. régime. Y. T. C.
Nous. — D'imp, à nous.
IMPALAER, 8. m. Empereur. — [m-
puiser ar C'hallaoued, l'empereur des
rançais.
IMPALAEREZ, a. f. Impératrice.
IMPAS, s. m. V. Maladie des chevaux,
appelée lampas, en français. Voy.
FAVENN- VARC'H.
IN, pron. pers. régime. Moi. — D'in,
à moi.
INAM, 8. m. Gouet, molène, plantes.
INAM-OU, 8. m. Bouillon-noir, plante.
INAM-GWENN (gu-enn),s.m. Bouillon-
blanc, plante.
INANV, INEAN, a. L Y. Ame; pl.
ineaneu.
INAR, 8. L C. Génisse ; pl. ed.
IN-BERR, adv. Y. Bientôt, dans peu.
INDAN, prép. Elle est parfois em-
ployée pour dindan.
INOOUNA, v. n. Labourer profondé-
ment à la bêche dans le but de mêler
le sous-sol à la terre franche et aug-
menter ainsi la couche de terre labou-
rable.
304 INI
INDRAMMEIN. VOY. ENDRAMMEIN.
1NDU, 8. m. C. Crépis de muraille.
1ROUA, €. Crépir, parlant d’une
muraille ; nduet.
_IROUI, v. a. Combler, remplir; p.
vV
(NE, 8. 1. V. T. Ame; pl. ineaieu, V.,
et meo, T.
INEAR, 8. f. V. Ame; pl. eu. Un dit
aussi ine. s
INEQUEIN (ineoue-in), Y.Allumer,
animer ou donner la vie à qui ne l'avait
pas.
ANEVAD, ENEVAP, 8. m. V. Orphelin;
pl. et.
INGAL, s. m. Partage de biens
suite d'héritages, partage des gains
entre ceux qui y ont droit. — Deuet
474 epit ann ingal, ils sont venus pour
faire le partage de l'héritage.
INGALA, v. 5. Partager les bieus d’un
héritage, donner à chacun sa part d'un
héritage, d'un bien, d'un butin, du
prix d'un travail exécuté.
INGED (iñg-ed), 8. m. Chevalier,
pluvier, oiseau; pl. ed.
INGENNEIN (iñg-enne-in), Y. R. Y.
Ergoter.
INGLOD, s. m. Y. lustrament pour
couper le chaume.
1NGORTO, 8. m. V. Attente, espoir.
— Bout iñngorto, V., prétendre à, être
dans l'attente ou l'espoir de.
INGROEZ. Voy. ENGROEZ.
INHUEL. Yor. IHUEL, V.
INHUELAT. VOY. IHUELAT.
INIZ, 8. L. Y. Ile; pl. mmt.
ua Y. Pluriel irrégulier de inis,
île.
ISIN, 8. m. Voy. WIR.
INT
RKR, s. m. 1. Encan. .
INKANE, HIRKANE. Voy. ce dernier.
1AKANT, s. m. Y. Ençan.
IRRAÎTEIN (iñkañte-in), v. D. V.
Crier pour vendre à l'encan, bannir op
publier en ville.
1NKANTQUR, s. m. Y. Criqur ponr
annoncer une vente.
INKARDA, v. a. Carder, terme de
tisserand.
1RRMARBEIN (fñkardein), Y. a. T.
Carder.
1AKAROER, s. m. Cardeur ; pl. ten.
_INKARDOUR, 8. m. Y. Cardeur; pl.
fikarderion.
IRE. Yor. HIRR,
ANKREZ. Voy. (BREL,
IAKREZI. Voy. Brn,
1RKRUZUN, adj. Mal tourné, mal bâti,
parlant d'un homme.
INODEIN (inode-in), v. n. Y. Monter
en épi; p. inodet.
INOU, ady. V. Là. Voy. EMR pour l'em-
ploi.
INOU, ENOU, ENDE, 8. m. Enuui.
INDUI, ENOUI, ENDEI (nou), Y. a.
et n. Ennuyer, s'ennuyer; p. nouer.
INQUUZ (inou-us), adj. Ennuyeux,
diffus dans ses disco:
INRAOK, adv. et prép. Y. Avant, de-
vant, précédent. VOy. ARAOK, A-RAOK.
INRAOKEIN (inraok-sin), v. a. etn.
Y. Devancer.
AATAFF, 8. m. (anc.) Veuf.
INTAN, 6. m. V. Veuf ; pl. ifitañson.
INTANA. Yor. ENTANA.
IOR
INTANEIN (intanein), v. a. Y. En-
flammer ; p. intanet. — Tan, feu.
INTANV, s. m. et adj. Veuf; pl. 1W-
TAMVIEN.
INTANVELEZ, s. f. Veuvage. Evitez
ce mot.
INTANVEZ, s. f. Veuve ; pl. ed.
INTAON, 5. m. Yor. 1ATARY.
INTAV, 8. m. Voy. 1RTARY.
INTERDIA, v. a. Profaner ; p. (ir
diet.
INTIMA, v. a. Ajourner en confes-
sion ; p. et. Intimet eo bet, il a été
ajourné en confession.
INTRA, s. m. Rouille, maladie des
grains.
INTRA, s. m. Souillure, flétrissure.
INTRA, v. n. Perdre son lustre, se
ternir, se souiller ; p. et.
INTREDIET, adj. C. Interdit, parlant
d'on prêtre.
INVODEIN {invode-in), v. n. Y. Le
même que divodein, Y.
10C'H, 8. m. Y. Tag, amas de toutes
sortes. — Joc'h-verion, fourmilière.
À la lettre, amas de fourmis. — Ioc'h,
tas, et merion, pl. de merionenn, Y.
IOC'HEIN (ioc'h-e-in), v. a. Y. Entas-
ser, amasser ; p. toc'hel.
100, 10T, 8. m. Bouillie de toutes
sortes. Ober iod, faire de la bouiilie.
005 tod, ie bâton pour remuer la bouil-
e.
IODIK, 8. m. Bouillie pour les petits
enfants. C'est le diminutif de iod,
boatllie.
ION. VOy. EON.
IONOR, s. m. Y. Oncle ; pl. toñdret.
IONENN, 8. f. VOy. EONERN.
108, Y. Voy. HIRR,
IOU 305
IORC'H, 8. m. Y. Chevreuil ; pl. et.
IOT, 10D, 8. m. Bouillie. Yor, ce
dernier.
IOT, IAUT, GUIAUT, 8. m. Y. De
Lherbe. Yoy. GUIAUTENN, Y. Prononcez
tôt.
IOTA, v. n. Manger de la bouillie.
IOTAER, s. m. Mangeur de bouillie.
IOTAEREZ, s. f. C'est le féminin du
précédent.
IOTENN, s. f. Yor. 1EOTENN, plant
d'herbe, brin d'herbe.
IOUA. Voy. IOUAL, IOUC'HAL, v. H. Crier
d’épouvante.
IOUANK, adj. Y. Jeune, non âgé.
IOUANKTIZ, 8. m. Y. Jeunesse.
IOUC'H, 3. m. Cri des hommes de la
campagne quand ils sont ivres ; pl.
ou. Voy. IOUC'HOUHOU.
IOUC'HA. Voy. IOUC'HAL.
IOUC'HADENN, 5. L Cri d'épouvante,
cri de toute force, cri des gens ivres.
IOUC'HAL, IOUAL, v. n. Crier d'épou-
vante, crier comme les gens ivres,
hucher fort, crier de toute sa force.
IOUC'HOUHOU. Je trouve ce mot dans
| un vieux manuscrit au sens de plu-
riel de ouc'h.
1900, s. m. Y. T. G. Bouillie. Yor,
100.
IOUL, 8. 1. T. C. Volonté, désir ; pl.
ou.
IOULI, v. n. (anc.) Vouloir.
IOUN, s. m. Voy. EON.
IOUR, HIOUR, 8. m. V. Ancre de na-
vire.
IOUAC'H, s. m. Chevreuil] ; pl. ed.
IOURC'H, adj. Ce mot qui n'est au-
tre que le précédent, s'emploie au sens
N
306 ISG
de sauvage, farouche. Eur verc'h
iourc'h, une fille sauvage (comme
chevreuil).
IOURC'MEZ, 8. L. Femelle du che-
vreuil.
tOUST, adj. Ç. Non, blet, parlant dés
fruits.
IRAGNENN, s. f. Y. Araignée, insecte;
pl. tragnet, masc.
IRIENN, 8. L. Trame de tisserand, C.,
et par extension, complot ; pl. ou. Voy.
IREMNA.
IAIENNA, v. a. C. Tramer, parlant
de la toile ; p. ériennet. Par extension,
on l’emploie, à tort, à mon avis, au
sens de conspirer, comploter.
IRIENNER, 8. m. C. Conspirateur.
Voy. IRIENNA.
(RIN. VOY. HIRIN.
IRINENN. VOY. HIRINENN.
IROUZA, Voy. MAOUZA.
AVI, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
ero, sillon.
IRVIN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de irvinenn, navet.
IRVINEK, a. L Champ de navets.
Emiñt o labourat enn irvinek, ils tra-
vaillent dans le champ de navets.
IAVINENN, 8.1. Un plant de navet,
un navet ; pl. irvin, masculin, des na-
vets, des plants de navets.
15. 1Z, adj. Ce mot paraît avoir eu
la signification de bas, peu élevé. Il
pe s'emploie que comme préposition
sous la forme suivante : a-fs, a-ix, en
bas, au-dessous de. Aix d'ho treid,
au-dessous de vos pieds.
ISA {i-sa). VOY. ISAL.
ISAL (i-sal), v. a. Exciter un chien |
contre quelqu’an ; parlant à un chien
dans ce but, on dit : Is gant-han.
1$QUS. Voy. S6UB (anc.)
IUN
ISKIN. VOY. HESKIN.
ISKIZ, adj. Etrange, hors d ,
extraordinaire, laid, hors de mode.
Iskis eo gan-en dioueret va breur,
je trouve étrange d'être privé de mèn
rère.
ISKUIT. Voy. ESKUIT.
ISMOOOU, s. pl. m. Ober emodou,
faire des facons, se faire prier.
IBIL (Les L mouillées). Voy. BIt-
IU,
ISTR. VOY. HISTR.
ISTRENN. VOY. HISTRERN:
ISTRIBILL (Les L mouillées). Vey.
A-ISTRIBILL.
IT, 1D, s. m. T. Blé; pl. do.
ITIK. Yor, HT,
ITRON, 8.1. Y. T. C. Dame, madâme;
pl. itronexe, îtronet, Y. Ailleurs, itro-
nezed.
ITROUN, s. f. Dame, madame; pl.
ttrounezsed. Le mot (troun est toujours
oint au nom de la sainte Vierge en
reton, ainsi : Ann Itroun-Varia, la
sainte Vierge. À la lettre, madame
Marie. Yor. AOTROU,
IUD, adj. Perfide, trattre. Trubard-
md, hypocrite.
IUCOADENN, s. I. Rugissement.
IUDAL, v. n. Rugir, hurler. Il se
conjugue avec l'auxiliaire ober.
IUN, s. m. Jeûne, abstinence. Di-
war-iun, war-iun, à leùn. Ar iun, ke
jeùne.
IUN, v. n. Jeûner, faire abstinence;
D. tunet.
IUNEIN (iun-e-in), v. H. Y. Jeûner;
p. tunet.
IUNER, 8. m, Celui qui jeûne souvent
par esprit de pénitence.
IV]
1I0NEREZ, 8. f. C’est le féminin du
précédent.
IUNI, v. n, Yor. IUN, v. n.
IUSIN, s. m. (anc.) Criblure du blé
vanné. VOy. USIEN.
IUZAZ, IUZAS, adj. Traître. C'est le
nom de Judas, transformé en adjectif,
pour perpétuer sa trahison.
AUZEU, IUZEV, 8. m. Juif; pl. tuxe-
vien. Ar mse, le juif. Ar iuzevien, les
IUZEV. Yor. le précédent,
IUZEVEZ, s. L Juive ; pl. ed.
. JUZEVIEN ; pluriel irrégulier de
tuseo.
IVACH, IVAJ, s. m. Y. Breuvage.
Voy. IVEIN, boire.
IVAJ. Voy. le précédent.
IYE, IVEZ, adr. Aussi. Mont a rmn
di mar plij gant Doue, ha ma ne blij
ket, ex inn ie, j'irai s’il plait à Dieu
et j'irai tout de même s'il ne lui plaît
pas.
IVEIN (ive-in), y. a. et n. Y. Boire.
IVERN, 8. m. Yar. IFERN.
IVEZ, adv. Aussi. Yor. IVE.
IVIDIK, 8. m. Ternpe de la tête ; plu-
riel duel, daou-ividik.
IVIN, s. m. Y. Ongle; pl. ou.
IVIN, 8. m. Y. Cayeu, rejeton d'oi-
gnon ou de plantes de cette nature.
IVIN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
ivinenn, if, arbre. ‘
IVINEK, adj. Qui a de grands ongles.
Ce mot est un nom de famille assez
répandu.
IVINEK, s. f. Lieu planté d'ifs.
IVINENN, 8. f. Plant d'if; pl. Ym,
masculin.
IVIN-KIGNENN, 8. m. Y. Gounsse
d'ail. — lm, cayeu, et kignenn, tige
IVIN-REO, 8. m. Onglée. — Join,
ongle, et reo, gelée.
IVIZIKEN. VOy. HIVIZIKEN.
IVL, 6. L Y. Huile. On dit aussi epl.
IVLEIN (ivl-e-in), v. a. Y. Haller, On
dit aussi evlein.
IVLEK, EVLEK, adj. Y. Huileux.
u IVLENN, 8. f. Y. Nielle, maladie du
IVOENN, 8.1. Y. Plant de bourdaine;
pl. ivo, masculin, On dit de préférence,
evoenn.
IVON, 8. m. V. Ecume, mousse, Voy.
IVONENN. Voy. IgM,
IVONENNEIN, v. n. Y. Ecumer,
mousser. Prononcez ivonenn-e-in.
I. 1$. Voy. A-12.
IZAR, 8. m. Lierre terrestre.
IZEL, adj. Bas, peu élevé.
IZEL, EZEL, IZIL, 8. m. Yor. Il.
IZELAAT, v. a. et n. Rendre ou de-
venir plus bas, baisser, abaisser, et,
par extension, humilier, s’humilier ;
p. iseleet, iseleat.
IZELENN, 8. L Vallée. — Ixel, bas,
adj.
LZER. Yor. 1ZAR.
IZIL. Yor. IZIL,
IZILI, a. pl. m. Les membres du
corps humain. Ce mot est le pluriel
de (el, esel, isil, membre, lesquels
ne sont pas usités, par la raison qu'en
breton on ne dit pas comme en fran-
gas : il a perdu un membre, mais
jen, il a perdu un bras, une jambe,
etc. Poan isili, se dit des maux de
nerfs.
IZILIEK, adj. Qui a de gros membres.
IZOMM. Yor. EZONH.
IZULER, 8. m. Y. Uaurler ; pl. ion.
JAL
JABADA0, et aussi JABADAOU, 8. m.
Gavotte, sorte de danse, réjouissance
de famille.
JABADAOU. Yor. le précédent.
JAGUD!, v. n. C. Monter en graines;
p. jagudet.
JAKECENN, 8. f. Justaucorps, casa-
que, jaquette d'enfant.
JAKOD, s. m. Poche de vêtement. Je
crois ce mot du dialecte de Cornouaille.
JAKOUN, s. m. Cotte d'armes.
JAKUO!. Voy. JAGUDI.
JALA, CHALA, v. a. Chagriner, in-
quiéter, impatienter, s’impatienter,
être de mauvaise humeur. Voy. CHA,
CHALA. 11 se conjugue avec l'auxiliaire
ober.
JALAMAND, CHALAMAND, 5. m.
Chagrin, manque de patience.
JALAMANT. Voy. le précédent.
JALOD, JALORD, 8. m. Y. Chaudron-
nier ; pl. galodet.
JALODET, 8. pl. m. V. La populace.
Voy. HAILLEVOD.
JALORD, JALORT, 8. m. Chaudron-
nier ; pl. ed.
JALORT. Voy. le précédent.
JAO
JALOT, 8. m. Y. Gredin ; pl. jab-
JALUZ. Voy. CHALUZ.
JANABL, s. m. Jable de tonnelier.
JANABLI, v. a. Jabler ; p. janablet.
JANNES, 8. m. Y. Jaunisse, maladie.
JANUS, JANUZ, adj. (anc.) Jaune.
Leue janus, veau venu avant terme.
On prétend que dans ce cas il a les
pieds jaunes et sans poils.
JA0, s. m. Y. Monture en général,
sans distinction d'espèce ni de sexe.
JAOO0EL, CHODEL. Voy. ce dernier.
JAODRE, 8. m. C. Radotage ; pl. jao-
dreou, 11 se dit aussi d’un individu mal
ajusté, mal accoutré.
JAODREA, v. n. £. Radoter, dire des
extravagances.
JAODREER, s. m. C. Radoteur ; pl.
ten. |
JAODREEREZ, 8. L. C'est le féminin
du précédent.
JAODRI, v. n. VOy. JAODREA.
JAOGELLAT (jaog-ellat), Y. n. Babil-
er.
JAU
JAORE. Yor. JAODRE.
JAOURENN, s. L. Mijaurée.
JAOUTENN, 8. f. Y. Hure de cochon,
de sanglier.
JARBLER, s. m. V. Jabloire, outil de
tonnelier.
JARDIN, 8. m. Jardin à fleurs et à
fruits. Dans les fermes, il n'existe
pas de jardins de ce genre, on n’y
trouve que ce qu'on appelle en fran-
çais courtil, et en breton, lort, et
plutôt liorsik. Yor. ce dernier.
JARDINER, 8. m. Jardinier.
JARIL, s. m. Comte, dignité.
JARITELL, 8. f. Jarret, partie de la
jambe ; pluriel duel, diou-jaritell.
JARL, 6. m. Grand vase en terre
cuite, appelé jarre.
JARL, JARIL, 8. m. (anc.) Comte,
dignité.
JARNEAL, v. n. Pousser des impré-
cations. VOy. JARNEOU.
JARNEOU, a. pl. m. Imprécations,
blasphèmes, jurements dans la colère.
JARNEOUR, s. m. Blasphémateur.
JARNI-DIAOUL! Interjection en belle
bumeur. Ventre-bleu ! morbleu!
JARNIGOA ! Le même que le précé-
dent.
JARONS. VOy. CHARONS.
JASTREN, adj. Qui mange de tout.
JAU, J0 ud), Voy. ce dernier, Y.
JAUJABL, adj. V. Sortable, conve-
nable. parlant de mariage. Unn dimisi
jaujabl, Y.,un mariage sortable.
JAUJEIN (jauje-in), v. a. et n. Y.
Jauger, et aussi seoir, être convena-
ble. Ne jauj ket gober kement-se, il ne
sied pas de faire cela. V. Unn dimisi
a jauj, un mariage convenable.
JER
JAUJOUT. VOY. JAUJEIN.
309
JAVE, 8. m. T. Gorge, le devant du
cou.
JAVED, s. m. Mächoire, joue. Il pa-
raît qu'en quelques lieux on dit aussi
gaved,
JAVEDAD, s. m. Coup sur la joue,
sur la mâchoire, soufflet. On dit aussi,
paraît-il, gavedad.
JAVEDEGEZ (javedeg-es), 8. f. Celle
qui a de grosses joues, une grosse
mâchoire.
JAVEOERK, 8. m. Celui qui a de gros-
ses joues, une grosse mâchoire, et
aussi homme qui a l'esprit lourd.
JEO, JET, s. m. Supputation, calcul.
Je le crois usité en Cornouaille.
JED, JET, 8. m. Piste. Ar jed gad, la
piste du lièvre, son gite.
JEDI, v. n. Calculer, compter. On
dit aussi teurel Tar jed. Je n'ai jamais
vu ce mot employé.
JELKENN, 8. L. Tranche de viande
en général, jelkenn kk. Jelkenn leue,
rouelle de veau.
JENOFL, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de jenoflenn.
JENOFLENN, 8. f. Plant de girofle,
clou de girofle; pl. jenofl, masculin.
On le dit encore d’un plant d’œillet et
de la fleur de l'œillet. Ces ‘eux signi-
cations ont été données au mot jeno-
flenn, par imitation du latin, caryo-
phyllum, giroflier, clou de girofle, et
caryophyllus, œillet. Cette dernière
fleur, quand elle est desséchée, porte
des graines qui ont quelque ressem-
blance avec ie clou de girofle. Les
caryophyllées sont une famille bota-
nique.
JERBL, 8. m. Y. Rablure.
JERBLEIN (jerbl-e-in), v. a Y. Jabler,
terme de tounelier.
JERBLER, a. m. Jabloire, outil de
tonnelier.
310 JOA
JESMI, s. m. Jasmin, plante.
JESTR, 8. m. Geste indécent. II ne
s'emploie guère qu'au pluriel. Voy.
JESTROU.
JESTRAL, v. n. Faire des gestes in-
décents, inconvenants. Ce verbe se
conjugue avec l'auxiliaire ober.
JESTROU, pluriel de jestr. — Ober
jestrou, faire des gestes indécents.
JET, 8. m. Yor. JE.
JIBLOTENN, 8. L. Fricassée, gibe-
lotte.
JIB0ES, 8. m. Y. Chasse au gibier.
JIBOES, Y. n. Y. Chasser, faire la
chasse au gibier ; p. jiboeset. On dit
aussi monet de jiboes.
JIBOEZ. Voy. JIBCES.
JIBOEZOUR, 8. m. Y. Chasseur au
gibier ; pl. jiboeserion.
JILGAMM, adj. et s. m. G. Bancal.
On dit aussi chilgamm.
JILIVARI, 8. m. Charivari. L'étymo-
logie que donne le P. Grégoire de ce
mot est la suivante : J ha Mari,
Gilles et Marie, par allusion aux séré-
pades grotesques que l'on donnait en-
core, il y a peu d'années, à deux vieux
veufs qui convolaient en secondes
noces.
JIRFOLL, adj. C. Folâtre.
J0, JA, JAU (6), 8. m. Y. Monture
en général, sans distinction de l’es-
pèce ni du sexe. N’em eus jau er-bet,
je n'ai pas de monture.
JOA, 8. 1. Joie. Malgré son origine,
ce mot est seul employé dans la lan-
gue usuelle.
JOAUSAAT (joa-u-saat), v. n. Devenir
joyeux.
JOAUSDED (joa-usded), 8. m. Joie,
gaité.
JOAUZ (joa-us), adj. Joyeux, gai.
JUB
JOB. On dit, en siyle famkier,
aour-job, pour dire très-pauvre. À ls
ettre, pauvre comme Job.
JOBELIN, 8. m. Y. Béguin.
JOBELINENN, 8. f. Bavolet, coiffe de
dessous,
JOCHER, JOSER, s. m. Petite assiette
pour écrémer le jait.
J00, J0T, 8. f. Joue, pluriel duel,
- div-jod, diou-jod.
JODOUIN, 8. m. Esprit follet, sorcier,
lutin, feu follet; pl. ed.
J0D-VOC'H, a. f. Bajoue de cochon.
— dod, joue, et moc’h, des pourceaux.
JOLORI. Yor. CHOLERI.
JOM, v. n T. C. Demeurer, habiter,
rester; H, jomet. VOy. CHOUR.
JOSER (jo-ser). VOY. JOCHER.
JOT, 900, a. f. Joue; pluriel duel,
div-jot, diou-jot.
JOTAD, s.f. Coup sur le joue, soufflet.
— Jot, joue.
JOTADEIN (jotad-e-in), v.a.V. Donner
un soufflet. — Jot, joue.
JOTAT, 8. L Y. Coup sur la joue,
soufflet. — Jot, joue.
JOTEX, adj. Joufflu. — Jot, joue.
JOT-HOC'H, 5. f. Y. Bajoue de cochon.
— Jot, joue, et hoc’h, V., cochon.
JOTORELL, 8. L. Goître, tumeur à la
gorge.
JOTORELLEX, ad). Qui a un goitre.
JOUBELINENN, 8. 1. VOY. JOBELINERN.
JOURDOUL, adj. Sain de corps.
JUALENN, 8. f. Judelle, oiseau equa-
tique.
JUBENN, s. m. Entremetteur de ms-
riages.
RAH
JUBENM, v. n. S'entremettre par
métier pour les mariages.
JUGELLOU (jug-ellou), C. Kexek ju-
gellou, des chevaux de trait.
JUISTR, 8. m. Y. Jésuite, ordre re-
ligieux ; pl. et.
JOMETEZENN, 8. f. V. Camisole;
pl. eus.
KAB 311
JUPENN, s. L. Pourpoint, veste, ha-
billement d'homme; pl. ou. On dit
aussi chupenn.
JURDIK, adj. Y. Assidu, exact.
JUSTENN, 8. f. Y. Pourpoint, veste ;
pl. eu. .
JUSTIN, s. m. Corset extérieur sans
manches, vêtement de femme.
K
Nous rappelons 161 que cette lettre
se prononce toujours comme en fran-
çais. Voy. la Notice sur la pronon-
ciation.
KAB, KAB, 8. m. (anc.) Bout, extré-
mité.
KABAC'H, adj. C. Infirme par vieil-
lesse, eassé de vieillesse.
KABALAD, 8. m. Révolte, sédition.
KABALAT, v. n. Farfouiller en déran-
geant tout, se démener.
KABECHEN, 8. m. Y. Capucin; pl. ef.
7 KABELL, s. m. Cape d'homme, cha-
péron, capuchon, guimpe des reli-
gieuses, coiffure, et aussi hunpe d'oi-
seau ; pl. kabellou, kebell.
KABELLA, v. a. Coiffer d'une cape,
d'un capuchon. En em gabella, se cou-
vrir la tête d’une cape, etc.
KABELL-DOUSEK (dou-sek),s.m.Cham-
pignon, plante. — Kabell, cape, cha-
peron, et fousek, crapaud.
KABELLEK, adj. Happé.
KABELLEK, s. m.V. Allouette huppée;
pl. kabelleget.
KABESTR, 6. m. Licou de cheval, et,
par extension, dépendance. Voy. diga-
bestr.
KABESTRA, v. a. Mettre le licou à un
cheval, et, par extension, dompter,
assujettir, soumettre, réduire, enche-
vêtrer.
KABESTR-EURED, s. m. On donne ce
nom à une jarretière qu’un ami de la
maison dérobe à la nouvelle mariée
le soir de la noce. Cetle jarretière est
ensuite découpée en morceaux et
donnée aux invités. À la lettre, licou
de noce, de mariage. C'est un usage
dans les campagnes.
KABIEZ. Ce mot, dont la signification
m'est inconnue, s’emploie dans la
phrase suivante : Kregi e kabiex eunn
den, prendre une personne au collet.
KABITAN, 8. m. Capitaine ; pl. ed,
312 KAC
KABLAC'H. j'ignore la sigaification
de ce mot; mais on dit teurel kablac'h,
tirer au sort les lots d'un héritage.
KABLUS, KABLUZ, adj. (anc.) Blâäma-
ble, coupable, et aussi ombrageux,
parlant d'un cheval. En Vannes on le
dit aussi au sens de coupable ou enta-
ché. Laret e bet kablus, V., il a été dé-
claré coupable.
KABORELL, s. m. Gargotte, tente de
cabaretier aux foires.
KABOSEK (kabo-sek), adj. Couvert de
bosses, parlant du bois cet de la vais-
selle en métal. Cet adjectif a passé
dans le francais vulgaire de la Basse-
Bretagne. On y dit de la vaisselle
cabossée.
KABOSER (kabo-ser), s. m. Peaussier,
pelletier; pl. ten. Voy. KIKOUN.
KABOUILLAT (les L mouillées), v. a.
T. Troubler la clarté d'un liquide,
barbotter dans l’eau.
KABOUN, s. m. Chapon; pl. ed.
KABOUNA, v. a. Chaponner; pl. et.
KABRICA, v. n. Se refrogner, rider
son front.
KABUSIN (kubu-sin), s. m. Capucin;
pl. ed,
KAC'H,KAOC'H, 8. m. Merde d'homme,
de chien, de cochon, etc.; crottin de
cheval. En grec, kakan, chier. On dit
à un enfant : Kac'h ann dra-5e! cela
est du caca!
KAC'H, s. m. Y. Chat; pl. kac'heu,
kic'hier.
KAC'HA, v. n. Non usité. Voy.KAC'HET,
chier. En grec, kakan.
KAC'HADENN, 8. L. Yor. KAC'H, KAOC'H.
KAC'HEIN (kac'h-e-in\, v. n. Y. Chier;
p. kac'het. En grec, kakan.
KAC'HER, s. m. Chieur.
KAC'HEREZ, 8. f. C'est le féminin du
précédent.
KAD
KAC'HES, s. f. Y. Chatte; pl. kac’hexet.
KAC'HET, Y. n. Chier; p. Kac'hat. En
grec, kakan.
KAC'H-LEC'H, s. m. Y, Latrines. —
Kac'hein, chier, et lec'h, lieu.
KAC'H-MOUDENN, 5. m. Vaurien, fai
néant, prodigue. Ce mot est composé
de kac'h, qui chie, et de moudenn,
motte. Il ne s'emploie qu’au vocatif,
en interpellation : Ke dious-in, kac'h-
moudenn, va-t-en, bon à rien, fainéant.
KAC'H-MOUDENNA, v. n. Faîre le vau-
rien, le fainéant. Yor. le précédent. Il
se conjugue avec l'auxillaire ober,
KAC'HUN, KUC'HUN, 8. m. Y. Voy.
KAFUN, KUFUN.
KAC'HUNOUR, 8. m. Y. Couvre-feu,
sorte de disque métallique qui se
place sur le feu pour le conserver.
KAD, s.r0.(anc.) Combat ; pl. kadaou.
Voy. KADOUR.
KADARN, adj. C. Belliqueux, coura-
geux.
KADEUR, T. Je pense que c'est le
même que le précédent.
KADOER, 3. f. V. Chaise, confessionnal,
chaire à prècher; pi. teu.
KAODR, 8. f. Chaise, confessionnal,
chaire à prècher; pl. tou. Kador da
bresek, chaire à prêcher. Kador ar
c'hovezour, confessionnal.
KADOR-AR-SEKREJOU, 5. f. Chaise per-
cée. À lu lettre, chaise des secrets.
Voy. KADOP-DOULL.
KADOR-DOUG. s. f. Chaise à porteur.
— Kador, chaise, et dougen (doug-en),
porter.
KADIR-DOUGEREZ (doug-erex), 8. L
Le mème que le précédent.
KADOR-DOULL, s. m. Chaise percée,
meuble pour les gros besoins des
malades. — Kador, chaise, et toull,
ad}. percé.
KAE
KAOOR-GOVEZ, 6. f. Confessionsal.
— Kador, chaire, et koves, confesser.
On dit aussi Kador ar c'hovezour.
KADOR-RED, a. L Chaise à roulettes.
— Kador, chaise, et redek, courir.
KADOR-VREAC'H, s. f. Fauteuil. —
Kador, chaise, et breac'h, bras.
KADOUR, s. m. (anc.) Guerrier, com-
battant ; pl. kadour. Voy. KAD, com-
ai.
KADRANAZ, 5. m. Cadenas.
®
KAE, 8. m. Clôture en terre, baie,
échalier, quai sur un port.
KAEA, v.n. Faire une haie. Et mieux,
ober eur c'hae.
KAEL, s. f. Balustrade, barrière en
bois, grille, treillis ; pl. tou. Ce mot
figure dans les noms de famille ; on
l'écrit Cahel,
KAER, adj. Beau, illustre. Ce mot
figure parmi les noms de famille. Dans
ce cas, on J’écrit Caer. Comparatif,
kaeroc'h ; superlatif, kaera. Kaer hon
eus, nous avons beau faire, en dépit
de nos soins, de nos efforts.
KAER, adv. Beanconn, bien, tout-à-
fait, fortement. Eva kaer a ra, il boit
beaucoup.
KAERAAT, v. n. Embellir, s'embellir.
— Kaer, beau.
KAERELL, 8. L Belette ; pl. ed.
KAERELL-VRAZ, 8. f. Fouine. — Kae-
rell, belette, et bras, grand.
KAEZOUR, KEZOUR, 8. m. (anc.) Or-
dure, poussière des appartements, et
aussi puberté, d’après le P. Grégoire.
KAEZOUREGEZ, KEZOUREGEZ (| kae-
soureg-ez), 8. L. (anc.) Femme malpro-
pre, et d'après Grégoire, fille pubère.
KAEZDUREK, KEZOUREK, adj. (anc.)
Sale, malpropre, et d'après Grégoire,
garçon en âge de puberté.
KAFADENN. VOy. KAVADENN,
KAI 913
KAFE, s. m. Café. Kafe dre leax,
café au lait.
KAFOUT, KAVOUT. Voy. ce dernier.
KAFUN, KUFUN, 8. m. Sonnerie du
couvre-feu. Sent kufun, sonner le
couvre-feu. C'est un usage dans quel-
ques villes ou bourgs de sonner la
cloche vers 10 heures du soir. Yor,
KEULFE.
KAFUNER, KUFUNER, 8. m. Couvre-
feu, ustensile en métal dont on cou-
vre le feu pour le conserver sous la
cendre.
KAFUNI, KUFUNI, v. a. Couvrir le
feu avec des cendres, couvrir quel-
qu'un dans son lit. En em gafuni, se
couvrir dans 80n lit.
KAFUNIEZ. Le même que kafun.
KAFUNOUER, Yor. KAFUNER.
KAGAL, s. m. Sans pluriel, ou plu-
tôt pluriel lui-même, étant considéré
comme nom collectif. Crotte de mon
ton, lapin, rat, et autres animaux qui
font des crottes. On le dit aussi des
excréments d'une personne constipée.
Ce mot pourrait être une contraction
de kac'h kalet, excrément dur.
KAGN, 8. f. Charogne, corps d’un
animal sans vie, et, par extension,
vieux cheval maigre; prostituée ; pl.
kagnou. Toull ar c'hagnou, lieu où
l'on jette les charognes. Map-kagn,
fils de prostituée. C'est une injure qui
ne s'emploie qu’en manière d'interpel-
lation : Ke dioux-in, map-kagn! Va-t-
en, fils de prostituée! Treud kagn,
très-maigre, maigre comme une ha
ridelle.
KAIGN, 8. L. Y. Le même que kagn.
KAILL (L mouillées), 8. m. Je ne
connais pas le sens de ce mot. Mort er
c'haill, se mettre en route.
KAILLAR (les L mouillées), s. m.
Boue, fange.
KAILLARA (les L mouillées), Y. a,
Crotter, salir de boue; p, kaillara,
40
1 KAR
KAILLARER (les L mouillées), adj.
Boueux, crotté, parlant des choses.
KAILLARENN (les L mouillées), a. f.
Bouillon, salope.
KAILLASTR (les L moufllées). Mean
kaillastr, pierre dure qui donne des
étincelles, silex. (Le Gonidec.)
KAILLEBODENN (les L mouillées).
Yor. HAILLEBODERR.
KAILLEN (les L mouillées), 8. m. C.
Vaurien, canaille.
KAKAD, KAKUAO. Voy. ce dernier.
KAKETAL, v. 0. Babiller, parler sans
cesse, caqueter. ll se conjugue avec
Pauxiliaire ober. Kaketal a ra, il ba-
e.
KAKETER, s. m. Babillard, railleur,
moqueur.
KAKETEREZ, 5. f. C'est le féminin du
précédent.
KAKOD, 8. m. (anc.) Lépreux. Je l'ai
trouvé écrit cacodd et kacod. Voy.
LANOUZ,
KAKOUS, KAKOUZ. Voy. ce dernier.
KAKOUZ, 8. m. Ce mot avait autrefois
la signification de lépreüx, ladre vert.
Cette classe de malades était en si
grande horreur, qu'il était même in-
terdit de les enterrer dans les cime-
tières. l'ur suite de l'obligation où ils
étaient de vivre dans des lieux à l’écart,
hors des villes et lieux habités, ils ne
pouvaient guère se livrer qu'au métier
de cordier. Le nom de kakouz resta
comme un terme de mépris pour dé-
signer un cordier. On l’'emploie encore
aujourd'hui dans ce sens, et, qui plus
est, on le dit aussi d’un tonnelier.
KAKOUZERI, 8. L. Corderie.
KAKUAD, 8. m. Tas de gerbes de blé
sur l'aire.
KAKUADA, ve N Faire des tas de
gerbes de blé sur l'aire, pour préparer
le battage da grain. !
KAL
KAL, 8. m. Cale de mn) pour em-
barquer.
KAL, KALA. Yoy. ce dernier.
KALA, KAL, En latin, calendas. Ce
mot s'emploie dans le sens du français
calendes. Toutefois, il ne sert pas pour
certains mois. VOY. CALENDES à mon
Jra Dictionnaire françats-breton
869.
KALABOUSENN (kalabou-senn), s. f.G.
Casquette en peau d'animal avec le
poil. Les enfants, en Basse-
appelaient; dans ma jeunesse, du nom
de carapousse toute sorte do cas-
quettes.
KALADUR, s. m. Dévidoir à rouet.
KALADURIA, v. a. Dévider, parlant
du fil, de la laine, ete. ; p. kaladuret.
RALAFATACH, 5. m. Radoub, eih.
tage.
KALAFATER, s. m. Calfat; pl. den.
KALAFATI, v. a, Calfater, radouber;
p. kalafatet.
KALAN, 8. m. V. Le même que kala,
KALAN-GOUIAN, s. m. Y. Novembre.
Ce mot est composé de kalan, premiers
jours, commencement, et de gouian, Y.,
iver. Voy. KAL-AR-G0AN.
KALANNA, KALANNAD, s. m. Etrennes
du premier jour de l’an. Ce mot dérive
de kala, le premier jour de certains
mois. — Roet e deuz he galunna
d’eshan, elle lui a donné ses étrennes.
KALANNAD. Voy. le précédent.
KAL-AR-GOAN , 8. m. Fête de la
Toussaint, le commencement du mois
de novembre. À la lettre, le commen-
cement de l'hiver.
KALASTR. VOY. KANASTR.
KALASTRENN, KANASTRENN, 8. f.
Tuyau de chanvre. Voy. ce dernier.
KALASTRENN, 8. L. C. Ce mot, dont
j'ignore la sigaification, s'emploie daas
KAL
M pbrese suivante : drouk a ge ann
he golasirenn, il est de mauvaise hu-
meur.
KALASTRENNA. VOY. LANASTRENNA.
KALS. Voy. GAL.
KALBORN, s. m. T. Gerbière dans les
champs.
KALBORNI, v. n. T. Engerber le blé
dans les champs.
KALC’NH, s. m. (anc.) Membre viril.
g Penn-ar-c'helc'h, prépuce, tête du
membre viril.
KALC’H, s. m. Testicule. Yor. HALL,
KELL.
KALED, adj. Voy. KALET.
KALEDEIN (kaled-e-in), v. n. V. Durcir,
se figer; pl. kaledet. — Kalet, kaled,
dur. On dit aussi kaletein.
KALEDENN, 8. L Bosse à la têle,
durillon, cor au pied, caillot, parlant
du sang ; pl. ou.
KALEDET, adj. Endurci au moral. —
Kaled, kalet, dur. — Ar bec'herien a
so kaledet ho c'haloun, les pécheurs
qui sont endurcis.
KALED!, v. n. et a. Durcir, conden-
ser, figer, se durcir, se figer.
KALET, KALED, adj. Dur, ferme, non
mou, et aussi, désagréable, sévère,
parlant des choses. Tou poas-kalet,
des œufs durs. Kalet eo va finijenn,
ma pénitence est rude.
KALETAAT, v. n. Devenir dur, non
mou, se figer ; p. kaleteet, kaleteat.
KALETEIN. VOy. KALEDEIR.
KALET-KLEO, adj. Dur d'oreille. —
Kalet, dur, et kleù, oule. Voy. POUNNER-
GLEO.
KALFATEIN (kalfate-in), v. a. Y. Cal-
fater, radouber ; p. kalfatet.
KALFETEIN (halfete-in), v. Á. Y. Le
même que le précédent.
KAL 313
KAUR, a. m. Calice des prêtres pour
la messe.
RALKENN, VOT. KALIENN-EJENN.
KALKENN-EJENN, 8. L Nerf de bœuf
ou tendons de la jambe des bœufs.
KALKENNA, v. n. GC. Tenir de mau-
vais propos par suite d'ivresse. En em
galkenna, se battre entre gens ivres.
KALL, KELL, s. m. Testicule; pluriel
duel, daeu gall, daou gel. Voy. MELL,
plus usité.
KALLOC'H. Marc’h-kalloc'h, cheval
entier qui n’a pas été châtré. Yor. le
suivant.
KALLOK, KELLOK, adj. Qui a de gros
testicules, parlant d'un animal. — Cet
adjectif est un nom de famille assez
répandu.
KALON, s. L V. T. C. Cœur, partie
de l'animal, et, par extension, cou-
rage. |
KALOUN, s. L Cœur, partie de l’anf-
mal, courage.
KALOUNAD, 5. L. Crève-cœur, déplai-
sir. A la lettre, plein le cœur.
KALOUNAD-ANKEN, 5. L Grande aL
fliction. À la lettre, plein le cœur
d'affliction.
KALOUN-ARC'HANT, s. L Ce mot se
dit, en style familier, d'une personne
trop intéressée, qui ne songe qu'à
l'argent. A la lettre, cœur d'argent.
KALOUNASK, 8. L Nausée. Ge mot
dérive de kaloun, cœur.
KALOUNEK, adj. et ady. Courageux,
généreux, courageusement, généreu-
sement. Stourm kalounek, combattre
vaillamment. — Kaloun, cœur, cou-
rage.
KALOUNEKAAT, Y. n. Prendre cou-
rage. — Kaloun, cœur, courage.
KALDUNENN, s. f. Trognon ou cœur
d’une pomme, etc. ; médalilon en
forme de oœur.
316 KAM
KALOUN-SAKR, 8. 1. Sacré cœur. 4r
Galoun-Sakr, le Sacré-Cœur.
KALS, KALZ, adv. Beaucoup, plu-
sieurs. Voy. HU. N
KALVE, 5. m. Y. T. C. Charpentier ;
pl. kiloeion, kiloion, V. Kilvisien,
ailleurs.
KALVEAT, KALVEEIN, v. n. Y. Char-
penter ; p. kalveet.
KALVEEIN (kalve--in), v. n. V. Le
même que le précédent.
KALVEREC'H, 8. m. Y. Charpenterie.
KALVEZ, 8. m. Charpentier, charron:
1. kiluisien. — Le substantif kalres
ure parmi les noms de famille.
KALVIZIA. Non usité. Yor. HWH,
KM, KALS, ady. Beaucoup, plu-
sieurs.”Le diminutif kaixik s'emploie
au sens de un peu beaucoup.
KALZA, Y. n. Brûler des mottes et
des herbes pour faire des cendres.
KALZADENN, 8. L. Et aussi kalsenn,
tas de mottes et de racines d'herbes
pour être brälées dans les champs.
Ces mots se disent aussi au sens de
tas, meule ou monceau, parlant du
foin, etc.
KALZENN. VOy. KALZADENN.
KALZENN, s. L Flocon, parlant de la
neige.
KALZENN-MARR, 8. m. Ecobue. —
Kalzenn, tas de mottes desséchées et
destinées à être brülées dans les
champs, et marr, instrument de labou-
rage appelé marre ou houe, et avec
lequel on enlève ces mottes.
KALZIK. Voy. n,
KAMAHU, 8. m. C. Email.
KAMBLIO, 5. L. Cénacle, chambre où
Jésus-Christ fit la cène. Ce mot est
contracté pour kambr al lid. À la let-
tre, chambre de la cérémonie. IL se
prononce kamb-lid et non kam-blid.
KAM
KAMBON, 8. m. Varangne, plèce de
bols courbe à la quille fu pavire.
KAMBOULL, s. m. £. Vallée. On dit
aussi kampoull.
KAMBR, KAMPR, 8. L. Chambre; pl.
ou. E kambr ar stered, à la belle étoil
L la lettre, dans la chambre des étoi-
les.
KAMBR-EAZ, KAMBR-AEZ, 8. f. Latri-
l — Kambr, chambre, et eas, à
l'aise.
KAMBR-LI0, 8. L Le mème que kame
bd. " ge
KAMGLOU, 8. m. Sarcloir.
KANN, adj. Boiteux, tortu, crochu,
tors, aquilin, parlant du nes. Ce mot
figure parmi les noms de famille.
Genou kamm, bouche de travers.
KANN, KAMMED, 8. m. Allure, pas.
KAMMA, v. a. et n. Courber, holier:
p. et. — Kamm, adj., boiteux, tortu.
KAMM-BROUD, adj. 11 se dit d’un cheval
ui boite parce qu'il a été ferré mala-
roitement. Il se dit aussi d’un animal
qui boite par suite d'une piqûre quel-
conque. — Kamm, boiteux, et broud,
corps pointu en général.
KAMM-DIGAMM, adj. Boiteux des deux
jambes. On le dit aussi d'un chemin en
zig-2ag : heh kamm-digamm.
KAMMED, 8. m. Allure, pas, jante de
roue; pl. kammejou.
KAMMED, ady. Y. T: Jamais, par
rapport au présent.
KAMMEIN (kamm-e-in), v. D. et a. V.
Boiter, courber. — Kamm,
teux, tortu.
KAMMELL, 8. L. Grosse ou bâton
courbé pour le jeu de la crosse. —
Kamm, adj, tortu.
KAMMELLENN, 8. f. Rable du four,
instrument crochu pour remuer la
braise, — Kamm, ad)., tortu.
KAM
KAMMEZ, 5. L. Boiteuse. — Kamm,
adj., boiteux.
KAMM-GOUR-GAMM, adj. Y. Boiteux
des deux jambes. À la lettre, boiteux
très-boiteux. Voy. GOUR-GAMM.
KAMMIGELL (kammig-ell). Yor. KAN-
MIGELLOU.
KAMMIGELLOU (kammig-ellou), 8. pl.
f. Ce mot se dit du vol irrégulier et en
sig-zag du papillon. Ober kammigellou,
voler de la sorte. — Ramm, adj.
tortu, crochu.
KAMM-KORGAMM, adj. Hypocrite.
Voy. KORGANN.
KAMOLEK, adj. Y. Honteux.
KAMP,s.m. Camp de gens de guerre.
KAMPENN, adj. V. Qui est en ordre,
arrangé.
KAMPENNEIN (kampenn-e-in), v. a. Y.
Arranger, disposer, unir, aplanir,
mettre en ordre; p. kampennet.
KAMPENNOUR, s. m. Y. Kxpert en
affaires, arbitre en affaires; pl. kam-
pennerion.
KAMPET. Tok kampet, chapeau de
prêtre à trois poiutes ou cornes.
KAMPI, s.m.C. Intérêts que rapporte
de l'argent placé chez un banquier. —
Rer war gampi, C., prêter à iutérêt.
KAMPOEZ, adj. Y. Le même sens que
kampouis, Y.
KAMPOUIS, adj. Y. Poll, vai.
KAMPQOUIZEIN (kampoutz-c-in), v. a. Y.
Polir, unir, aplanir; p. kampoutzet,
KAMPOULENN, 8. f. T. Boue, crotte,
parlant des chemins et des rues.
KAMPOULENNEK , adj. T. Bouenx,
crotté, parlant des rues et chemins.
KAMPOULL, 8. m. C. Vallée, vallon.
KAMPR, KAMBR. Voy. ce dernier.
KAN 347
KAMPR-EAZ, KAMPR-AEZ. VOY. VAMBR-
EM.
KAMPR-AL-LABOUR, 8. f. Laboratoire.
A la lettre, chambre du travail.
KAMPR-FASK, 8. f. Cénacle. À la
! lettre, chambre de la Pâque. Voy.
KAMBA-LID, KAMBLID.
KAMPS, 8. L Aube de prêtre.
KAN, KAN-DOUR, 8. m. Gouttière de
maäison, tuyau en fer pour faire passer
les eaux : pl. tou. En latin, canalis.
KAN,s. m. Chant, ramage desoiseaux.
— Kan al laboused, le chant des oi-
Beaux.
KAN. adj. Sans levain, azyme. —
Bara kan, pain à cacheter, hostie non
consacrée.
KAN, 8. m. (anc.) Prophétie. — Kaner,
(anc.), prophète.
KANA, v. a. et n. Chanter, parlant
des personnes et des oiseaux.— L Leret
a rann al laboused o kana, j'entends
chanter les oiseaux.
KANAB, 8. m. Chanvre. En grec,
kannabis.
KANABEK, 8. L. Champ de chanvre,
chènevière. e
KANABER, s. m. Chardonneret, ol-
seau. — Cet oiseau, à ce que l'on
prétend, a une préférence marquée
our les graines de chardons, et de là
e nom qu'on lui a donné en francais.
Les Bretons en ont jugé autrement, et
soit qu'ils n'aient pas remarqué cette
préférence pour la graine des chardon,
soit qu'ils aieut trouvé que les graines
du chanvre (chènevis) formaient sa
nourriture de prédilection, ils l'ont
anpelé kanaber, mot dérivé de kanab,
chanvre.
KANAOUENN, a. f. Chanson, et aussi
chant des oiseaux dans les poésies ;
pl. ou. — Kan, chant, ramage.
KANAOUENN-SANTEL, 8. L. Cantique.
KANAOUR. Yor, KRAOUA.
318 KAN
KANASTELL, s. L. Egouttoir.
KANASTR, 8. pl. m. Menus brins de
la tige du lin, poussière du Jin, du
chanvre broyé. On dit aussi kalastr.
Ces motssont les pluriels de kanastrenn,
kalastrenn.
KANASTRENN, 8. f. Tuyau de chan-
vre, de lin, brin de ce tuyau broyé ;
pl. kanastr, masc. On dit aussi kalas-
trenn ; pl. kalastr.
KANASTRENNA, v. a. Tellier, parlant
du lin, du chanvre; p. et. On dit aussi
kalastrenna.
KAND, s. m. Y. Sorte de panier pour
vanner le blé, et appelé van en fran-
cais.
KANDENNOUR, 8. m. V. Vannier; pl.
kandennericn.
KANDERV. VOY. KENDERY.
KANDI, et mieux KANN-D!, 8. m.
Buanderie. — Kanna, laver le linge,
et tt, maison.
KANDIA, v. a. Blanchir. — Lann,
adj. blanc.
KANDIEREZ. VOY. KANNEREZ.
KAN-DOUR, KAN, s. m. Gouttière de
maison, conduite en métal pour
l'écoulement des eaux.
KANED, KENED, 8. m. Y. Bois de
chauffage. Il s'emploie de la même
manière que keuneud. Voy. RENET. V.
KANEIN (kan-e-in), v. a. et D. Y.
Chanter, et aussi gazouiller, parlant
des oiseaux.
KANEL, s. m. Canelle, épice.
KANELL, s. L. Bobine, et aussi claquet
de moulin.
KANELLAD, s. L. Le fil ou laine, sole
que contient une bobine.
KANELLER. Marc'h kaneller est le
chevalet qui sert aux tisserands pour
ourdir.
KAN
KANENN, s. f. Y. Chanson ; pl. en.
KANEO, 8. m. V. Toison ; pl. kansoes.
KANER, 8. m. Chanteur, chantre
d'église. En ce dernier cas, on dit d6
préférence kaner oc'h al letrin. À la
lettre, chanteur eu lutrin. — Mens,
chanter.
KANER, KANOUR, 8. m. (enc.) Pro-
phèle. — Kana, chanter.
KANER-FALL, s. m. Oiseau de mau-
vais augure, parlant d’une personne,
prophète de malheur. — Kaner (anc.),
prophète, et fall, mauvais.
KANESTELL. Yor. KANASTELL.
KANEUR, 8. m. C. Voy. KANER. — Ce
mot est an nom de famille assez com-
mun en Cornouaille.
KANEVEDENN, 8. L Arc-en-ciel ; pl.
OU.
KANFARD, 8. m. Fanfaron, petit-
maître, galant.
KANFARDEZ, s. f. Petite-maîtresse,
élégante.
KANFF, 8. m. (anc.) Deuil. Yor. «ait.
KANFOL, 8. m. Petite vanne pour
laisser écouler les eaux de fumier ap-
pelées dour hañvoez. Le mot kan,
conduit, entre dans la composition de
ce substantif.
KANGRENNEU, 8. pl. m. Y. Amyg-
dales.
KANIBL, pluriel irrégulier de kani-
lenn.
KANIBLEK, adj. Y. Nuageux.
KANIBLENN, 8. L Y. Nuage; pluriel
kanibl, masc.
KANIENN, 8. L. (anc.) Vallon arrosé.
KANITERV. Voy. KENITERV.
KANIVED, 8. m. Canif pour tailler les
plumes.
KAR
KARIVEDENN, 8. 1. V. Araignée ; pl.
kanivet, maso.
KANIVET, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kanivedenn à
KAN-MARO, s. m. Complainte, _
Ean, chant, et maro, 8. m., mort.
KANKR, s. m. Crabe, crustacé marin ;
pl. ed.
KANN, ad}. Blanc, brillant. Gwenn-
kann, trèa-blanc, entièrement blanc.
A la lettre, blanc-blanc. L'adjectif kann
n’est usité que dans cette locution.
KANN, KANN-LOAR, 8. m. Pleine
lane.
KANNA, v. à. Battre, laver le linge
sale, le blanchir, et, par extension,
absoudre. En em ganna, se battre. —
Kann, adj., blanc.
KANNAD, s. m. Messager, commis-
sionnaire; pl. ed. Kannad, s'emploie
aussi au sens d’ambassadeur. Kannad
ar Roue, l'ambassadeur du Roi; kan-
nad ar Pap, le nonce du Pape. Kas
konnad da Vrest, envoyer un messager
rest.
KANNADA, v. a. Et mieux kas kan-
nad, envoyer un exprès, un commis-
sionoaire, un ambassadeur. Voy. EAN-
NAD.
KANNADER, s. m. C. 11 a le même
sens que kannad.
KANNADUR, 8. m. Délégation. Nous
avons souvent dit au Nouveau Dic-
tionnaire français-breton 1869, que les
substantifs de cette espèce ne sont ni
compris ni usités.
KANNAFF, v. a. (anc.) Battre.
KANNDI, KANDI. Voy. ce dernier.
KANNEIN (kanne-in), v. a. V. Battre.
KANNEREZ, 8. L Lavandière, blan-
chisseuse ; pl. ed. — Kanna, blanchir.
KANNEREZIK-ANN-DOUR, 8. m. La-
vandière, oiseau. À la lettre, petite
lavandidre d'eau, parce qu'elle se pla
KAN 18
sur le bord de l'eau où elle trouve de
petits insectes dont elle se nourrit, et
que sa queve, toujours agitée, rappelle
le battoir des blanchisseuses.— L onna,
battre, blanchir, parlant du linge, et
kannerez, blanchisseuse, lavandière.
KANN-LOAR, 8. m. Pleine lune. On
dit aussi kann al loar. — Da gann al
loar, à la pleine lune.
KANNUZ, adj. Battant, qui bat. Un
proverbe de Cournovuaille : Me ne
d-ounn ket kannur, rag aoun da vesa
kannet, je ne suis pas battant, de peur
d'être battu.
KANOL, 8. m. Canon; pl. ion. —
Taoliou kanol, des coups de canon.
KANGLIA, v. a. et n. Canonner, tirer
du canon; p. kanoliet.
KANOLIEB, 8. m. Canonaier ; pl. ten.
KANOL-15, nom de lieu. Le canal de
l’Iroise, en mer, près de Brest.
KANOUR, s. m. (anc.) Pror hète.
KAN-PLEAN, 8. m. Plain-chant, chant
d'église.
KANT, s. m. Cercle, circonférence,
van à vanner; pl. kanchou. lL signille
aussi cercle d’un tamis, chevalet de
menuisier.
KANT, nom de nombre. Cent. —
Kaïñt marc'h. À la lettre, cent cheval.
KANTA, v. a. Vanner avec un tamis,
placer une pièce de bois sur un che-
valet pour la travailler. Voy. KAÂT.
KANTENER, 8. m. Centurion, qui
commande cent hommes; pl. ien. —
Kant, cent.
KANTENN, 8. f. Fond d'un crible,
d'un tamis.
KANTENNER, et aussi KANTIER, 8. m.
Vaanier. Voy. ML, 8. m.
KANTIER. Voy. le précédent.
KAÏTIN. Sukr hañtin, sucre candi.
320 KAN
KANTOL, 8. L. T. Chandelle. — Eur
gañtol, une chandelle; pl. to.
KANTOLER, 8 m. Chandelier. On dit
aussi kantolor.
KANTOLOR, 8. m. Yor. le précédent.
KANTREAL, v. n. Errer cà et là,
rôder, vagabonder. 1l ne s'emploie
qu’à l'infinitif et se conjugue avec
l'auxiliaire ober, à l’instar des verbes
poutres. Voy.mon Nouveau Dictionnaire
français-breton, 1869. On dit aussi
kaniren.
KANTREER, 8. m. Peu usité. Vaga-
bond.
KANTREIN (kañitre-in), v.n. Y. Errer.
KANTREN, Y. H. VOy. KARTREAL,
KANT-TOULL, 8. m. Mille-pertuis,
plante. A la lettre, cent trous, parce
que, vues à la transparence, ses feuilles
semblent percées d'une inufinité de
petits trous.
KANTULER, 8. m. Y. Chandelier.
KANTVED, nombreordinal. Centième.
— Kant, cent.
KANTVEDER, adj. Qui renferme ou a
duré cent ans. parlant des choses; et
mieux, a bad Kant vloaz.
KANTVLOASIAD (kañtvloa-siad), 8. m.
Ce mot n'est guère usitu pour signifier
âgé de cent ans (kañt et bloaz). on pré-
fère dire : eunn den Kant vioas, un
homme âgé de cent ans.
KANUBLENN. VOy. KANIBLENN.
KANV, KAON, s. m. Deuil, enterre-
ment. — Ober kanv d'he dad, prendre
le deuil de son père.
KANVAL, s. m. Chameau; pl. ed. —
Lonka kanvaled, C., ajouter foi aux
sottises que débitent certaines gens.
À la lettre, avaler des chameaux.
KANVAOUI, et mieux OBER KANV.
être en deuil. Voy. Ny.
KANVEIN (kañv-e-in), v. n. Y. Être
en deuil, se lamenter, — Lan, deuil.
KAO
KANVEIOU, KANVEDU, s.pl. m. Tem-
plons du métier d'un tisserand.
KANVEOU. Voy. le précédent.
KANVNIDENN. VOy. KEFNIDENN.
KAO, KAV, s. m. Lieu souterrain,
cave, caverne, grotte; pl. kaviou. En
latin, cavea.
KAOAT, 8. m. Y. Accès. Yor. KAGUAD.
KAOAT-ARNAN, 5. m. V. Orage, ondée.
À la lettre, accès subit d'orage.
KAOC'H, KAC'H, 8. m. Excrément,
merde, parlant des hommes, chiens,
cochons, chevaux, etc.
KAOC'HA, v. a. Salir avec de la
merde.
KAOC'HEK ,adj. Sali avec de la merde.
KAOC'H-KEZEKA, v. n. Remasser sur
les chemins du crottin de cheval. Cette
remarquable expression est composée
de kaoc'h, excrément, et de kexek,
pluriel irrégulier de marc'h, cheval.
Le mot kezek a été fait verbe, comme
on le voit.
KAOL, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
kaolenn, chou. Le mot kaal, d'après
Le Gonidec, s'emploie aussi au sens
général de plante herbacée. En gret,
kaulos a ces deux acceptions, ce qui
justifle les locutivons ci-dessous.
KAOL-DU, s. m. Couleuvrée, plante,
et aussi brionne.
KAOLEK, s. f. Champ de choux.
KAOLENN, s. f., et aussi penn-kaol 8.
m. Chou, légume, plant de chou;
pl. kaol, penn-kaul, m., des choux,
des plants de choux. Eur gaolenn vras,
eur penn-kaol braz, un gros chou.
Kaol bras. de gros choux.
KAOL-GARO, s. m. Chardon, plante.
On donne aussi ce nom à la bourra-
che. — Kaol, chou ; garo, rude.
KAOL-IRVIN, 8. m. Rutabaga, légu-
me fourrager. À la lettre, chou navet,
KAO
KAOL-MALO, 8. m. Mauve, plante.
KAOL-MOC'H, 8. m. Patience, plante
sauvage. À la lettre, chou des cochons.
KAOL-SAOUT, s. m. Chou à vache.
KAON, KANV, 8. m. Deuil, enterre-
ment. Ober kaon, prendre le deuil. 4r
vaz kaon, les tréteaux furèbres. Yor.
BAZ-KAON. — Le mot kaoñ figure parmi
les noms de famille. Voy. MR.
KAOT, s. m. Colle de farine où autre.
KAOTA, v. a. Coller avec de la colle;
P. et.
KAOTER, a. f. Chaudière, marmite,
et par extension, manière de vivre en
fait de nourriture, en style familier.
KAOUAD, s. m. Accès, attaque subite
de fièvre, de rage, de maladie en géné:
ral, et aussi tout ce qui arrive ino-
pinément. Voy. KAOUAD AVEL, KAOUAD-
KLERVEO, etc.
KAOUAD-AVEL, 8. m. Coup de vent,
bourrasque. — Kaouad. accès, irrup-
tion subite, et avel, vent.
KAOUAD-GLAD, s. m. Ondée, pluie
subite. — Kaouad, irruption subite,
et glao, pluie.
KAOUAD-KLENVED, 8. m. Maladie
subite. VOy. KAOUAD.
KAOUAD-TERSIENN (ter-sienn), 8. m.
Accès de fièvre. Voy. KAOUAD.
KADJAN, 8. f. Hibou ; pl. ed. De là
le nom de chouan donné, dans la
Vendée, aux défenseurs du droit divin,
parce qu’ils ne se montraient que la
nuit, à l’instar du hibou, à une cer-
mine époque de la guerre de la Ven-
KAOUED, s. f. Cage nor les oiseaux ;
pl. kaouejou. Voy. KAOUEDI.
KAOUEDAD, 8. L Une cage pleine,
plein une cage, ce que peut contenir
une cage.
KAOUEDI, et mieux. lakaai énn eur
gaoued, mettre en cage.
KAO 321
KAOUEN, KAOUAN, 8. f. Yor. ce der-
nier.
KAOUENEZ, 8. L. Fresaie, femelle du
hibou.
KA0URL, v. n. anc.) Abonder, être
abondant.
KAOUGANT, adj. C. Fertile, abon-
dant, fréquent, copieux.
KAOUIDELL, 8. L. Y. Cage d'oiseau ;
pl. eu.
KAOULED, adj. Galilé. parlant du lait,
du sang figé.
KAOULED, £. m. Caillebotte, mets de
Bretagne formé de lait caillé. On dit
aussi leaz kaoulet.
KAOULEDENN, a. f. Grumeau, caillot
de lait, de sang.
KAOULEDET. Voy. KAOULET.
KADULEDI, v. n. Se figer, se former
en grumeaux, se cailler, 8e coaguler,
parlant du lait, du sang.
KAOULET, adj Caillé, figé. ras kaou-
let, lait caillé, caillebotte.
KAOUN. Voy. (08.
KAOUT, v. a. et auxiliaire. Posséder,
avoir, p. bet, Ce verbe s'emploie aussi,
par suite de relâchement et d'abus,
pour kavout, trouver; mais à l’infini-
tif seulement. Yor. KAVOUT. — La con-
jugaison de kaout est fort irrégulière,
d'autant plus qu'en certaines iocalités
il se produit des variantes pour le
présent, l'imparfait et le prétérit du
mode indicatif. C’est ainsi que l'on dit:
Me am euz, me em eux, me em beut,
j'ai,teec'h eux, te ex peuz. tu as ; ni
hon eux, ni hor heuz, nous avons;
c'hout hoc'h eux, c'hout ho peux, vous
avez ; hen en doù. hen en devoa, ilavait;
hen en doe, hen en devoe, il eut. Voy.
la grammaire et anssi le mot AVOIR à
mon Nouveau Dictionnaire 1869. Naoun
em eux, j'ai faim; arc'hani en deuz, il
a de l'argent ; sec'hed e deug. elle a
soif ; arc'hant hor beso, nous aurons
de l'argent ; arc'hañ en deveso, il aura
U)
922 KAR
de l'argent; arc'hant e deveso, elle
aura de l'argent. Pa hon eus arc'hant,
quand nous avons de l'argent.
KAOUT-GWELL (gu-ell), par relâäche-
ment pour Karout < gwell, v. a. Pré-
férer. À la lettre, trouver meilleur.
Gwell e karann ar pesk, je préfère le
poisson. Voy. KAVOUT.
KAOUT-MAD, par relâchement pour
katoud-mad, v. a. Trouver bon, pren-
dre plaisir à, permettre. Ar pes a gave
d'eshan a ioa mad, ce qu'il trouvait
bon. Yor. KAVOUT. On dit aussi Kaout
brao, kavout brao. Me a gav brao
mont di, je trouve agréable dY aller.
KAOUZ, 8. m. (anc.) Fromage. Il n'est
plus usité. Le P. Grégoire écrit kaus,
mot qui ressemble fièrement au mot
allemand.
KAOZEAL, v. n. C. S'entretenir, cau-
ser, p. kaoxeet.
KAP, s. m. Chape de prêtre, cape,
vêtement de femme de la campagne.
KAP, 8. m. YOt, C'HOARI AR C'HAP, jeu
d'enfants.
KAP, KAB, s. m. (anc.) Bout, extré-
mité.
KAPEAL, v. n. Aller à la cape, terme
marine.
KAPEZ, 8. m. C. Licou.
KAPOT, KAP, 8. m. Cape, vêtement
des femmes de la campagne avec ca-
puchoo.
KAPOT-SAC'H, 8. m. Cape noire que
les femmes portent à la campagne
pour les enterrements. À Îa lettre,
cape-sac.
KAPREZENN, 8. f. Câpre, sorte de
fruit ; pl. kapres, masc.
KAR, 8. m. (anc.) Amour, affection.
Voy. DIGAR.
KAR, s. m. Parent; pl. kerent.
Kar-nez, proche parent. Kar a bell,
pell-kar, parent éloigné. Beza kar tost
d'eunn den, se dit, saus que l'on soit
KAD
parent, d'un individu dont les maniè-
res sont les mêmes que celles de la
personne dont on parle. A la lettre,
être parent de près d'un individu.
KAR A BELL, 8. m. Parent éloigné.
Voy. KAR-PELL.
KARABINENN, 5. f. Carabine.
KARABASENN (karaba-senn), et aussi
KARABOSENN, 8. f. Vieille servante de
curé, en termes familiers.
KARABOSENN. Voy. le précédent.
KARADEK, adj. Aimable, aimant. —
Karet, aimer. Get adjectif est un nom
de famille très-répandu.
KARANTE, s. L Y. T. C. Amour, af-
fection, amilié, amant, amante, amou-
reux, en bonne part. Dans ces trois
dernières acceptions, ce substantif est
commun de genre.
KARANTE-DALL, 8. f. Y. Amourette.
— Karante, V., amour, et dal, aveu-
gle.
KARANTEK, adj. Yor. KARADEE.
KARANTEZ, s. f. Amour, amitié, af-
fection. Il s'emploie aussi comme
substantif commun ou des deux gen-
res, au sens de amant, amante, amou-
reux, en bonne part. — Karet, aimer.
Karañtez-flamm, ardeur en religion.
KARANTEZ, 8. L. Fruit de la bardane.
KARANTEZ-DOUE, 8. L Dévotion, —
Karaniez, amour, et Doue, Dieu.
KARANTEZUZ, adj. Charitable. Ka-
rañtezuz oc'h ar re baour, charitable
envers les pauvres.
KARAVELL, s. L T. Brancard, ci-
vière.
KARAVELL, a. L. J'ai trouvé ce mot
avec la signification assez singulière
de lit d’un domestique de grand sei-
goeur.
KARAVELLOU, s. pl. f. Mont war he
garavellou, se dit d'un petit garçon
qui marche à quatre pieds. S'il s'agis-
KAR
sait d’une petite fille. il faudrait dire :
war bhe c'haravellou. Ceci soit dit en
passant, pour rappeler les règles de
permutations.
KARC'HARIOU, 8. pl. m. Cercles en
fer des meules de moulin.
KARDELLAT, v. n. V. Mettre le fumier
en tas dans les champs pour le répan-
dre ensuite sur la terre.
KARDELLEIN (kardelle-in), v. n. Y.
Fumer une terre, y mettre du fumier;
p. kardellet.
KARDENN, 5. f. G. Litière des che-
mins.
KARDI, KARR-DI, s. m. Hangar, re-
mise pour les voitures. — Karr, voi-
ture, charrette, et ti, maison.
KAREDIK, 8. m. Amant. — Æaret,
aimer.
KAREEIN (karee-in), v. a. Y. Répri-
mander, blâmer. Voy. GAREEIN, qui est
le vrai radical, quoique quelques-uns
préfèrent kareein.
KAREEL, 8. L. Belette, animal ; pl. et.
Voy. MEREL,
KARELLA, v. a. Carreler. Yor. KAR-
REZA.
KARET, Y. a. Aimer, affectionuer;
p. karet. Ce verbe ne s'emploie pas au
sens de trouver bon, prendre plaisir
à, préférer. Karet a rann he vreur,
j'aime son frère. Toutefois on dit :
karet a ra he vanne, il aime à boire un
coup. À la lettre, il aime son coup.
KAREZ, 8. f. Parente. Karez-nez,
kares a bell. Yor. KAR.
KARG, 8. f. Enploi, fonctions,
charge, laix, et aussi cargaison ; pl. ou.
KARGA, v. 8. Charger, remplir,
combler; p. et. Karya leun, karga
beteg ar barr, remplir.
KARGEIN (karg-e-in), v. a. Y. Char-
ger. Le même que karga, du Léon.
KARGET (karg-e0), adj. Plein.
KAR 333
KARGWASK (kargoask), s. m. Panaris.
Voy. BISKOUL.
KARITELL, s. f. Etui à aiguilles, à
épingles.
KARKANIQOU, s. pl. m. C. Karkaniou
aour, chaîne d’or pour ornement de
cou.
KARKENN,.-KARV-KENN. Voy. ce der-
nier.
KARLOSCHENN, etaussi KARLOSTENN,
8. L Perce-oreille, insecte.
KARLOSTENN. Voy. le précédent.
KABM (anc.) Poème. En latin, carmen.
KARMEZIAD, 8. m. Carme, religieux;
pl. karmesiz, karmèsidi.
KARMEZ. Urs karmes, l'ordre reli-
gieux des Carmes.
KARMEZEZ, 8. L Carmélite, reli-
gieuse de l'ordre des Carmes; pl. ed.
KARN, s. m. Corne du pied des che-
vaux, des bœufs, etc., sabot du che-
val.
KARNA, v. n. Se former en corne,
parlant des pieds des chevaux, des
bœufs ; se botter, parlant de la neige,
de Ja boue qui s'amoncelle à la chaus-
sure.
KARNEK, ad}. Qui a de la corne aux
pieds, comme les chevaux, ânes,
beuta. Voy. KARN.
KARNEL, 8. L Charnier où l'on dé-
pose les ossements épars dans les ci-
metières ; pl. fou. Il s'emploie parfois
au sens de cimetière ; c'est la partie
prise pour le tout.
KARNELL, 8. L. Y. Créneau dans une
muraille ; pl. eu.
KAR-NEZ, 8. m. Proche parent ; pl.
kerent-nez. Ce mot se compose de Kar,
parent, et de nez, proche.
KARO, KARV, 8. m. Cerf; pl. kirvi,
et aussi karved, kerved.
KAROTEZ, pl. de karotezenn,
324 KAR
KAROTEZENN, s. f. Carotte; pl. karo-
fes, masc.
KAROUT, v. a. C. Aimer, affectionner.
Voy. KARET, pour les acceptions qu'il
est indispeusable de connattre.
KAR-PELL, et aussi KAR À BELL, 8.
m. Parent éloigné; pl. kerent-pell, ke-
rer a bell. À la lettre, parent de loin.
KARPENN. VOy. KARZ-PRENN. Ce mot
paraît dénaturé.
KARPPRENN. VOy. KARZ-PRENN.
KARR, 8. m. Charrette, voiture ; pl.
kirri. En latin, carrum. Ce mot s'eu-
tend aussi au sens de rouet pour Hier:
neza gant ar c'harr, filer au rouet.
VOY. EARR-DIBUNA.
KARRAD, s. m. Charretée, plein une
voiture. Eur c'harrad segal, une char-
relée de seigle.
KARR-0!, KASDI. Voy. ce dernier.
KAR-DIBUNA, a. m. Rouet à dévider.
— Karr, rouet, et dibuna, dévider.
KARREA, v. a. Equarrir, parlant du
bois ; p. karreet.
KARREA, KARREAT, v. a. Charroyer;
p. karreet. — Karr, voiture, charrette.
KARREAT, Y. a. Voy. le précédent.
KARREK, 5. f. Rocher en mer, ou
que la mer baigne, ou qui borde Ja
mer. lL s'emploie aussi avec le sens
général d'écueil en mer ; pl. kerrek.
KARREK-KLEUZ, s. L. Grotte formée
de rochers sur les bords de la mer. À
la lettre, rocher qui borde la mer, et
Keuz, creux.
KARRELEDENN, 8. f. Pclote pour
fixer les épingles.
KARRENER, KARRETER, 8. m. Char-
retier ; pl. ten. — Rar, voiture,
charrette.
KARRER. s. m. Charron ; pl. ten. —
Karr, voiture.
KAR
KARRETOUR, 5. m. V. Charretier :
pl. karreterion. — Karr, charrette.
KARREZA, v. a. Carreler, couvrir de
carreaux ou briques, ou autres matiè-
res minérales. VOy. KARELLA.
KARREZENN, 8. f. Carreau en terre
cuite; pl. ou.
KARR-HENT, s.m.Chemin de voiture.
— Karr, voiture, et hent, chemin.
KARRIKELL, 8. L Brouette ; pl. ou.
— Kurr, voiture.
KARRIKELLA, v. a. Et aussi karri-
kellat, brouelter, porter avec une
brouette.
KARRITELL, 8. L. Tombereau ; pl. ou.
— Karr, voiture.
KARR-MORDOK, 8. m. Y. T. Trique-
bale, diable, ou grande voiture à deux
roues pour les luurds fardcaux.
KARRCS, 8. m. Préceinte de navire.
KARROZ. Voy. le précédent.
KART, s. m. Quart, en parlant des
heures et des lieues. Eul leo ha kart,
une lieue et quart. Div heur ha kart,
deux heures et quart. Div heur nemet
kart, deux heures moins uu Quart,
une heure trois quarts.
KARTELL, s. m. Quartier de viande
de boucherie Eur c'hartell naout, un
quartier de mouton.
KARTENN, s. L Carte à jouer ; pl.
kartou, masc. YOT. KARTOU.
KARTENN, 8. L C. Gouzout ar gartenn,
savoir Ce qui se passe, être au cou-
ra .{ des nouvelles.
KARTOU, S. pl. m. Curtes à jouer.
C'hoari "Y c'hartou, jouer aux Cartes.
C'hoari kartou, jeu de cartes.
KARTOUROUN, 8. m. Quarteron.
LAAUTELL. Voy. CARRITELL.
A19, KARO. Voy. ce dernier.
KAS
RARVAN, 8. f. Mâchoire, et aussi
ensouple ou rouleau du métier de
tisserand.
KARVAN, 8. f. Y. Charogne, corps
d’animal mort. — Koc'h karvan se dit
d'une prostituée. Y.
KARVANAD, s.f.Coupsurlamäâchoire,
soufflet, coup sur la joue. — Karvan,
mäâchotre.
KARVANATA, v. a. Soufll:ter, donner
un coup sur la joue ; p.!es. Voy. KARVAN,
mâchoire.
KARVANEK, adj. Qui a une grosse
mâchoire. Vuy. KARVAN.
KARVEK, 8. m. Y. Sauterelle ; pl. kar-
vegeu. VOY. KARY.
KARVEZ, 8.f. Biche, femelle du cerf;
pl. ed. Voy. KARv.
KARVIK, 8. m. Faon, jeune cerf, —
Kart, karo, cerf. C'est le diminutif de
ce dernier ; pl. kartedigou.
KARVIK-BRUK, 8. m. Cigale, insecte.
À la lettre, petit cerf de bruyère.
KARV-KENN, S. m. Peau de cerf. —
Æarv, kard, cerf, et kenn (anc.), peau.
KARV-LANN, a. m. Sautcrelle, in-
secte. A la lettre, cerf de lande.
KARV-RADENN, 8. m. Sauterelle, in-
sccle. À la lettre, cerf de fougère.
KARZ, 8. m. Ordure, immondice. Ce
mot, qui paralt être le radical de karza,
nettoyer, n'est pas usité, que je sache.
KARZA, Y. a., et aussi skarza, ncl-
toyer; p. ef.
KAR2Z-PRENN, S. m. Sorte de four-
chette eu bois pour dégorger le soc de
la charrue et enlever la terre qui y
adhère. On dit aussi Farprenn. Ces
mots sont composés de karza, net-
toyer, et de prenn, buis. A la lettre,
bois pour uelloyer.
KARZI, KARO!. Voy. ce dernier.
KAS, s. m., et mieux kasoni, s. m.
Haine, rancune, répugnance.
KAS 325
RAS, v.a. Conduire, mener, porter,
emporter, envoyer; p. kaset. — Gwall-
gas, maltraiter. — KMasit ann dra-1e
gan-e-hoc'h, emportez cela. — Kan
kannad da, envoyer un commission-
naire à.
_KAS, s. m. (anc.) Colère.
KASAAT (ka-saat), Y. a. Bair: D.
kaseet.
KASAUZ (ka-sa-uz), adj. Haïssable.
LAS DA BENN, v.a. Achever, ac-
complir, mener à bonne fin. A la lettre,
mener à bout.
LAS DA GET (prononcez get comme
en français guelte, la lettre G étant dure
en breton, selon l'orthographe de
Le Gonidec}, v. a. Y. Anéantir, dissiper.
A la lettre, envoyer à rien, envoyer à
pas: get pour ket, particule négative.
Voy. le suivant qui a le même sens.
LAS DA NETRA, v. a. Anéantir, dis-
siper follement. A la lettre, envoyer
ou conduire à rien.
LAS-DIGAS. s. m. Agitation dans une
maison. allées et venues. Cette ex-
pression est formée 068 deux verbes
kaz, mener, et digas, ramener.
KAS HA DIGAS, v. a. Balancer, agiler;
p. kaset ha digaset. À Ja lettre, con-
duire et reconduire, mener et ra-
mener.
LAS DDUN, v. a. Enfoncer, envoyer
‘au foud. — Kas, mener, conduire, et
doun, profond, profondément.
KAS ER-MEAZ, v.a. Renvoyer, chasser.
À la lettre, envoyer dehors. Kasit
anezshan er-meaz, mettez-le dehors.
LASKALAT, KASKARAT, Y.H. Se frotter
le dos comme les mendiauts, pour
attirer la pitié.
KASKARAT. Voy. le précédent.
LAS KUIT, v. a. Chasser, renvoyer;
n. katet kuit. Kas a reaz aneshan Kuit,
il le renvoya. Kaset eo bet kuit, il à
été renvoyé. Fa
326 KAS
KASONI (ka-soni), 8.1. Haine, rancune,
malveillance.
KASTELL, 5. m. Château, hune de
navire; pl kesteil.
KASTELLAN, 8. m. Châtelain ; pl. ed.
LASTELL-BREZEL, 8. m. Forteresse;
pl. kestell-brezel. À la lettre, château
de guerre.
KASTELLIK, 8. m. Châtelet. C’est le
diminutif de kastell, château; pl. Kere
telligou.
LASTELLIN, nom de lieu. Chateaulin,
ville.
LASTÉELL-KARR, 8. m. Corps de la
charrette.
KASTELL-LAUGAD, nom de lieu. Fort
Mengan, près Brest.
LASTELL-LESTR, 8. m. Hune d'un
navire; pl. kestell-lestr. À la Icttre,
château de navire. Chacune a son nom
particulier; ainsi. on dit kastell ar
wern cras, la hune du grand mât, etc.
KASTELL-PAOL, nom de lieu. Saint-
Pol-de-Léon, ville.
KASTEL-PERSEL, nom de lien. Ber-
thaume, fort à l'entrée de la rade de
Brest.
MST, 8. m. Y.T. C. Punition, chä-
timent, mortification du corps.
KASTIAN, v. a. T. Voy. KASTIZA; H.
kastiet.
KASTIEIN (kasti-e-in), v. a. Y. Voy.
KASTIZA; D. Kastel.
KASTILLEZ (les L mouillées), 8. pl. m.
Pluriel irrégu'ier de kastillesenn.
KASTILLEZ-DU, 8. pl. m. Du cassis
ou des plants de cassis.
KASTILLEZENN (les L mouillées), s. L
Groseille à grappes ct aussi l'arbris-
seau qui les porte; pl. kastillez, masc.
LASTIZ, 8. m. Châtiment, punition
en général, mortification du corps,
terme de dévotion; pl. ou.
KAU
LASTIZA, v. a. et n. Châtier, punir,
venger, mortifier son corps, terme de
dévotion, dépérir de chagrin par suite
de mauvais traitements; p. kastixet. —
Kastisa a ra bemdes, il dépérit de
chagrin par suite des mauvais traite-
ments.
KASTOUNADEZ, 8. f. Cassonade, sucre
non épuré.
LASTR-EJENN, 8. m. Nerf de bœuf.
KASTR-IJENN, s. m. V. Le même
que le précédent.
KASTRET, adj. G. Qui a les reins
forts. -
KAT, v. a. T. Posséder, avoir. Gs
mot, je crois, n'est employé qu'ea
poésie, au lieu de kaout.
KATAR, 8. m. Mont gant ar c’hater,
être capricieux. J'ignore le sens de ce
mot katar.
KATARI, v. n. S'abalourdir.
KATEKIZ, 8. m. Catéchisme. Balak
ar c'hatekiz, le prêtre qui fait le caté-
chisme, Ober skol katekiz, faire le
catéchisme aux enfants.
LATEKIZA, v. a. Faire le catéchisme,
et mieux, dher skol katekis.
KATOLIK, adj. Catholique.
KAUC'H, s. m. Y. Excrément, merde.
Voy. &AOC'H.
KAUGANT, adj. (anc.) Abondant, co-
pieux. Voy. FAOUGANT.
KAUL, KOL (kah, s. pl. m. Y. T. C.
Pluriel de kaulenn, chou.
KAULENN, KOLENN (kôlenn), a. L
Y.T. C. Chou, légume. Voy. KAOLENN et
KOL, du Léon.
KAUT, KOT (Kn, 8. m. Y. T. C. Colle.
Voy. KAOT.
KAUT-GAOEL, 8. m. Y. Bouillie de
gruau. À la lettre, colle de gruau.
KAUTER, 8. L Y. T. C. Voy. KAOTER.
KAV
KAUZEAL, v. n. C. Hâbler, causer.
On trouve aussi écrit kozeal (kôseal).
KAV, KA, s. m. Voy. ce dernier.
LAVA, v. a. Creuser, Gaver: p. Karet.
Ba latin, cavare.
KAVADENN, a. L. Trouvaille, inven-
tion. — Kavout, trouver. — On dit
aussi kafadenn. — Kafout, trouver.
LAVAL LA (les L mouillées). Yor, KA-
VAILEAT. |
KAVAILLAD (les L mouillées), s. m.
Complot, conspiration, sédition.
KAVAILLAT (les L mouillées), v. n.
Comploter, conspirer ; p. kavaillet.
KAVAILLEN (les L mouillées), s. f.
Tout mets mal apprêté.
KAVAILLER (les L mouillées), a. m.
Emeutier, conspirateur; pl. ten.
KAVAN, 8. L Chouette, corneille;
pl. ed.
KAVAN-VOR, 8. f. Corneille de mer;
pl. kavaned-vor. — Katan, corneille,
et mor, mer.
KAVARGN, s. f. Caverne, antre, grotte;
pl. ou.
KAVAS, 8. m. Fourchon d'un arbre.
KAVATAL, adj. C. VOy. KEVATAL.
KAVAZEZ. Voy. KOAZEZ.
KAVELL, s. m. Nasse de pécheur,
berceau d’enfaat, corbeille ; pl. ou.
KAVELLAD, s. m. Plein une nasse de
pêcheur.
KAVELL-PESKET, s. m. V. Nasse de
pêcheur. A la lettre, nasse de poissons.
KAVELL-VOR, 8. f. Nasse de pêcheur
dans la mer. — Kavell, nasse, et mor,
mer.
KAVOUT, v. a. Trouver, inventer;
p. karet. N'am eux ket karei anezhan,
je ne l'ai pas trouvé. — Par suite de
KAZ 327
relächement, et pour l'infinitif seule-
ment, on dit plutôt kaout que kavout;
mais, pour ce qui est des autres temps,
la lettre Y reparaiît. En em gaout. se
rencontrer, au lieu de en em garout.
Lavar d'exhan dont da gaout he camm,
dis-lui de venir trouver sa mère. He-
mañ a xo klañv a gav d'in, je trouve,
je crois qu’il est malade. On dit aussi,
kaout a ra d'in ex eo klanv. Karout
brao, le même que karout-mad. Gant-
hañ ec'h en em garazs va breur e kear,
mon frère le rencontra en ville. Le
verbe kavout est assez irrégulier dans
sa conjugaison, d'après Le Gonidec,
mais plusieurs le conjuguent réguliè-
rement. Voy. la grammaire. On dit
aussi kafout. Les verbes kaout-gwell et
katout-mad sont dans le même cas.
KAVOUT-MAD, Y. n. Voy. KAOUT-MAB.
KAYMANT, 8. m. Y. Vagabond; pl. et.
KAZ, s. m. Chat; pl. kirier.
KAZALIEU, 8. pl. L. Y. Le même que
askellieu, Y.
KAZARC'H, KAZERC'H, 8. m. Grêle,
pluie glacée.
KAZARC'HA, KAZARC'HI, et mieux
GBER KAZARC'H, tomber de la grêle.
Ce verbe n’est même pas usité, si ce
n'est au participe passé kazarc'het,
pour dire qui a été grêlé ou abtiné par
la grêle. Kasarc’het eo bet ar gwiniz,
le froment a été grêlé.
KAZARC'HET, adj. et part. Voy. le
précédent. |
KAZARC'HUZ, KAZERC'HUZ, adj. Sujet
à amener de la grèle, parlant du temps.
KAZEK, 8. f. Jument: pl. kexeken-
ned, et aussi kezek. Ce dernier est pour-
tant le pluriel de marc'h, cheval. Les
poëles vannetais appellent kazek glas,
la mer au large. A la lettre, jument
bleue.
KAZEK, 8. f. Jumelle de tisserand,
partie du métier, poutreau de moulin.
KAZEK-DOUGEREZ (doug-erez), s. f.
Jument poulinière. A la lettre, jumènt
pleine.
328 KEA
KAZEK-KOAT, 8. L. Pivert, oiseau. À la
lettre, jument de forêt. Je ne com-
prends pas ce nom donné au pivert,
non plus que son synonyme eubeul-
koat. À la lettre, poulain de forèt. On
dit aussi killek-koat. Ce nom est mieux
appliqué. A la lettre, coq de forêt.
KAZEL, 8. L Aisselle; pluriel duel,
ann diou gazel. Le mot kasel se dit
aussiau sens debras, dans cette phrase:
kregie kazel eunn den, saisir quelqu'un
par le bras.
KAZEL, 8. L Aile d'un édifice; pl.
kazel'ou.
KAZELIAD, 8. f. Ce que l'on peut
porter sous un bras, sous une aisselle,
demi-brassée. — Kazel, aisselle.
KALENN, 8. L. Ema atao war he lerc'h
evel eur gazenn, elle est jalouse de son
mari. J’igaore le sens de kasenn,
KAZERC'H. Yor. KAZARC'H.
KAZERC'HUZ. Voy. KAZARC'HUZ.
KAZEZ, s. L. Chatte, pl. cd. — Kat,
chat.
KAZ-KOAT, 8. m. Ecureil, arimal.
À Ja lettre, chat de forût.
KAZPRENN, s. m. Ce mot est déna-
turé, ainsi écrit. VOY. KARZ-PRENN.
KAZR, adj. (anc.) Beau. Yor. KAER.
KAZRAHAT, v. a. (anc.) Embellir.
Voy. KAERAAT.
KAZUL, 8. L. Chasuble de prêtre;
pi. tou.
KAZ-VOR, s. m. Chat de mer.— Kaz,
chat, et mor, mer.
KE, a. m. V. Clôture en terre, haie,
quai d’un port de mer ou de rivière;
pl. keten. VOy. KAE, KEEIN.
KE, s. m. V. Repentir, regret. Voy.
KEUZ.
KEA, v. 0. T. C. Faire une haie.
KEA, KEL, Y. n. (anc.) Aller. Voy.
MORT.
KEB
LEAC'H, KEC'H, adj. Y. Voy. ce der-
nier.
KEAL, KEL, 8. m. Mention, rumeur,
nouvelle. — Rei keal, annoncer une
nouvelle. En Cornouaille on dit : eunn
den keal d'es han da zimezi, un homme
du mariage duquel il est question.
KEALOU, 8. pl. m. (anc.) Il a fait
place à kelou.
KEAR, 8. f. Ville, logis. Ce mot breton
preud une construction particulière,
sclon qu'on l’emploie au sens de ville
ou de logis. — Mont e kear, aller en
ville; mont d'ar gear, aller au logis.
(Prononcez gear comme en français
gué-ar). Voyez le mot vice à mon
Nouveau Dictionnaire français-breton,
1859. — Leur-gear, place publique
d'une ville. Pen-kear, ville capitale.
Tud kear, re gear, les habitants de la
ville. Kear Vrest, la ville de Brest.
LEAR-MOUZIK, s. f. Lioù où se retire
un boudeur. — Mont da gear-mousik,
se retirer dans un coin pour bouder.
— Kear, logis, et mouza, bouder.
KEAR-VEUR, s. L. Capitale, ville prin-
cipale. — Kear, ville, et meur, grand,
principal.
KEAUDET, KEVAUDET, 8. m. (anc.)
Cité.
KEAZ, adj. Bien-aimé, cher, tendre,
malheureux ou plutôt digne de com-
passion. — Paour keax, pauvre mal-
heureux. — Va sad Kras, mon cher
père ; va mamm geaz, ma chère mère.
KEAZ, s. m. Malheureux. s. m. Au
pluriel, keis; ar geiz, les malheureux,
les gueux.
KEAZ-DOUE, S. m. Pauvre malheu-
reux. A la lettre, malheureux de Dieu.
KEAZEZ, a. f. C'est le féminin, assez
peu usité, de keaz, s. m.
KEBELL, pluricl irrégulier de kabell,
NES, s,m. Poutre, solive, chevron;
pl. ou.
KEF
KEBRA, v. a. Peu ou pas usité; placer
des solives.
LEON, KEAC'H, LER, adj. Y. Bien-
aimé, cher. Voy. KEAZ, ad).
KEDED, KEDEZ, a. L. Kquinoxe.
KEDEZ. Voy. le précédent.
KEEDER, a. £. Y. Equinoxe.
KEEIN, KEIT (ke-e-in), v. n. Y. Faire
une haie. — Ke, Y. haie.
KEEL, KENEIL, a. m. (anc.) Avant-
bras de la charrue.
KEELA, KEHEZLA, v. n. (anc.) Tenir
la charrue par l'avant-bras pour la
diriger.
KEELA, v. a. (anc.) Honorer, adorer,
parlant de Dieu.
KEF, 8. m. Tronc ou souche d'arbre,
tison, bûche, et aussi tronc d'église
ou pour jes pauvres; pl. iou. Voy.
PENN-GEF.
KEFALENN, KEVALENN, a. L. Mets de
toute sorte, ragoût.
KEFEL, 8. m. (anc.) Compagnon, ca-
marade.
KEFELEK, 8. m. Bécasse, oiseau; pl.
kefeleged. Ce substantif est un nom de
famille très-commun.
KEFELEKAAT, v. n. Faire la chasse à
la bécasse; pl. kefelekeat, kefelekeet.
KEFELEK-KOAT, s. m. Bécasse de la
grande espèce. À la lettre, bécasse de
forêt.
KEFELEK-LANN, 8. m. Bécassine. À la
lettre, bevasse de lande.
KEFELEK-VOR, s. m. Corlieu, oiseau.
— kefelek, bécasse, et mor, mer.
KEFELIN, KEFILIN, s. m. C. Coude;
pluriel duel, ann daou gefelin.
KEFER, KENVER, KEVER, s. m. Bois
du soc de la charrue; journal, an-
cienne mesure agraire valant un demi-
hectare. Voy. E-KEAVER, à côté de,
KEF
LEFERER, s. m. Concurrent.
LEFÉSTA, v. 0. Rechercher les bons
repas.
KEFESTER, 8. m. Chevalier d'indus-
trie.
329
KEF-GWINI (gu-ini), 8. m. Cep de
vigne. — Ael, souche, et gwm, pl.
de gwinienn, vigne. On dit aussi skod-
gwini.
KEFIADA, v. n. Pousser des racines,
parlant de l'avoine qui semble gelée.
KEFILIN, s. m. GC. Coude ; pluriel
duel, ann daou gefilin.
REFILINAD, 8. L. C. Coudée, ancienne
mesure équivalant à 50 centimètres.
KEFINIANT, s. m. Cousin éloigné.
On dit aussi kefniant.
KEFINIANTEZ, s. f. Cousine éloignée.
On dit aussi kefniantes, |
LEFIOU, 8. pl. m. Menottes, fers des
crimiuels.
KEFLEUE, KEULE, adj. f. qui se dit
d'une vache pleine. Kefleue 60 ann
ounner, C. La génisse est pleine. Ke-
fleue et keule, ne s’emploient que
pour les vaches, ainsi que l'indique
le mot eué, veau, qui entre dans la
composition de ces mots.
KEFLUSK, 8. m. Agitation.
LEFLUSKA, v. a. Agiter, remuer ; p.
et.
KEFN, KEVN, 8. m. (anc.) Dos. Voy.
EIR, 7
KEFNIANT, s. m. Cousin éloigné. On
dit aussi kefiniant.
KEFNIANTEZ, s. L. Cousine éloignée.
Oa dit aussi kefiniantez.
KEFNIDENN, 8. L Araignée ; pl. kef-
nid, masc.
KEFNIDENN-VOR, a. L. Kcrevisse de
mer. — Kefnidenn, araignée, et mor,
mer ; pl. ke/nid-vor,
4?
330 KEG
KEFNIDENN-ZOUR, 8. f. Ecrovisse
d'eau douce. — Kefnidenn, araignée,
et dour, eau ; pl. kefntd-sour.
KEFRANN, KEVRANN, s.
KEVREN.
m. YOT,
KEFRE. Voy. KEVRE.
KEFREDER, s. m. D'après Le Pelle-
tler, homme pensif et rêveur, par
suite de quelque préoccupation. Yat,
KEFRIO!.
KEFREDER, 8. m. (anc.) Plongeon,
oiseau.
KEFRET. Yor. KEVRET. Y. T.
KEFRIDI, 8. L. Affaire, tâche, beso-
gne, commission ; pl. kefridiou. Dre
gefridi, ahenn kefridi, tout exprès, à
dessein, à bon escient.
KEF-TAN, 8. m. Tisou. — Kel, bù-
che, tison, et tan, feu.
KEGEL, KEGIL, a. f. Qnenouille ; pl.
tou. Prononcez keg-el, keg-il.
KEGELIAD, KEGILIAD (heg-eliad), 8. f.
Quenouillée, la quantité de fl, de
Jaine que peut contenir une quenouille.
KEGIL (keg-il}. Voy. KEGEL.
KEGILIAD (keg-iliad). Voy. KEGELIAO.
KEGIN (keg-in), 8. L. Cuisine. Ober
ar gegin, faire la cuisine. Pronoucez le
mot gegin comme on prononcerait en
français gué-gui-ne.
KEGIN. fe mot qne j'ai vu ainsi
écrit, avec le sens de geai, oiseau,
n’est pas le radical, c'est gegin.
KEGINA (keg-ina), et mieux, ober ar
gegin, faire la cuisine. .
KEGINER (keg-tner), 8. m. Cuisinier ;
pl. ten. — Kegin, cuisine.
KEGINEREZ (keg-inerez), 8. L. Cuisi-
pière ; pl. ed.
KEGINOUR (keg-inour), 8, H. Y. Cui-
pinier, — Kegin, cuisine,
KEI
RET (ag, 5. L Ciguë, plante
vénéneuse.
KENEIL, Yor. REEL, partie de la
charrue.
KEHEZLA, v. n. VOy. KEELA, conduire
la charrue.
KENED, ady. (anc.) Publiquement.
KEI, KEA (ke-1), v. n. (anc.) Aller.
Voy. MORT.
KEIAT. KEEIN (ke-e-inl, v. H. Vory.
ce dernier. Prononces ke-tiat.
KEIDA, KEIZA (ke-ida, sal, v. n.
C. Gazvuiiler.
KEIDA (ke-ida), v. a. (anc.) Egaler. —
Keu, autant.
KEIDEL (ke-idel), 5. f. T. G. Equi-
nose. Keidel gwengolo. équinoxe d'au-
tomne ou de septembre.
KEIEL (ketel), 5. f. T. Yor. ERELL
quenouiile.
KEIELAD {ke-ielad), 8. 1. T. Quenouil-
lée, plein une quenouille.
KEIEU (ke-teu), 8. pl. m. Y. Pluriel
de ke, Y. hale.
KEIGEL (ke-ig-el), 8. f. C. Qaenouille:
KE1J, s. m. Y. Orthographe vicieuse.
Voy. AR),
KEIJEIN, v. a. Y. Orthographe vi-
cieuse. Voy. KEJEIN.
KEIJOUT, Y. a. Y. Orthographe vi-
cieuse. Yoy. KÉJEIN.
KEILLENENN (les L mouillées). Yor.
KELIENENN.
KEIN (ke-in), s. m. Dos, cime, quille
de navire. Yor. KEIN AR C'NAR.
KEINA (ke-ina), v. a. Soutenir avec
le dos.
REINA (ke-ina), v. n, Gémir, se la-
menter,
KEL
HIRAET (bo-ina/7), v. n. ane. Ger-
mer.
KEIN-AR-CD'HAR (ké-t, s. m. Le de-
vaot de lu jambe. A la lettre, dos de
la jambe, parce que le mollet s'appelle
kof-gar, ventre de la jambe. C'est une
idée bisarre.
KEINATA (be-inata), v. a. Porter sur
dos. —- Len, dos.
KEINEX (ke=inck), adj. Qui a le dos
large. — Ln, dos.
KEINIK (ke-inik), adj. Un peu bossu.
— Kein, dos.
KEINVAN (ke-invan), 8. m. Plainte,
gémissement ; pl. ou.
KEMNVANUZ (ke-invanus), adjectif.
Plaintif, lamentable.
KEIT (ke-tt), 8. m. Distance, durée.
KEIT (ket), adj. Egal, aussi grand.
KEIT-HA-KEIT, adv. Egalement, au-
tant l'un que l'autre.
KEIZ (ke-is), 8. pl. m. Pluriel irré-
gulier de kaas, 8. m.
KEIZA, KEIDA (ke-iza). Voy. ce der-
pier.
KEIZIA (ke-izia), v. a. Dégrossir, nar-
laut du bois brut, et, pr extension,
prendre ou dérober 015 partie de la
matière que l'on conf pour la tra-
vailler, parlant d'uve ouvrière.
KEJ, a. m. Y. Mélange. Ker-ne, V.,
pêle-mêle. Prononcez kéj.
KEJEIN (kéj-e-in), v. a. Y. Brouiller;
mêler, frelater; p. kejet. On dit aussi
kejout.
KEJEREC'H (kéjerec'h), s. m. V. Mé-
lange.
KEJOUT. Voy. KEJEIN.
KEL, KEN. KER, adverbe de compa-
raison. Lel lez, si souvent. Voy. KER,
KEN.
KEL
KEL, KELL, 8, m, Cloison.
KEL, 8. m. Yoy. KELOU, nouvelles. 1€
singulier n'est plus usité.
KELADUR, s. m. Herminette de char-
pentier ; pl. tou.
KELADURIAT, v. n. Travailler avec
l'herminette, terme de charpentier;
p. keladuriet.
334
KELAOU. Voy. KELOU. Ce mot est l'an-
cien pluriel de kel, nouvelle, qui a
oessé d’être employé, mais qui se re-
trouve daus quelques dérivés ci-des-
SOUS.
KELAOUER, s. m. Donneur de nou-
velles. 1l dérive de kelaou.
KELAQUI, v. n. (anc.) Demander à
quelqu'un des nouvelles de sa santé.
Voy. KELAOU.
KELASTRENN, s. f. Houssine; pl. ou.
KELASTRENNA, v. a. Frapper avec
une houssine; p. et.
KELASTRENNAD, 8. f. Coup de hoes-
sine.
KELAVAR. Yar. HELAVAR.
KELC'H, 8. m. Cercle, circonférence,
et, par extension, cercle de tonneau;
pl. tou. :
KELC'HEK, adj. En forme de cercle.
KELC'HENN, KERC'HENN, 8. L. Collier,
Curcan, collet d’habit, cuilier d'orne-
ment, de chien; pl. ou.
KELC'HIA, v.a. Entourer d'an cercle,
cércler, et, par extension, bloquer,
ceruer, ensorceler. Ce dernier seus
vient de ce que les sorciers tracent
des cercles sur le sol.
KELC’HIER, 8 m. Sorcier, magicien;
pl. ten. Voy. KELC'HIA.
KELC'HOUE, s. pl. m. Y. Pluriel irré-
gulier de kelc'houeenn.
KELO'HOUEENN, s. f. Y. Coudrier ;
pluriel irrégulier, kelc'houe, masculin,
des coudriers, du bois de coudrier.
332 KEL
KELEIER, 8. pl. m. Papiers publics,
journaux, nouvelles politiques. Ce
mot dérive de kelou, nouvelles.
KELEIN, V. Ploriel de kolin.
KELENN, s. f. Instruction au sens de
précepte, conseil, lecon, correction;
pl. ou.
KELENN, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kelennenn.
KELENN, v. a. Dogmatiser, corriger,
instruire; p. kelennet.
KELENNAOUREZ, 8. f. Instructions
religieuses, précentes, doctrine.
KELENN-RAILL (les Lmouillées). s. m.
Houx panaché. — Kelenn, houx, et
baill, qui a des taches blanches.
KELENNEIN (kelenn-e-in), v. a. Y.
Enseigner, instrure ; p. kelennet,
KELENNEK, a. L. Champ de houx. —
Kelenn, 8. pl. m., du houi, des plants
de houx.
KELENNENN, 8. f. Plant de hont :
pluriel irrégulier, kelenn, masculin,
des plants de houx, du bois de houx.
. KELENNER, 8. m. Dogmatiseur; pl.
ten.
KELER, 8. m. Conopode, noix de
terre, plantes.
KELERENN, 8. L. Lutin, feu-follet ;
pl. ed.
KELF.se. m.C.Souche d'arbre; pl. iou.
Voy. EE,
KELI, 8. m. Y. Portion retranchée
d'une étable où l'on met les jeunes
animaux qu'ôn élève; pl. tu.
KELIEN, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kelienenn, mouche.
KELIENEK, adj. Rempli de mouches,
couvert de mouches.
KELIENENN, s. f. Mouche, insecte;
pl. kelien, masculin.
KEL
KELIENENN-VORS, s. f. Taon,
mouche qui s'attache aux bestiaux. Cs
mot est composé de kelienenn, mouche,
et de morza, s'engourdir.Cette mouche
s'attache avec tant d'acharnement aux
bestiaux qu'elle semble engourdie à
sa place.
KELIENENN-ZALL, «. L. Taon, grosse
mouche qui se cramponne aux bestiaux
et les rend parfois furieux. A la lettre,
mouche aveugle (dail. Et cependant le
taon a des yeux verts très-prononcés.
Il y a donc liea de prendre l'adjectif
dall au figuré.
KELIN, pluriel de kolenn, petit de
certaines femelles d'animaux.
KELINA, Y. n. Mettre bas, parlant
des chiennes, chattes etautres femelles
de ce genre. Voy. KELIN et KOLENNI.
KELION, a. pl. m. Y. Pluriel irrég.
de £elionenn, mouche.
KELIONENN, 8. L. Y. T. Mouche; pl.
kelon, masculin.
KELL, KALL, KALO'H, 8. m. Testicule;
pluriel duel, daou gell.
KELL, KEL, 8. m. Cloison.
KELLASKA, v. a. (anc.) Chercher.
VOYy. KLASK, v. a.
KELLEAZ, 8. m. Le premier lait d’une
vache qui 4 vêlé. VOy. LEAZ-LUSEN.
KELLEK, adj. Qui a de gros testicules,
parlant d'un animal. — Kell, kall, tes-
ticule. Cet adjectif figure parmi les
noms de farmitle; ou l'écrit Quellec.
KELLEZ. VOY. KELLEAZ.
KELLID, s. m. Germe de graine.
KELLIDA, v. n. Germer, parlant des
graines. 7
KELLIDEIN (kellid-e-in), v. n. V. Ger-
mer, parlant des graines. On dit plus
souvent klidein.
KEL-LIEZ, ady. Si souvent. — Ael,
ei, et lies, aliez, souvent.
KEM
KELORN, 8. m. Baquet pour garder
la viande salée; botte à sel près du
foyer pour le préserver de l’humidité.
— Kelorn ar c'haalenn, la botte au sel.
KELDRN, s. m. {anc.) Botte à divers
usages, vase pour traire les vaches.
KELOU, s. pl. m. Nouvelles, rumeur.
Voy. KEL.
KELOUE. YOT. KELC'HOUE.
KELOURN. VOY. KELORN.
KELT, 8. m. (anc.) Guerrier. Voy.
GALL (anc.).
KELVEZ, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kelvesenn, coudrier.
KELVEZERK, s. f. Coudraie, lieu planté
de coudriers.
KELVEZENN, s. f. Et mieux, gtoezenn
gelves, coudrier: pl. kelvez ou 01065
kelves masculin, des coudriers, du
bois de coudrier.
KER, particule qui entre dans la
composition de quelques mots, comme
kemmeski. À Ja lettre, mêler avec.
YOT, KEMMESK, LEMMESKI.
KERBER, KEMPER, s. m. (anc.) Con-
fluent de deux cours d'eau. Il est pro-
bable que le nom de la ville de Quimper
(en breton Kemper), dérive de ce mot.
Cette ville, en effet, est au confluent
de l'Odet et dn Stir. On l'appelle aussi
Kemper-Odet, Quimper sur "Odet. pour
la distinguer de Kemper-Elle, Qnim-
perlé ou Quimper sur la rivière d'Ellé.
KEMBOT, KOMBOT, 5. m. (anc.) Ter-
rasse de jardin, vallon, et aussi étage
de maison.
KEMEND, KEMENT(prononcez comme
en francais kémainde, kémainte), ady.
Antant, tout ce que, tout ce qui. —
Kemeñd-ha-kemend, autant l'un que
l'autre; kemend-all. autant; kemend-
hmt, quiconqne. — Kemend, kement,
s’emploient aussi dans la locution sui-
vante : He-man ne ket kemend ha me,
il n'est pas si grand, si fort, si habile
que moi, selon le sujet de la phrase.
KEM 333
KEMEND-ALL (prononcez comme en
francais kémainde), adv. Autant. — Her
kemeñd-all, ober kemend-all, rendre
autant qu'on a recu, rendre la pareille.
KEMENER, 8. m. Tailleur pour vête-
ments; pl. ten. Ce mot est un nom de
famille très-répandu. En français, on
l'écrit Quéméner. — Ar c'hemener, le
tailleur.
KEMENER, 8. m. Faucheux, espèce
d'araignée.
KEMENEREZ, 8. f. Tailleuse; pl. ed.
— Ar gemenerez. la tailleuse.
KEMENER-VOR, s. m. Kcrevisse de
mer. — Kemener, faucheux, sorte
d'araignée, et mor, mer.
KEMENEUR, 8. m. C. Voy. KEMENER.
Ce substantif est un nom de famille
très-répandu.
KEMENGADER, s. m. C. Messager.
KEMENN, s. m. Ordre, commande-
ment, et, par extension, messager,
commissionnaire.
KEMENN, v. a. Ordonner, mander :
p. Kemennet.
KEMENNADUREZ, 8. L Mandement
d'évèque.
KEMENT, KEMEND. Voy. ce dernier.
KEMENT-SE, pron. Cela. Prononcez
comme en français kémainte-sé. Ce mot
ne devrait s'employer que pour les
choses non palpables. Voy. ANN DRA-ZE.
KEMENT-TRA, pron. Tout ce que,
tout ce qui. Voy. KEMENT.
KERER, s. m. Y. Captare.
KEMER, v. a. V. T. Prendre, s'em-
parer, accepter : p. Kemeret.
KEMERET, v. a. Prendre saisir,
recevoir, accepter, s'emparer ; H.
kemeret.
KEMEROUT, v. a. C. YOT, KEMERET,
v. a.
334 KEM
KEMINER, 8. m. Y. Tailleur d'habits :
pl. ion.
KEMM, 8. m. Echange, troc, compa-
raison, différence.
KEMMA, v.a Echanger, troquer ; p.
et.
KEMMESK, a. m. Mélange. Ce mot et
ses dérivés sont composés de la par-
ticule ken, avec. ensemble, et de mesk,
mélange. Le substantif qui nous oc-
cupe a donc été, dans le principe,
écrit kenmesk; mais par suite d'un cer-
tuin besoin d'adoucissement, on a
écrit et pronuncé kemmesk. Voy. ce
qui est dit à ce sujet dans les remar-
ques sur les étymo!ogies insérées en
tête de ce dictiounaire.
KEMMESKET, adj. Mélangé, compli-
qué.
KEMMESKI, v. a. Mèler. mélanger ;
P, kemmesket. Voy. KEMMESK pour la
composition.
KEMM-WERZ (rerz), s. m. Commerce
en général. — Kemm, échange, et
gwerza, vendre.
KEMPENN, aûj. Propre dans sa mise,
élégant.
KEMPENN, adv. Proprement, élé-
gamment.
KEMPENN, v. 3. Préparer, arranger,
embellir, nettoyer, mettre en ordre ;
p. kempennet. Kempenn dillad, net-
toyer des vêtemvuuts.
KEMPENNADUREZ, 9.
élégance.
KEMPENNI, v. a. Non usité. Voy.
KEMPENN, t. à.
KEMPENNIDIGEZ, 5. L. Voy. KEMPEN-
NADUREZ.
KEMPER, KEMBER. Voy. ce dernier.
f. Propreté,
KEMPER. Nom de lieu. Quimper,
ville, On l’appelle aussi en breton,
KHemper-Odet. À la lettre, Kemper sur
Ja rivière de l'Odet, et aussi Aemper-
Korintin. À la lettre, Remper sous
l'invocation de saint Corentin.
KEN
KEMPERLE. Nom de lieu. Quimperté,
ville, On l'appelle aurai en breton,
Henper EU, Quimper sur la rivière
KEMPRED , adj. Qui est du même
temps, contemporain. — ÆKem, ken,
avec, ensemble, et pred, temps. sai-
son, époque. Kempred u. ils sont
contemporains.
KEN, ady. Eo commun, ensemble,
avec. — Après cet adverbe qui entre
dans la compasition de quelques
mots, les letires fortes s’adoucissent.
Ainsi, ken-ceva pour ken-beva, vivre
en commun; ken-creur pour ken-breur,
confrè:e.
KEN, KER, KEL, adv. de compardi-
sou. Aussi, si. Ces adverbes bretons
suivent les mêmes règles que les ar-
ticles ar, ann, al, relativement à la
lettre initiale du mot qui les suit. Ken
doun hag ar re all eo, il est aussi
profuud que les autres. Voy. KEA.
KERN. adv. Pas davantage. Ce mot ne
s'emploie qu'en compagnie d'une né-
gation. N'am eux netra ken, je n'en
ai pas davactage.
KEN, adj. (anc.) D'après Le Gonidee,
ce not paraît avoir été usité autrefois
au sens de beau et être le radical de
kened, beauté.
KEN. 8. m. (anc.) Et aussi kenn, peau
d'animal, cuir non tanué.
KEN A... Locution elliptique. Autant
que possible, tant et plus, si bien que.
Cette Jlocutiou est fort usilée dans le
langage usuel. C’est ainsi que l’on dit:
fustet en het ken a..., il a été battu
d'importance. C-tte phrase bretonue
est évidemment incomplète : aussi
pour rendre la construction pleine,
faut-il sons-entendre les mots sni-
vants : srakle he eskern. Fustet oo bei
ken a strakle he eskern, il a été batta
si bien que ses os craquaient. Redek a
reù ken a... (sous-entendu : golle he
alan). À la lettre, il courait tant et plus.
A la lettre, il courait si bien qu'il per-
dait haleine. lL en est de même des
autres phrases de ce genre. Skai a
reds ken a silammar ann dour, il
frappa si fort que l'eau en a juilli.
KEN
KEN-ABREB, adv. Sitôt, (014. encore.
Dans le sens de encore, cet adv. est
accompagné d’une négation. Na d-it
ket hen-abred, ne vous en allez nas
encore. Deui oc'h ken-abred, vous êtes
déjà arrivé. — Ken, si, et abred, de
bonne heure.
KENAVE, adv. V. Sinon, sans. Penave
est plus usité.
KENAVEO, KENAVO, V T. Locution
elliptique. Voy. KENAVEZS.
KENAVEZO. Locution elliptique. Au
revoir, adieu. Ce mot est composé des
trois mots ken a vezo. À la lettre, jus-
qu'à ce que soit (sous-entendu, la
prem'ère visite ou la première ren-
contre}, Quelquefois on complète la
construction et l'on dit : Kenaveso ar
c'henia gweled, vu kenarezo ar c'henia.
En d'autres lieux, on dit kenara, ke-
navou, kenexe.
KENAVO. G. T. Le même que le
prévédeut.
KENAVOU. V. Le même que kena-
te20. Ñ
KENDALC'H, s. m. Persévérance. Ce
mot est le 1adical du verbe kendalc'hi
qui a fait place à kenderc'hel.
KENDALO’HI, v. n. Non usité. Voy.
RENDERC'HEL.
KENDAMQOUEZ, a. L. C. Emulation.
KENDELC'HER, v. n. Persévérer,
persister ; p. kendalc'het. Ce verbe 8e
conjugue sur l'ancien infinitif kendal-
c'hi, comme l'indique son participe
passé. Voy. KENDERC'HEL.
KENDERC'HEL, et aussi KENDEL-
C'HER, v. nu. Persévérer, nersister,
cootinaer ; p. kendalc'het. Ce verbe
semble très-irrégulier au premier as-
pect, mais il ne l’est pas, attendu qu'il
se conjugue sur kendalc'hi qui paraît
avoir été usité conme infiuitif. Mar
kendalc'hit da bec’hi, si vous persistez
daos le péché.
KEN-DERE, KENDEBRE, 8. m. Ce mot
s'emploie à peu près au sens de ben-
KEN 330
vreur, confrère. He gen-dere, les gens
de son espèce, de sa qualité. On dit
aussi he zere. VOY. DERE.
KENDERF. KENDERV, 8. m. Cousin ;
pl. kendirvi.
KENDERVIA, v. n. Cousiner.
KENDIRVI, pluriel irrég. de kenderv,
cousin.
KENDREC’HI, Y. a. Convaincre; p.
kendrec'het. — Kendrec'het eo bet war
eul laeronsi, il a été convaincu de vol.
KENEB, KENEP, adjectif féminin qui
se dit des juments pleines. — Kazek
keneb. jument pleine.
KENEBET, adj. Betra kenebet, se dit
d'une jument qui a été saillie, mais
qui n’a pas gardé.
KENED, 8. m. Beauté. Ce mot paraît
dériver de l'ancien mot ken, beau. Ge
mot est, je pense, le vrai radical, et
non gened, comme on l'écrit parfois.
Voyez ce qui est dit à ce sujet au mot
gened.
KENEO, 8. mn. Y Le même que kenet,
V., bois de chauffage. |
KENEP, LENER, Voy. ce dernier.
KEN-ESKOP, 8. m. Coadjuteur d'un
évèque. Ce mot est composé de ken,
avec, et de eskop, évêque.
KENET, s. m. Y. Bois de chauffage.
Voy. KEUNEUO, du Lévo, pour l'emploi.
KENET, KENED. Voy. ce dernier.
KENEU, Y. VOy. KENEUENN.
KENEUENN, 8. L. Y. Noix, fruit; pl.
keneu, masculin.
KENEUENN-GARO'H, s. f. Y. Noiseite.
A lu lettre, noix de haie; pl. keneu-
garc'h.
KENEZE. Locution qui se dit en
queiques cantous, au lieu de kenavezo,
adieu.
KEN-FOAN, s. m. 1. Four banal. —
Ken, ea comœun, et forn, Y. four,
336 KEN
KEN-FOURN, 8. m. Four banal. —
Ken, en commun, et fourn, four.
KEN-GANV, s. m. Condoléance. —
Ken, en cominun, et kanr, deuil.
KEN-GANVAOQUI, v. n. Prendre part
au chagrin de quelqu'un et le lui té-
moigner. — Âen, en commun, et kan-
vaoui, prendre le deuil.
KEN-HA-KEN, adv. Tant et plus.
KENILEIN (kenile-in), v. a. Tisonner,
fourgonner, parlant du feu; remuer,
parlant de la braise du four.
KENITERV, s. f. Cousine. On dit aussi
keviniterv.
KENKIZ, 8. m. Maison de plaisance à
Ja campagne et entourée de bois. etc.
11 paraît que le mot français plessis
était en usage autrefois pour la tra-
duction de ce mot. — Kenkis est un
nom de famille ass: répaudu.
KENKLAO, s. m. Etrape, sorte de
faucille pour couper les halliers.
KEN-LEVENEZ, s.m. Congratulation.
— Ken, en commun, et devenez, joie.
KENN, s. m. Crasse de la tête. scories
des métaux.
KENN, 8. m. (anc) Peau d'animal,
cuir non launé. Ce substantif aucien
se retrouve dans quelques mots com-
posés comme marc'h-kenn, peau de
cheval ; bugenn pour buoc'h-kenn, V.,
peau de vache et autres.
KEN NA, prép. Jusqu'à ce que. —
Ken na zeutn, jusqu’à ce qu'il viepne.
A la lettre, tant qu'il ne viendra pas.
— Ken na pest daou plugs, jusqu'à
ce qu’ils aient deux aus. A la lettre,
tant qu'ils n'auront pas deux uns. Ces
exemples et ceux donnés à ken a, peu-
vent servir à expliquer la différence
qui existe entre ken na et ken a.
KEN-NEBEUD, adv., ct aussi kenne-
beud, uon plus. — Na me kennebeud,
ni moi non plus. — Kennebeud ha pa
vije bet maro, pas plus que s'il eût été
mort,
KEN
KEN-HOUARN, s. m. Mâchefer, À la
lettre, scories de fer.
KEN-NERZ, KENNERZ, s. m. Aide,
secours mutuel. — Ken, et ners.
KEN-NERZA, KENNERZA, v. a. Aider,
secourir, s'aider mutuellement.
KENNEUBET, av. C., et aussi ken-
nebet. VOY. KENREREUD.
KENNIG, s. m. et verbe. Yor. KINRIS.
KENNIGEIN (kennig-e-in), Y. à Y.
Offrir ; p. kenniget.
KENDO, locntion elliptique, T. Au re-
voir. Voy. KENAVEZO.
KEN-OBER, s. m. Coopération. —
Ken, en commun, et ober, action.
KEN-OBER, Y. a. Coopérer. — Ken,
ensemble, et ober, faire.
KENSEURT, 8. m. Associé; pl. ken-
seurded.
KEN-SKOLAER, 8. m. Condisciple;
pl. ken-skolaerien. — Ken, ensemble,
et skolaer, écolier.
KENT, prép. Avant. — Kent ma,
avant que. Prononcez keñt comme en
francais kainte. — Erel kent, cepen-
dant, néanmoins.
KENTA, adj. Premier. Da geñta, pour
da keñta, d'abord. — Ar c’henta, le
premier; ar genta, la première; ar re
genta, les premiers.
KENTAMOUEZ, 8. L. VOy. LENDAMOUEZ.
KENTAN, ad).T. Premier. Voy. KEATA.
KENTEC'H, KENTIC’H, adv. et prép.
V. Aussitôt. Kenñntec'h ha ma, aussitôt
que.
KENTEL, s. f. Leçon, chapitre, pré-
cepte, lecon d'écolier ; pl. tou.
KENTEL, E-keñtel, à temps, à propos.
KENTELEIN (keñtel-e-in), v. a, Y,
Jostruire, enselguer ; p, kentelet,
KEN
KEÏTELIA, v.a. Instruire, enseigner ;
p. kenteliet.
KENT-HED, s. m. Le premier essaim
que Jette une ruche. — Keñta, pre-
mier, et hed. essaim d’abeilles.
KENTI-KENTA, ady. À l'envi, à qui
sera le premier.
KENTIO'H, ady. et prép. Y. Voy. KEN-
TECH.
KENTIZ, ady. et prép. Anssitôt. Keñ-
tis ha ma, aussitôt que, dès que.
KENTOC'H, adv. Plutôt, de préfé-
rence. Kentoc'h e tleit ober ann dra-3e,
vous devez plutôt faire cela.
KENTR, s. m. Eperon; pl. ou. En
grec, kentros. Broud kentr, rod keñtr,
mollette de l'éperon.
KENTRA. Yor. REÂTRAOUI.
KENTRAO, ad v. À temps, incontinent,
de bonne heure. On dit aussi kentred.
KENTRAD, s. m. Coup d'éperon.
KENTRAD, adj. V. Précoce.
KENTRAOU. Ancien pluriel de keñtr,
éperon. Cet ancien pluriel a fait place
à kenñtrou, mais on le retrouve dang le
xerbe qui suit.
KENTRAOUI, v. a. Eperonner, et par
exteusion, stimuler, encourager. Voy.
BENTRAOU.
KENTRAT, adj. Y. Le même que ken-
trad, adj.
KENTRE, KENTRED. Voy. KERTRAD,
adv. Keñtre ma, aussitôt que.
KENTRED. Voy. le précédent.
KENT-SE, adv. À plus forte raison.
KENVER, s. m. Sep de charruc. Keñ-
cer ann alar, Ou dit aussi kefer, kever.
KENVER, KEVER, KEFER, 8. m. Consi-
dératiou, égard, arpent(mesureagraire
ancienne, appelée aussi journal et va-
laot ua demi-hectare). E-keñver, prép.
KER 337
En considération de, eu égard à, en-
vers, en comparaison de. £Æ-kenver
kement-se, à cet égard. En eompagnie
des pronoms personnels, cette pré-
position exige une construction par-
ticulière. Voy. EGanD à mon Nouveau
Dictionnaire français-breion 1869.
KEN-VEVA, v. n. Vivre en commun.
— Ken, ensemble, en commun, et
beva, vivre.
KEN-VILIN, 8. m. Moulin public. —
Æen, en comraun, et min, moulin.
KEN-VOURC'HEZ, s. m. Concitoyen,
qui est de la même ville. — Ken, en
commun, ensemble, et bourc'his, ha-
bitant d'une ville.
KEN-VSEUR, s. m. Confrère, associé;
pl. ken-vreudeur.
KEN-VRO, KENVAO, 8. m. Compa-
triote ; pl. ken-vrois. On dit aussi ken-
vroad ; pl. ken-vrois. — Ken, en com-
muo, et bro, pays.
© KEN-VRDAD, KENVROAO. VOy. BEN-
VRO et 881. Va c'henvroad eo, c'est mon
compatriote.
KENWALEN (kenvalen), s. L (anc.)
Ragoût.
KEO, KEU, KEY, 8. m. Grotte, cavité ;
pl. keviou. — Keo est un nom de fa-
mille assez répandu ; dans ce cas on
l'écrit Quéau en français.
KEDEO. YOT, KENOED.
KEODET, 8. m. (anc.) VOy. LEAUDET.
KED! (keo-1), v. a. C. Creuser ; p.
keoct.
KEONIDENN, 5. L. Yor. GEFNIDENN.
KEONIT, s. m. (anc.) Mousse, végé-
tal. Voy. Kiavi.
KEOQUEZ. Yor, KEVEZ.
KER, adj. Cher de prix, et aussi, cher
ou tendrement aimé.
KER, KEN, KEL, adv. de comparai-
son, Aussi, si, autant. Ler bras ha me
eo, il est aussi grand que moi. Cet
34
338 KER
adverbe suit les mêmes règles que
l'article ar, relativement à la lettre
initiale du mot qui le suit. Ken diot,
si sot. Kel lies, si souvent.
KER, 8. m. Arête vive des pierres
taillées, des bois équarris. (Gr.)
KER, s. f. V. T. C. Ville, village, lo-
gis. Yor, &EAR pour l'emploi. La lettre
R est grave dans ce mot qui est con-
tracté pour kear. Le mot ker entre
dans la composition d'un grand nom-
bre de noms de lieux, et par suite, de
familles qui 3e sont attribuées ces
noms de lieux avec ou sans droit, avec
ou sans raison, dans le seul but de se
distinguer des autres et de se faire pas-
ser pour de nobles personnages. Tous
ces noms de lieux donnenten raccourci
la physionomie de la localité. Ainsi
Ker-draon pour Ker-traon, le village,
le château, l'habitation de la vallée;
Ker-añgo pour Ker-ann-go (ancien
style), l'habitation du forgeron, le lieu
où se trouvait l'habitation du forgeron;
Ker-groas pour Ker-kroas, ie lieu de
la croix, etc. Tous ces mots autrefois
s’écrivaient &draon, Kango, Kgroas,
c'est-à-dire par un K barré ; &marec,
l'habitation de l’écuyer. D'autres lieux,
comme Ker-Maria, Ker-Huon, sont des
villages mis sous la protection de sainte
Marie, de saint Huon. — Le K ou K
barré tend à disparaitre de l'orthogra-
phe, à cause des inconvénients qu'il
présente au point 06 vue des noms
propres dans les actes de l'Etat-civil.
Ce signe, exclusivement breton, n'est
pas connu dans l’iutérieur de la France,
et il arrive nécessairement qu'un nom
écrit Kangal, -ango, se prononce Kan-
gal, Kango. J'ai connu des militaires
qui, dans les régiments, ont d0 subir
ces nouveaux uoms. Ces inconvénit 018
disparaissent en écrivant Kérangal,
Kérango.
KERAAT, v. n. Devenir plus cher,
d’un prix plus élevé; p. kereat. il se
conjugue avec l'auxiliaire oher.
KER-AHEZ, nom de lieu. Carhaix,
que: A la lettre, ville de la princesse
es.
KERAOUEGEZ, 8. L Cherté, — Ker,
ad}., qui coûte cher.
KER
KERAOUEZ, s. L. Voy. le précédent.
KERBOULLENN, s. f. Plante qui sert
pour la tuinture jaune; on pense ques
c'est la guède.
KERC'H, 8. pl. m. Des plants d’avoine,
de l'avoine. Yor, KERC'HERR. En style
familier, on dit ret kerc'h Spagn. donner
de l’avoine d'Espagne, pour dire fouet-
ter béte ou individu.
KERC'HA, Y. n. Ce verbe, qui dérive
de kerc'h. avoine, signifie prendre ou
manger de l'avoine, et ne s'emploie
qu'au figuré, au sens des mots fraucais
sans débrider: mots qui se disent d'un
cheval, d'un voysgeur qui fait nne
lonyue course sans se reposer : hep
kerc'ha, sans se reposer, sans pren-
dre haleine.
KERC'HAT, Y. a. Aller quérir où
chercher pour apporter ou faire venir
en on lieu; p. kerc'het. — Kerc'het a
06 boed, on envoya chercher à manger.
KERC'HEIN (kerc'he-in), v. n. V.
Marcher.
KERC'HEIT (kerc'he-it), 8. L. Perdrix
grise.
KERC'HEIZ (kerc'heis), 8. L Héron;
pl. ed. VOy. GARC'HLEIZ.
KERC'HEK, 8. L. Champ d'avoine. —
Kerc’h, avoiue.
KERC'HENN, s. f. Un plant ou grain
d'avoiue; pl. Kerc'h. masc., des plants
ou des grains d'avoine, de l'avoine.
KERC'HENN, s. m. Poitrine, poltrail,
carcan, collier, collet d’habit.
KERC'HENN, s. L V. Conte, récit
plaisant; pl. eu.
KERC'HET, v. n. Y. Marcher; p.
kerc'het.
KERC'HOUR, 8. m. Y. Marcheur; pl.
kerc'herion.
KERDAT, Y. Pluriel irrég. de kordenn,
corde.
KERDIN, 8. pl. m. Pluriel irrég. de
kordenn, corde.
KED
KEROU, s. m. Décembre. Ce mot est
on nom de famille asses commun. —
Le substantif mix-du, à la lettre, mois
noir, signifiant mois de novembre, les
Bretons out anpelé ker-du, aussi noir,
également noir, le mois de décembre :
mis Kerdu. On dit aussi kerzu, Yor.
SWENGOLO.
KERE, KEREOUR, 8. m. Cordonnier ;
pl. kercon, kereourien. — Le substantif
kere figure parmi les noms de famille;
on l'écrit Quéré, en francais.
KEREA, v. n. Peu usité. Faire le mé-
tier de cordonnier.
KERENT, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de kar, parent.
KERENTIEZ, s. L. Parenté : peu usité.
— Kerent, les parents. .
KEREON, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de keré, cordoanier.
KEREOUR, 8. m. Yor. KERE.
KEREOURI, 8. f. Atelier de cordon-
nier. — Kereour, cordonnier, et ti,
maison.
KEREZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de kerezenn, cerise.
LEREZEK, 8. f. Cerisaie, lieu planté
de cerisiers; pl. kerezeyou.
KEREZENN, s. L Cerise, fruit; pl.
keres, masculin.
KERFAENN, a. L Verveine, plante.
LERGAD, KERGAT, s. f. V. Coquillage.
Les ons le font du genre féminin, les
autres du masculin; ceux-ci l'em-
ploient comme singulier, ceux - là
comme singulier et comme pluriel.
Pour moi, je pense qu'il est le pluriel
irrégulier de krogenn, coquille.
KERGLOC'H, adj. C. Epais, grossier,
parlant de la toile, des étoffes.
KERIAD, g m. Habitant d'une ville,
bourgeois ; pl. kera. — Ker, ville.
KERIADEZ, 8. f. C'est le féminia du
précédent.
KER 339
KERKENT, adv. Aussitôt, de suite. —
Kerkeñt ha, kerkent hag, aussitôt que;
kerkeñt ha c'hout, aussitôt qne vous ;
kerkeñt hag egile, aussitôt que l'autre.
KERKOULS, conf. Aussi bien qne. —
Kerkouls ha me, aussi bien que moi.
KEAL, s. m. Y. Cercle, anneau; pl.
KERLEIN (kerl-e-in), v. à. Y. Cercler ;
p. kerlet.
KERLUZ, s. m. Loche de mer; pl. ed.
KERN, pluriel de korn, corne.
KEAN, 8. L. Trémie, cloquet de mou-
lin, fond d'un chapeau, sommet de la
tête, tonsure des religieux.
KERNE, 8. m. Portion de la Bretagne,
appelée Cornouaille. On y parle un des
quatre dialectes brelons. Voyez à mon
Nouveau Dictionnaire français-breton
1869, la délimitation des dialectes de
la Breiagne,
KERNEVAD, 8. m. Cornouaillais, ha-
bitant de la Cornouaille bretonne ; pl.
kernevis.
KERNEVADEZ, 8. f. C'est le féminin
du précédent ; pl. ed.
KERNEZ, 5. L Cherté. — Ker, qui
coûte cher.
KERNIEL, s. pl. m. Ploriel irrégu-
lier de korn, qui signifie corne de tête
de quelques animaux, et aussi pipe à
fumer. On J'emploie encore au sens
de antennes des ifisectes.
KERNIELL, s. pl. m. Pluriel irrégu-
lier de korniell, hausse aux souliers.
KERNIGELL (kernig-ell), 8.1. Vanneau,
oiseau ; pl. ed.
KERREIZ (kerre-is), 8. m. Police de
ville, d’après Le Pelletier. — Ker, kear,
ville, et reis, ordre.
KERREIZ (kerri, adj. GC. Paisible,
parlant des personues.
KERREK, 8. pl. m. Voy. (BREL, dont
il est le pluriel irrégulier.
840 KES
KERRERI, s. L. Y. Chand. — Ker,
adj. qui coûte cher.
KERS, 8. m. Possession. N'en deuz
kers e nep tra, il ne possède rien. On
dit aussi, n'en deus tra enn he gers.
KERSE, adj. Etrange, extraordinaire.
Herse eo gan-en dioueret aneshan, je
trouve étrange d'être privé de sa pré-
sence.
KERZ, KERZED, 8. m. Allure, démar-
che, marche.
KERZA, v. a. Non nsilé. On dit kaout
enn he gers, posséder. Voy. KERS.
KERZED, 8. m. Marche, allure, dé
marche. — Kerset, marcher.
KERZER, s. m. Marcheur ; pl. (œn.
KERZEREZ, a. L C'est le féminin du
précédent.
KERZET, v. n. Marcher; p. kerset.
— Kers, kersed, marche.
KERZIN. Pluriel de kersinenn.
KER2INENN, 8. f. Alise, fruit; pl.
kerzin, masc.
KERZU. Yor. KEROU.
KEST, s. pl. m. Vers qui s’engen-
drent dans les intestins. Ce substan-
tif n'a pas de singulier ; la raison est
facile à saisir.
KEST, 8. L Corbeille, panier sans
anses, et aussi quêtes pour les pau-
vres. Kest-gwenan, ruche à miel. À la
lettre, panier des abeilles.
KESTA, v. a. Renfermer dans une
ruche, parlant des abeilles. Æesta ar
gwenan. Voy. EST, 8. f.
KESTAD, 8. L. La contenance d'une
corbeille et aussi d’une ruche. Voy.
KEST, 8. L. Eur gestad froues, une cor-
beille pleine de fruits. Prononcez ges-
tad, comme en français gaisselad.
KESTAT, 8. pl. m. Y. Pluriel irré-
gulier de kosteenn, côte du corps.
KEU
KESTEL, 9. f. Y. VOy. ENTEL, pios
usité.
KESTELL, s. pl. m. l'uriel irréga-
lier de kastell, châ'ean, et auasi hune
de navire. Kestell el loar, des châteaux
dans la lune, se dit au sens des mots
français châteaux en Espagne, bent
rêves pour l'avenir.
KESTEN, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kestenenn, châtaigne.
KESTENENN, 8. L. Y. C. Châtaigne,
fruit ; pi. kesten, masculin.
KESTEURENN, 8. f. Pange. Leun eo he
gesteurenn, il a la panse pleine. 09
l'emploie aussi, je crois, au sens ds
fricot, ragoût.
KEST-GWENAN (gu-enan), 5. L Ru-
che à miel. À la lettre, panier des
abeilles.
KET, particule négative, toujours
accompagnée d'une négation. Nulle-
ment, pas, point. Ne d-eo kei mad, il
n'est pas bon.
KETAER, s. m. C. Co-héritier ; pl. ten.
KETAEREZ, s. L. C. Féminin du pré-
cédent.
KETAN, adj. V. Premier, première.
Voy. KENTA.
KETI-KETAN, adv. Y. À l'envi, à qui
sera rendu le premier.
KEU, 8. m. Y. T. G. Regret, repen-
tir. Voy. KEUZ,
LEU, 8. m. Y. Cavité, grotte.
KEUIA, v. a. Yar, KEVIA.
KEULE, 8. m. Présure pour faire
cailler le lait.
KEULE, KEFLEUE, adj. Voy. ce der-
nier.
KEULET, adj Y. Caillé. Leac'h keuler,
V. Lait caillé, caillebotte.
KEULFE, KUERFE, s. m. C. Angelne,
et aussi sonnerie du couvre-feu. Kent
keulfe, sonner le couvre- feu.
KEU
REULUSK. Yor. LEFLUSE.
KEUNEUD, s. pl. m. Bois de chauf-
fage. Ce substantif qui n’est autre que
le pluriel de keuneudenn, bûche de
bois à brûler, signilie, à proprement
parler, des bûches de bois de chaufe
fage, du bois de chauffage. Aussi doit-
on le traiter conme nom collectif,
ainsi que kola, de la paitle; arc'hani,
de l'argent monnayé ; ludu, de la
cendre, et autres. C'est ainsi qu'en
parlant de boisde chauffage, un paysan
dira : giwersel am eux va-re, j'ai vendu
mon bois de chauffage. À la lettre, j'ai
vendu les miens. Ann arc'hant-se
YOU ket mad, cette monnaie, cet ar-
gent n’est pas de bon aloi. A la lettre,
ne sont pas de bon aloi. Ann arc'hant
a 30 berr ho lost, l'argent est rare. À
la lettre, l’argent est court leur queue.
Al ludu-se n'iñt ket seac'h, cetle cen-
dre est mouillée. Le substantif keu-
neud a formé plusieurs composés qui
sont indiqués ci-dessous et qui ne
manquent pas d'originalité. — Vay. le
mot COLLECTIF à MOn Nouveau Diction-
naire 1869.
KEUNEUD-BERR, s. pl. m. Bouse de
vache desséchée au soleil pour servir
de chauffage. À la lettre, bois de
chauffage court en longueur ou en
durée.
LEUNEUD-DOUAB, a. pl. m. Mottes
tourbeuses desséchées au soleil pour
être brûlées en guise de bois de chauf-
fage dans les contrées voisines des
côtes de la mer où le bois ne peut
pousser à canse des vents. — Keu-
neud, bois de chauffage, et douar,
terre. Voy. ARGOAD.
KEUNEUD-LAKA-LAKA, 5. pl. m. Fou-
gères desséchées au soleil et qui ser-
vent de chauffage dans les contrées où
le bois masque. La composition de ce
mot est assez originale : Keuneud. bois
à brûler, et laka, impératif du verbe
lakaat, mettre..l'est comme si l'on
disait : mets du bois! mets encore du
Lois! 11 est de fait que la fongère est
une plante herbavcée qui se cousuire
très-vite, et qu'il faut en mettre sou-
vent pour avoir une cha'eur suffisante
et pour ne jras laisser le feu s'étein-
dre. C'est uu nom fantaisiste donné à
KEU : 241
ce chauffage qui est communément
appelé radenn seac'h. fougère sèche.
Voy. ARGOAD.
KEUNEUD-MOR, 5. pl. m. Goémon
ou varcch lavé à l’eau douce et dessé-
ché au sol: il pour servir de chauffage
dans les lieux bordant la mer, parce
que le bois y fait défaut. — Keuneud,
bois à brûler, et mor, mer. Voy.
ARGOAD.
KEUNEUDEK, s. f. Lieu où l'on entassa
le bois de chauffage. — Keuneud. bois
de chaufage.
LEUNEUDENN, s. L. Boche de bois à
brûier, et, par extension, benêt, ni-
gaud ; pluriel irrégulier, keuneud. m.,
du bois de chauffage. Voy. KEUNEUD.
KEUNEUDORK, s. f. G. Yor. KEUNEUDEK.
KEUNEUORE, 8. m. Nigaud, Jour-
daud, imbécile. Voy. KEUNEUD.
KEUNEUTA, v. n. Abattre du bois de
Chauffage, et aussi, en faire provision.
VOy. GEUNEUD.
. KEUNEUTAER, 8. m. Bûcheron; pl.
ten.
KEUNUCHENN, KEUNUJENN, 5. f.
Injure, imprécation; pl. ou. Yor. KUNU-
JENN, plus usité.
KEUNUJENN. Voy. le précédent.
KEUNUJENNI, v. n. Et mieux, kana
keunujennou, proférer des impréca-
tions, injurier. A la lettre, chanter .
des injures, des imprécations.
KEUR, s. m. Chœur, terme de théo-
logie: pl. tou. Keuriou ann eles, les
neuf chœurs des Anges.
KEUREUK, 8. m. Saumon-Coureur,
poisson ; pl. heureuged (keureug-ed.)
EURUZ, KURUZ. Voy. ce dernier.
KEURUZA, v. n. Pôcher des anguilles
de la petite espèce.
KEUSTEURENN, a. L Ragoût, fricot,
mauvais mets, ragoût composé de
plusieurs espèces de viandes.
342 KEV
KEUT (ke-ut), v. a. et n. Y. Avoir,
posséder ; p. bet. yar. KaeuT, du Léon.
KEUZ, a. m. Regret, repentir. Reuz
am eus d'ar pes am eux lararet, j'ai
regret de ce que j'ai dit. Gañt aut
d'ezhañ, tant ils le regrettaient.
KEUZEUDIGEZ (keuxeudig-es), 8. L
Voy. KEUZ, plus vsité.
KEUZEUOIK, adj. Contrit. — Reuz,
repentir.
KEUZIA, v. n. Non usité. Kaout
keuz, avoir regret ou repentir.
KEVALENN, s. f. Soupe ou autre
mets mal apprêté.
KEVATAL, adj. Egal, semblable, nro-
portionné, équivalent. Kevatal int é
pep tra, ils sont proportionnés en tous
points.
KEVAUDET. VOy. KEAUDET.
KEVEO, KEVET, s. m. V. Quenouillée;
pl. kevedeu.
KEVELEK. Yor. KEFELEK.
KEVELL, 5. L. Y. Nouvelle; pl. eu.
Voy. KELOU.
KEVENDERF, KEVENDERV, 8. m. Cou-
sin germain.
KEVER. Voy. KENVER.
KEVER-DOAR, 8.m.V. Journal de terre
ou demi-hectare. — Kever, arpent.
journal, ancienne mesure agraire, et
doar, V., terre. Voy. DEVEZ-ARAT.
LEVERDU, s. m. Y. Décembre. E mis
keverdu, dans le mois de décembre. Y.
KEVERER. Voy. KEFERER.
KEVERIA, v. a. (anc.) Aller à côté de
quelqu'un. Voy. KEVER, KEFER.
KEVET. Voy. KEYED,
KEVEZ, s. m. (anc.) Champ clos.
KEVEZ, 8. m. 11 se dit du bois pliant
dont on fait des clôtures. Ce mot res-
KEZ
semble fort à kelvez, bois de coudrier,
lequel est très-pliant.
KEVEZER. VOY. VEFERER.
KEVIA, Y. a. Creuser, cavar. — Ko,
kev, cavité.
KEVINIANT. Yor. REFIMIART.
KEVINITERVY, 8. L. Cousine; pl. kevi-
nitervezed.
KEVLEUE. VO. LEFLEUE.
KEVN, s. m. (anc.) Dos, partie du
corps. Voy. KEIN.
KEVRE, KEFRE, 8. m. Lien, hant: pl.
kevreou.
KEVRED, KEVRET, adv. V. T. Ensem-
ble, de compagnie.
KEVREDIGEZ (kevredig-ezs), s. L Y.
Alliance, pacte. — Kevred, ensemble.
KEVRENN, 8. L Lot, part, portion,
partie ; pl. ou.
KEVRENNA, v. a. Faire les parts,
partager ; p. et.
KEVRENNEK, adj. Co-partageant.
KEVRET, adv. V. Ensemble, de com-
pagnie.
KEVAIDI. Voy. KEFRIDI.
KEWIR, adj. (anc.) Véridique. Yor.
ANGEWIR.
KEZ, adj. V. T. C. Bien-aimé, tendre,
cher. Voy. LEM.
LEZA. Yor. LEIZIA.
KEZEGENN (kezeg-enn), 8. f. Jupe de
femme.
KEZEK, a. pl. m. C'est le pluriel ir-
régulier de marc'h. cheval mâle, et, en
plusieurs localités, le pluriel de kasek,
jument. Ce pluriel s'emploie le plus
souvent au sens général de chevaux,
sans distinction de miles ou de fe-
melles.
KIB
REIER, s. pl. m. Les traversiers d’un
moulin.
MIST, 8.1. C’est le féminin de kez,
KEZNEZ, 8. f. 1. Indigence, misère.
KEZOUR. VOY. KAEZOUR.
KEZOUREK. Yor, KAEZOURE.
KI, s. m. Chien. Il a deux pluriels,
chas et Koun. Ce dernier ne s'emploie
que dans quelques phrases ou mots
composés. Voy. BARA-KOUN, DOUR-GOUN,
KILOUR, — Ce mot ki furme un assez
grand nombre de mots composés que
pous allons signaler dans cet article :
Ki-besk, chien écourté. — Ki-deñved,
chien de berger. A la lettre, chien de
brebis. — Ki-douar, chien basset.
À la lettre, chien (près) de terre. —
Ki-dour, chien d'eau, loutre, poisson.
— Ki-du, s. m. 1l se dit d’un homme
qui ne va jamais à la messe. À la lettre,
chien noir. Il est du style familier. —
Ki-foutouillek, cauiche. À la lettre,
chien crépu ou barboteur. Voy. Fou-
TOUILLEL. — Ki-gaol, chien qui se fourre
toujours dans les jambes des per-
sonunes, et, par extension, on le dit
d’un flatteur, d'un adulateur. Le mot
gaol signifie enfourchure des jambes.
— Ki-golrek, 8. m. Y. Chien de garde.
Ce mot paraît formé de ki, chien, et
de galsein, V., appeler. — Ki-louferik,
et aussi kiik-louferik, chien de dame.
Ce composé est formé de ki, chien, ou
de kitk, petit chien, et de louferik, di-
miaulif de loufer, vesseur. — Ki-nos,
8. m. Nom que l'on donne parfois au
loun, À la lettre, chien de nuit. —
Hi-porz, chien de garde. A la lettre,
chien de cour. — Ki-red, chien de
chasse. A la lettre, chien qui court. —
Ki-rodellkk, chien canishe on frisé na-
turellement. Voy. RODELLEK. — Ki-stag,
chien de garde. À la lettre, chien d'at-
tache. — Ki-vor, pour ki-mor, requin
ou chien de mer.
KIA, v. n. S'opiniâtrer; p. kiet.
KIR, 8. m. Boîte du moyeu de la roue
des voitures.
KIBELL, s. L G. Cuve, et aussi bai-
gnoire.
KIE 343
KIRELLA, KIBELLAT, v. n. G. Prendre
un bain dans une baignoire.
KIBELLAD, s. L. Ce que peut contenir
une cuve, une baignoire, plein ces
objets. |
KIBELL-AR-FEUNTEUN, 8. L. Trou
maçonné où l’un puise l'eau à boire
daus les fontaines de la campagne.
KIBELLAT, v. a. et n. C. Encuver,
prendre 00 bain dans une baignoire.
KIBELL - ER- FETAN, s. L. V. Le même
que kibell-ar-feunteun.
KIBELLEC'H, 8. m.C. Maison de bains.
— Kibell, baignoire, et lec'h, lieu.
KIBELLER, s. m. C. Celui qui prend
un bain en baignoire ou qui tient la
maison des bains.
KI-BESK. Yor. Ki.
KIBEZ, adj. (auc.) Pauvre.
KIBRIAT, V. Pluriel irrégulier de
kibrien. |
KISRIEN, 8. L. Y. Poutre, chevron:
pl. kibriat.
KICHENN. Voy. E-LICHENN, E-LICHENNIS,
auprès de.
KIC'HIER, 8. pl. m. Y. Pluriel irré-
gulier de kac'h, V., chat.
KIOELL, 8. L. Litière des chemins,
filet de pêcheur, appelé épervier,
nasse ; pl. ou.
KI-DENVED. Vo. Ki.
KI-DDUAR. Voy. 61.
KI-DOUR. Voy. 1.
KI-DU. Yor, U.
KIEZ (ki-ez), 8. L. Chienne; pl. ed.
— Ki, chien.
KIEZ-KIGNEZ (ki-ex), s. f. Injure à
une femme de mauvaise vie, ne s’em-
ploie lak qu'en interpellation, au
vocatif.
344 KIG
KIFF, Kit, 8. in. Y. Souche d'arbre;
pl. kreu, YOT, BEF.
KIFNI, KIVNI, KINVI, s. m. Mousse
des arbres, des pierres, etc.; duvet ou
coton de certains fruits.
KIFNID, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kifnidenn.
KIFNIDENN, 8. f. Araignée ; pl, kifnid,
masc. Voy. EINIDENN.
KI-FOUTOUILLEK. Yar. FOUTOUILLEK.
KIG. Voy. ML,
KIGA, Y. n. Prendre chair, se fer-
mer, parlant d’une plaie.
KI-GACL. Yor. ul.
LIGER (kig-ek), adj. Charou. — Ek,
kig, viande.
KIGEL, KEGEL (kig-el, keg-el), 8. f.
Quenouille ; pl. iou.
.… KIGELIAD (kig-eliad), 8. L. Voy. LEGE-
LIAD.
KIGENN (kig-enn), 8. L. Tempéram-
ment, complesion, muscle, excrois-
sance. Eur gigenn rad a Zen eo, il a
une boune complexion. — Prononcez
gigenn comme en français gui-gaine.
KIGENNEK (kig-ennek), adj. Muscu-
leux, plein de muscles.
KIGER (kig-er), a. m. Boucher ; pl.
ten. — Kg, Kik, viande.
KIGER-MOC'H (kig-er), 8. m. Qui fait
métier de tuer les porcs. — Kiger,
boucher, et moc'h, pluriel de penn-
moc'h, porc.
KIGERI (kig-ert). 8. f. Boucherie ; pl.
kigeriou. — Kiger, boucher, et ti,
maison.
KIGN, 8. m. Écorce de bois, écor-
chure à la peau. Ce mot qui est le
radical de kignat, écorcher, n'est
usité qu'en composition. Voy. KOAT-
LT Ñ
KIGNA. Voy. KIGNAT,
KIK
KIGNADENN, s. L. Ecorchure à La
peau,
KIGNAT, v. a. Ecorcer un plant, ua
fruit, etc., faire une écorchure à la
peau, à une tige de plante, écorcher
un animal, peler un fruit ; p. kignet.
KIGNAVAL, s. m. Partie de la char-
rue bretonne qui maintient le soc.
Ces sortes de charrues tendent à dis-
paralire pour faire place aux araires.
LIGNEIN (kign-ein), v. a. V. Le
même que kignat.
KIGNEN, s. m. Tige d'ail, sse
d’ail. Ce mot n'a pas de pluriel onu
plutôt il en sert, et signifie de l'ait. 8)
l'on tient à désigner une seule plente
ou gonsse, il faut dire pern-kignen,
8. m. À la lettre, tête d'ail.
KIGNER, s. m. Ecorcheur ; pl. éen.
KIGNEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de kignezenn.
KIGNEZEK, 8. f. Lieu planté de gui-
guiers. Voy. le suivant.
LIGNEZENN, a. f. Guigne, fruit ; pl.
kignez, masculin.
KIGNOUR, 8. m. Y. Ecorcheur ; pl.
kignerion.
KI-GOLVEK. Voy. H.
KIGUZ, adj. Qui est tout chair. —
Aug, kk, viande.
KIIK-DIMEZELL, 8. m. Chien de
dame. — Kk, diminutif de ki, chien,
et dimezell, demoiselle.
KIK-LOUFERIK. Yor. 0.
KIIK-TARO, s. m. Carlin. À la lettre,
petit chicn taureau.
KIJOUT, v. a. G. Aijout oc'h eunn den,
reucontrer un individu.
KIK, KIG, s. m. Viande, chair.
KIK-DENT, s. m. Gencive. — Kib,
chair, et dent, pluriel de dat, dent de
la mâchoire,
KIL
KIK-GOUEZ, 8. m. Gibier en général,
mais surtout des quadrupèdes. À la
lettre, viande sauvage.
KIK-KRESK, a. m. Excroissance ou
superfluité de chair. À la lettre, crois-
sance de chair.
KIK-MOC’H, s. m. Du lard. À la lettre,
viande des porcs.
KIKOUN, s. m. Nom ironique donné
aux peaussiers, aux pelletiers. Ce mot
est une contraction de Kk, chair, et
de koun, un des pluriel de ki, chien.
KIK-ROST, 8. m. Do rôti. — Kk,
viande, et rost, ad)j., rôti.
KIX-TORR, KITORR, 8. m. Courbature.
— Kik, chair, et torr pour torret, par-
ticipe de terri, rompre, briser. Yor.
TORR.
KIL, PIL,s. m. Revers d’une médaille,
d'uue pièce de monnuie, etc.
KIL, 8. m. Revers. arrière, dos d'un
couteau, dos de la main, etc. A-gib,
war-gil, à reculons.
KILA, v. n. Aller en arrière. Yor.
RIL,
KILC'HAT, v. n. Cligner de l'œil ; p.
kilc'het.
KILDANT, s. m. Grosse dent, dent
de sagesse ; pl. kildent. — Kl, ar-
rière, et dant, dent,
KILOENT. Pluriel irrégulier du pré-
cédeut.
KILOOURN, s. m. Dos de la main. —
Hil, dos, revers, et dourn, main.
KILDOURNAD, s. m. Coup du revers
de la main.
KILORO, adj. Volage, léger, incons-
tant.
KILEIN (kile-in), Y. n. Y. Reculer.
VOy. KILA.
KIL-60K, 3. m. V. Ce mot doit être
écrit et prononcé kuill-gok, coq à
demi-chaponné. Voy. KUILL.
KILIA, Y. a. Yor. KELC'HIA,
KIL 349
KILL (L mouillées), 8. m. Quille à
jouer ; pl. killou. On lui donne aussi
en style familier, le sens de jambe, à
l'instar du français. C'hoar "Y c'hillou,
jouer aux quilles.
KILLEGEZ (killeg-ex), 8. L. (L mouil-
lées). Germe de l'œuf. Voy. BOEDENN-vI.
KILLEIEN (L mouillées), s. pl. m.
Pluriel de ktilek, coq.
KILLER (L mouillées), a. m. Coq, oi-
seau ; pl. killeien.
KILLEK-AR-BARREZ (L mouillées), s.
m. Le coq du village, le garçon le
lus en vogue auprès des filles. À la
ettre, coq de la paroisse.
KILLEL-GOUEZ (L mouillées), 8. m.
Faisan, coq de brnyère. A la lettre,
coq sauvage; pl. killeien-gouez.
KILLEK-INOEZ (L mouillées), s. m.
Dindon. À Ja lettre, coq d'Inde ; pl.
killeien-indez.
KILLEK-KOAT (L mouillées), 8. m.
Pivert, oiseau. À la lettre, coq de forêt ;
pl. killeien-koat.
KILLEK-RADENN (L mouillées), s. m.
Sauterelle. À la lettre, coq des fou-
gères ; pl. killeien-radenn.
KILLEK-SPAZ (L mouillées), 8. m.
Chapon. A la lettre, coq châtré.
KILLER (L mouillées), 8. m. Ortolan,
oiseau ; pl. killeried.
KILLEVARDON (L mouillées), 8. m.
Côteclette de porc frais, et aussi porc
frais en général.
KILL-GAMM (L mouillées), 8. m. Boi-
tenx, en style familier. — Kill, quille
ou jambe, et kamm, boiteux.
KILL-GAMMA (L mouillées), v. n. ÂL
ler clopin-clopant, boiter. — Kill,
jambe, quille, et kamma, boiter.
KILLOGIK (killog-tk, les L mouillées),
s. m. C. Petit coq, jeune coq. Moues
killogik, voix de fausset. À la lettre,
voix de petit coq. Voy. EILLOE, s. m. C,
4
346 KIM
KILLOG, KILLOK (L mo
C. Coq, oiseau de
. leien.
ulllées), s. m
cour ; pl. kil
KILLORI (L énes, s. m. Amour
hystérique. (Le Pell.)
KILLOROU (L mouillées), s. pl. m
Avant-train de charrue.
KILLOU (L mouillées), s. pl. m. Voy.
KILL.
KILLOURS (L mouillées), adj. Y. £n-
têté, opiuiâtre, vaurien.
KILLOURZ, adj. Voy. le précédent.
KILLOURZEIN (L mouillées), v. n.
V. S'obstiner, se mutiner.
RI-LOUFERIK, et aussi KIIK-LOUFE-
RIK. Voy. £).
KI-NOZ. Yor. Ki.
KILPENN, s. m. Occiput. — Kil, ar-
rière, et penn, tête.
KILPENN, 8. m. Y. Crête de coq et
autres oiseaux.
KILPENNEK, adj. Têtu, entêté.
KILTR, 8. m. C. Sommet de la tête.
KILVERS, adj. Entêté.
KILVID, 8. m. C. Lieu planté de
coudriers.
KILVION, 8. pl. m. Y. Pluriel irré-
gulier de kalve, menuisier.
KILVIZIA, v. n. Travailler du mé-
tier de menuisier, de charpentier.
KILVIZIAT. Le même que le précé-
dent.
KILVIZIEN, 8. pl. m. Pluriel irrégu-
lier de kalvez, menuisier.
KIMBER. VOy. KIMPER.
KIMIAB, 8. m. Adieu, congé.
LIMIADA, v. n. Dire adieu. Kimiada
ac'h he gerent, kimiada digant he
gerer, dire adieu à ses parents,
KIN
KIMINER, s. m. Y. Tailleur d'habits;
pi. kiminerion.
KIMINEREZ, s. L. Y. C’est le féminin
‘du précédent.
KIMPER, KIMBER, s. m. Guerrier
(auc.)
, KIN, adv. Y. Pas davantage. Vor.
EN.
UNA, KEFNAFF, v. n. (anc.) Germer.
KINARD, 8. m. Nom burlesque donné
au disble.
KINTE, 8. m. Y. Beauté. Voy. (ERER,
KINIAD, s. m. Chantre d'église ; pl.
ed. Ce mot paraît dériver de kana
chanter, et a perdu la eer de
son origine.
KINIDENN, 8. f. Araignée ; pl. kinid,
masculin.
RINITERV. Yor. NENITERY.
KINKL, adj. Paré, bien ajusté.
KINKLA, v. a. Parer, orner ; p. et.
KINKLEREZOU, 8. pl. m. Affiquets,
ornements superflus des f femmes.
KINNIG, 8. m. Offre, oblation.
KINNIG, v. a. Offrir, vouer ; p. kin-
niget.
KINNIGIEN (kinnigien), v. a. T. Of-
frir, vouer ; p. kinniget.
KINNIOUT, v. a. T. Le même que le
précédent.
KINNIZIEN, v. a. C. Offrir, vouer ; p.
kinnisiet.
KINTA, v. n. Crier comme les petits
enfants.
KINTUZ, adj. Revêche, incommode,
parlant des personnes. C'est le mot
français quinteux.
KINVI, KIVNI, KIFNI, . Mousse
des ar bres, duvet de Certains fruits,
KIS
KINVIA, Y. n. Se couvrir de mousse,
et, per extension, s'invétérer.
KINVIEIN (kinvi-e-in), v. n. Y. Le
même que le précédent.
KIOC'H, 8. f. Bécassine; pl. ed.
KIOC'H-VOR, a. f. Bécassine de mer.
— Kioc’h, bécassine, et mor, mer; pl.
kioc'hed-vor.
KI-PORZ. Voy. ui.
KIR. adj. Y. De prix élevé, cher.
Voy. HER, adj.
KI-8ED, Voy. H,
KIREIN (kir-e-in), v. n. Y. Renchérir.
— Kir, Y. de prix élevé, cher.
KIRIEGEZ (kirieg-es). Enn ho kiriegez,
par votre faute.
KIRIEK, adj. et s. m. Cause, auteur,
motif. — Me sd kiriek d'ezhan d'en em
goll, je suis cause de sa perte.
KIRIOK. adj. et s. m. C. Le même
que kiriek.
KIRIN, s. L. Vase en terre dans lequel
on met la crême avant de la couvertir
en beurre.
KIRINTIEZ. VOy. KERENTIEZ.
KI-ROOELLEK. Yor. ui.
KIRRI, pluriel irrégulier de karr,
voiture, charrette.
KIRVI, pluriel irrégulier de karo,
karv, cerf.
KI-STAG. Voy. Ki.
KISTENENN, 5. f. Y. Châtaigne, mar-
ron, pl. kisten, masculin.
KISTIN, plariel irrég. de kistinenn,
châtaigne.
KISTINA. Y. n. Cueillir des châtaignes,
des marrons.
KISTINEK, 5. L Châtaigneraie; pl.
kistinegou.
KIZ 347
KISTINENN, 8. 1. Châtaigne, marron;
pl. kistin, masculin.
KISTINID, 8. f. VOY. KISTINEN.
KITORR. VOY. KIN-TORA.
KIVICH, KIVIJ, a. m. Poudre de tan.
KIVICHA, KIVIJA, v.a. Tanner, par-
lant du cuir, et, par extension, admo-
nester, corriger, rembarrer une per-
sonne, rosser, battre fort.
KIVICHER, KIVIJER, 8. m. Tanneur;
pl. ten. N se dit aussi d’un confesseur
rude, eur c'hivicher.
KIVIJ. Yor. KNICH.
KIVIJA. Yar. KIVICHA.
” KIVIJER, 8. m. Yor. KIVICHER.
KIVIJERH, 8. m., pour kivijer-ti, tan-
nerie. A la lettre, maison de tanneur.
KIVINI, 8. m. Y. Mousse des arbres.
Voy. IVN,
KIVINIEIN (kivini-e-in), v. n. V. Le
même que kinutiein, Y.
KIVIOUL, adj. Bourru, brusque, im-
portun, malicieux, curieux pour faire
le mal.
KIVNI, KIFNI, 8. m. Mousse des
arbres, des pierres, duvet de certains
ruits.
KIVNIA. VOy. KINVIA.
KI-VOR, 8. m. Voy. ni.
KZ, 8. m. Recul.— Mont war he yiz,
reculer, rétrograder en chemin, re-
touruer sur ses pas.
KM, 8. f. Ce mot est pris par quelques-
uos pour radical, au sens de coutume
habitude, usage, ainsi que son plurie
kisiou. C'est à tort ; le radical est gis,
8. f. Ar c'his, gisiou ar bed. Voy. GW.
KIZA, v. a. Emousser le tranchant
d'un outil; p. kiset.
348 KLA
KIZEIN (kise-in), v. a. Y. Emousser
le tranchant ou la pointe d'un outil;
p. kisel.
KIZELL, a. f. Gouge, bute de ma-
réchal-ferrant, ciseau de menuisier,
de sculpteur; pl. ou.
KIZELLA, v. a. Ciseler ; p. et.
KIZELLER, 8. m. Ciseleur ; pl. ten.
KIZELL-IEN, 8. f. Ciscau de sculp-
teur.
KIZIDIGEZ (kizidig-es), 8. L. Suscep-
tibilité. Voy. KIZIDIX, adj.
KIZIDIK, adj. Difluile à vivre, bar-
gneux, douillet, sensible à la douleur
physique.
KIZIDIK, 8. m. Le faible d'une per-
sonne, sa corde sensible, comme ou
dit, sa passion dominante. — Te a oar
gwaska war va gisidik, tu sais me
prendre par mou faible. On dit aussi
guiridik.
KIZIER. pluriel irrégulier de kaz.
chat.
KLABOUSAT (klabou-sat)}, v. a. Re-
m:er un liquide, n. klabouset.
KLAFF, s. m. (anc.) Nœud. Yor, KLAv,
KLAO.
KLAFF, adj. anc.) Malade. Voy. LANN.
KLAGN, GLAGN. Voy. ce dernier qui
est le radical. .
KLAMESTREN. Sorte d'udjectif usité
en Cornouaille au sens de perdu ou
gâté par suite de chute dans la boue,
etc. KXlamestren eo, c'est autant de
perdu. (Le Pell.)
KLAN, KLANV, adj. Malade.
KLAN-DI, KLANDI, 8. m. Hôpital,
lazaret. — Rian, adj, malade, et ti,
maison.
KLANEIN, v. n. V. Tomber malade.
KLANN, GLANN, 5. f. Rive, bord. Voy.
6LANN qui est le véritable radical.
Ecrire klann est une faute.
KLA
KLANOUAT, v. n. Y. Tomber ma-
lade.
KLANV, adj. Nala 16. Klañiv eo gant
ann dersienn, il est malade de la fiè-
vre. Me a x0 klañt va gar, j'ai malih
jambe. Â la lettre, moi est malade ma
jambe. Ki Klan, chien enragé.
KLANVAAT, #. n. Tomber malade ;
p. klanteet.
KLANVIDIK, adj. Maladif, infirme,
valétudinaire.
KLANVOUR, 8. m Un malade ; pl.
ten. Eunn den klanv est plus usité.
KLANVOUREZ, 8. f. C’est le féminin
du précédent.
KLAUO, 8.
KLACENN.
ELAO, KLAV, 8. m. Nœud de 81, etc.
KLAOA, v. sa. Mettre des ferrets ou
ferrements. Voy. KLACENN.
m. Ferrement. Voy.
KLAOENN, 8. L Ferret ou ferrement
des lacets pour les corsets, les sou-
liers, etc.; pl. klao, masc.
KLAOETENN, a. L Il s'emploie au
mème sens qua le précédent ; pl.
klavetennou.
KLAOIA. Le mème que klaoa.
KLAON, adj. (anc.) Malade.
KLAOUAT. VOy. KLAOUEIN.
KLAOUED, KLOUED, s. f. Claie, treil-
lage, barrière des champs.
KLAOUEIN, KLAOUAT (klaoue-tn), Y.
a. V. Creuser, caver ; p. klaouet.
KLAOUIER, s. m. Etui à aiguilles, à
épingles ; pl. ou.
KLAOUSTRE, s. f. Pari, gageure,
chose pariée.
KLAOUSTREA, v. n. Et mieux, la-
kaat klaoustre, faire un pari, gager.
Voy.uadEuRE à mon Dictionnaire 1869.
KLE
KLAOUSTREER, 8. m. Gageur : pl.ien.
KLAPENNAD, s. m. Tape ou petit
coup donné.
KLAPEZEN, a. m. C. Fläneur, cou-
reur de rues.
KLASK, 8. m. Action de rechercher
un objet qui est rare. Klusk a 30 war
ar maexer-2e hirio dre ma's 60 roues,
on recberche ce drap aujourd'hui
parce qu'il est rare.
KLASK, v. a. Chercher; p. Klasket,
KLASKOUT, v. a. C. Voy. le précé-
dent.
KLAUSTER, adj. Priol klauster, prieur
claustral.
KLAUSTR, 8. m. Cloître, couvent ;
pl. ou. Ñ
KLAV. Voy. HLAO.
KLAVIA, v. a. Nouer. — Klao, klav,
nœud.
KLAZ, s. m. Tranchée qui se pro-
duit sous la pelle quand on bèche la
terre.
KLAZA, v. D. Faire une tranchée
comme celle qui se produit qnand on
bêche la terre.
KLE, KLEUZ, 8. m. Y. Hale,
KLE, adj. T. Gauche, onposé à droit.
Voy. KLEIZ. A-gle, T., à gauche.
KLEAN, s.:f. Y. Epéc ; pl. kleañiet.
KLEAN-SPILL (L mouillées), 8. f. Y.
Chandelle de glace aux toits. — Klean,
épée, et spill, V., glace légère.
KLEANOUR, s. m. Y. Homme d'épée,
bretailleur, ferrailleur. — Kean, V.,
épée.
KLEAT, v. n. Y. Faire des haies. —
Kle, V., haie.
KLEFET, v. a. Entendre, compren-
dre. Voy. SLEVET, plus usité ; p. kleret.
KLEFIFF, Y. n. (auc.) Clocher du
pied.
KLE 349
KLEFOUT, v. a. C. Voy. ELEVET ; D.
kleret,
KLEI (kle-0., adj. V. T. C. Gauche, op-
posé à droit.
KLETAD (kle-iad), s. m. Gaucher. YOT.
LEI,
KLEIART (kle-iart), s.m. V. Gaucher;
pl. kleiardet.
KLEIER (kle-ier), 8. pl. m. Pluriel
irrégulier de kloc'h, cloche.
KLEINUET (kle-inuet), s. m. Y. Mala-
die. Voy. KLENVED.
KLEISIAD (kle-i-siad), 8. m. Gaucher;
pl. kleisidi. — Kleis, adj., gauche.
Pour le féminin, kleria des (kle-1-siades).
KLEIZ, adj. Geuche, opposé à droit.
Prononcez kle-1z.
KLEIZ, a. m. Mouron, plante. Pro-
noncez kle-is.
KLEIZ, KREIZ (kle-ix), 8. m. Craie.
KLEIZA, KREIZA (kle-izu), v. a. Mar-
quer avec ile la craie.
KLEIZENN (kle-isenn), 8. L Pène de
serrure. Voy. DLEIZENN.
KLEIZENN (kle-irenn), 8. L. Cicatrice ;
pl. ou.
KLEIZENNA (kle-izenna), v. a. Faire
une cicatrice ; p. ef.
KLEIZENNEK (kle-ixennek), adj. Cou-
vert de cicatrices.
KLEIZIAO. Voy. HLEISIAD.
KLEIZIADEZ. Voy. KLEISIABEZ.
KLEMM, 8. m. Plainte, accusation;
pl. ou. — Ober klemm, se plaindre,
déposer une plainte.
KLEMM, v. n. Se plaindre de quel-
qu'un, de quelqne chose; on dit de
préférence, ober klemm.
KLEMMADENN, 8. f. Pluinte, re-
proche; pl. ou.
300 KLE
KLEMMEIN (klemm-e-in), v. n. Y. Le
même que klemm, v. n.
KLEMMICHAL, v. n. Crier comme les
petite enfauts qui ont des besoins ou
es désirs.
KLEMMICHAT. Voy. le précédent.
KLEMVAN, s. m. Plainte ou gémis-
sement ; pl. ou.
KLEMVANUZ, adj. Plaintif.
KLENVED, 8. m. Maladie, infirmité ;
pl. klenvejou. Ce mot dérive de klanv,
adj., malade.
KLENVED-VOR, 8. m. Scorbut. —
Klenved, maladie, et mor, mer.
KLENVEL, v. n. C. Tomber malade.
Ce mot dérive de klanv, ad)., malade.
KLEO, KLEVED, 8. m. Ouje, un des
cinq scus. — K leret, entendre. Le mot
kleo n'est guère usité en ce sens; on
dit de préférence : ar c'hleved, Toute,
KLEO, 8. m. Tout l'attirail de la
charrue.
KLEOUT, v. a. C. Entendre; p. klevet.
KLERA, KLERENNA, v. n. Se glacer
légèrement.
KLERENN, 8. f. La principale pièce
de bois dans une claie: pl. ou.
KLERENN, s. f. Gelée, glace légère.
KÈERENNA,et mieux OBER KLERENN,
v. n. Se glacer légèrement. — Klerenn
30 bet, il a un peu gelé.
KLET, adj. V. À l'abri du vent, de la
pluie. — Loc'h Kiet, lieu abrité. Y.
KLEU, s. m. T. Clôture, fossé avec
haie; pl. kleuio.
KLEUEIN (kle-uein), v.a. Y. Entendre,
compreudre ; p. kleuet (kle-uet).
KLEUI (kleu-i), v. a. Carder avec la
main ; p. kleuet.
KLEUX, adj. Badaud. Voy. GENAOUEX.
KLE.
KLEUN, s. m.C. Fontaine de le -cn-
pagne.
KLEUN, 8. m. C. Forsé; pl. iou.
KLEUR, s. m. Limon de charrette.
KLEURC'H, 8. m. Voy. GLEURC'H, qui
me paraît être le vrai radical.
KLEUSIA (kleu-sia), Y. a. Creuser,
faire une clôture; p. kleusiet (kleu-siet.
Voy. ELEUZ, s. m.
KLEUZ, 8. m. Clôture en terre, écha-
lier, haie, cavité; pl. kleusiou. Yor.
TORA-KLEUZ.
KLEUZ, adj. Creux.
KLEUZA, v. a. Faire une clôture en
terre autour d’un champ, creuser,
Caver; p. et -
KLEUZENN, s. ?. Arbre creux ; pl. ed.
— K leus, adj., creux.
KLEUZER, s. m. Celui qui fait métier
de construire des clôtures autour des
champs; fossoyeur des cimetières.
KLEUZEUL, KREUZEUL. Yay. KELEUZEUR.
_ KLEUZEUR, 8. m. Lampe à huile; pl.
tou.
KLEVED, 8. m. Ouïe, un des cinq
sens. — Klevet, entendre.
KLEVET, v.a. Entendre, comprendre;
p. kleret. — Ne glervann Ket ann dra-se,
16 n’entends pas cela, je ne le com-
prends pas. Ce verbe a deux acceptions
remarquables; c’est ainsi que l'on dit :
Kletet ann dud klanv, assister 00 soi-
guer les malades.— Klepet eur c'houen,
sentir une odeur. À la lettre, entendre
une odeur, — Klevet a rann c'houar ar
c'hik, je sens l’udeur de la viande. —
En em glevet, tomber d'accord, s'en-
tendre. — En em glevet a reont, ils
sont d’accord, ils s'entendent bien.
KLEVOUT, v. a. C. Entendre, com-
prendre: p. klevet. œ
KLEZE, 8. m. Epée; pl. klexeier
(klese-ter).
KL
KLEZEF, 8. m. (anc.) Epée.
KLEZEFIAD. Voy. KLEZEIAD.
KLEZEIAD (klese-tad), s. m. Homme
qui | porte épée, ferrailleur. — Kleze,
pée.
KLEZEIER (klese-ier), pluriel irrég.
de kese. al, e N
KLID, 8. m. V. Germe. — Klid ur ui,
le germe d'un œuf.
KLIDEIN (Blide-in), v. n. Y. Germer;
pl. klidet.
KLIKEO, 8. m. Loquet de porte. Voy.
LIKED.
KLIKEDA, v. a. Fermer au loquet;
p. et.
KLIKED-ZOON, s. m. Ce mot qui, je
crois. appartient aux dialectes de
Vannes et de Coruouaille, est un terme
de latteurs et désigne un des moyens
qu'ils emploient pour terrasser leurs
adversaires. Ce doit être un croc-en-
jambe.
KLIMISCHAT, v. n. Pleurer, en termes
familiers, et principalement en parlant
des petits enfants; pleurnicher.
KUIN, 8. m. Y. PH. Voy. les deux
suivants.
KLIN-BREC'H, a m, Y. Coude. A la
lettre, pli du bras; pl. klinieu-brec'h.
KLIN-GAR, 8. m. Y. Genou ; pl. kli-
niszu-gar. Au pluriel, on dit aussi deu-
lin (de-u-lin), contracté pour deu ilin,
les deux genoux. ÆKlin-gar siguifle, à
la lettre, pli de la jambe.
KLINIEU, Y. Ce mot qui est le pluriel
de klin et de ses dérivés klin-brec'h
et klin gar. entre dans la composition
du mot bañnk-klinieu. V., prie-Dieu ou
chaise basse avec accoudoir, et sur la-
quelle on se met à genonx. A la lettre,
banc des coudes, bauc des genoux.
KLIPENN, a. L V. Crète, huppe d'oi-
seau ; pl. eu.
KLIPENN, 5. L. Klipenn ar c'har, le
devant de la jambe. On dit aussl kri-
bell ar c'har. Yor, KEIN AR C'HAR.
KLO 35
KLIPENNEK, adj. Y. Qui a une crête,
une huppe.
KLISIA (kli-sia), v. a. EMeurer; p.
klisie
KLOAREK, a. m. Clerc, séminariste,
homme d'église ; pluriel irrégulier,
kloer. — Kloarek est un nom de famille
très-répandu; on l'écrit Cloarec eu
français.
KLOASTR, 8. m. Cloitre: pl. ou. Ce
substautif figure parmi les noms de
famille: on l'écrit Cloastre en français.
KLOC'H, 8. m. Cloche ; pl. kleier. Ar
c'hloc'h, ar c’hleier.
KLDC'HA, v. a. et n. Agacer, parlant
des dents, glonsser comme font les
poules. Voy. ELOC’RAT, cet infinitif étant
plus usité.
KLOC'HAD, 8. m. Son de cloche pour
annoncer une messe, une cérémonie.
— Kloc'h, cloche.
KLOC'HAT, s. m. Y. Le même que
kloc'had. Sonein a gloc'hat, Y., sonner
les cloches à la volée.
KLOC'HAT, v. n. Glousser comme
les poules; p. kloc'het.
KLOCHED, s. m. C. Etui à aiguilles.
KLOCHENN, 8. L. (anc.) Lèche ou
tranche mince d'une chose qui 8e
mange. Klochenn amann, lèche de
beurre.
KLOC'HER, 8. in. Sonneur de cloches;
pl. ten. — Kloc'h, cluche.
KLOC'HEREZ, 8. L. Se dit d’une poule
qui gluusse, et qui, pour ce motif, est
bonne pondeuse. Voy. 4AR-8LOC'HEREZ.
KLOCG'HIK, a. m. Clochette, sonnette ;
pl. kleierigou. C'est le duniuulif de
Kloc'h: pl. kleier.
KLOD, 8. m. (anc.) Réputation, re-
nommée.
KLODAD, 8. m. C. Couvée. Eur
c'hlodad ier munud, une couvée de
poussins,
302 KLO
KLDER, s. pl. m. C'est le pluriel de
kloarek, clerc, séminariste, homme
d'église. Ar c'hloer, le clergé. Ar
c'hloer munud, les enfants de chœur.
KLOER-DI, 8. m. Séminaire. — Kloer,
pluriel de Kloarek, séminariste, et ti,
maison.
KLOEREK, 8. m. Y. Le même que
kloarek Au pluriel, kloer.
KLOESTR, 8. m. Y. Clottre ; pl. eu.
KLOGA, v. a. C. Agacer, parlant des
dents; n kloget. Kloget eo va denii, C.,
j'ai les dents agacées.
KLOGE (klog-e. Yay. LOI-LOA.
KLOGORENN, s. f. Bulle sur l'eau,
ampoule à lu peau; pl. ou.
KLOGORENNA, v. 0. Se former en
ampoule par suite de brûlure, se for-
mer en bulles sur l'eau.
KLOK, adj. Complet, entier, révolu.
KLOK, adv. En entier, complètement.
ELOKA, v. a. Troquer, échanger ;
p. et.
KLOKEN {anc ) Cuiller.
KLOKENNET, adj. Il se dit d'une
femme ou fille qui va souvent se con-
fesser aux prê:res étrangers.
KLOKUK, adj. (anc.) Sourd d'oreille.
KLOKUZ, adj. Facile à échanger.
Voy. ELOKA.
KLOMM, s. ro. Y. Nœud du fl, etc.,
des arbres; pl. eu.
KLOMM, 8. f. Y. Pigeon ; pl. et.
KLOMM-DI, &. m. Y. Pigeonnier; pl.
klomm-diet, — Klomm, pigeon, et ti,
maison.
KLOMMEIN (klomm-e-in), v. a. Y.
Nouer; p. klommet.
KLDMMEK, adj. Y. Nouenx, rempli
de nœude, parlant du fl, etc., des ar-
bres, du bois.
KLO
KLOPENN, a. f. Crâne de la tête des
animaux. Ce mot paraît formé de klo-
senn, coque, et de penn, tête.
KLOPENNEK, adj. et s. m. Quiale
crâne développé, qui a une
tête, et, par extension, entêté, abstiné.
KLOR, 8. pl. m. Pluriel de klorens.
KLORENN, s. f. Y. Coqne, bogue,
écaille, enveloppe en certains cas,
écorce dcs arbres; nl. klorenneu, klor.
Klorenn er penn, crâne de la tête.
KLOS, adj. Yor. Ua.
KLOS, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
klosenn. |
KLOSENN (klo-senn), 8. f. Coqne,
cosse, bogne, écaille, bole, coffre ;
pl. klos, masc. Voy. les composés de
ve mot.
KLOSENNAD (ko-sennad), 8. L Ce
que peut contenir une boîte, une bo-
gue, un coffre.
KLOSENN-AMANN (klo-senn), 6. L
Coffre ou grande boîte dans laquelle
on renferme le beurre des fermes. —
Elosenn, cuffre, et amann, beurre.
KLOSENN-BIZ (klo-senn), 8. L. Cosse
de pois; pl. klos-piz,wmasc. — Klotenn,
cosse, et piz, pluriel de pizenn, pois,
lézume.
KLOSENN. GEAR (kln-senn}, 8. L. Bico-
que, ville de peu d'importance. —
Klosenn, écaille, coque, et kear, ville,
logis. comme pour dire, ville ou lagis
qui n’a que la coque ou l'apparence.
KLOSENN-GISTIN (klo-senn), 8. f. Bo-
gue de châtaigne, de marron ; pl. klos-
kistin, masc. — Klorenn, bogue, et
kistin, pluriel de kistinenn, châtaigne,
marron.
KLOSENN-VI (klo-senn), 8. L Coque
d'œuf ; pl. klos-vi, masculin. On dit
aussi klos-viou au pluriel. — Klosenn,
coque, et vi, œuf.
KLOUAR, adj. Tiède, entre chaud et
froid, indifférent, indolent,
KLO
KLOUARAAT, v. n. Devenir tiède, au
propre et au figuré; p. klouareet,
klouareat.
KLOUARDED, 8. m. Evitez ce mot.
Tiédeur.
KLOUARIK, adj. Dolent, qui se plaint
toujours de sa santé, amoureux tiède. |
. croupir ; p. kluchet.
KLOUED, s. m. Barrière da. champ, |
claic ; pl. Kla
KLQUEDA, v. a. Herser, terme d’agri-
culture. Yor. ALOUEDENN. Ñ
uejou,
KLBUEDENN, s. f. Treillis, natte, et
aussi herse, instrument d'agriculture;
pl. ou.
KLOUEDER, s. m. Herseur ; pl. ten.
KLOUER, 8. m. V. Grible ; pl. eu. On
dit aussi klouïir, Y.
KEOUER, 8. m. Y. Goémon à gros
n8.
KLOUERAD, KLOUERAT, 8. m. Y. La
plénitude d’un crible.
K&OUERAT, v. a. Y. Passer au crible.
— Klouer, Y. Crible.
KLOUEREIN (klouer-e-in), v. a. Y. Le
même que le précédent.
KLOUIR, s. m. Y. Crible, tamis fin;
pl. eu.
KLOUIREIN (klouir-e-in), v. a. Y. Le
même que klouerein.
KLOUSKOUBE , adv. Y. Cependant,
néanmoins.
KLOZ, adj. Clos, bien fermé. Grwele
klos, lit de la campagne. Voy. 6WELE.
KLOZ, KLOS, 8. m. Enclos, prison ;
pl. iou. Kas d'ar c’hlos, conduire en
prison.
KLOZA, v. a. Enclore, enclaver ; p. et.
KLOZEIN (kloz-e-in), v. à et n. Y.
Eotourer, prendre chair, parlant d'une
plaie ; D. Rose. — Kios, fermé.
KLU 2
KLOZENNEK, ad]. Mystérieux, diggi-
mulé, parlant des personnes. — Æos,
fermé.
KLUCHA, v. n. S'accroupir ; b klu-
chet. Kiuchet e oa adre ann or, it était
accroupi derrière la porte.
KEUCHEIN (kluchein), v. n: Y. S'ac-
KLUCRENN, s. L GC. Se dit Ang
femme qui se plaint en cachette de sx
position, d’une femme paresseuse d
reste accroupie au lieu de travatttér.
Voy. ELUCHA.
KLOD, s. m. Juchoîr des poules, ef,
par extension, poulailler.
KLUO, s. L V. Barrière, dale ; ph eu.
KLUD, s. m. (anc.) Fardeau.
KLUDA, KLUJA, v. n. Se perchèr, se
hucher ; p. kludet. '
KLUDAT, v. a. Y. Herser, terme
d'agriculture. Yor. ELOUEDA.
KLUDEIN (klud-e-in), v. n. Y. Se per-
cher, se jucher, parlant des poules; p.
KLUDELL, a. £. Corps de la charrette.
Voy. KASTELL-KARA.
KLUDELL, s. f. Y. Claie attachés au
plancher pour y mettre la viande; pl.
eu.
KLUDENN, s. f. Tanière. Je crois que
ce mot doit être pris an sens dere-
traite, de lieu de repos de bêtes non
farouches, comme serait un potlail-
ler ou le gite de lapins privés,
KLUDOUR, s. m. Y. Herseur; pl. klu-
derion.
KLUFA, Y. n. S'accroupir; p, Ruai.
Voy. XLUCHA.
KLUFENN, s. L. H se dn d'une femme
habituée à fureter dans les maisons
sous prétexte de dire des nouvelles
(gcandaleuses), et qui, à l'oscesion,
emporte quelque objet en
æ
354 KOA
KLUI, 8. m. Y. C. Germe d’un œuf.
KLUIAR, s. L. Y. Perdrix ; pl. klujeri.
KLUJA, KLUDA, v. n. Jucher, se per-
cher, parlant des poules.
KLUJAR, 8. L. Perdrix ; pl. Kumi,
klujeri.
KLUJAR-VOR, 8. f. Perdrix de mer.
— Kiujar et mor.
ALUJERI; pl. de klujar.
KLUJERIA, v. n. Chasser aux per-
drix. — Klujeri, klujiri, pl. de klujar,
perdrix.
KLUJIRI, KLUJERI ; pl. irrégulier de
klujar.
KLUKA, v. n. C. Boire à grandes
gorgées.
KLUKADENN, 8. L. C. Grande gorgée.
LUN, s. f. V. Fesse ; pl. duel, digiun.
KNAOUENN, 8. L. Y. C. Noix, fruit;
pl. knaouñ, masculin.
KNAOUN, 8. Pluriel de
knaouenn.
KNEAC'H, 8. m. T. Montée. Voy.
KREAC'H.
KNEC'H, 8. m. T. Le même que le
précédent.
KNEO, 8. m. (anc.) Toison.
pl. m.
KOABR, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de koabrenn.
KOABREK, ad). Nuageux.
KOABRENN, a. f. Nuage; pl. koabr,
masculin. On dit aussi kouabrenn.
KOAC'HEIN, KOEC'HEIN (koac'he-in),
v. n. V. S'évaporer, diminuer en
KOAD, KOAT, 8. m. Bois, forêt, et
aussi bois à travailler; pl. Koajou,
Voy. LMI, plus usité.
KOA
KOADA, v. a. Lambrisser; p. et.
KOADACH, 8. m. Lambris.
ROAGA, v. a. Bosseler, parlant de la
vaisselle en métal; p. koaget (koag-e6.
KOAGAT, v. n. Croasser comme font
les corbeaux; p. koaget.
KOAGENN (koag-enn), s. L. Bosse à la
vaisselle en métal; pl. ou.
KDAGRA, v. a. Le même que 1161.
Y. 4.
KOAILL (les L mouillées), s. m. Caille,
oiseau; pl. koaïilled.
KOAILLETA (les L mouillées), v. n.
Cbasser aux cailles. Yoy. le précédent.
KOAJEL. VOY. MILIN-KOMEL.
KOAN, 8. f. Souper, repas du soir.
KDAN, 8. L G. Diner aux jours de
jeûne.
KOANHOC'HA, KOAN-HOC'HA, v. n.
Demander vivement à manger,
comme les pourceaux qui sentent ou
voient la nourriture qu'on se dispose
à leur donner. — ÆKoan, souper, et
hoc'ha, doc'ha, grogner comme les
pourceaux.
KDANIA, v. n. Souper; p. koantet.
KOANIA, v. n. C. Souper aux jours
de jeûne.
KOANT, adj. Joli, gentil. Comparatif,
koantoc'h; superlatif, Koania,
KOANTAAT, v. n. Embellir; p.
koanteet, koanteat.
KOANTERI, 8. L. Beauté, gentillesse.
KOANTIK, adj. Mignard, gentil. C'est
le dimioutif de koant, adj., joli.
KOANTIK, 8. m. Ecureuil, animal;
pl. koantiged.
KOANTIZ, s. L Gentlilesse, beauté,
et aussi amante. — Hou-mañ a s0 va
e'hoantis, celle-ci est mon amante.
KOA
KOANZE, s. m. Y. C. Séant, position
du corps au lit. Voy. KOAZEZ.
KOANZEZ. Voy. KOAZEZ.
KOAR, 8. m. Cire des abeilles, chassie
des yeux.
KOARA, v. a. Cirer, frotter avec de
la cire les meubles, etc.; p. et.
KOARAT, 8. m. C. Gendre de lessive,
charrée.
. KOARC'H, KOUARC'H,s. m. V. Chanvre,
plante textile.
KOARC'HEK, 8. L. Y. Chènevière; pl.
koarc'hegeu (koarc'heg-eu).
KOAREIZ (koare-1:), 8. m. Y. Carême.
KOAREK, adj. Qui tient de la nature
de la cire. — ÆKoar, cire.
KOARELL, 8. f. Semelle de souliers;
pl. ou. Yor. le suivant.
KOARELLA, v. a. Carreler, mettre
des semelles, parlant des souliers;
p. et. On dit plutôt lakaat koarellou da
eur re voulou Kot, ressemeler de vieux
souliers.
KDARELLOU. Voy. SOARELL.
KOARENN, S. L. Pain de cire. — Koor,
cire.
KOART, adj. Y. Honteux.
LOARTUALEU, a. pl. m. Y. Er c’hoar-
tualeu, les quatre-temps de l'Eglise.
KOAT, KOAD, 8. m. Forêt, bois, bois
de construction ; pl. koajou. — Le mot
koat entre dans la composition de
beaucoup de noms de famille : LeCoat,
Lescoat. — Boutou koat, des sabots.
Quoique le mot prenn désigne plus
particulièrement le bois travaillé ou
œuvré, il n’en est pas moins vrai que
dans l'usage on dit aussi bien bou-
Wwu-koat que boutou-prenn. Il en est de
méme de tous les outils où entre le
ois.
KOATAER, 8. m. Celui qui travaille
dans les forêts; pl. ien. — Koat, forêt.
KOB 855
KOAT-ESKENN, 8. m. Bois à scier. —
Koat, bois, et eskenn, scie.
KDAT-GWELE (gu-ele), s. m. Bois de
lit, — Koat, bois, et gwele, lit.
KOAT-HIRIN, s. m. Prunelier, arbre.
— Koat, bois, et hirin, pl. irrég. de
hirinenn, prunelle, fruit.
KOAT-KIGN, 8. m. Bois pelé, écorce
de chêne qui sert à faire le tan. —
Koat, bois, et kignat, écorcher, écorcer.
KDAT-KREN, s. m. Tremble, arbre.
— KHoat, bois, et krena, trembler.
KROAT-MED, 8. m. Bois taillis. — Koat,
bois, et medi, couper, moissonner.
KOAT-RED, 8. m. Le bois qui pousse
sur les souches des arbres d’une haie.
KOAT-TUFF, s. m. Bois pour faire les
douves de tonnesux. — Koat, bois, et
tuff, pluriel de tuffenn, douvelle.
KOAVENN, KOEVENN, 8. L Y. T.
Crème du lait. En Vannes, on l’em-
ploie comme masculin ou féminin.
KOAVENNEIN (koavenn-ein), v. n. Y.
Se former en crème.
KOAVENNIN, v. n.T. Le même que
le précédent.
KDAZA, v. n. S'évaporer, se COnsu-
mer en bouillant ; p. koaxet.
KOAZEZ, KOANZEZ, KAVAZEZ, 8. m.
Séant, position du corps dans un lit.
Sevel enn he 000365, se mettre sur son
séant.
KOB. Voy. KP.
KOBAL, ROBAR, 8. f. Y. Gabare, na-
vire ; pl. eu.
KOBALOUR, s. m. Y. Gabarier, patron
d une gabare ; pl. kobalerion.
KOBAN, 8. m. Y. Tente de cabaretier
aux foires ; pl. ew. VOy. TIRELL.
_KDBAR, 8. L Gabare, navire ; pl. ko-
P,
856 KDG
KOBARER, s. m. Gabarier, patron de
gabare ; pl. den.
KobH, KOK, ad]. (anc.) Rouge.
vd, adj. V. Ancien, vieux. Voy.
EOC'H, Voy. nen,
Rp, 5. L V. Chat-huant; pl. et.
KOO'HANEZ, s. L. Y. Femelle du chat-
boant ; pl. et.
KOC'HEIN (koc'h-e-in), v. n. V. Deve-
nir vieux, s'invétérer. — Rac'h, V.,
vieux.
ROC'HENN, s. L. Peau des froits, pel,
Hcule sur le bouilli, sur le plomb
fondu, écorce des plantes, et, par ex-
tension, superficie, surface, apparence.
KOCHENNA, v. n. Se couvrir d'une
pellicule, comme le lait bouilli, lo
Plomb fondu. Yor. KOC'HENN.
KOO'HENNIK, 5. 1. Pellicule. C'est le
diminutif de koc’henn.
KOC'HI, KOC'HUI, KOC'HU, 5. m.
Halle pour le marché.
KOC'HIEN,
crasse en gén
f. Marc de vendange,
KOC’H-KARVAN, 8. f. Y. Charogne,
animal en pourriture. Il s'emploie
aussi comme injure à nne femme. —
Rac'h, V., vieux, et karvan, charogne,
KOC'H-LE, 8. m. Y. Taureau; pl.
koc'h-leieu. — Roc'h, adj., vieux, et
de, veau.
ÆO0'HNI, 8. L V. Vieillesse. — Koch,
adj., vieux, Y.
LOCHONN, 8. m. V. Petit des ânes,
des chiens, des lièvres et autres de ce
pl. kochonnet. Kochonn-ki ,
genre ;
pelit chien.
KOO'HU. Voy. gC,
KOC'HUI. Voy. tcn,
KORE
KOD, s. m. Voy. este vai
radical. 2 Ver. 0, qui
KODIOC'H, s. m. V. Alouette; pl. et.
KOEA, v. n. C. Tomber ; p. kora,
dua (koec'he-in). Vay. MEX,
PEN 1 arar
KDED. Voy. mnp, Y.
KOEF, 8. m. Coiffe ; pl. ou, tou.
KOEFA, v. a. Coiffer ; D. et. En em
goefa, se coiffer.
KOEF-BIHAN, 8. m. Béguin.
KOEF-NOZ, s. m. Coiffe de nuit.
KOELE, 8. m. T. Taureau; pl. Koz.
leo. Koele paraît être une contraction
de kos leue. À la lettre, vieux veau.
KOELEOENN, 8. L C. Gotillon ; pl.
KOEN, 8. L Y. Soupé, repas dn soir.
KOENIEIN (koen-ié-in), v. n. V. Ban:
r.
KOEN-LEC'H, 8. L Y. Cénacle. —
Koen, soupé, et lec'h, lieu.
KOERT, adj. V. Joli. Voy. tmt.
KOENV, 8. m. Enflure, tumeur, bosse
à la tête, hydropisie.
MOENVEIN (koeñv-ein), v. n. Enfer,
parlant d'une plaie ; p. koeñvet.
KOENV-GOUZOUK, 8. m. Esquinandle.
À la lettre, enflure du cou.
KOENVI, v. 0. Enfler, parlant d'une
plaie ; p. kosñves.
i KOER, 8. m. Y. T. C. Cire des abeil-
les.
ROERAT, 8. m. Y. Charrée, cendre
qui a servi à faire la lessive.
&9F
aana 8.2. V. Le même que .koe-
KOEREIN (koer-e-in), v. a. V. Cirer,
enduire de cire ; p. koeret.
NOEREE, adj. V. Le même que koa-
TE, l)
KOERET, 8. m. Y. Charrée. Voy.
COEAAT.
KOET, s. m. Y. Forêt, bois, bois ou-
vrable ou de construction; pl. kosdeu.
KTM, v. a. Y. Var. LKOAUA.
KOETAOUR, 8. m. Y. Bûcheron; pl.
dostacrion.
KOETIZ, a. m. Envie.
KOET-KOVU, 8. m. Y. Bois pelar ou
pelé pour tanner les cuirs.
KOEVENN, s. f. V. T. Crôme du lait.
KOEVENNEIN (koevenn-e-in), v. n. Y.
8e former en crème.
KOF, s. m. Ventre. Kof iod, mangeur
de bouillie, ventre de bouillie.
KOFA, v. n. Prendre da ventre, por-
ter le ventre en avant. — Kof, veutre.
KOFAD, s. m. Portée des femelles
d'animaux, ventrée de gourmand. —
Kof, ventre.
KOFATA, Y. n. S'en donner à plein
ventre. Quelques personnrs disent
korfata, mais ce doit être à tort, ce
verbe dérivant de kof, ventre, et non
de kort, corps.
KOF-BIHAN, a. m. Bas-ventre, esto-
mac. À la lettre, petit ventre.
KOF-BRAQUED, s. m. C. Pansard, qui
boit et mange beaucoup. — Kof, ven-
tre, et braoued, boisson.
KOF-BRAZ, s. m. Bellain®. panse.
KOFEGEZ (kofeg-es), 8. L Celle qui a
un gros ventre.
KOFEK, adj. et s. m. Celui qui a on
gros ventre.
D Banane iar anar rannin iiaae
KOF-GAR, s. m. Mollet de La jambe.
A la lettre, ventre de 1a jambe, par
opposition à kein ar c'har. dos de la
jambe, qui se dit nour désigner Je
devant de la jambe. Kofou,he xivesker,
ses mollets (à un homme).
KOFIGNON, 8. m. Chausson ; pl. os.
KOF-10D, s. m. Mangeur de bouillie,
‘et par extension, panserd. À la lettre,
ventre de bouillie. C’est un des sobri-
quets que l’on donne aux habitants du
Léon, parce qu'ils mangent squxent de
la bouillie.
KOF-TED, 8. m. Bedajve, pange. —
Kof, ventre, et teo, épais, gros.
KO6, s. m. Y. T. Coq, oiseau domes-
tique; pl. keget (keg-et). en Vannes :
kegi, keder (keg-i, keg-er), en Tréguier.
KDGENAN (kog-enan), s. m. Y. Huppe,
oiseau ; pl. et.
KOGENNAK (kog-ennak), 8. m. Y.
Alouette huppée ; pl. kogennegi.
KOGEZ (kog-es), 8. L. Grondin, vieille,
poissons ; pl. ed.
KOGN, s. m. Cain, angle ; pl. qu.
KOG-RADENN, 8. m. Cigale, insecte.
À la lettre, coq de fougère.
KOGUSENN (kog-u-senn), 8. L. Y.
Nuage orageux ; pl. kogus, masc.
KOJENN, 8. m. Jeune taureau. Ce
mot ne peut guère s'expliquer qu'à la
manière du P. Grégoire ; il serait une
contracHon de hogus ejenn, presque
(ŒU L
KOK, 8. m. Graine du houx, arbre.
KOK, 5. m. Cuisinier.
KOK, K06, s. m. Y. T. Coq. oiseau
domestique. Voy. «06.
AUR, KOCH, CDK, adj. {anc.) Rouge.
LOKEO, 8. m. C. Petit canot.
LOKENN, s. m. Kcuelle en bois ou
autre vase dont se servent les men-
diants pour demander l’aumône,
358 KOL
KOKET. VOY. KOLED.
KOK-LE, 8. L. Y. Cuiller à pot. —
Rok, cuisinier, et loe, V., cuiller.
VOY. KOK-L0E.
KOK-LOA, s. L Cuiller à pot. — Aok,
cuisinier, et lod. cuiller.
KOK-LOA-DOULL, s. f. Ecumoire pour
la soupe. — Kok, cuisinier, log, cuil-
ler, et toull, percé. |
KOK-LOE, 8. £. Y. Le même que kok-le,
mais plas régulier que ce dernier.
KDKOMBREZ, 8. pl. m. Voy. &0L0M-
SREZENN.
KOKOMBREZENN, 8. f. Concombre, lé-
. gume, plant de concombre ; pl. ko-
kombrez, masc., des concombres, des
plants de concombres.
KOKULOZ, s. m. Coqueluurde, ané-
mone, plantes.
KRL, KAUL (KOH, 6. pi. m. Y. T. C.
Pluriel de kolenn, kaulenn, chou,
légume. Voy. ML.
KOL, SKOL, SKOR, 8. m. Machine
pour enrayer les roues.
KOLA, v. a. C. Enrayer, parlant des
roues d’une charrette.
KOLACH, 8. m. Collége; pl. ou. Il
s'emploie dans tous les sens que l'on 1
| ne vaut pas le pain qu'il mange.
donne au mot fraucais.
KOLDRE, s. m. Bourrelet de tête des
bœufs attelés ; pl. koldreou.
KOLE, s. m. Jeune taureau : pl. ku- |
leou. Ce mot est une contraction pour :
koz, vieux, et le, pour leue, veau. C'est
le taureau qui eutre dans l'âge où il
est en état de saillir.
KOLENN, KAULENN (kôlenn), 8. L Y.
T. C. Chou, légume ; pl. kol, Kaul,
masculin. Voy. KAOLENN.
KOLENN, s. m. Se dit en général 10
petit des quadrupèdes de taille irfé-
rieure. — Kolsnn ki, petit chien qui
tête encore; pl. kelin.
KOL
KOLENNI, v. n. Mettre bas, parlant
des chiennes, chattes, lièvres et antres
femelles de taille inférieure; p. bs-
lennet, VOy. BEUIRA.
KOLIA, SKOLIA, v. a. Enrayer, par-
lant des roues d’une voiture ou char-
rette; p. koliet, skoliet.
KOLIER, 8. m. Collier de chien;
pl. ou.
KOLIN, 8. n. Y. lL sa dit comme
kolenn, du Léon, du petit des femelles
de taille inférieure. — Kolin ki, petit
chien qui tête encore.
ROLINEIN (kolin-e-in), v. n. V. Mettre
bas, parlant des femelles de quadru-
pèdes de taille inférieure; p. kolénet.
KOLL, s. m. Perte, déchet, détriment,
préjudice, avortement, fausse-couche.
— War goll., à perte, avec perie.
Beza e goli, être facile à perdre.
KOLL, v.a. Perdre, déchoir ; p. kolla,
— Mont da goll, se perdre nar incon-
duite, dépérir, perdre son âme.
KOLLAD, s. m. Avortement.
KOLLADENN, a. L Enfant gâté; pl.
kolladennou. il s'entend d'un garçon
et d’une fille.
KOLL-BARA, s. m. il se dit d'un
vaurien. À la lettre, perd-pain, qui
KOLL-BUGALE, 8. m. Avortement,
fausse-couche.— Koll. perte, et bugals,
: pluriel de bngel. enfant.
KOLLEIN (koll-e-in), v. a. V. Perdre;
‘ n. kollet.
1
KOLLEZ. s. m. Avorton.
KOLL-GOAD, s. m. Hémorragie. À la
lettre, perte de sang.
KOLL-GOET, s. m. Y. Hémorragie. —
Koll, perte, et goet, YŸ., sang.
KOLLIDIGEZ (kollidig-ex), 8. L Per-
dition des damnés, terme de dévotion.
KON
KOLLIOIK, s m. Enfant avorté,
avorton.
KOLLIOIK, adj. Dans les livres de
piété, on donne à ce mot le sens de
périssable, en parlai.t des biens de ce
monde. — Madou kollidik ar bed-man,
les biens périssables de ce monde.
KOLO, 8. pl. m. Paille, de la paille.
Ce substantif, qui n'est autre que le
pluriel de koloenn, tuyau de paille, si-
gaife à proprement parler, des tuyaux
de paille ou de la paille. Pour cette
raison, on doit le ranger au nombre
des noms collectifs, comme keuneud,
bois à brûler, et le traiter, en cons-
traction, à l'instar des substantifs
pluriels. On emploie aussi kolo au sens
de litière d'écurie, ce qui est très-
rationnel. — Lakaat kolo dindan al
loened, mettre de la litière aux che-
vaux.
KOLOA, et mieux LAKAAT KOLO,
garnir de paille.
KOLOEK, a. f. Grenier à paille.
KOLOENN, a. f. Tuyau de paille, brin
de paille, tissu en paille, panier en
paille pour porter la pâte au four ou
pour couvrir le pain sur la table; pl.
Rolo, masculin, de la paille.
KOLOENN-VERR, d. f. Yor. PLOUZENN-
VERR.
KOLOENN-WENAN (venan), 8. f.
Roche d’abeilles. — Koloenn, tissa en
paille, et gwenan, pluriel de gwe-
nanenn, abeille.
KOLOMER, 8. m. Y. Colombier. Yor.
KOULOMER.
KOLORENN, a. £. D’après Le Gonidec,
ce mot a le même sens que keler.
KOLVAN. Voy. GeLvAN, qui est le vé-
ritable radical.
KOMBANT, KOUMBANT, 5. m. Y.
Vallée, vallon.
KOMBAOT, 8. m. Coffre à blé de
grande dimension.
KOMBOT. VOY. LEMBST.
KOM. 359
KOMER, v. a. T. Prendre, accepter,
recevoir ; p, Komeret. Voy. REMERET.
KDMM, s. m. Fouleric pour les draps.
KOMM, s. m. Auge pour faire boire
les bestiaux.— Komm ar falc’her se dit
du sabot ou petite auge portative dans
laquelle le faucheur met de l'eau et
une pierre pour aiguiser sa faulx.
KOMMA, v. a. Fouler, opération que
l’on fait subir au drap dans les fa-
briques; p. et.
KOMMAD, s. m. Augée, plénitude de
l'auge appelée komm.
KOMMER, s. m. Fouleur de draps.
` Voy. KommaA.
KOMMOUL. Voy. KOUMMOUL.
KOMMOULA. Voy. KOUMMOULA.
KOMMOULEK. VOY. KEUMMOULEK.
KOMMOULENN. VOy. KOUMMOULENN.
KOMPAER, 8. m. Compère; pl. ten.
KDMPEJOU, T. Je ne connais ce mot
que par celte phrase : Seder war he
gompejou, solide sur ses pieds, parlant
d'une personne, T.
KOMPEZ, ad). Germain, et aussi plan,
uni, et, par extension, simple dans ses
manières. — Kenderv Kompez, cousin
germain.
KOMPEZA, y. a. Unir, niveler, polir;
p. et.
KOMPEZENN, 8. f. Pays plat d'une
certaine étendue en culture, plaine ;
pl. ou.
ROMPEZENNAD , 8. f. Etendue ou
plaine couverte de cultures ; il y a
lieu de désigner, après ce mot, la na-
ture des cultures : Eur gompexennad
ed, une plaine couverte de céréales.
KOMPLIJOU, 8. pl. m. Complies,
prières de l'Eglise.
KOMPOD, KOMPOT, s. m. Calendrier,
compartiment de voiture.
360 KON
KOMPO£Z, adj. Y. Plan, uni, non ra-
boteux. Yor. KOMPEZ.
KOMPDEZEIN (kompoez-e-in), v. à.
Y. Apianir, unir ; p. kompoeset.
KOMPOT. Voy. KOMPOD.
KOMPRENN, v. n. S'apercevoir. Neuxe
e komprenas oc'h ra lagad o tigeri, il
s’aperçut alors que mou œil s'ouvrait.
KOMPS. VOy. 1081.
KOMS. Yor, 1081,
KOMZ, s. m. Parole, mot, pl. kom-
sou, komziou, kompsiou.
KOMZ, v. n. Parler; p. komsef. Koms
oc'h, parler à. Dem-goms, v. n., faire
allusion. — Dem, à demi, et koms,
parler.
KOMZOU-GRAC'H, s. pl. m. Radota-
ges. — Komzou, paroles, et vrac'h,
vieille femme.
KONGHENN, 8. L Conte, histoire ;
pl. koñchou, masc.
KONCHEZA, v. a. Balir: p. et.
KONCHOU, 8. pl. Voy. KONCHENN.
KONCHOU-BORN, 8. pl. m. Contes à
dormir debout. — Konchou et born.
KONDU, KUNOU, a. L Kuñdu vad,
pension où l'on est bien nourri. Kon-
du vad hon eus aman, ici nous s0m-
mes bien nourris.
KONFITEOR, s. f. Ar goñfteor, prière
appelée confiteor en latin.
KONFIZA, v. a. Confire ; p. et.
KONFORT, s. m. Y. Consolation.
KONFORTEIN (koñfort-e-in), v. a. Y.
Consoler ; n. koñnfortet.
KONFORTET, adj. et part. V. Consolé.
KONIFEL, 8. m. Lapereau, jeune
lapin. Voy. LONIELIS.
KONIFL. Yo. KONIEL.
KON-
KONIKL, s. m. Lapin; pi: of Ce
mot, au xv° siècle, était en usage æ
français. .
KONIKLETA, v. n. Chasser au lapin.
KONIKLEZ, s. L Femeïle du Iapiu;
pl. ed.
KONIKLIK, s. m. Lapereau ; pl. koñi-
kledigou.
KONK-KERNE, Nom de lieu. Concer-
neau, ville.
LONK, KONK-LEON, s. m. Le Cos-
quet, port de-mer près de Brest. Cs
mot figure parmi les noms de familte;
on l'écrit Conq en français.
KONKOEZ, 8. m. Gourme, maladie
des chevaux. J'ai vu ce mot employé
avec la signification de fanon, 99
gorge du bœuf.
KONNAR, 8. L. V. T. C. Yor. KSBNRM.
KONNARET, adj. Y. T. C. Voy: #081-
NARET.
KONNER, 8. L. T. VOY. KSUNNAR.
KONOC'HA, v. n. C. Chercher par
pure curiosité à savoir ce qui se passs.
KONOC'HER, a. m, C. Fareteur par
vaine curiosité, qui cherche à savoir
les affaires des autres ; pl. ten.
KONSOUC’H, 8. m. Pièce de bois qu
entre dans le soc de la charrug.
KONT, KONOT, 8. m. Comte, dignité;
pl. ed.
KONT, KOUNT. Voy. ce dernier.
KONTAD, KONOTAD, s. m. Comté,
apanage d'un comte.
KONTAMM, 8. m. (anc.) Poison. Yoy.
LONTAMMET.
LONTAMMET, adj. et part. Voy. nL.
TAMMI.
KONTAMMI, v. a. (anc.) Bmpoisos-
ner ; p. kontammet. Ce mot n'est usité
aujourd'hui qu'eu participe
KOR
met, el se dit d'an chien qui a été
SED un chien enragé où autre
animal dangereux.{Eur c'h koñam-
mes.
KONTELL. Voy. EOUATELL.
KONTELL-LAZ. VOY. HOUTELL-LAZ.
KONTELLA. VOy. HOURTELLA.
KORTELLER. Voy. EOURTELLER.
KONTELLERI. Voy. LOUÂTELLERI.
KONTAOL. Voy. TOULL-HOATROL.
KOTRON, 8. pl. m. Pluriel de koñ-
tronenn.
KONTAONENN, s. f. Ver qui s'engen-
dre dans les viandes ; pl. koñron, m.
KONTAONI, Y. n. Se dit en parlant
de la viande où s'engendrent des vers;
2 . Il se conjugue avec
Faux aire ober ÆKoñtroni à ra ar
c'hik breinse, il se forme des vers
dans cette viande gâtée. G.
KONVOK, v. a. Piquer la meule d'on
moulin, hoñvok ar vilin, sevel ar
mean milin da goñvok.
KHR, 8. m. Vase pour boire ; pl. ou.
KoPAD, 8. m. Plénitude du vase ap-
pelé kop.
KOPER, 8. m. T. Cormier.
KORAIZ (kora-is), 8. m. Carème.
KORBEL, s. m. (anc.) Pierre qui sou-
tient le manteau de la cheminée.
KORBELL. Kaout korbell, ne pas re-
cevoir l'absolution en confession, être
différé en communion, comme il ar-
rive parfois aux enfants pour instruc-
tion religieuse insuffisante, YOT. K08-
BELLET.
KORBELLET, adj. Bena korbellet a le
mème sens que kaout korbell. Voy. le
précédent.
KORBEZEN, adj. C. Beta korbesen
emploie, je crois, avec la même si-
KOR 361
guification que heza korbellet. En style
trivial, les Cornouaillais disent marc'h
korbesen, comme pour dire un cheval
qui n'est pas catholique, qui ne mérite
pas l'absolution, un mauvais cheval.
LORBINER, 8. m. (anc.) Ecornifleur.
KORBONENN, 8. f. Y. Charbon ou
maladie des blés.
KORDENN, 8. f. Corde; pl. kerdin,
et kerdat, eu Vannes.
KORDENNA, v. a. Corder, cordeler,
tresser en forme de corde, lier avec
une corde; p. et.
KOROENNADO, 5. f. Ce ut con
tenir de bi 8 de chauffage ane ancienne
mesure appelée corde en France. La
corde variait à l'infini; elle valait
deux, trois, quatre et même cinq
stères, selon les lieux. Le
KORDENNAD, s. L. Liasse, parlant de
papiers, de pelites pièces d'étoffe liées
ensemble. — Kordenn. corde, ficelle.
KORDENNADI, Y. a. Mesurer le bois
à la mesure appelée corde ; p. korden-
KORDENNEIN, v. 8. Y. Enfller avec
une corde, parlant des grains de cha-
pelet, de collier, etc.; p. Kordennet,
KORDENNER, 8. m. Cordier; pl. en.
YOT, HIST.
KORDENNIK, 8.f. Petite corde, 5
pl. kerdinigou. lann
KOROEOUR, 8. m. V. Cordier; pl.
korderion. On dit aussl kordennour;
pl. kordennerion. Yat. HEL.
KORF, s. m. Corps des hommes et
des bêtes; pl. ou. Il s’emploie aussi
aa sens de corpulence. — Eur c'horf
maro, un corps mort; korf en deux, il
a pris de la corpulence.
KORFA, v. n. Prendre du
l'embonpoint. corps, de
KORFATA. Voy. MHH,
19
362 KOR
KORF-BROZ, 8. m. Cotsét extérieur
e femme. À la lettre, corps de
upe.
KORFEGEZ (korfeg-ex), s. f. Celle qui
a un gros corps.
KOBFEK, s. m. Celui qui a un gros
Corps.
KORFENNOU, s.pl.m. Tuyaux d'orgue.
KORF-ILIZ, s. m. La grande nef des
églises. À la lettre, corps d'église.
KORF-KENN, KORKENN, s. m. Corps
de jupe, pourpoint où corset sans
manches.
‘KORF-MARDO, s. m. Cadavre. À lalettte,
corps mort.
RORF-NOAZ, s. m. Nudité. — Roar,
corps, et noas, nu.
KORF-SAE, 8. m. Corset extérieur
des femmes de la campagne. À ha lettre,
corps de ‘robe. Yoy. KORF-BROZ.
KORGAMM, adj. Tortneux.
KORIST, s. m. C. Enfant de chœur
d'église; pl. ed.
‘KORK, KOBKER, 8. m. (anc.) Mendiant.
KORKA, v. n. (anc.) Mendier.
KORKENN. VOy. HORF-KENN.
KORKER, 8. m. (anc.) Mendiant.
KORKERES, s. f. (anc.) Mendiante.
KOAKES, s. f. (anc.) Le même que le
précédent.
ORLUSK, 8. m. Coquillage qui s'at-
tache aux rochers que la marée couvre
et découvre; c'est peut-être le mures.
KORMEL, s. m. T. Pierre qui soutient
Je manteau de la cheminée.
KORN, s. m. Angle, coin, recoin. —
Sellet a gorn, regarder du coin de l'œil.
Angulos horrescit nâlura.
KOR
(HRM, s. m. Cotne de h fe ê
uelques animaux; pl. Kara, ‘hertilel.
O7. EORA, ady.
KORN, s. m. Cor de chasse, tron-
pette; pl. kornos, kornivs.
KORN, s.m. Pipe: Mrs :
korniou, kerniel. pe pour P
KOBN. C’hoers ar c'horn, jeu de la
galoche, Joner à ce jéu.
KORN, KDURN, et mieux PESK-KOEN,
grondin, poisson.
KORN, sorte d'edverbe. Seac'h born,
très-sec, parlant dela terre; décharné,
parlant d'une personne. À la lettre,
Bec-COTNE, $C COMME COPRS.
KOBNA, v. n. Se garnir de cornes à
la tête; p. hornet.
KORNAD, s. m. Le contènn d'ne pipe
à fumer du tabac, plein ane ins —
Eur c'hornad butun, une pipe de tabas.
Lakaat eur c'hornad. charger de ahar
une pipe à fumer. Yor, KORN, 8. m.,
pipe.
KORNAILLEN (les L mouiilées), s.f.C.
Trachév-artère. Voy. TOULL-GAOU.
KORNAL, v.n. Tinter, corner, parlant
des oreilles.
KORN-AL-LAGAD, 8. m. Le coin de
l'œil.
KORNANOIS. D'après Le Pelletter, œ
mot a la signification de traître, fourbe,
et aussi d'embüches.
KORNANDOUN, s. m. Nain imagi-
naire ; pl. ed.
KORNANDOUNEZ, 8. f. Fée, être ima-
paire.
EI
KORNAOUEK. 406) gornaouek, vent
‘ouest.
KORNACUEK-HUEL. Avel -gofnuouek-
huel, vent du sud-est.
KORNAQUEK-IZEL. Avel gomaouek-
trel, vent du sud-ouest,
KOR
KOBN-BOUD, s. m. Cor, instrument
de musique, cor de chasse, corne
ur appeler au diner les gens d’une
Ferme. Ar c'horn-boud, est aussi le
nom que l’on donne au gros bourdon
du biniou. Voy. ce dernier.
KOBN-BUAL, 5. m. C. Corne pour
appeler les gens de la ferme qui tra-
vaillent aux champs.
KORN-RUTUN, Ipterjection que l'on
TORO la : pi
pre nee dan bonne humeur : pipe
KORNED, KORNED-LIOU, 8. m. Ecri-
toire portatif des écoliers. ‘
KORNEN-LIOU, Voy. le précédent.
KORNEK, adj. Qui a des cornes à la
tête. Ce mot figure parmi les noms
de famille.
KORNEK, adj. Qui a des angles. Bo-
red kornek. bonnet carré.
KORNELL, KORBNIEL,, s. f. Hausse
en ouir qui se met aux talons des sau-
liers ou au bout des pieds; pl. kerniell.
KORNELLA. VOY. KORNIELLA.
KDANETENN, a. f. Cornette, sorte de
coiffe ; pl. 0%,
KORNIELL, KOBNELL, s. f. Hausse
en cuir, soit aux talons des souliers,
soit au bout des pieds ; pl. kern.
KORNIELLA, v. a. Mettre des hausses
à la chaussure ; p. et. On dit plus
souvent lakaat kerniell d'eur re voutou.
KORNIGELL (kornig-ell), 8. L. Sabot,
jeu d'enfants, toupie ; pl. ow. C'hoari
gornigell. le jeu de la toupie, du sabot,
y jouer.
KORNIGELL (kornig-eil), s. L Ce aom,
en quelques localités, se donne à
l'alouette, au bécassean et an van-
peau. On dit aussi kernigell ; pl. ed.
Vanneau, oiseau.
KORNIGELLA{kornig-ella), Y. n. Tour-
noyer, pirouelter sur les talons.
KOR 365
KORNIGELLADENN (koruig-elladenn),
8. L Pirouette ; pl. ou.
KORNIGELLAT ( baei Y. D.
Tournoyer, faire des pirovuettes.
KORN-KARO, s. m. C'est le nom d’une
plante appelée corne-de-cerf. Korn er
c'haro est le bois ou corne du cerf,
animal. En Vannes, koat er c'hare.
KORNOK (kornôk;, ad. Y. Ahuel gor-
nok, vent du sud-ouest.
KORN-TRO, s. m. Coin caché d’une
maison, etc.
KORN-ZIGOR, sorte d'adjectif qui
s'emploie en parlant d’une porte entre-
bâillée ou entr'ouverte. — Korn, coin,
et digor, ouvert. Korn-sigor ê 00 ann
or, la porte était entr'ouverte.
KOROLL, s. m. Y. C. Danse.
KOROLLA, KORGLLAT, v. n. Y. C.
Danser ; p. korollet.
KOROLLER, KOROLLEUB, s. m. Y. C.
Danseur.
KOROLLER, s. m. Pelletier, marchsnd
de cuirs. Ce mot est an nom de fa-
mille très-répandu.
KOROLLEUR, 8. m. C. Voy. NOR@LLER,
dans les deux sens de ce mot. Ce subs-
tantif est un nom de famille très-
commun.
KORONAL, 8. m. Colonel.
KORPORAILL (les L mouillées). Yar.
le suivant.
KORPORAILLOU (les L moulllées), s.
L m. Corporal, linge béni à l'usage
es églises.
KORA, s. m. Nain imaginaire ; pl.
ed, — Le Corr est un nom de famille
très-conou. Voy. KORRARDSUN, KORBIGAN.
KORRE, 8. m. Y. Corrol, façon don-
née aux cuirs, terre glaise pour gar-
nir les fontaines, les Canaux.
KORREEIN (korr-e-e-in), v. a. Y. Cor-
royer, préparer les cuirs, BI une
fontaipé Où un canal avec du corroi.
364 KOS
KORREENN, 8. f. Courroie, lien en
cuir ; pl. ou.
KORREZ, 8. L. Naine. Yor. KORR.
KOBRIGAN, KORRIGANT, 5. f. Y. Fée;
pi. korriganet.
LORRIGED (korrigæd), pluriel de
korrik.
KORRIGEZ forges), 8. L Naine
imaginaire, fée.
KORRIK, s. m. Petjt nain, fée ; dimi-
nutif de Korr. — Le substantif Korrik
est un nom de famille assez répandu ;
en, ce cas, on l'écrit Corric en fran-
çais.
KORRONKA, KORRONKAT, v. n. C. Se
baigner à la rivière, à la mer. Voy.
GWALC'HI : en em gwalc'hi, plus usité.
KORS, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
korsenn.
KORSAILLENN (les Lmouillées), s.f.T.
Gosier.
KORSENN, 8. L. Tuyau de paille, ro-
seau, chalumeau, tuyau de Jin, de
chanvre, etc.; pl. kors, masculin.
KORSENN, 6. L. Y. Glaïeul.
° KORSENNET, adj. Quia de bellestiges,
parlant des céréales. Voy. KORSENN,
tuyau de paille.
LA
KORSOU, 8. pl. m. Voy. 60RSOU, plus
régulier.
KORVENTENN. VOy. KOURVENTENN.
KORVIGELL (korvig-ell), s. f. Ruse,
fourberie, artifice, malice; pl. au.
KORVIGELLA, KORVIGELLAT (korvig-
ella), Y.H. Se contourner ouse brouiller,
parlant du 6l, etc.; se contourner,
arlant desserpents, elc. Parexteusion,
rauder, tromper.
KORZENN, 8. f. T. Gosier.
KOS, s. m. Calandre, cosson, insecte
qui s'engendre dans les blan: pl. ed,
KOS
Kos, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
kosenn, cosse, gousse de légume.
KOoS, s. m. C. Dévidoir à rouet.
K2$A (ko-sa), superlatif de koz. ad}.,
vieux. — Ann hmt kosa, le plus vieux,
le plus âgé; ann hm gosa, la plus
vieille. VOy. K0Z.
KOSAAT (ko-saat),v n. Devenir vieux,
vieillir; p. koseet, koseat. — Eos, ad),
vicux. 11 se conjugue le plus souvent
avec l’auxiliaire ober. — Kosaat a ra
il vieillit; dre ma kord, à mesure qu'il
vieillit.
KOSAD (ko-sad), 8. m. C. Echeveau,
parlant de fil, de laine, etc. Yor. «08,
8. M.
KOSANED, pluriel de kosanenn.
KOSANENN (ko-sanenn), s. f. Mite,
charancon, insectes; pl. kasaned.
KOSANET (ko-sanet), adj. Gâté par les
charancons ou les miles. — Bleu
kosanet, farine gâtée par ces insectes.
Ce mot figure dans les noms de famille.
KOSENN (ko-senn), 8. f. Gosse, gousse
de légume; pl. kos, masculin.
KOSKOR, 8. m. (anc.) Ménage, au sens
de famille. J'ai trouvé ce mot écrit :
koskor, kozgor, coscor.
KOSKOR, adv. (anc.) Lentemient, sans
bruit. |
KOSNI. Voy. KOZNI.
KOSOC'H (ko-soc'h}, comparatif de kos,
adj., vieux. — Æosoc’h eo evtt egile, il
est plus vieux que l’autre. Voy. 104.
KOST, s. m. Corne de lanterne pour
remplacer le verre.
KOSTE, s. m. Y. T. C. Flanc de
l'homme et des bêtes.
KOSTEENN, 8..f. Y. Côte du corps;
pl. kestat.
KOSTEZ, s. m. Côté ou flanc du corps
de l'homme et des bêtes.
KOU
KOSTEZA, v. n. Incliner, parlant
d'un mur.
KOSTEZENN, s. f. Côte du corps ;
pl. kostou, masculin.
KOSTEZENNIK, 8. f. Côtelette; c'est
le diminutif de kostezenn; pl. kostoui-
gou. — Kostouigou maout, des côte-
lettes de mouton.
KOSTEZET, adj. Qui est de côté. —
Goel gosteset, voile de côté, bouliue
d'un navire.
KOSTEZI, KOSTEZIA, v. n. Pencher,
donrer de la bande, parlant d’un na-
vire à la voile.
KOSTIN, 8. m.C. Terme de lutteurs
de Cornouaille; il doit désigner une
sorte de croc-en-jambe pour faire
tomber son adversaire.
KOSTOU, a. pl. m. Pinriel irrégulier
de kostezenn, côte du corps.
KOT, KAUT (k49, 8. m. Y. T. C. Colle.
Yor. EAOT.
KOTATIBUS, C. Pique-nique. Il est
évident que je ne donne pas ce mot
comme bretou, mais seulement parce
que un Dictionnaire pratique duit faire
mention de tous les mots en usage.
KOTTENN, 5. L. Expression dont se
servent les enfants pour désigner la
bille ou canette avec laquelle ils jouent
pour en toucher une anire. Voyez le
mot JEU à mon Noureau Dictionnaire
français-breton 1869.
KOTUEROU, 8. pl. m. Ar c'hotuerou,
les Quatre-Temps de l'Eglise romaine,
KOUABR, s. pl. m. Pluriel de koua-
brenn.
KOUABRENN, 8. f. Nuage; pl. kouabr,
masculin.
KOUAR, V. 4r hou kouar, à votre aise,
lentement. Kouar a le sens de loisir,
aise, commodité.
KOUARAD, s.m. C. Cendreayant servi
ä faire la lessive, charrée.
KOUARC'H, s. m. Y. Chanvre.
KOU 365
KOUBL. Koubl ar vreac'h, le pli du
ras.
KOUBL, s. m. Petit joug pour mener
les bœufs à la foire; couple ou paire,
pour dire deux.
KOUBLA, v. a. Coupler des bœufs,
des chiens de chasse; p. et.
KOUBLAD, s. m. Couple on paire,
parlant des bœufs, des chiens de
chasse.
KOUBLAD, KOUBLENNAD, s. m. Cou-
plet de chanson; pl. koubladou.
KOUBL-AR-FREILL (les L mouillées),
8. m. Partie du fléau à battre le blé;
c'est le morceau de cuir qui relie le
manche au battant. — ÆKowubl, pli, et
freill, fléau.
KDUBLAT, KOUBLEIN, v. a. V.Counler,
parlant des bœufs, des chiens de
chasse ; p. koublet.
KOUBLEIN (kouble-in), v. a. Voy. le
précédent.
KOUBLENNAD. VOy. LOUBLAD.
KOUBLER, s. m. C. Koubler levriou,
relieur de (rre ; PI. ten.
KOUBOUL, s. m. Coin en bois pour
serrer deux objets.
KOUC'H, 8. m. Couverture de ruche
à miel.
KOUCHAN, v. n. T. Faire gageure,
parier ; p. kouchet. Me gouch ex eo, je
parie que cela est.
KOUC'HAN, KOC'HAN, 8. f. Y. Chat-
huant ; pl. et.
KOUC'HANEZ, s. f. Femelle du chat-
huant, fresaie.
KOUCHI, KOUSI, v. a. V. Salir, et
par extension, corrompre, parlant
d’une fille. Voy. KOUCHIEIN.
KOUCHIEIN, KOUCHIAT (kouchie-in),
y. a. Y. Salir, et par extension, pro-
faner et aussi corrompre une fille;
p. kouchiet.
306 KOU
KOUGHIET, adj. Y. Sall, terne.
KOUCHIOUR, s. m. Y. Corrupteur,
Profanateur ; pl. kouchierion.
KAUDET, 8. m. (anc.) Pensée, Idée.
KOUE, s. m. T. Lessive. Ce mot est
un nom de famille quelque peu connu.
KOUE, 8. m. T. Chute.
KOUEAN, v. n. T. Tomber, déchoir ;
p. koner, VOY. HEH.
KOUEC’H, 8. m. V. T. Chute. Yor.
HUEZ.
KOUEC'HAN, v. 0. T. Tomber, dé-
choir ; p. kouec'het.
KQUEOHEIN (kouec'he-in), Y. n. Y
Tomber, choir, déchoir ; p. houec'he;
ROUERT, 8. L Couvent, monastère ;
pl. koueñchou. Lo mot kouet 8e pro-
nonce comme en français kouainte.
Ar goueñt, le couvent.
KOUER, s. m. Paysan ; pl. (m.
KDUERED, s. n. Y. Le même que
hoerat.
KOUERIAD, 8. m. Villageois, paysan,
homme de Ia campagne. Yor. KOUER,
qui est plus usité.
KOUERIAOEZ, 8. f. Villageoise, femme
de la campagne ; pl. ed.
KOUERS, GOUERS, GUERS, adv. Y.
Longtemps. Kouer zou, il y a longe
temps, V.
KOUESIA, KOUEZA (koue-sia), Y. n.
Faire la lessive ; p. koueriet, kouezet.
On dit de préférence redek ar c'houer,
ober Kouez.
KOUESIER, KOUEZER (koue-sier), 8.
m. Blanchisseor de linge sale ; pl. ien.
KOUESIEREZ, KOUEZEREZ (koue-sie-
vez), 8. f. C'est le féminin du précé,
dent ; pl. ed.
KOUEVR, 8. m. Cuivre, métal.
KOUEVRA, v. a. Cuivrer, doubler en
cuivre ; p. kowevret,
KOU
KOUEZ, s. œ. Chute. — Kowsse,
choir, abar. Le Ñ
aL 5 Cie Me me dit
ur er le tan où poudre
Prorement de l'écorce DCE L
KOWEZ, s. m. Lessive. Ober boues,
redek ar c'houes. faire la lessive. Tr
koues, buanderie.
KOUEZA, v. n. Ghoir, tomber; p.
kouezet, Koueza en he beul, se dit
d'une maison, d'un mur qui s'écronle.
À la lettre, tomber dans s0n trou, dans
ses fondations. — Poull, trou.
KOUEZA, KOUESIA, v. m. Faire la
lessive. — On dit de préférence, dber
ust, redek ar c'houes.
KOUEZ-DOUR, s. m. Cascade. À la
lettre, chute d'eau.
KDUEZER, s. m. Blanchissegr de
linge. Yor. KOUEZA.
KOUEZEREZ. YOT. HOUESIEREZ.
Kour, 8. m. G. Ventre. Voy. MT et
ses composés.
KOUFFOC'H, s. m. Ouess. Fars au
lard, mets des gens de la campagne.
Yar. FARS, 8. M.
KOUFIGNON. Voy. KOFIGNOA.
MOuFR, 8. m. Coffre à linge, armoire.
KOUFR-HOUARN, 8. m. Coffre eu fer,
coffre-fort.
KOUG, s. m. Y. Gorge.
KOUGA, v. a. Piquer, terme de meu-
nier, parlant d'une meule de moulin.
Koupa ar vilin, piquer la meule d'un
moulin.
KOUGAT, 8. m. Y. Gorgée, et aussi
mal de gorge. — Koug, Ÿ., gorge.
KOUGOUL, s. m. Capuchon des gens
de la campagne, cape, froc de moine.
KOUGOULIET, ad). Qui a pris le froc.
— Kougoul, froc.
KOU
NOUTON, s. 1. Gâteau ou galette,
faite au four avec des restes de pâte,
pour les enfants; pl. ou.
KOUIGNAOUA, v. n. Aller chercher
des gâleaux comme font les enfants,
en Qqüélques cantons, à l'occasion de
la fête des Iunotents (P. Grégoire). Ce
mot dérive de kouignaou, ancien plu-
riel de Kouign, gâteau, galette.
KOGSILC'HA, v. n. Cligner de l'œil.
YOT, GWILC'HAT.
VOUILO'HER, 8. m. Qui a l'habitude
de cligner de l'œil. Voy. GWILC'HER.
KOUILTRON, s. in. Y. Goudron.
KOUILTAONEIN, Y. a. Y. Goudronnér ;
p. kouiltronet.
KOUILTRONEXK, adj. Y. Goudrouné.
KOGIT, adj. T. Yor. KUIT.
ÆOUJOURN, adj. C. Propret, dispos,
bien portant.
KOUROU, 5. f. Coucou, oiseat; pl. ed.
KOUKOUG, s. L Le même que koukou ;
pl. koukouged.
KOULDI. Yor. KOULDRI.
KOULDRE. VOy. LOLDRE.
KOULIN, KOUNIFL, a. n. Y. Lapin ;
pl. et. VOY. KenIKL.
KOULINETA, v. n. Chasser au lapin.
[ROULINEZ, 8. f. La femelle du lupin;
pl. et.
KDULIS, adj. V. Pourri, parlant des
œufs. Vi koulis, Y.
KOULM, 5. f. Colombe, pigeon; pl. ed. |
LOULM, 5. m. Reud: pl. ou.
KOULMA, v. a. Nouer; p. et.
KOULMEK, adj. Plein de nœuds.
KOULOMER, s. in. Y. Colombier; pl.
109.
KOU 367
KOOLOUADRENN, s. 1. Calebasse, té-
gume ; Pl. ou.
KOULOURDRENNIK-GOUEZ, a. 1. Col -
quinte, plante. À la lettre, petite cale-
basse sauvage.
KOULS, s. m. Epoque, temps, mo-
ment opportun.
KOULS, ady. Autant, aussi bien.
Ront ha, aussi bien que.
KOULS - LAVARET, sorte d'adverbe.
Four ainsi dire. A la leure, autant
re,
LDULSKOUDE, adv. Cependant, néan-
moins.
EOGLTR, 5. m. Cotitre. Kouñtell
koultr, coutre de la charrne.
KOUMAER , 8. L Commère, canca-
nière. Eur goumaer vad, une bonne
commère.
KOUMANANCHOU, 5. pl. m. Gages de
domestique.
KOUMANAND, KDUMANANT, 5. m.
Fermege, ferme, prix de ferme, gages
des domestiques ; pl. gounanañéhou.
‘Dek skoed am eus evit va c'houmanant,
j'ai dix écus de gages.
KOUMANANTA, v. n. Servir à gages.
| Yor. CEURANANT.
KOUMBANT. Voy. EOMBAÏT. Y.
KOUMBLE. Voy. TORCHENN.
KOUMER, v. a. Y. T. C. Prendre, ac-
cepter, s'emparer ; p. eé.
KOUMM, 8. m. Vague de la mer; pl.
ou. Ka gree, :
KOUMMEX, adj. Qui produit des ve-
gues, houleux, parlant de la mer.
Voy. teunn.
KOUMMOUL, 5. pl. m. ‘Pléiel irré-
gulier de kowmmoulenn.
KOUWMOULA, v. n. Se couvrir de
nusges. Il se conjugue avec l'auxi-
liaire ober.
368 KOU
LOUMMOULEK, adj. Nuageux, nébu-
leux, couvert de nuages épais. Koum-
moulek eo ann amser, le temps est
nuageux.
KOUMMOULENN, s. L. Nuage épais ;
pl. koummoul, masc.
KOUMUNIA, Y. n. Communier, terme
de dévotion ; p. koumuniet.
KOUMUNION, s. f. Communion, ter-
me de dévotion. 4r goumunion, la
communlon.
KOUN, s. pl. m. C'est un des pluriels
de ki, chien.
KOUN, 5. m. T. Souvenir. Le mot
koun psraît avoir été autrefois d'un
Laa plus répandu qu'aujourd'hui.
On le retrouve dans le verbe añkou-
nac'haat, oublier. On prononce aussi
kouñ, mais plus rarement.
KOUNA, v. n. T. Songer à, se sou-
venir de.
ATHA, Y. n.{(anc.) Se souvenir
KOUNOON, KONOON, adj. Douar
koundon, lerre eu friche.
KOUNDOUN. Voÿ. LOUNDOUNI
KOUNDOUNIOU, 5. pl. m. B. Bexin ar
c'houndouniou, goémon provenant des
plus grandes profondeurs de la mer.
KOUNHERS, 8. m. (anc.) Chasseur.
Je nero dans la composition de
ce substantif que le mot koun, un des
pluriels de ki, chien.
KOUNIKL. Voy. nt
IL.
KOUNIKLEZ. VOÿ. KOMIBLEZ.
KOUNN. Ce mot que l'on trouve par-
fois écrit de cette manière, est le
même que koun, pluriel de ki, chien.
KOUNNAR, 8. L. Rage, maladie, et
aussi fureur, grande colère.
L songé, attaqué
m grande colère,
KOUNNARE
de la rage, et
furieux,
KOU
KOUNNARI, Y. n. Etre saisi de fureur,
d'emportement furieux.
KOUNT, s. m. Compte, règlement
d'argent.
KOUNTELL, LORTELL, 8. L. Couteau;
pl: koubl, kouñtellou.
KOUNTELL-BLEG, 8. f. Conteau qui
se ferme, jambette. — Kouñtell, cou-
au et pleg, pli. À la leitre, couteau
pliant.
KOUNTELL-KERE, s. f. Tranchel de
cordonnier.
KOUNTELL-LAZ, 8. 1. Et aussi kou-
tell-lax, koutell-lac'h, en Vannes. Cou-
telas des bouchers. — E L, cOU-
teau, et laxa, tuer. En raison surtout
de la finale tas du mot breton, il Y &
lieu de penser que le substantif fran-
cais contelas en dérive, bien que les
étymologistes français fasseut dériver
coutelas (énorme couteau), da la
bod qui sigaile peut couteau,
canif.
KOUNTELLA, et mieux, ret aalan
kouñtell, donner des coups de couteau,
frapper avec un couteau.
KOUNTELLER, 8. m. Couteller; pl.
ien.
KOUNTELLERI, 8. f. Contellerie. —
Kouñteller, coutelier, et ti, maison.
KouRTILLI, s. pl. L. Pluriel/irrégu-
lier de kouñtell.
KOURAILLOU (L mouillées), 8. pl. m.
Eatrailles, boyaux, tripes.
KOURATER, s. m. Courtier, entre-
metteur en affaires; pl. ten. On dit
anssi koureter. Kourater kezek, koura-
ter saout, entremetteur pour la vente
des chevaux, des bestiaux.
KOURECHER, 8. m. Coiffe de deuil;
pl. ou.
MOURETER. Voy. HOURATER.
KOURETOUR, s. m. V. Courtier d'af-
faires ; pl. koureterion. Voy. UMI,
KOU
KOURICHER. VOY. LOURECHER,
KOURN, KORN, s. m. Grondin, pois-
son ; pl. ed.
KOURN, 8. m. T. Pipe à faomer. Yor.
Loan et ses dérivés.
KOUROUILL (L mouillées), s. m. Y.
Verrou de porte. On dit aussi krouill.
KOUROUILLEIN (kourouill-ein, avec
L mouillées), v. a. Y. Fermer au ver-
roù, On dit aussi kroutllein,.
KOURREENN. VOy. KORREENN.
KOUBREZ, 8. m. Corroi pour garnir
les fontaines, les conduites d'eau ; il
se dit aussi de l'opération que subis-
sent les cuirs dans les tanneries.
KOURBEZA, v. a. Garnir de corroi,
parlant des conduites d’eau ; corroyer
es cuirs, et aussi suiver, parlant
d'un navire ; p. et.
KOURREZER, 8. m. Corroyeur de
cuirs ; pl. ten.
KOURREZET, adj. Corroyé.
KOURS, s. m. Y. Saison, époque,
temps opportun. Er puar c'hourt ag
er ble, les quatre saisons de l'année, Y.
KOURS, 8. m. (anc.) Vulve.
KOURSIA, v. a. (anc.) Epier.
KOURSTAON. Voy. GOURSTAOÀ.
KOURT, s. m. Cour non fermée par
un mur.
KOURTIN, 8. m. CG. Rideau de lit ; pl.
ou.
KOURTIN, 8. pl. m. Y. Pluriel da
suivant.
KOURTINENN, 8. L Y. Natte en paille;
pl. kourtin, masc.
KOURZI, Y. n. £. Epier. Yor. KOURSI.
Choum a reas da gourzi, il resta aa
guet.
LOURVENTENN, 5. L Orage, tempête,
coup de vent ; pl, ou,
KOU 369
KOUS, KOUZ, adj. C. Vieux, ancien,
âgé. Voy. «oz. s
KOUSI (kou-s1), v. a. V. Le même que
Stein.
KOUSIEIN (kou-si-e-in), Y. a. Y. Sa-
lir, corrompre. Yor. KOUCHIEIN.
KOUSIOUR (kou-siour), 8. m. Yor.
KOUCHIOUR.
KOUSK, 8. m. Sommeil. Dre va
C'housk, pendant mon sommeil.
KOUSKADEL-RONKENNET, s. f. V. Lé-
thargie, apoplexie.
KOUSKED, s. m. Sommeil. Yor. (9091.
KOUSKEDIK, adj. Assoapi, endormi.
— Kousk, kousked, sommeil.
KOUSKEDUZ, adj. V. Assoupissant,
qui provoque le sommeil.
KOUSKEIN (kousk-e-in), v. u. Y. Dor-
mir. VOy. KOUSKET, v. H,
KOUSKER, 8. m. Dormeur ; pl. ten.
KOUSKEREZ, s. f. Dormeuse ; pl. ed.
KOUSKET, 8. m. Sommeil. Yar. (0051,
KOUSKET, v. n. Dormir ; p. Kousket.
En em ret da gousket, s'endormir. Mont
da gousket, aller se coucher. À la
lettre, aller dormir. Gwall bell out bet
kousket, tu as dormi bien longtemps.
Kousket avad ne reas berad, il ne put
dormir du tout.
KOUSKET-FOLL, 8. m. Catalepsie. À
la lettre, sommeil fou.
KOUSKOUCE, ady. G. Voy. KOULSKOUDE.
KOUST, s. m. Préjudice, dépens, dé-
triment. Beva divar goust ar re all,
vivre aux dépens d'autrui.
KOUSTA, Y. 8. Coùter, valoir un
certain prix ; p. et.
KOUSTEIN (kôust-e-in), v. a. Y. Le
même que kousta.
KOUSTELE, KOUSTLE, s. m. Y. Pari,
gageure; pl. houstelsieu,
A
370 KOV
KOUSTIANS, s. L Conscience. Eur
goustiars vad, une bonne consolence.
KOUSTLE, s. m. Y. Le même que
koustele.
KOUSTUZ, adj. Coûteux, dispendieux.
Voy. KOUSTA.
KOUTELL, s. f. Y. Couteau ; pl. eu.
VOY. LOURTELL.
KOUTELL, 8. L Palourde, nom que
l'on donne à plusieurs coquillages
bivalves. Les coquilles de celai dont il
est question ici ressemblent assez à
un manche de couteau, aussi l'appelle-
t-On parfois treid-kounuell. À la lettre,
manches de couteau.
KOUZ, KOUS, adi, GC. Vieux, âgé,
ancien. Ann hant gour, la vieille.
Ann hmt koug, le vieux. Yor. 169.
KOUZIN, 8. m. Et aussi, kouzin ar
vadalen, nom ironique que l'on donne
à un cordier ; pl. kousined. Voy. &A-
US.
KOUZOUMENN, 5. f. Sacrement de la
confirmation. Àr gouxoumenn.
LOUZOUMENNA, v. a. Donner le sa-
crement de la confirmation. On dit
aussi kouzoumennt.
KOV, 8. m. Et mieux, kof, ventre.
KOVEEIN (kove-e-in), v. a. Y. Tanner,
parlant des cuirs. Ge mot dérive de
kovu, 8. m. V., tan, pour les cuirs.
KOVEOUR, 8. m. Y. Tanneur; pl.
koverion. — Kotu, lan.
KOVESAAT (kove-saaf), v. a. Entendre
quelqu'un en confession; p. koveseet,
koveseat. Voy. MOVEZ.
KOVESION (kove-sion), 8.f, Confession
ou sacrement de la pénitence. — Ar
gotesion, la confession.
LOVESOUR (kove-sour), s. m. Confes-
seur; pl. ten.
KOVEZ, v.n. Et mieux, mont da gores,
se confesser à un prêtre, aller à con-
KOZ
KOVEZOUR, s. m. Y. Confesseur;
pl. ton.
KOVU, 8. m. Y. Tan pour tarmer les
cuirs, et aussi, halle pour le marché.
KOZ, adj. Vieux, ancien, âgé, et aussi
mauvais en son genre. x
Koroc'h (ko-soc'h) : superis x Eog
leure Ann hini kos, le vieux; ann
ini gos, la vieille; auna den kos, on
vieillard; paotr kosa ann den-xe, le fils
atué de cet homme. A la lettre, le fils
le plus âgé de cet homme. Va breur
eil gosa, mon frère cadet. À la lettre,
mon frère second plus âgé. 10 sens
de mauvais, l'adjectif Kos précède le
substantif qualifié, et ce dernier adou-
cit son initiale, à moins que cette ini-
tiale ne soit une des lettres dures
K,P,T. Ainsi, on dit : eur c'has varc'h
uve haridelle, un mauvais cheval
(marc’h); kox votes, une mauvaise
chaussure (botes). Mais on dit kos-
kaboun, kox-parichou, kox-ti. Voyes
ces trois derniers mots et autres ci-
après. Les motifs de ces changements
sont expliqués à la lettre Z de mon
Nouveau Dictionnaire français-breton,
1869. Il en est de même du comparatif
et du superlatif de kot. — Le Kos est
un nom de famille très-répandu.
KOZAN, 8. m. Mite, insecte ; pl. ed.
KOZANA, v. H, Se remplir de mites;
p. kozanel.
KOZANEO, KOZANET. Yor, KOSANED.
KOZANENN. VOy. LOSANENN.
KOZ-OILLAJOU (L mouillées), 8. pl.m.
Vieux habits, vieux chiffons. Yor.
DILLAD.
KOZEAL (kôseal), v. n. C. Et aussi
kauseal. VYoy. ce dernier.
KOZENN, s. f. Vieille femme.— Ko,
vieux. Voy. GRAC'H.
KOZGOR. VOy. KOSKeR.
KOZ-HOUARN, s. m. Ferraille. À la
lettre, vieux fer.
KOZIAO, s. m. Vieillard. Il n'est
guère usité, On dit de préférence
den Eat,
KRA
K0Z-IAR, a. m. Poltron, ule
mouillée. À La lettre, vieille poule.
KOZIK, 8. m. B. Ce mot, diminutif
de kot. adij., vieux, est un terme en-
fantin qui ne s'emploie qu'au vocatif,
en garant à la personne elle-même,
et désigne le grand-père ou la grand'-
mère indifféremment. Ainsi, sa, kosik,
oui, grand-père; oui, grand'mère. Ce
mot est de l'Ile-de-Bats, où l'on em-
ploie, comme en Léon, les mots tad-kos
et mamm-gos, dans les autres cas.
KOZ-KABOUN, 8. m. Poltron, poule
mouillée. à la lettre, vieux chapon.
KOZ-LE, 8. m. Jeune taureau. — Koz,
vieux, et le pour leue, veau.
KOZNI, 6. L Vieillesse. — Kos,
vieux.
KOZ-PARICHOU, 8. pl. m. Vieux pa-
piers, paperasses.
KOZ-PERENN, 5. f. Poire sauvage.
À la lettre, mauvaise poire.
KOZ-SKRIJOU, s. pl. m. Paperasses,
vieux papiers.
KOZ-TI, 8. m. Masure. A la lettre,
mauvaise maison.
KOZ-TRABELL, s. f, Vieille radoteuse.
— Koz, vieux, et trabell, traquet pour
effrayer les oiseaux.
KOZ-TRAOU, 8. pl. f. Fatras, friperies.
À la lettre, vieilles choses.
KOZ-VOTEZ, s. f. Mauvaise chaussure.
— Koz, vieux, et botes, chaussure. —
Koz-votez ler, savate. À la letire, mau-
vaise chaussure de cuir.
KOZ-VOUTAQOUER, s. m. Savetier. —
Eog, mauvais, et boutaouer, faiseur de
chaussures.
KRAB, s. m. Crabe ou cancre de mer,
crustacé.
KRABAN, 8. f. Griffe d'animal, et
aussi, maia d'un voleur; pl. ou. Yar.
KRABANOU.
KRA 371
ÉRABAMAD, 5. L Coup de griffe, et,
par extension, soufflet ou coup donné
sur la figure, claque, tape. — 4 gra-
banadou, par poignées. Voy. KRAGAN.
KRABANADENN, s. 1. Voy. le précé-
dent.
KRARANATA, v. n. Grifier, donner
des coups de griffe. Tor. KRABARAD. —
En en ta, se battre à coups de
poing.
LRABANEK, adj. Qui a de grandes
griffes.
LRABANOU, 6. pl. f. Ce mot, qui n'est
autre que le pluriel de kraban, griffe,
s'emploie aussi comme suit : mont war
he grabanou, marcher à quatre pieds,
comme les petits enfants qui com-
mencent à marcher.
KRAGET, SLRABET. VOY. SERABAT.
LRABISA (krabi-sa), v. a. Egratigner;
p. et.
KRABISADENN (krabi-sadenn), s. f.
Egratignure, marque que laisse on fait
une égratignure ; pl. ou.
KRABON, s. f. V. Griffe; pl. krahas
nieu. Voy. LRABAN.
KRABOS. VOy. ERABOSOU (krabo-sou).
KRABDSEK (krabo-sek), adj. Qui mar-
che comme les crapauds.
KRABOSOU (krabo-sou), 8. pl. m. Ce
mot s'emploie comme suit : Mont war
he grabosou, marcher à quatre pieds
comme les enfants qui commencent à
marcher.
KRABOZ. VOY. HRABOSEK.
KRAC'H, adj. Y. Desséché au fou, au
soleil. Yor, (M.
KRAC'H, 8. m. V. Le même que
kreac’h.
KRAC'HEIN rac hein) v. a. Y. Des-
sécher au feu, au soleil ; p. krac’het.
KRAC'HIGELLET (Rrao'hig-ellel), Y.
Voy. uA1ZET. Ce mot parait dérivé de
372 KRA
KRAE, s. m. Grève de la mer, de
rivière. Ar c'hrae, la grève.
KRAF, 8. m. Capture, prise, marque
d'égratigaure. Voy. KRAFA. On dit aussi
krav.
KRAF, 8.10, Couture, point d'aiguille.
KRAFA, KAAVA, v. a. Capturer, égra-
tigner.
KRAFADENN, s. L Marque d'égrati-
gaure.
KRAFAT, v. a. et n. Gratter, se grat-
ter; p. krafet. Krafat he benn, se gratter
la tête. A la lettre, gratter sa tête.
KRAFINA, v. a. Egratigner; b, et,
KRAFINADENN, 8. f. Egratignure;
pl. ou.
KRAG, KREG, 8. m. Grès, pierre.
Mean krag, pierre de grès. Pod krag,
pot de grès.
KRAINCH, 8. m. Crachat. Voy. le
suivant.
KRAINCHAT, Y. n. Cracher avec effort ;
p. krainchet.
KRAINCHER, 8. m. Cracheur. Voy.
ERAIACHAT.
KRAINCHOUER, 8. m. Crachoir.
KRAK, adj. Perçant, vif, parlant de
la vue, court ou peu Jong, demi, en
terme de mépris. Voy. ci-après les
composés de krak.
KRAK, adv. Ce mot a 00 avoir la
signification de presque, et celle aussi
de tout-à-fait, entièrement. Voy. KRAr-
HOUAD, KRAL-VASTARD, KRAG-0ZAC'H.
KRAK-HOUAD, 8. m. Sarcelle, oiseau
d'eau; pl. krak-houidi. — Arak, ad).,
demi, court, et houad, canard.
KRAK-OZAC'H, 8. m. Femme hom-
masse. — Ærak, adv., presque, et
ozac'h, homme, chef de ménage. Voy.
GREX-OZAC'H.
KRA
KAAK-VASTARD, s. m. Fils d'un bé-
tard. — Krak, adv., à demi, et bastard,
bâtard.
KRAK-VASTARDEZ, s. f. C’est le fémi-
nin du précédent.
KRAMANAILL (les L mouillées), 8. 1.
Crémaillère de cheminée.
KRAMPINELL, 8. f. Attrait, amorce,
en mauvaise part; pl. ou.
KRAMPDAC'HENN, V. YOT, URAMPSE-
C'HENN.
KRAMPDEC'H, s. pl. m. Y. Pluriel de
krampoec’henn.
KRAMPCEC'HEIN, v. n. Y. Manger des
crêpes ; p. krampoec'het,
KRAMPOEC'HENN, 8. f. Y. Crèpe, sorte
de galette fort mince; pl. krampoec'h,
masculin.
KRAMPCEC'HOUR, 8. m. 7. Marchand
de crêpes. mangeur de crêpes; pl.
krampoec’herion.
KRAMPOEZ, s. pl. m. C'est le pluriel
de krampoezenn.
KRAMPOEZA, v. n. Manger des crêpes;
D. krampoexet.
KRAMPDEZEREZ, 8. L. Vendeuse de
crêpes.
KRAMPOEZ-MOUZIK, 8. m. Ombilic,
cotylet, plante grasse des champs. 8a
feuille ayant, en petit, quelque res-
semblance avec la crêpe (krampoes),
on lui a donné sans doute ce nom
fantaisiste. J'ignore le sens de mouzik;
d’autres disent mouezik. Voy. MOUI,
mous, particule, et MOUZIK.
KHAN, 5. m. Entaille, encoche: pl. ou.
KRAN,s. m. Rouleau en bois à l'usage
des agriculteurs; pl. tou. On dit aussi
KRAN-DOUAR.
KRAN, 8. m. Y. Grin, Voy. REUN et
ses composés.
KRAN-OOUAR, s. m. Rouleau d'agri-
culture. Voy. &RAN. À ja lettre, rouleau
pour la terre.
KRA
KRANELL, a. f. Meurtrière de fortifi-
cation, créneau, embrasure; pl. kra-
nellou.
KRANELLA, v. a. Créneler; p. et.
KRANHU, s. m. Y. Mendiant ; pl. kran-
huet. Au féminin, kranhues; pl. et.
KRANK, s. m. Crabe, cancre, crus-
tacé de mer; pl. ed.
KRANKENN, s. L Ecrevisse de mer;
pl. krañkenned.
KRANN. Voy. ERAN, entaille.
KRAO, 8. m. T. Crèche, étable, écurie.
Voy. ERAOU.
KAAON, KRAOUN, 8. pl. m. Pluriel de
Kraouenn, noix, fruit. C'hoari ar
chraouñ, jeu des noix, jouer aux
noix.
KRAOST, 8. m. Pituite, flegme, tu-
meur. Klanv eo gañt ar c'hraosi, il a
la pituite.
KRAOSTA, v. D. Faire des crachats
gras comme font les enrhamés et les
pituiteux.
KRAOSTER, adj. Pituiteux, flegmati-
ue ou atteint du flegme, malacie. On
it aussi kraostuz.
* KRAOU, 8. m. Etable, écurie, berge-
rie, poulailler, crèche aux cochons.
Pour être bien compris dans ces di-
vers sens, le mot Kraon doit être cem-
plété par le nom des bêtes. Ainsi on
dit : kas ar c'hezek d'ho c'hraou, me-
per les chevaux à l'écurie; kas ar
gaout d'ho c'hraou, mener le bétail à
l’étable ; kraou ann denved, bergerie;
kraou ar moc'h, crèche aux cochons;
kraou ar (er, poulailler. Voy. KROU.
KRAOUADENN. YOT, ERAOUIDENN.
KRAOUADENNEIN, v. D. VOy. KRAGUI-
DENNEIN.
KRAOUAT, v. a. et n. Y. Gratter, se
gratter; p. kraouet. VOy. KRAFAT.
KRAOUENN, 8. f. Noix, fruit; pl.
kraoun, masc.
KRA 373
KRAOUENN, 8. f. Chag d’aiguille, et
aussi aloyau, partie de la viande de
boucherie. Kraouenn vevin, aloyau de
bœuf. Voy. BEVIN.
KRAOUENNEX, sorte d’adverbe, G.
Æaoseal kraouennek, parler en gras-
seyant.
KRAOUENN-GARZ, 8. m. Noiïsette,
fruit. À la lettre, noix de haie.
KRAOUENN-GELVEZ, 8. L Noisette,
aveline, fruits. — Kraouenn, noix, et
kelvez, pluriel irrégulier de kelvezenn,
coudrier, arbre.
KRAOUENN-GLAZ, 8. f. Cerneau,
noix fratchement cueillie.. À la lettre, :
poix verte.
KRAOUENN-VEVIN, s. L. Aloyau de
bœuf. — Kraouenn, aloyau, et berm,
viande de bœuf.
KRAOUIAD, 8. m. Ge que peut conte-
unir une étable en bestiaux, une étable
pleine de bestiaux. Voy. KRAOU. Eur
c'hraouiad saout, une étable pleine de
bêtes à cornes.
KRAOUIDENN, 5. L. V. Gratin de la
bouillie. VOy. ERIANENN.
KRAOUIDENNEIN (kraouidenne - in),
v. n. Y. Enlever le gratin d'une poêle,
etc.
KRAOUN, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de kraouenn, noix.
KRAOZON. Nom de lieu. Crozon,
ville.
KRAP,s. m. Harpou, crampon, grap-
pin ; pl. ou.
KRAPA, Y. a. Herponner, crampon-
ner, ravir ; p. krapet.
KRAPAC'H, 8. pl. m. V. Pluriel irré-
gulier de krampoac'henn, krampoe-
c'henn, Y., crèpe, meis de la campagne
en Bretagne. Le pluriel krampoec’h est
plus usité.
KRAPAC'HEIN (krapac’he-in), v. n. Y.
Manger des crêpes. Voy. LAANPOEC'HEIN,
Y
‘374 KRE
KAAPEIN (krape-in), v. 0. Y. Grim-
per ; p. krapet. Krapein ar ur rac'h,
grimper sur une roche.
KRAPER, 8. m. VOY. SERAPER.
KRAPINELLA, v. a. Harponner; p. et.
KRAS, adj. VOY. ERAZ.
KRAS. Ce mot, je crois, ne s'em-
ploie que dans cette phrase : Sal’ ho
kras, pour salo ho kras, sauf votre
respect. VOy. GRAS.
. RAV, KRAF, s. m. Couture, point
d’aiguille. Voy. GR.
KRAV, KRAF, 8. H. Capture, prise.
KRAVA. VOY. KRAFA. |
KRAVAZ, 8. m. Civière, brancard,
fourche de la charrue; pl. kraqvaxou,
krivisier (kravi-sier).
KRAVAZ-RODELLEK, 8. m. Brouette.
— Ararat, civière, et rodellek, dérivé
de rod, roue.
KRAVELL, 8. L. Y. Sarcloir.
KRAZ, KRAS, adj. Desséché au feu,
au soleil; trop cuit ou grillé. Bara
kraz, pain rôti.
KRAZA, v. a. Dessécher au feu, au
soleil, trop cuire, griller ; p. krazet.
YOT, ERA.
KRAZADENN, 8. f. Grillade de viande.
Voy. KRAZA.
KRAZENN, 5. f. Tranche de pain rôti;
pl. ou.
KRAZUNEL, 8. f. Crasse qui se pro-
duit par la fusion de certaines matiè-
res.
KRL, KREV, adj. Fort, robuste, ef-
cace, épais. Comparatif, krevoc'h ; su-
perlatif, kreva.
KRE, 8. m. Et mieux, kastell-bresel,
forteresse.
KRE, adv. Fortement, rudement.
KREAAT, Y. a. Yor. KREVAAT.
KRE
KREAC’H, s. m. Montée. Ce met est
un nom de famille très-répandn.
KREAN, adj. Y. Fort, robuste, efi-
cace, épais. Voy. LM.
KRECHEN, s. m. et adj. V. Le même
que krichen.
KREC'N, s. m. T. G. Voy. KREACU.
KREC'H, adj. (auc.) Qui frise natv-
rellement.
KREC'HENN, 8. f. Colline, montée.
Voy. LREAC'N.
KREC'HIENN, s. L. Voy. le précédent.
KRED, KRET, 8. m. Gallon, res-
ponsable, garantie. eñ da , BBL
vir de caution.
KREDANS, 8. L. Y. Armoire ; pl. eu.
KREDEIN (krede-in), v. a. et n. Croire,
oser ; p. kredet.
KAEDENN, 8. f. Croyanoe en rell-
gion, doctrine.
KREOENN-ANN-EBESTEL , 8. L. La
rière appelée Credo en latin. À la
ettre, croyance des apôtres.
KREO!, v. a. et n. Croire, penser,
oser ; p. kredet. En latin, creder.
KREDIK, adj. Crédule. Voy. KREDI.
KREDO, 8. f Prière appelée en latin
Credo. Ar gredo, le credo.
KREDONI, 8. f. Crédulité ; peu usité.
KREDOUR, 8. m. Y. Créancier ; pl.
krederion.
KREDOURELZ, 8. f. C'est le féminin du
précédent.
KREOUR, 8. comm. G. Voy. EROUADUR.
croire.
KREFENN, 8. L. Couture, point d'ai-
gauile. Yor. ERAF.
KRE
KREG, KRAG. Voy. ce dernier.
KREG, ady. Y. Tent jaste, sans rien
de plus.
RES) (kreg-5, v. a. Saisir, mordre;
prendre ou faire des racines en terre,
parlant des végétaux ; s'enflammer,
parlant du feu. Ce verbe, au premier
aspect, peut paraître irrégulier, mais
il n'en est rien, car ainsi que l'annonce
son participe kroget (krog-ef, il se con-
jugue sur Krog qui paraît être son
ancien infinitif. Kregi enn eunn den,
saisir quelqu'un, mordre quelqu'un.
Pa grogas ann tan enn he di, quand
le feu prit à sg maison.
KAEGION (kreg-ign), s. pl. m. T. Ce
mot me paraît être le pluriel irrégu-
lier de krogenn, coquille, lequel plu-
riel est kregin en Léon. En Tréguier,
on dit en style familier, d’une per-
sonne riche; kregign en deux. À la
lettre, il a des coquiiles. Rn Tréguier
aussi on dit dwn, à moi, au lieu de
d'in du Léon.
KR£OIN (kreg-in), s. pl. m. Pluriel
irrégulier de krogenn, coquille. Kregin
arc'hant, des pièces d'argent.
KAEGNA, KRENTA. Yay. (BENAL
KREGNOUZAL, v. non. S'impatienter
d’une manière désagréable aux autres.
KREI (kre-1), 8. m. Y. T. G. Craie,
substance minérale. On dit aussi kiet,
mais rarement.
KREI (kre-1), s. m. Milieu, V. T. C.
KREIC'H (kre-ic'h}, Y. Yor. tR,
KREIER. Pluriel irrégulier de krok,
krog, 8. m. Croc, harpon,
KREINOZ (kre-inoz), 8. m. Y. Minuit.
— Kret, V., milieu, et noz, nuit. Yor.
HANTER-NOZ.
KREIRIO (kre-rio), 8. pl. m. T. Reli-
ques. Voy. RELEGOU.
REIS, 8. m. Yor, KREIZ.
KREISTE (kre-iste), s. m. Y. T. C. Midi.
Ce mot est formé de kret, milieu, el
de de, jour, Y. T. C. Yor, BRESTELZ,
KRE 375
KREIZ (kre-t3), s. m. Mülieu, centre.
On écrit aussi kreis.
KREIZ (kres), s. m. Craie, substance
minérale. On dit aussi kleis, mais
rarement.
REIZA (kre-ixa), v. a. Marquer un
objet avec de la craie.
KREIZENN (kre-irenn), 8. L. Hilieu,
ceutre, cœur d’un arbre.
KREIZIK-KREIZ (kre-isik-kreis), s.
m. Le Gonidec donne à ce mot com-
posé le même sens qu'à kreixenn.
KAEMENN, 8. f. Crasse du corps.
KREMENNEGEZ (kremenneg-ex), 8. f.
Femme qui a de la crasse sur le corps.
KREMENNEK, s. m. Celui qui a le
corps plein de crasse.
KREN, 8. mn. Tremblement. Yor.
KRENA. Koat- kren, arbre appelé tremble
et formé de koat, bois, et de krena,
trembler.
KREN, adj. V. Fort, robuste, efficace.
YOT, &RE, ad}.
KRENA, v. n. Trembler de peur, de
fièvre; trembler, parlant de la terre
agitée par des commotions intérieures.
KREN-DOUAR, s. m. Tremblement
de terre. — Eren, tremblement, et
douar, terre.
KRENEOEK, 8. L. Lieu planté d'arbres
appelés trembles. Voy. KOAT-KREN.
KRENEGELL (kreneg-ell), &. L Y. T.
Fondrière.
KRENEIN (hren-e-in), Y. n. Y. Trem-
bler de peur, de fièvre ; trembler,
parlant de la terre agitée par des com-
motions intérieures.
KRENENN, 5. f, Tremble, arbre ; pl.
kren, et mieux, koat-kren, du bois de
tremble.
KRENIA. Yor, KRENIAL.
KRENIAL, v. n. Se vautrer à terre,
parlant des bêtes.
376 KRE
KRENN, adj. Rond, complet, de
moyenne taille, court, entier, gros et
fort, parlant de la toile et des tissus.
Le Crenn est un nom de famille très-
répandu. Voy. KRENN-BAOTR, KRENN-VAZ,
GRENN-EJENN.
KRENN, adv. Entièrement, franche-
ment. On dit aussi a-grenn.
KRENNA, v. a. Raccourcir, rogner,
écourter, parlant d'un chien; carreler,
parlant de souliers; tailler par le haut,
rarlant d’un arbre; couper la tête à un
malfaiteur ; ce dernier sens appartient
au siyle familier.
KRENNARD, s. m. Courtaud; pl. ed.
Voy. KRENN, adj.
KRENNARDEZ, 8. L C'est le féminin
du précédent.
KRENN-BAOTR, s. m. Adolescent. —
Krenn, adj., complet, et paotr, garçon.
KRENNEIN (krenn-e-in), v. a. Y. Ila
le même sens que krenna.
KRENN-EJENN, s. m. Bouvillon, jeune
bœuf. A la lettre, court bœuf.
KRENNOUR, s. m. Y. Ecornifleur. —
Krennein, rogner.
KRENV, adj. V. Fort, robuste. Voy.
LRE, adj.
KRENVAT, v. a. V. Rendre plus fort,
plus robuste ; p. krenvet. Voy. LRE,
KRENN-VAZ, 8. L. Massue. — Krenn,
gros et court, et bas, bâton.
KREON, s. m. Toison.
KREONA, v. n. Améliorer son sort,
en termes familiers. Ce verbe, au
propre, signifie se couvrir de toison
(kreon); mais il n'est pas usité en ce
sens. L'époque de la tonte des mou-
tons étant une de celles qui enrichis-
sent les propriétaires, on comprend
la signification figurée qui a été donnée
à ce verbe.
KREPEZ, 9. m. C. La partie anté-
rieure et visible de la chemise. Klozit
ho krepez, fermez le devant de votre
chemise,
KRE
KREPON. Yor, ERIPON.
REZ, Voy. KREZ, Y.
KRESK, 8. m. Croissance, hausse de
prix, crue d’eau, croissant de le lune.
KRESK-AL-LOAR, s. m. Croissant de
la lune.
KRESKENN, s. L. Excroissance.
KRESKI, v. n. Crottre, augmenter,
augmenter de prix, grandir, se dilater,
pousser, parlant des végétaux, et, par
extension, exagérer, parlant des pa-
roles, discours, etc. Kresket eo war
ann ed, le blé a augmenté de prix.
KRESTEIZ (kreste-is), 8. m. Midi, cer-
taine heure du jour, et aussi sud ou
midi, points cardinaux. Ce mot est
contracté de krez, kreis, milleu, et de
deixs, jour; c'est donc le milieu du
jour, l’heure que nous appelons midi.
Ce dernier mot français est aussi con-
tracté du latin semi, demi, et de dies,
jour. Pour ce qui est de la seconde
acception du mot kresteixs (sud ou
midi), point cardinal, l'expression
kresteiz est aussi parfaitement conve-
nable, car la ligne d'ombre, à midi
vrai, donne la direction de la méri-
dieune ou ligne Sud et Nord du monde.
Hresteis à zo anezhi, il est midi. À la
lettre, milieu du jour est d'elle. —
Cette facon de parler est expliquée au
mot NOZ.
KRESTENENN, 5. L Petite croûte qui
se forme sur le lait.
KRESTENENNA, v. n. Se couvrird'une
etite croûte ou pellicule, comme le
ait bouilli. Yor. KRISTINENNA,
RET, KRED, 8. m. Voy.KRED, Caution,
assurance.
KRETAAT, v. n. Se porter caution;
p. kreleet, kreleat.
KREU (kre-u), S. m. Y. Crèche, étable.
Voy. KRAOU.
KREUENN, KREUNENN, 8. f. Croûte
de pain; pl. kreun, masculin.
KHE
. MAEVENNA, KREUNENNA, v. n. Be
former en croûte, parlant da la pâte
au four.
de
V., étab
une étable pleine de moutons.
KREUIAT, Y. Le même que le précé-
dent.
KREUN, 5. pl. m. Pluriel de kreu-
nmn. Kreun ar Werc'hes, la croûte
dorée du pain. À la lettre, croûte de
la Vierge.
KREUBNENN, s. f. Croûte de pain;
pl kreun, in, des croûtes, de
croûte.
KREUNENNA, v. n. Se former en
croûte, parlant de la pâte au four.
KREUZEUL. VOY. KLEUZEUL.
(REV, KREF, KREN, adj. Robuste,
fort, vigoureux. Voy. KRE, ad).
KREVAAT, KBEAAT, v. a. et n. Deve-
air plus fort, plus robuste, fortifier,
renforcer ; p. kreveet, kreveat. — Krev,
kre, robuste, fort.
KREVANS, s. m. Emploi de la vigueur
dont on est doué, efforts pour faire un
travail pénible. On dit aussi .
Re a c'hrevañs en deus Kemeret, U a fait
trop d'efforts de corps. Ce substantif
n'a pas de pluriel.
KREVIA, Y. s. Tondre (les moutons);
p. kreviet, — Kreon, toison.
KAEVIER, 8. m. Tondeur (de mou-
{ons) ; pl. ien. Ce mot est un nom de
famille assez répandu.
KREZ, KRES, 8. m. Y. Chemise
d'homme ou de femme ; pl. krestieu.
Ce mot servait autrefois à désigner un
vêtement large et flottant à l'instar
des toges.
KREE, adj. (anc.) Avare.
KRI 873
KRI, 9. m. Cri ; pl. krian. VOY. RAL
Ln fors, cri à tue-tête.
KR), adj. V. T. CG. Crnel, inhumain
cru ou non cuit; farouche, parlant
des bêtes.
KRIADENN, 5. L Cri, et aussi atoa
mation ; pl. ou.
KRIAL, v. n. Crier, piaïiller; p. kries.
Ce participe n'est pas usité. Krai en
deus great, il a crié. À la lettre, crier
il a fait. Krial fors, crier à tue-tôte,
KRIANENN, KRAOUIDENN, 8. L Y.
Grattin'de bouillie, etc.
KRIANENNEIN (kriangnnein), v. n.
Œ Kalever le grattin. Voy, le précé-
ent.
KRIB, 8. L Peigne à tête, déméloir,
peigne de tisserand, peigne à lin,
chanvre ; pl. ou.
KRIBAT, v. a. Peigner la tête, peigner
le lin, le chanvre, sérancer ; p. kridet.
Kribat he benn, se peigner. En Vannes,
um gribat.
KRIBELL, KRIBENN, s. L Cime, som-
met, crête, huppe d'oiseau, crête de
QL Kribell ar c'har, le devant de la
KRIBELLEK, adj. Qui a une crête,
une huppe.
KRIBELL-GAR, et aussi KRIBELL-AR-
C'HAR, le devant de la jambe. Yor.
LEIN AR C'HAR.
KRIRBENN , KRIBELL, s. f. Crête,
buppe, cime, sommet.
KRIBIN, s. £. Séran, instrument de
tisserand ; pl. ou.
KAIBINA, v. a. Carder, sérancer,
terme de tisserand.
' KRIBINER, s. m. Cardeur de lin, de
chanvre; pl. en.
KMS'H, adj. V., et mieux, bri, cru,
cruel. Yor. ER, adj.
KRIOHAN, 1. VOY. KAICHEN.
LT
378 KRI
KRIOHEN, KBICHAN, adj. et s. m. Y.
Chrétien; pl. krichenion.
KRIOHENECH, 8. m. Y. Chrétienté,
tianisme
KRICHENIEIN (krichen-tie-in), v. a. Y.
Baptiser dans la maison ou dans le sein
de la mère, ondoyer; p, krichentet.
A la lettre, faire chrétien.
RIBI, v. a. et n. Yor, EREDI.
KBIDIENN , s. f. Tremblement ou
frisson de la fièvre, du froid.
KRIENENN. Yor, ERIENN.
KRIENENNA, VOy. ERIENNA.
KRIENN, s. m. Gratin de la bouillie.
KRIENN, s.f.C. Le même que krisenn.
KRIENNA, v. n. Enlever le gratin.
KRIFINAT, v. a. Gratter; p. krifinet.
— En em grifinat, se gratter.
RRIGN. Ce mot, qui appartient à la
famille de krignat, ronger. ne s'emploie
qu'en composition et signifie qui
ronge. VOy. KRIGN-8E0, KRIGN-ASKORN.
KRIGNA, v. a. Non usité. Voy. ERIGNAL,
KRIGNAT.
KRIGNAL, v. a. Grignoter; p. krignet.
KRIGNAT, v. a. Ronger, corroder,
miner, grignoter, et, par extension,
gruger; D, krignet.
KAIGN-BE0, 8. m. Cancer, grène.
— Krign, qui ronge, et beo, chair vive.
YOT, KRIGN.
ÉRIGNEIN (krign-e-in), v.a. Y. Ronger,
grignoter; D, krignet.
KRIGN-ASKORN, s. m. Y. Entremet-
teur de mariages à la campagne. A la
lettre, ronge 08. Ce sont ordinaire-
ment des mendiants qui font le métier
d'entremetteur dans les campagnes de
la Bretagne. Voy. 8AZ-VALAN ; pl. krign-
eskern.
KRI
ERIGNUZ, adj. Caustique, corrosif.
Yor, ERIGRAT.
KRIN, adj. Desséché parlant
du bois ei dee saa." mp
KBIN, 8. m. Le menu bois sec ou
mort qui tombe des erbres. Ce mot ne
me t pas être substantif; il doit
être le même que le précédent, auquel
on sous-entend koaf, bois. Quoi qu'il
en soit, on dit dastum kria. ramasser
de menues branches sèches.
KRINA, v. n. Devenir desséché par
l'effet du soleil, du froid, du vent, du
feu. Yor, ERIN, adj.
KRINENN, s. 1. Ce mot se dit dan
arbre sec et aussi d’une femme sèche
et maigre.
KRIPAT, Y. n. 0. Æripat ac'h. 8
ous, s’accrocher à, grinper: p. oser)
KRIPON. Lor kripon, vieillard dé-
crépit.
ERISA (kri-sa). Yor. RN, v. a., et
(R, adj.
KRISDER, s.m. Cruauté. Evitez d’em-
ployer ce mot. Dre ma's co kris, à
cause de sa cruauté. À la lettre, parce
qu'il est cruel.
KRISK, s. m. V. Croissance, augmen-
tation. Voy. KRESK.
KRISKEIN (krisk-e-in), v. n. V. Crottre,
augmenter ; p. krisket.
KRIST, 8. m. Le Cbrist.
KRISTEN, 8. m. et adj. Chrétien ;
pl. kristenien.
KRISTENA, v. a. Faire ou rendre
chrétien par le baptême, ondoyer ;
p. kristenet.
KRISTENEZ, s. f. Chrétienne.
KRISTENIACH, 8. f. Chrétienté, et
mieux, ar gristenien, les chrétiens.
KRISTILLA (les L mouillées). Vor.
GRISTILLAT, qui est le vrai radical.
KRO
KRISTILLADENN (les L mouillées).
Voy. GRISTILLADENN.
KRISTINENN, 8. f. Pellicule qui se
forme sur le lait bouilli.
KAISTINENNA, v. n. Se couvrir d’une
pellicule comme le lait bouilli; p. et.
KAIZ, adj. Cru, écru, farouche, cruel,
dénaturé, parlant des personnes et des
bêtes. Comparatif, krisoc’h (kri-soc'’h);
superlatif, krisa (kri-sa). Ler kris, se
dit des peaux de bêtes fratchement
tuées et avec leurs poils.
KAIZ, s. m. Froncis, troussis, pli de
robe, etc., ride des fruits, ris de voile
(marine), ride qui se produit quand
on fronce les sourcils; pl. ou.
KRIZA, v. a. Faire des plis à une
robe, froncer le linge, prendre des ris
à une voile de navire, retrousser ses
manches, froncer les sourcils.
KRIZENN, GLIZENN, s. f. Bande de
terre gazonnée entre la haie et le der-
nier sillon, pour y faire paître les
bestiaux. VOy. RELACH.
KAIZER, 8. m. Voy. ERP, partie de
la charrue.
KRIZET, ad). Ridé, parlant des fruits.
KAOA. Voy. 6RoA, qui est le radical.
KROAZ, 8. f. Croix, en général, signe
de la rédemption, croix de fer des
meules d'an moulin, et, per extension,
souffrance, affliction ; pl. kroasiou.
KROAZA, v. a. Mettre en forme de
crois, guérir par maléfice. En em
groaza, faire sur soi le signe de la
Croix ; se croiser, parlant du fl, de la
ne.
KROAZ-DOUE, s. f. Livre de l’alpha-
bet. À la lettre, croix de Dieu.
KROAZELL, 8. f. Hanche, reins ; pl.
digroazell. Ce pluriel duel est formé
de di pour diou, deux, pour le fémi-
nin, et de kroazell. Voy. KRGAZEZ.
KRAOAZELL, 8. f. C. Gerbière, tas de
cerbes dans les champs ; pl. ou.
KRO 379
KADAZELL-AR-O'HEIN, s. f. Les reins.
Ce mot, comme tous les mots compo-
sés de cette sorte, demande une cons-
traction particulière avec les pronoms
possessifs. C’est ainsi que pour expri-
mer, j'ai les reins cassés, on dit, tor-
ret eo hei kroaxell va c'hein, et non
torret eo bet va c’hroaxell-ar-c'hein. On
dit aussi, au pluriel duel, digroaxell.
Torret eo bet va digroasell, j'ai les reins
cassés. Voyes ce qui est dit de ces
sortes de mots à mon Nouveau Dire
tionnaire français-breton 1869, au mot
SUBSTANTIF.
KROAZELLA, v. a. C. Engerber dans
les champs ; p. et.
KROAZENN, 8. f. Partie qui forme la
croix dans une église. — Kroas, Croix.
KROAZ-HENT, 8. f. Carrefour d’un
chemin, d'une rue. — Kroaz, crois,
et hent, chemin.
KROAZIK, s. f. Verveine, plante dont
la fleur affecte la forme d'une petite
croix. Ce mot est le diminutif de
kroax, croix. Voy. LOUZAOUENN-AR-GROAZ.
KROAZ-LEO'H, 8. f. On donne, dit
Le Gonidec, ce nom à la croix qui est
parfois marquée sur le dos d’une bête
de somme. la lettre, lieu, endroit de
a Croix. l
KROAZ-LEZ, dont le pluriel duel diou
groas-les, signifie les reinsde l'homme.
KROAZOUR, 8. m. Croisé, qui va en
croisade ; pl. kroazsourien.
KACAZ-RU, s. f. Carrefour en ville.
À la lettre, croix de rue.
KADO’HEN, s. m. et féminin, selon
elques-uns. Peau d'animal, écorce
‘arbre, couverture de livre, certaines
enveloppes. Voy. le suivant; pl. kre-
c'hn,
KADO'HEN-AL-LAGAD, s.m. Paupière;
L kroc'hen ann daou-lagad. A Ia
ettre, enveloppe, peau de l'œil.
KROC'HEN-ANN-DAOU-GELL, 8. m.
La bourse des testicules. À la lettre,
enveloppe des testicules.
380 : KRO
KAOS'HENENN, s. f. Membrane ; pi.
ou.
KROC'HENENNEK, adj. Membraneux.
KROC'HEN-GLAZ, 5. m. Peau d'ani-
mal avec les poils, peau non tannée.
À La lettre, peau verte.
KROER, 8. m. Crible. Yor. KRODER.
KROERIAD. Voy. KROUERIAB.
KROES, KROEZ, 8. L Y. Croix. Voy.
KROAZ.
KAOEZEIN (kroex-e-in). v. a. Y. Croi-
ser, mettre en croix ; p. kroexet.
RROEZELL, s. L. Y. Hanche ; pl. di-
groesell.
KROG, s. m. Capture, harpoù, croc ;
pl. kreier.
KROG, KAOK, 8. m. Ce en quoi on
excelle, le fort de quelqu'un, sa pas-
sion favorite. Ema enn he grog, C'est
à son fort.
KROG, adj. Beza krog enn he vas,
être appuyé sur son bâton.
KROGATA, v. a. Arracher à coups de
crocs. Krogata bezin, arracher ie goé-
mon avec des crocs.
KROGEIN (krog-e-in), v. a. Y. Saisir,
accrocher, mordre; p. Kroget, Voy.
KREGI.
KROGEK (krog-ek), adj. Crochu. Fri
krogek, nez aquilin.
KROGENN (krog-enn), 8. f. Coquille,
écaille d'huître, anse d'un vase ; pl.
kregin (kreg-in). Ce pluriel, en style
familier, se dit des pièces d'argent,
kregin arc'hant.
KROGENN-ALC'HOUEZ (krog-enn), s. L.
Serrure. A la lettre, coquille de ls clef.
KAOGENN-PERLEZ (krog-enn), 8. f.
Nacre. Â la lettre, coquille des perles;
pl. kregin-perlez (kreg-in).
KROGENNEK (krog-ennek), adj. Qui a
une coquille. Cet adjectif figure parmi
les noms de famille,
KRO
KROGENNOK, adj. C. VOY. LASMERNES.
KROGEREZ, s. f. Grateron, plante.
KAOG-GOURENN, s. m. Croc-eæ-
jambe. A la lettre, croc de lutte.
KROG! =, verbe non usité à
éga AU RER),
KROGIK ik), 8. M. C ° pl.
IGRT Gt
croc ; pl. kreier (bre-ier).
KROG-I0D, 8. m. VOY. BAZ-160.
KROK, KRO6, s. m. Croc de cuisine,
de labourevr, croc & tous usages, har-
pon ; pl. kreier. Voy. 19. Ce
figure parmi les noms de famille.
EROG-BANK, s. m. Instrument de
menuisier, appelé valet.
KAOK-GOURENN. VOY. KROG-SOURENN.
KROK-KIK, s. m. Grande fourchette
pour tirer la viande du pot au feu. —
Ærok, croc, et kik, viande.
KROK-KRIK, s. m. Cric, machine
pour élever des fardeaux.
KROK-POUEZ, s. m. Peson, balances.
— Krok, croc, et poues, poids. La
composition de ce mot paraît indiquer
qu'on ne connaissait pas autrefois les
balances à plateaux, mais seulement
l'espèce dite romaine, pour le fonc-
tionnement de laquelle on accroche
le corps pesant à un croco.
KROK-POUIZER, s. m. Y. Peson. —
Krok, croc, et pouz, poids. Voyes le
précédent.
KROLL, a. m. Y. Le même sens que
Koroll.
KROMM, V. Voy. LR0URBR, courbé.
L'adjectif kromm est un nom de famille
assez répandu.
KROMMEIN (kromm-e-in), Y. a. Y.
Courber; p. krommet.
KRDP, 8. m. Sugourdissement par le
froid.
KRO
KAOPA, v. D. Ce verbe ne s' e
au kropet, en
de Le partiei pe go par
KROPET, part. et adj. Eogourdi
le froid. Kropet eo y ee raies
mains engourdies par le froid.
KAOS, 8. m. Kros spitlen, tête d’épin-
gle; pl. krosou-spillou
KAOS, s. m. Querelle, et aussi hou-
lette. Yor. KROZ.
KROSMOL, s. m. Murmures de
mécontents gens
KROSMOLAT, v. n. Parler entre ses
dents en grogoant par mauvaise hu-
mevur, murmurer; p. krosmolet.
KROT, s. m. C. Petit enfant. Plac'h
krot, bonne d'enfant.
KROU, s. m. (anc.) Toit. Ce mot était
aussi employé, par extension, au sens
de in étable, substantif qui dérive
KAOU, GROU (anc.) Glace, eau gelée.
KAOUADUR, s. m. Créature, et aussi
enfant jusqu'à sept ou huit ans; pl.
tou. Il s emploie pour les deux genres.
KROUAN, s. m. Y. Fripon, gueux
L et, Ce mot est un nom ‘de famills
ort répandu, et, comme tel, on l'écrit
Crouan, et on le prononce comme en
» Crouant.
KROUC'HENN. VOy. KROC'HENN.
KROUEEIN (krouee-in), v. a. V. Créer,
donner l'être; p. kroucet.
RAQUER, s. m. Créateur, parlant de
eu.
KROUES, 8. m. Crible fin; pl. iou.
KROUERAD. Voy. KROUERIAD, 8. M,
KROUERAT, v.a. Passer au crible fin;
p. kroueret.
KROUER-DOURGENN, s. m. Van à
vanner le blé. — Krouer, crible, et
dourgenn, anse.
KRO 381
KROUERIA, v. a. Passer au crible fn ;
p. kroueriet.
KROUERIAD, s. m. Ce t con-
tenir un crible. Tee pee
KROBO, s. f. Potence.
KAOUGA, Y, à. Pendre à ls potence;
P. ef
KROUGLASA (krougla-sa), v. n. Être
pris dans les lacets ou piéges, parlant
des oiseaux. Il ne s'em mn 06 ie
sache, que ‘au participe passé
est très-énergique ; il se r
kroug, potence, et de lasa(la-sa), serrer
avec un lacet. C'est comme si l'on
disait : être serré avec un lacet comme
un malfaiteur à la potence. Un rer
marquer que ce verbe, pour COM
noa doit être 6 prononcé kroug-lasa,
et non krou-glasa ; ce dernier ne don-
nerait rien à l'analyse.
la-se
US ET (Eros ad]. et part.
KROUGOUSAT (krougou-sat), v. n.
Roucouler; p. krougouset.
KROU!, v. a. Créer; p. kroug,
KROUIOIGEZ (krouidig-es), 8. L. Créa-
tion.
KROUILL (les L montllées), 8. m. V.
Le même que kourouill,
KROUILLEIN (dirae les L moull-
al, v. a. V. Le même que kourouil-
H.
KROUK, KROUG, s. f. Voy. ce dernier.
KROUM, s. f. Voy. GROUR, gourme,
qui est le vrai radical.
KAOUMM, adj. Courbé, arqué, voûté,
tors, tortu, aquilin. — Fri kroumm,
nez aquilin. cet adjectif est un nom
de famille assez répandu; on l'écrit
Croum.
KROUMMA, v. a. et n. Courber, se
courber par vieillesse, engourdir per
le froid ; p. kroummet.
KBOUMMELL, 8. 1. Anse de certains
ustensiles ; pl. ou. Yor. LAURN, adj.
382 KUC
KROUZELL, s. f. Sommet, cime de
montagne, croupe de bête de somme;
pl. ou.
KROZ, 8. m. Querelle, dispute, répri-
mande, et aussi bruit; ce dernier en
parlant de la mer, des canons.
KROZ, KROS, a. m. C. Houlette de
berger, bâton crochu pour jouer à la
crosse.
KROZAL, v. a. et n. Croasser, que-
reller, invectiver, réprimander. — Ce
mot figure parmi les noms de famille.
KAUBUILL (les L mouillées), a. L
Jabot des oiseaux, partie des vêtements
qui correspond à l’estomac.
KRUBUILLAD (les L mouillées), 8. L
Ce que peut contenir la partie des vé-
tements qui correspond à l'estomac,
et, par extension, grande quantité. —
Eur grubuillad vugale, une fourmilière
d'enfants.
KAUFEL, Yor, MILIN-KRUFEL.
KRUG, 8. f. Sorte de scorpion; pl.
kruged. Pop
KAUGELL (krug-ell), s. L. Monceau,
tas; pl. ou. — Krugell verienn, four-
milière. À la lettre, monceau de four-
mis. VOy. MERIENN.
KRUGELL-VERIENN (krug-ell), a. L.
Voy. le précédent.
KAUGELLA (krug-ella), v. a. Amon-
celer, mettre en tas; p. et.
KAUK, KAUG, 8. f. Voy. ce dernier.
KAUSIFI, GAUSIFI ( kru-sif), 8. m.
Crucifix. — Ar c'hrusifi, ar grusif, le
crucifix.
LARUSMUZA. Voy. KROSMOLAT, Y. H.
KUCH, KUCHOU, s. m. Toupet. On dit
plutôt kuchenn-vleo.
KUC'H, s. m. Y. Cachette, coucher
des astres. — E-kuc’h, en cachette.
Æuc'h-hiaol, coucher du soleil.
KUE
KUOH, KUC'HEIN, vV. à. et D. Y. Ca-
cher, recéler, se cacher, et, par ex-
tension, se coucher, parlant des astres.
KUC'HEIN (kuc’h-e-in). Voy. le précé-
dent.
KUCHENN, 8. L. Tag, touffe, mèche
de cheveux, petit morceau d’ane chose
bonne à manger; pl. ou. Eur guchenn
vara, un petit morceau de palin.
KUCHENN-VLEO, s. 1. Toupet. — Ku-
chenn, touffe, et bleo, pluriel de ble-
venn, cheveu.
KUC'HET, v. H. Y. Se cacher, se cou-
cher, parlant des astres; p. kuc’het.
Voy. HCH, v. a. et n.
KUO'HET, adj. Y. Caché, dissimulé,
secret. Voy. KUC'H, KUC'HEIR, v. a. et n.
EUC’H-HIADL, s. m. Y. Occident,
ouest. — Kuc'h, coucher, et haol,
soleil.
KUC'H-HIAUL, s. m. Y. Le même
que le précédent.
KUOHIK, KUGHENN. Yor. ce dernier.
KUCHIK, 8. m. Barbe qu’on laisse
pousser sous la lèvre inférieure. Ce
mot dérive de kuchenn.
KUCHOU, Voy. KUCH.
LUC'HUN, 8. m. Y. VOy. KAFUN. Soun
kuc'hun, sonner le convre-feu, t.
KUDENN, s. L. Echeveau; pl. ou.
KUDENNEK, ad}. Y. Ce mot paraît être
une altération du mot hurennek; mais
il s’emploie en Vannes au sens de
taciturne,
EUDON, 8. f. Pigeon ramier: pl. ed.
Ce ot figure parmi les noms de fa-
mille.
KUDOU, 8. pl. m. Flatteries basses.
Ober kudou, aduler.
KUDURUN, s. f. Tonnerre. Yor. KURUR.
KUERFE. VO. LEULFE.
KUI
KUEZ, 8. m. (anc.) Affliction, dou-
leur, regret. Voy. KEUZ.
KUEZEDIKAT, Y. n. (anc.) Avoir du
chagrin, de j'aflliction, du regret.
KUFF, adj. (anc.) Bienveillant, débon-
naire. Voy. KUR, KUAv. — Le Cub est un
nom de famille très-répandu.
KUFUN. VOY. LAFUN.
KUFUNER, KUFUNOUR. Yor. SAFUNER.
KUFUNI. Yor. MURI,
EUFONOUR, VOy. RAFUNER.
KUGUL (kug-ul), (anc.) Yor. KOUGouL.
KU-HA-KA. Tremen ku-ha-ka, d'après
Le Pelletier, passer sur la grève pré-
ent au moment où la le
permet.
KUIGN, s. m. Y. Miche de pain, ga-
lette épaisse.
KUIGNAL, Y. n. Y. Cligner de l'œil;
b kuignet. I] se conjugue avec l’auxi-
rais guèer, Y. Kuignal a ra, il cligne
e l'œil.
KUILL (L mouillées). Prononcez ce
mot comme on prononcerait en fran-
is le mot douille, s’il n’y avait pas
a lettre o. Potelé, grassouillet, qui a
de l'embonpoint, douillet.
KUILLA (Les L mouillées) v. H. EL
mieux, dont da veza Kut L devenir
potelé, grassouillet. Voy. &uILL pour la
prononciation.
KUILL-60K (L monillées), 8. m. Co
à demi-chaponné. Ce mot est compo
de kuill, grassouillet, et de kok, kod,
coq. Il appartient plus particulière-
ment aux tes de V. et T.
KUIT un. adj. Exempt de char-
ges, quitte, libre d'obligations. Voy.
DOUAR-KUIT.
KUIT (ku1#), particule. Moñt-kuit,
s'en aller; kas-kutt, chasser, renvoyer.
Ho kaz a rinn kutt, je vous chasserai.
KUITAAT (ku-ifaat), Y. a. Abandon-
ner, quitter; p. Kuiteet, kuifeat.
KUN 383
KUITAT (ku-ttaf), v. a. Y. Même sens
que le précédent. |
KUITOUZ (ku-ifous). J'ai trouvé ce
mot avec la signification, je crois, de
traître et de mauvais drôle.
KUJEN, s. m. T. Petit lait, eau
qu’abandonne le lait caillé.
KULAD, 8. m. Fantaisie bizarre, fou-
gue des animaux, escapade de cheval,
mutinerie.
KULADUZ, adj. Fantasque, entêté,
fougueux, parlant des animaux.
KULAS, 8. L. Y. Plastron; pl. eu.
KULEIN (kuls-in), v. n. Reculer, par-
lant des bêtes attelées, s’obstiner, Y.
On dit aussi kilein; p. kulet.
EULIER, 8. m. Y. Croupière; pl. eu.
KUN (anc). Vallée.
KUN, KUNV, adj. Doux au toucher,
moelleux, et, par extension, doux,
affable, débonnaire. Eur pels boug
ha kuñv, un lit moelleux.
KUNAAT, KUNVAAT, v. n. Devenir
plus doux, plus débonnaire.
KUNAL, v. a. Y. Apprivoiser : p.
kunet.
KUNDU, KDNDU, s. L. Voy. ce der-
nier.
KUNET, adj. Y. Apprivoisé. Yor.
RURAL.
LURE, KUNFF, adj. (anc.) Débon-
paire, affable. Cet adjectif figure peint
les noms de famille : Le Cnnff. Eur
gwele boug ha kuñv, un lit moelleux.
KUNIA, v. n. Gambader comme un
cheval en liberté.
KUNUCHA, RUNUJA, v. a. et n. 8e
lamenter, injurier ; p. et.
KUNUCHENN, KUNUJENN, 5. f. In
sulte, imprécation, injure; il se dit
aussi d’une femme qui se lamente
sans Cesse; pl. ou. Kana kunuchennou,
injurier, proférer des imprécations.
091 KUS
KUNUDA, v. n. Se plaindre comme
font les poules.
KUNUJA. Yor, EURUCHA.
KUNUJENN. VOy. KUNUCHENN.
KuAv, KUN. Voy. ce dernier.
KUNVELEZ, s. L. Douceur d'humeur,
affabilité, Evitez ce mot, pour les
raisons que nous avons souvent don-
nées AU sujet de ces sortes de subs-
KUR, OUR, 8. m. (anc.) Action de
frapper. Voy. LVR,
KURE, 8. m. Y. Vicaire d’une paroisse
pour l'aide du curé; pl. kwreet,
KUREO, 8. m. V. Enfant de chœur
d’ane église ; pl. kureoet.
KUREOET. Voy. le précédent.
EURO, 6090, v. a. (anc.) Battre,
frapper, frapper des mains.
KURUN, s. f. Tonnerre. On dit aussi
kudurun.
KURUNENN, 8. f. Couronne de fleurs,
et anssi tonsure des prêtres : hurunenn
ar gloer. Voy. URSOU.
KURUNI, verbe impers., et mieux,
gher kurun, tonner. — Kurun a ra,
il fait du tonnerre.
KURUNI, v. a. Couronner ; p. kurunet.
KORUNO, a. m. T. Tonnerre.
KURUST, s. m. Enfant de chœur
d'église; pl. ed.
KURUZ, pluriel irrég. du suivant.
KURUZA, v. n. VOy. KEURUZA.
KURUZENN, KURZENN, 8. f. Anguille
de petite espèce; pl. kurus, keurus,
masculin.
KURZENN, 8. L. VOY. KURUZENN.
US, KUZ, 8. m. Cachette. Voy. &UZ.
KUZ
KUS, CUS Yna.) Un baïser.
KUS-HEOL. Yor. EUZ-HESL.
KUSIADA (ku-siada), v. a. Cacher
son or pour thésauriser. Voy. 19901,
LUSLADELL.
KUSIADELL {(ku-siadell),8.m.Cachette.
— Kusat, cacher.
KUSTOD, s. m. Tabernacle, olboire,
niche à saint; pl. ou.
KUSTUM, s. m. Y. C. Habitude, cou-
tume, usage.
KOSTUM, adj. T. Accoutamé, habi-
tué à. — He-ma a xo kustum da sevel
abred, il est habitué à se lever matin,
KUSTUMEIN (kusium-e-in), Y. n. V.
Le même que kustumi.
KUSTUMI, v. n.T. Habitner, accouts-
mer; p. kustumet.
KUTUILL (les L mouillées, +. 4.
Cueillir, Yoyes la consonnence finale
DILL, pour la prononciation, au Dis-
fionnaire de rimes.
KUVAT, v. a. Y. Lisser, rendre lisse;
p. kuvet.
KUZ, s.m. Cachette, et aussi coucher
des astres. — E kuz, dre gus, en ca-
chette; gwin Kuz, du vin en fraude;
gwerza e kuz. frauder, vendre en ca-
Chette; mont da gus, disparaître de
l'horizon, parlant des astres; dmdan
kus e oa, il s'était caché.
KUZAN, v. a. et n. T. Cacher, se
cacher. VOy. KUZAT.
KUZAT, KUZET, v. a. et n. Cacher,
ge cacher, recéler, dissimuler, dispa-
raître ou se coucher, parlont des astres.
KUZET, v. a. et n. Voy. KUZAT.
EUZET, adj. Dissimulé. — Eunn den
kuset, une personne dissimulée.
KUZ-HEOL, 8. m. Ou occident. —
Kur, coucher, et heol, soleil.
LAB
KUZIAUELL. VOY. EUSIMDELL.
KUZUL, 8. m. Avis, conseil; pl. iou.
KUZULA, KUZULAT, Y. n. Chuchoter,
comploter, parler en seeret ; p. kusulet.
RUZULHA, v. a. Conseiller ; pl. kuzu-
lat, lann XKurui, conseil.
KUZULIER, s. m. Ce mot, peu usité,
peut s’employer au sens de cotiseiller
d’un monarque, etc. — Kusul, conseil,
Dans les autres cas, il est mieux de
dire : néb n ro kuxuliou fur.
KUZULIK! Interjection. Parlez bas!
arte bas — E-kurulik,adv.,en secret,
7 e.
LL
Nous rappelons el que cette lettre,
comme les autres consonnes, se pro-
nonce fortement à la fin des syllabes
et des mots. Ainsi, gofel, stabil, se pro-
noncent comme en français, gofèle,
stabile.
LA (anc.) Main ; pl. laau.
LAAU (anc.) Voy. LA.
LAB, LAR. 8. m. Hangar, appentis,
échoppe; pl. labou.
LABASKENN, s. m. Homme ‘mal ha-
billé, fainéant, paresseux. Labaskenn
a dù signifier haillons.
LABASKENNA, v. n. S'étendre à terre
paresse au lieu de travailler, faire
e fainéant. lL se conjugue avec l'auxi-
liaire ober. Labaskenna a ra, il fait le
fainéant.
LABASKENNEX, adj. Convert de
mauvais vêtements ; il se dit aussi
d’un homme grand et mollasse.
LABEEIN (labee-in), v. a. Y. Lapider.
On dit le plus souvent, labesin get mein,
Y... lapider. Yor. UE,
LABENN, 9. Ÿ. C. pah, médisance.
LABENNA, LABENNAT, v. n. C. Cau-
ser beaucoup, babiller, cancañer ; D.
bennet.
LABENNER, s. m. C. Médisant, can+
canier ; pl. ien,
LABEZA, et mieux, LABEZA GANT
MEIN, lapider ; p. labezet,
LABISTR, pluriel irrégulier de btt
trenn, congre de petite espèce.
LABISTRENN, 8. L. Congre de petite
espèce ; pl. labistr, masc.
LABOUR, 8. m. Travail de corps et
d'esprit, culture, labourage ; pl. tou.
LABOURADEX, 8. f. Atelier, läbora-
toire.
LABOURAT, v. a. Labourer, travail-
ler de corps ou d'esprit ; p. labourat,
LABOUR-BELEK, 8. m. Ober labour-
belek. À la lettre, faire travail de prâ-
tre, se dit familièrement d'un tra
fait à la hâte ou avec négligence. On
A
980 LAC
dit aussi dans le même sens, ober
labour-dijentil. À la lettre, faire travail
de gentilhomme. Je pense que ces
Idcutions ne doivent s'entendre que
dans un’ sens restreint, et comme
pour dire, travailler la terre comme
quelqu'un qui n'en a pas l'habitude.
LABOUR-DIJENTIL. VOy. LABSUR-BELEK.
LABOURER, s. m. Travailleur ; pl.
ten. Labourer-douar, cultivateur.
LABOURER-DOUAR. Voy. le précédent.
LA8DUS, 8. m. Oiseau ; pl. ed. — Ce
mot est un nom de famille très-ré-
pandu: on l'écrit Labousse. He-man a
so eul labous! celui-ci est un beau
merle !
LABOUSETA (labou-seta), v. n. Chas-
ser aux petits oiseaux ; D, ef.
LABOUSETER (labou-seter), s. m. Oi-
seleur, qui fait la chasse aux petits
oiseaux.
LABOUS-IAR, 8. m. Petit poulet nou-
vellement éclos. À la lettre, oiseau
poule, pour dire poule grosse comme
un oiseau.
LABOUSIK (labou-sik), s. m. Diminu-
tif de labouz.
LABOUSIK-SANT-MARTIN (labou-sik),
8. m. Martinet, oiseau. À la lettre,
petit oiseau de Saint-Martin.
LAC’H, 8. m. Et aussi lec'h. D'après
Le Pelletier, on appelle ainsi une
grosse pierre plate et élevée de terre
sous, laquelle on peut se mettre à
‘abri.
LAC'HA, v. a. C. Tuer, éteindre le
feu, la lumière ; p. lac'het. Yor. LAZA,
LAC'HAN, v. a. T. Tuer, éteindre le
feu, la chandelle; p. lac'het, Yor.
LAZA.
LAC'HEIN (Zac'he-in), v. a. Y. Tuer,
éteindre une lumière, le feu. Voy.
LAZA.
LAC'HOUR, 8. m. Y, Assassin ; pl.
Jac'herion.
LAF
LAE, 8. m. Y.T. C. Le haut. Ha la
même emploi que laos, du Léon. —
Las est un nom de famiile assez com-
mun.
LAENNEK, adj. Et aussi lennek, aûj.
Instruit, qui a beaucoup lu. Lann, v.
n. Lire. — Laennek est un nom de
famille assez répandu en Cornouaille.
LAER, s. m. Voleur ; pl. laeroun.
LAERA, non usité. VOy. LAEREZ, Y. R.
voler, dérober. "
LAEREOH, v. a. et n. V. Dérober.
LAEREZ, v. a. Voler, dérober ; p.
laeret, 11 se conjugue sur l'infinitif
laera, non usité. — Laer, voleur.
LAËREZ, s.f. Bonde d'étang, petite
écluse pour retenir ou lâcher l'eau,
mal de côté.
LAEREZ, s. f. Voleuse. Laer, voleur.
LAERIK, 8. m. C'hoant laerik, jeu
d'échecs. À la lettre, jeu du petit vo-
eur.
LAERONSI, 8. L Larcin, vol; pl.
laeronsiou. — Laer, voleur.
LAEROUN. Pluriel irrégulier de laer.
voleur.
LAER-VOR, 8. m. Pirate, corsaire,
écumeur de mer ; pl. laeroun-vor. —
Laer, voleur, et mor, mer.
LAES, 8. m. (anc.) Voy. LEM, lait.
LAES. Yor. LAEZ, 8. m. et ad.
LÆTH, LAIÏTH, 8. m. (anc.) La mort.
— Léthé (mythol.), fleuve de l'Oubli.
LAEZ, LEGAD, 8. m. Legs par testa-
ment.
LAEZ, 9. m. et adv. Le haut, haut.
War-laez, en haut, avec un verbe sans
mouvement ; d'al laes, en haut, avec
un verbe de mouvement.
LAEZA, v.a. Faire nn legs. Voy. LEGADI.
Ce verbe dérive de laes, legs.
LAFFNENN (anc.) Yor, LAVNENN,
LAK
LAG, adj. (anc.) Long.
LAGAD, s. m. (Œil de la tête; pl.
daou-lagad, pluriel duel. Ce substantif
s'emploie aussi au sens d'œil des
plantes, et alors son pluriel eat laga-
dou. C’est un nom de famille.
LAGADAD, s.m. Coup-d'œil, œillade.
LAGADEIN (lagad-e-in), v. a. Y. Ecus-
sonner, grefier. — Lagad, œil de
plante. |
LAGADEK, adj. Qui a de gros yeux.
— Lagad, œil.
LAGADEK, 8. m. Dorade, brème,
poissons ainsi nommés parce qu'ils
ont de gros yeux. Voy. le précédent.
LAGADENN, s. f. Bulle qui se forme
sur l'eau quand il pleut, anneau de
tontes les espèces, œillet pour lacets,
boucle pour les juments en chaleur,
anneau scellé à un mur pour attacher
les chevaux, les bestiaux et les ba-
teaux; pl. ou. Tous ces mots dérivent
de lagad, œil.
LAGADENN-VREAC'H, 8. L. Bracelet.
— Lagadenn, anneau, et breac'h. bras.
LAGADENNA, v. a. et n. Se former en
bulles, parlant de l’eau, quand il pleut ;
boucler, parlant d’une jument en cha-
leur; p. et.
LAGAC-GOR, s. m. Fistnle lacrymale.
— Lagad, wæil, et gor, abcès.
LAGAT, 8. m. Y. (EIl: pl. deu-lagat.
Ce substantif s'emploie aussi au sens
d'œil des plantes, et son pluriel alurs
est lagadeu.
LAGENN (lag-enn), 8. L. Bourbier,
cloaque, fondrière, lac, trou où l’on
jette les immondices ; pl. ou.
LAGENNEXK (lag -ennek), adj. Fangeux.
LAITH, LÆTH, Voy. ce dernier.
LAKAAT, v. a. Mettre, placer; p.
lekeet, lakeat, lekeat. Ce verbe est très-
irégulier. Voy. la grammaire pour sa
conjugaison.
LAM 987
LAKAT, v. a. Y. Le même que lakaat :
p. laket. Ce verbe, en Vannes, se con-
jugue à la façon des autres verbes :
kann, lakinn, etc., c'est-à-dire qu'il
se conjugue régulièrement comme si
l'ancien infinilif était laka.
LAKEPOD, 8. m. Mauvais sujet
lisson, bandit ; pl. ed. jet, por
LAMA, v. a. Non usité. Voy. LARET,
LEMEL.
LAMBOURC'H, 8. m. Y. Sabori de
navire; pl. eu.
LAMBOURZ, 8. m. Sabord de navire;
pl. ou.
LAMBR. VOy. LAMPR,
pee AM BRUSE, 8. m. Lambris, ciel de
LAMEIN (lame-in), v. n. Y. Enlever,
ôter; p. lamet.
LARET, v.a. Enlever, ôter; p. lamet.
Ce verbe se conjugue sur l'ancien in-
finitif lama.
LAMM, 8. m. Saut, bond, chute,
péché; pl. ou. — Eul lamm krenn, un
saut à pieds joints. — Kaout lamm,
tomber. Ce substantif s'emploie aussi
adjectivement : lamm eo, est un terme
de lutteurs, pour dire : il est vaincu,
il est tombé. Enfin, on dit : ret lamm
kaer, faire tomber son adversaire, le
vaincre. — Rou d'ann daou lamm,
aller au galop; monu d'ann daou lamm
nug, aller au grand galop. — Ober ou
lamm er-meaz, sauter du lit, parlant
d’une personne couchée. Le mot lamm
a beaucoup de dérivés.
LAMM-CHOUK-HE-BENN, 8. m, Jeu
qui consiste à se tenir sur la tête, les
pieds en l'air.
LAMM-OOUR, 8. m. Csscade. À la
lettre, chute d'eau.
Lamm, saut.
LAMMEIN (lamm-e-in), v. n. V. Sauter;
p. lammel.
368 LAM
LAMMENN, LAVNENR, s. L Lame
d'épée, lame de tisserand, lame de
métal; pl. ou,
LAMMENN, LAÂVENN, s. L C. Epi;
pl. ou.
LAMMER, 8. m. Sauteur; pl. ien. —
Lammet, sauter.
LAMMEREZIK, s. L Petite fille bien
éveillée et qui ne peut se tenir en
place. — Lammet, sauter.
LAMMERIK, 6. m. Hoche-queue, oi-
seau qui sautille en marchant. —
Lammet, sauter. Il se dit aussi d'un
enfant bien éveillé et toujours en
mouvement.
LAMMET, Y. n. Sauter, bondir: p.
lammet. ll se conjugue sur l'ancien
infinitif lamma. Yor. DILARRET.
LAMM-GAVR, 5. m. Cabriole, gam-
hade. À la letre, sant ou bond de
chèvre.
LAMM-GRESK, 8. m. Croissance ache-
vée de l'homme. Je crois qu'il peut se
dire aussi des plantes.
LAMM-GROAZ, 8. m. Croix de pierre
que l’on élère en Bretagne, dans les
carrefours des chemins; croix d'église
avec son fût.
LAMMOUT. Cet infnitif n'est plus en
usage, si ce n’est peut-être en Cor-
nouaille. Yor, LAMMET.
LAMOUT, v. a. Oter, enlever. Cet in-
foitif n’est plus en usage, si ce n’est,
je crois, dans quelques cantons de la
Cornouaille. Yor. LAMET, LEMEL.
LAMPON, s. m. C. Polisson, vaga-
bond, malfaiteur, qui dépense son
argent en orgies ; pl. lamponed.
LAMPONAT, Y. H. D. Vagabonder.
LAMPR, adj. C. Luisant, glissant.
LAMPRA, Y. 8. C. Rendre luisant ou
glissant.
LAMPREZ, 5, pl. m. Pluriel de lam-
prexenn.
LAM
LAMPREZENR, s. f. Lamproie, pois-
son ; piuriel irrégulier, lamprex, masc.
— Lampresenn se dit aussi d'un hom-
me qui a l’habitade d'aller de cabaret
en cabaret avant de rentrer ches lui.
Cette dernière accention, un peu sa-
vante, a sans doute été donnée au mot
lampresenn parce qu’on a ern recon-
naître une certaine ressemblance de
mœurs entre la lamproie et l’homme
dont nous venons de parler. Ce pois-
son qui fort mal, ne se ment
guère dans les courants qu'en s'atta-
chant aux pierres du fond avec une
force considérable, En cela, fi res-
semble assez à un ivrogne qui marche
fort mal aussi, et qui stationne dans
tous les bouchons qu'il trouve sur
son chemin. Ii y a toutefois une diffé-
rence entre la lamproie et notre
homme. Ce dernier, en effet, pour re-
gagner sa demeure, va de ret en
cabaret, faisant toujours le plein avec
sa bouche qui lui sert d'entonnoir s
tandis que l’autre, pour regagner son
gite, va de pierre en pierre, faisant le
vide avec sa bonche qui fait l'offics
d'une ventouse.
LAN, LANN, s. m. Lande, plante rus-
tique. On l’appelle aussi ajonc. Voy.
LANN qui est plus correct.
LAN, LANN, 8. m. (anc.) Territoire.
Ce mot n’est plus usité aujourd’hui en
ce sens, mais on Île retrouve dans plu-
sieurs noms de lieux dans la compo-
sition desquels il entre. Tels sont :
Lan-Ildut, territoire sous la protection
de saint Ildat; Lan-Baol, territoire
de saint Paul, et beaucoup d’autres
qui, pour l'ordinaire, sont consacrés à
quelque salnt.
LANCHENN, 5. f. Mauvaise langue,
langue causeuse. Voy. ses dérivés.
LANCHENNA, v.n. Médire, détracter;
p. et.
LANCHENNAD, 5. L. Coup de langue,
médisance.
LANCHENNEK, 8. m. VOy. LARCHENN.
LANDAR, LANDOER, adj. C. Paresseux.
LANDER, adj. C. Voy. le précédent.
LAN
LANDER, 6. f. Chenèt d’un foyer ; pl.
lañderiou. Yor. ce dernier. 9
LANDERIOU, 8. pl. f. Chenëts de
cheminée.
LANDERNE , LAN-TERNOK. Nom de
lieu. Landerneau, ville.
Il est un dicton breton qui dit :
Ann nep 0 10 eux a Landerne da Les-
neven, al loar a bar 10ar he gein hag
ann heol war he dal. À la lettre, celui
qui va de Landerneau à Lesneven, la
lune brille sur son dos et le soleil sur
son front. Jadis en effet, ces deux
villes et leurs environs étaient habitées
par les plus grands seigneurs du pays,
ce qui justiflait l’allégorie ci-dessus.
Lesneven, disait-on, est le soleil du
Léon, et Landerneau, la lune. — De
mauvais plaisants ont dit de nos jours:
La lune de Landerneau, ce qui n’est
pas moins stupide que l'idée de celui
qui fit placer sur la flèche d’une église,
aujourd'hui détruite, un globe doré
figurant la pleine lune et au-dessus
ua croissant figurant le premier quar-
tier. — Ces deux villes ont perdu au-
jourd'hui leur ancienne splendeur,
mais n'en sont pas moins remar-
bles, Lesneven par la production
e chevaux de la plus grande distinc:
tion, et Landerneau par sa fabrique
de toiles qui sont fort recherchées.
— Lesneten (les ann Even), la cour ou
palais d’Even, roi du Léon. Landerne
(lann Terne, lann Ternok), territoire
sous la protection de saint Ternok.
LANDOURC'HENN, s. L. Femme sale,
femme de mauvaise vie.
LANDRE, LANDER, 8. m. Y. Chenêt
de cheminée ; pl. lañdrecu, lañderieu.
LANOREA, v. n. Y. Et aussi lañdreat,
paresser, agir avec lenteur, musarder
au travail.
LANDREANT, 8. m. V. Musard, fai-
néant, endormi, paresseux, lent à faire
tout.
LANDREANTIZ, 8. m. Y. Paresse, fai-
néantise.
LANDREAT, v. n. Y. Le même que
landrea.
LANDREGER, 5. m. La ville de Tré-
&uier et son territoire.
LANBRENNER, ad]. Y. VOY. LANDREAAT.
LANE, s. m. Y. (anc.) Voy. LEKE.
LANFEAZ, LANFEZ, 8. m. Etoupe
grossière non travaillée, filasse.
LANGOUINEK, s. m. Géant de la fable;
pl. langouineien.
LANGROEZ, 8. pl. m, Pluriel irrégu-
lier de lañigroesenn.
LANGROEZENN, 5. L. Plant d'églan-
Uer: pl. angrez, masc.
LANJER, 8. f. Y. Couverture de lit ;
pl. ieu.
LANN, LAN, a. m. Territoire. Yor.
LAN.
LANN, 8. m. Lande, ajone ou jan,
arbuste épineux. Le pluriel lannou,
lanneier et lannegi (lanneg-), de Vannes,
s'entend des terrainscouverts de landes
non cultivées ou des terrains incultes.
Cet arbusteestsouvent cultivéen Basse-
Bretagne ; deux ou troisans aprèsavoir
été semé, il fournit un bon fourrage
pour les chevaux, après avoir été broyé
dans des auges en pierre. C'est une
ressource pour les mauvaises années
de racines fourragères. — A} Lann
figure parmi les noms de famille.
LANNEGI (lanneg-i), s. pl. m. Y. Voy.
le précédent.
LANNEIER, 8. pl. m. Grande étendue
de landes noncultivées et venant d’elles-
mêmes, terres incultes. C’est une sorte
de pluriel de ann, lande.
LANNEK, 8. f. Champ de landes 8e-
mées et cultivées comme fourrage.
Voy. LANN, lande.
LANNOK, 8. L. G. En Cornouaille,
où la finale ok a Ja préférence sur la
finale ek du Léon, ce mot a le même
sens que le précédent. Voy. le Diction-
naire de rimes, à la finale ok.
LANNOU, s. pl. m. Grande étendue
de terre couverte de landes non enl
tivées. C'est un dérivé de lann, lande.
390 LAO
TAN AUON, nom de lieu. Lannion,
e.
LANO, LANV, a. m. Le flux, la marée
montante. — E-tro al lano, à la marée
montante. — Lano so, la mer monte.
LANS, 8. m. Y. Elan, occasion ou
temps favorable. — Re lans. lâcher la
bride à quelqu'un. Kemeret he lans,
prendre son élan.
LANSA, v. n. Vomir, parlant d'un
homme ivre.
LANSENN, 8. L Jeune arbre droit
et élancé, et, par extension, homme
très-grand et efillé.
LANSER, 8. m. Y. Tiroir d’armoire
ou d'autre meuble; pl. teu.
LANU, 8. m. Y. Le flux ou marée
montante. Lan sou, V., la marée
monte. Voy. LARHU, plus usité.
LANV, 8. m. VOy. LANG.
LANVENN, LAMMENN, 5. f. C. Epi;
pl. ou.
+ LAO, 8. pl. m. T. Pluriel de laocenn,
LAOENN, 8. f. T. Pou, insecte; plu-
riel irrégulier, lao, masc.
LAON. YOT, LAVNENN,
LAONIET, parfois écrit pour loaniet.
Voy. ce dernier, plus régulier.
LAOSK, adj. Non tendu, lâche, et,
par extension, indolent, paresseux,
négligent, efféminé, poltron. indifré-
rent. Eunn den laosk, un homme sans
énergie.
LAOSKA. Non usité. Yor, LEUSKEL,
v.a.et n.
LAOSKAAT, Y. n. Se relâcher, s'en-
gourdir au moral; p. laosket, laoskeat.
LAOSKENTEZ, 8. L Indolence, pa-
resse. Evitez ce mot, et tournez la
brase par l'adjectif laosk, dont il
rive.
LAO
LAOSKER, v. a. D. Il a le même
sens que leuskel, v. a.
LAOT, 8. m. (anc.) Part, portion,
lot. Ce mot ancien a formé les mots
lod, lot, en usage aujourd'hui. Laot est
un nom de famille asses répandu.
LAOU, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
laouenn, pou.
LAOUEGEZ (laoueg-es), s. f. Pouil-
leuse, et aussi jeune fille qui a à peine
l’âge da discernement.
LAOUER, adj. et s. m. Pouilleux, et
aussl jeune garçon qui n'a pas d'expé-
rience.
LAOUEN, adject. Content, joyeux.
Il s'emploie aussi comme adverbe ;
joyeusement, avec plaisir. En ce der-
nier sens, on dit aussi ex laouenn en
quelques lieux. Laouen her grinn, je
le ferai volontiers.
LAOUENAAT, Y. a. et n. Rendre ou
devenir joyeux, réjouir, se réjouir. —
Laouen, joyeux.
LAOUENAN, LAOUENANIK, s. m. Roi-
telet, oiseau qui frétille sans cesse.
Ces mots dérivent de laouen, adj.
joyeux. Laouenan figure parmi les
noma de famille. — Le roitelet, le
plus petit de nos oiseaux, ne reste
guère désœuvré; il se nourrit d'in-
sectes si menus, qu'il n’a pas trop,
pour satisfaire à ses besoins, de tout
le temps où le soleil reste sur l'hori-
zon. S'il a des moments de repos, il 8e
platt sur les branches flexibles où il
se balance en chantant. Les paysans
bretons prétendent entendre dans son
chant les mots : Dir, dir, pa na dor.
À la lettre, acier, acier, puisqu'elle
ne rompt pas, ou, en d'autres termes :
la branche sur laquelle je suis perché
est donc d'acier, puisqu'elle ne rompt
pas sous le poids de mon corps. —
petit présomptueux ne pèse que dix
grammes !
LAOUENANIK. Le même que le pré-
cédent.
LAOUENIDIGEZ (laouenidig-es), 8. L
Joie. — Laouen, joyeux.
LAR
LAOUENN, 8. f. Pou, insecte de
corps ; pl. laou, masc.
LAOUENN-DAR, 8. f. Cloporte, in-
secte; pl. laou-dar, masc. — Laouenn,
pou, et dar, égoût, platras.
LAOUENN-PAFALEK, s. L. Morpion,
insecte. VOy. PAFALEK.
LAOUER, 8. 1. Auge, pétrin ; pl. iou.
LAOUERIAD, 5. f. Le contenu ou la
lénitude d'une ange, d’un pétrin. Eyl
oueriad dour, une auge pleine d'eau.
LAOUN, LAON. Voy. LAVRENN.
-LAOUR, 8. f. C. Bière, cercueil; pl.
tou. Ce mot paraît être une contraction
de laouer.
LAOÛ-VLEIZ, 8. m. Sournois. Ce mot
est composé de Laou pour Gwilaou,
Guillaume (nom d'homme), et de biez.
loup; c'est donc, à la lettre, Guillaume-
le-loup, sournois comme le loup. Les
mots Gwilaou, Gioillou, sont des noms
d'homme que les poëtes donnent par-
fois au loup.
LAP, LAB, 8. m. Hangar, appentis
pour mettre les instruments de labou-
rage ou de jardinage ; pl. ou.
LAPA, v. a. Laper, boire comme
font les chiens.
LAPADENN, 8. f. Lampée, ce qu'un
chien boit en une lampée.
LAPAS, s. m. (anc.) Morceau de vieux
linge lié d'ordinaire au bout d'un pe-
tit bâton et destiné à servir au lavage
de Ja vaisselle.
LAPIK. VOy. FEUNTEUN-LAPIE.
+ LAPOUZ, 8. f. Femme de mauvaise
oi.
LARD, 8. m. Graisse des hommes et
des animaux.
LARD, ad). Gras, charnu, qui a été
engraissé, en parlant de volailles, de
bestiaux. Voy. LARDA. Comparatif, lar-
toc'h; superlatif, larta,
LAR 391
LARDA, v. a. Frotter avec de la
graisse, et aussi engraisser des bes-
tiaux, des volailles, etc. Ce verbe
s'emploie aussi, en style familier, au
sens de battre fort, rosser quelqu'un;
p. lardet. Me lardo he billih d'eshan, il
s'en repentira. À la lettre, je lui grais-
serai sa poële.
LARDEIN (lard-e-in), v. a. et n. Y.
Frotter avec de la graisse, engraisser,
parlant du bétail, des volailles, deve-
nir gras.
LARD-KARR, 8. m. Cambouis. —
gard, graisse, et karr, charrette, voi-
ure.
LARD-K0Z, s. m. Cambouis. À la
lettre, graisse vieille.
LARDONENN, 8. f. Y. Grosse dondon,
jeune femme ou fille grasse et dodue.
— Lard, adj., gras.
LARO-TEUZ, 8. m. Saindoux. À la
lettre, graisse fondue.
LAREIN, v. a. Y. Dire; p. aret,
LARET, v. a. T. C. Dire; p. laret.
LARG, LARK, Voy. ce dernier.
LARGAAT, v. n. Et mieux, dont da
veza larg, devenir généreux.
LARGENTEZ (larg-eñtez), s. L Libéra-
lité, largesse, munificence; pl. lar-
gentesiou.
LARHU, 8. m. Y. Mer montante.
Larhu xou, V., la marée monte.
ARR LARVIK, 8. m. Liseron,
plante.
LARJEEIN (larjee-in) v. a. V. Larder;
p. larjeet.
LARET, s. f. Graisse qui découle des
viandes rôties.
LARJEZA, v. a. Larder, mettre des
lardons dans la viande; p. et.
LARJEZENN, a, f. Lardon, petit
morceau de lard que l’on introduit
dans la viande.
392 LAS
LARJOUER, s. m. Petit instrument
qui sert à introduire les lardons dans
la viande. Voy. les précédents.
LARK, LARG, adj. Libéral, généreux.
LARK, aûr. Loin. Compar. larkoc'h.
LARLAAT. VOyY. LARGAAT.
LAROUT, v. a. C. Yor, LAYAROUT.
LART, 8. m. Y. Lard, viande de porc.
Voy. LARD, 8. m.
LART, adj. Y. Gras, dodu. Yor. LAR,
adj., qui est le mot nouveau en Léon.
LABTAAT, v. a. et n. Rendre ou de-
venir gras; p. lartaat, larteat.
LART-LARA, S. M. Y. VOY. LARD-EARS.
LART-KOC'H, 8. m. Y. Yor, LARD-£02.
LART-TE, 8. m. Y. VOY. LARD-FEUZ.
LARVIK, Yor. LARIK.
LAS, s. m. Lacet, petit cordon; pl.
lasou (la-sou). Toull-las, le trou dans
lequel passe le lacet.
LASA (la-sa), Y. a. Lacer, serrer avec
un lacet; p. laset (la-set).
LASENET (la-se-net), ad]. Boutou
lasenet, souliers à lacets.
LASOU (la-sou), 8. pl. m. Lacs ou
lacets pour prendre des oiseaux.
LAST, s. m. V. Lest pour navires.
LASTEIN (last-ein), v. a. V. Lester un
navire; p. lastet.
LASTEZ, 8. L. sans pluriel; vermine,
ordures, mauvaises herbes de sar-
clage. Un vieux manuscrit donne à ce
mot le sens d'une alliance ou société
entre gens de mauvaise conduite, ra-
massis de canailles.
LASTEZA, v. a. Le Gonidec donne à
ce verbe le sens de salir; je ne l'ai
jamais vu employé, non plus que ses
dérivés lastexet, lastezux, que l'on
trouve dans le même auteur.
LAZ
MASTER, LASTEZUZ, adj. Voy. Lh8-
LASTA, 8. m. Lest d’un nra,
LASTRA, v. a. Lester un navire; B.
lastret.
LATAR, 8. m. Brotillard, humidité
du temps.
LATAR, v. n. Peu vsité. Devenir hu-
mide, parlant du temps.
LATARUZ, adj. Humide, parient da
temps.
LATON, s. M. Laiton, #1 métallique.
LAUSK, LOSK (l6sk), adj. Y. T. CG.
Voy. LAGSE.
LAUSKEIN, LOSKEIN (lôsk-s-in), v. a.
Y. Lâcher; p. lausket, losket.
LAUT, 8. m. (anc.) Yor. LAGT.
LAVAC'H, 6. pl. m. C. Pluriel de
lavac'henn.
LAVAC'HENN, s. f. C. Judelle, oisean ;
pl. lavac'h, masc.
LAVAR, s. m. Dire, dit, parole, pro-
verbe ; pl. tou.
LAVARET, v. a. Dire; p. lararet,
LAVAROUT, v. a. C. Dire ; p. lavaret.
LAVNENN, 8. f. Lame de métal ; on
dit aussi Laon, laoun, lammenn.
LAVREGA, LAVREGEIN, v. a. Y. Calot-
ter, mettre la culotte à quelqu'an ; p.
lavreget. VOy. LAVREL.
LAVREGEIN (latreg-c-in). Voy. le pré-
dent.
LAVREGOK, s. m. Qui a l’esprit lourd.
LAVREK, s. m. Y. Culotte; pl. lavre-
geu (lavreg-eu).
LAVREK, 8. m. Fourche de la char-
rue.
LM. 8. m. Perche en général, latte
de la charrue, gaule de la ligne des
pêcheurs. Voy. LAZETA.
LEA
LAZA, v. a. Tuer, et par extension,
éteindre ou étouffer, parlant du feu,
de la chandelle; p. laset. Laza eunn
den, tuer un individu. Lazsa ann tan,
ard ar goulou, éteindre le feu, la
chandelle.
LAZAR. C'estun nom propre qui se
joint à l'adjectif paour pour dire très-
pauvre : paour lasar. À la lettre,
pauvre (comme) Lazare.
LAZ-ARAR, s. m. Gaule de la charrue,
— Las, gaule, et arar, charrue.
LAZER, 8. m. Assassin ; pl. ten.
LAZETA, v. n.(anc.) Pêcher à la ligne.
Voy. LM.
LAZDUT, verbe impersonnel. Impor-
ter, être important. Pe las ! qu'im-
porte! Pe las d'in-me ! que m'importe!
LAZR, s. m. (anc.) Voleur. Yor. LAER.
LAZREZ, v. a. (anc.) Voler, faire des
larcins. Yor. LAEREZ.
LAZRONSI, s. L. (anc.) Vol, larcin.
Voy. LAERONSI.
LE, 8. m. Serment ; pl. leou.
LE (14), s. m. Y. Veau; pl. leieu
(lé-ieu). Voy. LEUE.
LEAC'H, s. m. Lieu, endroit, côté,
place ; pl leac'hiou, lec'hiou, Penn-
leac'h, chef-lieu. En quelques cantons
de Vannes, on dit karc’h.
LEAC’H, 8. m. Y. Lait. Yor. LEU.
LEAC'H, 8. m. Nouure, rachitisme
noué, maladies des reins.
LEAO’H, 8. m. (anc.) Sorte de dolmen,
monument druidique, Vo. le mot
breton DSLMEN.
LEAC’H-SIDUL, s. m. Abri. — Leac'h,
lieu, et roul, calme.
LEAOHEIN (leac'h-e-in), v. a. V. Al-
lalter s p. beac'het. — Leac'h, 8. m. Y.
L.
LEACD’HEK, adj. Y. Laiteux. — Leac’h,
B, m, Y. Lait,
LEA 393
LEAC'HEN, 8. f. V. Laite, laitance,
semence des poissons mâles. :
LEAC'HOUR, s. m. Y. Marchand de
lait. Lad Leac'h, Y., lait,
LEAD, 8. m. (anc.) Le même que
lean.
LEAL, adj. Loyal, sincère, fidèle,
légal, intègre, juste.
LEAL, et aussi E-LEAL, adv. Loyale
ment, fidèlement. Ce mot et le précé-
dent dérivent de Le, serment.
LEALDED, s. (S Equité, droiture,
loyauté. Voy. LEA
LEAN, 8. m. (anc.) Ce mot paraît
avoir eu le sens de ermite, religieux,
ainsi qu'on le voit dans le substantif
leandi [tan et ti, maison), monastère.
Lean dérive probablement du substan-
tif ancien len. célibataire, ou peut-être
aussi de le, serment. Le substantif
féminin leanez, qui vient de lean, est
usité partout avec la signification de
religieuse.
LEANDI, 8. m. Couvent, monastère :
pl. leandiou. Bien que ce mot soit
composé de Lean, ermite, religieux, et
de fi, maison, on ne l’emploie cepen-
dant que pour désigner un couvent de
femmes, Voy. KeUENT qui est plus
usit e
LEANEK, 8. m. Y. Lieu, poisson ; pl.
leaneget.
LEANEZ, 8. f. Religieuse, femme qui
fait partie dune communauté; pl.
Leanezed. Ce substantif dérive de lenes
(anc.), fille qui garde le célibat et ne
veut passe marier. Dans les campagnes,
on appelle leanez-ann-ti (religieuse de
la maison), celle des jeunes filles de
la ferme qui fait le catéchisme à ses
frères et sœurs, et qui, le soir, à la
veillée, fait de pieuses lectures à la
famille.
LEANEZ-ANN-TI. Yor. le précédent.
LEANEL-AR-C'HALM, 8. f. Y. Gens
ite. lann Nez, religieuse, e
karm, 8. m., Carme, religieux.
50
894 LEC
LEAMEZ-SANT-BENEAB, s. L Béné-
dictine, religieuse. À la lettre, reli-
gieuse de Saint-Benoît.
LEANEZ-SARTEZ-TEREZA, 8. f. Car-
mélite, religiguse. À la lettre, reli-
gieuse de Sainte-Thérèse.
LEARC'H. Voy. LEAC'H, lieu.
LEAT, v. a. (anc.) Lécher.
LEM, 8. 1. Lait.
LEAZEN, 8. L. Laïteron, plante.
LEAZ-GAVR, 5. m. Chèvre-feuille,
plante. À la lettre, lait ds chèvre.
LEAZ-GLAZ, 8. m. Pptit-lait, — Legs,
lait, et glas, vert.
LEAZ-LUSEN (lu-sen), 8. m. Le pre-
mise lait d'une vache qui vient de
véler.
LEAZ-RIBSD, 8. m. Partie aqueuse
qui reste d le lait est formé en
beurre.— Leaz. lait, et ribod, baratte
pour faire le beurre.
LEAZ-THGLE, 8, m. Laiteron, plante.
Voy. LEZEGEL.
LEAZ-TAO, 8. m. Lait tourné, caille-
botte. — Leas, lait, et tro, adj., tourné
par la présure, parlant du lait.
LECH (léch), s. m. Sternum, brechet.
Le Gonidec écrit aussi leich; mais
c'est une orthographe vicieuse de
Vannes, car on doit prononcer léch.
LEON, s.m. V.T.C. Lieu, endroit,
place ; pl. lec'hieu, en Vannes ; lec'hiou,
en Cornouaille ; lec'h, en Tréguier.
LEC’H, s. m. Y. T. C. Rachitis, ma-
ladie.
LEC’H, LAC'H, s. m. D. Grosse pierre
plate et élevée de terre, sous laquelle
on peut se mettre à l'abri. (Le P.)
LEC'H-LEC'H! interjection. Gare!
faites placel
| LECHA, Voy. LICHA.
LRR
LEO'H-0HO6E, s.m.V. Abri. — Lart,
lieu, et choul, calme, V. oo
A/T RED, s.m. Laise ou largeur d’une
LEO'HEIN (lec'h-0-in) , t. a. (me)
LEC'HENENN x. L Y. des
animaux, eng de
LEC’HIA, v. a. Non gg, Ce
qui dérive de lec'h. lidu, place, « d
BO placer, mettre. Lakaat a pya
LEC'HID, 8. m. Limon, sédiment,
terre boueuse. |
LEC'HIDEK, adj. Limonenx,
limon par Sim on MU +
LEC'HUE, ady. Y. Ea hant. On dit
aussi lue.
LED, s. m. Largeur. On dit quasi ist.
LEDA, v. a. C. Klargir; p. lade.
LEDAN, adj. Large, spacieux. Cet
adjectif figure parmi les noms de f-
mille et on le prononce alors comme
en français le mot Lédant.
LEDANAAT, Y. a. et n. Rendre ou
devenir plus large, élargir, s’élargir;
p. ledaneat, ledaneet. pores
LEDANDER, 8. m. Evitez ce mot.
Largeur.
LEDEIN (led-e-in), Y. a. Y. Etendre;
p. ledet. — Led, largeur.
LE-DOUET, s. m. Serment avec jure-
ment, blas hème. — Le, serment, et
touet, participe de iout, jurer.
LEEN, adj. V. Plein. Voy. leun.
LEENN, 5. f. C. Couverture de lit, en
laine; pl. ou. On dit aussi lenn.
LEERN. VOY. LERN.
LEF, 8. m, (anc.) Cri plafntif, Yar.
LENY.
LET
LEFFNEX, 8. m. (anc.) Lieu, poisson
de mer. Yor, LEVREL,
à | 840. LAEZ, s. 17 Legs par tesia-
ment.
LÉGABI, LARA, v. a. Légner pir tes-
fament.
LEGESTR (leg-estr), s. m. Homarü,
crustacé marin; pl. ed. — À l'ile
6 Batz on appelle legestr ann douar
bras, les Mabitants de la terre-ferme.
À la lettre, homard de la grande terre.
On les appelle aussi # lann. À la
lettre, homard de landé, du pays où
croissent les landes. Ces dénominations
pilaisatites ét ironiques doivent avoir
été imaginées par les poëtes du pays,
en manière de consolation. Yor. LUS-
TRAUGENN.
LENUINE, s. m. V. Joie. Voy. LEVENEZ.
Dn dit aussi lehuene.
. LEICH, LECH. Voy. ce dernier, 8. m.
Sternum.
LEIC'H (le-ic’h), adj. Y. Plein, et aussi
humide, parlant da linge. Leic’h enn
tok, Y., plein le chapeau. Yor. LEIZ.
LEIG'NEIN (de-ic'h-e-in), Y. à Y.
Eumectèr ; p. leic’het.
LEIEN (le-ien), 8. f. Grosse toile,
serpillière, canevas.
LEIGN (le-ign), 8. m. Y. Diné,
LEIGNEIN (le-ign-e-in), v. n. Diuer ;
p. leignet.
LEIN (le-in), 8. m. Dingé, repas vers
le milieu du jour. Un vieux manuscrit
dé 1700 environ, dit que lein, en Léon,
est le repas du matin avant d'aller à
l'ouvrage, et merenn, le repas de midi.
Merenn vihan, d'après cet ouvrage,
est le goûté entre midi et le soupé.
Dibri merenn vihan, faire le goûté ou
collation. Je ne connais à lein que le
sens de repas vers le milieu du jour,
ainsi que cela se pratique chez les
campagnards et les ouvriers.
LEIN (le-in), 8. m. Sommet, faîte.
LEIN, LEUN (le-in), adj. VOÿ. LEUR,
lus usité. A
LEN 308
- LEINA (lg-ina), +. n..Faire D diré,
diner ; p. leinet. Voy. LEIN, dîné.
LEIN-GULE (loin), s. mi. Y. Ciel-de-
lit. — Lein, sommet, et gule, Y. lit.
LEIZ (le-is), adj. Plein, humide,
moité, parlant du linge, des vêtements.
Ce mot n’a ni comparatif ni superlatif.
Voyez à mon Nouveau Dichonnaire
français-breton 1869, au mot PLus,
comment on les remplace.
LEIZA (le-isa), v. a. Hamecter ; p. et.
LEIZDED, LEIZDER (le-ixded), 8. m.
Humidité du linge, des vêtements.
Evitez ce mot.
LEMEL, v. a. V. T. C. Oter, enlever,
supprimer ; B. lamet. XS) que deu
que le participe, ce verbe se conjugue
comme si paguar était lamout on
LEMM, 8. m. Tranchant d'un cou-
teau, d’an outil.
LEMM, ad] Coupant, algu 9 pi-
L parlant du vent; pointu, per-
cant, parlant de la vue. Sell-lemm,
regard Her. Ann tach a s0 bek lemm,
le clou est pointu. A la lettre, le clou
est pointe aiguë.
LEMMA, v. a. Affiler ou réparer un
outil, piquer ou repiquer une meule
de moulin; p. lemmet.
LEN, LEENN, 8. L. C. Couverture de
lit en laine.
LEN. 8. m. (anc.) Célibataire, hom-
me qui ne se marie pas ou renonce au
mariage ; pl. lened. Voy. LENES,
LENAD, LENAT, 8. pl. m. Y. Pluriel
de lenadenn.
LENADENN, LENARDENN, s. f. Y. Un
plant d’ortie; pl. lengd, lenat, masc.,
des plants d'ortie, de l'ortie.
LENARDENN, 8. L Y. VOY. LENADENN.
LENAT, Y. VOy. LENAD.
LENE, s. mi. (a@nc.) Année. Yoy.
EVLENE, WAMENE. En Vannes, lane.
396 LEN
LENED, 8. n. T. Jeûne des Quatre-
Temps.
LENES, 8. f. (anc.) Fille qui garde le
célibat et ne veut pas se marier. Voy.
REI,
LENET, 8. m. T. Le même que lened.
LENEZ, 8. L. VOY. LENES.
LENKERENN. VOy. LENKERNENN.
LENKERNENN, 5. f. Ver solitaire,
ténia. On écrit aussi linkernenn.
LENLR, adj. (anc.) Glissant.
LENKRAFF, v. n. (anc.) Glisser.
LENN, 8. f. Etang, mare, écluse:
pl. ou. On dit aussi Jenn-dour, pour
éviter toute amphibologie. Ces mots
se disent, au figuré, de tout amas
d'eau grand ou petit, de sorte qu'on
le dit de la mer comme de l’eau ren-
fermée dans les écailles d'huitres ou
autres coquillages. Yor. LENNA (anc.)
LENN, v. a. et n. Lire; p. lennet.
Lenn enn eul leur, lire un livre. À la
lettre, lire dans un livre.
LENN, LEENN, LEN, 8. f. G. Couver-
ture de lit en laine; pl. ou.
LENNA, v. n. Lenna a ra ann dour,
l'eau se forme en mare. — Lenn, étang,
mare.
LENNAD, s. L La plénitude d'un
étang. — Lenn, étang.
LENN-DOUR. YOT, LENN, étang, mare,
écluse.
LENNEIN (lenn-e-in), v. a. et n. Y.
Lire; p. lennet,
LENNEK, adj. Peu usité. Qui a beau-
coup lu, instruit.
LENNER, 8. m. Lecteur; pl. ten.
LENNQUR, s. m. Y. Lecteur; pl.
lennerion. -
LENN-VOR, 8. L. Baie ou anse mari-
time. — Lenn, étang, et mor, mer.
LEO
LENO, 8. tm. (anc.) Yor. LEH,
LENT, adj. Indifférent, difficile à
émouvoir, froid de caractère, mou au
moral, timide. Get adjectif s'emploie
aussi adverbialement : Es leni, war he
lent, timidement, avec indiférence.
mollement. Mont a ra war he lent,
va mollement.
LENTAAT, v. n. Se relâcher, être
mou au moral; p. leñteet, leñteat.
LENTEGEZ (leñteg-ex), 8. f. Gravité
du maintien, sérieux, s. m.
LENTIGOU (leñtig-ou),s. pl. m. Façons,
cérémonies. — Ober leñtigou, faire la
bégaeule, faire des timidités enfan-
tines. Yor, LENT.
LENTIK, s. m. Tache de rousseur;
pl. leñtigou.
LENV, 8. m. Plainte, gémissement,
cri des petits enfants; pl. ou.
LENVA, v. n. Gémir, crier comme
les petits enfants ; p. ef.
LENVEK, LEONVEK, LEONEK, 8. m.C.
Lieu, poisson de mer; pl. lenveged,
leoneged.
LED, 8. L Et aussi lev, lieue, mesure
itinéraire valant quatre kilomètres;
pl. leoiou, leviou.— Mont el leo adarre,
se remettre en route.
LEOGET (leog-et)}, 8. pl. m. Y. YOT,
LEUK.
LEOK, s. m. V. Petit ver des grèves
de la mer, bon pour ia pêche à la ligne;
pl. leoget.
LEDN, s. m. Lion, animal; pl. ed.
On dit aussi leoun.
LEON, 8. m. Nom donné à une partie
de la Basse-Bretagoe. Voyes en tête de
mon Dictionnaire français-breton 1869,
la délimitation des dialectes de la
Basse-Bretagne.
LEON, 8. m. Voy. LERY, qui est plus
usité.
LER
LEONAO, LEONARD, 5. m. Habitant
du diocèse du Léon, partie de la Bre-
tagne. Voy. K6F-100.
LEONADEZ, LEONARDEZ, 8. f. C’est
le féminin du précédent.
LEONARD, LEONARDEZ. Voy. les deux
mots précédents.
LEONEK, s. m. Le même que keñivek.
LEONEZ, 8. f, Lionne;
Leon, lion.
LEONIADA, v. n. 86 mettre en route.
— Hag hen da leoniada adarre, il se
remit en route. Vog. LES, 8. f.
LEONVEK, 8. m. Le même que lennek.
LEOR, LEYR, 8. m. Livre de lecture,
volume; pl. Leoriou, tou.
LEORIK-PAPER, 8. m. Cahier de pa-
pier. A la lettre, petit livre de papier.
— Leor, livre de lecture.
LEOUDD, LOUDD, 8. m. (anc.) Yar.
LEUDO.
LEOUN, LEON, 8. m. Lion, animal;
pl. ed.
LED-VARN, 8. L. Banlieue. — Leo,
lieue, mesure itinéraire, et barn, ju-
ridietion. À la lettre, lieue de juridic-
tion.
pl. ed. —
LER, 8. m. Cuir, peau d'animal nour
faire des chaussures; sans pluriel. —
Langues orientales, lear.
LER (lér), 8. f. Y. Aire à battre le blé,
place publique. Voy. LEUR pour l’em-
ploi.
LER (lér), s. m. V. Larron, voleur;
pl. on. Voy. LAER.
LERC’H, 8. m. Trace, suite. — War-
lerc'h, après, à la suite ; war he lerc'h,
à sa suite, après lui.
LEREIER, 8. pl. m. Un des pluriels de
loer, bas, chaussure. Il ne s'emploie
pas indifféremment avec l'autre pluriel
ou. VOy. BOTEZ.
LEREIN (lér-e-in), v. a. Y. Dérober,
voler; p. leret.
LES 397
LEREK, adj. Coriace. HL dérive de ler,
cuir.
LERENN. s. L. Courroie, rêne de
cheval, ventrière du cheval attelé ou
sellé. — Ler, cuir; pl. lerennou.
LERENN, s. f. Y. Courroie en général,
grosse lanière de cuir pour attacher
es chevaux à l'écurie; pl. lerenneu. —
Ler, cuir.
LERENN-STLEUK, 8. f. Ktrivière;
pl. lerennou-stleuk.— Lerenn, courroie,
et stleuk, tire-pied de cordonnier,
étrier.
LERH (anc.) On pense qu'on appe-
lait ainsi les tombeaux des guerriers
célèbres. Ils étaient formésd'une pierre
plate un peu élevée au-dessus du 80].
LERN, 8. pl. m° Pluriel de louarn,
renard.
LERO, LEZRO, 8. pl. n. T. Pluriel de
toer, bas. Yor. LEROU.
LEROU, s. pi. m. Un des pluriels de
loer, chaussure appelée bas. Voy.
BOTEZ.
LES, LEZ, 8.m. Cour d'un souverain.
Voy. LEZ.
LES, LESS, prép. Proche, auprès de.
— Les ann aot, près du rivage. Cette
préposition sert à former quelques
mots composés. Voy. ci-dessous. En
Vannes, Hs.
LES-HANO, LES-HANV, s. m. Sobri-
quet, surnom. — Les, lex, proche, et
hanù, nom.
LES-HANV. Voy. le précédent.
LES -HANVEL, v. a. Surnommer,
donner un surnom ; p. les-hanvet. Voy.
LES-HANS.
LES-HENVEL, Le même que les-han-
vel.
LESKI, v. a. Brûler; p. losket. Ce
verbe se conjugue sur l'ancien infinitif
EI,
LESKIDIK, adj. Brülant, caustique.
lann Leski, L
K LET
LESUIFF, Y. à. (an0.) Bräler.
LESNEVEN, 8. m. Nom de lieu. Yor.
LANDENKE.
LESPOCH. VOy. LEYR,
LESPBS, ad]. Déhanché.
LESPOZ; ad). Lo même que lerpors.
LES-TAD, 8. m. Beau-père ou plutôt
éecond mari de la mère. Les, proche,
ét tad, père.
LESTR, 8. m. Navire ; pl. listri.
LESTR, s. m. Là plénitude d'un
pavire, plein on navire. — Lestr
navire.
LESTR-VOR, 8. m. Navire qui fait des
voyages sur mer. — Lestr, navire, et
mor, mer.
LES-VAMM, d. f. Seconde femme du
père. — Les, proche, et mammi, mère.
LES-VAP, 8. mi. Fils d'ua premiéf lit
de l’un des époux. — Les, proche, et
map, fils.
LES-VARN, s. m. Palais de justice.
— Les, cour, et barn, jugement.
LES-VERC'H, s. f. Fille du premier
lit de l’un des époux, fille par alliance
avec son père ou sa mère. — Les,
proche, et merc'h, fille.
LET, 8. m. Y. Le même que led,
largeur.
LETANIEU, 8. pl. m. Y. Litanies.
LETERN, 8. m. Lanterne ; pl. ou.
LETON, 8: m. Gazon. Douar leton,
se dit des terres laissées momentané-
ment en friche ou herbe.
LETONENN, 5. f. Pelouse de gazon.
LETON, v. n. Se couvrir d'herbe.
VOy. LETON,
LETOUN, 8. m. Yar, LETON.
LETRIN, s. m. Lutrin.
LEU (leu), à. L 17.
itinéraire ; pl. Mes:
LEU (le-«), 8. pl. ni. Pias) Ge Lnn,
V., pou.
LEUD'AF, v. n. Lüiré. Yn. Lra
LEÜD, s. rh. ét aû]. (ànc.) Éxeit
de charges, et aussi Fee + Ar St
libre où l'on pouvait se réfugier sans
crainte d’être poursuivi, héritage,
lot. Yor. LESUBS, LLEUD.
LÊVE (leu-9, s. m. Vest, aninial,
et par extension, niaïs, benét,
cie ; pl. leucou (léu-cbu).
LEUEGENN (leu-eg-enn), 8. m. Ki
aussi lugenn, pent de veau. — Dug,
veau, et kenn (anc.), peau, Cuir.
_ LEUEK (le-uek), adj. Y. Couvert de
poux. — Leu (le-u), V., des poux,
LEUEN (leuen), adj. Y. Joÿeux, gai.
Voy. LAOUEN, adj.
LEUERE (le-wens}, 8. L Y. Joie. Voy.
LEHUINE.
LEUENN (le-uenn), 8. L. Y. Pou, in-
secte ; pl. leu (le-u), masc.
LEUE-VOR, 8. m. Veau marin. —
Leue, veau, et mor, mer.
LEUN, adj. Plein. On dit moins lin.
Leun a sour, plein d’eau.
LEUNDER, s. m. Plénifode. Eie
ce mot.
LEUNIA, v. a. C. Et mieux, barda
beteg ar barr, remplir. Kargit ar var-
rikenn beleg ar barr, remplissez la
barrique. — Lenn, ad)., plein.
LEUR, 8. f. Aire, surface unie qui
sert à battre le blé, tablier d’un pont,
sol d’une maison, place publique. En
ce dernier sens, on dit plutôt béur-
gear. Voy. ce mot.
LEV
LEUS, s. m. Y. Çoreusil, bière.
LEURO'HE, 8. L Y. Place de village.
Voy. LEURTRER.
LEUREN, Douar leuren, C. Sous-s0!,
ea au-dessous de la terre labou-
€.
LEUR-GARR, a. f. Le fond d’une
charretie. — Leur, 80), et karr, Char-
rette.
LEUR-GEAR, 8. L (Prononcezs gear
comme en français gué-ar.) Place pu-
bHque de ville. Ce substantif composé
, aire, place, et de kear, ville,
ne prend jamais l'article. War leur-
gear, sur la pluce publique.
LEUR-GER (Prononcez ger comme en
français guère), s. f. Y. T. C. Place pu-
blique de ville. — Leur, aire, sur-
face unie, et ber. ville, l s'emploie
comme le précédent et ne prend pas
d'article. Ar leur-ger, V., sur la place
publique.
LOR, va. (anc.) Envoyer, députer.
Yoy. DILEURI.
LEUR, v. a. (anc.) Tromper, isurrer.
LEURIAD, s. L. La quantité de gerbes
de blé que l'on peut étendre sur l'aire
d'une ferme pour disposer le battage
au fléau, peu employé aujourd'hui. —
Leur, s. L, aire à battre le blé.
LEUS-Z!, 8, f. Sol naturel et aussi
plancher du rez-de-chaussée d’une
InaisOn. lans Leur, 8. fs sel, et hR,
maison.
LEUSKEL, v. a. Lâcher'; p. laosket.
Ainsi que l'indique ce participe, ce
verbe leuskel se conjugue sur l'ancien
infaitif laor ka, On dit aussi leuskeul.
LEUSKEUL, v. a. VOy. LEUSKEL.
LEUVENNEK, 8. m. G. Lieu, poisson.
On dit aussi Leñvek. "T
LEV, LEO, a. f. Voy. ce dernier.
LEN, LENY, s. m. Yoy. 06 dernier.
LEVE, 8. m. Rente, revenu ;
sans
pluriel. Eunn tann leve, se dif d'apa.
LEVY 359
petite propriété rumle, comme un
champ, per exemple. A la lettre, un
morceau de rente. Kant skoed leve,
cent éous de rome. Saga leve oc'h evan
den, assigner une rente à quelqu'un.
À la leitre, attacher une rente cantre
quelqu'un.
LEVEA, v. n. Pas usité. Assigner une
rente. Voy. LEVE.
LEVENE, s. L C. Joie,
LEVENEZ, 8. L Joie, gaité.
LEVEZON, LEVEXOUN, 5. f, T. Autor
rité, empire, ascendant,
LEVEZOUN. Voy. LEVEZON.
LEVIA, LEVIAT, Y.H. et a. Gouverner
un navire, godiller ou faire avancer et.
diriger un bateau avec ua seul aviron
à l’arrière. Anciennement il a dû signi-
Dar commander, gouverner un navire.
LEMIAT. Yor, LE,
LEVIER, 8. m. Pilote; pl. (œn.
LEVIK, s. L. Detite liege. Diminntif
de lec, lea, lloue,
LEVNEXK, 8. m. Liou, poissa | ;
pl. levneged (leuneg-ed). ofssqn de.rner
LEVR, LEUR, s. m. Livre de lecture,
volume; pl. levriou, leprsou,
LEVRAN, 8. m. Lévrier; pl. levrini.
LEVRANEZ, 8. f. Levrette, femelle du
lévrier; pl. ed.
LEVR-OOURN, 5, m. Manuscrit, —
Levr, livre, et dourn, main.
LEVREK, 8. m. Ange, poisson de mers
pl. levreged (levreg-ed).
LEVRER, s. m,. Y. Lévrier, chien; pl.
levrerion.
LEVAMS, s. m. Chalumean de la cor-
newuse ou du biniou. Yar, HIRU,
LEVAINI, pluriel irrégulier de levran,
lévrier,
400 LEZ
LEVR-SKRID, s. m. Manuscrit. —
Levr, livre, et skrid, 8. m., écrit.
LEW, s. m. (anc.) Lieue. Yor. LEO.
LEZ, 8. f. Hanche, partie du corps;
luriel duel, ann diou lex. À la lettre,
es deux hanches.
LEZ, LES, 8. m. Cour du roi, cour
de justice, assiduités près des femmes.
— Deui ounn da dber ho lez, je suis
venu pour vous faire la cour. À la
lettre, je suis venu pour faire votre
cour. Cette locution est plus juste que
la locution française.
LEZ, s. m. T. CG. Lait. Yor. LEM.
LEZ, LES, prénosition. Proche, près
de. — Les kear, près de la ville.
Cette préposition entre dans la compo-
sition de plusieurs substantifs, comme
les-tad. À la lettre, proche père, pour
dire second mari de la mère. Les-
hano, sobriquet, surnom. A la lettre,
proché nom. Après les, les, il y a
quelques lettres fortes qui s'adoucis-
sent,
LEZ, 8. m. Bord, lisière. — War lex
ar mor, sur le bord de la mer.
LEIA, v. a. ÀAllaiter, parlant des
eunes animaux ; p. leset. — Legs, les,
ait.
LEZAEREZ, 8. f. Laitière, marchande
de lait. — Lez, lait, T. C.
LEZEGEN (lexeg-en), s. L Laîtue,
plante.
LEZEGEZ (lexeg-ez), 8. f. Herbe au
lait, laiteron. — Leaz, lez, lait.
LEZEK, adj. Laiteux. — Leaz, lez,
lait.
LEZEL, v. a. Laisser, abandonner,
négliger ; p. leset. Ge verbe se conjugue
comme si l'infinitif était les: ou lezsa.
LEZEN, 8. f. Laité ou laitance des
poissons mâles. On dit aussi lesen-besk.
— Lezen, laitance, et pesk, poisson.
LEZEN-BESK, 8. L. Yor, le précédent.
LEZ
LEZENN, s.f. Loi, maxime, limite
frontière, lisière da ‘drap s pl. où. °
LEZENNI, v. a. Fixer des bornes, des
limites ; p. lesennes.
LEZENNOUR, 8. m. Y. Législateur;
pl. lesennerion. Yor, LEZENN.
LEZER, Y. a. Ce verbe s'emploie en
elques lieux à la place de lexel, mais
l’infinitif seulement.
LEZEREN, LEZIREK, adj. Paresseux,
fainéant. Le mot lexerek est un nom de
famille assez connu. Voy. LEZIRES, qui
est plus usité.
. LEZEU, 8. pl. m. Y. C'est le pluriel
irrégulier de leseuenn.
LEZEUEIN Van c. , Y. n. V. Her-
boriser, cueillir des herbes médici-
pales et potagères; p. leseuet. YOT,
LEZEU.
| LEZEUENN, 8. L V. Légume, herbe
médicinale et potagère; pluriel irré-
gulier, lezeu, masculin.
LEZ-GAOUR, s. m. T. La fleur du
chèvre-feullle. — Lez, lait, et gaour,
chèvre.
LEZ-KOUKOU, s.m.T. Chèvre-feuille,
plante. À la lettre, lait de coucou. Je
ne comprends pas Ce nom.
LEZI, v. a. Non usité. Voy. LEZEL.
LEZIREGEZ (lezireg-ez), 8. L. Paresse,
fainéantise, nonchalance, négligence.
LEZIREK, adj. Paresseux, fainéant,
indolent.
LEZIREKAAT, v. n. Paresser, devenir
paresseux.
LEZOU, adj. Négligent, paresseux.
Ce mot est parfois employé à la place
de lezourek.
LEZOU, 8. pl. m. C. Glas des morts.
— Rent lezou, C., sonner les glas.
LEZOUREK, LEZIREK, adj. Yor, ce
deraier,
LIR
LIAC'H, &. m. nc.) Sorte de dolmen,
monument druidique. Ce mot paraît
être le même que les mots anciens
leac’h, lec’h, lleud.
LIANER, s. m. Limiter, gros chien
de -ekasse ; pl. ien.
LIAMM, s. m. Lien, lacet, cordon ;
pl. ou,
LIAMMA, v. a. Lier, attacher ; p. et.
LIAN, a. m. G. Toile. Yor. LIEN.
LIANA, Y. 6. G. Ensevelir, envelop-
per un mort dans un linceul; p. et.
Voy. LIENA. — Han, C., toïte:
LIANEIN {(lfan-e-in), v. a. Y. Ense-
velir un mort; p. lianet.
LIANENN, 8. L C. Linceul; pl. ou.
LIARDOU. Ziardou ar paour, menue
monnaie que le parrain donne aux
pauvres en sortant de l'église.
LIASENN (la-senn), s. L Sac on
blague à tabac des fumeurs, pl. ou.
LIASENRAD (lia-sennad), a. f. Une
blague pleine ou remplie de tabac à
fumer. Eul liasennad butnn,
LIBELL, 8. L Exploit d'huissier; pl.
Ou.
LIBIS, s. m. Y. Noir de fumée dé-
trempé.
LIBISTR, 8. m. C. Boue, humidité,
crotte.
LIBISTRENN, 8. L C. Voy. le précé-
dent.
LIBISTRENNEK , adj. C. Qui est
crotté, parlant des personnes.
LIBONIK. VOy. LIMONIK.
LIBOUDENN, 8. f. Fille ou femme
coquette en mauvaise part.
LIBOUR, 8. m. C. Merlan ; pl. ed.
LISOURO'HENN, s. f. Souillon, soit
homme, soit femme.
LIF K Ñ
LISOUS, s. m. Y. Nois de finn 461
terme injurieux à une femme,
LICH, adj. 0. Yer. LICHET.
LICHA, LEOHA, v. a. Garnîr de ntor:
œaux de liége les filets des pôcheurs.
LIGHER, s. m. Friand, lèche-plat.
LIO'HER, 8. m. Y. Lettre, missive ;
pl. eu. On dit aussi lier (her).
LIOHET, LION, adj. C. Bowtou lichet
boutou lich, des sabofs ouvrigés et à
talons élevés.
LICHOU, 8. m. T. Lessive. Voÿ.
USU, — Lichou figure parmi les
noms de famille. Ober lichou, faire ld
essive.
LIR, LIT, 8. m. Solennité, cérémQ-
aie, religieuse ou non, caresse, bon
accueil, bonne chère; pl. lidou. Ober
lid da, faire fête à uelqu'un, le bien
recevoir. Ober hd d'he gi, caresser son
chien.
LID, adj. Solennel.
LIDA, v. a. Célébrer une fête, obser-
ver les fêtes ; 0.61.
LIDOUR, adj. Ga. mot, dépivé de kid,
caresse, bon accueil, signifie au pro-
pre faiseur de caresses : il ne s'em-
ploie qu'en mauvaise. part : genou lr
dour, flatteur, bouche à caresses,
cajoleur.
LIDOURAT, v. a. Cajoler, flatter ; p.
hidouret.
LIEN, 8. m, Toile.
LIENA; v. a. Knsovelir un mort;
p. et.
LIENACKN, s. m. Tous les objets en
linge d'un ménage. C'est un substantif
collectif qui, comme keuneud et autres,
ne s'emploie qu’au pluñel. 41 lenad
xe n'int Kat stank, il n’y a pas beau-
coup de linge.
LIENEIN (lion-e-in), v. a. Y. Enseve-
Ur un mort.
bL
402 LIF
LIENENN, 8. f. Partie en toile du
maillot d’un petit enfant, enveloppe
de toile, morceau de toile.
LIENENN-DAOL, s. f. Nappe, ser-
viette. — Lienenn, morceau de linge,
et taol, table.
LIENENN-GIK (prononcez gik comme
en français gui-que), s. L. Membrane.
— Lienenn, enveloppe, et kk, chair.
LIEN-ROUEZ, 8. m. Canevas. À la
lettre, toile claire.
LIER, LIO'HER (li-er), s. m. Y. Lettre,
missive ; pl. liereu.
LIES, LIEZ, adj. Plusieurs.
LIESA (lie-sa), adv. Le plus souvent.
Voy. LIEZ.
LIES-DEN, sorte de substantif. Plu-
sieurs personnes. À la lettre, plu-
sieurs individus. Voy. LIEZ.
LIES-HINI. Le même sens que Je
précédent.
LIESOC’KH (lie-soc'h), comparatif de
het, adv.
LIETENN, 8. f. Lacet, petit cordon ;
pl. ou.
LIEZ, ALIEZ, adv. Souvent, plusieurs.
Lies gweach. liez a weach, plusieurs
fois. A la lettre, souvent fois. Lies den,
plusieurs personnes. A la lettre, sou-
vent individu. Cet adverbe a un com-
paratif, esoc'h (lie-soc'h), plus sou-
vent, et un superlatif, liesa (lie-sa), le :
plus souvent.
LIEZ-GWEACH (gu-ach), adv. Sou-
vent, plusieurs fois. Voy. LIEZ.
LIFR, s. m. T. Entrave pour cheval ;
pl. lifro.
LIFRAN, v. a. T. Entraver un cheval ;
p. lifret.
LIFRET, adj. T. Ce mot qui, dans
son sens propre, est le participe de
lifran, et signifie entravé, s'emploie
pour désigner un individu en retard
pour tout : eunn den lifres. Cette allu-
sion est fort juste.
LIK
LIGERN, s. m. Y. Kclat.
LIGERNEIN (lig-ern-e-in), v. n. Y.
Briller, étinceler.
LIGERNUZ (lig-ernux), adj. Y. Bril-
lant, étincelant. On dit aussi lingernus.
Voy. LIGERN.
LIGIANNEIN (lig-lanne-in), v. a. Y.
Chatouiller.
LIGIANNUZ [lig-tannus), adj. Y. Cha-
touilleux.
LIGNENN, s. 1. Trait, raie; pl. ou.
LIGNEZ, s. L Race, origine.
LIGOUNNAR. Voy. DIGSUNNAR.
LIJER. VOy. LICHER, qui est plus
usité.
LIJER, adj. T. Alerte, éveillé.
LIJ0, s. m. T. Lessive. Yor. LicHeu.
LIJOR, s. m. Y. Ampleur. Voy. le
suivant.
LIJORUZ, adj. Y. Spacieux, ample.
LIJOU. Yor. LHO.
LIK, adj. Laïque, convers. Breur hk,
frère convers.
LIK, ad). Déshonnète, impudique,
parlant des choses. — Komziou hk,
des paroles impudiques, déshonnètes.
LIKAOUER, s. m. Enjoleur, cajoleur
de filles pour tromper ; pl. ten.
LIKAOUI, v. a. Cujoler, enjoler, cher-
cher à séduire une fille; p. kaouet, —
Lk, adj., déshonnôûte.
LIKED, 8. m. Clef dite passe-partout,
loquet; pl. ou.
LIKEDA, v. a. Fermer au Joquet;
D. et.
LIKEOENN, 8. L VOY. LIKED.
LIKES, s. m. GC. En français Likès.
Tel est le nom que l’on donne vuigai-
LIM
rement à Quimper à une école profes-
sionnelle dirigée par les frères de la
doctrine chrétienne, et dans laquelle,
selon le programme, les jeunes gens
dont la vie doit s'écouler à la campagne,
trouvent tout ce dont ils ont besoin pour
devenir des agriculteurs intelligents et
instruits. — Le nom officiel de cette
école est Pensionvat de Sainte-Marie.
À Quimper, et par dérision, on appelle
Likès les éleves de cette école, parce
que, dans le principe, les jeunes gar-
cons qu'ou y envoyait quittaient leurs
vétemgnts de la campagne pour s'af-
fabler d’habits de ville et se rendaient
ridicules par leurs prétentions —
Le mot ltkixien, terme injurieux, pa-
raît être le pluriel de bikes, et est
empluyé en Cornouaille au sens de
laquais et d'acolytes ou partisans en
mauvaise part.
LIKET, 8. m. (anc.) Likes ha liket, à
chacun sa quote-part.
LIKETA, v. a. Placarder ; p. et.
LIKETENN, s. f. Affiche, écriteau,
placard ; pl. ou.
LIKIZIEN, 8. pl. m. C. Acolytes, par-
tisans en mauvaise part, laquais. Voy.
LILES.
LIKOL, s. m. Y. Collier d’un chien;
pl. teu.
LILI, a. pl. m. Pluriel irrégulier de
lilienn.
LILIENN, 8. f. Plant ou fleur du lys;
pl. lili, masc.
LIM, 8. m. Lime, outil de serrurier ;
pl. ou. On dit aussi litn.
LIMA, v. a. Limer ; p. et. On dit aussi
livna.
LIMASENN (lima-senn), s. L. Femme
ou fille coquette, en mauvaise part.
LIMESTRA, s. m. (anc.) La couleur
pourpre, le violet, le drap violet. Yor.
PORFOR.
CIMDNIK, LIBONIK, a. m. Y. Rémou-
leu, gagne-pelit ; pl. limoniges.
LIN 403
LIMOUN, 8. m. Limon de voiture.
LIMOUZENN, s. L. Muscadine, fille
délurée,
LIMPAT, s. m. Y. Une lippée; pl.
limpadeu.
LIMPEIN (limpein), v. a. Y. Lécher;
p. limpet.
LIN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
linenn, plant ou brin de lin.
LIN, LIN-BREIN, 8. m. Pas des plaies.
Teurel lin, suppurer. À la lettre, jeter
du pus.
LIN, 8. m. (anc.) Limon de l'eau.
UNA, v. n. Peu usité. Se former en
pus (plaie).
LINAD, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
linadenn.
LINADEK, 8. L Lieu où l’on prépare
le lin; pl. linadegou. — Lin, s. m., lin,
LINADENN, 8. L Plant d'ortie; pl.
linad, masculin, de l'ortie, des plants
d'ortie. Les propriétés textiles que
possède l'ortie lui ont fait donner
en breton un nom qui dérive du mot
breton lin, lin,
LINADENN-AR-C'HAZ, 8. f. Ortie
royale. A la lettre, ortie du chat.
LINADENN-C'HOUEVET, 8. f. Ortie
puante ou ortie morte. — Linadenn,
plant d’ortie, et gouevet, participe de
gouevi, se fauer.
LINACDENN-C'HRISIAZ, 9. f. Ortie
grièche. — Linadenn, ortie, et grisias,
brûlant.
LINADENN-REAL, a. L. Ortie royale,
herbe aux chats. -
LINABENN-LKA0T, 8. f. Ortie com-
mune, — Linadenn, ortie, et skaota,
brûler, parlant de l'ortie.
LINADER. Voy. le suivant.
LINAER, LINADER, s. m. Marchand
de lin. — Lin, lin.
44 CIN
LIN-AR-ŒEUN, 5. m. hinaigrette,
plante. A la lettre, lin du marécage,
LIN-BREIN (bre-in), 8. m. Pus des
plaies. À la lettre, pus pourri.
LINDAG, a. m. Lacet ou lac pour
prendre des oiseaux. Ce mot est formé
6 lin, lin, et taga, étrangler. À la
lettre, lin ou brin de lio qui étrangle;
pl. ou.
LINDAGA, v. n. Prendre des oiseaux
au lacet. Lindaget eo bet, il a été pris
au lacet. Voy. LINDAG pour la compo-
LINDAGPU, pl. de lindag.
LINDREENN, 8. L. Y. Enduit, couche
de chaux.
LINDREENNEIN (lindreenn-e-in), v. a.
Y. Enduire de chaux.
LINEGEZ (lineg-ex), 8. L. Linotte fe-
melle: pl. ed.
LINEK, adj. Purulent. — Lin, pus.
LINEK, 8. L Champ de lin; pl. H-
negou.
LINEK, s. m. Mâle de la linotte ; pl.
lineged (lineg-ed).
LINENN, 8. f. Cordeau, ligne d’écri-
ture.
LINENN, 8 f. Plant de lin, brin de
Mn ; pl. lin, masc., des plants de lin,
du lin.
LINENNA, v. 0. Tracer des lignes.
LINENN-SOUNTA, 8. f. Ligne de
sonde. À la lettre, cordeau pour son-
der à Ja mer.
LINEZ, 8. m. C. Iris, plante.
UNS, adj. Y. Leac'h liñg, lait qui
file. Yor. BAOUS.
LINGERNUZ (lifig-ernus), adj. Y. Etin-
celant, lumineux. Yor. LIGERNUZ.
LINK, LINKR, adj. Glisgant, coulant.
ILIO
LINKA, LINKSA, y. n. Devenir glis-
sant.
LINKEANENN, Voy. LEÂRERNENN.
LINKR, adj. Glissant. Voy. LEH,
LINKRA, v. n. Devenir glissant. Voy.
LENKRA.
LINOC’H, s. m. (anc.) Kau croupiegt
son limon, sorte de mousse qui se
forme sur cette eau.
LINS, 8. m. Y. Place de petit village,
d'un hameau. Voy. VILAR.
UNS, 8. mn. Lynx, quadrupède du
genre chat.
LINSELL, 8. L. Y. Linoeul. Yar.
LISELL.
LINSER, LISER (li-ser), 8. m. Y. Lin-
ceul, drap de lit ; pl. teu.
LINTR, adj. Luisant, poli, lisse.
LINTRA, v. n. Devenir luisant, re-
luire.
LINTAOUER, s. mm. Lissoir.
LINVA. Voy. LIVA.
LINVADENN. Yor. LIVADENN.
LIORC'H, 8. L. Y. Préau, courtil ; pl.
eu. Voy. LIORS.
LIORS, LIORSIK, s. m. Courtil, petit
enclos de bonne terre et contigu aux
unaisons des fermes. On le réserve
pour les plantes potagères et quelques
arbres à fruit. Ce nom ne se donne
pas aux jardins de ville ou d'agrément.
LIORSIX, s. m. Il a le même sens
que le précédent, mais il est beau-
coup plus usité.
LIORZ. Voy. LORS.
LIOU, LIV, s. m. Couleur, teint. —
Liou du, encre pour écrire. À la lettre,
couleur noire ; lrou moulou, encre d'im-
primerie. Liou ar maro a 30 gañt-han,
il se meurt. À la lettre, couleur de la
mort est avec lui.
L
Lis
LIOU-OU, Ver. Lau.
LIOU-MOULOU. Voy. LU.
LIDU-POUR, 8. m. Vert foncé. A la
lettre, couleur de poireau.
vpn, 8. L Bouchée, lippée;
LIPAT, v. a. Lécher, écornifler; p.
lipet,
LIPER, s. m. Glouton, parasite, écor-
uifleur; pl. sn. Liper fall, débauché
dans le boire. l)
LIP-HE-BAO, 8. m. Eunn tamm lip.
he-bao, un bon fricot. A la lettre, un
morceau à se lécher la patte où la
main. Voy. LIPAT.
LIP-HE-WERENN (verenn), 8. m. 1vro-
gue. À la lettre, qui lèche son verre.
po Lipat, lécher, et perenn, verre à
re.
LIPOUS, LIPOUZ, sd). Exquis, parlant
des mets. Tamm lipous, morceau où
mets friand 11 s'emploie aussi comme
substantif en parlant d'une ouvrière
qui retient ou emporte une partie des
matières à elle confiées pour les mettre
en œuvre. — Lipat, lécher, écornifler.
LIPOUZ. Yor. UPous.
LIPOUZA, v. n. Manger des friandises.
LIPOUZEZ, 8. L. Friande.
LIREU, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
lireuenn.
LIREUENN (lireu-enn), 8. L Plant ou
fleur de lilas ; pl. lireu, masc.
LIRIN, adj. Gai, Joyeux.
LIRZIN, adj. C. Doux et gai, parlant
de la voir, des sons.
LI, prép. Y. Le même que es, les,
prép. du Léon.
Lis, s. n. Et mieux, lisen. Voy. ce
dernier, article deuxième.
US, LIZ, 8. L Y. Juridiction, ressort
de justice.
UY 405
Lis-LIS! Interjection. Garel.plaϾ1
LISA (li-sa), v. n. Se corrompre par
l'humidité, parlan des viandes et du
poisson, Voy. USER, article densième.
LISBRIKIN, 8. m. C. Villebrequin.
LISELL (lisell), 8, L Y. Liaceul : pl.
ieu. On dit sual Ball,
UEN (li-sen), s. L Vapeur on brouil-
lard qui rend le sol gras et glissant.
LISEN (li-sen), 8. L Humeur grasse
qui se forme sur la viande et sur le
poisson qui commence à 8e corrom-
pre. On dit aussi Ets. Voy. LISA.
LISENN (li-senn), 8. L. Planehes du
fond d'une charrelte; pl. ou.
LISER, LINSER (li-ser), 8. 1. Y. Drap
de lit et aussi linceul ; pl. seu.
LIS-HANU, LISHANU, 8. m. Y. Sur-
nom, sobriquet. — Lis, V:, proche, et
bany, V., nom. VOy. LES-HAN.
LISIQU, LIOHDU (lisiou), 8. m. T.
Lessive. Yor. LICHOG.
LISKI, LESKI, v. a. Voy. ce dernier.
LISTRI, 8. pl. m. Ustensiles de cui-
sine. Il est mieux de dire al listri-
kegin (keg-in), les ustensiles de enisine,
attendu que Listri est aussi le pluriel
irrégulier de lestr, navire.
LISTRIER,S. m. Egouttoir de cuisine,
armoire non fermée où est placée la
vaisselle. — Lisiri, listri-kegin, usten-
siles de cuisine.
LISTRI-KEGIN (keg-in), 8. pl. m. Voy.
LISTRI.
. LIT, 8. m. Y. Le même que id; pl.
LIU, LIV, s. m. V. Couleur, teint.
Yor. Lou. Yor. LIVEK.
LIUEIN (li-ue-in), Y. a. Y. Colorer,
peindre ; p. diet,
UY, s. m. Couleur. Yor. UR,
406 LIZ
LIVA, v. a. Colorer, peindre; p.
livet.
LIVA, v. n. (anc.) Déborder, parlant
d'une rivière ; p. lives.
LIVAD, s. m. J'ai trouvé ce mot avec
le sens de couche de peinture. —
Liou, liv, couleur.
LIVADENN, 8. f. (anc.) Débordement
des eaux, déluge. Voy. LIVA, v. n. (anc.)
LIVASTRED, s. pl. m. Des gens de
rien, de la canaille.
LIVAT, s. m. (anc.) Alluvion. Voy.
LIVA, Y. n. (anc.)
LIVE, 8. m. (ar:c.) Niveau.
LIVEK, adj. Qui a bon teint, parlant
des étoffes. Voy. Uy.
LIVENN, et aussi LIVENN-AR-C'HEIN,
l'échine du dos.
LIVER, s. m. Peintre. — Lra, pein-
LIVERJAND, VIVERJAND, s. m. Mer-
cure, métal, vif-argent.
LIVN, s. m. Lime de serrurier; pl.
ou. On dit aussi lim.
LIVNA, v. a. Limer, p. et. On dit
aussi Lima.
LIVR, 8. m. Livre, poids ancien va-
Jant un demi-kilogramme.
LIVREC'H, LIVRIC'H, adj. V. Leac'h
livrec'h, lait doux. Voy. LIVRIZ.
LIVRIC'H. Voy. le précédent.
LIVRIN, adj. C. Sain de corps, dispos.
LIVRIZ, adj. Leaz yrs, premier lait
d'une vache qui vient de vêler, lait
fratchement tiré.
LIZ, LIS, 8. L Y. Ressort de justice,
juridiction.
UIZ. LUIS, adv. Y. Proche. Yor.
LIS-HANU.
LOA
LIZA, Y. n. Yor. Lisa.
LIZED, pluriel irrégulier de Harn,
plie, poisson.
LIZELL, 8. L. G. Pinceau.
LIZEN, 8. f. Ce mot se dit, par abus,
à la place de blizen, année.
LIZEN, 8. f. Plie, poisson; pl. lixed.
LIZER, 8. m. Lettre, missive; pl.
liseriou. — Liser-glis, billet doux. À ls
lettre, missive douce comme la rosés.
LIZERENN, 8. L. Lettre de l'alphabet;
pl. ou.
LIZER-FERM, 8. m. Bail de ferme à
la campagne. — Liser, lettre, et ferm,
métairie ou ferme prise à loyer.
LIZER-GLIZ, 8. m. Billet doux. —
Liser, lettre, et ghs, rosée.
LIZER-MARC'HAD, s. m. Bail écrit.
— Liser, lettre, et marc'had, con-
vention.
LIZIDANDED, 8. m. Y. Paresse, non-
chalance.
LIZIDANDER. Voy. le précédent.
LIZIDANT, adj. V. Paresseux, négli-
gent, fainéant, endormi, oisif, indo-
lent.
LIZIU, 8. m. V. Lessive. — Gober
liziu, faire ou couler la lessive.
LIZRIN. Ce mot doit être le même
que lirzin.
LLEUD. Voy. LEUD.
LLOUN, LLUN, s. m. {anc.) Image,
lune.
LOA, s. f. Cuiller, truelle ; pl. loatou.
Voy. LOA-VASOUN.
LOA-B0D, 8. f. Guiller à pot. — Log,
cuiller, et pod, pot.
LOAEK (baz-loaek), 8. f. Béquille. —
Loaek est un nom de famille assez
commun.
LOA
LOAIAD (oa-iad), 8. f. Cuillerée, plein
une cuiller.
LOAKA, adj. T. Louche, bigle.
LOAKREZ, 8. L T. Femme qui louche.
LOAKRIN, Y. n. T. Loucher.
LOA-LEAZ, 8. L. pailler pour écré-
mer le lait. — Loa, cuiller, et lenz.
lait.
LDAN, LOEN, s. m. Monture en gé-
néral, sans distinction d'espèce ni de
genre, quadrapède domestique. Voy.
ER, plus usité.
LOAN-GWAN (goan), s. m. Grand ef-
flanqué, parlant de l'homme où d'un
animal. À la lettre, monture faible.
L'TANGEN (loang-en). Ce mot, un pa
dénaturé, est le même que le pr
dent. On prononce aussi loañgen.
LOANIET, adj. Ce mot, qui dérive de
loan, laen, bêle, monture, et que j'ai
trouvé parfois écrit laoniet, me paraît
être l'équivalent des mots français qui
tourne en bourrique — Bota loaniet 0
para. tourner en bête par la difficulté
de payer.
LOAR, 8. f. Y. D'étrin, et aussi coffre
où l'on renferme le pain. Voy. (ER.
LOAR, 8. f. Lune, astre.
LOAR-BRIM, 8. . Croissant de la June.
— Loar, lune, et prim, croissant.
LOAR-GRESK, 8. L Croissant de Ja
lune, — Loar, lune, et kresk, crois-
sance.
LOAR-GWENN (loar-gu-enn), 8. L.
{anc.) Serein du soir. A la lettre, lune
blanche.
LOAR - GORNEK, 8. L. Croissant de
lune. — Loar, lune, et kornek, cornu.
LOAR-NEVEZ, 8. f. Nouvelle lune.
A la lettre, lune nouvelle.
LOARER, LOARIEK, adj. Lunaire.
LOARIAD, 5. L Lunaison,
LOD
LOARIEK. VOY. LOAREL.
407
LOARIET, adj. Soumis aux influences
de la lune, et, par extension, capri-
cieux, fantasque, lunatique, parlant
des personnes. — Loar, lune.
LOARN, 5. m. Y. Renard, animal.
Voy. LUERN, plus usité.
LOA-VASDUN (va-soun), 8. L. Truelle
de maçon. — Loa, cuiller, et masoun,
maçon.
LOA-VIHAN, 8. f. Spatule. — Log,
cuiller, et bban, petit.
LOA-ZOUR, 8. m. Lys aquatique,
nymphés, nénuphar. — Loa, cuiller,
et dour, eau.
Len, LOUC'H, 5. m. (anc.) Mare
d'eau, étang de grande étendue.
LOC’H, LOK,s. m. (anc.) Lieu, endroit.
Ce mot entre dans la composition de
quelques noms de lieux ; on écrit de
référence ak. Ainsi, Lok-Tudi, Lok-
laria, lieu consacré à saint Tudi, à
Marie, etc. Yor. LANN. Les mots loc'h,
Mo ne s'emploient que de cette ma-
nière. 7
LOC’H, s. f. Barre, levier; pl. iou.
LOC'H, v. a. et n. Déplacer, remuer,
soulever.
LOC'HA, v. a. Non usité. Yor. (C'H,
v.a.etn.
LOCHENN, LOJENN, 8. L Cabane;
pl. ou.
LOC'HETA, v. n. Remuer et déplacer
les pierres du rivage de la mer pour y
chercher des poissons ou des coquil-
lages. — Loch, w. a. et n. Remuer.
LOCHORE, LAUCHDRE (lôchore;, s. m.
Imbécile, nigaud, flandrin, lourdaud.
Ke kuit, lochore bras! va-t-en, grand
imbécile !
LOCHORE, 8. L V. Mijaurée.
LOD (l6d), s. m. Part, lot, héritage,
Yoy. us dont il est la contraction.
406 LOË
LOOA (Hide), et mieux, lodenne,
partager.
LODEIN (lédein), v. a. Y. Partager,
diviser; p. À
LODER Ide, adj. Participant.
LODENN (Hôdenn}, 8. f. Lot, part; hé-
ritage, partie, portion; pl. ou.
LODENNA (lédenna), Y. a. Partager,
faire les parts; p. et.
LODENNEK (lédennek}, adj. Partici-
LOE, 8. L V. pailler ; pl. laeren. Voy.
Lea et ses composés et dérivés.
LOEIAT (loe-iaf), 8. f. Y. Plein la
cuiller, cuillerée; pl. loeiadeu.
LOEN, 8. m. Bête, animal en général,
et aussi monture de quelque nature
qu'elle soit. H ne s'emploie qu'en par-
lant des quadrupèdes domestiques.
Kasit va loen d'he graou, conduisez
ma monture à l'écurie. Maro e oa al
loen paour, la pauvre bête était morte
(chien, chat, vache, cheval, etc.).
LOENIACH, 3. m. Bestialité, com-
merce avec les bêtes.
LOER, 8. f. Bas, chaussure. Ce mo
a deux pluriels, lerou et lereier, les-
quels ne s'emploient pas indifférem-
ment. Ober lereier, faire des bas.
Tenna he lerou, diwiska he lerou, ôter
ses bas. Eur re lerou siamm, une paire
de bas tricotés. Voy. ce qui est dit à
BOTEZ.
LOER, 8. L V. Lune. Voy. LOAR pour
ses composés et dérivés.
LOER, 5. L Y. Auge, pétrin; pl. eu.
LOERAD, Yor. LOERAT.
. LOERAT, s. f. Y. Lanaison.
LOERAT, 8. L V. Plein une ange,
plein le pétrin.
LOEREK, 8. m. Y. Auge, poisson;
pl. loereget (Ivereg-ei).
LOS
Loe. Voy. LE.
LOGETA (log-e1a), et mieux, lac'han,
Yoy. ce Has .
Locon, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de logodenn, souris, 8. L
LOGODEK, adj. Plein: de souris. —
Loued, des souris.
LOGODENN, 8. L. Souris, animal ; pl.
, logo, mssc. Ce- mot lagaden
8e dit aussi de la portion que dérobe
ou retient le tisserand quand on lei
confie du fil pour faire ds la toile.
LOGOOENNOU, s. pl. f. Marchandises
de fraude. Voy. LOG6DERN.
LOGODENN-VORS, 8. L. Mulot; pl.
logod-mors. Ce mot est composé de
logodenn. souris, et de morsenn, muolot.
A la lettre, souris-mulot.
LOGODENN-ZALL, et mieux, LOGO-
DENN PENN BALL, Chaure-souris. À
la lettre, souris tète aveugle.
LOGOTA, v. n. Prendre des souris.
— Logod, logot, pluriel de logodenn,
souris.
LOGOTAER, 8. m. Emouchet, oiseau
qui se nourrit volontiers de souris;
il se dit aussi d'un chat qui prend
beaucoup de souris. Yor. Lo6oD. Le
aubstaatif Logotaer se dit encore du tis-
serand qui vole sur le fl qu'on lui
donne à tisser.
LOGOTOUER, s. m. Souricière, piége
à souris. — Logod, pl. de logodenn,
souris.
LOIAT (lo-iai), 8. f. Y. Cuillerée. On
dit aussi loeiat, qui est plus régulier.
Yor. LOE, Y.
L), 8. m. Grange, en quelques lo=
calités; pl. ou. Voy. LR.
LOJELL, 8. L Y. Cabane, chaumière ;
pl. eu.
LOJENN, LOCHENN, 8. L Cabane;
pl. ou.
LON
LOK, LOC'H, 8. m. (anc.) Endroit,
lieu. Ce mot entre dans la composi-
tion de plusieurs ouma de lieux, com-
me Lok-Tudi, Lok=Ronan, lieu sous le
patronage de saint Tudi, de saint
Renan ; Lok-Maria, etc.
LOK, LH, 8. m. Cabane ou loge
pour garder une propriété, des bes-
tiaux, etc.
LOKMAN, 8. m. Et aussi loman, s. m.
Pilote côtier. Le mot locman était au-
trefois usité en français dans ce sens.
LOKORNAN. Nom de lieu. Loc-Ronan,
bourg.
LOLO, 8. m. Terme enfantin. Moñt
d'ha lolo, aller au lit, aller se coucher.
LOMBER, s. m. Lucarne, petite fe-
pêtre dans le toit.
LOMM, 8. m. Goutte de liquide ;
pl. ou.
LONMIK, s. m. Gouttelette; pl. Lom-
migou. C'est le diminutif de lomm. Eul
lommik dour, un peu d'eau.
LON (16h), 8. m. Y. Bôte on animal
domestique; pl. lonet. Voy. LOEN.
LONCH, 8. m. Loche, poisson de
mer, pl. ed.
LONEC'H, LOUNEC'H, 8. m. T. Ro-
gaon de veau, longe de veau. — Loue,
T., veau.
LONK, LOUNK, s. m. et ad). Ce mot,
de la famille de Lonka, lounka, avaler,
engloutir. signifie action d'avaler et
aussi qui avale, qui engloutit. Toull-
lonk, précipice, abime. A la lettre,
trou qui engloutit. Yor. TRELORE. Per
tri lonk hag eunn houpadik, se dit des
poires d’étranguillon qu'on ne peut
avaler sans faire beaucoup d'efforts.
Voy. HOUPADIK. On dit aussi, enn eunn
taol-loñk, en une seule bouchée, ce
qu'on avale en un coup, en une fois.
LONKA, LOUNKA, v. a. et n, Avaler,
engloutir, absorber, gloutonner ; p. et.
LORKAD, LOUNKAD, s. m. Ce qu’on
avale en une fois.
4
LOR
LONKADENN, 8. L .Gorgée, trait, ce
qu'on avale en un coup. |
. LONKEIN (loñk-e-in), v. a. et n. Y. Le
même que lonka,
LONKER, s. m, Ivrogne qui dépense.
son argent à godailler ; pl. tien. —
Lonka, avaler. | ‘+
LONK-TREAZ, s. m. Sable mouvant,
lieu où il y a de ce sable. À la lettre,
sable qui engloutit.
LONS, 8. L Y. Cuiller à pot.
LORSAT, 8. L Y. Plein la cufller à
pot.
LONTEGEZ (loñteg-es). Voy. LORTRE-
BU,
LONTEK. Voy. (amg.
LONTAESEZ (loñsreg-es), 8, 1. Gour-
mande, gloutonne.
LONTREGEZ (loñtreg-ex), 8. L Gour-
mandise, gloutonnerie.
LONTREK, LOUNTREK, adj. Gour-
mand, goul.
LOPA, v. a. G. Frapper fort ; p. lopet.
LOR, LOVR, adj. Lépieux. Voy. 1a-
NOUS.
LOR, LOER, 8. f. Y. Bas, chaussure;
pl. lereu. Ari-lor, 8. m., et arigell-lor,
L f. V., jarretière. A la lettre, lien du
as.
LORBEIN (lorbe-in), v. a. Y. Ensorce-
ler, enjoier, corrompre, parlant d'une
fille ; p. lorbet,
LORSEREC'H, s. m. Y. Charmes
sortilége. ’ per
LORBOUR, 8. m. Y. Eochanteur, sor-
der. et par extension, séducteur, cajo-
leur, enjoleur de filles.
. LORCK, 8. m. Sans plonel. Louange
exagérée, vanité, cajolerie. Heti Lorc'h
de, Hater, aduler di qu'un. Kemervt
lorc'h, s'enorgueillir. He-man a 100
SL
Am
A10 LOR
lorc'h enn-hañ, il en était tout fier. Per
a 30 lorc'h enn-han ac'h ober ann dra-
xe, Pierre est tout fier de faire cela.
LORC'H, 8. m. Y. Epouvante, passion
prononcée. En Vannes, on dit get Lorc'h.
gat lorc'h, éperdument. A la lettre,
avec passion. Voy. GET, GAT.
LORC'HEIN (lorc'h-e-in), v. a. Y.
Epouvanter, effrayer ; p. lorc'het. —
Lorc'h, Y... épouvante.
LORC'HEK, adj. Eunn den lorc'hek,
un vantard. Yor, LéRC'H, flatterie,
vanité.
LORC'HENN, 8. L Bras de la char-
retle auquel est attelé le cheval. Eu
queiques localités seulement il est
usité.
LORC'HET, adj. Y. Bout lorc'het, être
effrayé. VOy. LORC'HEIN.
LORC'HUZ, adj. Y. Facile à effrayer.
LORDI, LOR-DI, 8. m. Hôpital de
lépreux. — Lor, lépreux, et ti, mai-
s0n.
LORE, s. m. Laurier, arbuste; on
dit de préférence, gwexenn lore: eur
wesenn lore, un plant de laurier. Koat
lore, ou Lore, du bois de laurier.
LOREZ, LOVREZ, 8. f. Femme qui a
la lèpre. — Lor, leer. lépreux.
LORGANAS, LORGANAZ. Voy. ce der-
nier.
LORGANAZ, ad}. Traître, perfde.
Voy. GANAZ et LOR.
LORGNA, v. a. Battre fort ou rosser
quelqu'un ; p. et.
LORGNAL, v. a. (anc.) Battre la terre
sur une aire pour l'affermir.
LORI, Y. n. Yar, LOVRI.
LORNEZ, LOVRENTEZ, s. L Lèpre.
LORPEZELL, adj. Pourri de lèpre. —
Lor, lépreux, et pexell, qui se dit des
fruits qui pourrissent.
LOS
LOSK, s. m. Le brûlé, le roussi. —
Leski, participe losket, brûler.
LOSK, adj. C. Douar losk. et mieux
douar brug. terre de bruyère. Segal
losk, seigle écobué. N
Ñ Cd LAUSK (lôsk), adj. V. T. C. Non
ndu e, et par extension, indo-
lent, 'efféminé, poltron, indifférent.
Voy. LAOSE.
LOSKEIN (lôsk-e-in), v. a. Y. Brûler ;
D. losket.
LOSKI, ancien infinitif qui a fait
place à leski, brûler.
LOSKUZ, adj. Je crois que ce mot se
dit en quelques lieux de Cornouaille
an sens de combustible ; il faut l'évi-
r.
LOST, s. m. Queue d'animal. Foet-
lost, en Vannes, se dit d’un valet, d'un
cuistre. À la lettre, fouette-queue.
Dans le style familier, on dit merc'hed
Kouezet eux a lost ar c'harr. des fem-
mes de rien, de mauvaise vie.
LOSTADOU, 8. pl. m. Yay. LOSTOU.
LOSTERK, ad). Qui a une queue. C'est
un nom de famille assez commun. —
Lost, queue. L'adjectif lostek s'emploie
aussi au sens de traînant, peudant :
eur sae lostek, une robe qui traine à
terre; mañchetez Lostek, des man-
chettes pendantes.
LOSTENN, s. f. Jupe, robe des fem-
mes de la campagne ; pl. ou.
LOSTENN-VERR, 8. f. Cotillon. —
Lostenn, jupe, et berr, ad}j., court. Los-
tenn verr e deux, elle est jalouse de son
mari. Voy. le mot JALOUX à mon Nou-
veau Dictionnaire 1869.
LOSTENNOU, s. pl. f. Mancherous de
la charrue.
LOST-HAD, LOST-HED. Voy. ce der-
pier.
LOST-HEO, 8. m. Le troisième essalm
que jettent les abeilles d’une ruche.
À la lettre, queue ou fin d'essaim, parce
qu'il est ordinairement le dernier.
LOU
LOST-HOUC'H, s. m. Queue de pour-
ceau, plante. — Lost, queue, et houc'h,
pourceau.
LOSTIK, s. m. Queue des fruits, ct
aussi le tendron de l'oreille : lostik ar
skouarn. C'est le diminutif de Lost,
queue.
LOST-LOUARN, 8. m. Queue derenard,
plante. — Lost, queue, et louarn, re-
nard.
LOST-MARC'H, 8. m. Prèle, plante.
À la lettre, queue de cheval.
LOSTOK, adj. Terme familier, pour
dire d’un individu ou d’un animal qu'il
a la queue basse, qu'il a été battu,
évincé, et qu'il en est tout honteux. Il
se dit aussi en parlant d’une affaire qui
traîne en longueur.
LOSTOU, 8. pl. m. Criblures de blé
vanné. C'est le pluriel de lost, queue,
au sens de restes.
LOT, 8. mn. Voy. LOD.
LOU, s. m. Y. Flatuosité par bas,
vesse, mauvaise odeur ; pl. loueu
(lou-eu).
LOUAC'H, 8. f. Judelle, oiseau; pl.
louic'hi.
LOUAD, 8. m. T. Niais. — Loue, T.,
veau.
LOUADENN, 8. f. Mauvaise odeur.
Voy. LOU.
LOUADEZ, 8. L. T. Femme niaise. —
Loue, T., veau.
LOUADI, v. n. T. Devenir niais. Peu
usité. VOy. LOUAD.
LOUAN, s. f. 0. Courroie de cuir pour
lier le joug des bœufs.
LOUANERK, adj. C. Qui a de grandes
jambes.
LOUANEK, LEDNVEK, 8. m. Lieu,
poisson de mer.
LOUANGEN (louang-en). Yor. LOAN-
GWAN.
LOU A11
LOUARN, 8. m. Renard, animal; pl.
lern, leern. — Louarn est un nom de
famille assez connu. D'un homme fin
et rusé on dit : darbet eo bet d'eshan
mont da louarn. A la lettre, il a failli
devenir renard.
LOUARNEZ, 8. f. Femelle du renard.
LOUARNIK, 8. m. Ce mot, qui est le
diminutif de louarn. renard, signifie
au propre petit renard. H s'emploie
aussi pour désigner un homme qui
finasse, qui cherche à tromper.
LOUC'H, 8. m. Trace que laisse sur
un corps mou une corde, une ligature,
une compression ou pression quel-
conque. YOT. LOUC'HA.
LOUC'H, 8. m. Y. Blaireau; pl. et.
Peu usité. Voy. LOU et LSUZ, 8. mn.
LOUC'H, LOC’H, s. m. (anc.) Mare
d'eau, étang de grande étendue.
LOUG’HA, v. n. Faire ou laisser une
impression sur un corps mou, par
ligature ou pression. — Louc'h est
la trace que laisse cette pression.
LOUD, s. m. Y. Lot, part, portion;
pl. loudeu. Voy. LED.
LOUDD. Voy. LEOUDD, LEUDB.
LOUDDUR, adj. Nalpropre, sale.
LOUDOURAAT, v. n. Devenir mal-
propre; p. loudoureat, loudoureet. Ce
verbe n’est guère usité,
LOUDOURENN, s. L. Mijaurée, femme
malpropre, souillon, salope.
LOUE, 8. m.T. Veau, animal, et, par
extension, homme stupide, niais; pl.
loueo.
LOUED, LOUET, s. m. Le moisi.
LOUED, LOUET, adj. Moisi, et aussi de
couleur grise. Voy. LOUET.
LOUEDEIN, v. n. V. Moisir, rancir,
et, par extension, blanchir ou grisone
ner, parlant des cheveux, de la barbe.
— Loued, de couleur grise.
M2 LOU
LOUEDET, adj. Avarié, moisi. Yor,
LAUED, adj., piles usité. |
LOUEDI, v. n. Moisir, rancir, et aussi
blanchir ou gvisonner, parlant des
cheveux, de la barbe; p. louedst.
LOUEIN (lou-ein), v. n. Y. Puer,
vesser. — Lou, Y., puanteur, vesse.
LOUER, LDER, 8. f. Y. Auge; pl. eu.
LOUER, s. m. Y. Vesseur; pl. ion. —
Lou, V., vesse.
LOUERIAD, LOUERIAT, LOERIAT, s. f.
V. Augée, plein une auge. —
loer, Y. auge.
LOUET, adj. Moisi, et aussi de cou-
leur grise, parlant des corbeaux, des
chevaux. Le Louet figure parmi les
noms de famille. Bran-louet, corneille.
A la lettre, corbeau de couleur grise.
LOUEZ. Voy. LOUREZ.
LOUEZAE, 8. m. Punaise de bois,
d'après Le Gonidec.
LOUF, s. m. Vesse, fatuosité par
bas; pl. ou.
LOUFA. VOy. LOUFAT.
LOUFAD, LOUF. Voy. ce dernier.
LOUFADENN, 8. L. Vesse, flatuosité
par bas.
LOUFAT, Y. n. Vesser; p. loufet. —
Lou, vesse.
LOUFER, 8. m. Vesseur; pl. ien.
Voy. LOUF.
LOUFEREZ, s. f. C'est le féminin du
précédent.
LOUFERIK, adj. C'est le diminutif de
loufer. — Hi louferik, kk louferik,
chien de dame. Â la lettre, chien ou
petit chien vesseur, qui vesse sans
cesse. Cet inconvénient, quoi qu'en
disent les dames propriétaires, est
très-réel, et il n’en peut être autre-
ment, attendu qu'on les bourre d'une
nourriture qui n'est pas appropriée à
l'estomac de ces petits animaux.
vd m. (anc.) Corbeau. On digait
LOUI, v. n. C. Puer, infecter. —
Louidtk, puant.
LOUIC’HI, pluriel irrég. de louac’h,
judelle, "
LOUIDIK, adj. C. Infect, puant.
LOUIEIN (loui-s-in), v. à. V. Em-
brouiller; p. loutiet. — Um louiein,
s'embrouiller.
LOUING, s. m. Loche, poisson de
mer, pl. ed.
LOUMBER. Yay. LOMSER.
LOUMM. Voy. (388.
LOUNEC’H, 8. m. T. Rognon de veau,
longe de veau. Voy. LOUNEZENN.
LOUNEZ. Voy. LEUNEZENN.
LOUNEZENN, s. f. Rognon. — Lou»
nesenn leue, rognon de veau; lounes
leue, des rognons de veau.
LOUNK. Yor. (81.
LOUNK-TREAZ. Voy. LORK-TREAZ.
LOUNKA. Voy. LOREA.
LOUNKAO, LONKAD, s. m. Ce qu'on
avale en un coup.
LOUNKADENN. VOy. LONKADENN.
LOUNTREK. Voy. LORTREK.
LOUOD, adj. T. Niais. — Loue, vear.
LOUPABD, 8. m. Léopard, animal ;
pl. ed.
LOUPENN, s. L Excroissance; pl. ou.
Voy. le suivant.
LOUPENN-PERLEZ, 8. f. Nacre. À la
lettre, excroissamce des perles. YOt.
KROGENN-PERLEZ.
LOUP, adj.C. Ounner loup, C., génisse
galeuse. Je ne saurais dire si cet ad-
jectif s'emploie en d'autres cas que
celui-ci.
LAOU
LOUR, s. m. Y. Léprenx.
LOURD, LOURT, adj. Difficile à remuer
à eause surtout de son poids; très-
agitée, parlant de la mer.
LOURNEZ, a. f. VOY. LOVRENTEZ.
LOUROU, s. pl. L.T. Une paire de hat,
des bas. Voy. LEROU.
LOUAT, adj. Difficile à remuer pour
quelque cause que ce soit; très-agitée,
parlant de la mer.
LOUS, adj. V. Maussade.
LOUS, 8. m. Yor. LoUz, blairéau.
LOUS, LOUZ, adj. Malpropre, sale,
déshonnète, indécent, immonde. Yor.
Leuz, plus usité.
LOUSAAT (lou-saat), et de préférence
dont da veza lous, devenir sale, indé-
cent, etc. Voy. LoUz.
LOUSDONI, 8. L. Saleté, malpropreté,
indécence. | pre
LOUSDONIOU, s. pl. f. Paroles ou
actions impudiques.
LOUSTERI, 8. L. Y. Saleté, malpro-
preté, indécence.
LOUV. Yor. LOUF.
LOUVERK, 8. m. Y. Un fat; pl. louviget
(louvig-et).
LOUVIADA. VOy. LOUVIADAL.
LOUVIADAL, Y. n. V. Louvoyer, terme
de marine.
LOUVICIGIAC’'H, s. m. Y. Fadalse;
pl. eu.
LOUVIGET (loutig-et), 8. pl. m. Y.
Ce mot est le pluriel du substantif
loutek, et s'entend au sens de popu-
lace : el louviget, V., la populace, le
commun, comme on disait jadis.
LOUVIGEZ (louvig-es), 5. L. Y. Pros-
tituée ; pl. et.
LOU #48
LOUVIGIAC'HELN (louvig-iac’ha-in),
Y. H, Se prostituer.
LOUVA, 8. m. VOY. LOVR.
LOUZ, adj. Sale, malpropre, déshon-
nête, indécent, immonde, puant. Com-
paratif, lousoc'h (lou-soc'h) ; superlatif,
lousa (lou-sa). Ar re-se a xo lout pe
lousoc'h, ceux-là sont plus ou moins
puants.
LOUZ, s. m. Blaireau. Au sujet de ce
mot, un vieux manuscrit dit que out,
adj., puant, n'est qu'une épithète du
blaireau et que son nom est broc'h.
Mais on n'ose l'appeler de son vrai
nom, de crainte que, s’entendant nom-
mer, il ne vienne faire du mal à ceux
qui parlent de lui. Voy. LOUZ, adj.,
puant, épithète méritée du blaireau.
LOUZAOU, ancien pluriel de lou-
zaouenn, plante médicinale ou de cui-
sine. Ce pluriel a fait place à lousou.
U se retrouve dans les dérivés ci-
dessous.
LOUZAQUA, v. n. Cueillir des herbes
médicinales ou de cuisine, panser un
blessé, herboriser; p. lousaouet. Voy.
LOUZAOU.
LOUZAOUEK, adj. Peu usité. Abon-
dant eu herbes médicinales ou de
cuisine. Il est préférable de dire, douar
a xo stank al lousou enn-han.
LOUZAOUENN, s. f. Plant de légume
ou d'herbe médicinale; pluriel irré-
gulier, louzou, masculin. — Le subs-
tantif louzaouenn figure parmi les
noms de famille. Voy. LOUZOU, LOUZeU
PO0, LOUZOU LEGIN.
La série de plantes qui va suivre
pe doit pas être prise complètement
au sérieux, car l'imagination des
poëtes a puissamment contribué à la
former. Mais là ne se borne pas Île
vocabulaire des herbes médicinales ;
dans le cours du dictionnaire, j'en ai
inséré un grand nombre qui n'ont
encore figuré dans aucun ouvrage,
VOy. LOUZAQUENN-AR-GWENNAENNOU.
LOUTLAOBENN-AL-LAOU, 8. L. Staphi
saigre. À la lettre, herbe aux poux,
parce que ses graines, réduites en
L L LOU
poudre, servent nar leur âcreté à
purger de poux la tête des enfants.
On donne aussi le nom breton à la
dauphinelle et au pied d’alouette des
montagnes et des moissons.
LOUZAOUENN-AL-LEAZ, s.f. Laiteron,
plante. A la lettre, herbe au lait. Ses
tiges renferment un liquide blanc qui,
dit-on, est très-recherché des vaches
et des lapins. On donne aussi ce nom
à la polygale commune.
LOUZAOUENN-ANN-AER, 8. f. Serpen-
taire, plante. À la lettre, herbe au ser-
pent. On donne aussi ce nom au gouet,
à cause du suc brûlant oue contient
cette plante quand ellé est en végé-
tation.
LOUZAOUENN - ÁNH - DIQU-ZELIENN,
8. f. Double-feuille, plante. A la lettre,
herbe aux deux feuilles.
LDUZAOUENN-ANN-DADU-LAGAD, s. f.
Eupbraise, plante. À la lettre, herbe
des deux yeux, nom qui lui vient
de ce qu’autrefois on l’employait pour
les maladies d'yeux. Ce traitement a
été reconnu nuisible.
LOUZAOUENN-ANN-DARVOED, a. f.
Petite chélidoine, plante. À la lettre,
herbe des dartres, parce qu'elle s'em-
ploie en décoction pour les maladies
de la peau. On donue aussi ce uom à la
petite éclaire : ar sklerik.
LOUZADUENN-ANN-DENVED, 8. f. Ser-
polet. A la lettre, herbe des moutons,
parce que les bestiaux la recherchent,
de même que les lièvres et les lapins.
C'est une plante aromatique ayant du
rapport avec le thym.
LOUZAOUENN-ANN-DERSIENN, a. f.
Germandrée. A la lettre, herbe à la
fièvre, à cause des propriétés fébri-
fuges qu'on attribue à cette plante.
LOUZAOUENN-ANN-DREAN, 5. L Au-
rone, loiron, armoise, santoline. À la
lettre, herbe de opine. Le nom breton
me semble tout-à-fait fantaisiste.
LOUZAOUENN-ANN-DREINDED {dre-in-
ded), a. L Violette, pensée, plantes. A la
lettre, herbe de la Trinité, sans doute
LOU |
parce que la violette est le symbole de
a modestie et de l'innocence.
LOUZAOUENN-ANN-ELAZ, 8. L. Hépa-
tique. À la lettre, herbe au foie. Cette
plante avait la réputation de guérir les
maladies de foie, au temps où les mé-
decins étalent appelés lousaouer, au-
trement dit herboriste ou cueilleur de
plantes médicinales.
LOUZADUENN - ANN-ITROUN-VARIA,
8, L Sangdragon, plante, que les Bre-
tons appelaient aussi louxsaouenn-ar-
Raron (ba-sion). A la lettre, herbe de
Ja Sainte-Vierge ou de la Passion, parce
que ses tiges decouleur rouge-noirâtre
rappelleut les souffrances de Jésus-
Christ et aussi les sept douleurs de la
Vierge. Il se pourrait faire que ce fût
la patience sanguine, plante.
LOUZAOUENN-ANN-TEIL (te-il), 8. 1
Fumeterre, plante. À la lettre, herbe
au famier. Ce nom, dit-on, lui vient
de ce qu'elle laisse ans la bouche un
très-mauvais goût quand on la miche,
LOUZAOUENN-ANN-TIGN, 5. f. Bar-
dane, tussilage. À la lettre, herbe à la
teigne, parce que sa racine est em-
ployée en médecine pour combattre
les maladies de peau.
LOUZAOUENN-ANN-TROUC'H, s. T.
Petite consoude, curage, oreille d'âne,
persicaire, plantes. À la lettre, herbe
de la coupure. Je n'en puis dire da-
vantage.
LOUZAOUENN-AR-BASION (ba-sion).
Voy. LOUZAOUENN-ANN-ITROUN-VARIA.
LOUZAOUENN-AR-BERR-ALAN , 6. f.
Tournesol, plante. A la lettre, herbe
de l'asthme.
LOUZADUENN-AR-C'HALVEZ, 4. f.
Achillée, millefeuille, plantes. À la
lettre, herbe au charpentier, parce
qu’elle passe pour guérir les coupures
et autres blessures de ce genre.
LDUZADUENN-AR-C'HATAR, s. f. Herbe
aux Catarrhes.
LOUZAOUENN-AR-C'HAZ, a. f. Cha-
taire, germandrée, chardon béni. A la
lettre, herbe du chat.
LOU
LDUZAOUENN-AR-C'HEST, 8. L. Bar-
botine. À la lettre, herbe aux vers de
corps.
LOUZAOUENN-AR-C'HI, s. L. Chien-
dent. A la lettre, herbe du chien,
parce que les chiens la recherchent
comme purgative. On la nomme aussi
en breton treus-icot.
LOUZAOUENN-AR-C'HLEIZ, 8. L
Mouron, plante. Voy. LEI, qui a le
même sens.
LOUZAOUENN-AR-C'HOENN, 6. f.
Poauliot, plante. A la lettre, herbe aux
puces.
LOUZAOUENN-AR-C'HOMM, 5. L. Herbe
aux foulons.
LOUZAOUENN-AR-C'HDUSKED, 8. L
Jusquiame, hanehane, plantes. A la
lettre, herbe au sommeil, sans doute
à cause de ses propriétés calmantes.
LOUZAOUENN-AR-GAL, 8. L Sca-
bieuse, morelle, plantes. À la lettre,
herbe à la gale, parce qu’elle était em-
ployée dans les maladies de peau.
LOUZACUENN-AR-GALOUN, a. f. Mé-
lisse, citronelle, plantes. À la lettre,
berbe du cœur, à cause de ses pro-
priétés stimulantes.
LOUZADUENN-AR-GOULI, s. L. Pyrole,
plante, À la lettre, herbe de la plaie.
LOUZAOUENN-AR-GROAZ, 8. f. Et
aussi barlenn, s. f., nom ancien. Ver-
veine, plante et fleur. À la lettre,
herbe de la croix. — Les anciens
Celtes, prétend-on, adoraient la ver-
veine ; c'était une plante sacrée chez
les Druides, à cause de ses propriétés
médicinales. Convertis au christia-
aisme, les Bretons l’appelèrent herbe
de la croix. — Quand on y regarde
d’un peu près dans notre pays, on
n’est pas sans s'’apercevoir qu'il a
fallu faire des concessions à ces peu-
ples pour les amener au christianisme:
tout détruire d’un seul coup eût été
imprudent, et l'on a enté ou grefté
quelques croyances palennes sur les
pratiques de la nouvelle religion. On
dit aussi kroasik, s. f. Voy. ce dernier.
LOU 415
LOUZAOUENN-AR-GWAZI (goasi), 8.
f. Argentine, potentille, plantes. A la
lettre, herbe des oies.
LDUZAOUENN - AR - GWENNAENNOU
(gu-ennaennou), 8. 1. Héliotrope, tour-
neso!, plantes. À la lettre, herbe des
verrues.
Ainsi qu’il arrive parfois, en breton,
pour les dénominations des plantes et
des fleurs, on appelle du même nom
des sujets qui n'ont entr'eux aucun
rapport botanique, mais qui possèdent
des propriétés ou des particularités
communes, C'est ainsi que la plante
qui nous occupe, désigne à la fois
l'héliotrope et le tournesol ou hélian-
the à grandes fleurs. Ces plantes ap-
partiennent à des familles botaniques
essentiellement différentes, mais elles
étaient réputées bonnes pour le trai-
tement des verrues et on les croyait
plus privilégiées que les autres, en ce
sens que leurs fleurs étaient constam-
ment tournées, vers le soleil dont elles
suivaient la direction. De là les noms
français héliotrope (du grec helios
trepd, soleil je tourne), et hélianthe (du
grec helios anthos, soleil fleur). Le mot
tourne-sol est aussi la fidèle traduction
d'héliotrope.
LOUZAOUENN - AR = GWENNELIED
(gu-ennelied), 8. L Grande chélidoine,
grande éclaire, plantes. À la lettre,
herbe des hirondelles.
LOUZAOUENN-AR-MAMMOU, 5. f. Ma-
tricaire, plante. A la lettre, herbe de
la matrice.
LOUZAOUENN-AR-MEAN, 8. f. Coque-
ret, alkekenge, physalide, plantes. À
la lettre, herbe de la maladie de la
pierre, à cause des propriétés diuré-
tiques qu’on lui attribuait autrefois.
LOUZAODUENN-AR-MOGERIOU (mog-e-
riou), 8. f. Pariétaire, perce-muraille.
Quelque bien approprié que soit le
nom français pariétaire (latin paries,
muraille), il n’en est pas moins vrai
que le mot breton l'est encore davan-
tage : berbe des murailles, car elle
s'implante avec une abondance ex-
trême dans les vieux murs et dans les
décombres,
40 LOU
LOUZAOUENN-AR-PABADUR, s. f. Herbe
au chardonneret. Cet oiseau est friand
des graines du chardon : de là lui vient
son nom.
LOUZAOUENN-AR-PAZ, s. f. Pétasite,
as-d'âne, tussilage, plantes. A lalettre,
erbe à la toux; la fleur, prise en În-
fusion, est bonne pour calmer la toux.
LDUZAOUENN-AR-PEMP-BIZ, s. f. À la
lettre, herbe aux cinq doigts, parce
e ses tubercules affectent souvent la
orme d’une main ou plutôt des cinq
doigts de la main. Œnanthe safranée,
plante dangereuse et très-commune
aux environs de Brest, dans les lieux
humides. Voy. ce qui est dit à son
sujet, au mot ŒNANTHE, dans mon
NYSE Dictionnaire français-breton,
869.
LOUZAOUENN-AR-PEMP-DELIENN, s. f.
Quintefeuille, potentille. A la lettre,
herbe aux cinq feuilles.
LOUZADUENN-AR-SKE VENT, s. £. Pal-
mounaire. À la lettre, herbe aux pou-
mons, à cause des propriétés que l’on
attribuait à infusion de ses feuilles
pour les maladies du poumon.
LOUZAOUENN-AR-VAMM, s. f. Matri-
caire. À la lettre, herbe à la matrice.
LOUZAOUENN-AR-VARLENN, s.f. Bur-
dane, tussilage, plantes; on l'appelle
aussi herbe aux teigneux.
LOUZAOUENN-AR-VIBER, s. L. Scor-
sonère. À la lettre, herbe à la vipère.
LOUZAOUENN-AR-VOSENN (vo-senn),
8. L Caroline, caméléon blanc. À la
lettre, herbe à la peste.
LOUZAOUENN-AR-VREAC'H, 8. f. Sca-
bieuse. A la lettre, herbe de la variole:
on l’emploie en iufusion dans les ma-
ladies cutanées.
LOUZAOUENN-AR-WERC'HEZ (Verc'hez),
8. L Sensitive. A la lettre, herbe de la
Vierge, plante d'une irritabilité ex-
trème et qui contracte 8es feuilles à
l'approche d'un corps étranger.
LOUZAOUENN-DROUK-AR-ROUE, 8. L
Scrofulaire. À la lettre, herbe du mal
LOU
du roi (que guérit le roi). Cetie.plante
était réputée bonne pour le traitement
des scrofules et des écrouelles. Voy.
DROUL-AR-ROUE.
LOUZAOUENN-SANT-1ANN, s. L Re-
prise, orpio. A la lettre, herbe de saint
Jean ou dont se servait aaint Jean pour
guérir les épileptiques; ces plantes
passaient pour avoir des propriétés
rafratchissantes et vulnéraires. Voy.
DROUL-SART-IANN.
LOUZAOUENN - DROUK-SART - EABOU ;
8. L Scrofulaire. Voy. DRSUK-SAÂT-LABOU.
LOUZAOUENN-DROUK-SANT-PER, 8. f.
A la lettre, herbe de saint Pierre, à
laquelle le P. Grégoire donne le nom
français de crête marine.
LOUZAQUENN-SARTEZ-APOLLINA, 8.f.
Jusquiame, hanebane. Voy. LOUZASUENN-
AR-C HOUSKED.
LOUZAOUENN-SANTEZ-BARBA, s. L
Barbarée. Le Gonidec la nomme pseudo-
nium, herbe de sainte Barbe.
LOUZAOUENN-SANTEZ - MAC'HARIT,
s.f. Marguerite des champs. À la lettre,
fleur de sainte Marguerite.
LOUZAOUENN-STAOTER, s. f. Pissenlit.
A la lettre, herbe au pisseur, à cause
des propriétés diurétiques de celle
plante.
LOUZAOUER, s. m. Herboriste; pl. ten.
Au temps où les maladies ne se trai-
taient que par le moyen des simples,
les médecins s’appelaient louxaouer.
Ce mot dérive de Louzaouenn, plante
médicinale et potagère.
LOUZAOUER-KEZEK, s. m. Vétérinaire,
qui traite les maladies des chevaux.—
Louzaouer. médecin, et kezek, pluriel
irrégulier de marc'h, cheval.
LOUZAOUI, v. a. Donner des médica-
ments, panser une plaie.
LOUZDONI. Voy. LOUSDONI.
LOUZ-GAGN, adj. Très-sale. — Louz,
sale, et gagn, charogne,
LOV
LOUZDU, a. pl. m. Des plantes médi-
cinales. des remèdes pour les malades,
des médicaments, des recettes pour
détruire les insectes, des plantes po-
tagères. En ce dernier sens, on dit :
lousou kegin, plantes de cuisine. C’est
le pluriel irrégulier de lousaouenn,
berbe médicinale ou potagère. Kema-
rét louzou, prendre médecine ; Louzou
oc’h ann dersienn, remède contre la
fièvre; louzou ac'h ar c’hosed, remède
pour éloigner les charancons. Yor.
ci-après les composés de Louzou. Ce
substantif louzou. à l'instar de keu-
neud, bois de chauffage, et autres, en-
traîne le pluriel avec lui, attendu qu'il
est un substantif pluriel. Ainsi, de
même que l’on dit, ann irvin-xe n'int
ket mad, ces navets ne sont pas bons,
de même on doit dire, al louzou-xe
n'int Kei mad, ce remède, ce médica-
ment, n'est pas bon. A la lettre, ces
plantes médicinales ne sont pas bon-
nes. Voy. le mot coccecTir à mon
Nouveau Dictionnaire 1869.
LOUZOU-A0T, s. pl. m. Casse-pierre,
plante. A la lettre, herbes de rivage.
LOUZOUER, 8. m. T. VOy. LOUZAOUER,
LOUZDUI, v. a. T. VOy. LOUZAOUI.
LOUZOU-KEGIN (keg-in), s. pl. m.
Herbes potagères. — Louzou, plantes,
berbes, et kegin, cuisine.
LOUZOU-KROAZ, 8. pl. m. Sauge à
feuilles de verveine. À la lettre, herbes
ou plantes de la croix. Voy. LOUZAOUENN-
AR-GROAZ.
LOUZOU-POD, 8. pl. m. Plantes po-
tagères. — Louzou, plantes, herbes, et
pod, pot.
LOUZOU-TU-PE-OU, 8. pl. m. Remède,
médecine pour faire aller par haut et
par bas, émétique. À la lettre, remède
d'un côté et d'autre.
LOVR, s. m. Voy. LOR, lépreux.
LOVRENTEZ, 8. f. Lèpre.
LOVREZ, 8. f. Lépreuse.
LOVRI, Y. n. Non usité, et de pré-
férence, dont da vesa lovr, devenir
lépreux,
LUC
LOZN, s. m. (anc.) Yor. LER,
LU, adj. (anc.) Ridicule, parlant des
choses.
47
L, LUYDD, s. m. (anc.) Armée.
LUAN, 8. m. Y. Courroie pour lier
les bœufs. «
LUANN, adj. Y. Mofsi.
LUANNEIN (luann-e-in), v.n. Y. Moisir,
rancir; p. luannet.
LUBAN, s. m.et adj. Insinuant, ca-
joleur, flagorneur, enjoleur.
LUBANEREZ, 8. L Kvites ce mot qui
doit avoir le sens d'insinuation, et
RSS la phrase bretonne par l'ad-
ectif.
LUBANI, Y. n. S'insinuer en cajolant,
flatter pour obtenir.
LUCH, adj. V. Louche.
LUC’H, 8. m. (anc.) Clarté, lumière.
LUC'HA, v. n. Briller, luire.
LUC'HACKH, 8. m. Jargon, argot,
G. On dit aussi luc'hech.
LUC'HED, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de luc'hedenn, éclair.
LUC'HEDEIN, Y. n. V. Faire deséclairs.
Voy. LUC'HEDENN.
LUC'HEDENN, s.f. Eclair qui pré-
cède le bruit du tonnerre; pl. luc'hed.
masculin. — Luc'hed a ra, il fait des
éclairs.
LUC'HEDENN , 8. L Y. Maladie du
charbon, parlant du blé.
LUC'HEDET, adj. Y. Qui a la maladie
du charbon, parlant du blé. On dit de
référence, gunec'h karget a luc’het, V.,
roment qui a la maladie du charbon.
LUC'HEDI, v.impers. Faire deséclairs;
on emploie de préférence, obar luc’hed,
Luc'hed a ra, il fait des éclairs.
LOCHEIN, v. n. 1. Loucher.
53
HA8 LUD
LUC'HEIN (luc'h-e-in), v.n. V. Briller,
luire; p. luc'het. Yor. LUC'H.
LUCHET, Y. Yor, LUC'HEDET.
LUDU, s. pl. m. Des grains de cen-
dre, de la cendre. C'est le pluriel irré-
aller de luduenn, grain de cendre.
OY. LUDUENN.
LUDUA, v. 8. Peu usité, réduire en
cendres. Yor. LUDUENN,
LUDU-DU, s. m. Noir animal servant
comme engrais. À la lettre, cendre
noire.
LUDUEK, adj. Cendreux, frileux,
casanier. — Ludu, cendre.
LUDUENN, 8. f. Grain de cendre;
pl. ludu, masc., des grains de cendre,
de la cendre. Hont e ludu, être réduit
en cendres. Het ludu e leac'h butun,
tromper. À la lettre, donner de la
cendre au lieu de tabac. Eul luduenn
a xo eat em lagad, Tal dans l'œil un
grain de cendre. — Le pluriel ludu
entrafne le pluriel après lui, à l'instar
de keuneud, kolo, arc'hant et autres
dont nous avons, en leur lieu, parlé
avec détail. C'est ainsi qu’il faut dire,
al ludu-xe n'O ket seac’h, cette cen-
dre est mouillée. A la lettre, ces grains
de cendre ne sont pas secs. En parlant
de cendre qu'il est venu pour vendre,
un paysan dit à un autre : Gwerzetam
euz va-re, j'ai vendu les miens, mes
grains de cendre ou nR cendre, comme
on dit en français. Les personnes qui
savent le francais sont choquées de
cette locution bretonne, conime elles
sont choquées d'entendre dire à Cicé-
ron : Turba ruunt, au lieu de turba ruit,
et pourtant l’un et l’autre se dit ou se
disent. Pour ces motifs, on doit en-
tendre dire plus souvent, al ludu-5e
n'eo ket seac'h, ce qui n’en est pas
moins une faute contre le génie de la
‘langue bretonne, soit que l'on con-
sidère ludu comme substantif col-
lectif, soit qu'on le considère comme
substantif pluriel.
LUDUENN, 8. f. Frileuse, cendrillon,
femme qui se plaît au coin du feu;
sans pluriel.
LUDUER, s. m. Marchand de cendre.
LUG
LUDU-ESKEAN, 8. m. Noir animal,
engrais. À la lettre, cendre d'os.
LUDUET, adj. Cendré. 11 se dit des
semences qui ont été roulées dans la
cendre, avant l’ensemencement, pour
les préserver de certaines maladies. —
Ludu, cendre.
LUDUOK, s. m. G. Yor, LUDUEL,
LUE, 8. m. Y. Veau, animal: pl.
lueeu. On dit de préférence Le (lé).
LUE, LEC'HUE, ady. Y. En haut. Yor.
LAEZ.
LUEMM, adj. V. Pointu, coupant,
perçant. Voy. LERS.
LUEMMEIN (luemm-ein), v. a. Y. Aie
guiser.
LUEMMOUR, 8. m. Y. Rémouleur; pl.
luemmerion.
LUERN, s. m. Y. Renard; pl. luernet.
LUE-VUR, 8. m. Y. Le même que
leue-vor.
LUFR, s. m. Eclat, lustre.
LUFRA, v. n. Luire, briller ; p. et.
LUFAUZ, adj. Eclatant.
LUS, adj. C. Etouffant, parlant de
la température. Amser lug, chaleur
étouffante.
LUG, LOUG, 8. m. (anc.) Corbeau.
LUGED (lug-ed). VOy. LUC'HED.
LUGEDI (lug-edi). Voy. LUC'HEDI.
LUGEN (lug-en), s. L. G. Brouillard
des temps chauds.
LUSENN, LEUEGENN (lug-enn, leu-eg-
ñ), 8. m. Peau de veau. — Leue, lue,
veau, et kenn (anc.), peau.
LUGERN (lug-ern), 8. m. Eclat, lustre.
— Ce mot figure parmi les noms de
famille. On l'écrit Luguerne en fran-
çais.
LLU
LUGERNEIN (lug-ern-e-in), v. n. V.
Briller, étinceler.
LUGERNI (lug-erni),v. 0. Luire, briller,
resplendir, étinceler. Ce verbe a aussi
une autre signification. Lugern oc'h
eur perc'h, regarder amoureusement
une fille.
LUGERNUZ (lug-ernux), adj. Etince-
lant, resplendissant, éclatant. Voy.
LUGERN.
LUGUD, adj. Lourdeau, mou au tra-
LUGUD, ady. Mollement, nonchalam-
ment, lentement, parlant du travail.
LUGUDER, s. m. Lourdaud, musard,
niais, paresseux, mou au travail. Voy.
LUGUD, adj.
LUGUSTR, 8. pl. m. Pluriel irrég. de
lugustrenn.
LUGUSTRENN, 5. f. Lis aquatique,
iris, nénuphar ; pluriel, lugustr, masc.
Voy. LOA-ZOUR.
LUGUT. Voy. LUGUD.
LUHECH, LUC’HECH, 8. m. T. Bara-
gouin, jargon. Koms luc'hech, barge
gouiner.
LUI, Voy. LUZI.
LUIA, LUC'HA, v. n. Briller, laire:
p. het, luc'het.
LUIA, LUZIA, v. n. Brouiller, em-
brouiller ; p. ust, lusiet.
LUIC'HA, Yor. LUC'HA.
LUIDD, LUYDD. Voy. ce dernier.
LUIET, LUZIET, adj. Brouillé, em-
brouillé, mêlé.
LUN, DILUN, s. f. Lundi. Ces deux
mots ne s’emploient pas indifférem-
ment. Voy. le mot SEMAINE à mon
Nouveau Dictionnaire français-breton
1869. Da lun ar Peñtekost, le lundi de
la Pentecôte. Dilun genta, lundi pro-
chain.
LLUN (anc.), et aussi LLOUN, image,
lune,
LUS A9
LUNEDENN, s. L Longue-vue, ins-
trument d'optique.
LUNEDOU, 8. pl. f. Lunettes qui se
placent sur le nes.
LUNVEZ, s. L. La durée du lundi.
Voy. LUN et VEZ. — Eul lunvex da nos,
un lundi au soir. Le mot lunvez, comme
on le voit, se construit avec l'article
indéfini eul, ce qui n’a pas lieu pour
son radical lun.
LUPR, adj. En chaleur, parlant des
femelles des chiens, des chats et autres
petits quadrupèdes. — Kass lupr,
chienne en chaleur.
LUR, 8. m. Livre, ancienne mesure
de pesage valant un demi-kilogramme ;
ancienne monnaie valant un franc.
LURE, 8. m. Y. C. Peresse, négli-
gence.
LUREEK, adj. Y. Paressoux, négli-
gent.
LURELL, s. f. Lisière de drap qui est
employée pour serrer le maillot des
petits enfants.
LUREUZ (lure-us), adj. V. Paresseux,
pégligent.
LUAU, 8. m. Y. Cendre. Yor, LUDU.
LUS. Voy. LUSET.
LUSEN (lu-sen). Voy. LEAZ-LUSEN.
LUSEN (lu sen), 8. f. Pluriel lus, luset.
C’est le fruit d’un petit arbrisseau
assez semblable au myrthe et dont on
fait des balais. Ce fruit est noir et res-
semble au cassis. En Normandie on le
vend dans les rues, sous le nom de
mouron ou muiron,autant que je m'en
souviens. Cet arbrisseau pousse abon-
damment dans les bois. Il s’en trouve
un grand nombre sur la côte sud de
Plougastel, près du Passage. Le mot
breton luset, pluriel du substantif qui
Dous occupe, a passé dans le français
de ce pays, et l'on appelle lucette ou
luceais aussi bien le plant que le fruit.
J'ignore son nom en botanique.
490 MA
LUSENN (lu-senn), 8. L. Brouillard.
C Mor-lusenn, brouillard venant de
A mer.
LUSET (lu-set), 8. pl. m. Pluriel ir-
régulier de lusen, fruit.
LUSET (lu-sef), 8. m. Y. Punaise. Je
pense que c'est la punaise de bois.
LUSETA (lu-seta), v. n. Cueillir le
petit fruit appelé huen en breton.
LUSK, s. m. KEbranlement.
LUSKA, LUSKELLA, v. a. Ebranler,
secouer ; p. lusket, lu kellat.
LUSKEIN (lusk-e-in), v.n.V. S'efforcer.
MAB
LUSKELL, s. L Yar, LeSt. L'on et
l’autre peu usités.
LUSLELLA. Yor. LUSEA.
LUSKEMANT, s. m. Y. Effort; pl. ou.
LUSTAUGEN (lustrug-en), 5, m. B.
Etranger, qui n'est pas du pays, en
mauvaise part, en termes de mépris.
Yoy. LEGESTR.
LUYDD, s. m. (anc.) Armée, lutte.
LUZEN, 8. L Vaciet, plante bulbouse
des champs, hyacinthe sauvage.
LUZIA. Voy. LUIA.
LUZIET, adj. Yor. LUIET.
M
Nous rappelons ici que cette lettre,
comme toutes les autres consonnes,
se prononce fortement à la fin des
syllabes et des mots. Baltam, prm,
se prononcent comme en français
baltame, prime.
MA, pron. poss. T. C. Mon, ma, mes.
Il correspond au pron. poss. va du
Léon, et suit les mêmes règles. Après
ce pronom, les trois lettres K, P, T
s’adoucissent et deviennent faibles.
Ma c'haloun, au lieu de ma kaloun ;
ma fenn, au lieu de ma penn, ma tête.
Nor. la grammaire.
MA, prou. pers. régime. T. G. Me.
suit les mêmes règles que va du
H.
MA, MAR, conj. Si. Ma oufenn ann
dra-xe, si je savais cela. À la lettre,
si je saurais cela.
MA, MAN, particule démonstrative
qui se place à la suite des mots : ann
den-ma, ann den-mañ, cet homme-ci.
MA-HINI, VA-HINI, prop, poss. Le
mien, la mienne.
MA-RE, VA-RE, pron, poss., pluriel
du précédent. Les miens, les miennes.
MAR, MAP, s. m. Fiis; pl. mipien.
MAB-AL-LAGAD, s. m. Et aussi
map-lagad, pruuelle de l’œil, pupille
de l'œil. A la lettre, Hs de l'œil. Les
MAC
expressions mab-al-lagad et ibil-al-la-
gad, sont synonymes et sont de créa-
tion nouvelle; elles ont quelque chose
de recherché, quelque chose de tra-
vaillé qui n'est pas en rapport avec la
simplicité des langues anciennes. La
composition de 1bil-ai-lagad doit être
l'œuvre d’un poëte, lequel s'est plu à
comparer la petite ouverture noire
placée au centre de l'iris, à la trace
d'une cheville (ibil) enfoncée là pour
retenir l'æil à sa place. Quant à l’au-
tre, mab-al-lagad, je n'y comprends
rien, à moins que ce ne soit une
mauvaise copie du mot français pu-
pille.
MAB-ARAR, s. m. Le bois qui entre
dans le soc de la charrue.
MAB-DEN. VOy. MAP-DEN.
Baat 8. m. V. Beau-fls. — Hab,
8.
MAB-GAGN, 8. m. Fils de prostituée.
— Mab, fils, et kaon, charogne, Yor.
MAP-LAGN, plus régulier.
MAB-GAST, s. m, Fils de prostituée.
— Rab, fils, et gast, prostituée. Pour
l'emploi, vOy. MAP-KAGN.
MAB-LAGAD, 8. M. VOy. MAB-AL-LAGAD,
_MAC’H, 5. m. Hors d'usage. Oppres-
8ion.
MAC'HA, Y. a. Opprimer, oppresser,
comprimer ; p. et.
MAC'HAGN, adj. Estropié.
MAC'HAGNA, v. a. Estropier ; p. et.
MAC’HARIT-ANN-AOT, s. f. Nom poé-
tique donné au héron. À la lettre,
Marguerite du rivage.
MAC’HARIT-AR-GARZ, 8. L C'est un
des noms que les poëtes donnent au
héron. A la lettre, Marguerite de la
aie.
MAC'HARIT-AR-IALC'H, 5. L Pélican,
oiseau. À la lettre, Marguerite-la-
bourse, parce que le bec de cet oiseau
est garni en-dessous d'une membrane
qui peut se dilater en forme de sac ou
MAD 421
de bourse. Le pélican y renferme
plusieurs kilogrammes de poissons
ou d’eau.
MAC'HARIT-HE-GOUK-HIRR, 8. L. Nom
que les poëtes donnent au héron et
aussi, je crois, à tous les grands échas-
siers. À la lettre, Marguerite au lorg
cou.
MAC'HARIT-HE-GOUZOUK-HIRR, 8. f.
Le même que le précédent.
MAC'HARIT-KOANT, s. L. Nom poéti-
que de la beiee. A la lettre, Margue-
rite-jolie.
MAC'HEIN (mac'h-e-in), Y. a. Y. Fou-
ler, comprimer; p. mac'het.
MAC'HER, sorte d'adjectif dérivé de
mac'ha, oppresser. Ann daoul ma-
c'her, le démon incube.
MAC'HERIK, 8. m. Cauchemar. —
Mac'ha, oppresser.
MAC'HIGN, adj. Y. Estropié.
MAC'HIGNEIN (mac'hign-ein), v. a. Y.
Estropier.
MAC'HOM. VOY. MAHOUM, MAC'HOUM.
MAC'HOMER, 8. m. Détenteur.
MAC'HOMI, v. a. Usurper; p. mac’ho-
met. VOy. MAC'HOUMA.
MAC'HOUM, adj. Glouton, vorace.
HMac'houm war he arc'hant, avare. À la
lettre, vorace sur son argent.
MAC'HOUMA, v. n. C. Changer les
bornes de sa propriété pour usurper
le terrain du voisin, et, par extension,
usurper en général ; p. et.
MAC'HOUMI. Voy. MAC’HOUMA.
MAD, adj. Bon, salutaire, utile, pro-
fitable, propre à, indulgent, clément,
Comparatif, gwelloc'h ; superlatif,
gwella. Le comparatif régulier matoc'h
se rencontre dans les anciens écrits.
He-man a s0 mad oc'h ann dud holl,
ouz ann dud holl, il est bon envers
tout le monde. Mad da bep tra, bon à
tout.
42 MAE
MAD, a. m. Le bien, la vertu, et
aussi avantage, profit, intérêt. Le plu-
riel madou s'emploie au sens de for-
tune, biens, richesse. Evit ho mad,
dans votre intérêt.
MAD, adr. Bien, très.
MAD A-WALC'H (a-oualc’h), sorte
d'adjectif. Passable, assez bon. À la
lettre, bon assez.
MADALEN. Kouxin ar vadalen. Yat.
auy,
MADEK, adj. Bienfaisant. Cet adjec-
tif figure très-souvent parmi les noms
de famille. — Mad, bon.
MADELEC'H, MADELEAC'H, 8. f. Y.
Bonté, indulgence.
MADELECHEU, 8. pl. L. Y. Bienfaits,
bontés, faveurs.
MADELESIOU (madele-siou), 8. pl. L
Bontés, bienfaits. Yor. MADELEZ.
MADELEZ, 8. f. Bonté, indulgence ;
pl. madelesiou. Mar be ho madeles, 9
vous avez cette bonté.
MADEU, 8. pl. m. Y. Biens, richesse,
MADIGOU, 3. pl. m. Bonbons, frian-
B.
MADO, 8. pl. m. T. Biens, richesse,
fortune.
MAD-DBER, 5. m. Bonne action,
bonne œuvre; pl. mad-oberiou.
MAD-DBERER, 8. m. Et mieux,
mad-oberour, bienfaiteur ; pl. mad-obe-
rourien,
MADDU, 8. pl. m. Biens, richesse,
fortune. C’est le pluriel de mad, 8. m.
MAORE, 5. m. Seneçon, plante. Yor.
BUL.
MAE, s. m. Mai. Mix mae, le mois de
mai.
MAEL, 8. m. (anc.) Gain, profit.
: MAG
MAEN, 8. m. Pluriel, moin. N'est
usité gen quelques localités. Voy.
MEAN, pierre.
MAENE, s. m. (anc.) Montagne; pl.
maeno.
NAER, 5. Maire, magistrat mu-
nicipal."VOy. MEAR.
MAEREN, s. L. 1. Marraine; pl. et.
MAERL, MERL. Voy. ce dernier.
MAERON, 8. L. Y. Le même que
mamm-masron.
MAEROUN. VOY. MAMM-MAEROUN .
MAEROUNEZ, s. f. Celle qui tient an
enfant sur les fonts de baptème; sainte
dont on porte le nom. Ge mot a ces
deux acceptions en plusieurs localités.
MAES, 8. m. VOy. MAEZ.
MAEZ, 8. m. (anc.) Voy. BEM.
MAEZ, 8. m. T. La campagne, les
champs. Yor. MEAZ.
MAEZUR, v. a. C. Voy. MEZUR.
MAGA, v. a. Nourrir gens ou bêtes,
élever du bétail.
MAGADELL, 8. f. Nourrisson. On dit
mieux, magadenn.
MAGADELL, 8. m. et adj. V. Indolent,
vaurien, qui ne pense qu'à manger.
MAGADENN, 8. f. Nourrisson; pl. ou.
— Naga, nourrir.
MAGADUR. YOT. MAGADUREZ.
MAGADUREZ, 5. L. Ce mot ne s'em-
ploie que comme terme de dévotion,
au sens de nourriture spirituelle.
MAGAR, v. a. T. Nourrir; p. maget.
YOT. MAGA.
MAGEIN (mag-e-in), Y. a. Y. Nourrir
gens ou animaux, élever du bétail;
D. maget,
MAGER (mag-r), s. m. Nourricier.
Tad moger, père nourricier. Ce subs-
MAL
tantif figure parmi les noms de famille.
rians on l'écrit Maguer, Ma-
e.
MAGÉREZ (mag-erez), 8. f. Nourrice
d'enfant, et, par extension, pépinière,
lieu où l'on élève de jeunes arbres
destinés à la transplantation. En ce
dernier sens, on dit de préférence
gwesogik.
MAGEUR (mag-eur), 8. m. C. Nourri-
cier. Tad mageur, père nourricier. Ce
mot figure parmi les noms de famille.
En français, on l’écrit Magueur.
MAGNOUNER, 8. m. Chaudronnier;
pl. ten.
MAGUZ, adj. Peu ou pas usité. Nour-
rissant. — Maga, nourrir.
MAHOM, MAHOUM. VOy. MAC'HON.
MAILL (Les L mouillées), 8. m. Ex-
pert, connaisseur; pl. matlled.
MAILL (Les L mouillées), 8. m.
Maille d’un filet de pêche, et aussi
muillet, marteau de bois.
MAILLARD (Les L mouillées), s. m.
Canard mâle, oïe mâle. Ce mot figure
parmi les noms de famille.
MAILL-HDUARN (Les L mouillées),
8. m. Gros marteau en fer. À la lettre,
maillet en fer.
MAILLOK (les L mouillées), s. m. Y.
Menton; pl. maïllogeu (maillog-eu).
MAILLUR (les L mouillées), 8. m.
Maillot d'enfant; pl. ou. Il ne s'em-
ploie guère qu’au pluriel : ema c’hoaz
enn he vaillurou, il est encore au
maillot.
MAILLURENN (les L mouillées), 8. f. Y.
Maillot, langes d'enfant; pl. eu.
MAILLURI (les L mouiilées), v. a.
Emmailloter; p. maluret.
MAILLUROU (les Lmouillées), s. pl.m.
Voy. MAILLUA.
MAL, 8. L Y. Béquille; pl. maleu.
MAL 495
MAL, 8. f. (anc.) Mouture. — Hala,
moudre.
MALA, v. a. Moudre, égruger, râper;
p. et.
MALADEK, 8. L. Mouture, salaire du
meunier.
MALADENN, a. f. La quantité de
grains que l'on donne à moudre en
une fois. — Mala, moudre.
MALAFENN. VOY. BALAFENN.
MALAN, 8. m. Gerbe de blé; pl. ou.
MALANA, v. a. Eogerber, mettre en
gerbes, parlant du blé.
MALARDE, 8. m. Y. Carnaval, mardi
gras.
MALCHUENN, 8. f. Y. Flocon, par-
lant de la neige; paupière; pl. eu.]
MALEIN (male-in), v. a. Y. Moudre,
égruger, triturer; p. malet.
MALEN, 8. L. Y. Egrugeoir. Voy.
MALEIN, Y. à.
MALET, adj. et part. Moulu. Butun
malet, du tabac en poudre, à priser.
Cet adjectif figure parmi les noms de
famille. En français on le prononce
Malictte ou Malette.
MALETENN, 8. L. Besace, biss:c, va-
lise; pl. ou.
MALE-TOUICH, s. m. C. Cancer.
MALGUDENN, 5. f. Y. Paupière, cil
des paupières; pl. eu.
MALKENN, 8. f. Nuage épais; pl. ou.
MALL, 8. m. Hâte, empressement,
temps opportun.
MALL, MALLU, adj. (ane) Mauvais.
Autrefois en français on disait aussi
Mal au sens de mauvais. Ainsi, on
disait mal chaussée pour mauvaise
chaussée, terrain élevé et d'un pas-
gage dangereux.
MALLAS. VOy. BALLAZ.
484 MAL
MALLAZ, s. L. En quelques localités,
il se dit pour mallos, malédiction.
MALL-C'HEOT, 8. m. Jusquiame, ha-
pebane, plantes.
MALLOC'H, 8. L. Y. Malédiction. —
Milligein, V., maudire.
MALLOZ, s. L. Malédiction, impréca-
tion. — Milliga, maudire.
MALLU (anc.) Voy. HALL (anc.).
MALO. VOy. KAOL-MALO.
MALOENN. VOy. MALVENN, plant de
mauve.
MALDRD, s. m. Y. Lépreux ; il s'em-
ploie aussi comme nom injurieux
donné aux cordonniers.
MALDRT, 8. m. (anc.) Malotru.
MALOUCHEIN (malouche-in), v. a. Y.
Maudire, en termes de dévotion.
MALOUER, s. m. Egrugeoir, moulin
à café ou à poivre. — Mala, moudre.
MALOUIN (malou-in), s. m. Habitant
de Saint-Malo.
MALTR. Yor. MARTR.
MALU, Y. a. (anc.) Gâter, corrompre,
broyer.
MALUENN, MALVENN, 5. f. Y. Pau-
pière, cil; pl. eu.
MALV, MALO, s. pl. m. De Ja mauve;
c'est le pluriel de malvenn, maloenn.
MALVENN, 5. L. Cil, paupière; pl.ou.
MALVENN, MALOENN, 5. L. Un plant
de mauve; pl. malo, male, masculin,
des plants de mauve, de la mauve.
MALVER, Y. n. En quelques loca-
lités il s'emploie pour merrel. mourir ;
D. martet. À Innu près, le verbe
malver se conjugue comme merrel.
MALVRAN, 8, m. Corbeau mäle; pl.
malvrini.
MAM
MALVRINI ; pluriel du précédent.
MALZENN, 5. f. Flocon de neige, de
laine ; pl. ou.
MAMM, 5. f. Mère, et anssi matrice.
Ma mamm, va mamm, ma mère, ma-
man.
MAMM-AR-MOC’H, 8. f. Epithète in-
jurieuse que l’on donne à une femme
mailpropre. À la lettre, mère des
cochons.
MAMM-DIEGEZ (dieg-ex}, â. f. Aceou-
cheuse, sage-femme. — Mamm, mère,
et tieges, ménage.
MAMMEK, 8. f. Y. Belle-mère; pli.
mammegeu. — Mamm, mère.
MAMMENN, 8. f. Source d'eau, et,
par extension, cause première, prin-
cipe, source.
MAMMENN-AL-LAGAD, s. f. Pranelle
de l’œil. A la lettre, principe de l'œil.
MAMM-FLOUR, 5. L Mère-goutte, pre-
mier suc extrait des fruits foulés. Yoy.
MÈRE-GOUTTE à mon Nouveau Diction-
naire français-breton 1869.
MAMM-GAER, s. f. Belle-mère. À la
lettre, mère-belle. En Vannes, on a
conservé le vieux mot mammek, qui
est assurément plus breton et qui n'est
pas, comme mamm-gaer, une sotte
imitation du français.
MAMM-GAMM, 8. f. Goutte, maladie,
sciatique. — Mamm, mère, et kamm,
boiteux. Voy. MAVI-GAMM.
MAMM-G0Z, 5. f. Grand'mère, degré
de parenté. — Mamm, mère, et koz,
vieux.
MAMM-GUN, MAMM-GUNV, 5. f. Bi-
saïteule. — Hamm, mère, et kun, kunv,
débonnaire.
MAMM-IEU, 8. f. Y. Trisaïeule. On le
dit aussi de la grand’mère.
MAMM-ILIZ, a. L Cathédrale. À la
lettre, mère-église.
MAMM-IOU, 8. f. Trisaïoule.
MAN
MAMM-LABOUS, s.f. Femelle d'oiseau
en général. A la lettre, mère-oiseau.
— Ar vomm-labous bad he re phan
la femelle et ses petits.
MAMM-MAERON, 5. f. Y. Marraine
d'un enfant.
MAMM-MAEROUN, 5. f. Marraine d'un
enfant.
MAMM-VRD, 8. L Patrie. — Mamm,
mère, et bro, pays.
MAMMIR, s. 1. Nourrice. C'est le di-
midutif dé mamm, mère.
MAMMOD, s. f. Matrice de la femme,
et aussi le mal de mère. En ce dernier
cas, on dit de préférence drouk-vamm.
MAN, 5. f. Apparence, air, figure,
feinte, semblant. — Ober van, faire
semblant.
' MAN, MANN, 5. m. Y. C. Mousse
terrestre.
_MAN, s. m. (anc.) Homme, par op-
position à femme. En allemand, man.
MAN, MA, particule démonstrative :
ann den-mañ, cet homme-ci. Yor. MA,
particule.
MANAC'H, 8. m. Moine, religieux;
pl. menec'h. Ce substantif est un nom
de famille très-répandu ; on le pro-
nonce en frauçais avec la gatturale
bretonne c'h : ar manac'h, le moine;
ar venec’h, les moines.
MANAC'H-SANT-BENEAD, 5. m. Bé-
nédictin, religieux de l'ordre de saint
Benoît; pl. menec'h-sant-Benead.
MANAC'H-SANT-BERNEZ, 8. m. Ber-
pardin, religieux de l'ordre de saint
Bernard; pl. menec'h-sañnt-Bernes.
MANAC'H-SANT-BRUNO, 8. m. Char-
treux, religieux de l'ordre de saint
Bruno: pl. menec'h-sant-Bruno.
MANAC'H-TI, MANATI, 8. m. Couvent
d'hommes. — Manac'h, moine, et t.
maison. Bangi est le plus usité.
MANAGOU. Ober ar managou, faire le
patelin,
MAN 495
MANATI, 8. m. Convent d'hommes.
Voy. MANAC'H-TI, dont il est la con-
traction.
MANDOK, 8. m. Gardon, poisson ;
pl. mandoged.
MANDOZ, 5. m.. Ventouge, terma de
chirurgie ; pl. mañdosiou (mañdo-siou).
Voy. le suivant.
MANDOZI, et mieux, 851 AR MAR-
00SIOU, appliquer les ventouses à un
malade. Voy. MANDOZ.
MARDRDGENN (mañdrog-enn), 8. f. Y.
Grosse joufflue, en mauvaise part.
RANE, s. m. Y. Montagne; pl. ma-
neieu. VOy. MENEZ.
MANEEK, adj. Y. Montagnéux.
MANEG, MANEK, s. L Gant; pl. ma-
negou. — Grwiska he vanegou, on em
vanega, mettre ses gants.
MANEGA, v. a. Ganter. mettre les
gants à; p. maneget. — En em vanega,
se ganter.
MANEGENN (maneg-enn), 5. L Gan-
telée, plante. — Manek, maneg, gant.
On dit âussi violetes-ann-Itroun- Varia.
MANEGER (maneg-er), s. m. Gantier ;
pl. ten.
MANEGEREZ (maneg-eres), 8. L. Gan-
tière ; pl. ed.
MANEGOU, pluriel de manek, maneg,
gant.
MANEGOUR, 8. m. Y. Gantier ; pl. ma-
negerion (maneg-erion).
MANEK. Yor, MANEG, gant.
MANEK, 8. L. Manique de tonnelier.
MANEX-HOUARN, 8. f. Gantelet, partie
de l’armure des anciens. — Marwk,
gant.
MANER, s.m. Manoir ; pl.iou. Ce mot
dérive du vieux verbe msrel, demeurer,
dout le participe était manet,
BL
426 MAN
MANGOER, 8. L. Y. Murail'e; pl. ieu.
MANGOUNELL, s. f. Baliste, machine
de guerre des anciens.
MANIKL, s. m. Y. forn ou menottes
ur les criminels; pl. eu. Comme en
Francais. le singulier n’est pas usité.
— Lakat manikleu ar deourn unn den,
mettre les menottes à uu homme, Y.
MANIKLEIN (manikl-e-in), v. a. Y.
Mettre les mennttes ou fers à un cri-
minel; p. maniklet.
MANIKLEU, pluriel de maniki, Y.
MANK, adj. Y. Manchot. Voy. MOUGN.
MANKART, s. m. Y. Manchot.
MANKET, s. m. Y. Manchot.
MANN, 8. m. (anc.) Lieu, endroit.
Peurvann, pâturage, par contraction
pour peuri mann, lieu à paire,
MANN, 8. m. Nourriture merveil-
Jeuse envoyée aux Israélites dans le
désert, la manne.
MANN, adv. Rien, pas du tout. Ne
dal mann, il ne vaut rien.
MANN, s. m. Y. GC. Mousse terrestre.
MANNOU, 8. pl. m. Terre provenant
du grattage des routes et chemins, et
servant d'amendement pour les terres
en culture.
MANNOUS, 8. m. Y. Nasillard.
MANNOUZ. Le même que le précé-
dent.
MANNOUZEIN (mannouz-e-in), Y. n.
V. Nasiller.
MANNDUZEREC'H, 8. m. Y. Nasille-
ment.
MANNOUZEL, 5. L Y. Nasillarde.
MANSOUNA (mañi-souna), v. a. Ma-
çonner ; p. marisounel.
MANSOUNER (mañ-sounerl, 8. Im.
Maçoa ; pl. en.
MAO
MANTELL, s. f. Manteau ; pl. meñel,
mrniellou.
MANTIKL, 8. m. Y. Menottes, fers
des criminels. Il ne s'emploie guère
qu’au pluriel, mansikleu. Yor. BANIEL.
MANTR, s. m. Pcu ou usité.
Aflliction. pe
MANTRA, v. 8. N'est usité qu'au
participe mañsret, abattu de douleur,
surpris. Voy. le suivant.
MANTRET, adj. et part. Abattu de
douleur, stupéfait. Mañtret eo he ge-
loun gant ar c'hlac'har. il est abattu
de douleur. Mañtret e oe gañt se, il en
resta stupéfait.
MAO, adj. Gai, enjoué. Ce mot figure
fréquemment parmi les noms de fa-
mille.
MAO, adj. T. Sain, bien portant.
MAD, 6. m. C. Oiseau de proie qui
est amphibie, selon Le Pelletier.
MACAAT, v. n. Peu vusité. Devenir
gai, enjuué. — Mao, adj., enjoué.
MAIL, BAOL. Voy. ce dernier.
MAOTVELEN, s. m. Tumeur à la tête
-des bêtes à cornes. Ce substantif
maolrelen, où entre maot sans doute
pour maout, mouton, semble indiquer
que ce mal attaque principalement les
moutons. On dit aussi bodtelen.
MAOUEZ, a. f. Femme, par opposi-
tion à homme ; h nime mariée ou non
mariée ; pl. merc'hed. Eur vaoues, une
femme ; ar merc'hed. les femmes.
MAOUGENN (maaug-enn), 8. m. Peau
de mouton, cuir de mouton. — Haou,
mouton, et Kenn, peau (anc.).
MAOUT, 8. m. Mouton, animal;
mouton de cloche; victoire ou prix
daus les luttes et les concours; vin
d'accomplissement ou gratification
que l'on donne aux ouvriers quand ils
ont terminé une bâtisse. lI se dit
aussi pour désigner le beau ou le coq
du village, jeune garçon recherché
des filles de l'endroit; pl. meot. Maous
est uu nom de femille.
MAP
MAOUT-KENN, 5. m. VOy. MAGUGENN.
MAOUT-TARO, 8. m. Bélier. À la
lettre, mouton taureau.
MAOUT-TARV, s. m. Voy. le précé-
dent.
MAOUT-TDURC’H, s. m. Bélier. À la
lettre, mouton mâle.
MAOUTA, v. n. Se battre comme les
béliers, les moutons. — Maout, mou-
ton.
MAOUTENN, s. f. Couvre-tête fait en
peau de mouton garnie de sa laine, à
l'usage des marins principalement.
MAOUTER, s. m. C. Gardeur de mou-
tons. — Raout, mouton.
MAOUTEREZ, s. L C. C’est le féminin
du précédent. .
MAOUTVELEN, 8. m. YOT. MAOTVELEN.
MAP, NAR, s. m. Fils, enfant mâle;
pl. mipien. Ar map, ar mab, le fils;
ar mipien, les Dla. Ann tad hag he
vipien, le père et ses fils.
MAP-BIHAN, 8. m. Petit-fils, degré
de parenté. Ce mot composé, qui est
une imitation fâcheuse du français
petit-fils, ne vaut pas le substantif
doaran, de Vannes ; mais il est usité
en Léon.
MAP-DEN, 8. m. L'homme en géné-
ral, sans distinction de sexe. — Map,
fils, et den, homme. Il ne s'emploie
qu'au singulier.
MAP-DIVADEZ, 8. m. Esprit-follet,
lutin. — Map, fils, enfant, et divadez,
qui n'a pas recu le baptême.
MAP-KAER, s. m. Beau-fils, terme de
parenté. Ce mot composé 681 ue sotte
imitation du français beau-fla (map,
mab. fils, et kaer, beuu). L'ancicn mot
mabek, qui a été conservé en Vannes,
est assurément plus breton, étant dérivé
de math. fils.
MAP-KAGN, s. m. VOy. KAGN.
MAR 427
MAP-LAST, 6. m. Fils de prostituée.
— Map, mab, fils, et gast, prostituée.
Ou dit de préférence mab-gast, qui est
plus régulier. Voyez-y. La lettre dure
P de map fait changer ea lettre forte le
G du radical gast.
MAP-LAGAD et aussi MAB-AL-LAGAD.
Yor. ce dernier.
MAR, MA, conj. Si. Mar teu,s il vient.
Mar kar, s'il veut.
MAR, s. m. Doute, incertitude. Bazad
e mar, besa war var, être en doute,
être en danger de. Hep mar e-bed,
sans aucua doute. Voy. WAR-VAR.
MAR, adj. Y. T. Plusieurs, beaucoup.
VOy. MEUR.
MAB, s. m. Corme, fruit. On dit de
préférence, perenn-mar; pluriel per-
mar.
MARBIGELL (marbig-ell), s. L. Etrane,
faucille légère ; pl. ou.
MARBIGELL, MARR-BIGELL (mar-
big-ell), s. f. Petite marre d’agricolture.
VOy. MARR-BIGELL.
MARBLEO, s. m. Duvet d'oiseau, poil
follet au visage. N'eus nemet marbleo
war-n-63ho, ils (oiseaux) n'ont encore
que du duvet sur le corps.
MARBRAN. VOy. MALVRAN.
MARCHIKOD, MASIKOD (ma-sikod),
s. m. C. Enfant de chœur des églises ;
pl. ed.
MARCH, 8. m. Y. Entorse. Voy. FALS-
VARCHADENN.
MARC'H, 8. m. Cheval mâle, chevalet
d'ouvrier ; pl. kesek. Dans Tu , 00
appelle marc'h un cheval, quel que
soit son sexe. Il en est de même du
pluriel kesek. Mont war varc'h, aller à
cheval. Eu style familier, on dit : Besa
war he varc'h, être en grande colère.
A la lettre, être sur son cheval. —
A l’île de Batz, où l'on fait grand cas
des chevaux, parce qu'ils sont rares
en ce pays, on dit : Ne chouminn ket
eno evit eur marc'h, je n'y resterai pas
498 MAR
pour on cheval, quand même on me
donnerait un clieval. Voy. plus bas les
nombreux dérivés de marc'h.
MARC'HA, v. n. Être en chaleur,
parlant d’une jument. Ge verbe dérive
de marc'h. cheval, et se conjugue avec
le verbe auxiliaire ober.
MARC'HA, v. a. Mettre sur ses gonds
une porte, une barrière, monter une
porte. Voy. MARC'H-D0R.
MARC'HAD, 8. m. Marché, lieu pour
les ventes, et anssi convention, traité,
prix, marché; pl. marc'hajou.
MARCHADENN, s. f. Entorse. Voy.
FALS-VARCHADERN, Y.
MARC'HADOUR, s. m. Marchand. Ce
sobstantif est un nom de famille très-
commun ; pl. ten.
MARC'HADOUREZ, s. f. Féminin da
précédent ; pl. ed.
MARC'HADOUREZ, a. f. Marchandise.
Ce substantif ne s emploie qu’au sin-
gulier, mais il est considéré comme
vom collectif, à l'instar de keuneud,
de Kolo et autres. Yor. le mot coLLecrir
à mon Nouveau Dictionnaire français-
breton 1869. Ar marc'hadourez-1e n'int
Ket mad, cette marchandise n'est pas
bonne. À la lettre, cette marchandise
ne sont pas bonues.
MARC HAGN, adj. Stérile, parlant des
femelles d’auimaux.
MARC'HAJDU, a. pl. m. Pluriel irré-
gulier de marc'had, marché.
MARC'H-ALAR, 8. m. Chevalet qui
supporte la charrue. — Marc'h, che-
valet, et alar, charrue.
MARC'’HALLAC'H, 3. m. Mot contracté
pour marc'had leac'h. lieu ou place du
marché, champ de foire. Voy.MARC'HAL-
LEC'H, Ce mot est un nom de famille
assez répandu.
MARC'HALLE, et mieux MARC'HAL-
LEC'H, 8. m. Y. Place du marché. —
Marc'hat, Y., marché, et lec'h, lieu.
Voy. le suivant.
MAR
MARC'HALLEC'H, s. m. Y. Le Lieu où
se tient le marché, la foire. — Mer-
c'hai, V., marché, et ac'h, lieu. J'ai
signalé en tête de ce dictionnaire fha,
bilude qu'ont les Bretons de modiser
certaines lettres pour adoucir la
nonciation ; il est de fait que hal,
lec'h est plus facile à prononcer que
marc'hat lec'h.
MARC'HAT, s. m. 1. Lo même que
marc'had, du Léon.
MARC'HATA, v. n. Marchander le
prix, irrésolu, hésiter.
MARC'H-BLENIER, s. m. Cheval qui
tient la tète de l'attelage. — March,
cheval, et blenia, guider.
MABC'H DOB, s. m. Gond de port;
pl. marc’hou-dor.
MARC'HEGER (marc'heg-er), ss. m.
Ecuyer, qui manie bien un cheval. —
Marc'h, cheval. On dit aussi mareger.
MARC'HEL, 8. m. Cavalier, chevalier,
écuyer ; pl. marc'heien. — Rerc'h,
cheval. On dit aussi maret.
MARC'HEKAAT, v. 2. Manier bien un
cheval. On ditaussi marekaat.— Marc'h,
cheval.
MARC'HEKADENN, 8. f. Cavalcade. —
Marc'h, cheval.
MARC'H-HAMON. Beza war varc'h-
hamon, se dit, en Cornouaille, d'un
mari qui est jaloux de sa femme. Yor.
le mot JALOUX à mon Noureau Diction-
ngre français-breton, 1869.
MARC'H-HESKEO , s. m. Abcès en
suppuration.
MARC'HIK, 8. m. Bidet, petit cheval
de selle pour les dames qui habitaient
la campague. C'est le diminutif de
march, cheval. — C'hoari marc'hik,
jeu du cheval que les enfants exécutent
en se mettant un bâton entre les
jambes.
MARC'H-KALLOC'H, s. m. Cheval en-
Uer, non coupé. Voy. MUA,
MAD
MARC'H-XARR, 8. m. Cheval de trait.
— Marc'h, cheval, et karr, charrette ;
pl. kesek-karr.
MARC'H-KENN, 8. m. Peau on cair de
cheval, — March, cheval, et kenn (anc.),
peau,
MARC'H-KLOC'H, 8. m. Sonnailler ou
cheval d'atitelage qui porte une clo-
chette. — Marc'h, cheval, et Kloc'h.
cloche. )
MARC'H-KOAT, 8. m. Chantier ou
chevalet de charpentier, poutre qui sert
à soutenir un navire en construction ;
pl. marc'’hou-koat.
MARC'HDDENN, 8. f. Poupée. Voy.
MERC'HODENN, qui est plus régulier.
MARCHOSI (marchô-si), s. m. Ecurie;
pl. marchosiou. Ce mot, qui dérive
évidemment de marc'h, cheval, s'écrit
et se prononce cependant sans la gut-
turale c'h.
MARC'H-RED, 8. m. Cheval de luxe.
À Ja lettre, cheval qui court; pl. kezek-
red.
MARC'H-ROUZ, 8. m. Ces mots, qui
signifient cheval roux, s’emploient, on
ne sait top pourquoi, en parlant d’un
homme jaloux de sa femme : eunn
tammik marc'h-rouz en deux, il est un
peu jaloux.
MARC'H-SAILLER (les L movillées),
8. Im. Y. Ktalon; pl. kezek-sailler. —
Marc'h, cheval mâle, et sala, V.,
saillir.
MARC'H - SAMM , s. m. Cheval de
Charge. — Marc’h, cheval, et samm,
charge, fardeau. |
MARC'H-VOR, s. m. Cheval marin;
pl. kesek-æor. — March, cheval, et
mor, mer.
MARD, s. m. (anc.) Merde.
MAROOZ, s. m. C. Voirie, lieu de
dépôt des immondices.
MARDOZI, v. a. D, Salir de merde;
p. mardoset.
MAR 429
MARDOZUZ, adj. Ball de merde. Yar.
MARD (anc.)
MARE, 8. m. Temps, époque, saison.
— Da bep mare, continuellement; mare
e-bed, jamais.
MA-RE, VA-RE, prop, poss. Y. T. C.
Les miens, les miennes. Voy. RL. HA,
VA-HINI, qui est le singulier.
MAREAD, 8. m. Grand nombre, bande,
troupe. — Eur maread bugale, une
bande d’enfantis.
MAREGER (mareg-er). Voy. MARC'HESEB.
MAREXK. VOY. MARC'HEE.
MAREKA, v. n. Aller à cheval, en-
: fourcher on cheval; p. mareket. YOt,
MAREL.
MAREKAAT. VOY. MARC'HETAAT.
MAREKAQOUR, 8. m. Y. Qui manie blen
un cheval. Yor. MAREK.
MARELL, 8. L. Mérelle, jeu d'enfant.
MARELLA, v. a. Marqueter, mou-
chegar: p. et
MARELLÉET, adj. et part. Bigarré,
de couleurs diverses.
MAREZ, MARES, s. m. Y. Plaine,
vaste étendue de campagne; pl. mare-
xeu.
MAREZAD, MAREZAT, s. m. Y. Ur
marezat et, V., une plaine couverte
de blé. Voy. MAREZ.
MARG, 8. m. Marne, substance cal-
caire.
MARG, MARGACH. Vay. ce dernier. Y.
MARGA, v. a. Marner, ameuder une
terre avec de la marne; p. et. Voy.
MARG
MARGACH, MARG, 8. m. Y. Marc ou
restes des fruits foulés pour en fairy
une boisson.
MARGALOUN , 8. m. C. Affliction,
chagrin.
430 MAR
MARGEU [(marg-eu), s. pl. m. Y. Le
marc des raisins, des pommes et autres
fraits foulés, marc de la graisse fondue
et décantée.
MARGOD , 8. m. Nom pittoresque
donné à la pie, oiseau.
MARGODIK, 6. m. Margodik ar bik:
le même que margod.
MARI, 8. L Nom de baptême de
femme, Marie. — À l'instar du prénom
lann, Jean, décrit plus haut, le prénom
breton Mari sert à accumuler les dé-
fauts que peuvent avoir les femmes,
Ainsi, on dit : Mari-forc'h, souillon;
Mari-flao, eur Vari-flano, une femme
sans ordre; Mari-morgañt, une pois-
sarde. Voyez ces mots composés et
aussi Zann. :
MARI-FORC'H, 8. f. Souillon, femme
malpropre. — Eur Vari-forc'h, une
souillon.
_MARIGOD, s. m. Certain poisson dont
j'iguore le nom en français.
MARI-MORGANT, s. f. Sirène, poisson
fabuleux, et aussi poissarde. A la lettre,
Marie arrogante. — Eur Vari-moryanit,
une poissarde.
MARINET, 8. m. V. Culotte étroite;
pl. marinedeu.
MARITELL, 8. f. Peine d'esprit; pl. ou.
MARITELLA, v. D. Avoir des peines
d'esprit; p. et. Il se coujugue avec
l'auxiliaire ober.
MARITELLUZ, adj. Qui a des peines
d'esprit.
MARJCLENN, 8. L. Coquette en mau-
vaise part. En français ancien, on disait
marjolet, pour désigner un fat préten-
ieux.
MARKINOU, 8. p].m. Et aussi markou,
markoumellou, masklou, le marc des
fruits foulés pour faire de la boisson,
le marc de la graisse fondue et dé-
cantée.
MARKIZ, s. m. Marquis; pl. ed. —
Ann aotrou ar mark, monsieur le
Marquis.
MAR
MARKIZEZ, 8. f. Marqaise ; pl. ed. —
Ann itroun ar varkisex, madame la
marquise.
MARKOU. VOy. MAREINOU.
MAAKOUMELLOU. Voy. HARKINOU.
MARLANK, MARLOUAN, s. m. Merlen,
poisson; pl. ed.
MARLOUAN, MARLANK, 8. m. Yor. le
précédent.
MARMOUZ, 8. m. Singe, babouin ;
pl. ed. — Fri marmous, nes épaté. À la
lettre, nez de singe.
MARMOUZAT, v. n. Nasiller. Il se
conjugue avec le verbe auxiliaire ober.
MARMOUZEZ, 5. 1. Guenon ou femelle
du siuge; pl. ed.
MARO, 8. m. Mort. — Lou ar maro
a 30 gant-han, ii est à l'agonie. A la
lettre, couleur de la mort est avec lui.
MARO, adj. Mort, décédé. — Korf
maro, corps mort. — Treas maro, sable
que la mer ue recouvre jamais.
MARONADO, s. m. Chant funèbre.
MARDUEIN (maroue-in), v. n. Y.
Mourir; p. marouet. Voy. MARUEIN, plus
usité.
MAROUNAO , MAROUNAT, 8. m. Y.
Chant funèbre.
MARPR, 8. m. Marbre, minéral, et
aussi essieu de roue d’un moulin.
MARR, 8. m. Houe, marre, outil
d'agriculture; pl. mirri. En Vannes, le
pluriel est marreu. — Segal marr, du
seigle d'écobue, du seigle semé dans
un sol nouvellement défriché et dont
on a brûlé les mottes de gazon.
MARRADEK, s. m. Ecobuage, certain
travail d'agriculture qui consiste à eu-
lever les moites de gazon avec la marre
et à les brûler ensuite quand elles sont
desséchées. Les cendres sont répandues
sur le sol à défrichcr. Marradek désigne
aussi une sorte de réunion ou de fête
qui se fait à cette occasion en quelques
localités. Voy. le suivant.
MAR
MARRAT, v. a. et n. Ecobuer, et aussi
travailler à la marre. Voy. le précédent.
Ce verbe s'empioie aussi comme subs-
tantif : ar marrat, l'écobuage. Voyez
ce. qui est dit à ce sujet au mot INFINITIF
de mon Nouveau Dictionnaire 1869.
MARR-BIGELL, MARBIGELL (marbig-ell),
6.1. Marre, outil d'agriculture. — Harr,
marre, et pigell, houe, hoyau.
MARREIN (marre-in), v.a. et n. Y. Le
même que marrat.
MARS. Yor. MARI.
MARSE, adv. Y. Peut-être. Ce mot est,
comme martsse, une contraction de
mar teu kement-se, si vient cela.
MART, 8. m. (anc.) Mort, 8. L
MARTEZE, adr. Peut-être. Ce mot est
006 contraction de mar feu kement-se,
si vient cela.
MARTI, 8. m. C. Besa er mart, être
en nourrice, parlant d’un petit enfant.
MARTOLOD, 8. m. Matelot: pl. ed.
MARTR, s. m. Fouine, animal ; pl. ed.
MARU, s. m. V. Mort, décès.
MARU, adj. Y. Décédé, mort.
MARUEIN (maru-e-in),v.0.V.Mourir ;
p. Mmaruet.
MARUEL, v. n. V. Mourir; p. maruet.
MARV, 8. m. et adj. Voy. MARO, mort,
8. m. et adj.
MARV-SKAON , s. m. Tréteaux fu-
pébres. — Harp, maro, mort, et skaoñ,
unc.
MARVAILL (L mouillées), s. m. Conte,
histoire faite à plaisir pour amuser;
pl. marcaïilibu.
Dans mon Nouveau Dictionnaire fran-
çais-breton 1669, je me suis longue-
ment étendu, au mot STYLE, à faire
ressortir l'originalité du style des
contes bretons (marvaillou), et j'en ai
donné un échantillon au mot vens,
poésie. Je ne puis résister ici au désir
MAR 431
d'en présenter un second exemple. —
Le premier de ces contes est dû à
M. Milin (Gabriel), écrivain breton d’un
incontestable mérite.
Au sajet de ce premier conte, je
dirai, pour en faire connattre la portée,
que Michel Le Nobletz et le P. Maunoir,
tous les deux missionnaires, ont com-
posé à diverses époques (vers 1650)
une foule de cantiques sous les noms
de Rent ar Barados et de Ar Vuez
gristen, et que, de plus, il paraît s véré
qu'ils ont composé des tableaus ; 30-
lennou) dans lesquels ils introdw' ajent
et mettaient en scène bêtes e!: enp,
añn de rendre plus compréhensit €
aux babitants de la campagne les lois
de Dieu et le chemin Gu paradis.
On pense que le récit qui suit est la
paraphrase d'un de ces tableaux. —
Voyez ce qui est dit du style des contes
au mot sTyLe de mon Dictionnaire
français-breton 1869.
AR PAOTR LAOUIK
HAG ANN AOTROU DOUE
E P'ougerne gwechall-goz e voa 0
Choum eunn intauvez hag e devoa tri
baotr, jiaouankik ho zri c'hoas. He
gosz, labourer douar, a voa maru,
ann den Kent. oc'h ar boan. Ne voa
ket gwall bell abaoue c'hont, ha brema,
evel a c'hell kredi, ann intanvez
paour-ma 6 devoa dienez muioc'h evit
ne devoa bet araok ; ne veve hi hrema
hag he bogale nemet dioc'h kaloun
vad ar gristenien bo devoa truez out-
bi. D'ar c'houlz-xe, ann dud a voa
mad oc'h ar paour, bag hed ar weach
int bol, evit doare, enn hor bra.
Guude duou pe dri bloaz, paour kosa
ann intanvezs pa voe great he baskou
gant-han ba p'en devoe paket he dris, K
vloaz, ann holl tro-war-dro a lavare
d'he vamm 6 voa mail bras d'ezhi la-
kaat anezhan da ober ennn dra pe zra
euz be gort,
Ann intanvez-ma a wie ervad e voa
gwir Kemend a lavare ann dud d’ezhi,
bag eunn derrez bag hi mont ba
koms oc'h he van ha lavaret d'ezhan e
voa diwar cur mare mei d'ezhan
choum da veva diwar ann aluseun, ba
Dber: e Uie mont brema da labourat
evit gounid be vara. — Ne c’houlen-
nano ket gwell, va mamm, hag 0
432 MAR
c'hortoz edoun ma komsjac'h ouz-in
diwar-henn ann dra-38 evit mont da
vale hra, rak marieze e vezxinn euru-
soc’h evit choum dre ama. — Kea, pa
gavi mad mont, eme he vamm, me ne
virinn Let ous-id; karei em bije avad
Tel d'id eur gwennek-bennag ha n'em
beuz liard na diner evel a ouzoud.
N'es pezo ela, va map, nemet eunn
tamm bara. — Mad! va mamm, eme ar
paotr; marlese a-benn ma vezo debret,
em beto karet ennn tamm-bennag all.
Bag ar paotr neute ha lavaret Lkena-
vezo d'he vamm ha d'he vreudeur,
hag cnn hent,
Eur pevar dervez-bennag a reas gant
he vara, ha ne sebraz Ket leis he gol
bep pred; ne zebraz nemet evit beva
ba choum enn he sav. War bonn ar
pevare dervez, dloc'h ar pardaez-n0s,
ar paotr, ne wie nag hent na gweno-
denn, a en em gavaz e-kreis eur c'hoat,
O welet ann noz war be gein hag hep
gousout da be leac'h mont, ar paotr a
gerz evelalo araok enn eur lavaret :
— Martese e kavina ti dre amas. Setu
m'en doa lavaret gwir, rak a-benn eur
pennadik goude hag heu ha gwelet eur
goulou dira-z-han. Tostaat a ra oc'har
ulou, hat en em gaout hep dale
irak eur maner. Hep marc'hata tamm,
he-man dioc'htu a sko war ann or.
Eur plac'h a zeu da zigeri : — Piou
oud-te, paotr, a c'houlenn hou-man
out-han? — Me, eme-z-han, a zo eur
paourik Leaz n'en deuz pa ti na netra
d'am golei nemet toenna ann Do;
pevar dervez 30 ez ounn eat euz ar
ear, en em gavet ounn er c'hoat-man
ar pardaez hag e kartenn Kaout digor,
ma ve gallet, rak ne d-eo ket ebad
beza er-meaz, kor ien ha ma’z eo
anezhi. — Netra avad. eme ar piac'h.
Mad! deport eur pennad, me ja da
C'houlenn digant ar mestr ha da loja a
raio.
Hag ar plac'h ha mont, ma lavaraz
ar nestr d'ezhi digas ar paotr enn ti
ba rel d'ethan eunn dra-bennag da
zibri. Bez’ e c'hellit kredi ne voc ket
lent ar paotr da vont ebarz pa voe
lavaret d’ezhen, ha ne reaz kot a bis-
migou ivez evil slaga gant ar pez a
voue lakat a-zira-z-hun, rak pellik a
voa n'en devoa Ket bet leiz he gol,
Épad ma'z edo o tibri, ar mestr a
ziskennaz oc'h traon hag a c'houlennaz
ous ar paotr piou a voa hag eus a
MAR
beleac’h e teue. — Me, eme-z-han, a œ
mab eunn iutanvez paour eus a Blou-
gerne, ba nevar derves z0 ounn eat
euz ar gear gant asant va mammm da
glask gounid va samm, pa’z Ouun en
em gavet enn noz-man er C'hoat a sp
aman. — 0 Klask labour emoud ‘ta,
eme ar mestr? — Ia da, ne c'houlen- :
nann ket gwell. — Mad! mer Kere e
choumi ama hag es peù kant skoed
er bloas evit da Koumanant: a veg
bevet ha gwisket ouspenn. Évit anù
dra-ze ne vezo ket bras al labour ss
pezo da ober. Me am beus ase ennn
azen em c'hraou, n'es netnet
mont da gas aneshan da ober eur baie,
pell a 30 n'eo Ket bed er-meaz, ha ps
vezi diskuiset a-benn daou pe dri
dervez am, ez i gant-han. Arabad e
vezo d'id avad sacha morse war he
gabestr; lezel anezhan a ranki da vont
el leac'h ma karo, rak mar (ennet wer
be bonn m'her goueso abred ha neuse
me da laosko da vont Kult ha n'es
kemerinn mui. Brema gra evel a giri.
— N'ho peret aoun e-bed, eme ar
paotr, ober a rinn ar pez a tell d'e-hoc'h,
ue d-eo ket diez.
Sada breman ar paotr, debret mad
be goan gant-han, ha kaset da gousket
eon eur gwele plunv. Morse c'hons
n’en devoa kouskei enn eur gwele ker
boug ha ken kunv.
Antronoz he-man, Paol he hang, a
Zavaz goude beza Kousket bete pell ann
dei. ha pa voe diskennet 003 traon,
ar plac'h a lavarat d'ezhan kempeuu
diilad ann aotrou har he voutou ives.
Panl a reat dioc'h-tu, ha pa vese peur-
c'hreat he labour, bep tro e choume
da zellet ken a lavare adarre ar plac'h
d'ethan ober ann dra-ma pe ann dra-
hont. Tri dervez a dremenas eno er
c'hiz-ze; d'ar pevare, ar mestr a c'hal-
vaz anezhan d'he gaout : — Asa, eme-
z-han, va azen a Z0 a-ze skuiz enn be
graou; bevet mad eo evit gwir, evelato
ne d-eo Ket a-walc'h, rak 0 veza ne
d-eo ket bet nell a zo er-meaz, e tle
beza sounnet he zivesker out-han. Te
avad, va faotr, a 20 diskuiz brema,
laka ‘ta ann dibr war he goin hag ar
c’habestr a gavi er c'hraou enn he
benn. Sad’ nma d'id enr vouchcenn vara
gwenn, daou lur gik-moc'h hag eur
voutaillad win, rak marteze ann azer-
ma, O veza n’eo Ket bet nell a zo er-
mesz, ne falvezo ket d'ezhan distre)
MAR
d'ar gear fenos. Dre-z2 e lavarann d’id
c'hoas lakaat erei mad da choum hap
sacha war be bhenn: n'eus forz e pe-
leao'h et aio, lez anesban da vont atao:
ms n'her laoskez Ket. me a c’houezo
ha da guso kuit. — Ober a rinn, ao-
trou, eme Baol. Hag he-man neuze,
goude lavaret kenavezo, a bign war
gein he azen bag a ia ac'hann,
Al loen-ma laosket da vont, a ia war
be ourzik, evel ma voa boaz; ne choum
e neb lenc'h arad, bale a ra atao, hag
evit-han da vont goustadik, en devoa
great exelato eur pennad mad a bent
a-benn kresteïz, pa en em gavchont
paotr bag azea gant ennn den paour
Kent Kot daou-bleget ha kroummet
beteg ann douar, he varo hirr ba
gwena-kann evel eunn duillad lin.
Aon bini Kos dioc’htu ma «elas ar
paotr Paol, he vara dindan he vreac'h
gant-han, a dostaaz enn eur lavarel :
— Eunn tammik hara, mar be ho
madelez, ahalamour da Zoue? — Rei
a-walc'h a rafenn eunn tamm d'e-hoc'h,
den kot, eme baol, ma c'houlenn pe-
geid 6 ve va asen oc'h oher he dro:
dre na c'honsounn Ket ha dre m’am
bens bat dienez a-walc'h beteg-hen,
ne garfenn Kot Kaout adarre, hag e
kavann gwalloc’h choum lep rel tamm
e-bed d'e-hoc’h, den kot, bete gon-
zout. — Mad! va faotrik, kenavezo
neue.
Hag ann den Kos ha mont kuit,
eunn truez he welet.
Ann azen a valeaz ato hep choum
da ehona e nep leao'h. Kat pell ac'hann,
ec'h en em gavchont dirag ar mor,
hag ann asen ha diskenn dioc'’htu enn
aod, ax paotr war he gein atao ; soue-
zet-maro 6 voe pa wélan anezhan 0
vont er mor. — Emichans, eme baol,
ne d-aio kelt pell ebars evit-han da
veza sot, rak hezet e ve. Ann azen-
ma a ies, a jea ataù, ha dare e voa da
vont war neunv, pa zavas aoun gant
ar paotr : — He-man, eme-2-han, a 20
sot, ann azen-man d'ann aotrou, ha
mar lezann anezhan da vont da heul
he benn, e veso benzet ha me ivez
gant-han. Mar ell d'ezhan mont da
veuzi, me ne fell ket d'in, ha gwelloc'h
eo gan-en tenna war be benn ha beza
kaset kuit; gwaz a ze! — Hag ar paotr
Paol neuse hag oher eur sachadenn
gren war benn ann asen a sisiroas
dioc’htu war he c'his hag a ieas war-
MAR 433
eœeun gant-han dre ann hent ma voa
deut.
Azen ba paotr distro, ar mestr a zis-
Kenn d'ho c'haout a lavar da
Baol : — Amzent oud het ouszin, ha
brema, evel am beus bet lavaret d'id,
es i kuit ac'halen, rak tennet es peus
war benn ann azen; anes, ne vije ket
distro ken ahred. — 005 eo, eme
Baol, sachet em beus war he benn o
veza ma’z ea re zounn er mor; beuxset
6 vle bet ha me ivez gant-han.
— Mad, eme ann aotrou, sad’ ase
Kant skoed a xo da goumanant, hag
ann dillad am bens roet d'id hag a z0
u-ez. Keg brema d'ar gear pe ê
eac'h all; te raio da o’his. Evid-oun-
me n’em hens mui ezomm e-hed
ac’hanoud hiviziken.
Setu ar paotr ha kemeret he gant
skoed, ha d'ar gear gant-ho, hop la-
varet zo-ken bennos Doue. Pa en em
gavaz er gear, ne voa netra enn ti, ns
gwennek na bara. Prenet e voe dioc’htu
pend ra da veva, bag endra ma padaz
arc'hant Paol, ne voe Ket a siouer.
Etretant ar gaotr a lavaraz d'he vamm
ha d'he vreudeur petra a voa bet c'hoar-
veset gant-han penn-da-benn. — Me,
eme-s-han, a vog en em gavet mad
eno ha choumet a vijenn het c'hont pa-
nefe ana azen a voa bet roet d'in da
lskaat da vale. Ann aotrou en dog la-
varet d'in e voa arabad tenna morse
war he benn, hag evelato me am beus
great hag a 30 bet kaaet Kult evit ann
dra-2e.
— Te, eme he renr ell gosa, a zo
bet eunn diot, ha mar Kar va mamm
va leuskel-me da vont ivez, me a raio
kement tra a vezo lavaret d'in gant ann
aotrou-ze, rak ne gredann ket e ve
eunn dra zies choum hep sachba war
henn eunn azen, pa vezer war he gein.
— He-man a ront Bastien anezhan, a
lavare ann dra-28 dre na ouie ket petra
voa bet c'hoarezet gant he vreur, ak
he-maa n’en doa ket ansavet e voa bet
eat ann asen er mor gant-han.
Sada neuze hag ar vamm ba lera)
he all map Koga da vont enn hent ivez
d'he dro. Bastien a ieaz evel pa lavarfat
war roudou he vreur Paol, hag a-benn
tri pe bevar dervez, muioc'h pe nebeu-
toc h, ec'h en em gavaz lrei er c'hoat
dloc'h ann absardaes ha mont da c'hou-
leon loja er maner. Erel he vreur a
vos dlgemeret ha lavaret d’eshan gant
55
434 MAR
ar mestr choum, mar karje, da gas ann
asen da vale.
A-benn pevar dervez abaoue ma'z
edo er maner, e voe kaset da vale he
azen, gant difenn mad great d'ezhan
adarre choum hep sacha war he benn,
Eur vouchenn vara gwenn, eur vou-
taillad win bag eur pes kik-moc'h da
zsibri enn hent a voe roet d'ezhan evel
da Baol, ha setu ar paotr Bastien 0
lavaret kenavezo ha kuit, a-c’haoliad
war he asen. — En em gaout a ra ann
den kot da c'houienn eunn tamm bara
digant-han ivez; Bastien avad a lavaraz
d'eshan : — Ber ho pezo eunn tamm,
tad Koz. enn distro e-verr, m’am hont
boet re. Da c’hortoz me a ia enn hent
gant va azen. — Hag ac’hano.
Ann azen a fa, a Îa atao, agerz etrezeg
ar mor hag ebars bep marc'hata pa en
em gavaz enn aot. Bastien, nec'het 0
welet he asen, a lez anezhan da vont
evelato. Eat e voa pellik dioc’h ann aot
ha tostik e voa da vont war neunv, pa
grog aoun 6 Bastien na ve beuzet. Eur
Sachadenn a ra war benn ann azen,
hag he-man a zistro dioc'hiu d'ar
gear. U L
Ar mestr, war c'hed aneshan, p'her
gwelaz 0 tistrei ken abred, a lavaraz :
— Ne d-eo Let bet nell da dro, paotr,
m'euz aoun n'as pe sachet war benn
da azen. — la da, aotrou, eme Bastien,
great am beuz. — Nad! sad’ aze neuze
da gant skoed ha kea kuit, me n'am
beuz ezomm e-bed ac’hanoud mni. —
Hag ar paotr d'ar gear, hep trugare-
Kaat kennebeud bag he vreur, he gant
skoed en he c'hodell gant-han, Pa en
em gavaz e Plougerne, e voa debret er
C'hant skoed kenia hep na voa chou-
* met na gwennek na netra. — Mad ha
braù ar stal c'hoaz gan-e-omp, eme
Bastien; sada kant skoed all; endra
bado ar re-man, e vezo boed da zibri.
— Ma voe Kerc'het kement tra a voa
ezomm da gaout. E-pad ma’z edont gant
ho fred, ar map kosa a lavaraz d'he
vreur : — Ac'han ‘ta! me gave d'in e
tliez beza furoc'h evid-oun ; ne d-oud
ket bet, me wel. — Nann da, hevel
tro, evit doare, a zo en em gavet gan-
e-omp, eme ann eil. — Mad! eme
Laouik, ar iaouanka eus a dri baotr
ann jintanvez; neuxze, mar Kar va
mamm va Jlezel-me da vont ive brema
d'am zro, e vesxo gwelet ha distrei a
‘flno-me ker buan, Me gar d'in e rinn
vin
L
st?
MAR
n'euz fors petra a vezo lavaret d'in
da ober.
— Te, eme ar vamm, a xo als re
jaouank c’hoaz evit mont Keid all dioc'h
ar gear; sad’ aze n’es peus nemet els
vloaz c'hons. — N'ens forz, va mamm,
va list atao da vont ma vezo gwelet ba
ne rion ket gwelloc'h edi va breu-
deur: evit c'hoant ober am hent. —
Peuaos e rafez-te, Laouik, ker hihan ha
Ken dister ha ma’s oud? — Gwir eo, va
mamm, es ounn blhan ha dister, eve-
lato arahad eo d'e-hoc'h lararet n'ounn
ket den a-wale'h evli mont di, rak ar
re vihan a c'hell sliez Kaont penn ba
kaloun Kement hag ar re Tat, ba
muloc'h zo-ken a-wechou. N'eo Ket la-
varet a 20 n-walc'h er hed-man, oher
a 20 ar gwella, ha me, va mamm, a
rank mont ha pa ne ve nemet evlt dis-
Louez n’ounn ket eur gaouiad. — Mad!
mad! eme ar vamm, pa fell d'id mont
war-lerc'h da chans, kea, Laonik;
gwell eo d'id ive marteze evit choum
ama da vervel gant ann naoun.
Setu Laonik neuze o kimiada dloc'h
he vamm hag he vreudeur, bag enn
bent err war-n-ban endra c'helle ar
paotrik keaz. Eunn temm bara du a
voa eat gant-han ivez e korn he c'hodell
evel gant he vreudeur. Kerzet a ra
brema dre ann hent ma voa eat Paoli ha
Bastien; kaer avad en devoa astenn
gant tiz he zivesker bihan ha skel
mibin gant he zaou droadik enn hent,
e voe pelloc'h o vale evit na voa het
be vreudenr. En em gaout a reaz eve-
lato gant ar maner, n0z-du aneshi, ba
Ker skuiz ouspenn ma voa hihan. Ne
c'hellaz ket tizout na tost zo-ken bete
morzol ann or. Petra a ra neuze Laonik
Kregi enn he votez-prenn ha darc’hai
gant-hi da c'hervel unan-bennag. Ar
plac'h a ziredaz d'ann or hag a voe
mantret 0 welet eur paotrik Ker bihan
all. — Petra a galskez, bihanik, eme-
z-hi? — Beza lojet m'ho pefe ar vade-
lez. — Kredi a rann e vezi, deus atao
ebarz, me a ia da c'honlenn digant va
mestr. — Hou-man eat d'al lsez, a
lavaraz d'ezhan : — Ouz traon du-xe
ez euz eur paotrik bihan ha iaouank
flamm a zo deut da c'houlenn digor.
— Gortozit, eme ann aotrou, ma'z inn
va-unan da welet peira eo. — Hag hen
ha diskenn; ha pa velas Laouik ec'h
anavezaz raktal e voa eur paotrik mad.
— Plac'h, eme ann aotrou, Kenta a 30
MAR
da ober eo rel d'ezhan da goania gwella
ba ma c'hellot, rak ezomm bras teur
ar paourik kees, me «el, ba pa vezo
debret mad he goan gant-han, e kasot
anezhau d'he wele, rak skuis e0 ivez
bag eromm da ehana a dle da paout.
— Ar plac'h a rent affo kemend en
deroù lavaret ar mestr d’ezhi. Laonik
a sebraz natur he gonn enn eur dru-
gra Doue hag ann aotrou a voa
mad oc'h ar re ihan. Eat d'he
wele, ar paotr a selle enn-dro d'ezhan
bag a gave ebad beza gourvezet eno
e-touez ar plunv. — Ann aotrou-re,
eme-r-han, à 10 pinvidik-mor, evit
doare; gwell a ze, rak mad eo ivez oc'h
ar re baour, ha me a gav d'in e ra mad
ann sotrou Done rel danvez d'ar re a
20 trueruz ba karantezuz oc'h ar re
reuzeudik. E-pad ma troe ann traou-
man war he spered gwella ma c'helle.
Laouik en em roar da gonsket ha ne
aihunaz ken na voe antronoz vintin.
Dioc’h-tu ar paotr a ra eul lamm er-
meaz, en em wisk hag ouz traon.
Pa'z eaz Laouik er gegin, edo eno ar
lac'h, ar pod gant-bi war ann tan. —
remaik, eme-z-hi, e rankann mont
da gerc'hat keuneud. — Da beleac'h,
eme Laouik, lararit d'in ha me a gerc'ho
d’e-hoc'h? — Aze emint er porz, gwelet
a rez,eme-1-bi enn eur ziskuez d’ezhan.
— Mad eo, me a ia da gerc'hat kement
hag ho pezo ezomm, ba pa ve da garga
toull ar geuneudok . — Ma voe
laonen ar piac'h: na pe ra ‘tal
Pa voe echu al Jabour-ma gant
Laouik, e c'houleonaz oc'h ar piac'h
petra e devoa c'hons da ober. — Pa
c’houlennez, va faotr. eme-z-hi, axe ez
eur bouteier-ler ha diilad lons da
mpeno, mar kerez. — Hent anezho
l'in, eme ar paotr, ma welinn. — Hag
ar plac'h ha rel ar bouteier hag ann
dillad a lavare da Laouik. — N'eo ket
diet, eme-1-han, ann traou-ze da ne-
tea, — Gra, va faotrik, pa fell d'id. —
Ha setu Laouik dioc'htu da staga gant
be labour; hen ober a reaz bag ober
mad z0-ken hep bern pell c'hoat. ak
be-ma pa rea eunn dra, n'eo ket ober
ann ueuz eo a rea. Betu ma plije ken
na d'ar plac'h.
Ar mestr a ziskennas eur pennad
goude d'ar bag a c’houlennaz
oc'h ar plac'h : — Ac'han-'tal penaos
€ karit-bu ar paotr-msn? -- He-man,
eme-z-hi, n'eo ket lamm e-hed herel
MAR 435
oc'h ar re all a so bet ama; ar re-ze a
voa traou didalvez e kos he-man,
petra-bennag ma voant kosoc'h, bra=
soc'h ha galloudusoc’h evit-han, Sad”
aze ez eo het 0 kerc'hat kenneud d'in
leiz ar geuneudok bag en dens kem-
leoni e berr amter ho poutou hag
tillad d'e-hoc'h: eur paotr euz ar
re genta eo, ha mar Kendale'h enn eur
vrasaat, e vezo eunn den anezban, bag
eunn den eurns c'hont. a 10 gwell. —
Kredi a rann, eme ann aotrou, evit
ann tres a «0 war-n-han; plijont
meurbed a ra d'in ives: grit sad anez-
ban muia ma c'hellot. hen derc'hel
aman a rinn pelloc'hik eit ar re all
da welet.
A-benn tri dervez que ann aotrou
a c'houlennas oc'h Laonik, a gleve 0
Kang enn eur labourat : — Ass, va
faotr, n'em beuz lavaret netra e-bed
d'id c'hoaz; ha c'hoant as peux da
choum ama gau-en evit kas va azen
vale pa vezo red? — Ia avad, a0-
trou, ba mar fell d'e-hoc'h derc'hel
ac'hanoun, ba pa ne ve nemet eit
va boed, e venn laouen. Me n'ounn
ket braz c'hons ha dre-ze n’ounn kot
keonebeud evit ober gonnid kalz; va
boed a ve a-walo’h da gaout. — Ne d-60
ket, eme ann aotrou; me à ro afao
ka: U skoed Zh ZN re a zervich
ac'hanonn e-pad bloaz hag e-pad eunn
derves. Kant skoed as pezo ets, ha
‘boetet ha gwisket e vezi ouspenn. Rit
kement-se n'es pezo da ober nemet
mont gant va azen er-mear ha leel
anezban da vont el leac'h ma karo hep
sache morse war he benp. Goude war-
c'hons er i gant-han da ober eunn dro:
gra da bak a-benn neute.
Deut ann del: da vont, ann aotrou
a ra da Lanik ivez, erel enn deroù
roet d'he vreudeur, eur bara gwenn,
eunn tamm KIK moc'h hag eur vou-
taillad win. — Kalzik a draou a roit
d'in, aotrou, eme ar paotr. — N'es
pesg Ket re, rak marteze ann azen
Iskis pell a zo enn he graou), ne xis-
troio ket enn deisiou kenta-ma d'ar
gear. Dre-ze ez eo red es pe boed da
zibri enn bent, mar c’hoarvesfe d'ann
Men choum pell da ober he dro. —
Pa fell d'e-hoc'h, aotrou, me a ia d'ho
c'has gan-en. — {a, kas anezho gan-es,
ha gant a ri, diwall a-vad oc'h ar pe
am bens kemennet d'id. — Kit atso,
aotrou, ne rian ket: besit heb aoun
436 MAR
leil ann dre-te, rak ha pa dieknn
koli va bues, 6 vero great berre ho
Javar. Kenaveso, aotrou, eme Laouik,
a Imma enn eur c'hoarsin war gein
ann asen hag a Ies ac'hann raktal.
Setu bréman ann sen 0 vont atao
heb ehan morse, ba Laouik war be
gein, a gane hag a zute peb ell o leus-
kel anezhan da vont. Kaloun hor paotr
a dride enn he greiz o klevet dre ma
seu al laboused o kann res a-sioc'h
be benn. Ann amser a vos kaer, an
heol a bare kel logernus oc'h ann
douar, ma lavare Laouik enn-han he-
unan + _ Me a rec euruz krad eur
pennad mad, atso, gwella 10, a
gredann, 0 veza m'am bens Karet eur
mestr eus sr re wella; eas eo ober
hervez a lavar, ha pa ve die. ober a
rinn; paeet ha beret mad ounn gant-
an, pérak eta neuze ne sentfenn Ket
ont-han. AI labonsed bihan a glevann
© kana n'ho deps ket muioc'h evid-
oun-me; nebeutoc'h a draou ho deun
zoken, hag evelato es int laouen hag e
trugarekaont Done. Kvel-d-ho a dleann
da ober bag ober a rinn.
on eur lakaai ann traou-man ba
Kals à draou all war he spered, Laouik
a voa en em gavet gant ann den koz
kroummet war-su ann douar hag ennn
truez he welet, ker koz ha ker paour
ha ma vos. — Eunn tamm bara. enn
hanv Doue, mar be ho madelez, va
faotrik?— la avad, eme Laonik, bez' ho
pezo rak me n'am beuz ket ankou-
nac'heet cz ounn bet pau, hag em ens
het naoun d'ar c'houls ma'z edoun e ti
va mamm, 0 veya diwar ann aluzenn,
Keuze e kavenn mad bara ar gristenien
ho deveze truez ouz-in bag oc'h va
mann,
Kndra ma lavare Laouik, ann azen a
voa choumet a sav. Ar paotr a grog
enn he vouchenn hag a ziskolp eur
nad mad anezhi da rel d'ann den
oz. hel a reat d'erhan c'hons eur
esiad mad eux he damn kik hag eur
ane sounn a win. — Bennoz Done
war ds beon, paotrik bihan, eme ann
bini koz o vont kuit. — Trugarckait
Tre va mestr heg ann aotrou Dove,
eme Laouik. Doue en deux roet pendra
d'am mestr, ba va mestr en deuz roet
d'in-me, gant he galonn vad. ar hara,
ar c'hik hag ar gwin ho peux bet lo:
ancrho. — Hag ann aren epn hent
adarre, ba war he gein Laouik o kans
vara bag e
Distrei a ra da sellet larc'h,
bag 0 welet ann den kos troet he ga
gant-han o vont koit goustadik, Laduik
a c'halvas anezhan da sont d'he gaoët:
— Dent ama, den kos, eme-z-ben, ha
me a aia choas euna ume all d'e-
hoc'h. rak bes' em eux sonn eo bien
aon tamm bo peux bet. - Ann MRL
da bont ; en em gaout a ri el lese”h B
oud bet kaset gant da vestr, mar pèds
fistans e Done. — Ko da, eme ar
Laonik, fstanz sn hen e Done,
n'am c'haso ket da goll gant ta sen
emichans.
Ne lavare ket a c'hon evel a ve
gvwelet divezatot’n.
Ann aren a gendalc'be da vont gous-
tadik ha wèr he ourzik avel araok,
bep dale e nep lenc'h. A-benn ma vo8
bet eur pennad 0 vale er c'his-man,
ec'h en em gavas enn aot, ha Lanik
diwar he gein a selle hed-ha-hed at
mor oc'h ober ann dro d'ann dowar
erel eur c'helc'h bras ha ledan. — Ne-
met Doue, eme-z-han, den ne ar
pegen doun eo, bag evelato, war a
lavare va mesir d'in enn dels ali, ne
d-eus greunenn dreëz enn-han na d-int
anavezet gant Doue, ha mar karie, na
vent galvet gant-han dre ho ban.
Douc. a lavare c'hons va mestr
welar re viban kouls hag ar re vrez; pe-
naoz goude ne ve ket a fisianz ean-han?
Krog he spered doun enn traou-
man, Laouik n'en devoa ket taolet
Kals a ever oc'h he azen; be-man a
voa diskennet enn aot a voa 0
mont er mor, pa teus ar paotrik enn-
han he-nnan : — Va azen evit doare,
eme Laouik, en deux c'honnt d'en em
walc'hi ; evel a garo e raio ha pa fulves-
fe d'ezhan treuzi ar mor zoken mar
kred et eo kre n-walc'h. Me a laoko
anezhan da vont hep kaont aoun; der-
c'hel mad d'erhan s inn avad, rak
hep n u'ounn ket den ac'hanoun
18-00) beleac'h e venn!) da vont
keid all. aret ez euz d'in 6 voa
arabad sacha war he benn, ha sache
ne rinn ket, rak mar bez beuret me a
vero fret,
MAR
Sèta brenn ann àsen eat doun er
TT Dari à 4. ha Laouik sounn war
be gein, a grog stard enn ke voue :
— Keg stao, va azen, el leac'h ma fell
d’id mont ha ken na vezi skuiz; evid-
ounn-me, me es lero da vont.— A-henn
eur pennad ma voa al loen 0 neunv, ê
kevaz d'ar paotr ec'h iselea ann dour
dindan-ban; hag ober a rea evel a
grede, ak ne voe ket pell ma welar
ann azen 0 vale war ennn bent brat
e-kreiz ar mor a zigore dre ma's 6a
bag a serre war he lerc'h. Laouik a voe
mantret gant kement-man,hag a lavare
enn he spered : — Evit doare, ann
asen-man ne d-e0 Ket evel al loened
all pa faout ar mor enn he raok evit
ober eunn hept d'ezhan. — Roure bor
paotr a zell piz dre ma's a hag a wel,
a-benn eur pennad mad, eur pes rod
vrazs, brasoc'h evit rod eur dilin, 0
trei gant err war ann hent hag enn-b)
tachou lemm , aotennou, kountetlou,
begoù filsier hag a bep aeurt binviou
da drouc'ha.— M'euz aoun, eme Laonik,
2e d-aimp Ket pelloc'h. rak mar d-aaon
azen evit (remen enn tu all d'ar rod-ze,
e vezo trouc'het a besiou ha me ivez
gant-han. Mad! n’euz forz a re, mar d-a
ebarz me a lelo ive, hag evel a garo
Doue a Yezo. — Hat ann azen bep dis-
trel) tamm diwar he hent ha mont atao
etrezeg ar rod vraz. Dre ma tosta, ar
rod a dro gant muioc'h a err, hag ann
azen en em gaout gant-hi ha mont war
he henn e-kreiz ar rod a dro gwaz eget
biskoaz bag a bik anezhan enn he
vruched, enn he dalier bhag enn he zi-
vesker, ha Laouik ives enn he benn,
enn be skoaz bag enn he zivreac’h.
Evelato ne voe k°t braz ar boan ho
devoe ho daou, rsk ann tachou, aoten-
nou hag all, a dorre dre ma stokent
ean-ho, heb ober, kouls lavaret, drouk
e-bed d’'ezho. — Mad eo, eme ar paotr,
me gave d'in e vijenn bet lazet ama,
ba padal n'ounn ket het toulletgwasoc'h
eget gant bek eur spillenn pe eunn
sadoz. He-man, ann azen-man, a oar
gwelloc'h evid-oun-me metra eo ar rod-
man, evit doare; ha c'hoat e lavar ann
dad ez eo ann ezen loened sot. Evid-
oun-me, ne zavinn Ket gant-ho bivi-
ziken war ann dra-2e, Tak me wel
ervad, gwella em beuz da ober, eo
leuskel atao va azen da vont d’al lenc'h
ma karo. — Ne voant ket eat gwall bell
ac’hano ann daou-man, ma KM
MAR 497
Laqit tad ha Kri fors; sellet a ra enn-
dfo d’exttän hag hen ba gweïet eunn
den, he viz gant-han ann lan; Krial a
réa ma vôa spountuz he glévet. Pa Yog
deut ar péotr war-nez rel da glevet
d'ezhan, e lavaraz : — Perak, mar ho
peur-hu keménd a bonn, 6 talc’hit ho
HIS enb tan; tennit anezkran Kali,
— Ann den-re ne lavaraz grik, német
judal atao : — Diotoe’h e rank
ben-nez evit va azen-me, eme Laouik
o vont Kait. Ma vijenn-me bet énn ke
leac'h. me n’am bije ket lakeat va bis
enn tan.
Goude ann dra-man, martere waf-
n-hed eunn banter leo ac’h4no, Laouik
a welsz eunn den all e-kréfi ann lan
var greiz he gein, kroëzet he zaomarn
gant-ban bag 0 c'hoarzin étrezek ann
eny. — Sad’ ana eur vro avad, eme
Laouik, bag a 20 traou burzudus enn-
hi; a-hont eunti den bag a gri fors, ha
n'eus nerhet enr biz d'ezhan emn tan;
hag ama eonn den all a 20 gourvezet
e-kreiz eunn tantad-tan bag a c'hourz
étreteh ann env. Biskoëz kemend all!
Enn eur zonjal enn traobu-man bE
épad ma laboure stard spered Laotik
da c’houzont petra vôant, ann aren a
voa en em gavet dlrak eul lannék vraz
a voa ebarz eur pes bandénnad saout
ba kel lard, mac'h bele ar e'hik out-ho,
ka koulskoude al lannek-3e ne von
enn-hi d'ar aout da beuri, nemet Koz
temmou brnk treud, ha roues c'hons:
goloet e voa penn-da-benn a vein hag
a gerrek. Àr saont evelato à vos lard-
toaz evit eur c'’henaouad - hennag Á
gavent enù. — Bro ar burzudou & 30
amas, emé Lâouik : kement tra a welanû
a-zeou hag a-gleiz, am laka mantret.
Me glaoustrfe ne dremen Ket Kals a
dud dre aun hent-man.
Pelloc'h eunn draik-benvag, ar paotr
a welaz enn ennn draonjienn eur pes
bagad saout all, hag ar ré-ma treut-
kaign, evit-ho da veza enn eur prad
mad ha ken huel ar geot enn-han, na
welet ket divesker d'ar saout. Ken
treud ba ker signach e voa ar saout,
m'en em lakent Laonik da c'hoariin 0
welet avezho oc'h heja gant ann avel:
ne voant, evit lavaret mad, nemet eur
spez a zaoût.
Laonik a lke enn he spered ar va-
gad saout-man e-kever ar re gents,
hag a voa nec'het ha nec’het, a c'heliit
kredi, gant saout lard ein eur waren:
438 MAR
nad vein, ha saout (rent enn eur prad
mad. — Dindan ann dra-man, eme-£-
han, 6 Ue beza kuzet ennn dra-ben-
nag bag a zo enn tu-all d'am spered,
rak n'ounn ket evit dont a-benn da
ansout petra eo.
War gement-8e, ann azen ne choume
Ket a zav, mont a rea atao war be
ourzik hen choum da sellet e nep
Jeac'b; evit doare.n'en devoa ken
preder nemet mont gant he hent.
ouik, ben avad, ken touellet gant
ar burzudou a wele, ne dire Ket kaout
naoun, leun he gof gant ann traou a
wele; n'en devoa het na sonj nag
amzer da zibri tamm abaoue ma voa
cat euz ar gear.
Goude beza bet evel-se eur pennad
braù o pleu:itri diwar-henn ar zaout
lard hag ar zaout treut, ec'h en em
gavchont, aun azcen ha Laouik. dirak
diou garrek vraz o tont d'en em steki
ann eil oc'h eben erel daou vaout oc'h
en em gaona pe 0 tourtal ; tan a strinke
diout-ho evel dioc'h diou gurun 0
Strakal. — Allaz! eme Laonik, mar d-a
va azen brieg eno da glask (remen 6
vezo great hor stal d’e-omp hou daou;
evelato red eo kaout fisians e Doue.
Beteg-hen omp en em dennet brao eus
a gement zx) c'hoarvezet gan-e-Omp,
bag aman ez aimp brao ivez emichanz
bep nemeur a boan. Ann diou garrek
en em stoke alao war ann hent hag
ana azen a iea Îvez atao etrezek enn-ho
evel pa ne vije bet netra dira-z-han.
Penn ann azen a iae-kreiz etre-z-ho,
bag he gorf goude beteg he lost a voe
paket (eur pouchad anezhan) ken a
zivogedaz eunn draik ann tan diout-
ban, darbet d'ezhan kregi churn.
— Poente voa tremen, eme Laouik,
ba ma vijemp-ni bet paket e-kreiz, e
vijemp bet friket evel silzik maout:
evit doare n’omp ket en em garet
c'hoaz, aK me wel a-hont eur pez
pont da dremen; ken huel hag eur
menez e0, ha dindan-han eur volz vraz
0 terc’bel anezhan klok ha sounn.
Dre ma tostaent oc’b ar pont, Laouik
a zelle, ba kaer en devoe ne wele ken
hent da bignat nemet deresiou sounn
ba ker striz ouspenn c'hoaz m'en divije
bet eunn den he-unan breac'h 0 tremen
eno. — Birviken, eme-z-han, ne d-910
va azen dre ann deresiou-ze d'ann
peac'b, ha koulskoude n'euz hent all
e-bed. N'euz fors, mar marv aman,me
MAR
a ralo lvez. Evid-oun-me, ne siskro-
ginn ket anezhan hag ber lero da vont
d'a) leac'h ma (rolo enn he benn,
P'en em gavas ann daou-men 6 traca
ann deresiou, ann asen a zavas he
dreld araok evit pignat wear ann àeres
Kenta. Darbet e voe d'ethan koùn,
panefe ma c'hellaz kaout harp d'ha
zaou droad adre 0 gwask eur mesan-
ben a gavaz eno. Neuzse ann asen a 280
adarre be dreld araok evit pignat hue-
loc'h. Sevel a ra pep tro hueloch-
buela, ha Laouik, Krog stard enn ke
voue, à zao d'he henl enn eur lavaret
d'ezhan : — Beac'h war-n-oud, va
azen, en em gaout a raimp! — Pa en
em gavchont war-laez, al loen keez a
voa skuiz-maro ha beac'h en devoa 0
tenna be alan. Evelato ne choum
Ket tamm a zay da ehana. Eno breman
Laouik a glev eur ganaouenn gaer evel
n'en devoa klevet biskoaz. — Petra 60
ar c’han-ze, eme-7-han, ne welsnn den
koulskoude war-dro aman. — A-bann
eun hanter-heur vale goude, ex ejont
enn eur c’hoat; ar gwez a voa huel
ha bodennek sa-ziouc'h ho fenn, ha
dishevlia a-bell a reant tro-war-dro.
Laboused euz ar re gaera : ruz, me-
len, gwenn ha glaz, a nije enn-dro
d’ezho enn eur gana ker koant, ma
voa ennn dudi ho c'hlevet. Dreist kan
ar re-man e kleve Laouik mouesiou
all kaeroc'h c'hoat. ma vije lararet e
voant elez ar baradoz 0 kana hag 0
c'hoari war ho zelennou.
Ann azen a valea atao pa en em
gavchont e nenn eur vali bhirr-birr, ha
Laowk a wel eno eul letonenn vraz
hart eon-dro d'ezhi eur c'hael spern-
gwenn ker stank, ne vije den evit la-
kaat penn he viz enn-hi hep beza
toullet gant ann drein, Ne voa eno
bent all e-hed da vont pelloc'h, ha red
mad 6 voa treuzi ar c'hael spern-z1e pe
zistrei enn-dro. Mad! ne d-eo Ket
traou ar seurt-ze 60 a zalc’b ann azen
a zav. He-man a ia atao, ha pa Yoe tost
d'ar c'hael spern bag barp Out-han, ar
c’hael a zigor 0 plega a bep tu bag
hep he douila tamm e-bed.
Pa voe al loen-man en em gavet eno
e-kreiz al letonenn, e choumaz krenn
a zav hag en em lakeaz da beurl. Setu
Laouik neuze ha diskenn diwar he
gein, dre ma welaz n'en devoa ket da
vont pelloc'h. Ne voa ket diskennet
mad a-veac'h, ma welaz astenn eunn
MAR
dousier dira-z-bap, ha war-n-ezhi pea-
dra d’ezhan da zibri ha da efa. Ne wele
0 tigas ann traou-ze nemet ennn doura
bag eunn hanter-vreac’h gwenn-kann,
Ar burzud-ma a lakeat Laonik pec'hel.
Naocon en devoa hag evelato ne grede
Ket kalz dibri, ha, m'oarvad, n'en di-
vije debret tamm, anez ma tilammaz
enn he spered ne dlie ket beza fall
d'ezhan dibri eunn dra-bennag, pa
wele ann azen he-unan 0 peuri. Neuze
Laouik a stagaz gant-hi, a zebraz hag
a efsz gwalc'h he galoun: na peira ‘ta?
Ann azen pa Yog lenn he col, a
c'hourvezaz da ehana. Ne voa ket eur
zouez rak skuiz e tlie heza gouda enr
pennad hent evel en devoa great. Ar
paotr Laouik a reaz lez evel ann azen
hag en em astennaz eno war al letoun.
Evelato pa gavaz d’ezhan e voa diskuiz
a-walc'h be-unan bag e (le be azen
beza evel-d-han, e lavaraz Laouik d'he
azen : — c'han ‘ta, va azen, mont a
reomp adarre. — Al loen pa glev, a
za0 dioc’htu enn he zav bag ar paotr
a lamm war he gein adarre. Neuze
avad e-leac'h mont araok evel en de-
voa grest beteg-hen, ann azen a zistro
war be c’hiz dre ann hent ma voa eat
di, bag en em gaout a rejont ho daou
er gear goude (remen penn-dre-benn
dre ann hent ho devoa great evlt
mont.
Pa voent eat e porz ar maner,
Laouik a ziskennaz, a gasaz he azen
d'he graou hart a ieaz war-eeun d'aon
ti. Lavaret a renz d'ann aotrou, a voa
oc'h he c'hortoz : — Sctu me distro,
aotrou, great am beuz evel ho poa la-
varet d'in ha laosket ann azen da vont
el leac'h ma kare, hep biskoaz sacha
war he bhenn. — Mad as peuz great,
eme ann aotrou; brema pa’z ond dis-
tro, lavar d'in e pe leac'h ond bet?
— Ë eiz avad, aotrou, ne c'houfenn
Ket lararet d'e-hoc'h petra eo ar vro-ze
am beuz gwelet, rak dre ama n'eus
bro e-hed hevel out-hi na tost zoken.
— Mad, eme ann aotrou; ma n'oud
ket evit lararet d'in petra 60 ar vro-ze,
lavar diana petra as peuz gwelet, rak
emichans es peuz gwelet eunn dra-
bennag enn da dro: n’oud Ket dall ba
n'es peuz ket kennebeud, m'oarvad,
serret da zaoulagad jivez. — Rann
avad, aotrou, ha traou a-walc'h am
beuz gwelet, traou e-leiz ha ker bur-
suduz, m’am beu klasket anaout pe-
MAR 439
tra voant, ha kaer am beuz bet klask
gwella ma c'hellenn, n’ounn ket het
evit gouzout netra. — Mar Kerez lava-
ret d'in petra eo ann traou-ze, me
marteze a c'hello rel da anaout d'id
petra int.
— Da genta, eme Laonik, eo eat
ann azen er mor, bag a-benn eur pen-
nad goude, ar mor a so bet izeleat
dindan he dreid hag ann azen en deuz
kavet eunn hent da vale. — Ar mor-ze,
eme ann aotrou, a zo ar bed-man, ha
ann hent-ze a z0 hent buet aan du
war ar bed. — Goude, eme ar paotr,
hor bens het Kavet eur pes rod Yai
hag a 6'holog ann hent, hag enn he
C'hreis lammennou kouutellou e-leiz,
aotennou, tachou ha filsier, ha traou
all lemm pe lemmoc'h a bep aeurt
anezho. Dre greiz ar rod-ze omp tre-
menet bep kaout Kemend a boan evel
a gave d'in hor biie bet. — Ann dra-ze,
eme ann aotrou, a z0 ar penn kenta
da vont d’ar baradoz. — Goude ar rod
vraz-1e, EUr pennad mad enn tu all,
em beuz klevet kri fors ba iud gant
eunn den, eur biz d'ezhan hepken enn
tan. Enn eur dremen em eus lavaret
d'ethan tenna he iz kuit ha n'en di-
vije ken a boan.-- Ne voa Kot beb
abek e krie er c’hiz-ze, eme ann
aotrou; ann den-ze a iea d'ann ifern,
ha kaer en divije sacha, ne vije ket
bet evit tenna he vis: barnet e oa ha
barnet mad; goude he viz e tevche he
vreac’b, hag he gort a-bez da ziveza.
— Pelloc'hik ac’hano, eme Laouik. em
beuz gwelet eunn den all war greiz
he gein enn tan hag 0 c’hoarsin evelato
enn eur sellet oc'h ann env. Gant ann
daou zen-ze ounn het nec’het eur pen-
nad mad.— He-man, ann diveza-man,
a lavaraz neuze ann aotrou, a voa er
purgator bag a wele Doue ac'han,
Fisians en devoa be torrje nerz he boa-
niou bag es aje da ziskuiza d'ar bara-
doz. — Ac’hano ez ounn het souezet
adarre 0 welet eur pez bagad saout
lard-kuill evel toaz e-kreiz eur wa-
remm goloet a vein bag a rec'hier, ha
ne 708 enn-hl nemet Kos bruk d’ezbo
da beuri, hag, eur pennad ac’bano,
enn eur prad goloet a c'heot flour,
eur vandennad saout all a voa treut-
eskern ba ken diskarn, mac'h hejent
gant ann avel war ho zreid; beleg ho
C'hoat edont koulskoude er boed. Gant
ann drae eo bet gwall dregaset va
440 MAR
sper£d, ha biskoaz, kaer am hes bet,
n'ouon ket het arit gouzout petra a
voa. — Ar rumm saout lard kenta,
eme ann aotrou, a zo skouer ar re
haour war ann douar, evit-ho n’ho
deuz, kouls lavaret, netra da sibri,
nemet a-wechou tamm ama, tamm
a-hont; evelato laouen bepred enn ho
stad, ex int lard, da lavaret eo ez eo
eaz ho spered gant ar pez a 30 roet
d'eiho gant Doue. Ne c'hoanlaont Kelt
kaout madou ar re all, gant gras Doue
ho deuz a-walc'h. Ann ell rummad
saout treut avad, a zo skouer ar re
fall ba pinvidik; heteg ho c'hot emint
e-kreiz ar boed hag evelato ho apered
ne d-e0 Ket eaz gant ar pez ho deui.
Seul-vui ho deuz, seul-vui ho deuz
c'honnt da gaout.
— ÀAc'bano, eme Laouik, ez ejomp
hag e valejomp pell amzer hep kaout
netra, ken n’en em gavchomp gant
diou bez karrek vraz oc'h en em dour-
tal war greis ann bent, eunn trouz
hras hag eunn dregern gant-ho m'ho
c'hlevet a bell bro. Pa en em stokent,
e strinke diout-bo luc'hed ha tan, ha
mein, ma voa eur spount tostaat out-
ho. Ann azen a ieaz d'ho c’haout eve-
lato. Beac’h e voe d’ezhan mont e-biou
ba d'in-me ivez, rak bek ha lost a voe
paket etre ann diou garrek. Lavarit
d’in, aotrou, me ho ped, petra eo ann
diou garrek-ze? — Ar re-ze a 10 da
zuou vreur eat d'an ifern; ne reont
eno nemet en em ganna. — Goudé,
eme Laouik, hor beuz ranket tremen
dreist eur pont huel savet war eur
voiz vrai, biskoaz ne weljoun bolz
evel houn-nez. Gwasa a voa 60 ne voa
da bignat war-n-ezhi nemet deresiou
ken enk ha ker moan, ma voe tost
d'ann azen diruilla diribign d'ann
traon ne c'houfenn lavaret ped gweach.
Evelato e c'hellaz. goude kals a boan,
tizout ar C'hreac'h, ha goude 6 tisken-
naz, me atao war he gein. — Ann
hent-5e striz, dies hag huel, a zo ann
bent tosta da 30r ar baradoz, eme ann
aotrou; poan a ranker da gaout evit
mont di, ha n’eo ket ann holl evit pi-
goat eno, evel as peuz gwelet. Meur a
hin) pa vezo pignet eur pennad mad,
a giruill ouz (raon, ha goude n'ho
deut ket ar galouu da bignat adarre;
klask eunn hent all a reont ha ne
gavont nemet bent ann ifern. — Bis-
kennet ac'hano, eme ar paotr, e klev-
MAR
joun gonde eur ganaouenn gaer, bag
ez eaz va asen dre eur vali gwan kaot
(ar re gaera am hous gwelet biskoas),
da eul letonenn vras, eur c'his spsrn
gwenn enn-dro d'exhi. Ar spern a voa
Ker stauk, ne vije ket evit lakaat noun
ar bis ebarz bep beza toullet gant ann
drein. Evelato ann asen, dioc'htu ma
voe tost, a lakeas he benn e-touez ar
spern bag ar c'hars a sigoras evit le-
zel anezhan da dremen eno. Pa vos
eat ebarz, e choumaz a sY bag en
em lakeaz da benni. Neuse e tiskenn-
joun diwar he gelin, ha me gwelet
eur vreac h bag eunn dourn gwenn ü
tont hag oc'h astenn eunn donsigr a
gira-z-oun ba war-n-eszbi a bep secrt
traou mad da bri ha da ela. Ha me
uaoun d'in, e voenn lent da genta;
evelato e tebrjoun goude-ze hag ec'h
ehanjoun gourveset war al lesonenp,
aon azen em c'hichenn. Goude dibri
ha diskuiza eur pennad, e tistrojomp
hon daou enn dro dre ann hent ma
voamp eat; ha aeiu ni en em gavet
evel a welit. Breman, aotrou, ho peus
Klevet gan-en kement hor heus gwelet.
— Ar vali gaer-10 as peus gwelet
bag al letonenn vrazze a vos eur
c'hael spern gwenn enn-dro d'ezhi, a
20, evel ma lavarfenn d'id, a-xindan ar
baradoz; ann dourn hag ar vreac'h
wenn a Zo dourn ha breac'h eunn eal,
bag ar pez as peus dehret a viro
ouz-id da vervel, da lavarat eo, da
vont d'ann ifern.
— Brema lavar d’in, eme ann ao-
trou, pegeit a zo, a gary d'’id, abaoue
ma’z oud eat ac'hano ? — Ne ousounn
Ket, aotrou; marteze ez euz eur pem-
zek dervez-bennag pe ouspenn. —
Evit doare, ne d-oud Ket het enouet
enn hent? — Nann avad, Tak traou
a-walc'h a gavenn d'am dizenoui;
n'am beus ket Kavet tamm hirr ann
amzer. — Mad! koulskoude ez euz
hirio daou vloaz ha kant abague mR
oud bet eat Kult ac'hann. Da vamm a
z0o maro hag a zo pardonet gant
Doue ; er harados ema. Te a vevo c'hogs
eur pennadik, ha goude ma vezi maro,
ez i da gaout da vamm d'ar baradoz
es peuz gounezet o senti ouz-in, TAK
ann bini na sent ket oc'h he vestr pe
oc'h Doue a zo mestr aun holl, a 4
eunn den kollet.
Breman e ouzoud errad petra 60
kement as peuz gwelet enn da hen,
MAR
Koulskonde e kar d'in n'es pens lava-
ret ger diwar-benn ann hini kos a voa
enem gavet gan-ez enn hent a-dost
aman. — Nano, aotrou, gwir a lavarit.
— Mad! hen-nes, ann ini kote ha
me, ne d-omp hon daou pemet uuan.
Ar pez as peux bet roet d'erban, as
us roet d'in-me, bag, bervez à We-
les brema, ar pes as peuz great ne
d-eo ket bet Kollet evid-oud.
Goude kievet ann traou-man gant
ann aotrou, Laouik beteg eno chou-
met erel eur paotr isouank Bamm, a
seuas da veza eunn den epn eunn taol,
bag eunn den koz 1oken, pa en de-
voa neuse dek vions ha kant, rak eis
vloas en devos pa en em gavas da
genta 6.1 ann aotrou-man a voa ann
Aotrow Doug he-unan.
Laoolk a varvas eno bag he ene a
voe kaset gant ann elez rag-eeuu d'ann
eavou.
TREIZ PLOUGASTEL
TOST DA VREST
Perak es eus reier pe rec'hier 6 tu
Kerne, ha ne d-eus nikun € y Leon?
Bur mintinvez e-tro teir ha peder
heut, ec'h arrujounu e (reiz Plougas=
tel o tont eux ar vourc'h; n'oa na
deiz na nos. Ar vagerien dihunet gant
eunn tad kos en doa mall da welet he
vap-bihan arruet e rad ann deis araok,
a jos o vont da boulan. Kerkent ha
Jannet er vag, e kuitajomp Kerne erit
Leon. Huanad ebed ne glever; ar
roenviou hep-ken o soubla er mor, a
re euan trous-beunag.
Ana tad kos bet gwechall martolod,
a sonje er bruiou bell en don gwelet.
Jopik he vuia karet, a roje d'eshan
keloù eus be laouaukiz.
Evid-oun-me n'oann ket erit distaga
ya daoulagad dioc'h reier Plougastel.
Ho skeud a c'holoe ar mor; ho fenn
e-touez ar c'hoabr. ho c'hot du ba
bodennuz a singe aoulagad. — Pe-
Tak, eme-ve, Kement a reier e Kerne
ha nikon e Leon? — Perak, paoir
iaouank? Pa vezo glazet ho pieo evel
va re-me gant ar barrou-amzer, ec'h
ousoc'h ann dra-se. — Plijadur am
MAR mm
hele o c'houxout kement-se araok ma
vezo gluxet va bleo.
— Pas eo gwir p'hoc'h eus ket a
sismegans ous ar re gos, Selaouit mad
ar pes a livirinn d'e-hoc'h evit ma
c'hellot eunn derves lavaret Iret ann
dra-se d'ho pugale ihan :
Gwechall ex oa truk ama, pa's e0
gwir eur wesch ann diaoul, skuis 0
kleret meuieudi karantes tud Breiz-
ll, a seuas he-nnan d'ho gwelet,
rak diet oa d'ezhan Kredi e ve kemend
a vadaler e-toues ann dud.
Er vro-man ec'h erruas, ha neuse
ec'h en em ikat gant dillad eur
paour Kent. He ac'h gonllo war he
skonz, he vaz enn he zourn. ex ess da
skei war dor eur ketser Kor.
Ker buhan hag e oe digoret ann or,
ar pesketaer a anavezas anezhan dioc'h-
tu ep despet d'he voues ha d'he be-
dennou truesus. Ann den fall à 0
also gaot-ban euon dra-bennag hag a
droc'h anezhan.
— Deut enn ti, eme ar pesketaer. —
Kerkent ha m'en devoe ann drouk-
spered lekeat he droad dreist ann
treujou, ar paotr Ko à serraz gant
ners ann or bag a fouitras ar paour
kens wur mein ann aot. — Ana diaonl,
blonset he uil, a savez enn eur
smolat, hag eunn temmik pel:
neh es eas enn eunn ti all. Tu
aan ti araok mont d'ho labour, a la-
vare ho chapeled, bag etre dion be-
denn, 6 06 klevet eur vouez klemmus
ba skiltrus e-tal ann or
d'in, a lavare ar voues, na
am eur. — Ke da zigeri d'ar paour,
Biganna. — Aoun em eux, biskoss
n'em eus kleret eur voues ken euaur.
— Nens fors, arabad lesel den er-
mess.
Kerkent ha ma vije gwelet he dreld
8krabet, be fri sparfe), he sent lem-
met, ba drelst-oll be snoulagad ruz-
tan, aon holl a anavesaz ann drouk-
spered. fep-bini o Yen great sin
:-santel ar groas, en em lket da ober
goap anesban ba d'he ges er-mess enn
eur deurel war-n-han kemend berad
a ioa er vuredenn dour bennige,
— Paket ounn bel, eme ann diaoul,
Kounnar enn-han ken a, e tec'has
dirag ar galloud-æ; koulskoude ex
ess d'eul lochennik a welet du-hont
e riblenn ar mor. Ka nemet eur
bugel enp ti, — Va map, eme ar paour,
56
442 MAR
n'ec'h eus neira da rel d'in da eva?
— Ko avad, eme ar paotr, selu ama
leaz ribot. — Ken (renk ba ker fall oa
al leaz-ma, n'en divije ket het debret
gant ar moc’h. Ar paour 0 veza tan-
veet al lent. a foultraz aneshan war al
leur bag en em daolaz er mor.
Arruet enn tu all, es eas da skel
war dor eunn intanves. Eunn arme di-
rollet a rea, ar glao a goueze puill bag
ar gurun a c'hourdrouse. — Naoun
bras em eus, eme-z-han. — Ann intan-
vez, goude eur sell, a anavezaz ene-
bour ann dud. Koulskoude e sonjaz :
— Ann den fall pa'z a da g'emm a 20
dreist ann holl. — Deut enn ti, eme-
z-hi, setu ama peadra da derri ho
naoun, ha tan da domma hoc'h izili.
Eon eur lavaret ann dra-3e, ann in-
tanves a lekea dirak ar paour eur va-
sinad vraz a iod. Hag 0 palarat e-verr
gant-hi, enn eunn taol-kount e 0e
lipet ar iod ha diou bodezad leaz
kaoulet. — Mad eo ar iod, maoues,
n’hellfac'b ket rel d'in Kemend all?
— Ko, eme ann intanvesz, dioc'h e
vezo poaz ar pouloud. — Ha ker buhan
6 oe lekeat dira-z3-han leiz ar vasin-
kouez a bouloud bag eur bern kram-
pouez. Eunn nebeut goude, ne choume
netra ken da zibri.
Ann diaoul neute o aevel diouz taol,
a lavaraz d’ann intanvez : — Plijadur
vraz boc'h eux great d'in; n’helifeun
ober netra evid-hoc'h 7 Nerzuz ounn,
ha n'euz forz pe aeurt labour, me
ralo dioc’htu. (Enn amzer-ze, Klevit,
ar reier braz ha bihan a weler breman -
e tu Plougastel a ioa e tu Leon.)
— Peadra a-walc'h am euz da sevel
va hugale: va douarou a z0o mad, n'em
euz poan nemet abalamour d'am ame-
sien, eme ann iutanvez; sellit oc'h
ar vein-ze, ma ne vijent, n’em be ne-
tra da c'honlenn, — Ha ne d-euz ken
evit ober plijadur d'e-hoc'h ?
Hag 0 veza tennet he jupenn, Paol-
gornek a gemeraz ar reier ann eil
goude eben harg a daolaz anezho enn tu
ali d'ar mor, eieac'h ma’z int abaoue.
FILLOR SANT PER
Gwechall-goz, ann Aotrou Doue ba
sant Per o veza eat da ober eur bale
MAR
dre ar bed, a gavas eur bngel gwesel
war ann hent. — Asa, eme sant Per,
pec'herien ba ud didrue a «0 also
war ana douar, evit doare, kser hon
euz. Mar d-e0 mes hag iskis-meurbed
lezel evel-se eur bugelik paour da
vervel evel eur c'hl bihan! Daonst ma
kasemp ar bugel gan-e-omp? — Mad!
greomp eta, eme ann Aotrou Doue. —
Perik a rank beza he hauo avad. —
Mad! eme ann Aotrou Doue.
Hogen Perik a zeuat da vezs bras,
hag he baeroun a lavarat dels a 0e :
— Poent eo kas va fillor da seski mi-
cher pe vicher pelloc'h. — Kent a se,
eme aan Aotrou Doue, lavar da Berik
dont aman ma roinn d'ethan ar c'hras
a garo da c'’houlenn, abars ma ai
Kuit, — Goulenn ar baradoz evit da
ene, fillor. — Ne d-eo Kol penmoc'h va
leue, eme Berik; me ne d-ounn Ket
koz c'hoas : diveatoc'h me c'hella
goulenn pe c’hounid ar baradoz, mar
bet red, pa vezinn oc'h ober va sala-
rou ha dare da vervel. Kelt breman eo
gwell gan-en, a gay d'in, goulenn
kaout eur marc'h faro d'am dougen.
Hag e 09 roet unan eus ar re wella
d'ezhan ; ha Perik enn bent avad. ken
a Ondalle war gein he varc'h. el leac'h
ma karje Doue he gas.
Ar pardaez a zeuaz, ha Perik ne
wele, kouls lavaret, berad gouiou, pa
oe mantret 0 welet cunn dra evel eur
goabrennik a-ispill oc'h skourr eur
wezenn, ha Ker sklear hag enn delt
enu-dro d'ezhi. Ha mont Perik ha
mont eun avis tizout peg er goabren-
uik hag he lakaat enn he c'hodel, pa
glevaz eur vouez o lavaret : — Arabad
mont larkoc'h, paotr, pe as pezo keus.
— Mad! mont « reas evelato, ar penn-
zot; ha goude beza dastumet ar goa-
brenuik enn he jakod, ez a enn hent
adarre.
Evel dre chang e tigouez Kerkent
e-c'harz dor porz eur maner bag 6 06
digemeret eno ha dalc'het da enient
ouz ar c'hezek. Hogen 0 veza ne zeve
Ket a c'houlioù (rag he goabrennik a
lekea ar c'hraou ker sklear enn noz
evel enn deiz), Perik a 06 tamailet da
veza sorser, rag eur nevell all en doa
kemeret gwarisi out-han. — Korn
butun! lavar da Berik dont aman, ma
welinn ha gwir a leverez, eme ar
mestr d'ann hinL à ioa bet o flatra
Perik.— N'an boa-me ket lararet d’id,
MAR
fillor? eme sant Per. — Eo avad, eme
Berik d'he baeroun.
— Lavaret eux d'in, eme ann aotrou,
6 wiez ober sklerijenn bep goulou na
tan. Ha gwir eo ann dra-xe? Lavar.
— la da, eme Berik, dre vertuz eur
goabrennik a gavchoun du-ze er c'hoat
ous eur skourr, p'edoun 0 tont ama.
— Mad! digas anezhi d'in hep dalo ma
welinn ha te lavar ar wirlonez.
Abenn eur pennad goude, ar mevell
trubard a lavaraz d’ann aotrou en doa
klevet Perik 0 lavaret e wie peleac'h
edo kastell Biblen, eur brinsez kaer
enn-ban, hag ez oa goest da vont da
gerc'hat ar c'hastell-ze hag a +0 a-is-
pill a-siouc'h ar mor war heder cha-
denn aovr, ha da zigas anezhan a bez.
— Mad! lavar da Berik dont ama ma
welinn ba gwir eo ann dra-3e. — N'am
boa-me Ket lararet d'id, fillor, lezel
ar goabrennik el leac'h m’edo? — Ko
avad, eme Berik d'he baeroun. Me ne
ouzounn Ket peleac’h ema kastell Bi-
blen, na biskoaz n'am enz klevet na
lavaret menek diwar he benn. — La-
varet ec’h euz, eme ann aotrou, ez
095 goest d'he zigas aman, prinsez
hatg all, hag enn ober a rankez pe e
vezi krouget. — Hag ar paotr enn hent
Enn eur Skrabat he hann ha gwall
ankeniet.
Setu Perik o vont, taol da vor, taol
da zouar, enn avantur Doue, pa si-
gouez gant eul leon, hag hen kamm
broud bag o vont da bucha e-tal eur
wezenn gleuz, bag 6e oe darbet ha
darbet da Berik koueza d'ann douar
ken dinerz oa eat he galoun 0 welet
al leon iskiz-1e ken tost all d'eshan,
ha keit be voue war he ziou skoaz
evel hint he varc'h faro, ha skrij gwe-
let he zaoulacad evel daou gef tan enn
he benn, ha dent braz enn he c'henon.
Evel Kent pa gomprenaz oc'h he
lost o ficha bag hen ken damoezok ha
tra, Perik a zeuaz enn-han he-unan
hep dale. Neuze al leon o veza tost da
Berik, a zavaz eur pao er Yann evol
pa en diviche c’hoant da lavaret ez oa
eunn dra-bennak oc'h he bistiga.
Gwir oa, rak kerkent Perik a welaz
eur pikol drean 6 pao al leon. Neuze
en em aka, goustata ma c'hell, da
lamet ann drea:--1e, hag e 06 srhezet-
maro 0 Klevet al leon o lavaret :
— ennot Doue, va faotrik mad ; ma
es pefe ezomm ac'hanonn - me eur
MAR 443
weach bennag, n’es pezo nemet lava-
ret teir gweach ar c'homzou-man :
Roue al leoned. war va exomm, skoaz
d'in; ha ne zaleinn Ket da zigouezout
1.
— Greomp vad atao mar gellomp ;
drouk a raimp pa girimp, eme Berik ©
vont el leo adarre etreseg ar mor.
Mad! digonezout a reaz dre chang
e-tal kastell Biblen. Perik ne choumas
ket da varc'hata bag hep dale o skel
war ann or. — Petra glaskez aman
ive, paour keat reuseudik, eme eur
barvok Kot a seuaz da zigeri ann or.
Emoud digouezet el leae'h ma varvi.
Kea founnuz enn dro raktal, rak truez
am eus 'oui-id, Ker iaouank ma’z oud.
— 0 klask.... klask a rann.... 0 klask
kas ar c'’hastell-man d'am mestr pee
vesion lekeat d'ar maro, eme Berik 0
tenna bhuanadennou hirr ha beac'h
d'ezhan 0 prexek, rak aoun en doa da
veza lazet gant ar barsok kos.— Mad!
pe d-e0 ket gwai d’id mervel aman
eget mervel e leac'h all lve: kea ‘ta da
gaout ar brinses. P'am euz 800)... ne
d-eo ket arabad c'hoari gant da deod
avad, mar gouzoud ober.
P'oe eat Perik dirag ar brinsez, hag
ben moat ba (enn he dok ha lavaret :
— Demateoc’h, prinsez kaera a 10 er
bed, dont a rafac’h-hu da di va mestr-
me? — Ke d-inn Ket avad, paourik
keaz. — Neuze me vezo lekeat d'ar
marù, siouaz d'in! eme fillor sant Per,
ann daelou enn he zaoulagad. — Kent
a ze, eme ar brinsez. mar gellez dont
er-meaz enz ar gampr houarn-ze a vezo
alc'houezet war-n-oud, neuse ez inn
gan-ez dihana, rak truez am eus Ous-id.
P'oe bet Perik eur pennad er gampr
houarn, e teuaz da 10nj d'ezhan eux ar
pez en doa lavaret d’ezhan al leon Kot
m'en doa tennet eunn drean eui he
droad. — Roue al leoned. eme Rerik
abenn teir gweach, war va esomm,
skoaz d'in. — Hag e leal, a veac'h
m'en doa peur-laveret he goms di-
veza ma klevas Perik eur mestaol war
dor he gampr, hag hi toullet treuz-di-
dret, Neto e c'hellas Perik mont
er-meas, ker brai oa ann toull, hag
ben raktal da glask ar brinsez, ker
laouen bag ann heol. Hou-man o welet
pebez den oa Perik, dre ann taol bur-
zuduz-1e, a lavaras ex oa mall gant-hi
mont da welet he vestr; hag hi enn
bent raktal, kastell hag all.
444 MAR
Ann aotrou a oe laouen he galoun
ba ne hade Ket pa welaz ar brinsez :
— Breman Perik. eme-z-han, n'es pezo
labour e-hed da ober hiviziken, ba
Koulskoude ne vanko Ket euun holl
vad d’id.
Aun aotrou a simesaz d'ar brinsez,
na pelra "ta l Hogen ne vevaz Ket pell
ude, ha pa 09 maro, ar brinses a
avaras da Berik : — Petra rinn - me
breman ha da beleac'b et inn-me va-
uoanik? Mar kerez ni zimezo ann
ell d'egile ha ne veso Koet nemeur a
zrouk, rak me gave gwall goz va fried
divuz-in, ba te a 30 laouank |
Kaer laouen hag ann beol benniget,
hag he galoun 0 tridal gant ebad enn
be greis : — Prinsez vad, eme Berik,
seul gent, seul well.
Aun aotrou sant Per 0 veza deut da
ober eur bale war ann douar adarre, a
leat da welet be fillor, hag en devoe
Kant ebad 0 welet ar vuez kristen e
gwirionez a rene he fillor e kastell
Biblen gant he bried hag he vugalei-
gou; hat abars mont Koit. e lavaraz
d’ezho e rache ho gourc’hbemennou
d'ann Aotrou Doue bag her pedje da
lakaat ho han vou war ai levr a vues.
Me eo, eme sant Per, a 30 eat da
leon ecit rei skoaz d'id ha tenna da
bred eus a skilfou Satan a ioa bet
treac'h d'eshi.
Kenavezso er baradoz !
MARVAILLAT (L mouillées), v. n. Et
aussi, lavaret marvaillou. raconter des
histoires, bhâblier, parler beaucoup.
MARVAILLER (L mouillées), 8. m.
Couteur d'histoires amusantes ; pl. ten.
MARVEL, adj. Mortel, qui cause la
mort, au propre et au figuré. Marcel
eo he daol. il a reçu un coup mortel;
eur pec'hed marvel, un péché mortel.
MARVI, v. n. Hors d'usage et rem-
placé par mervei, mourir.
MARVOR, MARV-MOR, 8. m. Epoque
des basses marées, comune au premier
et au dernier quartier de la lune. A la
lettre, morte mer.
MARZ, a. m. Limite, merveille. En ce
dernier sens, Yor. TREDEMARZ.
MARZE. VOY. MARSE.
MAT
MASIKOD (ma-stkod), s. m. £. Enfant
de chœur d'église; pl. ed.
MASKL, s. m. Masque; pl. ou.
MASKLOU. Voy. MARKOU.
MASOUN (ma-soun). Voy. MARSSUNEN.
MASTAR, 8. m. Peu ou pas usité;
souillure, ordure, salissure.
MASTARA, v. a. Salir; p. ef.
MASTILLON, MISTILLON (les L mouil-
lé-s), 8. m. Y. Méteil, orge et froment
mélés. Le dernier est plus usité.
MASTIN, s. m. Gros chien, et, per
extension, homme brutal et grossier.
MASTINA, v. n. Faire ses petits,
mettre bas, parlant d'une chienne.
MASTOKIN, 8. m. Malotru, coquin;
pl. ed.
MAT, aij., Y. Bon, nrôpre à. Com-
paratif, gwell, gwelloc'h; superlatif,
groellan.
MATALASENN (matala-senn), 8. L
Matelas; pl. matalas, masc.
MATEC'H, 8. L Y. Servante, bonne
d'enfants; pl. mition.
MATEZ, 8. f. Femme de chambre,
servante; pl. mitisien.
MATEZ-VREAC'H, 8. f. Echarpe qui
supporte le bras d’un blessé. — Mates,
servante, et breac'h, bras.
MATINEZEU, 8. pl. m. Y. Yor. le
suivant.
MATINEZOU, 8. pl. m. Matines, priè-
res de l'Eglise.
MATOC'H. Miller. Ce mot qui est
le comparatif régulier de mad, ad}j.,
bon, est parfois emoloyé dans les an-
ciens écrits, au lieu de gwelloc'h gi
est celui en usage aujourd'hui. Ea
Tréguier tout: fois, le mot matoc'h est
assez usité.
MATOURC'H, 8. L. Servante mal tour-
née.
MEA
MAU, adj. (anc.) Diligent, agile. Voy.
MAo.
RAUL, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
maulenn, Y
MAULENN, a. f. Y. Plant de mauve ;
pl. maul, des plants de mauve, de la
mauve.
MAUR, adj. (anc.) Grand. Voy. MEUR.
MAVI-GAMM, s. m. Sciatiqriè, goutte,
maladies.
ME, pron. pers. Toujours sujet :
moi, je.
ME, pron. poss. Y. Mon, ma, mes.
ME, 8. m. V. Pétrin ; pl. meieu.
MEAL, adj. Dour meal, ean minérale.
Voy. DSUR-MEAL.
MEAN, MEN, 8. m. Pierre, et aussi
minéral en général, noyau des fruits;
pl. mein (me-in), et en construction,
ar vein. On dit aussi maen; pl. mein,
en quelques localités. Mean-sukr, du
sucre en pain. Eol-mean, huile miné-
rale, pétrole.
MEAN-BEN, 8. m. Pierre de taille.
— Mean, pierre, et bena, tailler la
pierre. On dit aussi mean-bena.
MEAN-BEZ, s. m. Pierre sénulcrale.
— Mean, pierre, et bes. tombeau.
MEAN-BILI, 8. m. Galet, cailloux ;
pl. mein-bili. — Mean, pierre, et bili,
galet.
MEAN-BOLZ, 8. m. Clef de voûte.
MEAN-BONN, 8. m. Pierre bornale.
— Mean, pierre, et bonn, limite.
MEAN-DU, 8. m. Jais. À la lettre,
pierre noire.
MEAN-FALC'H, 8. m. Pierre à aigui-
ser les faucilies. À la lettre, pierre à
faucille.
MEAN-FORN, 8. m. VOy. DOR-FOURN.
MEAN-FORNIGELL (fornig-ell), 8. m.
pique en pierre au fond de ia chemi-
née.
MEA 445
MEAN-FOURN, 8. mm. Voy. DOR-FOURN.
MEAN-GAO. VOY. MEIN-GAD.
MEAN-GLAZ. s. m. Ardoise. À la
lettre, pierre bleue.
MEAN-GRAVEL, s. m: Gravelle, ma-
ladie. A la lettre, pierre-gravelle.
MEAN-GROUAN, 8. m. VOy. GROUAN.
MEAN-HARZ, 8. m. Pierre bornale.
— Mean, pierre, et hars. pierre bor-
nale, borue.
MEAN-IALP, s. m. Jaspe, pierre nré-
cieuse. 7
MEAN-KAILLASTR (les L mouillées),
8. m. Caillou de la nature du silex,
d'après Le Gonidec. Le P. Grégoire lui
donne le sens de gros caillou.
MEAN-KAMM. Nom géographique.
La roche Mengan, à l'entrée de la rade
de Rrest.
MEAN-KRAG, s. m. Pierre de grès.
Voy. ERAG.
MEAN-KROG, s. m. Pierre d'attente.
A la lettre, pierre qui accroche; pl.
mein-krog. Ce sont des pierres qu’on
laisse en saillie sur le pignon d'une
maison neuve et qui servent de liaison
à la bâtisse voisine. Ce mot composé
es! très-bien trouvé.
MEAN-PAL, s. m. Et aussi pal, 8. m.
Palet, petit galet plat, palet pour jouer
au jeu de ce nom. À la lettre, pierre-
palet. C'hoari mean-pal, jouer au
palet.
MEAN SKLENT, 8. m. Ardoise; pl.
mein-sklent. |
MEAN-TAN, s. m. Plerre à feu, silex.
MEAN-TARZ, 8. m. Sazifrage, casse-
pierre, plantes. Ce mot est composé
de mean, pierre, et de tarsa, rompre.
MEAN-TO, 8. m. Ardoise, pierre
pour couvrir une maison; pl. mein-to.
Voy. To.
MEAOUEIN (meaoue-in), Y, a. et 0.
Enivrer, s'enivrer; p. meaouet.
446 MEC
MEAQUER, s. m. Y. Ivrogne; pl.
MeaOouETION.
MEAOUERES, 8. L. Y. Ivrognesse; pl.
Mogouerezet.
REAR, s. m. Maire, magistrat muni-
cipsl. Ce mot est un nom de famille
très-répandu. Ann autrow mear, mon-
sieur le maire.
MEAZ, 8. m. La campagne, les
Champs, ane plaine. Choum a ra war
ar méaz. il habite la campagne. À la
lettre, sur la campagne. Er-meax, de-
bors. Kas er-meas, renvoyer, chasser.
MEAZ-KEAR, 8. m. Faubourg de
ville. 11 ne s'emploie me daus Ja
forme suivante : E meas-kear, dans le
faubourg. A la lettre, en dhors de la
e.
MEC'H, s. f. Y. Honte. Yor. ME.
MEC’H, s. m. Morve du nez. Yar.
BEC'HI, plus usité.
MEC'HEKAT, v. a. V. Faire honte,
humilier, rembarrer; p. mec'heket.
MEC’HEOUENN, s. m. Y. Juin, mois
de l'année.
MEC'HEOUENNIK, s. m. V. Juillet,
mois de l'année.
MECHER, 8. L. Métier. VOY. MICHER,
plus usité.
MECHEROUR, s. m. Artisan. VOY. Mi-
CHEROUR.
MEC'HEUENN (mec'he-u-enn), 8. m.
Join.
MEC’HI, s. m. Morve dn nez.
MEC'HIEGEZ (mec'hteg-ez), s. f. Mor-
veuse, celle qui à la morve au nez;
petite fille.
MEC'HIEK, 6. m. et al, Qui a la
morve au lies, morveux, ef, par ex-
tension, bambin, ea termes familiers.
MEC'HIOK, s. m. et adj. C. Le même
que le précédent.
MEG
MECHOS!I, s. m. Ecurie. Voy. BAL-
EHS) (marcho-si).
MEC'HUR, v. a. Y. Novrrir. Voy.
MEZUR.
MEC'HUZ, adj. V. Honteux. — Mesh,
V., honte.
MEO, s. m. Ce mot paraît être le re-
dical de nedi. moissonner, et a peut-
être eu autrefois le sens de moisson,
coupe. Il n'est plus en usage aujour-
d'hui, mais ou le retrouve dans le mot
composé koat-med, bois taillis.
MEO, s. m. Y. Pouce, doigt de la
main et du pied ; pl. medeu. Vuy. MES.
MEDAD, s. m. Y. Yor. MEDAT.
MEDALENN, s. f. Médaille de toute
sorte; pl. ou.
MEDAT, 8. m. Y. Pincée. 1! se dit
aussi de l'ancienne mesure de lon-
gueur appelée Pouce et qui valait à
peu près 3 centimètres ; pl. medadeu.
— Med, met, Y. pouce, certain doigt.
MEDDIG, MEDDYG, s. m. (anc.) Mé-
decin.
MEDER, s. m. Moissonneur; pl. (œn.
— Redi. moissonner.
MEDEREZ, 8. f. C'est le féminin du
précédent.
MEDI, Y a. et n. Moissonner, couper
le blé; p. medet.
MEDIANT, s. m. C. fainéant: pl. ed.
MEOOUR, s. m. Y. Moissonneur ; pl.
mederion. Yay. MEDI.
MEEIN (mee-in), v. a. Y. Gérer, admi-
nistrer ; p. meet.
MEEIN (me-ein), v. a. Et aussi meiat,
pétrir : p. meet. — Me, V., pétrin.
MEGAN, v. a. T. Salir; p. meget
(meg-et).
MEGANS, 5. f. (anc.) Pudeur, timi-
dité.
MET
MEGELL (meg-eil), s. f. Tique, in-
secte, vermine qui entre dans la peau
des bêtes pour y vivre; pl. ed. Voy.
TEURK.
MEGIN (meg-in), a. f. Soufllet de
forge, de cuisine. Le pluriel meginou
s'emploie au sens de soufflets d’orgues
d'église, meginou ograou.
MEGINER (meg-iner), 8. m. Peaussier,
mégissier ; pl. ten.
MEGINOU (meg-inou), s. pl. L Voy.
MEGIN.
MEGINOUR (meg-inour), s. m. Y.
Peaussier, mégissier ; pl. meginerion.
MEGNOUNER, 8. m. Chaudronnier ;
pl. ten.
MEIAT (me-iaf, Y. a. Y. Pétrir;
p. meet.
BEI (méj), 8. m. Mélange. Orthogra-
phe vicieuse. Voy. ME.
MEILL (L mouillées), s. m. Mulet,
poisson. Prononces ce mot comme on
prononce en francais les cinq premiè-
res lettres du comparatif Meilleur. —
Ce poisson étant très-commun à Quim-
perlé, on appelle, par ironie, bek meill
(bouche de mulet), l'habitant de cette
localité. Le poisson de ce nom, qui vit
dans les rochers, est nommé meill-
mein (me-in), mulet des pierres.
MEILL (L mouillées), et mieux, meill-
ann-dourn, le poing, la main fermée.
NGA le précédent pour la prononcia-
ion.
MEILL-ANN-DOURN. Voy. le précé-
dent.
MEILL-KAZAREK (L mouillées), 8. m.
Mulet de rochers.
MEILL-MEIN. Voy. MEILL, mulet,
poisson.
MEILL-RUZ, 8. m. Rouget, poisson.
À la lettre, mulet rouge.
MEIN (me-in), 8. pl. m. C’est le plu-
riel irrégulier de mean, pierre. Au
pluriel avec l’article, ar vein.
MER 447
MEINAAT (me-in-aat), Y. a. Couvrir
de pierres un chemin, empierrer. Voy.
REIN.
MEIN-B0ED (me-in), 8. pl. m. Moel-
lons, pierres de blocage. À la lettre,
pierres de nourriture. C’est un terme
de maçons.
MEINEK (me-in-ek), adj. Pierreux.
YOT. MEIN.
MEIN-GAD (men), s. pl. m. Et aussi
min-gad, ies deux pierres qui forment
la gueule du four. Je ne comprends
pas ces mots.
MEIRC'H (mérc'h); pluriel ancien de
marc'h. cheval.
REIT (met), prép. Y. Bxcepté, hor-
mis. YOT. NEMET.
MEITOUR (métour), s. m. Y. Métayer;
pl. meiterion [mélerion). Cette ortho-
graphe est vicieuse. Voy. METOUR.
MEJ (méj), 8. m. (anc.) Mélange. Yor.
LES (ké)).
MEL, s. m. Miel, et aussi crasse des
oreilles. — En latin, mel.
MEL, s. m. C. Sève.
MEL, MILL, a. m. Moulin, en quel-
ques localités. Voy. MILIN.
RELA, v. a. Enduire de miel ; p. et.
%
MELAOUENN, 8. L. Mélilot, plante.
MELAR, adj. Ferrugineux, parlant
des eaux minérales. — Dour melar,
eau minérale ferrugineuse.
MELCHEN ; pluriel de melchenenn.
MELCHENEK, 8. f. Champ de trèfle,
prairie artificielle.
MELCHENENN, 8. L. Plant de trèfle;
pl. melehen, du trèfle, des plants de
trèfle. Ar melchen a dr drouc'h, le
trèfle qui fournit trois coupes ; c’est le
trèfle commun. Ar melchen rux, le
trèfle incarnat ou rouge. — Le trèfle
était autrefois considéré comme un
talisman qui assurait la victoire au
448 MEL
lutteur qui, le soir, au clair de la lune,
avait pu cueillir avec les dents eur
velchenenn peder, un trèfle à quatre
feuilles.
MELCHON, 8. pl. m. Y. T. Pluriel de
melchonenn, trèfle.
MELCHONENN, 8. L. Y. T. Le même
que melchenenn.
MELC'HOUEDENN, 8. f. Escargot,
limacon; pl. melc'houed, melc'houet,
masc. On dit aussi melc'huedenn; pl.
melc'hued, melc'huet, masc.
MELC'HOUEDENN-VOR, s. L. Limacon
de mer, appelé Bigorne dans le fran-
is familier de la Basse-Bretagne. —
elc'’houedenn, limacon, et mor, mer.
Voy. BIGORNENN.
MELC'HUENN, s. f. Y. Morve du nes.
MELC'HUENNEK, adj. et s. m. t.
Morveux.
MELEK, adj. Mielleux. — Mel, miel.
MELEN, adj. Jaune, blême, pâle, et
aussi alezgan, parlant d'un cheval dont
N robe est de la couleur du café au
L
MELENA, v. a. Rendre jaune, jaunir';
p. et.
MELENAAT, v. n. Devenir jaune ; p.
meleneat, meleneet.
MELENARD, adj. Jaunâtre. — Melen,
jaune.
MELENEK, MELENOK, s. m. Verdier,
oiseau. — Melen, jaune.
MELENCK, s. m. C. Yor. le précé-
dent.
MELEN-KOAR, adj. Blème, livide.
À la lettre, jaune comme cire non
épurée.
MELENEIN (melen-e-in), v. a. Y.
Rendre lanne: p. melenet.
MELEN-VI, 8. m. Jaune d'œuf. —
Melen, jaune, et vi, œuf.
MELER, s. m. Ç. Fabricant de miel.
— Mel, miel.
MEL
MELESTREIN (melesére-in), Y. &. 1.
Gérer, administrer.
MELFEDENN, s. L Escargot, limagon:
pl. melfed, mallet, masc. P
MELFETA, v. n. Ramasser des lima-
çons. VOy. MELFEDENN.
MELGR, s. m. Y. Rouille.
MELGREIN (melgr-e-in), v. a. et n. Y.
Rouiller, se rouiller; p. melgret.
MELIN, 8. L. Y. T. Moulin; pl. meli-
neu, en Vannes, et melino, en Tréguler.
MELINER, 8. m. Y. T. Meunier; pl.
ion, ten. On dit aussi melinour, en
Vannes.
MELIODENN, s. f. Y. Poulle; pl. eu.
MELIODENNOUR, s. m. Y. Fsiseur de
poulies; pl. meliodennerion.
MELIONENN, 8. f. Y. Le même que
merionenn. Ce dernier est plus usité.
MELIONNEIN (melionne-in), v. n. Y.
S'emporter de colère.
MELIS, MELIZ, adj., Y. Fade au goût,
Sals Saveur.
MELKERN, 8. m. Goémon large et
dur.
MELKONI, 8. m. Y. C. Affliction,
douleur.
MELKONIA, Y. a. V. C. Attrister, affii-
ger ; p. melkoniet.
MELKONIET, adj. et part. V. C. Af-
fligé. Ar re melkoniet, les affligés.
MELKONIUZ, adj. V. C. Triste, mélan-
colique, pensif.
MELKR. Voy. MELGR.
MELL, s. L En quelques lieux il a le
sens de moulin.
MELL, 8. f. Ballon pour jouer à la
soule. Voy. MELLAD, MELLADSU, MELLAT.
MELL, 8. m. Y. Gerbe, Voy. MENAL.
MEL
MELL, 8. m. Vertèbre, article des os,
moelle des os, chacun des os qui com-
posent l’épine dorsale, nœud des
tuyaux de blé, de roseau ; pl. ou.
MELL, s. m. Millet, mil, graine pe-
tite et ronde.
MELL, s. m. C. Maillet, marteau en
bois.
MELLACH, s. m. Y. Louange exces-
give, flatterie. — Mellein, V., flatter,
ouer.
MELLAD, MELLADENN, a. f. Jeu de
la soule, jeu du ballon.
MELLADEK. Voy. MELLAD.
MELLADENN, 8. L. VOY. MELLAD.
MELLADOU, 8. pl. m. Nom que l'on
donue à la réunion de ceux qui jouent
à la soule et à ceux qui regardent.
Voy. MELLAD.
MELL-ASKORN, s. m. Moelle des os.
MELLAT, v. n. Jouer au ballon, à la
soule. Et mieux, c'hoan gant ar vell.
MELL-CHADENN, 8. m. Echine du
dos. Ce mot est composé de mell, ver-
tèbre, chacun des 05 de l'épine dor-
sale, et de chadenn, chaine. A la lettre,
chaîne des vertèbres, par allusion à la
mobilité de ces os, lesquels sont en-
grenés l’un dans l’autre et forment
une sorte de chaîne.
MELLEIN (melle-in), v. a. Y. Donner
des éloges; p. mellet. On dit de préfé-
rence, meslein.
MELLEK, adj. Plein de nœuds, de
jointures. — Rel, nœud des tiges de
plantes.
MELLER, s. m. Joueur à la soule, au
ballon. Voy. MELL.
MELL-ER-PENN, 8. m. Y. Cervelle. À
la lettre, moelle de la tête.
MELLEZOUR, 8. m. Miroir.
MELL-GOUZOUK, s. m. Nuque. A la
lettre, vertèbre du cou.
MEN 449
MELL-KEIN (kein), 8. m. Echine des
animaux, rable, cimier. — Reli, ver-
tèbre, article, et kein, dos.
MELL-LEC'H, s. m. Y. Cervelet. —
Mell, moelle, et ec'h. lieu, place. À la
lettre, place de la moelle (vertébrale).
MELLIG, 8. f. Y. Eteuf; pl. melligeu.
YOT, 80LOD.
MELLOU, s. m. Renouée, plante.
MELLOUR, s. m. Y. Flatteur ; pl. mel-
lerion. On dit aussi meslour. Voy. MEL-
LEIN.
MELDDI, s. m. V. Louange, éloge;
pl. melodieu. Voy. MESLEIN.
MELON, adj. T. Jaune. Voy. MELEN.
MELOUER {anc.) Yor, MILLOUER.
MELRE, 8. m. C. Afiction.
MELREA, v. 8. C. Affliger ; p. melreet.
MELTAS, s. m. C. Crabe velue.
MELUC'HENN, 8. f. Y. Limacon ; pl.
meluc'het, masc.
MELV, s. m. Y. Morve du nes.
MELVEL, 8. m. Y. J'ai trouvé ce mot
employé avec le sens du précédent.
MELVENN, s. L. T. Papillon, et aussi
limacçon; pl. melvenno.
MELVER, v. n. Ce verbe, en quelques
localités, se dit à l'infinitif au sens de
mervel, mourir.
MELZIN. VOY. BILIR,
MEM, pron. poss. V. Mon, ma, mes.
Mem brec'h. mon bras. Voyez au sujet
des articles bretons ce que j'ai dit des
articles arabes dans mon Dictionnaire
français-breton 1869,
MEN, 8. m. V.T. CG. Pierre, minéral,
noyau des fruits; pl. mein, et à Van-
nes, mener.
MEN, pron. poss. 7. Mon mes.
Men Douk, mad Din. "pp HS
SL
450 MEN
MEN, pron. pers. Y. Je.
MENAD, 68. m. Main ou certaine
quantité de feuilles de papier. Eur
menad paper, une main de papier.
MENAE, 8. H, Yor. MENED.
MENAL, MELL, 8. m. Y. Petit tas de
blé coupé dans les champs; pl. mena-
leu, melleu. Voy. MALAN.
MENALEIN (menal-e-in), v. a. Y. £n-
gerber.
MENAOUED, MINAOUEO, 8. m. Alène
de cordonnier: pl. ou. Jannik fri mi-
naoued, Jeannette au nez pointu.
MENAOUEDER, 8. m. Celui qui fabri-
que des alènes.
MENAOUEDI, v. n. Percer avec une
alène ; p. menaouedet.
MENAT, 8. m. (anc.) Ancienne me-
sure de 240 livres.
MENATA, Y. a. (anc.) Lapider; p. et.
— Men, pierre.
MEN-BE, 8. m. Y. Pierre tombale.
— Men, pierre, et be, tombeau. Voy.
MEAN-BEZ.
MEN-BIN, s. m. V. Pierre de taille.
— Men, pierre, et binein, tailler des
pierres.
MEND. Voy. MENT.
MENDEM, MENDEMP, 5. L. Y. Ven-
dange ; pl. mendemeu.
MENDEMEIN (mendem-e-in), v. n. V.
Faire la vendange; p. mendemet.
MENDEMP. VOy. MENDEM.
RENE, 8. m. T. CG. Montagne; pl.
meneo, T., et meneou, D.
MENEAOUET, 8. m. Y. Alène de cor-
donnier.
MENED, 5. m. (anc.) Montagne. On
disait aussi menae.
MENEHUET. VOY. MENEAOUET.
MEN
MENEK, 5. m. Mention, souvenir.
Ann hmt hag a 80 menek R
celui dont il cat question.
MENEL, Y. n. (anc.) Demeurer, ha-
biter ; p. manet.
MENEOUED. VOy. MENAGUED.
MENESIAD (mene-siad), s. m. Monte-
gnard; pl. menesidi. VOy. MENEZAD. —
Menes, montagne.
MENESIACEZ (mene-siades), s. L. C'est
le féminin du précédent ; pl. ed.
MENESIEK (mene-siek), adj. Montse-
gneux.
MENEZ, 8. m. Montagne; pl. mene-
siou. Ce mot flgure parmi les nome de
famille. Mont eux ar foennek d'ar mo-
nes, perdre au change. À la lstire,
aller de la prairie à la montagne.
MENEZAD. YOT. MENESIAD, plus usité,
MENGL. Voy. miAGL.
MENGLE, s. m. Y. Mine, carrière:
pl. mengleicu.
MENGLEEIN (mengle-e-in), v. n. Y.
Travailler dans les carrières.
MENGLEOUR, s. m. Y. Carrier, mi-
Heur ; pl. mengleerion.
MENGLEUSIA (mengleu-sia), v. D.
Travailler aux mines, aux Carrières.
MENGLEUZ, s. m. Carrière, mine. —
Men, mean, pierre, et kleus, cavité.
MENGLEUZER, 8. m. Carrier, mineur;
pl. ten.
MENGLEUZI. VOY. MENGLEUSIA.
MENHIR, s. m. Ce mot, composé de
men ou mean, pierre, et de ir, hm,
adj., long, s'emploie pour designer
des blocs de granit d'une hauteur
souvent considérable et plantés en
terre en forme de colonnes, ils ont
servi, dit-on, au culte des Druides. Il
s’en trouve de grandes quantités en
Bretagne. Le mot Pculvan paraît avoir
le même sens.
MEN
MENI, s. m. Y. Engeance, en mau-
vaise part. Ce mot s'emploie aussi
oomme adverbe au sens de presque,
à demi. Meni-foll, V., folâtre, espèce
de fou, à demi-fou. Meni-roue, vice-
roi, à demi-roi.
MENK, s. m. Banc de plerre adossé
à un mur.
L
MENN, 8. m. Ce mot qui est encore
employé en quelques localités de Van-
nes et de Cornouaille, est une expres-
sion du temps de la féodalité; on
disait alors menn-gavr, menn-gaour,
chevreau ou petit de la chèvre. Le
Gonidec pensait que menn s’em-
ployait en général pour désigner le
petit des femelles à quatre pieds. Je ne
suis pas de cat avis, mais je crois que
cette expression n'a dû s'étendre que
sur ia race ovine tout entière, ainsi
ue semble l’indiquer le vieux mot
ennad. qui signifiait Redevance paya-
ble en brebis. — Le Menn est un nom
de famille assez répandu.
MENNAD, 8. m. {anc.) Redevance
payable en brebis. Voy. MENN.
MENNAD, s. m. C. Demande, dessein,
proposition.
MENNAT, v. n. Estimer, penser,
conclure; p. mennet, Voy. MENNOZ.
MENNAT, v. n. (anc.) Demander,
faire des propositions.
MENNEIN (menn-e-in|, v. n. V. Mettre
bas, parlant d’une chèvre.
MENN-GAOUR,
MENN.
L
MENN-GAVR. Voy. MENN.
: MENNO, 8. m. V. T. C. Voy. MENNOZ.
MENNOUT, v. a. C. Offrir ; p. mennet.
MENNOUT, v. n. (anc.) Croire, pen-
ser.
MENNOZ, 8. m. Pensée, idée, opi-
nion ; pl. mennosiou. En grec, menos.
MENN-GAVR. Voy.
END. Voy. MENOZ.
MENOZ. Voy. MENNOZ.
MED ABT
MENT, s. f. Taille, stature, hauteur,
calibre, mesure, capacité, étendue.
Prononcez ce mot comme en français
Mainte. Éunn dèn d 30 he vent brax-
meurhed. un homme dë grande taille.
MENT, BENT, s. f. Menthe, plante.
Yor. l6 précédent pour la prononcia-
tion.
MENT-KI, s. L Menthe sauvage. À la
lettre, menthe da chien. Voy. MENT
pour la prononciation.
MENTEK, adj. Qui a de la corpulence,
qui a une belle stature. Yor. MENT,
stature. Voy. MEÂT pour la prononcia-
tion.
MEO, adj. Y. T. C. ivre. Ce mot est
un nom de famille répandu,
MEOT, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de maout, mouton mâle.
MEOUEIN (meous-in), v. à. et n. Y.
Enivrer, s'enivrer; p. Mmeowele
MEDUEL, 8. n. T. Domestique mâle ;
pl. meouelo. Voy. MEYÉL.
MEOUENTI, a. L Y. T. Ivroguerie.
Bep, ivre.
MEOUER, 8. m. T. Ivrogne; pl. ien.
Voy. MEO.
MEOUEREC'H, 8. m. T. Ivrognerie.
Voy. MES.
MEOUEREZ, 5. L. T. Ivrognesse, pl.
ed. Voy. MEO.
MEOUIN, v. a. et n. T. Enivrer,
g'enivrer; D. Mmeouelt.
MER (mér), adv. Y. Beaucoup, plu-
sieurs. Voy. MEUR pour la construc-
tion.
MERA, v. a. Gérer, administrer ; p.
merel.
MERAN, v. a. T. Voy. le précédent.
MERBET, adv. Y. YOT. MEURSED.
MERC'H, 8. f. Fille, en général, et
aussi par rapport au père et à la mère;
452 MER
1. merc'hed. Ce pluriel signifie aussi
es femmes en général.
MERC'H, MEURC'H, s. m. Y. Mardi,
et aussi mars, un des mois.
MERCHAD, MERCHAT, s. m. Y. Di-
zaine de rosaire; pl. merchadeu.
MERC'HAD, MERC'HAT, adv. Y. Pro-
bablement, peut-être.
MERC'HAT, Y. VOy. MERRAT.
MERC'’HED, 8. pl. f. Ce mot est à la
fois le pluriel régulier de merc'h.
fille, et le pluriel irrégulier de maouez,
femme en général. Goaxed ha mer-
c'hed, hommes et femmes.
MERC'HEK, 8. L. Y. Belle-fille, degré
de paren‘é. — Ce mot dérive de
merc'h. fille.
MERC'HER, DIMERC'HER, d. m. Mer-
credi. VOy. DIMERC’HER. Merc’her al ludu,
le Mercredi des cendres. Dimerc'her
geñta, mercredi prochain.
MERC'HETA, Y. 0. Courir les filles,
s’adonner aux femmes. — Merc'hed,
des femmes.
MERC'HETAER, 8. m. Coureur de fil-
e paillard; pl. ien. Voy. le précé-
ent.
MERC'H-KAER, 8. f. Belle-fille, degré
de parenté. Ce mot est une sotte imi-
tation du français, et ne ressemble en
rien au mot merc'hek, qu’on a eu à
Vannes le bon esprit de conserver.
MERC'HODENN, MERC'HODIK, s. f.
Poupée ; pl. ou. Ce mot dérive de
nerc'h. fille.
MERC'HODENNA, v. n.
poupées.
MERC'HODIK, a. f. Poupée d'enfant ;
pl. merc'hodennouigou. — Merc'h, fille.
Faire des
MERC'H-VIHAN, 8. L. Petite-fille, de-
gré de parenté. Ce mot est la traduc-
tion littérale du français petite-flile,
lequel ne signifie rien à l'analyse.
Comment se fait-il qu'à Vannes seule-
ment on ait conservé le mot ancien
doarenes, douarenes.
MER
MERDEAD, MORDEAD. Voy. MERBET.
MERDEAT, s. m. (anc.) Marin, navi-
gateur. Voy. MERDE! (anc.). — Merdeat,
8. m., se dit encore à Vannes au sens
de mari.
MERDEI, MORDE! (merde), v. 1.
(anc.) Naviguer.
MEREN, 5. L Y. Marraine; pl. et.
YOT, MAEREN.
MERENN, 8. f. Goûté, collation, petit
repas dans l'après-midi, entre le diné
et le soupé. On dit aussi mern. En
latin, merenda. Yor. le mot suivant.
On dit aussi merenn vihan. Dibri me-
renn, faire la collation.
MERENN, 8. L C. Repas qui se fait
vers midi; c'est le repas principal.
Voy. au mot LEIN, s. m., dîné, ce qui
est dit de merenn de la Cornouaille.
MERENNA, v. n. Faire collation où
goûté dans l'après-midi, entre le dîné
et le soupé. Un vieux manuscrit indi-
que ce mot comme signifiant faire le
repas principal vers midi; c'est le sens
de merenn de la Cornouaille. Le verbe
mernia, de Tréguier, a à peu près ce
dernier sens. Yor. LEIN, 8. m., dtné.
MERER, s. m. Administrateur, gou-
verneur, métayer ; pl. tien. — Mera,
administrer. |
MERERI. VOy. MEREURI.
MEREUR, 8. m. C. Métayer, fermier;
pl. ten.
MEREUREZ, 8. f. C. Fermière; pl. ed.
MEREURI, a. L Métairie; pl. tou.
MERGL, MERKL, s. m. bouille des
métaux.
MERGL, 8. m. Nielle, maladie des
blés.
MERGLA, v. a. et n. Rouiller, se
rouiller ; p. merglet.
MERGLEIN (mergl-e-in), v. a. et n. Y,
bouller, se rouiller.
MER
MERI, 8. m. Morve du nez. Yor.
BEC'HI, qui est plus usité.
MERIEK, adj. Morveux, qui a la
morve au nez. Yor, MERI. VOy. ME-
C'HIEX, plus usité.
.MERIENENN, 8. L. Fourmi; pl. me-
rienn, MasC.
MERIENN, 8. pl. n. Pluriel de me-
rienenn, fourmi.
MERIENNA, v. n. Peu ou pas usité.
Fourmiller, être en grand nombre.
(Gr.) — Merienn, des fourmis. |
MERIONENN, 5. L. Y. T. Fourmi; pl.
merionn, MASC.
MERIONN, s. pl. m. Y. C'est le plu-
el de merionenn, fourmi, Y.
MERIONNEIN (merionn-e-in), v. n. Y.
tre abondant comme les fourmis
dans une fourmilière. — Merionn, V.,
pluriel de merionenn.
MERK, a. m. Marque: pl. ou. Vor.
gK, Tp H T
MERKA, Y. a. Marquer, déterminer;
p. et.
MERKL, s. m. Rouille des métaux.
On dit aussi mergl.
AERRL, s. m. Nielle, maladie des
MERKL-KOUEVR, 8. m. Vert-de-gris.
À la lettre, rouille du cuivre.
-MERKLA, v. a. et n. Rouiller, se
rouiller ; p. merklet.
MERKLEIN (merkl-e-in). Yor. MER-
GLEIN, Y.
MERKLET, adj. et part. Rouillé.
MERKOU, 5. pl. m. Menstrues.
MERL, MAERL, a. m. Amendement
marin, calcaire et animal, connu sous
ces noms en agriculture. Voy. SKAOTIL.
MERLUS, 8. m. Merluche ou merlue,
poisson de mer ; pl. ed. — On appelle
MER 453
ironiquement penn-merlus (tête de
merlue), l'habitant d'Audierne, parce
que ce poisson y est très-abondant et
qu'on en mange beaucoup.
MERLUSETA (merlu-seta), v. H, Pè-
cher des merlues. Yor. MERLUS.
MERLUZ. VOy. MERLUS.
MERN, s. m. T. Ding vers midi;
c'est le principal repas. Yor. LEIN.
MERNIA, v. n. T. Diner vers midi;
p. merniet. Voy. le précédent, et aussi
lein.
MEROUEL, MERUEL, v. n. Y. Mourir;
D, maruet.
MEROUENT, MERUENT, s. m. Y. Mor-
talité.
MEROUR, a. m. Y. Métayer; pl. me-
rerion.
MERRAD, MERRAT, adv. Y. Peut-être,
probablement. Ce mot paraît être 006
contraction pour me a oar vad, je
sais bien.
MERRAT. Voy. le précédent.
MERRS, 8. m. (anc.) Marchandise.
MERSER, s. m. Colporteur; pl. ien.
MERUEL, v. n. Y. Mourir ; p. marvet.
MERUENT, s. m. Y. Mortalité.
MERVEL, v. n. Mourir; p. marvet. Il
se conjugue sur marvi, qu'on suppose
être l’ancien infinitif.
MERVENT. VOy. MERVERTI.
MERVENT, sorte d'adjectif. Avel
. merveñt, vent du sud-ouest.
MERVENT, s. f. Mortalité. Voy. MER-
EL.
MERZER, 8. m. Martyr, terme de
dévotion; pl. ten.
MERZEREZ, s.T C'est le féminin du
précédent : pl. ed.
454 MES
MERZERIA, v. a. Martyriser, terme
de dévotion, et, par extension, faire
soufftir quelqu’on.
MERZERINTI, 8. L Tourments du
martyre.
ge ERZOUT, Y. à. Remarquer; p. mer-
MES, 8. m. V. Muid, ancienne me-
sure de capacité.
MES, 5. m. V. La campagne, les
champs.
MESA (me-sa), v. a. C. T. Garder les
bestiaux. Voy. MESER.
MESA (me-5a), Y. a. (anc.) Donner
des glands aux porcs. — Mexenn,
gland.
MESAER (me-saer), 8. m. Ù. Berger;
pl. (en. Yor. MESA.
MESAEREZ (me-saerez), 8. f. C. Ber-
gère; pl. ed. Voy. MESA.
MESER (me-ser), s. m. T. Berger ;
pl. (en. Voy. MESA. En grec, Mesos, qui
est au milieu.
MESEREZ (me-serez), s. L T. Bergère ;
pl. ed. Voy. MESA.
MESIAD (me-siad), s. m. Plaine, vaste
étendue de campagne en pays plat.
Mesiad ed, plaine couverte de céréales.
Ce mot dérive de meaz, mez, la cam-
pagne.
MESIER (me-sier), 8. m. Orthographe
vicieuse. VOoy. MEZVIER.
MESIEREZ (me-sierez), 8. L. Ortho-
graphe vicieuse. Voy. MEZVIEREZ.
MESIOU (me-siou), s. pl. m. Grands
terrains vagues de la campagne qui
étaient considérés comme n'ayant pas
de propriétaire. Il y en avait beau-
coup en Basse-Bretagre, au commen-
cement de ce siècle.
MESK, a. m. Mélange. N'est nusité
qu'en composition. Voy. E-MESK, MESK-
É-MESK, MESKI.
MESK-E-MESK, adv. Ptle-mèle.
MES
MESKA. VOY. ESRI.
MESKEIN (mesk-e-in), v. a. Y. Mélet.
mélanger; p. mesket, mirét,
MESKI, v. a. Mèler, mélmgr; p.
mesket.
MESKL, s. pl. m. Voy. MESRLENS.
REGLA, v. n. Picher des mile:
p. mesklet.
MESKLENN, a. f. Moule, coquillage
de mer; pl. mark), maso.
MESLASION (mesla-sion), s. m. Y.
Eloge, louange; pl. eu.
MESLEIN (mesle-in), v. a. Y. Donner
des éloges; p. meslet.
MESPER, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de mesperenn.
MESPERENN, s. f. belle, fruit; pl.
mesper, asc.
MESPOUNT, 8. m. Je crois avoir va
ce mot employé avec le sens de feu
d'artifice.
MESTACL, 8. m. Coup vigoureuse-
ment appliqué sur une personne, sur
une porte, etr. Coup de traître, coup
dangereux ; pl. mestaoliou. Ce mot
paraît composé de mestr, maître, el
de taol, coup. Ce serait alors coup de
maître.
MESTAUL, MESTOL (mestôl), 8. m.
V. T. C. VOÿ. MESTAOL.
MESTOL (mestôl). Voy. le précédent.
MESTR, s. m. Propriétaire, maître,
celui qui dirige des travaux, directeur,
patron de navire, supérieur ecclésias-
tique ; pl. mistri. Ce substantif figure
parmi les uoms de famille. On l'écrit
Mestre en francais. Ar re-ma a 3x0
mistri da ober ann dra-ze, ceux-ci
sont passés maîtres pour faire cela.
Eur mestr skol, un maitre d’école, un
professeur. Les paysans disent : va
mestr, mOn propriétaire.
MESTREZ, 5. f. Pronriétaire, femme
qui possède ou qui dirige, et, per ex-
tension, amante.
MEU
MESTBR-IANN, 8. m. Esprit follet, en
Ke familier. Â la lettre, maître lean.
OY. IANN.
MESTR- MECHERQUR, 8. m. Arebi-
tecte, contre-maître, celui qui dirige
les travaux. — Mestr, maître, et me-
cherour, ouvrier.
MESTRONNEIN (mestronne-in), Y. à.
Y. Dominer, commander; p. mestron-
net. Voy. MESTR, maître.
MESTROUNIA, v. a. Dominer, avoir
autorité sur ; p. mestrouniet. — Mestr,
maître.
MESTR - SKOL, 8. m. Professeur,
maître d'école; pl. mistri-skol.
MESTREZ-SKOL, s. L. Mattrosge d'é-
cole.
MET, MED, 8. m. Y. Pouce, un des
doigts ; pl. medeu.
RET, prép, Y. Le même que nemet.
MEYOU. Yor. E-METOU. |
METOUB (métour), 8. m. Y. Et aussi
meñiour, mélayer; pl. melerion.
MEUD, s. m. Pouce, un des doigts;
pl. ou. On dit aussi biz-meud. Le mot
meud, dans le style familier, s'emploie
comme suit : Neuze e kouezxaz he veud
enn he zourn. À la lettre, son pouce
tomba alors dans sa main, pour dire,
il en fut effrayé, il en resta stupéfait,
il en eut regret beaucoup.
MEUDIGA, Y. n. Jouer à la poucette
ou poussette. — Reud. pouce. Voy.
RUZIGA.
MEUDIK, 8. m. C'hoar meudik, jeu
de la poucetle ou poussette. — Meud,
pouce.
MEULBR, s. m. Y. Meuble; pl. eu.
MEULBREIN (meulbr-ein), v. a. Y.
Garnir de meubles; p. meulbret.
MEULEUDI, 8. f. Eloge, louange, et
aussi gloire, en parlant de Dieu; pl.
meuleudiou.
MEU 455
MEULI, v. a. Louer, donnar des élo-
ges, et aussi honorer, parlant de Dieu ;
p. meulet.
MEULODI. Yor, MELODI.
MEUR, adj. et adv. Grand, principal,
beaucoup, plusieurs. Une larité
de ce mot, employé comme adverbe,
c'est d'exiger le singulier après li.
Aussi s'en sert-on pour exprimer le
pluriel des substantifs, qui ne sont
usités qu'au singulier ou dont le
pluriel sonne mal à l'oreille. Meur
a dra, beaueoup de choses. On dit
aussi kals a draou. Voyez ce qui est
dit à ce sujet au mot PLUR:EL de mon
Nouveau Dictionnaire français-breton
1869. — Le Meur est un nom de
famille très-répandu.
MEURBED, adv. Beaucoup, très, inf-
niment. Braz-meurbed, très-grand.
MEURC’H, s. m. Y. Mardi, jour de Ja
semaine, et aussi mars, mois. Yay.
MEURS.
MEURLARJE, 8. m. D, VOY. BEURLAR-
JEZ.
MEURLARJEZ, MEUR-LARJEZ, a. m.
Les jours gras, le carnaval. Ce mot
paraît composé de meur, beaucoup,
ou de meurs, mardi, et de larjez,
graisse de la viande que l'on fait rôtir.
11 signiflerait donc à la lettre, beau-
coup de graisse, ou mardi de la graisse
(ce mot graisse étant pris au sens de
viande) D'autres écrivent morlarjez.
Etant décomposé à la façon du précé-
dent, ce substantif serait formé de
mor, mer, et de largez ; ce serait alors
mer de graisse, ou temps où l'on
mange beaucoup de graisse ou de
viande.
MEURS, s. m. Mardi, jour de la
semaine, et aussi mars, un des mois.
On dit aussi dimeurs en certains cas
déterminés. Voyez le mat SEMAINE à
mon Nouveau Dictionnaire 1869.
REUT, MEUD, s. m. Pouce, un des
doigts ; pl. meudou.
mâle; pl. meudet (me-udet).
456 MEZ
MEUTAD, MEUDAD, s. m. Pincée, et
aussi pouce ou ancienne mesure de
longueur, qui valait un peu moins de
trois centimètres. — Reud, pouce, un
des doigts.
MEUTEIN (me-ut-e-in), v. n. Y. Se
battre comme les béliers, comme les
moutons; p. meutet (me-utet). — Reut
(me-ut), Y... mouton mâle.
NEUZ, 8. m. Et mieux, meusz-boed,
s. m. Mets, aliment préparé pour un
repas; pl. meujou. Le Gonidec n'em-
ploic meus qu'en termes ironiques :
Setu eur meus kaer! voilà un beau
régal !
MEUZ-B0ED, s. m. Voy. le précé-
dent.
MEUZ-FROUEZ, 8. m. Toutes les cho-
ses qui, dans un repas, se nomment le
dessert, bien que ce mot breton signi-
fie, à la lettre, mets de fruits.
MEV, MED, adj. Yor. ce dernier.
MEVELL, 8. m. Domestique mâle;
pl. mevellien, mevellou. Ce substantif
est un nom de famille très-commun.
NEZ. s. f. Honte, opprobre, rrudeur.
Divalo mes eo, il est on ne peut plus
abject. À la lettre, il est abject c’est
une honte. Ke kuit gant ar vez, tu de-
vrais en Ctre honteux. A la lettre, va-
t-en avec la honte.
MEZ, a. m. T. CG. Le même que
meaz.
MEZ, MES, s. m. V. La campagne,
les champs.
MEZ, 8. pl. m. Voy. MEZENN.
MEZA, v. a. C. Voy. MERA, gérer.
MEZA, v. a. Pétrir. Voy. MERAT.
MEZ-ANN-STOURM, s. m. Lieu du
combat, champ de bataille. A la lettre,
champ du combat. Ce mot dont la
composition indique l'ancienneté, H<
gure parmi les noms de famille. Voy.
au mot ANN, article défini, les change-
ments opérés dans la langue au sujet
de cet article.
MEZ
MEZEK, ad). Honteux, parlant des
personnes, — Mex, honte. sak kell
e oa, il en était tout honteux.
REIER, s. m. (anc.) Chirurgie.
MEZEKAAT, v. a. Humilier, faire
honte; p. mesekeet, mesckeat. — Mesek,
adj., honteux.
MEZEL, adj. (anc.) Lépreux.
MEZELL, 8. L. Yor. DEMEZELL. Va me-
sell, mademoiselle, au vocatif.
MEZENN, 8. f. Gland du chêne, et
aussi amygdale ; pl. mes, masc.
MEZER, s. m. Drap, étoffe.
MEZER-SKANV, s. m. Flanelle. À la
lettre, drap léger.
MEZERENN, 8. f. Lange d'enfant au
maillot; pl. ou.
MEZEVELL(!, v. a. Causer des éblouis-
sements au cerveau, et, par extension,
fasciner ; p. mexevellet.
MEZEVELLIDIGEZ (mexevellidig-es),
8. f. Evitez ce mot qui, à la rigueur,
sigaifie éblouissement su cerveau,
fascination.
MEZEVENN, EVENN, s. m. Juin, un
des mois de l’année. E mix meserenn,
e miz evenn, dans le mois de juin.
MEZEVENNI. Quelques personnes
l'emploient à la place de mexerelli.
MEZEVENNIK, s. m. Juillet. Voy. ME-
ZEVENN, GOUERE.
MEZ-KER, sorte de substantif, C.
Faubourg. — Hes. C., dehors, et ker,
ville. La composition de ce mot indi-
que qu'il n’a pas de pluriel. E mex-ker,
ans le faubourg, dans les faubourgs.
À la lettre, en dehors de la ville.
MEZD, adj. Ivre. On dit aussi mesv.
Mezo-mik, entièrement ivre, ivre-
mort.
MEZOU. Voy. MESIOU. — Hetou" est
un nom de famille.
| MIA
MEZUR, 8. m. C. Nourriture, au
propre et au figuré. Merur ann ené, la
nourriture de l'âme.
MEZUR, v. a. C. Nourrir ; p. maget.
Ce mot s’empluie au propre et au fi-
guré. Il se conjague comme maga du
Léon, ou, en d’autres termes, il
n'existe de ce verbe que l'infinitif.
MEZUZ, adj. Honteux, infâme, par-
lant des choses. — Mes, honte. Mezus
eo d'eunn den beza lacer, il est honteux
de voler.
MEZV, MEZO, adj. Ivre. Yoy. ce der-
nier qui est plus usité; mais mesv
a formé plusieurs dérivés ci-dessous.
MEZVENTI, 8. f. Ivrogaerie. — Mesv,
ivre.
MEZVI, v. a. et n. Kuivrer, s'eni-
vrer; D, mesvel. On dit aussi en em
tezvi, s'enivrer.
MEZVIER, s. m. Ivrogne, pl. ien.
Voy. MEZ.
MEZVIEREZ, 8. L. Ivrognesse; pl. ed.
VOY. BET.
MEZVUZ, adj. Enivrant. Peu usité.
MIANNAL. VOY. MIANNEIN,
MIANNEIN (mianne-in), v. n. Y.
Miauler; p. miannet. On dit anssi
miannal à l'infnitif.
MIANNEREAC'H, s. L. Y. Miaulement.
MIANNEREC'H, 8.1. Y. Le mème que
le précédent.
MIANNOUR, 8. m. Y. Miauleur.
MIAOUA. Voy. MIAOUAL.
MIAOUAL, v. n. Miauler, et en style
familier, se plaindre comme font les
petits enfants.
MIAOUER, sorte d'adj. Ea miaouer,
chat qui a l'habitude de miauler. Bu-
gel miaouer, enfant qui se plaint sou-
veut (en style familier). Yor. MAOUAL.
MIAOUEREZ, s. m. Miaulément. Ces
sortes de substantifs sont peu usfiés.
MIG L
On tourne la phrase par Je verbe.
Klepet a rann ar c'has 0 viaoual, j'en-
(enda les miaulements du chat. À là
lettre, j'entends le chat miaulant.
MIBILIACH, 8. m. Enfantillage, pué-
rilité, brimborion; pl. ou. On a lieu
de croire que l’on a dit autrefois mi-
biliezs, mibilies, en ce sens.
MIBILIEZ, 8. m. Puérilité. Voy. le
précédent.
MIBIN, adv. Vite, promptément,
précipitamment. Kerset mibin, mar-
cher vite.
MICHANS, EMICRANS, adv. Peut-être,
sans doute.
MICHER, MECHER, 5. f. Métier, pro-
fession ; pl. micherou, micheriou. Ober
eur vicher, exercer une profession.
MICHEROUR, MECHEROUR, s. m.
Artisan, ouvrier; pl. ien.
MIC'HI. Yor. BEC'HI,
MIC'HIER, 8. m. V. Drap, étoffe ; pl.
eu. Voy. MEZER.
MICHODEIN, v. n. Y. Môrir; p. mi-
chodes. Il se conjugue toujours avec le
verbe auxiliaire gober. Y. Michodein e
c'hra, il mûrit.
MICHOT, adj. Y. En maturité.
MIDI. VOy. MEDI.
MIGA, v. n. C. Être suffoqué de
colère; p. miget (mig-et). — Tost 0e
d'in miga, je fus sur le point d'être
suffoqué de colère. Yor. fi, 8. m.
MIGNA, s. m. Terme enfantin pour
dire tantine, bonne amie.
MIGNAN, 8. m. Y. Chaudronnier;
pl. et.
MIGNON, s. m. V. T. C. Ami; pl. mi-
gnoned, mignonet,
MICGNONEZ, s. L Y. T. G. Amie; pl.
mignonezed, mignonezet.
MIGNCNADH, 8. m. Y. Curessés, et
aussi amitié familière.
C
458 MIL
MIGNONEIN (mignon-e-in), v. a. Y.
Faire des caresses, caresser. Voy.
MIGNON.
MIGNONI, 8. m. Y. Le mème que
mignonach.
MIGNOUN, s. m. Ami; pl. ed.
MIGNOUNACH, 8. m. Amitié fami-
lière, surtout entre deux personnes
de sexe différent. Voy. MIGNOUN.
MIGNOUNETA, v. a. Dorloter; p. et.
MIGNOUNEZ, 8. L Amie; pl. ed.
MIGORN, 8. m. Cartilage; pl. ou.
MIGORNUZ, adj. Cartilagineux.
MIGOURN. Voy. MIGORN.
MIGOURNUZ. VOy. MIGORNUZ.
-MIK, 8. m. (aoc.) Suffocation. Voy.
MIGA, qui en dérive.
NIK, adv. Tout-à-fait, entièrement.
Maro-mik, tout-à-fait mort. Mezo-mtk,
ivre-mort. Foll-mik, fou à lier.
MIL, 8. f. Il se dit en quelques loca-
lités au sens de milin, moulin.
MIL, s. m. C. T. Animal en général ;
pl. ed.
NIL. s. m. (anc.) Animal domestique,
comme les bestiaux ; pl. miet.
MIL. Nom de nombre. Mille. On dit
aussi dek-kañt. À la lettre, dix-cent.
MILC'HOUID, s. m. V. Mauvis, oiseau;
pl. et.
MILC'HUIT, MILVIT, s. m. Y. Mauvis,
oiseau ; pl. et.
MILED, 8. pl. m. C. Les bestiaux, le
bétail; c'est le pluriel de mil.
MILEN, adj. V. Jaune. Voy. MELEN.
MILENEIN (milen-e-in), Y. Voy. ME-
LENEIN.
MILFID, MILFIT, 8. m. Mauvis, oi-
seau, pl. ed.
MIL
MILGI (milg 0: s. m. Lévrier. limier,
chien de course. Ce mot me parait
composé de mil, nom de nombre,
mill, et de k, chien, comme pour
dire que le lévrier en vaut mille à la
course. Ce mot doit être un nom fan-
taisiste imaginé par les poëtes. On le
trouve dans des poésies dy Yr siècle.
VOy. LLVRAN.
MILGIEZ (milg ies), s. L Levrette,
femelle du lévrier. Yoy. le mot précé-
ent.
MILGIN (milg-in), s. L. G. Manche de
vêtement ; pl. ou.
MILID, 8. m. Ce mot ne s'emploie
guère qu’au pluriel milidou ; il aigni
He mérites, en termes de dévotion.
MILIN, s. L Moulin; pl. ou. — Rin
est un nom de famille; oa le prononce
à la française comme Milain.
MILIN-BRENN, s. f. Ce mut, du style
trivial, s'entend de l'anus du chev),
A la lettre, mou:in du son.
MILIN-DOULL, a. L. Moulin dont la
roue tourne horisontalement. — Mi-
lin, moulin, et toull, troué, percé.
MILINER, a. m. Meunier; pl. ten. YOT.
MILIN. — Nous avons ait au mot KAKOUS
que les paysans bretons avaient autre-
fois fort peu de sympathie, ou plutôt
une grande aversion pour les cordiers
et les torneliers. lL en était de même
des meuniers, témoins ces deux pro-
verbes faits à leur adresse :
Kre eo roched eur miliner,
Paka peb mintin eul laer.
La chemise d'un meunier est bien
forte pour saisir (au cou) chaque ma-
tin un voleur.
Puis cet autre :
Ar miliner, laer ar bleud,
4 vo (peso) daonet beteg he veud.
Le meunier, voleur de farine, sera
damné jusques à son pouce.
MILINEREZ, s. f. C'est le féminin du
précédent.
MILIN-GOMM, 8. L Moulin à foulon
— Milin, moulin, et komm, foulerie.
des draps.
MIL
MILIN-KOAJEL, s. L Moulin à eau
Ge) la roue tourne verticalement.
r.
MILIN-KRAUFEL, a. f. Moulin à eau
Gr) la roue tourne horizontalement.
(Gr.
MILL, 8. L. En quelques lieux on
prononce ainsi le mot milin, moulin.
MILLER, 8. m. Ce mot, en quelques
localités, se dit à la place de miliner,
meunier. Voy. BILL,
MILLEREZ, 8. L. C'est le féminin du
précédent.
MILLIGA, v. 3. Maudire; p. milliget
(millig-et). Voy. MALLOZ.
MILLIGADENN, 8. f. Créature digne
de malédiction; pl. ou.
MILLIGEIN (millig-e-in), v. a. Y.
Maudire : p. milliget (millig-et). Vor.
MALLOC'H, Y.
MILLIQUR, adj. Daoulagad milliour,
des yeux amoureux.
MILLIZIEN, v. a. C. Maudire, donner
sa malédiction; p. milliget (millig-ei).
Voy. MALLOZ. Cet infinitif, quoique es-
seutiellement différent de milliga, se
conjugue cependant come ce dernier,
ainsi que l’indique le participe passé
milliget.
MILLOC’H, s. m. Y. Linot, oiseau ;
pl. es.
MILLOTENN, s. L Y. Mulot, animal;
pl. millotet, masc.
MILLOTET. Pluriel
millotenn, V., mulot.
irrégulier de
MILLOUER, 8. m. Y. Miroir; pl. (œu.
MILLOUR, 8. m. En quelques loca-
lités. Meunier. Ce mot figure parmi
les noms de famille.
MILVED, adj. Millième. Yor. RIL
MIL-VICHER, sorte d’adjectif. Les
mots Jann mil-vricher se disent d’un
MIN 459
homme qui entreprend mille choses
à la fois et qui ne finit rien. À la let-
tre, Jean mille métiers.
MILVID, MILVIT, Y. Yor. MILFID.
MILZIN, MELZIN, adj. Y. C. Difficile
à contenter.
MIL-ZOULL, 8. m. Mille-pertuis,
plante dont les feuilles, vues au soleil,
semblent percées de mille trous. —
Nil, mille, et oull. trou. On dit aussi
karut-toull.
MIN, a. f. Museau.
MIN. 8. m. (anc.) Promontoire, cap;
pl. minou. Le pluriel minou se re-
trouve dans le nom de deux caps ou
pointes situés près et en dehors de la
rade de Brest, entre le Porzic et. la
baie de Brrtheaume. On les appelle
grande et petite pointe du Minou.
MINAOUED. VOy. MENAOUED.
MINAOUEDI. Yor, MENAOUEDI.
MINAOUET, adj. C. Pointu comme
une ulène. Yor. MINASUED.
MIN-DREUZ, a. f. Il se dit d’ane per-
sonne qui a la bouche de travers.
— Min, museau, et treux, de travers.
Voy. MIN-GAMM. He-man a xo min-
dreus, il a la bouche de travers.
MINELL, a. L. Fer de sabots, de sou-
liers ; pl. ou.
MINELL, s. f. C. Raucle que l'on met
su museau des porcs pour les empé-
cher de, fouiller en terre; pl. ou. Voy.
MIN, 8. L
MINELLA, v. a. Mettre des fers aux
sabois, aux souliers; p. et.
MINELLA, v. a. C. Bouclier, parlant
des porcs, dont on boucle le groin
pour les empêcher de fouiller en terre.
VOy. MINELL.
MINER, 8. m. Carrier, mineur; pl.
ten. Par extension, on donne ce nom
au grand Jançun, poisson pourvu d'une
longue mâchoire qui lui sert à percer
la vase et le sable et à y faire un logis
où il trouve sa nourriture.
460 MIN
MIN-GAMM, s. f. Ce mot sert à dési-
gaer uné personne qui a la bourhe
torte. — Min, s. f., museau, et Kamm,
tortu, tort. VOy. MIN-DREUZ.
MINGL, adj. Y. Peu sélé, indifférent,
ni chaud, ni froid, tiède.
MINGLEIN (mingl-ein), v. n. Y. De-
venir tiède, ni chaud, ni froid.
MINJAOUA. VOY. BIAQUAL.
MINIAOUADENN, s. L Cri da chat;
pl. ou.
MINIAOUAL, v. n. Miauler; p. mi-
niaouet. VOY. MIABUAL,
MINIC'HI. VOy. MENEC'HI.
MINID, s. m. (anc.) Montague. Voy.
Brp.
MINOCH, 8. m. On appelait ainsi,
d'après Le Gonidec, le droit qu'avait
l'évêque de Léon, en Bretagne, de pré-
lever une poignée de blé sur tous les
sacs qui paraissaient sur le marché de
Saint-Poi-de-Léon.
MINOC’H, 8. m. T. G. Mulot, charan-
n, CO3son, museraigne ; pl. ed. On
it aussi minouc’h.
MINOC'HELL, 8. f. T. Boucle que l'on
met au museau des porcs pour Îles
empêcher de fouiller en terre; pl. mi-
noc’hello.
MINOC’HELLAN, v. a. T. Roncler le
groin des porcs. YOT, MINOC'HELL.
MINORACH, 8. m. Les ordres mineurs
de l'Eglise. On dit aussi ann ursou
bihan, par opposition à ann ursou
braz, les ordres majcurs. Voy. URSQOU,
AVIELER, ABOSTOLER, LURUNENN.
MINOTENN, 8. f. Y. C. Sentier; pl. eu.
MINOU. Voy. MIN (anc.), s. m.
MINOUC’H, 5. m. Museraigne, ani-
mal ; pl. ed.
MINOUER, 8. m. Boucle que l'on met
au groin des porcs pour les empérher
de fouiller en terre; pl. ou. Ce mot
dérive de min, 8. L. museau.
MIN.
MINOUERA, v. a. Bouclier le. Leg
des porcs. YOy. MINOUER. Il 8e dit ,
par extension, d'une femme en colères.
que l’on parvient (n'importe comment}
à empêcher de crier, de vociférer.
MINT, s. m. Mite, insecte; pl. ed.
MINTARD, MITARD, s. rm. Y. Lo b.
Grégoire donne à ce mot, en style
burlesque, le sens de froidure, par
rapport aux corps animés. Endevout
er mitard, Y... attraper froid. À la let-
tre, avoir la froidure.
MINTELL, 8. f. C. Manteau; pl. meñ-
_ MINTER, s. m. Chaudronnier ; pl.
ten.
MINTIN, s. m. Matio, les premières
beures du jour.
MINTIN-GOULOU, 8. m. Da vinhn-
goulou, de bonne heure, dès l'aurore.
— Mintin, malla, et goulou, clarté.
MINTINVEZ, 8. f. Matinée, du point
du jour à midi, — Mintin, matin, et
vez. Voy. ce dernier mot.
MINTR, s. m. Mitre des prélats; pl.
OU.
MINTRAD, adv. Très-peu.
MINTRAT, a:lv. (anc.) Très-peu.
MINVIK, 8. m. Mie de paio.
MINVOASK. Voy. MINWASE, 5. M.
MINVRAOUD, MIN-VROUD, 8. m. Sorte
d'anneau eu fer que l'on met sur le
museau du veau pour l'empêcher de
tèter, quand on veut le sevrer. — Min,
s. f., museau, et brouda, piquer. À la
lettre, pique museau.
MINVROUDA, v. a. Mettre au museau
du veau un anneau en fer qui le pique
quand il veut têter. Voy. MINVROUD.
MINWALENN (minoalenn). Voy. BI-
NOUER.
MINWASE (minoask, minouask), s. m.
Moraille pour les chevaux méchants
L
MS
ou difficiles au ferrage, C’est une sorte
de .pince qui leur serre la partie. seu-
sible du museau. — Min, 8. f., mu-
seau, et gwaska, serrer.
MIOC'H, adj. Bara mioc’h, pain, mal
cuit, à demi-cuit. On dit plus ordinai-
rement, bara bihan poax, bara toas.
MIOD, adj. Bara miod, pain émié
pour faire un cataplasme, uue pauade.
MIPIEN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de map, fils.
NIR, s. m. (anc.) Fourmi, insacte ;
pl. mirien.
MIRC'HOUIK. Yor. MINVI.
MIREIN (mire-in), v. a. Y. Garder,
conserver, observer, célébrer, préser-
ver, empêcher; p. miret. Voy. MIRET.
MIRENN, 8. f. V. Collation ou repas |
entre le diné et le soupé.
MIRENNEIN (mirenne-in), Y. n. Y.
Faire la collation. Voy. MIRENN.
MIRENN-FILAJ, 8. L. Y. Repas de
pait. VOy. FILAJ, FILAJOUR. À la lettre,
collation après soupé.
MIRET, v. a. Observer, célébrer,
conserver, préserver, empêcher, pro-
biber, retenir pour soi; p. miret. Ce
verbe se conjngue comme si l'infinitif
était mira. N'ounn ket evit miret da
c’hoarsin, je ne puis m'empêcher de
rire. Miret eur gouel, célébrer une
fête. Gouil mirgt, V., fête gardée,
MIROUIK. Voy. MINVIX.
MIROUT, v. a. D, Le même que miret.
MIRRI, pluriel irrégulier de marr,
oue.
MISIAD (mi-siad), 8. m. La durée
d’un mois. — Mis, mois.
MISIOU (mi-siou), 8. pl. m. Mens-
trues. — Mis, mois.
MISK, s. m. Y. Mélange. Misk-oc'h-
misk, pêlé-mêle. Ce mot n'est usité
u’en composition. Voy. MISKEIN, dont
il est le radical,
MIT 464:
MISKEIN. (misk-e-in). Vey. MESKEMNS
NIS), s. m. V. Surprise.
MISTER, s. m. Mystère, terme de.
dévotion ; pl. iou.
MISTILLON, MASTILLON (les Lmouil-
lées), 8. m. Y. Méteil, orge ou seigle
et froment mêlés.
MISTR, adj. Bien habillé, mince .de
taille, svelte, gentil, coquet, propre,
égant.
MISTRI, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de mestr, maître, propriétaire, supé-
rieur. Voy. MESTR.
MISTRIK, adj. Coquet, mignard, re-
cherché dans sa mise. Voy. MISTR.
MITAQUIK; Yor. MITOUIK.
MITARD. VOy. MIÂTARD.
MITER, MITOUR, 8. n. Y. Chaudron-
pier ; pl. miterion.
MITIN, s. m. Y. Matin. Arc'hoac'h
vitin, V., demain matin, par élision
pour arc’hoac’h da ctin, Voy. MINTIN
du Léon.
MITINIAT, s. m, Y. Matinée.
MITION, 8. pl. L. Y. Pluriel irrégu-
lier de matec’h, V., servante.
MEITISIEN (miti-sien), 8. pl. L. Pluriel
irrégulier de mates, servante.
MITONEIN, v. a. Y. Dorioter. Um
vilonein, 8e soigner à l'excès.
MITONNIE, 8. m. Y. Chattemite, pa-
telin. VOy MITOUI.
MITOR, MITOUR, s. m. Y. Chaudron-
oler; pl. nuterion.
MITOUIK, MITAQUIK, 5. m. Patelin,
chattemitte. Ober he vitouik, parlant
d'un homme: faire le patelin, le dérot,
le calin. Ober he mitouik, pariant
d'une femme ; faire la prude.
MITOUR, s. m. Y. Chandronnier ; pl,
miterion.
462 MOC
MIZ, s. m. Mois, partie de l’année ;
pl. misiou (mi-siou).
MIZ, s. m. Dépense. Ce mot n'est
usité qu'au pluriel misou, frais, dé-
pense.
MIZAN, 8. m. Misaine, terme de
marine. Àr wern visan, le mât de mi-
saine.
MIZEU, s. pl. m. Y. Dépense, frais.
MILIEU, s. pl. m. Y. Menstrues.
MIZOU, s. pl. m. Dépense, frais,
amende. Ober mizou da, faire payer
l'amende à.
MOAL, adj. Chauve.
MOALAAT, v. n. Devenir chauve. On
dit de préférence, dont da tesa moal.
MOALDER, s. m. Evitez ce mot qui,
à la rigueur, signifie calvitie.
MOAN. adj. Mince, fin, étroit, menu.
— Le Moan est un nom de famille
assez répandu; On le prononce comme
on prononcerait Le Moant en francais.
— Skalierou moan ha sounn, des esca-
liers étroits et d'aplomb comme une
échelle de meunier. Neud pik moan,
fil inégal (Gr.).
MOANAAT, v. n. Devenir mince,
menu; p. moaneet, moaneat, Et mieux,
dont da teza moan.
MOANARD, 8. m. Qui a la taille
svelte,
MOANARDEZ, 8. f. C'est le féminin
du précédent.
M'OAR-VAD, adv. Peut-être, appa-
remment, sans doute, probablement.
À la lettre, je sais bien, contraction
de me a oar errad.
MOC'H, 8. pl. m. C'est le pluriel ir-
régulier de penn-moc'h. porc, cochon.
Roc'h hanier sall, petit salé. À la let-
tre, cochons demi-salés. Voy. PENN-
MOCH. Eur vañdenn coc'h. une bande
de pourceaux.
MOG
MOC'HA, v. n. Faire ses petits, met-
tre bas, parlant d’une truie. — Roc'h.
pluriel de penn-moc'h. porc. Ce verbe
ne s'emploie qu'à l'infinitif et se con-
jugue avec l’auxiliaire ober, Moc'ha ê
deuz great ar wis, la truie a mis bas.
Ober mac'h munud, est plus usité.
MOC'HACH, 8. m. Sans pluriel. Tou-
tes sortes d'immondices, d'ordures.
VOy. MOC'H.
MOC'HAER, 8. m. Marchand de co-
chons; pl. ten. Yar. MOC'H.
MOC'HIK, s. m. Cloporte de mer, pu-
ceron de mer; pl. moc'hedigou.
mot, dérivé de noc'h, pluriel de pena-
noc'h. cochon, porc, a cela de parti-
culier que la terminaison tk des dimi-
nutifs au singulier, est accolée à un
substautif au pluriel.
MOEC'H, s. m. Y. VOy. MOUEC'H.
MOEL, adj. Y. Chauve.
MOELAT, Y. n. Y. Devenir chauve;
p. moelet.
MOELL, 8. m. Moyeu de roue; pl. ou.
MOELL-KARR, 8. m. VOy. MOULL-KARR.
MOELTR, adj. Moite, humide, par-
lant du linge, des vêtements.
MOELTRA, v. n. Et mieux, daoñ da
teza moeltr, devenir humide. Voy.
MOELTA.
MOEN, adj. Y. T. C. Mince, étroit,
fin, menu. Voy. MOAN.
MOENAT, v. n. Y. Devenir mince,
menu, étroit, fin. Voy. MOEN. Et mieux,
donet de vout moen.
MOEREB, 5. f. Tante, degré de pa-
renté.
MOEZ, 8. m. Voy. MOUEZ.
NUR, s. m. Yor. MOUG.
MOGACH, MOUGACH, s. m. Levée de
la taille ou de la milice au temps où
elle se faisait par famille ou par mé-
nage. — Mouy, mog, ménage, feu ou
famille.
MOG
MOGED (mog-ed), 8. m. Famée, et,
par extension, vanité. — Mont e moged,
s’évaporer. À la lettre, aller en fumée.
MOGEDEIN (mog-edein), v. n. Y. Jeter
de la fumée, enfumer; p. mogedet.
Voy. MOGEDI.
MOGEDENN (mog-edenn), s. L Exha-
laison, miasme, vapeur. Yor. M0GED.
MOGEDENN-DOAR (mog-edenn), 8. f.
V. Fumeterre, plante.
MOGEDENNI (mog-edenni), v. n. Jeter
des exhalaisons, des vapeurs. Voy.
MOGEDENN.
MOGEDENNIK (mog-edennik), 8. L
Fumet d’un mets, d’une liqueur. Voy.
MOGEDENN.
MOGEDENNUZ (mog-edennuz), adj.
Qui jette des exhalaisons, des vapeurs.
MOGEDET (mog-edef), adj Enfumé,
fumé. Ti mogedet, masure, bicoque.
Haring mogedet, hareng fumé.
MOGEDI (mog-edi), v. a. et n. Fumer
ou jeter de la fumée à l’intérieur, en-
fumer, parlant d’une cheminée dont
la famée rentre dans la chambre, ex-
poser à la fumée. Mogedi Kk, fumer
de la viande. Mogedi butun, fumer du
tabac. Ces mots dérivent de moged,
fumée. Mogedi a ra ar siminal, la
cheminée fume dans l’intérieur.
MOGEDUZ (mog-edus), adj. Qui sent
la fumée ou en jette.
MOGER (mog-er), 8.1. Muraille, mur;
pl. ou.
MOGERIA (mug-eria), v. a. Murer. Et
mieux, sevel mogeriou enn-dro da.
MOGIDELL (mog-tdell), a. L Fumeron
ou charbon embrasé qui jette de la
fumée. — Moged, fumée.
MOGN, MOUCGN, adj. Manchot. Dourn
mogn, manchot. He-man a 30 dourn
mogn, celui-ci est manchot. A la let-
tre, il est main manchote.
MOGNEZ, MOUGNEZ, 8. f. Femme
amputés du polgnet, manchote.
MON 463
MOIEL, MOUIEL. Yor. ce dernier.
MOIGN, a.m. Manchot. — Moigne et
Le Moigne, sont des noms de famille
très-communs. v
MOIGNA, 8. f. 0. Voy. MIGRA.
MOJ, s. m. Y. Groin ou museau de
pourceau, babine, mufle, vilaine face.
MOJEK, adj. Y. Lippu. Yor. 89.
MOJENN, s. f. G. Histoire faite à
plaisir, conte ; pl. ou.
MOL, s. m. Y. Empressement, hâte.
Voy. MALL.
MOLEK, s. m. Mulet, poisson; pl.
moleged. On dit aussi moullek.
MOLIAC’H, a. m. Y. Ostentation,
prestige, prodige, et aussi grand bruit
sans besogne.
MOLIEC'H. VOy. MOLIAC'H.
MOLINOT. VOy. MOULIOT.
MOLL, 8. m. Y. Moule des impri-
murs; moule pour couler les mé-
taux.
MOLLEIN (moll-e-in), v. a. Y. Impri-
mer, parlant d’un livre, elc.; p. moi-
let. — Moll, V., moule.
ROLLER, VOy. MOLEK, MOULLEK.
MOLLOUR, s. m. V. Imprimeur; pl.
mollerion. Voy. MOLLEIN.
MOLOSK, terme de marine. Gioern
volosk, mât d'artimon. Voy. MORSI.
MOLU, 8. m. Y. Morue, poisson.
MOMEOER (auc.) Balancier d'horloge,
pendule ou poids suspendu et qui os-
cille.
MOMM, 8. L.T. Mère ; pl. mommo.
MON, s. m. Merde, excrément de
l’homme.
MON, s. m, (anc.) Homme. Yar. MAN,
464 MON
MONAO'H, s. m. 11 se dit en quelques
localités pour manac'h, moine.
MOND, v. n. Voy. MORT, qui est plus
régulier.
MONDIAN, s. m. Homme important,
graud seigueur ; pl. ed.
MONEIZ (mone-is), 8. m. Monnaie,
argent monnayé.
MONEIZA (mone-isa), v. n. EL mieux,
ghar moneis, fabriquer de la monnaie.
MONEIZER (mone.ixer), 8. m. Qui fs-
brique de la monpaic ; pl. ten.
MONET, v. n. Y. T. C. Aller ; p. ouet,
en Vannes; eat, est, autre part. Ce
verbe est très-irrégulier. Voy. MONT,
IELA (anc.), KEA (anc.).
MONET-KOUIT, v. n. T. S'en aller.
Tor. MOÂT-KUIT.
MONK. YOT, MOGN, MOUGN.
MONKLUZ, s. m. et ad). CG. Nasillard.
MONKLUZEZ, 5. L C. Nasillarde.
MONS. Voy. MOGN, MOUGN, qui sont
plus usités.
MONT, v. n. Aller; p. eat, eet, et. Ce
verbe est très-irrégulier et se conjugue
en partie sur kea et tela, que l'on sup-
pose avoir été des iuflnitifs au‘refois.
Ainsi, ke, à l'impératif; me a telo, au
futur. Voy. 18 grammaire et anssi mon
Dictionnaire frarnçais-breton 1869, au
mot ALLER. — Ce verbe mont sert à
forracr, par périphrases, quelques
verbes qui ne peuvent être rendus par
des mots directs. C'est ainsi que l'on
dit mont adre, battre en retraite, re-
culer ; mont da fall, empirur; mont
da nétra, s’anéantir; moti d'ann daou
lamm, galoper à cheval; mont d'ann
huel, s'élever dans Îles airs; mont
d'ar goeled, aller au fond, s’enfoncer ;
moñt dirak, comparaître en présence
de ; moñt-dont, aller et venir ; mont
doun, s’enfoncer; mont-ebars, entrer
dans ; mot e moged. aller en fumée,
s'évaporer; mont kutt, s'en aller;
mont war ledanaat, s’élargir, aller en
s'élargissant ; mont gant he herm, con-
MOR
tinuer son chemin, se mettre en routs.
ous ferons remarquer, en
que par un singulier efret S.
le verbe latin ire, aller, dans sa con-
jugaison eo, is, ît, etc., a des temps à
peu près semblables à ceux du verbe
reton mot, aller. Ainsi, on dit en
latin : té dies, le jour s'en va ou finit;
tte, allez-vous-en. Et en breton, 0
SOR, allezs-vous-en, sortez, alles
ors.
MONTEIN (moñiein), Y. a. V. Eo-
rayer, parlant d'une roue. Bonita œ
rod, enrayer une roue.
MONTROULEZ. Nom de lieu. Morlaix,
ville.
MODUR, s. m. C. Mer.
MOR (môr), s. m. Mer. Ce mot entre
dans la composition d'une foule de
mots relatifs aux plantes, aux ani-
maux et à des choses ayant trait à la
mer. Le Dictionnaire des rêmes, à la
catégorie finissant par or, donne ces
mots composés, dans lesquels le mot
mor est presque toujours transformé
en vor, par suite des règles d'eupho-
nie dont nous avons parlé dans le
Nouveau Diclionnaire français- breton
1869, aux mots EUPHONIE, ADJECTIF et
autres. — On r marquera que la let-
tre o est longue dans le substantif
mor; cela vient de ce qu'il est une
contraction de moor, monr, mots em-
ployés autrefuis. — Le substantif mor
est parfois, et très-élégamment, em-
ployé comme adverbe dans des phra-
ses comme les suivantes : Pinridik-
mor, très-riche, excessivement riche,
riche comme la mer; ledan-mor,
ledan-vor, excessivement large, spa-
cieux comme la mer.
MOR, 8. m. (anc.) Sommeil léxer ; il
est le radical de mori (anc.), sommeil-
ler. VOy. MORED.
MORAD, s. m. Ce mot paraît avoir
été employé au sens de poissons frais
que l'on porte au marché et que où
appelle marée en français. Aujourd'hui
on dit pesked fresk, pesked vor fresk.
MORAER, 8. m. Marin, marinier; pl.
ten, Je le crois peu ou poiut usité, si
MOR
ce n'est en Cornouaille et lieux voi-
sins, où l'on dit moraeur de préfé-
rence.
MORAILL (les L mouillées), s. m
Verrou de porte; pl. ou. Il a, par suite,
le sens de targette. On dit aussi mou-
ra
MORAILL, MORSAILL (les L mouil-
lées), 8. m. ’Muserolle ur dresser ou
dompter un cheval ; pl.
MORAILL-DORZELL, a. m. Moraillon,
la partie de la serrure qui se meut
pour fermer et ouvrir. À la lettre,
verrou de serrure.
MORAILLA (les L mouillées), v. a.
Fermer au verrou. YOT. MORAILL.
MOR-BIK, 8. m. Pie de mer; pl.
mor-biked. — Mor, mer, et pik, pie, oi-
seau.
MOR-BRAZ, 8. m. L'Océan. À la let
tre, grande mer.
MORCH, 8. m. Y. Bridon de cheval.
MORC’H. U se dit en queïques lieux
pour mored.
MOR-C'HAST, 8. m. Ce mot, de même
que morgast, me paraissent des va-
riantes {nacceptables de morgas. Voy.
GAST; pl. gisti.
MOR-C'HAZ. VOy. MOR-GAZ.
MORC'HED, s. m. T. Inquiétude.
MORC’HED, MORED, s. m. Sommeil
léger.
MORC'HED, 8. L Y. Voy. MORC'HET.
MORC'HEDAL, v. n. (anc.) Attendre
une occasion, et aussi s’assoupir.
MORC'HEDENN, 8. f. Y. Genouillère ;
pl. eu. — Morc'hed, 8. L V., cuisse.
Voy. MORC'HETENN.
MORC'HEDENN, 8. L G. Scrupule,
chagrin ; pl. ow.
MORC'HEDI, MOREDI, MORENNI, v. n.
BSommeiller, faire un somme.
MOR 465
MORO’HEO!, v. n. C. Se chagriner,
avoir des scrupules; p. morc'hedet
MORC'HET, 8. f. Y. Cuisse; pluriel
duel, divorc’ het. — Di, deux, et mor-
c'het, 8. L. cuisse.
MORC'HETENN, s. L. Y. Genouillère ;
pl. eu.
MOR-C'HLADO, s. m. Pluie venant
subitement de la mer, et que les ma-
rins appellent un grain en français.
— or, mer, et glao, pluie.
MOR- -C'HOANENN, 8. f. Puceron de
mer; pl. mor-c'hoenn. — Mor, mer, et
c'hoanenn, puce. 7
MORO"HOLL, s. m. V. Marteau; pl. eu.
MORC’HOLLEIN (morc’holl-e-in), v. a.
L. Frapper avec un marteau; D, mor-
c [A
MOR-C'HOULOU, L m. Hulle de ma
son. — Mor, mer, et goulou, chandelle,
lumière.
MOR-O'HREK, 8. L Sirène, monstre
fabuleux ; pl. mor-grages.— Mor, mer,
et grek, femme. On dit aussi mor-vrek,
MORDAE, 8. m. anc.) Rivage de la
mer, grève.
MORDEAD, MERDEAD, s. m. Naviga-
teur ; pl. mordeidi, merdeidi, Je le
crois hors d'usage partout.
MORDE!, MOROEIFF (morde-i), v. n.
(anc.) Naviguer.
MORDEIFF (morde-iff), (anc.) Navi-
guer.
MORDO. Yor. WAR-VSRDS.
MORDOEN, s. m. Sommeil léger.
MOROD! (mordo-i), v. n. Sommeiller.
Yoy. MOREDI, MORENNI.
MORDOK. VOY. LARR-MORDOE. En Cor-
nouaille, malotru.
MOR - DOUN, s. m. La mer loin des
côtes, le large, comme on dit en ma-
rine. — Mor, mer, et doun, profond.
C
466 MOR
MOR-DOUSEK (dousek), s. m. Cra-
ud de mer; pl. mor-douseged. —
, mer, et tousek, crapaud.
MORDOZ, s. m. B. Croûte de suie at:
tachée à la cheminée.
MOB-DRDUZ, 8. m. Bruit sourd de la
mer. — Mor, mer, et trous, bruit.
MORED, MORENN, s. m. Sommeil
MOREDI, MORENNI, v. n. Sommeiller,
faire 00 somme: p. moredst. On dit
aussi morc'hedi.
MOREDUZ, adj. Assoupissant, s0po-
ratif. On dit aussi morc'hedus.
MOBEK. VOY. ARYORES,
MORENN, 8. L Exhalaison, vapeur
en général ; pl. ou. Le pluriel moren-
now s'emploie aussi au sens de va-
urs, incommodité à laquelle les
emmes sont sujettes. -
MORENN, MORED, s. m. Sommeil lé-
ger.
1 MORENNE MORED!, v. n. Sommeil-
L
MORENNOU, 8, pl. f. On apnelle
ainsi les vapeurs auxquelles les fem-
mes sont sujettes.
MORF, MORM, a. m. Et aussi mor-
mous, maladie des chevaux appelée
morve.
MORFIL, 8. m. C. Sommeil léger,
somme. :
MORFILA, v. n. C. Dormir d’un som-
mell léger, sommeiller, faire un
somme.
MORGAD, MORGAT, 8, pl. m. Pluriel
de morgadenn.
MORGADENN, 8. f. Sèche, gros mol-
lusque pourvu de plusieurs bras avec
lesquels elle saisit sa proie. Elle porte
sur le dos une coquille ceiluieuse ap-
pelée os de sèche en français, et pibit
en breton; pl. morgad, morgat, et en
Vannes, morgadon. En français fami-
lier, on dit Morgate.
MOR
MOBGABON, s. pl. m. £ Pluriel de
morgadenn.
MORGANS, s. m. 0. Fierté. Ver.
BRANI,
MORGANT, adj. C. Fier, déd
arrogant, orgueilleux, hautain,
fait l'important. Cest un nom. de
mille asses répandu que l'on prenones
a ce cas COMME morgant on fre
8.
MORGAST. Voy. MOR-C'HAST.
MORGAT, MORGAD, s. pl. m. Plarid
de morgadenn.
MOR-GAZ, s. m. Cbat-do-mer, roue
sette, poissons ; pl. mor-gisier. À la
lettre, Chat de mer. On dit aussi swr-
c'has.
MORGO, 8. m. (anc.) Collier de cheval
attelé.
MORGOUSK, 8. m. Y. Sommeil léger,
envie de dormir. ‘gx
MOGSGOUSKED. Le même que mor-
gousk.
MORGOUSKEIN (morgousk-ein), v. n.
Y. Sommeiller ; p. morgouskes.
MORGOUSKET, Y. n. Sommeiller ; p.
morgousket.
MORGOUSKET, adj. Endormi, fai-
néant.
MOR-HOC'H, 8. m. Y. Marsouin, ani-
mal marin, pl. mor-hoc’hes. À la lettre,
cochon de mer. Voy. le suivant.
MOR-HOUC'H, 8. m. Marsouin, ani-
mal marin; pl. mor-houc’hed. — Mor,
mer, et houc'h, pourceau, porc.
MORI. VOy. MOREDI.
MORIAN, a. m. Nègre; pl. ed.
MORIANEZ, 8. L. Négresse; pl. ed.
MORIEN, 8. m. Y, Le même que
morian.
MORILLON (les L mouillées), 8. m. Y.
; pl. et.
MOR
MORKAZENN, 8. L. (anc.) Polype, ani-
mal aquatique. |
MOR-KEFNIDENN, 8. f. Araignée de
mer, coquillage. — Mor, mer, et kef-
nidenn, araignée. On dit aussi Xefni-
denn-vor.
MORKL. VOY. MOBELENN.
MORKLENN, 5. f. Y. Morille, sorte de
champignon, plante; pl. morkl, mor-
kleu, masc.
MOR-LAER, LAER-VOR, 8. m. Pirate;
pl. mor-lasroun. — Mor, mer, et laer.
voledr.
MOR-LARD, s. m. Huile de poisson.
— Mor, mer, et lard, graisse.
MOR- LABJEZ, MOBLARJEZ. Yor.
MEURLARIEZ.
MORLEAN, s. m. Julienne, poisson ;
pl. ed.
MORLIVET, MOR-LIVET, adj. Blême,
le, livide. — Mor, mer, et Roet. co-
oré. À la lettre, de la couleur de l’eau
de mer.
MORLIVID, 6. m. Pluvier de mer,
blet, petit-chevalier, oiseaux de mer.
MORLIVIT, s. m. Voy. le précédent.
MOR-LUSENN, MORLUSENN ({u-senn),
8. f. Brouillard venant de la mer. —
Mor, mer, et lusenn, brouillard.
MOBM. VOY. MORF.
MORMAN, s. m. (anc.) Navigateur,
marin. — Bor, mgr, ét man (anc.),
homme.
MORMOUZ, adj. Morveux, qui a la
maladie de la morve, parlant des
chevaux.
MOROC'H. VOY. MOR-HOC'H.
MOROUC’H. YOT. MOR-HOUC'H.
MOROUZ, adj. Y. VOy. MOMMEUZ.
MORS, MORZ, adj. Lent, indolent,
p'resseux à tout faire. Ce mot parait
ê re le radical du verbe morta, s'en-
gourdir. Voy. SELIENENN-WAS.
MOR 467
MORS, MORZ, 8. m. Mors de bride
cbeval.
MORS, s. pl. m. Pluriel de morsenn,
mulot.
MORSALL [les L noûillées). Voy. o-
RAILL.
MORSE, adj. Jamais, par rapnort au
présent. Morse ne rann {-se, je
ne fais jamais cela.
MORSENN, 8. f. Mulot, animal;
pl. mors, masc.
MORSER, s. m. V. Gourmét; pl. son.
MORSILL (les L mouillées), 8. m.
Vent brûlant veuant de la tr.
MORSK, terme de marine. Ar wern
vorsk, le mât d'artimpe. Yo. BOLSS.
MORS-PRENN, 8. m. Pâillon que l'on
mel aux bôtes. À la lettre, mors eu
pois.
MORU, 8. m. Morue, poisson. On dit
aussi morus.
| MOAUETA, v. n. Faîre la pêche de la
morue. Roni da vorketa, aller à ta
pèche de la morue.
MORUKL, s. pl. m. Pluriel de moru-
klenn.
MORUKLENN, a. 1. Morille, sorte de
champignon ; pl. morukl, masc.
MORUZ. VOy. 8980.
MORVANKEZ (anc.) Cormoran. Yor.
MORVAOT.
MORVAOT, MORVAOUT, 8. m. Cormo-
ran, oiseau de mer. Voy. MOR-VRAN, qui
est une appellation pins en rapport
avec cèt oiseau.
MORVAOUT. Voy. le précédent.
MOR-VARS'H, s. m. Baleine, éntrme
mammuifère marin, -et aussi |
Marin; pl. mor-gesek. — Hor, mer, et
marc’h, cheval.
MORVITELLA, v. n. Dormir profon-
dément ; ®. dL
468 MOR
MOR-VLEIZ (vle-is), 8. m. Requin,
gros poisson marin ; pl. morvleisi.
— Mor, mer, et bleis, loup.
MDR-VRAN, s. f. Cormorau, oiseau
de mer; pl. mor-vrini. — Mor, mer,
et bran, corbeau.
MOR-VREK, s. L. Sirène, animal fa-
buleux; pi. morgrages. — Mor, mer,
SL grek, femme. On dit aussi mor-
c'hrek.
MOR-WAZ (oas), 8. L. Bernache, oi-
seau de mer; pl. mar-wasi. — Mor,
mer, et gwas, ole.
ORWEN, s. f. (anc.) Jeune fille; pl.
ten
MORZ. Voy. MeRS.
RORZA, v. a. et n. Engovurdir, s'en-
gourdir par une fausse position; p. et.
MORZAO, 8. L. Voy. MORZED, plus
usité.
MORZAVELLEK, s. m. C. Grive de la
grande espèce ; pl. morxavelleged.
MORZED, 8. f. Cuissc; pluriel duel,
divorzsed, pour diou vorzed.
MORZEDENN, MORZETENN, 5. f. Cuis-
sart, genouilière ; pl. ou. Yar. MORZED.
MORZED-HOUC'H, 8. L. Jambon. À la
lettre, cuisse de porc.
MORZED-VAOUT, s. L. Gigot de mou-
ton. — Morsed, cuisse, et maout,
mouton.
MORZEELL, MORZELL, 8. L Y. Mu-
seau d'animal, babine ; pl. eu.
MORZELL. VOy. MORZEEL.
MORZENN, 8. f. Torpille électrique,
diable de mer, poissons. — Morza,
engourdir, parce que la torpille en-
gourdit les corps animés qui la tou-
chent: pl. ed.
MORZENN, 8. L. G. Abcès, et aussi
mulot, animal; pl. ed.
MOR
BRET, adj. Engourdi fausse
position du bras, des janibes. Vory.
MORZA.
MORZETENN, s. 1. Cuissart, genoull-
ère; pl. ou.
MORZEVELLEK. Le même que mor-
savellek.
MORZILL, MORZUILL (les L moui-
lées), s. m. Vent brûlant du sud-est.
Voy. MoRZUILL, plus régalier.
MORZOL, s. m. Marteau; pl. iou.
MORZOL-DUR, s. m. Heurtoir. A h
lettre, marteau de porte.
MORZOLIA, v. a. Frapper avec un
marteau ; p. morxoliet.
MORZOLIK, s m. Petit marteau. Ce
mot, diminutif de morxol, marteau,
s'emploie dans les locutions suivantes :
Morsolik al laou, à la lettre, petit
marteau des pous, pour dire, en style
trivial, le pouce de la main qui écrase
les insectes de cette sorte que l'on
trouve sur la tête des enfants. On dit
aussi morsolik ann ankou, à la lettre,
petit marteau de la mort, pour dési-
gner l'artison, petit ver qui s’engen-
dre dans le bois, et qui, disent les
paysans, fait un léger bruit qui pré-
sage la mort d’un parent. (Le Goaidec.)
MORZ-PRENN. 191 MORS-PRENN, plus
régulier, en vertu règles d'eupho-
nie que nous avons données dans le
Dictionnaire français-breton 1869.
MORZUILL (les L mouillées), s. m.
Vent de mer, brûlant et desséchant.
— Mor, mer, et suilla, rôtir. A la let-
tre, mer qui rôtit. On sous-entend
atel, vent. Pour la prononciation du
mot morzuill, voyez la consonnance
finale UILL du Dictionnaire des rimes.
MOTENN-KOVU, s. f. Y. Motte de tan-
neur pour le chauffage. A la lettre,
motte de poudre de tan; pl. motat-
kovu, masc.
MOUALC'H, s. m. Merle, oiseau ; pl.
mouilc'hi,
MOU
MOUALC'H-ARC'HART, 5. m. Loriot,
oiseau. A la lettre, merle-argent. Le
loriot est de la grosseur d'un merie:
son plumage est riche en couleurs.
MOUALO'HEZ, s. L. Femelle du merle.
Ce mot est moins usité que mamm-
voualc'h, mère-merle.
MOUALC'H-VOR, s. m. Alcyon, oi-
seau marin. — Il se compose de
moualc'h, merle, et de mor, mer.
MOUAR, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de mouarenn.
MOUAR-BRENN, s. pl. m. Des mûres
d'arbres, fruits. À la lettre, des mûres
de bois. *
MOUAR-DREZ, 8. pl. m. Des mûres
de baies, fruits. — Mouar, des mûres,
et dres, pluriel de drerenn, ronce.
MOUARENN, a. L Mre, froit; pl.
mouar, masculin. — Mouarenn-brenn,
mûre d'arbre. A la lettre, mûre de
bois ; mouarenn-dres, mûre de haies ;
mouarenn-garx, mûre de haies.
MOUAR-GARZ, 5. pl. m. Müres de
hales. — Mouar, des mûres, et gars,
MOUCH-AVEL, 8. m. Vent si léger
gen le sent à peine. Je ne puis rien
ire de la composition de ce mot.
Bander les yeux à
MOUCHA, +.
quelqu'un; p.
MOUCHALL, 8. m. C. Ar mouchall-
fourn, la boucbe du four.
MOUCHALL-FOURN. Voy. le précé-
dent.
MOUCHED, 8. m. C. Villebrequin.
MOUC'HEIN (mouc'he-in), Y. n. Y.
Bouder, se refrogner ; p. mouc'het.
MOUCHEL, s. m. Epervier de la pe-
tite espèce; pl. ed. En français, on
l'appelle émouchet.
MOUCHENN, 5. L Lumignon, mèche
de chandelle en ignition, et aussi,
MOU 469
tourte de pain, eur vouchenn vara,
bara mouchenn.
MOUC'HER, 8. m. Y. Atrabilaire,
boudeur ; pl. mouc'herion.
MOUC'HEREZ, 8. L Y. Boudeuse; pl.
et.
MOUCHET, 8. m. Y. Mouchoir; pl. eu.
Mouchet gouk, mouchoir de cou.
MOUCHETEZ, 8. pl. m. Mouchettes.
MOUCHIK-DALL, 8. m. C'hoari mou-
chik-dall, jeu de colin-maillard, jouer
à ce jeu. — Moucha, bander les yeux,
et dell, aveugle. On le dit aussi d'un
éteiguoir.
MOUCHGUER, 8. m. Mouchoir de
poche; pl. ou. Mouchouer-gousouk,
mouchoir de cou.
MOU0E0. Pluriel irrégulier de mou-
denn.
MOUDENN, s. f. Motte de terre, de
gazon, petite butte; pl. mouded. Ce
substantif moudenn figure parmi les
noms de famille.
MOUDENN-BRIZI, s. f. Motte que font
les tanneurs pour servir de combusti-
ble. Moudenn, motte, et brisi, tan
ayant servi pour le tanuage des cuirs.
MOUDENN-GLAZ, s. f. Motte de ga-
æon. A la lettre, motte verte; pl. mou-
ded-glas. Ce pluriel mouded-glaz s'em-
ploie aussi au sens de bouses de
vache, en style trivial.
MOUDENN-VERIENN, 8. L. Fourmi-
lière. — Moudenn, motte, et merienn,
pluriel de merienenn, fourmi.
MOUE, MOUENK, s. L Crinière du
lion, du cheval, etc.
MOUEC'H, 8. f. Y. Et aussi bouec’h,
voix, avis; pl. ieu.
MOUERK. Yor. MOVE.
MOUERES. Yat. MOERES.
ROUES, adj. Humide, moite, parlant
du linge, eto.
470 MOU
MOUES. Voy. MeUEZ, voix, et aussi
avis, opinion.
MOUES, 5. L. Y. Femme en général;
pl. merc'het. VOy. MAQUEZ.
MOUESA, MOUEZA (mous-sa), Y. n.
EL mieux, don! da veza moues, deve-
pir humide, moite, parlant du linge,
ets.
MOUEST, adj. V. Humide, parlant du
linge et choses de ce genre.
MOUEZ, RULEZ, adj. Humide, moite.
YOT. BREZ,
MOUEZ, 8. L Voix ou son qui sort
de la bouche; opiuion, avis; pl. moue-
siou (moue-siou). |
MOUEZ, s. f. Y. Femme en général;
pl. merc'het. VOY. MAGUEZ.
MOUEZ, s. m. Mauvaise odeur. Ce
mot, je crois, n’est usité que du côté
du Conquet, de même que le suivant.
MOUEZA, v. n. Sentir mauvais. Voy.
GOUEZ, 8. m.
MOUG, 8. m. KEtouffement. — Mouga,
étouffer, suffoquer.
MOUS, adj. Mou et étoaffant, par-
lant du temps.
MOUG, adj. Ecarlate, pourpre. Voy.
set.
MOUG, M06, s. L Feu dans le sens
de famille, ménage, pour compter la
population, Ce mot est de ceux qui
n'ont pas de pluriel, parce qu'il est
toujours employé avec un nom de
nombre. Tregont moug a 30 er barrez-
ze, il y a trente feux dans cette pa-
roisse.
MOUGA, v. a. Etouffer, suffoquer,
asphyxier, parlant des personnes, et
aussi éteindre, abolir, parlant des
coutumes: p. mouget (moug-et). Mouga
gisiou fall, abor de mauvaises cou-
tumes. Mouga ann fan, mouga ar
goulou, éteindre le feu, la chandelle.
MOUGAOENN, s. L. Eclipse, obsour-
<issement du soleil ou d'un astre par :
MOU
l'interposition d'un autre. — Mouge,
éteindre.
MOUGEIN (moug-e-in), v. à. Y. be
même que mouga.
MOUGEC (moug-c0), 8. m. Antre, 6a-
verne; pl. mougeviou.
MOUGEREZ (moug-eres). Voy. 6Wa-
LENN-YOUGEREZ.
MOUGÆERIK (moug-erih), s. m. Btel-
gnoir ; pl. mougerigou. En Cornouaille,
eu style familier, on dit aussi iteu-
chik-dall. Voy. ce mot composé.
MOUON, NSN, s. m. et adj. Men-
chot. On dit aussi dourn mougn. HR<
mañ a 50 dourn mougn, celui-ci est
manchot. À la lettre, celui-ci est
main manchote.
MOUGNA, v. n. Manger comme font
les personnes qui n'ont plus de dents,
remuer les lèvres comme si l'on par-
lait tout bas. Cette dernière slgoiñcs-
tion paraît très-ancienue.
MOUGNES, s. m. Gelui qui maage
comme les persoones qui n'ont pas de
denis. VOy. #OU6NA.
MOUGNEREZ, 8. f. C'est le féminin
du précédent.
MOUGNEZ, MOGNEZ, s. L. Manchote.
On dit aussi dourn mougn, dourn
mogn. À la lettre, main manchote.
Voy. MOUGN.
MOUGNIA. Voy. MOUGNA.
MOUI, MOUE, s. m. Y. CGrinière de
certains animaux.
MOUIALC’H, 8. m. V. Merle, oiseau ;
pl. moulc'hi. YO. MOUALC'H.
MOUIAR, s. pl. m. Y. Voy. MOUIARENN.
MOUIARENN, 8. L. Y. Müûre, fruit ;
pl. mouiar, masc.
MOUIARENN-80T, a. L. Y. Mûre de
haies. Voy. 807. Vuy. MOUARENN.
MOUIEL, MOIEL (mo-iel), 8. m. Y.
Moyeu de roue; pl. ieu.
MOU
MOUILC'HI, 8. pl. m. Pluriel irré-
gulier de meualc'h, merle.
MOUIST, adj. Y. Moite, un peu hu-
mide, VOy. MOUEZ.
MOUK, MOUG, s. m.. Poisson dont on
retire la couleur pourpre.
MOUK, MOUG, adj. Qui est de cou-
leur pourpre.
MOUL. VOy. MOULGU;
MOULA, v. a. Imprimer ua livre,
mouler au moule; p. et.
MOULBENNA, v. H. Froncer les sour-
cils. IL 8e conjugue avec l'auxiliaire
ober., Moulbenna a ra, il fronce Île
sourcil.
MOULBENNI, MOUSPENNI: +. n. Voy.
MOULBENNA.
MOULC'M, a. pl. re. V. Pluriel irré-
gulier de moualc'h, merle, Y.
MOULER, s. m. Imprimeur ; pl. ten.
MOULINOT, MOULIOT, s. m. Y. YOT.
ce deroier.
MOULIOT, 8. m. Y. Mouliot enn trot,
Y., la cheville du pied, et aussi patu-
ron du cheval.
MOULL, 8. m. Moyeu de roue; pl. ou.
On dit ordinairement moull-karr. À la
lettre, moyeu de charrette; pl. moul-
lou-karr. On dit aussi moell, moell-
Karr.
MOULLEKX, 8. m. Pluvier, chevalier
d'eau douce, oiseaux, et aussi mulet,
isson ; pl. moulleged. — Moulleg et
Moullec sont des noms de famille
fort répandus.
MOULL-KARR. VO. MOULL.
“MOULLOK, s. m.. C. Le même que
moullek; pl. moulleged.
MOSLLOU, s. pl. m. Karr moullou,
se dit d’une charrette qui n'est pas
ferrée. On dit aussi karr prenn. Moul-
lou karr, et aussi eur, re voullou, se
disent d’une paire de roues. Je crois
MOU
que c'est à ce mot, et non au sui |
qu'il faut rattacher une locution du
style familier : Kaout moullau,. être
riche. À la lettre, avoir plusieurs
paires de roues où plusieurs voitures.
MOSLOU,.s. pl. m Lou: mouk,
encre d’imprimerie. VOy. MOULA.
MOUL-TROAD, 8. m Sabot du pied
du cheval, paturon.
MOUMANCHER, s. œ: Pouls, batte-
ment des artères. Je ne sais,où ce. mat
est employé; teutelois, je.creis qu'en
T er on dit : Penos.ex.a. ho mow
mañcher, donnez-moi votre pouls. À la
lettre, comment va votre pouls.
MOUMEUN, 3. f. Eafsnt gâté. Mu-
moun he vamm 66, c'est l'enfunt gôté
de sa mère. .
MOUN, MON, 8: m. Excrément, étron,
parlant de l'homme.
MOUN, sorte de substantif. Arc’hañit
hag en deus moun, argent qui a cours.
Ce moi me t une corruption ou
contraction du mot français Monnaie,
car en Bretagne les gens qui parlent
mal le francais, disent de la mounaie.
Voy. MOUNELZ.
MOUNA, s. L. femelle du singe.
MOUNEIZ (moune-is). Voy. MONELZ.
MOUNIA, MOUGNIA, v. n. (anc.) Re-
muer les lèvres comme si l'on parlait
bas, marmotter.
MOUNIKA, 8. f. Femelle du singe.
MOUR, 8. m. (anc.) Mer. Voy. M0.
MOURAILL (les L'mouiltées;, Y. Voy.
MORAILL, Yerrou.
MOURAILLEIN (lés L mouillées), v. a.
Y. Fermer au verrou; p. mouraillet,
MOURENN, s. L. Moustache, sourcil,
barbe du chat et autres animaux ; pl.
ou.
MOURINOT, MOULINOT, 8. m. Y.
Mourinot enn troet, la chèvilte dù pied,
paturon du cheval, Y.
47
472 MOU
MOUROU, MOURENNOU. Yor. MOu-
RENN.
MOURRENN. VOy. MOURENN.
MOURS, 8. m. Y. Etron.
. MOURZOUL, s. m. G. Marteau; pl.
tou.
MOUS, 8. m. (anc.) Fiente, fumier.
MOUS, MOUZ, particule qui affaiblit
l’action, comme dans mous-c’hoarxin,
v. n., sourire ; mous-komz, 8. m., pa-
role à double entente, parole cou-
verte. En Vannes, mus. Il se pourrait
faire que mous ait eu le sens de petit,
ainsi que mous. Voy. MOUZIK.
MOUS-C'HOARZ, 8. m. Sourire. —
Mous, particule diminutive, et c'hoars,
8. M., rire.
MOUS-C'HDARZIN, v. n. Sourire; p.
mous-c'hoarzet. — Rout, particule di-
minutive, et c'hoarxin, v. n., rire.
ROUS-KANA, v. n. Fredouner un air
de chanson. À Ja lettre, chanter faible-
ment, à demi. Voy. MOUS.
MOUSKLENN, S. f. Sourcil, et aussi
fille qui a l'air d’être de mauvaise hu-
bwk — Mousklenni, froncer le sour-
G L
MOUSKLENNI, v. n. Se refrogner,
froncer le sourcil.
MOUS-KOMZ, 8. m. Parole couverte,
à double entente. — Mous, particule
diminutive, et Komz, parole.
MOUSPENNI. Voy. MOULBENNI.
. MOUSTER, s. m. Y. Monastère; pl.
ieu.
MOUSTR, 8. m. Rève pénible, cau-
chemar qui oppresse.
MOUSTRA, v. a. Opprimer, oppres-
ser, écraser, chiffonner, fouler, tasser
la terre; p. et.
MOUSTRACH, 8. m. Y. Brouillard,
brume mouillante. On dit aussi mous-
tra).
MOU
ROUSTRAJ. Yor. le précédent.
MOUSTREIN (moustre-in), Y. a. Y.
Meurtrir; p. moustret.
MOUSTRER, s. m. Incube, csuche-
mar. Ann diaoul moustrer, le démon
incube. Yor, MAC'HER.
MOUSTRERIK, s. m. Cauchemar. —
Moustra, oppresser.
MOUSTROUILL (les L mouillées), adj.
C. Couvert de crasse de corps. On
Mari voustrouill, à une femme ordi-
nairement sale.
MOUTIK, terme enfantin. Nom que
les enfants, en Bretagne, donnent à
lenr chat. On ne l’emploie guère qu'es
interpellation, au vocatif. Deus amañ,
moutik, viens ici, mon petit chat.
MOUZ, 8. m. Y. Flatuosité par hat,
vesse; pl. eu.
MOUZ, MOUS, particule diminutive.
YOT. MOUS.
MOUZA, v. n. Bonder, faire la moue,
se fâcher ; p. et. 11 se conjugue avec
l'auxiliaire ober.
MOUZAT, v. n. b, Le même que
mouza du Léon
MOUZEIN (moux-e-in), v. n. V. Lâ-
cher une vesse, vesser; D. mousel. —
Rout, 8. m. V., vesse.
MOUZER, 8. m. Y. Vesseur ; pl. ton.
MOUZEREZ, s. f. C'est le féminin du
précédent.
MOUZET, adj. C. Qui souffre beau-
coup. — On dit aussi, mouxet 60 he
amser out-hi, en parlant d’une femme
qui « un retardement de règles.
MOUZIK. Ce mot a deux acceptions
qui, toutes deux, sont fort en usage.
La première, kear-mousik, signifle au
propre, le logis où se retire un enfant
qui boude. Mont da gear-mouzik, se
retirer dans un coin pour bouder. Ici
mouzik dérive de mouxa, bouder. —
L'autre acception est plus difficile à
analyser. On l'emploie avec le mot
MUI
krampoues, et on appelle krampoues-
mousik, les feuilles de la plante anpe-
lée cotylet ou tulot, en francais. Cette
plante a des feuilles charaues et assez.
semblables, en petit, à des crêpes
(krampouez), mets des paysans hre-
tons. On se sert de ces feuilles pour
couvrir, faire aboutir et sécher certai-
nes plaies et blessures. Dans le cas
qui nous occupe, mouzik paraît déri-
ver de mous, mous, particule diminu-
tive de l'action ou de l'objet, ainsi
qu'on le voit dans les mots mous-
c'hoarxin, sourire, mous-komz, parole
couverte, à demi-entente. — Cette
valeur de mous, mous, dans les mois
qui précèdent, peut donner à penser
qu'ils ont eu autrefois le sens de l’ad-
ectif français Petit, et que mousik est
eur dimioutif.
MOUZOGNA, v. n. (anc.) Faire mal
upe chose, la faire trop lentement.
MOUZOGNER, 8. m. (anc.) Célui qui
fait mal une chose, qui est trop loat
à la faire.
MU, adv. T. Yor. 801,
MOAN, ady. T. Voy. HuIA.
RUR, adj. Muet. En grer, mudos.
Eunn den mud, un muet. Eunn aneval
mud, une bêtc. Voy. ANEVAL.
MUD, adv. Kregi mud enn eunn den,
attaquer quelqu'un à la sourdine. —
Mud, sans dire mot, comme un muet.
MUDA, y. n. Et mieux, dont da vexa
mud, devenir muet.
MUDEZ, s. L. Muette ; pl. ed. Dibaot
eur perc'h a 3x0 mudes, il est rare
qu’une fille soit muette.
MUDURUN, s. L. Gond, tourillon; pl.
ou.
MUDURUNA, v. a. Mettre des gonds,
monter sur ses gonds ; p. 61.
MUI, adv. Plus, davantage, désor-
mais.
MUIA, adj. Le plus. C'est le superla-
tif de kals, beaucoup. :
MUO 473
MUIOS'H. Comparatif de kals. beau-
coup.
MUK, 8. m. (anc.) Foulement, action
de serrer, de presser.
NURA, v. a. (anc.) Fouler, prossæ.
MUKR, adj. Humide, moite.
"tt 8. m. Mulet, quadrupède; pl.
MULDR, s. m. Y. Assassinat; pl. s.
. MULDRER, 8. m. V. Assassin; pl.
t0n.
MUYLGUL, s. m. Goulet ou entrés
étroite d une rade.
MONSUA gaan s. L Gencise
sans denfs des petits enfants et des
vieillards; pl. ou.
BUNTR, s. m. Meurtre; pL ou.
MUNTRA, v. a. Assassinor ; p. ê.
BUNTRER, s.m. Meurtrier, assaagip ;
pl. ten,
MUAUD, adj. Mince, petit, fin, menu,
Roc'h munud, des petits cochons.
Pobl munud, la populace. Giwerza dre
ar munud, vendre en détail. Yor. BN -
NUDOU. — Æunud, munut, figurent
parmi les noms de familie.
MUNUDEIN (munud-e-in), v. a. Y.
Broyer, égruger; p. munudet.
MUNUDI, v. a. Réduire en menus
morceaux ; p. munudet.
MUNUDIK, 3. m. Serpolet, thym,
plantes.
MUNUDOU. Ce mot, dérivé de munud,
adjectif, s'emploie dans la phrase sui-
vante : Gwerza dre ar munudou, vCn-
dre en détail.
MUNUT. VOY. MUNUD.
MUNZUN. YOT, MUNSUN.
MUOC'H, adj. T. VO. MUISC'H.
en
474 MOT
NUS, V., particule diminutive de
l'action ou de l'objet, comme on le
voit duns mus-koms. mus-c'hoarc’hein
et mus-c'hoarc'h. il répond à mous,
mous, du Léon.
MUSA (mu-sa), v. 0. Flairer, écorni-
fler, aimer les friandises, vivre aux
dépens des autres.
MUSAT (mu-saf). VOy. MUSA.
RUS-C'HDARC'H, s. m. Y. Sourire,
8.-m. — Mus, particule diminutive, et
c'hoarc'h, s. m., rire, 3. m.
RUS-C'HOARC'HEIN, v.n. Y. Sourire;
p. mus-c'hoarc'het. — Mus, particule
diminutive, et c'hoarc’hein, v. n., rire.
MUSELLA (mu-sella), v. n. "Mugir,
beugler, comme font les bœufs, etc.;
p. et.
MUSER (mu-ser), 8. m. Écornifleur';
pl. en. YOT. USA.
MUS-KOMZ, 8. m. Y. Parole à double
entente. — Mus, particule diminutive,
et koms, parole.
MUST, s. m. Y. Moût de vin. Fust-
must, en Cornouaille, se dit de l'eau-
de-vie en fraude.
RUT, adj. Yor, AUD, ad].
MYN
MUTURNIA, Y. a. Motiler, estropieri;
D, Muturniet.
MUZ, s. m. Mue, sorte de cage où
l'on euferme les voluilles à cngraisser.
BUI. Yor. MUZ-EVA.
MUZA (anc.) Meudier.
MUZAT, v. a. et n. VOy. MUSAT.
MUZELL, 8. L. Lèvre, museau, bord,
muselière ; pl, ou.
MUZELLA, v. a. Museler; p. et.
MUZELLEGEZ (muselleg-es), s. L
Celle qui a de grosses lèvres.
MUZELLEK, s. m. Celui qui a de
grosses lèvres.
MUZELLOK, s. m. C. Le même que
muzellek.
MUZ-EVA, Y. n. Faire semblant de
boire, boire du bout des lèvres. —
Mus, pour muzell. lèvre, et eva, boire.
Hus est peut-être aussi la particule
diminutive dont nous avons parlé au
mot mus,
MUZUL, s. m. Mesure quelle qu'en
soit la nature.
MYNYD, 5. m. (anc.) Montagne.
NAC
NAF 475
N
Nous rappelons ici que rette iettre,
comme les autres consonnes, se fait
fortement sentir à la fin des syllabes
et des mots, à moins qu'elle ne soit
pasale. Voir la Notice sur la pronon-
ciation. Ainsi, poan, den, drein, se
prononcent comme on prononcerait
en français poane, dène, dré-ine.
NA, conjonction. Ni. Ce mot s’em-
ploie devant les consonnes, et nag,
nk, devant les voyelles. Na c'hout.
na me, ni vous, ni moi. Na breur, na
c'hoar, ni frère, ni sœur. Nag ann eil,
nag egile, ni l'un, ni l’autre. Yor. la
grammaire.
NA, NAG, NAK, particule interroga-
tive et exclamative. Na hirr eo ann
noz / que la nuit est longue! Nag a
bontou ! que de peines! Me zo klanr,
na c'hout 8 Je suis malade, et vous?
NAC'H, 5. m. Peu ou pas usité. Dé-
négation, refus.
NAC'H, v. a. Dénier, renier, nier,
désavouer, refuser; p. nac'het. Nac'h
he feis, renier sa foi.
NAC'HEIN (nac'h-e-in), v. a. Y. Refu-
ser, nier, dénier; p. nac'het. Voy.
NAC'H, Y. a.
NAC'HENN, 5. L Y. Tresse de fil, de
paille, de foin, etc.; pl. eu.
NAC'HENNEIN (nac'henn-e-in), v. a. V.
Tresser; p. nac’hennet.
NAC'HER, 8. m. T. Couleuvre.
NADGE, NADOUE, s. f. Y. T. Aiguille
à coudre; pl. nadoeïeu, nad V5
nadoeïo, T. Yor, NADEZ.
NADOS, MADOZ. Voy. ce dernier.
NADOSIAD (nado-siad), s. L Aiguillée,
le fil vu la laine fixé à uue aiguille.
NADOSIER (nado-sier), s. n. Mar-
chaud d’aiguilles.
NADOS-STAMM, s. L Aiguille à tri-
coter. .
NADQUE. VOY. MADOE.
NADOGZ, s. L, Aiguille; pl. nadosiou.
NAOOZ-AER, 8. f. Ce mot qui, à la
lettre, sigaifie aiguille-serpent, désigne
un petit serpent, d'après Le Pelletier,
NADOZ-EAR, s. f. Insecte volant,
très-long et très-mince, connu sous le
nom de demoiselle. À la lettre, aiguille
de l'air.
NAOOZ-VOR, 8.1. Boussole. — Nador,
aiguille, et mor, mer.
NAEN, pronom, Y. Voy. HAREN
NEN, 8. f. (anc.) Grand'mère, terme
de tendresse. Il ne s'emploie qu’au
vocatif. Ia, nen. oui, grand’mère. On
le trouve aussi écrit nain, mais cette
orthographe est vicieuse, parce qu'elle
force à prononcer nahin.
NAFF. Nom de nombre (anc.). Neuf.
476 NAO
NAFFN, s. f. (anc.) Faim.
NAFFNA, Y, a. (anc). Affamer.
NAFFNEK, adj (anc.) Affamé.
NAG. Voy. NA.
NAGENN (nag-enn), 8. f. Dispute,
contestation; pl. ou. Ce mot, je crois,
appartient à la Cornouaille.
NAIK (na-ik}, adj. Dat naik, imbé-
cile.
RAK, NAG. Voy. NA.
NAM, 8. m. Vieux mot qui paratt
avoir eu la signilcation de souiliure
du cœur, comme on le voit dans le
mot dinam, usité an sens de, sans pé-
ché, sans lache de cœur.
NAMEIT, NEMEIT, prép. Y. Le même
que remet.
NANN, particule négative.
Rann a-vad, non certai
da, non certes.
NANN, 8. L. Y. Faim.
NANNEGES (nanneg-es), s. L Y. Fa-
miue, discue, — Nana, (aim, Y.
Non.
vement. Mann
NANNEGEZ (nanneg-es). Yor. le pré-
cédent.
NANNEIN (nann-e-in), v. a. Y. Affa-
mer; H, nannet. VOy. RANN, Y.
NANNEK, adj. N. Affamé, famélique.
NANTEX. VOY. MRT,
NAC. Nom de nombre. Neuf. On dit
sat en comptant les heures : nav heur.
Nao blogs, neuf ans.
NIR, sorte de substantif. Ober nao,
faire neuf (points), se dit au jen de
quies quand on abat la quille du
milieu sans abattre les autres.
NAON, 8. f. T. Faim.
NAONA, v. a. T. Amer: p. et.
MAONED. Nom de lieu. Nantes, ville,
NAO
NAONEGEZ (naoneg-ex), 5. L T. Fe-
mine.
NAONEL, adj. T. Affamé.
NAONTEK, adj. numéral. Dix-neef.
— Nao, neuf, et dek, dix.
NAONTEK-UGENT (ugeñt). Nom de
nombre. Trois cent quatre-vingts —
Naontek, dix-neuf (fois), et ugeñt,
vingt. Nous remarquerons au sujet de
ce nombre qu'il faut avoir une grande
habileté de calcul pour saisir instan-
tanément dans la conversation un
chiffre comme celui de 19 fois 20.
Voy. PEVAR-UGERT.
NAONTEKVED, adj. vuméral. Dix-
neuvième. Voy. MAOÂTEL, et VED.
NAOU, DINAOL, s. m. Pente descsu-
dante. War naouw, en pente descn-
dante. Yoy. DINAOU.
NAOUAC'H, adv. Y. Cependant.
MAQUEIN (naoue-in), v. à. V. Gratter,
parlant des navels et autres légumes.
Naowein grem, graller des navpis.
NAO-UGENT. Non de nombre. Geat
quatre-vingts. — Nao, neuf (fois), et
ugent, vingt. VOy. PEVAR-UGERT.
NAOUN, 6. 1 Faim. Naoun du, faim
dévorante. A la lettre, faim noire.
Naoun gi, faim dévorunte. Ce dernier
est composé de naoun et de ki, chien.
Naoun rañklez, malle. maladie des
chevaux. Yor. RANILEZ, ad)j., insatiable.
Naoun en deux, il a faim. Glaour gañt
ann naoun, mourir de faim. A la lettre,
baver avec la faim.
NAOUNA, v. a. Affamer; D. naounet.
NAOUN-DU. Yor. MOUN.
NAOUNEK, adj Famélique.
NADUN-GI. Yor. NAOUN. (Gi se pro-
ponce comme en français gui.)
NAOUNIA. Yar. NAOUNA.
NAOUN-RANKLEZ. VOY. HAGUA.
NE,
NAOUSPED, et mieux, NOUSPED, ady.
Je ne sais combien. Ce mot est une
contraction pour ne ouzounn ped. À la
lettre, je ne sais qpmbien. Après ce
mot, le substantif reste au singulier,
comme après ped, combien : Nausped
den ê oant eno, je ne sais combien de
personnes il y avait là.
NABI, s. L Cana) d'eau; pl. maoriou
(ngo-siov).
NAPR£Z, 5. m. Maladie vénérienne.
Chaque nation donne à ce mal le nom
de N natjon voisine : à Naples, on
l'appelle le mal français.
NAPLEZEK, adi. Qui est t d
mal véaérien. N. Hn) est gieint du
Lot) AD NARN, particule négative
ne.) Non.
NAREN, NAEN, particule négative,
. Noa.
NARN. VOY. NARAN.
NASK, 8. m. Corde pour attacher les
bestiaux à l’étable. Par extension, et
eu style familier, on le dit des liens
du mariage : E nask ena, il est maid.
Voy. EURED. — Me ho kasu d'ha nask,
& vous mettrai à la raison. À la loire,
je vous conduirai à votre corde.
NASKA, v. a. Atlacher les bêtes à
-<ornes à l'étable avec lu corde appelée
nask.
NAU, nom de nombre, Y. Neuf.
NAUVET, adj. numéral. Y. Neuvième.
NAY. nom de nombre. C'est le même
que no, mais il ne s'emploie qu'en
comptant les heures : Nav heur, neuf
beures.
NAVED, adj. auméral. Neuvième. —
Nao, nar, neuf, nom de nombre. Yat.
VED.
NAVEIN (nase-in), v. a. Y. Le même
que naouein.
NE, particule négative. Ne. II ne dit
rien, ne lavar ger. Après cette parti-
cule, les leures fortes se changent en
NEB AT
faibles. Ne bado ket, au lien da ns pado
ket, il ne durera pas. Yor. Ja gran-
NE, 5. f. Y. emblant, feinte. gher
ne, laire semblent. Voy. AEUZ. |
NE, 8. pl. m. Pluriel de neenn, Y.
NEA, y. a. G. Filer ag rouet du Jin,
gic.; p. nest.
EACH, NEO'H, 8. n. D'ann nac'h
en haut Ñ avec un verbe de mOuyeEnt.
NEAYKH, 8. m. (ang.) Afliction, dou-
leur. Yor. NEC'H.
NEADEK, 8.1. Y. 7. G. FHerie. Yor.
NEA.
NEAN, 8. m. Y. Ciel. Yor. NEFF.
NEAN, 8. m. Y. Nage, action de nager.
Ar nean, Ÿ., à la nage. En Léon, war
neuñ.
NEANEIN (neañ-e-in), x. n. Y. Nager,
aller à la nage ; p. neañet. Fe
NEANERES, s. L Y. Nageoire ; pl.
rraneresel.
NEANEREZ. Voy. le précédent.
NEANOUB, s. m. Y. Nageur; pl.
neanerion.
NEANS, s. m. Y. Incommodité, gêng.
VOy. NEC'HANS.
NEANSEIN (neañ-se-in), v. a. Y. Im-
portuner, gèner; H. neañsef. Voy.
NEC'HANSEIN, plus usité.
NEANSUZ (neañ-sux), adj. Y. Incom-
mode, gèuant. Yor. NEC'HAËSUZ.
NEAT, adj. Propre, parlant
choses. On dit aussi net. parlant des
NER, Noy. REP.
NEBAON, Y. T. C. VOY. NEBAOUN.
NEBAOUN, sorte d'interjection que
prononcent les petits eufants en mon-
trant le doigt, comme pour dire : Vous
Jane le paierez, je vous cn ferai repentir.
478 NEC
Ober nebaoun, faire cette menace. Dans
un vieux manuscrit, ce mot se trouve
avec le sens de malgré toute menace.
NEBEUD, NEBEUT, adv. Peu. Nebeud-
a-nebeud, peu à peu. Nebeut a dra, peu
de chose. Eunn nebeut pri, un peu de
terre glaise.
NEBEUTA, superlatif de neheut, le
moins. D'ann nebeuta, pour le moins.
NEBEUTOC'H, comparatif de nebeud,
moins.
NEC'H, s. pl. m. Y. Pluriel de
nec'henn.
NEC'H, s. m. Inquiétude, peine d’es-
prit. — Kemeret nec'h, s'affliger; rei
nec'h, affliger.
NEC'H, 8. m. Y. Nid; pl. nec’hieu.
NEC'H, NEAC'H, 8. m. D'ann nec'h.
en haut, avec un verbe de mouvement.
VOy. NEAC'H, plus usité.
NEC'HAMANT, 8. m. Y. Tristesse,
affiction, peine d'esprit. — Rein
nec'hamant, affliger, causer de la peine.
NEC'HANS, 8. rm. V. Le même que le
précédent.
NEC'HANSEIN (nec'hañ-se-in), v.a.v.
Inquiéter, aflliger : p. nec'hanset.
NEC'HANSUZ (nec'hañ-suz), adj. Y.
Incommode, parlaut des personnes.
NEC'HEIN (nec’h-e-in), v. n. V. Nicher,
. faire son nid; p. nec'het, — Nec'h,s.m.
V., nid.
NEC'HENN, 8. f. Y. VOY. NEENN.
NEC'HET, adj. Inquiet, triste, pensif.
— Nec'h, inquiétude. — Nec'het eo
gant ann dra-1e. gant ar c'helou-5e,
il est inquiet de cela, de cette nouvelle.
NEC'HI, v. a. Inquiéter, chagriner;
p. nec'het. — Nec'h,s m., afiliction.
NEC'HIAT, 8. m. Y. Nichée, plein un
Did. — Uun nec'hiat labouset, V., une
nichée d'oiseaux. — Nec'h, nid.
NEC'HIEIN (nec'h-i-e-in).Voy.NEC'HEIN.
NEI
RER, NET, s. m. Y. Fil à coudre.
Voy. NEUD.
NEDEIN, MÉEIN (neds-in}, v. a. Y.
Filer, parlant du lin, etc. — Roi à
nedein, rouet à filer, V.; p. nedet.
NEDEL, adj. ane.) Nouveau.
NEDELEK, s. m. Noël, fête de lEgiise.
Le mot nedelek figure dans les noms de
famille aussi fréquemment que le nom
de Noël en francais. Voy. NEBEL.
NEEIN (ne-e-in), v. a. Y. Filles du Ù)
de la laine, etc. ; p. neet.
NEENN, 8. L. Y. Et aussi nec'henx,
lente ou œuf de poux; pl. ne, nec'h
masculin.
NEER, a. rm. C. Fileur; pl. tien. —
Nea, filer, C.
NEEREZ, 8. f. C. Fileuse. — Nos,
v. a. C. Filet,
NEET, adj. VOy. NET.
NEE, NEV. NER, 8. f. Auge pour les
bestiaux, pétrin: pl. neflou, neviou.
NEEL, 8. m. ({anc.) Ciel; pl. aov.
Cette orthographe me paraît vicier:6.
Le radical, selon les localités, doit être
eff, egn. ed. etir, ev, et non neff, neañ,
neé, neñov, nev. Cette altération du ra-
dical est de même nature que celle dé-
crite aux substantifs dor et noed,
noued. C'est la lettre N des articles
ann et eunn qui, dans la prononcia-
tion, se mêle avec eff, eañ, etc. — Le
Catholicon, ouvrage de la fin du YY
siècle, ainsi que presque tous les écri-
vaius anciens et modernes, disent eff,
eñv, ed. ev. Je ne sache guère que l’au-
teur du Dictionnaire français-breton
de Vannes (1744) qui donne la préfé-
rence à neon. lL donne à dessein
l'exemple suivant : Neanñ er steret, le
ciel des étoiles, le firmament.
NEGAT, s. m. Y. Mélisse, plante.
NEGUN, pronom (anc.). Aucun, au-
cuue, personne. VOy. NIEUN.
NEICH (ne-ich), 8. m. Y. Vol des oi-
geaux. VOy. NEW.
NEM
NEIC'H, 8. m. V. Orthographe vi-
cieuse. Voy. NEC'H, Y.
NEIC'HEIN, v. n. V. Orthographe vi-
cieuse. Yor. NEC'HEIN, V., nicher.
NEIC'HIAT, 8. m. Y. Orthographe vi-
cieuse. Voy. REC'HIAT, V., nichée.
… NEIO'HOUR (ne-ic’hour), adv. Y. Hier |.
au soir. Yor. NELZEUR.
NEI (ne-1j), s. m. Y. Vol des oiseaux.
NETJAL, NEUJEIN (ne-ijal), v. n. Y.
S'élever de terre en volant, voler,
s'envoler ; p. netjet.
MEIJEIN (ne-ÿje-in). VOy. NEUAL.
NEIMP (ne imp}, pronom, Y. Quicon-
que. Voy. RER, REP,
NEIS (ne-is). Yor. NEIZ, nid.
NEISIA (ne i-sia), v. n. Nicher, faire
son nid; p. neute,
NEISIAD (ne-i-siad), 8. m. Nichée,
plein un nid. Yor. RE,
NEIZ (ne-is), 8. m. Nid d'oiseau; pl.
neisiou. En termes burlesques, on dit
neisiou logod. les rides du front. 4
la lettre, des nids de souris. Les
mots neis et neisiad, s’emploient aussi
en rarlaut des souris, des vipères, des
rats, etc. Toutefois toullad (un trou
plein), est plus usité en ce dernier cas.
NEIZEUR, NEIZUR (ne-iseur), ady.
Hier soir, la nuit passée.
NEIZUR (ne-izur). Voy. le précédent.
NEMAD, NEMAT, adv. (anc.) Peu, pas
grand'chose.
NEMDEUR (anc.) Locution elliptique :
Je ne veux pas. Voy. TEURVEZOUT.
NEMED. Yor, NEMET.
NE MEIT, prép., Y. Excepté. Voy. HE-
MET.
NEMERT, prép., T. Excepté. Yo. NE-
MET. .
NEP 479
NEMET, RENED, prép. Excepté,
moins, hormis, pourvu que. Nemed-
oun, excepté GCL. Nemet a raio ann
dra-3e, pourva qu'il fasse cela. Nemet
na erruo, pourri qu'il u'arrive pas.
NEMEUR, adv. Pas beaucoup, guère.
— Ne, particule négative, et meur,
beaucoup.
NEMORARD, NEMORANT, 5. m. Y.
Surplas, reste, excédant. :
RENNY, s. m. Voy. NEEL,
NEO, REV, NEF, 8. L Auge, pétrin;
pl. neviou, nefiou.
NEO-ILIZ, 8. f. Nef d'église.
NECUAC'H, adv. Y. Cependant, néan-
moins, |
SRB, adj. V. T. Nouveau, récent,
neuf. |
NEOUEC’HEIN (neouec'he-i ) v. 8. Y.
Renouveler; p. neouec’het.
NEOUENN, 8. L. Y. T. Novale, terre.
noutvellement mise en rapport. |
NEOUR, s. m. Y. Fileur; pl. neerion.
— Neein, flier, Y.
NEP, NEO, pronom. Quiconque, nul,
aucun. Ann nep a raio, etc., celui qui
fera, etc. Da neb a garo, à quiconque
le voudra. E nep leac'h. en aucun lieu.
NEP-DEN, pronom. Aucun individu,
personne. À la lettre, aucun homme.
Nep den ne oar se, personne ne le sait.
NEP-GWEACH (gu-each), ady. Jamais.
À la lettre, aucuue fois.
NEP-HIN!, pronom. Aucun homme,
personne. Voy. NEP-DEN.
NEPRED, adv. Jamais, par rapport
au présent. Ce mot est une contraction
de a nep pred, en aucun temps. Nepred
ne rann kement-se, je ne fais jamais
cela. ‘
NEP-TRO, adv. Mot contracté pour
e nep tro, en aucune Occasion. 1l s'em-
ploie comme nepred.
480 NES
NERC'H, s.P. Y. Force, viguevr, effi-
cacité. Voy. RERZ.
NERC'H, 8. pl. m. Y. Pluriel de ner-
c'henn.
NERC'HEIN (nerc'h-s-in), v. a. 1.
Donner des forces, fortifier ; p. ner-
c'het.
NERC'HENA, 8. f. Ÿ. Nerf; pt. nerc'h.
masculin.
NERC'HUZ, adj. Y. La même signif-
cation que nerzus.
NERS, NERZ. Voy. ce dernier.
NERT, NET, s. f. (anc.) Forte, vi-
gueur.
NERVENN, s. f, Nerf ; pl. ou.
NERVENNIR, 8. f. Petit nerf; pl. ner-
vennouigou.
NERI, s. f. Viguent, force, efficacité,
énergie, effott, influence des choses,
vertu efficace. Dre ncrs, forcément,
pat force. Nerz at stered, l'influence
des astres.
NERZA, v. a. Fortifier, donner des
forces; p. nerset.
NERZUZ, ad). Robaste, fort, parlant
des choses, et aussi énergique, parlant
d'un mot, d’ane expression.
NES, NEI, prép. Voy. NEI, proche.
MESA (ne-sa), s. m. Autrui. Ann nesa,
le prochain. — Nes, proche.
NESAAT (ne-saaf}, v. n. S’allier, con-
tracter une alliance par suite de ma-
riagc. À la lettre, devenir proche;
p. neseet. — Nes, proche.
NESANDED, NESTED (ne-sañded),s. m.
Alliance, parenté, généalogie. — Nes,
proche. VOy. NESTED.
NESANDET (ne-sañdet). Voy. le pré-
cédent.
NESANT (ne-sañt), s. m. fanc.) J'ai
trouvé ce mot avec la signification de
nesanded. Yor. NESTED.
NEU
NESTED, NESTET, s. m. Généalogie,
alliance de famille. — Les mots nestet
et nesandet avaient autrefois, dit un
vieux maouscrit, la signification de
droit et pouvoir de retirer un onda
vendu ou aliéné, par préférence fondée
sur la parenté où proximité de x
et on y désigne ce droît sous le nom
ancien de presmesss, en du
" temps.
NET, NEET, adj. Y.T. C. Propre,
non sale, parlant Le choses.
NET, 8. m. Y. Fil, brin délié de Ha,
de chanvre, de laine, de métal. Yor.
NEUD,
NETAAT, v. a. Nettoyer, carer. dé-
crotter, éplucher ou ratisser des lé-
gumes, et, au figuré, purifier. — Nat,
propre.
NETRA, ady. et 6. m. Rien. Eum
netra, un r'en, une chose insignifiante.
Mont da netra, s’anéantir, aller à rea.
Ce mot est une contraction pour ne
tra, aucune chose. Le substantif tra
est du genre féminin, ce qui explique
Ja phrase : Neira vad e-bed, an lien de
netra mad e-bed, rien de bon. 4 lalettre,
nulle chose boune aucune.
NETRAKEN, adv. Rien de plan. À la
lettre, rien davantage.
NEU, NEUN, s. m. Voy. ce dernier.
NEU, a. L, Y. Mine, feinte, semblant.
VOy. NEUZ.
NEU, adj. (anc.) Neuf, nouteau.
NEUBED, NEUBET, ady. T. Peu.
NEUD, 8. m. Du fil de lin, de chanvre,
de laine, de métal. Neudenn, an brin
e ce ll.
NEUD-HOUARN, s. m. Fi de fer. —
Neud. fi, et houarn, fer.
NEUDEK, adj. Textite. — Nend, fl.
NEUBENN, a. L. Brin de fi ; pl. neud
masculin, du fl}, des brins de fil.
NEUDENNA, v. a. Convertir en ff;
eunfiler, parlant d’une aiguille coudre.
NEV
Neudenna aour, filer de l'or. Neudenna
eunn nadoz, en ler une aiguille ; p. 61.
NEUE, adj. Y. Nouveau, récent, neuf.
Prononcez ne-ue.
NEUEC'HEIN (ne-uec’he-in), Y. a. Y.
Renouveler ; p. neuec'het.
NEUI, v. n. Yor. NEUR.
NEUIER (neu-ier), 8. m. VOy. NEUN-
A.
NEUN, NEUNV, 5. m. Nage. War
neu, à la nage.
NEUN, NEUNV, Y. n. Nager. Moñt da
neun, aller se baigner à la mer, à la
la rivière, avec ou sans intention de
nager. Mont war neut, aller à la nage.
NEUNI. v.n. VOy. NEUN, v. n.
NEUNIAL, v. n. T. Nager. Yor. NEUR,
v. D.
NEUNIER, 8. m. Nageur ; pl. ten.
NEUNV. Voy. NEUD,
NEUTAER, 8. m. Marchand de fil. —
Neud. fl
NEUZ, 8. f. Mine, feinte, semblant.
Ober neus da, faire semblant de. Neus-
fall, grimace par contraction du vi-
sage. Ober neusiou-fall (neu-siou), faire
des grimaces. Drouk neuz en deux, il
a mauvaise mine (homme).
NEV. Voy. REO, REL, auge.
NEVE, adj. C. Nouveau, neuf, récent.
NEVENTI, a. f. Yor. NEVEZINTI.
NEVEZ, adj. Nouveau, neuf, récent.
Nevez-flamm, tout nouveau, tout ré-
cemment.
NEVEZ-AMZER, s. m. Printemps. —
Neves, nouveau, et amser, saison.
NEVEZENN, 8. f. Novale, terre nou-
vellement mise en rapport.
NEVEZ-FLAMM, adj. et ady. Tout
nouveau, tout neuf, tout récent, tout
récemment. Voy. PUSR, ad.
NIE 481
NEVEZI, v. a. Renouveler; p. nete-
xet. — Nevez, nouveau.
NEVEZINTI, s. L. Nouveauté ; pl. ne-
vexintiou.
NEVIAD, s. f. Augée, plein une auge..
Nef, ner, auge.
NEVIK, 8. L. Auge de moulic. C'est le
diminutif de nev, neo, auge.
NEZ, NES, prép, et adj. Proche, près
de. Kar-nez, proche parent. Nes kear,
près de la ville. Kerent nes, des pro-
ches parents.
NEI, 8. m.T. Nid.
NEZA, v. a. et n. Filer, faire du fil,
‘tordre, parlant du hin, de la paille
dont on veut faire un bouchon, un
en.
NEZADER, s. f. Filerie. — Nexa, filer.
NEZAÑ, v. a. T. Autrui, le prochain.
Ann nesañ, le prochain.
NEZE, adv. Y. Alors. Yor. NEUZE.
NEZE, 8. m. (anc.) Doloire de tonne-
lier.
NEZENN, NIZENN, s. f. Lente ou
œuf de pou; pl. nez, masc.
NEZER, 8. m. Fileur; pl. ten. —
Neza, filer.
NEZEREZ, 8. f. Fileuse. Voy. REZER.
NEZVENTI. VOy. MEVEZINT.
NI, pron. pers. toujours sujet. Nous.
Ni hon eus, nous avons.
NI, a. m. V. T. C. Neveu; pl. niet,
nied.
NIBEL, 8. L (anc.) Ivrale, plante.
NICH, NI, 8. m. Voy. ce dernier.
NICHAL, NIJAL. Voy. ce dernier.
NIES, NIEZ, 8. L Y. T. G. Nièce; pl.
niesed, nieset.
NIH, 8. L T. C. Nièce ; pl. ed.
BL
482 NOA
NIFUL, NIUL, 8. m. lane.) brouillard
e mer.
NIGOUNNAR, 8. m. Yor. DICOUNNAR.
NI, 8. m. Vol d'oiseau. Treax-niÿ,
sable très-fin de la mer qui vole au
vent.
NIJA. Non usité. Voy. NUAL.
NIJAL, v. n. S'envoler, voler. — NU,
vol d'oiseau.
NIJELLA, v. n. Volliger, parlant des
animaux ailés.
NIKUN, pron. Y, C. Aucun, nul, au-
cune personne.
NINOUER, s. m. Y. Nombre. rar.
RIVER,
NINOUEREIN (ninower-e-in), v. a. Y.
Compter, supputer; D, ninouweret. Voy.
NIVEREIN.
NINVAL, v. n. T. Se chagriner.
NITRA, adv. Rien. Ce mot est peu
usité. VOY. NETRA.
NIUL, 8. m. (anc.) Brouillard de
mer.
NIVER, s. m. Nombre; pl. ou.
NIVERA, NIVERI, v. a. Compter, cal-
culer; p. niveret.
NIZ, 8. m. Neveu; pl. ed.
NIZ, NEZ, 8. pl. m. Pluriel de ne-
xenn, nisenn, œuf de pou.
NIZA, NIZAT, v. a. Vanner; p. nizet.
NIZEZ, 8. L Nièce; pl. ed. — Niz,
neveu.
NOAC'H, NUAC'H, NOEC'H, adj. Y.
No. Voy. RBU,
NOAZ, adj. Nu. Enn noaz, noaz-beo,
tout nu. Noaz-pill, tout nu de misère.
Voy. PILL.
NOAZ, s. m. Dommage, préjudice.
Voy. NOAZOBT.
NOR
NOAZOUT, v. n. Rire: p. poari,
NOAZUZ, adj. Nuisible.
NOD, 8. m. (anc.) Marque; pl. au.
NODAL, Y. n. Se moquer, gausser;
D, nodet.
NODEIN (nods-in), v. n. V. Mettre
bas, parlant des chiennes et des chat-
tes ; p. nodet.
won, v. a. et n. Frap per-
cer, se oler. Par extension, ecd, en
pariant des petits oiseaux qui brisent
a coque de l'œuf qui les reñferme ;
p. nodet.
NODI, v. a. (anc.) Marquer. — Rod
(anc.), marque.
NOEC’H, 8. m. Y. Tort, dommage.
NOED, NOUED, s. m. Gouttière de
toit; pl. noejou. — Le Pelletier pense
que le véritable radical est oed, oued,
ou bien oet, ouet, selon son orthogra-
phe, et non noued, noed. D'après lui,
ce serait la lettre N de l'article (ann
oued, eunn oed), qui, dans la pronon-
ciation, aurait été transposée sur le
radical. — Ces sortes de transpositions,
en effet, sont assez fréquentes en bre-
ton dans des circonstances analogues.
C'est ainsi qu'à Vannes, au lieu de
eañ, ciel, ils écrivent neañ, par une
égale transposition de la dernière let-
tre de l'article. — Dans nos campagnes
de Brest, on dit oed, oued, pour signi-
fier une conduite d'eau dans les
champs, et kan-oued ou kan, pour une
gouttière de toit. Malgré cela, je reste
dans le doute, parce que le mot fran-
is noue (qu il vienne du breton ou
e breton de lui), désigne des tuiles
concaves qui servent de gouttières en
certains lieux. Le substantif dor, porte,
est dans le même cas que oed, oued,
Quelques auteurs, en construction avec
l'article, écrivent ann nor au lieu de
ann or. VOy. DOR.
NOELL, 8. m. Au pluriel, noellou.
Cantique qui, en Bretegne, à l’époque
de la fête de Noël, est chanté en plein
air par les pauvres de la campagne ln
NOU
veille et le jour de cette fête. Kana
noellou, chanter des noë's. Voy. le
suivant.
NOELLAT, v. n. Chanter des canti-
ques appelés noell en breton. On dit
aussi kana noellou. Voy. le précédent.
NOELLOU, s. pl. m. Yor. NOELL.
NDES, s. m. Y. Tort, préjudice, dom-
mage, querelle.
NOETH, adj. (anc.) Nu, non vêtu.
NOEZ, NOES, 8. m. Y. Voy. NGES.
NOEZEIN (noex-e-in), v. a. Y. Nuire,
quereller, réprimander, gronder ; p.
noezel.
NORD, NORT, 8. m. Le nord, le sep-
tentrion. — Avel nort, le vent du nord.
NOS, NOZ, 8. L Nuit. En latin, noz.
NOSVESIA (nosve-sia), Y. n. Passer la
nuiten un lieu, faire la couchée, passer
Ja nuit en partie de plaisir. Voy.NOZVEZ.
NOSVEZ. Yor. NOZVEZ.
| NOTENN, 8. f. Note de musique;
pl. ou.
NOUANS. Voy. NOUARZ.
NOUANZ. s. m. B. Race, en mauvaise
part. — Eunn nouañs tud, une race de
gens dangereux.
NOUED. Voy. NOED.
NOUENN, 8. m. Extrêéme-onction.
Voy. le mot français à mon Nouveau
Dictionnaire françuis-breton 1869. — It
da glask va nouenn, allez me chercher
l'extrême-onction. À la lettre, allez
chercher mon extrême-onction.
NOUENNEIN (nouenn-e-in). Voyez
NOUIENNEIN.
NOUENNI, v. a. Donner l’extrême-
onction. On dit aussi : rei ann nouenn,
kas ann nouenn.
NOUET. Voy. NBER, NOUED.
NDUI. VOy. NOUENNI.
NOZ 483
NOUIEIN (nouie-in). Voy. NOUIENNEIN.
NQUIENN (nou-ienn), s.m. V. Extrème-
onction.
NOUIENNEIN (nouienn-e-in), v. a. Y.
Donner l’extrêéme-onction.
NOUSPED. VOy. NASUSPED.
NOUZ, 8. L C. Nuit.
NOZ, 8. f. Nuit. En latin, noz. —
Nos-deis, nuit et jour. Nos-vad/! bonne
nuit! — Nos est contracté de nous et
se prononce nôx. — Da xigor nos, à
l'entrée de la nuit. Nos eo aneshi,
il fait nuit. A la lettre, nuit est d'elle.
Cette facon de parler est, dit-on, en
usage aussi en hébreu. Le pronom
personnel anezh est féminin gram-
maticalement parlant ; ici, il peut être
considéré comme neutre. Le pronom
persoanel hi, féminin, s'emploie d'une
manière analogue : glao a 30 enn-hi,
il y a apparence de pluie. A la lettre,
luie est en elle. Il est encore d'autres
ocutions de ce genre. Ainsi, on dit :
Staga out-hi, starda out-hi, travailler
de tout cœur. Divexad eo anes h, il est
tard. Tomm eo aneshi, il fait chaud.
Kresteis eo anexhi, il est midi. Beac'h
a veso gañt-hi, on aura de la peine.
NOZ£C'H, NOZEOC'H, 8. f. Y. La durée
de la nuit. Yor, NOZvEZ. — À noxec'h,
V., nuitamment.
NOZELA. Voy. NOZELENNA.
NOZELENN, s. f. Bouton de vêlement;
pl. ou.
NOZELENN, 8. f. Glande à la gorge
des porcs.
NOZELENNA, v.a. Boutonner, mettre
les boutons d’un vêtement.
NOZEDO'H. Voy. NGZEC'H.
NOZOC'H, NOZEC'H. Voy. ce der-
nier.
NOZVESIA, NOZVESIAT leae
Y. n. Passer la nuit en un lieu, faire la
couchée, passer la nuit en plaisirs. —
Nosves, s. L, la durée de la nuit.
484 OAJ
NOZVEZ, 8. f. La durée de la nuit. et
aussi veillée ou rassemblement en fa-
mille dans la soirée, pl. nosvesiou
(nosve-siou). — Nos, nuit, et vez, sorte
OAZ
de particule qui marque la durées.
VOy. YE,
NUAC'H, adj. Y. Nu, et, par extension,
chauve.
(U
0, DC'H, particule qui, placée devant
un infinitif, donne à ce dernier la
valeur d'un participe présent. O kand,
chantant; oc'h ober, faisant. La pre-
mière se place devant les consonnes,
et la seconde devant les voyelles.
Après o il y a quelques lettres muables
qui se changent. Voy. la Grammaire.
— Cette particule a beaucoup de rap-
port avec la particule bretonne enn-eur,
qui forme le gérondif. Yor. ENN-EUR.
— M'her gwel 0 c'hoarsin enn-eur lenn,
je le vois nant en lisant. Voy. OC'H,
devant un iofinitif.
DABL, 8. m. Ciel, région de l'air. —
Oabl-koabrek, la région des nuages
(kog bri, Oabl-steredet, la région des
étoiles (stered).
OAC'H, s. m.T. Voy. OZAC'H.
OAD, s. m. Age. Ce mot a un pluriel
oajou, qui ne s'emploie que dans cette
phrase : Enn oajou e oant, ils étaient
du même âze.
OADE, 5. L C. Voy. ODE.
OAJET, adj. C. Agé de, qui a un cer-
tain âge. — Oad, âge.
OAJOU. Yor. 60.
BALED, s.f. Foyer de cheminée, être;
bassinet des anciens fusils avant l'in-
vention des fusils à piston, laquelle
date de 1840 à peu près. — Marvaillou
toull ann oaled, des contes du roiu du
feu. À la lettre, du trou de lare,
DAN, s. m. Agneau; pl. ein; oaned.
CAN-BASK, 8. m. Agneau pascal,
agneau figuratif.
DAN-DOUE, s. m. Le même que le
précédent.
DAN-GENN, s. m. Peau d'agneau. —
Oan, agneau, et Kenn, peau. (Genn 66
prouonce comme en français guine).
OAN-LEAZ, 8. m. Agneau de lait. —
Oan, agneau, et leaz, lait.
OAR, WAR, prép. T. Sur. Il est plus
régulier, selon nous, d'écrire war, ce
qui n'empêche pas de prononcer oar,
conformément au dialecte.
DAM. s. m. Jalousie en amour. Krena
ann 003, être jaloux. À la lettre, trem-
bler la jalousie. Voy. JALOUx à mon
Nouteau Dictionnaire français-breton
1869.
QAL, s. m. (anc.) Âge.
OBE
DAZUZ, adj. Jaloux.
CBER, 5. m. Action, fait» pl. tou.
Gall ober, méfait. Ann oberiou mad,
les bonnes œuvres.
OBER, v. a. et auxiliaire. Exécuter,
faire, fabriquer ; p. great. Ce verbe est
très-irrégulier. Voy. la grammaire.
Ober mones. fabriquer de la monnaie.
N'am eux netra da oher. je ai rien à
faire. Me raio ann dra-5e, je ferai cela.
Mar grit ann dra-se, si vous faites cela.
— Nous avons dit autre part qu'il y
avait, en breton, cinq manières de
conjuguer les verbes ; nous avons
aussi fait remarquer que la conju-
gaison avec le verbe auxiliaire ober
était tout-à-fait particulière à la langue
bretonne. Cette sorte de conjugaison,
avons-rous dit encore, s'emploie par-
fois pour les verbes actifs, quand on
veut donner plus de force à l'expres-
sion de la pensée. Alors on conjugue
le verbe ober à la suite de l'infinitif du
verbe qui marque l'action. C’est ainsi
que l’on peut dire : Me lazo al loen-se,
je tuerai cette bête, ou bien, laza a rmn
al loen-se. À la lettre, tuer je ferai
cette bète. Me raio ann dra-se. je ferai
cela, ou bien, ober a rinn ann dra-xe.
A la lettre, faire je ferai cela. Me a
anatez anezhan, je le connais, ou bien,
anaout a rann anczhan. A la lettre,
connaitre je fais lui. Kana en deux
great, il a chanté. A la lettre. chanter
il a fait. — Mais c’est surtout pour les
verbes neutres que ce mode de conju-
gvison est employé, et cela pour deux
raisons : la première, parce que la
plupart de ces verbes (neutres) ne
sont usités qu'à l'infinitif, et en second
lieu parce que la plus grande partie
des temps de ces verbes sonnent mal
à l'oreille ou pourraient donner lieu à
des amphibologies. C'est ainsi que l’on
dit : Birui a ra ann dour, l'eau est en
Cbullition. À la lettre, bouillir fait
l'eau. Bale war ann dour a reas, il
marcha sur l'eau. À la lettre, marcher
sur l’eau il fit. Voy. mon Nouteau Dic-
fionnaire français-breion 1869.
Ri-n n'indique l'antiquité de cette
remarquable Îocution ; mais je dirai
que je ne me rappelle pas en avoir
trouvé un seul exemple dans Buez
santez Nonn, ouvrage du xv° siècle.
En Vannes, on dit gober à l'infiuitif,
OC’ 485
ce qui modifie quelque peu la conju-
gaison du verbe ober. Bien petit est le
nombre de ceux qui, daus les autres
dialectes, écrivent gober. Dans Bues
sañtez Nonn, dans le Catholicon, dans
Le Pelletier et Grégoire, on ne trouve
que ober. Ainsi, on dit partout ailleurs
da ober, pour faire; ac'h ober, en fai-
sant, et non da c'hobar. o c'hober,
comme en Vannes.
OBERIAD, s. m. Homme actif.
DBERIANT, adj. (anc.) Laborieux.
DBER-KUIT, v. a. Exempter, dispen-
ser. À la lettre, faire quitte. Kuit 00
bet great eux ar guwiriou, il a été
exempté d'impôts.
DBEROUR, s. m. Opérateur. — Ober,
faire.
DBER-PENN, v.n. Résister, mattriser.
À la lettre, faire tête, Ober-penn da,
résister à.
OSER-VAD, v. n. Faire plaisir, ré-
jouir, avoir soin de quelqu'un, le
traiter bien. Grit pad d'exhan, ayez
soin de lui. Kemeñt-se a ra vad d'in,
cela me fait plaisir. — Ober, faire, et
mad, bien. Vad a rafac'h d'e-omp, vous
nous feriez plaisir.
OC'H, 0, particule qui, placée devant
un influitif, donne à ce dernier la va-
leur du participe présent ; le premier
se place devant les voyelles, et o de-
vant les consonnes. Qc'h enebi, résis-
tant; oc'h en em gana, se battant;
o pellaat, s’éloignant. La particule o
demande le changement de quelques
letires muables. 0 terc'hel au lieu de
0 derc'hel, Noy. la grammaire. Yor.
aussi ENN-EUR, particule.
OC'H, OUZ, OUT, OUC’H, prépositions.
Contre, envers, à, de, à l'égard de.
Ces mots qui, à hien dire, n’en font
u’un et qui ne varient que pour
donner satisfaction à un certain besoin
d'euphonie, sont employés dans une
foule de circonstances dont nous allons
esèayer d'indiquer les principales. Ouz
ann or, contre la porte, a-ispill ac'h
skourr eur wexenn, suspendu à une
branche d'arbre; entent oux ar re
486 OC
glañv, soigner les malades; eñteñt oux
ar c'hexek, enient ac'h pep tra ann ti,
soigner les chevaux, s'occuner des
soins du ménage; Kompren oc'h ann IC
o kouesa, s'apercevoir que la maison
va s'écrouler; mad ou karañtezus ous
ar re baour, bon ou charitable envers
les pauvres; kris an ont-ho, il est cruel
à leur égard; kaont dismegaris oux ar
re 005, avoir honte de fréquenter les
vieilles gens ; sevel oc'h roue Bro-
C'hall, se révoiter contre le roi de
France ; sevel ous he vestr, se révolter
conmire son maitre ; enebi oc'h ann dour,
résister au courant de Tenn: golenn
puna dra oc'h ennn den, ous ennn den,
demander un renseignement à quel-
qu'un; gourt eo ous ar vugale, il est
brusque à l'égard des enfants; ous-in,
contre moi ; ous-d, contre toi; out-
hañ, contre lui; out-hi, contre elle;
ousz-omp, Contre nous; ous-hoc'h,
contre vous; out-ho, contre eux, contre
elles. — En quelques localités on dit
Ouc'h au lieu de oc'h,
OC'HA, sorte de superlatif signiflant
autrefois très-brave. Le positif paraît
avoir été oc'h, uc'h. élevé.
OC'HA, v. n. Voy. OC'HAL.
OC'HAL, OUC'HAL, v. n. Groguer
comme font les pourceaux.
OC'HAN, s. m. T. Bent: pl. oc'hen.
OC'HANED, a. pl. m. T. Ann oc'ha-
ned, les notables de la ville. Ge mot,
qui ne s'emploie, je crois, que daus
les petites villee, me paraît ironique.
11 dérive de oc’han, T., bœuf, et a quel-
ue rapport avec la locution familière
n français, les gros bonnets de la
wie. l
OC'HEC'H, s. m. Y. Chef de ménage,
mari.
OC'HEN, 8. pl. m. T. G. Pluriel de
tjenn, bœuf.
OC'HIN, s. pl. m. Y. Pluriel de eijonn,
bœuf.
OC’H-KREAC’H, ady. En haut, avec
ua verbe sans mouvement. Ema bre-
mañ oc'h-kreac'h, il est actuellement
en haut.
OFE
DC'H-PENN, OC'NPENN, ady. et prés.
Davantage, en sus, en plus, en outre,
encore, outre. Pevar gwennek ec'h-
penn, quatre SOUS en sus.
00, AUT, DT (64, 60, 8. m. V. T. C.
Rivage de la mer; pl. oc'hou.
ODE, s. f. Brèche faite dans une
pour y faire passer des bestisux ou
charrettes. Daus ce dernier css, on dit
ode-garr.
O0E-GARR, s. L Voy. le prégdent.
Ce mot est composé de ode, brèche, et
de karr, charrette,
OEC’H, 8. m. Le même que oc’hech.
0ED, OUED, 8. m. Gouttière da toit.
Voy. NOED, NOUED.
0ED, OET, s. m. Y. Age. Voy. 648.
0E 00, 8. m. (anc.) Froid que ressen-
tent les corps animés. Voy. AROUED, Y.
DELED, OELET, OUELET, s. L Y. âtre
ou foyer de cheminée.
OEN, OUEN, 8. m. V. Agneau; pl. ein,
et aussi oenet.
OENKLO, T. War-oeñklo, en mal
d'enfant.
DERR, 8. m. (anc.) Le mème que oedd.
OET, OUET, s. m. Y. Age.
ET, OUET, 8. m. Gouttière de toit.
OF, OFF, s. m. Y. Râtelier d'étable
ou d'écurie, auge. Voy. OFFENN.
OFAD, 8. m. Y. La plénitude de ce
que l'on appelle of, off, en breton.
OFEN. Voy. OFFENN.
OFERENN, s. f. Messe; pl. ou. —
Oferenn vintin, messe du matin, la
première messe. Oferenn bred, la
grand’messe. Voy.MESsse à mOn Nouveau
Dictionnaire français-breton 1869.
OFERENN-8RED, s. L La grand'messe.
Ce mot est composé de oferenn, messe,
et de pred, repas, comme pour dire
OGL
messe du repas, messe qui précède ke
repas du milieu du jour.
DFERENNA, OFERENNT, v. n. Dire la
messe; p. oferennet. On dit de préfé-
rence, lavaret ann oferenn.
GFERN, OVERN, 8. f. Y. T.C. Messe.
Voy. OFERENN.
OFF. Voy. H.
OFFAD. Voy. BrE, OFF.
OFFENN, a. L Le même que of, off.
a 9FISOU (ofi-sou), s. pt. m. Les offices
06. Voy. OK.
HR, 8. m. (anc.) Herse de labourent.
OGED, HDGED (og-ed), s. L. Herse de
laboureur; pl. ogedou, ogejou (og-edou,
og-ejou).
OGEDEIN, HOGEBEIN (og-ed-e in). v. a.
V.Herser, parlant de la terre; p. ogedet,
hogedet.
OGEDECR (og-eder), 8. m. Herseur;
pl. ien.
OGEDI, HOGED (og -edi), v. a. Herser,
parlant de la terre; p. ogedet.
DGEDOUR, HOGEDOUR (og-edour), s.m.
Y. Herseur ; pl. ogederion.
OGEIN (og-e-in), v. n. Y. Müûrir, et
aussi rouir; p. oget. On dit plus sou-
vent eogein (eog-e-in).
OGENN (og-enn), 8. L Y. Lieu où l’on
met le lin à rouir.
OGILLON (og-illon, les L mouillées),
à m. Le peu que les marchands ajou-
tent à la mesure de ee qu'ils vendent
en détail.
OGLENN, 5. f. Saline, marais salant;
ou.
OGLENN :ôglenn), 8. f. Y. Lavoir pour
aussi
le linge sale; pl. eu. On
auglenn.
ORA 487
à Pat OGROB, s. pl. m. Orgues
DGRAOUER, 6. rm. Organiste ous
des orgues à l'église. dl,
BHEN, OC’HEN. Voy. ce dernier.
DIGNET, adj. (anc), KEmoussé, obtus.
OK, adj. Roui, parlant du lin, qui
est en maturité en général.
DK, monosyllabe qui, en Cor-
nouaille, remplace le plus souvent la
terminaison ek des autrea dialectes.
Ainsi on y dit diok pour diek, pares-
seux ; Klok pour killek, coq. Voy. Er.
OLEO, OLEOU, s. pl. f. Les huiles
saintes. Kn latin, oleum, huile.
OLEO-SAKR, 8. DI. L La sainte am-
poule. A la lettre, huiles sacrées.
OLEOU, Yor, BLE,
OLIFANT, s. m. Eiénhant: pl. ed.
OLIVEZ, 8. pl. m. Voy. OLIVEZENN.
OLIVEZENN, a. f. Olive, fruit; pl.
olives, masc.
OLL, Voy. HULL,
OMP, pron. pers. toujours régime.
Nous. ÆEvid-omp, pour nous.
ON, pron, pers. toujours régime.
Y. L CG. Moi. Voy. OUN. Evid-on, pour
moi. c
ONKL, 8. m. Avoine à chapelet.
ONN, s. pl. m. Yor. OURR, s. pl. m.
ONNENN. VOy. OUNNENN.
ONNEB. Yar. OUNNER.
DR, s. f. Quelques personnes pen-
sent que ce mot est un radical au sens
de porte. Voy. ce qui est dit à ce sujet
au mot DOR.
ORANJEZ. Ce mot s'emploie. sous
cette forme : Aval orañijes. À la let-
tre, pomme d'erange, pour dire une
orange, pi. avalou-eranjes.
488 ORI
08810, ORMID, 8. m. Y. Felnte, céré-
monies, facons, grimaces, minaude-
ries; pl. eu. Gobar orbideu, ou, orbi-
dein. Y. faire des facons. En Léon, on
dit ober pismigou.
ORBIDEIN (orbid-en), v. n. V. Yor.
ORBID.
ORBIDEU. Voy. 6R8ID.
ORBIDOUR, s. m. Y. Minaudier, gri-
macier, qui fait habituellement des
facons. Voy. ORBID.
ORBIDOUREZ, s. L C’est le féminin du
précédent.
ORCHAL, 8. m. Neud orchal, laiton,
fl d'archal.
OREL, Voy. HOREL.
ORFIL, 8. m. Tussilage, plante.
ORGED (org-ed), 8. m. Amour luxu-
rieux. Beza kroget gant ann orged.
être pris d'amour luxurieux.
ORGEDER (org-eder), 8. m. Débauché;
pl. ten. Voy: ORGED.
ORGEDEREZ (org-ederes), 8. f. Femme
débauchée, folle d'amour.
ORGEDI (org-edi), v. n. Ce verbe n’est
pas usité, que je sache. On dit besa
kroget gant ann orged, être pris
d'amour luxurieux.
DRGENELL (org-enell), s. f. Y. La par-
tie du gouveruail d’un navire dans la-
quelle entre la barre.
ORGLEZ, s. rm. Y. Orgues d'église ;
pl. eu. Sonein enn orglez, toucher des
orgues.
OAGLEZOUR, 8. m. Y. Organiste
d'église; pl. orglezerion.
ORIAD, 8. m. Libertin, débauché:
pl. ed.
ORIADEZ, 8. L. Femme débauchée ;
pl. ed,
ORIADI, Y, n. Ce verbe n’est pas
usité. À la rigueur on peut l'enregis-
OSK
trer comme sigaiflant brûler d'an
amour déshonnète. Voy. 8RGEB.
ORIAU, ORIAY, s. m. Goéland, oiseeu
de mer. C'est un des noms que l'on
donne à cet oiseau; pl. ortaved.
ORIKELL, s. f. Contre-porte. Voy.
DORIKELL, qui est plus régulier comme
radical; mais en construction avec
l'article, on dit aussi ann orikell. Yur,
DOR, porte.
ORIN, s. m. C.; pl. orined.
postérité d’un individu, les petits
d'une femelle, et aussi, engeance, ra-
massis, en mautaise part. Il s'entend
aussi au sens de original, s. m.. hom-
me qui fait d'habitude des choses que
les autres ne font pas. Yor, 6RISTAL.
Orined int, ce sont des origiLaux.
ORIN, 8. m. (anc.) Urine et excré-
ments des auimaurx. :
ORIO (ori6), s. m. C'est un des noros
que l’on donne au goéland, oiseau de
mer. VOy. ORIAU, ORIAV.
ORIOU. Le même que arian,
ORISTAL, s. m. Original, individu
qui a des idées bizarres.
ORMEL, S. pl. m. Voy. ORMELENN.
ORMELENN, 8.f. Ormeau, coquillage;
pl. ormel, masculin.
ORMID, s.m. Y. VOy. OR8ID.
ORMIDOU, 8. pl. m. Qber ormidou,
gesticuler en parlant.
ORSEL, s. m. Burette pour la messe;
pl. iou.
ORSOL, 8. m. Voy. ORSEL.
ORZ, Voy. HORZ.
OSER (o-ser), s. m. Grelin en corde;
pl. tou.
DSK, s. m. V. Entaille, coche; pl. ou.
OSKAL, s. pl. m. V. Pluriel irrégulier
de oskalenn, Y: chardon.
OUE
OSKALENN, 8. L. Y. Chardon, plante;
pl. oskal, masculin.
OSKEIN (o5k-e-in), v. a. Y. Faire uue
entaille, une coche; p. osket.
OST, 8. m. (anc.) Armée ennemie. —
Hostis (latin), ennemi. Ce mot ost était
jadis en usage dans ce sens en fran-
çais.
OSTANSDR, 8. m. Ostensoir.
OT, AUT (64), 8. m. Y. T. C. Rivage
de la mer; pl. audeu, en Vannes, et
auchou, en Cornouaille ; aucho, T.
OTENN, AUTENN (Glenn), 8. L Y.T. C.
Rasoir ; pl. autenneu, V.;, autennou, C.
OTER, AUTER (ôter), 8. L. Y. Autel
d'église; pl. teu. Voy. AOTER.
OTRE, AUTRE (drei, 8. m. Y. T. C.
Assentiment, approbation.
OTREA (ôtrea), Y. n. GC. Yor, AOTREN.
OTROU, AUTROU (ôtrou), s. m. C. Y.
Monsieur; pl. autroune, V.; autrounez,
C. Le mot autrou figure parmi les
noms de famille.
OTUZ, adj. C. Incommode, hautain,
importun, parlant des personnes.
DUAR. Ce mot se dit parfois à tort
pour kouar, Y. Voy. KOUAR.
OUC'H, prép. Yor. 0C'H.
OUC'HAL. Yor. OC'HAL.
OUC'HEN, s. pl. m. T. G. Pluriel ir-
régulier de ijenn, bœuf.
OUC'H-PENN, OUC'HPENN. Yor. 0C'H-
PENN.
OUD, OUT, pron. pers. toujours ré-
gime. Toi. Evid-oud, evid-out, pour
toi.
OUD, prép. Voy. our.
DUED, OUET, s. m. Gouitière de
toit. Voy. N0OE0.
OUELCH, adj. (anc.) Paralysé et boi-
teux.
OUN 489
OUELER, s. m. En quelques localités
on appelle ainsi le daia sous lequel
on place les morts à l'église, ar oue-
ler. Il me semblerait plus régulier de
dire ar goueler (gouela, pleurer). Voy.
GWELER,
OUELET, s. f. Y. Atre ou foyer de la
cheminée.
OUENN, 8. m. Y. Agneau; pl. ein.
OUENNEK. VOY. OUNNEE.
OUET, CET, s. m. Y. Age. Voy. 0AD.
QUET, OET, s. m. Gouttière de toit.
Voy. NOED, NOUED.
OUF, DUFF, pron. pers. (anc.) Moi.
Voy. 00,
OUFF, 8. m. Y. Golfe ou anse de la
mer; on le dit aussi d'un coin retiré,
du détour d'une rue.
OUGNOUN, 8. pl. m. Des oignons, lé-
gumes. Un seul oignon, eur pénn ou-
gnoun.
OUGNOUN-KI,8. pl. m. Vaciet, hyacin-
the sauvage ou de chien. Eur penn
ougnoun-ki, un plant de vaciet. Le mot
qui nous occupe désigne les plants et
les fleurs du vaciet; toutefois, pour ce
qui est de ces dernières, il faut dire
bokejou ougnoun-ki, C'est une plante
bulbeuse.
OUHEN. Voy. OC'HEN, seul régulier.
OUJENN, a. m. Y. Entremetteur de
mariage, soit homme, soit femme.
OUN, pron. pers. toujours régime.
Moi. Evid-oun, pour moi. Dira-s-oun,
devant moi. War-n-oun, sur moi.
OUNEZER, OUNNEZER, 8. m. Crasse
du corps.
OUNGL, s. m. C. Ivraie. On dit aussi
ouñnkl.
DUNGL, s. m. T. Herbe aux hémor-
roïdes. C’est peut-être ia sarrette des
champs.
DUNN, s. pl. m. Pluriel irrég. de
ounnenn, frêne.
6?
490 OUT
OUNNEK, 3. L. Frenaie, lieu planté
de frènes. — Ounn, masc., des frènes.
DUNNENN, s. f. Frêne, arbre; pl.
ounn, masculin.
OUNNER, s. L. Génlsse; pl. ed.
OUNNEZER. Voy. OUNEZER.
OUNN-GWEN (gu-en), 8. m. Orne ou
frêne sauvage dont le bois est liant,
pliant et très-flexible (gwen).
OUR, GOUR, 8. m. (anc.) Voy. ce der-
nier.
DUR, a. f. C. Porte. Yor. DOUR, vrai
radical. À sour da sour, de porte en :
porte. Voy. 208, du Léon.
OURL, s. m. Flot, vague de la mer;
pl. ou. Voy. QUALIX.
DURLIK, DURLIK-MDR, 8. m. Petite
vague de la mer.
OURMEL. Voy. ORMEL.
OURMELENN. Voy. ORBELENN.
OUROULLER, s. m. Clochette que l'on
attache au cou des animaux.
OURS, 8. m. C. Homme revêche et
qui n'est jamais du sentiment des
autres.
OURZIK, 8. m. Mont war he ourxik,
marcher à son aise.
OUSPENN. Voy. OC'H-PENN.
OUT, OUD, pron. pers. régime. Tol,
War-n-out, sur toi. Evid-oud, evit-
out, pour toi.
OZI
OUT, prép. Contre, à l'égard de.
Out-han, contre lui. Cette préposition
ne s'emploie qu'avec les pronoms per-
sonnels de la troisième personne des
deux genres, au singulier et au plu-
riel. Voy. BCH,
BUL, prép. Contre, à l'égard de.
Ous-in, contre moi. Ous-d, à l'égard
de toi. Ous-omp, contre nous. Ous-
hoc'h, contre vous. Cette préposition
ne s'emploie qu'avec les pronoms
sonnelsde la premièreet de la deuxième
personne, au singulier et au pluriel
Noy. OC’H.
OUZ-PENN, OUZPENN, VOY. STEL,
OVERN, 8. f. Y. T. G. Le même que
ofern.
DVERNIAN, v. n. T. Dire la messe;
p. overnief,
OVISER (ovi-ser), s. m. Officier ; pl.
ten.
OZ, AUZ (09, 8. m. V. T. C. Yor. AZ.
OZA, AUZA (6za), v. a. T. C. Voy. AGZA.
OZAO'H, s. m. Homme marié, chef
de ménage, mari; pl. exec'h. |
OZEC'H, 8. m. En quelques lieux
s'emploie pour ozac'h; pl. exec’h.
OZEIN, AUZEIN (ôze-in), v. a. Y.
Préparer, apprêter; p. auset, 0261,
Voy. AOZA.
OZILLEN (L mouillées), s. L Y. T. G.
Un plant d’osier; pl. oxill, masc. De
l'osier, des plants ou tiges d’osier.
PAD |
Nous rappelons ici que cette lettre,
à l'instar des autres consonnes, se
fait fortement sentir à la fin des syl-
labes et des mots. Ainsi, map, chilip,
se prononcent comme en français
mape, chilipe.
PA, con). Quand, lorsque, puisque,
pendant que. Après ce mot, les lettres
fortes s’adoucissent. Pa bedann au lieu
de pa pedann, quand je prie Dieu. Pa
latarann d'id, c’est ce que je te dis.
Voy. la grammaire. Cette conjonction
a le sens de si dans les mots panefe et
paneved, si ce n'est, si ce n'était.
PAR, PAP, a. m. Pape, souverain-
pontife ; pl. ed.
PABAOUR, s. m. Bog vreu U, chardon-
neret, selon d’autres. 11 s'emploie aussi
en style ironique : Kaera pabaour!
quel bel oiseau! parlant d'uu homme
dont on se moque.
PABOR, 8. m. C. Le même que pa-
baour.
PACH, 8. m. Page, petit serviteur
d’un seigneur ; pl. ed.
PAD, s. m. (anc.) Durée. — E-pad,
peudant, durant. E-pad ma, pendant
que.
PADAL. adv. Cependant, néanmoins.
D'autres disent pa-dalv, padair.
PADEIN (pad-e-in), v. n. V. Durer;
p. padet.
PAF 491
Pa
U V
U .
N N P a
N x
PADELEZ, 8. f. Durée. Evitez Vä; Rat,
— Padout, durer. me
PADOUT, Y. n. Durer; p. padet, —
Ne bado ket pell, il ne durera pas long-
temps.
PAOUZ, adj. De longue durée, à long
terme. Voy. PADOUT. 7,
PAE, 8. m. Solde, salaire, paye,
payement.
PAEA, v. a. Solder, payer; p. paect.
PAEAÑ, v. a. T. Payer, solder: p.
paeet.
PAEER, 8. m. Payeur.
PAELON, PAERON, 8. f. Y. Poêle à
frire ; pl. eu.
PAEROUN, s.m. Parrain d’on enfant
qu'on baptise, patron ou saint dont on
porte le nom. On dit aussi tad-paeroun
pour le parrain d'un enfant.
PAF. Ce mot, qui paraît être le ra-
dical des deux mots suivants, est pro-
bablement une contraction de paf,
palv, paume de la main, ou un dérivé
de pao, par, patte.
PAFALA, v. a. Tâter, tâtonner. On
dit aussi patala. Ce mot, s'il est em-
ployé quelque part, ne l’est guère.
PAFALEK, PALAFEK, adj. Qui a de
grandes paites ou beaucoup de pattes,
492 PAL
— Laouen palafek, morpion. À la lettre,
pou qui a beaucoup de pattes. Yar. PAF.
PAGAN, 5. m. Palen; pl. ed. — Ar
baganed. les palens. Ar pagan, Île
palen.
PAHUM, s. m. V. Entrave en fer pour
les chevaux; pl. eu.
PAHUMEIN (pahum-e-in), v. a. Y.
Mettre des entraves en fer à un cheval.
PAHUMEU, Y. VOy. PAHUS.
PAILLUR (les L mouillées}, pluriel
irrégulier de paillurenn (les L mouil-
ées).
PAILLURENN (les L mouillées), &. f.
Fétu de paille: pl. paillur, masculin.
PAJENN, s. f. Page d'un livre, etc. s:
pl. ou.
PAL, 8. m. Paquet. Yor. PALAD, plus
usité.
PAKA, v.a. Emballer, saiair, prendre,
atteindre, attraper ; p. paket. — Paket
eo bet al laer, on a attrapé le voleur.
Pa en done paket he drizek rloaz. quand
il eut atteint l'âge de treize ans.
PAKACH, s. m. Kmballage.
PAKAD, a. m. Paquet, faisceau, botte
ou assemblage; pl. pakajou.
PAKADENN, 8. f. Bagages d’un voya-
geur.il n'a pas de pluriel : ra fakadenn,
mes bagages, mon bagage.
PAKAJER, 8. m. Celui qui rapporte
en mal ce que l’oa fait, ce que l'on dit,
rapporteur.
PAKETEIN {pakele-in), v. a. Y. Em-
baler: p. paketet.
PAL, a. L Pelle ou bèche de labou-
rage, vanne d'un moulin à eau pour
laisser sortir l'eau. Ea latin, pala.
PAL, s. m. Palet ou galet plat et ar-
roodi pour jouer au palet; il se dit
aussi du but où l'on se place pour jorer,
et du but où 11 faut arriver le premier
* pour gagner à la course. — C'hoar: pal,
En)
PAL
jouer à but arrêté. C'hoari mean
jouer aux petits palets. On le dit ea-
core d’une jantille de roue de moulin:
l. paliou. Plusieurs lui donnent aussi
e sens de pall, paume de la main:
c'est à tort.
PALA, v. a. Chapeler, parlant d'an
pain ; p. palet.
PALAC, s. L Pelée, ce que
tenir une pelle ou bêche
rage.
PALAFA, v. a. Ce mot, je crois, si-
gnifle palper. empoigner: il parait dé-
river de palo, paume de la main.
PALAFANOO, PARLAFANQU, a. pl. m.
Mont war he balafanou, marcher à
quatre pieds comme les enfants qui
pe savent pas marcher.
PALAFEK , adj. Qui a de grandes pattes
ou beaucoup de pattes. — pa- :
lafek, morpion. A la lettre, pou qui a
de grandes pattes. Voy. PAFALES. -
PALAFORSEIN (palafor-se-in), v. a. Y.
Violer; p. palaforset. — Palaforsein ur
cerc'h, violer une fille. .
PALAFRER, 8. m. C. lL se dit d'un
cheval qui a la corne du pied trop
large.
L con-
labou-
PALAMOUR. Yor. ABALAHOUR.
PALANCH, s. m. Y. Caparacon.
PALARAT, v. n. Effondrer le sol pour
faire un labour profond. Ce mot est
composé de pal, pelle ou bêche, et de
arat, charruer. 1l est de fait que ce
travail, pour tre complet, doit être
fait avec la charrue d'abord, puis avec
Ja bèche.
PALARENN, s. L. Poêle à frire. Voy.
PILLIK-LOSTEE.
PALARENNAD, 8. f. Plein une poële
à frire.
PALASTR, s. m. Emplâtre, cataplas-
me; pl. ou.
PALASTRA, v. a. Mettre une eraplé-
tre; p. palastret.
PAL
PALASTRET, adj. Qui a des emplä-
tres, couvert d’emplâtres.
PALAT, Y. a. Bêcher, travailler à la
bèche. Voy. PAL, 8. f.
PALAVENNOU, s. pl. m. Mont war he
balavennou, marcher à châtons.
PAL-DAN, 9. L Pelle à feu. — Pal,
8. f., pelle, et tan, feu.
PALE, 3. m. Y. Bonda d'étang: pl.
paleeu.
PALEFARS, PALEVARZ, 8. m. Quart,
quatrième partie. Il ne s’emploie
qu'en parlant des mesures. Eur pale-
fars mezer, un quart d’aune de drap.
Eur palefars douar, un quart de jour-
pal de terre (environ 12 ares). Eur
palefars leo, et mieux, eur c'hart leo,
un quart de lieue.
PALEM, 8. m. Poussière composée
de tan et d'autres matières pour tan-
ner, les cuirs. Ti-palem, s. m. C., tan-
nerie.
PALER, s. m. Celui qui sait bécher
la terre. Voy. PAL, s. f.
PALEVARO'H, a. m. Y. Le quart, lu
quatrième partie. On dit aussi perann.
Voy. PALEFARS.
PALEVARS, PALEVARZ, 8. m. Le
quart, la quatrième partie. Voy. PALE-
FARS.
PALEZ, s. m. Palais, habitation d'un
souverain.
PALF, 8. m. Paume de la main.
PALFAD, 8. m. Ce mot qui dérive de
palf, paume de la main, signifie souf-
flet ou coup sur la joue. En style fami-
lier on l'emploie au sens de constitu-
tion physique. Ainsi on dit eur palfad
mad a zen eo, il est bien constitué.
C'est comme si l'on disait : il a une
bonne poigne, il est fort. 11 signifie
encore palme ou empan.
PALFAS, 8. m. Main fonrchue; je l'ai
aussi trouvé avec la signification de
soufflet ou conp sur la joue. C'est sans
donte uue faute d'orthographe. Yar.
PALFAD.
PAL 493
PALFAS, adj. Fourchu. Treid palfas,
des pieds fourchus.
PALFAZ. VOy. PALFAS.
PALIA, et mieux, lakaat paliou. Met-
tre des jantilles aux roues des mou-
lins.
PALIER, 8. m. Galerie, corridor, ar-
moire à linge, à vaisselle; pl. ou.
PALIGEL (palig-el), s. L Y. Pelle à
feu. — Pal, 8. f., pelle.
PALIRED, 8. f. Raquette pour le jeu
qu volant, pelle à feu. — Pal, s. f.,
pelle.
PALIKED-SKDBITELL, 8. f. Raquette
pour le jeu du volant. — Paliked, ra=
quette, et skobitell, volant.
PALISENN (pali-senn), 8. L. Y. Ra-
quette de volant. — Pall, 8. L. pelle.
PALLENN, 8. f. Couverture de lit,
housse de cheval; pl. ou.
PALLENN-KAON, PALLENN-KANV,
8. f. Drap mortuaire. — Pallenn, cou-
verture, et kaon, kanv, deuil.
PALLENN-VARC'H, 8. L Caparaçon.
— Pallenn, couverture, et marc'h,
cheval.
PALLIN, 8. L. Couverture de lit. On
le dit aussi d’une couverture ou grand
drap en toile qui servait à recevoir le
blé quand il avait passé au crible et
qu'il était purgé du mauvais grain et
de la poussière. Ce travail incombait
aux femmes de la ferme. Klles étaient
perchées sur un banc ou sur une
chaise, et agitaient le crible au-dessus
du drap. Cette opération si lente et si
pénible a fait place, depuis quelques
années, au ventilateur ou vanneur à
ras.
PALMER, s. m. Y. Plain de tanneur
ou trou dans lequel on place les cuirs
à tanner.
PALMEZ. VOy. AVAL-PALMEZ.
PALOUER, s. m. Brosse, époussette;
pl. ou.
494 PAN
PAL-ROU, 8. L. Jantille d'on moulin
à eau. — Pal, 8. L. pelle, et rod,
roue.
PALTOK, 8. m. (anc.) Habillement
d'étoffe grossière pour la fatigue. Le
mot nouveau paletot, du francais,
pourrait bien en venir.
PALTUK, adv. (anc.) Souvent.
PALTOKENNAD, 8. m. Eur paltoken-
nad bleo, une chevelure longue et
touffue qui tombe sur le dos. Voy.
PALTOE, 8. m.
PALUC’HAT, Y. 4. Echalasser, par-
lant des vignes, ramer, parlant des
pois; p. paluc'het. Yor. PALUC'HENN.
PALUC'HAT, v. a. Préparer le lin et
le chanvre pour les mettre en œuvre.
VOy. PALUC’HENN.
PALUC'HEIN (paluc'he-in), v. a. Y.
Le même que paluc'hat, dans les deux
significations de ce verbe.
PALUC'HENN, 5. f. Echalas des vi-
gncs, rame pour les pois (légume) ;
pl. ou.
PALUC'HENN, 8. f. Pesseau pour
pesseler le lin et le chanvre.
PALUD, 8. pl. m. Marais; et en Van-
nes, marais salants. Ce substantif f-
gure parmi les noms de famille. En
latin, palus.
PALUDENN, 5. f. Marais; pl. palud,
paludou, masc.
PALV, PALF. Voy. ce dernier.
PALVAD, PALFAD. Voy. ce dernier.
PAMDIEK, adj. Y. T. Quotidien. Yor.
PEMDEZIEX.
PAN, PANN, adj. Segal ban, seigle
qui pousse trop en herbe.
PAN, PANN, S. m. (anc). Lieu, en-
droit. Voy. BANN.
PAN, PANN, s. m. (anc). Fourrure,
pl. panau.
PAN
PAN, conj. T. Lorsque, quand, puis-
que. Voy. PA.
PANEFE, PANEVE, prép. C. Si ce
n'est, si ce n'était. Panefe ma, si ce
n'était que. Eurus e vijenn bet panefe
ann den-5e, j'aurais été heureux sans
cet homme. Ce mot est une contrac-
tion de pa ne ve, si ne était. A la let-
tre, si ne serait. VOy. PANEVES.
PANELL, 8. L. Panneau, volet ; pl. ou.
PANEN, adj. Sans levain, asyme, et,
par extension, fade, parlant des mets;
importun, parlant des personnes. Æunn
den panen, un fat, un importun.
PANER, a. f. Panier; pl. panerou,
paneriou.
PANERAD, 8. L Panerée, plein on
panier. Eur banerad aralou, un panier
plein de pommes.
PANEROK, adj. (anc.) Débauché.
PANES, PANEZ, s. pl. m. Pluriel ir-
régulier de panezenn.
PANEVEU, PANEVE, PANEVET, prép.
Sans, sinon, si ce n'était, si ce n’est.
Beuzct e vije het paneved se, il se serait
noyé sans cela. À la lettre, si ne serait
cela. Voy. PANEFE, pour la composis
tion.
PANEZ, pluriel irrégulier de pane-
zenn, panais.
PANEZA, v. n. Cucillir ou arracher
des panais. Je le crois bien peu usité.
Tenna ar panez, plus usité.
PANEZEK, s. f. Champ de panais. On
dit aussi park ar panez.
PANEZENN, 8. f. Panais, légume po-
tager et fourrager ; pl. panez, masc.—
Le substantif panezrnn s'emploie iro-
niquement pour désigner un benèt,
un imbécile. Jann banezenn pour lann
panezenn. À la lettre, Jean panais, ou
Jean bète comme les animaux qui
mangent des panais. Voy. IANN. En
Cornouaille, on aime assçz dire eur
banesenn pour désigner un habitant
du Léon, parce qu'on prétend qu’en
cette partie de la Bretagne on mange
plus de panais qu'ailleurs.
PAO
PANEZENNEK, adj. Il se dit des bes-
tiaux nourris avec des panais: ct, par
extension, den panezennek s'emploie
pour désigner un homme stupide.
Voy. PANEZENN.
PANN, Voy. PAR.
PANTE, s. m. Pardon ou fête d'un
bourg, village, pendant laquelle on
danse, on joue, on boit et on mange.
1! n’y est guère question de cérémo-
nies religieuses ; pl. pañnteou. YOT.
PAROOUN. Redek ar pañteou, fréquenter
ces sortes de fètes.
PANTES, adj. (anc.) Asthmatique.
PANVREK, adj. T. En maturité.
PAO, PAV, PAF, PO (p6), 8. m. Patte
d'auimal, et aussi pied ou main d’hom-
me en certains cas ; pl. paoiou, paviou.
On le dit aussi de la branche de la
charrue.
PAOATA, v. a. Patauger, barboter;
p. paoalet. — Pao, patte d'animal.
Paoata enn dour, barboter dans l'eau.
PAO-BRAN, 8. m. Bouton d'or, patte
de coq, et morène, selon d'autres,
plantes... À la lettre, patte de corbeau.
PAOEK, adj. Qui a de grosses pattes;
eu style ironique, individu qui a de
grosses et grandes mains.
PAOEZ. Voy. PAOUEZ.
PAOEZA, v. n. Yar. PAQUEZ, v. D.
PAOGAMM, s. m. Qui a un pied-bot.
— Pao, patte, pied, et kamm, crochu,
tortu. Ce mot figure parmi les noms
de famille : on l'écrit Paugamm.
PAOGAMMEZ. C'est le féminin du
précédent.
PAOL, s. f. Barre du gouvernail de
pavire. Paol ar stur, la barre du gou-
veruail.
PAOLEA, v. n. Godiller, se servir
d’un aviron à l'arrière d'un canot pour
le faire avancer et le gouverner à la
fois ; p. poaleet. Voy. PAOLLEVIAT.
PAO 49%
[PAO-LEON, 8. m. Patte de lion,
plante.
PAOL-GORNER, s. m. Nom poétique
donné au diable. — Paot, Paul, et
kornek, qui a des cornes. M. Milin a
fait du diable le portrait qui suit :
Kroc'henn dem-zu suillet enn tan,
Daoulagad rus ha tal Kornek
Evel dent rastell he r kamm;
Eunn teod nados, genou skilfek,
Forc'h kabosek he xivesker,
He dreid palfas 30 ivinek.
Ne ve ket patroum Lusifer,
Anez he gein herd lostek.
PAGLLENVA. VOy. PAGLLEVIAT.
PAOLLEVIAT, v. n. Godiller, gouver-
ner et faire avancer ua bateau avec un
aviron à l'arrière. Ce mot est composé
de paol, barre de gouvernail, et de
Ek gouverner un navire ; p. paol-
jet.
PAO-MARC’H, s. m. Pas d'âne, plante.
A la lettre, patte de cheval.
PAORENTE, 8. L T. C. Pauvreté. Voy.
PAOURENTEZ,
PAOT, adj. Nombreux, beaucoup,
fréquent, commun. Paot iñt, ils sont
nombreux, ils sont beaucoup.
PAOT, s. m. C. Poussière, poudre.
PAOTA, v. n. Barboter, patauger.
Voy. PAOATA, plus régulier.
PAOTA, v. a. C. Couvrir de pous-
sière.
PAOTR, s. m. Garçon, enfant mâle,
apprenti, champion. Le mot paotr,
dans le style des contes, s'applique
aux hommes, aux bêtes, aux démons.
On dit aussi, en termes familiers, ar
paotr koz, le vieillard. À la lettre, le
garçon vieux.
PAOTR-ANN-DENVED, s. m. Berger.
A la lettre, garçon des brebis.
PACTR-AR-C'HARR, 8. D, Postitlon.
À la lettre, garçon de la voiture.
PAOTR-AR-GAOTER, 8. m. Garçon
cuisinier, aide de cuisine, coq de na-
496 PAO
vire. À la lettre, garçon de la chau-
dière.
PAOTR-AR-ZAOUT, s. m. Vacher,
bouvier. A la lettre, garçon des bes-
tiaux.
PAOTR-C'HOUIT, s. m. C. Escroc.
PAOTRED-AR-C'HIL-KROG, a. pl. m.
Nom donné aux habitants de Guissény,
parce qu’à la fin du siècle dernier en-
core, ils se battaient à coups de croc
pour se disputer les bris des navires.
PAOTREZ, 8. L Petite file. Il s'em-
ploie aussi comme injure à une grande
fille de mauvaise vie. Ce mot dérive
de paotr, garçon.
PAOTRIK, s. m. Jeune garçon. C'est
le dimioutif de paotr. Au pluriel,
paotredigou.
PAOTRIK-AR-SKOD-TAN, s. m. Nom
oétique donné à l'esprit follet. À la
ettre, petit garcon des tisons, garcon
de la boche à feu. On donnait ce nom
à l'esprit follet, être imaginaire, parce
que anciennement on lui réservait une
place au fond de la cheminée pour
qu'il pût y passer chaudement la nuit.
IL était en effet assez naturel d'avoir
cette attention délicate pour un esprit
qui ne faisait de mal à personne, si
ce n’est toutefois à ceux qui le tra-
cassaient.
PACTR-MECHEROUR, s. m. Apprenti.
A la lettre, garcon ouvrier; pl. pao-
tred-mecherourien.
PAOTR-SPI, s. m. Homme jaloux en
amour. Ce mot est composé de paotr,
garcon, et de spi, guet, embuscade,
afTüt.
PAOUEAN, v. n. T. Cesser, se repo-
ser; p. paoueet.
PAOUEZ, s. m. Repos, halte, pause.
Douar paoues, friche, terre sans cul-
ture, jachère. A la lettre, terre en
repos. Hep paouez, sans cesse. En
grec, paud, se reposer.
PAOUEZ, Y. n. Cesser; D. paouegel.
Paouezit ouz-in, restez en repos et
m'y laissez.
PAR
PAOUEZA, v. n. Yor, PASUEZ, v. n.
PAOUEZVAN, s. m. Trépas, mort.
PAOUN, s. m. Paon, oiseau; pl. ed.
PAOUR, 8. m.et adj. Pauvre, indi-
gent, mendiant, digne de pitié. Le
pluriel du substantif est peorien. Paour
keax, pauvre malheureux. Ar beorien,
ar re baour, les pauvres.
PAOURAAT, Y. n. Et mieux, dont da
teza paour, devenir pauvre, s'appau-
vrir, D. paoureet, paoureat.
PAOURENTEZ, 8. f. Pauvreté, indi-
gence, misère.
PAOUREZ, 8. f. Pauvresse, femme
qui mendie.
PAP, PAPA, PAPAIK, s. m. En quel-
ques localités, les nourrices donnent
à ces mots le sens de bouillie pour les
petits enfants. C’est comme en Angle-
terre, à ce que je crois. Yor, 181,
BAPPAIK.
PAP, PAB, s. m. Le pape, le Souve-
rain-Pontife; pl. pabed.
PAPA. Voy. PAP, PAPAIE.
PAPAIK (papak), 8. m. Bouillie pour
les petits enfants encore au sein.
PAPER, s. m. Papier. Le pluriel
paperiou s'entend au sens d'écrits,
documents.
PAPER-KAOT, 8. m. Carton. — Paper,
papier, et kaot, colle.
PAPER-STOUP, 8. m. Papier-brouil
lard. À la lettre, papier-étoupe.
PAR, adj. Pareil, semblable, pair,
conforme. N'eus tra a ve par d'ezhan,
il n’est rien de pareil à lui.
PAR, s. m. Semblable, égal, mâle
d'oiseau, substantifs. Ce mot ne s'em-
ploie qu'avec les pronoms possessifs;
pl. pared, N'en deux ket karet he bar,
il n'a pas trouvé son pareil. Ann dur-
zunell hag he far, la tourterelle et son
mâle. Yor. PAREZ.
PAR
PAR, s. m. Attente, affùt. E par
emd, il est à l'affût.
PARA, v.a.et n. Briller, embellir,
corroyer. Ann heol a bar war he benn,
le soleil brille sur sa tête.
PARA, v. a. Accoupler, apparier.
Voy. PARAT.
PARABOLENN, a. L Parabole; pl. ou.
PARAILL (les L mouillées), 8. m. C.
Tique, insecte qui s’introduit sons la
peau des animaux. Ou dit aussi poraill ;
pl. ed. Yor. TEURK.
PARAILLER (les L monitlées), 8. M.
Poite-cuilières, ustensile de la cam-
pague.
PARAMAILL (les L mouillées), 8. m.
T. Aveaue, allée.
PARAMANCHOU, s. pl. m. Agrès d'un
pavire.
PARAMANTI, v. a. Gréer ua navire;
p. paramañtet.
PARAMANTOUR, s. m. Celui qui grée
un navire, et aussi armaleur; pl. pa-
ramanlerien.
' BARAT, v.a et n. \pparier ou cou-
plier des animaux ; frayer. parlant des
poissons. Ar pesked a z0 bouk pa
vezont o parat, les poissons sunt moI-
lasses au temps du frai.
PARDAEZ, 8. m. Portion de la jonr-
née qui correspoud aux dernières
heures du soleil.
PARDAEZ-NOZ. Voy. ABARDAEZ-NOZ.
PARDOUN, s. m. Pardon ou fête de
bourgs et villages; elle se célèbre le
jour auniversaire du saint sous l’invo-
cation duquel est placée la localité.
A l'origine, c'étaient des fêtes pure-
ment religisuses, pendant lesquelles
on pouvait gagner des indulgences.
Plus tard, on y a introduit des danses,
des jeux, des spectacles forains, des
boutiques de toutes sortes et des caba-
rets en grand noinbre. Toutefois les
cérémonies religieuses y occupent
PAR 497
encore une grande place. Les offices
se célèbrent en grande solennité. Les
processions de Saint-Jean de Plougas-
tel et de Rumengol, près de Brest, sont
très-renommées. Il est de fait que les
riches costumes de ces populations
sont bien remarquables. Yor. PARTE.
PARDOUNA, v. n. Mofit da bardouna,
aller en pèlerinage dans un lieu voisin
ou lointain. — lL existe en Bretagne
une foule de lieux où l'on va en pèle-
rinage pour y faire ses dévotions.
Voy. PARDOUN.
PARDOUNER, 5. m. Celui qui, par
dévotion, va à un pardon de village; et
aussi pèlerin; pl. ten. Yor. PARDOUN.
Pañte est l'assemblée pour les plaisirs.
PARE, adj. Guéri, hors de danger
quel qu'il soit. En Bretagne ce mot
a passé dans le français familier. U est
paré, il est guéri, il est prêt à partir,
etc.
PAREA, v. a. Guérir, et, par exten-
sion, tirer de peine; p. pareet.
PAREDET, adj. Cuit dans l'eau.
PAREDI, v. a. Cuire à l’eau, faire
cuire à l’eau; p. paredet,
PAREDIGEZ (paredig-ez), 8. L Guéri-.
son. Evitez ce mot.
PAREZ, 8. L. Femelle d'aiseau. Il ne
s'-mploie qu'avec les pronoms posses-
sifs. Ma ne seu ket he bare, si sa
femelle ne vient pas. Voy. PAR, s. m.
PARFED, PARFET. Voy. ce dernier.
PARFET, adj. et adv. V. Posé, grave,
sérieux, sage, fixe, sérieusement, gra-
rement, flxemeut, avec attention.
PARICHOU, s. pl. m. Kox parichou,
des paperasses.
PARK, a. m. Champ de bonne terre,
champ de terre en rapport. Voy. le mot
CHAM à mon Nouveau Dictionnaire
français-breton 1869; pl. parkau, par-
keier. Le pluriel parkou figure parmi
les noms de famille. C'est le nom
propre français Deschamps.
81
498 PAS
PARLAFANOU, 8. pl. m. Voy. PALA-
FANOU, plus régulier.
PARLOCHOU, 8. pl. m. Mont war he
barlochou, marcher à quatre pieds
comme les petits enfants qui ne sa-
vent pas marcher.
PARON, 6. m. Y. Poële à frire, noële
à manche; pl. eu. Ou dit au. si paeron.
PAROUER, s. m. Boutoir de maréchal-
ferrant, plane de menuisier.
PAROUNOU, 8. pl. m. Chevilles pla-
cées sur le devant du collier d’un
cheval de charrette.
PARPAILLOD (les L mouil'ées), 8. mn,
Haguenot. Il se dit aussi d'un homme
qui ne va jamais à la messe. Cest le
vieux mot français parpallon.
PARRESIAN (parre-sian), s. m. Pa-
roissien, qui est d’une paroisse. —
— Parrez, paroisse.
PARREZ, 8. L l'aroïsse, circonscrip-
tion d’un curé; pl. parresiou (par-
re-siou).
PARROZ, 3. L. T. Paroisse; pl. par-
rojo.
PARTHU, v. a. (auc.) Exiler, d’après
le P. Grégoire.
PAS, PAZ, a. m. Touz, par suite d’un
rhume de poitrive.
PASAAT (pa-saal), Y. n. Et mieux,
kaout ar paz, tousser, être enrhumé.
PASAT ipa-sat), v. n. Y. Le même
que le précédent ; D. paset.
PASE (pa-se). 8. m. C. Naufrage; pl.
paseou. \oy. PENSE.
PASEA ,pa-sea), v. n, C. Fairv nau-
frage; n, paseet. On dit de préfreuce,
ober pase.
PAS-EAZ, 8. m. Amble, allure parti-
culière d'un cheval. À la lettre, pas
ou allure commode.
PASION (pa-sion), 8. f. Ar basion, la
passion de Jésus-Christ.
PAT
PASK, 8. m. La fêle de Pâques, la
communion des enfauts. Ce mot dérive
de paska, nourrir. Pask se uit aussi de
la colle que les tisserands mettent dans
la toile pour lui douner du corps. Il a
fait sa première communion, great en
deuz he bask kenta. Ils ont fait leur
premiè e communion great ho deuz
ho faskou kennig.
PASK, s. m. Cole des tisserands.
PASKA, v. a. Nourrir, alimenter, p.
pasket.
PASKEIN ipask-e-in), v.a.V. NKourrir,
al:menter; p. pasket.
PASTELL, a. f. Basque d’habit, petit
morcesu d’une chose bonne à n,anger:
H. ou. Eur bastell vara, une lèche de
paiu.
PASTELLIK, 8. f. Petite tranche d'une
chose bouue à mauger. Eur bastellik
vara, une tranche mince de paiu.
PASTEZ, s. m. Pâ'é; pl. pastezinu.
PASTEZA, v. n. Faire de la pâtisserie.
Ober pastesiou, même sens et est plus
usilé.
PASTEZER, s. m. Pâtissier ; pl. ten.
PASTOUNADEZ, s.pl. m. Des carottes,
légumes. On dit plus souvent karaes.
PAT, FAD, s. m. Voy. ce do nier.
PATATEZENN, S. f. Pomme de terre,
plant de pomme de terre; pl. patates.
PATATI. C'hoar patati, jeu du cheval-
fondu, jouer a ce jeu.
PATELEO, s. m. Bavette de tablier.
PATER, 5. f. Ar bater, le fater.
piière, oraison dominicale.
PATERAT, v. n. Dire ses patenôt:es.
Voy. PATER.
PATERCIN (pater-e-in), +. 1.
même que le préc-dent.
PATERENN, 5. L. Grain de chapelét ;
pl. ou.
V. Le
PAV
PATOUILL (les L mouillées), 8. m.
Ecou:ilion de four.
PATOUILLA (les L monillées), v. n.
Ecouvillonner, parlant d’un four.
PATROM, PATROUM, 8. m. Portrait,
efMigie, modèle d'écriture ou de dessin,
et aussi protecteur, avo at; nl. ed. Il
signifie aussi patron en terunvs de ‘é-
volion.
PAT'OM, s. m. Y. Patron d'une pa-
roisse.
PATROUM, 8. m. Voy. PATRON.
PATROUNEZ, PATRONEZ, s. f. Pa-
troune en religion.
PAU, s.f. V. Patte d'animal ; pl. duel,
dibau pour les animaux à deux pieds
(diu, V., deux, pour le féminin, et pau,
patte). Pour les animaux à quatre
pattes, on dit (rert, picdis, V., au plu-
riel. Voy. PAC.
PAUEK, adj. Y. Qui a de grandes
pattes. — Pau, patte, Y.
PAUGAMM, adj. Y.T. C. Qui a un
pied-bot. — Pau, patte, pied, et kamm,
tortu, crochu Ce mot est un num de
famille ass: z répandu.
PAUGENN, S. T. Voy. POGENN.
PAUN, s. m. Paon, oiseau; pl. ed.
PAUT, POT (pôt), adj. Y. T. C. Vor.
PAOT.
PAUTR, POTR [pôtr), s. m. Y.T. C.
Voy. PAOTA.
PAUTREZ, 8. f. Y. T. C. Voy. PAOTREZ.
PAV. Voy. PAO, patte d'animal, et
aussi pied de l’homme en style fami-
lier.
PAVALA. Voy. PAFALA.
PAVALEK. Voy. PAFALEE.
PAVENN, S. L Pann, oiseau.
PAVEZ, s. m. Bouclier. C'est le mot
Iall pareze.
PEB 499
PAZ, a. m. Toux, rhume de poitrine;
en lavgage gazé, on donne à pas le
sens de pet, flatuosité par bas.
PAZ-BRAZ, s. m. Y. Coqueluche, ma-
ladie. À la lettre, toux forte.
PAZENN, 8. L Marche d'escalier,
échalier d’un champ. Pasennou ann
aoter, les marches de l'autel.
PAZ-IUDEREZ, 8. m. C. Coqueluche,
Maladie. — Paz, toux, et iuderez, de
tudal, hurler, ou de md, traître.
PAZ-MOUG, s. m. Coqueluche, ma-
ladie. A Ja lettre, toux qui étouffe
(mouga).
PE, conj. On, ou bien. Après cette
conjonction, il y a des lettres fortes
quise changent en faibles. Daou pe
dr, nour daou pe tri, deux ou trois.
Abred pe sivezad (divezad), tôt on tard.
Ar re-3e a s0 Lous pe lousoc'h, ceut-
là sont plus ou moins malpropres.
PE, pron. interrog.. Quel, melle.
Après ce pronom, il y a plusieurs per-
mutations de lettres fortes. Voy. la
grammaire. Pe seix au lieu de pe deis?
quel jour?
PE, adv. V. C. Quand, lorsque, puis-
que. Voy. PA.
PE, 8. m. T. Payement, paye.
PEAC'H, 8. m. Y. Paix, concorde,
bonne intelligence. Voy. PEOC'H.
PEADRA, locution elliptique, signi-
flant de quoi pour vivre, nOr être
dans l’aisance. Eunn mnm braù a
beadra, un joli revenu. A la lettre, un
morceau beau de quoi à vivre.
PEAN, v. a. T. Paver, solder. Voy.
PAEAR.
PEB, PEP, pron. indéterminé. Cha-
que, chacun, tout. Voy. PEP,
PEB-EIL (e-il), sorte d’adverbe. Al-
ternativement. À la lettre, chacun
deuxième. Peb-eil e lennimp, nous
lirons tour-i-tonr.
PESEZ, pron. d'exclamation. Quel.
Pebez den! quel homme! Voy. QUEL
500 PEC
ronom d'exclamation, à mon Nouveau
tionnaire frangçais-breton 1869.
PEB-HINI, PEP-HINI, pronom. Chacun.
PEB-UNAN, prou. Chacun.
PEBR, s. m. Poivre.
PEBRA, v. a. loivrer ; pl. pebret.
PEBR-GWENN (gu-enn), s. m. Nielle,
plante. À la lettre, poivre blanc. La
nielle, qu'on appelle anssi nigelle, a
des graines aromatiques très-em-
ployées en Orient comme assaison-
nement.
PEBROUER, s. m. Poivrière, vase
pour le poivre.
PECH, 8. m. G. lustrument pour
sarcler, piége pour prendre des bêtes;
pl. ou. Stegna pechou, tendre des
piéges.
PEC'H, a. m. Y. Pièce, morceau;
pl. eu. Voy. PEL.
PEC'H-BREIN (bre-in), 8. m. V. Ca-
rogoe, injure à une fenime. A la lettre,
niorceau pourri. Ce motcomnosé s'em-
ploie le plus souvent en interrellation:
Ke diouz-in. pec'h-brein! va-\'un, Ge
rogne |
PEC'HED, s m. Péché, transgression
de la lai divine; pl. pec'heiou, Àr
pec'hed, ar pec'hejuu.
PEC'HEIN (pec'he-in), v. n. Y. Pécher,
transgrusser la loi divine; p. pec'het.
PEC'HEJOU,
pec’hed, péché.
pluriel irrégulier de
PEC'HER, 5. m. Péchenr, qui trans-
g'esse la loi divine; pl. ten.
PEC'HEREZ, s. L. Pécheresse; pl. ed.
PEC'HET, s. m. Y. Le même que
pec'hed.
PECHEZ, pluriel irrég. de pechesenn.
PECHEZENN, s. f. Pêche, fruit; pl.
peches, masculin.
PED
PEC’H!, v. n. Pécher, transgrosser
la loi de Dieu ; p. pec'het.
PEC'HOUR, s. m. V.; pl. pec'herion.
Voy. PEC'HER.
PED, adv. Combien, quelle quantité,
quel nombre. Après ce mot, le subs-
tantif reste an singulier. Ped krouadur
hac'h eus - hu 8 combien avez-vous
d'enfants? Voy. PEGEMERT.
PED, PEDD. s. m. (anc.) Pied; pl.
pedau, pedou.
PEDARE, sorte d'adverbe, G. Quelle
sorte de. Pedare micher a rit> quel
métier faites-vous? C'est le même que
pe seurt, du Léon, et le petvre, de Tré-
guier.
PEDD. Voy. PED (anc.).
PEDEL, 8. L. Y. Jatte à lait; pl. ieu.
Voy. BIDEL.
PEDELIAT, «. L. Y. Plein une jatte à
lait. Voy. BIDELIAD.
PEDENN, s. L. Prière, orsison, Invo-
cation, dans tous les sens donnés au
mot prière; pl. ou. Dindan pedennou
eur zañt, sous l'invocation d'un sant.
PEDER, nom de nombre. Quatre,
pour les substautifs du genre féminin.
Après ce mot, il y a quelques lettres
furtes qui se changent en faibles. Voy.
la grammaire. Peder flac'h, quatre
filles, au lieu de peder piac'h.
PEDEROELIENNA, v. n. C. Ce mot,
composé de peder, quatre, pour le fé-
mintin, et de delienn. 8. L. feuille, se
dit des plants de navets auxquels
pousse ta quatrième feuille. Pederde-
lienna a ra ann Ym, la quatrième
hulle pousse aux navets. Cette locu-
tion est fort remarquable.
PEDERVEO, adj. numéral. Quatrième,
pour le féminin. Ar bederred, la qua-
trième.
PLEDI, PI0), v. a. Prier, inviter, in-
voquer, et aussi prier, terme de dé-
votion; p. pedet. — Pidi siard, im-
plorer, supglier. À la lettre, prier
instumment. Pidi Doue, adresser des
prières à Dieu.
PEG
PEDIR, nom de nombre. Voy. PEDER.
PE-ODST, adv. À peu près. — Pe, ou,
et tost, proche.
PEOVEO, adj. Quautième. — Ped.
adv., combieu.
PEE, s. m. Y. Paye, solde. Voy. PAE.
PEEG, PEEK, a. m. Y. Poliz de cor-
donaier.
PEEGEIN (pe-eg-e-in), v. a. Y. Em-
poisser, euuuire de poix; p. pcegel.
Voy. PEGA.
PEEIN (pe-e-in), v. a. Y. Solder,
payer; D, peeet.
PEELL, adj et adv. Y. Loin, éloigué,
longtemps. Voy. PELL.
PEELLAT, v. n. et a. V. Eloigner,
s'éloigner. Voy. PELLAAT; p. peellet.
PEENEFI. Vuy. PENEFI.
PEENEFIA. Yor. PENEFIA.
PEG, PEK, 8. m. Poix de cordonnier,
Pour désigner un objet de couleur
noire, on dit du-peg. A la lettre, noir-
poix. Tizout peg enn eu nn dra, attraper
un vbjel au-dessus ie sa tête.
PEGA, v. a. Enduire de poix, coller
avec 0: la paix, et, par extension,
s’accrocher à. En ce dernier sens, on
dit pega oc'h, en em bega oc'h, 8’accro-
cher a.
PEGEIT (prg-e-it)}, adv. Combien de
temps, combien de distance. Pegeit
ac'hann da Vrest> Combien y a-t-il
d'ici a Brest? Ce mot est comosé de
pe, quel, et de Kot, distance, durée.
PEGEMEND, PEGEMENT ipeg-emend,,
adv. Combien, parlant de la valeur ou
prix d'un objet. Pegemend al lur?
Combien vaut la livre? Ces nots se
prononcent comme eu français prg-
émainde, prg-émainte. \Voy. PED, adv.
qui, lui aussi, signifie combien, mais
par rapport au uoiubie, à la quantité,
PEGEMENT-BENNAG, av. Quoique,
bieu que. Vuy. le précédent.
PEH 501
PEGEN, PEGER (peg-en, peg-er), aûv.
Combien, à qnel point. Ces mots ne
s'emploient que devant des adjectifs.
Peger bras eo, combien il est grand.
Pegen ixel eo, combien il est bas. Voy.
la yrammuire.
PEGER (peg-er), adv. Voy. PEGEN.
PEGNONOU, a. pl. m. Ploquicr d'un
moin.
PEGNOTENN, 8. L. C. Je ne connais ce
mot que dans cette phrase : Kregi 6
pegnotenn eunn all, se prendre aux
cheveux, parlant de deux femmes.
PEGOULS, PE GCULS, pronom inter-
rogatif. À quelle époque? quand? —
Pe, quel, et kouls, énoque, temps.
Pegouls e teuio? Quand viendra-t-il?
PEG-GOURN, 8. m. Croc-en-jambe
dans les luttes. Voy. KROG-GOURENN.
PEG-LUGERN (lug-ern), s. m. Vernis
pour meubles. À la lettre, poix qui
brille.
PEGOURS, PE GOURS, ady. V. À quelle
époque? quand? Voy. PEGOULS.
PEGUZ, adj. Visqueux, poisseur. —
Peg, pois.
PEHANI, pron. V. Lequel. Voy. PEHINI.
PEHANO, PEHANV, substantif mas-
culin. Eur pehano, un individu dout
on ne connait pas le nom. Ce mot est
composé de pe, pronoun iuterrogatif,
et de hano, nom.
PEHANVI, v. n. Désigner ou appeler
un individu dont on ue sait pas le
nom.
PEHINI, pronom interrogatif des
deux genres. Lequel laquelle. Ce mot
est très-souvent, mais à tort, employé
Gonne pronom relatif Il ne doit servir
que comme pronom interrogalif; il en
est de mème de sou pluriel pere. Ainsi,
on doit dire : pere anezho ? lesquels,
lesquelles d'entr'eux ou d'entr’elles?
On doit proscrire les phrases du geure
de la suivante : He dad pehini a 30 bet
kar mad ous-in, son j:ère qui a été si
bon pour moi; il faut dire : He dad bet
502 PEL
ker mad oux-in. On doit dire angai :
Eur bugel saveteet he vurz d'eshan gont
eur c'ht, un cufant qui a été sauvé par
on chien. Gtrelet am eus sud oc'h ober
Kement-se, j'ai vu des personnes qui
faisaient cei:. He dad hag a z0o koz.
son père qui est vieux. Vayez ce qui
est dit à ce sujet à mon Noureau Dic-
fionnaire français-brelon 1869, aux
mois LEQUEL, QUI. — Pehinti anezho P
lequel d'eutr'eux? laquelle d'entr'ell: 8?
PEK, PEG, 6. m. Puix de cordonnier.
PEK, 5. m. Groc-e:-jambe. Voy. PER
GNURN, KROG GOURENN.
PELBIZ, 8. m. Petit instrument dont
se servent les dévideuses pour em-
pêcher le fl de leur coup r les doïgts
(Le Gouildec). Ce mot est trè--expressif;
l'est composé dr pell, éluisué, loin,
et de biz, doigt.
PELEAC'H, PE-LEAC'H, adv. Où, dans
quel lieu? Il ne s'emploie qu'avec un
verbe sans mouvement. Peleac'h ema
ho preur? où est votre frèr:? Avec un
verbe de mouvement, on le fait pré-
céder de la prépa-ition da. Ainsi, da
beleac'h e3 it-hu? où al'ez-vous? On dit
aussi daus la couverse1i0 1 : Peleac'h
es ît-hu ? mais c’est à tort. Enquelques
localites on prono ce pelearc'h. —
Pelrac'h est composé de pe, quel, pro-
nom interrogaUf, et de leac'h, licu,
endroit.
PELEARC'H. Voy. le précédent.
PELEC'H, PE-LEC'H. adv. V. T. C. Le
même que peleac'h.
PELER. Voy. PELLER.
PELESTR, s.m. Cuv2, baquet; pl. ou.
PELGENT, PELL-GINT (pelg-ent }
8. m. Oferenn ar pelgrnt, la messe de
minuit. Derz ar pelgent, le jour di la
musse de minuit. — Pelgent est une
contraction de pelt kent ann driz,
longtemps avant le jour.
PELIA, PELIAT, v.a. et n. leler, ôter
l'écorce, dépiler, nerdre ses poils ou
ses plumes ; n. peliet.
PEL
PELIET, adj. et participe du précé-
dent. D’un homme rang énergie, on
dit : Eur iar beliet. À la lettre, une
poule prlée. En français on dit : une
poule mouillée, en ce sens figuré.
PELKAS, PELLKAS, 8. pl. m. Des
débris de navire naufragé, d'après
le Pelleticr.
BELL, a. pl. m. Piuriel de pellenn,
balle, écorce de l'avoiue.
BELL, adj. et adr. Kloïgné, lointain,
longtemps, loin. Comparatif, pellac'h:
superlatif, pella. Enn eur vro bell.
dans un pays lointain. Pell 30. pell a so,
il y a longiemps. N'eus ket pell, il n'y
a pas longtemps. Pell eda euse, il
(cet homme) était drig loin. Re bell,
trop loin. Pell kar, kar a bell, parent
éloigné. Ar c'hoùi a z0 du 5e pell enn
tu all d'ar mor, la forêt est loiu d'ici,
de l’autre côté de la mer.
PELLA, superla!:f de pell, adj. Ann
hini pella, le pius éloigné.
PELLAAT, Y. 8. et n. Kloigner, sé-
parer, s'éloigner, p. pelleat, pelleet,
PELL-AMZER, adv. Longtemps. —
Pell, éloigué, et amser, temps.
PELLENN, a. L. Pelote on houle de
fil, de coton, de laine; pl. ou.
PELLENN, S. L. B'ind'écorc- d'avoine
appelée balle en frarçaie; pl. pell, m.,
de la balle. Gelc'hed net, couette de
balle.
PELLENNIK, s. L. B:in on fétu de
paille; pl pellennouigou.
BELLER, PELER, s. m. Timon du
chariot, de la cha.rue.
PELLETER, a m. P'auxxier. Ce mot
paratt emprunté an francais Pelletier;
il n'a pas de famille en breton. 1)
fgure parmi les noms de famille.
PELL-KAR, s. m. Parent éloigné. —
Pell, éloigné, et kar, nar nt On dit
aussi kar a bell.
PELLKAS. Vay. PILKAS.
PEM
PELLOC'H, comparalif de l'adjectif
pell, adj.
PELLOC'H, adv. Désormais.
PELUZET, adj. Impotent, paralysé.
PEMOEZ, adv. T. Tous les jours. Ce
mot est une contraction pour da bep
devez, de chaq ie journée. Voy.B8EMDEZ.
War-ar-pemdez, tous les jours, T.
PEMDEZIEK, adj. De tous les jours.
Ce mot est peu usité; on emploie de
préférence bemdez. Va labnuriou bem-
dez. mes occupations de tous les jours.
Voy. BEMDEZ.
PEMOC'H, PENMOC'H. Voy. PENN-
MOC'H.
PEMP, nom de nombre. Cinq. Après
ce mot, il y a quelques lettres faibles
qui se changent en fortes. Voy. la
grammaire. Pemp piac'h, au lieu de
pemp bac'h, ci.q vaches.
PEMP-DELIENN, 5. m. Quinte-feuille,
plaute. A la lettre, cinq feuilles. Lou-
zavuenn ar pemp-delienn, un plaut de
quiute-feuiile.
PEMPAT, v. a. C. Enge.ber ; p. pem-
pet. Voy. PERPENN.
PEMPED. VOy. PEMPVED.
PEMPENN, a. L. C. Gerbière de blé
daus les champs; pl. ou.
PEMPEZ,S. m. Quinte-feuiile, plaute.
— Pemp, cinq.
PEMPIZ, s. m. Œninthe safranée.
VOy. LOUZAOUENN AR PEMP BIZ.
PEMPVED, adj. numéral. Cinquième.
D'ar pempred, cinquièmemeut. Pemp,
ciuq. VOY. VED =
PETAVED. Voy. PEMPVED.
PEAZEK, 1.oun de nombre. Quinze.
— Penp, cinq, et dek. dix.
PEMZEK-UGENT, nom de nombre.
Trois cents. — Le mot est cumposé de
pemsek, quinze (fois), et de uge,
tiugi. VOy. PEVAR-UGERT.
PEN 503
PEMZEKVED, adj. numéral. Quiu-
zième. — Pemzek, quinze. Voy. VED.
PENAOZ. PENOZ (penôz\, adv. Com-
ment, de quelle mainèfe. Penaozs a
rit-hu> comment vous portez-vous T
Me a oar penaoz en deux great ann
dra-’e, je sais comment il à fait cela,
de quelle manière il a fait cela. —
Coinine on le voit, cet adverbe est à la
fois interrogatif et non iot-rrogatif.
Dans ce deruier cas, il ne doit jamais
être employé au sens de que, coujonc-
tion qui est toujours précédée d’un
verbe. Ainsi, il ue faut pas dire : Me a
oar penaoz 63 eo diez ober ann dra-3e,
je sais qu'il est difficile de faire cela.
Me a gred penaoz he preur a zo klanwv,
je crois que suu frère est malade. Ces
phrases sont incorrectes et doivent
être remplacés par Îles suivantes :
He a oar ex eo diez ober ann dra-3e,
me a gred ez eo klanv he preur. Noy.
QUE, Conj., à mon Nouveau Dictionnaire
frangçais-breton 1869.
PENARIEIN, v. a. V. Le même que
penn-ariein, plus régulier.
PENAUZ, BENDI (penôs), alv. Y. Le
même que penaoz.
PENAVE, adv, Y. Sivon, sans cela.
Voy. PANEVEO.
PENSAZ, PENN-BAZ, s. m. Voy. ce
dernier, plus régulier.
PENSOUFET, PENN-BOUFET, adi. Plein
de vauité. A la lettre, tête bouffie.
PENBOUFI, Y. n. Se refragner; p.
penboufet. Voy. le précédent.
PENDELL, PENDELL-KARR, 8. L Moyeu
de rouc.
PENDELL-KARR, 8. L. Voy. le pré-
cédent.
PENDOGI (pendog-ù, v. n. Faire la
cuibute. :
PENDOK, s. m. Coquin.
PENDCLEK, PEND:LOK, s. m. Y. Té-
tard, inrec.e aquitique ; pl. pendoleget,
pendologet.
004 PEN
PENDOLOK. Voy. le précédent.
PENOUENN, 8. f. Massetle, autrement
dit, rosean qui porte une tête noire |
ct allongée en forme de cylindre, :
plante. — Penn, tête, et du, adj., noir.
PENDUIK {pendu-ik\, s. m. Mé:ange,
oiseau ; pl. penduiged (penduig-ed). Ce
mot est composé de penn, têle, et de
duik, diminutif de l'ai). du, noir. C’est
donc. à la lettre, tête un peu noire, tête
noirâtie, ou petite tête noire, car il est
dans le génie de la langue de trans-
porter parfois la valeur du diminutif
sur l’adjectif qui qualifie l'objnt. Ainsi
au licu de dire : he giez pennik gicenn,
on dit très-élégamment, he giez penn
gicennik, sa clnent:e à petite tête blan-
che. Voy. le mot DiMIXUTIF à mon
Nouveau Dictionnaire français-breton
1869.
PENEO, a. m. (aix) Peine d'esprit.
Voy. PENET.
PENEDSUA, 8. m. (anc.) Qui pst en
peine, qui 4 des neines d'esprit. N’ounn
kei penedour gant han, je ne suis pas
en peine de lui. Ce mot s'emploie en-
core en quelques localités.
PEN: FI, 8. m. Par contraction pour
pe hano ef-hi? oul nom a cela? Eur
penefi, d'anrès Le Gonidec, correspond
aux mots français un chose. une chose,
expression qui s'emploie st Souvent
en frarcais, dans le style famiier,
quand on n'a pas au bout de la langue
le nom d'un objet dont on vent park r.
PENEFIA, v. n. Parler d'un objet
dont le nom ne vient pas à la langue,
PENET, 5. m. (ane). Pnp d'esprit,
péuitence. Bezaff e penet, faire péai-
tenc.
PENEUGUS. Voy. PENNEGEZ, mercu-
riale, plante.
PENFESTR, PENVESTR, a. m. VUY. ce
dernier.
PENFESTRA, PENVESTRA, v. a. Voy.
ce durpicr.
PENFOLL, Yor. PENN-FOLL,
PEN
PENGAB, 8. m. Garniture en cufr qui
lie les deux pièces d’un fléau à battre
le blé. Ce mot nar lt comnosé de
penn, lête, et de kab, Kap, bout, extré-
mité. Mais que signifient ces dent
mots réunis? Ce mot, en effet, paraît
formé de penn, 1616, bont, et de kab,
bout, extréunité, Le P. Grégoire donne
toudous freill, comme employé en
Coruvuaille.
PENGAMM, 8. m. Voy. PENN-GARA,
8. M.
PENGAMM, adj. Yor. PENN-GAMR, ad].
PENGAMMEZ, a. L. Vuy. PENN-GABMEZ.
PENGAMMI, v. n. Voy. PENN-CANRI.
PENGAP. Voy. PENGAB.
PENGENN (peñg-enn), 8. m. Planche
de (orre d'un jardin. sillon large et
plat comme on eu fait dans les pays
non pluvieux. En Bass--Bretague, les
sillons sont étroits et bombés, et ce
n'est pas là un effet de l'ignotance on
de la routine, comme l’ont prétendu
quelques per<an:ei qui, Sans consi-
dérer les différences climatériq' es,
préconi-ent ce qui se passe en leur
pays, et b äment ce qui se pratique
dans le uôtre. 1: n'est pas besuin d'être
très-savaut pour savoir qu'en dressant
une terre en sillons larges et plats,
ou perd peu de terrain rour la s:-
mence, tandis que le contraire a ‘i u
quand on faconue le sol +n uue infi-
nig de silous étroits et bombés,
comme cela se pratique dans notre
pays. Mais eu Rasse-Bretagne, pays
voisin de la mer et essentiellement
pluvieux, il faut avoir recours à la
d'uxièmne méthode, par la raison que
les récoltes Seraivot perdues si les
eaux pluviales séjouraaient trop long-
temps sur les terres “et si elles ne
trouvaient nn écoulement facile entre
deux sillons rapprochés les uns des
autres. Disons, en terminant, qn'ici
encore on est forcé de reconnaltre
l'habileté de l'architecte qni a présidé
à l'agencement des choses Jde ce mon-
de : Si l’hunide et pluvieuse Basse-
Bretagne n'était une région, nou pas
montagneuse, mais fortement et uni-
versellement accidentée, si les eaux
PEN
pluviales n°y trouvaient en tous lieux
un écoulement facile, il n’y aurait pas
de récolte possible en ce pays. —
Telle est, MM. les docteurs, la raison
pour laquelle les paysans bretons cul-
tivent à sillons étroits et bombés ; ils
perdent un peu de terrain pour sauver
la moisson. Voy. ce qui est dit à ce
sujet au mot siLLON de mon Nouveau
Dictionnaire français-breton 1869.
PENGENN (peñg-enn), 8. m. Ce mot,
qui n'est autre que le précédent, a
aussi l’acception d’un sillon tracé par
le soc dans un champ qu'on laboure
à la charrue. Un vieux manuscrit le
donne encore comme désignant un
sillon en travers au bout d’un champ;
pi. ou. Aujourd’hui on dit dalar.
PENGENN (peng-enn), s. L. Y. Tétière
de cheval. Ce mot est composé de
pénn, tête, et de kenn (anc.), cuir. À la
lettre, cuir de tête.
PENGLAOU, s. m. Mésange, oiseau;
L ed. — Penn, têle, et dlaou, char-
bon. À la lettre, tête noire comme du
charbon. Voy. le suivant.
PENGLAOUIK, a. m. Mésange, petit
oiseau, et, par extension, il se dit
d'un jeune étourdi. — Penn, tête, et
glaouik, diminutif de glaou, charbon.
A la lettre, tête (comme un) petit
charbon. Voy. PENDUIK. Ce nom est fort
bien approprié à la mésange dite
charbonnière ou commune.
PENGLEU (pengle-u), s. m. Y. Mé-
sange, petit oiseau. — Penn, tête, et
gleu (gle-u), Y., charbon. Voy. PENGLAOU.
PENGOAT, s. m. Massue. — Penn,
tête, et koat, bois.
PENGOD, s. m. Bâton court pour se
battre.
PENGOS, 3. m. Souche de genêt, de
lande.
PENGOT, 8. m. Massue. On le dit
aussi d’un paquet de lin ou de chanvre
pour faire une quenouillée.
PENHER, PENHEREZ. VOy. PENN-HER,
PENN-HEREZ,
PEN 505
PENIFI, et mieux, PENEFI. Voy. ce
dernier.
PENIJENN, 8. L. Y. VOy. PINUENN.
PENIJOUR, 8. m. (anc.) Pénitent.
PENKANA, v. n.C. Chanceler, parlant
d'un homme ivre; p. penkanet.
PENMOC’H. Voy. PENN-MOC'H.
PENN, 8. m. Tête, partie du corps
des animaux, tête ou chef en comman-
dement, bout, extrémité, fin, embou-
chure de rivière, principe ou cause
première, origine. Penn adre se dit du
postérieur de l’homme, en style fami-
lier. À la lettre, tête de derrière.
Le mot penn entre dans la composi-
tion d'un grand nombre de noms de
lieux et de famille : Penandref, Pen-
feunteuniou, Penvern, etc.;'il y entre
avec la signification de fin, extrémité.
Ce mot sert encore à former un genre
de substantifs tout-à-fait particuliers
à la langue bretonne. La formation de
ces substantifs peut s'énonccr ainsi :
Etant donné le pluriel de la plus
grande partie des noms de bestiaux,
comme chevaux, porcs, moutons,
bêtes à cornes, et aussi des oiseaux
domestiques et de quelques poissons,
on en forme un singulier, eu ie faisant
précéder du mot penn, 1616. Ainsi eur
penn-kesek, un cheval, est composé de
penn, tête, et de kezek, pluriel de
marc'h, cheval. À la lettre, une téte
des chevaux. ll en est de même de
eur penn-saout, une bête à cornes ; de
eur penn-moc’h, un porc; de eur penn-
gwasi, une oie; de eur penn-eok, un
saumon. La locution française une tête
de bétail, a un certain rapport avec la
locution bretonne, mais elle ne ay
plique qu'aux bêtes à cornes. Voy. le
mot ANIMAL à mOn Nouveau Diction-
naîre français-breton 1869.
PENN-ABEK, 8. m. Origine, principe,
source, cause première. A la lettre,
chef ou tête de cause.
PENNAD, 8. m. La plénitude de la
tête. Ce mot qui dérive de penn, tête,
n'est usité que dans le composé pen-
nad-bleo, chevelure. Voy. ce mot ci-
dessous. Voy. aussi AD, particule finale,
64
506 PEN
PENNAD, s. m. Caprice, fantaisie
bizarre, boutade, chapitre d’un livre;
pl. ou. — Penn, tête.
PENNAD, s. m. C. Moment, instant;
pl. ou. À bennadou, par moments.
Ober eur pennad gouela, pleurer quel-
ques iostants, C. Voy. PENNADIE.
PENNAD-BLED, 8. m. Chevelure. Eur
nnad-bleo hirr, une longue cheve-
ure. — Pennud, la plénitude de la
tête, et bleo, pluriel de blevenn, che-
veu.
PENNAD-HENT,s. m. Boutdechemin,
distance. — Eur pennad mad a hent,
une bonne distance, un bon bout de
chemin.
PENNAD-LABOUR, s. m. Besogne,
tâche d'ouvrage. Voy. PEZ-LABOUR, TAMM-
LABOUR. .
PENNAD-RED, 8. m. L'espace de ter-
rain que l'on parcourt en courant,
lice, carrière. — Redek, courir.
PENNADI, v. n. Avoir des boutades,
des caprices; s'entôter, s'’obstiner.
Pennadi a ra, il s'entêle. — Pennad,
fantaisie bizarre, caprice.
PENNAOIK, s.m. C. Instant, moment.
Enn eur pennadik, en ua instant. Voy.
PREDIK.
PENNADUZ, adj. Qui monte à la tête;
et aussi entèté, opiniâtre, capricieux.
PENN-ADRE, 8. m. Postérieur de
l'homme et des animaux, en style
trivial. À la lettre, tête de derrière.
PENN-A-GEAR. VOy. PENN-KEAR. Pro-
noncez gear comme en français gué-ar.
PENNAQUER, 8. m. Glaneur; pl. ten.
PENNAQUEREZ, 8. f. C'est le féminin
du précédent ; pi. ed.
PENNAOUI, v.n.Glaner; p. pennaouet.
PENN-AR-C'HALC'H, 8. m. {anc.)
Prépuce. Voy. KALC'H (anc.).
PENNARDEZ, s.f. Femme courtaude.
PEN
PENN-ARIEIN, PENABIEIN (pen-arti-
ein), v. a. Y. Empêtrer une vache, lui
attacher une corde presque tendue de
la tête aux pieds de devant. — Pena,
tête, et artein, lier.
PENNASKA, PENN-NASKA, v. a. Em
pêtrer une bête à cornes de la mêmé
manière qu’au mot précédent.— Penn,
tête, et nask, cordé pour attacher les
bestiaux.
. PENN-ASKELL, 5. m. Migran, —
Penn, bout, et askell. alle.
PENNAT, s.m. (anc.) Pensée, opinion.
PENN - AVELEK, 5. m. KEcervelé,
étourdi. — Penn, tête, et avelek, qui
renferme du vent.
PENN-BAC'H, s. m. Y. Bâton à gros
bout.— Penn, tête, et hac'h, V., bâton.
A la lettre, bâton à tête.
PENN-BAZ, s. M. Bâton à tête,
gourdin; par extensiou on le dit d'un
homme qui frise la brute. — Penn,
tète, et bas, bâton.
PENN-BOYLL, 8. m. (anc.) D'après le
Catholicon, c'est de l’eau chaude qui
sourd de terre.
PENN-DA-BENN, adv. D'un bout à
l’autre, entièrement. À la lettre, ex-
trémité à extrémité. On dit aussi penn-
dre-benn.
PENN-DALL, 8. m. C'hoar penn-dall,
jeu de colin-maillard. A la lettre, jeu
tête aveugle. YOT, MOUCHIK-DALL, qui
est le même jeu.
PENN-DRE -BENN, adv. Le même que
penn-da-benn.
PENN-ED, s. m. Epi de blé; pl. pen-
nou-ed. — Penn, tête, et ed, blé.
PENNEGEZ (penneg-ez), 3. f. Mercu-
riale, plante. Ar bennegez. Quelques-
uus disent peneugus.
PENNEGEZ (penneg-ez), 8. 1. Femme
qui a uue grosse tête. — Penn, tête.
PENNEK, adj. Qui a une grosse tête,
et, par extension, entêté. — Penn, tête.
PEN
On dit aussi pennok. Cet adjectif figure
parmi les noms de famille.
PENN-E0K. Ce mot, qui signifie un
saumon, est formé comme il est dit au
dernier paragraphe du mol pénn,
PENN-EVIT-PENN, adv. Sans dessus-
dessous. À la lettre, tête pour tête.
PENN-FOLL, s. m. Vertigo, maladie
des chevaux. Kroget eo ar penn-foll
enn-han, il a le vertigo. A la lettre,
tête folle est accrochée en lui.
PENN-GAMM, 8. m. Torticolis. Penn,
tête, et Kann, tortu, courbé. Eur
penn-gamm a xen eo, il a le torticolis.
PENN-GAMM, adj. Qui a la tête, le
cou de travers ou courbé naturelle-
ment sur l'épaule. — Penn, tête, et
kamm, courbé, tortu.
PENN-GAMMEZ, 8. f. C'est le féminin
du précédent.
PENN-GAMMI, v. n. Avoir la tête ou
NT cou de travers. Voy. PENN-GAMM,
ad].
PENN-GLAOU. VOY. PENGLAOU.
PENN-GLAOUIK. VOY. PENGLAOUI.
PENN-GLEU (penn-gle-u). Yor. PER,
GLEU, Y.
PENN-GLIN, s. m. La partie saillante
du genou. A la lettre, tête du genou.
On dit aussi penn ar c'hlin.
PENN-GRISIENN (gri-sienn), 8. m.
Origine ou source, cause principale.
— Penn, têle, chef, et grisienn, racine.
PENN-HER, s. m. Héritier, fils uni-
que: pl. penn-hered. Au temps de la
éodalité, ce mot désignait l'afné des
fils qui, seul, héritait. Aujourd’hui on
l'emploie au sens de fils unique, eur
map penn-her. Ce mot est composé de
penn, tète, chef, et her, héritier.
PENN-HEREZ, 8. L Eur benn-herez,
une fille unique, une héritière. Yor.
le précédent.
PEN 007
PENN-IAR, 8. m. Uue senle poule. Ce
mot, d'une esnèce particulière et toute
bretonne, est décrite au mot PENN,
2° paragraphe de ce dictionnaire. Cette
locution, penn-iar, quoique plus facile
à comprendre que penn-ier, est néan-
moins moins usitée que cette dernière
qui, seule, est régulière.
PENN-IER. Voy. le précédent.
PENN-ILIZ, 8. m. Cuthédrale. —
Penn, tête, et tliz, église.
PENN-KEAR, a. f. Capitale, ville prin-
cipale d'un pays; magistrat d'une
ville. Pennou kear, les magistrats et
aussi les principaux habitants d'une
ville.
PENN-KEF, s. m. Chef de race. —
Penn, tête, et kef, souche.
PENN-KENTA, s. m. Commencement,
origine, principe. A la lettre, tête pre-
mière.
PENN-LEAC'H, 8. m. Chef-lieu, une
des villes principales d’une région. —
Penn, tête, et eac'h, lieu.
PENN-MERLUS, s. m. Nom ironique
donné aux habitants d'Audierne, parce
qu'on y pêche beaucoup de merlu-
ches et qu'on en mange beaucoup en
cette localité. À la lettre, tête de mer-
luche. Eur penn-merlus, un habitant
d'Audierne et aussi une merluche.
Voy. PENN.
PENN-MOC'H, 8. m. Porc, cochon,
pourceau, et aussi, par extension,
homme malpropre, On écrit aussi
penmoc’h. Ce mot est composé de penn,
tête, et de moc'h, pluriel de penn-
maoc'h. C'est donc, à la lettre, tête
des cochons. Yor. le mot PENN, 2epara-
graphe, au sujet de cette singulière
locution. Quelques-uns prononcent à
tort penmoc'h. Ne d-eo Ket penmoc'h va
leue. À la lettre, mon veau n'est pas
cochon, pour dire, en style familier,
je ne suis pas si bête. Eur vandenn
poc'h. une bande de pourceaux.
PENN-OC'H-PENN, adv. Tête-à-tête,
tête contre tête.
PENNOK, adj. C. Voy. FERRE,
508 PEN
PENNOU-KEAR, 8. pl. m. Les princi-
paux habitants. À la lettre, têtes de
ville. 11 se dit aussi des magistrats
communaux.
PENN-PAOTR, 5. m. Garçonnière.
PENN-POULL, nom de lieu. Paimpol,
ville.
PENN-SAOUT, 8. m. Une bête à cor-
nes. À la lettre, tête des bestiaux. Voy.
au mot PENN, 2e paragraphe, ce qui
est dit de cette singulière locution. Le
mot penn-saout s'emploie aussi au
sens de hommestupide. Voy. PENSAUTA.
PENN-SARDIN, 5. m. À la leltre, tête
des sardines. C'est le nom ironique
que l'on donne aux habitants de Douar-
nenez, parce qu’on y pêche et mange
beaucoup de sardices, Voy. PEN.
PENN-SKANV, PENN-SKAN, 5. m.
Etourdi, s. m. À la lettre, tête légère.
PENN SK0D, 8. m. Souche, tant
celles qui sont extraites de terre quand
l'arbre u été abattu, tant celles que
l'on remarque dans les haies de Bre-
tagne et qui sont destinées à fournir
des branches appelées rondins. On
l'emploie aussi au sens de büche,
chicot d'arbre, homme stupide; pl.
penn-skodou, pennou-skod, — Penn,
tête, et sked, chicot.
PENN-TAN, s. m. Boute-feu, terme
d'artillerie. — Penn, bout, et tan,
feu.
PENN-TI, 5. m. Chef de maison. —
Penn, chef, et ti, maison. Yor. PENN-
TIEGEZ, plus usité.
PENN-TIEGEZ (tirg-e:), 8. L Ména-
gère. — Penn, chef, et gez, ménage.
PENN-TIERN, s. m. (anc.) Chef de
uation. Voy. Tmn.
PENN-WELE (vel), 8. m. Chevet du
lit, traversin, oreiller, — Penn, lêle,
- et guele, lit.
PENNZOT, 5. m. C. Imbécile, niais.
VOy. PEMN-SAOUT, PENSAOUT.
PENOZ (penôx). Yor. PENAOZ.
PEN
PERS, s. L Fesse; pl. ou.
PENSAO'H, 5. m. Goître, et aussi
Partie d'une plaie ou sinn: pl. ou.
PENSAC'HENN, 8. L. Cervelas ; pl. ou.
PENSAD, s.f. Fesséo. — Pers, fosse.
PERSADA, v. a. Donner le fouet sur
les fesses d'un enfant. — Peñs, fesse.
PENSAOUT. VOY. PENN-SASUT.
PENSAOUTA, v. n. Déraisonner, dire
des choses stupides, devenir stupide.
Ce mot dérive de penn-saow. On dit
aussi pensodi.
PENSAUDI, PENSODI (pensôdi), v. n.
Crever de dépit,en devenir comme fou
ou stupide. Voy. PENSSDI.
PENSE, 8. m. Naufrage. — Les Celtes
passent que les bris des naufrages
eur étaient envoyés par le ciel. Les
Bas-Bretons ayant hérité de ces idées,
on voyait encore, à la fn du siècle
dernier, les habitants d'Audierne, de
Plougerneau, de Guissény, de Ker-
louan, de Plounéour, se livrer à des
actes de brigandage pour attirer les
navires à la côte. Pendant les tempé-
tes, ils allumatent de nuit des feux
sur le rivage ou promenaient des va-
ebes anx cornes desquelles on suspen-
dait des falots allumés. — Les droits
de bris, c'est-à-dire le droit que l'on
ogvait de disposer des dépouilles
des naufragés et de la cargaison, ces
droits. dis-je, furent successivement
usurpés par les seisneurs et les ducs
de Bretagne, puis ensuite par les évé-
ques. Les ordonnances de Louis XIV
fureut impuissantes à déraciner ces
abus. C'est à l'aide de la gendarmerie
et des agents de la douane que l'on est
parveuu à les faire disparaître,
PENSEA, v. n., et mieux, ober peñsr,
faire naufrage; p. peñseet. — Peñse,
niufrage.
PENSEGEZ (peñseg-ez), 8. f. Celle qui
a de grosses fesses. — Peñs, fesse.
PENSER, 8. m. ct adj. Celui qui a de
grosses fesses, fessu. — Peñs, fesse.
PEO
PENSEL, 8. m. Pièce pour raccom-
moder un vêtement, un meuble, uue
poële, etc.; pl. tou.
PENSELIA, PENSELIAT, v.a. Rapiécer,
raccommoder, parlant des vêtements,
des casserolles, meubles, etc.; p. peñ-
seliet.
PENSELIAT. Voy. PERSELIA.
PENSKOR. VOy. PENSKORT.
PENSKORT, adj. (anc). Mélancolique,
triste. l ne s'emploie, je crois, qu'en
parlant des chevaux. Ce mot parait
composé de penn, tête, et de skort,
adj., qui, en Vannes, a le sens de peu-
reux, en parlant d'un cheval. l n'y a
rien d'exagéré à dire qu'un cheval
peureux est triste. Voy. SKORT, V.
PENSOUENN, PENSAUDENN, et aussi
PENSOD (pensôd), s. m. Imbécile, niais.
PENSODI, PENSAUDI (pensôdi), v. n.
Enrager de dépit, en devenir comme
fou, comme imbécile; p. pensodet. Ce
mot parait formé de penn, tête, et de
sot, uiais.
PENTEKOST, s. m. Pentecôte, fête de
l'Eglise.
PENTIERN. VOYy. PENN-TIERN.
PENTUVR, 8. m. (anc.) Monceau, tas.
PENVERS, adj. Entêté, opiniâtre.
PENVESTR, s. m. Licou, la partie de
la bride qui saisit la tête du cheval.
On dit aussi penfestr.
PENVESTRA, PENFESTRA, v. a. Mettre
le icon à un cheval, et, par exten-
sion, dompter, assujettir ; p. penves-
tret.
PENZOT. Yor. PENNZOT.
PECAR, nom de nombre pour le
masculin, V., quatre. Vor. PEVAR.
PECARVET, ad). numéral, Y. Qua-
trième, pour le masculin.
PEOC’H, 8. m. Paix, concorde, bonne
intelligence. Ce mot figure parmi les
voms de famille.
PER 509
PEOC’H, interjcction. Silence! paix!
PEOC'HAAT, v. n. Pacifier ; D, peo-
cheat, peoc’heet.
PEORIEN, Pluriel] de paour.
PEOUR, 8. m. et adj. T. Pauvre; pl.
peourien. Ar beourien, les pauvres, ou,
ar re beour.
PEP, PER, pron.indéterminé. Chaque,
chacun, tout. — Pep gweach, chaque
fois. Pep tra, chaque chose. Pep den
0 rank mervel, tout homme, tout indi-
vidu doit mourir. He-man a ros peb
a damm d'e-omp, il nous en donna un
morceau à chacun. Digasit gan-e-hoc'h
peb a baner. apportez chacun un panier
avec vous. Ces deux derniers exemples
sont des celticismes impossibles à tra-
duire mot à mot. Parfois ce pronom se
présente sous la forme bep. Ainsi, bep
taol, par élision pour da bep taol, à
chaque coup, conformément aux règles
d’euphonie dont nous avons parlé en
tête de ce livre. Hou-man a ziskoueze
d'ezhan penp madelez, celle-ci avait
pour lui toutes sortes de bontés.
PEP-EIL-TRD, ady. Tuur-à-tour, al-
ternativement. A la lettre, chaque
second tour.
PEP-HANI. Yor. PEB-HANI.
U
PEP-HINI. VOY. PEB-HINI.
PEP-KOULS, adv. Toujours. À la let-
tre, chaque époque.
PEPRED. Voy. BEPRED,
PEP-TRO, adv. Toujours. À la lettre,
chaque occasion.
PEP-UNAN, pronom indéterminé.
VOy. PEB-UNAN.
PER, 8. pl. m. C’est le pluriel de
perenn, poire.
PERACH, PERAJ, a. m. Y. Pâturage.
— Perein, V., pâturer.
PERAG, PERAK. Vo. ce dernier.
PERAJ, 5. m. V. Yor. PERACH.
510 PER
PERAK, adv. et conj. Pour quel mo-
tif, pourquoi.
PERANN, 8. m. V. Quart, la -
trième partie. Te
PERC'H, s. m. Y. Part, ordre.
4-berc'h, de la part de. Voy. A-BERZ.
PERCHA, Y. a. Mettre des perches
aux pois, percha pis; p. perchet.
PERCHENN, a. f. fourgon, instru-
ment pour remuer le bois dans le
our.
PERC'HENN, 8. m. Propriétaire, pos-
sesseur, maître. Perc'henn skiant,
plein de bon sens, parlant des pere
SODnes.
PERC'HENNA, v. a. S'approprier ;
p. et. — Perc'henn, possesseur. On dit
aussi perc'herita.
PERC'HENNACH, 8. m. Droit de pro-
priété, de possession.
PERC'HENNET, adj. Il se dit, en style
familier, d'une femme mariée. Hou-
man à 30 perc'hennet. À la lettre,
celle-ci a uu possesseur. Voy. PER-
C'HENN.
PERC'HENTA, PERC'HENNA. Voy. ce
dernier.
PERC'HINDOUR, s. m. V. Pélerin: pl.
perc'hinderion.
PERDER, 8. m. V. Soin, méditation,
souci; pl. teu.
PERDEREIN (perder-e-in\, v. n. Y.
Songer, penser, méditer.
PERDERI, 8. m. Y. Voy. PERDER, pl.
perderieu.
PERE, pluriel de pehini, pronom in-
terrogatif. Lesquels, lesquelles. Yor.
les observations faites au mot PEHINI,
Pere anezho? lesquels ou lesquelles
d'enir'eux ou d’entr'elles ? Gomme 9pe-
hini, ce pluriel doit étre proscrit
comme pronom relatif.
PEREIN, PIREIN (pere-in), v. n. Y
Paître, brouter; p. peret.
PER
PERENN, s. f. Poire, fruit; pl. per,
masc.
PERENNEK, s. f. Lieu planté de poi-
riers. VOy. PERENN.
PERENN-KORMELL, 8. f. Corme,
fruit ; pl. per-kormel, masc.
PERENN-MAR, a. L. Corme, fruit. À
la lettre, poire corme; pl. per-mar,
mas.
PEREDUR, adj. Abondant. (Ce mot
s'emploie aussi comme adverbe de
quantité : Piavidik perfoun, très-riche.
PERGEN (perg-en), adj. et adv. Poli,
poliment, en bon ordre, bien dans ses
manières.
PERISIL (perse, 8. m. Persil, plante
potagère. Perisil-ki, ciguë. À la lettre,
persil de chien.
PERISIL-H1 (peri-sil). Voy. le précé-
dent.
PER-KORMEL, s. pl. n. VOy. PERERN-
LORMEL.
PERLE, s. m. Y. Pâturage.
PERLEZ, 8. pl. m. Yor, PERLEZENN.
PERLEZEK, 8. m. Kperlan, poisson.
Ce nom, qui dérive de perdez, lui a
ete donné à cause de ses belles cou-
eurs.
PERLEZENN , s. f. Perle; pl. perles,
masc.
PER-MAR, 8. pl. m. VOY. PERENN-HAR,
PERMEDI, a. m. Y. Prémices. Pluriel
permedieu, seul usité. VOy. PREBEDI.
PERN, 8. m. Y. Achat. Yor. le sui-
vant.
PERNEIN (pern-e-in), v. a. V. Acheter;
p. pernet.
PERNOUR, s. m. V. Acheteur; pl.
pernerion.
PERON, 8. m. Y, VOy. PARON.
PES
PEROUEC'H, adj. Y. Avare. Voy. PER-
VEZ.
PERPED, BERPED, ady. V. Toujours.
Yoy. BEPRED,
PERPET, adv. Voy. le précédent.
PERRUKENN, S. L. VOy. BARYOUSKENN,
perruque.
PERS, 8. f. Possession, part, ordre.
VOY. PERL.
PERS, adj. et a. m. Azur, azuré.
PERSIL. YY. PERSIL.
PERSON, 8. m. V. T. D. Curé de pa-
roisse. Voy. le suivant.
PERSOUN, s. m. Curé d'ane paroisse;
|. ed. 47 aotrou persoun, monsieur
e curé.
PERVEZ, adj. Avare, chiche,
PERVEZ, adj. C. Kconome, bon mé-
nager.
PERVUAN, adv. T. La plupart du
temps. Voy. PEURYUIA.
PERZ, 8. 1. Ordre, part. 4-bers ar
roue, de la part du roi. Eus va fers,
de ma part. Eux he bers, de sa part.
PESAVAU (pe-savad), adverbe d’inter-
rogation. Qu'y a-t-il? Qu'y a-t-il de
bon ? C’est une contraction pour petra
30 a vad.
PESAVAT (pe-savai), V. Le même que
le précédent.
PESEL, PISEL (pe-sel), 8. m. V. Pièce
mise à un vêtement, à un meuble, à
uue casserole, etc. ; pl. peselieu.
PESELEIN, PISELEIN (pe-set-e-in),
v. a. V. Raccommoder, rapiécer, ques
lant d'un vêtement, d’un mcuble, d’un
ustensile de cuisine.
PE SEURT, pron. interrogatif. Quel ?
Pe seurt den eo hen-nez 6 Quel homme
est celui-ià ?
PESK, s. m. Poisson; pl. pesked.
PET 511
PESK-KREGIN (kreg-in), 8. m. Coquil-
lage qui renferme l'animal vivant; pl.
pesked=-kregin. — Perk, poisson, et
kregin, pluriel de krogenn, coquille.
PESK-KROGENNEK, 8. m. Coquillage;
pl. pesked- krogennek. À la lettre,
poisson qui a une coquille.
PESKEDUZ, adj. Poissonneux.— Pesk,
poisson.
PESKER, 8. m. Yor, PESKETAER.
PESKETA, v. n. Pècher des poissons;
p. et. — Pesked, pesket, pluriel depesk,
poisson.
PESKETAER, 8. m. Pécheur de pois-
sons. Voy. PESKETA.
PESKETAEREZ, 8. 1. Femme de pê-
cheur. Voy. PESKETA.
PESKETER. Voy. PESSETAER.
PESSE, s. m. Y. Naufrage, bris de
naufrage, et aussi maraude. — Gober
pesse, Y. faire naufrage, faire la ma-
raude. Voy. PENSE.
PESSIADA, v.a.(anc.) Mettre en pièces.
Voy. le suivant.
PESSIAT, s.m. (anc.) Pièce, morceau;
pl. pessiadou. Voy. PESSIADA.
PET, adv. Y. Combien. Voy. PED,
PETER, ady. T. Comment.
PETIZ, 8. m. Petit ver du sable de
mer qui sert d'appât pour la pêches il
s’emploie aussi au sens d'appât pour
la pêche. |
PETOAR, PETOR, nom de nombre
(anc.) Quatre.
PETOR. VOy. PETSAR.
PETORE, pron. interrogatif, T. Quel,
quelle.
PETOUN, 8. m. Palourde, pétoncle,
coquillages de mer.
PETRA, pron. interrogatif. Quoi, que,
quelie chose, comment. Ce mot est ane
512 PEU
contraction de pe seurt tra? quelle es-
pèce de chose? Petra reot-hu? que
ferez-vous? Na petra ‘la? sorte d'ex-
clamation interrogative très-usitée :
Et pourquoi pas? Croyez-le bien) Il n’y
a rien d étonnant à cela! 1l en est bien
capable!
PETRA- BENNAE.
conj. Quoique.
| PETREFE. Yay. PEREFI.
PETVED, PEDVED, s. m. Quantième.
— Ped, combien.
PEUC'H, 8. m.T.C. Paix. Voy. PEOC'H.
PETRA - BENNAK ,
PEUCHA, v. H. Voy. PUCHA.
PEUC'HAAT, v. a. T. G. Pacifier; p.
peuc’heet, peuc'heat.
PEUD, 8. m. Toux des brebis, cer-
taine maladie qui leur est particulière;
javart, maladie des chevaux et des
estiaux; c'est une tumeur qui leur
vient aux pieds.
PEUDEK, adj. 1l se dit des animaux
qui ont la maladie que les Bretons ap-
pellent peud.
PEUDR, 8. m. Y. Poussière.
PEUK, s. m. Bourrade, coup de
pointe.
PEUKA, v. a. Bourrer quelqu'un, le
presser vivement, le maitraiter, lui
porter une botte ; p. peuket.
PEUL, s. m. Poteau, pilier, colonne,
palissade, pieu, pile d’un pont; pl. tou.
Le pluriel peuliou se dit aussi des barres
verticales que l'on fixe à une charrette
pour maintenir la charge.
PEUL-GWINI (gu-inti), s. m. Echalas ;
pl. peuliou-gwini. A la lettre, pilier des
vignes.
PEULIA, v.a. Echalasser, parlant des
plantes grimpantes; et aussi empaler ;
p. peuliet.
PEULVAN, 8. m. Longue pierre plan-
tée en terre et vbjet de culte chez les
Celtes. Ce mot est une contraction de
PEU
peul mean, pilier en pierre. Ce mot se
dit aussi, au figuré et en style familier,
d'un homme grand ct très-maigre.
VOY. MERNHIRA.
PEUR, adv. interrogatif. Quand? À
quelle époque? Par rapport au futor.
Peur e teuot-hu? quand vicndrez-
vous?
PEUR, particule marquant l’achève-
ment ou l'augmentation de l'action.
Elle demande l'adoncissement des
lettres fortes qui la suivent. Peur-sibri,
au lieu de peur-dibri, achever de man-
ger; peur-vreina (breina), pourrir en-
tièrement ; peur-drouc'ha (trouc'ha),
achever de couper.
PEUR, PEURI, s. m. Pâturage. Yor.
ce dernier.
PEUR (pe-ur), 8. m. et adj. Y. Pauvre;
pl. peurion (pe-urion). Ar beurion, les
pauvres, et aussi enn dut peur, er re
Leur.
PEURAT (pe-urat), v. n. Y. Devenir
pauvre. On dit mieux, donet de cout
peur (pe-ur).
PEUR-BADUZ, adj. De longue durée.
Eul liser-ferm peur-badus, un bail de
ferme de longue durée. — Peur, par-
ticule qui augmente l’action, et paduz,
durable.
PEURENTE (pe-ureñte), 8. L Y. Pau-
vreté. Voy. PEUR, V.
PEUREUILL (L mouillées), 8. m. Pé-
toncle, palourde, coquillages de mer.
PEURES (pe-ures), a. L. V. Pauvresse,
Voy. PEUR, a. m. Y.
PEUR-GAS, v. a. Achever, terminer;
p, peur-gaset. — Peur, particule qui
marque l'achèvement, et kas, mener.
PEURGEDGED (peurg-edg-ed), ady. T.
Principalement.
PEURI, PEUR, a. m. lâturage. En
style familier, on dit : Berr eo ar
peur gañt-ho, ils font maigre chère.
A la lettre, court est le pâturuge avec
eux.
PEU
PEURI, v. 0. Paire, pâturer; p. peu-
ret. Ce verbe n’est usité qu’à l’infinitif.
Kas ar chatal da beuri, mener les bêtes
au pâturage. Pa edoñt o peur, quand
ils (animaux) étaient au pâturage.
PEURLIESA (peurlie-sa), adv. La plu-
part du temps, ordinairement. Ou écrit
aussi peur-liesa. — Peur, particule
augmentative, et liesa, superlatif de
lies, souvent. À la lettre, plus que
très-souvent.
PEUR-OBER, v. a. Achever, finir,
terminer un ouvrage; n. peur-c'hreat,
pour peur-great. — Peur, particule
qui marque l'achèvement, et ober,
faire. Ni xo debret hor c'hogn, nous
avons fini de souper.
PEUR-RANNA, v. a. Achever le par-
tage; n. peur-rannet. — Peur, parti-
cule qui marque l'achèvement, et
ranna, partager.
PEURVANN, 8. m. Pâturage, lieu de
päture. Ce mot paraît formé de peun,
pâturer, et de mann (anc.), lieu.
PEURVUIA, PEUR-VUIA, adv. La plu-
part du temps. — Peur, particule
augmentative, et muid, le plus. À la
lettre, plus que le plus.
PEURZ, s. m. C. T. Part, ordre.
A heurs ho ad, de la part de votre
père. Eus he beurs, par sou ordre,
de Sa part.
PEUS, PEUZ, 8. m. Y. Tont ou cer-
taine maladie des animaux.
PEUSET (peu-set), adj. Y. Poussif,
parlant des auimaux.
PEUT, PEUD. Voy. ce deruier.
PEUZ, particule. Presque, à demi.
Après ce mot, les lettres muables
fortes s'adoucissent. Aiusi, on dit
peuz-vrau, assez beau, au lieu de
peuz-brao. Voy. la grammaire.
PEUZ, PEUS, s. m. Voy. ce dernier.
PEUZ, C. Ce mot, dont j'ignore la
valeur, se dit en Cornouaille dans cette
phrase : Sul ar peuz lard, le dimanche
qui précède le dimanche gras.
PEV 513
PEUZ-C'HOANT, adj. Assez joli. —
Peux, presque, à demi, et koant, joli.
PEUZ-DIBEUZ, 8. m. C. Sul ar peus-
dibeus, le dimanche de la Quinquagé-
sime.
PEUZ-DU, adj. Noirâtre. À la lettre,
presque noir.
PEUZ-FOLL, adj. Folâtre. A Îa lettre,
presque fou.
PEUZ-HOLL, adv. C. Presqne tous.
PEUZ-VAD, adj. et adr. Passable,
assez bon, assez bien. — Pout. pres-
que, et mad, bon, bien.
PEUZ-VARO, adj. Moribond. — Peux,
à demi, et maro, adj., mort.
PEUZ-VRAO, adj. Assez beau. —
Peuz, à demi, et brao, beau.
PEVAR, nom de nombre pour les
substantifs du genre masculin. Quatre.
Après ce mot, les lettres fortes k, p, 1,5,
deviennent douces ou faibles. Pevar
St, au lieu de pevar ti, quatre mai-
sous. Voy. la grammaire.
PEVARANN. VOy. PEVARENN.
PEVAR-C’HORNEK, adj. Quadrangu-
laire, carré. — Pevar, quatre, et korn,
angle.
PEVARDED, adj. numéral. Quatrième
pour le masculin. Ar pevarded, le
quatrième. — Perar, quatre.
PEVAR-DROADEK, adj. Qui a quatre
pieds, animal et meuble. — Pevar,
quatre, et t , Pied. Voy. EX, parti-
cule finale.
PEVARE, adj. numéral. Quatrième,
pour le masculin et le féminin. Ar
perdre, le quatrième. Ar berare, la
quatrième. — Perar, quatre.
PE-VARE? pronom finterrogatif. À
quelle époque? — Pe, quel, et mare,
épuque, saison.
PEVARENN, PEVARANN, s. f. Le quart
ou quatrième partie. Il ne s'emploie
v
514 PEZ
que pour les choses qui peuvent être
coupées ou divisées. Ar berarcnn euz
ann aval, le quart de la pomme.
PEVAR-REAL. Ce mot cst composé de
pevar, quatre, et de real, monnaie
d'Espagne, valant 23 centunes de notre
monnaie, et aiguille un frauc ou vingt
sous. Vuy. REAL.
BEVAR UGENT iug-eñt, non de nom-
bre, Quatre-virsts. — Perar, quatre
(fois). et ng: Tu, vingt Quand où con-
sSidère la methodesi difficile de comoter
des Bretous pour les nombres élevés,
on se demande c mment des gns
illettrés pouvaient faire, dans la con-
versalion, nour saisir des chiffres q'ie
nous avons peine à déterminer sans le
sucours d’une upération d'arithiné-
tique. Tels sont des nombres comme
pemzck-ugiht, tro 8 cents; a la lettre,
quinze (fois) vingt. Triouec'hugent,
trois cent evixaltes à la tire, dix-
huit fois) vingt. Dek ha naoïûtek-ugent,
trois cent quatre-vinst-dix ; à la lettre,
dix ct dix-neuf (fois) vir.gt, etc. — Ou
comprend dès lors que vie méthode
ait été abandonnée par beiucour de
Bretoux pour faire plare à des séries
eù, à limitation dn francais, on à in-
troduit le mot kalit, cent, C'est uinsi
que Fou dit atjoud'hus ac 100 0710,
dinit ka: d ha kait. cent deux s. au
livn de daou rkred ha pemsek ugrnt,
ete. — Le caleul nisntal état c'icore
bien plus d file quand on parlit
d'écus de trois livres, Ainsi on disail :
triour c'h-ugent shied troisre tsoixante
écus; à La letire, dix-huit (fois) vingt
évus vu 1950 livres, chiffre que nous
ne pouvons obtenir qu'en multipliant
360 par 3.
PEVARVED. Le mème que prrarded.
PEVARZEK, nombre. Qratcrze. —
Perar, quatre, GL dck, dix.
PEVASZEK-UGENT ugeït, nom de
no ubre. Deux cent quatre-visats. À la
lettre, quatorze (rois: vig. VO. PEVAR-
UGENT, NAONTEX-UGENT.
PEVARZEKVED, a:ll, nnmrral. Q:u-
torzième. — Pevursek, quatorze.
PEZ.s.m. Pièce, morerau; pl. pestou
(pe-siou:. Enn he pes, en un seul mor-
+ 2 oo RE
nn — - s
PIB
L
ceau, tont entier. À la lettre, en n
pièce, Gwall-bez, mauvais garnement.
A la leure, mauvaise pièce. A besios,
par morceaux. Poaza meot a bes, cuire
des moutons entlers.
PEZ, 8. pi. m. Des pois. Voy. ML,
plus usité,
PEZAFF, v. a. (anc.) Solder, payer.
Voy. PAEA.
PEZEL, s. f. Jatte en bois pour porter
la pâte au four; pl. tvu.
PEZELIAD, a. f. Jattée, plein une
jar L Eur beseliad leas. 006 jaite pleine
e lait.
PEZELL, adj. Blet ou trop mûr, par-
lant dos fruits, et, par extension, effé-
miué. Pesell-brein, pourri.
PEZELLAAT, v. n. Devenir blet, par-
lant des fruits. Voy. PEZELL.
PEZ-KER, s. m. Artier, terme de
maçon. VOy. KER, 8. M.
PEZ-LABOUR, 8. m. Tâche de travail,
besog'ie. — Pez, morceau, et labour,
travail.
PEZ-LER. s. m C'est un des noms
irouiqu' S que l’on donne aux prosti-
tuées. A la lettre, morceuu de cuir.
PEZ-MICHER, s. m. Coup d'essai
d'an anpreuti, — Pez. pièce, et micher,
méticr.
PI, PIX, 8. L. Pioche.
PIAOUA, v. a. G. Posséder. On dit
au-si piauuat.
FIAR, PUAR, nombre. V. Quatre.
Voy. PEVAR,
PISENN, s. L Dube. bouton à la
peau, partie d'un aposthume par où
sort le pus; pl, ou.
PI-BENNAK, pron. indétermiué. Y.
Quicurq'ie.
PIBI, v. a. (anc.) Cuire ; p, pobes.
PID
PIBID, PIBIT. PIFIT, PIVIT, 8. L. Pénie,
maladie des oiseaux et des poules ; 03
de la sèche, mollusque de mer, d'après
Le Pelletier.
PIBR, s. m. Y. Poivre.
PIBREIN (pibr-e-in), v. a. V. Poivrer;
p. ptbrel.
PIC'H, adv. Y. Attentivement. Voy.PIz
PICH, et mieux PECH, 8. m. C. Piége
à bêtes; pl. ou. Stegna pechou, tendre
des piéges.
PICHELL, PICHER, a. m. Pot à eau
pour boire à même. Picher est plus
usité.
PICHER, 8. m. Pot à eau pour boire à
même, comme on dit en style familier.
En Bretagne et dans l’Aniou, on dit
Pichet dans le français familier.
PIC'HER, PIC'HIER, adv. V. À quelle
époque? par rapport au futur. Pic'hier
6 leuio? à quelle époque viendra-t-il ?
PICHERAD, 8. m. Plein le vase appelé
picher en breton.
PIC'HIER, adv. Y. Yor. PIC'HER.
PICHOD, 8. m. Y. Barre de gouver-
pail.
PICHOLOU, s. pl. m. Le menn bois
qui reste à terre après la taille des
agos, Dastum picholou, ramasser ce
bois.
PICHOLQOU, 8. pl. m. Certain jeu des
enfants de la campagne. Un des joueurs
a les yeux bandés et cherche, je crois,
à atteindre un autre joueur pour le
frapper avec un mouchoir uoué à un
des bouts.
PICHON, S. m. lL sc dit des petits des
oiseaux et des poules; pl. ed. Dans le
langage provencal, on dit pichoun, en
interpellant un jeune garçon.
PICHOURELL, 8. m. Capuchun.
PIDENN, s. f. Membre viril.
PIDER, nom de nombre, C. Quatre,
peu: :-0 Vintin, Voy. PEDER.
PIK 515
PIDI, PEDI, v.a.; n. pedet. Yor. PEDI.
PIFIT. Voy. PIBID.
PIGAL, s. m. [vraie, plante.
PIGELL (pig-ell), s.f. Y. Binette, houe,
hoyau, petite niu. he, instruments de
jardinage et d'agriculture.
PIGELLA, PIGELLAT (pig ella), v. n.
Travaill:r avec la boue, biner la terre.
PIGER (pig-er), s. m. Ergot ou ma-
ladie du blé. .
PIGNADEK. s. L. Montée; pl. pigna-
degou. — Pignat, monter.
PIGNAL, v.n.T. Monter; n. pignet.
Il se corjugue comme si l'infloitif était
pigna; mais le plus souvent il se con-
jugue avec le verbe suxiliaire ober.
PIGNAT, v. n. Monter; p. pignet. Il
se conjugue comme le précédent.
PIGNOUER. Mean pignouer, monloir
ou pierre fixée en terre pour aider les
femmes de la campagne à monter à
cheval. — Pignat, mouter.
PIGNOUN, s. m. Pignon.
PIGOSA, v. a. Frapper avec un ins-
trument qui laisse des traces du coup,
picoter les fruits comme font les oi-
seaux, Le participe pigoset s’emiloie
aussi comme adjectif pour dire de
quelqu'un qu'il a les marques de la
petite vérole.
PIGOSAL. Voy. PIGOSA.
PIGISAT, v a. et n. Y. Picoter les
fruits comme font les oiseaux, remuer
la terre avec son groin comme fait un
pourceau.
PIGOSEIN (pigo se-in), v. a. et n. Y.
Le inème que pigosat.
PIGOSET (pigo-set). adj. Voy. PIG0SA.
PIGUIOSEIN (piguio-se-in), v. a. Y.
Becqueter les fruits comme font les
oiseaux.
PIK, s. L. Pie, oisean, et aussi ver-
tigo, sorte de folie; pl. piked. piged.
516 PIK
— Pik-spern, pie grièche, et aussi
femme criarde, Kroget eo ar bik enn
he skouarn, il a le vertigo. De ce mot
(k, au sens de pie, oiseau, on a formé
e composé pik-lammet, Y. n., sauter,
parlant d'une pie. En em lakaat a reaz
da bik lammet a skourr da skourr, elle
(la pie) se mit à sauter de branche en
branrhe. Cette expression est remar-
quable.
BIK, Pi, 8. m. Pioche, pique, arme
de guerre ; pl. pikou.
BIK, adj. et adv. Hi pik, sauce pi-
quante. Sail pk, très-salé. À la lettre,
salé piquant. Neud pik moan, du fil
inégal en grosseur. (Gr.)
PIKA. VOY. PIKAT.
PIKAROM. C'hoari pikarom, jeu des
petits piquets que l'on fiche en terre;
jouer à ce jeu.
PIKAT, Y. a. Piquer avec on corps
poiatu; p. piket.
PIKETEZ, s. m. Piquette.
PIKETEZ-GWIN, 8. m. Piquette de
raisin. A la lettre, piquettce-vin.
PIKEZ, s. m. Laïiche, plante; pique,
une des couleurs des cartes à jouer.
PIKOL, a:l. Grand, gros outre me-
sure, parlant des personnes et des
choses. Á l'inverse des autres aijectifs,
celui-ci rrécède le subs'antif : Eur
pikol pez Lara. un énorme morceau de
pain. Eur pikol perk bikan, un tout
petit poisson. À la lettre, un énorme
petit noisson. Le superlatif est très-
usité: Ptkola den! Quel homme énorme
Pikol mem, du giosses pierres. Vuy.
PILOLOU.
PIKOLOU. adj. pluriel. Pikolou mrin,
pikolou gwez, des pierres énurmes, des
arbres énormes. l est assez diMicile
de donner une valeur grammaticule à
pikolou.
PIKOUS, PIKSUZ. Voy. ce dernier.
PIKQUZ, s. m. Chassie des yeux.
PIL
PIXKOUZ, adj. Chassieux. Daoulagad
pikous, des yeux chassieus. En Cor-
nouaille on dit : Koñchou pikouz, des
coutes de vieilles.
PIKOUZERK , ad]. Voy. PIKOUZ, ad}., plus
usité.
PIKOUZENN. Yor. PIKOUZ, 8. m.
PIK-SPERN, s. f. Ple grièche, oiseau,
et aussi femme criarde.
PIL, 8. m. £t aussi kil, revers d'une
médaille, etc.
PIL, 8. m. (anc.) Tronçon de bois, et
aussi écorce.
PILAOUERA, v. a. Biner la terre; p.
pilavueret.
PILAQUET. C'hoant pilaouet. Ce jeu
d'enfants consiste à faire sauter avec
un pelit bâton un morceau de bois
conique par les deux bouts et placé à
terre. On l'appelle aussl c'hoari tinet.
PILAT, v. a. Battre, rosser, piler,
casser, terrasser, renverser; p. pilet.
Dans le frauçais familier, donner une
pile. — Pilat eur bern keuneud d'ann
traon, renverser un tas de bois de
chauffage.
PILER, 8. m. Colonne, pilier; pl.
Ou. l
PILET, s. m. V. Cicrge; pl. eu.
PILGOS, PILTOS, 8. m. Billot, tron-
con scié d'un gros arbre; pl. piigosiou,
piltusiou.
PILGOSERK, PILTOSEK (pilgo-sek\, 8. m.
Gros courtaud, parlant d'un homme.
Voy. PILGOS.
PILKOS, s. m. C. Voy. PILGOS.
PILL (les L mouillécs), s. m. Ce mot
n'est guère usité qu'au pluriel pillou,
guenilles. Cependant on l’'emploie à la
manière d'un adverbe. Noas-pill, 8e
dit d’un homme si mal vètu qu'on
pent le considérer comme nu. Voy.
PILLOU.
PIL
PILLAOU (les L mouillées), 8. pl. m.
Anrien pluriel de pill, chiffon, et qui a
fait ptace à ptilou. Voy. ce mot. :
PILLAOUA (les L mouillées), v. n. Et
mieux, dastum pillou, ramasser des
chiffons ; p. pillaouet.
PILLAOUEK [les L mouillées), adj.
Couvert de gueuilles.
PILLAOUER (les L mouillées), s. m.
Ramasseur de chiffons.
PILLENN iles L mouillées), a. L Un
morceau de chiffon; pl. pillou, masc.
PILLIK, PILLIG, s. f. Poëlon, poêle
de cuisine; pl. pilligou.
PILLIGAD, a. L. Poëlée, la plénitude
d’une poël..
PILLIGER (pillig-er), s m. Chaudron-
nier.
PILLIR, 8. L. Voy. PILLIG.
PILLIK-KRAMPQUEZ, s. f. Galetoire.
À la lettre, puële à crèges.
PILLIK-LOSTEK, 8. f. Poële à frire.
A la lettre, poële à queue.
PILLIK-WELE (rele), a. f. Bassinoire.
— Pillik, poële, ut gwele, lit.
PILLOU (les L mouillées), 8. pl. m.
Autrefois pillaou, chiffons, gueuilles.
Voy. PILL.
PILOCH, a. m. Pilotis; pl. ou.
PILORJET, s. m. Y. Oiseleur.
PILQUER, s. m. Dilun, — Pilat, piler.
PILPOD. C'hoari pilpod, jouer à la
galoche, jeu de la galoche.
PILPOUZ, 8. m. D. Bigot, cafard.
Iann pilpouz se dit d'un hypocrite.
Voy. IANN, DOM propre.
PILPOUZ, 8. m. C. Mélange de fl et
laine effités, charpie. :
PILPOUZA, v. n. Eiler un tissu,
faire de la charpie: p. e4.
PIN 517
PILPRENN. s. m. Planche garnie
d'uv mauche pour amonceler le blé
battu sur l’aire.
PILPRENN, s. m. Billot, bille de
bois. — Pit, tronçon de bois, et prenn,
bois œuvré.
PILTOS. Voy. PILGOS.
PILTOSEK (pilto-sek). Yay. PILGOSEL.
PILTOZ. Voy. PILTOS.
PILTROTIK, s. m. Troite-menu. Roit
d'ar piltrotik, aller à cheval au petit
trot, au trot de curé, comme on dit
dans la cavalerie.
PIMP, a. m. Y. Pipe à fimer; pl. eu.
PIMPAO, s. m. Y. Pimpad butun,
pipe pleine de tabac.
\
PINARD, s. m. 11 se dit familièrement
d'un homme riche.
PINART, s. m. Y. Le beau ou coq du
village.
PINFA, v. a. Orner, parer; p. et.
PINFET, adj. 11 se dit d’une femme
en toilette. Voy. PINFA.
PINGALET, 8. m. Carotte sauvage
des côtes maritimes.
PINI, pron. interrogatif, G. Lequel, .
laquelle. Ce qui est dit au mot PEHINI
s'applique à celui-ci.
PINIJAFF, v. n. (anc.) Faire péni-
tence ; p. pinijel.
BINIJENN, 8. L. Pénitence, terme de
dévotion.
PINOCHEZENN, 8. f. Plant d'épinard,
plante potagère; pl. pinoches, masc.
PINOUIOIGEC'H, 8. L. Y. Richesse.
Voy. PINVIDIGEZ.
PINOUIK, adj. Y. Riche.
PINOUIKAT, v. n. Y. S'eorichir;
p. pinouikel. .
518 PIP
PINSAT, v. a. Pincer, n. piñset.
PINSIN, 8. m. Bénitier, vase où l'on
met de l'eau béuite; pl. ou.
PINSIN, s. m. Y. Lavoir pour laver
les mains. Voy. PISIN.
PINT, 8. m. Pinson, oiseau; pl. ed.
PINUIK, adj. V. Le même que pi-
noutk.
PINUIKAT, v. n. V. Le même que pi-
nouikat.
PINVIDIGEZ (pinvtdig-ez), 8. L Ri-
chesse.
PINVIDIK, adj. Riche. Ce mot est un
nom de famille assez r‘pandu.
PINVIDIKAAT, v. n. S'eurichir; p.
pinvidikeet, pinvidikeat, On dit plus
souvent, dont da veza pinuidik. À la
lettre, venir à être riche.
PINVIK, adj. G. Riche.
PIOC'H, 8. m. Y, Paix. Yor. PEOC'H.
PIOU, pron. interrogatif. Qui? Comme
en français, ce prouvm s’emp'oie aux
deux genres et aux deux nombres.
Piou a 20 aze? qui est là” Gwelit piou
int? Examinez qui ils sont, qui elles
sont?
PIOU-BENNAG, pron.
Quiconque.
indéturminé.
PIOU-BENNAK. Voy. le nrécédout.
PIPI, s. m. D, Eur pipi, un dandv.
Ce mot est aussi un prénom ct réponi
à petit Pierre.
PIPIA, vw. n. Piauler ou crier comme
les poulets; p. pipiet.
PIPI-GOUER, s. m, Nom donné par
plaisanterie au laboureur. Il ne sem
ploie qu'au vacatif, en intersellation.
Deus ’ta, pipi gouer, viens donc, cam-
pagnard. Ce mot est comj:0sé de pipi,
petit Pierre, et Kouer, campaguard,
paysan.
PIPOUL, s. m, Y. Pourpier, plante,
PIS
PIR, s. pl. m. Y. Pluriel de prenn
V., poire, fruit.
PIRC'HIRIN, s. m. Pèlerin; pl. ed.
PIRC'HIRINDED, s. m. Pèlerinage.
PIREIN (pire-in), v. H. Y. Pattre,
brouter. Yor. PEREIN.
PIRENN, 5. f. Y. Poire, fruit; p!. pir,
masculin.
PIRENN-HILI, s. L Y. Corme, sorbe.
Voy. HILIBER,
PIRISIL (piri-sil), 8. m. Persil, plante.
PIRISIL-KI (piri-sil). 8. m. Ciguë,
plante vénéneuse. À la lettre, persil
de chien.
PIRISIL-MOR (piri-sil), 8. m. Perce-
pierre, pl:nte. À la lettre, nersil de
mer. En francais on la nomme encore
chritme, feuouil marin; elle e:t aro-
matique et vient sur les roches des
bords de lo mer.
Pts, 8. pl. m. Pluriel de penn. pois,
légume, Y.
PISEL, PESEL (pi-sel), s. m. Y. Voy.
ce dernier.
PISELEIN (pi sel-e-in), Y. VOy. PESE-
LEIN.
PISENN (pi senn', 8. L Y. Puis, lé-
gume; pl. pis, masculin.
PISIN (pi-sin), s. m. Y. Lavoir pour
se laver les mains. Où dit aussi pinsin.
PISK, s. m. Y. Poisson; pi. pisket.
PISKETEIN (pisket-e in), Y. n. Y.
Pêcher des poissons; p. pisketet.
PISKETOUR, a. m. V. l'êécheur, qui va
à la pêche.
PIS-LOGOT, s. m. Y. Ivraie. À la
lettre, pois des souris. Geite dénomi-
natiou est erronée, attendu que l'ivraie
est une graminée comme les céréales ;
c'est vesce que l’un a voulu dire.
PIT
PISMIG, PISMIK, a. m. Qui fait des
facons pour manger, qui mange avec
répugnance. Voy. PISMIGOU.
PISMIGA, v. n. Faire des facons pour
manger, et aussi manger avec répu-
gnance., Ce verbe est peu usité; on dit
plutôt ober pismigou.
PISMIGOU, s. pl. m. Ober pismigou,
faire des cérémonies, des facons.
PISMIK. Voy. PISAIG.
PISTIG, s. m. Il n’est usité qu'au plu-
riel pistigou. Voy. ce mot.
PISTIGA, v. n. Faire ou causer une
douleur cuisante, élancer, parlayt d'un
mal. U se conjugue avec ober.
PISTIGOU, #8. pl. m. Elancements
douloureux, mal de côté.
PISTIK. Yor. PISTIG.
_PISTOLENN, a. f. Pistolet,
feu, sarbacane.
arme à
PISTAI, 8. m. (anc.) Poison. Après
avoir donné à ce mot la signification
de poison, l'auteur du Catholicon
(xve siècle), renvoie äu mot UENIM et
ajoute : C'est le uenin (venin) que les
fcnimes donnent à boire à leurs maris
ou c’est une herbe qui fait forsenner.
PISTRIA, v. a. (anc.) Faire mourir
par poisva. Voy. PISTRI,
PISTRONKENN, s. L Y. Péloncle, co-
quillage; pl. pistroñket, masculin.
PITI. C'hoari boulou pit. jouer anx
billes ou à la canette, comme ou dit
en Basse-Bretagne.
PITIZ. Voy. PETIZ.
PITOUILL (les L mouillées), 8. m. et
adj. Friand, :èche-plat, difficile pour la
nourriture; exquis, parlant des mets;
douillet, parlant d':s personnes.
PITOUILLA (les L monillées), v. n.
Manger beaucoup de friandises.
PITOUILLEZ {les L mouillées). féminin
de pitoutll.
PLA
PITOUZ, adj. Pitcux.
519
PITOUZAL, v. n. Faire le piteux.
PIUIKAT {pi-ut-kat), v.n.V. Le même
que pinouikat.
PIVIT. Voy. PIBIT.
PIVOENA, s. m. C. Piment, plante.
- PIZ, 8. pl. m. Pluriel de pisenn, pois,
légume.
PIZ, ad}. Avare.
PIZ, adv. et adj. Attentivement, soi-
gneusement, fixe, fixement. Sellet pis,
regarder attentivement. Eur sell pis,
un regard fixe.
PIZENN. 8. L. Pois, légume; pl. pis,
masculin. En grec, pison.
PIZ-FA, 8. pi. m. On donne ce nom
aux fèves marbrées. — Pis, des pois,
et fa, fève.
PIZ-LOGOD, s. pl. m. Des graines de
vesce, plante. A la lettre, des pois de
souris. C'est une légumineuse dont les
oiseaux domestiques soutassez friands.
J'ignorais qu'il en fût de même des
souris.
PIZONI, a. m. Mcsquinerie, avarice.
— Piz, avare.
PIZ-ROM, 8. pl. m. Y. Des haricots,
légumes.
PIZ-AUZ, s. pl. m. C'est le nom que
l’on donne aux lentilles, lésume. A la
lettre, pois rouges.
PLAC'H, 8. L. Fille en général, ser-
vante, f-mme de chambre. Dans ces
deux derniers sens, on dit de préfé-
rence, plac'h-annti; pl. plac'hed. Quand
on parle des filles en général, le pluriel
merc’hed est plus usité que plac’ hed.
PLAC'HED, PLAC'HET,
plac'h.
PLAC'HETA, v.n. Et mieux, merc'heta,
courir les filles.
PLAD, s. m. Plat de vaisselle; pl.
plajou. or. PLAD-SOUBENN.
pluriel de
520 PLA
PLAD, adj. Plat, non bombé, épaté,
aplati.
PLADA, v. a. Aplatir; p. et. — Plad,
ad}., aplati.
PLADENN, 8. f. Plaque pour couvrir
le feu ; plateau de balance, patèue pour
couvrir le calice.
PLADENN-DOUAR, s. f. Terrasse de
jardin; pl. pladennou-douar.
PLADENNIK, s. L. Palette de pcintre.
PLADORENNA, v. n. Rester assis par
paresse, au lieu de travailler. ll se cou-
jugue avec l'auxiliaire ober.
PLAD-SOUBENN, s. m. Sounière. À la
lettre, plat à soupe. A la campagne, la
soupe est servie dans de grauds plats
creux.
PLAFA, PLAVA, v. n. Se percher sur
ua arbre, s’abatire sur un arbre, sur
un champ, parlant des gros oiseaux,
comme pigeons et autres; p. et.
PLANEDENN, 8. f. Horoscope, sort,
bonne aventure, destinée. Planedenn
galet, mauvaise étoile, mauvaise
chance. — Tenna he blanedenn da eunn
den, tirer ou dire la bonne aventure à
quelqu'un. Ou dit aussi, lavaret he
blanedenn da.
PLANKENN, 5. f. Planche, étagère ;
pl. plench, plerik, masculin.
PLANSON, 8. m. Tresse, cordonnet ;
pl. plañson.
PLANSONA, PLANSONAT, v.a. Tresser.
Plansona bleo, tresser les cheveux.
PLANT, s. pl. m. Pluriel de plañtenn.
PLANTA, v. a. Planter des végétaux;
p.et.
PLANTEIN, v. a. Y. Planter des vé-
gétaux ; p. plantet.
PLANTENN, 8. f. Plante; pl. plant,
masculin.
PLAOUFA, PLAOUIA. v. a. C. Blesser
à coups de grifles, comme font les
bêtes sauvages.
PLE
PLAOULA. VOy. PLAOUFA.
PLAOUIN, Y. n. Dober ou attraper
comme fait un chien à qui on jette eu
l'air un morceau de pain, de viande,
et qui l'attrape avant qu'il soit à terre.
Il se disait aussi au sens de manger
gloutornement.
PLARIK, adr. Y. Doucement, sans
bruit.
BLASENN (pla-senn), 8. f. Place pu-
blique de petite ville ou bourg.
PLASENN-AR-FOAR (pla-senn), s. L
Champ de fuire.
PLASTR, s. m. Plâtre, minéral.
PLASTRA, Y a. Enduire de plâtre;
p. plastret,
PLASTRER, s. m. Plâtrier; pl. ten.
PLAT. Voy. PLAD.
PLAVA, PLAFA. Voy. ce dernicr.
PLE, adj. T. Débile. Yor. BLE, plus
usité.
PLEC'HENN, PLEGENN, 5. f. Y. Claie,
claire-voie en branci:ages; pl. eu. —
Plegein, v. a. V., ployer.
PLED, PLET, 5. m. C. T. Attention.
Teuler pled, faire attention.
PLED, s. m. Ce mot est, je crois,
emplayé en quelques lieux au sens de
sort, hasard.
PLEG, S. m. Pli, courbure, froncis,
et, par extension, habitude contractée
par actes répétés; vocation, inclina-
tion, penchant, pl ou. Pleg ar c'hern,
épine dorsale. Ce mot est radical de
plega, ployer, plier. Plegou fall, de
mauvaises habitudes.
PLEGA, v. a. Plier, ployer, courber,
fléchir, et, par extension, obéir, et
aussi donner de la bande, parlant
d'un navire ; p. pleget (pleg-et).
PLEGEIN (pleg-e-in), v, a. Y. 1! a le
même seus que le précédent,
PLE
PLEGENN (pleg-ena), s. f. Anse de
panier fait d'osier courbé, et aussi,
barrière faite de branches entrelacées.
CG6 mot dérive de plega, ployer.
PLEG-FALL, s. m. Mauvais penchant,
ice; pl. plegou-fall.
PLEG-ROD, 8. m. Jante de roue. —
Pleg, courbure, et rod, roue.
PLEG-ROT, 8. m. V. Le mème que le
précédent. |
PLEGUZ, adjeot. Flexible, facile à
ployer. — Pleg, pli. On dit de préfé-
rence, eas da blega.
PLEG-VOR, 8. m. Baie, anse mari-
time, golfe. — Pleg, courbure, et mor,
mer.
ALELZENN (ple-ixenn), 8. L. Y. Plie,
poisson ; pl. pleises, masc.
URT, s. pl. m. V. Pluriel de
pleusen.
PLEK, PLEG. Voy. ce dernier.
PLEN. Voy. PLENX.
PLENN, adj. Uni, plat.
PLENN, s. m. Y. Plane de charron,
etc.
PLENNAT, v. n. C. Niveler ; p. plen-
net. Voy. PLEUR, ad).
PLESK, 8. pl. m. Y. Pluriel irrégulier
de pleskenn.
PLESKENN. s. L Y. Ecorce ; pl. plesk,
masc., de l'écorce, des pelures.
PLET, PLED. Voy. ce dernier.
PLEU, PLOU, T. Ces mots, qui en-
trent dans la composition de plusieurs
noms de lieux, sont synonymes de
ploue. Voy. ce mot. Pleubian, Plou-
daniel, T. Noms de lieux.
PLEUNJOUR, 8. m. Yor. PLURJOUR.
PLEUSTRA, v. a. C. Dresser, parlant
des bœufs qu’on destine aux travaux;
fréquenter, parlant d'une fille qu'on
PLO 1
recherche en maerisge, s’habiuer en
un lieu, s'y plaire; p. pleustret. H se
conjugue avec l'auxiliaire ober. Pleus-
tra a rit-hu 056 È Vous plaisez-vous
en ce lieu-là T
PLEUSTARAN, v. a. T. H a le même
sens que le précédent.
PLEUSTRER, s. m. C. Dresseur de
œufs.
PLEUSTRIÑ, v. a. T. Yor. PLEUSTRAR.
PLIJADUR, s. f. Plaisir. satisfaction,
contentement. Le pluriel plijaduriou
est usité en autre sens. Voy. ce der-
nier mot. — Plijout, plaire.
PLIJAOUREZ. Yor. PLIJADUR, plus
usité.
PLIJADURESIOU, 6. pl. L. Voy. PLUA-
DURIOU.
PLIJADURIOU, PLIJADURESIOÙ, 8. pl.
L Les plaisirs du monde, les plaisirs
de la chair. Plijaduriou ar bed, les
plaisirs du monde. Ar plijaduresiou
fall, les plaisirs dangereux.
PLIJOUT, v. n. Plaire, trouver bon,
daigner; p. plijet. Cet homme me
plaît, he-man a bid d'in. Donnez-moi
quelque chose, s'il vous plait, roit
Ryu Dra-bennen d'in, mar plij gan-
e-hoc'h.
PLOBOREN, s. L. T. Pustule; pl.
ploboro.
PLORORO, pluriel du précédent.
PLOG, s. m. (anc.) Pali des oiseaux ;
pl. ploget (plog-et). Voy. PICHON.
PLOK, adj. Y. Net.
PLOK, 8. m. Y. Le Al de poil de
vacbe.
PLOMEIZ, PLDMEIS (plome-iz), s. m.
(anc.) Petite cruche, et vase dang le-
quel on porte à manger.
PLOMM, adj. Y. Raide à graxir.
PLOMM, s. mn. Y. Plomb, métal.
66
022 PLO
PLOMMEIN (plomm-ein), v. a. Y.
Plomber ; p. plommet.
PLOMMENN, 8. L Y. Grumeau, par-
lant du sang; pl. plommenneu.
PLORS, Y. VOy. PLORSENN.
PLORSENN, 8. f. Y. Prune sauvage ;
pl. plors, masc.
PLOTTENN, 8. f. Y. Balle pour le jeu
de ce nom; pl. plottenneu.
PLOU, PLOUE, PLEU, 8. m. Ces mots
entrent dans la composition de beau-
coup de noms de lieux, avec la signi-
fication de territoire, campagne, et ils
indiquent, la plupart du temps, que le
lieu est sous le patronage de quelque
saint. Ainsi, Plou-Armel, lieu ou ter-
ritoire sous l’invocation de saint Ar-
mel. Plou-Iann, territoire sous le pa-
trouage de saint Jean.
PLOUE, s. m. Campagne. War ar
pleut à la campagne. Voy. MEAZ, plus
usité.
PLOUEZAD, PLOUEZIAD, s. m. Cam-
pagoard, paysan; pl. plouisis. Voy.
PLOUE.
PLOUEZADEZ, 5. L. Paysanne, campa-
goarde ; pl. ed.
PLOUEZIAD. Voy. PLOUEZAD.
PLOUEZIADEZ. VOYy. PLOUEZADEZ.
PLOUIZIZ, plur. irrég. de plouezad,
PLOUMEIZ, 8. m. (anc.) Baquet.
PLOUMENN, s. L Jet d'eau, eau qui
jaillit en l’air. Ce mot est, je crois, de
Vannes.
PLOUMER, a. m. Voy. PLUIER. On dit
aussi ploumerik.
PLOUMM, s. m. Plomb, métal, et,
par extension, sonde de navire. Teu-
rell ar ploumm, jeter la soude.
PLOUMMA, v. a. Plomber. On le dit
aussi au sens de croire tout ce que
l'on dit, gober tout ce qu’on entend
et y croire. Het kelenn da bloumma.
PLU
A la lettre, donner des mouches à
gober.
PLOUMMER, 8. m. Plombier; pl. isa.
— Ploumm, plomb.
PLOUZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de plousenn.
PLOUZA, v. a. T. C. Couvrir en
paille. mettre de la paille sous les
êtes. — Plous, de la paille.
PLOUZEK, s. . T. C. Grenier à paille.
Voy. PLOUZ.
PLOUZENN, s. f. Brin de paille, tige
de paille; pl. plous, des tiges de
paille, de la paille, masc.
PLOUZENN-VERR, s. f. Courte-paille,
doigt mouillé. Tenna dar blouxenn-
verr, tirer à la courte paiile. — Plou-
zenn, Uge de paille, et berr, court.
PLU, PLUN, s. pl. m. Pluriel irrég.
de pluenn, plume.
PLUA, PLUNA, v. n. Se couvrir de
plumes; n. pluet. Yor. PLU. 41 labou-
sed-xe n'int Kei pluet, ces oiseaux n'ont
pas encore de plumes.
PLUEK, PLUNEK, adj. Couvert de
plumes, rempli de plumes. .
PLUEK, PLUNEK, 8. m. Traversin de
lit, oreiller; pl. pluegou, pluñegou,
plueier.
PLUENN, PLUNENN, a. L Plume
d'oiseau, plume à écrire; pl. plu,
plun, masc.
PLUENN, 8. f. Robinet d’une canelle
en bois; flocon, parlant de la neige.
Eur bluenn erc'h, un flocon de neige;
pl. ou.
PLUENN, s. L C. Détente d'arme à
feu ; pl. ou.
PLUIA, PLUNIA, Y. a. Plonger dans
l’eau.
PLUIA, SPLUIA, Y. a. Coquer; p.
pluiet, spluiet. Spluiel eo bet ar iar, la
poule a été coquée.
POA
PLUIER, s. m. Plongeon, oiseau.
PLUN, PLU, 8. pl. m. Voy. ce der-
nier.
PLUNA. Yor. PLUA.
PLUNEIEN, pluriel de pluñek, oreil-
ler de plumes.
PLUNERK. Yor. PLUEX, 8. M.
PLUNIA. Voy. PLUIA. Plonger dans
l'eau ; p. pluntet.
PLUNJA, v. n. Plonger, aller sous
l’eau ; p. et.
PLUNJEIN (pluñje-in), v. n. Y. Plon-
ger, aller sous l'eau, p. plunñjet.
PLUNJER, s. m. Plongeur; pl. en.
PLUNJOUR, 8. m. Y. Plongeur; pl.
pluñjerion.
PLUSK, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de pluskenn.
PLUSKENN, a. f. Kpluchure, écorce
de fruit, coque ou écale des légumes,
des œufs ; pl. plusk, masc.
PLUSKENNEK, adj. I1 se dit des lé-
gumes qui ont une coque ou cosse. On
dit aussi pluskellek, mais à tort. Ces
mots Dé fyurent parmi les noms de fa-
mille.
PLUSKENNIK, 8. L. Pellicule.
PLUSTRA. Voy. PLEUSTRA.
PLUSTRENN, a. L. Marque naturelle
sur la peau; pl. ou.
PLUSTRENNEK, adj. Qui a des mar-
ques naturelles sur la peau.
PO, PAU (pô), 8. m. Y. T. C. Patte
d'animal. Voy. PAo.
PO! exclamation, C. Paix! silence!
C'est une contraction pour peoc'h.
POAC'H, adj. Y. Cuit. Voy. POEC'H.
POAC'HEIN, Y. a. Y. Cuire au feu.
Voy. POEC'HEIN.
POB 523
POAN, 8. f. Peine, mal, déplaisir,
embarras, souffrance, infortune, fati-
gue, travail, effort, infrmité, supplice;
|. tou. À boan vras e c'helt bale. il ne
peut marcher qu’à grand'peine. Poan
vezo oc'h ober kement-se, on aura de
la peine à faire cela. Gou=añv poantiou,
souffrir des peines. Ne dal ket ar boan,
cela n’en vaut pas la peine.
POAN-C'HOUZOUK, s. L. Angine, es-
quinancie. — Poan, mal, et gouzouk,
cou.
POAN-60F, 8. f. Mal de ventre. —
Poan, mal, et kof, veñtre.
POANIA, v. n. Prendre de la peine,
s’efforcer ; p. poaniet. Il se conjugue
d ordinaire avec l’auxiliaire ober.
POANIAL, v. n. T. Le même sens que
poania, sur lequel il se conjugue.
POANIUZ, adj. Pénible, fatigant. Yor.
POAN.
POAN-IZILI, 8. L. Mal de nerfs. À la
lettre, mal des membres.
‘POAN-VUGALE, 8. L Mal d'enfant,
couches. — Poan, douleur, et bugale,
pluriel de bugel, enfant.
POAZ, adj. Cuit, non cru. — Eur vi
poaz- -kalet, un œuf dur. Bara bhan
pos, du pain mal cuit.
POAZA, v. a. et n. Cuire au feu, et
aussi, cuire, parlant d’un mal; p.
poaset. Va gouli a boas, ma blessure
me cuit.
POB, pron, (ang) Chaque. Voy. PES.
POBAT, v. a. Y. Cuire, p. pobet.
POBET, adj. V. Cuit.
POBEIN (pobe-in), v. a. Y. Le même
que pobat.
POBER, s. m. Y. Boulanger; pl. ion.
— Pobat, cuire.
POBL, 8. L Peuple, gens. 4r bobl
munud, les gens du commun. Pobl-
tud, nation.
. POBL-TUD, Voy. le précédent.
02% POD
POBRAN, PAG-BRAN (p6bran), 8. m.
Bouton-d'or, grenouillette, piell-de-
coq, plantes, — Pao, po, patte, et
bran, corbeau.
(TEP BAR, 8. m. Plongeon, oïseau;
pl. ed.
POD, s.m. Pot, ustensile de ménage;
pl. podou. — Eur pod pri, un pot de
terre. VOy. PODAB.
POUAD, s. m. Potée, plein un pot.
rid podad gwin, un pot de vin, plein
e vin.
POD-AL-LAGAD, s. m. Orbite de l'œil.
À la leitre, pot de l'œil. Voy. POBLL-AL-
LAGAD.
POD-8RONNEL, 8. m. Biberon pour
donner à téter aux petits enfants. —
Pod, pot, et bronn, mamelle.
POD-DOUR, s. m. Pot à eau, crüche
eau.
POBEENN, a. L. V. Terrine: pl. eu. —
Podeennad, plein la terrine.
PODEK, adj. Letux podek, de la laitue
pommée.
PODER, 8. m. Potier, fabricant de
pots; pl. ten.— Pod. pot. Le mot poder
figure parmi les noms de famille.
PODERI, 8. m. Poterie, lieu où se fa-
brique la poterie.
PODEUR, s. m. G. Potier, fabricant
de pots. Ce nom figure parmi les noms
de famille. — Pod, pot.
PODEZ, 8. f. Terrine ; pl. ou. — Eur
bodez pri, une terrine en terre. Voy. le
suivant. — Pod, pot.
PODEZAD, 6. f. La plénitude d’une
terrine, Eur bodezad leas, une terrine
pleine de lait.
POD-HOUARN, 8. m. Pot de fer. —
Pod, pot, et houarn, fer.
PODIK, s. m. Diminutif de pod, pot.
— C'hoari koz podik, jeu qui consiste
à casser les vieux pots, dens kx soirée
POE
du dimanche de la Quasimodo. Voy. os
dernier mot à mon Nouveau Diction-
naire français-breion 1869.
PODIK-ESPERN, 8. m. Tirelire, esqui-
pot. — Podik, petit pet, et espera,
épargne, économie.
POD-MEZENN, 8. m. La partie où
godet qui contient le gland du chêne,
et aussi prépuce du membre irii, —
Pod, pot, et mezsenn, gland du chêne.
POEC'H, ad). Y. Cuit au feu,
POEC'HEIN (poec'h-e-in), v.a.V. Cuire
au feu ; p. poec’het. Ce verbe s'emploie
aussi comme neutre, au sens de cuire,
parlant d'un mal qui est douloureux.
Ce verbe se conjugue avec l’auxiliaire
gober, Y. Yor. POAZA. :
PUER, PAUEK (pôek}, adj. Y. Qui a
de grandes pattes. — Po, pau, patte
d'animal.
POELL, 8. m. (anc.) Arrêt ou lien
d'attache d'un écheveau de fil, et, par
extension, discrétion, constance, pru-
dence, intelligence, retenue. — Poad)
en deux enn he benn, il est prudent, il
a du bon sens. <
POELLA, v. a. (anc.) Comprendre,
avoir la conception, concevoir, avoir
l'intelligence; p. et. Yor. POELL.
POELLAO, 8. m. (anc.) Des efforts
pour parvenir à un but.
POELLADI, Y. n. (anc.) S’efforcer,
faire des efforts pour. Voy. POELLAD.
POELLAT, v. n. G. S'efforcer.
POELLEK, adj. Kt mieux, neb en deut
poell enn he benn, qui a de la retenue.
Voy. POELL.
POEN, s. L. Y. Peine, douleur, afilic-
tion ; pl. teu. Voy. POAR.
POENCHENN, 8. f. Cotillon, jupe;
pl. ow.
POENIEIN (poen-i-e-in), v. a. V. Per-
sécuter ; p. poeniet. Voy. PIER,
POENIUZ, adj. Y. Pénible. — Poen,
peine.
POL
POENSON, s. m. 0. Plafond.
POENT, s. m. Temps nu moment
opportun. — Poent eo munt di, il est
temps d'y aller.
POES, POEZ, s. m. Y. Repos, pause.
Voy. PAOVEZ.
POEZ, POUEZ, s. m. Poids, ce qui
sert à peser et aussi ce que pèse un
objet; pl. poesiou. Yor. POBEL.
POEZA, POUEZA. Voy. ce dernier.
POEZADENN. Voy. POUEZADENN.
POEZEIN (poes-e-in), v. n. Y. Se re-
poser, cesser de travailler. Voy. PUES, V.
POEZUZ. Voy. PSUANER, plus usité. —
Poez, poids.
POGAMM, PAUGAMM. Voy. ce der-
nier.
POGENN (pôg-enn), s. L Une des
branches de la charrue; pl. ou. On dit
aussi pau. Ar pau braz, ar pau bihan,
la grande branche, la petite branche.
PUR, a. m. Baiser, en termes enfan-
tins. 1l 8e dit aussi d’un baiser luxu-
rieux ; pl. ou. Dans le langage fami-
lier de la Basse-Bretagne, on dit :
donner un poc.
POKA, POKI, v. n. VOYy. POKET.
POKARD, a. m. Tache d'encre sur le
papier ; pl. ou.
POKET, v. n. Donner un baiser :
p. poket. Poket da unan-bennag, em-
brasser quelqu'un. Voy. Por. Ce verbe
se conjugue comme si l'infinitif était
poka.
PUL, v. D. Yor. POLET.
POL (dh, 8. f. Y.T. C. La barre du
gouvernail. Yor. PAOL, 8. £.
POLE, 8. m. Poulie; pl. poleou.
POLEA, v. n. Et de préférence, ober
poleou, faire des poulies.
POLEEUR, s. m. 9. VOy. PÉLEUA.
PON A
POLEOUR, s. m. Poulleur, qui bM
des poulies; pl. ten.
POLES, POLEZ, 8. L Y. Jeune poule;
pl. poles,
POLEZ. Voy. POLES.
POLINAT, v. n. Y. Godiller ou con-
duire un bateau avec on aviron à l'ar-
rière. Voy. POL.
POLLENVA. Yor. PAOLEA.
POLLEVIA. Yor. PAOLLEVIAT.
POLOD. Voy. BOLOD.
POLOS. Voy. B0LS.
POLOSEK (polo-sek). Voy. BOLOSEN.
POLOSENN (polo-senn). Voy. BOLOSENN.
POLPEGAN, 5. m. Nain, poulpiquét,
être imaginaire; pl. ed.
POMEDER. 8. m. Y. Pouls. Sellein er
pomeder, tâter le pouls à un malade. Y.
POMPAD, s. m. Vanterie, fanfaron-
nade.
POMPAOI!, v. n. $e vanter, faire le
fanfaron. I] se conjugue avec l'auxi-
liaire ober.
POMPINENN, s. L. C. Une élégante.
PONDALEZ, s. m. Corridor, galerie,
palier d'escalier. Ce mot breton est
passé dans le français familier de la
Basse-Bretagne : on y dit pondalé.
PONGORS, s. L Butor, oiseau, et, par
extension, homme stupide. Fur boñ-
gors, un butor. Ce mot me paraît de-
voir céder le pas à bongo qui, lui,
est masculin, et qui doit être le radi-
cal
PONNER, adj. VOy. POURNER.
PONNER-GLEO. VOy. POUNNER-QLES,
PORNERAAT, Y. n. Deveair lourd,
s'appesantir. YOT. ERAT,
POÂSIN, s. L Peut d'ens-
poulet; n) ed. Pa petit
526 POR
PONT, POUNT, 8. m. Pont de pas-
sage, pont de navire; pl. poñchou.
PONT-GWINTER (gu-iñter), 8. m. Y.
Pont-levis. — Pont, pont, et gwiñta,
lever en l'air au moyen d'engins.
PONT-TERGE (terg-e), 8. m. V. Palier
d'escalier. — Pont, pont, et derge, V.,
escalier.
PONT-TREOU, nom de lieu. Pon-
trieux, ville.
POOU. Yor. POU (anc.)
PORAILL (les L mouillées), 8. m. C.
Voy. PARAILL,
PORBOLENN, s. f. Pustule; pl. ou.
PORBOLENNA, v. n. Se couvrir de
pustules.
PORC'H, s. m. Y. Port de mer, COur
d’une maison; pl. eu.
PORC'HAT (anc.) VOy. PORC'HENN.
PORCHED, s. m. Galerie.
PORC'HELL, 9. m. Pourceau; pl. ed.
Ce mot figure parmi les noms de fa-
mille. On l'écrit Porhel.
PORC’HELLEZ, s. L. Truie qui a des
petits; pl. ed.
PORC'HELLIK-LEAZ, 8. m. Cochon de
lait. — Porc'hellik, diminutif de por-
c'hell, pourcrau, et leaz. lait.
PORC'HENN, PORC’HAT, a. L. Mèche
de chandelle ou de lampe, lumignon.
VOy. POULC'HENN.
PORC'HER, a. m. Y. Portier; pl. ton.
Voy. PORC'H.
PORC'HEREZ, 8. f. Féminin du précé-
dent.
PORE, s. m. D'après le P. Grégoire,
c'est une maladie forte et subite.
PORFOR, s. m. (anc.) La couleur vio-
lette ou pourpre.
POT
PORS, PORZ, 8. m. Port de mer, cour
de maison, porte cochère; pl. porsiou,
et porsier, des portes cochères.°
PORSIER, 8. m. Portier : pl. ten. Voy.
PORS.
PORSIEREZ, 8. f. C'est le féminin du
précédent.
PORS-GWINT (gu-iñt), 8. m. Pont-
levis. Voy. GWIRT.
PORS-KAE, a. m. Branches entrela-
cées pour fermer le passage dans un
champ, claie. Ce mot est composé de
pors, porte, et de kaé, haic.
PORS-RASTELL, a. m. Barrière d'une
avenue, porte à claire-voie. — Pors,
porte, et rastell, treillis.
PORTEOUR, s. m. V. Blatier; pl. por-
terion, portizion.
PORTEZA, PORTEZAT, Y. s. Porter
sur le dos comme font les meuniers,
faire métier de porteur; p. portexel.
PORTEZAT. Voy. le précédent.
PORTEZER, 8. m. Qui porte des far-
deaux sur le dos comme font les meu-
piers; pl. îen.
PORZ, PORS. Voy. ce dernicr.
PORZ-ADRE, 8. m. Arrière-cour. —
Porz, cour, et adre, derrière.
POST, s. m. Poteau, jambage de
porte, jambage d'écriture, pieu, pilier,
pile de pont ; pl. ou.
POST-ANN-DALC'H, s. m. Carcan,
pilori. À la lettre, poteau de la cap-
ture. VOy. POST-TRO-GOUZOUX.
POSTEK, adj. Ferme, solide, stable.
Voy. Posr. Cet adjectif figure parmi les
news de famille.
POSTELL, 8. L. Ce mot, je crois, dé-
signe une partie de la charrue.
POST-TRO-GOUZOUK, 8. m. Carcan,
pilori. À la lettre, poteau tour du cou.
VOy. POST-ANN-DALC'H.
POT, 8. m. Voy. POD.
POU
POTAILL (les L mouillées), s. m.
Serrure de porte, entrave en fer pour
les chevaux; pl. ou. Voy. POTAILLOU.
POTAILLA (les L mouillées), v. a.
Mettre des entraves à un cheval, des
fers à un criminel.
POTAILLOU {les L mouillées), s.pl.m.
Entraves pour cheval, fers pour les
criminels.
POTENN, 8. L Y. Clef appelée passe-
partout ; pl. eu.
POTENN, 8. f. Serrure; pl. ou. On le
dit aussi en Cornouaille, je crois, au
sens d'entrave pour cheval.
POTENNA, v. a. Mettre une serrure,
et aussi, je crois, en Cornouaille, en-
traver ou mettre des entraves à un
cheval.
POTEO, POTEV, s. m. Pot à eau,
aiguière; pl. poteviou.
POTEV. Voy. POTE0.
POTEVAD, s. m., et aussi pofeviad.
Plein un pot à eau, la pléuitude d’une
aiguière.
POTEVIAD. Voy. le précédent.
POTIN, sorte d’adjectif. Troad-potin,
pied-bot.
POTR, PAUTR (nôtr}, 8. m. Voy. ce
deruier.
POU, POOU (anc.) Pays, région.
POUC'H, adj. D’après Le Pelletler, fl
est synonyme de hudur et de louz,
malpropre, sale.
POUEZ, POEZ, s. m. Poids, pesanteur,
calibre, morceau de métal qui sert à
peser des objets; pl. pouesiou. War-
boues ma teuot, à condition que vous
viendrez, pourvu que vous veniez.
War-bouez eur gordenn, au bout d’une
corde.
POUEZA, POEZA, v. a. et n. Peser
pour connaître le poids, avoir un cer-
tain poids. Pegement a boues ann dra-
ser combien pèse cela?
POU 527
POUEZADENN, 8. L Pesée.
POUEZUZ, POEZUZ, adj. Voy.POUNNER.
POUILL (les L mouillées), s. m. Y.
lojure, outrage, affront, invective;
pl. eu. Kanein pouill, Y., injurier. À la
lettre, chanter injure. Dans le vieux
français on disait Pouilles, 8. L pL,
au sens de injures grossières.
POUILLEIN (les L mouillées), v. a. V.,
et mieux, kanen pouill, injurier. À la
lettre, chanter injure.
POUIZ, POUIS, s. m. V. Poids pour
peser, ce que pèse un objet; pl. eu.
POUIZEIN (pouiz-e-in), v. s. et n. Y.
Peser pour connaître le poids, avoir un
certain poids.
POUKR, adj. Y, Moite.
POULC'HAT, Y. Voy. POULC'HENN.
POULC’HENN, 5. L. Lumignon, mèche
de chandelle, de lampe; pl. ou, En
Vannes, on dit poulc'hat au pluriel.
POULDROEN, a. m. Lieu où l’eau
tourbillonne, soit en mer, soit en
rivière. Voy. POULL-TRO.
POULL, 8. m. Ce mot, dans son ac-
ception générale, désigne un trou fait
en terre et qui renferme habituelle-
ment de l'eau ou dans lequel les eaux
s'arrêtent; il signifie aussi mare d’eau
ou lavoir pour laver le linge sale.
Ront d'ar poull da walc'h ann diliad
fañk, aller au lavoir pour laver le linge
sale. Koueza enn he boull, tomber en
ruines, s’écrouler, parlant d'une mai-
son. À la lettre, tomber dans son trou.
Poull dour, fosse ou trou où l'eau
s'arrête. VOy. TOULL.
POULLAD, s. m. Un trou plein, plein
un trou. Eur poullad dour, un trou
plein d'eau. Yor. POULL.
POULL-AL-LAGAD, 8. m. Cavité dans
laquelle l'œil est placé, orbite de l'œil.
A la lettre, trou de l'œil. Voy. P0D-AL-
LAGAD.
POULL-ANN-BRENN, s. m. C. Latrines.
A la lettre, trou du son (que l'on mange
. 528 POU
dans le pain). À la campagne H n'ya
pas de latrines ; c'est une fosse ou trou
que l'on remplit de végétaux et qui
sert à cet usage. Ce mot est fort ancien,
ainsi que le témoignent les deux com-
posants ann brenn: aujourd'hui, si l’on
avait à composer ce mot, on dirait
poullar-brenn. Voy. au mot ANN, arti-
cle, ce qui est dit à ce sujet.
POULL-BREIN (bre-in), 8. m. Cloaque.
À la lettre, trou pourri.
POULL-C'HOALENN, s. m. Saline. À la
lettre, trou-sel.
POULL-DA-WALC'HI (oualc'h, s. m.
Lavoir, trou pour laver. — Poull, trou,
da walc'hi, pour laver (gwalc'hi, laver).
POULL-DOUN, s. m. Cachot humide
et malsain. À Ja lettre, trou profond.
POULL-DOUR, s. m. Trou où l'eau
s'arrête. À la lettre, trou d'eau.
POULL-DOURA, s. m. Abreuvoir. —
Poull, trou, et doura, faire boire les
bestiaux.
POULLDROEN. Voy. PAULOROEN.
POULL-FANK, s. m. Bourbier. —
Poull, trou, et fank, boue.
POULL-GLAOU, s. m. Fourneau des
charbonniers dans les forêts. — Poull,
trou, et glaou, charbon.
POULLIK, a. m. Diminutif de poull,
petit trou. — C'hoar poullik, jouer
aux noix, aux épingles, à la fossette.
Ce mot s’emplo'e aussi avec la signif-
catiqan de petite baie maritime dans
laquelle ne peuvent aborder que des
canots.
POULL-KALOUN, s. m. Estomac. À la
lettre, trou ou fosse du cœur. Ce subs-
tantif composé est de ceux qui exigent
une construction particulière quand
ils sont accompagaés d'un pronom
poassessif. Poan em eus e poull va
c'haloun, j'ai mal à l'estomac. Voy. ce
qui est dit à ce sujet au mot ESTOMAC
e mon Nouveau Dictionnaire français-
breton 1869.
POU
POULL-KANAB, 5. m. ou
où l'on rouit le lin, le chanvre. À
lettre, trou-chanvre.
POULL-KANNA, s. m. Lavoir que l'on
appelle douet dans le français Ier
de la Basse-Bretagne. Ce mot est com
posé de poull, tron qui renferme ha-
ituellement de l’eau, et de Eanna,
blanchir ou laver, parlant du linge.
Voy. DSUEZ, DOUVEZ.
POULL-LER, 8. m. Trou au fosse di
lequel les Sorroyeurs aeei
cuirs pour l'opération du tanngge. —
Poull, trou, et ler, cuir.
FOULE-LIN, 8.m. Fosse où l'on rouit
n.
POULL-PRI, 8. m. Trou ou carrière
dont on extrait l'argile. — Poll, (ran,
et pri, argile.
POULL-RAN, 8. L. Grenouillère. —
Poull, trou, mare, et ran, grenouille
de mare.
POULL-ROD, 8. m. Ornière. — Boull,
trau, et rod, roue de voiture.
POULL-SKORF, a. m. Le lieu où se
décharge l’eau superflue d'un étang de
moulin. — Poull, trou, et skort, dé-
charge de l’eau d’un étang.
POULL-TAD, 8. m. Lieu où l'eau tour-
billonne en mer ou en rivière. — Poull,
trou, et tro, troisième personne sin-
gulier de l'indicatif de tret, tournoyer.
POULOUD, pluriel irrégulier de pou-
loudenn.
POULOUDENN, 8. f. Caillot, grumeau
de sang, de bouillie, motte de terre,
boule de neige; pl. pouloud, poulout,
masculin. Voy. POULOUT, mets de Bre-
tagne.
POULOUDENNA, v. n. Se former en
grumeaux, parlant du sang, de la
bouillie.
POULOUCENNET, adj. Caillé, grume-
leux.
POULOUNEZ, a.m. BIL, froncis ; pl. eo.
POU
POULOUNEZA, v. a. Faire des plis ou
froncis à une robe pour la raccourcir;
p. et.
POULOUT, 5. pl. m. C'est le pluriel
irrégulier de pouloudenn. 11 a aussi la
signification de boulettes en pâte gros-
gière que l'on fait cuire à l'eau et que
l'on mange avec du lait.
POULSAD, s. m. Moment, instant. —
Enn eur poulsad, dans un instant.
POULSIK, s. m. Le même que le pré-
cédent.
POULTR, pluriel Taner de poul-
renn,
POULTRA, v. a. Poudrer, couvrir de
poussière; p. et.
POULTREK, adj. Couvert de poussière,
parlant des choses. On dit poultrennet,
en parlant des êtres animés.
POULTRENN, s.f. Grain de poussière,
de poudre à feu, de poudre à poudrer;
pl. poultr, des grains de poussière ou
de la poussière, de la poudre à feu, à
puudrer. Eur boultrenn a 30 eat em
Rad, j'ai un graiu de poussière dans
l'œil.
POULTRENNA, v. a. Couvrir de pous-
sière; p. poultrennet,
POULTRET, adj. Poudré, parlant des
cheveux.
POULTRIK, a. m. Duvet dans l'air.
C'est le diminutif de poultr, poussière.
A la lettre, de la petite poussière.
POUMELLENN, 3. f. Pommeau de selle
et d'épée.
POUNNER, PONNER, adj. Lourd, pe-
gant.
POUNNERAAT, PONNERAAT. v. n. De-
venir lourd, s'appesautir; p. pounne-
reel, pounnereat. il se conjugue avec
l’auxiliaire ober. Dont da veza poun-
ner est plus usité.
POUNNER-GLEO, adj. Qui a l'oreil'e
dure, — Pounner, lourd, et Kleg, oule.
PRA
POUNT. Voy. PORT.
529
POUPIK, a. m. Poupik-ar-galoun, en-
fant chéri et gâté. Voy. MOUMOUN.
POUPIK-AR-GALOUN. Voy. le précé-
dent.
POUPINEL, POUPONEL. adj. V. Mi-
guard. Get adjectif est assez répandu
parmi les noms de famille.
POUPINELL, a. L. Y. Bimbelot, sorte
de poupée qui se relève toujours sur
ses pieds.
POUPONEL, adj. Yor, POUPINEL, adj.
POUR, 5. pl. m. Pluriel irrégulier de
pourenn, poireau.
POURC'H, 8. m. (anc.) Vêtements de
toutes les sortes pour homme ou fem-
me; défroque, hardes. Voy. le sui-
vant.
POURC'HA, v. a. (anc.) Yar,
POURCHAS, v. a. Equiper, armer,
parlant d'un "navire, fournir, en géné-
ral; p. pourchaset,
POURC'HENN. Voy. POULC’HENN.
POURENN, 8.1. Poireau, légume ; pl.
pour, Masc.
POURMEN, v. 0. Se nromener ; p. et.
Voy. BALE. Moñt da bourmen. aller se
promener (style familier).
POURPANSOU, 8. pl. m. Pourpoint
d'homme.
POUS, BEUS, s. m. Y. Toux, maladie
des chevaux et animaux.
POUSET (pou-set), adj. Y. Poussif. 00
dit aussi peuset.
POUT, s. m. V. Pot. Voy. pg.
POUT-ROT, 8. m. Y. Moyeu de la
roue. — Pout, pot, et rot, roue.
PRAD, PAAT, 8. rm. Pré, prairie. En
laun, pratum; pl. prajeier.
PRADENN, 8. L Lit de rivière.
Q)
990 PRE
PAAOENN, 8. L. Y. Synonyme de
prat, prad.
PRAT, s. m. Champ marécageux et
de mauvaise qualité. Ce mot figure
parmi les noms de famille.
PRATELL, a. L. Tonpelle de jardin.
PREANV, 8. m. Y. Ver de terre; pl.
preinuet. Voy. PRENY, PREV.
PRED, s. m. Moment opportun.
Pred eo mont kuit, il est temps de
partir.
PRED, PREB-B0ED, a. m. Repas. —
Pred. moment opportun, et boed, nour-
riture.
PRED-BEURE, 3. m. Y. T. Déjeñûné,
repas du matin. — Pred, repas, et
beure, matin. :
PRED-BOED. Voy. PRE.
PREDEGOUR, 8. m. V. Prédicateur ;
pl. predegerion (predeg-erion). — Pre.
dek, V., prècher.
PREDEIN (pred-e-in), v. n. Y. Prendre
son repas. — Pred, pret, repas.
PREDEK, a. in. Voy. PREZEN.
PREDEK, v. 0. V. Prècher ; p. prede-
get (predeg-et).
PREDER, PREDERI, s. m. Soin, souci;
pl. tou.
PREDERI. Vur. PREDER.
PREDERIA, v. a. Soigner, méditer;
p. prederiet. — Prederia war eunn dra,
méditer un sujet.
PREDERIUZ, adj. Soigneux.
PREDH, PRYDH (anc.) Beauté, d'après
Le Pelletier.
PREDIK, 8. m. Dn petit moment.
C'est le dimiautif de pred. moment.
PREGENN (preg-enn), 8. f. Y. Sermon ;
pl. eu. Voy. PREZEGENN.
PREIZ (pre-is), s. m. Proie, capture,
prise.
PRE
PREIZA {pre-isa), v. a. Capturer; p. ot.
PREIZ-BOUTIN (pre-is), 8. m. Butim.
— Preis, caplure, et boutin, en com-
mun.
PREIZER (pre-iser), 8. m. Pillard; pl.
ten.
PREJA, PREJAL, v. n. C. Diner, faire
son diné; p. et.
PREJAL. Yor. PREJA,
PREMEDI, s. m. V. Le pluriel preme-
dieu, des prémices, est seul usité.
PREN, s. m. Achat, acquisition.
N'est guère employé.
PRENA, v. a. Acheter ches un mar-
chand, et aussi racheter, en termes de
dévotion; fr. et.
PRENECHER, s. pl. m. C. Pluriel ir.
régulier de prenest, fenèire.
PRENER, 8. m. Acheteur, e
d'un marchand; pl. ten. Au féminin
prenerez ; pl. ed.
PRENEST, s. m. T. G. Fenêtre; pl.
prenecher.
PRENESTR, 8. m. Fenêtre; pl. pre-
nestou, et mieux, prenester. En Van-
nes, pluriel prenestri.
PRENESTRI, Y. Pluriel irrégulier de
prenestr, fenêtre.
PRENN, 8. m. Bois œuvré. Boutou
prenn, sabots. À la lettre, chaussure
de bois travaillé, œuvré. Voy. «ear.
Dans l'usage, on ne fait guère de diffé-
rence eatre prenn et koat. On dit bou-
tou koat ou boutou prenn. 1l en est de
méme des instruments et outils en
ois.
PRENN, a. m. Barre de bois qui sert
à barricadcr une porte en dedans.
PRENNA, v. a. Fermer on barricader
avec une barre. Prenna ann or, barrer
la porte. Voy. PRENN, barre.
PRENN-C'HUEK, a. m. T. Bois de
réglisse. — Prenn, bois, et c’husk,
doux au goût,
PRE
PRENN, PREV, PREON, a. m. Ver,
insecte; pl. prenved. prered. Voy.PREV;
Jà sont indiqués les dérivés et com-
posés de ce mot.
PRENVEDET, PREVEDET, adj. Ver-
moulu. — Prentv, ver.
PREON. Voy. PRERV.
PRECUEDEIN (preoued-e-in), v. n. Y.
Engendrer des vers.
PREOUEDEK, adj. Y. Rempli de vers, |
verreux.
PRES, 8. m. Armoire à deux battants.
PRESBITAL, s. m. Presbytère, cure.
PRET, 8. m. Y. YOT. FRED, repas.
PREV, PRENV. Yor. ce dernier. Yor.
ci dessous les composés et dérivés de
ce mot.
PREVAN, 5. m. Yor. AMPREVAN, plus
usité.
PREV-ANN-0ALED, 8. m. Grillon, in-
secte. À la lettre, ver du foyer de la
cheminée. l s’y tient en effet d’habi-
tude dans les maisons de la campagne.
PREV-DILLAO (les L mouillées), s. m.
Mite ou teigne, insecte qui détériore
les vêtements en laine.
PREV-DOUAR, s. m. Ver de terre;
pl. preved-douar.
PREVEDEK, adj. Verrcux. — Prev,
prenv, ver. |
PREVEDI, PRENVEDI, v. n. Se rem-
plir de vers; p. prevedet, prenvedet.
PREVEDIOU, PREVEUDIOU, 6. pl. m.
Prémices.
PREV-GOULOU, 8. m. Ver hiieant. À la
lettre, ver-lumière.
PREVIK, 8. m. Vermisseau; pl. pre-
vedigou. C'est le diminutif de prev,
ver.
PREV-KADL, 8. m. Chenille verte,
fléau des choux. — Prev, ver, et kaol,
des choux.
PRI 531
PREV-KOAT, 8. m. Artison. À la lettre,
ver de bois.
PREV-LUGERNUZ (lug-ernuz), 8. m.
Ver luisant. A la lettre, ver brillant.
PREV-NOZ, 8. m. Ver luisant. À la
lettre, ver de nuit.
PREZEB. a. m. C. Râtelier d'étable;
pl. presebao.
PREZEG, PREZEK, a. m. Discours,
harangue.
PREZEG, PREZEK, Y. n. Parler, dis-
courir, haranguer, parier en publio,
prêcher en chaire, à l'église; p. pre-
xeget.
PREZEGENN (preseg-enn), s. L. Dis-
cours, harangue, et aussi, sermon fait
à l'église; pl. prexegou.
PREZEGER (prezeg-er), 8. m. Prédica-
teur, qui fait un sermoa. Voy. PREZES.
PREZEGI (preseg-i), x. H. Non usité. .
Voy. PREZEG, v. n.
PRÈZER, PREZEG, 5. m. Voy. ce der-
L
PREZEK, pREIE9, v. n. Voy. ce der-
nier.
PRI, 8. m. Argile, terre glaise. Pri-
ras, mortier de maçon. Voy. PRI-RAZ.
Pri-brikenn, ciment pour maçou-
neries. Voy. ce mot.
PRIA, v. a. Garnir d'argile, p. pret.
Voy. PRI,
PRI-BRIKENN, 8. m. Ciment pour
maconneries. — Pri, argile, et bri-
kenn, brique.
' PRIDIRI. Voy. PREDERI.
PRIDIRIA. Voy. PREDERIA.
PRIED, subat. des deux genres.
Epoux, épouse ; pl. priejou, et mieux,
ann daou bried, parlant d'un couple.
A la ville, on dit : ve fned eo, c'est
mon époux, c'est mon épouse. He fried
mar hez, son prétendu. He bried mar
bes, sa prétendue.
5 32 PRI
PRIEDELEZ, a. f. Mariage. Sisun
priedelezs, la lune de miel. A la lettre,
lu SC uin du mariage.
PRIEK, adj. Argileux. — Pn, argile.
PRIET, 8. m. et L. Y. Epoux, épouse;
pl. priedeu, et mieux, enn deu briet.
VOy. PRIED.
PRIETAAT, v. n. Prendre femme.
YOT. DIMEZI.
PRIJOUT. Voy. PRIZOUT.
PRIM, 8. m. Croissant de la lune;
on dit mieux, prim-al-loar. En Vannes,
er prim, la nouvelle lune.
PRIM, ad}. Avare, chiche: précoce et
bâtif, en parlant des fruits, des four-
rages.
PRIM, adv. T. C. Promptement, su-
bitement, vite.
PRIM, adj. Y. Rare, peu abondant.
Prim e er c'henet, le bois de chauffage
est rare, V.
PRIM, adj. (anc.) Trop petit, en trop
petite quantité, chétif. Re brim, trop
peu.
PRIMA, 8. m. Prime, terme de dévo-
tion.
PRIM-AL-LOAR, s. n. Le premier
quartier de la lune.
PAIN, adj. Avare. Ce mot paraît une
corruptios de prm,
PRINS, s. m. Prince; pl. ed.
PRINSEZ, 8. f. Princesse ; pl. ed.
PRIOD, PRYOD, adj. (anc.\ Gruek priod,
femme mariée. À la lettre, femme
épouse. Voy. BREL el PRIED,
PRIOL. adj. Tad priol, père prieur,
certaine fonction dans lcs couveuts
d'hommes.
PRI-RAZ, s. m. Mortier pour les ma-
conneries. — Pn. argile, etraz,chaux.
Telle est en effet la composition du
mortier dans les campagnes; en ville
on remplace l'argile par le sable.
PRO
PRISSAUT, s. m. Y. Enn ur prissaut,
en sursaut, subitement.
PRIVEZOU, s. pl. m. Latrines des
maisons de ville.
PRIVOES, PRIVOEZ, s. m. V. Latrines
de la ville.
PRIVOEZIEU, 8. pl. m. V. Le même
que le précédent.
PAIZ, s. m. Cours ou prix des mar-
chandises.
PRIZEIN (pris-e-in), v. a. et n. Y.
Daizuer, apprécier, priser ; p. priset.
PRIZOUT, v. a. et 0. Le même sens
que le précédent ; p. prisef.
PROF, s. m. Uffrande dans le plat de
celui qui quête à l’église; oblation.
Goulenn prof. faire la quête à l'église.
On dit aussi proc.
PROFA, v. n. Donner une offrande à
l'église. Profa er plad, mettre son of-
frande dans le plat.
PROFED, 8. m. Prophète; pl. ed.
PRON, s. m. Sorte de sermon ou
d'instruction qui se fait à l’église. —
Qber ar pron, faire le prône. À ce mo-
ment de la messe, on annonce la mort
de ceux des paroissiens qui sont morts
en pays étianger et onu les recom-
mande aux prières des fidèles. A l'île
de Hai. ces mots signifleut aussi faire
lu q''ète pendant le piône.
PROPIK, 8. L. Belette. En poésie. on
l'appelle parfois Mac'harit-koant. À
la lettre, Marguerite jolie, et aussi
koantik. À la lettre, petite jolie. Avec
0.8 nous si doux, on pourrait croire
qu'en Breta;sne les belettes ne sont pas
Carnassières ct respectent les poules et
les œufs. Il n'en est rien, et ceux qui
les ont appelées aiusi ont pensé qu'ils
désarmeraient sa voracité eu ne l'ap-
pelant pas par son vrai nom. Kaerel.
De quoi ne sont pas capables Les gens
Superstitivua! C'est peut-être dans ce
mème ordre d'idées que les Egyntiens,
il Y a bien longtemps, doni:èrent place
au ciel, parmi les constellations, à des
PUG
animaux nuisibles ou féroces. C'était,
peut on penser, pour se les rendre
favorables.
PROV, s. m. Y. Offrande à la messe,
oblation, quête. Voy. PROF.
PROVEIN (prov-e-in), v.n.V. Donner
une offrande à l'église pendant la messe.
VOy. PROFA.
PRUN, s. pl. m. Pinriel irrégulier de
prunenn, prune, fruit.
PRUNEK, 8. L Lieu planté de pru-
niers. Voy. PRUN.
PRUNENN, S.L Prune, fruit, pl. prun,
masculin.
PRYOH, PREDH {anc.) Beauté, d'après
le Père Grégoire.
PSALMENNI, v. a. C. Réprimander vi-
vement.
PUAR, PIAR, nom de nombre, Y.
Quatre, pour le masculin. Voy. PEVAR.
PUARVET, adj. numéral. Y. Quatrième,
pour le masculin,
PUARZEK, adj. numéral, Y. Quatorze.
PUCH, C. Sul ar puch-dibuch, Île
dimanche de la Quinquagésime, le
dimanche gras. Voy. PEUZ-DIBEUZ.
PUCHA, Y. n. S’accroupir. On dit
aussi pucha!.
PUCHAT. Voy. le précédent.
PUDASK, PUTOASK, s. m. Putois,
animal ; pl. ed.
PUEMP, nom de nombre, V. Cinq.
PUEMPET, adj. numéral, V. Cin-
quième.
PUFERIK-ANN-DOUAR, s. m. Vesse-
de-Joup, sorte de champignon.
PUG, Voy. PUL,
PUGNEZ, s. m. Abcès, furoncle.
PUGNEZ, pluriel irrégulier de pu-
gnezenn.
PUR 533
PUGNEZENN, s. f. Punaise de bois;
pl. pugnez. masc. — Ce que dit Le
Gonidec au mot louezae me prali par-
faitement vrai : Les paysans bretons
ne counaissaient pas autrefois les pu-
naises domestiques ou des lits. En
revanche, les poux et les puces étaient
très-communs dans les campagnes. Il
en est de même en Afrique, au moins
dans les régions parcourues par les
troupes francaises; il y a beaucoup
de poux, infiniment de puces, mais
absence de punaises. La fréquentation
des villes a pu modifier cet état de
choses en Bretagne.
PUILL (les L mouillées), adj. Abon-
dant, fertile, en grand nombre, épais,
potelé. Glao puill, ondée, pluie abon-
dante, Plac'h Koant ha puill, grosse
dondon. Pour la prononciation de ce
mot, voyez la consonnance finale UILL
au Dictionnaire des rimes.
PUILLA (les L mouillées}, v. n., et
de préférence, dont da vesa puill,
devenir abondant, devenir en grande
quantité.
PUK, PUG, adj. (anc.) Mou.
PUKA, v. n. Laisser impression sur
la chair par suite de ligature ou de
pression.
PULLUCHA. Voy. PULLUCHAT.
PULLUCHAT, v. a. Briser, réduire en
petits morceaux ; p. pulluches.
PUNS, s. m. Puits à eau; pl. ou.
PUNSA, v. a. Puiser; p. ef. — Puñisa
dour, puiser de l'eau.
PUNSAL, v. a. Voy. le précédent.
PUNS-DOUR-GLAO, 8. m. Citerne ali-
mentée par les eaux pluviales. A la
lettre, puits d’eau de pluie.
PUNS-GLAO. Voy. le précédent.
PUNT, S. m. (anc.) Livre, poids équi-
valant à un demi-kilogramme.
PURA, v. a. Fourbir ou écurer, par-
lant de la vaisselle de cuisine, nettoyer
534 RAB
les meubles, le plancher, au moyen
d'un lavage; p. zuret.
PURA, PURAAT, v. a. Raffiner, épu-
rer.
PURAAT. Voy. le précédent.
PURGATOR, s. m. Purgatoire.
PORI, v. a. C. Voy. PURA.
PUSSUN, s. m. Y. Poison.
RAB
PUSSUNIEIN (pussun-i-e-in), v. à. 9.
Empoisonner, faire mourir par le
poison ; p. pussuniel.
PUT, adj. Acre, aigre, narlent des
fruits ; aigu, piquant, parlant du vent.
— Atval put, nomme sauvage. Arnel
put, vent piquant. Ce mot s’emplote
aussi comme adverbe : Skei put, frap-
per très-fort. He-mañ a sa dall
celui-ci est complètement aveugle, C.
PUZE, 8. m. (anc.) Chien courant:
pl. puxeet.
KR
Nous rappelons ici que cette lettre,
à l'instar des autres consonnes, se fait
fortement sentir à la flan des syllabes
et des mots. Ainsi. par, amzer, toc’hor,
hudur, bir, se prononcent comme en
francais, pare, amsère, toc'hore, hudure.
A plus forte raison, cela a lieu quand
la lettre R est doublée, comme dans
hmr, barr.
HA, a. m. V.T.C. Chaux, minéral.
YOT. BM.
RA, particule exclamative. Que! —
Ra vevo pell! au lieu de ra bero pell!
qu'il vive longtemps! Ra garinn, au
lieu de ra karinn, que j'aime. Comme
on le voit par ces exemples, après la
particule ra, les lettres fortes se chan-
gent en faibles. Voy. la grammaire.
RABAOIEZ. VOY. ARABADIEZ.
RABADIEZOU, pluriel du précédent,
RABANK, 8. m. Codage de narire.
Rabanñk teo, câble, gros cordage: pl.
ou.
RABANKOU, s. pl. m. Rabans, terme
de marine.
RABBAD, s. m. (anc.\ Esprit-follet,
feu-follet. .
RABEZ, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de rabezenn, rave.
RABEZENN, s. f. Rave, légume: pl.
rabez, masculin.
RABIN, 8. m. Y.T. Avenue, allée de
jardin, de cour, sentier qui corresrond
à une brèche faite à uue haie ou clô-
ture.
RABIN. Dre rabin, parfois.
RABINAT, ady. À la dérobée.
RAE
RABOD, s. m. Rabot de menuisier.
RASOTA, v. a. Raboter ; p. et.
RACH, s.m. Gratelle, teigne, maladie
de la peas.
RAC'H, a. nm. Y. Rat; pl. rac'het.
RACHEIN (rache-in), v. a. Y. Raser,
faire la barbe; p. rachet. Um rachein,
se faire la barbe.
RACHOUS, 8. m Y. Teigneux, et aussi,
groguon. Voy. RAC'H.
RAC'HUER, s. m. Y. Ratière, piége à
rats. Voy. RAC'H.
RAOELL, RAZELL, s. f. Radeau; pl. ou.
RADEN, s. f. Ptéride, plante.
RADEN, 8. pl. m. Pluriel de radenenn.
RADENA, v. n. Couper de la fougère;
p. et.
RADENEL, 8. f. Lieu rempli de fou- |
gères.
RADENENN, 5. L Plaut de fougère;
pl. raden. masculin, des plants de
fougère, de la fougère.
RADEN-SEAC'H, 8. pl. m. Des plants
de fougère desséchés au soleil pour
faire du feu. A la lettre, de la fougère
sèche.
RADEN-ZERO, 8. pl. m. Polypode,
plante. — Raden, des plants de fou-
gère, et derù. chène. C’est, en effet, une
espèce de fougère qui se cramponne
aux souches de chêne et y adhère par
de petites branches latérales.
BADIN, 8. pl. m. Y. Des plants de
fougère. VOY. BABINENR.
RADINENN, 5. L Y. Un plant de fou-
gère; pl. radin, masculin, des plants
de fougère, de la fougère.
RAE, s. m. Raie, poisson ; pl. raeed.
RAËIN (ra—e-in), v. a. Y. Eadaîre de
Chani. — Ra, chaux, Y.
RAG 535:
RAE-LAGADEL, 8. m. Bale bouclée,
poisson. À la lettre, raie aux gros yeux.
Cette dénomivation bretonne de la raie
bouclée est assurément erronée. Ce
poisson a sur ses deux surfaces des
défenses ou aignillons en forme de
boucles ou anneaux non fermés, an-
peaux qui, en breton, ne pourraient
être traduits que par le substantif
lagadenn. La vraie dénomination de ce
poisson serait donc rae-lagadennek,
raie qui a des anneaux, des boucles.
Je ne crois pas que ses yeux, quoique
saillants, soient aszez remarquables
pour qu'on puisse lui donner la qnali-
ficatiou de lagadek, qui a de gros
yeux. °
RAER, s. m. B. Ce mot, particulier à
l'île de Batz, s'emploie comme suit :
Raer moc'h, marchand de cochons.
RAG, prép, Voy. RAI.
RAG, con). Voy. RL, car. En grec,
gar.
RAGACH, 5. m. Babil de femmes ras-
semblées.
RAGACHA, v. n. Vendre au détail de
petites denrées.
RAGACHAT, v. n. Babiller comme
font des femmes assemblées. Voy.
RAGACH.
RAGACHER, a. rm. Fripier, regrattier,
marchand de petites denrées; pl. ten.
RAGACHI, v. a. Injurier; p. ragachet,
RAGAICHA (rug-é-cha), v. n. Vendre
an détail. Orthographe vicieuse. Yar,
RAGACHA.
RAGATA, RAGACHA. Voy. ce dernier.
RAGATER, s. m. VOYy. RAGACHEA.
RAG-EEUN, adv. Tout droit,
RAG-ENEP, adv. Tout droit, vis-à-vis.
RAG-EOST, RAGEOST (rageôst), 8. m.
hkotomve, arrière-salson. Je ne puis
comprendre la composition de ce mot.
RAGLIN, s. m. Ligne à er le
poisson, ste
0936 RAM
RAK, conj. Car. Hak ma, parce que.
Rak na, parce que... ne.
RAK, prép. Devant, en présence.
C'est une abréviation pour dirak.
RAKAD, 8. m. C. Agitation sur la
mer.
RAKAL, v. n. C. Être agité, parlant
de la mer. ll se conjugue avec l'uuxi-
liaire ober. Rakal a ra ar mor, la mer
est agitée.
RAKAL, GRAKAL, v. n. Voy. ce der-
nier.
RAKAT, Y. n. Coasser; p. raket. Il
ne s'emploie qu’à l'iufuitif avec l’auxi-
liaire ober.
RAKER, s. m. D. Ksplanade, glacis.
RAKLA, v. a. Râper ; p. et.
RAKLAT, v. n. Crier comme font les
poules ; p. raklet.
RAKLOUER, 8. m. Ratissoire, racloire.
RAK-SE, adv. Donc, c’est pourquoi.
RAK-TAL, prép. Vis-à-vis de, en face
de. — Rak, pour dirak, devant, et
tal, frout.
RAKTAL, adv. Desuite, sur-le-champ.
RAL-DOUR, s. m. hale d’eau, oiseau.
— Dour, eau.
RAL-VALAN, 8. m. Halo de genèts,
Oiseau. — Balan, genèêt.
RAMAGN, s. m. C.Il se dit, et aussi
ramagnañd, des restes d’un repas; il
n'a pas de pluriel, mais il s'emploie
cOmme tel.
RAMAGNAND. Voy. le précédent.
' RAMAGNANT. Le même que ramagn.
RAMBRE, 8. m. R.dotage, rèverie;
pl. rambreou.
RAMBREA, RAMBREAL, v. n. Radoter,
dire des extravagances; p. rambreet.
RAN
RAMBAEER, 8. m. Radoteur; pl. ien.
RAMBREEREZ, 8. f. Radoteuse ; pl. ed.
RAMOKI, v. a. Remorquer, touer un
navire. le faire avancer en tiraut sur
un câble; p. ramoket.
RAMPA, v. n. Glisser par plaisir sur
un corps poli en écartant les jambes
pour ne pas tomber ; p. et.
. RAMPADENN, 8. f. Glissade par plaisir
sur la glace.
RAMPET, adj. lL se dit d’un cheval
qui a les jambes trop écartées.
RAMPS, 8. m. Géant de la fable;
pl. ed.
RAMSKOAZ, 6. m. Côtelette de porc
frais.
RAN,8. f. Grenouille de mare ; pl. &.
Ea latin, rana.
RANDON, 8. m. Y. Radoteur, rado-
tage, flerté, arrogance, dédain, faste,
Ostentation.
RANDONEN, 8. m. et f. Y. Qui radote.
RANDONI, v. n. V. Radoter. Il se
conjugue avec l’auxiliaire vber.
RANDONUZ, adj. Arrogant, curieux.
BANER, a. L. Grenouillère. — Ran,
grenouille de mare.
RANEL, adj. Guricux, avide de nou-
velles.
RANELEREZ, a. L Ce mot, qui dérive
du précédent, est peu usité. Je l'ai vu
employé au sens de curiosité ou désir
de savoir tout ce qui se fait ou se dit
eu ville.
RANGOUILL (les L mouillées), adj.
Il se dit d’un coq à demi-châtré, d'uu
animal qui L’a qu’un testicule.
RANGOUILLI (les L moules, v. a.
Châtrer à moitié, parlaut d'uu coq;
p. rangoutllet.
RANJEIN (rañje-in), v. n. Longer la
terre, parlant d'uu navire; p. rarÿes,
RAN
RANJENN, 8. L G. Bride, rênes; pl.
ou.
RANJENNA, v. a. Tenir court les rê-
nes pour morigéner un cheval; p. et.
RANJEOD, RANJEOT, 8. m. Y. Baquet;
pl. rañjeodeu.
8ANGLEZ, adj. Insatiable, goulu,
parlant des chevaux. Naoun-rankles,
faimvalle, maladie des chevaux. Yor.
ce mot.
RANKOUT, v. n. Falloir, être obligé
à faire. Voy. FALLOIR, à mon Nouveau
Dictionnaire français-breton 1869. —
Dre lesenn Doué, ar mammou a rank
rei ho leas d'ho re vihan, la loi de na-
ture veut que les mères allaitent leurs
petits.
RANN, 8. m. Partage, répartition;
1. ou. Le pluriel rannou figure parmi
es noms, de famille.
RANNA, v. a. et n. Séparer, diviser,
partager. faire les parts; p. et. Comme
neutre, il signifie se fendre. Ranna a
ra va c'haloun gart..…, mon cœur 8e
fend à cause de... Ranna ar re vad
dioc’h ar re fall, séparer les bons des
méchants.
RANNEIN (rann-e-in), v. a. et n. V.
Le même sens que ranna.
RANN-GALOUN, s. m. dAflliction,
crève-cœur. — Ranna, se fendre, et
kaloun, cœur.
RANVA, RANVAT. Voy. ce dernier.
RANVAT, v. a. Sérancer, parlant du
lin, du chanvre. Voy. RANVEL. On dit
aussi diranvat.
RANVEL, a. f. Carde, séran, instru-
ment pour travailler le lin, le chan-
vre; pl. renvel.
RANVELL, 8. f. Petite porte d’une
écluse ; pl. ou.
RANVESKENN. Voy. HARVESLENN.
RANVET, 8. m. (anc.) Chemin de tra-
verse. Ce mot paraît être le même que
ravent, sentier.
RAS 937
RAO, RAY (ra), s. m. Chaîne du ti-
mon des charrettes, des charrues.
RAOK, 8. m. Avant. — Ce mot, qui
entre dans la composition de la prépo-
sition a-raok, avant, ne s'emploie
qu'avec les pronoms possessifs dans
la forme suivante : Enn da raok, enn
hon raok, avant toi, avant nous. À la
lettre, en ton avant, en notre avant,
etc.
RAOSKL, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de raosklen. °
RAOSELERK, adj. Rempli de roseaux ;
favorable à ces plantes, parlant du
801.
RAOSKLENN, s. f. Roseau ; pl. raoskl,
masculin.
RAOÛ, s. m. C. Câble, corde ou
chaîne fixée au cheval de timon d’une
charrette ou de la charrue.
RAOUANN, RAOUENN, a. f. Empan.
RAOUENN. Voy. le précédent.
RAOUENNA, v. n. Mesurer à l'empan,
et aussi, battre quelqu'un.
RAOUENNAD, s. L La longueur d’un
empan.
RAOUIA, v. a. et n. Enrouer, s'en-
rouer ; p. raoutet.
RAOULA. Yor. RAOUIA.
RAOULET, adj. Rauque, enroué.
RAOULIN, s. m. Linteau ; pl. ou.
RAOZ, RAOSKL, s. pl. m. Pluriel ir-
régulier de raosenn, raosklenn, roseau.
RAOZEE. Le même que raosklek.
BAOZENN, a. f. Roseau; pl. raos, m.
RASPA, Y, a. V. Grapiller ; p. rase
paet,
RAS-PAOTR, 8. m. Garçonnière. Voy.
PENN-PAOTR.
RASTEELL, s. L. Instrument pour
couper le chanvre,
X
6538 RAV
RASTELL, s. L Rétesu, câtetier d'écu-
rie, tretilis. £a latin, rastellum.
AASTELLA. Voy. RASTELLAT.
RASTELLAB, 8. L. Ce que peut enle-
ver un réteau, ce que peut contenir um
eler d'écurie.
ge MASTELAAT, v.a. Bâteler ; p. rastel-
L
RAT, RATHI, 8. m. Pensée, el
dessein. 4-rator, à desseln. ep rat,
sans y penser.
RATOUZ, adj. Qui a les cheveux ras,
qui a perdu es dents.
RATOUZA, v. 8. C. Emousser, parlant
du tranchant d'un outil.
RATOZ, 8. m. Pensée, dossein.
4-ratos, à dessein.
RATRE, 8. f. C. H ne s'emploie, que
je sache, que sous la forme suivante :
raire vad, e ratre, pour dire en bon
état, parlant des choses et des êtres
animés. En termes ironiques, en par-
bant d'an ivrogne, on dit : E ratre vad
ema) il est dans un bel état!
BAN. RAD. Yor. ce dernier.
RAVAILLOUN (les L mouillées), s. m.
Garçon espiègle.
RAVAL, s. m. C. Déchet ou baisse
sur les marchandises. Raval 30 tar
ann ed, le blé est en déchet.
RAVANELL, 8. f. Drague en mer;
pl. ou.
RAVANELLI, v
pl. ravanellet.
RAVENT, 8. m. Sentier, chemin de
servitude chemin à travers les
champs: pl. raveñchou. Le substantif
raveñt, se prononce comme en frau-
qais ravaiote.
RAVESKENN, 8. L (anc.) Voy. HARVES-
MN.
. Draguer en mer;
RAVODEREZ, 8. m. Radotage. Ravo-
deres ha nend ken, ce ue sont que des
radotages.
RE
RAVODEZ, 8. 1. Radotouse.
RAZ, 8. m. Chaux, minéral.
RAZ, 8. m. Rat, anima] ; pl. ed.
RM, ATL, 8 m. Détroit en mer, oh
le courant est violent. Le plus æélèbre
est celui situé entre l'île de Sein et le
cap Sizun; on Neu en ka v
Ras Sirun on Ras PI
très-dangereux ; témoin 69 méd
Biskoas den ne dremenas ar Bat,
N'en devoe aoun pe gloaz.
, adj. L
CRT
RALA, v... Enduire de dnns. erépir;
n, ruset,
RAZAILLAT (les L mouillés), v. n.
pn evmme font les
1 enan,
leak D WS, Ce mot
est compot le rer, a
jusqu'au bord, et de arc'h. ST
1 ha kv LRR ne, pour étre,
pe où coffres sont remptts de
Le ace d'automne est, on ele,
celle où les greniers sont le mieux
fournis. — Pa rez raz-arc'h, à l'a
tomne, après la moisson, quand les
grains sont dans les coffres, les
greniers.
RAZ-DOUR, s. m. Rat d'eau, animal.
— Res, rat, et dour, eau.
RAZELL. Yor. RADELL.
RAZ-SKLEAR, 5. m. Lait de chaux. —
Baz, chaux, et sklear, adj., clair.
RAZUNELL, 8.f. Ratière, piége à rats;
pl. ou. — Ras, rat, animal.
RAZUNENN, 6. L (anc.) Batière,
RE, adv. Trop. Après ce mot,ilya
quelques lettres fortes qui se "modi-
flent. Re vraz, trop grand, pour re bras,
Re deo, pour re teo, trop épais. Voy. la
grammaire.
RE, s. m. Paire, parlant des chaus-
sures. Eur re voutou-ler, une paire de
souliers, aa lieu de, eur re boutou-ler,
REB
attendu qu'après re, il y a qreiques
lettres qui se modifient. Voy. la gram-
maire.— Eur re sisaillou, eur sisaillou,
une paire de ciseaux. Eur re heuzou.
une paire de bottes.
RE. Ce mot, sorte de pronom, est le
pluriel de hm. et, comme ce dernier,
se prête à plusieurs combinaisons.
Ainsi, on dit ar ve, ceux, celles. En
compagnie et à la suite des pronoms
possessifs, il forme des adjectifs pos-
sessifs, comme va-re, les aieas, les
miennes; da-re, les tiens, les tiennes,
ete. Re s'emplois aussi avec un adjectif :
ar re gos, les vieux, les vieilles, au
lieu de ar re kot. Après ce mot, quel-
ques lettres fortes s’adoucissent. YOt.
la grammaire. ”
REAL, adj. Royal.
REAL, a. m. Monnaie fictive en Bre-
tagne et ayant la valeur de 25 centimes.
En ospaguot, real. Voy. mon Nouveau
Dictionnaire français-breton 1869, aux
mots RAL et Live, Les Bretons coump-
tent par real, tan! que le chiffre exprimé
n'est pas difficile à saisir dans la con-
versation : pevar real, un fran; eix
real, deux francs. A la lettre, quatre
real, huit real. Cette sorte de locution
date de l’époque où les Espagools ten-
tèrent de s'emparer de Brest, vers 1590.
Voy. MTL, BASTOUT, mois eAkpaguots qui
ont été employés en Bretagne, à la
même époque.
REAUR, a. m. Y. Le postérieur ou cul
de l'homme. Voy. REOR
REAOUEIM, REDEIN (reaoue-in), v. D.
Y. Geler. laaa Reo, gelée.
HEM, 8. m. Niveau. Yor, REZ.
REBECH, s. m. Remords, reproche ;
pl. ou.
REBECH, 8. m. C. Rabat de prêtre.
REBECH, v.a. Censurer, réprimander;
p. rebechet.
REBECHA. Non usité. Voy. le pré-
cédent.
ELER, RERBET, 8. m. Violon, vielle;
pl. rebetou.
RED 33%
SEBEKI, v. n. Regimber.
REBET, s. m. Violon, vielle; pl. ou.
REBETA, RESETAL. Voy. ce deroier.
RESETAL, v.n. Et mien, c'hoar gañt
ar rabet, jouer du violon; p. rebetet.
RESETER, 8. m. Joueur de violon ou
de vielle; pl. tn.
REBRECH, 8. m. Y. Le même qua
rebech.
REBUS. VOY. HHL.
REC'H, s. m. Afflictian, dépit.
REC'H, ROC'M, s. m. (anc.) Bruit des
intestins en certaines circonstances.
REC'HI, v. 6. Inquiéter, aflliger;
p. rec’het,
REC’HI, AOC’HI, v. n. (anc.) Crier
comme font parfois les intestins.
REC'HUZ, adj. Hargueux. — Rec’h,
dépit.
R&D, 8. m. Courant, écoulement,
parlant de l’eau, etc. Red ann dour, le
courant de l’eau. Quelquefois le mot
red s'emploie au sens de flux de ventge,
Wais il faut dire red-kof.
RED, s. m. Galé, plante.
RED, RET, adj. Nécessaire, banal,
commun. Ce mot a aussi la signification
de passager, adjectif, en parlant des
poissons qui, camme la sardine, le
maquereau, émigient et reviennent
périodi uement. Red eo ober, il faut
aire. Voy. FALLOIR, à mon Noureau
Dictionnaire français-breton 1869. —
Fourn red, four banal. Pesk red, poisson
de passage.
REDADEK, 8. m. Course de chevaux.
— Redek, courir.
REDADENN, s. f. Course, temps erma-
ployé à fuire le chemin ; espace per.
couru, et, par extension, moment,
instant. Me veso distro onn eur reda-
denn. je serai de retour dans ue ins-
tant, après une course.
540 REG
REDEK, REDET, v. n. Courir, couler;
p. redet.
REDER, 8. m. Coureur, qui court
bien ; pl. ten.
REDEREZ, s. f. Femme d’une mauvaise
conduite; on le ditaussi de la diarrhée ;
mais red-kof est mieux.
REDET, v. n. Le même que redek,
qui est usité en un plus grand nombre
e lieux.
RED-GOAD, 8. m. Flux de sang. —
Red, écoulement, et goad, sang.
REDI, s. m. Peu usité. Contrainte,
nécessité. Dreredi, par contrainte. (Gr.)
REDI, v. H. Ce verbe paraît avoir été
l'ancien infinitif de redek, courir ; il a
cessé d'être usité et ne sert qu’à con-
juguer redek.
REOIA, v. a. Peu usité ou même hors
d'usage, si ce n'est en Cornouaille.
Contraindre ; p. redet.
RED-K0F, 8. m. Flux de ventre, diar-
rhée. — Red, écoulement, et kot,
ventre.
REED, s. m. Myrica, plante aiasi
nommée à Daoulas, près de Lander-
neau.
REFIA. Yor. ROENVIA.
REFR, 8. m. YOT. REOR.
REG. VOY. REG-ANN-TREVAD.
REGA, v. a. et n. Fouir la terre
comme font les pourceaux, et aussi
labourer légèrement, en parlant de la
terre. On comprend l'allusion.
REGA, v. n. C. Faire des rigoles.
REG-ANN-TREVAD, 8. m. C. Assole-
ment en agriculture, méthode pour
tirer le meilleur parti des terres d’après
le mode de culture. Cette expression
me paraît hybride; je la crois com-
posée du mot français Règle, qui a été
tronqué, et de ann trevad, la récolte.
REI
RE-GENTRAD, adj. Prématuré. — Re,
trop, et keñtrad, de bonne heure. Pro-
noncez comme en français ré-gais-.
REGEZ (reg-ex), s. m. Braîse ou char-
bons allumés.
REGI, REUGI (reg-à, v. a. Déchirer;
p. roget (rog-et). Par extension, on dit
regi mor. À la lettre, déchirer la mer,
parlant d’un navire qui marche bien.
Voy. HHR, 8. m.
REQREO, s. m. D. Nausée; sans plu-
ciel. Kemer regred, avoir des nausées,
REGRED, REGRET, s. m. Y. Dégoût
pour des mets mal apprètés.
REGRESTEN, 8. m. Y. Bodenn d'église
et fossoyeur du cimetière. Ces deux
charges étaient remplies par le même
homme quand les cimetières enton-
raient les églises. Prouonces comme
en français régrestaine.
REGRESTER, 6. m. T. Il a le même
sens que le précédent.
REGRET, s. m. V. Dégoût pour les
mets mal apprètés.
REHUEIN (re-u-e-in), v. H. VOY. REUEIN,
plus régulier, V.
REI (re-1), et anciennement roi, v. a.
Donner; p. roet. Ainsi que l'indique
le participe, il se conjugue sur l'ancien
infinitif : roann, je donne; roïnn, je
donnerai, etc. Le radical de ce verbe
est ro, don. En em rei da gousket,
s'endormir. En em ret d'al labour, se
mettre au travail. .
REIC'H (re-ic'h) 8. f. V. Ordre, rang,
disposition des choses, discipline mo-
pacale. Voy. REIZ, du Léon.
REIC'HEIN (re-ic'h-e-in), v. a. Y.
Mettre en ordre, policer; p. rec'het,
REIER (re-ier), s. pl. m. Pluriel irré-
gulier de roc'h, rocher en terre-ferme.
REIGN, REIN (re-ign), Y. a. V. Donner;
D, roeit.
REL
REIN (ren), Y. a. Y. Le même que
le précédent.
REIN (reiñ), v. a. T. Donner;
p. roet. Il se conjugue comme ret,
REISAAT (re-i-saafl, v. n. S'apalser,
parlant de la mer; p. est, reiseat.
— Reis, ordre.
REISIA (re-i-sio). Yat. REA.
REIZ (res), 8. L Ordre, disposition,
rang, discipline monacale, Un vieux
manuscrit donne à ce mot le sens de
ontil, instrument, et il ajoute : Eunn
den à siou re, un homme à deux
outils, pour dire un hermaphrodite,
un homme des deux sexes, un homme
mâle et femelle. De là quelques écri-
vaias ont employé le substantif rez
au sens de sexe. Le P. Grégoire en-
tr'autres, a dit : hervez he reis, selon
son sexe.
REIZ (re-is), ad). Claustral. Priol
reiz, prieur claustral.
NZ (re-is), adj. Sans défaut, parlant
d'un animal.
AEIZ (re-is), adj. (anc.) Patient, tran-
quille. Choum reis, rester tranquille.
Reix dioc'h al labour, patient au travail,
disposé au travail.
REIZA (re-ixa), v. a. Arranger, dispo-
ser, mettre en ordre. On dit de préfé-
reuce : lakaat ann traou war ho zu,
meltre tout en ordre; p. rezet,
REJIN, 8. rm. C. Yor. REZIN.
REKED, s. m. Requête; pl. rekejou.
BELE, REKET, 8. m. Dégoût pour
les mets malpropres, Gañt reked, avec
rénugnance. Ce mot est plus particu-
lièrement employé en Vannes.
REKETI, Y. n. Faire une ie. —
Reked, requête. Nn
REKIN, adj. V. Bizarre. — 4-rekin,
Y. à rebours.
REKLOM, 5. m. V. Rafale; pl. eu. ^
RELACH, 8. m. Et aussi krisenn,
bande de terre couverte d'herbes que
REM BU
les agriculteurs de la Basse-Bretagne
laissent subsister entre la haie et le
dernier sillon. C’est un lieu de pâture
pour les bestiaux gardés. Ce mode
de faire peut être blämé, parce que,
de cette sorte, on perd un mètre et
plus de bonnes terres, à l'intérieur
des champs, tout le long de la clôture
où haie. Pour expliquer cet usage, il
faut savoir que les haies des champs,
dans une grande partie de ce pays,
sat couvertes de bois de chauffage
dont le produit appartient au fermier,
et qui n’est coupé que tous les 9 ou 10
ans. Un tel abri étouffe les céréales et
autres cultures qui se trouvent placées
au-dessous des branches. Ce serait
donc peines et argent perdus si on
labourait ce terrain, et si on tenge:
mençait. — Autrefois, on pensait que
cette ceinture de bois de haut
était nécessaire pour abriter les récol-
tes contre les coups de vent si violents
et si fréquents de cette région. C'était
là une erreur, attendu que les mois-
sons sont fort belles dans les contrées
très-proches de la mer, contrées où le
bois manque totalement, faute de
pouvoir pousser. — Après avoir donné
a cause de ce mode d'opérer, on peut
se demander si le produit que le fer-
mier retire du bois de chauffage, peut
compenser la valeur des cultures qu'il
obtiendrait s’il n'avait pas de relach.
RELEGENN (releg-enn), 8. f. Squelette
d'un mort, et, par extension, femme
vieille et maigre. Voy. RELEGOU.
RELEGEU (releg-eu), 8. pl. m. V. Car-
Casse d’un animal mort, ossements, et
aussi reliques.
RELEGOU, 8. pl. m. Le même que
relegeu, de Vannes.
RELEK, s. m. Le singulier n’est pas
usité. Voy. RELEGOU.
REMIA. Voy. CIMIA.
REMM, s. m. Rhumatisme. Ce mot
est ua nom de famille peu répandu.
AEMOULEIN
Regonfler ; p.
REMPS, AEMS, 8. m. Durée de la vie
de l'homme. (anc.)
(remoulein), Y. n. Y.
049 REN
REMPSI, REMSI, v. n. Durer. subsis-
ter. (anc.)
REMS. Yor. RERPS.
BENI, Voy. REMPSI.
REN, s. m. Règne.
REN, v. a. et n. Régner, gouverner,
guider; p. rénet,
RENA. Yar. BEN, v. a.
RENOAEL, 8. m. le même que daal,
RENDAELA, Yay. DAELA.
RENBAELUZ, adj. Contrariant, chica-
peur.
RENER, s. m. Gouverneur, conduc-
teur, guide ; pl. ten. Voy. BEN, v. a.
RENJENN. VOY. RARJENN.
RENK, 8. m. Rang, place, ordre. Ena
ho reñk, à votre rang, à leur rang.
RENKA, v. a. Arranger, mettre en
ordre; p. et.
RENKAD, 8. m. Rangée, enfllade, file,
ligve.
RENKENNAO, 8. m. Rayon, en terme
d'agriculture; pl. ou. Hada s renken-
nadou, semer en rayons ou en lignes
correctes espacées convenablement
entr'elles. C'est une méthode nouvelle
qui est employée avantageusement à
la place du semage à la volée.
RENKOUT. Voy. AARKOUT, qui est plus
usité.
RENN, 8. m. T. Ancienne mesure
pour les grains appelée quartier; elle
valait deux boisseaux Hañter-renn, la
moitié de la mesure appalée renn en
Tréguier.
RENNAD, RENNAT, s. m.T. La plé-
nitude de la mesure appeléc renn en
breton.
RENVER, REVER, adv. (anc.) Trop.
RENVIA. YOt, RIMIA.
REU
REO, REV, s. m. Gelée.
REDEIN (reo-e-in), v. a. et n. Y. Eo-
rouer, S‘enrouer; p. reoect.
REU-GWENN (gu-enn), 8. mn. Gelée
blanche. Reo. gelée, et pemn. blant.
REOL, REOLENN, s. L. Règle pour
tracer des lignes, règlement eccléatas-
tique.
REOLENN. Voy. REL
REOLIA, v. a. Tracer des Hgnes avec
une règle; p. reoliet.
REOR, 8. m. Cui, postérieur de
l'homme. Bara reor, bare rng Re rer,
pain fuit avec de h rine dent on n'a
pas extrait le son. A la lettre, pain-cui,
pain qui déchire son cul (à cetei qui
en mange}.
a Lair es 8. ai te mot se dit
n péteur. r, ,
bruit des gonds mal po or
REOUEIN (reou-e-in), v. a. et n. 1.
Enroner, s’enrouer; p. reouet.
REPUI, v. & et n. Donner à manger,
recevoir par hospitalité. Ex em repui,
se réfugier. Ils sont du style familier.
REST, s. m. C. Andain ou rangée
de foin coupé; il n'a pas de pluriel.
Delc'her ar foenn war he rest, laisser le
foin en andains.
RESTAD, 8. 0. C. Postérité.
RET, BED, ad}. Voy. RER,
RBKTER, 8. m. !l ne s'emploie qu'avec
avel. Avel reter a ra, le vent est à Lai.
Avel reter, vent d'Est.
RETER-GEVRET, s. m. Il ne s'emploie
qu'avec avel. Avel-gevret, vent d'Est-
Sud-Est. Reter, vent d'Est, et gevret,
Sud-Est. Gevtret se prononce comme en
français gaivrette.
REUD, s. m. Radeau pour amener le
goémon qui a été cueilli au large.
REUD, ad}. Roide, parlant des mem-
bres.
REU
REUDI, v. n, Devenir reide. Yor.
REUD, ad).
REUEIN (re-ue-{n), v. a. et n. V. En-
rouer, s'enrouer; p. reuet.
REUET (re-uet), adj. V. Rauque, en-
roué. Yoy. le précédent.
REUFF, s. m. (anè.) Gouvernail de
navire.
REUFFIAT, v. a. (anc.) Gouverner, :
parlant d'un navire; D. feuffet.
REUGI, REG! treugÀ). Yoy.te dernier. |
REUN, REUZN, 8. m. (anc.) Marais.
REUN, $. pl. m. C'est le pluriel de
reunenn, brin de erin, an seut erin,
une soie de poro, de sanglier.
REUNEK, adj. Couvert de crins, Ge
soies de pourceau.
REUNENN, 5. L Brin de cris. ua seul
grin, une soie de porc, de sanglier;
pl. reun, masculin; du crin, des
urins, de la soie de porc, de sanglier.
REUNIK, 8. m. Loup marin, ainsi
nommé parce que son poil est très-
rude. Reun, du crin.
BEUS, 5. m. (anc.) Bruit, tumuhte.
REUSTL, s. m. Désordre, confusion,
mésintelligence, discorde.
REUSTLA, v. a. Brouiller, mettre en
désordre; p. et.
REUSTLER, s. m. Qui met tout en
désordre, boute-feu (au figuré).
REUT, REUD, adj. Voy. ce dernier.
REUZ, REUS, s. m. (anc.) Voy. ce
‘dernier.
REUZ, a. m. Malheur, disgrâce ; pl.
reusiou (reu-siou).
REUZA, AUZA. Voy. ce dernier.
REUZEUDIK, adj. Malheureux, par-
laut des personnes. — Reux, maiheur.
RHY 543
REUZEULENN, %. L. Tertre, cine:
pl. ou.
REUZN, s. m. (anc.) Marais.
REV, REC. Voy. ce dernier.
REVAL, DEVAL, 8. m. Y. Baisse de
prix sur les marchandises. VOy. RWAL.
REVALEIN (real, v.n.W, Donner
du rabais.
REVE, prép. Y. D'après, 5108.
REVER, RENVER, adv. {anc.) Trop.
REVERC'HI, s. m. V. Rquinoxe, maréæ
d'équinoxe. Voy. le satvant, plus usité.
REVERS, 8. M. Equinote, marée
| d'équinoxe,
REUN, 8. m. (anc.) Colline. Yor. RUN.
REVERZI. Voy. REVERSI.
REVI, v. n. Et mieux, ober reo, geler.
Reo a ru, gèle.
REVR, s. m. Y. Le même qtüe reor.
REVUZ, adj. Qui annonce de la gelée,
patlant du temps; glacial, parlant du
vent.
REZ, s. m. Niveau. É rex ann douar,
au niveau de la terre.
REZ, 8. mm. (anc.) Comble.
REZEL, 8. m. Y. Lampe à ‘huile de
poisson où de graisse ; pl. teu.
REZEWN, RIZENN. Voy. ce dernier.
REZTN, s. pl. m. Des raisins, du
raisin ; c’est le pluriel de resinenn.
REZINENN, a. L. Crain de raisin;
pl. resin, des grains de raisin, du
raisin, masculin.
RHEA, 5. f. (auc.) Yor. MERA,'HEEM.
MYR, s. m. (anc.) Gué de rivière.
RHYN, 8. m. (anc.) Mystère; pl.
vhynyau.
RHYNYAU. Yor. le précédent.
544 RIB
RIA, v. a. T. C. Flamber et gratter
le poil d'un porc tué.
RIANEZ, RIANES, s. pl. f. (anc.) Des
femmes. Je crois ce mot douteux.
RIAT, v. à. Y. Yor. BIL,
RIBAOT, 8. m. anc.) Muuvais homme.
RIBAUD, RIBOD (béd), 8. m. Qui vit
en concubinage.
RIBIN, s. m. Ce mot paraîl avoir le
sens de montée, chemin montant, car
on donne à diribin la signification de
descente. Voy. DIRIBIN. On dit ribin-
diribin, en narlant d’un chemin, d’un
Jays qui offre généralement des mon-
tées et des descentes. Keuze e c'hellas
sevel eus ann toull war ann lent dre
ar ribin, il put alors, en suivant et
gravissant la pente, sortir du trou où
il était tombé.
RIRIN, 8. m. Brèche très-étroîte faite
dans une haie, dans le but de faire un
passage. Le Gonidec donne aussi à ce
mot le seus de trace d'une bête fauve
à travers une haie; pl. ou.
RISBINAD, s. m. Bout de chemin. Eur
gwall ribinad, un bon bout de chemin.
Ce mot, qui dérive de ribin (art. 1°),
s'emploie dans un sens général qui
n'implique ni montées ni descentes;
c'est peut-être à tort.
RIBITAILL (les L mouillées), a. m. C.
Je ne saurais définir la vraie signifl-
Cation de ce mot. Pebez bañdenn ribi-
taill! quelle bande d'enfants! Ribitaïll
bugale, marmaille, bande de marmots.
AIBL, s. m. Rive, bord de la mer,
d'une rivière ; pl. ou.
RIBLA, v. n. (anc.) Vagabonder, f-
louter, danser par réjouissance.
RIBLAER. VOy. RIBLER.
RISLER, 8. m. Voleur de nuit, de
grands chemins, vagabond. Voy. RIBLA.
En Lorraine, même signification en
1414.
RIBL-VOGER (vog-er), 8. m. Pierres
en saillie autour d’une muraille. —
Ribl, bord, et moger, muraille.
RIB
RIBOD (r1bôd), s. m. Celui qui vit en
concubinage ; pl. ed.
RIBOD, 8. m. Baratte à faire lebeurre.
RIRODA, RIRODAL. Voy. ce dernier.
RIBODAL, v.n. Vivre en concubinage.
Ce verbe, ainsi que s0n radical ribod,
paraît emprunté au francais ribaud,
qui signifiait luxurieux.
RIBODEREZ, 8. m. Concubinage.
RIBODEZ, 8. L Concubine. Yor.
RIBODAL.
RIBOT, s. m. Baratte à faire le beurre;
l. ou. Ce mot breton est passé dans
e français familier de la Basse-Bre-
tagne. On le prononce ribotte. Lesyno-
nyme baratte est le vrai mot français.
RIBOTADENN, s. f. Ce mot est da
style trivial. On dit : eat eco ar ribota-
denn da fall, l'sffaire n'a pas réussi.
RIBOTAT, v. a. Baratter, parlant du
beurre, le faire à la baratte. Yor. NMH,
RIBOTER, s. m. Qui sait faire le
beurre à la baratte.
RIBOTEREZ, s. f. C'est le féminin du
précédent.
RIBOUL, s. m. Pompe à eau; pl. ou.
RIBOUL, a. m. C. Terrier de renard.
RIBOUL-DIRIBOUL, sorte d'adjectif qui
se dit d'un individu qui ne peut rester
en place, et aussi d'enfants qui cou-
rent dans la maison pour s'amnser.
RIBOULA, RIBOULAT, Y. a. Ponner
de l’eau avec une machine. — boul,
pompe à eau.
RIBOULET, v. a. Il s'emploie en
quelques lieux pour riboulai.
AIBOULOU, s. pl. m, Cemot s'emploie
en mauvaise part. Me a oar he riboulou,
je sais ce dont il est capable.
RIBUS, REBUS, adv. C. D'embiée, avec
précision.
RIE
RICHAN, s. m. T. Gazouillement des
petits oiseaux. Voy. RICHON.
RICHANA, RICHANAT, v. n. T. Ga-
zouiller, parlant des petits oiseaux.
VOy. RICHONAT, RINCHANAT.
RICHARD, 8. m. Nom burlesque
donné au geai, oiseau.
RICHARDIK, 8. m. Le même que ri-
chard.
RICHART, 8. m. Voy. RICHARD.
RICHODENN, 8. f. Pinson, et, selon
d'autres, rouge-gorge, oiseaux ; pl. ed.
Voy. RUJODENN, qui est plus régulier.
RICHON, 8. m. Gaszouillement des
petits oiseaux.
RICHONA, RICHONAT, v. n. Gazouil-
ler, parlant des oiseaux.
RID, RIT, 8. m. V. VOy. RIT.
RIDEK, v. n. V. Courir, couler; p.
ridet.
RIDELL, s.f. Gros crible, gros tamis;
pl. ou.
RIDELLA. Yor. RIDELLAT.
RIDELLAD, 8. L. Ce que peut contenir
un gros crible. — Ridell, gros crible
pour le blé.
RIDELLAT, v.a. Passer au gros crible,
parlant du blé; p. ridellet.
RIDENNEIN, v. a. V. Froncer ou faire
des plis à uue robe, etc.; p. ridennet.
RIDET, adj. C. Qui a des plis. Bragou
ridet, culotte à plis.
RIOOUR, 8. m. Y. Coureur; pl. ri-
derion, — Ridek, V., courir.
RIELL, s. m. C. Verglas, frimas,
glace peu épaisse.
RIELLA, v. n. C. Tomber en frimas,
faire du frimas. On dit de préférence,
oher riell. Riell a ra, il tombe du fri-
nas.
RIEU, 8. m, V. Jeudi.
RIN 545
RIFED, 8. m. Maladie qui établit des
humeurs entre peau et chair.
RIFF, 8. m. (anc.) Le même que rtou,
RIGADELL , a. 1. Pétoncle, palourde,
coquillages marins; pl. rigadelled,
rigadell.
RIGOL, 8. m. Y. Biais, subterfuge;
pl. ieu. — Klask eunn fammik rigol,
chercher des subterfuges.
RIGOLAT, v. n. Y. Chercher des sub-
terfuges ; p. rigolet.
RIGOUIGNAT, v.a. Grincer des dents,
racler, travailler avec une mauvaise
scie.
RIKEIN (rike-in), v. n. V. Falloir, être
obligé à. Voy. RANKOUT.
RIKESAL (rike-sal), v. a. C. Se moquer,
railler.
RIKLA. Voy. RISKLA.
RIKLOUER, 8. m. Voy. RISKLOUER,
RILLENN. VOY. RUILLERN.
RIMADELL, 8. f. Rimaïille, fable en
vers, conte ; pl. ou. On dit c’hoari
rimadell, jeu du corbillon, jeu à rimes.
RIMADELLA, v.n. Faire des rimailles,
de mauvais vers. On dit de préférence,
ober rimadellou.
RIMIA, RIMIAT, v. a. Gratter ou ra-
tisser, parlant des légumes, comme
carottes, etc., p. rimiet.
BIN, 8. m. (anc.) Mystère; pl. iau.
Voy. RHYN.
RINCHAN, 8. m. Mugissement, beu-
glement des taureaux, vaches, etc.
RINCHANAT, v. n. Meuglier, beugler,
crier comme font les poules qui vont
pondre.
RINKA, v. a. Gralter des légumes,
sarcler ; p. mke,
RINKAL, RINKAT. Voy. HRL,
69.
546 RIO
RINKIN, 8. m. Rire moqueur.
RINKIN, adj. Qui rechigne. Bexa
rinkin, rechiguer. Ce mot figure parmi
les noma de famille; on l'écrit Rinquine
en français.
RINKINAT, v. n. Et mieux, bexa
rinkin, rechigner.
RINKL, adj. (anc.) Kouim riñkl, nœud
coulant.
RINKLA (anc.) Yor. RISELA.
RINKLUZ, adj. (anc.) Voy. RISKLUZ.
RINSA. Voy. RIRSAL.
RINSAL, v. a. Rincer; p, riiset.
RINVA, v. a. River; p. et.
RINVIA. Yoy. RIRIA.
RIOLENN, 8. L. Y. Rigole. Riolenn-
garr, ornière de voiture ; pl. eu.
RIOLENN-GARR, 5. f. Y. Ornière de
voiture. — Riolenn, rigole, et karr,
charrette, voiture en général.
RIOT, 8. m. C. Querelle, dispute,
différend ; pl. ou.
RIOTAL, RIOTAT, v. n. Bambocher,
riboter.
RIOTAL, v. a. C. Quereller, disputer,
gousser; p. riotet. VOY. RIOT.
RIOTER, s. m. C. Gausseur ; pl. ten.
RIOTUZ, adj. C. Ironique.
RIOU, a. m. Le froid, considéré par
rapport aux corps auimés. Dastumet
en deus rou, il a attrapé du froid.
RIOU, s. m. (anc.) Colline, monti-
cule. Ce mot figure fréquemment
parmi les noms de famille, accolé le
plus souveut à un autre nom : Riou-
Kerhalé.
RIOUL, 8. m. C'hoari roul, jeu de la
fossette, et aussi jouer à ce jeu. Voy.
BULLIL,
RIZ
AUS RISIAT (ri-sia, ri-siaf). Vo.
RIZIA. Yor. MA.
BILA, VOY. RISKL,
RISKADENN, 8. f. VOY. RISKLADERR.
RISKL, 8. m. Danger. N'eus ra
e-bed, il n’y a pas de danger.
RISKLA, v. n. Glisser involontaire-
meut Sur un COrpS gras Ou poli; p. et.
RISKLADENN, s. f. Glissade involon-
taire sur un corps gras ou poll.
RISKLEIN (risklein), v. n. Y. Glisser;
p. risklet. Yor. RISKLA.
RISKLOUER, s. m. Glissoire.
RISKLUZ, adj. Glissant, parlant d'un
sol gras ou poli.
RISKUZ. Voy. le précédent.
RIT, 8. m. Y. Courant, écoulement,
parlant des liquides. |
RIT, ad}. Y. Passager, parlant des
poissons. — Pesk-rit, poisson passs-
ger, comme sardines, maquereaux, etc.
RIT-KOF, s. m. Y. Diarrhée, flux de
ventre. — Rit, écoulement, et kof,
ventre.
RITUAL, s. m. Rituel de prêtre.
RIV, 8. m. Ce mot.a dù s'employer
autrefois au sens de riou, froid, consi-
déré par rapport aux corps animés.
Les mots riva, rividik, autorisent à le
penser.
RIVA, v. n. Se refroidir, parlant des
corps animés; p. rives. VOy. HI.
RIVIDIK, adj. Frileux. Yor, By.
RIZ, 8. m. Ris des voiles, terme de
marine; pl. ou. Lakaat eur riz, pren-
dre ua ris.
RIZELLA, v. n. Différer. Ce mot est,
je crois, de la Cornouaille.
ROC
RIZENN, 5. f. Corniche; pl. ou. :
RIZIA. VOY. RISIA.
RIZIAT. Yor. RISIA, RISIAT.
RO, 8. m. Y. Vœu, terme de dévo-
tion ; pl. roteu. Ce mot autrefois avait
sans doute la signification de don,
présent. Voy. BEI, donner.
ROANEZ, 8. f. YO. ROUANEZ.
ROANN, 8. m. Y. Empau ; pl. eu.
ROANNEIN (roann-e-in), v. a. V. Me-
surer à empan,
ROANTELEC'H, 8. m. Y. Royaume.
ROAZON, nom de lieu. Rennes,
ville.
ROB, 8. m. (anc.) Richesses, patri-
moine. (Gr.)
ROC'H, 8. f. Rocher en terre ferme ;
pl. reier, rec'hier.
ROC'H, 8. m. Ce mot est le radical
du verbe roc’hal; mais on ne l’emploie
pas, que je sache, au sens de ronfle-
ment, non plus que roc’herez. À l’ins-
tar du francais, on tourne la phrase
par le verbe. Il en est de même d'une
foule de substantifs bretons, ainsi que
nons l'avons fait remarquer plusieurs
fois dans le Nouveau Dictionnaire fran-
çais-breton 1869. — Klepet a rann va
sad o roc'hal, j'entends les ronfle-
ments de mon père, ou, j'entends ron-
fler mon père.
ROC'HAL, v. 0. Ronfler en dormant.
ROC'HANN, 8. m. Y. Le même que
roann, empan.
ROC'HANNEIN (roc'hann-e-in), v. a. Y.
Le même que roannein.
ROC’HAT, SOROC'HAT, v. n. Bruire,
crier comme font les boyaux, grogner
à la manière des pourceaux.
ROCHED, s. m. Chemise d'homme,
surplis de prêtre; pl. ou. Eur belek
er" he roched, ua prêtre en surplis.
L: neusé enn he roched blac'h, V., il
était alors en chemise.
ROD 547
ROCHED-HOUARN, s. m. Cotte d’ar-
mes. À la lettre, chemise de fer.
ROCHED-REUN, s. m. Silice. À la let-
tre, chemise de crin.
ROC’HEK, adj. Se dit d'une région où
les rochers sont nombreux. — Roc'h,
rocher de terre ferme.
ROC'HELL, s. f. Roche de terre fer-
me; pl. ou. Ce mot figure parmi les
noms de famille.
ROC'HELLA, v. n. Ronfler dans le
sommeil ; p. ef. Yor. ROC'HAL.
ROC'HELLEK, adj. Abondant en ro-
ches. où les roches sont nombreuses.
— Roc'hell, roche de terre ferme.
ROC’HER, 8. m. Ronfleur; pl. ten. —
Roc'hal. ronfler.
ROC'HEREZ, 8. f, Féminin du précé-
dent.
ROC’HEREZ, 5. m. Voy. ROCH, 8. m.
ROC'HKENN, RONKENN, 8. f. Y. Râle
d'un moribond.
ROC'HKENNEIN, RONKENNEIN, v. n.
Y. Râler, parlant d'un moribond.
ROD, 8. f. Roue de toute sorte ; pl.
rodou, et aussi parfois rojou. En grec,
rodéô, je suis mû avec vitesse.
ROOAL., v.n. V. Um rodal. 8e pavaner,
faire la belle; faire la roue avec sa
queue, parlant du paon. — Rod, roue.
RODELL, a. f. Boucle, rouleau, par-
lant des cheveux; pl. ou. Rodell vleo,
boucle de cheveux. — Rod, roue.
RODELLA, v. a. Boucler ou friser,
parlant des cheveux, plier en rouleau;
p. et. — Rod, roue.
RODELLEX, adj. Qui frise naturelle-
ment, et aussi crépu, parlant des che-
veux et des poils des chiens caniches.
Ki rodellek, caniche. À la lettre, chien
frisé. — Rodellek est un nom de famille
fort répandu. Ce mot dérive de rod,
roue.
548 ROG
RODELLET, adj. et part. de rodella.
Voy. ce dernier.
ROD-KENTR, s.f. Molette de l’éperon.
Voy. KENTR.
1000, 8. m. {(anc.) Gué de rivière.
On disait aussi rodoed, à ce qu’il paraît,
d'après Grégoire.
RODOED. Yor. R0DO.
RACE, ROUE, 8. m. Y. Roi, pl. roeet,
rouane. Voy. ROUE.
ROEO. Yor. ROUED.
REI (ro-e-1), v. a. C. Donner; n. roét,
Voy. REI.
ROENV, ROEV, 8. f. Aviron, rame de
bateau ; pl. iou.
ROENVIA, ROEVIA, v. n. Ramer avec
des avirons. Voy. ROENY.
ROENVIER, RAOEVIER, s. m. Rameur;
pl. ten. — Roeñv, ayiron.
ROEV. Voy. ROERY.
ROEVIA. Voy. ROENVIA.
ROEVIER, VOy. ROENVIER.
ROG, s. m. Appât pour pêcher des
poissons. Ce mot est passé dans le
francais familier de la Basse-Bretagne.
On y dit rogue, appât pour la pèche.
ROG, s. m. Déchirure. Ce mot n’est
guère usité, mais il est le radical de
regi, déchirer, dont l'infinitif était au-
trefois rogf, rogein, ainsi que le té-
moigne sou participe roget (rag-et\.
ROG, ROK, adj. Voy. ce dernicr.
ROGASIONOU (ro-ga-sionou), 8. pl. m.
Les rogations, prières de l'Eglise.
ROGEIN (rog-e-in), v. a. Y. Déchirer ;
p. rouet, Voy, REGI.
ROGENTEZ (rog-eñiles), 8. L. Arrogance,
flerté, orgueil. — Rok, rog, arrogant.
ROGEZ (rog-ez), 8.m. Rogue on appät
pour Ja pêche de certains poissons.
ROL.
ROGI (rog-1), v. n. Non usité. Voy.
REGI.
ROGONI, s. f. Le même que rogeñter.
RO! {ro-1i), v. a. Non usité. Voy. BEI,
donner.
ROIGN, s. m. Chancre des arbres.
ROK, adj. Orgneilleux, hautain, fier.
Dans le vieux français, rogue, arro-
gance. Eunn den rok, un homme or-
gueilleux et altier.
ROK, adv. Arrogamment, flèrement.
ROKAAT, Y. n. Et mieux, dont da
veza rok, devenir arrogant.
ROKEDENN, 8. L. Casaque; pl. ou.—
Rokedenn-nox3, camisole de nuit.
ROKONELL, RONKELL, 5. L Râle d'un
mourant.
ROLAL, v. n. V. Ce mot 8e dit parfois
et par abus, en Vannes, au lieu de
rodal, plus régulier.
ROLED, 8. m. Rouleau d'agriculture
pour tasser la terre; pl. ou.
ROLL, 5. m. Liste, catalogue, ordre,
règle, liberté, guise, libre arbitre,
laisse pour conduire les chiens, et
aussi rouleau. Derc'hel eur c'ht gant ar
roll. conluire un chien en laisse.
Bera enn he roll, vivre à sa guise.
Roll ar sent, catalogue des saints.
ROLL, S. m. Et mieux, roll-brenn,
rouleau pour tasser et émotter la terre.
A la lettre, rouleau de bois.
ROLLA, v. a. Plier en rouleau. Yor.
ROLL.
ROLLA, v. a. C. Attacher ensemble,
bœufs, chiens, etc.
ROLLAD, ROLLED, s. m. Rouleau,
paquet de choses ruulées. Voy. ROLL.
RGLLEC'H, s. m. Et ausei rollec’h-
karr, 8. m. (anc.) Ornière de voiture.
— Roi pour rod, roue, et lec'h. lieu.
A la lettre, lieu ou place de la roue.
Il est rationnel d'écrire rollec'h et non
RON
rodlec'h, attendu que le D a été changé
en L, conformément à l’usage signalé
au mot marc'hallec’h.
ROLLEC'H-KARR. Voy. ROLLEC’H.
ROLLED, s. m. Rouleau, parlant des
pièces de monnaie; pl. ou.
ROLLEIN (roll-e-ên), v. a. Y. Rouler,
plier en rond; p. rollet.
ROLUT, 8. m. Y. Garrot; pl. eu. C'est
un bâton qui sert à serrer la charge
d'une charrette.
ROM. Yor. PIZ-ROH.
RONC'HAL, v. n. Soufiler comme fait
un cheval fatigué ou effrayé la nuit;
p. ronc'het.
RONOACHENN, s. f. Bouclicr ; pl. ou.
RONFL, 8. m. Ogre. Voy. ROUFL.
RONKAL, RONKELLA. Voy. ce der-
nier.
RONKEDEIN (roñkede-in), v. n. Y.
Voy. GRONKEDEIN.
RONKELL. Voy. ROKONELL, râle d’un
mouraut.
RONKELLA, v. n. Räler par suite d’en-
gement de la gorge, râler à l'article
de la mort.
RONKENN, 5. L. Voy. ROC'HXENN, râle.
RONKENN, 5. f. Glaire, flegme, hu-
meur, crachat gras d’une personne
eurhumée.
RONKENNEK, adj. Glaireux. — Roñ-
kenn, glaire.
RONKENNET, adj. Y. Æouskadel-roñ-
kennet, apoplexie, léthargie.
RONKONELL. VOy. RONXELL.
RONKONELLA. Voy. RONSELLA.
RONSE, s. m. Cheval. En Vannes et
en Cornouaille, ce mot s'emploie par-
fois au pluriel. Ronset, ronseed, au lieu
de kezek, des chevaux en général.
ROU 549
RONSIK, 8. m. Bidet, cheval de peffte
taille pour la selle. Ce mot, je crois,
s'emploie dans tous les dialectes, ce
qui est un peu cause que partout on
comprend le sens de ronse.
ROS, a. m. (anc.) Tertre. Ce mot en-
tre dans la composition de beaucoup
de noms de lieux et de familles. C’est
ainsi que le nom de famille Rosancoat
est formé des trois mots ros, ann, koat
(rieux style), tertre du bois ou de la
orêt, comme on disait anciennement,
avant que l’article défini fut autre que
ann, et fut devenu ann, ar, al. Voy.
ANN, AR, AL.
ROSGLEN, s. L. Coquelicot, plante.
ROSGOUN, ROSGON, nom de lieu.
Roscoff, petit port de mer dout les
environs sont remarquables par leurs
produits légumineux : oignons, chou-
fleurs, asperges et artichauts. C’est
prés de cette localité que se trouve
"ile de Batz (enes Vaz), dont nous
avons parlé aux mots marc'h, legestr
et lugustrenn. La population mâle de
cette île se livrant exclusivement à la
èche,, il en résulte que c'est aux
emmes qu'incombent les travaux
d'agriculture. Voy. BARLENNA. On dit
aussi Rosgoun.
ROSKLEN, 8. f. (anc.) Tertre. Voy. ROS.
ROST, ad}. Rôti, adj. Kik rost, du
rôti, de la viande rôtie.
ROSTA, v. a. Rôtir; p. rostet. En ter-
mes familiers, on dit à un malfaiteur :
It da leac'h all d'en em rosta, allez
vous faire pendre ailleurs. A la lettre,
allez vous rôtir ailleurs.
ROT, s. L Y. loue: pl. rodeu. Voy.
ROD.
ROTÜL, 8. m. Tas de feuilles dessé-
chées que l'on ramasse pour faire du
fumier. Je crois que ce mot est hors
d'usage. On dit plutôt, eur bern deliou
scac'h.
ROUAN, adj. Bai-brun.
ROUAN, ROUANV, AUAN, 8. [. Y. Avi-
ron; pl. eu.
990 ROU
AÔUAREIN, ROUANVEIN, RUAREIN
(rouañni-e-in), Y. H. Y. Ramer avec l'avi-
ron.
ROUANEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégu-
lier de roue, roi.
ROUANEZ, 8. f. Reine; pl. ed.
ROUANEZ, 8. f. Clématite, nervenche,
plantes.
ROUANEZ-AR-FOENNEK, 8. f. Reine
des prés, plante. A la lettre, reine de
la prairie arrosée.
ROUANOUR, s. m. Y. Rameur de ba-
teau; pl. rouañnerion,
ROUANTELEC’H, 8. L. Y. Royaume;
pl. (œu. — Roue, roi.
ROUANTELEZ, 8. f. Royaume; pl.
rouañtelesiou. VOy. ROUE. — Rouañtelez
Vro-C'hall, le royaume de France.
ROUANVY, 8. f. Y. Aviron, rame de
bateau; pl. eu.
ROUANVEIN (rouañr-e-in), Y. n. Y.
Diriger un bateau avec des avirons;
p. rouanrel.
ROUANVOUR, s. m. Rameur de ba-
teau; pl. rouañnverion.
ROUD, 8. m. Trace, piste, empreinte ;
pl. ou. Voy. ROUDOU.
ROUDENN, 8. L Ligne, trace, raie,
sillage de navire.
ROUDENNA, v. a. Rayer, faire des
raies.
ROUD-KARR, 8. m. C. Ornière, pl.
roudou-karr. — Roud, trace, et karr,
voiture.
ROUDQU, 8. pl. m. Ce mot, qui est le
pluriel de roud, trace, est plus usité
que le singulier. Roudou ar c'had, la
piste du lièvre. Roudou al laer, les
traces du voleur. Me anavez he rou-
dou, je connais ses menées secrètes
(mauvaise part).
ROUE, s. m. Roi; pl. roueed, et
mieux, rouanes, pluriel irrégulicr.
. rouejou, embüches. — Peskela
ROU
AOUED, s. m. Filet d’oiseleur et de
pêcheur, et, par extension, au pluriel
gañs
rouejou, pêcher au filet.
ROUECUA , Y. a. Et mieux, peskets
gañt rouejou, pêcher au filet.
ROUEDIK, 8. m. Réseau
cheveux. C’est le diminutif
filet.
ROUEFF, AUEFF, 8. L. (anc.) Aviron.
ROUEJOU, a. pl. m. Yor. MUES.
ROUEL, 8. L. Y. VOY. AUEL.
ROUES, adj. Yor. ROUEZ, clair, non
serré.
ROUESAAT (roue-saaf), v. n. Devenir
moins serré, moins épais; p. roueseet,
roueseat. Voy. AQUEZ.
r les
e roued,
ROUESTL, 8. m. Yor. REUSTL.
ROUESTLA, v.a. VOYy. REUSTLA.
ROUEV, 8. m. (anc.) Roi.
ROUEZ, adj. Clair, parlant d’un tissu
qui n'est pas serré; clair-semé, rare,
et aussi meuble, ou facile à remuer,
parlant de la terre qui a été travaillée
convenablement pour les semences.
ROUFENN, 8. T. Froncis ou pli d'une
robe pour la raccourcir, etc.; ride du
visage, pl. ou. En termes familiers,
les rides du visage sont appelées
neisiou logod. A la lettre, nids de
souris.
ROUFENNA, v. a. et n. Faire des plis
à une robe, etc.; froncer le linge; se
rider, parlant du visage.
ROUFENNEK , adj. Ridé. Voy. ROUFERN.
ROUFL, ROUNFL, 8. m. Ogre; pl. ed.
ROUFL, s. m. Y. Orgueil, ostenta-
tion.
ROUFLEIN (roufle-in), v. n. V.Gronder,
parlant du canon.
ROUFLUZ, adj. Y. Orgueilleux.
ROZ
ROUG, s. m. Y. Déchirure. Voy. R06.
ROUGEIN (roug-e-in), v. a. Y. Déchirer;
p. rouget,
ROUGN, s. m. Grattelle, rugne, ma-
ladies de la peau.
ROUGNEK, adj. Qui a la rogne.
ROUIAT, 3. m. Y. Litière des chemins,
végétaux de toutes sortes que l'on fait
pourrir sur les chemins pour en faire
du fumier.
ROUIGN, s. m. La grosse gale, ma-
ladie.
ROUINELL, 8. m. T. Entremetteur de
mariages, courtier d'affaires; pl. ed.
ROUINELLAN, v. n. T. S'entremettre
pour mariages et affaires.
ROUNFL, s. m. Ogre; pl. ed.
ROUNT, adj. Rond.
ROUS, ROUZ, ad), Qui est de couleur
rousse.
ROUSAAT (rou-saat), Y. n. Devenir
FOUX ; D, rouseel, rouseat.
ROUSIN, ROUSKEN (rou-sin), 8. m.
Résiue. Goulou rousin, de la chandelle
de résine.
ROUSKEN. VOy. ROUSIN.
ROUT, ROUD, s. m. V. Trace, piste;
pl. routeu, roudeu. Ce substantif et
son pluriel sont dans les mêmes von-
ditions que roud et roudou, du Léon.
ROUTEU, pluriel du précédent; il
s'emploie dans les mêmes circons-
tances que roudou.
ROUZ, adj. De couleur rousse. Voy.
MARC'H-ROUZ.
ROUZA, v. a. Roussir ou rissoler,
terme de cuisine; p. et.
ROUZEIN (rouz-s#-in), v. n. V. Devenir
roux; p. rouzel.
ROZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
rozenn, rose, fleur.
ROZ 551
ROZ, s. m. (anc.) Don, présent.
YOy. Ro.
ROZ-AER, pluriel de rozenn-aer.
ROZELL, 8. f. Rable pour remuer la
braise du four; palette pour étendre
la pâte sur la poële à crêpes; pl. ou.
ROZELL-GAMM, 8.1. Rable de four,
sorte de crochet pour remuer le feu
qui s'y tronve. À la lettre, rable
crochu.
ROZENN, s. L hoge, fleur; pluriel
irrégulier, rox, masc.
ROZENN-AER, s. f. Coquelicot, pon-
ceau, fleurs. À la lettre, rose-couleu-
vre ; pl. rox-aer, masc. On nomme
aussi cette fleur rorenn-moc'h. L'un et
l'autre de ces noms me font l'effet
d'être purement fantaisiste, car rien
ne les justifie.
ROZENN-GOUEZ, 8. f. Eglantine,
fleur; pl. ros-gouez, masc. À la lettre,
rose sauvage; elle est en effet le tyne
des roses. Une culture intelligente et
soignée l'ont rendue telle que nous la
voyons aujourd'hui.
ROZENN-KI, s. L Pavol, ponceau,
fleurs. À la lettre, rose de chien; pl.
roz-ki, masc.
ROZENN-MOC’H, s. L. Coquelicot, pa-
vot, fleurs. À la lettre, rose des co-
chons; pl. ros-moc'h, masculin. Voy.
ROZENN-AER.
ROZENN-SINK, 8. f. Souci, fleur; pl.
roz-sink, masc. À la lettre, rose-souci.
On dit aussi rozenn-siñkl.
ROZ-GOUEZ, 8. pl. m. Pluriel de ro-
zenn-goues.
ROZINIL, 8. m. C. Souci, fleur.
ROZ-KI, s. pl. m. Pluriel de rde
xenn-ki.
ROZ-MOC'H, 8. pl. m. Pluriel de ro-
xenn-moc'h.
ROZ-SINK, ROZ-SINKL, s. pl. m.
Pluriel de roxenn-sink, roxenn-siikl
092 RUI
AU, 8. L Rue des villes; pl. ruiou.
AU, adj. Y. T. C. Rouge. Yor. BUI,
RUADENN, 5. L. Ruade d'un cheval;
pl. ou.
RUAL, v. n. Ruer, parlant d'un che-
val; p. ruct.
AUAN, 5. f. Y. YOT. ROUAK.
RUARO, RAUART, adj. Y. T. C. Rou-
geâtre. 11 s'emploie aussi comme subs-
tantif, au sens de Rougeaud.
RUART. Voy. le précédent.
RUBE-RUBENE, adv. Sans détours,
sans biaiser.
RUBENN. Mot contracté pour ruz-
penn. Voy. ce dernier.
AUD, RUT, s. m. Epoque où les
chiennes sont en chaleur. Yor. RUT.
RUDA , v. n. Et mieux, beza 6 rut,
tre en chaleur, parlant d’une chienne.
Voy. LUPA.
RU-DALL, s. f. Cul-de-sac, rue sans
issue. À la lettre, rue aveugle.
RUDHER, RUS-STER, s. m. (anc.) Voy.
RUSTERIOU.
RUEFF. Voy. ROUEFF.
RUEIN (ru-e-tn), v. H. Y. Rougir ou
devenir rouge; p. ruet. — Ru, adj. V.,
rouge.
RUEL, 8. L. Y. T. C. Rougeole, mala-
die. — Ru, adj. V., rouge. On dit aussi
rusel en Léon.
RUER, adj. Qui rue. Marc'h ror,
cheval qui rue.
RUFLA, v. a. et n. Humer, renifler;
p. et. Rufla ann ear, humer l'air.
RUIA, v. a. et n. C. Rendre ou deve-
pir rouge. — Ru, adj., rouge; p. ruet,
RUIAN, v. a. et n. T. Le même que
le précédent.
RUS
RUILLA (les L mouillées), v. n. Rou-
ler, aller en roulant. En em ruila,
se rouler.
AUILLEK (les L mouillées), adj. Rou-
ant.
RUILLENN, BILLENN (L mouillées),
s. f. Rouleau, et aussi petite plaque
qui sépare le moyeu de la roues et la
cheville de l'essieu.
RUJODENN, s. L. Y. Gorge-rouge,
oiseau ; pl. ed. — Ru, adj., rouge, et
jod, jot, joue.
RUJOT, RUZ-JOT, s. m. Le mème
que le précédent. Voy. B0C'H-AUZ.
RU-KREAN, adj. Y. Rouge foncé. —
Ru, adj., rouge, et krean, fort. Yat.
AUZ-GLAOU,
RULER, RULOUER, 8. m. Rouleau
d'agriculture pour tasser la terre en-
semencée.
RULIA, v. a. Passer le rou'eau d'agri-
culture sur la terre ensemencée.
RU-LIGERN (lig-ern), adj. et 8. m. V.
De couleur vermiilon ou vermeille. —
Ru, adj., rouge, et ligern, qui brille.
RUMM, RUMMAU, 8. m. Quantité,
nombre, groupe, génération. Rumm
tud, génération. Feu, subs. masc. qui
s’emploie, en termes de recensement,
au sens de ménages ou familles habi-
tant une même maison. Daou runa
tud, deux sortes de gens.
RUMMAD. VOY. RURR.
RUN, et aussi REUN, s. m. Colline;
pl. tou.
RUSIA (ru-sia), v. à. et n. Rendre où
devenir rouye; D. rustef, ruziet, —
Jins, adj., rouge.
RUSK, 8. m. Ecorce des végétaux,
des arbrisseaux et de l’avoine. On dit
aussi ruskl.
RUSKAT, 5. pl. m. Y. Pluriel de rus-
kenn, ruche.
RUZ
RUSKENN, 8. L. Ruche d'abeilles ; pl.
ruskennou, et en Vannes, ruskat ou
ruskenneu.
RUSKENNAD, 5. f. Une ruche pleine
d’abeilles. Eur ruskennad gwenan, une
ruche pleine d'abeilles.
RUSKL, s. m. Voy. AUSE.
RUSPIN, adj. Qui a une figure de
santé. Ce mot est une altération usitée
de rus-penn. Voy. ce dernier.
BUST, adj. et ady. Austère, brusque,
insolent, sévère, houleux, orageux,
raboteux, rudement, rigoureusement.
Rust eo ar mor, la mer est houleuse.
RUS-STER, RUDHER, 8. m. (anc.) Voy.
AUSTERIOU. — Le mot rus-ster semble
signifier, à la lettre, ruisseau rouge,
rivière rouge. Ster, rivière, et rut,
rouge.
AUSTERIOU, s. pl. m. Hémorroïdes.
Ce mot est comnosé de rus. adj.
rouge, et de steriou, pluriel de ster,
rivière.
RUSTONI, 8. f. Sévérité, brusquerie,
impolitesse, rudesse. Yor. BUST.
RUSTONIEIN, v. a. Y. Brutaliser.
BUT, s. m. Epoque où les chiennes
sont en chaleur. Beza e rut, se_dit
d’une chienne dans cet état. Mont ê
rut, se dit, en quelques localités, au
gens de suivre ses caprices sans écou-
ter la raison. L'allusion est facile à
saisir.
RUVOAD, 8. m. Sang-de-dragon,
plante. — Rus, rouge, et goad, sang.
RU-VORN, s. f. Cul-de-sac, rue sans
issue. — Ru, rue, et born, borgne.
RUZ, adj. Rouge. 41 bon rus, la cou-
leur rouge, le rouge.
AUZA, REUZA, v. n. Ramper, flotter,
faire glisser, glisser sur un sol incliné;
B, et.
RUZ 553
RUZADENN, REUZADENN, 8. f. Glig=
sade du genre de celles que font les
enfants sur leurs pieds et sur leur
derrière, sur un sol incliné; pl. ou.
RUZARD, adj. Rougeâtre. Il s'emploie
aussi comme substantif au sens de
rougeaud. — Ruz, rouge.
RUZARDEZ, s. L Femme qui a le teint
coloré. Voy. le précédent.
RUZATIS, 8. m. C'hoari rusat,
c'hoari ruxiga, jeu des épingles à la
pouseelle ou poucette, et aussi jouer
ce jeu.
RUZ-BE0, adj. De couleur cramoisie
ou carmin. À la lettre, rouge vif.
RUZEL, BHEL, a. L Rougeole, ma-
ladie. — uz, rouge.
RUZ-GLAOU, adj. De couleur ponceau
ou vermeille. — Rus, rouge, et glaou,
des charbons.
RUZIA, v. n. Yor, RUSIA,
RUZIERUZ, 8. m. Liset, insecte; pl.
ed.
AUZIGA, v. n. Ce verbe est un dimi-
nutif de ruza, glisser, faire glisser.
C'hoari rusiga, jeu des épingles à la
oucette ou poussette, et aussi jouer
ce fru, Voy. AUZATIS.
RUZ-J0T, s. m. Rouge-gorge, oi-
seau. VOy. RUJOBENN.
AUZ-LUGERN (lug-ern), adj. De cou-
leur vermillon. — Hus, rouge, et lu-
gern, qui brille.
AUZ-PENN, adj. Et aussi rubenn,
ruspin, qui a le teint coloré, qui a de
belles couleurs au visage. — Rus,
rouge, et pénn, têle. Il ne s'emploie,
je crois, qu'en parlant des enfants.
RUZ-REOR, 8. m. Glisse-cul, jeu
d'enfants sur un sol incliné. — Ruza,
glisser, et reor, cul.
RUZUZ, adj. Rampant, parlant des
animaux. — Rusa, ramper.
W
SAD
SAG
S
Nous rappelons ici que la lettre 8.
à l’ivstar des autres consonnes, se fait
sentir fortement à la fin des syllabes
et des mots. Ainsi trabas, alies, hostis,
se prononcent comme eu frauçais
trabasse, aliesse, hostisse. Dans l’inté-
rieur et au commencement des mots,
elle est toujours dure et a la valeur
de ss en français; elle ne se prononce
jamais comme z, même quand elle se
trouve entre deux voyelles. Ainsi,
nesa, gwasa, Se prononcent nessa,
gwassa.
SA! Terme de charretier, parlant à
ses chevaux. Tout droit!
SA, SAO, s. in. Position du corps
qui est debout. Choumit enn ho sa,
restez debout. Kousket enn he za, dor-
mir debout. Ne choumas ti enn he za,
il ne resta pas une seule maisou debout.
SABATURET, adj. T. CG. Qui a mal aux
pieds parce que sa chaussure est dé-
fectueuse. 1! se dit aussi d'ua animal
ui a mal aux pieds par cause d'humi-
L 9
SABL, s. m. Y. Sable de carrière.
SABLER, s. m. Y. Gésier des oiseaux.
Ce mot paraît dériver du précédent,
car le gésier de ces animaux, des vo-
lailles surtout, renferme beaucoup de
petits graviers.
SABR, 8. m. Sable de carrière.
SABR, 8. m. T. Sève des végétaux.
Joy. SKL,
SABRA, y. a. Sabler, couvrir de ss-
ble; p. et.
SABROUNEK, 5. f. Carrière de sable
de terre. On dit de préférence, tout
sabr.
SAC'H, s. m. Sac, et, par extension,
poche; pl. seter. En latin, saccum.
Avec l'article, ar sac'h. le sac. C'hoari
sac'h, par contraction pour c'hoan ar
sac'h, sorte de loterie; un prend des
billets dans un sac. Ce substantif
s'emploie en Cornouaille, dans cette
phrase : Hi a ro sac'h d'ann holl, par-
lant d'une jeune fille qui rejette tous
les partis qui se présentent. Je ne
comprends pas l'allusion.
SAC'H, adj. Et aussi choad, croupi,
Stagnant. — Sac'ha, ne pas couler,
croupir.
SACHA, CHACHA, v. a. Tirer à soi,
traîner après soi; p. 61.
SAC'HA, v. a. Ensacher, mettre dans
un sac. — Sac'h, sac.
SAC'HA, v. n. Barrier ou ne pas
couler, parlant d'un liquide, croupir,
et, par extension, se détraquer, par-
lant des rouages, des horloges, etc.
Sac'het eo ann dour, ann horolach.
l'eau est stagnante, l'horloge s’est ar-
rètée.
SAC'HAD, s. m. Plein un sac, un sac
plein; sache. Eur xac'had kerc'h, un
sac plein d'avoine,
SAD
SAG'HAT, 8. m. Y. Le même que
sac'had.
SACH-B8LEU, 8. m. Ce mot est com-
posé de sacha, v. a., tirer à soi, et de
bleo, cheveux ; il s'emploie comme
suit : Sach-bleo a 30 etre-x-ho, à la
lettre, tire cheveux est entr’euz, pour
dire que des gens ivres se battent.
SAC'H-8B0ED, s. m. Jabot des oiseaux.
À Ja lettre, sac de la nourriture.
SAC'H-GWIN (gu-in), s. m. À la lettre,
sac à vin, pour désigner un ivrogne
ou une ivrognesse.
SAC'HIK, a. m. Sachet, petit sac.
C'est le diminutif de sac'h, sac; pl.
seiertgou.
SAC'H-NOUENN, 8. m. Sac noir que
les prêtres portent avec eux quand ils
vont donner l’extrême-onction. A la
lettre, sac d'extréme-onction.
SAC'H-SOUBENN, a. m. Grand man-
geur de soupe. À la lettre, sac à
soupe.
SAC'H-TORCHENN, s. m. Sac plat et
plein de paille que l’on pose sur le
ât pour être plus commodément à
cheval quand on n'a pas de selle. Voy.
TORCHENN.
SAD. Ce mot s'emploie pour sada
devant une voyelle : sad’ aze, voilà.
Sad' ama, voici.
SADA, prép. C. Voici, voilà. Voy.
SETU, CHETU.
SADORN, S. m. La planète Saturne,
et aussi samedi, jour de la semaine.
Voy. le mot sEmMaAINE à mon Nouveau
Dictionnaire français-breton 1869.
SAODRN, s. m. (anc.) Guerrier. Voy.
EADOUR.
SADORNVEZ, s. m. La durée du sa-
medi. — Sadorn, samedi, et vez. Voy.
ce dernier. Eur zadornvez da nos, un
samedi soir. Le substantif sadornvez se
construit, comme on le voit, avec
Ua ‘icle indéfini eur, ce qui n’a pas
lieu pour aon radical adorn.
SAG 599
SAE, 8. L Robe de femme, d'enfant,
de prêtre, de juge; pl. saeou. Ar xae,
la robe.
SAE AU (sae-ad), 8. f. Ce mot qui dé-
rive de sae, robe, ne s'emploie pas au
propre. Dans le style familier, on s'en
sert au sens de raclée ou coups donnés
à quelqu'un. Eur xaead en deux bet
digant-hi, il a reçu d'elle une bonne
raclée. À ia lettre, un habillement
complet, pour dire qu'elle l’a battu
depuis les pieds jusqu'à la tête.
SAET, SAETH, 8. f. (anc.) Flèche.
SAEZ, 8. f. Flèche, trait; pl. tou.
SAEZENN, s. f. Rayon, parlant du
soleil ; pl. ou. — Eur saexenn heol, un
rayon de soleil. |
SAEZON, sorte d’adjectif.
saezon, viande salée et fumée.
SAFAR, SAVAR, s. m. V. D. Bruit,
tumuite, tapage, cancan.
SAFARAT, Y. n. Y. C. Faire dn bruit,
da tapage, parlant des personnes;
p. safaret. Voy. SAFAR.
SAFAREIN (safar-e-in), v. D. Y. Le
même que le précédent.
Bevin
SAFARI, v. n.C. Le même que safarat.
SAFRON, SAFRAN, 8. nl. m. C'est le
pluriel irrégulier de rafronenn.
SAFRONENN, 8. f. Escarbot; pl.
safron, masculin. On le dit aussi du
bourdon, grosse mouche.
SAFRONER, 8. m. Nasillard. Voy.
SAFRONI.
SAFRONEREZ, s. f. C'est le féminin
du précédent.
SAFRON!, v. n. Bourdonner, faire du
bruit, comme un bourdon ou comme
un escarbot qui vole. Par extension,
on a donné à ce verbe le sens de na-
siller. L'allusion est facile à saisir.
SAGR, adj. Yor, SAER.
SAGRA, SAGRI, v. a. VOy. SAKRA.
OD SAK
SAGRADUREZ. VOy. SALRADUREZ.
SAGRI. VOy. SAURA.
SAGRIST, SAKRIST, s. m. Sacristain,
bedesu, fonctionnaire d'une église,
trésorier de la fabrique d'une église;
Ñ L L
SAILL (les L mouillées), s. 1. Seau,
baquet, vase pour puiser ou porter de
l'eau ; pl. ou. — Torret eo ar saill, le
seau est brisé.
SAILL (les L mouillées), s. m. Bond,
saut. YOT. LANM, SAILLA.
SAILLA (les L mouillées), v. n. Sauter,
bondir, palpiter. Voy. LABMET.
SAILLAD (les Lmonillées), 8. f. Ce que
peut contenir un seseu plein, un baquet
plein. Voy.SaILL, s. L. Eur xaillad dour.
00 seau plein d'eau.
SAILL-DOUR (lea L mouillées), s. L
Seau ou baquet pour l’eau.
SAILLEIN (saill-e-in, les L mouillées,
Y.H. V. Jaillir, sauter, bondir, palpiter.
SAILLER (les L mouillées), 8. m.
Sauteur, Voy. SAILLA.
SAILLOUR (les L mouillées), 8. m. Y.
Le même que le précédent. Ce mot
figure parmi Jes noms de famille.
SAKAAT, v. H. Se cosser à la manière
des bêtes à cornes; p. sakeet, sakeat.
Il se conjugue le plus souvent avec le
verbe auxiliaire ober. Sakaat a reont,
ils se cossent. Saka, maout tourt, cosse,
bélier cosseur. Ces mots se disent
pour exciter un bélier à se battre.
Voy. TOURTAL.
SAUR, adj. Sacré, saint. Al levriou
sakr, les livres sacrés. Ar Vibl sakr,
la sainte Bible.
SAKRA, SAKRI, v. a.Consacrer, sacrer;
p. sakret.
SAKRADUREZ, 8. f. Consécration,
sacre.
SAKRAMANT, 8. m. Sacrement de
l'Eglise; pl. sakramanchou, — Sakr.
ad})., sacré.
SAL
SAKRAMAÏTI, Y. D. Cornmunier;
D. sakramantet.
SAKREAL, v. n. Proférer des impré-
cations, jurer par les choses sscréss.
Voy. SALREOU.
SAKREER, s. m. Blaspbémateur; pl.
en. YOT. SARRESU.
SAKREIN (sakr-e-in), v. a. Y. Le mème
que sakra.
SAKREOU, s. pl. m. Blasphèrees, im-
précations. Lavaret sakreou,
des imprécations.
SAKRI. YOT, SARRA.
SAKRIST, s. m. Sacristain, baden,
trésorier de la fabrique d’une égiise;
pl. ed.
RAL, s. m. Salle, salon, grande
chambre.
SAL, s. m.(anc.) Château, manoir
du temps de la féodalité. Ce mot ex-
lique peut-être l'étymologie du nom
fe ieu Portal ou Pors-sal. À la lettre,
port du manoir. C’est un petit port ds
pêcheurs, près duquel on voit les
ruines d'un vieux château.
SAL, adj. Voy. SALO, SALY.
SALADENN, 5. f. Salade.
SALL, adj. Salé. Kik sall, de la viande
salée.
SALLA, v. a. Baler: p. et.
SALLEIN (sall-e-in), v.a.V. Le même
que salle.
SALLINER, et aussi SALLOUER, 8. m.
Botte à sel.
SALLOUER. Voy. le précédent.
SALM, s. m. Psaume, Cantique sacré;
pl. ou. Yor. SALMOU.
SALMENN, 8. L. Injure, insulte; pl.
ou. — Kana salmennou, dire des sd
jures, insulter.
SAM
SALMI, v.n.C. Psalmodier; p.salmet.
— Salm, psaume. On dit de préférence,
Kand salmou.
SALMOU, s. pl. m. Pluriel de san.
psaume. Kana salmou, psalmodier.
Han ar salmou, psalmodie.
SALO, SALV, SAL, adj. Sauf, hors de
danger, en bonne santé, guéri. lac'h
ha salo, sain et sauf. Sal ho kras, sai
ho kwir, sauf votre respect, sauf votre
droit. Salo va gwir, sauf mon droit.
SALO, adj. G. En Léon et en Cor-
nouaille, cet adjectif est employé en un
seus qu'il n’est pas facile de définir.
C’est ainsi que l'or dit : Salo d'e-hoc'h
- 6 vec'h bet karét mad da gaout kement-
se, il serait à désirer que, plût à Dieu
que vous en fussiez jugé digne.
SALORJ, s. m. Y. Grenier à sel.
SALORT. Voy. JALORD.
SALTER, a. m. Psautier, et mieux,
levr ar salmou.
SALV, SALD, adj. Yor. ce dernier.
SALVEIN (salv-e-in), v. a. V. Sauver,
entermes dedévotion. Salvein he inean,
sauver son âme, faire son salut; p.
salvet. — Salv, sauf.
SALVER, s. m. Sauveur, parlant de
Jésus-Christ, rédempteur. — Salnt,
sauver.
SALVET, adj. et participe. Sauvé, en
termes de religion. Ar re salvet, ceux
qui ont sauvé leur âme.
SALVI, v. a. Sauver, en termes de
dévotion ; p. salvet. — Salv, salo, sauf.
SAL-VOED, s. m. Salle à manger, ré-
fectoire.
SAMM, 5. m. Charge d'une bête de
somme. Il s'emploie aussi au figuré :
samm ar pec'heiou. le poids des péchés.
SAMMA, v. a. Charger ou mettre une
charge sur une bête de somme; p. et.
Voy. SANS.
SAN 557
SAMMEBEIN (sammede-in), Y. a. Y.
Soupeser ; p. sammedel.
SAMMEIN (samm-e-in), v. a. Y.
Charger une bête de somme; p. sam-
met. Voy. SANS.
SAN, et mieux, SAN-DOUR, 5. m.
Canal, conduit, aqueduc. A la lettre,
canal d’eau.
SANAB, s.m. Morelle, sénevé, plantes.
SANAILL (les L mouillées), 8. m.
Grenier à foin, et aussi, galetas où l'on
dépose les outils de labourage.
SANAP. Voy. SANAB.
SAN-DOUR. Voy. SAN.
SANIER, s. m. Salière, ustensile de
table.
sANKA, v. a. Enfoncer, parlant de
clous, chevilles, etc.; faire piqûre,
planter; p.et. Sañka tachou, enfoncer
des clous. Sanka kaol, piquer des
choux.
SANKADENN, 8. L. Blessure faite avec
un instrument qui pique.
SANKER, a. m. Ce mot, qui dérive de
sanka, n'est usité que comme nom de
famille, à ce que je crois.
SANT, s. m. Saint; pl. señt. Ar San,
le saint; ar sent, les saints. Le pluriel
señt se prononce comme sinte en fran-
çais. -
SANTEL, adj. Saint, édiflant. Eunn
den santel, un saint homme.
SANTELAAT, v. n. Devenir saint,
sanctifier. On dit, de préférence, dont
da vesa saniel.
SANTELEAC'H, 8. L. Y. Sainteté.
SANTELEZ, 8. f. Sainteté.
SANTEZ, 8. f. Sainte.
SANTEZ-ANNA-WENED, nom de lieu.
Sainte-Anne-d'’Auray.
SANTIN, adj. Y. Sensible à la dou-
leur physique.
558 SAO
SANTOL, s. m. Y. Encan. Gwerc’hein
e santol, vendre à l’encan.
SANTUAL, s. m. Sanctuaire.
SAO, SAV, SA, s. m. Montée, éléra-
tion, lever des astres, position du corps
debout. Ce mot est le radical de sevel,
s'élever, se lever, dont l'infnitif était
autrefois savi. Sao ann heol, le lever
du soleil. Choumit enn ho sa, restes
debout.
SAO! interjection. Debout! C'est Ja
deuxième personne impératif de sevel,
se lever. |
SAOCH. YOT, SAUCH.
SAO-HEOL, 8. m. Orient, levant. À la
lettre, lever du soleil.
SADI, SAVI (s10-1), v. a. et n. Non
usités. Ces mots sont les anciens in-
finitifs qui ont fait place à sevel,
SAON, 8. m. Y. Savon. On dit aussi
seon, Y.
SAONENN, s. L Vallée; pl. ou.
SAONENNIK, 8. f. Vallon ; pl. saonen-
nouigou. C'est le diminutif du précé-
dent.
SAONI. Yay, SOAVONI.
SAUS. Voy. SA02.
SAOTR, 8. m. Peu ou pas usité.
Ordure, saleté, souillure. Yor. SAOTRA.
SAOTR, adj. Se dit d'ane chienne en
chaleur. Kes saotr, chienne en cha-
eur.
SAOTRA, v. a. Salir, souiller: p. et.
En em zaotra, se souiller.
SAOUD. Voy. SAOUT.
SAOUEIN (saoue-in), v. a. et n. Y.
Lever, construire, s'élever, se lever
ou sortir du lit; se lever, parlant des
astres, se hérisser, parlant des che-
veux, instituer, retrousser ; p. saouet.
SAOUR, s. m. Saveur, goût.
AT T4
N
8940
SAOUREA, s. m. Serpolot, giant,
sont pas chers. Le
considéré comme pluriel da d
de ejenn. Voy. su supplément la Hotics
d< BO 50 ea mt ge dur
ea Cornouaille, est réputé patron
bêtes à cornes. C'est dans un village
appelé Herbot que se font La foire 4
le pardon. lesquels durent trois jours.
Nagaère c'étalent des jours de repos
pour les bœufs; mais aujourd'hui, R
commerce 681 sans entrailles!
SAOUZAN, s. L G. Surprises, étonne-
ment, par suite de peur.
SAOUZANEN, s. f. D'après Le Gonides,
c'est une plante asses semblable à Ñ
mousse ; au dire des paysans, elle
égare et déconcerte ceux qui marchent
dessus. Voy. SAGUZANI.
SAOUZANI, v. a. D. Surprendre, dé
concertur, étonner, narsüite defrayeur:;
p. saousanet.
SAOZ, SAOS, 8. m. et adj. Anglais,
s. m. et adj. Pluriel du substanuf
Saoson. Bro-Zaoz, Angleterre. A R
letire, pays anglais. Eur Saox, un
Anglais; ar Zaoxon, les Anglais. Ew
marc'h saox, un Cheval anglais. Ce
substantif était le nom que l'on don-
nait autrefois aux Saxons. Saoz, Sacs,
figurent parmi les noms de famille.
SAOZAN. Voy. SAOUZAN.
SAOZEZ, 8. f. Femme auglaise; pl. ed.
SAOZIK, 8. m. Ce mot, qui paraît être
le dimioutif du substantif saos, ne
s'emploie que dans la locution sui-
vante : C’hoari saoxik, jeu de barres,
et aussi jouer aux barres. A la lettre,
jeu du petit Anglais.
SAOZNEGA, v. n. Parler anglais. Yor.
LT 1 .
SAOZNEK, s. m. La langue anglaise,
l'anglais. On dit parfois saosonek.
SAOZONEK, s. m. Yor. le précédent.
SAU
SAPP, 8. m. V. Rejeton de végétaux;
pl. eu.
SAPPEIN (sapp-e-in), v. n. V. Pousser,
parlant des végétaux.
SAPR, s. pl. m. Voy. SAPRENN, sapin.
SAPR, s. m. Voy. STERP, serpe.
SAPRENN, s. m. Sapio, arbre; pl.
sapr, masculin.
SARAC'HA, v. n. Faire le bruit que
font les feuilles sèches agitées par le
vent.
SARAGEREZ (sarag-erex). Voy. SERE-
GENN.
SARD, SART, adj. T. Joyeux, gai,
parlant des sons et aussi des personnes.
SAROIN, 8. pl. m. Voy. SARDINENN,
dont il est le pluriel,
SARDINENN, 8. f. Sardine, poisson ;
pl. sardin, masculin.
SARDONENN, 8. f. Taon, frelon,
grosses mouches, pl. sardoned.
SARFIL, s. m. Cerfeuil, plante.
SARP, STERP, 8. m. Serpe, instru-
ment tranchant.
SARRA, v. a. VOYy. SERRA, fermer.
SARSIFI, 8. m. Salsifis, légume.
SART, SARD. Voy. ce dernier. T.
SASUN (sa-sun), s. m. C. Jus, suc.
SASUN (sa-sun), adj. Dieu apprêèté.
SATOR, interjection, C. Que diable!
Peste soit!
SATOR-DAMEZ, interjection, C. Peste
soit! (Douteux.)
SAU, 8. rm. Y. Savon.
SAUCH, s. m. Sauge, plante.
SAUGARNER, 8. m. V. Saunier; pl.
son.
SAV 009
SAU-HIAUL, s. m. Y. Le Levant,
l'Orient. À la lettre, lever du soleil.
SAU-HIOL (hi6f). Voy. le précédent.
SAUR, SOR, adj. (anc.) Paresseux.
Voy. SOREN, SORA.
SAURA. Yor. SORA.
SAUREA, 8. f. Herbe aux puces.
SAUREN. Voy. SOREN.
SAUTIER, s. m. Y. Rosairg.
SAUZ. Voy. SAOZ.
SAV, SAO. Voy. ce dernier. Choum
a zav, s'arrêter tout court.
SAVANEN, 8. f. Le même que saou-
zanen.
SAVAR, 5. m. Y. Bruit, tumulte. Yor.
SAFAR.
SAVATEIN (savate-in), Y. a. Y. Balir ;
p. savatet.
SAVATER, 8. m. Savetier; pl. ten.
SAVELLEK, 8. m. Y. Mauvis, râle de
nêts, oiseaux ; pl. savelleget (savel-
get).
SAVELLOK, 8. m. C. Voy. SAVELLEL.
SAVENN, 8. L. Terrasse; pl. ou. Ce
mot dérive du verbe sevel, élever, dont
le participe est savet.
SAVENN-DOUAR, 8. f. Digue, ter-
rasse, chaussée faite de main d'hom-
me; pl. savennou-douar. Voy. SAVENN.
SAVETEI (savete-i)}, v. a. Sauver d'un
danger, tirer de péril; p. saveteet. En
em zavetei, faire son salut, en termes
de dévotion. Bak savetei, bateau de
sauvetage.
SAVI, v. a. et n. Non usité. Yor,
SEVEL.
SAVDDELL, a. f. Botte de lin après
l’arrachage ; pl. ou.
SAVOURI, 8. m. Y. Sarrielte, plante,
560 SEB
SAYNELL, 8. L. (anc.) Voy. SENEL.
SAZIL, 8. m. Rainure dans la pierre
ou dans le bois.
SBIDENN, 8. f. D’après Le Pelletier,
c'est un petit coin que l'on fait entrer
e force dans une cheville pour la ren-
orcer. =
SCHELEZAN, 8. m. Bardane, plante.
SCHILPION, 8. m. V. Alouette de
mer, pl. et.
SE, ZE, particule démonstrative qui
s'emploie parfois, seule, au sens de
cela, et qui est une abréviation de
kemenñt-se, ann dra-1e, cela. Ne gre-
dann ket se, je ne crois pas cela. Le
plus souvent elle se place à la suite
d'un substantif ou d'un pronom avec
le sens de l’adverbe là. Ann den-xe,
cet homme-là. EL leac’h-se, dans ce
lieu-là. Voy. ZE.
SE, 8.f. V. T. C. Robe. Voy. SAE, du
D.
SEA, interjection. Terme de charre-
tier. Doucement! [1 se dit aussi, en
style familier, aux personnes qui mar-
chent ou parlent trop vite.
SEAC'H, adj. Sec, non humide, et
aussi stérile, aride, désert, en pariant
du sol, de la terre; flétri, and.
SEAC’H, a. m. V. Foudre. Yor. FOULTR.
SEAC'HEIN (seac'h-e-in), v. n. Y. Pro-
férer des imprécations; p. seac'het.
SEAC'H-KORN, adj. Très-sec, parlant
de la terre, aride, et aussi décharné,
parlant d'une personne. — Seac'h, adj.,
sec, et Korn, corne. À la letire, sec
comme corne.
SEAZ, SAEZ, 8. L Flèche, trait. Yor.
SAEZ.
SEBELIA, Y. a. Ensevelir, parlant
d'un mort; p. sebeltet.
SEBEZA, v. a. Eblouir, causer de
l’étourdissement au cerveau ; au figuré,
tromper par paroles mensongères.
SED
SEC'H, ad). V. T. C. Sec, non mouillé,
et aussi aride, stérile, désert, parlant
du sol; desséché, flétri, parlant des
végétaux.
SEC'HA, v. a. Sécher, essuyer, flé-
trir, se flétrir: n. achat. Séc'ht Ro
fr, mouches-vous. À la letire, séches
ou essuyes votre nes.
SEC'HDER, s. m. Evitez ce substantif
l, à la rigueur, sigaifle sécheresse.
Oÿ. SEC'HOR.
SEC'HED, s. m. Soif. Ar sac'had, la
soif. Sec'hed am eux, j'ai soif.
SEC'HEDI, v. a. et n. Altérer, donner
soif. On dit de préférence, kaout se-
drr avoir soif. Sec'hed am eus, j'ai
soif.
SEC'HEDIK, adj. Altéré par la soif.
Yor. SEC'HED.
SEC'HEDUZ, adj. Qui donne soif.
SEC'HEIN (sec'h-ein), v. a. et n. Ÿ.
Sécher, essuyer ce qui est mouillé,
flétrir. se flétrir, se aner: p. sec'hi,
Voy. BEC'H,
SEC'HENN, 5. f. Vieille femme très-
maigre. — Sec'h, seac'h, ad)., sec.
SEC'HIK, 8. m. Mousse terrestre.
SEC'HOR, 8. f. Sécheresse. Eur xe-
c'hor vraz, une grande sécheresse. —
Sec'h, seac'h, adj., sec.
SEC'HOREK, s. f. Lieu où l'on fait
sécher le linge lavé, séchoir. Voy. $£-
CHA.
SEC'HOUR, a. f. V. Sécheresse. YOT.
SEC'HOR.
SEDE, CHEDE, prép. et adv. Voici,
voilà. Je crois ce mot hors d'usage
aujourd'hui. Voy. $ETU, CHETU.
SEOER, adj. T. Enjoué, gai, bien
portant.
SEDERAAT, v. n. T. Devenir gai, en-
joué, bien portant, faire plaisir.
SEDERIK, adj. T. Le même que sade.
SEI
SEEUN (se-eun), 8. m. Y. Moutarde.
SEGAL, 8. pl. m. Pluriel de segalenn,
grain de seigle, plant de seigle. Voy.
SEGAL-WINIZ.
SEGALEK, s. L Champ planté de sel-
gle. Voy. SEGAL. Emint er xegalek, ils
sont dans le champ de seigle.
SEGALENN, s. L Grain ou plant de
seigle ; pl. sega, masc., des plants ou
des grains de seigle, du seigle. Eur
sac'had segal, un sac de seigle. A la
lettre, un sac plein de grains de sei-
gle. Kn latin, secale, seigle.
SEGAL-WINIZ (vinis}, 8. pl. m. Mé-
teil, mélange de seigle et froment, —
— Segal, du seigle, et gwinis, du
froment. Avez-vous vendu le vôtre?
Gwerset hac'h euz-hu ho-re ? À la let-
tre, avez-vous vendu les vôtres ? pour
dire, avez-vous vendu le vôtre (méteil)?
Les substantifs kolo, de la paille, keu-
neud, du bois de chauffage, gwiniz, du
froment, segal, du seigle, sapr, du
bois de sapin, et beaucoup d'autres,
sont dans le même cas. Aussi a-t-on
eu tort jnsqu’à présent de signaler ces
mots comme des substantifs au sin-
gulier. Ce sont des noms collectifs,
ou, pour parler plus correctement, ce
sont les pluriels de koloenn, tige de
paille; de keuneudenn, bûche à feu;
de gwinizenn, grain de froment: de
segalenn, grain de seigle. Yor. le mot
Bois de chauffage à mon Nouveau Dic-
tionnaire français-breton 1869, et aussi
la Notice insérée au supplément de ce
dictionnaire au mot COLLECTIFS.
SEGNELL, s. m. Salière, vase à sel.
SEGRETERI, SELRETERI, 8. L. Sacris-
tie d'église.
SEGRETOUR, SEKRETOUR, s. m. Se-
crétaire, copiste; on appelle aussi de
ce nom un individu qui fait secret de
tout.
SEHULO. Voy. SEULO.
REI (se), s. m. Y. T. G. Soie. Voy.
SEIZ, 8. M.
SEIC’H (se-ic’h), nom de nombre, Y.
Sept.
SEI 561
SEIC'HVET (se-ic’hvet), adj. numéral,
Y. Septième.
REIER (se-ier), 8. pl. m. Pluriel de
de sac'h. sac.
SEIGN (ségn), 8. m. (anc.) Seine pour
la pêche. Ainsi écrit, seign est une
orthographe vicieuse : mais je "al
trouvé écrit de la sorte.
SEILL, SAILL (les L mouillées). Yor.
SAILL, seau pour porter l’eau.
SEILLAD, SAILLAD (les L mouillées),
8. f. Voy. ce dernier.
SEIN, 8. m. Y. Le même que senel.
On donne aussi ce nom à l’huile de
poisson. Je crois que ce mot se pro-
nonce comme en français sain ou sein.
SEITEK (se-itek), nom de nombre.
Dis-sept. Ce mot est une contraction
de setz, sept, et dek, dix.
SEITEK-UGENT (se-itek-ug-eñt), nom
de nombre. Trois cent-quarante. —
Seitek, dix-sept (fois), et ugent, vingt.
Voy. PEVAR-UGERT.
SEITERVED (se-itekved), ad]. numéral.
Dix-septième. — Seitek, dix-sept, et
ved. Voy. ce dernier.
REIZ (se-is), nom de nombre. Sept.
SEIZ (se-is), s. m. Soie, produit du
ver à soie.
SEIZ-DELIENN (sex), 8. m. Tormen-
tille, plante. A la lettre, sept feuilles.
Ce nom lui a sans doute été donné,
parce que ses feuilles sont découpées
en forme de digitation (assemblage de
doigts).
SEIZEK (se-ixek), adj. Soyeux, qui
tient de la soie. — Seiz, soie.
SEIZENN (se-isenn), 8. f. Ruban de
soie. On donne aussi ce nom à la
flamme ou banderolle qui est hissée
au hant d’un mât de navire.
SEIZET (seisef), adj. Paralysé, Îm-
potent, perclus par le froid, parlant
des membres ; impotent.
AW
562 SEL
SEILI (se-isi), 8. m. Paralysie.
SEIZ-UGENT (se-iz-ug-eru), nom de
nombre. Cent quarante. — Seiz, sept
(fois), et ugent, vingt.
SELREJOU, a. nl. m. Kador ar sekre-
jou, nom fantaisiste donné à ls chaise
percée. A la lettre, chaise des secrets.
SEKRETERI, 8. f. Voy. SEGRETERI.
SEL, s. m. Y. Talon, pivot; pl. teu.
Voy. SEUL, 8. m.
SELAO, v. a. T. Ecouter, exaucer;
p. selaoet.
SELAOU, v. a. Ecouter, exancer;
p. selaouet. Selaouet eo bet va fedenn,
ma prière a été exaucée.
SELAOUEREZ, 8. L. Terme des cou-
vents de femmes. Sœur-écoute.
SELES, SENES, 8. L. Y. Regarvoir,
lerme de marchand de lin cet de
chanvre.
SELESAT (sele-sat), v. a. Y. Negayer,
parlant du lin et du chanvre; p. seleset.
SELL, s. m. Regard; pl. ou.
SELLADO, S. m. Regard, œillade,
coup-d'œil; pl. ou.
SELLEIN (sell-e-in), v. a. V. Regarder;
n. sellet, Sellein doc'h unn den, re-
garder une personne.
SELLER, 5. m. Ce mot, dérivé de
sellet, regarder, ne s'emploie qu'avec
le pluriel moc'h, des cochons, des
pourceaux. On appelle seller-mor’h
celui qui, dans les foires, fait métier
de visiter la bouche des porcs pour
s'assurer qu’ils n’ont pas la maladie.
SELLET, v. a. Regarder, concerner;
n. sellet. Sellit ouz-in, regardez-moi.
Sellet oc'h eunn dra, regarder quelqne
chose. Acmeñtsse ne sell ket nc'h den,
cela ne resarde personne. Dans le style
familier, ou emploie la deuxième pers.
sing. de l'impératif de ce verbe comme
exclamation de surprise (agréable le
plus souvent). Ainsi : sell, Paol! Tiens,
SEN
voilà Paul qui est revenu! À la lettre,
regarde, voilà Paul. Tiens, voilà Paul,
je le croyais mourant, etc., etc.
SELLOUT, v. a. C. Le même que
sellet, v. a.
SEMBL, adj. Y. Débile, faible. Yor.
SEMPL.
SEMBLEIN (sembl-e-in), v. n. Y.
Tomber en défaillance.
SEMEILL (les L mouillées), 8. m. Y.
Revenant, fantôme; pl. eu.
SEMENN, a. L. Gerbière dans les
champs; pl. ou.
SEMENNA, v. n. Faire des gerbes
dans les champs, engerber ; p. et.
SEMPL, adj. Faible de corps ou d'es-
prit, débile. Au figuré, fragile.
SEMPLA, v. n. Tomber en défaillance.
Sempla en deus great, il est tombé en
défaillance, il s'est évanoui, il est
tombé en pamoison.
SEMPLAAT, v. n. Devenir faible ou
débile. Voy. SEMPL.
SEMPLAOUREZ, a. f. Affaiblissoment,
débilité, faiblesse. Evitez ce mot, il ne
serait guère compris que des lettres.
SEMPLAENN, 8. f. Défaillance, fai-
blesse, pamoison.
SEN, adv. Y. Il répond à se, cela. du
Léon. Eel-sen, N., comme cela. En
Léon, erel-se.
SENCH, v. a. Changer; n. et. Señch
li, déménager. A la lettre, changer de
maison.
SENEL, S. m. C. Saindoux, graisse
de porc purifiée.
SENES, SELES. Voy. ce dernicr.
SENEZ, 8. m. Synode.
SENI.et aussi SON. v.a.etn. Sonner :
p. Sunet. Seni ar c'hleier, sonner les
cloches. Sent a ra ar c’hleier, les clo-
ches sonnent. Teir heur a xo 0 rant da
seni, da skor, trois heures vont sonner.
SER
SENKLENN, s. f. Sangle de cheval ;
pl. ou.
SENKLENNA, v. a. Sangler, mettre
une sangle ; p. et. Senklenna eur
marc'h, saugler un cheval.
SENTEIN, v. n. Y. Obéir; p. señtet,
SENTEK, adj. G. Voy. SEATUZ.
SENTEREAC'H, 8. m. Y. Obéissance.
SENTI, v. n. Obéir;, p. señtet. Le
verbe senti s'emploie aussi dans un
sens moins absolu : mar Kri senti
ouz-in, si vous voulez m’accorder ce
que je vous demande, et anssi si vous
voulez m'obéir. Seti oc'h eunn den,
senti ouz eunn den, obéir à une per-
sonne.
SENTIDIGEZ (señtidig-es), 8. L. Obéis-
Bance.
SENTIN, v. n. T. Obéir; p. señtet.
Voy. SENTI.
SENTURI, 8. m. Sarriette, plante.
Voy. SAVOURI.
SENTUZ, adj. Obéissant, respectueux,
bumble. Voy. SENTI.
SLD, SEV, s. m. Sève, humeur dans
les plantes.
SEO, 8. m. ÙG. T. Moutarde, sénevé,
plantes. Voy. SEZ0.
SEON, SAON, s. m. Y. Savon.
SEON, SEEUN, s. m. Y. Moutarde.
SEON, V. Voy. le précédent.
SEOUEL, v.a. ct n.T. Lever, hausser,
hisser, coustruire, soulever, se lever
de son siége, sortir du lit, se lever,
parlant des astres; se hérisser, parlant
des cheveux ; p. seouet. lL se conne
sur Seoui, qui parait avoir été l'inf-
pitif.
SEPED, prép. C. Excepté, eu excep-
fant.
SERAN, 8. m. Berin, oisecu : pl. ed.
SET
SERCH, s. m. Serge, étofre.
563
SERCH, s. m. (anc.) Cercueil pour
porter les morts en terre.
SERC'H, s. L T. Concubine; pl.
serc’ho.
SERC’HEREZ, s. m. T. Concubinage.
SERC'HIN, v. n. T. Vivre en coucu-
binage.
SERC'HO, 8. pl.f.T. Pluriel de serc’h,
concubine,
SEREGENN (sereg-enn), 8. f. Birdane,
glouteron, plantes.
SEREGENN-VIHAN (sereg-enn), s. f.
Grateron, plante.
SEREK, s. m. Grateron, jusquiame,
plantes.
SERGONNERELZ, s. L. Babillarde, sor-
cière, pl. ed.
SERJANT, 8. m. (anc.) Ce mot paraît
avoir eu le sens de prisonnier de
guerre, parlant d'un serf ou vassal,
SERR, 5. m. VOy. SERR-LAGAD.
SERRA, v. a. Fermer, enfermer, se
fermer ; p.et. On dit sarra, en quelques
localités.
SERREIN, CHERREIN (serre-in), v. a. V.
Fermer, enfermer ; p. serret.
SERRET, adi. Dourn serret, poing.
À la lettre, main fermée.
SERRIN, v. a. T. Fermer, enfermer;
D. serret.
SERR-LAGAD, 8. m. Clin-d'œil. Enn
eur serr-lagad, en un clin-d’œil, ins-
tantauément, le temps de fermer les
yeux. — Serra, fermer, et lagad, œil.
SERR-NOZ, 8. m. Chule du jour. —
Serra, fermer, et nos, nuil.
SERVIEDENN, s. f. Serviette de table;
pl. servied, masculin.
SETU, CHETU, adv. et prép. Voici,
voilà. Ces mots s'’emploient d'ordi-
564 SEU
naire en compagnie des adverbes
aman et axe. Setu aman, voici. Setu
aze, voilà. Chetu est plus particulière-
ment du dialecte de Vannes. Sethu hi
amañ, la voici. Setu me amañ ou ama,
me voici. Satu hi axe, la voilà. Setu
labour d'e-hoc'h da ober, voilà, voici du
travail pour vous. Setu va sad o tort,
voici, voilà mon père qui arrive. Setu
boed mad, voici, voilà un bon mets.
SEUL, SEUL TRDAD, s. m. Talon du
pied, de soulier, de bas, et aussi pivot;
pl. iou. Le pluriel s'emploie encore au
sens de brisées. Mont war seuliou cunn
den, marcher eur les brisées d'un in-
dividu. Seul va sroad, mon talon.
Seul he droad, son talon. Seuliou ho
treid, vos talons. À la lettre, talon de
moa pied, talon de son pied, talons
de vos pieds.
SEUL, SUL, particule. Tant plus.
Après cette particule, il y a quelques
lettres muables qui s’adoucissent.
Voy. la granmaire. Seul rut, pour seul
nut, taut plus. Seul gut, seul welloc'h,
tant plus, tant mieux. On remarquera
qu'après ces mots, il faut un compa-
ratif. Ainsi, on dit : seul crasoc'h vo he
spered, seul vrasoc'h a xeeo he rogentez,
plus il est savant, plus il est arrogant,
SEUL (se-ul), s. m. Y, Chaume. Yor.
SouL, pour les applications.
SEUL-VUI. Voy. SEUL, particule.
SEULEIN (se-u-le-in), Y. n. Y. Couper
le chaume.
SEULENN, 3. f. Filet pour la pêche,
appelé seine en francais ; pl. ou.
SEULIOU, s. pl. m. Voy. SEUL, talon.
SEULO (se-ulo), 8. m. çanc.) Chaume.
SEURT, s. w. Sorte, espèce. K leii rrou
a bep seurt, des maladies de toutes
sortes. Seurt e-bed, 1ivn. Ar seurt a giri,
ce que tu voudras. Le seurt klenved en
deux? Quel mal a-t-il? Pe seurt den eo
he-man? Quel homme cest celui-ci?
Quelle espèce d'homme est celui-ci ?
SEURT, adv. Rien, pas du tout.
SEURT E-B8ED, adv. Rien. À la lettre,
sorte aucune.
SIC
SEUT (se-uf), 8. pl. m. Y. Le bétail,
les bestiaux. Yor. SAOUT.
SEVEL, v. a. et n. Lever, construire,
instituer, s'élever, se lever ou sortir
du lit; se lever, parlant des astres: se
hérisser, parlant des cheveux; re-
trousser; p. savet. L'ancien infinitif
savi sert à conjuguer ce verbe. Sevel
hueloc'h. avancer en grade. À la lettre,
s'élever plus haut.
SEVEN, ad}. Poll, convenable, par-
laut des personnes.
SEVENI, v. a. (anc.) Accomplir; p.
sevenet.
SEVENIDIGEZ (sevenidig-es), 8. L. Po-
litesse, convenance, L be Voy.
SEVEN.
SEVN, s. m. T. Moutarde.
SEZ. Voy. SAEZ.
SEZENN. YOT. SAEZERN.
BEI, adj. V. Il se dit d’une femme
enceinte. VOy. BRAZEZ. L'adjectif rest
ne s'emploie, je crois, qu'en mauvaise
part, c'est-à-dire hors mariage.
SEZIEIN (sesi-e-in), v.a. V. Engrosser
une fille séduite; p. seziet.
SEZO, s. m. Sénevé, moutarde. Eu
slyie trivial, on dit eunn amm se:0,
pour dire un morceau d'excrément.
A la lettre, un morceau de moutarde.
SGOTA. Voy. SIGOTA.
SGUB, s. m. (anc.) Balai. Voy. St URL
Si, s. m. Y. Défaut, vice, parlant
des personnts ; pl. sieu.
SIBLENN, 8. f. Corde pour faire
sécher le linge lavé, rène ou bride
de cheval attelé ; pl. ou.
SIBLENNA, v. a. Mettre les rênes à
un cheval attelé; p. et.
SIBOER, s. m. Ciboire.
SICHENN, s. f. Patte d'un verre à
boire, sichenn eur werenn.
SIF
SIDAN, s. m. Linot, oiseau ; pl. ed.
SIDAN, s. m. Y. Roitelet, oiseau;
pl. et.
a''OANEZ, 8. f. Femelle du linot ; pl.
ca.
SIDANIK, s. m. C'est, d'après Le Go-
nidec, le nom da petit oiseau qui ac-
compagne le coucou. — Le coucou,
oiseau voyageur ou passager, est-il
jamais accompagné d'un petit oiseau?
Je ne le crois pas, car il passe l'été en
Europe et l'hiver en Afrique et en
Asie; de plus, il a tous les organes
nécessaires pour Se suflire à lui-même.
ll est plus facile d'expliquer la singu-
lière particularité qu'offre la femelle
de cet oiseau qui ne fait jamais de uid
et qui pond un ou deux œufs dans le
nid des autres oiseaux. La femelle pa-
ralt trop maigre pour couver les œufs
qu'elle peut pondre. Peut-être aussi
cette particularité est-elle commune
aux femelles des oiseaux qui, comme
la femelle du coucou, ont plusieurs
mâles.
IEL 8. f. Sceau, scellé, cachet;
pl. ou.
SIELLA, v. a. Cacheter, sceller, met-
tre le sceau ; p. cf.
SIELLEIN (siell-e-in), v, a. Y. Cache-
ter, sceller ; p, siellet.
SIELLOU, 8. pl. m. Scellés. Lakaat
ar siejlou, ou, ar stel, mettre les
scellés.
SIET, adj. Y. Défectueux, vicieux. —
Si, V., défaut, vice.
SIFARN. VOy. SIFERN.
SIFERN, £. m. Rhume de cerveau,
éternuement par suite de rhume.
SIFERNI, v. n. S'enehumer, éternuer
par rhume; p. sifernet.
SIFOC'HELL, 5. f. Tube creux cn
bois, dans lequel on introduit deux
boules d'étoupe qui sont chassées al-
ternativement par un piston, au moyen
de l'air comprimé. Ce mot pourrait
aussi s'appliquer à la sarbacane, tube
SIL 569
pour lancer quelque chose en souf-
flant. À Brest, les enfants appellent ce
jeu sifoqel.
SIGNAC’H, adj. Mauvals, parlant des
âturages ; rabougri, parlant des ar-
Êres; maigre, parlant des bestiaux.
SIGODIEZ, 8. L. Mauvais tour, espiè-
glerie.
SIGOTA, CHIGOTA, v. n. Escamoter
par tours d'adresse, faire des tours
d'adresse; p. et.
SIGOTACH, SGOTACH, s. m. Escamo-
tage, tour d’adresse.
SIGOTER, s. m. Escamoteur ; pl. ten.
Voy. SIGOTA.
SIGOUGN, 9. m. Cigogne; pl. ed.
SIGUR, s. m. Y. Excuse, prétexte;
pl. eu.
SIGUREIN (sigur-ein), v. H. Y. Pré-
texter, s'excuser.
SIK, Y. Ce mot a dû signifier porc,
cochon, car on dit pour les chasser
d'un lieu, stk-sik!
SIKADEZ, s. m. Hysope, plante.
SIKANADENN, 3. f. (anc.) Chique-
paude ; pl. ou.
SIKEN, ZIKEN, adv. T. Même. Voy.
ZOGEN.
SIK-SiL1 interjection pour chasser
les porcs, Y.
SIL, s. f. Filtre, chaatepleure,
chausse, passoire pour le lait et autres
liquides. Peleac'h ema ar sil? Où est la
passoire? Dour-zil, arrosoir.
SILA, v. a. Passer à la passoire ou
couler, parlant du lait, de la bouillie,
de ia purée. Yor. SILET.
SIL-DROUEREZ , :8. f. Charrier pour
couler la lessive. C’est une toile qui
renferme la charrée ou cendre de les-
sive et que l'on plonge dans l'eau
bouillante de la cute, afin de faire
dissoudre la potasse que renferme la
cendre.
966 SIM
SILET, adj. Il se dit de la bouillie,
du lait que l’on passe à la passoire,
opération qu'on appelle couler en
francais. Leaz silet, lait coulé. Iod
silet, bouillie d'avoine coulée.
SLI, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
silienn, angruille.
SILIAOUA, v. n. Pêcher des angnilles;
p, siliaouet. Voy. SIL. — Mort da
ziliaoua, aller à cette pêche.
SILIENN, 8. f. Anguille, poisson;
pl. sili, masculin.
SILIENNA, v. n. Ce mot, qui dérive
de silienn, anguille, ne s'emploie que
comme verbe pronominal : En em
silienna, s'échapper des mains, glisser
dans les mains, comme ferait une an-
guille, s'échapper à la dérobéc. On
comprend la justesse de ces allusions.
SILIENN-GARZ, s.f. Anguille de haie;
pl. sili-garz, masculin. — Silienn, an-
guille, et garz, haie.
SILIENN-VOR, 8. L. Congre, poisson
de mer; pl. sili-mor. — Silienn, an-
guille, et mor, mer.
SILI-MOR, s. pl. m. Voy. le pré-
cédent.
SILVIOIGEZ (silvidig-es), a. L. Salut
de l'âme.
SILZIGENN (silzig-enn),s.f. Saucisse,
sorte de charcuterie; pl. silz1g, silzik,
masculin. Kik silzik, de la chair à
saucisses.
SILZIK, s. pl. m. Pluriel irrégulier
du précédent.
SIMARENN, s. L. Manteau de femme.
SIMIAOA, v. n. h. Porter le blé à dos
des champs à la maison. Les chevaux
sont rares à l’île de Balz. Yor. ROSGOUN.
SIMILL (les L mouillées\, s. m. Re-
mède de bonne femme; pl. ou.
SiMINAL, s. m. Cheminée ; pl. ou. —
Toull siminal, le tuyau de la cheminée.
SIO
SIMUD, s. m. Etat de celui qui est
muet. Ar simud, le mai de muet. Bad
drouk simud! luisse-tu devenir muet!
À ia lettre, nourriture du mal de muet.
SIMUDA, SIMUDI, v. a. et n. Rendre
ou devenir muet par suite de frayeur
ou de maladie; p. simudet.
SIMUDET, adj. et participe. Eunn den
simudet, un homme devenu muet, un
muet.
SIMUDI. Voy. SIMUDA.
SIN, s. m. Cygne, oiseau; pl. ed.
SINAC'H, adj. Hera mac'h. n'avoir
pas faim, être dégoùté de nourriture,
parlant des personnes et des bêtes
malades.
SIN-AR-GROAZ, 8. m. Signe de la
croix.
SINED, s. m. Cachet, sceau, et aussi
concile ecclésiastique.
SINK, SINKL. Yor. ROZERR-SIRK.
SINKERC'H, s. m. (anc.) Ce mot a, je
crois, le sens de menue avoine.
SINKL. VOY. ROZENN-SINEL.
SINKLA, v. a. C. Jeter, lancer; p. et.
SINSAKREIN (siñi-sa-kre-in), vw. n. Y.
Proférer des imprécations; p. sit-
sakret.
SINUC'HI, v. n. Brüler mal, noircir
au feu, parlant du bois de chauflige
vert ou mouillé.
SIDADENN, SIOUADENN, s. L Gémis-
sement d’aflliction ; pl. ou.
SIDAZ, SIOUAZ. Voy. ce dernier.
SIOCH'AN, adj. Débile, faible.
SIOC'HAN, s. m. Avorton, enfant. né
avaut terme; et aussi homme mal fait.
SIOC'HANI, v. n. S'affaiblir, parlant
des personnes.
SIOUAC'H, exclamation, V. Hélas!
SIT
SIOUADENN. Voy. SIDADERN.
SIOUAZ, exclamation. Hélas! mal-
heureusement! Dans de vieux Ilvres,
on dit siouas d'in! Malheur à moi!
. SIOUL, adj. Tranquille, calme, pa-
tient, doux d'humeur, pacifique, taci-
turne. Comparatif, siouloc’h; superlatif,
sioula. lL se dit des personnes et des
choses,
SIOUL, adv. Tranquillement, douce-
ment.
SIDULAAT, v. n. Devenir calme, par-
lant du temps; p. siouleet, siouleat.
Voy. SIOUL, adj. Stoulaat a reaz ar mor
hag ann avel, le vent et la mer s'apai-
sèrent.
SIOULIK, adv. Sans bruit. Voy. SIOUL,
adv.
SIOUL-RIBOULEN, adv. En tapinois,
en sileuce.
SIOUL-SIBOUROUN, adv. À l’insu de
tous, en silence, sans bruit, en tapi-
nois.
SIPA, v. a. (anc.) Sipa he spered. ap-
pliquer son esprit à.
SIPREZENN, s. L. Plant de cyprès;
pl. sipres, masculin.
_SIRCH, SIRK, s. m. (anc.) Faucon,
oiseau, et aussi, vent impétueux. J'ai
aussi tronvé ce mot écrit cured.
SIROC'HELL. Voy. SOROC'HELL,
SISM, 8. m. Schisme.
SISTR, s. m. Cidre, boisson. Goues
sistr, piquette faite d'eau et de marc
de pommes. A la lettre, sauvage cidre.
SISTR-HILIBER, s. m. Cidre de cor-
mes. Voy. HILIBER.
SISTR-KORMEL, S. m. Cidre de cormes.
SISTR-M
Voy. MAR,
s. m. Cidre de cormes.
me.
SITAON, s. m., et mieux, aval sitron,
citron, fruit. À ja lettre, pomme-citron ;
pl. acalou-sitron.
SIZ 567
SIUS, SIUZ, adj. Y. Qui a des défauts
ou vicieux, parlant d’un cheval : marc'h
siuz. Yor. St, défaut.
SIV, 8. pl. m. V., et aussi, sivi,
pluriel irrég. de sivienn, fraise.
SIVARN. VOY. SIFERR.
SIVELENN, a. L. Surfaix, ventrière,
sangle de charrètte pour attacher la
charge, sangle pour attacher les pa-
niers sur les flancs d’un cheval; pl. ou.
SIVELENNA, v. a. Sangler la charge
d’une charrette ou d’un cheval; p. et.
SIVI, a. pl. m. Pluriel irrég. de
sivienn, fraise, fruit. Bodenn sivi, le
fraisier, et aussi plantenn sivi.
SIVIENN, 8. f, Fraise, fruit; pl. sioi,
masculin.
SIVIENN-RED, s. f. Le P. Grégoire
donne ce num à l’eufraise ou micux
euphraise, plante. — Sivienn, fraise,
et red, qui court. En raison de ce que
l’euphraise et la fraise n’ont aucun
rapport botanique, je pense que le
mot composé qui nous occupe est le
nom du fruit provenant du fraisier
traçant, lequel a de nombreux cou-
lants qui reproduisent la plante à
l'infini ; pl. sivi-red.
SIVI-RED. Voy. le précédent.
SIVOAZ, interjection, T. Hélas!
SIVOLEZENN, s. f. Ciboule, légume;
pl. sivoles, masculin. -
SIZAILL (les L mouillées), 8. m. Ci-
sceaux composés de deux pièces; pl.ou.
Eur re sisaillou, une paire de ciseaux ;
on dit aussi eur sisaillou. Peleac'h end
ho sisaillou? où sont vos ciseaux?
SIZLUN, s. f. Semaine. Ce mot est
une contraction de seis, sept, et de
hun (ancien), sommeil, ce qui prou-
verait que nos ancêtres complaient
par nuits et non per jours comme
uous. Ce substantif figure parmi les
noms de famille, mais alors on le
prononce à la francaise : siseun. Relek
ar sizun, le prêtre de semaine. Lonik-
he-sisun, se dit d'un ivragne. & \n
568 SKA
lettre, qui avale sa semaine. Sisun
priedelez, lune de miel.
SIZUN, 8. f. Détroit en mer, Enez
Sisun, l'ile de Sein.
SIZUNAD, a. f. La durée d'une se-
maine. — Sizun, semaine.
SIZUNER, 5. m. Semainier, hebdo-
madier, celui des prêtres d’une pa-
roisse qui est de semaine. Voy. SIZUN.
SIZUN-PRIEDELEZ, 8. L Lune de miel,
parlant de deux nouveaux mariés. À la
lettre, semaine du mariage.
SKABELL, s. f. Escabeau, sellette;
pl. skabellou, skebel. En latin, scabel-
um,
SKAF, SCAF, 8. m. (anc.) Bateau léger.
C'est le mot grec skafé.
SKAFF, adj. (anc.) Léger. Yor. SKAùY.
Je le trouve écrit scaff.
SKALF, s. m. Gerçure par froid,
fente par soleil.
SKALF, 8. m. Séparation des doigts
entr'eux, fourchure des arbres.
SKALFA, v. n. Se fendre au froid, au
soleil ; p. et.
SKALIER, a. m. Escalier; pl. ou. Le
pluriel skalierou est plus usité. Ska-
lierou mogn ha sounn, ces escaliers
étroits et roides comme une échelle de
meuxier. Peder ha peder e teue gan-en
ar skalierou, je descendais les escaliers
quatre à quatre.
SKAN. Voy. SLR.
SKANBENN, SKAN-BENN, S. m.
Etourdi, léger de caractère, évaporé.
— Skan, léger, et penn, tèle.
SKANOAL, s. m. Réprimande vive,
querelle, semonce.
SKANDALA, SKANDALAT, v. a. Gron-
der, quercller, réprimander fortement
ou dans la colère; p. skandalet.
. SKANDALER, 8. m. Querelleur; pl.
IC;
SKA
SKANFF, SCANFF, adj. (anc.) Léger
en poids, léger de caractère.
SEKANNEIN,SKANNAT, v. a. Y. Alléger.
SKANT, 8. pl. m. Yor. SXARTERR,
SKANTEK, adj. Couvert d’écailles,
parlant des poissons ou des insectes.
— Skant, des écailles.
SKANTEK, 8. m. Dard, poisson; pl.
skanteged (skanteg-ed).
SKANTENN, s. L. Ecaille de poisson
ou d'insecte, lame ou partie plate,
feuille on écaille des pierres schis-
teuses comme les ardoises, le tale, le
mica; pl. skant, masculin.
SKANTENNEK, adj. Ecailleux, parlant
des minéraux de nature schisteuse qui
s'enlèvent par lames ou feuilles. Yat,
SKANTENN.
SKANT-HOUARN, s. pl. m. Mêchefer.
— Skant, des écailles, et houarn, fer.
SKANV, adj. Et aussi skañ, léger en
poids, léger de caractère, agile, étour-
di, alerte, dispos. Penn-skañv se dit
d'un étourdi : eur penn skanv.
SKANVAAT, v. n. Devenir plus léger
ou moins pesant; p. skanveet, skan-
real.
SKANVELARD, s. m. Etourdi, brouil-
lon. — Skanv, étourdi.
SKA, SKAV. 8. pl. m. Pluriel irré-
gulier de skavenn, sureau.
SKAO-BIHAN, a. pl. m. Pluriel irré-
gulier de skavenn chan.
SKAOD-DU, SKAOT-DU, s. m. Char-
bon ou maladie du blé. — Skaot, brù-
lure par le soleil, et du, adj., noir.
SKAO-GRAC'H, 8. pl. m. Pluriel irré-
gulier de skavenn-grac'h.
SKAON, s. m. Banc, beau; pl.
tou. ! w "H
SKAOT, 8. m. Brûülure par eau
chaude, par ortie ou par le soleil sur
les céréales sur pied. Voy. SKAOTA. —
SKA
Tomm-skaot, très-ardent, parlant du
feu. À la lettre, chaud à brûler.
SKAOTA, v. a. Tremper dans l’eau
bouillante, échauder, brûler, parlant
de l’eau bouillante et de l'ortie, brû-
ler, parlant du soleil sur les céréales
sur pied ; p. skaotet.
SKAOT-DU, 8. m. Voy. SLADD-OU.
SKAOT-DUA, v. n. Avoir la maladie
du charbon, parlant (les céréales. —
Skaot, brûlure par le soleil, et dua,
poircir. À la lettre, noircir par brû-
lure. Cette maladie réduit les grains
en poudre noire.
SKAOTENN, s. L Echaudée, sorte de
pâtisserie; pl. ou.
SKANTET, adj. et participe. Echaudé,
se dit du blé qui a été échaudé ou
brûlé par le soleil et qui a la maladie
du charbon. Voy. SKAOTA.
SKAOTIL, 8. m. Engrais marin à
Tusage des agriculteurs. Ce sont des
madrépores, des polypiers caleaires
que l'on drague au fond de la mer.
L'engrais ou amendement appelé mert,
maerl, en breton, est de la même na-
ture.
SKAOUARC'H, 8. m. Bacile, plante.
-SKAR, s. m. Enjambée.
SKARA, v. n. Faire de grandes en-
jambées pour marcher ou s'enfuir plus
vite. VOy. SKAR, SHARINEK.
SKARC'H, adj. Y. Qui a été curé ou
nettoyé.
SKARC'HEIN (skarc'h-e-in), v. a. Y.
Nettoyer, vider, curer: p. skarc’het.
SKARINEK, adj. Qui fait de grandes
enjambées, et aussi qui a les jambes
Jongues. Voy, SEAR.
SKARLEK, adj. Ecarlate.
SKARN, adj. Maigre, décharné. Eur
c'horf skarn, un homme décharné.
SKARN, s. m. Y. C. Sabot du cheval.
Voy. FARM.
SKA 569
SKARNIL, 8. m. Häle ou vent qui
dessèche, crevasse qui se produit par
l'effet du soleil ou du froid.
SKARNILA, v. n. Se fendre, se ger-
cer au froid, au soleil.
SKARR, 8. m. Crevasse, gerçure aux
pieds, aux mains, fente dans un vieux
mur, dans un vase. Voy. SKARRA.
SKARRA, Y. n. Se fendre, se gercer
au froid, au feu, au soleil; se alor,
parlant des mains, d'un mur qui se
crevasse, etc. |
SKARREIN (skarr-e-in), v. n. Y. Le
même que skarra.
SUARS. VOY. SKARZ.
SKARSCH, adj. (anc.) Froid et sec,
parlant du temps. L
SKARZ, ad). Court, pas assez long,
vide, avare, net, nettoyé, et aussi pé-
nible, difficile. Skarz eo d'ezshañ bale,
il a peine à marcher. Ialc'h skars,
bourse vide.
SKARZA, v. a. Vider, nettoyer, ra-
moner, et, par extension, gruger
quelqu'un, lui faire quelque tort sans
qu'il s'en doute; p. et. On dit aussi
karza. | |
SKARZ-DENT, 8. m. Cure-dents. —
Skarza, neltoyer, et dent, pluriel de
dant, dent. |
SKARZER, 3. m. Qui nettoye, et aussi
ramoneur, vidangeur. Skarzer ar pri-
vezou, vidangeur. Skarzer ar simina-
lou, ramoueur.
SKARZ-SKOUARN, 8. m. Cure-oreil-
les. — Skarza, nettoyer, et skouarn,
oreille.
SKASS, 8. m. (anc.) Entraves ou fers
pour les chevaux.
SKAU, 5. pl. m. V. Le même que skao.
Voy. SKAUENN.
SKAUDEIN (skaud-e-in), v. a. et n. Y.
.Il a les mêmes acceptons que skaota.
SKAUENN, 8. L Y. Plant de agreau;
pl. skau, masc. Voy. SEAYENR, "7
VL
570 SKE
SKAUT, SKOT, s. m. V.T. GC. Le même
que skaot, biülure.
SKAUTENN, 5. f. Y. Echaudée, pâtis-
serie; pl. eu. VOy. SKAOTENN.
SKAUTIL, 8. m. Y. VOy. SKAOTIL.
SKAV, SKAO. Voy. ce dernier.
SKAVENN, 8. f. Plant de sureau, et
aussi canelle de tonneau; pl. skao,
kar, masculin.
SKAVENN-GRAC'H, 5. f. Plant d'érable
ou de fusain,; pl. skao-grac'h, masc.
SKAVENN-VIHAN, s. f. Hièble, arbre;
pl. skao-bihan, masculin.
SKEBEIN (skebe-in), v. n. Y. Cracher
sans efforts, rejeter sa salive.
SKED, s. m. Eclat, lustre.
SKED, SKEUD. Voy. ce dernier.
REDA, SKEDI, v. n. Briller ; p. et.
SKEDUZ, adj. Eclatant, étincelant.
SKEENT. Voy. SKENT.
SKEI (ske-1), v. a. Frapper, battre,
heurter; p. skoet. Ainsi que l'annonce
le participe skoet, ce verbe sc conjugue
sur l'ancien infnitif sko-1i : shoann, je
frappe; skoinn, je frappcrai; skoaz, il
frappa, etc. — Ske gant cunn den,
frapper quelqu'un.
SKEIFF {ske-1f), v. a. (anc.) Frapper,
battre.
SKEIN (ske-in), Y. a. T. Frapper,
battre; p. skoet. Voy. SKEI.
SKE JA, v. a. Inciser, couper; p. et.
SKELFA, Y. a. C. Regarder avec
frayeur ; p. et.
SKELTA, v. a. D. Le même que le
précédent.
SKELTR. Ce mot se dit des ardoises :
mean skcltr; pl. mein skeltr. Voy.
SALEAT.
SKI
SKELTRENN, s.f, Trique, gros bâton;
pl. ou.
SKELTRENNA, v.a. Donner des coups
de trique, rosser avec un gros bâton;
pl. et.
SKENDILIK, s. m. (anc.) Hirondelle,
oiseau.
SLENT, SKEENT, s. m. t. Poumon.
Voy. SKEVENT.
SKERB, ESKERB, s. m. Voy. ce dernier.
SKERR, 8. m. En quelques lieux on
dit skerr, au lieu de skerb.
SKET, s. m. Y. Image, ombre, effigie.
On y dit aussi parfois, esked. Yor.
SKEUD.
SKEUD, s. m. Efigie, image, ombre.
Tersienn skeud, frayeur sans motif.
A la lettre, fièvre de l'ombre. Æaout
tersienn skeud, avoir peur de son
ombre.
SKEUDENN, s.f. Image, effigie, dessin,
forme, statue, statuette; pl. ou.
SKEUL, s. f. Echelle; pl. tou. En latin,
scala. — Pignat er skeul. monter à
l'échelle. Skeul-kerdin, se dit des
haubans d'un navire. A la lettre, échelle
de cordes.
SKEULF, adj. CG. Effaré, parlant des
yeux. Daoulagad skeulf, des yeux
effurcs.
SXEULIA, et mieux, pignat er skeul,
monter à l'échelle.
SKEVEND, SKEVENT, s. m. Poumon.
Ar shevent, le poumon, les poumons.
Prononcez ces mots comme en français
skévinde, skévinte.
SKIANCHOU, 8. pl. f. Les beaux-
arts.
SKIANT, s. f. Raison, jugement, sens,
intelligence, entendement., Ar skiant-
vad, le bon sens, Ja saine raison. —
Siiant, seus, et mad, bon.
SKIBER, a. m. C. Appentis. hangar.
En Dasse-Cornouaille on lui doune le
seus de chambre de réception.
SKI
SK10!, v. n. Défricher une terre en
friche, une terre froide ou pleine de
racines de végétaux de toutes sortes.
Voy. Sx00, qui est le radical de ce
verbe.
SKIENT, s. f. V. Bon sens, raison.
Voy. SEIANT.
SKIGN, 8. m. Ce mot, auquel on peut
donner le sens de dispersion, éparpil-
lement, n'est pas plus usité en breton
qu’en français. Toutefois, il s'emploie
très-bien dans la phrase suivante :
lakaat foenn war skign, éparpiller le
foin coupé pour le faire sécher. Voy.
SLIGNA.
SKIGNA, v. a. Eparpiller, épandre;
p. et.
SKIJA. Yor. SKEJA.
SKIL, particule qui a la signification
de presque, à-demi; elle est toujours
en compagnie d’un substantif et exize
l'adoucissement si elle est suivie d’une
lettre forte. Voy. SKIL-BAOTR, SKIL-DRENK.
SKIL-BAOTR, s. f. Fille garconnière,
fille qui a les allures d'un garcon. —
Ski, à-demi, et paotr. garçon.
SKIL-DRENK, adj. Aigrelet. — Skl,
presque, et (refik, aigre.
SKILF, S. m. Griffe; pl. ou. Le pln-
ricl skilfou s'entend en général des
défenses des animaux.
SKILFA, v. a. Griffer, donner des
coups de griffes; p. et.
SKILFAD,s.m Coup de griffe ; pl.ou.
On dit aussi skilfadenn.
SKILFADENN, 8. L. Voy. SEILFAD, plus
usité.
SKILFEK, adj. Qui ade grandes griffes,
et aussi par extension, qui a les dents
très-longues. Voy. SKILF,
SKILFOU. Voy. SKILF.
SKILIAVENN, 5. f. Plant d'hièole; pl.
ckilio, masculin, des plants d'hièble,
:u bois d'hièble. Voy. SHILIONENN,
SKL 971
SKILI0, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de skiliavenn, skilionenn.
SKILIONENN, 8. L. V. Plant d'hièble;
pl. skilio. On dit aussi skiolenn, Y.
: SKILTR, adj. Clair, argentin, écla-
tant, sonore, parlant des sons, de la
voix.
SKILTRENN. Voy. SKELTRENN.
SKIN, 8. m. C. haig ou rayon d'une
roue; pl. ou.
SKIOLENN, Y. VOy. SKILIONENN.
SKIRAT, 8. pl. L. Y. VOy. SKIRENN.
SKIRENN, 8. L. Y. Envie à la racine
des angleg: pl. skirat.
SKIRIENN, 8. f. Eclat de pierre,
bois, attelle: pl. ou.
SKIRIOK, s. m. C. Du bois d'hièble.
SKLAF, SKLAV, 8. m. Esclave ; pl.
sklaved.
SKLAF, 8. m. C. Enfourchure de
deux branches.
SKLAPA, v. a. Quelques-uns, paraît-il,
l'emploient au sens de lang.
SKLAS, 8. m. Verglas, glace légère.
On dit aussi glao sklaset. Sklas a ra,
glao sklaset a ra, il fait ou tombe du
verglas.
SKLASA (skla-sa), Y. impers., et
mieux, ober sklas, verglacer. Sklas a
ra, il tombe du verglas.
SKLASEIN (skla-se-in), v. impers. V.,et
mieux, gober sklas, verglacer. Sklas 6
c'hra, il tombe du verglas.
SKLEAR, SKLER, adj. et adr. Clair,
limpide, certain, intelligible, claire-
ment.
SKLEAR, SKLER, adv. Intelligible-
ment, évidemment, formellement,
clairement.
SKLENT. Voy. MEAN-SELEAT, ardoise.
972 SKL
SKLENT, adj. Eclatant, parlant du
son.
SKLENTIN, adj. Eclatant, perçant,
parlant des sons.
SKLER, 8. m. Grande chélidoine,
plante.
SKLER, adj. et adv. Y. T. C. Limpide,
clair, certain. Yor. SKLEAR.
SKLERAAT, Y. n. Devenir clair, s'é-
claircir ; p. sklereet, sklereat. lL se con-
Jugue avec l’auxiliaire ober. Skleraat a
ra ann amzer, le temps s’éclaircit.
SKLERDER, s. m. Clarté, transparence.
Evitez ce mot et tournez la phrase par
l'adjectif. Dre ma'z eo skler ou sklear,
à cause de sa transparence, de sa lim-
pidité.
SKLERDERIK-NOZ, 8. m. Y. Feu-follet.
À la lettre, petite clarté de nuit.
SKLERENN, 8. L. Y. Glaire de l'œuf,
et mieux, gwenn ti.
SKLERIA, v. a. Eclairer, répandre de
la clarté, donner des éclaircissements ;
p. skleriel.
SKLERIDIGEZ, 8. f. Eclaircissement,
commentaire sur un sujet. Il ne s'em-
ploie qu’au singulier.
SKLERIJENN, s. f. Clarté au fizuré,
intelligence, lumière en religion.
SKLERIK, s. m. Petite chélidoine,
herbe aux dartres, éclaire, plantes.
C'est le diminutif de skier, s. m. On
l'appelle aussi, mais à tort, butun-
nevez. Vov. ce mot au supplément.
SKLEUR, s. m. Le Gonidec donne à
ce mot la siguification de clarté faible.
SKLINGERNUZ (skliñg-ernuz), adj. Y.
Le même que Iugernus.
SKLIPAD. Eur sklipad den, un homme
long et mince.
SKLIPART, adj. C. Menu, délié.
SKLIS, adj. Qui donne la diarrhée.
Voy. SELIZ.
SKO
SELISA (skli-sa), v. n. Avoir la dier-
rhée.
SKLISENN (kli-senn), 8. L Spatale,
attelle, éclisse, esquille d’os, étincelle,
palette pour tourner les crêpes sur ls
poële; pl. ou.
SKLISENNA (skli-senna), v. a. et n.
Mettre des éclisses ou attelles, et aussi
étinceler ; p. et.
SKLISENN-ASKOAN (skli-senn), s. L
Esquille d'os ; pl. sklisennou-askorn.
SKLIZ, SKLIS. adj. Ce mot, dont le
sens est mal défini, doit sigaifier, qui
donne la diarrhée, car on dit louxou
sklis, potion médicinale appelée pur-
gatif. YOT, SELISA.
SKLOGA, SKLOKA, v. n. Glosser.
SKLOK, adj. et adv. Y. Il s'emploie
au même seus que klok, entier, accom-
pli, révolu, entièrement. Voy. ELO.
SKLOKA, SKLOKAT, v. n. Glousser.
SKLOKEREZ, s. m. Gloussement. Evi-
tez ce mot.
SKLOSENN (sklo-senn), 8. L. Rocher
du fond de la mer, soit qu'il découvre
dans les hautes marées, soit qu'il ne
découvre pas; pl. sklosou, masc.
SKLOSOU (sklo-sou), 8. pl. m. Pluriel
irrégulier du précédent.
SKLOUP, adj. CG. Glouton.
SKLOUSEIN (sklou-se-in), v. n. Y.
Glousser.
SKO, SKAU (skon. 8. pl. m. Pluriel
itrégulier de skauenn, plant de sureau.
sK0A, s. L T. C. Epaule ; pl. diskoa,
pour diou skoa, pluriel duel.
SKOANENN, 8. L. (anc.) Skoanenn
laes, la crème du lait.
SKOARN, 5. f. Y. T. C. Oreille; pl.
diskoarn, par contraction pour diou
skoarn, pluriel duel. Voy. 81. servant
à former les pluriels duels du genre
féminin.
SKO
SKOARN, 8. L Y. T. C. Anse d'un
vase ; pl. skoarnou. Yor. SKOUARN, anse.
SKOARNEK, ad}. et 8. m. V.T. C. Qui
a de grandes oreilles, qui a des anses.
Voy. les deux mots SKOARN.
SKOAZ, 8. f. Epaule: pluriel duél,
diskoazx, par contraction pour diù
skoaz. Ce mot s'entend aussi au sens
de appui, secours, aide. het skoaz
da eunn den, douner aide à quefqu'an.
Cette locution répond à la locution
française, donner un coup d'épaule à.
SKDAZELL, 8. L Protection, appui,
secours, aide. — Skoaz, épaule.
SKOAZELLA, Y. a. Aider, secourir;
p- et.
SKOAZELL-BLEG, 8. f. Arc-boutant.
A la lettre, appui courbe.
SKCAZELLIN, v. a. T. Aider, secou-
rir; p. skoasellet. — Skoar, épaule.
SROAZIA, v. a. Aider, secourir ;
p. skoaztet. Yor. St.
SKOAZIEK, 901. Qui a de larges épaules.
. SKOAZIER, 8. m. Diable de mer,
poisson. Ce sens est douteux.
SK08, s. m. C. Pompe de navire.
SKOBITELL, s. f. Volant, pour le jeu
de ce nom, moulinet d'enfants qui
tourne au vent. C'hoari skobitell, jeu
du volant, et aussi jouer à ce jeu.
SKOD, 8. m. Ecot, part à payer. Yor.
STODENN.
SKOD, s. m. Boche à feu, chicot, et
en général toutes les racines d'arbres
et arbustes qui sont enfouies en terre,
chicot de dent, nœnd de tige d'une
plante. Yor. PENN-S10D, DÉVEZ-SK0D ;
pl. skodou.
SKOD, 8. m. Lien fait avec certains
arbustes flexibles. Skod balan, lien
fait de genèt. Skod lin, paquet de lin
qui est lié en vert.
SKODA, v. n. Ce mot, qui, je crois,
a cessé d'être employé, sigaifiait faire
SKO 913
alliance ou société pour une entre-
prise. Voy. SKODENNAD. Skoda oc'h eunn
den, se liguer contre quelqu'un (anc.);
SKODEK, SKODENNEK, adj. Rempli de
nœuds, parlant d'ud arbre. — Skod.
nœud d'une plante.
SKUDENN, a. L Ecot, part dans une
dépense faite en commun.
SKDDENNAD, s. m. C. Il s'emploie,
paraît-il, dns la Cornouaille, pour
désigner une assemblée de personnes
qui veulent faire er commun une
affaire, un achat. Ce mot doit dériver
de skoda.
SKODENNAT. Voy. le précédent.
SKODENNEK. VOY. SEODES.
SKOD-GWINI (gu-ini), 8. m. Cep de
vigne; pl. skodou-gwini. — Skod. chi-
cot, et gwini, pluriel de gtwinienn,
vigne. On dit aussi kef-grwoini.
SKOB-TAN, s. m. Tison ; pl. skodou-
tan. — Skod, bûche, et tan, feu.
SKOE, 8. 1. Y. Epaute; plertel duel,
diskoe, par contraction pour diu skve,
div skoe.
SK0ED, SKOET, 8. m. Ecu, ancienne
monnaie de la valeur de trois francs,
et aussi bouclier; pl. skoejou.
SHOEIEK, adj. Y. Qui a de larges
épaules. — Skoe, Ÿ., épaule.
SKOEIN (sko-e-in), v. a. Y. Frapper,
battre ; p. skoet. VOy. SKEI.
SKOENN, 8. L. Y. Tige ou tuyau de
paille.
SKOER, SKOUER, 8. L. Voy. ce der-
er.
SKOERJ, adj. B. Arrogant, effronté,
hagard, parlant de la mine, dès yeux.
Daoulagad skoerj, penn skoerj, qui à
les yeux effrontés.
SKOET, 8. m. Voy. SK0ED.
SKOET, adj. et participe de skei,
frapper. Bexa skoet, être frappé de pas
ralysie.
074 SKO
SKOI (sko), v. a. Non usité. C’est
l'ancien iofinitif qui a fait place à sker,
frapper.
SKOL, SKDR, KOL, s. m. Machine pour
enrayer les roues.
SKOL, s.f. Ecole, pensionnat ; pl. iou.
Ober skol, tenir une école, enseigner.
Ti skot, la maison d'école, où se fait
l’école. Restr skol, matire d'école, pro-
fesseur. Eu grec, skolé; en latin, scola.
SKOLA, SKORA. Yor. ce dernier.
SKOLAE, s. m. Dorade, poisson; pl.
skolaeed.
SKOLAER, a. m. Ecolier; pl. ten. —
Skol, école.
SKOLAEREZ, 8. f. Ecolière; pl. ed.
Voy. le précédent.
SKOLIA, SKORIA, v. a. Enrayer, par-
lant des roues d’une voiture; p. skoliet,
skoriet. — Skol, skor, machine pour
enrayer les roues.
SKOLIEIN (skolie-in}, v.n.V.Etmicux,
gober skol, V., faire l'école, tenir école,
enseigner ; D. skoliet. Voy. SKOL, s. f.
SKOLIER, s. m. Et mieux, mestr skol,
maitre d'école, professeur; pl. ten.
Voy. SKoL, s. L.
SKOLIEREZ, a. L Et mieux, mestrez
skol, maitresse d'école. Yoy. SkoL.
SKOLIK-FICH, 5. f. Ober skolik-fich,
faire l'école buissonnière. Voy. FICH-
FICH,
SKOL-LABOUR, s. f. Ferme-école. —
Skol, école, et labour, culture de la
terre. Skol-labour Trevarez, la ferme-
école de Trévarez.
SKOLP, SKOLPAD, a. m. Copeau de
bois, éclat de pierre ou de bois; pl.
skolpou, skolpadou.
SKOLPENN, a. L. Le nême que le
précédent.
SKONT, 8. m. Y. Peur, frayeur. Voy.
SPORT.
SKO
SKONTEIN (skoñt-e-in), v. a. Y. Ef-
frayer, épouvanter ; p. skontet.
SKONTUZ, adj. Y. Effrayant, épou-
vantable.
SKOP, 8. m. Crachat avec bruit et
effort. Voy.SKOPADENN qui est plus usité.
Ema atao skop-skop, il crâche partout.
Voy. SKOPAT.
SKOP, ESKOP, 8. m. Ecope, sorte de
pelle nour vider l’eau d'un bateau. On
dit aussi skopet.
SKOPA. Yor. SEOPAT.
SKOPADENN, 8. f. Crachat avec bruit
et effort; pl. ou.
SKOPAT, Y. n. Cracher avec effort et
bruit, comme les enrhumés; p. skopet.
En Normaudie, on dit écopier, en re
sens.
SKOPEIN (skop-e-in), v. n. V. Le même
que SLOPAT.
SKOPER, s. m. Cracheur. VOy. SKOPAT.
SKOPET, 8. m. Y. Ecope, sorte de
pelle à rebords pour vider l'eau d’un
bateau, palette pour jouer au volant,
pelle pour enlever les balayures;
pl. eu.
SKOPIGELLA (skopig-ella), v. n. Cra-
choter, cracher fréquemment, p. et.
VOy. SKOPAT.
SKOPIGELLER (skopig-eller), s. m.
Celui qui crachote fréquemment.
SKOPITELL, a. f. Y. Crachat, salive.
Voy. SKOPAT.
SKOPITELLAT, v. n. V. Crachoter,
cracher souvent.
SKOPOUR, S. m. Y. Cracheur; pl.
skoperion. Voy. SXOPEIN.
SKOR, SKOL, s. m. Machine pour en-
rayer les roues.
SKOR, SKOL, s. m. Etançon, étai.
SKORA, SKOLA, v. a. Soutenir, étan-
onner, étayer, enrayer une roue pour
‘empêcher de tourner; p. et.
SKO
SKORF, s. m. Grille ou décharge de
l’eau d’un étang.
SAORIA. Yor. SUOLIA.
SKDRAN, s. m. Y. Glace, eau gelée.
Voy. SEOURN.
SKDRNEIN (skorn-e-in), Y. impers. Y.
Geler, glacer. Yor. SEOURNA.
SKORPULER, 8. m. Scapulaire.
SKDRS, adj. T. Court, pas assez long.
SXDRSOU, SKOSOU, 9. pl. m. Bâtons
fixés sur les côtés d'une charrette
pour maintenir la charge.
SKORT, ad]. Y. Peureux, parlant d'un
cheval.
SKORT, adj. C. Vide, trop peu. Ialc'h
skort, bourse vide.
SKOS, s. m. Calandre, cosson, in-
sectes; pl. ed.
SK0S, s. m. D. Dévidoir, souche
d'arbre que l'on a laissée en terre.
SKOSOU (sko-sou). YOT. SKORSOU.
sKknss, C. Le même que skor, dé-
vidoir.
SKOT, SKAUT (skO, Voy. ce dernier.
SKOT, s. m. Y. Büche à feu, chicot
de plants, de dents. Voy. SK0b, pl.
skodeu.
SKOTA, SKAUTA {skôta), v.a.etn.T.C.
Voy. SKAOTA.
SKOTENN, SKAUTENN (skôtenn), Y.
Voy. SKAUTENN.
SKOTIL (skd. Yor. SKAOTIL.
SKOUADRENN, s.f. Escadre de navires:
pl. ou.
SKOUARN, a. f. Oreille, partie de la
tête; pluriel duel, diskouarn, par con-
traction pour diou skouarn, deux
oreilles. — Rer skouarn da, prêter
l'oreille à.
SKO 579
SLOUARN, 8. f. Anse d’un vase; pl.
skouarnou. On comprend aisément que
le pluriel duel de skouarn, oreille, ne
soit pas’ applicable ici C'est ainsi que
l'on dit diskouarn eunn den, les oreilles
d’une personne, tandis qu'il faut dire,
skouarnou ar pod, les oreilles du pot.
Le pluriel skouarnou s'entend aussi
des ouïes des poissons : skouarnou ar
pesked.
SKOUARNAD, s. f. G. Soufflet ou tape
sur la figure. — Skouarn, oreille.
SKOUARNADOU, s. pl. f. On appelle
de ce nom une des peines que l'on
inflige aux enfants en leur tirant les
oreilles. Re skouarnadou da, sacha he
skouarn da, tirer les oreilles à.
SKDUARN-ANN-0ZAC'H-K0Z, 8. f., et
aussi skouarn-ann-ozac’hik-kos, nom
fantaisiste donné à la mousse des
arbres, à l’achillée ou herbe aux char-
pentiers. A la lettre, oreille du vieux
petit homme marié.
SKOUARN-AZEN, 8. f. Grande con-
soude, oreille - d'âne, plantes. —
Skouarn, oreille, et asen, âne.
SKOUARNEGEZ (skouarneg-ez), a. L
Celle qui a de grandes vreilles.
SKOUARNEK, 8. m. Celui qui a de
grandes oreilles, oreillard, et aussi
lourdaud. badaud. Ge mot figure parmi
les noms de famille.
SKOUARN-GAD, 8.1. Oreille-de-lièvre,
plante. — Skouarn, oreille, et gad,
lièvre.
SKOUARN-IUZAZ, 8. f. Herbe aux
charpentiers. À la lettre, oreille de
traître. C'est un nom fantaisiste.
SKOUARN-MALC'HUS, 8. f. Herbe aux
charpentier, À la lettre, oreille de
Malchus. Non fantaisiste.
SKOUARNQOU, s. pl. f. Les oufïes des
poissons. Voy. SEOUARN, art. 2°.
SKOUD, SKOUT, s. m. Yor. ce der-
nier.
SLOUEC'H, adj. Y. Fatigué. On dit
aussi skuec'h, Y.
576 SKO
SROUEC'HEIN (skouec’h-e-in], Y. a. V.
Fatiguer, lasser. On ditaussiskuec'hein.
SKOUED, SK0E0. Yor. ce dernier.
SLOUER, s.f. Modèle, exemple, guide
moral, équerre; pl. ivu. Gwall skouer,
scandale. Skauer cad, bon exemple.
Ret skouer oad, édifler (au figuré).
Dioc'\ ho skouer, à votre exemple.
SKOUERIA, v. a. Mesurer à l’équerre.
YOT. SLOUER.
SKOULC'H, SKUIC'H. Voy.cellernier, V.
SKOUIC'HEIN, SKUIC'HEIN. Voy. ce
dernier, Y.
SKOUIR, SKUIR, s. f. Y. Modèle,
exemple, au propre et au figuré; pl.
eu. Gwall-skouir, méfait. VOy. SKOUER.
SKOUIZ, adj. T. Fatigué.
SKOUIZA, v. a. T. Fatiguer, lasser, se
fatiguer ; p. et.
SKOUL, s. m. Milan, oiseau de proie.
Par extension, fri skoul, nez aquilin.
À la lettre, nez de milan.
SKOULAT, v. a. (anc.) Dérober.
SKOULAT, 8. m. C. Espace de temps.
SKOULM, KOULM,s. m. Nœud; pl. ou.
SKOULMA, KOULMA, v. a. Nouer;
p. et.
SKOULTR, 8. m. Branche d'émonde;
pl. ou.
SKOUR. Voy. SKOURR.
SKOURJ, a. m. Y. Fouet de correc-
tion.
SKOURJEIN (skourje-in), v. a. Y. Fla-
geller ; p. skourjet.
SKOURJEZ, s. L. Verge de correction,
férule, fouet pour corriger les enfants.
SKOURJEZA, v. a. Fouetter, flageller,
donner des coups de fouet ou de dis-
cipline; pl. es.
SKR
SKOURN, s. m. Glace, eau gelée.
Tamm skourn, glacon.
SKOURNA, v. impers. Geler. On dit
de préférence, ober skourn. Skourn a
ra, il gèle.
SKOURNET, adj. Gelé, et aussi, froid,
indifférent, parlant des personnes.
Eunn den skournet, un pisse- froid
(trivial).
SKOURNICHAL, v. n. C. VOy. 6SURNI-
CHAL.
SKOURN-LEC'H, s. m. Glacière, lieu
où l’on conserte la glace. — Skourn,
glace, et lec'h. lieu.
SKOURR, 8. m. Branche grosse coupée
ou non; pl. ou. — Le Skour, et aussi
Skour, sont des noms de famille très-
répandus. Skourr s'entend encore d'une
branche ou lien en bois avec lequal
on suspend les animaux à la boucherie.
E-skourr, adv., en suspens, parlant
d’une affaire, d'un procès. À la lettre,
à la branche.
SKOURR, SKOURRAP, s. m. Y. Yor,
SXOURRAT.
SKOURRA, v. a. Attacher à une bran-
che coupée ou non, attacher les bêtes
abattues pour les exposer à la vente.
SKOURRAD, SKOURRAT, 8. m. Y.
Skourrat-glau, ondée.
SKOURRAT. Voy. le précédent.
SKOURREK, adj. Branchu. — Skourr,
branche.
SKOURR-GLAU, s. m. Y. Ondée. On
dit mieux skourrat-glau.
SKOUT, s. m. Ecoute, terme de ma-
rine; pl. skoudou.
SKOUTILL (les L mouillées), s. L
Ecoutille, ouverture sur le pont d’un
navire; pl. ou.
SKRAB, s. m. Ce mot, qui a de la
famille en breton, a dû avoir la signi-
fication de grattement, et, par exten-
sion, de vol, larcin. C'est le radical
des suivants.
SKD
SKRAABADENN, 8. 1. Egratigaure; pl.
Ou.
SKRABADENNOB-IAR, 8. pl. L Grif-
fonnage d'écriture. À la lettre, grat-
tages de poule, pour dire. écriture
qui ressemble aux traits que la poule
fait sur la terre quand elle gralte avec
ses pattes. Cette locution a quelque
analogie avee 66 que nous appelons
écriture en pattes de mouches.
SKRABAT, Y. a. Gratter, dérober,
voler. Skrabat he benn, se gratter.
SKAAF, SERAV, SKRAO, s. f. Oiseau
de mer auquel, en quetques lieux, on
donne le nom d'éterlet; pl. ed. Voy.
SHRAVEDIE.
SKRAMM, 8. m. Ecran.
SLRAMP, SKRIMP, s. m. Grimpement.
Evitez ce mot. Voy. SAMIPA.
SKRAMPA, SKRIMPA, v. n. Grimper,
ramper; p. et.
SKRAO. VOY. SKRAF.
SKRAPA. VOY. ERAPA, ratir.
SKRAPEIN (skrap-e-in), v. a. Y. Enve-
hir, escroquer, prendre de force; p.
skrapet.
SKBAPEB, 6. M. Pillard, escroc; pl.
ten.
SKRAPQUR, 8. m. Éscroc; pl. skrape-
rion.
SKRAV. VOy. SERAF.
SKRAVEDIK, 8. m. Sorte de pigeon
de mer. C'est peut-être Le même que
skra, skraf.
SKRID, 8. m. Ecrit, acquit, décharge;
pl. skrijou. — Skrifa, skriva, écrire.
SKAID-DOURN, s. m. Manuscrit. À la
lettre, écrit main.
SKRID-KAON, s.m. Epitaphe.— Skrid,
écrit, et kaon, deuil.
SKRIFA. VOY. SKRIVA.
SKR 077
SKMNFAN, v. a. et n. T. Ecrire; p.
skrifet.
SKAIFELL, 8. L. Yor. SUBIVELL.
SKRIFELLA, v. a. VOy. SURIVELLA.
SKRIGN, 8. m. Grincement des dents,
rire canin. Voy. les mots suivants.
SKAIGNA. Yor. SERIGRAL.
SKRIGNADENN, 8. f. Grimace du
chien qui menace de mordre; pl. ou.
Voy. SKRIGNAL.
SRRIGNAL, v. n. Grincer, parlant des
dents, rire en montrant les dents. Il
se conjugue eomme si l’infinitif était
skrigna. Do reste, ce verbe, comme la
plupart des verbes neutres, ne s'em-
ploie guère qu’à l'infinitif avec l'auxi-
laire ober. Voy. le mot vERBE neutre,
à mon Nouveau Dictionnaire français-
breton 1869.
SKRIGNEIN (skrign-e-in), Y. n. Y. Le
mème que skrignal.
SKRIGNEK, adj. Qui montre ses dents
quaud il rit. Yor. SERIGN.
SKAIJ, 8. m. Frémissement. Evitez
ce mot. Voy. SKMJADENN.
SKRIJA, SKRIJAL, v. n. Frémir de
peur; D, skrijet.
_ SKRIJADENN, 8. L Frémissement ;
pl. ou.
SKRIJAL. Yor. SERUA.
SKAIJOU, s. pi. m. Pluriel irréguji
de skrid, écrit. N
SKRIJUZ, adj. Knoraniahile,
frémir, Voy. SKRUA. qui a
SKRILL (les L mouillées), 8. f. Grti-
lon, insecte; pl. ed.
RIM, s. m. Grimpement. Evitez
ce mot.
SKRIMPA. Yor, SKRAMPA, grimper,
ramper.
SKRIMPADENN, s.f. Y. Hennissement.
RC)
578 SKL
SKRIMPAL, v. n. 1. Hennir; D. sbrim-
pet.
SKRIMPEIN
même que skrim
SUMMPUZ, adj. CG. Rampant.
SKAIN, s. m. Ecrin, coffret, tiroir;
pl. ou.
SKAINA, v. n. VOy. KMNA.
SERIOUEIN (skrious-in), v. a. et n. 1.
re; D, skriouset.
SKAIOUELL, 5. L 7. Erle: pl. eu.
SRAIQUELLEIN (skriouellein), v
V. Etriller, parlant d'un cheval; k
skriouellet.
-SKAIT, SKRID, 8. m. Ecrit: pl. skri-
jou.
}, v. n. Ÿ. Le
SRAITELL, s. f. Ecriteau ; pl. ou.
SEATOL, 8. m. Ecritoire; pl. iou.
SKAITUB, Â. m. Ecriture, caractères
ou lettres tracées à la main. Voy. le
suivant.
SKRITUR-SAUR, s. m. EL aussi skritu-
riou-sakr, l'Ecriture sainte, la Bible,
les saintes Ecritures.
SRRITURIQU-SAKA. Voy. le précédent.
SKRIUEIN (skriue-in), v. 8. et n. Y.
Ecrire; p. skriuet.
SXAIUELL, 8. f. Y. Le même que
skriouell.
SRRIUELLEIN (skriuelle-in), Y, a. Y.
Le même que skriouellein.
SKAIVA, v.-a. ef n. Et aussi skrifa,
écrire; p. et. En latin, scribere.
. SKRIVAGNER, 5. m. Ecrivain ; pl. ien.
SRRIVAGNOUB, 8. m. Y. Ecrivain; pl.
skrivagnerion.
SRRIVELL, 8, L. Etrille; pl. ou. On dit
aussi skrifell,
cher NE TPE
6 Ñ 7 A 16
SKU.
SKAIVELLA, v. à. Et ansul drida,
étriller, parlant d'un cheval; p. Œ
SKAOERJA, SARA, : Y. 8. Cri
comme les porcs.
SKAUENJAL. Voy. le précédent.
lrag lan L , monillées), T r
e alle
SEUB-DELI08, s.m. Ron pl
donné à l'automne, parcs
la bol les fouilies tombent
lus r'hen
SEUBA, v. a. et n. Balayer; p. ef. —
Skuba s ar 5 , Corriger un
écolier avec le balai ou avec le manche.
À la lettre, balayer sous un écolier.
SRUBEIN (skub-e-in), Y. 6. et 2.
Balayer; p. skubet. Voy. RPR,
SRUBELENN, s. f. Balai, écouvition
ou balai de four ; pl. ou. Ce mot dérive
de skuba, balayer.
SKUBELER, 5. m. VOY. SEUBER.
tioresqee
‘à cette
le vent
sa
SKUBER, s. m. Balayeur ; pl. ten.
SKUBEREZ, 8. L. Balayeuse ; pl. ed.
SKUBIEN, 8. m. Des balayures; sans
pluriel.
SKUBIGELL (kubig-elh, R.L Y. Des
balayures ; sans pluriel.
SKUDELL, s. f. Ecuelle, plateau de
balance ; pi. ou. En latin, scudella.
SKUOELLAO, 8. f. Une écuelle pleine,
écuellée ; pl. ou. — Eur skudellad leas.
000 écuellée de lait.
SKUDELL-DORZ, s. f. Ecuelle en bois
ou jatte pour porter la pâte au four.
unn écuelle, et tors, tourte de
SKUDELL-ZOUR, s. f. Nom donné au
néauphar ou |ys aquatique, plante. —
Skudell, écuelle, et dour. eau, à cause
de sa forme et du lieu qui lui plait.
SOA
SKUEC’H, adj. Y. Fatigué.
SKUEC’HEIN (skuec'h-e-in), v. a. et n.
Y. Fatiguer, 8e fatiguer ; p. skuec'het.
SKUER, 8. L Y. T.G. Exemple, mo-
dèle. Yor. SKOUER; pl. eu.
SKUIC'H, adj. Y. Fatigué.
SKUIC'HEIN {skuic'h-e-in), Y. a. et n.
Y. Fatiguer, 8e fatiguer; p. skuic’het.
SKUILLA (les L mouillées), v. a. et n.
Eparpiller, épandre, répandre, verser,
couler par-dessus les bords ; p. et.
SKUILLEIN (les L mouillées), v. a. et
H. Y. Le même que skuilla.
SKUIR, 8. f. Y. Modèle, exemple; pl.
eu. Voy. SKOUER.
SKUIZ, adj. Fatigué, las. Skuiz oc'h
ober, fatigué de faire. Skuiïs o veva,
fatigué de vivre.
SKUIZA, v.a.etn. Fatiguer, ennuyer,
épuiser la terre par des cultures ma)
raisonnées, 8e fatiguer, se Jasser, se
décourager; p. ef. — Hep skuiïza, sans
cesse, sans se lasser.
SKUPEIN (skupe-in), v. a. V. Balayer;
p. skupet. Voy. SLUBEIN.
SKUPDUR, 8. m. Y. Balayeur; pl.
skuperion.
SKUREIN (skure-in), r. a. Y. Fourbir,
parlant de la vaisselle de cuisine; p.
skurel.
SKURZEIN (skurze-in), v. a. Y. En-
rayer, parlant d’une roue; p. skurzet.
SOA, SOAV, a. m. Suif.
SDAEL, SOAVEK, adj. Couvert de suif.
SOAO, SOAV. Yor. 504.
S0OAV. Voy. SOA.
SOAVEK. Voy. SOAEL.
SOAVENN, 5. L. Meule de suif, pain
«: bloc de snif; pl. ou.
SOL 579
SOAVI, v. a. Suiver, enduire de suif;
p. soavet.
SUAVON, SAON, 8. m. Savon.
SUAVONI, v. a. Savonner ; p. soavonet.
SOC'H, s. m. Y. Soc de la charrue.
Ar sac'h, le soc.
S0D, adj. Yor. 507.
SODEIN (sod-e-in), v. n. Yor, SOTEIN.
SODELL, 8. L. (anc.) Ornière de voi-
ture.
SODEZ, 8. L. Femme sotte. Voy. 300,
SOEU, 8. m. Y. Suif, Voy. SUAU.
SOEVEN, SUAN, 8. m. Y. Savon.
S0EZ, et mieux, SOUEZ, 8. L Eton-
pement, surprise, merveille. Ce mot
s'emploie aussi adjectivement à la
place de l’adjectif souesux, étonnant.
Kemeñt-se ne d-e0 ket soues, cela n'est
pas surprenant.
SOL, s. f. Poutre, solive, plancher,
gueuse ou certaine quantité de plomb
en ua seul morceau; sep de la charrue.
sou, s. m. Y. Fond, la partie la plus
basse, semelle. Monet d'er sol, aller au
fond, couler. On dit aussi en Vannes,
sol enn troet, la plante des pieds. Soi
boteu, des semelles de souliers.
soL, 8. m. C. Semelle de souliers, et
aussi, prison, geôle; pl. tou.
SOL, adj. G. Saur, parlant des ha-
rengs. Harink sol, hareng saur.
SOLEIN, SOLIAT (solein), Y. a. Y.
Mettre des semelles neuves, resseme-
ler, parlant de souliers. — Sol, Y., la
partie la plus basse, et aussi, semelle.
SOLEM, adj. {anc.) Sérieux, mysté-
rieux.
SOLENN, 8. L. V. Tige, parlant d'an
plant, et aussi, monceau; pl. eu.
SOLIA, v. a. C. Kt plus souvent
doupsolia, ressembler ou mettre des
580 SON
semelles neuves, partant de soukHers.
— Sol, C., semelle de souliers.
SOLIAT. TOY. SOLEM.
SOLIER, â. f. Galetas, grenier, la
partie habitable la rlus élevée d'une
maison, plafond; pl. ou.
SOLIER, 8. m. C. Geôlier de prison.
— Sol, G. prison.
SOLIERA, v. a. (ane.) Plefonner,
planchéier. — Solier, plafond.
SOLIOU, s. pl. m. C. Pluriel de soi,
semelle.
SOLIT, s. m. V. Induction.
SOLITEIN (solit-e-in), v. a. Y. In-
duire ; p. solttet.
SON, SOUN, s. m. Son qui frappe
l'oreille, chanson de table ou de danse:
pl. tou. Kn ang'ais, song. Eur son
dañs, une chanson à ‘danser.
SON, SENI, v. a. et n. T. Bonner: p.
sonet. VOy. SENI.
SoNCH, SONJ. Voy. ce dernier.
SONER, 8. m. Bonneur de cloches;
pl. ten.
SONI, v.a.et n. Non usité. Voy. SENI,
SON, v. a. et 0.
SONIK, s. m. Chanson de table, de
danse. VOy. SON, SOUN. — Sonik ann
daol, chanson de table.
SONJ, SONCH, 3. m. Pensée, souve-
nir, méditation, dessein, idée, men-
tion, opinion, réflexion, intention.
Voy. EOUN, 8. m. Soñch am euz evel pa
ve deac'h e ve, je m'en souviens com-
me si c'était hier. Me am bezo atao
sonj ac’hanoc'h, vous serez toujours
dans mon souvenir.
SONJAL, v. n. Penser, méditer, ré-
fléchir, considérer ; p. soñjet. Sonjal
enn eunn dra, songer à quelque chose.
Il se conjugue sur J'ancien infinitif
sonja.
SOR
SUNJEZON, s. f. Idée, pensée, des-
D; pl. ou.
SONN, adj. Y. Qui est droit on
d'aplomb.
SÛÜNNA, v. n. Se figer, parlant du
sang dans les veines; p. sonnet. Sonna
a rét va goad em c'hreis, 08 sang
se figea dans mes veines.
$0R. Voy. SAUR, paresseux.
SORA, SAURA, v. n. {anc.) Faire le
paresseux, vaciller comme un homme
vre.
SORC’HA, Y. 0. (anc.) 8e lever.
SORC'HENN, s. f. Y. GC. Radotage,
réverie, fausseté ; pl. eu.
SORC'HENNER, 8. m. Ÿ. G. Radoteur;
pl. ten.
SORC'HENNE,
sorc'hennet.
SORC'HENNOU, s. pl. f. Des chimères.
SOREN, SAUREN (sôren), s. L. Femme
qui manque d'activité.
v. n. G. Radoter; p.
SDROC’H, 8. m. Bruit sourd en gé-
néral, grognement des poureeaux,
murmure.
SOROC'HA, SOROC'HAT, Y. n. Bruire,
grogner comme les pourceaux, crier
comme font les boyaux, et, par exten-
sion, grommeler entre ses dents en
groguant, murmurer ; H. et.
SOROC’HELL, 8. L. Vessie de porc
que l’on gonfle après H avoir introduit
quelques pois secs; c'est un jeu d’en-
fants.
SOROC'HER, s. m. Grogneur, qui
murmure d" babitude ; pl. ten.
SORSA, v. a. C. Ensorceler; p. et.
SORSER, 8. m. Ù. Sorcier.
SORT, 8. m. Mot français. Tenna d'ar
sort, lirer au sort.
SORT, s. m. Sourd, animal; pl. ed.
SOU
BHT, adj. et 8. m. Benêt, hébété,
grossier en paroles, parlant des per-
sonnes ; déshonnète ou ridicule, en
parlant des choses. Comparatif, sotoc’h;
superlatif, sota. Sota den! quel imbé-
clle)
SOTAAT, v. n. Devenir stupide, hé-
bété. 11 se conjugue avec l’auxiliaire
ghar. On dit mieux, dont da 0454 sot.
SOTAT, Y. Voy. SOTEIN.
SOTEIN (sot-e-in), v. n. Y. Devenir
stupide, abruti; p. sotet. EL mieux,
donet de vout sot, Y.
SOTONI, s. f. Maladresse, sottise ;
pl. tou. Le pluriel sotoniow s'entend de
paroles ou actions impudiques.
SOTONIQU. Voy. le précédent.
SOU! terme de charretier. À gauche!
SOUA, v. n. Tourner à gauche, terme
de charretier.
SOUALENN, 8. f. Sole, poisson.
SOUBA, Y. a. Tremper, imbiber;
p. et.
SOUSENN, s. L. Soupe. — Ce mot est
un nom de famille assez répandu. Yay.
SOUBA, tremper. Soubenn a chodel dre
ann dour, soupe à l'eau et au beurre
roussi. TOY. SOUPE, au Diction. franc.
SOUBENN-SELEAR, 5. f. Bouillon. À la
léttre, soupe claire.
SOUBENNA, v.n. Manger de la soupe.
SOUBENNER, s. m. Qui aime beau-
coup la soupe el en mange beaucoup.
SOÛBERC'H, s. m. Neige qui tombe
presque fondue.
SOUBINEL, 5. f. Ce mat, dérivé de
souba, tremper, se dit d’un trou que
l’on fait dans la bonillie et dans lequel
trou on met à fondre un morceau de
beurre salé. On y trempe chaque cuil-
lerée de bouille.
SOUBL, SOUPL, s. m. Y. Révérence
pour saluer. Gober ur sombl, faire la
révérence, Y.
SOU 581
SOUBLA, SOUBLAT, v. n. Y. Se cour-
her. et, par extension, faire la révé-
rence pour saluer.
SOUBLAAT, v. a. C. Dompter; p.
soubleet, soubleat. Soublaat anevaled
amjestr, dompter des animaux rétifs.
SOUBLAT, SOUBLEIN, Y. a. Y. Domp-
ter; p. soublet. Voy. SOUBLAAT.
SOUBLEIN (souble-in), v. a. Y. Le
même que soublat. °
SOUSOUILLA (les L mouillées), v. a.
Tremper un peu; p. et.
SOUBOULD,s. m. C. Sacristie d'église.
SOUC'H, s. m. Soc de la charrué. Ar
souc'h. le soc.
SOUC'H, adj. Emoussé, parlant d'un
outil.
SOUCHA, Y. n. S’accroupir, se tapir;
p. souchet.
SOUC'HA, v. a. Emousser la pointe,
parlant d’un outil; p. souc'het. Voy.
SOUC’H, ad).
SOUC’HEIN (souc'he-in), v. a. Y. Voy.
SOUEC'HEIN. l
SOUDARD, 8. m. Soldat ; pl. ed.
SOUEC'H, 8. L Y. Etonnement, sur-
prise. Voy. SOUEZ.
SQUEC'HEIN (souec'he-in), v. a. Y.
Etonner, surprendre, être émerveillé ;
p. soucc'het.
SOUEC'HUZ, adj. Y. Etonnant, sur-
prenant.
SOUEZ, 8. L. Etonnement, surprise,
merveille. Ce mot s'emploie aussi ad-
jectivement et très-élégamment à la
place de souesuz. Kemenñt-se ne d-e0 ket
souez, cela n'est pas surprenant, n'est
pas merveilleux. À la lettre, cela n’est
pas merveille. Yor. SOUEZENN.
SDUEZA, v. a. Etonner, surprendre:
P- et.
582 SOU
SOUEZENN, 8 L. C. En style familier,
on dit : paka eur souezenn, être sur-
prise A la lettre, attraper une surprise.
oy. SOUEZ.
SOUEZUZ, adj. Etonnant, surprenant.
SOUFR, s. m. Soufre, minéral.
SOUFRA, v. a. Soufrer ; p. et.
SOUILL (les L mouillées), s. m. Y.
Taie d'oreiller ; pl. eu.
SOUILLEIN (les L mouillées), v. a. Y.
Flamber, parlant de volaille, d'oiseau;
p. souillet. On le dit aussi au sens de
suliein. Souillein ur iar, flamber une
volaille.
SOUIN, s. m. Jeune porc; pl. ed. Le
mot français marsonin est composé de
mor, mer, et de souin.
SOUL, s. pl. m. Pluriel irrég. de
soulenn, brin de chaume.
SOUL, V. Particule qui, jointe à un
verbe, a le sens de outre mesure, plus
qu’il ne conrient ; elle demande après
elle l'adoucissement des lettres fortes.
Soul-gargein, pour soul-kargein, sur-
charger; soul-griskein, surcroître ;
soul-gas, Surmener, pour soul-kas.
SDULA, v. n. Arracher le chaume,
Voy. SOUL, s. pl. m.
SOULAD. Voy. SOULAT.
SOULADI, v. n. (anc.) Emporter à la
ferme tout le blé coupé d'un champ.
SOULAT, s. m. V. Champ dont tout
le blé a été coupé et emporté.
SOULENN, s. f. Brin de chaume: pl.
soul, masculin, des brins de chaume,
du chaume.
SOUL-GARGEIN, v. a. V. Voy. SOUL,
particule, Y.
SOUL-GAS, v. a. V. Surmener. Voy.
souL, particule, Y.
SOUL-GRISKEIN, v. n. Y. Surcrottre.
Voy. SouL, particule, Y.
SOULTR, s. m. Sourd, reptile; pl. ed.
SPA
SOUM, v. n. YOT, CHOUS.
SOUN, SON, s. m. Voy. ce dernier.
SOUNN, adj. Droit, perpendiculaire,
fixe, solide, raide. Sounn eo ar voger,
le mur est d'aplomb. En em serc'hell
sounn enn he 3a, 8e tenir droit debout.
SOUNNA, v. n. Se raidir, pariant
des membres. — Sounn, adj., raide.
souNT, s. m. Sonde pour mesurer
la profondeur de l’eau en mer.
SOUNTA, v. a. Sonder l'eau avec une
sonde; D, ef.
SOUPL. Voy. SoUBL.
SQURIN, s. m. Chevron, poutre;
pl. ou.
SOURINA, v. a. Mettre des pontres,
des chevrons; p. et.
SOURPILIZ, s. m. Surplis de prêtre.
SOURRAL, v. n. Grogner par mau-
vaise humeur.
SOUT, s. m. Ce mot, en quelques
localités, a la siguification de ber-
gerie.
SOUTANENN, 8. f. Soutane, vête-
ment de prêtre. Eur belek enn he zou-
tanenn, uu prêtre en soulane.
SOUZA, v. n. T. Souza dioc'h eunn
den, tourner le dos à une personne.
SOVETAAT, v. a. T. Sauver, arra-
cher à la mort, à un danger; p. sote-
leel, soreleat.
SOZ, SAUZ (s6z), ad]. et s. m. V. T. C.
Anglais; pl. sozon, sauzon.
SPAC’H, adj. Y. Châtré. Voy. SPM.
SPAC'HEIN (spac’h-e-in), v. a. V. Chà-
(rer, chapouner; p. spac'het.
SPAC'HOUR, s. m. Y. Celui qui fait
métier de châtrer les animaux.
SPADOULA, SPADOULAT, v. a. T. Pes-
seler le lin, le chanvre; p. spadoulet.
SPA
SPAGNOLIK, 8. m. Chien épagneul;
pl. spagnoledigou.
SPALIER, 8. m. Espalier; pl. ou. On
dit aussi spalierenn.
SPALIERENN. Voy. le précédent.
SPANAAT, v. n. T. Cesser ou discon-
tiouer, parlant de ja pluie. Spanaat a
raio ar glao abars nemeur, la pluie
cessera bientôt.
SPANAENN, 8. L T. Interruption,
cessation, relâche, parlant de la pluie.
SPANELL, 8. f. Palette pour tourner
les crèpes sur la poêle.
SPAOUEIN (spaoue-in), v. a. Y. Le
même que spac’hein ; ce dernier est
plus régulier; p. spaouet.
SPAOUER, 8. m. Y. VOYy. SPAC'HOUR,
qui est plus régulier ; pl. spaouerion.
SPARF, 8. m. Goupillon, aspersoir;
pl. ou. Voy. SPARFA.
SPARF, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de sparfenn.
SPARFA, v. a. Asperger, p. et.
SPARFELL, 8. L. Epervier, oisean de
proie; pl. ed. Fri sparfell, nez aquilin.
À la lettre, nez d’épervier.
SPARFELL, 8. L. Oiseau de menui-
sier, iostrument à son usage ; pl. ou.
SPARFENN, s. f. Asperge, légume;
plus iel irrégulier, sparf, sparfou, mas-
culin.
SPARL, 8. m. Obstacle, empêche-
ment, barricade, garrot pour serrer
la charge d’une charrette, pene de
serrure, barre de porte, machine pour
enrayer une roue, morceau de bois
que l’on suspend au cou des chevaux
et des bêtes à cornes pour les empè-
cher de franchir la haie des champs.
SPARLA, v. a. Mettre ou causer obs-
tacle ou empêchement, enrayer une
roue, serrer le garrot pour assurer la
charge d’une charrette, fermer une
porte avec la barre appelée par,
SPE 583
SPARL-BERR, s. m.- Corde forte et
courte pour assurer la charge d'une
charrelte. A la lettre, garrot court.
SPARLEIN (sparl-e-in), v. a. Y. Le
même sens que sparla.
SPARL-OC'HEN, s. m. T. C. Joug
pour mener les bœufs à la foire. —
Sparl, barre, et oc'hen, pluriel de
tjenn, bœuf, T. C.
SPARL-TREUZ, s. m. Corde ou garrot
pour serrer la charge d'une charrette.
A la lettre, garrot en travers.
SPAROUELL, 8. L. Y. Epervier, oiseau
de proie; pl. et.
SPARR, s. m. Gaffe, ou plutôt sorte
de gaffe dont je ne connais pas l'usage;
pl. ou.
SPARRA, v.a. Accrocher avec la sorte
de gaffe appelée sparr.
SPAZ, adj. Châtré, castrat, hongre.
Den spas, eunuque; pl. tud spax. En
grec, spadon, châtré.
SPAZA, v. a. Châtrer, chaponner ;
p. et.
SPAZARO, 8. m. Qui n’est pas apte à
la génération, parce qu'il a été châtré
ou qu'il lui manque quelque portion
des parties sexuelles,
SPAZER, 8. m. Châtreur, qui fait
métier de châtrer les animaux.
SPEC'HAD. Yor. SPEZAD.
SPEGAR. Voy. BEGAR.
SPEK, 8. m. Levier, javelot ; pl.spegou.
Il se dit aussi du fruit du grateron et
de la bardane, plantes. Le mot anspect,
barre de vabestan, en marine, paraît
venir de ce mot.
SPEK, s. m. GC. Dorade, poisson; pl.
speged.
SPELC’H, 8. m. Y. Hâle, vent sec,
sécheresse, gerçure à la peau.
SPELC’HEIN (spelc'h-e-in), Y. n. Y.
Baler, se hâler,se dessécher, se gercer,
084 SPE
parlant des mains, du visage, par l'effet
du vent, du soleil.
SPEO, SPEV, 8. m. Entrave en fer
pour les chevaux; pl. speviou. Voy.
SPEVIA.
SPER, 8. m. Ce mot n'est plus usité,
que je sache; c’est le radical du verbe
speria, et a pu autrefois être employé
au sens de sperme ou semence des
êtres animés.
SPERED, s. m. Esprit, art, talent,
intelligence. Dougen a spered, ravir en
extase, expression mystique.
SPERED-GLANN, s. m. Le Saint-Esprit.
À la lettre, Esprit pur.
SPERED-SANTEL, 8. m. Le Saint-Esprit.
À la lettre, Esprit saint.
SPERET, s. m. Y. Le même que spered.
SPERIA, v. a. Engendrer, concevoir ;
p. speriet. Ce mot n'est guère usité, si
même il l'est quelque part. Yor. SPER.
SPERIUZ, adj. C. Fertile, parlant des
arbres, etc.
SPERIUZ, adj. Ce mot, dérivé de speria,
n'est pas plus usité que lui avec la si-
gaification de fécond à engendrer.
SPERN, s. pl. m. Pluriel irrégulier
de spernenn.
SPERN-DU. YOT. SPERNENN-ZU.
SPERNEL, s. L. Lieu planté d’épines;
arbrisseaux.
SPERNENN, 8. f. Arbrisseau nommé
épine; pluriel irrégulier, spern, masc.
Drean spern, piquant ou épine de cet
arbrisseau. Kaout eur bod spern e-kreiz
he dal, paraître iuquiet, chagrin; avoir
l'air rude. A la lettre, avoir un paquet
d'épines au milieu du front.
SPERNENN-WENN (renn, S. L Au-
bépine. À la lettre, épine blanche;
pluriel irrégulier, spern-gwenn, masc.
Spernenn, épine, et gtoenn, blanc.
SPERNENN-VELEN, s. f. Epine jaune,
perprun, arbrisseau, pl. spemn-melen,
SPI
masculin. — Spern, épine, arbrissesu,
et melen, jaune.
SPEBN-6WENN (gu-enn), 5. pl. 1.
VOY. SPERNENN-WENN.
SPERN-MELEN, 8. pl.m. Voy. SPERSENS-
VELEN.
SPESQU (spe-sou), 8. pl. ta. Terme de
dévotion. Dindan ar spesou & gara hag
a win, SOUS les apparen sous les
espèces du pain et du vin, C'est l’ex-
pression bretonne du clergé.
SPEUNIA, SPEUNIAL, v. n. Glapir
comme font les renards et les petits
chiens ; p. speuñiet.
SPEUNIAL. Voy. le précédent.
SPEUR, s. f. Et aussi speurenn, cloison
de chambre, barre de bois ou autre
installation pour séparer les chevaux
à l'écurie, bastingage de navire; pl. iou.
SPEURELL, 8. L C. Etai, étançon,
appui; pl. ou.
SPEURELL, s.f. Machine pour enrayer
les roues. Voy. SKOLIA.
SPEURELLA, t. a. C. Elançonner;
pl. et.
SPEURENN, 8. L Voy. SPEUR; pl.
speurennou.
SPEV, SPEO, 8. m. Entraves en fer
pour les chevaux; pl. speviou.
SPEVIA, v. a. Mettre des entraves,
parlant d’un cheval; p. spevies.
SPEZ, s. m. Spectre, lut'n, squelette;
pl. spesou.
SPEZ, 8. m. C. Ombre d’un mort:
pl. iou.
SPEZAD, 8. pl. m. Pluricl irrégulier
de spezadenn.
SPEZADENN, 8. f. Groseille, fruit;
pluriel irrégulier, spezad, mago.
SPI, s. m. Attente, embüche, embus-
cade, guet, affût. Paotr-spi, 8. m., un
jaloux, en termes familiers. À la let-
tre, yarcon de guet.
SPI
: SPIA, SPIAL, v. a. Guetter, épler,
espionner ; p. spiet.
SPIER, s. m. Espion, qui est à l'af-
fût; pl. ten,
SPILL (les L monillées), s. m. Y.
Glace légère. Kleañi-spill, chandelle
de glace aux toits. À la lettre, épée de
glace, Y.
SPILLAOU (les L mouillées), s. pt œ. |
Pluriel ancien de sptllenn, épingle. Il
a fait place à spillou. l ge retrouve
dans les mots suivants.
SPILLAOUA (les L mouillées), Y. n.
Ramasser des épingles. Yor. SPILLAGG.
SPILLADUER (les L monillées), s. m.
Marchand d'épingles; pl. ten. Voy.
SPILLAOW,
SPILLENN (lea k mouillées) s. L
Epingle; pl. spillou, masc.
SPILLOU (les l, mouillées), a. pl. m.
Pluriel irrégulier de spillenn.
SPILLOUER (les L monillées), s. m,
Ktui à épingles; pl. ou.
SPENA, v. a. Eflcurer, sucer une
plaie pour la guérir: p. ef. Spéna er
c'hroc'henn, effleurer la peau.
SPINAC'H, s. m. Häle par l'effet du
froid, du soleil, engelure, gerçure aux
mains, aux lèvres.
SPINAC'HA, v. n. Se gercer au froid,
au soleil, parlant des mains, des lè-
vres; se dessécher dans les circons-
tances ci-dessus; p. spinac'het.
SPINAC'HEIN (spinac'h-e-in), v. n. Y.
Mèmes acceptions que spinac'ha.
SPIQUR, 8. m. Y. Guetteur, émis-
saire, espion; pl. spierion.
SPIS, 8. m. Terme de marine, Kpis-
sure, opération qui a pour but de
oindre solidement ensemble deux
outs de cords; pl. ou.
spis, adj. Y. Kclatant, parlant dn
80D.
SPL 585
SPISA (spi-sa), v. a. Paire des épis-
‘ sures, joindre deux bouts de corde.
YOT, BPI,
SPIZ, adj. Y. Bclatant, parlant du
800.
SPLAER, 8. m. V. Lo mime
splaouer. ’ Las
SPLAM. VOY. SPL.
SPLANN, adj. Certain, sûr, clair,
parlant dy temps; intelligible.
SPLANN, adv. Ouvertement, cluire-
ment, distinctement.
SPLANNAAT, v. n. S’éclaircir, pare
lant du temps. Il se con ue avec le
verbe auxiliaire ober. Sp a rq
ann amer, le temps s'éctaircit.
SPLAOUER, SPLAER, 5. m. 9. Rper-
vier, émouchet, oiseaux ; pl. ed.
SPLED. VOY. SPLET, 1.
SPLET, 8. m. V. Profit, avantage;
ns ploriel. Le P. Grégoire derit
spleit, spleid; mais je pense que c'est
à tort, et, par suite, de l'orthographe
vicieose da dictionnaire de Vannes,
dans lequel on trouve écrit dein pouf
den, homme; mein pour men, pierre:
regrestein pour regresten, fossoyegr ;
groeit pour groet, participe du verbe
gober, faire, et beaucoup d’autres mots
orthographiés contrairement au génie
de la langue bretonne.
SPLETEIN (splet-e-in), v. n. Y. Profile
ter, tirer prof; p. spletet. Voy. SPLET.
SPLETENN, s. L Y. Languette de quel-
que matière qne ce soit, détente d’ar-
mes à feu; pi. eu.
SPLETUZ, adj. Y. Ulile, avantageux.
Voy. SPLET,
SPLUIA, v. n. S'imblber; p. splutst.
SPLOIA, v. a. Voy. KIL, coquer.
SPLUSAT, 5. pi. m. Y. Plariet de
splujenn.
SPLUJENN, s. L. Y. Trognon, parlant
de poires, pommes, ett.; pl. splujat,
74
586 SPO
SPLUS, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de splusenn, pépin.
SPLUSEK (splu-sek), adj. Se dit d'un
fruit qui a des pépins.
SPLUSENN (splu-senn), 8. f. Pépin de
certains fruits; pluriel irrégulier,
splus, masc. Splusennik, petit pépin,
SPOENN, 8. f. T. Mousse, plante. On
dit de préférence, spoue.
SPONT, s. m. Y.T. C. Frayeur.
SPONTA, y. a. C. Effrayer; p. et.
SPONTAN, v. a. T. Effrayer ; p. spoñ-
tet.
SPONTEIN (spoñt-ein), v. a. V. Ef-
frayer; p. spontet.
SPONTUZ, adj. Y. T. C. Effrayant.
SPOUE, SPOUENK, 8. f. Eponge, pro-
duit marin; liége, produit du chêne-
liége.
SPOUE, SPOENN, s. L. T. Mousse
terrestre, plante.
SPOUEEK, adj. Spongieux, qui est
de la nature de l'éponge. — Spoue,
éponge.
SPOUENK. Voy. SPOUE.
SPOUM, 8. m. C. Ecume, mousse.
SPOUMA, v. n. D. Ecumer ou jeter
de l'écume, de la mousse; p. et.
SPOUNT, 8. m. Errol, frayeur,
épouvante.
SPOUNTA, v. a. et n. Effrayer, épou-
vanter, s'effrayer, p. et.
SPOUNTAILL fles L mouillées), s. m.
Epouvantail pour éloigner les oiseaux.
— Spount, frayeur.
SPOUNTIK, adj. Facile à épouvanter.
SPOUNTUZ, adj. Effrayant, horrible.
SPOURON, 8. m. T. Voy. le suivant.
SPOUROUN, 8. m, C. Epouvante.
STA
SPOUROUNA, v. a. C. Epouvanter;
p. et.
SPREC'HENN, s.f. Cheval ruiné, rosse
au propre et au figuré, homme bon à
rien. Eur sprec'henn eo khe-mañ, cet
homme- ci esl une rosse.
SPRIG, adj. Distinct.
sPUNS, s. pl. m. Y. Pluriel irrég.
de spunsenn.
SPUNSER, 5, L. Y. Pépinière, lieu des
semis.
SPUNSENN, 8. L Y. Pépin; pl. spuñis, :
masculia.
SPURA. Voy. PURA.
SPURCH, 8. m. Epurge, plante.
STABIL, adj. Solide, ferme, bien
assujetti.
STAD, STAT, 8. f. Etat, condition,
estime, égards, contentement. En latin,
status. Derc'hel siad eux a, faire cas de.
Ne zalc'h stad e-bed eus ar c'homsou-
ze, il ne fait aucun cas de ces paroles.
Stad a 30 enn-han o vont kutt, il est
content de partir. Stad a 30 enn-han
gant he zillad nenez, il est tout ficr de
ses habits neufs.
STAFAD, STLAFAD, a. f. Soufilet ou
tape sur la figure; pl. ou.
STAFF, s. m. (anc.) Voy. STAON.
STAFN, s. m. (anc.) Le même que le
précédent.
STAG, adj. Attaché.
STAR, s. m. Y. Attache, lien; pl.
siageu.
STAGA, v. a. Lier, attacher en gé-
néral, alteler à une voiture, parlant de
chevaux ou bœufs; p. staget (stag-et).
Staga gant eunn dra, commencer une
chose. Staga gant eunn den, harceler
quelqu'un. Staga d'al labour, travail-
ler ardemmenut. Stagit ar c'h oc'h
ann or, attachez le chien à la porte.
STA
STAGELL (stag-ell), 8. L. Filet de Ja
langue.
STAGEREZ (stag-erez), 8. f. Voy. SERE-
GENN.
STAGUZ, adj. Visqueux, contagieux.
— Staga, attacher.
STAL, 8. L Boutique, pl. tou. En
vieux latin, stallare, étaler. Par exten-
sion, ce mot s'emploie en quelques
phrases particulières dans le sens de
convention, marché, affaire. Great ar
stal, c'est une affaire arrangée. ll s'em-
ploie aussi dans les phrases suivantes:
Rot he sial d'eshan, expression fami-
lière pour dire, renvoyez-le, rossez-le,
etc. Lavaret he sial da eunn den, dire
ses vérités à quelqu'un.
STAL-ADRE, 8. L Arrière-boutique.
— Stal, boutique, et adre, derrière.
STALAF, 8. m. Panneau de porte.
STALARMARDI, v. a. GC. Installer;
p. stalarmardet.
STALBENN. VOy. TALBENN.
STALEIN (stal-e-in), v. n. V. Etaler
des marchandises pour la vente: p.
stalet. — Stal, boutique. Yoy. STALIA.
STALIA. v.n. Dresser boutique, étaler
des marchandises pour la vente. En
latin, stallare. — Sial, boutique.
STALIK, 8. T. Echoppe; pl. sta-
lioutgou. — Stalik, diminutif de stal.
boutique. A la lettre, petite boutique.
STAMBOUC'’H, s. m. Mal causé par
l'enflure de l'estomac à la suite de
repas trop copieux, réplélion, gonfle-
ment d'un mets dans l'estomac. Voy.
le suivant.
STAMBOUC'HA, v. n. Gonfler dans
l'estomac, parlant d'un mets. Le Go-
nidec donne à ce verbe la signification
de s'énorgueillir, Je ne l'ai jamais vu
employé dans ce sens, sinon dans ses
écrits. Voy. le suivant.
STAMBOUC'HUZ, adj. Qui golle dans
l'estomac. Ar iod a x0 stambouc'huz,
}: bouillie gonfle dans l'estomac.
STA 587
STAMBRED. Voy. TAMBRED.
STAMM, 8. f. Tricot, ouvrage de
femme. Ober stamm, tricoter, faire du
tricot.
STAMMEREZ, 8. f. Tricoteuse ; pl. ed.
STAMP, 8. m. Grand pas, enjambée:
pl. ou. Yor. STAMPA.
STAMPA, v. n. Marcher à grands
pas, fuire de grandes enjambées.
- Stampa kaer a ra, il marche vite. —
Stamp, enjambée.
STAN, 8. m (anc.) Région. On disait
aussi tan, paraît-il.
STAN, 8. L V. CG. Le même que staoñ.
STANF, 8. f. Y. Palais de la bouche.
On dit aussi stanv.
STANG. Voy. le suivant.
STANK, 8. L. Etang, écluse; pl. ou.
On dit aussi stang.
STANK, ad]. Abondant, nombreux,
non rare, serré, épais. Comparatif,
stañkoc'h : superlatf, stanka. Besa
stank, fourmiller, être en grand nom-
bre. 11 s'emploie en parlant des choses
et des êtres animés. Ar gwez a 50
stañnk ama, les arbres ne sont pas
rares ici. Ar chatal n'int ket stank ama,
le bétail est rare ici. À Ja lettre, les
bêtes à cornes ne sont pas nombreuses
ici.
STANKA, v. a. et n. Boucher, empé-
cher de couler, étancher, s'arrêter,
fermer le passage à l'eau; p. et.
STANKAAT, v. n. Devenir plus nom-
breux, plus serré, plus épais; p. stañ-
keet, stañkeat, — Stank, adj., serré,
noinbreux. .
STANKAD, s. f. La plénitude d’un
étang. — Stank, 8. Î., élang.
STANKAN, v. a. T. Voy. STAREA.
STANKEIN, v. a. Yor. STAREA.
STARKENN, s. f. Vallée; pl. ou.
588 STA
STARKENNIK, 8. L. Vallon: pl. stañ-
kennouigou; c'est le dimintlif du pté-
cédent.
STANN, STANV, STANF, 5. L Y. Palais
de la bouche. Voy. STA0ù.
STANV. Yoy. le précédent.
STAOL, 8. L. Etable; pl. iou.
STAOLIAD, 8. L La contenance, la
plénitude d’une étable. Eur staoifad
saout, mue étable pleine de bètes à
cornes. VOy. XAAOÙ, HRAOUIAD.
STAON, s. f. Palais de la bouche. En
Cornouaille, aian. — Ha du eo taon
ho ki? votre chien est-il méchant?
C'était jadis une croyance. Les chiens
méchants, disait-on, avaient ls palais
noir. C'est peut-être un des symptômes
de la rage.
. STAON, 5. f. Ktrave de navire; pl.
tou.
STAON-GAD, et aussi STAN-QAD, s. f.
Nom fantaisiste donné au laiteron ou
laceron, plantes. À la lettre, palais de
la bouche du lièvre, qui flatte le palais
du lièvre.
STAOT, s. m. Pissat, urine de
l'homme et suriout des animaux.
STAOTA, Y. n. Et mieux staotet,
STAOTER, s. m. Pisseur, qui pisse
souvent.
STAOTEREZ, 8. f. C'est le féminin du
précédent. Ce mot, dans le style fami-
lier, s'entend d'une petite fille.
STAOTET, Y. n. Pisser, uriner, par-
lant de l'homme et surtout des ani-
maux; p. siaotet. VOy. TROAZA.
STAOTIGELL (staotig-ell), s. f. Trou
où tombent les urines des écuries,
crèches et étables. — Staot, urine.
STAOTIGELLA (s{aotig-ella), et aussi
STAOTIGELLAT, v. n. Pissoter, pisser
peu et souvent. Voy. STAOT.
STAOT-LEC'H,s. m. Pissofr, lieu où
l'on pisse, — Staot, urine, et lac'h. lieu.
STE
STAOTULZ, adj. Diurétique, qui fait
üriner. Voy. STAST.
STAOUN. Yor. 3188,
STARD, adj. Ferme, raide, stable,
tendu.
STARD. adv. Fermement. soHdement,
fortement, firement, instamment, C'est
le mênie que le précédent transformé
en adverbe, aiusi que cela arrive sou-
vent en breton.
STARDA, v. a. Serrer, étreinüre,
presser, raldir; D. et.
STARDAIK (stardu-tk}, 8. M. ke
stardaik da eunn den, embrasser quel-
qu'un à la manière des petits enfants,
en croisant les bras sur le cou. —
Starda, serrer.
STARN. Voy. STERN, C.
STARNA. Voy. STERN, Ù.
STARP. VOY. STERP.
STAT, STAD. Voy. ce dernier.
STAUL, s. L. Y. Ktable; pl. ieu.
STAUT, s. m. Y. Pissat, urine. YOt.
STAOT.
STAUTEIN (staut-e-in), v.n.V. Pisser,
uriner; p. stautet. Voy. STAOTET.
STAUT-LEC'H, s. m: Y. Pissoir. —
Staut, urine, et ec'h. lieu.
STAVAO. Voy. STAFAD.
STAVN. Voy. STAON.
STEAN, s. m. Etain, métal.
STEANA, v. a. Elamer ; p. et.
STEANER, s. m. Etameur; pl. ten.
STEC'HENN, 8. f. C. Quenouillée.
STED, s. m. Y. Tenon de mortaise.
STEF, STEV, 8. m. Y. Bouchon,
tampon ; pl. séeveu, stevon. Cu subs-
fautif figure parmi les noms de famille.
STE
je connais plusieurs marchands de vin
de ce nom.
STEFEIN (stef-e-in), v. a. V. Boucher
avec un bouthon; D. stefet.
STEFIA, STEVIA. Yor. STOUFA.
STERN, 8. m. Tirant en catr ou cordé
d'un tambour pour faîre fendre la
peau. — Stegna, tendre, raidir.
STEGN, STIGN. Yor. ce dernier.
STEGNA, STIGNA, v. à. bander. par-
lant d'un arc; tendre, parlant des
piéges pour prendre des animauz :
développer ou tendre, parlant d’étof-
fes, de toile; p. stegnet.
STEK, 8. m. D. Gouzout ar stek, être
au courant de ce qui se passe.
STEKI, v. a. Frapper, heurter, tou-
cher, p. stoket. Il se conjugue sur
l'ancien infnitif stoki. On dit steki
gwer, frapper où heurter les verres,
pour exprimer le mot français trin-
quer.
STEL, 8. m. C. Dala d'église, ciel-
de-lit. Dans ce dernier cas, on dit
stel-gwele.
STEL-GWELE. Voy. le précédent.
STELLENN, s. f. C. Maladié des nerfs
à la suite de laquelle on reste plus ou
moins estropié; pl. ou. Ce mot ne
paraît douteux.
STÉLLÉNNA, v. a. C. Consolfder avec
des liens un objet brisé.
STEN, 8. m. V.T. C. Etain, métal.
STÉNA, v. a. C. Kiger: p. et.
STENAJ, 8. m. Y. Vaisselle de table
faite en métal d'étain. — Sten, étain.
STENEIN (sten-e-in), v. a. V. Elamer;
B. stenet. Ou dit aussi stennein.
STENN, 8. m. Y. Etain, métal. Yor,
STEN, qui est plus régulier.
STENN, adj. V. Tendu, raide.
STE 589
STENN, STEGN. Voy. ce dernier, qui
ést plus régulier. Ñ
STENNEIN (stenn-e-in). Y OY, STEMEIN,
plus régulier.
STÉNOUR, s. in. Y. Ktamieur; pl.
stenerion.
STER, a. L Hivière; pl. tou.
STER, adi. Y. Serré, fixe, Yor. STARD.
STERD, ady. Y. Fisement. Voy.STARD.
STÉADEIN (sterd-e-in), v.a.V. Serrér,
étreindre; p. sterdet.
STERED, 8. pl. m. Pluriel irrégulier
de steredenn.
STEREDENN, 8. L. Etoilè, astre; pl.
stered, masculin. — E kambt ar stered,
à la belle étoile. À la lettre, dans la
chambre des étoiles.
STEREDENN-AR-C'HI, 8. f. À la lettre,
étoile du chien, nom donné à la cons-
tellation du Grand-Chien. Les Ghal-
déens et les Egyptiens étant les peuples
qui, les premiers, se sont occupés
d'astronomie, il y a lieu de penser que
ce sont eux qui lui ont donné le nom
de Chien. Et cela est d'autatif plus pro-
bable, que l'époque de l'apparition de
cette constellation sur leur horizon
coïncide avec la fonte des neiges sur
les hdutés montagnes, et par consé-
quent avec le débordement du Nil :
Semblable à un gardien fidèle, le Chién
apparaît pour les prévenir du danger.
STEREDENNI, v. n. Briller, étinceler,
jeler des éclats de lumiér®, 0. séete-
dennet.
STERÉDENN-LDSTEK, 8. L. Coriète,
astre. À la lettre, étoile qui a une
queue; pl. stered-lostek.
STEREDENN-RED, s. f. Planète, astre.
À la lettre, étoile qui cottt (redék,
courir) ; pl. stered-red.
STEREDENNUZ, adj. Etincelant, étoilé.
— Steredenn, étoile.
STEREDET, adj, Env-steredet, firma-
ment. A la lettre, ciel étoilé.
590 STE
STEREENN s. f. Yor. STERENN, plus
usité.
STERENN, 8. f. Etoile quelconqne,
et aussi étoile polaire. — Avel sterenn,
le vent du nord. À la lettre, vent de
l'étoile polaire.
STERENNEXK, adj. Etoilé. Yor. STERE-
DENNUZ.
STERENNUZ. Voy. STEREDENNUZ.
STERENN-WENER (Fener, 8. f. Pla-
nète Vénus. — Sterenn, étoile, et
Guwener, Vénus.
STERN, s. m. Cadre, châssis. —
Stern ann daol, les pieds de la table,
considérés dans leur ensemble et for-
mant comme une sorte de caisse à
jour. De quelque côté qu'on les re-
garde, ils forment comme des cadres.
STERN, STARN, s. m. C. Attelage,
harnais.
STERNA, v. a. Encadrer. — Stern,
châssis, cadre.
STERNA, STARNA, v. a. C. Atteler;
p. et.
STERNEIN (stern-e-in), Y. a. Y. En-
cadrer, harnacher; p. sternet, — Stern,
cadre, attelage.
STERN-GWELE (gu-ele), 8. m. Bois de
lit. — Stern, cadre, encadrement, et
gwele, lit.
STERNIA. Voy. STERNA, encadrer.
STERP, STARP, 8. m. Serpe, instru-
ment tranchant.
STERVENN, s. L G. Morve du nez.
STERVENNEK, adj. G. Morveux, qui
a la morve au nez.
STEUAILL (steu-aill, les L mouillées),
8. m. VŸ. Ourdissoir, terme de tisserand;
pl. eu.
STEUD, s. m. Tenon de mortaise,
rangée, série.
uaau 8. f. Tenon, mortaise;
pl. ou.
STI
STEUEIN (steu-e-in), v.a.V. Obstruer,
boucher, tamponner; p. steust.
STEUENN, STEONENN (steu-enn), 5. f.
Chaîne ourdie de tisserand.
STEUI, STEUNI (steu-i), v. a. Terme
de tsserand. Tamer, 0 s D.
steuet, steunet.
STEULAC'H, STEUNLAC'H, 5. nm.
Ourdissoir de tisserand.
STEUNENN. Voy. STEUENN.
STEUNI. Yor. STEUI.
STEUNVI. Voy. STEUI.
STEUVENN. Voy. STEUENN.
STEUZI, v. a. C. Eteindre, parlant
d’une lumière; p. steuxet.
STEUZIA, v. n. Disparaître comme
sous terre, s'abimer, se ruiner; p.
sleuxtet.
STEV, STEF. Voy. ce dernier.
STEVIA, STEFIA. Voy. ce dernier.
STEVON. Voy. STEF.
STEZL, 9. m. C. Maladie de nerfs.
Voy. STELLENN.
STIFF. Voy. STYFF.
STIGN, STEGN, s. m. Ces mots déri-
vent ou plutôt sont les radicanx des
verbes stign, stegna, tendre ou déve-
lopper, parlant des étoffes, tissus, etc.
Je ne les crois usités que sous la
forme stign-gwele, stegn-gwele, rideau
de lit, pl. stignou-gwele, stegnou-
gwele.
STIN, s. m. T. Etain.
STIR, 8. pl. m. Y. Pluriel irrégulier
de stireenn, étoile.
STIREENN, 8. f. Y. Etoile; pl. sim,
masc.
STIREENN-LOSTEXK, Y. VOy. STEREDENN-
LOSTEE.
STL
STIREENN-RIT, 8. L. V. Planète; pl.
stir-rit, masculin. — Stireenn, étoile,
et ridek, courir. À la lettre, étoile qui
court.
STIRLINKAT, v. n. C. Tomber avec
fracas.
STIV, STIVACH, 8. m. Y. Cloison
pour séparer les marchandises d’un
navire, compartiment.
STIVACH. Voy. STI,
STIVEIN (stiv-e-in), v. a. Y. Répartir
les marchandises d’un navire dans
les compartiments faits dans ce but.
STIVELL, 8. L. Source d’eau sortant
de la roche, et, par extension, fon-
taine.
STIVELL, 8. f. C. Lavoir; pl. ou.
STLABEZ, 8. L Ordures, saletés;
sans pluriel ou plutôt pluriel lui-
même, étant nom collectif, à l’instar
de keuneud et autres.
STLABEZA, v. a. Salir; p. et.
STLASEZENN, s. f. Femme sale et
ordurière, souillon, salope; pl. ed.
STLAFAO. Voy. STAFAD.
STLAFESK, s. m. Mercuriale, plan-
tain, herbe aux crapaud, plantes. On
dit aussi stlanvesk.
STLAK, STRAK, 8. m. Claquement.
STLAKA, v. a. et n. Claquer; p. et.
STLAKAOENN, 5. f. Claque sur la joue
ou autre part; pl. ou.
STLANK, 8. m. B. Grenier à foin,
endroit où l'on place le fourrage dans
les écuries; pl. ou.
STLANVESK. Voy. STLAFESE.
__STLAON, s. pl. m. Pluriel de stlao-
henn.
STLAONENN, 8. f. Petite anguille de
mer, anguille nouvellement née ; pl.
stlaon.
STL 591
STLAPA, v. a. C. Jeter, lancer; pl. et.
Voy. STLEPEL.
STLECH. Ce mot, dont j'ignore la
signification et aussi la valeur gram-
maticale, s'emploie avec le substantif
pl. kaol, des choux (kaol stlech), pour
désigner une espèce de choux four-
ragers dont on arrache les feuilles à
mesure des besoins.
STLEG, 8. m. Y. Krier: pl. eu.
STLEJ. Ce mot paraît être un des
temps du verbe stlsja, ramper. On dit
toen stlej, reptile. À la lettre, animal
qui rampe.
STLEJA, v. a. et n. Trainer, ramper,
s'étendre comme fait le lierre: p.
stlejet. En em stleja, ramper comme
font les reptiles.
STLEJADENN, a. f. Il se dit d'une
vieille femme qui a de la peine à mar-
cher (style familier). — Stleja, ramper.
STLEJEIN (sélej-e-in), v. a. et n. Y.
Voy. STLEJA.
STLEJELL, s. L Chevalet de repos de
la charrue.
STLEOK, s. m. Tire-pied de cordon-
nier; pl. stleogou. On dit aussi stleuk.
STLEPEL, STLAPA, v. a. Jeter, lancer;
p. stlapet. Ce verbe, ainsi que l'indi-
que le participe stla ét, se conjugue
comme si l’infinitif était stlapa. En em
stlepel war eunn den, s'élancer sur
quelqu'un.
STLEUG, 8. m. Etrier, tire-pied de
cordonnier. Voy. STLEUK.
STLEUGA, v. n. Mettre le pied dans
l'étrier.
STLEUIA. VOy. STLEUGA.
STLEUK, STLEUG, STLEV, 8. m. Voy.
STLEUG. Lerenn stleuk, étrivière. À la
lettre, courroie d'étrier.
STLEV, 8. m. Le même que stleug,
STLEVIA. Yor. STLEUGA.
592 STO
STLIPOU, 8. pl. m. Tripes, boyanx,
Yor. STRIPOU.
STLOAK, s. m. Charrée ou cœndre
qui a servi à faire la lessive.
STLOKER, STOKES, a. m. Trébuchet,
cage à piége pour prendre deg oiseaux,
et, par extension, coupe-gorge, em
buscade de malfaiteurs; pl. tou.
STLONE, s. m. C. Plantain, herbe.
STUR, 8. m. Choo, cantact.
STOKER, STLOKER, a. m. Trébuchat
pour prendre des oiseaux, coupe-
gorge do malfaiteurs. Voy. STUDIER,
STOKEREZ, 4. f. Piége à rats, ratière;
pl. ou.
STOK-GWER, a. m. Trinquade. À la
lettre, choc des verres. Voy. STE.
STOL, s. L Etole de prêtre; pl, tou.
En greg, stols,
STOLIKENN, 8. f. Barbe de coiffe,
lisières pour faire marcber les enfants,
oreille de souliers; pl. ou.
STOLIKEZ, 8. f. Barre pour fermer
une feuêtre.
STOLOK, TOLOK, s. m. Bruit sourd
en général, comme celui de Ja mer
qui se brise, comme celui qui se pro-
uit quand on agite une boîte où l'on
a renfermé un objet.
STOLOKA, v. n. Faire un certain
bruit que les Bretons appellent stolok.
On dit aussi toloka.
STONA. Voy. STEUNVI.
STONN, s. m. Mauvaises herbes que
la horse entraîne dans un champ
qu'on laboure. Voy. DISTONN. On dit
ausai stoun.
STOREENN, 8. L Courroie; pl. ou.
STORLIKENN, 8. f. Voy. STOLIKENN.
STORLOK, 8. m. T. Ce mot, je crois,
est le même que stolok.
STO
STORLOKA, STORLOKAT, v. n. T. Ce
sunt, je pense, les mêmes que ke.
STORM. VOyY. STOURM, 8. M. et v. n.
STORREENN. VOy. STOREENN.
KTT, SYAUT (stôt}, a. me V. Ÿ. C.
Voy. STAOT.
STOTEIN, STAUTEIN (stôt-e-in), v. n.
Y. Voy. STAOTET.
STOU, 8. m. Saletation, révérence.
— Stoui, s’incliner.
STOUB. Voy. STOUP.
STDUBA. Yay. STOUPA.
STOUBEIN (stoub-e-in). VOY. STOUPEIR.
STQUBENN, s. L. Duvet ou coton qui
recouvre certains fruits. On dit aussi
stoupenn. — Stoub, stoup, étoupe.
STOUBENNEK, adj. Gotonneux, par-
lant des fruits qui ont du duvet sur
la peau à l’époque de la maturité. On
dit aussi stoupennek. Voy. STOLB. Froues
stoubennek, des fruits de cette sorte.
STOUF, 5. m. Bouchon; pL ow. On
dit aussi stouv. Voy. STEL,
STOUFA, v. a. Boucher avec un hots
chon ; p. et. On dit anssi stouta.
STOUFAILL (les L mouillées), 8. m.
Etuve.
STOUFELL, s. L. Bonde de tonneau;
pl. ou.
STOU-GLIN, s. m. Génvflexion. —
Stoui, se courber, s'incliner, et gtm,
genou.
STOUI, v. a. et n. Baisser la tête,
saluer, se pencher, s'incliner par res-
pect. Stouit ho penn, baissez la tête
pour saluer. Stouet e oa he benn rar
he galoun, il avait la tête penchée sur
la poitrine.
STOUIEIN (stou-te-in), v. a. et n. Y.
Le même que stout. Il s'emploie aussi
au sens de s'agenouiller.
STR
STOUIK (stou-1k), 8. m. Révérence,
salut respectueux. C'est le diminutif
de stou, salutation, révérence.
STOUN. Voy. STONN.
STOUP, 8. m. Etoupe. En grec,
stupé.
STOUPA, v. a. Garnir d'étoupe: p. et.
STOUPEIN (stoup-e-in), v. a. Y. Le
même que stoupa.
STOUPENN. YOT. STOUBENN.
STOUPENNEK. Voy. STOUBENNEL.
STOURM, s. m. Bataille, combat,
‘tempête, tournoi. Ce mot, en alle-
mand. a la même signification. Voy.
BEZ-ANN-STOURM, nom de famille assez
remarquable. En allemand, stourm;
en anglais, storm.
STOURM, v. n. Combattre; p. stour-
met.
STOURMAD, s. m. Le même que
stourm, 8. M.
STOURMI, v. n. Non usité. Yor.
STOURM, v. 0.
STOUV. Voy. STOUF.
STOUVA. Yor. STOUFA.
STOUVI. Yor. STI.
STRABILL (les L mouillées). Voy.
STRAFILL.
STRABILLA (les L mouillées). Voy.
STRAFILLA.
STRAD, s. m. C. Le fond, l'endroit
le plus bas, le plus creux, fond de
cale d'un navire, fond d'un baquet,
d'un tonneau.
STRAOA, v. a. C. Mettre un fond,
parlant d'un tonneau, d'un baquet.
STRAFILL (les L mouillées), s. m.
Emoi, trouble, émotion.
STRAFILLA (les L mouillées), v. a.
et n. Troubler, parlant de l'eau, lui
STR 093
faire perdre sa limpidité, émouvoir,
s'émouvyoir; p. strafillet.
STRAFILLET (les L mouillées), adj.
et part. Effaré, troublé par émotion.
STRAFILLUZ (les L mouillées), adj.
ffrayant.
STRAGELL (strag-ell). Voy. STRALELL.
STRAK, 8. m. Craquement, bruit
éclatant, et, par extension, on le dit
d’un pet.
STRAK, 8. m. Y. Boue, crotte.
STRAK, ad). C. Il se dit d'une fille ou
femme à la mode.
STRAKA, STRAKAL, Y. n. Eclater
comme fait le tonnerre, craquer au
feu, se rompre avec bruit, et, par
extension, péter, faire un pet; p.
straket.
STRAKAL, v. n. Yor. STRAEA.
STRAKEIN (strak-e-in), v. n. Y. Le
même que strakal.
STRAKELL, 8. L. Movulinet pour ef-
frayer les oiseaux ; c’est aussi le nom
que l’on donne à une certaine partie
’un moulin.
STRAKER, STRAKLER, 8. m. Hableur,
bavard; pl. ten.
STRAKILLENN (les Lmouillées), 8. L.G.
Coryza, maladie du cheval, sorte de
rhume du cerveau qui peut dégé-
nérer en morve.
STRAKL, STRAK. Voy. ce dernier.
STRAKLA. VOy. STRALA.
STRAULER. VOY. STRASER.
STRAKLEREZ, s. m. Canelle de moulin.
STRAKOUER, 8. m. Ratière, piége à
rats ; pl. ou.
STRAKOUILLON (les Lmouillées), s.m.
Et aussi strakouilloun, étranguillon,
morve, maladie des chevaux. Ce mal
affectant la gorge des chevaux, on
75
594
l'emploie troniquement en parlant d'un
homme bègue : ema ar strakouillon
gant-han, il est bègue.
STRAKOUILLOUN (les L mouillées).
Voy. le précédent.
STRANA, v. n. Planet, babiller.
STRANTAL, adj. Distrait, évaporé,
peu attentif. Eunn den strañual, un
étourdi.
STRADUEIN, Y. Voy. STREAQUEIN.
STRAP, 8. m. Désordre, bruit et dé-
sordre dans une maison, cliquetis, et
aussi machine pour prendre des bêtes.
STRAPA, v. n. Faire grand bruit
dans un ménage.
STRAPAT, V. Ce mot, dont j'ignore
la signification et aussi la valeur gram-
maticale, s'emploie comme suit en
Vannes : ur strapat den, un faiseur
d'embarras, un individu qui fait beau-
coup de bruit et dont on a un peu
peur.
STRAPENN, 8. f. C. Crochet pour
attacher le bétail à l’étable ; pl. ou.
STRAVILL (les L mouillées). Voy.
STRAFILL.
STREAQUEIN, STRAQUEIN (streaoue-tn),
Y.a.V. Eparpiller; p. streaouet, straouet.
STR
STREAT, 8. f. Ruelle, venelle, petit
chemin; pl. strejou. En allemand, ce
mot signifie rue. En anglais, street.
STREAT-ZALL, 5. f. Impasse, cul-de-
sac, petit chemin sans issue. — Streat,
venelle, et dall, adj., aveugle.
STREBAUT, STREBOT {strebôt), 8. m. Y.
Mémarchure.
STREBAUTEIN (strebaut-e-in), v. H. V.
Trébucher, broncher, parlant d'un
cheval; p. strebautet.
STREBOT (strebôt). Voy. STREBAUT.
STREC'H, STRIC'H, adj. V. Etroit. Ces
mots, dit-on en Vannes, ainsi que
leurs dérivés, sont considérés comme
obscènes. Voy. STRIZ.
STR
STREC'HEIN, STRIC'HEIN(strec'h-e-in),
v. a. Y. Rétrécir; p. strec’het, stric'het.
Voy. STREC'H.
STRED, STRET. Voy. ce dernier.
STREFIA, STREVIA, v. n. Eternuer;
D, strefiet, strevtet.
STRÉFIADENN, 8. L. Et aussi strevia-
denn, éternuement. |
ETRE (strei), Y. a. C. Répanüre,
éparpiller; p. stret.
STREILL (les L mouillées), s. m.
Pierre d'attente; pl. ou.
STREQUED, STROUED, s. m. Y. Litière
de chemin dont on fait du fumier
Yoy. ROUIAT.
STREP, s. m. Sorte de fauciile pour
couper le foin.
STREP, s. m. Y. Marre, instrument
d'agriculture; pl. eu.
STREPEIN (strep-e-in), v. a. Y. Tra-
vailler à la marre, p. strepet.
STRET, s. L V. T. C. Ruelle, venelle,
petit chemin. Voy. STREAT.
STREUEIN (séreue-in), v. a. Y. Ré-
pandre, éparpiller; p. streuet.
STREVIA, STREFIA. Voy. ce dernier.
STREVIADENN. Voy. STREFIADENN.
STRIBILLA (les L mouillées), v. a. C.
Être suspendu à.
STRIBOUILLA (les L mouillées), v. a.
Agiter un objet dans l'eau.
STRIBOURZ, s. m. Tribord, terme de
marine.
STRIC'H, STREC'H, adj. Y. Etroit.
Voy. STREC’H.
STRIC'HEIN (stric'h-e-in), v. a. Y. Le
même que strec'hein.
STAIF, s. m. Contestation, querelle,
efforts; pl. ou. — Strita, contester,
quereller.
STR
STRIF, 8. m. C. Exactitude.
STRIFA, v. n. Yor. STRIVA.
STRILL (les L mouillées),s.m. Goutte
d'un liquide qui tombe; pl. ou.
STRILLA (les L mouillées), v. n.
Suinter, couler par goutte, distiller;
n. strillet.
STRILLIK (les L mouillées), s. m.
Petite goutte d'un liquide qui tombe;
c'est le diminutif de stri,
STRINK, 8. m. Cristal. Eur werenn
k, un verre de cristal.
STRINK, 8. m. Jet en général. C'est
le radical des mots qui suivent ; il
n'est pas usité.
STRINKA, v. n. Jaillir, rejaillir, Jeter,
se rompre avec éclat; p. et. — En em
striñka, se jeter sur, se jeter dans.
En em ‘strinka enn dour a reas, il 8e
jeta dans l’eau.
STRINKAD
de seringue.
m. Jet de fontaine, jet
STRINKEIN (striñk-e-in), v. D. Y.
Jaillir; p. striñket. Yor. STRIRKA.
STRINKELL, s. L Seringue, sarba-
cane; pl. ou.
STRINLELLA, et aussi STRINKELLAT,
v.a. Seriuguer; p. strifikelles.
STRINKEREZ, s. f. Sarbacane.
STRINPENN, s. L Y. Boyau, tripe;
pl. striñpeu, masculin.
STRINPEU, s. pl. m. Y. Pluriel Iné.
gulier de striñpenn.
STRIQUADENN, 5. f. Y. Eternuement;
pl. eu.
STRIQUEIN (strioue-in), v. n. V. Eter-
nner: p. striouet, On dit aussi siriuein.
STRIPENN, 8. L Boyau, (ipe: pl.
stripou.
STRIPENNA, v. n. Se fendre par l'effet
de la fièvre; du froid, parlant des
* res.
STR 595
STRIPER, 8. m. Marchand de tripes;
Pl. en. VOy. STRIPENN.
STRIPEREZ, 8. L Féminia du précé-
dent.
STRIPEU, STRINPEU, s:-pl. m. Y.
Tripes, boyaux. Yor. STRIPERN.
STRIPQU, 8. pl. m. Yor. STRIPENN.
STRIUEIN (sriue-in), v. 0. Y. Bler-
nuer; p. striuet. On dit aussi striouein.
STRIV, STRIF, a. m. Contestation,
querelle, efforts.
STRIV, STRIF, 8. m. C. Rxactitude,
STRIVA, STRIFA, +. n. Contester,
quereller, s’efforcer.
STRIVART, adj. C. Assidu, exact,
actif. mn
STRIZ, 8.m. Détroit. Voy. STRIZ-DOUAR,
STRIZ-MR.
STRIZ, adj. Etroit, peu large, formel,
précis. Cet adjectif s'emploie aussi
comme adverbs dans le sens de fors
mellement. Gourc'hemenn stris, Or-
donner formellement.
STRIZA, v. a. Rétrécir; p. et.
STRIZ-DOUAR, s. m. Isthme. À la
lettre, détroit de terre.
STRIZ-VOR, 8. m. Détroit de mer.
— Striz, détroit, et mor, mer.
STROB, STROP, 8. m. Corde qui retient
un aviron ou une poulie, lien de plu-
sieurs choses réunies. Yor. STROP.
STROS, ou plutôt FALS-STROB, 8. L
Etrape, sorte de faucille pour couper
à tours de bras. Voy FALS-STR08.
STROBA, v. a. Enfler, parlant des
grains d'un chapelet, etc., lier plu-
sieurs choses ensemble, entourer ;
p. et.
DRK, 8. m. Enfilade, choses en-
. STROBELLA, v. a. Enjoler; p. et.
596 STR
STROBINELL, a. L Charme per sorti-
lége, enchantement, magie; pl. ou.
STROBINELLA, v. a. Enchanter par
sortilége; p. et.
STROBINELLER, a. m. Sorcier, en-
chanteur; pl. ien.
STRODENN, 8. L. C. Grotte, boue, et,
par extension, salope, souillon, fille
coureuse, prostituée ; pl. ed.
STRODENNET, adj. G, Qui est crotté,
parlant des vêtements.
STROEZ. Yor. STRQUEZ.
STRULL, STROLLAD, s. m. Assem-
blage, assemblée, réunion.
STROLLA, v.a. Joindre ou assembler
des objets, coupler des chiens; p. et.
STROLLAD, s. m. Assemblage, groupe,
troupe ou bande, réunion, assemblée:
pl. ou. À strolladou, par groupes, par
paquets.
STRON. B. Ce mot, dont je ne con-
pais ni le sens, ni la valeur gramma-
ticale, s'emploie avec le substantif frt,
nez : fri stron, nez morveux, B.
STRON&, a. m. Petit vaurien.
STRONK, STROUNK, s. m. Excrément
humain, certain appât pour la pêche.
STRONS, 8. m. Cuhot ou secousse
d’une charrette; pl. ou.
STRONSA, v. n. Caboter, éprouver
des cahots dans une voiture; p. et.
Voy. DISTRORSA. — Stronsa ha distroñsa
a ra ar c'harr, la chariette cahotte
beaucoup.
STROP, STROB, 8. m. Corde qui re-
tient l'aviron, corde qui retient uue
poulie, lien de plusieurs objets réunis.
STROP, FALS-STROP, a. L. VOy. FALS-
$TROB, étrape, certaine faucille.
STROPA, v. a. Couper à tours de bras,
parlant du blé, des halliers, etc. ; p. 61.
— Sirop, faucille à cet usage.
STR
STROPAD, s. m. Trousseau, paquet;
pl. ou.
STROPET, adj. Y. Troet skrapet, Y.,
pied-bot.
STROUED, STREOUED, s. m. Y. Li-
tière de chemin pour faire du fumier.
Voy. ROUIAT.
STROUEZ, s. m. Sans pluriel, ou plu-
tôt pluriel lui-même, étant nom col-
lectif à l'instar de keuneud et autres.
Broussailles, halliers.
STROUEZEK, adj. Couvert de brous-
sailles, de halliers.
STROUILL (les L mouillécs), s. m. C.
Boue, crotte, ordures, saletés ; sans
pluriel. Ce mot a une grande quantité
de dérivés, au nombre desquels sont
distrouill, moustrouill, bastrouill, et
les suivants.
STRDUILLA (les L mouillées), v. a. C.
Salir de crotte, de boue; p. strouillet.
STROUILLEK (les L mouillées), adj.
C. Sali de crotte, de boue.
STROUILLENN (les L mouillées), s. f.
C. Brouillard. lL se dit aussi d'une
fille de mauvaise vie, salope.
STROUILLENNUZ (les L mouillées),
adj. C. Qui ämène du brouillard.
STROUNK, STRONK, a. m. Voy. ce
dernier.
STRUFUILLA (les L mouillées). Yo.
STRAFILLA.
STAUJ. adj., ct de préférence, stru-
jus, fertile.
STRUJA, v. n. Devenir fertile. Ce
verbe n'est pas usité, je crois, si ce
u’est aux environs de Morlaix.
STRUJUZ, adj. Fertile.
STRUZ, S. m. C. Mine, contenance,
facon. On dut plus souvent sius, C.
STAULIET, adj. C. Gwall strusiet, qui
a mauvuise mine.
STU
ETU, STUO'H, s. m. Plume d'oiseau ;
pl. stuc'hiou. Stu ar bir, aileron de la
flèche.
STU, adj. G. Fertile. Douar stu, C.,
terre chaude ou en rapport.
… STUC'H, 5. m. Plume d'oiseau ; pl.
tou.
STUC'HENN, s. f. Touffe, parlant des
cheveux, gerbe de blé; pl. ou.
STUC'HENNA, v. a. Engerber, former
des gerbes de blé; p. et.
STUC'HIA, v. n. Se couvrir de plu-
mes, parlant des petits oiseaux. En
style familier, se rempluomer (figuré).
— Stuc'h, plume.
STUDENN, 8. L. VOy. STEUDENN.
STUF, 8. m. Y. L'odeur de rance, le
goût de rance.
STUFEIN (stuf-e-in), v. n. Y. Rancir,
devenir rance; p. sufet,
STUIA, v. n. C. Ouvrir des jachères,
labourer une terre qui est restée en
repos. Yor, STU, adj. C.
STULTENN, s. f. Y. Fantaisie bizarre,
sotte fantaisie, extravagance, trait de
folie; pl. ou. Ka latin, stultus, fou.
STULTENNA, v. n. Faire ou dire des
extravagances. VOy. STULTENN.
STULTENNUZ, adj. Sujet aux extra-
vagances.
STUM, s. m. Tas, monceau. Un vieux
manuscrit donne ce mot comme adjec-
tif avec le sens de amoncelé.
STUMM, s. m. T. Tournure, pres-
tance. Voy. le suivant.
STUMMET, adj. T. Eunn den stummet
mad, une personne qui est bien tour-
née, qui a une belle prestance.
STUR, s m. Gouvernail de navire;
pl. iou. Voy. STURIQU, qui, en Cor-
nouaille, s’emploie au sens de maxi-
mes.
SUG 597
STUACH, 5. m. KEsturgeon, poisson;
pl. ed.
STURIA, v. a. Gouverner où diriger,
parlant d'un navire; p. sturiet.
STURIER, s. m. Pilote, patron de na-
vire. — Stur, gouvernail.
STURIQU, 8. pl. m. Ce mot, qui n'est
autre que le pluriel de stur, gouver-
aail, s'emploie en Cornouaille au sens
de maximes, préceptes. On comprend
l'allusion.
STUZ, 8. m. C. Manière, façon, état.
STYFF, 8. m. (anc.) Source d’eau
sortant de roche, lavoir. Dans ce der-
nier sens, ce mot se dit encore à
Ouessant. Voy. STIVELL.
SUA, 8. m. Y. Suif.
SUAFF, 8. m. (anc.) Suif.
SUALEK, 8. f. Saule à fleurs; pl.
sualeged, sualegi (sualeg-ed, sualeg-i).
SUANN, 8. m. Y. Savon.
SUANNEIN (suann-e-in), Y. a. Y. Sa=
vonner ; p. suannet. — Suann, V.,
Savon.
SUAOUEIN, SUAYEIN (suaoue-in), v. a.
Y. Suiver, enduire de Suit: p. suaouet,
suavel. — Sua, suav, V., suif.
SUAU, SUAV, s. m. Y. Suif.
SUAV, 8. m. Y, Suif. .
SUAVEIN (suav-e-in). VOY. SUAOUEIN.
SUCH, 8. m. C. Voy. SUGELL (sug-ell).
SUOHOU, 5. pl. m. Traits de voiture.
SUDELENN, 8. f. Judelle, oiseau;
p!. sudeled.
SUDIAGON, s. m. Sous-diacre, ordre
sacré; pl. ed.
SUG, SUGELL (sug-ell), 8. L. Corde de
l'attirail de la charrue, corde pour
serrer le foin et autres sur une char-
rette, corde pour attacher une vache
au pâturage.
598 SUK
SUGELL (sug-ell1, 8. L. Il a le même
sens, au nropre, que le précédent.
Dorn sugell, anneau formé avec un
bout de branche flexible, et qui ter-
mine la corde d'amarrage de la charge.
Bramm sugell. pet criard et tratnant.
À la letire, aussi long que la corde
d'amarrage dout nous venons de
parier.
SUHUN, 5. L. Y. Semaine; pl. ieu.
SUHUNQUR, s. m. Y. Semainier, heb-
domadier ou prètre de semaine.
SUIAT, 8. m. C. L'espace où peut
pâturer une bête attachée. Ce mot
parait avoir sug pour radical.
SUIENN, 8. f. Dorade, poisson;
pl. ed.
SUIEU, 8. pl. m. V. Traits de voiture.
SUILL (les L mouillées\, 8. m.
L'odeur de brûlé, odeur de roussi,
parlant de viande cuite à un feu trop
ardent. Pour la prononciatton, voyez
la série CILL au Dictionnatre des rimes.
SUILLA (les L mouillées), v. a. Cuire
trop un rôti, le brûler à la surface par
un feu trop vif; p. suillet, Ce verbe
8’emploie aussi au seus de flamber
une volaille ou un bâton vert : suilla
eur 1ar.
SUILLET (les L monillécs), adj. et
participe du précédent. Qui est brûlé
à la surface, parlant d’un rôti.
SUJ, s. m. Joug des bœufs attelés.
Ce mot ne s'emploie pas au figuré;
mais il sert de radical aux deux sui-
van{s.
SUJA. v.a.et n. Assujettir, dompter,
obéir; p. sujet. — Les mots francais
sujet, vassal, ont la mème signification
que le participe de ce verbe.
SUJEDIGEZ (sujerig-r5), s. f. Assujet-
tissement, subordination, dépendance,
obdissance.
SUKR, s. m. Sucre. Mean sukr, pain
de sucre.
SUKRA, v. a. Sucrer; p. et.
PC < vrnete rrn
SUL
SUKR-DU, 8. m. Cassonnade. A la
lettre, sucre noir.
SUKRIN, 8. pl. m. Pluriel de sukri-
nenn. .
SUKRINENN, s. L Et mieux, aval
sukrin, melon, fruit; pl. sukrin, et
mieux, avalou sukrin.
SUKAR-KANTIN, 8. m. Sucre candi.
SUL, s. m. (anc.) Soleil.
SUL, DISUL (di-sul), 8. m. Dimanche.
Ces deux mots ne s'emploient pas in-
différemment. Voy. le mot SEMAINE à
mon \Noureau Dictionnaire français-
breton 1869. Sul al lard, le dimanche
gras. Disul genta, dimanche prochain.
SUL, Y. Particule de comparaison.
Voy. SEUL, tant plus.
SUL, s. m. Y. Le même que suill.
Cette orthographe est vicieuse.
SULBEDENN.s.f. Imprécation ; pl. ou.
Ce mot est évidemment composé de
pedenn, prière, et de sul; mais le sens
de ce dernier mot m'est inconnu.
SULBEDER, a. m. Qui profère des
imprécations ; pl. ten.
SULBEDI, v. n, Maudire, proférer
des imprécations; n. sulbedet, Voy.
SUL8EDENN pour la composition.
SULER, a. f. Y. Galetas, grenier,
fenil, coffre à bic: pl. teu.
SULER {anc.) Plancher.
SULIEIN, et aussi SOUILLEIN (sulte-in),
v. n. Y. Brûüler à l'extérieur, parlant
d'une viande exposée à un feu trop
ardent. Voy. SUILLA.
SULIEK, adj. C. Qui appartient au
dimanche. Ho tillad suliek, et mieux,
ho tillad sul, vos habits du dimanche.
SULVEST. s. m. Sud-ouest. Arel sul-
vest, vent du sud-ouest.
SULVEZ, s. m. La durée du diman-
che. — Sul. dimanche, etrez. Voy. ce
mot. Eur sulvez da nox, un dimanche
TA-
soir. Le substantif sulrez, comme on
le voit, se construit avec l'article in-
défini eur, ce qui n’a pas lieu pour
sou radical sul.
SUN, s. m. Jus, suc, parlant des
viandes, légumes, etc.
SUN, 8. L T. C. Semaine. Yor. SIZUN.
SUN, SUHUN, s. f. Y. Semaine. Yor.
SIZUN.
SUNA, Y. a. Sucer, p. êL. — Sun,
jus, suc.
SUNEIN, CHUGEIN (sune-in), v. a. Y.
Sucer ; p. sunet. — Sun, BUG.
SUN-GAD, 8. m., et aussi sungad,
8. m., fleur du chèvre-feuille. A la
lettre, sac du lièvre. Quelque obser-
vateur aura dù remarquer que le lièvre
est friand de cette plante.
SUTA, SUTAL. Voy. ce dernier.
TAB 509
SUTADENN, 8. f., et aussi sutella-
denn, s. f., coup de sifflet donué avec
ua sifflet ; pl. ou.
SUTAL, v. n. Sifler avec on sifilet ;
p. sutet.
SUTELL, 8. L. Sifflet, chalumeau à
musique ; pl. ou.
SUTELLA, v. n. Siffler avec un sifflet;
p. et.
SUTELLADENN, s. L Coup de sifflet
donné avec un sifflet; pl. ou.
SUTELL-AR-GOUZOUK, a. L Trachée-
artère. À la lettre, sifflet du cou, de
la gorge.
SUTELLER, SUTER, 8. m. Siffleur.
Voy. les précédents.
SUZUN, 8. f. Semaine. Yor. SIZUN,
plos usité.
TL
Nous rappelons ici que la lettre T,
comme les autres consonnes, se fait
sentir fortement à la fin des syllabes
et des mots. Ainsi, arat, kevret, paot,
se prononcent comme en français :
arate, kevrèle, paote.
TA, proa. poss. Y. T. C. Ton, ta, tes.
Voy. DA, du Léon.
TA, conj. Par syncope pour eta, donc.
Deuz ‘ta! viens donc! Voy. ETA.
TA-HANI, TA-HENI, adj. poss. V.T. C.
Le tien, la tienne.
TABARLANK, s. m. Dala d'église, dala
pour porter le Saint-Sacrement.
TABERNAKL, s. m. Tabernacle.
TABLEZ, s. m. Damier, échiquier;
pl. ou.
TABOULIN, a. f. Tambour; pl. ou.
TABUT, s. m. Y. Bruit, contestation,
querelle; pl. ou.
TABUTAL, v. H. V. Gronder, répri-
mander, quereller; p. tabutet. Il se
600 TAC
conjugue comme si l'infinitif était
tabuta, et plus souvent avec l’auxiliaire
ober.
TABUTES, s. m. Y. Querelleur; pl.
ton.
TABUTEREZ, 8.f. Y. Féminin du pré-
cédent; pl. et.
TACH, 8. m. Clou, pointe en fer;
pl. ou.
TACHA, v. a. Clouer; p. et.
TACHAO, et mieux, TACHAD LABOUR,
travail que l'on doit faire. Ober pep-
hmt he dachad. faire chacun sa part
de travail.
TACHADIK, 8. m. Iastant, moment.
Enn eunn tachadik, dans un instant.
TACHEIN, v.a.V. Clouer ; p. tachet.
TACHENN, 5. f. Place ou lieu en
on, esplanade, place non payée
’un village. On dit aussi (achenn rara,
un morceau de pain taillé en large.
War ann dachenn, sur la place.
TACHENN-AR-BREZEL, 8. f. Champ
de bataille, lieu où a été livré un
combat. À la lettre, place, lieu de la
guerre. Voy. MEZ-ANN-STOURMH.
TACHENN-GEAR, s. f. (Prononcez
gear, comme en francais, gué-ar). Place
publique de village. — Tachenn, place
où pousse le gazon, et kear, ville,
village.
TACHENN-GLAZ, 8. f. Pelouse, pä-
turage. — Tachenn, lieu où pousse le
gazon, et glas, adij., ver.
TACHENN-VARC'HAD, s. f. Place du
marché d'un village. — Tachenn, es-
planade, licu où pousse l'herbe, et
marc'had. marché.
TACHER, s. m. Cloutier; pl. ten. —
Tach, clou.
TACH-KROK, s. m. Patte-fiche; pl.
tachou-krok. À la lettre, clou crochu.
SACHOUR, 8. m. Y. Cloutier; pl.
tacherion. — Tach, clou.
TAG
TAD, 8. m. Père, degré de parenté.
Ce mot s'emploie aussi au sens de père
spirituel, supérieur ecclésiastique.
TADEK, 8. m. Y. Beau-père. — Ta,
V., père. Voy. TAD-FAER.
TAD-IEU, s. m. Y. Trisaïeul. On le
dit aussi du grand-père.
TAD-IOU, s. m. Trisaïeul. Ce nom,
eu poésie, est donné à Jupiter, le roal
des cieux et le père des dieux ches
les palens.
TAD-KAER, 8. m. Beau-père. — Tad,
ère, et kaer, beau. C'est une sotte
mitation du français beau-père. À
vannes, on a conserté le vieux mot
TAD-K0Z, 8. m. Grand-père, degré
de parenté. — Tad, père, et Kot,
vieux.
TAD-KUN, et aussi TAD-KUNV, s. m.
Bisaïeul. — Tad. père, et kutt, kune,
débonnaire.
TAD-PAEROUN, a. m. Parrain d’un
nouveau-né. — Tad, père, et paeroun,
parrain.
TAO-SANT-DOMINIK, 8. m. Domini-
cain; pl. adou Sant-Dominik.
TAER, adj. T. Le même que tear.
TAFF, 8. m. (anc.) Bouchon de bou-
teille.
TAG, s. m. Ktranglement, suffoca-
tion, étranguillon, esquinancie. —
Taga, étrangler. L'on dit per tag, nour
désigner des poires âcres, des fruits
difficiles à avaler, des poires d’étran-
guillon. Voy. ce dernier mot à mon
Dictionnaire francais-breton 18069.
TAGA, v. a. Etrangler, étouffer, suf-
foquer, dévorer, parlant des bêtes fé-
roces ; assaillir ; p. et.
TAGER ({tag-er), s. m. Etrangleur;
pl. ten. lL se dit au figuré en parlant
d'un homme qui gagne par usure et
autres moyens réprouvés.
TAGUZ, adj. V. Acre, âpre, parlant
de certains fruits. Voy. TAG.
TAL
TAILL (les L mouillées), s. m. Ma-
nière, façon, stature. A-daill, de la
bonne manière. Voy. DAILL. E-taill
d'ann anevaled, à la façon des bêtes.
TAILL (les L mouillées), 8. m. Dan-
ger. E-taill da vervel, en danger de
mourir. Ce substantif ne s'emploie
que sous la forme précédente.
TAILLEU (les L mouillées), s. pl. m.
Y. Le même que taillou.
TAILLOU (les L mouillées, s. pl. m.
Impôts, contributions, ce qu’on nrt
lait autrefois en France, la Taille.
Quelques-uns donnent à ce mot, et à
tort, le sens de façons, cérémonies.
Yor. TALIGU, qui est la véritable ex-
pression.
TALENEEIN (iaken-e-e-in), v. a. Y. |
Ruminer.
TAKENN, 8. L T. Petite quantité de
liquide, goutte de liquide.
TAKENN, sorte d'adverbe qui n'est
autre que le subatantif pi lent. Pas
du tout. 11 ne s'emploie que dans les
phrases négatives : n'en eve
takenn. À la lettre, il n'a pas bu
goutte.
TAKON, s. m. Pièce pour raccommo-
der des vêtements, des souliers, des
ustensiles de cuisine, comme casse-
roles, etc.; pl. ou.
TAKONA, v. a. Rapiécer, mettre des
pièces aux vêtements, aux souliers,
aux casseroles; p. et.
TAKONEIN (takon-e-in), v. a. V. Le
même que takona.
TAKONER, 8. m. Savetler; pl. en. On
Je dit aussi d'un fripier qui fait métier
de réparer les vieux vêtements pour
es revendre.
TAKONEREZ, 8. L. Fripière; pl. ed.
AL, 5. m. Fond de tonneau, de
81m. Façade, front ou partie
TAL 601
TAL, TEL, 8. m. et adj. (anc.) Ces
mots paraissent avoir été usités autré-
fois au sens de élevé et de tertre.
TALA, v. a. Mettre un fond à un
tonneau, à un baquet, etc. — Tal,
fond de tonneau, etc.
TALABAO, 8. m. Bruit ou ta et
agitation dans une maison où il
une fête. Eno ex oa eunn talabao bras,
TALADUR, s. m. Doloire de tonne-
lier ; pl. ou.
TALADURIA, TALADURIAT, Y. a. Do-
ler, aplanir avec la doloire. Taladu-
riat eunn lamm koat, doler un mor-
cesu de bois.
TALAR, TARAR, 5. m. Tarière; pl.
ou.
TALAR, s. m. Sillon fait en travers
au bout d’un champ, afin de pouvoir
y conduire la charrue et labourer le
terrain; pl. ou. Le pluriel talarou a un
sens figuré asses remarquable. Voy.
ce mot.
TALAREG, 8. m. Lançon, petit pois-
son. Voy. TALMRES, qui est plus régu-
ler.
TALAREGETA (falareg-eta), Y. n. Pé-
cher des a p.64. L
TALAREGETER (folareg-etsr), 8. m.
Pécheur de pG pl pl
TALAREGETEREZ (tal eteres), 8.1.
Féminin du précédent ; pl. ed.
TALAREK, TALAR(
U
sans doute été donné à cause de sa
mâchoire allongée et pointue qui lui
t de se percer un gîte le
L. sl que pou Fons dit en son
eu, indique la possession, 2
pride. C'eat done, à la lettre’ un pois.
son qui possède une tarière, comme
lostek (lost et sb, qui une
queue.
7
602 TAL
TALAREU, 8. pl. m. Y. Enn talareu,
Y. Les quatre premiers jours du
carème.
TALAROU, s. pl. m. Pluriel de talar,
sillon en travers, pour faciliter le
charruage aux extrémités des champs.
Ce pluriel a nn sens figuré dans Île
style familier : Ema oc'h ober he da-
larou, il est à l'agonie. A la lettre, il
est à faire ses sillons en travers (ce
qui indique que la fin du travail est
proche).
TALAZROU, 8. pl. m. C. Les quatre
premiers jours du carème.
TALBENN, s. L Croupe du cheval,
pignon de maison, fronton d'un édi-
fice. 11 est masculin selon quelques-
uns.
TAL80D, TALBOT, 8. pl. m. Voy.
TALBODENN.
TALBODENN, 8. f. Angélique sau-
vage, et suivant d'autres, panacée;
pluriel irrégulier, talbod, masculin.
TALED, 8. L. Bandeau. Voy. le sui-
yant.
TALEDENN, S. f. Bandeau, frontal;
pl. ou.
TALEIN (fal-e-in), v. a. Y. Mc'tre un
fond à un tonneau, à un baquet;
p. talet. — Tail, fond de tonneau, etc.
TALEIN (tale-in}, v. a. Y. Être d'un
certain prix, valoir. Voy. TALVOUT, TAL-
VEZOUT.
TALEK, adj. Qui a le front très-pro-
noncé. — Tai, front, et ek. qui mar-
que la possession. Voy. Er.
TAL-ERV, a. m. On donne à ce subs-
tantif la même signification qu'à talar,
sillon en travers.
TALFAS, s. m. Trogne, grosse figure
à la Joie.
TALFASA (talfa-sa), v. a. Rapiécer
des vêtements; p. talfaset.
TALFASEK (talfa-sek), ad]. Qui a une
trogne. Voy. TALFAS.
TAL
TALGENN (talg-enn). Voy. TALEBERS.
TALGENN (ta/g-enn), a. f. G. Plas-
chette que l'on suspend aux cornes
des vaches et qui leur couvre les
ux, ce qui les empêche de franchir
es haies des champs, à ce que l'on
prétend.
TALIER, 8. f. Croupe du cheval, du
taureau.
TALIQU, s. pl. m. C. Façons, céré-
monies, minauderies, certaine affec-
tation. Gañt taliou, avec affectation,
pour se l'aire prier. Ober taliou, faire
des façons.
TALLASLA. Voy. TARLASFAT.
TALLASKENN, s. f. Tique, insecte;
pl. ed. Yor. TARLASKER.
TALLASKER. VOy. TARLASKER.
TALLD, TALIO, 8. pl. m. T. Façons,
cérémonies pour se faire prier. Voy.
TALIOU.
TALLOUDEK. Voy. TALVOUDER.
TALLOUT. Voy. TALYEZOUT.
TALM, 8. L. Fronde pour lancer des
pierres; pl. ou.
TALMAD, s. L Coup de ronde.
TALMAT, v. n. Jeter des pierres
avec une fronde ; p. talmet.
TALMER, S. m. VOy. BATALMER.
TALOD, s. m. Bandeau, frontal.
TALPAD, TOLPAD. Yor. ce dernier.
TALPENN, TALBENN. Voy. ce der-
nier,
TALRIDA, KALRIDA, v. n. GC. Rechi-
guer ; p. et.
TALTAZENN, 8. L Tarte, galette,
sorte de pâtisserie; pl. taltaz.
TALTEZ, 8. m. C. Tarte, sorte de
pâtisserie.
TAM
TALTOUZ, adj. Camard, et aussi
émoussé du tranchant.
TALTOUZA, v. a. Agacer, parlant des
dents, émousser le tranchant, parlant
d'un outil.
TALVEZOUT, v. a. et n. Valoir, coû-
ter, servir, être bon à, mériter, attirer
un blâme, etc.; n. talvezet. He-man a
dalves muioc'h ert va-hini, celui-ci
vaut mieux que le mien.
TALVOUDEGEZ (talvoudeg-ex), 8. L
Avantage, utilité. Yor. TALYOUT.
TALVOUDEK, TALVOUDUZ, adj. Avan-
tageux, profituble, utile. Voy. TALVOUT.
TALVOUDUZ. Voy. le précédent.
TALVOUT, v. a. et n. Valoir, coûter,
servir à. être bon à, mériter, attirer
un blâme; p. talvet, talrezet. Le verbe
talvezvut est plus usité que talvout.
TAMALL, s. m. Blâme, reproche,
réprimande; pl. ou.
TAMALL, v. a. Blâmer, réprimander,
accuser, désapprouver; p. tamallet.
Tamallet e 0e da veza ler, il fut ac-
cusé de vol. Tamall a rejont anes han
da veza lazet he preur, ils l’accusèrent
d’avoir tué sou frère.
TAMALLOUT, v. a. Non usité, 81 ce
n’est parfois en Cornouaille. Yor. TA-
BALL, v. a.
TAM80D, TAMBOT, 8. n. Etambot,
terme de marine.
TAMBRED, s. m. Etambraie, terme
de marine. On dit aussi stambred.
TAMM, s. m. Morceau en général,
tranche, pièce. Accompagné d'une né-
gation, ce mot signifie nas du tout :
n'en derezo tamm, il n’en aura pas du
tout, pl. tammou. Ne oa tamm kored
enn-han, il ne co:tenait pas un seul
charancon. Eunn tamm mad a lorc'h a
ioa enn-han, il en était tout fl:r. A la
lettre, un bon morceau de va:i!“. d’or-
ureil était en lui. Voy. TAMKiä. Ne gar
tumm mut he vreur, il atv plus du
tout son frère.
TAM 603
TAMM-BLOC'H, sorte d'adverbe, Y.
Pas du tout. Â la lettre, pas du tont e8
tout. Il ne s'emploie qu'avec une né-
gation. VOy. TRR.
TAMMIK, s. m. Petit morceau. C’est
Je dimioutif de tamm, morceau. En
outre de ce sens, fammik s'emploie ay
figuré avec la signification de un peu
et aussi pour dénigrer un objet. Funn
tammik aoun am eux, j'ai un peu peur.
Eunn tammik gwele, un grabat, un
mauvais lit. Me xo eunn tammik ke-
mener, je suis un peu tailleur.
TAMM-LASOUR, s. m. Besogne, tâche.
À la lettre, morceau de travail.
TAMM-LIP-HE-BAO, 8. m. Ua bon
fricot, un morceau à se lécher les
doigts. À la lettre, morceau lèche sa
patte.
TAMM-LIPDUS, 8. m. Mets friand et
délicat. À la lettre, morceau exquis.
TAMMOLDODA. Yor. TAMOLODA.
TAMOEZ, 8. m. Tamils ; pl. famoezsoy,
tamoestiou.
TAMDEZA, v. a. Tamiser, passer au
tamis; p. et.
TAMNOEZENN, s. L Rol de blé; pl. ou.
TAMOEZENNA, v. a. Glaner, ramas-
ser des épis de blé; p. et.
TAMDEZENNER, s. m. Glaneur ; pl.
ten.
TAMOEZENNEREZ, 8. f. Glaneuse ;
pl. ed.
TAMDEZER, s. m. Fabricant de tamis;
pl. ten. — Tamoes, tamis.
TAMOLODA, v. a. et n. G. Un vieux
manuscrit, extrêmement remarquable,
prétend que ce mot s'emploie en par-
lant des flocons de neige qu'un fort
vent rassemble et rapproche, de ma-
pière à en faire des espèces de boules.
En Cornouaille, on lui donne le sens
de s'envelopper dans. En em damoluda,
se racoqui:ler comme font ceux qui ont
froid et qui ne sout pas suffisamment
couverts. Goude besg tamolodet he
604 TAN
ballenn enn-dro d'eshañ, après s'être
enveloppé dans sa couverture. À la
lettre, après avoir rassemblé 8a cou-
verture autour de lui. He-mañ 00 en
em damolodet evel eur velfedenn gro-
gennok, il s'était raccoquillé comme
un Jlimaçon dans sa coque.
TAMOUEZ. VOy. TAMGEZ.
TAMP!I, ady. Y. À l'envi.
TAN, 8. m. Feu.
TAN, STAN (anc.) Région.
TANA, v. a. Brûler, incendier, 86
mettre en colère, et aussi allumer,
parlant d’une pipe à tabac. Tana eur
c'hornad butun, allumer sa pipe.
Blown TANAY, TANO, adj. Mince,
TANAY. VOy. TAR.
TANAVAAT, v. D. Voy. TANOAAT, de-
venir mince.
TANE, 8. m. et adj. (anc.) Kcarlate,
cochenille.
TANIJENN, 5. f. Démangeaison vive,
inflammation. — Tan, feu.
TANKERRU! exclamation. Fcu et
flamme! Ce mot paraît formé de tan,
feu, et de Kurun, tonnerre.
TAN-LEC’H, 8. m. Phare des côtes
de la mer. — Tan, feu, et lec'h, lieu;
pl. tan-lec'hivu.
TAN-LOSK, s. m. Inflammation qui
démange et brûle. A la lettre, feu qui
brûle, de leski, p. losket, brûler.
TANN, 8. m. (anc.) Chêne.
TANNOS (anc.) VOy. TANIJENN.
TAN-NOZ, s. m. Feu follet. — Tan,
feu, et noz, nuit.
TANO, ad}. Mince, clair, peu épais,
délié. — Viou tano, viou poaz-{ano, des
œufs à la coque. Iod tano, de la bouillie
claire.
TAN
TANOAAT, v. n. 8e liquéfier, devenir
clair ou moins épais. — Tano, clair,
peu épais; p. fanoeet, tanosat.
TANOUARC'H. Voy. TAGUARC'H.
TANOUEIN, TANOUAT (fanous-in), v.a.
Y. Goûter, déguster, apprécier par le
goût; p. tanouet.
TANOUIZ (tanou-is), s. m. V. Tamis;
pl. eu.
TANOUIZEIN (tanou-ise-in), v. à. Y.
Tamiser, passer au tamis; p. tanouiset.
TAN-SART-ANTON, s. m. Erésipèle,
gangrène. À la lettre, en saint Antoine.
TAN-SANT-MARZEL, 8. m. Gangrène.
À la lettre, feu saint Marcel.
TANTAD, s. m. Et aussi tantot, feu
de joie à l'occasion de la Saint-Jean et
de la Saint-Pierre. Anciennement, on
l'employait aussi au sens de bûcher.
Ces feux sont d'anciennes pratiques
païennes pour célébrer la fête du Soleil,
qui se faisait au solstice d'été, c'est-à-
ire vers le 20 juin. Lorsqu'on tre-
vaillait à convertir la Bretagne au
christianisme, il est probable qu'on
n'a pas voulu saper d’un seul coup les
anciennes pratiques, et on a laissé
subsister celle-ci, qui s'est perpétuée
jusqu'à nos jours. Ce n’est plus, du
reste, qu'un jeu d'enfants qui, la veille
de la Saint-Jean et de la Saint-Pierre,
allument, dans les carrefours et les
lieux élevés, des feux de fagots et
d’herbessèches, dansentautouruvec ac-
compagnement de chants, de pétards,
de fusées et de torches en goudron. Il
va sans dire que le clergé, aujourd'hui,
reste étranger à ces sortes de réjouis-
sances. On dit aussi : Tan goel lann,
tantad sant Jann,
TANTAD-TAN, 8. m. Ces mots ont le
même sens que le précédent et s’em-
ploient de la même manière : Tañ4ad-
tan Sañt-lann, tañtad tan Sant-Per.
TANTEZ, TANTAD. Voy. ce dernier.
TANTEZ-TAN. VOYy. TAÏTAD-TAN.
TANTEZIAD, 8. m. Et aussi tañtesiad-
tan, grand feu qui flambe peu de temps,
TAO
flambée, comme on dit dans les pays
où l’on brûle des sarments de vigne.
TANVA, v. a. Goûter, déguster, ap-
précier par le goût; p. taget. Ainsi
que cela arrive pour un grand nombre
e verbes brelons, tanva s'emploie
comme substantif : ann tañva, le
sens du goût. À la lettre, le goûter,
comme on dit en français le boire, le
manger. Voy. ce qui est dit de ces
verbes au mot iNFINITIP de mon Nuu-
veau Dictionnaire français-breton 1869.
TANVOD, 8. m. Plante dont j'ignore
le nom en français.
TAC! TAV! Interjection. Silence!
tais-toi! C'est l'impératif du verbe
tevel, p. tavet. Au pluriel, on dit favit/
taisez-vous! faites silence!
TAOL, 8. m. Coup, fais, jet, pousse
d'arbre. Enn eunn taol, d'emblée, en-
semble, à la fois, inopinément. A la
lettre, en un coup; pl. aoliou, Enn
taol-ma, cette fois-ci.
TAOL, 8. f. Table; pl. iou. Ann daol,
la table. Choum ac'h lol, tabler.
Azeza oc'h ann daol. se mettre à table.
TAOLAD, s. L Y. Le même que (4-
liad. On dit aussi taolat.
TAOL-C’HOARZ, 8. m. Eclat de rire.
— Taol, jet, et c'hoars, 8. m., rire.
TAOL-DISTACL, sorte d'adjectif. Bal-
lotté par les flots. À la lettre, jet et
rejet. On dit aussi, taolet ha distaolet.
Voy. TEUREL HA DISTEUREL,
TAOLENN, 8. f. Tableau, plaque,
table de livre; pl. ou.
TAOLER, v. a. Jeter; p. aolet. Il se
conjugue sur taol. qui paraît avoir été
usité comme infinitif. Voy. TEUREL,
plus usité.
TACL-ESA, 8. m. Coup d'essai. À la
lettre, coup essai.
TACL-FEUK, 8. m. Botte d'escrime,
bourrade. A la lettre, coup de botte
d'escrime.
TAOL-FOBIEZ, s. m. Coup de traître.
TAO 605
TAOL-GWENAN (gu-enan), s. m. Es-
saim d'abeilles. — Tao, jet, et gwenan,
pluriel de gwenanenn, abeille.
TAOLI, v. a. Non usité. Voy. TEUREL.
TADLIAD, s. f. Tout ce qu'on peut
mettre pour couvrir une table, et aussi
le nombre de personnes qui peuvent
se, mettre à une table. — Taol, s. £., :
table.
TAOLIX, s. f. Tablette; pl. taolioui-
gou. C'est le diminutif de taol. table.
TADLIOU-KAER, s. pl. m. Exploits
d'un guerrier. — Taoliou, pluriel de
taol, coup, et kaer. beau, illustre.
TADL-IUOAZ, s. m. Trahison. À la
lettre, coup de Judas.
TADL-KOUNT, a. f. Table appelée
comptoir dans les boutiques. 4 la let-
tre, table compte.
TAOL-LAGAD, 5. m. Coup d'œil, œil-
lade: pl. taoliou-lagad. — Taol, coup,
jet, et lagad, œil.
TAOL-LONK, 8. m. Gorgée, ce qu’on
avale en une fois. À la lettre, coup
avale.
TAOL-LOUNK. Voy. le précédent.
TAOL-MICHER, s. m. Coup d'essai
d'un apprenti. A la lettre, conp métier.
TAOL-PENN, 8. m. Tige de plante.
— Taol, jet, et penn, tête. À la lettre,
jet principal.
TAOL-SKARJ, 8. m. Croc-en-jambe
des lutteurs.
TAOL-VOED, 8. f. Table pour manger.
— Taol, table, et boed, nourriture.
TAOUARC'H, s. pl. m. De la tourbe,
des mottes de tourbe. Voy. le suivant.
TAOUARC'HENN, s. f. Motte à brûler
faite avec de la tourbe; pl. taouarc'h,
masc., des mottes de tourbe, de la
tourbe.
TAOUEIN (faoue-in), v. n. Y. Se taire,
garder le silence; p. gouet. Voy.
TEVEL.
606 TAR
VAOUZ, s. pl. m. T. C'est le pluriel
da taourenn.
TAOUZENN, 8. f. T. Chène-vert,
arbre; pl. taour, masculin.
TAPADENN, 8. f. Y. Le même que
tapenn.
TAPEIN (fape-in), v. n. V. Donner,
verser. Tapit de ivein, versez à boire.
Je crois que ce verbe s'emploie aussi
avec les acceptions de tapout de la
Cornouaille.
TAPENN, 8. f. Y. Goutte de liquide.
Dans les phrases négatives, ce subs-
tantif prend le sens de pas du tout,
trés-peu. VOY. TAKENN, TARR.
TAPENN-DAR, 8. f. Y. Larme. Ne
s'emploie pas au pluriel. Voy. DAR, Y.
À la lettre, goutte-larme.
TAPOUT, v. a. C. Prendre, saisir,
donner; p. tapet. Tao pe me dapo ar
vaz gan-ez, tais-toi ou je te donnerai
du bâton. Who tapo, vous me le paye-
rez (menace). Tapout c'hoenn, attraper
des puces.
TARABASI (taraba-si), v. a. Tracasser,
incommoder ; p. tarabaset.
TARAGENN (tarag-enn). VOy. TEUREU-
GENN.
TARAN, 8. m. T. Tonnerre.
TARAN, s. m. D. Feu follet, et aussi,
je crois, éclair ou éclat de lumière
subit qui précède le bruit du tonnerre ;
pl. ou.
TARAR, 8. m. Tarière. On dit aussi
talar; pl. ou.
TARAR-TRO, 8. m. Vilebrequin.
TAR80T,s.m.V.Eclat de pot, tesson.
— Tars, tarz, éclat, et pot, Y. pot. Voy.
DARBOD.
TARC'H.s. m. Y. Coup ou bruit avec
fracas, comme le bruit du tonnerre, le
bruit de la mer qui se brise sur les
rochers; par extension, gros pet. Voy.
TARZ. — Tarc'h-mor, Y... coup de mer.
TAR
TARC'HEIN (tarc'h-e-én), v. n. V. Se
rompre avec éclat, craquer, crever, se
féler, se crevasser, parlent d’un mur;
et, par extension, faire un gros pet.
ll se conjugue avec l'auxiliaire ober.
TARC'MELL, 6. f. Y. Créneau, meur-
trière, sarbacane; pl. eu.
TARC'HELLEIN {tarc'hell-e-in), v. a. Y.
Créneler; p. tarc'hellet.
TARC'HIENN, 8. f. Et aussi terc’hienn,
flèvre. Voy. TERSIENN, plus usité.
TARDOL, Y. n. (anc.) Germer.
TARER, s. m. Y. Tarière; pl. ieu.
TARER-TROUET, s. m. Y. Vilebrequin.
TARGAC'H, 8. m. V. Matou, chat mâle
et non châtré. — Tarv, taro, taureau,
et kac'h, V., chat; pl. targac'’heu.
TARGAS. VOy. TARGAZ.
TARGAZ, 8. m. Chat mâle et non
châtré. — Taro, tarv, taureau, et kas,
chat ; pl. targisier (targ-i-si-er).
TARIELL, 8. f. C. Histoire, conte,
niaiserie, rêverie; pl. ou.
TARIELLA, v. D. C. Badauder ; p. et.
TARIELLER,Ss m. C. Badaud ; pl. ten.
TARINADA, v.n. (anc.) Sauter de joie.
TARJAN, s. m. (anc.) Bouclier. Autre-
fois, lemot français Tarje avait la (mém
sigaification.
TARLASKA, TARLASKAT, Y.H. Se grat-
ter à la manière des mendiants pour
inspirer la pitié. Ge verbe est usité
aussi au sens de ètre irrésolu, tergi-
verser, se gratter la tête pour en faire
sortir des résolutions. VOy. TARLASKER.
TARLASKENN, S.L. Etaussi tallaskenn,
tiqu», insecte; pl. ed. Ce mot dérive
du précédent. La tique s'attache si for-
tement à la peau des chiens et des bes-
tiaux, qu'elle les oblige à se gratter
violcminent.
e TARLASKER, s. m. Et aussi tallasker,
celui qui se gratte à la manière des
TAR
mendiants, lesquels croient inspirer la
pitié en donnant à penser que la ver-
mine les dévore.
TARLONKA, TARLOUNKA, v. n. Se
gargariser,engouer, parlant du gosier,
faire des efforts pour vomir ou débar-
rasser la gorge; p. et.
TARLOUNELA, v. n. (anc.) Roter, faire
des rots.
TARNER, s. m. C. Torchon; pl. ou.
TARO, TARV, s. m. Taureau; pl. rot.
Ce mot s'emploie aussi comme adjectif
avec la significatiou de mâlenon châtré.
VOY. MASUT-TAR®, TARGAS.
TARRAK, 5. m. Y. Tique, insecte; pl.
tarraged. On dit aussi teurek.
TARREDENN. VOY. DAREDENN.
TARRDS, 8. m. (anc.) Tertre, terrain
élevé et escarpé.
TANS. Voy. TARZ.
TARS-MOR, s. m. VOY. TARZ-MOR.
TARTAS. Voy. TARTEZ,
TARTEZ, 8. m. Galette de blé noir;
pl. tartesiou.
TARTEZENN, 8. f. Galette, sorte de
pâtisserie; pl. tartes, masculin.
TARTOUZ, s. m. Calandre, cosson,
mite; pl. ed.
TARTOUZ, ad).V. Camard. Fri tartous,
nez camard. On dit aussi taltousz.
TARTOUZET, adj. Ce mot se dit de
celui qui a le visage très-sale.
TARV, TARO. Voy. ce dernier.
TARVAL, 8. m. Goujon d'assemblage,
goujon des jantes de roue.
TARVET, adj. Ce mot dérive de arp,
taro, taureau, et se dit d’une vache qui
a été saillie par le taureau. Dans je
francais familier on dit : être coquée,
en parlant d'une poulequia reçu le coq.
TAR 007
Ici on rraît dire : être taureantée,
en parlant de la vache en question :
bioc'h tarvet.
TARV-HED, 8. m. Le second essaim
que jette une ruche. A la lettre. taureanu-
esssim, peut-être parce que cet essai
est le plus considérable, le plus fort.
TARV-KENN, 8. m, Peau de taureau.
— Tarv, taro, taureau, et Kenn {auc.),
peau.
TARVOAL, adj. Le P. Gr. le donne
comme synonyme de moal, chauve.
D'après lui, c'est une corruption de
tal, front, et de moal, chauve. — Eunn
den tarvoal, un homme chauve.
TARI, s. m. Rupture, éclat, bruit
éclatant, comme celui du tonnerre, de
la mer qui se brise sur les rochers,
crevasse dans un mur, et, en général,
tout coup violent et avec bruit; veine
de rocher, et, par extension, on le dit
d'un gros pet. Tars-kurun, coup de
tonnerre; tarz-mor, coup de mer; pl.
tarsiou.
TARZA, Y. n. Jaillir, rejaillir, pétil-
ler,.crever, se rompre avec éclat, se
crevasser, parlant d'un mur; éclater,
parlant du tonnerre; paraître, poindre,
parlant du soleil, du jour; p. es.
TARZA, v. n. C. Tourner, parlant du
lait; p. raet. Tarza a rat al led
war ann tan, le lait aigrira sur le feu.
TARZ-ANN-DEIZ, 8. m. Le point du
jour. — Tars, de tarza, poindre, et de
ann deiz, le jour, le moment où la nuit
cesse.
TARZ-AVEL, 8. m. Coup de vent. —
Tars, bruit avec éclat, et avel, vent.
TARZ80D. Voy. DARBoD. — Ce mot
parait composé de ars, rupture avec
ruit, et de pod, pot.
TARZEDENN. YOT. DAREDENN.
TARZELL, 8. L. Créneau, embrasure,
meurtrière, soupirail, chantepleure ;
pl. ou.
TARZELLA, Y. a. GCréneler, faire des
meurtrières, p. et.
‘608 TAT
a MAZELLEREZ, s. L Gargotière; pl.
TARZET, adj. Ce mot, qui dérive dn
Larsa, 8e rompre, crever, se dit
d'une personne qui 1 une hernie. Bexa
terset, avoir une hernie. Yor. TARZ-£F.
TARZET, adj. G. Laas tarxet, lait
caillé au feu.
TARZ-KOF, 8. M. Hernie. lann Tarx,
rupture, et kof, ventre.
TARZ-KUBUN, s. m. Coup de ton-
nerre, éclat de tonnerre. — Tart,
éclat, et brun, tonnerre.
TARZ-MOB, s. m. Brisant de mer,
ooup de mer. — Tart, coup avec bruit,
et mor, mer.
TARZOT. Ce mot se dit d'an idiot.
TM, á. m. Taxe ou prix de vente,
et aussi tasse, vase à boire; pl. ou.
TASA GR eal, v. a. Taxer; p. et. Voy.
le précédent.
TASAD (ta-sad), s. m. Plein une tasse,
une tasse pleine d'un liquide. Eunn
tasad dour, une tasse pleine d’eau.
TASMAN, 5. m. Fantôme, lutin. Voy.
TASMAÂT.
TASMANT, s. m. Esprit tollet, lutin;
pl. manc hou.
TASTOURN, s. m. On dit war das-
tourn, à tâtons.
TASTOURNA. VOy. TASTOURNI.
TASTOURNEIN {tastourn-e-in), v. H. Y.
Farfouiller; p. tastournet.
TASTOURNER, s. m. Farfouilleur ;
pl. ien.
TASTOURNI, v. n. Aller en tâtonnant,
farfouiller ; p. tastournet.
TAT, s. m. Y. Père. Yor. TAD.
TATA, TETA, 8. m. Papa, terme en-
fantin. la, (a ; oui, mon papa. —
Tad, tat, père.
TAT
TATAIK (tata-i s
terme enfantin, Re
petit papa. — Ted, taf, père.
TATIN, s. m. 0. Querélleur, gegue-
nard. Yar. TATINER,
TATINAT, v. n. C. Quereller, gogue-
narder; p. aiae, °
TATINES, L C. Ouerelleur, gço-
guenard; pl. ie.
TATOSILLAT (les L mouillées), v. 2.
Bredouiller ; p. tatoméllet.
TAUL, s. m. V. Coup, jet, pousse
d'arbre; pl. eu. Voy. Tai, B. ns.
TAUL, 8. L V. Table: pl. eu. To,
TAOL, 5. f.
TAULENN, s. L. Y. T. Tableau, table
taolen
de livre, plane; | pl. menu, Ÿ.,
taulenno,
TAULEB, TOLER (0er), v. ». C. Jeter:
taulet, tolet. 11 se conjugue cosemes
Bi finie l'infnitif était soudé. -
TAUL-GWIBIN (gu-irin), s. mn. Essai.
— Taul, jet, et rene de groiri-
nenn, V., abeille.
TAULI, v. a. Yor. TRU,
TAV, interjection. Yor. TAs.
TAVANCHER, subst. masc. selon les
uns, et fémioin, selon autres ;
tablier. Pour cette raison, uns di-
sent ann tavañicher, et les autres, ann
davañcher.
TAVANTEK, adj. Besoigneux, néces-
siteux.
TAVARER, 8. m. Voy. DARBARER.
TAVARGN, s. f. Taverne, auberge;
pl. tou. On ait aussi tavarn.
TAVARGNER. VOY. TAVARNIER.
TAVARGNEREZ. VOy. TAVARNIEREL.
TAVARN, s. f. Et quel favargn, au-
berge, cabaret; pl. tou
TEA
TAVARNIER, s. m. Et aussi tavar-
gner, aubergiste, cabaretier, hôtelier;
pl. ien.
TAVARNIEREZ, 8. f. Et aussi tatar-
gnerez, femme qui tient une auberge,
un cabaret ; pl. ed.
TAVARNOUR, 8. m. V. Aubergiste,
cabaretier; pl. tavarnerion.
TAVEDEK, adj. Silencieux, sournois,
taciturne. Ce mot est de la famille du
verbe tevel, se taire, dont l'infinitif
paraft avoir été tavi, ainsi que l'in-
dique le participe tavet.
TAVI, v. n. Non usité. Voy. TEVEL. .
TE, pron. pers. sujet et régime.
Te, toi.
TE, pron. poss. V. Ton, ta, tes.
TE (té), 8. m. et adj. Y. I s'emploie
en quelques localités au sens de fan-
tôme, spectre, et aussi au sens de
teus, ad)., fondu. Lart te, graisse fon-
due, saiadoux, Y.
TEA, v. n. C. Se gâter en dedans,
parlant des fruits; p. teet. Yor. TEZA.
TEAC'H, TEC'H, 8. m. Fuite. — Tec'het,
fuir.
TEAD, s. m. Y. Langue, organe de la
bouche.
TEAL, 8. m. Ce mot se dit en quel-
ques localités pour teol, 8. m., pa-
tience, plante.
TEAL, Y. n. Tutoyer; p. feet. Dans
les campagnes, Îles enfants ne tutoient
ni leur père ni leur mère, et les époux
ui se connaissaient avant d'être ma-
riés, cessent de se tutoyer après la
célébration du mariage. Il n'est pas
rare cependant d'entendre un mari
tutoyer sa femme quelque temps après
la noce.
TEAOD, 8. m. T. Langue, organe de
la bouche.
TEAR, ad). Brusque, vif, impatient,
véhément. Il s'emploie aussi comme
adverbe au sens de promptement, |
brusquement.
TEH 609
TEARAAT, v. n. Devenir brusque on
violent ; p. teareat, teareet. On dit aussi
teraat. Ces mots sont peu usités. On
emploie de préférence dont da vexa
r. |
TEARDED, 8. m. Brusquerie, véhé-
mence. Evitez ce mot et tournez la
phrase par l'adjectif tear.
TEAT, 8. m. Y. Langue, organe de la
bouche.
TECH, 8. m. Mauvaise habitude, in-
clination mauvaise; pl. tachou. Techou
fall, gwali dechou, des vices.
TEC'H, TEAC'H, 8. m. Fuite. —
Tec'het, fuir.
TECH, TEEC'H, 8. m. Y. Tétine de
vache; pl. tec'heu.
TECHET, adj. Porté à, enclin à. Ce
mot ne s'emploie qu'en mauvaise part.
Voy. DOUGET. Techet eo d'ann drouk, il
est enclin au mal. On dit aussi, techet
eo da ober drouk.
TEC'HET, Y. n. et a. Fuir; p. tec'het,
— Tech, fuite.
TECH-FALL, s. m. Vice, défaut, im-
perfection; pl. ftechou-fall. — Tech,
inclination, et fall, mauvaise.
TEC'HI, TEO'HOUT, infinitifs non
usités. YOT, TEC'HET.
TEEC'H, TECH, 8. m. Y. Pis, tétine
de vache; pl. eu.
TEEIN (te-e-in), v. a. Y. Fondre; p.
teet. Voy. TEUZI.
TEEL, 8. m. Parelle, plante.
TEFF, adj. (anc.) Epais. Yor. TR.
TER, TEL (anc.) VOy. TES.
TEGN, 8. m. Y. Teigne, maladie de
peau.
TEGNOUS, s. m. Y. Teignenx.
TEHUEIN. Voy. TEUEIN (te-ue-in), Y.
TEHUNI. Yor. TEUNI (fe-uni).
71
610 TEL
TEI (6-0, v. a. Couvrir, mettre une
couverture à une maison, etc.; p. 1061.
Il se conjugue sur toi (to-1}, qui paraît
avoir été usité comme influitif. En
français, taie, enveluppe ou sac qui
couvre un oreiller.
TEIL (te-il), s. m. Fumier: pl. ou.
TEILA (te-ila), v. a. Fumer on mettre
du fumier dans la terre ; p. teilet.
TEILACH (te-ilach), s. m. Fumure, la
quantité de fumier que l'on met dans
la terre.
TEILEX (te-ilsk), 8. L. Y. EL mieux,
bern teil, tas de fumier; pl. teilegi.
TEIL-GRISTEN (te-il), s. m. Vidanges
des fosses d'aisance. — Teil, fumier,
et kristen, chrétien (style trivial).
TEILL (les L mouillées), s. pl. m.
Pluriel irrégulier de teillenn.
TEILLENN (les L mouillées), a. f.
{anc.) Framboise, fruit; pl. teili, masc.
TEIR (et) nom de nombre pour
le féminin. Trois. Après ce mot, il y a
quelques lettres fortes qui se modi-
fieut. Voy. la grammaire. Ter flac'h,
pour teir plac’h, trois filles.
TEIR-DELIENNA lte-ir), v. n. Se dit
en parlant des navets auxquels pousse
la troisième feuille. Ce mot est formé
de teir, trois, pour le féminin, et de de-
lienn, s. f., feuille. Teir-delienna a ra
ann (pim, les navets poussent leur
troisième feuille. Ce mot remarquable
est de la Cornouaille.
TEIRVEO {te-irved),adj. numéral pour
le féminin. Troisième. Voy. TRIVED.
Ann deirved, la troisième.
TER, TER {anc.) Toit; pl. teko. Je l'ai
trouvé écrit tec. En latin, tectum.
TER, adj. (anc.) Et aussi ter, teg. On
pense que ce mot a eu la signification
de beau.
TEL, TAL, adj. (anc.) Haut, élevé.
TELENN, s. m. Harpe; pl. ou. Ann
delenn, la harpe.
TEM
TELENNA, v. n. Et mieux, c'hoari
gant ann delenn, jouer de la harpe.
TELENNER, s. m. Harpiste, homme
qui joue de la harpe; pl. ten.
TELENNEREZ, s. L C'est le féminin
du précédent.
TELL, 8. m. Voile latine, d'après le
P. Grégoire ; pl. tellou. Le singulier ne
parait pas usité.
TELL, 8. f. G. Impôt, contribution;
pl. tellou. Voy. TAILLSU, qui est plus
usité. Payer l’impôt, paea ann dell, C.
TELLER, 8. m. C. Tique, insecte;
pl. telleged.
TELLESE, s. m. Goémon à petits
grains.
TELLOU, s. pl. L G. Impôts, contri-
bations, autrefois appelés Taille en
français. Je crois taillou plus usité.
TELLOU, s. pl. m. Voile latine,
d’après le P. Grégoire.
TELT, s. m. Tente de cabaretier aux
foires, etc., tente dressée dans l'aire
d'une ferme pour y servir un repas de
noces, tente des militaires campés ;
pl. ou.
TELT,s. m. B. Reposoir de la Fête-
Dieu; pl. ou.
TELTA, v. n. Dresser une ou des
tentes. Ce mot est peu usité; on dit:
sevel teltou.
TELTENN, TELTENNIK, a. L. Mouche
que les femmes se mettent sur le vi-
sage; pl. teltennou, teltennouigou.
TELTENNIK. Voy. le précédent.
TEMALL, s.m. Y. Blâme, réprimande:
pl. eu.
TEMALLEIN, v. a. Y. Blâmer, répri-
mander ; p. (emallet.
TEMPS, 8. m. Et aussi (ems. tempé-
rament, complexion, caractère. Yor.
le mot ROBUSTE, à mon Nouveau Dic-
TEN
tionnaire frangçais-breton 1869. On le
dit aussi de l'opération de la trempe
métallique.
TEMPSA, +. a. Tremper dans un li-
quée, parlant du fer auquel on veut
onner la trempe; tremper le fer,
l'acier; p. apret: — Temps, pmr.
opération de la trempe.
TEMPSET, adj. Tempset mad ge dit
d'un homme qui est robuste, qui a
une bonne constitution, — Temps,
tems, complexion, tempérament
TEMPSI, v. a. Le même que tempsa.
TEMPTASION (tempta-sion), 8. L Tep,
tation, terme de dévotion ; pl. ou.
TEMPTI, v. a. Induire en tentation,
terme de dévotion; p. temples,
TEMS, TEMPS, 8.m. Voy. ce dernier.
TENER, adj. Tendre, mou, aimé. En
latin, tener.
TENERAAT, v. n. Devenir tendre,
s'attendrir, parlant au figuré; p. tene-
reat, lenereet.
TENN, adj. Pénible, rude, raide, fa-
feat, et aussi iotraitable, parlant des
êtes .
TENN, 8. m. Coup, parlant da lon-
nerre, des armes à feu ; pl. ou. — Ober
unn enn fusil, tirer un coup de fusil.
TENN, 5. m.V. Tenn gula, Y. rideau
de lit; pl. tenneu-gule.
TENN, 5. L Altelage; pl. ou.
TENNA, v.a. Tirer, ôter, traîner; p.
et. En em denna enn, se retirer dans.
TENNADER, 5. f. Opération ou travail
qni consiste à arracher, à tirer de terre
les tiges de chanvre et de lin. Ce mot
dérive de unna, tirer.
TENNAEK, s. m. Ober tennack ous
eu:s den, ficher quelqu’on.
TENN-ALAN, 8. m. Repos, pause. —
Tenna, tirer, et alan, haleine.
TEN Gi
TENNEIN, v. a. Y. Lejméme que
na.
TENNER, 8. m. Tireur d'arme à feu.
— Tenn, coup d'arme à feu; pl. ten.
TENNER-DERT, 8. m. Arracheur de
dents. — Tenna, tirer, et deñs, plariel
de dañt, dent. Yar. 1, 8. m.
TENN-G0F, s. m. Ce mot qui, à la
lettre, sigoife tension du ventre,
ploie pour désigner un mal qu
vient de ce que l'on a trop mangé.
TENN-GULE, 8. m. Y. Rideau de Lit;
Pl. tenneu-gule.
TENN-KRDAZ, 5. f. Croisée ou la partie
d'ane église qui forme la crois.
TENNOUR, s. m. Y. Tireur d'armes
à feu; li tennerion. — Tenn, COUP
d'arme à feu.
TENN-STEVON,s.m.Y. Tire-bouchon.
— Tenna, tirer, et stevon, pluriel irrég.
de stef, stev, bouchon.
TENN-STOUF, s. m. Tire-bouchon.
— Tenna, tirer, et stouf, bouchon.
TENO, adj. Y. Mince, peu épais. Yor.
TAN.
ra-
TENS, 8. m. Réprimande. Ce subs-
tantif n'est pas usité, je crois; mais il
sert de radical au suivant.
TENSA, v. a. Réprimander ; p. et. —
En em deñsa, être furieux au point de
s'injurier soi-même, En France, dans
le style familier, on dit Tancer au sens
de réprimander.
TENSAOUR, s. m. V. Trésor; pl. tou.
TERSER, s. m. Grondeur.
m. Trésor; pl. tou.
m. Trésorier; pl. den.
TENSORIEREZ, s. f. C'est le féminin
du précédent.
TERY, s. m. V. Sève des végétaux.
TERVAL. Voy. TEVAL.
612 TEO
TENZ, s. m. C. Manque de patience.
E ôi
disait ar 1e T6 EU an non de K
mille assez répandu.
TECAAT, TEVAAT, Y. n.Devenir plus
épais, plus compacts. — Too, ter,
épais.
lant des
DOTE s. m. Langüe, muscle de la
TEGARD, s. m. Gros de corps, par-
personnes.
TEODAD, s. m.
CT Ju
TÉOD-AER, Berpentaire, te.
À la lettre, langue de de serpent. pan
TEOD-EJENN, s. n. Baglose,
à K lettre, langue de Es, Rin,
TEODEK, s. m. D, Babillard, bävèrd;
pl. feodeien. Voy. .
TEODENN, s. L
de fer, etc. ; D. ou. Na
TEODET, adj. Bexa teodet mad, avoir
la langue” bien déliée, parlant d'une
personne qui parle agréablement et
beaucoup. Voy. TEO.
de eus,
TEOD-EVN, 8. m. Grateron, plante.
A la lettre, langue de volaille.
TEOD-KARO, s. m. Doradiile, scolo-
pendre, plantes. À la lettre, langue de
TEOD-KAZ, s. m. Marlagon ou lys
martagon, plante, À la lettre, langue
e cha
TEOD-KI, 8. m. Grnoglosse, plante.
À la lettre, langue de chien
_TEOD-LABENN, s. m. Il se dit d’un
omme og d'une TS, ui a une
méchante langue. — Teod, langue, et
labenn, babil.
TECD-MIBIN, â. Il se dit d'un
homme ou d'une femme qui parle
sans réfléchir et en étourdi. — Teod,
langno, et <he vite, précipiten-
TEUEL, TESUEL, TIOUEL, àdj. Ÿ.
re, obscur.
TEUL, a fl m. Pluriel irrégulier de
TEOL,s. m. Mérélle, parelle, plantes.
HLR n. pl. œ. Voy. fan.
TEËLERN, R. L Tulle; pl. pal, nda,
TEÜLENN-8LER, s. L Taib adie
le faite d'un toit; pl. mat-e,
Kernin.
TEOLES, v. a. Cet infnitif 6
IRL E H do Bars
TRU, v: Couvrir en tuiles
aia. Y MT d
TESLIER, s. m. Fabricant de villes.
Voy. TEGLENR.
TEUN, s. m. C. Bèvéidés tégètier.
TEOUAL, adj. T. Obscer, tèmEis.
Voy. TEVAL.
TESUALAAT, Y. n. Devenir sombre
ou obscur, s'obscurcir; p. teoualést,
teoualeet.
TEOUEL, v. n. T. 8e taire, faire si-
lence. Voy. TEVEL.
TEOUET, adj. Y. Sombre, obscur.
TEDUELEIN (teouel-e-in), v. on. Y.
S'obscurcir, devenir sombre, obseur;
p. teouelet.
TEOUR, s. m. Y. Fondeur; pl. seérion.
— Teein, Y... fondre,
TER, 8. m. Goudron, substance mi-
nérale. Voy. TER-DU.
TER, adj. V. T. Impétueux, vif,
véhément, parlant des persommes. Voy.
TEAR.
TER, nom de nombre pour le fémi-
nin, Y. Trois. Après ce mot, il ya
TER
quelques lettres qui se modifient. Voy.
TEIR à la Grammaire.
TER, TIR, s. m. (anc.) Terre. YOT.
TIRIEN.
TERA, Y. a. Goudronner; p. et. —
Ter, goudron.
TERAAT, Y. D. C. S'emporter, se-
mettre en colère. — Ter, ædj., véhé-
ment, impétueux, parlant des person-
nes. Voy. TEARAAT.
TERC'HIANN, s. L Y. Fièvre.
TERC'HIENN, 8. f. Y. Fièvre.
TERDERANN, a. L. V. Tiers. Eun der-
derann, le tiers, V
TER-DU, s. m. Goudron. — Ter (anc.),
terre, et du, noir. C'est un produit
minéral. Golei gañt ter, enduire de
goudron.
TEREIN (fer-é-in), Y. n. Y. S'emporter
de colère; p. teret. — Ter, ad}. V., im-
pétueux, véhément.
TEREK, adj. Couvert de goudron. —
Ter, goudron.
TERENN, s. f. V. Rayon, pariant du
miel et du soleil; pl. terenneu. Te-
renn-goer, rayon de miel. À la lettre,
rayon de cire. Terenneu enn hiaul, les
rayons du soleil, V.
TERENN-GOER, 8. f. Y. Rayon de
miel. A la lettre, rayon de cire dans
lequel le miel est renfermé dans de
petits compartiments.
TERER. VOy. TARAR.
TERIEN, adj. Terrestre, d'après le
P. Grégoire. Ar barados (erien, le pa-
radis terrestre.
TERIJENN, s. f. Vivacité, véhémence.
Ce mot dérive de tear, ter, adj., vif.
TERK, 8. m. (anc.) Bexaff e terk, être
en bon état.
TERKA, TERKI, v. a. Apprêter, pré-
parer, parlant des mets, d'an repas;
TER 618
p. terket. Terki boed, apprêter à mran-
ger.
TERKI, TEURKI. Voy. TEUR&!, frapper
quelqu'un.
TEALATEIN. Voy. TRELATEIN.
TERMAEN (anc.) Borne, limite.
TERRA, v. D. C. Être hors d'ha-
leine, haleter. Ainsi que la plupart
des verbes neutres, celui-ci ne s’era-
ploie qu'à l'infinitif avec l'euxiliaire
her. Termal a ra, il est hors d’ha-
eine.
TERMEN, s. m. Délai, échéance.
. TERMENA, v. a. Ce mot, qui dérive
de termen, délai, signifie donner du
temps pour payer. Me ho termeno, je
vous donnerai du temps pour payer.
Geg mots, dit un vieux manuscrit, in-
diquent une intention contraire aux
paroles.
TERMI. Non usité. Voy. TERMAL, v. 8.
TERNU, 8. m. Ghiendent, piente.
TEROUER, 8. m. Je l'ai trouvé em-
ployé au sens de terroir.
TERREIN, v. a. Y. Voy. TEREIN, qui
est plus régulier.
TERRI, v. a. Briser, rompre, téfor-
mer, faire cesser, enfreindre, se briser,
supprimer; p. torret. Ce verbe se con-
jugue sar torri, qu paraît avoir été
usité comme infinitif, Bn Vannes, tor-
rein.
TERRIDIK, TERRIZIK, adj. Fatigant,
pénible. Ce mot dérive de terri, rompre
ou briser (les bras ou le corps).
TERAIENN, a. f. T. Le même que
tersienn, fièvre.
TERMN, v. a. T. Le même que r:
p. torret.
TERRIZIR, adj. Yor. TERRIDIE.
TERS, 8. f. Fesse; pl. ou.
TERSAD, 5. L. l'esaée ; pl. ou.
614 TES
TERSADA, v. a. Donner le fouet sur
les fesses à un eufant.
TERSEGEZ (terseg-es), a. f. Femme
qui a de grosses fesses.
TERSEK, adj. et s. m. Homme qui a
de grosses fesses. Ce mot figure parmi
les noms de famille.
TERSIENN, a. f. Fièvre. Resa klañv
gant ann dersienn, avoir la fièvre.
Tersienn skeud, peur sans motif. À la
lettre, fièvre de l'ombre, parlant d'une
personne qui a, comme on dit, peur
de son ombre. Ann dersienn velen, la
fièvre jaune.
TERSIENNA, v. 0. Et de préférence,
kaout ann dersienn, avoir la fièvre. On
dit aussi besa klanv gant ann dersienn.
TERSIENNEK, adj. Fiévreux, qul
donne la fièvre.
TERSIENN-GOUSK, 8. f. Catalepsie,
léthargie. — Tersienn, fièvre, et kousk,
sommeil.
TERSIENNUZ, adj. Fiévreux, qui
donne la fièvre.
TERSKIRIAT. Yor. DIZARAT, v. a.
TERSON, s. m. Y. Tranche de pois-
son.
TES, a. m. Y. Toise, mesure an-
cienne de la valeur de six pieds ou
environ deux mètres.
TES, s. m. Y. Amas, tas, monceau;
pl. teseu !te-seu).
TES, 8. m. (anc.) Moisissure. C'houes
ann tes, l'odeur de moisi.
TESEIN (te-se-in), v. a. Y. Amonceler,
mettre en tas; p. tesel.
TESK. J'ai trouvé ce mot employé à
tort comme pluriel de teskaouenn. Ce
substantif étaut de Tréguier, son plu-
riel est teskao, tesko.
TESKAD, TESKAT, 5. m. V. Les épis
glanés, ce que l’on a gland, et, par
extension figurée, recueil, collection.
En ce dernier sens, le mot teskad est :
TES
une heureuse application. Unn teskat
lapariou Koc'h, Ÿ., un recueil de vieux
ictons.
TESKADEU, s. pl. m. Y. Les
glanés, une botie d’épis glanés.
TESKANN, 8. m. V. Glane, action de
glauer.
TESLANNEIN (teskann-e-in), v. a. Y.
Glaner, ramasser les épis de blé restés
dans un champ moissunné; p. £es-
kannet.
TESKANNOUR, s. m. V. Glaneur; pl.
teskannuerion.
TESKAOU, s. pl. m. Ce mot, que j'ai
trouvé employé comme pluriel de
teskaouenn, est dans le même cas que
tesk; il porte à faux.
TESKAOUENN, 8. f. T. Rol de blé;
pl. tesko, teskao, masc.
` TESKAQUER, 8. m. T. Glaneur; pl.
ten
TESKAOUEREZ, 8. f. T. Glaneuse:
pl. ed.
TESKAOUIN, v. n. T. Glaner, ra-
masser des épis de blé dans un champ
moissonné ; pl. teskaouet.
TESKAT, TESLAD. Voy. ce deruier.
TESKATA, v. n. V. Glaner; p. tes-
kate.
TESKO, TESKAO, a. pl. m. C'est le
pluriel de teskaouenn, T.
TESKOUA, v. n. (anc.) Glaner ou ra-
masser des épis restés dans les champs
moissonnés.
TEST, 8. m. Témoin, pl. ow. En
latin, testis.
TEST, adj V. Gouil test, fête gardée.
Voy. TESTEIN
TESTA, v. n. Non usité. Yor. TES-
TENIA.
TESTAMANT,s. m. Testament; pl.
testamanchou.
TEU
TESTAMANTI, v. n. Donner par tes-
tament; D. tesiamantet.
TESTANI, 8. m. V. Témoignage ; pl.
testlanieu.
TESTANIEIN (testani-e-in), v. H. Y.
Témoigner en justice.
TESTEIN (sein), v. a. Y. Testein
ur gouil, solenniser une fête; p. testet.
Voy. TEST, adj. Y.
TESTENI, 8. m. Témoignage; pl.
testeniou.
TESTENI-MAD, s. m. Certificat; le
pluriel testeniou-mad est plus usité au
sens de recommandation.
TESTENIA, v.a. Témoigner, certifier,
déclarer en justice. — Test, 8. m.,
témoin.
TETA, 8. m. Y. Le même que tata.
TETH, s. w. (anc.) Mamelle, pis.
TEU, s. m. Et mieux, teus, fonte de
fer, etc.
TEU (te-u), adj. Y. Epais. Yor. TEO.
TEUC'H, adj. B. Qui a trop d’em-
bonpoint. — Eunn den teuc’h da vale
un homme qui a peine à marcher à
cause de sun embonpoint.
TEUEIN (te-ue-in), v. n. V. Devenir
plus gros, plus épais ; p. teuet (te-uet).
— Teu (le-u), V., épais.
TEUEL {te-uel), v. n. Y. Se taire, faire
silence; p. taouet. Voy. TAOUEIN, plus
usité.
TEUL, 8. m. Le pluriel teuliou est
seul usité, au sens de titres, actes,
pièces authentiques.
TEULER, v. a. Le même que teurel;
p. taolet.
TEULIOU, s. pl. m. Titres, actes,
pièces authentiques. Voy. TEUL,
TEUN, 8. L. Et aussi, tun, colline,
plus usité.
TEU 615
TEUN (&-un), adj. (anc.) Faux. H
s'employait aussi comme substaotif au
sens de fraude, tromperie.
TEUNI (te-uni), Y, a. (anc.) Tromper,
frauder.
TEUR, Voy. TEURENN, bedaine,
TEUREK, TEURENNEK, 8. m. Pansard,
qui a une grosse bedaine.
TEUREK, 8. m. VOy TRBL,
TEUREL, TEULER, TAOLER, v. a.
Jeter; n. taolet. l se conjugue sur
taoli, lequel parait avoir été usité
comme infinitif, ainsi que l'indique le
participe taolet. C'est ainsi que l'on dit:
taolann, je jette; tuolinn, je jetterai.
Teurel ha disteurel, ballotter, jeter de
côté et d'autre, parlant d'un navire.
A la lettre, jeter et rejeter. En em deurel
da ober drouk. s'abandonner au mal.
TEURENN, s. f. Et aussi teur, 8. m.,
bedaine, panse.
TEURENNAD, s. f. Plein la bedaine,
ventrée de gourmand.
TEURENNEK, adj. et s. m. Pansard,
qui a une grosse bedaine.
TEUREUGENN (feureug-enn), 8. L
Tique, insecte; pl. teureuk.
TEURK, s. m. Maladie de peau des
brebis. On donne aussi ce nom à l’in-
secte qui produit ce mal en s'intro-
duisant sous la peau de ces animaux.
Voy. MEGELL, C.
TEURKA, TEURKI, v. a. Frapper quel-
qu'on, lui donner une raclée; p.
teurket.
TEURKET, adj. et part. Qui a été
battu dans une lutte. vaincu, qui a
échoué dans ses projets.
TEURKI. Voy. TEURKA.
TEURL, v. a. Le même que (surel,
il ne s’emplaie guère qu'en poésie.
TEURVEZOUT, TEURVOUT, v. n. Dai-
gner, vouloir bien. Ne deurvesann ket,
n'em deur Ket, je ne veux pas. Teurve-
616 TEV
gout a rann mont di, je veux bien y
alier. Voy. le suivant.
TEURVOUT, v. n. V. T. C. Foy le pré
cédent. N'em dur kat, n'em ket,
je ne veux pas.
TEUSKUC'H, adj. 0. De médiocre
qualité, pariant des personnes.
TEUZ, s. L Fantôme, spectre, reve-
nant, esprit tollet: pl. "teusiou, maged,
- TEUZ, adj. Fondu. Lard teus, sain-
doux. Houarn teus, fonte de fer, fer
fondu. En Vannes, fe (16).
TEL, s. m. (gno.) Ruse, teur de fi-
nesse. |
TEUZER, s. m. Fondeur de métaux.
— Tous, aûj., fondu.
TEUZ!, v. a. Foudre par le moyes du
feu, et, par extension, disparaître,
s'ebimer, s'nser ou se détériorer par
l'usage prolongé ; p. teuset.
TEV, TEO, adj. Epals, gros.
TEVAAT, TEUAAT, v. n. Devenir épais,
s'épaissir; p. feveat, teveet. YOT. TEGAAT,
plus usité.
TEVAL, TENVAL, adj. Sombre, obs-
cur, terne, mat, et, par extension,
triste, taciturne.
TEVALAAT, TENVALAAT, v. a. et n.
Obscurcir, troubler, parlant de l’eau,
s’obscurcir, offusquer. Voy. TEVAL.
TEVALIENN. Yor. TEVALIENN.
TEVALIJENN, a. f. Obscurité, ténè-
hres. — Teval, adj., obscur.
TEVARD, s. m. Gros de corps. —
Tev, teo, gros, épais.
TEVEL, v. n. Se taire, cesser; p.
tavet. Il se conjugue sur tavi, qui
paraît avoir été jadis usité comme in-
fnitif, et qui, par suite d’abus, est
devenu (epel. Tari ho soniou, cessez
vos chansons.
TEVENN, 8. m. Dune, falaise, lieu
de la grève de la mer où l’on met à
égoutter et à sécher le goémon qui a
THZ
été d: lieu de la
bler découvre
2.9 aus Doug et les r
en sans pieda dans
l'enn; EL. où. VOy. TERRA"
TEVENN, s. L GC. Lien
posé au soleil et à du
pl. ou.
9
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TRS
toire, et tevennek. El est de
est à l'abri des vents
l'Ouest et face à l'Orient.
TEVENNOK, adj. Yar. TEVENREL.
TEVEZ, s. m. D, Tétine de bête fe-
melle. Yor. TEZ.
TEVL, s. pl. m. Y. Pluriel irrégulier
de tevlenn. Yor. TIVL.
TEVLEIN, TIVLEIN, v. a. Y. YOT, œ
dernier.
TEYLENN, s. L V. Le même qu
tivlenn, plus usité; pl. (scl, masc.
TEYRN . In. .
de ia le ad (enc.) Bat, chef
TEYRNAS (te-yrnas), 8. m. (anc.)
Royaume.
TEZ, 8. m. Pis de vache; pl. tesiou
(te-siou).
TEZ, Y. Voy. TES, T.
TEZA, v. n. C. Se gâter en dedans,
parlant des fruits; p. et. |
J
TIE
TEZATAT, Y. n. Y. Glaner, p. tesatet.
TEZEIN (tez-e-in), v. a: Y. Mesurer à
la toise. — Tez, tes, V., toise.
TEZET, adj. et part. Gäté en dedans
ou simplement piqué, parlant des
fruits. Yor. TEZA.
TEZI, v. H. Yor. TEIL,
Ti, s. m. Maison, habitation, logis;
pl. ttes. Penn-ti, chef de ménage, ar
penn-ti.
TIAD, s. m. Maisonnée, ce que peut
contenir une maison. Tiad tud, maison
pleine de gens. Yor. T1.
TI-ANNEZ, s. m. La maison d’une
ferme où l'on mange et couche. — Ti,
maison, et annes, meubles. Voy.Ti-TAN.
TIAT, 8. m. Y. Yor. TIAD.
TI-BALAN, s. m. Maison couverte en
genêts. — Ti, maison, et balan, genèêt.
TIC'HOUT, v. a. et n. Y. Le même
que tizout.
TI-DOUAR, s. m. Maison faite de bois
et d'argile. — Ti, maison, et douar,
terre.
TIED, s. m. C. Yor. DIET, qui paraît
être le radical. Ce mot, en Cornouaille,
a été conservé dans la phrase suivante:
d'ho tied, je bois à votre santé.
T
TIEGEC'H (fieg-ec'h), 8. m. Y. Yor.
TIEGEZ; pl. tiegec’heu.
TIEGEZ (tieg-ez), 8. m. Ménage, fa-
mille; pl. tiegesou. — Ti, maison.
Penn-tiegez, 8. f., ménagère, celle qui
dirige la maison.
TIEIEN, pluriel irrégulier de ek,
TIEK, 8. m. Chef de famille d'une
ferme, cultivateur, fermier; pl. tieien
(ti-e-ien). — Ti, maison.
TIEKAAT, v. n. Administrer une
ferme, une métairie, Voy. TEL, Ce
TIEGEAC'H ({eg-eac’h), 8. m. Voy.
IEGEZ.
TIL 617
verbe s'emploie aussi comme subs-
tantif. Ann tiekaat, la direction d’une
ferme. Ne oar ket tiekaat, il ne sait
pas administrer une ferme.
TIERN. Voy. PENN-TIERN.
TIEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
h, maison.
TI-FOURN, 5. m. Ann ti-fourn, la
maison dans laquelle est construit le
our. Ñ
TI-FOURN-RED, 8. m. La maison où
se trouve le four banal. Voy.FOURN-RED.
TI-6LAZ, s.m. Et aussi, ti-mein-glas,
maison couverte en ardoises. A lalettre,
maison pierres bleues. Yor. MEAN-GLAZ.
TIGN, 8. m. Teigne, maladie.
TIGNOL, 8. m. Y. Pirogue, petit ba-
teau; pl. eu.
TIGNOUZ, 8. m. Teigneux. — Tign,
teigne.
TIGNOUZEZ, 8. L. C’est le féminin du
précédent.
THIK-PIDI, 8. m. Chapelle. — Tk,
petite maison, et pidi, prier (Dieu).
TI-KEAR, 8. m. Mairie, hôtel-de-ville.
— Ti, maison, et kear, ville. Neuzé ex
eax da di-kear, il alla alors à la mairie.
TIKEMER (anc.) VOy. DIGEMER.
TI-KOUEZ, 8. m. Buanderie. — Ti,
maison, et kouet, lessive.
TILL (les L mouillées), 8. m. Torchia
pour construire des cloisons, etc.
TILL (les L mouillées), 8. m. Ecorce
du lin, du chanvre.
TILL (les L mouillées), s. m. Insecte
qui s’attache à la peau des animaux.
TILL (les L mouillées), s. pl. m.
Pluriel irrég. de tillenn, orme, tilleul.
TILLA (les L mouillées), v. a. Teiller,
réparer le lin, le chanvre; p. (iles.
og. TILL, écorce du lin.
78
618 TIN
TILLADEK (les L mouillées), s. f.
Lieu où l’on teille le lin, le chanvre,
réunion des personnes qui font ce tra-
vail. C’est une sorte de partie de plai-
sir.
TILLEIN (les L mouillées), v. a. Y.
Teiller, parlant du lin, du chanvre;
D. tillet.
TILLENN (les L mouillées), 8. f. Orme,
tilleul, arbres; pl. till, masc.
TILLER (les L mouillées), 8. m. Til-
lac de navire, et aussi, séparation ou
cloison faite en torchis; pl. ou.
TIMAD, ady. CG. Promptement, sur-
le-champ. — Tiz, diligence, prompti-
tulle, et mad, bon, bien, adj. et ady.
TIMAT, adv. Y. A la halo, prompte-
ment. — T(S, promptitude, dilixence,
et mat, V., bon, bien, adj. et ady.
TI-MEIN-GLAZ {me-in)., VOY. TI-GLAZ.
TIN, a. m. Thym, plante.
TIN-LANN, S. m. Serpolet, plante. A
la lettre, thym de lande.
TINELL, sf. Toute es Gh is à
ue f6ire, à un partons; il s'entend
aussi «0 Seus de manicre de si sony
dir. To: red à 30 uma, lv) oh fait
bouue chère; pl. on.
TINÉLLA, v. n. Et de préférence,
secel lincilou, Gov d = tentes dc C
barctit rs, de marchands. Voy. TINELL,
TINELLER, S. m. CGibarctier nll
sous une tente, à uue foire où à un
Pardon; pl. ien,
TINER, adj. Y. Le n,ème que tener.
TINET, S m. C'hoart ti: el. jeu d’en-
fants. VOY. C'HOARI PILACUET.
TINT, 6. m. Chantier de charpentier,
de marchand de vin.
TINT, s. m. C. Rial, élaucon.
TINTA, v.a. Placer sur un chantier
de charpentier ou de marchar.d de
vin; p. et.
TIV
TINTA, v. a. C. Etançonner; p. et.
TINTAL, v. n. Tiater, parlant d'une
cloche. ll 8e conjugue avec l’ausiliaire
oucr.
TINVA, v. 0. C. Prendre chaïr, par-
lant d'une plaie; réussir, parlant d'une
greffe, d'un écusson.
TIOUEL, adj. V. Sombre, obscur.
TIOUELEIN (tiouel-e-in), v. n. Y.
S'obscurcir; p. tiouelet. — Tiouel, adj.
V., sombre, obscur.
TI-PALEM, 8. m. C. Tannerie. À la
lettre, maison de tan. — TY. maison,
et palem, poussière composée de tan
et d’autres matières pour tanner les
cuirs.
TIR, TER, 8. m. (anc.) Terre.
TIRED, 8. m. Accent, terme de gram-
maire; pl. ou.
TIRENN, 8. f. Bouclier, armure; pl.
OU.
TIRIEN, 8. m. Terre en friche, en
renos, terre inculte. — Tir(anc.), terre,
et ivu, froid, on impropre à lu cultnre
(LFC loi). Je doute que ce mot soit
usité quelque part, VOy,. DOUAR LETON,
DOUAR FRAOST, DOUAR IEN.
TIS, TIZ. Yur. ce dernier.
TI-SKOL, S. m. \Mai:on cù se tient
l'écoie. 4 la lettre, maisou-école.
TI-TAN,S. m. Maison de la ferme cù
se fait la cuisine et où sont les meu-
bles et les lits. À la lettre, maison-
Icu. Voy. TI-ANNEZ.
TI-TAN-NOZ, S. m. Y. Phare sur les
cotes. À la lettre, maison feu de nuit.
YUT. TOUR-TAN-NOZ.
TIU Ur, adj, V. Epais, gros. Vov.
TEU.
TIVEIN jri-ue-in), Y. n. Devenir épais,
Cpaissir; p. fiuet. — Tiu, N., épais,
TOS.
TVL, s. pl. m. Y. Pluriel irrég. de
fivlenn, tuile.
TO
TIVLEIN (tivl-e-in), v. a. V. Couvrir
en tuiles une maison, etc.; p. tivlet.
TIVLENN, 8. f. Y. Tuile, brique; pl.
tiol, masculin.
TIVLOUR, 8. m. v. Tuilier, fabricant
de tuiles; pl. tivlerion.
T2, 8. m. Hâte, activité, démarche,
presse, allure.
TIZIK,S m.C. Phthisie, fièvre étique.
On dit aussi : tizik ien. — Tizik ien
a 20 gant-han, il a uae fièvre étique.
TIZIK-IEN. Voy. le précédent. Il se
dit des personnes et des bêtes.
TIZOK, adj. C. Efféminé. Rouez tisok,
voix de castrat.
TI-ZOUL, 8. m. Chaumière, eœ hane
couverle en chavme, — Ti, maison,
et soul, chaume.
TIZOUT, v.a. Alteindre, rejoindre en
chemin, et aussi, avoir le loisir, ob-
tenir; p. set. — Ne dize Koet kaout
naoun, il n'avait pas le loisir d’avoir
faim, il ne songeait pas à marger.
N'hellot Ket tisout anez hant, vous ne
pourrez pas l'atteindre. Tisout peg enn
eunn ra. atteindre où attrapr-r uu objet
au-dessus de sa tôte.
TLEUN, 8. m. Ù, Quienouillée, ce que
peut contenir la quenouille ; pl. tou.
TLEUNA, v. a. C. Garnir, parlant
d’une quenouille; p. et. Voy. TLEUN
TNAQU (anc.) Voy. TNOU.
TNAOUN (anc.) Voy. TRAOUA.
TNEAC'H, TNEC'H. Voy. REAC'H,
TNEC'H. VOy. KREAC'H.
TNOU, a. m. (anc.) Vallée, le bas.
TO, 8. m. Ce mot a cessé d’être usité
au sens de couverture ou toit de maison,
et a été remplacé par foenn. Miis on le
‘ouve dans les composés d:slo, sans
it, pour dis, particule privative, et
to (anc.}, toit. Balan-to, genêt pour
TOE 619
couverture de maison; mean-to, ar-.
doise. A la lettre, pierre pour couver-
ture.
TOAL, TOUAL, s. f.G. Nappe de table;
pl. tou. |
TOAZ, s.m. Pâte de farine. Lard-toaz,
très-gras, parlant des bestiaux. À la
lettre, gras comme pâte. Bara toaz,
du pain mal cuit. À la lettre, pain-
pâte.
TOAZA, v. a. Empâter; p. et.
TOAZEK, adj. Empâté, pâteux.
TOAZENNA Voy.ToAZA, plus régulier,
TOAZON, 3. m. Toazon leue, ris de
veau, partie de cet animal.
TOAZONA, v. a. Voy. TOZONA.
TOAZON-LEUE. VOy. TOAZON.
TOC'H, adj. G. Voy. Toc'Ho8.
TOC'HADENN, 5. f. C. Epi de blé; pl.
toc’had, masculin.
TOC'HADQU, S. pl. m. Criblures de
blé,
TOC’HAT, s. m. C. Criblures de blé.
TOC'HATA, TOC’HATAT, Y. n. C. Gla-
ner des épis de blé restés dans un
champ moissouné; p. toc'hatet.
TOC'HATER, 3. mn. G. Glaneur. Voy.
le précédent.
TOC'HATEREZ, s. L G. C'est le fé-
mioin de toc'hater,
TOC'HATO, Y. n. G. Le même que
toc’hata.
TOC'HOR, adj. Faible, débile, lan-
guiasant, infirme. Comparatif, toc'ho-
rac'h: superlatif, éoc'hora.
TOC'HORAAT, Y. n. Devenir plus
faible, plus langnissant, ewupirer; p.
toc'horeat, toc'horeet.
TOEA, v. n. (anc.) Jurer.
620 TOE
TOEC'H, TOUEC'H, prép, Y. Voy.
TOUEZ,
TOEIN ({o-e-in), v. a. Y. Couvrir,
parlant d'une maison; p. toet. Yor. T0.
TOEK, 8. m. Y. Toison, laine d’un
mouton.
TOEKENNAT, 5. m. Y.
toekennad, la
l'on retire sur
TOEL. Voy. ToaL, C.
TOELLA. Yor. TOUELLA.
Et aussi,
quantité de laine que
es moutons tondus.
TOENN, 8. L Toit, couverture de
maison; pl. ou. Ann doenn. Par exten-
sion, on lui donne le sens d’asile. Voy.
TEI, couvrir. He toenn d'ar re baour,
donner asile aux pauvres.
TOENN-VOR, 8. f. Grande et haute
lame de mer dans les tempêtes; pl.
toennou-vor. — Toenn, toit, et mor,
mer.
TOEDUR, 8. m. Y. Couvreur de mai-
sons ; pl. toerion.— Toein, V., couvrir.
On dit aussi touer, en Vannes.
TOER, s. m. Couvreur de maisons;
pl. ten. Voy. TOENN, toit.— Torr est un
nom de famille assez répandu.
TOEZ, TOES, s. m. Y. Pâte de farine.
VOYy. TOAZ.
TOEZAT, 8. pl.
tuezenn.
TOEZATAT, Y. VOY. TOC'HATAT.
m. V. Pluriel de
TOEZEIN (toez-e-in), v.a.V. Empâter,
couvrir de farine ; p. (oczet. — Tops,
pâte, V
TOEZEK, adj. Y. Empâté, pâteux. --
Toez, pâte, Y.
TOEZELLA, v. a. Et aussi tozella, C.,
agacer, parlant des dents: émousser,
parlant d'un outil; p. et.
TOEZENN, 8. f. Y. Epi de blé; pl.
(oezat, masculin.
TOEZENNEIN (toexsenn-e-in), v. n. Y.
Glaner des épis de blé; n, toexennet.
TOK
TOEZENNEREZ, s. L. Y. Glaneus;
pl. et.
TOEZENNOUR, s. m. V. Glaneur; pl.
toesennerion.
TOI (to-1i), Y. a. Non usité. Voy. TE,
couvrir. |
TOK, s. m. Chapeau; pl. ou. Ce subs-
tantif est le radical d'un assez grand
nombre de mots. Yor. les suivants. Eu
français, on appelle Toque une sorte
de coiffure. Tok plous, chapean de
paille. Diviskou tok, des coups ñe
chapeau.
TDKA, v. a. Sonner one cloche à la
manière du tocsin. Toka ar c'hleier,
sonner le tocsin ; p. toket.
TOKA, TONKA. Voy. ce dernier.
TDKA, v. a. (anc.) Couvrir la tête de
quelqu'un avec un Chapeau (to), coiffer
quelqu'un d'un chapeau.
TOKAD, s. m. Plein un chapeau, la
plénitude d’un chapeau. Eunn tokad
avalou, plein un chapeau de pommes.
— Tok, chspeau.
TOK-ANN-TOUSEK (tou-sek\, 8. m.
Champignon, plante. A la lettre, cha-
peau du crapaud.
TOK-EJENN, s. m. Bourrelet que
l'on place sur la tête des bœufs at-
telés. A la lettre, chapeau de bœuf.
TOKEN, a. L. Maladie de la toque.
TOKENN, s. f. Couche d'argile dont
on garnit le fond extérieur des vases
en métal pour les préserver de dété-
rioration sur un feu ardent. Voy. Te-
(ENNA,
TOKENNA, v. a. Appliquer sur von
vase en métal la couche d'argile ap-
pelée tokenn. Voy. ce mot.
TOKENNAT, S. m. Y. Le même que
toekennat, qui est plus régnlier. Voy.
TEL,
TOKER. 8. m. Chaneller: pl. (œn. —
Tok, chapeau.
TOL
TOK-HOUARN, 8. m. Casque. À la
lettre, chapeau en fer.
TOKOUR, s. m. V. Chapelier; pl.
tokerion.
TOK-VILIN, s. m. Chapeau d’un mou-
lin à vent. — Tok, chapeau, et milin,
moulin.
TOL, TAUL (161), 8. m. Y. T. Coup;
pl. toleu, taulen, V.; tolio, taulio, T.
TOL, TAUL (tôi), s. f. Y. T. Table;
pl. toleu, tauleu, V.; toho, taulio, T.
TOL-ARNAN (190, s. m. Y. Et aussi
taul-arnan, bourrasque, tempête.
TOLBENNA, v. a. Frapper quelqu'un
sur la tête à coups redoublés; p. et.
— Tol, taol, coup, et penn, tête.
TOLENN, TAULENN (tôlenn), 8. L Y.T.
Voy. ce dernier. 7
TOLER, TAULER (tôler), v. a. C. Jeter;
p. t(oket, taulet. Il se conjugue comme
si l’infinitif était toli, aut.
TOLGENN (tolg-enn), 8. L. Y. Bogue
de châtaigne; pl. eu.
TULI, v. a. Non usité, et aussi taul:.
Voy. TOLEA, TAULER, C.
TOLLOK, TOLOK. Voy. STOLOK.
TOLLOKA, TOLOKA. Yor. STOLOHA.
TOLPAD, TALPAD, s. m. Bouffée d'une
mauvaise odeur.
TOLPEZ, TORPEZ, s. m. Bouse de
vache collée aux murs et desséchée
au soleil pour servir de bois à brûler
dans les contrées où le bois manque;
on le dit aussi des mottes ou boules
qui se forment dans la farine mouillée.
Voy. LEUNEUD-8ERR et ARGOAD.
TOLSENN (tol-senn). Yor. TOLZENN,
bloc.
TOLZENN, 8. f. Bloc ou tas d'une
matière séparée d'un tout volontai-
rement ou non; pl. ou. Eunn dolzenn
douar, un bloc de terre écroulée.
Eunn dolzenn foenn, un tas ou bloc de
TON 631
foin séparé d'une meule pour un motif
quelconque.
TOLZENN, 8. f. V. Cayeu; pl. eu.
TOMDER, 8. m. VOy. TOMMDER.
TOMHEOLIA, v. n. Se chauffer au
soleil, se mettre au soleil. — Tomm,
adj., chaud, et heolia, meltre ou se
mettre au soleil (heol).
TOMM, adj. Chaud. Dour tomm, de
l’eau chaude. War ann tomm, immé-
diatement, sur-le-champ, sur le fait.
A la lettre, sur le chaud.‘Ce mot a
plusieurs dérivés et composés. Tomm
eo, il fait chaud. Cette pbrase, du style
familier, ne saurait satisfaire l’analyse
si l'on ne sous-entendait ann amer.
La phrase complète est : tomm eo ann
amzer, le temps est chaud. On dit
aussi, (omm eo anezhi. Voy. le mot N0Z,
on y explique cette dernière locution.
TOMMA, v. a. et np. Ghauffer, se
chauffer, échauffer ; p. et. Voy. TOMMET-
MAD. It da domma, allez vous chauffer.
TOMMADENN, 8. L Ce mot, qui dé-
rive de omma, chauffer, se chauffer,
serait très-bien rendu par les deux
mots francais non usités chauffade,
chauffaison, action de se chauffer.
TOMM-BERO, adj. Rouillant, en ébul-
lition. A la lettre, chaud bouillant.
Dour fomm-bero, dour bero, de l'eau
bouillante.
TOMMDER, TOMDER, 8. m. Chaleur
de la température. — Tomm, chaud.
TOMMERIK, 8. m. Chavufferette. —
Tomma, chauffer.
TOMMET-MAD, adj. Le mot tommet,
ui est le participe de tomma, chauf-
er, s'emploie sous cette forme pour
dire, un peu ivre, qui a bien bu. À la
lettre, chauffé bien.
TOMM-SKAOT, adj. Ardent, parlant
du feu. — Tomm, adj., chaud, et skaota,
brûler, échauder.
TON, TOUN, 8. m. Ton, parlant de
N voix et des instruments de musique;
pl. tou.
622 TON
TON, TONN. Voy. ce dernier.
TONDR, s. m. V. Amadou.
TONELL, 8. L. Tonneau; pl. ou.
TONELLAD, s. L. Plein un tonneau,
ce que peut contenir un tonneau.
TONELLER, s. m. Tonnelier; pl. ten.
TONKA, TONKAT, v. n. Frapper dans
la main en sigre d'accord dans Îles
marchés ; p. tonket. On dit aussi touñka.
Tonkit aze, frapp-z là, frappez dans
ma main, c'est ua marché conclu.
TONKA (anc.}, et anssi TONKAFF,
prédestiner. Voy. TONKET.
TUNKADUR, 9. m. (anc.) Deslin, pré-
destination.
TONKAFF {anc.) Voy. TONKA.
TONKEIN (toñke-in), v. n. Y. Prédes-
tiner; p. tonket. Voy. ce dernier.
TONKET, adj. (anc.) Destiné à... par
l'effet du hasard, dont le destin est de.
Je pense qu'il ne s'employait qu'en
mauvaise part On 911 Moins au sens de
fatalement prédestir:é. 1 doit e'cvrc
étre usité en Vannes, Tonket oue d'ehou
meruel eel-se, V., Son destin Eat 0.5
mourir de la sorte.
T'NN, 8. L. C. Vague de La mer.
Besin tonn. goémon que la nier rejette
et abandonue sur le rivage. À la let-
tre, goémon de vague de la mer, Ua
vieux manuscrit dit eunn don vesin,
une vague de g#oëmon, parlant d'ure
certaine quantité de goémon apportée
sur Île rivage; c'est le bezinn tonn
ci-dessus. Voy. BEZIN-TROUC'H.
TONN (anc.) Couenne de lard. Voy.
TONNENN.
TONNENN, 8. T. Couenne, peau
épaisse d'animal, noan de la tête de
l’homme, et. par extension, surface
dure et sèche d'une terre délaissée en
repos pendant un loug temps. Ton-
nenn moc'h. tonnenn kik drus, couenne
de lard.
TONNENNEK, adj. Couenneux.
ee
oo OM dé SA ue x
TOR
TONNENN-MOC'H, s. L Couenne de
porc. À la lettre, couenne des co-
chons.
TONNET, adj. G. Dérivé de tom,
vague de la mer, ce mot se dit du
goémon ou varech entasgé par les flots
sur les bords de la mer, pendant iles
gros temps. Tonnet eo bet ar bexin enn
noz-man, les vagues ont apporté du
goémon sur la grève la nuit passée.
Voy. TONN et BEZIN-TORN.
TONT, 8. m. Amadou.
TONT, v. H. Voy. DONT, qui est le
radical. Venir.
TOPIN, adj. V. Crépu, parlant des
cheveux.
TOR, s. m. Y. Bedaine, panse, gros
ventre. VOy. TEUR,
TO2AD, 8. m. Portée des femclies
d'animaux quadrupèdes inférieurs,
comme chiens, porcs, etc. Voy. TOR.
On l’eutend aussi des oiseaux. Enna
torad laboused, une nichée d'oiseaux.
Style irouique.
TORCH, TORCHAD, s. m. Bonchon le
toile, de parle, hounpe où fr:
{ds lanne), mèche (de cheveux], C:s
mots se diRnt aussi au sens dé cnv U
0. < (011012
TURCG'H, S.L. V. Tourte; pl. eu. L nn
dorc'h vara, nue tourte de pain.
T2RCHA, Y. à. Esenver en frottai:t,
comme une table, un p'ancher qui
sont mouillés; nettoyer en bouchun-
nant les bétes à cornes. Torcha he fn,
se moucher, styie familier.
TORCHAD, TORÇH. Voy. ce dernier;
torchad est plus usité.
TORCHEIN {torch-e-in), v. a. Y. Es-
suver ce qui est sale où mouillé. Vus.
TORCHA.
TORCHENN, s. L. Coussinet de 1016
pour porter des paniers, etc. ; housse
de cheval, paillassou où sac rempli de
paille ou de foin et qui sert de scile à
ceux qui n'en ont pas, ou qui veulent
rester assis à cheval.
TOR
TORCHENNIK, s. L. Coussinet à tous
usages el formé de paille, de foin, de
linges, etc.
TORCH-KOURREZ, 8. m. Sorte de gros
pinceau en toile pour suiver les na-
vires. — Torch, bouchon de paille, de
linge pour frotter, et kourreza, suiver
un navire.
TORCH-LISTRI, s. m. Torchon pour
essuyer la vaisselle, et, par extension,
on le dit en apostrophant une femme
sale. — Torcha, essuyer, et Hiri,
usteusiles de cuisine.
TORC'HOUENIA, v. n. Se vautrer à
terre. Voy. C'HOUENIA. Je crois que ce
mot est composé de tor, ventre, et de
c'houen (anc.), dos. Torc'houenia signi-
flerait alors se rouler à terre dos et
ventre.
TORCHOUER, s. m. Torchon à tous
usages, pl. ou.
TORCH-SOA, 8. m. Sorte de gros
pinceau en toile pour suiver les na-
vires. — Torch, bouchon de toile, et
soa, suif.
TORCH-TER, a. m. Gros pinceau en
toile pour goudronner les navires. —
. Torch, bouchon de toile, et ter,
goudron.
TORÉEIN ({ore-e-in), v.n.V. Se vautrer
à terre, p. foreet. Le mot torc'houenia,
du Léon, est plus expressif.
TOREK, adj. et s. m. Pansard. —
Tor, V., bcdaine, et ek, finale qui
marque la possession.
TORENN, TEURENN. Voy. ce dernier.
TORFED, 8. m. Crime, forfait; pl.
torfejou. — Uber torfejou, commettre
des crimes.
TORFEDER, s. m. El aussi lorfedour,
criminel, malfaiteur ; pl. forfederien.
TORFEDI, v. n. Pas usité. — Ober
torf: jou, commettre des crimes.
TORFEDOUR, s. m. Voy. TORFEDER.
TORFET, 8. m. V. Crime, forfait; pl.
torfedeu.
TOR 623
TORFETOUR, s. m. Y. Criminel; pl.
torfeterion.
TORGAMM, s. m. Y. Torticolis. Yor.
PENN-GAMM.
TORGAMMET, 8. m. Y. Qui a le tor-
ticolis. VOy. PENN-GAMM.
TORGENN (forg-enn), 8. L Colline,
éminence, belvédère; pl. ou.
TORGENNEK (torg-ennek), adj. Cou-
vert de collines, de tertres.
TORGOS, TORROGOS, adj. Trapu, se
dit d'un homme gros et court.
TORIMELLA, v. n. D. Se vautrer à
terre; p. et.
TORKULET, adj. Y. Cagneux.
TORLOSKENN, 8. L. Punaise de bols ;
pl, ed.
TORMEAN, TORR-MEAN, 5. m. Yor.
TORVEAN, l
TORNAOT, s. m. Falaise sur les bords
de la mer. Ge mot est contracté pour
torr ann aot. À la lettre, rupture de la
côte de la mer.
TORNIKELL, 8.f. Y. Pirouette; pl. eu.
TORNIKELLAT, v. n. Y. Faire des pi-
roueltes; p. torntkellet.
TORCSENN, TOSENN (Loro-senn, {0=
renn), 8. f. G. Butte, éminence; pl. ou.
TORPEZ. Yor. TOLPEZ.
TORR. Ce mot, non usité seul, signifie
rupture, qui rompt, qui brise. On peut
le considérer comme étant le radical
du verbe terri, rompre, briser, dont le
participe est torret. Il entre daus la
composition de quelques mots, comme
tornaot, torrod, torrean, torr-gousouk,
trr-alan, kik-torr, ulc.
TORRAD, a, m. Orthographe défec-
tueuse. Voy. TORAD.
TOR9-ALAN, a. m. Cette expression
signifie à la lettre, qui rompt l'haleine,
624 TOR
et s’emploie en parlant d’une montagne
difficile à gravir : eur menes torr-alan.
Voy. TORR.
TORR-C'HLEUZ, s.m. Yor. TORA-ELEUZ.
TORREIN (forr-e-in), v.a.V. Rompre,
briser, faire cesser ou réformer, par-
lant des abus, supprimer, enfreindre;
p. torret.
TORREK, adj. Orthographe vicieuse.
Voy. TOREN.
TORR-GOUZOUK, 8. m. Passage dan-
gereux, précipice. L la lettre, casse-
cou. Voy. TORR.
TORRIN, v. a. T. Rompre, briser,
réformer ou faire cesser, parlant d’un
abus, d’un usage, supprimer, enfrein-
dre; p. torret.
TORR-KEEUZ, 8. m. Et aussi torr-
c'hleuz, clôture en terre qui a été mal
faite et qui s'écroule. — Torr, rupture,
et kleux, clôture en terre.
TORR-KRAOUN, s. m. Casse-nolx. —
Torr, qui brise, et kraouñ, pluriel de
kraouenn, noix. YOT, TORR.
TORR-MEAN, TORMEAN. VOY. TORVEAN.
TORR-MOGER (mog-er), 8. m. Parié-
taire, plante qui pousse dans les vieux
murs et qui les dégrade. — Torr, qui
rompt et brise, et moger, muraille.
Voy. TORR.
TORROD, 8. m. Passage dangereux,
précipice. — Torr, qui rompt et brise,
et rod, roue.
TORAOGOS. VOy. TORGOS.
TORR-ROD. Voy. TORROD.
TORS, TORZ, 8. f. Tourte. Eunn dors
vara, une tourte de pain; pl. torsiou.
TORS-ALC'HOUEZ. Ce mot, que Le Pel-
letier donne au sens de serrure de
campagne, me paraît une corruption
de dor-alc'hue, qui, en Vannes, sigaifie
serrure.
TORSEK, adj. Qui a Ja forme d’une
tourte de pain. Yor. TORS.
TOS
TORSELL, TORZELL, s. f. Serrure de
campagne; pl. ou. YOT, DERZELL, qui est
plus régulier.
TORT, 8. m. Bosse au dos.
TORT, adj. Bossu. — Le Tort est an
nom de famille assez répandu; on le
prononce à la française dans ce dernier
Cas.
TORTELL, S. L. Assemblage ou fais-
ceau, botte; pl. ou. — Eunn dortell
foenn, une botte de foin.
TORTELLA, v. a. Botteler, mettre en
bottes ; p. et.
Q'ONTEL, 8. L. Femme bossue; pl.
ea.
TORTIK, 8. m. Torticolis. Eunn tortik
eo, il a le torticolis.
TORTIZ, s. m. Torchis pour ma-
aner, garrot pour serrer la charge
’une charrette.
TORTIZA, v. a. Tordre, tortiller,
friser ou tresser, parlant des cheveux;
p. et.
TORTIZET, adj. Tressé, parlant des
cheveux.
TORVEAN, s. m. Casse-pierre, pa-
riétaire, saxifrage, plantes. — Torr,
qui rompt ou brise, et mean, pierre.
On dit aussi tormean, torr-mean.
TORZ, TORS. Voy. ce dernier.
TORZELL, a. f. Yor. DORZELL, plus
régulier.
TOSEGET, pluriel de tosek, V., cra-
paud.
TOSEK (to-sek), s. m. Y. Crapaud;
pl. toseget (to-seg-et).
TOSENN (to-senn), 8. f. C. Butte, émi-
pence; pl. ou. On dit aussi torosenn.
TOST, 8. m. Banc de rameur; pl.
OU.
TOST, adv. et prép. Près, près de.
Tost da gear, près de la ville.
TOU
TOST-DA-VAD, adv. À peu près, en-
viron. — Tost, près, da vad, pour da
mad, de bien, proche de bien.
TOSTAAT, v. n. et a. Approcher,
s'approcher ; p. fosteet, tosteat. Tostait
ouz-in, approchez-vous de moi. Tostaat
oc'heurwezenn, s’approcher d'unarbre.
Voy. TOST, adv.
TOSTENN, 5. f. Rôtie de pain; pl. ou.
Bara tostenn, une rôtie de pain, du
pain grillé au feu.
TOSTENN, 8. m. T. Ce mot se dit
d’un avare.
TOSTENNA, v. a. Faire rôtir du pain.
On dit plus souvent, ober tostennou,
faire des rôties de pain.
TOSTENNER, 5. m. J'ai trouvé ce
mot dans un ouvrage fait par un Cor-
nouaillais, lequel lui donnait le sens
de rapporteur des actes ou paroles des
autres.
TOSTIK-TOST, adv. et prép. Très-
près de, très-près. C'est une sorte de
superlatif du genre de ceux dont nous
avons narlé au mot SUPERLATIr de mOn
EL Dictionnaire français-breton
1869.
TOU, 8. pl. m. Y. C'est un des plu-
riels de touenn, V., toit. Ce mot ne
s'emploie, que je sache, que dans des
cas semblables au suivant : titlenn tou,
V., tuile pour les couvertures de mai-
sons, tuile pour les toits.
TOUADELL, 8. L Y. Imprécation;
pl. eu.
TOUAILL (les L mouillées), adj. Y.
Je ne connais pas le sens propre de ce
mot. On dit lien touaill, toile d’embal-
lago. Peut-être touaill dérive-t-il de
touein, V., couvrir.
TOUAILLENN Ues L mouillées), 8. L
Femme de mauvaise vie.
TOUAILLON (les L mouillées), 8. m.
Linge que l’on place sur un rouleau
pour sessuyer les mains après les
avoir lavées. On en voit de tels dans
les hôtelleries; pl. ou.
TOU 625
RHL TOAL, 8. L 0. Nappe de table;
. OU.
TOUBAOD, s. m. Voy. TOUBAOZ.
TOUBAOZ, s. m. G. Radoteur. On dit
aussi foubaod ; pl. ed. On ne les em-
ploie qu’au singulier et au vocatif :
Ke, koar doubaos, va-t-en, vieux rado-
teur. On dit aussi : Ke, toubaox Kot.
TOUBIER, 8. L. T. Nappe de table; pl.
toubtero.
TOUCHAND, TOUCHANT, adv. Y.
Bientôt, parfois.
TOUCHENN, a. f. La partie qui ter-
mine an fouet de charretier, celle qui
touche l'animal et qui est faite avec
une petite ficelle ; robinet de la can-
nelle d’un tonneau; pl. ou. Le mot
touchenn est passé dans le francais de
la Basse-Bretagne. On y dit : la touche
de mon fouet est usée.
TOUDOUS, 8. m. D, Toudous freill,
garaiture en cuir du fléau. Voy. PEN-
GAP.
TOUEC'H, TOEC'H. Yor. E-TOUEC'H, Y.
TOUEIN, TOEIN (tou-ein). Voy. ce
dernier. — Tou, couverture de maison.
TOUEIN (toue-in), Y. n. Et aussi,
fouiein, jurer en justice, faire des
imprécations ; p. touet, touiet.
TOUELLA, v. a. Tromper, séduire,
déhancher. absorber l'esprit; p. et.
TOUELLER, s. m. Trompeur, séduc-
teur; pl. ten.
TOUENN, 8. f. Y. Toit de maison;
pl. eu. Yor, Tou.
TOUER, s. m. Blasphémateur. Voy.
TOUI, TOUER-DOUE.
TOUER, s. m. Couvreur de maisons;
pl. ton. — Touenn, toit.
TOUER-DOUE, 8. m. Blasphémateur ;
pl. touerien- Doué. Ce mot est WS
nergique que touer et signifie, à la
lettre, jureur-Dieu.
79
626 TOU
TOUESIET (toue-sief), adj. Ce mot,
qui dérive de la préposition touez,
e-touezs, parmi, est une de ces expres-
sions remarquables que l'on rencontre
fréquenument dans la langue bretonne.
Il siguifle, à la lettre, mêlé parmi,
péle-méle, comme on le dirait, par
exemple, de diverses espèces de céréa-
les mèlées dans le même sac. Greun
touesiet mesk-e-mesk, des grains mé-
langés ensembie. Voy. DIDOUESIA.
TOUET, adj. Ce mot, qui dérive du
verbe tout, jurer en justice, s'emploie
au sens de fleffé : Eur mezvier touet,
un ivrogae fieffé. 11 s'emploie aussi,
par analogie au français, pour dési-
gner une accoucheuse ou sage-femme
qui a été assermentée après avoir
passé ses examens. Eunn amiegex
touet, une sage-femme jurée.
TOUEZ. Voy. E-TOUEZ.
TOUEZELLA, v. a. Et aussi toexella.
Voy. ce dernier.
TOUFET, adj. Avarié, gâté, pourri.
Foenn toufet, foin avarié.
TOUGN, adj. Camard, écourté, émous-
sé de la pointe. — Fri tougn, nez ca-
mard. Kouñtell dougn, couteau dont la
pointe est émoussée. Quelques-uns
disent touign.
TOUGNA, v. a. Emousser la pointe,
parlant d'un outil.
TOUL, v. a. et n. Jurer en justice,
promettre avec serment; p. fouet. Voy.
TOUI-DOUE.
TOUI-DOUE, v. n. Blasphémer. —
Toui, jurer, et Doue, Dieu.
TOUIEIN, TOUEIN ({fouie-in), Y. n.
Jurer en justice, faire des impréca-
tions ; p. foutet, touet.
TOUIGN, TOUGN, adj. Voy. ce dernier
qui est plus usité.
TOUILL (les L mouillées), s. m. C.
Roussette, chat de mer, poissons; pl.
ed. Prononcez ce mot comme en fran-
çais la finale de Andouille.
TOUILLA (les L mouillées), v. a. Hu-
mecter, mouiller; p. et. — En em
TOU
doulla, se jeter de l'eau l'un à l'autre
en jouant. En em douille a reoñt, ils
se jettent de l'eau pour jouer. Le mot
fouilla se prononce comme dans le
français, souilla, fouilla, prétérit des
verbes souiller, fouiller.
TOUILLENN (les L mouillées), s. LG.
Brouillard.
TOUINELL, 8. f. Hameau, et aussi
gargotle; pl. ou.
TOULBABA, v. n. Chercher en tâton-
pant.
TOULBENNIK, 8. m. Ober toulbennik,
marcher sur les mains et les pieds en
l'air; c’est un jeu d'enfant.
TOULGOFA. Voy. TOULL-GOFA.
TOULL, adj. Creux, profond, percé.
Pod toull, pot percé. Voy. TOULLA.
TOULL, s.m. Trou fait dans quelque
matière que ce soit, et pour un usage
déterminé : fosse, caverne, niche à
chien, terrier, repaire, tanière, trouée
ou passage dans un massif de terre ou
de maçonnerie, trou ou fosse pour
planter uu arbre, etc. Si l'on aban-
donne le trou fait dans le sol pour un
usase déterminé, et si l’eau s'y arrôte,
le mot toull devient poull ou pouil-
dour, Voy. POULL, Le substantif toull
s'emploie aussi comme suit : eunn
toull kear, une vilaine petite ville;
pl. toullou.
TOULLA, v.a.Creuser, trouer, percer,
forer; p. toullet. Il ne faut pas cone
fondre ce participe avec l'adjectif toull,
percé. Ainsi, On dit : toull eo he pragez,
sa culotte est percée; mais il faut dire :
toullet eo bet he siskouarn d'es han. on
lui a percé les oreilles. L'adjertif drank,
égaré, et le participe dtanket, sont dans
le même cas, et quelques autres aussi.
Toulla goad, faire une saignée. A la
lettre, percer sang.
TOULLAO, s. m. Trou plein, ce que
peut contenir un trou, et, par exten-
sion, grand nombre, bande. Ce mot
s'emploic aussi pour désigner une ni-
chée de bûtes, comme souris, taupes,
couleuvres, etc. Eunn toullad deliou,
un trou plein de feuilles. Eunn toullad
logod, une nichése de souris.
TOU
TOULLA-G0AD, v. n. Faire une sai-
gnée. À la lettre, percer sang.
TOULL-AL-LOST, s. m. Anus. À la
lettre, trou de la queue.
TOULL-AR-C'HAGNOU, 8. m. Lieu de
dépôt des immondices, voirie. À la
lettre, trou des charognes.
TOULL-AR-REOR, 8. m. Anus. À la
lettre, trou du cul.
TOULL-BAC'H, 8. m. Prison, cachot.
— Toull, trou, et bac'h, sans air. Voy.
BAC'H,
TOULL-BEZ, 8. m. Fosse pour en-
terrer un mort. — Toul, trou, et bes.
tombe ; pl. toullou-bes.
TOULL-BOUTOUN, s. m. Boutonnière.
A la lettre, trou de bouton; pl. toullou-
boutoun.
TOULL- BRAGEZ (brag-es), 8. m.
Brayette. À la lettre, trou de culotte.
De temps immémorial les paysans bre-
tons ont porté des culottes à brayettes;
aujourd'hui, on èên fait usage dans
toute la France, et, je crois, dans la
plus grande partie de l'Europe. Il en
est de même du capuchon qui est at-
taché à un par-dessus que portent,
depuis des siècles, les paysans de
Guissény et autres lieux; mais, en
France, le capuchon ne date que de
notre occupation de l'Afrique.
TOULL-DIC'HOAD, 8. m. La marque
que laisse ia saignée. — Toull, trou,
et dic'hoad, divoad, saignée. Voy. le
suivant.
TOULL-DIVOAD. Le même que le pré-
cédent. Voy. TOULL-G0AD.
TOULL-DIZOUR, s. m. Trou fait au
led d'une baie pour laisser écolier
es eaux courantes ou pluviales. —
Toull, trou, et dirour pour dt dour,
extractif de l'eau.
TOULL-DOUN, s. m. Précipice, prison,
cachot. A la lettre, trou profond; pl.
toullou- doun.
TOULLED, s. m. Touret d'aviron;
pl. ou.
TOU 627
TOULLEIN (toull-e-in), v. a. Y. Les
mêmes acceptions que toulla.
TOULLENN, 8. f. Vallon. Ce mot pa-
raît dérivé de toull, trou.
TOULLER-BESIDU (be-siou), 8. m. Fos-
soyeur de cimetière. — Touller, creu-
seur, et besiou, pl. de bat, tombe.
TOULL-FOURN, s. m. Bouche de four.
À la lettre, trou de four.
TOULL-FREUZ, 8. m. Brèche faite à
une muraille, etc. — Toull, trou, et
freus, de freuxa, démolir; pl. toullou-
freus.
TOULL-FRI, a. m. Narine, naseau.
À la lettre, trou du nez; pl. toullou
ar fri.
TOULL-GAOU, s. m. Fausse-gorge,
trachée-artère. À la lettre, trou faux.
On dit aussi toull-kontrol.
TOULL-GDAD, 8. m. Saignée. À la
lettre, trou du sang. Toulla goad, faire
une saignée.
TOULL-60F, s. m. Hernie. — Toull,
trou, et kol, ventre.
TOULL-GOFA, v. a. Percer le ventre,
éventrer, ouvrir le ventre; p. toull-
gofet. — Toull, trou, et kof, ventre.
TOULL-GOFEK, ad). Qui a une hernie.
Voy. TOULL-60F.
TOULL-HUGET (hug-et), 8. m. Y. Tra-
ehée-artère, fausse-gorge. — Toull,
trou, et huget, V., luette.
TOULLIK, 8. nm. Recoin. C'est le di-
miautif de toull, trou.
TOULLIK. C'hoari penn-toullik, jeu
d'enfants, qui consiste à se tenir sur
la tête et sur les mains, et les pieds
en l'air.
TOULLIK-DREAN, 8. m. Piqûre de
ronce. — Toullik, petit trou, et drean,
ronce, épine.
TOULL-KARR, 8. m. Brèche faite dans
une haie ou clôture pour donner pas-
sage à une charreite; pl. toullow-karr.
628 TOU
TOULL-KAZ, 8. m. Chatière. À la
lettre, trou av chat.
TOULL-KONTROL, 8. m. Yor. TOULL-
GAOU.
TOULL-KOULM, s. m. Trou fait dans
un pigeonnier pour laisser entrer et
sortir les pigeons ; pl. toullou-kouim.
TOULL-LAS, s. m. Trou pour passer
un lacet; pl. toullou-las. — Toull,
trou, et las, lacet, petit cordon.
TOULL-LONK, s. m. VOy. TOULL-LOURr.
TOULL-LOUARN, s. m. Renardière,
tanière du renard; pl. toullou-louarn.
— Poull, trou, et louarn, renard.
TOULL-LOUNK, 8. m. Et aussi toull-
lonk, précipice, abtme; pl. toullou-
lounk. VOy. LONE.
TOULL-PLOUZ, 8. m. Y. Ruelle de
lit. — Toull, trou, et plouz, paille.
TOULL-ROC'H, 8. m. Grotte, caverne ;
pl. toullou-roc'h. À la lettre, trou de
rocher de terre-ferme.
TOULL-SABR, s. m. Carrière de sable
de terre; pl. toullou-sabr. — Toull,
trou, et sabr, sable de carrière.
TOULL-STRAP, s. m. Trappe ou piége
pour prendre les bêtes fauves.— Toul,
trou, ct strap, piége.
TOULL-TAN, 8. m. Lumière des
armes à feu. A la lettre, trou du feu.
TOUN, TON, s. m. Air de chanson;
pl. tou.
TOUN, 8. m. Thon, poisson.
TOUNKA. Voy. TOREAT.
TOUPENNAU, 8. L Y, Houppe ou
flocon, comme de laine, de soie, etc.
TOUPENNAT, s. L. Y. Voy. le précé-
dent.
TOUPIK, Ce mot s’emploie dans la
phrase suivante : a rez toupik, à ra-
sades, par rasades.
TOU
TOUPINA, v. n. Ecornifier, vivre aux
dépens des autres.
TOUPINER, s. m. Ecornifleur, ps-
rasite, qui vit aux dépens d'autrui.
TOUR, s. m. Tour ou clocher d'église,
tour en général; pl. tou.
TOURC’H, adj. Mâle, parlant des mou-
tons et des pourceaux. Raout tourc'h,
bélier, mouton mâle. Houc’h-tourc’h,
verrat, cochon mâle. On dit aussi
tourc’h, 8. m., en ce dernier sens.
TOURC'H, s. m. Verrat; pl. ed.
TOURC'HA, v. n. Être en chaleur,
parlant des truies, demander le mâle.
— Tourc'h, verrat.
TOURC’HAL, Y. n. Y. Um dourc'hal,
se battre comme font les bêtes à cor-
nes. Voy. TURCHAL, TURCHEIN, qui, en
Vaones, sont les plus usités.
TOURGENN (fourg-enn), s. L. Yor.
DOURGENN, qui est le véritable radical.
TOURIK, 8. m. C'hoar tourik ar prad,
jeu d'enfants qui est le même que
c'hoari penn-toullik.
TOURJOUNA, v. a. Agacer, parlant
des dents; p. et. Tourjounet eo va
dent, j'ai les dents agacées. Tourjounet
eo va deñt gañt ann avalou, les pommes
m'agacent les dents.
TOURKEO, a. m. Lien d’un balai.
TOURMANTIN, 8. m. Térébentine.
TOURT, sorte de substantif. Cossevr.
Saka, maout tourt, cosse, bélier cos-
seur.
TOURTA, TOURTAL. Voy. ce dernier.
TOURTAL, v. 0. Se battre en se
heurtaut la tête comme font les bêtes
à cornes. Ce mot s'emploie aussi au
sens de dormir assis et la tête allant à
droite et à gauche. Il se conjugue arec
l'auxiliaire ober.
TOUR-TAN, s. m. Phare sur les côtes
de la mer. — Tour, tour, et tan, feu;
pl. touriou-lan.
TOZ
TOUR-TAN-NOZ, 8. m. Y. Phare sur
les côtes de la mer. — Tour, tour,
tan, feu, et nos, nuit; pl. tourieu-tan-
noz. On dit aussi fi-tan-noz.
TOURTELL. VOy. TOURATENN. Eunn
dourtell vara, une tourte de pain.
TOURTENN, 8. f. Tourte, sorte de
pâtisserie ; pi. ou.
TOURIZ, 8. w. EL plus correctement,
maout tourc'h, bélier; pl. toursed.
TOUSEK (tou-sek), s. m. Crapaud,
animal ; pl. touseged, et en quelques
lieux, tousegi (tou-seg-i).
TOUSIER (tou-sier), 8. f. Nappe de
table; pl. ou. Ce mot aussi s'entend,
par extension, au sens de ce qu’en
français on appelle Le couvert (mettre
le couvert), c'est-à-dire, mettre sur la
table tout ce qu'il faut pour un repas.
Lakaat ann dousier; c’est la partie
prise pour le tout.
TOUSKAN, 8. m. T. Mousse terrestre.
TOUSMACKH, 8. m. C. Tumpe, trou-
ble, bruit des voix de personnes qui
parlent à la fois.
TOUTOUIK (toutou-ik), 8. m. Terme
enfantin. Dodo. Ober toutouik, faire
dodo. YOT. CHOUKIE.
TOUZ, adj. Tondu, qui a les cheveux
ou les poils ras.
TOUZA, v. a. Tondre les cheveux ou
les poils. Tousit he bhenn d'eshañ, ra-
sez-lui la tête; p. touzet.
TOUZEIN (touz-e-in), v. a. Y. Le
même que fousa; D. fouset.
TOUZER, 8. m. Tondeur de bêtes;
pl. ten.
TOUZOUR, s. m. V. Le même que le
précédent ; pl. touxerion.
TOZELL, 8. L G. Habitude, coutume:
pl. ou.
L
TOZELLA, TOEZELLA, v. a. C. Voy.
ce dernier.
TRA 6%
TOZONA, v. 8. Agacer, parlant des
dents; p. et. |
TRA, s. L Chose, affaire, intérêts,
fortune, biens: pl. traou, en Léon et
en Cornouaille; rag, treo, en T., et
treeu, treu (tre-u), en Y. Kalz a draou,
beaucoup de choses. Dans les autres
acceptions, on n'emploie que le singu-
lier tra. Evit ha tra, dans vos intérêts.
Foeta he dra, dissiper ses blens, sa
fortune. Le mot qui nous occupe (tra),
est considéré par les uns comme mas-
culin, et comme féminin par les au-
tres. l est difficile de se prononcer à
ce sujet, car l’usage, ce maître sou-
vent si capricieux, veut que l'en dise :
eunn dra vad, ann dra (ici il est traité
comme s'il était féminin}; tandis quil
faut dire : daou sra, tri zra (ici il est
traité comme s'il était masculin).
TRA, pégation. Non, rien. C'est une
contraction pour netra, nep tra. Voy.
NETRA.
TRABAS, TREGAS, 8. m. Embarras,
tracas, inquiétude, peine, bruit de
personnes qui ne sont pas d'accord.
TRABASAT (traba-sat), v. n. Faire du
bruit en discutant, parler de ce qui ne
regarde pas; p. trabaset.
TRABASER, TREGASER (traba-ser),
8. m. Tracassier; pl. ten.
TRABELL, s. m. Traquet pour ef-
frayer les oiseaux, et, par extungion,
bavard, babillard; pl. ow.
TRABELLAT, Y. H. Causer beaucoup,
parler de choses et d'autres, bavarder ;
D. trabellet. Yor. TRABELL.
TBABELLOK, s. m. C. Babiïlard, ba-
tard, pl. trabelisien. Yar, TMBELL.
TRABIDELL, et aussi TROBIELL,
s. m. et LG. 1} se dit d'un homme ou
d’une femme qui chancelle en mar-
chant par faiblesse.
TRABIDELLA, et aussi TSOBIDELLA,
y. D. C. Ghanceler en marchant comme
font les petits enfants et les personnes
malades ou faibles.
630 TRA
TRABIBENN, 8. f. Guenille, jupe ou
robe qui traîne dans ia boue; pl. ou.
TRA-E-BED, adv. Rien, non certes.
À la lettre, aucune chose.
TRAENELL, TRANELL, 8. L. Traîneau;
pl. ou.
TRAEZ, 8. m. Voy. TREAZ, plus usité.
TRAGAS, 8. m. VOy. TREGAS, TRABAS,
TRAGASER (traga-ser), 8. m. Yor.
TRABASER.
TRAGASI (traga-s1), Y. a. VOY. TRABASI.
TRA-HA-TRA, sorte d'adv. Gwerxa
tra-ha-tra, vendre en détail. À la let-
tre, sendre chose et chose.
TRAINCH, 8. m. £. Voy. TRANCH.
TRAKET, s. m. Y. Claquet de moulin.
TRAMAILL (les L mouillées), s. m.
Filet de pêcheur appelé Epervier ; pl.
ou.
TRA-MAN-DRA. Ann dra-mañ-dra,
telle ou telle chose dont on ne se rap-
pelle pas le nom.
TRANCH, s. m. Outil de laboureur
appelé Tranche. Ou dit aussi (rach.
TRANELL, 8. L. Traîneau; pl. ou.
TRANK, TRANKL, s. m. Galetas de
décharge pour les objets inutiles du
ménage; pl. ou.
TRANKL. Voy. le précédent.
TRAON, TRAOUN, s. m. Bas, partie
inférieure, pied d’une montagne, d’un
arbre. E trauñ, ouz traon, en bas,
avec un verbe sans mouvement. D'ann
traon, en bas, avec un verbe de mou-
vement. — Ce mot figure parmi les
noms de famille. Qus traon ema, il est
en bas. Mont d'ann traon, aller en bas.
TRAON-BREIZ, 8. m. La Basse-Breta-
gne. — Traon, le bas, la partie la
moins élevée, et Breiz, Bretagne. E
Traon-Breiz, en Basse-Bretagne. YOT.
TRAON. Le mot qui nous occupe est
TRE
rfaitement exact, car ce pays borde
mer.
TRAONIENN, 5. f. Vallée. — Traoù,
le bas; pl. ou.
TRADNIENNIK, 8. L. Vallon. C'est Le
diminutif du précédent; pl. tracñies-
noutgou.
TRAOU, s. pl. L Pluriel de tra, chose.
TRAQUACHOU, 8. pl. L. Fri
vieilleries. * P ? peries,
TRAOU-DISTER, s. pl. f. Minuties,
brimborions, rebut, ravauderies. —
Traou, pluriel de tra, chose, et dister,
de peu de valeur ou d'importance.
TRAOU-KAER, 8. pl. L Cadeau. Rai
traou-kaer, faire un cadeau. À la let-
tre, donner choses belles, en dehors
du commun et selon la condition des
personnes.
TRAOUN, TRAON. Voy. ce dernier.
TRAOUNIENN. VOy. TRAGKIENN.
TRAP, 8. m. V. Trappe à piége pour
prendre les bêtes sauvages; trappe en
général.
TRAPET, adj. Imbécile, benêt. Deus
amañ, Jann trapet, viens ici, imbécile.
Vor. IANN.
TRAP-KAOUIDELL, s. m. V. Trébuchet
adhérent à une cage pour prendre des
oiseaux. — Trap, trappe, et kaouidell,
V., cage.
TRAVANK, 8. m. Grosse raie, pois-
s0n.
TRAVANK, adj. (anc.) Infirme, lan-
guissant.
TRAVELL, s. m. (anc.) Peine d'es-
prit, travail d'esprit.
TRAVELLI, v. H. (anc ) Travailler de
tête.
TRE, s. m. Reflux de la mer. Tre 30,
la marée descend. Ge mot est plus
particulier au dialecte de Vannes.
TRE
TRE, adv. Ce mot a le sens de ebarz
dans quelques localités, et notamment
à l'ile-de-Batz. Dont tre, entrer. A la
lettre, venir dedans.
TRE, 8. m. V.T. C. Territoire dépen-
dant d’une succursale d'église. Ann
this tre, l’église succursale, Voy. TREF,
TREV, TREO.
TRE, 8. m. (anc.) Ce mot paraît avoir
eu le sens de ville; pl. treo.
TRE, particule qui, dans quelques
mots composés, indique l'embarras,
la difficulté : treala, pour fre alanat,
resnirer avec peine, haleter: tre-
c'houez, respiration difficile; tre, et
c'houez, souflle ; trelonka, avaler avec
peine, etc.
TRE, adv. C. En Cornouaille, ce
mot, après un adjectif, en fait une
sorte de superlatif et a le sens de
beaucoup, entièrement : Brein tre, to-
talement pourri.
TRÉAC’H, TREC'H, 8. m. Reflux de la
mer. On dit aussi tre.
TREAC'H, adj. Vainqueur. Trec'hi,
vaincre.
TREAC’H, 8. m. Y. Urine d'homme.
Voy. TROAZ.
TREAC'HEIN (treac'h-ein), v. H. Y.
Uriner; p. treac’het. Voy. TREAC'H, Y.
TREALA, v. H. C. Respirer avec peine
parce qu'on est haletant. — Tre, par-
ticule qui indique la difficulté de faire
l’action, et alanat, respirer.
TREALER, s. m. C. Peu usité. Qui
respire avec peine. Voy. TREALA.
TREANK, adj. Y. Aigre, pre.
TREANKEIN (treañk-ein), Y. n. Y.
Aigrir, devenir aigre; p. treanket.
TREANT, 8. m. Y. Harpon pour la
pêche de la baleine.
TREANTEIN (éreañt-e-in), v. a. Y.
Harponner, pénétrer bien avant; p.
treanuet. VOy. TRER,
TRE 031
TREANTI, v. a. Le même que le pré-
cédent ; p. treañtet.
TREAZ, s. m. Et aussi treas-aot,
sable de mer, plage de sable, banc de
sable en mer. Riek war ann treaz,
échouer sur un banc de sable. Voy.
TREAZ-8E0, TREAZ-MARO, TREAZ-AOT, TREAZ-
RU,
TREAZA, v. a. Sabler avec du sable
de mer; p. et. VOy. TREAZ.
TREAZ-AOT. Yor. TREAZ. À la lettre,
sable du rivage.
TREAZ-BEO, 8. m. Sable que la mer
couvre et découvre à chaque marée.
A la lettre, sable vif. VOy. TREAZ-MARO.
TREAZEK, adj. Qui renferme du sable
de mer.
TREAZ-MARO, 8. m. Sable de mer
que le flot ne couvre jamais. À la let-
tre, sable mort. VOy. TREAZ-BE0.
TREAZ-NIJ, 8. m. Sable de mer
très-fin qui vole au vent et vous
aveugle, comme celui de Guissény,
par exemple. — Treas, sable de mer,
et nijal, voler.
TREBARZI, v. a. B. Traverser un
corps avec un instrument pointu. Ce
mot est composé de tre et de ebars,
qui, l’un et l’autre, sont adverbes et
signifient dedans.
TREBE, 8. m. Y. T. C. Trépied. Yor.
TREBEZ. |
TREBEZ, s. m. Trépied.
TREBILL (les L mouillées), s. m. ou
L Y. Tribulation, affliction ; pl. eu.
TREBILLEIN .(les L mouillées), v. a.
Y. Persécuter; p. trebillet.
TREC'H, TREAC'H, 8. m. Reflux, ma-
rée descendante.
TREC’H, ad). Y. T. C. Vainqueur.
TREC’H, 8. m. Y. Sable de mer. Voy.
TREAZ.
TREO'H, TREIC'H, 8. m. Y. Passage
ou trajet par eau. Voy. TREI,
632 TRE
TREC'HEIN (trec'h-e-in), v. a. Y. Sa-
bler, couvrir de sable. — Trec'h, s. m.
V., sable de mer.
TREGC'HEIN (trec'h-e-in), v. a. V. Trans-
porter des personnes d'un bord à
l’autre d'un passage d’eau. — Trec'h.
treic’h, Y. passage ou trajet par eau.
TREC’HEK, adj. Y, Qui renferme du
sable de mer. — Trec'h. Y., sable de
mer.
TREC'HER, s. m. Peu usité. Vain-
queur. Voy. TREC'H,
TREC'HI, v. a. Vaincre, exceller,
l'emporter sur, combattre, surpasser,
surmonter, convaincre ; p. trec’het, —
Treac’h, adj., vainqueur.
TRECHOD, 8. m. Laiche, carex, plantes.
TRECHON, s. pl. m. V. Pluriel de
trechonenn.
TRECHONEIN (trechon-e-in), v. a. et
n. Y. Gueillir de l’oseille, agacer, par-
lant des dents.
TRECHONENN, 8. f. Y. Un plant
d'oseille; pl. trechon, masc., des plants
d'oseille, de l'oseille. °
TREC'HOUEZ, 8. m. Respiration dif-
ficile, parce qu'on est essoufflé. — Tre,
particule qui marque Ja difficulté, et
c'houez, souflle, respiratiou.
TREC'HOUEZA, Y. n. Respirer avec
difficulté ; p. et. Voy. le précédent.
TREC'HOUR, TREIC'HOUR, a. m. Y.
Batelier d’un passage d'eau; pl.
trec'herion. — Trec'h, trec'h. V., pas-
sage par eau.
TRED, s. m. Voy. DRED,
TRED, TRET, adj. V. Maigre. Tret ki,
très-maigre, maigre comme un chien.
Voy. TREUD.
TREDAR (anc.) Tumulte.
TREDE, adjectif numéral pour les
deux genres. Troisième. — Ann trede,
le troisième; ann drede, la troisième.
TRE
TREDEARN. Voy. TRÉDERENN. Ce mot
est une contraction de trede darn, troi-
sième partie, tiers.
TREDEEK, TREDEOK, 5. m. É tredéok,
en main tierce.
TREDEMARZ, TREDEMARS, s. mm. Ker-
veille, chose surprenante ou surnatu-
relle. Il s'emploie sans article, à l'instar
du français. Tredemarzs eo ho kwelet,
c'est merveille de vous voir. Ce mot
est composé de treds, troisième, et de
mars, merveille; c'est donc, troisième
merveille ou trois fois merveille. Il
ajoute une grande force au mot mers
(Le Gonidec).
TREDEMARS! Exclamalion. Serait-il
possible! À la lettre, troisième mer-
veille ou trois fois merveille.
: TREBERN, s. L. Y. Trait de voiture.
TREDEOK. VOy. TREDEES.
TREDERANN. Voy. TREDERENN.
TREDERENN, a. f. Le tiers, et aussi
douaire. — Trede, troisième, et renn
pour rann, portion, partage.
TREDERENNA, v. a. Partager en tiers;
p. et. — Trede, troisième, et ranna,
partager ; trederenn, trederann, 1e
tiers.
TREDERENNEREZ, 8. f. Douairière,
veuve qui jouissait de son douaire ou
du tiers du bien commun à elle et à
son mari, selon la coutume ancienne
de Bretagne. (Le Gon.)
TREDERN, contraction pour trede-
renn.
TREDIAR !
Corbleu !
TREEU, 8. pl. f. Y. Pluriel de (m,
chose.
TREF, TREV, s. L. Et aussi trevers,
trève ou suspension des hostilités.
TREE, TREV. TREO, a, f. Territoire
qui dépend d’une église succursale.
TREFAD, TREVAD, 8. m. C. Voy. TRE-
VAD, moisson, récolte.
Exclamation. Morbleu !
TRE
TREFAD, TREVAD. Voy. TREFIAN, TRE-
VIAN.
TREFADEZ, 8. L. VOy. TREFIANEL.
TREFIAN, TREVIAN, a. m. Qui habite
un lieu desservi par une succursale
d'église. — Tref, rer, territoire dé-
pendant d'une succursale. Ce dernier
substantif trev, a été francisé en Bre-
tagne; on dit une trève en ce sens.
TREFIANEZ, s. L Féminin de trefian.
TREFOET, adj. Tombé en désuétude,
qui a cessé d'être usité; corrompu,
parlant du langage. Selon d’autres, il
se dit d’un idiome étranger à celui
que l'on parle soi-même, du langage
d’un autre canton.
TREFU, 8. m. C. Tracas, inquiétude.
TREGARNI, v. n. C. Et aussi fregerni,
faire un bruit éclatant, comme la mer
qui se brise; résonner.
TREGAS, 8. m. Tracas, embarras,
bruit de personnes qui discutent, agi-
tation dans une maison, etc.
TREGAS, v. n. Se démener; p. tre-
gaset.
TREGER (treg-er), s. m. Tréguier, une
des provinces de la Bretagne. Eskopti
Treger, le diocèse de Tréguier. Lan-
dreger, la ville de Tréguier et son
territoire. Yor. LAN, LANN.
TREGERIAD (treg-eriad), a. m. Habi-
tant de Tréguier : pl. tregeris.
TREGERIADEZ (treg-eriadex), 8. L
Habitante de Tréguier; pl. ed.
TREGERN ‘éreg-ern), 8. f. Bruit écla-
taat de la mer sur les rochers.
TREGERNI (treg-erni). Faire le bruit
appelé tregern; résonner.
TREGONT, nom de nombre. Trente.
TREGONTVED, adj. numéral. Tren-
tième.
TREHOLLIA, v. n. Verser, parlant
d'uce cbarrette; p. trehollies.
TRE 633
TREI (tre-1), v. a. et n. Tourner, tor-
dre, varier, tourner la terre comme
font les taupes, les porcs; labourer,
parlant du sol; mettre bas, parlant
des femelles d'animaux domestiques
quadrupèdes ; aigrir ou devenir aigre
ou tourner, parlant du lait; se tour-
ner; p. troet. Ainsi que l'indique ce
participe, le verbe ret se conjugue
sur trot (trot), qui paraît avoir été
usité comme infaitif. Ainsi, on dit :
troann, je tourne; troinn, je tourne-
rai, etc. En Vannes, l'inflnitif éroein a
conservé le radical tro. En Cornouaille,
il en est de même; on dit troei. Trei
ha distri, virer de bord (marine).
TREIC'H, TREC'H (tre-ic'h), 8. m. V.
Passage par eau.
TREIC'HOUR, TREC'HOUR (tre-ic'hour), .
s. m. V. Batelier de passage d’eau; pl.
treic'herion.
TREID (tre-id), 8. pl. m. Pluriel ir-
régulier de troad, pied.
TREIDI (tre-idi), 8. pl. m. Y. Pluriel
de treidienn.
TREIDIENN (tre-idienn), 8. L. Etour-
neau, oiseau; pl. treidi, masc.
TREILL (les L mouillées), 8. m. C.
Filet pour prendre du poisson. Ce mot
se prononce comme en français le mot
treille.
TREILLA (les L mouillées), v. a. C.
Pécher le poisson avec le filet appelé
treill. Voy. le précédent pour la pro-
nonciation.
TREILLIA (les L mouillées), v. n. Et
aussi trehollia, treinia, verser, en
parlant d’une charrette; p. éretllies.
TREIÑ (tre-in), v. a. et n. T. Les
mêmes acceptions que trei, du Léon;
b troet. lL se conjugue comme ce der-
nier,
TREINDEO (tre-inded), 8. m. Trinité
divine.
TREINE LL (tre-inell), s. L. Traîneau.
TREINIA (tre-inia). Voy. TREHOLLIA.
80
634 TRE
TREIT (tre-it), 8. pl. m. Y. Pluriel
irrégulier de troet, V., pied.
TREIZ (tre-is), 8. m. Passage par
bateau d'une rivière, etc.
TREIZ-MGR, 8. m. Traversée en mer.
Voy. TREIZ,
TREIZA (tre-iza), v. n. et a. Passer
l'eau en bateau; transporter par eau
des passagers; p. et.
TREIZER (tre-iser), 9. m. Batelier;
pl. ten.
TREKI, v. a. Echanger; p. troket. Il
8e conjugnce sur troki ou troka, qui pa-
rait avoir été usité comme infniltif,
ainsi que semblent le prouver le subs-
anti rok et le participe (roket. Treki
eunn dra or'h eunn all, échanger une
chose pour une autre.
TREKLI, v. a. G. Troquer, échanger.
VOy. TREKI.
TREKJU, S, m. Y. Le mème que tre-
gas, S. M.
TREKOZEIN (trekou-e-in), Y. a. et n.
Y. Se démeucer, S'agiter,; p. trekouet.
TELACH, S. m. Impatience.
BLLACHI, Y. n. S'impaticnter; D.
trelachet.
TACLATEI! ‘relatein), Y. H. Y. De-
veair feu: pp, trelatet.
«dj. Y. Qui a perdu Ja
(LC LFC, fanûtique.
TiSLNTET,
raison, ici,
T2LLLA, va. Eblonir la vus; p. et.
ELE AK, adj et à
cause de coin, DIG à VP, Ce
mot, L: Chuma, a été fransforrsi a tort
de sai Veriabie ori hnr: thn, qi uit
être Pédonk. C'est aiusi que q'ianton
parle du poires très-üctes, Ge Ut per
deco, ji KF micex de dre, pp
Lin où tri lni, A la lettre, poires
qu'on ne p ut avaler (nit) qu'en trois
avaiudes tre Dh, let cs sont
âcres et c'gres. Voy, LENX, Gest à pn
point de vue que l'un dit : per tri lonk
hay cunn houpadik, pour désigner des
L L
AIX. ve,
THE
poires d'étranguillon qu'on ne peat
avaler sans faire beaucoup d'efforts.
Voy. HOUPADIK. Quoi qu'il en soit, le
mot trelonk est très-acceptable en
breton, ce mot étant composé de tre,
particule qui marque la difficulté de
faire quelque chose, et de lonk, radi-
cal de lonka, avaler. Voy. TRE, parti-
cule.
TRELONKA, v. n. Avaler avec diffi-
culté, par suite de la mauvaise qua-
lité, et aussi avaler avec répugnance.
— Tre, particule qui marque la dif-
culté, et laika, avaler. Voy. TRELSRE.
TRELOUNK. Voy. TRELORE.
TRELOUNKA. Voy. TRELORKA.
TREMA, prép. V. Du côté de, vers.
TREMAILL (les L mouillées), s. m. Y.
On appelle rouet tremaill, un filet pour
prendre des bécasses et autres oiseaux.
En f rançais, ce filet se nomme Pantier
ou Pantière.
TREMAL, v. n. Y. Hésiter en parlant ;
n. tremet. On dit aussi tremein. Il se
conjugue avec l'auxiliaire ober.
TAEMAN, TALMA, prép. Y. Du côté
de, vers.
TREMEIN (freme-in), v. n. V. Le
mème que tremal.
TREMEN, v. n. Passer par nn lieu:
s'écouler, parlant du tevrs: aller d'un
lieu à un autre, surpasser; p. tre-
menel.
TREMEN-ASZER, 8. m. Amusement,
divertissenmieut. A Ja lettre, passe-
temps.
TREMENEIN (tremen-e-in), v. n. Y. Le
MèmMe que tremen.
TREMENELL, a. L C. Echuier; pl.
ou. Il dérive de trenien, pusser.
TREMENET,adj.et participe. Dernier,
qui est passé, Croulé. Ann noz tre-
menet, la nuit dernière, la uuit passée.
Enn amser dremenet, au temps passé.
T$EMENGAE, 8. m. C. Ouverture
faite daus la haie d'un champ et fer-
TRE
mée d'ordinaire avec des branches
entrelacées. — Tremen, passer, et kae,
haie. Voy. PORS-LAE.
TREMEN-HENT, 8. m. Passe- port,
passavant. A la lettre, passe-chemin.
TREMENIAD, 8. m. Voyageur qui ne
fait que passer en un lieu; pl. treme-
nidi. — Tremen, passer.
TREMENIADEZ, 8. f. C’est le féminin
du précédent.
TREMEN-LEC'H, s. m. Passage. —
Tremen, passer, et Lec'h. lieu.
TREMENQUR, 8. m. Y. Etranger,
voyageur ; pl. fremenerion. — Treme-
nein, V., passer.
TREMENOUT, v. n. Ù. Le même que
tremen.
TREMENVAN, a. f. Agonie, décès,
trépas. Enn he drementan ema, il est
à agonie.
TREMENVAN, 8. L GC. Echalier en
pierres, trottoir, petit pont ou passe-
relle pour les piétons.
TREMENVOES (anc.) Passage, ouver-
ture pour passer.
TREMP, a. m. Terme d'agriculture.
Fumure ou quantité de fumier que
l'on met dans un champ. et eunn
tremp mad, et aussi teila druz. douner
une bon: e fumure. Eunn hanier dremp,
une demi-fumure ou la moitié de ce
qu’il faut, dans les conditions ordi-
vaires, pour fumer un champ.
TREMPA, v. a. Fumer une terre, y
mettre du fumier, et uussi, tremper,
parlant de la soupe; p. et.
TRENCHON, 5. pl. m. Y. Pluriel de
trenchonenn, plant d'oseille. Yor. TRE-
CHON, plus usilé.
TRENCHONENN, s. f.V. Plant d'osellle;
pl. trenchon, masculin, des plants
d'useille, de l'oseille. Voy. TRECHONENN,
plus us'té.
TRENK, adj. Aigre au goût, ct aussi,
cassaut, parlant du fer.
TRE 635
TRENKAAT, v. n. Devenir aigre, s'ai-
grir; D, trenkeet, trenkeat.
TRENKEZENN, 8. f. Tout arbre à
fruit non grefté ou venu de pépin. Ce
mot dérive de trenk, aigre, parce que
les fruits de ces arbres sont âcres et
de mauvaise qualité.
TRENOZ, ANTRENDOZ. Voy. ce der-
nier.
TREO. Voy. TREF, TREV.
TREOUET. Voy. TREFOET.
TREPAL. VOy. TRIPAL.
TREPAS, s. m. Corridor, galerie,
chemin de servitude; pl. tou.
TREPEIN (érepe-in), v. n. Y. Se tré-
mousser.
TREPIKIAL, v. n. V. Le même que
trepein.
TRES, TRE, adv. Dedans. Deut tres,
deut tre, entrez. À la lettre, venez de-
dans. Voy. TRE.
TRES, s. m. V. Trace, piste, vestige,
esquisse ou ébauche d'un dessin.
TRES, 8. m. {anc.) It war ho tres,
marchez à votre aise.
TRESA (tre-sa), v. a. Y. Ebaucher un
dessin ; p. et.
TRESENNEXK (tre-sennek), adj. Tressé,
parlant des cheveux.
TRESKAO, TRESKAV, 8. pl. m. Pluriel
de treskavenn.
TRESKAV. VOy. TRESKAO.
TRESKAVENN. 8. f. Un plant d'hièble;
pl. treskao, treskav, masc., des plants
d'hièble, du bois d’hièble.
TRESKIZ, 8. m. V. Rigole pour l'écou-
lement des eaux ; pl. treskisiou.
TRESKIZEIN (éreskiz-e-in), v. n. Y.
Faire des rigoles pour l'icoulement
des eaux ; p. treskizel.
636 TRE
TREST, s. m. C. Terrain vague, non
clos, non cultivé, dont personne ne
peut revendiquer la propriété. On le
ar aussi d'une grande pièce de terre
TREST, 8. m. Y. Poutre, bau de na-
vire; pl. trestier. VOy. TREUST.
TRET, 8. m. Onguent.
TRET, adj. Y. älaigre, décharné.
Voy. TREUD, TREUT.
TRETAT, v. n. Y. Devenir maigre.
__ TREU (treu).et aussi TREEU, 8. pl. f.V.
Pluriel de fra, chose.
TREU (tre-u), s. m. Y. Ilis reu, V.,
église succursale. Voy. TREV, TREF.
TREUD, TREUT, ad). Maigre, décharné,
— Treut-ki, treut-eskern, très-maigre.
qui n’a que les os et la peau. À la lettre,
maigre chien, maigre os. Ou dit aussi :
treut-hagn, treut-kaign. Hirr ha (reud,
efflanqué.
TREUDI, et mieux TREUTAAT. Voy.
ce dernier.
TREUJA, TREUZA, v. a. Tordre ou
tourner de travers, parlant de la bou-
che. Treuja he c'henou, tordre la bouche
par douleur ou grimuce.
TREUJENN, s.f. Bûche, tronc d'arbre,
de chou, uervure ou côte des nlantes,
manche à balai; pl. ou. — Treujenn
gaol, troguon de chou.
TREUSKIN, s. m. Jabloire, outil de
tonuelier ; pl. ou.
TREUST, s. m. Poutre, chevron, bhan
de navire, el, par extension, plafond.
Voy. ce dernier à mon Nouteau Diction-
naire français-breton 1869.
TREUSTEL, s. f. Tréteau, linteul, pe-
tite poutre; pl. iou.
TREUSTEUL, 8. L. Voy. le précédent.
TREUSTIER, s. m. Bau de navire, pièce
de buis qui va d'un bord à l'autre. —
Treust, poutre.
TRE
TREUT, TREUD, ad}. Maigre, décharné.
Treut-kaign, très-maixre.
TREUTAAT, v. n. Devenir maigre,
maigrir; p. treuteat, treuteet.
TREUT-ESKEAN, adj. Très-maigre. —
Trent, maigre, et eskern, pluriel de
askorn, 08.
TREUT-KI, adj. Très-maigre, parlent
des personnes et des bêtes. — Treut,
maigre, et ki, chien.
TREUZ, 6. m. Le travers, trajet, tra-
versée, traverse, traversin.
TREUZ, adj. De travers, en travers,
tors. — A-dreus, à travers.
TREUZA, TREUJA. Yor. ce dernier.
TREUZA, TREUZI, v. a. Traverser,
pénétrer; p. treuset.
TREUZ-C'HEOT, TREUZ-IEOT, 8. m.
Chiendent, herbe aux chiens. — Treus,
de treuxa, traverser, et geot, ieot, herbe.
A la lettre, herbe qui traverse et qui
trace prodigieusement.
TREUZ-DIDREUZ, adv. De part en part,
d'outre en outre.
TREUZED, adj.et s. m. Le P. Grégoire
donne à ce mot le sens de homme qui
a les jambes torses. Treuz, de travers.
TREUZELL, s. f. Petit pont sur l’eau,
passerelle. — Treuzi, traverser ; fl. ou.
Voy. TREUZELLENN.
TREUZELLENN, 8. f. Et aus:i treu sell,
traverse en fer ou en bois, et, par ex-
tension, mauvais détour, frauile, ruse
fullacieuse.
TREUZ-GSUZOUK, 8. m. Trachéec-
artère. — Treuz, traversée, el gouzowk,
cou.
TREUZI, v. a. Traverser, pénétrer;
p. treuzel. VOY. TREUZ.
TREUZ-IEOT. Voy. TREUZ-C'HEOT.
TREUZIGELLA (freuzig=ella). Yor.
TROBIDELLA.
_ TRE
TREUZ-ROAT, s. m. Chiendent, plante.
A la lettre, perce-bois, pour dire, sans
doute, qu'elle trace beaucoup et pénètre
partout. — Treust, traverser.
TREUZ-MOR, s. m. Traversée en mer.
— Treuz, traversée, et mor, mer.
TREUZOU, 8. pl. m. Seuil de porte,
ièce de bois ou de pierre placée au
L de la porte pour isoler le sol de
la maison. — Treuxou ann or, le seuil
de la porte. Au figuré, on dit : Eunn
den a 30 tremenet pell so ann heol divoar
he dreuzou, en parlant d'une personne
très-ägée.
TREUZ-PLUEK, 8. m. Traversin de lit
fait de plumes. — Treuz, traversin, et
pluek, rempli de plumes.
TREV, TREF, TRED, 8. L Territoire
du ressort d’une église succursale,
appelé aussi (rére dans le francais de
la Bretagne. Autrefois ces mots pa-
raissent avoir été usités au sens de
village.
TREV, TREVERS, TREF, s. L. Cessalion
des hostilités, trève de guerre.
TREVAD, TREFAD, 8. m. Qui habite
le territoire d'une succursale d'église.
VOy. TREFIAN.
TREVAD, a. m. C. Produit de la terre
en général, moisson, récolte, champ
ensemencé. Reg-ann-trevad, C., asso-
lement, terme d'agriculture.
TREVADEZ, TREFADEZ, 8. f. Femme
qui habite le territoire d'une succur-
sale d'église.
TREVALIA, v. n. C. Faire des châ-
teaux en Espagne, déraisonner; p.
trevaliet. Trevalia a ra, il déraisonne.
TREVEDIK, s. m. C. Pièce de terre
chaude ou propre à la culture. Voy.
TREYAD, C.
TREVELL, s. m. Voy. TRAVELL.
TREVERS, 8. L. VOy. TRE.
TREVIA. VOy. TAIVIA.
TREVIAN. VOY. TREFIAN.
TRE 637
TREVIANEZ. VOy. TREFIANEZ.
TREVIDIK, 8. m. D. Yor. TREVEDIE.
TREZ, TRES, s. m. Ebauche de des-
sin.
TREZ, TRES, TRE, ady. Dedans. Voy.
TRE.
TREI, s. m. D. Trace, vestige, sil-
lage de navire. En Cornouaille, on
dit : gouzout ann tres, être au courant
de tout ce qui se passe.
TREZ, s. m. T. Sable de mer, banc
de sable en mer. Voy. TREAZ.
TREI, s. m. V. Le travers.
TREZA, v. a. Dessiner; p. et.
TREZA, v. a. C. prodiguer, dissiper,
dépenser follement ; p. et. On dit
aussi tresenna.
TREZEIER, 8. pl. m. Terres sabion-
neuses. — Treas, tres, sable.
TREZEIN (frex-e-in), v. a. Y. Traver-
ser, pénétrer d'outre en outre; p. tre-
set.
TREZEK. Voy. E-TREZEL.
TREZELL, 8. L Y. Passerelle, petit
pont sur l'eau. — Tres, Y., le travers.
TREZENN, a. f. C. Lange de petit
enfant ou plutôt la lisière qui sert
pour fixer les langes; pl. ou.
TREZENNA, TREZA, v. 8. G. Prodi-
guer, d‘‘penser follement ; dissiper, en
mauvaise part. Voy. TREZER, 8. M.
TREZENNER, s. m. C. Dissipateur ;
pl. ien.
TREZER, s. m. C. Kntonnoir ; pl. tou.
Au figuré on emploie ce mot au sens
de dissipateur, qui dépense son bicn
en orgies; pl. trexerien.
TREZER, 8. m. Dessinateur; pl. ten.
TREZET, adj. Y. Aviné, parlant d'un
tonneau. — Tresein, v. a. V. Traver-
ser, pénéirer. Tonell (rezet get er gwin,
tonneau aviné, Y.
638 TRI
TREZEU, 8. pl. m. Y. Le même que
treuzou, du Léon.
TREZOK, s. m. C. Grève couverte de
sable. — Treaz. tres, sable de mer.
TRI, nom de nombre pour le mas-
culin. Trois. Après ce mot, il y a
quelques lettres furtes qui se modi-
ent. Voy. la Grammaire. Tri c'hant,
trois cents, au lieu de tri kant, etc.
TRIAKLER, 8. m. Y. Charlatan; pl.
triaklerion.
TRI-C'HDGN. Voy. TRI-C'HORN.
TRI-C'HORN, adj. Triangulaire. —
Tri, trois, et Korn, coin. Eunn tok
tri-c'horn, un chapeau de prètre. C'est
donc un abus de donner, en francuis,
le nom de tricorne aux chapeaux des
officiers, qui n’ont que deux cornes.
TRI-C'HORNEK, adj. VOy. TRI-C'HORN.
TRIDAL, v. n. Sauter ou tressaillir
de Joie; p. et.
TAIDI, pluriel de red, étourneau,
oiseau.
TRIKED, TRIKET. sg. m. V. Tréteau,
linteau ; pl. triketeu.
TRIK-HEUZOU, s. pl. m. Sorte de
guîtres qui embottent la jambe jus-
qu'aux genoux. On en fait en drap ct
en cuir. En vieux francais on disait :
triquehouse, housiaux.
TRIKLENN, 5. f. Tringle; pl. ou.
TPIKON,S. m. C’hoari trikon, jeu de
cartes, sorte de brelan qui se joue à
trois personnes. — Tri, trois, et kon,
kogn, coiu. A la lettre, trois coins.
TRI-LONK, TRILONK. Voy. TRELONE.
TRINCHA, v. a. C. Enjôler; p. et.
TRINCHEN, 5. pl. m. Pluriel de trin-
chenenn, C.
TRINCHENENN, 8. f.C. Plant d'oseille:
pl. trinchen, masculin, des plants
d'oseille, de l'oseille.
TRI
TRINCHER, s. rm. C. Enjôleur ; pl. ie.
TRINCHIN, 8. pl. m. Pluriel de triñ-
chinenn.
TRINCHINA, v.n. Cueillir de l'osellle.
TRINCHINENN, s.f. Un plant d'oseille :
pl. trinchin, masc., des plants d’oseille,
de l'oseille.
TRINCHIN-LOGOD, 8. pl. m. De l'oseille
sauvage. — Triñchin, de l'oseille, et
logod, pluriel de logodenn, souris.
TRINDED, s. m. Y. T. C. La Trinilé
divine.
TRINKA, v. n. Trinquer, choquer les
verres à boire; p. et.
TRIQUEC'H, nom de nombre. Dix-
huit. — Tri, trois, trois fois, et
e'houec'h. six.
TRIOUEC'H-UGENT, nom de nombre.
Trois cent soixante. — Triouec’h, dix-
huit (fois), et ugeñt, vingt. Voy. PENAS-
UGENT. Prononcez ugeñt comme ug-ainte
en francais.
TRIQUEC'HVED, adj. numéral. Dix-
huitième.
TRIPA. Voy. TRIPAL.
TRIBAL, v.n. Piétiner, et aussi danser
par métier; p. tripel.
" TRIPER, s. m. Danseur par métier;
pl. ten,
TRI-UGENT, n. de nombre. Soixante.
— Tri, trois (fois), et ugent, vingt.
Prononcez ugeñt comme ug-ainfe en
francais.
TRI-UGENTVED, adj. numéral. Soixan-
tième. — Tri, trois (fois), et ugeñtred,
vingtième. Prononcez ugentred comme
ug-ainte-vède en francais.
TRIVED, adj. numéral. Troisième. —
Tri, trois.
TRIVEDER, adj. Ternuire. — Trired,
troisième.
TRIVIA, TRIVLIA, Y. n. Tressaillir de
peur.
TRO
TRIVIADENN, a. L. Et aussi trivlia-
denn, tressaillement par peur ou effroi.
TRIVLIA. Yor. TRIVIA.
TRIVLIADENN. Voy. TRIVIADENN.
TRIZEK, nom de nombre. Treize. —
Tri, trois, et dek, dix.
TRIZEK-UGENT, nom de nombre.
Deux cent soixante. — Trizek, treize
(fois), et ugent, vingt. Voy. PEVAR-UGENT.
TRIZEKVED, adj. numéral. Treizième.
— Trisek, treize.
TRIZROADERK, adj. Meuble qui a trois
pieds. — Tri, trois, et troad, pied.
Yoy. la valeur de la finale ek au mot Er.
TRO, adj. Tourné ou aigri, parlant
du lait. Leax tro, du lait tourné, Ce
mot dérive du verbe trei, tourner;
participe troel.
TRO, adj. Tordu, tors. Ce mot,
comme le précédent, dérive de (ret,
tordre, participe troet. Koat tro, du
bois tordu. °
TRD, s. L. Présure, levain, pour faire
tourner le lait. Ce mot dérive du verbe
trei, tourner, participe troet. Lakaat
tro el leaz, mettre du levain dans le
Jait.
TRO, s. f. Circonférence, tour, en-
ceinte, ronde, moyen, expédient, oc-
casion, fois, vicissitude, cours, en
parlant des astres, et aussi tournée
ou petit voyage aux environs. Eul leo
dro, une lieue de tour. Kaout ann dro
da, avoir, trouver l’occasion de.
TRU. Ce mot s'empnloie sous forme
adverbiale dans les phrases suivantes:
Dont enn dra, revenir au lieu d’où l'on
est parti. À la lettre, venir de retour.
Kas enn dro, rapporter un objet où on
l'avait pris. À la lettre, porter de re-
tour. Beza e tro da, être en bonues
dispositions pour... Voy. WAR-DRO,
ENN-DRO.
TROAD, a. m. Pi2d du corps humain,
patte d'animal, [.cd 035 r ‘uble, pié-
destal, marche d'outil, p.cd de mon-
tagoe, picd d’on verre à boire; p. tred
TRO 639
(treid). War droad es mn, j'irai à
pied. Mont a reax Par gear (rond ac'h
troad gañt ar paotrik, il alla au logis
en conduisant l'énfant. A la lettre,
pied contre pied avec l'enfant.
TROADA, v. a. Emmancher, mettre
un manche à un outil; p. et. Voy. .
TROAD.
TROAD-BOUL, 8. m. Pied-bot. —
Troad, pied, et boul, boule.
TROADEL, adj. Qui a de grands pieds.
— Troad, pivd. Cet adjectif figure parmi
les noms de famille.
TROAD-6AD, s. m. Colocasie, plante.
A la lettre, pied-de-lièvre.
TROADIK. C'hoari troadik-kamm, jeu
de cloche-pieds. A la letre, jeu du
petit pied boiteux.
TROAD-LEON, 8. m. Alchymille,
plante. A la lettre, pied-de-lion.
TROAD-LEUE, 8. m. Gouet, colo-
casie, plantes. A la lettre, pied-de-
veau.
TROAD-MARC'H, 8. m. Tussilage,
pas-d'âne, plantes. À la lettre, pied-
de-cheval.
TROAD-POTIN, 8. m. Pied-bot.
TRO-ALL, adv. Autrefois, jadis. —
Tra, fois, et all, autre.
TROAT, 8. m. Y. Et aussi tro, 8. f.
Tournée, petit voyage aux environs.
TROATAD, a. m. Ancienne mesure
de longueur appelée pied, et valant le
tiers du mètre. Cette sorte de subs-
tantifs, ainsi que nous l'avons déjà fait
remarquer autre part, n'a pas de plu-
riel, attendu qu’il ne s'emploie qu'avec
les noms de nombre ou avec l’adverbe
meur, beaucoup : Dek troatad, dix
p cds de Jongueur. Meur a droatad,
plus curs pieds de longueur.
TR5AZ, 8. m. Urine d'homme.
TCSAZA, Y. n. Uriner, parlant des
personnes ; p. et.
640 TRO
TRDAZER, 8. m. Qui ne peut retenir
son urine, parlant dus personnes. Ce
mot est peu usité.
TROAZEREZ, 8. L. C'est le féminin du
précédent.
TROAZIGELLAT (troaxig-ellati, v. n.
Pissoter, uriner peu et souvent; p.
troasigellet. Ce verbe dérive de troaza.
TROAZUR, s. m. Curage, persicaire,
plantes.
TROAZUZ, adj. Qui fait uriner, diu-
rétique. Lousou troasus, plante diuré-
tique.
TRO-BER, s. m. Homme ou bête qui
fait tourner la broche; dans le midi
de la France, ce sout des petits chiens
qu'on enferme dans une roue dentée.
— Tro, un des modes du verbe trei,
tourner, ct ber, broche. À la lettre,
qui tourne broche. Ce snbstantif est
un nom de famille assez répandu; on
l'écrit trobert, en francais.
TROBIDELL, 8. L. G. Voy. TRABIDELL.
TROBIDELLA, v.n. C. VOy. TRABIDELLA.
TRO-BLEG, s. L Ruse, artifice, sub-
terfuge, tricherie, occasion de faire le
mal.
TROC'H, 8. m. T. Voy. TROUC'H.
. TROC’HAN, 8. f. T. Roitelet, oiseau.
TROC'HAN, v. a. T. Couper, tailler;
p. troc'het. Voy. TROUC'HA.
TACC'H-TRANCH, adverbe, C. Voy.
A-DROC'H-TRANCH.
TROECH, 8. m. Y. Drine des per-
Sonncs.
TROEC'HEIN (froec'h-e-in), Y. n. Y.
Uriner, parlant des personnes ; p.
troec'het.
TRGECHER, 8. m. Y. Pisseur, qui ne
peut retenir son urine; pl. troec'herion.
TROED, TROET, 8. m. Y. Pied de
l'homme, patte d'animal, manche
d'outil; pl. (rert, Voy. TROAD.
TRO
TAOEDEIN (troed-e-in}, v. a. Y. En-
mancher, parlant d'un outil ; p. trosdst.
TROEOEX, adj. V. Qui a de grands
pieds. — e pied.
TROEI (tro-ei), v. a. et n. C. Vory.
le verbe trei, du Léon.
TROEIN (fro-e-in), v. a. et n. V. Ce
mot a les mêmes acceptions que le
verbe trei, du Léon.
Naad s. L Liseron, volubilis,
plantes,
TROELL, 8. f. Manivelle ; pl. troellos.
— Trei, tourner; participe troet.
TROEN, 8. f. Liseron, plante.
TROET, 8. m. Y. Pied de l’homme,
patte d'animal, manche d'outil, pié-
estal, pied de verre à boire, ed de
montagne; pl. treug (tre-it}. Monet d'he
dreit, V., s'enfuir.
TROETET, 8. m. V. Ancienne mesure
de longueur égale au tiers d’un mètre.
Voy. TROATAT.
TRO-E-TRO, adj. Successivement. À
la lettre, tour-à-tour.
TRO-FALL, s. f. Espièglerie, plaisan-
terie de mauvais goût, mésaventure.
— Tro, tour, et fall, mauvais.
TRO- GOUZOUR, s. f. Col de chemise,
et, par extension, collier, carcan. —
Tra, 8. L, tour, et gouxouk, cou.
TRO-HEOL, 8. f. Tournesol, camo-
mille, herbe aux verrues, plantes. A la
lettre, tour soleil, sans doute pour
dire qne sa fleur ressemble à la cir-
conférence du soleil.
TROI (tro-1). Get infinitif paratt avoir
été usité. Voy. TREI (tre-i), auquel il a
fait place.
TROIDELL (tro-idell), s. L Ruse, arti-
Doc: pl. ou.
TROIDELL (tro-idell), a. L C'hoari
troidell, sorte de jeu qui consiste en
un cadran numéroté et que surmonte
une aiguille tournante. — Trei, p.
troet, tourner.
TRO
TROIDELLA (tro-idella), Y. a. et n.
Tournoyer, pironetter, tromper en
cherchant des détours. — Troidell.
ruse.
TROIDELLER (tro-ideller), 8. m, Qui
biaise et trompe. Voy. TROIDELLA.
TROIDELLOU ({tro-idellou), 8. pl. L
Pluriel de rodell. 11 s'emploie au sens
de rubriques, intrigues.
TROIL (trot), 8. L Dévidoir. Ce mot
dérive de (ret, tourner; p. troet.
TROIOU (tro-tou). Ce mot, qui est le
pluriel de tro, expédient, occasion,
s'emploie au sens de menées en mau-
vaise part.
TROK, s. m. Echange, troc; pl. ou.
— Troka; p. troket, échanger.
TROKA, v. a. Et aussi trokla, C.,
échanger; p. troket, troklet: Voy. TERI,
TROKEIN (trok-e-in), v. a. Y. Echan-
Rer ; D, roket,
TROKER, 8. m. Brocanteur, pl. ien.
TROKL, TROK, 8. m. Voy. ce dernier.
TROLLA, v. a. D, Voy. TROKA.
TRO-LAGAD, 8. L Roulement des
yeux. — Tro, tour, et lagad, œil.
TROLINENNA, v. a. Calquer, parlant
d’un dessin.
TROMP, 8. m. Fer de la bobine d'un
rouet.
TROMPILL (les L mouillées), a. f.
Trompette; pl. ou. Prononcez ce mot
comme dans le français Vrille, Tor-
pille.
TROMPILLA (les L mouillées), et
mieux, c'hoari ou seni gant ann
drompill, sonuer de la trompette. Voy.
le précédent.
TROMPILLER (les L mouillées), s. m.
Joucur de trompette; pl. ten. Voy.
TROMPILL.
TROMPLER-C’HDARI, 8. m. Rabat-
joie ou trouble-fête.
TRO
TRON, s. m. Trône.
TRONJENN, TREUJENN, 8. f. Tige ou
tronc d'arbre, trognon de chou; pl.
ou.
641
TRONKER, TRONKOUR, 8. m. Y. Sau-
nier ; pl. tronkerion.
TRONKOUR. Voy. TROÂLER.
TRO'NN-HEOL. Mot contracté pour
tro ann heol, Yor, TRO-HEOL.
TRO-NOZ, 8. f. Ronde ou patrouille
de nuit. — Tro, tour, ronde, et nos,
nuit.
TAONOZ, adv. Par syncope pour
e-tro ann nox, ce soir. À la lettre,
vers la nuit.
TAONS, TRONSAD. Voy. ce dernier.
TRONSA, v. a. Retrousser ; p. ef. —
Troñsa he saé, retrousser sa robe.
Tronsa he stal, plier boutique, plier
bagages.
TRONSAD, 8. m. Faisceau, assem-
blage, paquet, botte de légumes,
trousseau de clefs, carquois.
TRONSEIN (troñs-e-in), v. a. Y. Re-
trousser; p. tronset. VOy. TRONSA.
TAONSET, adj. et part. Retroussé.
TROT, 8. m. Trot du cheval, certaine
allure.
TROTA, TROTAL, v. n. Aller au trot
du cheval; p. trotet.
TROTAL. Yor. le précédent.
TROTELLA, v. n. Trotiller, parlant
des personnes.
T8OTER, 8. m. Trotteur, parlant
d'un cheval. Marc'h trot, mare'h troter,
cheval qui va le trot.
TROUC'H, 8. m. Coupure, coupe de
fourrages, incision. Bexin trouc'h. se
dit du goémon que l’on coupe ou
drague au fond de la mer. Voy. BEZIN
Ton. Ar melchenn rux ne ro nemet
sunn trouc'h, le trèfle rouge ne donne
642 TRO
qu'une coupe. Ann etl drouc'h. la se-
conde coupe d'un fourrege.
TROUC'HA, Y. a. Couper, découper,
tailler (drap, toile), (ondre (herbe),
amputer un membre; p. trouc'het.
TADUC'HAD, 8. m. Balafre; pl. ou.
TAOUC'HEIN (trouc'h-e-in), v. a. Y.
Couper, tailler; p. trouc'het. Voy.
TROUC'HA.
TROUC’HER-BUZU6, s. m. À la lettre,
coupeur de vers de terre. Ce mot se
dit, en plaisantant, d'un laboureur ou
cultivateur. Yor. TROUC’HA.
TROUC'HER-MOC'H, 8. m. Celni qui
fait métier de tuer les pourceaux. À la
lettre, coupeur des cochons.
TAOUET, adj. Y. Tarer-trouet, Y. Ta-
rière appelée villebrequin.
TROUM (anc.) Lourd.
TROUSKENN, TAUSKENN, s. f. Croûte
sur une plaie; pl. ou.
TROUSKENNA, v. n. Et aussi (rus-
kenna, se former en croûte, parlant
d'une plaie. Il n'est guère employé.
TROUSIA (trou-sia). VOy. TROUZIAL.
TROUZ, s. m. Bruit, esclandre, que-
relle, sédition, discorde, tapage.
TROUZA, TROUZAL, v. n. Foire du
bruit, du tapage, parlant des per-
sonnes ; il se dit aussi des choses,
cémme le vent, la mer, l'écho.
TROUZAL. Voy. le précédent.
TROUZER, s. m. Tapageur. — Trou,
tapage.
TROUZIA, TROUZIAL. Voy. TROUZA,
TROUZAL.
TROUZUZ, adj. Bruyant. Voy. TROUZ.
TRO-VAD, 8. f. Réussite. — Tro,
tour, et mad, bon. Tro-vad en deux
great, il a réussi.
TRU
TRO-VALE, s. L Promenade. — M,
tour, et bals, marcher, se promener.
A la lettre, tour de promenade.
TRO-VEN, s. L C. YOT. TRS-WEM.
TRI-VERED, s. L Procession autour
de léglise. Cette expression date de
l'époque où les cimetières entouraieat
les églises. — Tra, tour, et bered, ci-
metière.
TRO-WAR-DAD (var), adv. A l'entoer.
Al lec'hiou tro-war-dro, les lieux en-
vironnants.
TRO-WENN (venn), 8. f. Ober euna
dro-wenn, ne pas réussir, manquer
son coup. — Tro, tour, et gwan,
blanc. Ce mot composé que j'ai moi-
même écrit comme ci-d mue pa-
raît absurde aujourd'hui. Il faut tout
simplement le ranger au nombre des
mots hybrides et familiers, et l'écrire
tro-ven. À la lettre, tour inutile, le
mot ven étant employé en Cornouaille
comme adjectif, au sens de Vain, inu-
tile. Ce qui a produit la confusion
dans l'orthographe, c'est que les deux
mots wenn et ven se prononcent de la
même manière. Voy. VEN.
TRO-WENT (reñt), 8. L. çanc.) Moulin
à vent. — Tro, indicatif de trei, tour-
ner, et gwent (anc.), vent. À la lettre,
qui tourne ou vent.
TRUANT, &. m. Y. Gueux, mendiant,
vagabond, misérable. écornifleur. Ce
mot, qui dérive de truez, pitié, com-
misération, avait autrefois (YP siècle)
le sens de digne de compassion.
TRUANTAL, TRUANTEIN, v. a. et n.
V. Gueuser, écornifler, vagabouder.
Voy. TAUANT.
TRUANTEIN. Voy. le précédent.
TAUANTEZ, féminin de truant, Y.
TRUBARD, a. m. Traître, fourbe, per-
fide, faux-pauvre; pl. ed. — Trubard-
tud, hypocrite.
TRUBARDEREZ, 8. m. Trahisôn, per-
fiie.
TAUBARDEZ, s.f. Féminin de trubard,
TRU
TRUBARDI, v. a. Obtenir une chose
par suite de feintes ou de mensonges :
Trubard eunn dra dioc'h eunn den,
obtenir par fuintes quelque chose de
quelqu'un.
TRUBARD-IUD, 8. f. Hypocrite. —
Trubard. perfide, et md. traître. À la
lettre, traître et perfide.
TRUBUILL (les L mouillées), 8. m. T.
Affliction, grande frayeur; pl. ow. —
Tud a ioa trubuill en em xastumet, il
s'était rassemblé du monde à faire
peur, T.
TRUBUILLA (les L mouillées), v. a.
T. Attrister ; p. et.
TRUBUILLUZ (les L mouillées), adj.
T. Atfristant.
TRUCH, 8. m. (anc.) Filouterie par
caresses ou adulation.
TRUCHA, v. a. (anc.) Enjôler.
TRUCHENN, 8. L Une coureuse, une
gueuse.
1
TRUCHER, 8. m. Et aussi trufler,s.m.,
flou, écornifleur; pl. ien. Voy. TRUCH.
TRUE, 8. L. Y.T. G. Pitié, compas-
Sion. VOy. TRUEZ,
TRUEK, adj. Je crois que ce mot
a, en quelques endroits, le sens de
truant.
TRUELLAT, 8. m. Y. Ancienne me-
sure pour les grains.
TRUEUZ (true-uz), adj. V.T. G. Digne
de pitié. — True, Y. T. C., pitié, com-
passion. Voy. TRUEZUZ.
TRUEZ, TRUHEZ, s. m. Compassivn,
pitié, pardon, grâce.
TRUEZA, TRUEZI, v. n. Kt mieux,
kaout truex ous eunn den, avoir pitié
de quelqu'un. Toutefois, on emploie
aussi truezi comme verbe acÜÿf : truesi
eunn den, assurer que quelqu'un est
digne de compassion. Kafin, on dit
l'uezi d'ann amser, regretter le temps
pussé.
TRU 643
TRUEZI. Voy. le précédent.
TRUEZUZ, adj. Digne de pitié. —
Trues, compassion.
TRUFLER, s. m. Filou, écornifleur ;
pl. ten. VOy. TAUCHER.
TAUGAR, 5. L Plaisir, satisfaction
prononcée. Je l'ai va employé au sens
de dudi.
TAUGARE, 8. f. Y. T. C. Miséricorde,
bonté, remerciment. — Ho trugarez,
aotrou, merci, monsieur; je vous re-
mercie, monsieur.
TAUGAREKAAT, v. a. Remercier; p. .
trugarekeat, trugarekeet. — Ho truga-
rekaat, aotrou (sous-entendu, a rann),
je vous remercie, monsieur.
TAUGAREZ, 8. f. Miséricorde, bonté,
remerciment. Ho trugares, merci, je
vous remercie.
TRUGAREZUZ, adj. Miséricordieux,
compatissant, propice.
TAUHE. Yor. TRUE.
TRUHEZ. Yor. TRUEZ. :
TRUILL (les L mouillées).
TAUILLENN, gueuille.
TAUILLAD (les L mouillées), 8. L
Botte de légumes, comme raves, ca-
rottes, etc. Ce mot s'emploie aussi en
parlant d’une réunion d'êtres animés :
Eunn druillad soudarded, un groupe de
soldats. Enn eunn druillad, en un bloc,
pêle-méle.
TRUILLAOU (les Lmouillées), s. p).m.
Pluriel ancien de truillenn, guenille;
aujourd’hui on dit ruillou. Le pluriel
truillaou se retrouve dans les dérivés
ci-après.
TAUILLAOUA (les L mouillées), v. n.
Ramasser des guenilles, des chiffons.
TAUILLAOLEK (les L mouillées), adj.
Couvert de chiffons, de guenilles.
TRUILLAOUER (les L mouillées), 8. m.
Cbiffonnier, celui qui fait métier de
ramasser des chiffons; pl. ien.
Voy.
644 TUE
TRAUILLEK (les L mouillées). Yor.
TRUILLAQUEK.
TRUILLENN (les L mouillées), s. f.
Guenille, chiffon; pl. truillou, masc.
TAUILLENNOK (les Lmouillées}, adj. C.
Et aussi truillok, couvert de guenilles.
Par extension, on dit ki truillennok,
d’un chien barbet dont le poil est long
et crotté.
TRUILLOR (les L mouillées), adj. C.
Le même que le précédent.
TRUILLOU (les L mouillées), 8. pl. m.
Pluriei irrégulier de ruillenn, gue-
aille, chiffon.
TRUK, 8. m. D. Passerelle faite de
grosses pierres pour traverser un cours
d een à marée basse, et aussi gué de
vière.
TRUM, ady. C. Promptement, vite.
TAUSKENN, TROUSKENN, s. f. Croûte
formée par une plaie; pl. ou.
TAUSKENNA. VOy. TROUSLENNA.
TU, 8. m. Côté, part, moyen, expé-
dient, parti, occasion, acception d’un
mot, disposition ou manière d'être.
Tu-evit-tu, sens dessus-dessous. Louzou
tu pe du, émétique, remède pour aller
par haut et par bas. Deuet eo war
he zu, il est revenu de sa frayeur.
Ann tu-enep, l'envers d'une étoffe.
Lakaat ann traou war ho zu, mettre
tout en ordre.
TUA, TUI, v. a. C. Mettre de côté ou
à part et en cachette, comme fout les
femmes dont les maris n'ont pas de
conduite. Le verbe bogoda est plus
usité en ce sens.
TUADENN, a. f. C. Fraude. Marc'ha-
dourez tuadenn, des marchandises in-
troduites en fraude.
TUBENN, s. f. (anc.) Croupe de
cheval,
TUCHENN, 8. L. Dune, butte petite
ou grande, motte d'un terrain maré-
cageux ; pi. ou. Tuchenn verienn, four-
TUE
milière. — Tuchenn. butte, et meriena,
pl. de merienena, fourmi.
TUCHENTIL, pluriel irrég. de d
chentil, gentilhomme. Ann duchen!,
les gentilshommes.
TUD, s. pl. m. Pluriel irrégulier de
den, homme, individu. Ann dud, les
hommes, en général, le genre hu-
main.
TUDA, Y. n. Yor. TUTA.
TUDIGEU (tudig-eu), 8. pl. m. Y. Enn
dudigeu, la populace. Ce mot est le
dimiautif de tud, tus.
. TUDIGOU, 8. pl. m. Les petites gens,
la populace. C’est le diminutif de tud,
luriel de den, individu. Ann dudigou,
populace.
TUEEN, s. f. Y. Douve de barrique,
merrain ; pl. tuaf, masculin.
TUERK, adj. T. Adroit.
TUELL, s. f. Y. Nappe de table;
pl. eu.
TUELLENN.
neau; pl. ou.
TUEMM, adj. Y. Chaud. Voy. Ton.
Ce mot, en Vannes, s'emploie aussi
comme adverbe, au sens de affec-
tueusement.
s. f. Cannelle de ton-
TUEMDER, s. m. V. Chaleur.
TUEMMEIN (tuemm-e-in), v.a. etn.Y.
Chauffer, se chauffer : p. (uemmet. Vory.
TUEMM.
TUEMMOUR, s. m. Y. Chauffeur; pl.
tuemmerion.
TU-ENEP, 8. m. Ann (u-enep, l'en-
vers d'une étoffe, etc. — Tu, côté, et
enep, Coutraire, opposé.
TUER, s. m. GC. Qni met de côté pour
lui des objets qui ne lui sont pas échus
dans un partage, etc.; pl. ten.
TUERGN, TUIRGN, s. m. Tour, ma-
chine des tourneurs. VOy. TUIRGN, plus
usité.
TU-
TUERGNER, TUIRGNER, 8. m. Tour-
neur en bois, en métal; pl. ien. Voy.
TUIRGNER, plus usité.
TU-EVIT-TU, adv. Sens dessus-des-
sous.
TUF, sorte d'adverbe. Totalement.
Brein-tuf, entièrement pourri, parlant
du bois.
TUFA, v. n. Jeter ou lancer sa salive,
cracher sans efforts, comme les fu-
meurs.
TUFELLENN, 8. f. Y. Bardeau; pl.
tufat.
TUFF, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de
fulenn.
TUFFENN, 8. f. Douve ou dourvelle de
barrique; pl. tuff, masculin.
TUFFOREK, adj. Y. Amzer tufforek,
température de chaleur étouffante.
TUI, TUA, Yor. ce dernier.
TOIN, v. a. T. Le même que tuf, v. a.
TUIRGN, TUERGN, 8. m. Tour, ma-
chine des tourneurs; pl. ou, tou.
TUIRGNAT, v. a. et n. l'aconner ou
travailler avec le tour.
TUIRGNER, 8. m. Tourneur sur bois
et métaux; pl. ten.
TULAU. Voy. TULO.
TULBENN. VOy. TULIPEZENN.
TULBDZENN, TURBODENN, s. L. Tur-
bot, poissou ; pl. tulbos, tulbod, mas-
culin.
TULE,8.m.Ombilic, cotylet, plantes.
Voy. MOUZIK.
TULIPEZENN, 8. f. Et aussi tulbenn,
tulipe, plante; pl. tulipes, masculin.
TULO (tulô), s. m. Cotylet, plante.
VOY. KRAMPOUEZ-MOUZIE. °
TU-MAD, 5. m. Ann tu-mad, l'en-
droit d’une étoffe, par opposition à
tu-enep. — Tu, côté, et mad, bon.
TUR 645
TUMPA, v. a. et n. C. Verser, parlant
d’une charrette, gagner par ruse, faire
tomber dans un piége. On dit tumpa
dour. vider l'eau d'un bateau avec une
écuelle ou autre objet ; p. tumpet.
. TUMPAL, v. n. T. Gambader.
TUMPORELL, s. f. C. Tombereau;
pl. ou.
TDN, 8. m. EL aussi funienn, digue
naturelle; pl. tou.
TUN, 8. m. (anc.) Ruse, strategème,
tour d’adresse.
TUNA, v. a. (anc.) Gagner par sub-
tilité ou ruse. — Tun (anc.), ruse.
TUNENN, 8. L Colline, dune; pl. ou.
TUNIENN, 8. L. Digue naturelle;
pl. ou.
TUONI, 8. m. D, Ober fuoni, mettre
en réserve.
TUPAKINA, v. n. (anc.) Tomber à la
reuversæ sur le dos.
TU-PE-DU. Louzou tu-pe-du, éméti-
que, remède pour purger par haut et
par bas.
TUR, 8. m. (anc.) Taupinière, butte
que font Îles taupes. Yor. TURIADENN.
TURBODENN, s. L Turbot, poisson;
pl. turbod, m.
TURCH, s. m. V. Lutte des bêtes à
cornes.
TURCHAL, v. H. Y. Et aussi tourtal,
se battre comme font les bêtes à cor-
nes, se cosser ; p. furchet.
TURC'HAT, v. a. Fouiller la terre
comme font les taupes, les pourceaux.
YOt. TURIAT.
TURCHEIN (turch-e-in), v. n. Y. Le
même que turchal.
TUBC’HUNELL, s. f. Y. Tourterelle;
pl. et.
TURIA. Yor. TUMAT.
646 TUR
TUMADENN, s. L. Terre remuée par
les taupes ou "les pourceaux ; pl. ou.
TURIADENN-0@02, s. f. Taupinière,
butte formée par les taupes. Yor. T6-
MAT, Y. a. — Turiadenn, terre remuée,
et goz, taupe.
TURIAT, v. a. Et aussi turc’hat,
fouiller comme font les taupes et les
pourceaux, parlant de la terre. Turai
onn douar.
TURIELLAT, v. a. Voy. TURIAT.
TURKANTIN, 8. m. Thym, plante.
TURKEZ, s. L. Tenaille de serrurier,
etc. ; pl. ov.
TURN, s. m. Y. Tont, machine des
touraeurs.
TURNER, 8. 0. Y. Tourneur, qui tra-
vaille sur le tour; pl. ton.
TURUBAILLOU (les L mouillées), s.
pl. m. Brimborions, et aussi, épou-
vantail pour effrayer les oisesur.
TURUBAN, s. m. Echarpe de cein-
ture; pl. ou.
TURUCHENN, 5. L. Ce qui reste en
terre d'uu arbre dout on a couné Île
trouc.
TUZ
TURUL, v. a. Y. Jeter, lancer; p
taulet, tolet. LA TEUREL. Ainsi qu'on
peut le voir par le participe de mra),
ce verbe se cnnjugue conme si l'inf-
BIT était aul, gi did, V.
TURUMELL, s. f. Butte, petit tertre,
et aussi petite ‘butte formée par les
fourmis ; pl. ou.
TURUMELLER, adj. Il se dit d’un sol
raboteus.
TURZUNELL, s. f. Tourterelle ; pl. cé.
TUT, FUB, s. pl. m. Pluriel de den,
individu, homme. Ann dud-se, ces
gens-là.
TUTA, v. n. (anc). Assembler des
gens, en recruter pour exétuler un
travail. — Tut, tud, des bommes, des
iudividus.
TOTAL, v. n. (anc.) Se donner bien
de la peine en pure perte pour réussir.
TUTUM, adj. Trop gros. trop épais
pour entrer par un trou, etc.
TUTUM, adj. C. Lourd d'esprit.
TUZUM, adj. G. Compacte, lourd,
émoussé par la pointe, lourd d'esprit.
TUZUMI, v. a. C. Emousser par la
pointe; p. furumes.
UFE
U. 8. m.T. Œuf; pl. wo. Yar. "1.
uBÔT, s. m. C. Voy. HUBsT.
UBOTA, v. n. C. Voy. HUBOTA.
UC'H, UC'HEL, adj. C. Haut, élevé,
sublime. Voy. HUEL.
UC'HEL, Yor. le précédent.
UC'HELAAT, v. a. C. Hausser, élever;
p. uc'heleat, uc'heleet.
UC'HEL-C'HBUEDÈT,s.m.C.Et mieux,
ann uc'hel c'houeset, le haut enflé
d’orgueil, pour dire le démon. Yor.
C'HOVEZET.
UC'HEEDED, 1. m. C. Hauteur.
UC'HELENN, 8. L C. Eminence, lieu
élevé; pl. ou.
UC'HELENN, 8. L. C. Jupe.
UC'HEL-VARR,s. m. C. Voy. HUEL-VARA.
UCHEN, s. m. G. Vo. USIEN.
UDAL, v. 0. Y. Hurler.
UDEIN, UDAL (ude-in), v.n.Y. Huriet.
UDEREAC'H, 8. m. Y. Rogissement.
UDEREC'H, s. m. Y. Le même que le
précédent.
UFERN, s. m. Cheville du pied; pl.
ann daou ufern. À la lettre, lea deux
chevilles. C’est an pluriel duel.
687
OGENN {eg-omn), s. f.'Luette. Voy.
HVGEUN. Ce mot figure parmi iesinems
de famille. °
UGENT (prenoncez ce mot comme
Ug-ainte, en français); nom de nombré.
Vingt. Après ugeñni, la lettre Bse change
en Y : Ugeñt vloes, Tiagt ans, au lieu
de ugent boas.
OGENFVED (pronunces ce-mot comme
Ug-ainte-ved,en français); adj. numéral,
Vipgtième. — Ugeñt, vingt.
UGEOLENN, HUSEULENN (ug-eolenn),
8. LY. Ampoule ; pl. eu.
UI, 8. m. V. Œuf; pl. uieu.
UIEUEIN (ui-eu-e-in), v.a.V. Etendre
des œufs sur des crêpes, etc., enduire
d'œut ; p. uisuet. — Ui, œuf, Y.
UIGENT (prononcez.ce mot comme
Uig-ainte, en français), V., nom de
nombre. Vingt. Voy. UGERT.
UL, article indéfini, Y. Un, une. Il
correspond à eut, du Léon. UL leo, une
eue.
ULMENN, s. L T. Nœud d’arbre, de
plante, éclat de pierre taillée; pl. wi-
menno.
‘ULMENNEK, adj. T. Qui a des aœuds
(arbre ou pliante).
-UELOPH, 8. pl.:m. Pioriel trrégulier
de'wioc'henn,
648 UNA
ULOC'HENN, s. L Orme, arbre; pl.
uloc’h, des ormes. du bois d'orme,
masculin.
ULYENN, 8. L. Duvet qui s'élève du
lin quand on le peigne, pl. ou.
UM, V. Particule qui sert, en Vannes,
à former les verbes pronominaux et
qui répond à en em du Léon. C'est
ainsi que des verbes actifs klemmein,
plaindre, mirein, empêcher, on forme,
en Vannes, um glemmein, se plaindre,
um virein, s'empêcher de. Après cette
particule, les lettres fortes se changent
en faibles, comme après en em du
H.
UNAN. nom de nombre. Un, une. —
N'en deux nemet vnan, i] n’en a qu'un.
Unan anesho, un d'eux. Unan ac'ha-
noc'h, un de vous. Unan ha daou a 20
tri, un et deux font trois. Ce mot,
joint aux pronoms personnels, leur
donne une signification particulière :
me va-unan, moi-même, moi seul, moi
sans compagnie; nt hon-unan, nous-
mêmes, nous seuls, etc. Le mot unan,
comme on le voit par l'exemple pré-
cédent, ne s’emploie pas au pluriel ; il
n’en était pas de même autrefois. C'est
ainsi qu'on disait : unanou-bennag,
quelques-uns; aujourd'hui, on dit :
eur re-bennag. On disait aussi: mont a
unanou, s'en aller un à un. Beza a-unan
gant, être d'accord avec. Unan a saou,
de deux choses l'une. Dal a unan! et
d’un! pour dire en voilà un qui a son
affaire, en voilà un qui est terminé, etc.
UNAN-BENNAG, pronom indéterminé.
Quelqu'un. Ce mot a un pluriel : eur
re-bennag, quelques-uns. On dit aussi:
unan-bennak, eur re-bennak. Voy.
BENNAG, BENNAK.
UNAN-BENNAK. Voy. le précédent.
UNANI, UNVANI, v. a. Concilier, ré-
concilier, mettre d'accord; p. unganet,
untanet,
UNANIK. Ce mot, qui n’est autre que
le diminutif de unan, se place après
les pronoms personnels, à l’iustar et
avec le sens de unan, mais particuliè-
rement quand il est question de jeunes
enfants : me va-unantk, moi tout seul.
l s'emploie aussi pour toute personne,
URC
nand on veut appuyer sur l'isolement
où l'on se trouvait à un moment donné.
He-unanik edo neuxe, il était tout seul
alors.
UNANOU, s. pl. des deux genres.
vor. ce qui est dit à son sujet au mot
NAN.
UNN, article indéfinl, Y. Il répond
à eunn, du Léon. Unn den, un homme.
UNNEK, nom de nombre. Onze. —
Unan, un, et dak. dix. Yor. HEL,
UNNEK-UGENT, nom de nombre.
Deux cent vingt. — Unnek. onse (fois),
et ugent, vingt. VOy. PEVAR=UGENT.
UNNEKYED, ad]. numéral, Onsième.
— Unnek, onze.
UNVAN, URVYAN, adj. D'accord, uni,
semblable, pareil. Voy. MAN, appa-
rence.
UNVANI, UNANI. Voy. ce dernier.
UNVANIEZ, 8. f. Union, concorde,
réconciliation. Yar. UNRVAN.
UNVEZ, 8. L Le P. Grégoire donne
ce mot au sens de unité : ann unves
eux ann ls, l'unité de l'Eglise.
00, s. pl. m. T. Pluriel de uw, œuf, T.
UOAN, v. a. T. Etendre des œufs
battus sur les crêpes. Voy. VIAOUA.
UR, article indéfini, Y. Un. Ce mot
répond à eur du Léon et suit les mêmes
règles que ce dernier. Ur c'hi, un
chien, au lieu de ur ki; ur tuoc’h, une
vache, au lieu de ur buoc'h; ur gazek,
une jument, au lieu de ur kasek; ur
vamm, une mère, au lieu de ur mamm.
UR, 8. m. (anc.) Voy. GUR, homme
par rapport au sexe.
URC'H, s. f. Y. Ordre religieux ; pl.
urc'heu. Voy. URS.
URC'H, s. L Y. Ordre, sacrement.
Voy. URS, ordre, sacrement.
URCHA, Y. n. (anc.) Hurler, gro-
guer, comme font les porcs.
URS
UAC'HA, Y. n. (anc.) Voy. le précé-
dent.
URC'HEIN (urc’he-in), Y. Ce doit être
le mème que urc'ha.
URIOU, 8. m. {anc.) Livre de lec-
tures pieuses ; pl. uriaou.
URISIN, URUSIN (uri-sin), 8. m. Y.
Devin, magicien; pl. et.
URISINER (uri-siner), 8. m. Y. Astro-
logue, devin, magicien ; pl. on.
URISINEREAC'H (uri-si-nereac’h),s.m.
V. Magie, astrologie, sortilége.
URLAOU, 8. pl. m. (anc.) Voy. URLOU,
qui a remplacé urlaou.
URLAOUEK, URLOUEK, adj. Goutteux.
URLO, 8. m. T. Goutte, maladie.
URLOU, 8. pl. m. Crampes violentes,
goutte (maladie), mal. qui survient la
puit par suite de mauvaise circulation
du sang.
URLOUEK. VOY. URLAOUE.
URS, URI, 8. L Ordre monastique;
pl. ursou, ursou, ursiou. Urs sant
Benead, l’ordre de saint Benoît.
URS. URZ, s. f. Terme d'église. Ordre,
un des sacrements; pl. ursou, urzou,
ursiou. Sakramant ann urs, le sacre-
ment de l’ordre. Ann ursou sakr, ann
ursou, les ordres sacrés. Beza dmdan
ann ursou, avoir recu les ordres. Rei
ann ursou, conférer les ordres. Kemeret
ann ursou, prendre Îles ordres. Ober
beleien nevez, ordonner des prêtres.
Ar gloer all a xo bet beleget, les autres
clercs unt été faits prêtres. Ann ursou
bras. les ordres majeurs. Ann ursou
bihan, les ordres mineurs. — Les or-
dres sacrés ou ecclésiastiques sont les
suivants par ordre d'importance :
UZU 649
1° Ar veleien, ou, ar re a so bet beleget,
les prêtres ; 2° ann avielerien, ou, ar re
ho deus bet ann urs a avieler, les évan-
gélistes; 3° ann abostolerien, ou, ar re ho
deus bet ann urz a abostoler, sous-dia-
cres ; 4° ann ursou brhan, les ordres
mineurs ; 5° Kurunenn ar gloer, la
tonsure.
URUSIN. Yor. URISIN.
URUZ, adj. Y. Heureux.
URVAN. VOY. UNVAN.
URI, 5. f. Yor. URS.
URZA, URCHA, URC’HA, v. n. C. Gro-
gner comme font les porcs.
US, UZ, adj. Haut, élevé. 4-us, en
hant, au-dessus de. A-us d'an fenn,
au-dessus de ma tête.
USIEN (u-sien), 8. f. Criblures de
blé vanné, écorce de l’avoine moulue.
USMOL, s. m. T. Criblures de blé
vanné.
UVEL, adj. (anc.) Humble. On disait
aussi vuel.
UZ, US. Yor. ce dernier. 4-us d'ha
penn, au-dessus de votre têle.
UZEL, HUZEL, HUZIL, s. f. Suie de
cheminée. Uzel. Lusel, sont des noms
de famille assez répandus.
UZELENN. Yor, HUZELENN.
UZEO, a. m. Y. Le méme que iuseo.
UZIL. Yor. HUZIL.
UZUIL, s. f. Voy. HUZIL.
UZULER, UZURER, s. m. Usurier;
pl. ten.
UZURER. Voy. UZULER.
82
VAG
VA, MA, pronom possessif. Mon, ma,
mes. Daas l’aniversalité des dialectes
bretons, le pronom ma est plus usité
que va. En Basse-Bretugne, ce dernier
est plus employé, quoique de création
plus récente. Yor. le Sapplément au
mot Ma. Après ces pronoms, il y a
quelques lettres fortes qui deviennent
Juces. Voy. la grammaire. Va fenn,
pour va pénn, ma tête. Va zroad, au
lieu de va troad, mon pied.
VA, MA, pronon personnel toujours
rézim2. Me. Après ces pronom, il y a
quelques lettres muables qui s’adou-
cissent. Voy. la grammaire. Va c'haret
a ra, il m'aims; au lieu de va Karet
a ra.
VAD. Ce mot, qui n'est autre que
l'adjectif et le substantif mad, bon,
bien, paraît parfois sous la forme ci-
dessus, sans qu'on puisse se rendre
un compte satisfaisant de cette trans-
formation. Ainsi, on dit oher cad. À la
lettre, faire bien, pour dire faire
plaisir, soigner ou avoir soin d'un
vieillard, d'une faible créature, veiller
sur eux, ne les laisier manquer de
rien. Ann dra-3e a ra cad d'in, cela
me fait plaisir. Grit vad d'eshi, ayez
soin d'elle, ne la laissez manquer de
rien.
VAG, VAK, adj. Voy. ce dernier.
VAGANEEIN (vagane-e-in), v. n. V.
Tomber en défaillance. On dit aussi
tagannein.
VAGANNEIN. Voy. le précédent.
VAO
VAGANREREC'H, s. m. Y. Evanouts-
sement.
VA-HINI, MA-HINI, pronom pos-
sessif. Le mien, la iena: pl. ve-re,
les miens, les miennes. Ces mots sont
des deux genres.
VAK, adj. Inoceupé, désœurvré, ve-
cant, vague, parlant des personnes et
des choses. Douar vak, terrain vague,
qui n’a pas de propriétäire. Me se oak
hirio, je n'ai rien à faire aujourd’hui.
VAL, V. À Vannes, on dit dant a val,
dent molaire; pl. deñt a val. Je n'en
puis dire davantage.
VALGOURIEIN (valgourie-in), Y. n. Y.
Et aussi valgorein, balbutier.
VALIGANT, adj. (anc.\ Inconstant.
VAN. Voy. MAN, feinte, semblant.
Ober van, faire semblant.
VANELL, VOy. BANELL.
YANN, Voy. BANN, SANN-10. En Vannes,
on dit seuel er bann, lever la paille qui
a été battue au fléau sur l'aire.
YANN, C. Teuler mein er cann, jeter
des pierres en l'air. Je crois que bann
doit être le radical et du genre fé-
minin.
VAOT. Voy. BAOT.
VAOTA. Voy. BAOTA.
VAOTEK. VOY. BAOTES.
VET
VAR, prép. Voy. WAR.
VA-RE, adjectif possessif. Les miens,
les miennes. C'est le pluriel de va-hini.
On dit aussi mare.
VARLED, s. m. Valet de menuisier,
un des instruments dont il se sert.
VARLENN. VOy. BARLENN.
VASTROUILL (les L mouillées). Yar.
BASTROUILL.
VED, mot qui sert de terminaison
aux adjectifs uuméraux et qui corres-
pond à la terminaison ième du fran-
çais. Daouxekved, douzième. En Vannes,
on dit pet au lieu de cad. Deuxekvet,
douzième, Y.
VEN, VEN, adj. C. Inutile, vain.
Ober eunn dro ven. À la lettre, faire un
tour inutile, pour dire, ne pas réussir.
VOy. TRO-WENN. Great en deux eunn
dro ven, il a manqué son coup, il n'a
pas réussi.
YENDER, Voy. MENDEN.
VENOROGENN (vendrog-enn), s. f. Y.
Grosse dondon, fille grasse et joufflue.
VENIAL, adj. Véniel. Eur pec'hed ve-
nial, un péché véniel.
VENIEL. Yor. VENIAL. :
VENJA, v. a. Venger. En em veñja,
se venger.
VENJANS, s. m. Vengeance.
VERB-DOUE, s. m. Le Verbe divin.
VERGADEL, a. f. Poisson séché et
salé.
VERTUZ ! interlection. Peste ! dlar: (re)
Il se dit dans la belle humeur.
VES. Voy. 8ERS.
VESTIAL, 8. m. Y. Sacristic ; pl. eu.
VET, Y. Ce mot est employ 0. comme
red du Léon, à la fin des adjectifs nu-
méraux.
VIE 651
VETEPANS, adj. Prémédité. Je crois
que ce mot ne s'emploie qu'en mau-
vaise part (guet-apens). À vetepañs, de
mauvais dessein prémédité.
VEZ. Ce mot qui, peut-être, a eu
autrefois une signification, sert de ter-
minaison à quelques mots auxquels il
donne le sens de durée complète. C'est
ainsi que de bloas, année, on fait
bloarezs, la durée d'une année com-
plète; de noz, nuit, on fait nozvez, la
durée de la nuit; de dez, detz, jour,
on fait derez. la durée d’un jour. Ilen
estde même desmotssuivants : heures,
durée d'une heure entière (heur, heure):
mintinves, durée entière de la matinée
(mintin, matin); beureves, C. T., durée
de la matinée (beure, GC. T., matin);
goelcez, durée d'une fête (goel, fête);
sulvezs, durée du dimanche (sul, diman-
che); sadornres, durée du samedi
(sadorn, samedi). Ces deux derniers
sont les seuls jours de la semaine aux-
quels l’usage permette de donner cette
forme. On remarquera que les subs-
tantifs ainsi transformés sont du même
genre que le substantif travesti, ce
qui n'a pas lieu en français, car on dit
matin et matinée, jour ot journée. —
Eu Vannes, c’est la terminaison ec'h
qui remplit ce but; on y dit : noscc’h
au lieu de noztez; deuec'h, pour de-
kad journée ; bleuec'h, pour blevec’h,
année.
VI, 8. m. Œuf; pl. ciou. Viou tang,
tiou bihan bags, tiou poazx tano, des
œufs à la coque. A Ia lettre, des œufs
clairs ou ‘peu cuits. Viou poaz kalet,
des œufs durs. À la lettre, des œufs
cuits durs.
VIAOUA, v. a. Etendre des œufs
battus. Viaoua ar c’hrampouez, éten-
dre des œufs sur les crêpes.
VIBER. VOy. AER-VISER, vipère, animal.
En latin, vipera.
VID, VIT, s. m. Y. Dyssenterie, dé-
voiement, diarrhée, courante.
VIELL, 8. m. C. Oisiveté.
VIELLA, v. n. C. Être ojsif. VOy.MELL.
VIELLER, s. m. C. Oisif; pl. ien.
e
652 VIL
VIJEL, 8. m. Abstinence, vigile.
Deiz vuel, jour où l'on doit faire
maigre.
VIIL, 8. m. Y. Abstinence, vigile.
De vijil, V., jour où l’on doit faire
maigre.
NIKEL, 8. m. Vicaire, haut digni-
taire ecclésiastique. Ar vikel-vraz, le
grand-vicaire. substantif vikel se
dit aussi d'un prètre qui, dans une
paroisse, est sous l'autorité du curé;
pl. pike
VIKELACH, 8. m. Vicariat, haute di-
gnité ecclésiastique.
VIL, adj. Obscène, déshonnète, par-
lant des choses, et aussi, laid, parlant
des persounes.
VILAAT, v. n. Devenir laid.
VILAR, VILER, 8. m. Place d’un ha-
meau. Ce mot est peu employé, mais
il se retrouve dans les dénomivations
des champs d’une ferme : Park ar rilar
est le champ qui est coutigü à celte
pluce. Vay. le mot cHamP à mon Nou-
veau Dictionnaire français-breton 1869.
VILAT, v. n. Y. Le même que vilaat.
VILER. VOYy. VILAR.
VILGENN (tilg-enn), 8. f. G. Grasse de
corps, et, par extension figurée, fille
de mauvaise vie, fille prostituée; pl.
vilyenned.
VILTANS, 8. m. Toutes saletés qui
gortent d'une plaie. Au figuré, ar viltans
se dit de la généralité des démons, des
sorciers; pl. ou. Le pluriel viltañsou a
uue acception particulière. Voy. ce
mot.
VUE
VILTANSOU, s. pl. m. Paroles ou
pensées déshonnètes, actions impu-
diques.
VIOLETEZ-ANN-ITROUN-VARIA, s. n.
Gantelée, fleur. On dit aussi manegena,
8. f.
VIOU, 8. pl. m. Pluriel de ci, eul,
VIOU-ELUMEN, 8. pl. m. Ome'ette
d'œufs.
VIT, 8. m. Y. Et aussi void, dérvoie-
ment.
VIT. Monet da vit eunn dra, aller
quérir une chose, G. Voy. DAT.
VIVERJANDO, 8. m. Et aussi liverjañd,
mercure, métal.
VIZ. Voy. B.
VO. Ce mot sum, loie parfois dans
tous les dialectes, à la place de heza,
truisième personue du singnlier du
futur du verbe beza, lequel beso de-
vient vezo en construction, et, par
coutraction, bo et vo, selou le cas.
VC ER, adj. Y. Fude.
VOERDET, s. rm. V. Fadeur.
VOLOSK. Voy. MOLOSE.
VORSK. Voy. MORSK.
VOULOUS, S. m. Velours, certaine
étoffe de suie.
VUEL, adj. (anc.) Humble de cœur,
terme de dévotion. On disait aussi
uvel. — Es rnet (anc.), humblement.
VUELAFF, v. a. (anc ) Humilier.
VUELDED, VUELDER,
m. (anc.) Hu-
milité, terme de dévotion.
WAR
WAR (car), prép. À, dessus, sur. Ce
mot sert à former un grand nombre
de mots composés, et il n’est pas tou-
jours facile de déduire le sens qui lui
est attribué, je veux dire sa valeur
dans le mof composé. On en pourra
juger en jetant les yeux sur la série
ci-dessous. — Après war, les lettres
fortes se changent en faibles. Ainsi, on
dit : war vor, au lieu de war mor, sur
mer; war souar, sur terre, au lieu de
war douar, 1oar varc’h, à cheval, au
lieu de war marc'h. Cette préposition
aussi, dans un but purement eupho-
nique, exige une construction parti-
culière quand elle est suivie d’un pro-
nom personnel. Ainsi, tandis que l’on
dit war al leur, sur le sol, war va
breac'h, sur mon bras, il faut dire
woar-n-oun, Sur mOi, el non war oun;
il en est de même pour #war-n-oud,
sur toi; toar n-exhan, war-n-han,
war-n-eshi, sur lui, sur elle; toar-n-
omp, Sur nous; twar-n-hoc'h, sur vous;
war-n-ezho, sur eux, sur elles. Dans
cvs dernières phrases, la lettre N est
cuphonique, et rien qu'euphonique.
Elle est euphonique au inême titre que
la lett:e T dans le français, a-t-il fait,
etc. Enfin, la préposition qui nous oc-
cupe s'emploie à l’iustar de la prépo-
sition dre devant un verbe à l'influitif,
pour former le gérondif : Ann hent a
ta war ziskenn ha war ledanaat, le
chemin va en descendant et en s’élar -
gissant. À la lettre, le chemin va sur
descendre et sur s’élargir. Ce sont des
celticismes pur-sang. Voy. à ce sujet,
à mon Nouveau Dictionnaire 1869, la
préposition EN, article 9°. Voy. AR69AD,
ARVOR, AR, prép,
WAR
WAR (oar), prép. T. Dessus, à, sur.
A la prononciation près, c'est le même.
que le précédent.
WAR-ARBENN (var), prép. G. À 16
rencontre de. Monet war-arbenn da
eunn den, aller au- levant de quelqu'un.
WAR-AR-PEMDEZ (oar), ady. T. Jour-
nellemeut, tous les j:urs. — War,
sur, et ar pemdez. le chaque jour.
WAR-BENN (var), prép. War-benn
warc'hoaz, dès demain, pour demain.
WAR-BOUEZ (var), pron, War-bouex
eur gordenn, au bout d'une corde.
WAR-BOUEZ MA (var), conj. À con-
ditiou que.
WARC'HOAZ (carc'hoax), ady. De-
main. Warc’hoaz vintin, pour minéin,
par élision pour warc'hoaz da vintin,
duimain au matiu.
WAR-O'HORRE (var), prép, et adr.
Par-dussus, au-dessus, en sus, à la
surface. — War, sur, et gorre, surface.
War-c'horre ann douar, à la surface
du sol. Dek kwennek war-c'horre, dix
sous en sus.
WAR-DRO (var), prép. et adv. À l'en-
tour, autour, à pen près, environ.
War-dro ann ti, autour de la maison.
Daouzek pe war-dro, douze à peu près.
A la lettre, douze ou environ. — War,
sur, et tro, lour.
WAR-DU (oar-du), prép. T. Du côté
de, vers. Voy. WAR-ZU.
GA WAR
WAR-EEUN (vor-s-cun), adt. Tout
droit, en droite ligne. — Wer, sur, et
oeun, direct, droit, adj.
WAB-8IL (Prononces comme en fran-
qi wa Ady adv., à recalons. —
er, sur, et k, arrière. Voy. A-6i.
WAB-60LL , adv. Avec perte.
Gwersa traou Let uer à perte,
— Wer, sur, et koll, perte.
2e. 1 ne »emploie qu'en parlant dus
ne s'emp en
istances. War-hed À el xerves kersod
dioc'h amaïñ, à deux journées de mar-
che d'ici environ. On dit aussi war-
n-hod. — War, aur, à, ot hed, dis-
fance, longueur.
WAR-IUN (var), ady. Et aussi diwoar,
fun, à jeûn. — Wer, à, sur, ot un,
WAB-LAEZ (var), adv. Éo haut, avec
un verbe sas mouvement, War-lees
ma, il est en haut. — Par, sur, et
» R haut.
. WARLENE (varlencs), sorte d’adrerbe.
L'an passé. mot, comme heviene
renferme en composition le substantif
lene, auquel on attribue le sens ancien
de année, an.
WAR-LERO'H (var), prép. et adv, À la
suite, après. War-lerc'h ho preur, à la
suite de votre frère. Cette éposition
est du nombre de celles qui demandent
lg construction particulière après
es, pronoms personnels. C'est ainsi
que ‘on dit war he lerc'h, après lui, à
ga suite, sur sa trace, au lieu de
war-lere h hen. Yor. le mot rRéPosI-
TION à mon Nouveau Dictionnaire
français-breton 1869. 4r c’homxou-mar
tæar-lerc'h, les paroles ci-dessous.
WAR-NEZ (var), prép. Sur le point
de. Bar end war-nes mervel, i] est sur
je point de mourir,
= - CCR
. ET
WAR-N-HEB (ver). VOY. 618.86.
AxLe
1 a orat
WAB-VALE var), sorte d'adjectif.
Hors du lit, t ou sur pied et sor-
tant du lit. — Rar. sur, 61 hala. mat
Wer-vale
il
K B ma, H e
94 < VALE 1 Jaterieeiloù on e)
d'alerte. Debout! —_ Wer, sur, oi et tes,
marche.
WAR-VAR (ver-var), ady. 19 La =
K S LA
ar-var da vase en
se noyer. — War, Sur, et n-a
titude, doute.
WAÏ-VARO'H (vert in
cri d'alerte. U N, Werder, à p
march, cheval.
WAB-VORSS (var). swer-vorde,
être irrésolo. EE oo location est de M
Cornousiille.
Rt (var
1 — Wor, sûr
ba ion da corps bout.
WAR-ZARBED (var). Bard war-xarbed,
être dans le doute. Voy. PARBET.
WAR-ZISKENN (var). Cette locutioe,
Deboef,
et de, see,
toute bretonne, a é expliquée K
mot war. siskenn, aller en
rean
WAR-ZISTOL (oar), sorte d'adverbe,
T. Ran twar-sistol, prêter où avancer
de l’argent. À la ane: donner sur
restitution.
WAN-Z0 (var), prép. Vers, du côté
de. War-su ar Sao-Heol, du côté du
Levant, du côté du leter ‘du soleil.
WENNIK (vennik). Voy. cWERME, ss. 1.
YAU, 8. th. (anc). Montée.
ZUN
Z
Z. Voy. à mon Nouveau Dictionnaire
français-breton, à la lettre Z, les par-
ticularités relatives à cette lettre.
ZE, SE, particule démonstrative qui,
placée à la suite d’un substantif, a le
ses de l’adverbe français là, par op-
position à mañ, ma, qui a le sens de
Tad verbe fran ct. La particule se
se place après les lettres faibles ou
douces, tandis que la particule se se
place après les lettres fortes :
dra-xe, ann den-se, celte chose-là, cet
homme-]là; mais on dit kemeñnt-se,
cette chose-là, cela ; ar verc'h-se, cette
fllle-là ; el leac'h-se, dans ce lieu-Ilà.
ZELLOURI, a. m. V. Sourire, s. m.
Zi, Si, 8. m. V. Défaut, vice; pl. sisu.
ZIKEN, adv. T. Même. Yor. Z66EN.
ZOKEN, ZO-KEN, adv. Même. Brasoc’h
eo soken, ii est même plus grand, elle
est même plus grande.
EUR, s. 1. T. Semaine. Yoy. SIZUN.
SUPPLÉMENT.
AND ATR
SUPPLÉMENT
AU
DICTIONNAIRE BRETON-FRANÇAIS
Les mots compris dans ce Supplément figurent à leur rang dans le corps du
Dictionnaire breton-francais.
A
ALAN, &. m. eac'h en deus o kuout 1 ARAR. charrur, et ARAT, charruer.
alan, il a peine à respirer (par une
lourde température).
ALL, nd), Autre. Ce mot s'mploic
parfois d'une manière qui échappe à
l'analyse. C'est ainsi que l'on dit :
Ker iaouank all ma's oud, si jeune
que tu es. Deut oc'h euz à geit all,
vous êtes venu de si loin. Rei ou ober
kemend all, rendre la pareille. Evit
kemend all a dud, pour tant de gens.
Ar bles a lourikaz ann oan, kik, eskern
hag all, le loup dévora l'agneëu, chair
et os. À Ja lettre, chair, os et autres.
Ce mot all est, dans cette dernière
phrase, d'une énergie bien remar-
quable.
AMZER, s. f. Temps, époque. Amzer
xo bet e oann kre, j'étais fort autrefois,
il fut un temps où j'étais vigoureux.
ANDERU, s. mn. Y. Après diné.
En francais, rame. En latin, aratrum.
ARIANT (anc.) Argent.
ATANT, s. L. Occasion. Bes’ en deux
bet atant vad da vont di, il a eu une
belle occasion pour aller là.
ATIL. Dans les fermes de la Cor-
nouaille et du Léon, il y a parfois un
champ qui porte le noun de Park atil.
C'est un champ de bonne terre et
proche de la maison, à laquelle il est
même contigu le plus souvent. On y
cultive des légumes potagers et quel-
ques arbres fruiliers.
ATREJOU. Ce mot est le pluriel de
atred. Il a passé dans le français fa-
milier de la Bassc-Bretagne. On y dit
des atrets, pour dire démolitions, dé-
combres.
BOL
AVEL, s. f. Vent. En grec, aella.
A-WALC'H, adv. Assez. Ce mot,outre
le sens Ge suffisamment, à satiété, a
une acception très-usitée dans le langa-
ge usuel, Me raio ann dra-3e a-walch,
je pourrai faire cela tout seul. Me ielo
va-unan a-104lc'h, j'irai fort bien tout
°
BAILL, 8. m. Baquet, moitié de
barrique. En -français on donne le
même sens au mot Baille.
BAK, BAG, 8. f. Bateau. En francais,
Bac, bateau de passage sur une rivière.
BALAN, pluriel de balanenn, du
genèt, arbuste rustique. En français,
Balai. Dans une grande partie de la
France, les balais rudes se font avec
du genêt.
BANN, 8. L G. Teuler mein er vann,
jeter des pierres en l'air.
BANNE, 8. m. Goutte de liquide.
Karet a ra he vanne, il aime à boire
un COUP.
BASTA, v. n. Suflire. En espagnol,
basta, suflire, et bastanté, assez.
BEAC'H, 8. m. Difficulté. Beac'h en
deux o kaout he alan, il a peine à res-
irer (par suite de la température
ourde).
BIGALENN, 8. f. Y. Dame-jeanne,
grande bouteille couverte d’une natte.
BIR, a. m. Flèche. Stu ar bir, aileron
de la flèche.
8B0LOS, pluriel de bolotenn, nrune
sauvage. En Basse-Bretagne, dans Île
langage familier, le mot Blosse a passé
dans le français avec le sens ci-des-
SuS.
BRE 657
seul. Te lapar a-walc'’h, tu en parles
fort à ton aise. E c'halle beza a-walc'h,
cela pourrait bien être, peut-être bien.
Martese a-walc’h, peut-être bien.
A-LIARBENN, prép. C. We ielo a-ziar-
ben d'e-hoc'h, j'irai à votre rencon-
e.
B
BOM, 8. m.; pl. bomou, D. Leuskel
eur bom kan, pousser des cris désa
gréables à l'oreille, comme les cris
que poussent les ânes, les oies quand
elles étendent leurs ailes et courent
comme des affolées. Distaga bomuu,
chanter avec force et souvent.
BOUEOEK, BOUEOUK, adj. C. Eunn ti
bouedek, une maison bien approvl-
sionnée en vivres. Voy. BOED, BOUED.
BOUET, BOET, 8. m. Voy. B0E0. Le
mot Bouet est un nom de famille assez
répandu. lL se prononce comme Bouetta
en français.
BOURDO, s.m. Farce, facétie. En vieux
français, bourder, faire ou dire des
farces.
BRAND, s. m. Y. Hamac; pl. eu.
BRAZ (brdr). N'eus ket eur vras
anezho aman, ils ne sont pas en grand
nombre ici. Voy. BRAZ, adj.
BREC'H, 8. f. Y. À grec'h displeget
à tour de bras. ss
BRENNIK, 8. m. Coquillage conique.
Ce mot est employé dans le même sens
dans le français familier de la Basse-
Bretagne.
BREZOUNEK. Nous avons dit à ce mot
du Dictionaaire que les paysans bre-
tons articulent fort mal, et nous en
avons donné les raisons. On pourrait
dire aussi que certaines phrases bre-
83
658 COL
tonnes ne sont pas étrangères à ces
inconvénlents. Ce sont celles dans
lesquelles le sujet termine la phrase,
ce qui est fort oriinaire dans notre
langue. Ainsi, au lieu de dire : ann or
a Klozet, la porte sera bouchte,
on dit de préférence : klozet e vezo
ann or. Mals ici, impatients qu'ils sont
de faire connaitre le sujet dela phrase,
ils man,cent la moitié des mots qui le
précèdent, et disent : klozet vo ‘nn or.
C'est une phrase is le genre de
celles que l'en entend dire aux gens
Îllettrés en France : Qui ’s ‘qu'a dit
cie bêtise? — Les femmes et les et
fants de la campagne, les enfants sur-
tout, parlent plus correctement le
breton.
Mamelle. Trouc'ha bronn
da eur bugel, sevrer un enfant. À la
lettre, couper le sein à un enfant.
Rei bronn d'ar bal. À la lettre, donner
le sein à la pelle, se dit d'un laboureur
qui se repose, les bras appuyés sur sa
bêche et le manche touchant le sein.
C'est une charmante expression.
COL
BROUD, s. m. Piquant, pointe en
Sénéral. Kamm broud. se dit d'un être
animé qui boite, parce qu'il a été piqué
au pied.
BUGELIK ‘bug-elik), 8. m. Petit en-
fant, C'est le diminuuf de bugel (bug-el},
enfant. Son pluricl cst bugaleigou (bu:
gale-igou, conformément à la règle
qui régit la formation des pluriels des
diminutifs : de bugale, pluriel de bu-
gel, on forme le pluriel de bugelik en
äjoutant moy, C'est donc à tort que
plusieurs disent et écrivent bugaligou.
C'est ainsi que de paotred, pluriel de
paotr, enfant mâle, on forme le mot
paotredigou en ajoutant igou au pluriel
du radical.
BUTUN, m. Tabac. het ludu <
leoc'h butun, tromper. À la lettre,
donner de la cendre au lieu de tabac.
UTUN-NEVEZ, 8. m. À la lettre,
tabac nouveau. Ce nom a été donné à
Ja petite Eclaire, plante appelée aussi
s
ficaire. Les anciens prétendaient que le
suc de cette plante purgeait le cerveau.
C
CHOANENN, s. f. Miche de pain. En
plusieurs provinces de France, on dit
Choine en ce sens.
CHOM, CHOUM, Y. n. Rsster, de-
meurer, stationner. En fraucais, cuO-
mer.
COLLECTIFS (noms). — Celle notice
est destinée à compléter les ob
tions qui ont été fai mot
LECTIF de mon Nuureau Dictionnaire
français-breton 569. — Nos avons
souvent parlé des sul Ñ
ou, en d'autres termes, des +ubslanti
qui exigent le pluriel après eus. Uu
grande partie d'eutre eux sont de
véritables pluriels auxquels parfois
revêt pas la forme ordinaire des pla-
riels. Nous allons, dans cet article,
résumer les particularités de cette es=
pèce de mots, parce que leur emploi
présente quelques difficult
oreille de cog qui ne
exclusivement le breton.
reste, HL en est de mèm
les substuntifs coltec'fs
forme du singulier. Cest pour ce
motif que l'on ame miens dire, turba
run, plutôt que tuba rom.
arn les mots
il en est qui,
ont que des plu:
dire des plu
riels qui n'ont pas la terminaison ha=
bituelle des nluriïs. De ce nombre
sont : keuneud, du bois de chauftage,
avons-nons
riels_irré
on ne veut pas reconnallre ce Carac-
tère, parce que leur terminaison ne
pluriel de keuneudenn, bûche à brûler;
COL
kolo, de la paille, des tiges de paille,
pluriel de koloenn, tige de paille ; ludu,
des grains de cendre, de la cendre,
pluriel de luduenn, grain de cendre;
louzou, des plantes, des remèdes, plu-
riel de louzaouenn, plante médicinale
ou potagère, goulou, des chandelles,
de la chandelle, pluriel de goulaouenn,
une chandelle ; glaou, des charbons,
du charbon, pluriel de glaouenn, un
charbon; saout, le bétail, les hoes à
cornes, qui n’a pas de singulier; segal,
des grains de seigle, du seigle, pluriel
de segalenn, un grain de seisle ; gwi-
ni, du froment, herz. de l'orge, kerc'h.
de l'avoine, sont dans le mème cas
que sedel.
C'est pour ce matif que l'on dit:
ar c'heuneud-5e n'int Ket eux ar re
ella, ce bois de chauffage ces bûches
à brûler), ne sout pas des meilleu-
res; ar c'holo-ma Yit ket seac'h.
cette paille (ces tiges de paille), ne
sont pas £èches, al louzou-5e n'ho
deuz ners e-bed, ce remède (ces plan-
tes médiciualcs), n’ont pas d'efficacité;
ar goulou rousin n'iñit ket mad, la
chandelle (les chandelles) d. résine ne
sont pas bonnes; ar glaou-5e n'iñt ket
seac'h, ce charbon (ces charbons), ne
: Sont pas sccs, etc.
Parmi les véritables noms collectifs,
figurent les guivants : lod et darn,
part, portion, partie; kement, e=
mend, tout ce qui, tout ce que; mour
a hini, plusieurs; kemend hini, tout
ce qui, tout individu qui; ann darn
tuia, la partie la plus grande; arre-
beuri, le mobilier d’une maison; stla-
bez, des ordures, des saletés, sérouez,
des halliers ; Loed, de la nourriture, un
mets, des mets; arc'hani, de l'argent
monnayé, et autres qui m'échapprnt.
C'est aussi pour ce motif que l’on
dit : Lod ho deux great ann dra-se ha
lod all n'ho d-uz Ket great, une partie
ont fait cela ex un: autre partie n'ont
pas fait; ann daru vuia a oar gounid
ho boed, la partie la plus grande. la
plupart sait gagner leur nourriture;
kemend den a 50 ha ne labouront ket,
tout individu qui existe et qui ne tra-
tatllent pas, etc.; meur a lnt ne ou-
zont lamm ann dra-5e, ulinusienrs ne
savent pas cela: kemenil hini a xo
ant ne trarront ket, tout individu
qui ust malade tls ne meurent pas;
kemend hini ho deux Karg ac'hanomp,
CON 65)
tous ceux qui ont charge de nous:
kemend hm ho deux sec'hed ne ousoñt
ket terr ho sec'hed. tous ceux qui ont
soif ne savent pas étancher leur soif;
ann arrebeuri-3e n'int Ket nevex great,
ce mobilier ne sont pas neufs; evit ar
boed-ze me a fell d'in kas anezho gan-en,
pour ce qui de cette nourriture, je veux
porter elles avec moi; ann arc'hant a
zo berr ho lost, l'argent monnayé est
court leur queue (est rare).
CONJUGAISON. — Notice sur les
verbes irréguliers. — Les verbes réel-
lement irréguliers sont en assez petit
nombre. Ce sont : Beza, être, v. n. et
auxiliaire; Kaont, avoir, v.a.et auxi-
liaire; Ober, faire, v. a. et auxiliaire;
Moñt, aller, v. n.; Dont, venir, v.n.;
Lakaat, mettre, placer, v.a.; Gouzout,
savoir, Y. a. et n. La Grammaire de
Le Gonidec donue tout au long la con-
jugaison de ces verbes.
D'autres verbes, au premier abord,
paraissent irréguliers, parce que leur
tinfinitif, par suite d'abus, paratt avoir
été modifié. C'est ainsi que l’infinitif
derc'hel ou delc’her, teuir, a pris la
place de dalc'hi, qui, malgré cela, a
conservé tous ses droits anciens sur
Ja conjugaison : dalc'hann, je tiens;
dalc’hinn, je tiendrai; dalc'het, parti-
cipe passé. Le verbe Terri, rompre,
est dans le même cas; il se conjugue
sur torri, qui paraît avoir été l'ancien
infinitif : torrann, je romps; torrinn,
je romprai; torret, participe passé.
L'infinitif kemeret, prendre, a supplanté
l’ancien infnitif kemerout, lequel ne se
dit plus qu'en Cornouaille : kemerann,
je prends; kemerinn, je prendrai. Le
participe passé kemeret est ainsi devenu
semblable à l'infinitif. Le verbe Lemel,
Ôter, se conjugue sur lama ou lamout,
qui paraissent avoir été usités comme
iufinitifs : lamann, Tote: laminn,
j'ôterai; le participe passé est resté
lamet, comme autrefois. Le verbe
Tamall a été substitué à tamallout,
blämer : tamallann, je blime ; tamal-
linn, je blämerai; tamallet, narticipe
passé. — Ajoutons, pour terminer, que
dans ces Sortes de verbes. qui n'ont
d'irrégulier que leur infinitif {ils sont
nombreux\, on peut s'aider du parti-
cine passé pour arriver à connaitre
l’ancien infinitif, et, par suite, la ma-
pière de les conjuguer.
DI
D
DA (page 95). Cette préposition, de-
YADL un verbe à l'infinitif, signifie
aussi, dans le but de, pour parvenir d.
C'est ainsi que l’on dit: Dances a-walc'h
am eus da taga va rud, j'ai assez
d'aisance pour nourrir ma famille.
Deuet ounn da lararet ann dra-xe
d'e-hoc'h, je suis venu pour vous dire
cela. N'am eux netra da ober, je n'ai
rien à faire (pour faire).
DANVAD, 8. f. Brebis. Mar grit ho
tanvad, e tiot touset, si vous faites la
brebis, vous serez tondu.
DAOU, nom de nombre. Deux, pour
le masculin. Unan a zaou, de deux
choses l'une. Dal a saou! et de deux!
pour dire, en voilà deux qui sont ter-
minés, etc. On dit de même : Dal a
unan/ et d'un!
DAOUST, conj. interrogative. Daoust
hag hen a x0 deut aman? Peut-être
est-il venu ici?
DE1Z, 8. m. Jour. En latin, dies.
DENEDEO, a. m. Catharre, fluxion.
Ce substantif est employé comme fé-
minin par quelques personnes.
Di, part. privative et négative, et
aussi dis. Didrouz, pour di troux, sans
bruit; distei (dis-te:), découvrir ce qui
était couvert; digaloun (di et kaloun,
cœur), Sans cœur, sans énergie, pol-
tron. En français, ce dis privatif se
trouve dans les mots disparaître, dif-
forme, etc.
BI, Y. En Vannes, ce mot s'emploie
au sens du mot français Ex : di goronal,
ex-colonel. Toutefois, il cst mieux de
dire, comme en Léon, koronal bet. À la
lettre, colonel a été. Comme on le voit,
DOR
après cette particule les lettres fortes
s’adoucissent, car di goronal est là
pour di koronal.
DIAGON, s. m. Diacre. En grec, dia-
konos.
DICHAL, adj. Beza dichal gañt euna
dra, n'être pas inquiet de quelque
chose. — Di, privatif ou négatif, et
chal, inquiétude.
DIGAREZ, s. m. Eri he zigarezs ê
lavare ex oa klañv, pour s'excuser, il
disait qu'il était malade.
DILAVAR, adj. Dont ken dilavar ha pes-
ked, rester muet comme les poissons.
DINERZ, adj. Et aussi diners, faible,
sans force. En latin, (mert.
DISPLEG, adj. Eur galoun eeun ha
displeg, un cœur simple et sans dé-
tours. — Di, privatif, et pleg, pli.
DIVORFIL, adj. C. A-walc'h a oa ann
distera trous erit he serc'hel divorfl,
le moindre bruit suffisait pour le tenir
sans même sommeil léger, suffisait pour
le réveiller.
DIZ, s. m. War ann dis, aux heures
impaires. Je ne puis rien dire de ce
substantif.
DIZED, DIZET. VOy. ED.
BLE, s. m. Page 164. Kemeret dle.
contracter nne dette, ou des dettes.
DORLOTA, v. a. Soigner, carescer,
donner de petits Ssuius. En Basse-
Bretagne, dans le français familier, vu
dit Dorloter, en ce sens.
FEN
DRE, prép. Cette préposition, précé-
dant un verbe à l'infinitif, doune à
celui-ci la valeur d'un gérondif : dre
ober, en faisant ; dre balat, en béchant,
EANA, v. n. Se reposer, cesser. En
grec, ean.
ED, ET, 8. m. Blé. Ils se prononcent
comme en français ède, ète. Ce subs-
tantif breton, précédé de la particule
privative di, dis, a formé l’adjectif
ded. dizet, sans blé. Voy. ce mot. :
EGAR, 8. m. C. Beza enn egar, être
de mauvaise humeur pour quelque
sujet, être mécontent, être vexé.
FALC'H, s. L. Faulx, outil d'agricul-
ture. En latin, falz.
FAO, s. m. pl. Des fèves, des hari-
cots. En francais, sur les côtes de
Bretagne, on dit fayot.
FEAZ, adj. et adv. Leun feas, tout
plein, on ne peut plus plein, rempli
au comble.
FENOZ, HENOZ, FETNOZ, HENDAZ,
HENOEZ, ady. Tous ces mots sont
usités en diverses localités au sens de
ce, soir, cette nuit, par rupport au
futur et au passé. Ne seuio ket fenos,
il ne viendra pas ce soir. Gwall bell
uunn bet kousket fenoz, j'ai dormi loug-
temps cette nuit. — Je ne 1ois dans
ce mot que le substantif noz. nuit.
FLU 661
pour dre palat. Comme on le voit,
après cette préposition, les lettres
fortes s'adoucissent. Yor, DRE, page
ESKOP, s. m. Evèque. En grec, skopos.
ESPERN, v. 0. et a. Economiser. He-
mañ a s0 mad da espern, celui-ci est
très-économe.
EUREUJI, v. n.; part. eureujet. Me a
so dimezet hag eureujet, je suis fiancé
et même marié. Voy. DIMEZI.
EZOMM, s. m. Besoin. Ezomm am
eux out-han, j'ai besoin de lui.
FEST, 8. m. Fête. En latin, festum.
En vieux français, FESTE.
FETE, adv. Le même que feteis.
FETEIZ (fete-ix), adv. Avec un verbe
au futur. Aujourd'hui. Ne zeuio ket
feteis, il ne viendra pas aujourd'hui.
— Je ne vois dans ce mot que le subst.
deis, jour.
FIANS, 8. L. Confiance. En vieux
francais, Hanc.
FISTOULIK, s. m. Ce mot s'entend en
mauvaise part dans la phrase sni-
vante, en parlant d'une personne :
ober fistoulik d'ar re vras, flagorner les
grands.
FLU, s. m. C'hoar flu disolo, jouer
au brelan découvert.
662 HEP
FORN, FOURN, s. m. Four. En latin,
furnus. En français, four et fournaise.
GALLOU, 8. m. Voy. GALOU.
GAOU, s. m. Mur:songe, préjudice,
tort. Kred a recr dre c'haou ex año di,
on croit à tort qu'il ira là.
GIZ, s. L Habitnde, mode, manière.
Ce mot se prononce comme en français
guise.
GOARNEIN, v. a. Y. Goarnein ur goutl,
garder une fète, la célébrer.
GOUR-MOERES, 8. f. V. Arrière-tante.
Voy. GOUR, particule augmentative et
diminutive de l'objet ou de l’action.
GRED, GRET. En certaines localités
de Tréguicr, ce mot est usit$ au sens
de : c'en est fait de. — Gred eo a Ber,
c'en est fait de Pierre.Gred co ac'hanoun,
c'en est fait de moi. Ce mot n'est autre
que le participe passé great, gret, du
verbe ober, faire.
H
HANTER, 8. m. Moitié. Torret eo bet
dre ‘nn (dre ann) hanter, il a été cassé
en deux. À la lettre, par la moitié.
HARTUZET, adj. Y. Rabonsri.
HEP, HER. prép. Sans. Ces mots ser-
vent, el certaines circouslances, à
former une (gza UOU: Mezuz eo d'e-hoc'h
choum hep lararet ger, il est hou:cux
ad}.
fruits trop mûrs.
HEU
FOVERIK, Y. Blet, parlant des
GRET. Yor, le précédent.
GRIGNOUZ, ad}. et a, m. Qui est de
mauvaise humeur. Dans le français
familier de la Basse-Bretagne et de
l'Anjou. on dit Grignoux, en ce sens.
GRIGNOUZA, v. n. Être de mauvaise
humeur. Dans le français familier de
la Basse-Bretagne ct de l’Anjou, on dit
Grignouser, en ce sens.
GOAF, GWAF, 8. m. Gaffe, instroment
de marine.
GWEACH, s. f. Fois. Ar tweach kenta
6a d'ezhan mont di, c'était la première
fois qu'il y allait. Beza car he iweach
kenia. faire son coup d'essai. À la
lettre, être sur sa fois première.
GWENNEK ( guennek 1, 8. m. Sou,
monnaie de la valeur de 5 centimes.
En Tréguier, il se prononce goennek.
pour vous de ne pas prononcer un
seu! mot. Arabad eo d'e-hoc'h choum
heb olor ann dra-5e, il ne vous est pas
permis de ne pus faire cela.
HEUZ, HOUZ, s. m. V. Botte, chaus-
sure ; pl. eu. De ce mot semble déri-
ver le mct francais Honzeaux, sorte
de bottes pour aller à cheval.
KAN
HINI (page 7901, Me eo ann hini
a 100 tenn va labour, mon travail était
pénible. A la lettre, moi est celui était
pénible mon travail. Au sujet des
mots kemend hini, meur a hini, voyez
ce qui est dit au mot COLLECTIF du Sup-
plément à ce dictionnaire.
HIRR, adj. Long, dans les denx sens
du mot français. Eunn den hirr ha
trend. un grand efflauqué. A la lettre,
un homme long et maigre.
HOADIK, HOEDIK, s. m. V. Canard
sauvage, alebran. C’est le diminutif de
IELL-ED, 3. m. Yor, lELL, épautre.
KAL, KALA, 8. m. Calendes. Du latin,
Calendas. Voy. page 314 du Diction-
paire.
KALOUN, s. f. Cœur, estomac. Ce mot
s'emploie en un sens figuré : Bepred
e vez digor va c'haloun, j'ai toujours
bon appétit. À la lettre, toujours est
ouvert mon estomac.
KAMAHUD, s. m. V. Email.
KAMAHUDEIN, v. a. V. Emailler.
KAMM. On dit kamm-broud d'un ani-
mal qui est blessé au pied par suite
d'une piqûre quelconque.
KANELL, S. L Bobine. Ce mot a passé
dans le français Cannelle.
KEY 663
hoat, hoet, Y. On dit aussi houadik,
diminutif de houad.
MOLL, adj. Tout. En grec, holos.
HOROS, s. m. Y. Cahot de voiture.
HOROSEIN, v. n. Y. Cahoter. Il ao
conjugue avec le verbe auxiliaire ober.
MOVABIK. Voy. H8ABIK (Supplément).
HUEL, adj. Haut. 47 Loer-Huel, la
Haute-Loire, département français.
IZEL, aë]. Bas. 41 Loer-Izel, la Loire-
| Inférieure, département français.
K
KARET, v. a. Aimer. En espagnol,
caro, cher, aimé.
LASTELL, 8. m. Châteou. En latin,
castellum.
KASTIZA, v. a. Châtier. En latin,
castigare.
KAVA, v. a. Creuser. En latin, ca-
. tare.
EIT, Voy. page 331 du Dictionnaire.
Ce mot, qui a le sens de, aussi grand,
aussi loog, aussi loin, en parlant de
la longueur du temps ou des distances,
s'emploie aussi dans les phrases sui- -
vantes : Arabad eo d'ezhan mont keit
all eux he vra, il ne lui est pas permis,
664 KEN
d'aller aussi loin de son pays. Deut ;
tit eux a geit all, ils sont venus de si
loin. Biskoaz ne gavaz deis e-hed kett,
il ne trouva jamais de jour aussi long.
KEMEND. Voy. COLLECTIFS (noms), au
Supplément.
KEMEND-HINI. VOy. COLLECTIFS (noms),
au Supplément.
KEMENER, 8. m. Tailleur. Nous avons
dit que les Bretons, peuples essen-
tiellement laboureurs, avaient peu de
sympathie pour les artisans en géné-
ral, et nous en uvons donné des exem-
ples aux mots Kakous, Rimer et
autres. Les tailleurs aussi ont leur
part dans les lazzis des paysans. Ua
trouvent que cette profession ne de-
vrait être exercée que par des fem-
mes, afin de laisser les hommes aux
durs travaux de la terre.
C'est ainsi que l’on dit des tailleurs :
Eur c'hemener ne d-aio Ket
Nep tro enn douar benniget;
Lak anezshan enn douar kerc'h
Ha cha ar barres war he lerc'h.
Autres :
Neb a irar eur c’hemener
A larar itez eur gaouier.
Eur c'hemener ne Ket eunn den,
Kemener eo ha netri ken.
Nao c'hemener evit ober eunn den.
Persoun Sañt-Fragan a lavare e tlefe
besa kaset boed d'ar gemenerien war
beg eur forc'h houarn.
(LOARER, 8. m. Terme d'église.
Séminariste, initié, clerc; pl. klocr.
Eur c'hloarek, un clerc; ar c'hloer, ar
gloer, les clercs. On dit aussi kloarek
bihan, kloarek munud: pl. kloer t<
han, kloer munud.
KENTEL, 8. L Lecon. Rer keñtel da
eunn den, en style familier, s'emploie
au sens de, en revendre à quelqu'un.
A la lettre, donner leçon à.
KUI
KOBAN, s. m. V. Banne pour mettre
j le charbon.
LOBANEIN, v. a. V. Mettre en banne
du charbon.
KOCHONNEIN, v. n. Y. Mettre bas,
parlant de certaines femelles d'ani-
maux. VOy. K0CHONN.
KOK, 8. m. Cuisinier. En latin, co-
quo, je cuis.
LOLIN, s. m. Y. Il se dit des petits
des animaux inférieurs en taille. Kolin
ki, kolin chas, petit d’une chienne. Il
se dit également pour le renard, le
loup, etc., mais non pour le porc.
Kolin luern, kolin blet, Y.
KOLL GOAD, s. m. Hémorragie. Loll
goad s'emploie aussi comme verbe.
À la lettre, perdre sang. Eol goad
dre ar fri, saigner par le nez.
KONIKL, a. m. Lapin. Ce mot était
encore en usage en français, au xv°
siècle; on l’écrivait conicle. En quel-
ques localités bretonnes, on dit ko-
niff, et en Vannes, koulin.
KORN, 8. m. Corne. En latin, cornu,
KOUSKET, v. n. Dormir. ÆKousket
bete pell ann dets, dormir la grasse
matiuée.
KRE, adj. Fort, vigoureux, énergi-
que. Voy. page 374. Ce mot s'emploie
aussi au figuré. Ar re-se n'int Ket kre
a-walc'h enn ho c'hallek, ceux-là ne
sont pas assez familiarisés avec la
langue francaise.
KRESK, s. m. Croissance. En latin,
crescere, croître.
KUIGN, s. f. Gros morceau de paia,
grosse galette. En français familier,
cuignon, dans la première acception.
Voy. EUIGN au Dictionnaire.
MA
LABOUR, s. m. Travail. En latin,
labor.
LABOURAT, v. a. Travailler. En 1444,
ce mot avait le même sens dans le.
patois lorrain.
LAERON, pluriel de laer, volcur. En
français, larron.
LAGADENN, 8. f. Voir ce mot, page
887. 11 a de plus la signification de
Douille, sorte d'anneau en métal dans
lequel on place le manche de certains
outils.
LAGADENNA, v. a. Voy. page 387.
Lagadennu lost eur gazek, boucler une
jument cn chaleur.
LAKAAT, v. a. Mettre, placer; p. le-
keat. Lckeat e vezso ann or enn eul
leac'h all, on dép'acera la porte.
MAN
L
LAPOUS, 8. m. An pluriel, lapoused,
En quelques locolités, ce mot s'em-
ploie comme kolenn du Léon, et com-
me kolin de Vannes, au sens de Petit,
8. m. Lapous ki, lapous gad, petit
chien, petit lièvre, et autres ani-
maux de taille inférieure, le porc ex-
cepté.
LELA, a. m. Y. Bambin. Je pense
que c’est surtout en interpellalion que
ce mot est usité. Tao, lela! Tais-toil
morveux, bambin.
LES, LESS, prép. Près de. En Nor-
mandie ce mot est entré dans le fran-
çais. Sottevilic-lès-Rouen, etc.
LIZER, 8. L Lettre, missives pl. l<
xeri. Paotr al lizeri, le facteur de la
poste. À la lettre, garçon des lettres.
MA, VA, pron. nossessif. Mon, ma,
mes. Ces deux mots s'emploicnt à peu
près indiféremment; cependant, je
crois qu'en Basse-Dretagne on dit
plutôt ra que ma. Fa sad, mon père;
va Doué, mon Dieu. — J'ai dit déjà au
sujet de ces pronoms possessifs, que
va était de création relativement ré-
cente. (Dans Sañntez Nonn ct dans le
Catholicon, XI et xv° siècles, on ne
trouve pas ra). Ce qui m'a amené sur-
tout à le dire, c'est que le pronom
possessif régime em, dans mon, dans
ma, dans mes, a existé de temps im-
mémorial. Ce pronom em cest une con-
traction de e ma, dans mon, dans ma,
dans mes. Ainsi, on à toujours dit :
em 31, pour em li, dans ma maison;
em liorsik, dans mon courtil. Le pron.
possessif régime am est dans le même
Cas. ll est toujours précédé de la pré-
ppsilion da et se contracte avec elle
sous la forme d'am, à mon, à ma,
à mes. D'am breur, à mon frère.
MAD, ad!. Et mat, en Vannes. Bon.
Langues orientales, matak.
MAERL, 5. m. Engrais marin. Vo.
MERL.
MAGA, v. o. Nourrir. Maga eul loen
war boed scac'h, nourrir uu cheval au
foia et à la paille.
MAMM, s. f. Mère. En grec, mamma,
En breton on dit ma mamm ou ta
mamm, ma mère. En français, maman.
MAN, s. m. (anc.) Homme. En alle-
mand ct en anglais, man.
MANAC'H, s. m. Moine. En grec,
monachos. Voy. le mot xorxe à mon
Nouveau Dictionnaire français - breton
1869.
BANER, s. f. Gant. En latin, manus,
main.
84
666 NOT
MANET, MENEL, Y. n. (nnc.) De-
meurer. Ea latin, manere. En français,
manoir.
MARC'H, 8. m. Cheval. Beza war he
carc'h, être en grande colère. À la
lettre, ètre sur son cheval.
MARTINIK, s. m. Y. Alcyon, marlin-
pêcheur, oiscaux aquatiques ; pl. mar-
fintyel.
MEL, s. m. Miel. En grec, meli. En
latin, mel.
NAOUN, 8. m. Faim. Glaouri gant
ann naoun, mourir de faim. A la
lettre, baver par la faim.
NEMET, prép. Excepté, si ce n'est.
Taolit eres tenna nemet ann deliou a 50
wevel, ayez altention à ne tirer que
es feuilles flétries.
NOTE sur le D, le Y et lo Z cuphoni-
ques. — Ar voger ne d-eo ket hucl
a-walc'h, le mur n’est pas assez élevé.
Per ne d-aio ket di, Pierre n'ira pas là.
Ar pez ma'z en, ce qu'il est. 0 teza
ma'z ounn kluhv, parce que je suis
malade. Ann dud a voa mad neuze, ou,
ann dud a oa mad neuze, les hommes
étaient bons alurs. Dre ann hent ma
coa deut. ou, dre ann hent ma oa deul,
ou, dre ann heït ma'z 00 deut, par le
chemin quil avait suivi. Et autres
semblables. — Toutes ces phrases, qui
se disent dans l'usa:se et partout, m'ont
toujours paru vicivuses; mais je n'ose
pas les condamner exclusivement,
parce qu’elles peuvent être des locu-
tions dans le genre de ceiles du fran-
çais : a-t-il, a-t-elle, va-t-en. Ku Tré-
guicr, on cntend aussi parler de la
sorte en breton, mais dans les ccrits
on trouve ordinairement : ar toger
n'eo kelt huel a-walc'h; Per n'aio ket di;
NOT
MENOZ, s. m. Pensée, désir. En
grec, ménos.
MOOC'H (anc.) Voy. BER, des pour-
ceaux.
MORBIHAN, 8. m. Département fran-
ais. Ce nom est formé de deux mots
retons, mor, mer, et bihan, petit.
C'est aussi le nom que l’on dnone à
une petite mer, parsemée d'le ou
d'tlots, qui se trouve très-près et an
sud-ouest de Vannes. On prononce cs
mot comme en français Morbihant.
N
ar pez ma co; 0 vesa ma ounn Klang:
ann dud a oa, a (00 mad neuzé: dra
ann hent ma 00 deui,
NOTE sur les noms collectifs. — Yor,
COLLECTIFS (noms), au Supplément.
NOTE sur les préposilions compo-
sées. — Nous avons souvent parlé de
cetie espèce de mots, notamment au
mot PRÉPOSITION de mon Nouveau Dic-
tiunnaire français-breton 1869. Nous y
reviendrons, attendu qu'ils présentent
quelques diMicultés pour les personnes
qui ne porlent pas exclusivement hré,
ton. — Les prépositions composées
du breton sont en assez grand nombre.
Citons a-raok, avant, devant. E-keïrer,
e-kever, à l'égard de. E-kichenn, e-ki-
chennik, auprès de. E-kreiz, parmi,
au milieu de. E-mesk, e-melou, parmi.
E-ti, chez. E-touez, parmi. War-dro,
autour de. War-lerc'h, à la suite de,
War-benn, au sujet de, cic. — Tous
ces mots, quaud ils ne se trouvent pas
en présence des pronoms personnels
duns la phrase francaise, s’emploient
tels qu'ils sont indiqués ci-dessus.
Ainsi, e-kichenn ho tad, auprès de
votre père. A-raok ann deiz. avant le
jour. E-kenver ann holl, e-kever aan
holl, à l'égad de tout le monde. &-
OBE
touexs ann dud-xe, parmi ces gens-là.
War-dro ann ti, autour de la maison.
Enn-dro d'ann ti, autour de la maison.
War-lerc'h he dad, à la suite de son
nère. E-mesk ar greun, parmi les
graines. E-ti va zad, chez mon père.
War-benn ann dra-5e, au sujet de
cela. — lL en est tout autrement
quand ces prépositious, dans la
phrase francaise, sont suivies d’un
pronom personnel, car alors la pré-
position change de forme. C'est
ainsi que l’on dit, enn ho kichenn, au
lieu de e-kichenn ac'hanoc'h, auprès
de vous; enn hon raok, avant nous, au
lieu de a-raok ac'hanomp; enn. ho
Kerer. envers vous, au lieu de e-kenver
ac'hanoc'h; enn ho touex, parmi vous,
au lieu de e-touez ac'hanoc'h; war he
dro, autour de lui, au lieu de war-dro
aneshan. Il en est de même des sui-
vants : war ho tro, autour de vous:
war ta lerc'h,après moi; enn hon mesk,
enn hor melou, parmi nous; enn ho ti,
enn he di, chez vous, chez lui; war he
benn, au sujet de lui; war ho penn, au
sujet de vous; em c'hichenn, pour é ma
OBE 667
c'hichenn, auprès de moi. Je ne vois
que la préposition enn-dro qui fasse
exception; on dit enn-dro d'ezhan, au-
tour de lui. — Ces sortes de construc-
tions constituent assurément une des
difficultés de la langue bretonne; rien
de semblable ne 8e produit dans les
langues les plus connues.
NOTE sur les verbes bretons con-
jugués au personnel. — Dans la Cor-
nouaille bretonne, aux environs du
Faou, des gens très-instruits emploient
les verbes au personnel dans des cas
où ailleurs on emploie le verbe à
l'impersonnel. Ainsi, ils disent : ann
dud dlefeñt ober ann dra-xe, les hom-
mes devraient faire cela, au lieu de
ann dud a dlefe ober ann dra-se. Ce
sont là des fautes qu'il faut condamner
partout où on les rencontre et d'où
qu'elles viennent. 11 faut ajouter ce-
pendant que ces mèmes personnes
disent aussi, par exemple, al locned a
gav mad ar c’hoalenn, les bestiaux
aiment le sel, ce qui est conforme au
génie de la langue.
O
OBER, v. a. et auxiliaire ; en Vannes,
gober. Quand on conjugue un verbe
acluif avec l’auxilisire ober, s’il y a à
faire une réponse négative, on emploie
encore le verbe oher avec une négative.
Exemple : Anaout a rit-hu anezhanñ?
Le connaissez-vous? Si à cette demande
on veut fuire une réponse négative,
on dit : Ne rann ket, non. A la lettre,
je ne fais pas.
Nous avons dit, autre part, qu'il
y avait en breton cinq manières de
conjuguer les verbes. Nous avons aussi
fait remarquer que la conjugaison avec
le verbe auxiliaire ober, était tout-à-fait
particulière à la langue bretonne. Cette
sorie de conjugaison, avons-nous dit
encore, s'emploie parfois avec les ver-
bes actifs, quand on veut donner plus
de force à l'expression de la pensée, ou
quand les temps de ces verbes sont
peu ou pas usités, ou quand ils son-
nent mal à l'orcille. C'est ainsi que l'on
peut dire : me lazo al loen-3e, je tuerai
cette bête, ou bien : laza a rmn al
loen-se. À la lettre, tuer je ferai cette
bête. — Nuls c'est surtout pour les
verbes neutres que cetle conjugaison
est employée, et cela pour deux rai-
sons : la première, parce que bcau-
coup de ces verbes ne sont usités qu'à
l'inQnitif, et, eu second lieu, parce
ue la plus grande partie des temps
de ces verbes sounent mal à l'oreille
ou pourraient donner lieu à des am-
phibologies. Aiosi, il est mieux de
dire : Birci a ra ann dour, l'eau est en
ébullition, plutôt que, ann dour a vers.
— Rien u'indique l'antiquité de cette
locution, mais clie est assurément
668 VER NER
fort remarquable. Toutefois, je ne me | goap a rithu? Vous moquez-vous da
rappelle pas en avoir trouvé un seul | moi? Mons mad a ra pep tra, lotit a
exemple dans Bues sanies Nonn, ou- | bien. Ha sofijal a rit-hu ex ns dp
trage du xv° siècle. Par contre, on | Pensez-vous que j'y aille? Gouzout a
en (roye de très-nombreux exemples | rit errad, vous le savez bien. Henvel a
dans le Mystère de sainte Triphine, | rinn anezha, je les nommeral. He
ouvrage auquel quelques auteurs pa- | henvel ne rinn ket, je ne les nommietal
raissent assigner une date antérieure | pas. Ha gallout a rann-me ret kont
au xv° siècle. C'est ainsi qu'on ren- | d’eshañn? Puis-je lui donner aide?
contre, presque à chaque page, des | Voyez le mot ratine, art. 19, de mon
phrases comme les suivantes : Ober | Nouv. Dictionnaire frangais-breton 1869.
p
PRÉPOSITIONS composées. Voy. au | pe Note sur les prépositions
S
SENI, v. a. et n. Sonner; p. sonet. . 9. Lae
H se conjugue comme si l'infoitif était AT Y. Leic'h sklok, plein,
soni.
SKAON, 8. m. Banc. Ce mot figure STAILL, s. m. Goutte qui tombe. En
parmi les noms de famille. latin, stilla.
TRABASER, 8. m. Tracassier. En | touche à tout et qui ne peut rester en
Basse- Bretagne, dans le langage fami- | place.
lier, on dit Trabasse d'un enfant qui
V
VA, MA. nran, possessifs. Voy. mA | 01 Supplément, Note sur les verbes
au Supplément. bretons conjugés au personnel.
VERBES irréguliers. Vovy.
VERBES bretons au personnel. Yor. | ment le mot CONJUGAISON. 7 au Supplé-
FIN.
NOTICE
SUR LA PROSODIE BRETONNE
Le rhythme, dit M. de la Villemarqué, est comme l'aile du
poëte populaire; il l’enlève et le soutient dans son essor. Il ne
pourrait composer sans fredonner un air qui lui donne la me-
sure, Tous, excepté peut-être les kloer et les prêtres, qui suivent
pourtant une méthode semblable à celle des autres poëtes po-
pulaires, tous ignorent ce que c’est que la prosodie; plusieurs
nous l’ont souvent avoué. Ils sentent, disent-ils, instinctive-
ment qu'ils doivent se conformer rigoureusement à ce qu’on
appelle en breton Ton (air de chanson), sous peine de blesser
l'oreille et l'harmonie; se reposer quand il se repose, s'arrêter
quand il s'arrête, faire accorder ensemble certaines finales qui
suivent certains repos et que l’air leur indique. Leur science
no va pas plus loin. |
La prosodie bretonne est donc basée sur le metre et la rima,
Les vers s’assemblent de manière à former des distiques, des
quatrains de mesure égale, Les vers ont six, sept, huit, neuf,
douze, treize et quinze syllabes. On ne trouve pas de vers de dix
pieds dans la poésie destinée à être chantée; mais ils ne sont
pas exclus de la poésie ordinaire.
85
670 NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE.
Les vers de dix pieds ont une césure après la quatrième
syllabe ; ceux de douze, comme en français, ont une césure au
sixième pied; ceux de treize, tantôt au sixième pied, tantôt au
septième ; ceux do quinze, au huitième.
Chaque hémistiche, chaque vers, chaque stsophe doit offrir
un sons complet et ne jamais enjamber sur l’hémistiche, le
vers, la strophe suivante. Les rimes ne se croisent pas, au
moins dans les poésies destinées à être chantées.
Les diphtongues sont ae, ao, aou, ea, ei, 60, eue, eou, ia, ie,
io, tu, r, Hr, iou, 00, 06, ui, oua, oue, oui, wa, we, wi. Il ne faut
pas considérer aou, iow, oua, oue, oui comme des triphtongucs,
attendu que ow est comme 0 considéré, en celtique, comme
voyelle. Ces diphtongues répondent à aw, iw, wa, we, wi.
L’élision d'une voyelle devant une voyelle no se fait qu’autant
qu'on le veut bien. Exemple :
Sad’ (sada) hanter-n0oz; prim d'ar gwele,
Warc'hoaz vintin, abred vo de.
Quand on fait l'élision, il est bon de l'indiquer par une apos-
trophe : Enn he iwele ’n em lekeaz.
LA RIME. — Les finales des vers doivent s'accorder par le
son ; plus le son sera uniforme et plus l'orcille sera charmée.
Il faut donc que cet accord soit parfait ou, en d'autres termes,
que les dernières lettres produisent le mème son.
LES LICENCES POÉTIQUES. — La poésie bretonne admet cer-
taines tournures et hardicsses que la prose ne permet pas
d'employer. De ce nombre, sont :
lo LES INVERSIONS. — Lies ne doivent pas être forcées ni
contraires au génie de la langue ;
2° LE MÉLANGE DES DIALECTES. — lL faut en user discrète-
ment et n'employer tout au plus que des termes des dialectes
très-voisins, quand on ne peut faire autrement ;
NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 671
3° L’'ALTÉRATION DES MOTS. — Quand la mesure des vers l’oxige,
il est permis de supprimer une voyelle, soit à la fin d’un mot,
soit au milieu, soit au commencement. Dans ce cas, il est bon
de l'indiquer par une apostrophe, ainsi que nous l'avons déjà
dit. Ainsi, on peut écrire : d’ober pour da ober; sel unan pour
selu unan ; p 00 pour pa 00 : Kren rann pour krena a rann ;
gwennoc'h ‘vit al leaz pour gwennoc'h evit al leaz; kemer't pour
kemeret. etc. Mais, aous le répétons, il faut être sobre de ces
licences, sous peine de passer pour un pauvre rimeur.
Enfin, nous dirons que le trachée ne rime pas légitimement
avec l’iambe, Dé fermé avec Te grave, DO long avec To bref,
une consonne ferme avec une consonne lâche. Ainsi, harzal,
aboyer, ne peut rimer avec ar z4l, la salle; dour red avec gouréd,
brasse; ger, ville, avec gér, parole; pér, des poires, avec per,
Pierre, nom propre; pt, iôt, avec geol : gwell, meilleur, avec
givél, voile, etc.
Pour faciliter l'observation des règles ci-dessus, nous avons
noté, dans le Dictionnaire de rimes, ot dans la forme indiquée au
paragrapho qui précède, par un accent circonflexe, les a, ë, 0, 1
des consonnances finales dont le son est particulièrement long,
ct par un accent aigu les e des consonnances finales brèves qui
se terminent par des consonnes. Ces accents ne doivent pas être
reproduits dans los textes.
Il va sans dire que la lettre e, à la fin des mots, n’a pas été
accentuéo, puisqu'elle est toujours fermée.
Pour terminer utilement cette notice, je citorai quelques
Stroph:s prises dans les poésies de divers auteurs ; je les crois
susceptibles d’être données pour modèles :
— Kenavo d'hoc'h. Kleier va bro,
Kleier va farrez, kenavo. (LA VILLEMARQUÉ )
— Pevar mignoun Kloarek am euz bet,
Hag ho fevar int bet beleget. (ViLLEM )
NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE.
— Malloz d'ann tad ’deuz va maget!
Malloz d'ar vamm ’deuz va ganet!
Malloz d'ar Iuzevien daonet !
Malloz da gement zo Krouet)
Nemet da Jeruz ne rann ket. (YLS)
— Hag enn he c'herc’henn eur chadenn
Zo kouezet boll war he barlenn. (VILLEu.)
— Eur holl gwersiou ar bed, re Yreiz z0 da gontan
Ha ‘vel-s0 pa vonn trist, n em lakann da ganan
Eur wert Kot euz ar vro, eur werz pe eur £sonik,
Ha kerkent da dridal laouen va c'halounik. (Luzer..)
— Al laouenan brema lavar,
Enn eur gana gant he drugar,
Enn eur zellet oc'h ann envou,
O steki he eskelligou :
Pep tra er bed "douz he lezonn,
War-zu ann env nij ann elfenn,
Ann dour-red a ia d'ar mor doun
Hag ar garantez d'ar galoun. (NL.
— Petra ‘rinn ken da choum ama,
Me ia da glask eunn (amm bhara. (VILLE)
— Da welet a rann adarre,
Ma bro garet, menez Are.
Pell diouz-in poan hag enkrez!
Tridal a rann gant levenez. Paot.)
— E Rumengol, doiz ar pardoun,
M'ho trugarekao, Itroun:
Me rai seiz tro d'ann aoter vraz
0 Kerzet war ma daoulin noaz. (Proux.)
— Hag ann heol-zav ouz he gwelet
Ken koant, ken koant, oa souezet
Ha mezuz, me gred, eunn tammik,
0 vout (rec hot gant eur plac'hik. (Luz. Dial. de Trég.)
— Na dre belec'h oc'h-hu douet 7
Ma dorojo em boa prennet;
Prennet em boa va dorojo
Ha moraillet ma frenecho. (YLS. Dial. de Corn. )
NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE.
— Skuiz-maro, ar C'here ia da di ’r pinvidik
A voa enn he welo, gourvezet. kousket mik. (MiL.)
— Gwechall ar raz, ar goulm, ar vaot bag ann heizez,
Ho fevar ‘vel unan vove gant karantez.
Dudiuz voa ho buhez. nemet-ho ne voa ken
O choum enn eunn distro ne anaveze den. (ML...)
— Didalvez eo ha koll amzer
Diski ar mad heb he ober. (BRIZEUx.)
— Barzik Koi. ovit bon diwall,
Leveromp d'ar c'hallaoued fall :
0 Kana Doug war ar mez
Pep labousik en douz he vouez. (Briz.)
— Tad lou (Jupiter) eunn deiz a lavaraz :
Kement zo beo-buez, kerkouls bihan ba brat,
A c'hell dont dira-z-oun
Hep Krena na kaout aoun;
Hag enn-han he-unan mar Kav den "bod abek
E chell lavaret d'in, hep beza tamm mezek. (ML)
— Ann dukez Anna pa glevaz,
"Trezek ann iliz a redaz,
Ha war he daoulin ’n em stouaz,
Ha war ann douar ien ha noaz. (ViLLeM.)
— Me drouc’ho va zeod em bek
Kent diziski ar brezounek. (Briz.)
— Pa vec'h ken du hag eur mouar,
Gwenn-kann oc'h d'ann hint ho kar. (Brrz.)
— Ar wirionez anavezet
À laka ar gaou da dec'het (Mic)
— Da dad re biz, map re foran,
Paoura vezo he vap-bihan. (Mic.
— Er.vourc'h, goude ar gouspero,
Ann oll a lara tro-war-dro :
Houn-nez a zo flourenn ar vro. (Brrz.)
673
674 NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE.
— Lar d'in, anaout a rez ar vro
A gar he giziou koz ato
Ma peder c'hoat enn ilizou
Hag er vered war ar beziou. (Luz.)
— Tec’het a ra Saoz penn-da-benn
Pa leveromp-ni : Torr he benn / (Brrz)
— Ne d-60 kot pec hod nomet mad
Mouga ann aer gant he c'hofad. (Brrz.}
— Eur feiz, eur iez, eur galon!
Ar c'hiz koz, ar c'hiz gwirion. (BR.
— 0 Breiz-Izel, 0 Kaera bro !
Koat onn he c'hreiz, mor enn he zro. (Bn)
— Eur big a voa enn eur gaoued ;
Gant-hi voe lekeat eur pintik.
He-man, laouen ha sederik
A gane bemdez kaer meurbed ;
He’glevet a voa eunn dudi.
- Ar big'a-vad, 0 ragachat,
A dorre pennou tud aon ti;
Ne baoueze tamm da chaogat
Ha da lavaret : Boed d’in! boed!
Boed da Vargod onn he c'haoued 1 (Mic)
— Mirit, breudeur kez, ho penn-baz,
Ho pleo hirr, ho pragou braz. (Briz.)
— Pa guz ann heol, pa goenv ar mor,
Me war kana war dreuz ma dor.
Me gan enn noz, me gan enn de,
Ha me 20 keuet koulskoude. (VILLEM.)
— Ma frinsed, tud ma zi, me zo melkoniet
Pa na glevann gant den kelou euz ma fried. (Luz.)
— Gant grad-vad ann itron, torrit ann dimizi
Hag enn hano Jezuz. list he huez gant-hi. (Luz.)
— Setu ann nevez-amzer ;
Petra ganit-hu, meser ?
Mescrik kez, petra gan
Al labousik war al lann ? (Briz.)
NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE,
LA JEUNE FILLE.
Hag e pe amzer evid-on,
Den iaouank, e verv ho Kalon 7
Klevit : pa em ar bleun el lann
Pe ar bleun melen er balan ?
LE JEUNE HOMME.
Ho daou, vad, ho deuz bleun melen,
Lann ha balan, koantik Elen,
Hogen el.lann ema, em c'hiz,
Bleun Karet gant ar iaouankiz.
LA JEUNE FILLE.
Ha perak, va mignounik Ket.
Lann en deuz bleun a garantez?
LE JEUNE HOMME.
Setu perak, mignounez ker,
Lann en douz bleun e poel amzor. (Briz.)
Gant he c'hoef digor d'ann avel,
Hi oa e-giz eunn durzunell
P'on em zispleg he diouaskell. (Briz.)
Va Iona zo Kor braz. va mamm,
Ken na glevann ua welann tamm
: Sklerijenn ann heol binuiget
Na kennebeut kan ann evned.
Va zonj zo gant Mac hbaridik.
Mary e, allas! ma c'halounik
A 20 rannet gant ann anken,
Ha na vezo ken iac'h biken. (Luz.)
675
Comme poésies légères, nous citerons quelques strophes
de M. Prosper Proux; par l'originalité, par l'entrain, par la
correction du style, par la contexture des vers, ce sont de
véritables modèles du genre :
>
676 NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE.
— Sad’ hanter-noz; prim d'ar gwelel
Warc'hoaz vintin, abred vo de,
Ni a ielo holl a vandenn
D'oher gweladenn penn-da-benn. (Pagg
— He c'hoar, foeil a zo leanez
E leandi ar patatez,
Ha gwalet hon deuz ann aotrou
He roched louz mez he vragoù, (PROUXx.)
— War ma fe, ma mignounet,
Divalo ounn boet gwasaet:
Sonjal a reann 6 taol-ma
E rankchenn lipat ma loa. (Proux.)
— Ma diou jod a zo melen
Evel eur c'hoz anduillenn,
Ma daoulagad hanter-varo;
Treud ounn ‘vel eur zac'h tacho. (PRoUx.)
— Mo gare d'ann daou lamm ru
Nijal gant ma c'hazek du.
Breman ‘vel eur velc'houedenn
E kuzann "harz ma c'hrogenn. (PrRoux.)
— Kaozeal a ra kraouennek,
Distaga ’ra peziou gallek,
He dad a zo Monsieur mon père,
He vamm, mar plich, Madame ma mère. (PRoux.)
— Ma gwiz, pa vo braz, a voc’ho;
Savet ma moch, me ho gwerzo;
Gant ar priz me ’m bo daou loue kaer,
Marteze zoken eunn ounner.
Me ’m bo tri c'hlodad ier munud
Goareet klos harz enn ho c'hlud.
Gwall lemm o vo fri Alanik (le renard)
Ma ne lez d'in gwerz’ eur wizik. (PROUx.)
Pour que les rimes soient riches, la ressemblance de son et
d'orthographe doit être encore plus rigoureuse, et, à l’identité
de consonnance, doit se joindre l'identité d’articulation :
N OTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE.
— Mar d-e gan-in stouet ma bek,
Mar ’m euz keuz, ne Ket heb abek. (VILLEM.)
— Rak izela micher a oufe den da gaout
Lo sur mesa ar moch, ann denved hag ar zaout. (Luz.)
— O kana eno goulou de |
Hag 0 nijal d'ann env goude. (VILLEM.)
— Tec het a ra Saoz penn-da-benn
Pa leveromp-ni : Torr he benn! (Briz.)
677
678 ABRÉVIATIONS DU DICTIONNAIRE DES RINES.
INDICATION DES ABRÉVIATIONS DU DICTIONNAIRE DES RIMES
V. — Dialecte de Vannes.
T.— Id. de Tréguier.
C. — Id. de la Cornouaille bretonne.
B. — Id. de ile de Batz.
O.— Id. d'Ouessant.
N. P. — Nom propre ou de baptême.
Géogr. — Nom de lieu, nom de ses habitants.
(Anc.) — Vicux mot, hors d'usage,
N. — Ce signe, sur la lettre n, indique que la lettre est nazale.
C'est un moyen employé pour faciliter la prononciation aux
personnes qui sont étrangères à la langue et aussi pour sauver
la rime.
En tête de chaque série de rimes se trouvent indiquées,
quand cela est nécessaire, la prononciation et les particularités
auxquelles donnent lieu les consonnances finales dans les divers
dialectes.
Les mots entre parenthèses indiquent la prononciation.
Les chiffres placés à la suite des mots non composés dans le
Dictionnaire des rimes, indiquent le nombre des syllabes de ces
mots quand cela peut paraitre douteux. Quant aux mots com-
posés, on trouvera leur mesure aux mots composants.
On trouvera dans le Dictionnaire breton-français, qui est en
tête, les expressions dont on ne connaitra pas le sens.
Dans l'intérêt de la rime, on a indiqué les longues par des
accents circonflexes. Il n’y a pas lieu de reproduire ces accents
dans los textes.
679
DICTIONNAIRE
DES RIMES BRETONNES
AVEC LA MESURE DES MOTS
ET LES OBSERVATIONS RELATIVES AUX. PARTICULARITÉS DES
CONSONNANCES FINALES
DANS LES DIVERS DIALECTES DE LA BRETAGNE.
A
Cette terminai-
son est celle d'une
foule de verbes des
dialectes de Léon
et de Cornouaille.
Elle est aussi celle
des superlatifs de
ces dialectes et de
quelques rares
substantifs et pré-
positions. Voy. ba,
da, ea, fa, ga, etc.
AB
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
ap.
ab.
dibab.
dibab.
diskrab.
diskrab.
Gab, D. p.
kan.
kunab.
poull-kanab.
sanab.
skrab.
ABL
janabl.
jaujabl.
oabl. 1.
sabl.
toull-sabr.
ACH
Cette finale non
gutturale se pro-
nonce comme ache
en français.
apostolach.
gach.
balbiach. 2.
bastardiach. 3.
belbiach. 2.
belegiach. 3.
besteodach.
bugaleacb. 3.
chach.
diagonacb.
didach.
diflach.
diorblacb, Y.
diotach. 2.
evach.
flach.
flach.
fraostach. 2.
gavach.
gleupach, Y.
gregach.
grignolach.
gwezch. 1.
heorach. 2.
hernach.
horolach.
jeuach, Y. 2.
ivacb, Y.
kalafetach.
koadach. 2.
Kolach.
kristeniach. 3.
lienach. 2.
liez-gweach.
loeniach. 2.
loudourach.
luc'hach. G.
margach, Y.
mellach, Y.
mibiliach. 3.
mignonach, Y.
mignounach.
minorach.
moc'hach. 2.
moustrach.
nep-gweach.
pach.
pakach.
perach.
perc'hennacb.
rach.
ragach.
relach.
sgotach.
sigotach.
stivach, Y.
tiegeach, Y. S.
trelach.
vikelach.
AC'H
Cette finale gut-
turale n'a pas d'a-
nalogue en français
pour la prouon-
ciation. Voyez c'h
la prononciation.
En quelques can-
tons, cette finale
devient arc'h,com-
me learc’h, au lieu
de leac'h: grec'h.
au lieu de qc'h,
bien portant, et
autres.
a-beleac'h, 3.
ac'h.
ac'h.
amezegiac'h, Y. 4.
ankounac'h, C.
grac'h, T.
arc'hoac'h, V. 2.
a-veac'h. 2.
a-walac'h, T. CG.
bac'h.
bâc’h.
hac'h, Y.
bannac'h, V. C.
beac'h. 1.
beac'h-beac’h. 2.
Benac'h: geogr.
Benac'h, n. n.
berdiac'h, V. 2.
beuzel-seac’h.
biskoac’h, Y. 2.
blaouac'h, Y. 2.
bosac'h.
bosereac'h, V. 3.
breac'h. 1,
breac'h. 1.
breriac'h, V. 2.
broutac'h.
chourikereac'h, Y.
4
c'hoac'h, V. 1.
c'hoari-zac'h. 3.
c'houeac’h. 2.
d'ann-ncac'h.
deac'h. 1.
derc'hent-Ceac'h.
diflac'h, Y.
dinac'h.
dispac'h, T.
divac'h.
DIV
divarc’h.
divreac'h. 2.
dizac’h.
dour-zac’h.
dre-beleac'h. 3.
drujereac'b, 3.
eac'h, 1.
dans la Notice sur pRC'h, 1.
e-leac'h. 2.
0 pen leac'h.
evlac'h.
flac'h.
folleac’h, Y. 2.
gaonac'h.
gleac'h. 1.
glouac’h, Y. 1.
goac'h, Y. 1.
goulac'h, Y.
grac'h.
grek- ozac'h.
groac'h, V. C. 1.
_ gwac h, V. 1.
gweleuc’h. 2.
gwitod-leac'h, Y.
henoac'h, Y. 2.
hineac'h, 9.
hireac'h, V. 2.
iac’h, 1.
kabac'h.
kablac'h.
Kac'h.
kac'h, Y.
| kador-vreac'h.
kapot-sac'h.
keac’h, Y. 1.
kneac'h, T. 1.
komzou-grac'h.
Krac'h, Y.
Krac'h, Y.
kruk-ozac'h.
krapac'b, Y.
Kreac'h. l.
lac'h, Y.
lagadenn- vreac'h.
lavac'h, C.
leac'h. 1.
leac'h. 1.
leac'h, Y. 1.
liac'h (anc.). 1.
lost-marc'h.
Jouac'h. 1.
louzaouenn-ar-
vreaCc'h.
mac hb.
mauac'h.
marc'hallac'h.
matez-vreau'h.
meouereac'h, V. 4. |
BEO
mianneresc'b, V. 3. Cette terminel-
moliac'h. 2. son est celle d'an
nac'h. grand nombre de
nac'h. substantifs dont
naouac’h, Y. 2. les particularités
peac'h, 1. sont développées
neac'h, 1.
neouac'h, V. 2.
noac’h. 1.
auac’h, 1.
oac'h, T. 1.
oc'h-kreac'h. 2.
penn-Jeac'hb. 2.
peusac'b.
plac'b.
poac'h, Y. 1.
râc'h, Y.
radenn-8eac'h.
sac'h.
sac'h.
santeleac'h, Y. S.
seuc'h.
seac'h, Y. 1.
sentereac'h, Y. 3.
gignac'h.
sinac'h.
sioucc'h, Y. 2.
skao-grac’h.
skavenn-grac'h.
späc'h, Y.
spinac'h.
steulac’h,
targac'b, Y.
teac'h. 1.
(neac'h. 1.
toull-bäc’b.
tousmuc'h, C.
treac'h. 1.
treac'h. 1.
treac'h, V. 1.
udureac'h, V. 3.
urisinereac'h, V. 5.
AD
Cette finale se
prononce comme
ade en francais.
! Beaucoup de
mots de celte série
ont, en Vannes et
| en quelques loca-
l'lités, des synony-
mes en at.
au mot ad du Dic-
tionnaire breton ci-
joint ; elle estaussi
celle de la 3°
sing. de l'indicatif
des verbes dont
l'infnitif est en
ada. Voir la note
qui termine cette
série.
abad.
a-c'haoliad. 3.
a galoun vid.
alanad.
Alread ; géogr. 1.
amzeread. 3.
analad.
auaoudegez-vâéd.
anväd.
arabad.
argad.
argoad 2.
arouad. 2.
arvoriad.
arwad.
askread. 2.
astcilad.
astroad. 2.
a-vâd.
avenad.
aztroad. 2.
bad.
bandenpad.
barad.
barazad.
barlennad.
barrad.
batalmad.
bazad.
baz-dillad.
bedeliad. 3.
begad.
h tad.
begeliad. 3.
beliad. 2.
Bencad, n. p. 2.
beniad. 2.
beoliad. ?.
DEU KLO 681
berad. deurennad, V. fustad. hegarad.
beriad. 2. devesiad. 3. gâd. hirbad.
besiad. 2. diaveziad. 3. gaoliad. 2. hopad.
biniad. 2. dibennad. gaouiad. 2. hoskad, V.
blaiad, V. 2. dibrad. garsad. houad. 1.
bloasiad. 2. dibriad. 2. garzellad. huanad. 2.
blokad, Y. didroad. 2. genaouad. 3. ia-väd. 2.
blokad, V. digemeret-mâd. | geolad. 2. ibil-a!-lagad.
bochad, dillad. geuiad, gehuiad, V. | ilinad.
boc'had. dinammad; géogr. | ginaouad. 3. javedad
bodad. dinerad. glad. otad.
hodad, V. dishegarad. goäd. 1. kabalad
boestlad. 2. distrad. goarc'had. 2. Kad (anc.)
bordead. 2. divâd. goarsad. 2. kakad.
bouchad. divezad. goazianad; ind 3. | kakuad. 2
bouillad. divoäd. 2. gobedad. kalannad.
boul-troad. 2. divroad. 2. godellad. kalounad. 3.
boutegad. dont da vâd. goeliad. 2. .| kanellad.
bozad. douarnenezad; g. | gorad. kanad.
brechad. dournad. gouiliad. 2. kaouad. 2.
brec’had, Y. druillad. gougad. kaouedad. 3.
breiz-izelad; géog. | duad. 2. goukad. kaout-mâd.
breiz-uc’helad ; | duillad. gourc'hedad. karmesiad. 3.
géogr. eal-mâd. gouredad. karmeziad. 3.
breiz-ubhelad. ebad. gour-houad. karrad.
biennidad. echegad! ‘| gourizad. karvanad.
brestad ; géogr. | eginad. gourneriad, C. 3. | kastellinad; géog.
brezeliad 3. elinad. goustad. Kastell-laugad; g.
briad. 1. emzivad. gouziflad. 3. kavaillad.
brinsad. enesiad. 3. gouzougad. kavoui-mäd.
broad. 1. enevad, V. gr kazellad.
bruchedad. enn eunn druillad. grad-väd. kefrelinad.
brud-1âd. e-pâd, epäd. grec’h-houad. kefilinad, C.
brutellad. en-pâd, T. grouanad. kegeliad.
bugad. ermesiad. 3. grounnad, Y. kegiliad.
buhan- mâd. er-vâd, erväd. gwäd. | keielad, T. 3.
bunsad, eunn-holl-väd. gwalennad. kclastrennad.
burutellad. europad; géogr. | gwall-deodad. kentrad.
chagellad. - | eurvad. gwarsu. kentrad.
chegad! evesiad. 3. gwelead. 2 kentrad.
cholpad. faouedad; géogr.3. | gwelead, T. 2. kenvroad. 2.
c'hoari-tourik-ar- | feskad. gwennedad; géog. | keriad. 7.
prad. feskennad. gwennegad. kernevad; géogr.
c’houibanad, 3. fiblad, C. gwerennad. kestad.
dalc'h-mâd. fichellad. gwerzidad. kestad.
danvad. flac'had. gwiad. 1. kestad, Y.
daoulagad. 3. flamoad. 2. gwialennad, 3. kibellad.
da-väd. flemmad. BWikad (anc.) kigeliad. 3.
davad. flipad. gwimpad, C. kildournad.
deisiad. 2. flippad. gwipad, C. kimiad. 2.
deiz-mäd! forniad. 2. gwiskad. kiniad. 2.
den divroad. 3. fourchad. had, klapennad.
deoui:id. 2. fouruiad. ?. had, Y. kleiad, C. T. 2.
derc'hel-mäd. fourrad. halanad. kleiziad. 2.
deread. 2. fraill-al-lagad. hanapad. klezeliad. 3.
derou-mâd. frapad. hano-mäd. kiezeiad. 3.
desiad. 2. freskad, C. hanter-Lofad. kloc’had.
deuet-mäd. 3. triad. 1. hanter-gâd klodad, C.
682 LOS
klorennad. lost-häd.
klosennad. louad, T. 1.
koad. 1. loufad.
kofad. lounkad,
kollad. louzaouen-ann-
koll-goäd. 2. daoulagad.
kommüd. mäb-al- legad,
kompezennad. mdu,
konkad; géogr. mau,
kontad. mammenn - a] - la-
kopad. gad.
kordennad. manac'’h-sant- Be-
kordennad. nead.
korlesiad; géogr. | marc'had.
korn-al-lagad. maread. 2.
kornad. marezad, V.
kosad, C. maronad.
kouarad, C. 2. mean-gûd.
koublad. medad, V.
Koublad. mein-gäd.
koublennad. mola.
koueriad. 2. merñad.
koziad. 2. meuesiad. 3.
krabanad. menezad.
krak-houad. mennad-
kraouiad. 2. ennad.
kreuiad, krehuiad, merchad, Y.
V.3 melc ‘had, Y.
kroc'henn-al-Jagad |
kroeriad. 2.
krouceriad. 2
krubuillad.
Kula,
lag ud.
lura lau.
lañchennad,
laouer1ad. 3.
lead. 4.
leanez - sant - Be-
nead.
legad.
lead, Y.
Jenna.
leonal ; géogr.
les-tà,
lost rud.
lour. 7.
levriad. 7.
liasennad. 3.
linad.
livad.
lizer-mä"Cc'had.
louiad. Y
louriad. :
loerad, C. 9.
lonkud.
lostad.
lostennad.
n mme ce me me
mm ee meme m muse me mn mu
merdead. 2.
merrau, Y.
mesiad. 2.
meudud.
mintrad.
Disiud. 7.
m'our Vi.
Morad.
mordead. ?
HUT,
101 2:10.
moul-troud.
nado:iad. 3.
nann u-vûi.
naonedad ; géogr.
nec'hiad, Y. ?
ucic'hiad, Y. 2.
neisiad. 7
Hemal.
nvvin0. 97.
nuz-vâd !
oad.
oboeriad. 2
ober-\äd.
oriad. 2.
pakud.
pad (anc.)
palad
palarconad.
palfad.
+
TRO
palfad.
paltokennad.
pancrad.
pedeliad, V. 3.
pennad.
peunad.
pennad, C.
pensad.
pesavad ?
peuz-vâd.
pezeliad. 3.
picherad.
pimpad.
plad, :
pläd, ad].
ploueziad. 2.
pod-al-lagad.
podad.
podezad.
poellad.
pompad.
potevad.
poteviad. 3.
poull-al-lagad.
poullad.
poulsad.
pra,
prev-dillad.
rabbad (anc.)
rakad, Ù.
raoucnnad. 3.
rastellad
reu-rudd. 2
[VET trevad.
re-tre1lrad.
rviskad.
retLennad.
renaud.
ritinad.
ridellad.
rollad.
JuvOad.
sutt'had.
suvutl. 2.
suiilad.
ame moe Ms ren © Rens Me ne ram
san-bricgad ; géog.
seiliad, 2
ecliad.
serr-lagad,
Siuil: géogr. 3.
S'Zunad.
shiünt-väd.
skilfad.
sklipad.
skodennad.
skolnad.
skouaruad. 2.
skouarn-gâd.
skourrad.
skozad; géogr.
skudellad.
soulad.
spec’had.
spezad.
städ.
gta Tad.
Stankad.
Staoiiad. 2.
staon-gad.
stourmad.
sträd, G.
strinkad.
Strobad.
strollad.
stropad.
sun-gûüd, sungäd.
tachad.
tachenn-varc'had.
tad.
talmad.
talpad.
tantad.
tanteziad. 3.
taol-lagad.
(asad.
tead. 1.
teodad. 2.
taoliad. 2.
tersad.
teskad.
testeni mâd.
teurcnnad.
tiad.
timäli, D.
totkeuuad. 3.
tokau.
Lull ad.
tommit-mâd.
tonellad.
torad.
torchad.
torchad.
tost-da-väd.
toull-dic'hoâd.
toull-divwäd.
toull-goàd.
toulla-soäd.
toullad,
toupeunad.
trefad, CG.
trexeriad; géogr.
tremeniad. 3
trevad.
trovad, C.
troad. 1.
troad-gäd.
GAE
troatad. 2.
tro-lagad.
tronsad.
(trouc'had.
tro-vâd.
truillad.
tu-mâd.
On n’a pas élé
sans remarquer,
dans la série qui|p
précède, combien
est considérable,
en breton, le nom-
bre des substan-
tifs qui indiquent
la contenance, la
plénitude des ob-
jets. Ces mots,
comme On peut le
voir, correspon-
dent aux mots
francais tels que
batelée,ventrée, etc.
Il ya cependant
en breton . cette
différence avec le
francais, que le
dérivé est toujours
du même genre
que le radical. Ain-
Si, bag, bateau, ct
bagad, batelée,
sont tous deux du
genre féminin.
AE
Cette finale se
prononce comme
ahé en francais.
C'est une diphton-
gue bretonne.
abardae, C. T. 1.
ae, Y. 1)
brae. 1.
dae. l.
difrae. 2.
diskae. 2.
diwar-fae.
esae. 2.
folligenn-mae, G.
gae. À.
grae. 1.
gwae! 2.
kae. 1.
korf-sae.
Krap. 1.
lae. 1.
louezae. 2.
mae. 1.
mordae (anc.) 2.
1.
sae. 1.
skolae, 2
tremengae. 5.
AF, AFF
Ces deux sylla-
bes finales ont la
mème prononcia-
tion, mais ne peu-
vent être substi-
tuées l'une à l’au-
tre. Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
av. Cette terminai-
son était autrefois
celle de la plupart
des verbes qui,
aujourd'hui, se
terminent en a.
Ainsi, on disait
serraff, fermer, etc.
ll en était de mé-
me de beaucoup de
superlatifs qui ac-
tuellement finis-
sent en a. Ainsi
bravaff, le plus
beau, etc.
anaf (anc.)
bezaff (anc.)
daf {(anc.)
dianaf.
digraf.
dizanaf.
Ea (anc.) 2.
efaff (anc.)
AGR 683
englenaf” ane ) arag.
fonnaff (anc.) bâg.
fraf? (anc. bennâg
glaff (anc.) betag.
glebaff (anc 1 bitrag
goaf. 1. chag.
goaff (anc.) 1. dâg.
goelaff (anc.) 2. distag
gwaf. 1. divag.
hanal. eur re-bennâg.
barluaff (anc.) gâg.
intaff (anc.)
kannañ anc.)
keinaff (anc.)
klaff (anc.)
Llaff (anc.)
krâf, .,
krat.
lenkraff (anc.)
paff (anc.)
pezaff (anc.)
pinijai (anc.)
staff (anc.) ,
stalaf.
suaff {anc.) ?.
taff (anc.)
tonkaff {(anc.)
turiaf; n. p.
vuelaff (anc.)
AFF. Voy. AF
AFN, AFFN
nafin (anc.)
skafn (anc.)
staffn (anc.)
AG
Prononcez com-
me ague en fran-
çais. Plusieurs
mots de cette série
ont des synony-
mes en ak. Cette
terminaison est
celle de la 3° pers.
sing. de l'indicatif
des verbes dont
l'inänitif est aga.
pegement-bennag.
perag.
petra-bennâg.
pi-bennâg, Y
piou-bennâg. 3.
unan-bennêg.
vag.
AGL
agl (anc.)
AGN
brec'hago.
Bro-Spagn ; géogr.
divac'hagn.
gagn.
glagn.
kagn.
kerc’h-spago.
klagn.
louz-gagn.
mac’hagn.
marc'hagn.
ramagn, C
AGR
Lesmotsdecette
série ont des 8y-
nonymes en akr.
Cette finale doit
être prononcée
comme dans les
mots francais
paille, bataille. Le
Gonidec l'écrit al
avec la lettre |
mouillée.
a-daill.
adan-baill.
affaill.
amaill.
ampouaill. 3.
baill,
baill.
boutaill.
broustaill.
c'hoanenn-vaill.
daill.
despaill.
didaill,
diskramaill.
dispaill, C.
distaill.
684 DIS
diragr. distaill.
fallagr. divoraill.
sagr. draill.
Sail, ail
eostik- l)
AI e-taill.
Cette finale se URT, Lu
rononce ahi en | vari ‘
aisant sentir les | Lelenn-baill.
deux voyelles. koaill. 2.
— korporaill.
l kouraill.
dare a kramanaill.
. maill.
foai (fo-a-i), B. maill.
marvaill.
AIGN moraill. *
moraill:
Prononcez com- | MOrSal 1,
me aïgne en fran- mouraill.
s paraill, C.
qas. paramaill, T.
— poraill, C.
aien. potail .
gain. ribitaill.
gour-c'haign. Sa,
kaign, Y. saill, Y.
sanaiil.
sizaill.
AILL skrogaill.
spountaill.
steuaill, V, 2.
stoufaill.
taill.
tail].
touaill.
tramaill.
tremaill, Y.
AINCH
grainch. 1.
krainch. 1.
traiuch, C. 1.
AJ
Prononcez com-
me aje en français.
Plusieurs mots de
cette catégorie ont
des Synonymes en
ach.
diorblaj, V. 2.
disteraj, Y.
filaj, Y.
frosta}, Y.
gwifra}, Y.
ieuaj, Y. 3.
tral, Y.
mirenn-flaj, Y.
mnougtral, Y.
peraj, Y.
stenaj, V.
AK
Beaucoup de
mots de cette série
ontdessynonymes
en ag.
Briak, n. p.
dirak.
dispak.
distak.
distak.
drak.
drouk-sant-Briak.
Fiak, n. p. 1.
Hak. P
furluak (anc.)
gàk.
goak, 1.
goanak. 9.
gwäk. 1.
gwitrak.
hak, Y.
hep-distak.
Irvillak ; géogr.
Izaak, n. p. 3.
Kallak.
Karnak : géogr.
kogennak.
Krak.
krak.
krak.
Loudeak; géogr. 2.
Milizak; géogr.
Mizak, n. p.
mont-dirak.
pàk.
perak.
pi-bennak, V.
piou-beunak.
FAK.
stlak.
stloak. 1.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
agr.
akr.
dizakr. |
drouk-sant-Fiakr.
fallakr.
hakr.
kaloun-sakr.
loakr, T. 1.
oleo-sakr. 3.
sakr.
Skritur-sakr.
skrituriou-sakr.
AL, ALL
Ces deux finales
ne peuvent être
substituées l'une à
l'autre, comme on
pourra le voir en
examinant avec un
peu d'attention les
mots qui en déri-
vent; elle ont tou-
tefois la même
prononciation.
Cette terminai-
son renferme des
verbes de tous les
dialectes; ceux de
Vannes sont les
plus nombreux et
ont souvent des
synonymes en ein.
Ils se corjuguent
sur les anciens in-
finitifs qui étaient
ena,comme bouda,
beketa, et qui sont
BOU
devenus boudal,
beketal, etc. La plu-
part de ces verbes
sont neutres et ne
sont guère em-
ployés qu'a l'inf-
nitif avec le verbe
auxiliaire ober.
Cette manière de
conjuguer en bre-
ton les verbes neu-
tres n'a pasétésans
influence pour
amener la termi-
naisou en al. ll eat
en effet plus eu-
phonique de dire
boudal a ra que
bouda a ra, ilbour-
donne.
Voyez ce qui est
dit au mot hiatus
de mon Nouveau
Dictionnaire 1869.
Ab-Grall, D. D.
SRL T.
a-heñd-all.
aketal.
aouredal. 3.
Ap-Rioual, n. p.
aral, Y.
arreval.
arval, V.
aslal, T.
aval.
bagad-chatal.
bageal. 2.
banal, V. C.
beekal, Y. 3.
beketal.
benal.
blaz-fall.
blejal,
blingal, Y.
boc'hal.
boed-chatal.
bonal.
borgnal.
bouc'hal,
boudal,
boudal.
bourd-fall.
brabansal.
bragal,
brall,
brevial. 2.
brikeyal.
Bro-C'hall: géogr.
bual. 2
chal, c
champal, C.
chaseal. 2.
chatal.
chetal,
chifal, C.
chintal.
chipotal.
chital,
c'hoari-mean-pal.
c'hoari- moucbik -
dall,
c'hoari-pal.
c'houez-fall.
c'houirinal, T.
c'huec'hal, Y. 2.
c'huibanal, Y. 3.
dall,
dansal.
darnial (anc.)
darnijal.
deuet-fall. 3.
deval,
dianal, V. 2.
dichal.
dichoual. 2.
didal,
didamall.
didamall.
difronkal, T.
digabal.
digevatal.
dijoual. 2.
dinsal.
diovall, 2.
disall.
disgrougnal.
disgwinkal.
dishaval, Y.
dishual.
diskoutal.
disleal. 2.
diwall,
01zall.
dizonjal.
dor-dal.
dour-meal.
dremedal.
drouk-eal.
drouk-soñjal.
drujal.
eon deiz all.
enn tu all.
etâl, e-tâl.
evall (ane.)
feal. 1.
feintal, G. 2.
fichal.
fiezenn-real.
finval.
foenn-gall,
fojal.
fornigal.
fougeal. 2.
fringal.
frinkal.
frippal.
fronal.
fronsal.
frontal, Y.
froumal,
furchal.
furjai, Y.
gadal.
gâl.
gall,
gall (anc.)
gargal, T.
gedal.
godal.
godisal.
goel-Mikeal.
gour-dall.
gourichol, Y.
gournichal.
gournijal.
Grall, n. p.
grakal,
greunial, C. 2
grignouzal,
grigonsal.
grondal.
grouignal. 2.
gwall.
gwall.
gwall,
KEL
gwall-eal.
gwall-fall,
gwechall.
gwecharal, Y.
gwegal, C.
Gwenneal, n. p.
gwic'hal,
gwi kal.
gwintal.
gwinval.
gwir-haval, Y.
bakal, V.
bent-dall.
hiboudal.
hiboudal.
hikal, Y.
hiketal, V.
hinnoal, 2.
hoal, T. 1.
hopal.
hourzal (auc.)
hual. 2.
hual. 2.
huchal, Y.
huneal, V. 2.
huvreal. 2.
iotenn-gall.
ingal.
iouc'hal. 2.
isa).
iudal. 9.
jarneal. ?
jestral.
kagal.
Kaketal.
kal.
kal.
kall.
kaner-fall.
kantreal. 2.
kanval.
kapeal. 2.
karante-dall, V.
kaugeal, C.
keal.
kcelicnenn-2al}.
87
686
kemend-all.
kevatal.
kignaval.
klemmichal.
Kobal, Y.
Kornal.
korn-bual, G.
koronal.
kogeal, G. 2.
kregnouzal.
krenial. 2.
Krial, 1.
krigoal.
krozal.
kuignal, Y.
kunal.
leal. 1.
leal. 1.
linadenn-real.
Jogodenn-zal].
lorgnal (anc.)
louviadal, Y. 3.
louzaouenn - ar-
meal. 1.
mean-pal. 2.
menal, V.
mesgrall; géogr.
miannal, Y. 9.
miaoual. 3.
Mikeal, n. p. 2.
miniaoual. 3.
moal. 1)
moal, 0. p.
moc'h < hanter-
sall,
mont-da-fall.
mont-enn-tu-all,
morc’hedal (anc.)
mouchal.
mouch:k-dall.
moul-bal.
neijal, V. 2.
neunial, T. 2.
neuz-fa)l.
nichal,
nijal.
niuval.
nodal.
oc'hal,
orchal.
oristal.
oskal, V.
ouc'hal.
OUC
padal.
pâl, biche.
pâl, palet.
pal.
penn-dall.
pergasal, Y.
pevar-real.
pigal, Y.
pignal, Y.
pigosal.
pitoutzal.
pleg-fall.
poanial, T. 2.
porsal ; géogr.
prejal.
presbital.
punsal.
raktal.
rambreal. 2.
raval, C.
real. 1.
real. 1.
rebetal.
reval, Y.
ribodal.
rikesal, G.
rinkal.
rinsal.
riotal. 2.
riotal. 2.
Rioual, n. p. 2.
ritual.
Rivoal, n.n. 2.
roc'hal.
rodal, Y.
rolal, Y.
ronchal.
ronkal.
rual, 2.
ru-dall.
sakreal, 2.
sâl.
gal (anc.)
gnll.
santuäal.
segal.
Sega), D. 0.
Seoal, n. p. 2.
siminal.
skandal.
skinsal, C.
skournichal, C.
skrignal.
skrimpal.
skroenjal. 2.
sonjal.
sourral.
speunial.
spial. 1.
stâl.
Strakal.
strantal.
streat-dall.
141.
tal, tel (anc.)
tamall.
tamail.
tan-gwall.
tarval.
tarvoal. 2.
teal. L.
tech-fall.
temail, Y.
tenval.
teoual, T. 2.
termal, C.
teval.
tintal.
toal, C. 1.
loraval ; géogr.
toual, C. i.
tourc'hal.
tourtal.
tremal, V.
trepikial. 3.
tridal.
tripal (anc.)
tro-all,
tro-fall.
trotal.
trouzal.
trouzial, Y. 2.
truantal (anc.)
Tugal, 0. p. 2.
Tudal, n, p.
Tudoal, n. p.
Tugdual, n. p.
tumpal, T.
turchul, V.
tutal (anc.)
Tuzoual, n. p. 2.
udal, Y.
val, V.
venial. 2.
vestial, V. ?.
KAL
ALC'H
a-walc'h.
balc'h.
dalc'h.
den a-walc'h.
‘| diwalc'h.
disslc’h.
eroualc'h, Y. 2.
falc'h.
gwalc'h.
gwalc'h.
lalc'h. 1.
kalc'h.
Kalc'h.
Kendalc'h.
mac’harit-ar-ialc'h
mad a-walc'h.
mean-falc'h.
moualc’h. 1.
mouialc'h, V. 2.
penu-ar-c'halc'h.
post-ann-dalc'h.
ALF
alf.
paif.
sSkalf.
skalf.
ALL. Voy. AL
ALM
batalm.
chalm.
dac’halm, G.
distalm, Y.
Jalm, n. p.
leanez-ar-c'halm.
salm.
talm.
ALP
iulp. 1.
mean-1alp. 2.
ALS
fals.
fals.
kals, kals.
CH
ALV
Quelques-uns de
ces mots ont des
synonymes en alo.
divalv.
engalv.
galv.
mal.
pal.
salv.
ALZ
frealz. 1.
Kalz.
AM, AMM
Ces deux finales
ont la même pro-
nonciation , mais
pe peuvent être
substiluées l'une à
l’autre, comme on
peut le voir, en
examinant avecun
peu d'attention les
pluriels et autres
mots qui dérivent
au radical.
Cette série où le
mot kamm, adjec-
tif, joue un grand
rôle, est bonne à
consuller comme
supplément aux
règles d'euphonie
exposées daus mon
Nouveau Diction-
ndre 1869, au mot
EUPHONIE.
Abraham.
bultam.
balzau.
Beltram, n. p.
Bertrain, n. p,
boc'h-kamm.
brall-kamm.
bramm.
c’hoari-ar-valtam.
C'hor - buzik-
Kamm,
c'hoari - troadik-
kamm.
dam, s. m.
daou-lamm. 2.
diframm.
dilamm,
dinam.
distro-gamm.
douger-samm.
dramm.
drouk-lamm.
drouk-vamm.
endramm.
estlamm.
Hamm,
flamm.
Hamm.
flamm-diviam.
foeltr-tamm. 2.
framm.
gaol-gamm. 2.
gar-gamm.
garik-kamm.
genou-kamm.
gour-gamm.
gour-gamm, V.
iez-vamm. 2.
inam.
jil-gamm.
kamm.
Kamm.
kamm-digamum.
kamm-gour-gamm
kamm-korgamm.
kill-gamn.
kontamm.
korgamm.
lamm,
les-vamm.
liamm.
luuzaouenn - ar-
Yamn,
mamm.
mamiumn-gamm.
marc'h-samm.
mavi-gamm.
Mean-kamm; géo.
min-gamm.
mont-d’ann-daou-
lamm.
nados-stamn.
nam.
pevez flamm.
paogamm. 2.
paugamiumn, Y.T. G.
pengamm.
BRE
penn-gamm.
peun-gamm.
rozell-gamm.
samm.
skramm.
splam.
stamm.
tamm.
torgamm, Y.
troadik-kamm. 5.
AMM. Voy. AM
AMP
Gwengamp; géog.
kamp.
skramp.
stamp.
AMPR
kampr.
lampr.
AMPS
kamps.
ramps.
AN, ANN
Ces deux finales,
non nasales, se
prononcent com-
me ane en fran-
cais, mais ne
peuvent être subs-
tituées l’uae à l’au-
tre,comme on peut
le voir en exami-
nantavec attention
les pluriels et les
dérivés du radical.
À cette série ap-
partient la 1"* pers.
singul. du présent
de l'indicatif des
verbes, comme
anavesann, elc.
Voy. plus loin la
finale nazale an.
En quelques can-
tons de Vannes, les
687
pluriels des subs-
tantifs masculins
ayant trait aux
professions, font
an. Ainsi, goleuer,
fabricant de chan-
delles, fait goleue-
rian, et MIEUX, go-
leuerion.
Ab-Alan, n. p.
Ab-lann, 0. p. 2.
a-boan. 7.
a-unan.
aval-tann.
a-vole-vann.
a-zindan.
baelan. T. 2.
baian. 2.
balan.
ban (anc.)
bann.
bann.
bano.
bara-kan.
barr-gwenan.
barv-gluan. Y.
Bastian, n. p. 1.
baz-valan.
begn, Y. 1.
bec’han.
behan.
bejan.
belan, T.
bermann, Y.
berr-alan.
biban.
bilibaon.
brin,
Breiz-Vihan ; géog.
688 ‘FAN
broud-tân. | fetan, V.
bign. flamm-tân.
buan. 1. foran.
bugelenn-vihan. | foran.
buhan. forbann, V.
buhat, forc'hell-lann.
c'hoari-bilibann. : gadan, C.
c'houiban. 2. garan.
c’ho:ill-tann. | garan.
dal a unan! | gauzan.
daun (auc.) glan.
dean. glaun.
dean, V. 1. glann.
debran. 1 glaou-tân.
dialan. 3. di-a-lan. : gloan 1.
diboan. 2. | goac'had-tâu.
dic’hlaun. | goann, Y. 1.
didân, Y. | goazan, 7.
dindän. 1 Gobrian, n. p.
dindün. 1 Soduran (auc.)
diouan. 2. ! goelian, V. 2,
diougan. 2. . gogan (anc.)
dirann. | golvan.
dishillan, C. gotibunan.
diskan. , Souez-radenn-vi-
diwan ({anc.) han.
dizaouzan. 3. | Kurian,
dizoun. 2. | gran.
dizoun. 2. 1 gran, Y.
dizunvan. . grann (anc.)
doan. 1. : Gresian ; géogr.
doarann. 2. , gril'ik- veau.
dogan. . groan. |.
Don:sian, n.p. |grouan. 1.
drean. 1. grouiz-kran, Y.
drouk-mean.
drouk-sant-Iann.
drouk-sant Tujau.
duan, 2.
eau, Y. 1.
edan,
Kian, n. p.
chan.
chan, Y.
ejann, Y.
ekan.
elvenn-dân.
pm hann.
embann.
Cin anI,
enan, V.
endan (anc.)
Ervoan, n.n. 2.
Ervoan; géogr.
cstremvan, T.
ez-vihan.
falc'ban.
fantan, T.
! guezan, N.
! gultan.
| ZWan,.
gWan farce.)
BWaun, Y.
gwelan.
gwele-bihan.
gwel-an.
: gWendanh,
gWenbunan (anc.)
gWeuu-kann.
£Wezan, Y.
gWin-ann-lân.
gWitibunan.
hadan, C.
balan.
han, T.
han (anc.
be-unan.
heb-ehan.
hed-gw nan.
hedledan.
heledan.
EE
ee « en
© eee
PAN
hevel-boan. 5.
hoc'h-unan.
hogan.
horbalan.
ho-upnan.
huan, V. 1.
huan {anc.) 1.
huegan, Y.
hunegan.
leon, n. 6.1.
jann. 1.
iaun-iann, 2.
indan.
K (bian,
kan.
kan.
kan.
kan (anc.)
kann.
kann.
kam.
kan-pleen.
kaouan. 2.
karvan.
karvan.
karvan, Y.
karv-lann.
kastel'an.
kavan.
kefelek-lann.
kefrann.
kef-tân.
keinvan. 9.
kest-pwenan.
kevrann.
kibell-er-fetan, Y.
Klemvan,
klosenn-amann.
koau. 1.
Koun, C. 1.
koban.
koban, Y.
koc’hanu, Y.
koc'h-karvan, Y.
kocff-bihan.
kof-bihan,
kosenan, Y.
kolueun-wenan.
korrigan, Y.
KOZ,
kraDan.
kran.
Kran, V.
krichan, Y.
krouan, Y. 2.
La ha ban: géogr.
lan, lann (anc.)
lann.
laouenan. 3.
lean (anc.) 1.
ledan.
legestr-lann, B.
levran.
lian, G. 1.
loan. 1.
loan-gwan.
loangwan.
loa-vihan.
lokman.
louan, C. t.
Iouzaouenn <Je
drean.
louzaouenn - ar-
berr-alan.
louzaouenn - P<
mean.
lousaouenn-sant-
manu (anc.)
man, mann, V. C.
man.
mann (aoc.)
mann.
wap-bihan.
marlouun, 2.
mean, 1.
mea: -grouan.
meun-t40.
merc’h-vihan.
merenn-vihu:.
mestr-lann.
misnan, Y.
mizun.
moan.
Mobrlan ; géngr.
mondiau. 2.
Morian ; go.
morlean, 2.
mormat:.
mor-vrän.
morvrân,
Dann,
nann, Y.
Haran (anc.)
09, 1.
Can, n.n. 1.
oC'han, T.C.
Dui gA,
pal-dân.
pann (auc.)
paun, pan (anc.)
TAR
paan.
paotrik - ar - skod-
tân.
paouezvan, 8.
parresian.
peb-unan.
penn-tân.
perann, Y.
peulvan.
peurvann.
pik-moan, 2.
poan, |.
pobraa.
poc’han.
polpegan.
Pors-liogan ; géog.
près du Couquet.
poull-ran.
prevaa.
ral-valan.
san.
saouezao, C. 3.
820Zan, 2.
schelezan.
geran.
seregenn-vihan.
Sibran, n. p.
gidan,
sidan, Y.
sioc'han.
sioc'ban.
Siprian, n. p. 2.
skao-bihan.
skavenn-vihan.
skod-tâu.
spered-clann.
splann.
stan (auc.)
stann, V.
Slcau.
Stefan, n. p.
suan, Ÿ. 2.
140.
tan, Stan (anc.)
tann (anc.)
tantad-tân.
tantez-lâu.
taol-gwcuan.
taran, T.
EE niinrianneriinaniiiaannannnrirrnnanniarnrrnnenrnnnngiarnerngrrrne
taran, C.
tarjan (unc).
tasman.
tenn-alan.
terc’hiano, Y.
ox Kann, Y.
ti- balan.
tiu-lann.
ti-tân.
Toralan ; géogr.
torr-alan,
torr-vean.
torvean. 2.
toullik-drean.
toull-t40.
tour-tân.
touskanp, Y. "T.
trec'han.
trederann.
(ren, 2.
tremenvau.
tremenvan, C.
troc'han, T.
taruban.
unan,
unvan.
AN, uazal.
Cette finale na-
sale se prononce
commie dans les
mots français :
amant, diamant.
llusieurs mots
de cette série ont
des synonymes en
añv. Cette termi-
naison appartient
presque excinsi-
vement aux dia-
lecies de Tréguier
et de Vannes; lle
est pcu répandue
en Léon. — Voyez
pour la pronon-
Ciation ce qui est
di à in nasal. C-s
remarques sont
applicables à an
nasal. Ainsi qu'il a
été dit dans l'ia-
troduction, il n’y
a pasnécessiléà re-
produire daus les
textes le sigae n;:
MES
il n'a été placé ici:
que pour sauver la
‘rime.
ac'han.
alan, T.
aman.
anavean, T. 3.
anezhan.
anunean, Y. 2.
ardran, Y.
arnan, Y.
ur re-Mman.
ava-man, N.
avaman, Y.
a-vreman.
azean, T. 2.
a- ziardran, Y l)
baran, T.
barrad- arnan, Y.
bean, T. 1.
bevan. T.
braoan, T. 2.
breman.
bromman, T.
c'houenn, T. 2.
c'houezañ, T. 2.
da gentan, T.
da getan, Y.
dan, V.
dantan, T.
dean, V. 1.
d'ean, V. 1.
deuec'han, V. 2.
d'ezhan.
dianan, Y.
diardran, Y.
dic'hlan.
dic'hriennan, T.
difronkan, T.
dibanan, V.
dilost-han.
dinac’han, T.
dishillan, C
ditkoueun, T 3.
diskouisan, T. 3.
diskrifan, T.
divean, G.T. 2.
divezan, Y.
divrazan, T.
diwar-vreman.
douarun, T. 2.
drouk- -saût-Tujiñ.
ealan, T. ?.
can, V. 1.
ean, Y. 1.
eme-2-ban.
680
enan, Y.
Enez-Glenan ; géo.
an, T. 1.
fouan, V. 1.
furc’han, T.
Glenan,; géogr.
goan. |.
golc’hen, T.
gouelan, T. 2.
gouian, Y. ?.
gour-glean, Y.
gousian, T.
gouzian, T.
grouian, T. 2.
grouiz klean. V.
Guiklan; géogr.
Hwg, n. H.
welan, T.
an.
han.
han-goan.
harluan, T.
he-man.
hetan, T.
hou- -man.
moan, Y. 2.
intan, V.
Julian, n. p.
kalan, V.
kalan- goulan, V.
kal-ar-goan.
kaoat-arnan, Y.
kastian, T. 2.
kentun, T.
Kerlouan; géogr.
Kermorvan; géog.
ketan, V.
keti-ketan, Y.
klan.
klean. L.
Kolman, n.n.
Konogan, np.
kouchun, T.
kouean, T. 2.
kouec han, T. 2.
krean, Y. 1.
kusan, T.
lac'han. T.
lazan, T.
lifran, T .
Lokornan ; géogr.
inagan, t.
Mesian, np.
690 AND
minoc'hellaü, T.
FE np.
mañ, V. 1.
Tenenan, n. p.
Tremaouezan ; g.
tremañ, Y.
troc’hañ, T.
Ujan, n. p.
Urvoañ, 0. p. 2.
ANCH
Cette finale non
nasale se prononce
comme anche en
français.
a-droc’h-trañch, C.
fañch.
flañch.
grañch.
Ranch: géogr.
palañch, Y.
tranch.
troc'h-tranch, C.
AND
Cette finale se
prononce comme
ande en français.
Plusieurs mots
de cette série ont
des synonymes en
añt.
koumansñd.
liverjeñd.
nemorand,
ramagaañd, D.
touchañd.
viverjand.
ANF,ANFF
kaüfT ane.)
skañ (anc.)
stenf, V
ANK
a-ioul-frañk.
aûk lane
avañk.
bañk.
bank, Y.
blauk, Y.
blañk, Y.
brank.
den-iaouank.
diank 1.
digeri frank.
digor-frank.
distañk.
dizenk (anc.)
faûk.
fank.
Fañk, n.n.
foet-fañk.
frank.
frank.
iaouañk. 2.
iouank, V. 2.
DIE
travank.
travenk (anc.)
treaük, Y. 1.
ANEL
traûkl.
ANN. Voy.AN
ANS
Cette finale se
prononce comme
anse en français.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
anx.
a-velepañs, C.
bevans.
bezañs.
brabañs.
chañs.
c'hoari chans.
dañs.
dichañs.
diflan:
digoustiañs.
diraban:
disfisiuns. 3.
dismegans.
dispa)
disprisans, V.
diverrans, Y.
doujañs.
droulans.
emichuñs.
eana.
erten ñn (anc.
flans. 1. )
fsiañs. 2.
vañs.
oustians. 2.
Prononces com-
me ante en frau-
Plusieurs mots
de celte série ont
des synonymes en
añd.
ébrant,
a-droc’hamañt, C.
aerouant. 2.
damorañt, Y.
daût-olifañt.
à
SKI
diou-abrañt. 3.
diskiant. 2
dismant.
dizament.
disant,
bie CT.
ezamañt, U
ezvezañit {anc.)
Pan, n. p.
kant.
Sian, C2.
ka,
kefniaüt. 3.
kefniaût. 2.
Kermorgañt;géog.
Kildant,
1 N,
lizidañt, 1.
luskemañt, V
mac’harit-
mari-morgañt.
moualc' bare! hant,
N.
nec’bai
nemoraüt, Y.
nesañ,
uberiant (anc.)
olifañt,
Hs c'hoant,
T gnant,
sakramañt.
sañt.
serjaût (anc.)
ska.
strivant, C.
tesrn:
touchant, Y.
treañt, V. 1.
troant, V. 2.
valigant (anc.)
Prononces com-
me anve en fran-
çais.
Plusieurs mots
de cette catégorie
ontdessynonymes
en añ, aoñ, et en
ano.
bokejou-banv.
dilost-h
ronan. Y. L
skanv.
staüv, Y.
ANZ
AO
Beaucoup de
mots de cette série
se terminaient au-
trefois en av; c’est
ce qui explique les
superlatifs en va,
comme brava, su=
perlatif de brag,
beau, etc. 40 est
uné des diphton-
Gues bretonnes.
barr-glaô.
barrad-glaô.
boulskaô,. 2.
dao, C. 1
darc'hao. 2.
dessao, Y. 2.
Mao, n LE,
mor-c'hlaô.
no.
Da0.
paô.
puñs-dour-glaô.
pons-glaô.
raô.
kara
ao 3.
tarmm-lip-he-baô.
tanao. 2.
AOU
Gette conson-
nance fluale, qui
est en même temps
diphtongue, était
autrefois la finale
de plusieurs subs-
tan!ifs pluriels qui
aujourd'hui 8e
terminent en ou,
comme louzaou
des plantes dae-
lou, des larmes,
etc. Comme preu-
ve, nous citerons
les verbes qui en
sont dérivés : lou-
saoui, cueillir des
plantes ; daelaoui,
leurer, etc. —
Joy. la série ou,
les mots de cette
sorte s'y trouvent.
AP
Cboartar-chap.
692 ARV PET
goap. 1. aval-douar. follenn-goar. Konar, V. 1.
hanap. azfoar. forc'hell-arar. Kounnar.
kannad-ar-pap. barr. frink-foar. 2 ou 3. | koz-iar.
Kan, barr. gar. kran-douar.
kap. barr. gar (anc.) kren-douar.
kâp (anc.) barr. gign-alar. kresk-sal-loar.
krap. barr (anc.) Glac'har. kribell-gar.
lp. barr-kounnar. gleou- douar. labourer-dougr.
les-vàp. begar. gloar. 1. labous-iar.
mn. bek-douar. goar. 1. landar.
pap. boar, 1. goar, V. 1. laouenn-dar.
pap. bouar, Y. T. G. 1, | gobar. lard-karr.
pengâp. bouzar. gorre-kear. lart-karr, V.
Sanap. c'hoar, 1. gouar. 1. latar.
£anp, Y. c'hoari par pe dis- | goulaouenn-goar. | lavar.
SIS par. goular. laz-arar.
toull-strap. dalar. grill-douar. Lazar, n. p.
trap, Y. dar. gwalenn-garr. leur-garr.
dar, V. gwall-dirapar, C. |leur-gear.
APR dic'hoar. 2. gwär. ligounnar.
difoar. 2 ou 3. hanter-c'hoar. loar, V. 1.
ignapr. digaillar. heb-arvar. loar. 1.
sapr. digar, T. hegar. louzsouenn - ar-
sapr digoar. 2. hegar. c'hatar.
° digoar, V. 2. aa ; mabrarar:
igounnar. ell-arar, V.T. C. agloar, n. p.
AR, ARR | dihegar. hep-arvar, mar. P
dilavar. buel-varr. mar.
Ces deux finales | dilavar. jar. mar, V.T.
se prononcent de | dirapar, C. igounnar. mar.
la mème manière, | direnn-goar. ihuel-varr. Y. marc'h-alar.
mais ne peuvent | diskar. inaur, C. marc'h-karr.
être substitnées | diskar. izur, marr.
l’une à l’autre, | diskar-al-loar. kaillar. mastar.
comme on le voit | disewar. Kalvar: oéogr. mear. 1.
enexaminant leurs | disheyar. kaïzenn-marr. meaz-kear.
dérivés et leurs dislar, Y. | kann-loar. melar.
pluriels. — cette | dislavar. kâr, melen-koar.
terminaison offre : diepar. Kar larc.) Menez-Kalvar; g.
très-peu de verbes, | diwar. karr. nocll-karr.
mais beaucoup de : doar, Y.T. C. 1. Karr. mogedenn-Jdoar, Y.
substantifs et d'ad-| douar. 1. kastell-karr. mouar, 1.
jectifs. — À cette | dour-goular. katar. mouiar, Y. 2.
série appartieut la | dour-iar. | kear. moull-karr.
3° pers. sing. de | dour-melar. kein-ar-c'harr. nadoz-ear.
l'indicatif des ver- | drouk-Jdouar. kestel-el-loar. oar, T. 1.
bes terminés à l'in- ! ear. 1. keuner:d-douar. ode-garr.
finitif par ar, ara, | egur, C. kever-doar, Y. ouar, V. 1.
aralt, aret et arout. | ell-arar, Y.T. C. | ki-douar. pavtr-ar-c'harr.
entruInar. | klin-gar. par.
esgoar (anc.) 2. |! klosenn-gear. par.
adar (anc.) espar, V. klouar. 1. pell-kar.
Alar, n.n. far. kluiur, Y. 2. penn-a-gear.
alar. fauscdar, C. klujar. penn-iar.
ampar (anc.) flear. koar. 1. pennon-kear.
ar. V. flemm-douar. Kobar. peoar, V. 2.
arar. fluterik-ann-douar. | kof-gar. per-mar.
arvar, foar. 1 ou 2. konnar, Y.T. C. peloar {anc.) 2,
ARC
pevar.
niar, V. 1.
pladenn-dovar.
plasenn-ar-foar.
prev-douar.
prim-al-loar.
puar, Y. 2.
puferik-ann-douar
raz-sklear.
riolenn-garr, Y.
rollec’h-karr.
roud-karr.
safar.
savar.
savenn-douar.
sistr-mar.
skar.
skarr.
sklear. 1.
sklear. 1.
: Sklear, n. p. 1.
skrabadennou-iar.
soubenn-skiear.
sparr.
spegar.
striz-douar.
tachenn-gear.
talar.
talar.
tapenn-dar, Y.
tarar.
tear. 1.
ti-douar.
ti-kear.
toull-karr.
tredar (anc.)
trugar.
var.
Viktoar, D. H,
vilar.
War.
war, T.
war-var.
ARCH
Cette finale non
gutturale se pro-
ponce comme en
français arche.
fals-varch, Y.
ARC'H
Cette nale gut-
turale u’a pas d'a-
nalogue en fran-
çais. Il faut l’en-
tendre prononcer.
Voy. la Notice sur
la prononciation.
abarc’h, Y.
c'hoarc'h, V. 1.
den-marc'h.
diabarc'h, Y.
diabarc'h, Y.
divarc'h.
garc’h, Y.
harc'h, Y.
houarn-marc'h.
Kazarc'h.
keuneuenn-garc'h.
koarc'h, Y. 1.
kouarc'h, Y, 1.
kreac'h. 1.
lost-marc'h.
marc’h.
marc'h.
mor-varc'h.
musc'hoarc'h,V. 2.
palevarc'h, Y.
palleno-varc’h.
pao-marc'b.
Penmarc'h: géogr.
rag-arc’h.
skaouarc'h. 2.
Skarc’h, Y.
taouarc'h, 2.
tarc'h, Y.
troad-marc’h.
war-varc'h.
ARD
Cette finale se
prononce .comme
en français arde.
Plusieurs des
mots de cette caté-
gorie ont des syno-
nymes en art.
ss
bastard.
bekard.
bokard, Y.
bombard,
SPA
bosard.
boskard. V.
bouillard.
boulouard.
brosard.
deisiou-al-lard.
duard. 2,
enez-lard.
ez-stard.
gward.
gwendard.
gwennard.
hanter-lard.
hard (anc.)
hud-glazard, C.
kanfard.
kinard.
krak-vastard.
krennard.
lard.
lard.
Leonard ; géogr.
Lok-Melar; géogr.
loupard.
maillard.
mard (anr.
melenard.
mintard.
mitard.
moanard. 2.
mor-lard.
morlard.
pedi-stard.
pinard.
pokard.
richard,
Robard, n. p.
ruard, Y. 2.
ruzard.
sard, T.
skanvelard.
soudard.
spazard.
stard.
stard.
tevard.
trubard.
ARF
693
prononce comme
en francais arfe.
bart, hary.
sparf.
sparf.
ARG
Cette finale se
prononce comme
en français argue.
diskarg.
karg.
larg.
marg.
marg. Y.
ARGN
kavargn.
tavargn.
ARJ
Cette finale se
prononce comme
en français arje,
arge.
chari, Y.
taol-skarj.
ARK
bark.
lark.
lark.
park.
ARL
Cette finale 8°
prononce comme
en français arle.
gwalenn-sparl.
jarl (anc.) 1.
jarl (anc.)
jari.
Cette finale se : sparl.
694 TOK
ARM toull-louarn.
tre dearn. 3.
arm.
HAT, ARP
Karn ({anc.)
Cette finale se
ARN prononce comme
arpe en français.
baron. —
barn. harp.
Dalouara, n. p. igoarp.
daouarn. 2. sarp.
darn. starp.
dishouarn, 2.
diskarn, B. ARPR
diskouarn. 2.
dour-houarn. marpr.
goas-hoarn, T
gouarn, Y. 1.
gwaiarn. ARR. Voy.AR
gwaremm-lousrn.
gweled-barn, ARS
n-skouarn.
Bura np. Cette finale se
hent-houarn.
hoarn, Y. T. C. 1.
houarn. 1.
kadarn, C.
karn.
ken-houarn.
koufr-houarn.
koz-houarn.
leo-varn.
lez-varn.
loarn, Y. 1.
lost-Jouaro.
louarn. 1.
maill-bouarn.
manek-houarop.
Harn {anc.)
neud-houarn.
Padarn, n. p.
pod-houarn,
roched-houarn.
Sifarn.
Bivarn.
skant-houarn.
skarn, Y. C.
Skarn.
skarz-skouarn.
skoarn, Y.T. C. 1.
skoarn, Y. T. C. ii.
skouaru, 1.
skouarn, 1.
starn.
tavarn.
tok houarn
prononce ‘comme
arce en français.
La plupart des
mots de cette ca-
tégorie ont des sy-
nonymes en arz.
abars.
bars.
diabars,
ebars.
fars.
fars.
mars.
palefars.
palevars.
tredemars.
ARSCH
Cette finale non
gutturale se pro-
nonce de la même
manière qu'en
français.
skarsch (anc.) 1.
ART
Cette finale se
AS
prononre Comme
arte eh français.
Plusieurs mots
de cette catégorie
ont de8syLonymes
eu drd,
armpart.
bekart, Y.
boskart, Y.
bouillart, Y. 2.
bragart (anc 1
Braspart: géugr.
diskombart, Y.
duart, V. 2.
Filbart, n. p.
kart
kleiart, Y. 2.
koart, V. 1.
lart, V.
mankart, V.
mart (anc.)
piaart, Y.
richart, Y.
ruart, V. 2.
sart, T.
sklipart, C.
Plusieurs mots
de cette catégorie
ontdessynonymes
en aro.
barv.
divarv.
garv.
garv.
karv.
maout-tarv.
marv.
tarv.
ARZ
Cette finale se
prononce comme
arze en français.
La plupart des
mots de celte ca-
térorie ont des ay-
Hun mes en ars.
dart.
darz.
diaharz.
diabars.
- kraouenn-gars.
mac'harit-ar-gars.
marz.
mean-hars.
mean-tars.
mont-ebarz.
mouar-garz.
mousc'hoarz. 2.
Roparz, 0. p.
silienn-garz.
sSkarz.
taol-c’hoarz.
tarz.
tars.
tredemarz.
AS, ASS
Cette finale se
prononce comme
en français ace.
Par suite de la
faculté qu'a chaque
écrivain d’ortho-
graphier à sa fa-
Con, il en est qui
préfèrent ax à as,
GRA BEK 695
et réciproque- | gurlas, V. mean-kaillastr.
ment; il en est|gwall-gas. di palastr.
ainsi dans tous les | Gwipavas; géogr. | enklask. plastr.
dialectes, bien que | baras, V. enklask.
cependant la ter- | hegas. AT
minaison as soit | ien-sklas. l)
la plus répandue | i Cette finale se
aujourd'hui. Voyez
ce qui est dit aux
lettres 8 et Z, à
mon Nouveau Dic-
tionnaire, 1869.
prononce comme
en français aie.
Beaucoup des mots
1 suivent ont
les synonymes en
. Dans cette
catégorie figurent
un grand nombre
de substantifs et
d’adjectifs du dia-
lecte de Vannes,
lesquels corres-
pondent aux subs-
tautifs et aux ad-
Jectifs ad du
dialecte de Léon.
— Cette terminai-
son est aussi celle
d'un très grand
nombre de verbes
de tous les dfalec-
tes.
chas. Cetle finale se
c'hoari-mil-ha-kas . prononce comme
c'hoss. 1. sklas. aste en français.
Daoulas; géogr. | tachenn-glas. —
as.
ankouat, T. 2.
degas, V pis. dilast, V. HN (anc.)
las (ane) L Liv fast. aükounaat. 4.
Enr l Es 2
roba. 8. K. 1
digag. [a (nc. gour-c'hast, arc'hennat ane)
dinas (anc.) Tobias, D. p. ka .
drouk-sont-Weltas. | toull-las. sors comt.
Kd faer bac'h-tillat, Y.
r 9 badaillat, Y.
eras Fu. balbouzat
25 bnd ln bangounellat, C.
Elus. trepas. bg , G.
[AHA géog. argelat.
Mas. 1 ou 2.
fourgas. ASK
frigas.
pub arask.
gas. Y. ask.
Gelias, n. p. Barnabask, n. p.
glas. bondrask.
gras. dihabask.
696
bergesat.
berraut.
berrat, V.
bianaat, 3.
bideliat.
hibanaat.
biaiat, V. 2.
blasaat.
bleiuat, Y.
blokat, Y.
buestat, Y.
blosat, V.
bod-koat.
boleat. 2.
botez-koat.
bouarat, Y. 2.
boukaat.
bourboutat, Y.
bouzaraat.
branellat.
bransellat.
brasaat.
bratellat.
bravaat.
brec'hat, Y.
brec'hatat, Y.
brellat, Y.
bretat, V.
breugeuzat.
breutaat (anc.)
breuzat, T.
brezelekaat.
briataat. 8.
brikellat, V.
brixolat, C.
brinbalat.
bruchat.
brouskuat,
buanekuat (anc.)
buxellat.
butunat, T.
chagellat, Y.
Chagellat, Y.
chakellat, V.
chalpat.
chaogat. 7.
chaozellat. 3.
charoñchat, Y.
Chilipat.
chilpat.
chourikat, C.
C'hoantaat, 3,
c'houekäaat, 3.
c'houeunat. 2.
c’houervaat. 3.
c'houesuat. 3.
c’houibanat, 3.
c'houirinat. 3.
C'H
c'houitellat. 3.
c'huitellat, Y. 3.
danzeat, V.
daou-heskennat.
daskiriat. 3.
daskrignat.
daskuiliat, 3.
dere-mat, Y.
devez-arat.
dialanat.
dic'haouat. 3.
didostaat. 4.
diekaat. 3.
dielc'hat. 2.
dielc’hat (aac.) 2.
difaragoellat. 5.
digalounekaat. 6.
dinesaat. 4.
diougrllat (anc. 3
disgriat. 2.
diskeat, V. 2.
diskeiat, V. 3.
diskrabat.
diskrabellat. Y.
diskrabellat, Y.
dispac'hat.
dispalafat,.
dispara,
dispeurat, Y.
disteraat.
ditirinat.
divat (auc.)
diveot, V. 1.
diverraat.
divezat, Y.
divouzat, C.
dizarat.
dizouriat, V. 3.
donaat. 3
donv aat.
dounaat.
dousat, V.
drask!-koat.
duaat. 3.
duat, Y.
Chal.
ebiat, V. 2,
egarat, C.
cilgeriat, C. 3.
elvat, V.
emzivat.
enetat, Y.
cuevat, Y.
Enogat, 1. p.
Enorat, n. p.
esaat. 3.
eubeul-koat.
eurc'hat, C.
KAZ
evesaat. 3. gwac'hat.
falc'bat. gwac'hat, Y.
fallaat. gwarsat (anc.)
fallat, V. N Wursaat.
fallat (anc.) gwellaat.
feskat, V. gwenvaat.
flchetat, Y. gwenn-guat.
filipat. gwerat, C.
fistoulat. gwic’hat.
flac’hat, Y. gwigourat.
flaterat, Y. gwilc'hat.
flipennat, G. gwipaat.
flipat. gwipat.
flippat. halanat.
flippat, Y. banter-kofat, Y.
flouraat. honter-truellat, Y.
Polgoat: géog.
foudouillat. Y.
fourchat, Y.
frankaat.
freskaat,
friat, Y. 2.
furaat.
furlukinat.
gugillat, V.
gagouillat.
gallegat.
gaoliat, 2.
garvaal.
geuiat, Y. ?.
glaouat, Y. 2.
glat, V.
gloc'hat, Y.
goac'hat. 2.
goania. 3.
gouat. 2.
gouesaat. 3.
gougal, V.
gouiliat, V. 2.
pourc'hejat, Y.
gour-houat, Y.
gouriat, Y.
gourrisiat.
gour-streat.
grac’hellat.
gragac'hat.
gragaillat.
grat.
grataal,
griat. |
grigonsat.
gristillat.
groac'hellat, Y. 3.
grommelat.
yrounat, Y.
grougousat,.
grounnat, Y.
grumuzat.
|
|
|
ha, Y.
heslat. 2.
beskennat.
biaoueat, Y. 3.
hibiliat, Y.
bikat.
biiligat.
birraat.
horellat.
horellat.
horjellat.
houat, Y. 1.
buduraat.
huelaat. 3.
Huelgoat: géogr.
iac'haat. 3.
jaouankaat, Z
jaoneat, V.
ibiliat.
ienaat. 3.
ihuelat, V.
inbuelat, 3
, izelaat.
| jaogellat. 3.
Joausaat. 4.
jotat, V.
käbalat.
kabouillat.
Kaeraat. 3.
kaletaat.
kalounekaat.
kalveat, Y.
kaoat, Y. 2.
kardellat, V.
karreat.
karrikellat.
kasaat.
kaskalat.
kaskarat.
Kat, T.
kavaillat.
kazek-koat.
KRO | SIO 697
kaz-koat. kuezedikat (anc.) 1 merc'h:t, Y. pinsat.
kefalekaat. kuitaat. merdeat (anc.) pinvidikeat.
kefelek-koat, kuitat, Y. merrat, V. piuikat, Y. 3.
keiat, V, 2. kunaat. mezrkaat. plenuat, C.
keladuriat. kuvat, C. miutrat (anc.) Ploezat ; géogr.
kentrat, Y. kuzat. mitiniat, V. Plouescat: géogr.
keraat. kozulat, G. moalaat. 3. pobat, Y.
herc'hat. labenpat. moelat, V. 2. poellat.
kerdat, Y. labourat. moanaat, 3. polinat, V.
kergat, Y. lagat, Y. moenat, V. 2. porc'hat (anc.)
Kernabat; géogr. | lakaat. mont-war-ledanaat | portezat.
kibellat. lakat, Y. mousat, C. poulc'hat, V.
kibriat, Y. lammedikaat. morgat. pounneraat.
kignat. lamponat, C. Morgat ; géogr. prat.
kilc’hat. lanireat. 2. musat, V. prev-koat.
killek-koat. laockaat. 3. musat, V. prietaat, 3.
kilviziat. laouenaat, 4. peat. pucha,
klabousat. lartaat. nec'hiat, Y. pullucbat.
' klanouat, Y. leat (anc.) 1. negat, Y. puraat.
klanvaat. ledanaat. neic'hiat, V. 2. rabinat.
klaouat, Y. 2. lenat, V. nermat (anc.) ragachat.
kleat, Y. 1. lentaat. pesaat. rakat.
klemmichat. Leogat, 2. p. netaat. raklat.
klimischat (anc.) | Leskoat: géog. nizat. ranvat.
kloc'hat. leviat, Y. 2. noellat. 2. rastellat.
kloc'hat, Y. lezirekaat. nozvesiat. rat.
klouaraat. 3. lidourat. palarat. razaillat.
Klouerat, V. 2. limpat, V. palat. reisaat. 3.
kludat, V. lipat. paluc'hat. rennat, T.
koagat. 2. livat. paluc'hat. reu flat (anc.)
koantaat. 3. loerat, Y. 2. paolleviat. riat, 1.
koarat, C. 2. loerat, V. 2. paouraat. 3. ribotat.
koat, 1. lotat, V. 2. parat, riboulat.
koerat, Y. 9. lonsat, Y. pasaat. richanat.
kornigellat. loudouraat. pasat, Y. richonat.
korollat, Y. G. loueriat, Y. 2. pat, Y. ridellat.
korronkat, C. loufat. paterat. rigolat, Y.
kurvigellat, G. maosat. 3. peellat, V. 3. rigouignat, Y.
kosaat, 3. marc'hat, Y. peliat. rimiat (anc.)
koublat, V. marc’hekaat. peilaat. rinchauat.
kougat, V. marc'h-koat. pempat, C. rinkat.
kounaat (anc.) marekaat. Penfrat; géogr. rinkinat.
kovesaat. marezat, Y. pengoat. 2. riotat. 2.
krafat. marmouzat. pennat (anc.) risiat.
krainchat. marrat. penseliat. risiat.
kraouat, Y. marvaillat. peoc'haat. 3. roc'bat.
kreaat. mât, V. -| pesavat. rouesaat. 3.
krenvat. mec'hekat, Y. pessiat (anc.) roujat, Y. 2.
kretuat. medat, V. peurat, Y. rousaat.
kreuiat, V. molat, Y. 2. pezellaat. ruskat, V.
krevaat. meinaat. 3, piaouat, C. 8ac'hat, Y.
kribat. melenaat. pigellat. safarat, Y. C.
krifinat. mellat. pigoat. sakaat.
krignat. menat. pigosat, N. Santelaat.
kripat, C. mennat (anc.) pikat. sederaat, T.
krosmolat. menpat. pilat. selesat, Y.
krouerat. 2. merat Pilat; n. p. semplaat.
krougousat. merc'hat, Y. pinouikat, Y. sioulaat, 3,
698
Skandalat,
skannat, Ÿ.
skañvaat.
Skl L
sklokat.
skodennat, G.
skopat, Y.
skopitellat, V.
skoulat, G.
skoulat (anc.)
skourrat.
Skrabat,
soliat, V.
soroc hat.
sotaat.
sotat, Y.
soublaat.
soulat, Y.
T
SL T.
inant, V.
L.
suiat, C. 2
taladuriat.
talmat.
tanaoaat. 4.
tanoaat. 3.
tarlaskat.
tat, V.
tatouillat, Y.
tearaat. 3.
feat, V. 1.
teneraat.
teosat. 3.
teoualaat, T. 4.
terskiriat.
teskat, Y.
tevaat.
tevalaat.
fezalat, Y.
tiat, Y. 1
tiekaat. 3.
timat, Y.
toc'hat, C.
toc'hatat, Y.
toc'horaat.
toekennat, V. 3.
toezatat, V
tokennat, V.
tonkat.
tornikellat, V.
Hostaat.
TOS
toupennat, V.
trabas
tretat,
treutaat, 3.
treuz-koat
troat, V.
troszigellat. 4.
truellat, Y.
trogarekaat.
tuirguat.
turc'hat.
turiat. 2.
turieliat, Y.
uc'helaat, C. 4.
vilaat.
ATH
bath.
AU
Cette finale se
prononce de la
même manière
qu'en français ;elle
est très-ancienne.
Quelques auteurs
préfèrent 6. Ainsi,
ils écrivent aid. au
lieu de atau.
arzau, Y.
atau, Y.
brau, Y
dessau, Y.
dibau, V.
dilau, Y.
du, V.
goulieau (anc.) 3.
lan, Y.
laau (anc.)
mau (anc.)
nau, V.
Sen, 2.
pau,
sau, Y.
Skau.
skourrat-glau, V.
suau, V. 2.
tulau.
Yau (ano.)
Cette finale non
gutturale se pro-
nonce de la même
manière qu'en
français du 3.42
sauch.
AUCH
Cette finale gat-
turale est sans
analogue dans le
français.
kauo'b.
AUD
Cette finale s6
prononce comme
aude en français.
hand, Y.
baud, Y.
ribaud.
AUS
Cette finale se
prononce comme
en français auge.
dijau, Y.
AUK
arauk, V.
avel-kornauk, CG.
erauk, Y.
AUL
Cette finale se
prononce comme
en français aule.
Cette. finale se
prononce comme
en français awsse.
Ces mots ont des
synonymes en
aux.
)enaur
E Ñ
lausk, V. T. C.
AUST
Cette finale se
prononce cumme
en français auste.
doar-fraust, V.
eaust, V. 1.
fraust, V. T. C.
AV
AUSTR ansay
bar.
klaustr. bav, V
pra
darc'hav
AUT diansav
Cette finale, du qour bay
dialecte de Vannes, | ne.
se prononce COM- | fae
me en français | rac
aute. Quelques | Lay T
vent 0, of. hav.
— har, Y. Ù
aut, V. T. 0. IST
haut (906.1) klay
dibaut, Y. kray
guiaut Y. 2. Kray.
faut, V. 1. pag
kaut, Y. T.C. oriav. 2.
Jaut (anc.) pay.
pant, Y.T. G. ta.
prissaut, V. sav
skaut, Y.T. C. skav
Staut, V.T.C. skrav.
Strebaut, Y. skoav. 1
tanav.
AUTR tav.
treskav
pautr, V. T. G. 1.
AVL
AUZ
gavi.
Cette finale se
prononce comme AVR
auxe en français.
Les mots qui sui- | bouchik-gavr.
vent ont des syno- | gavr.
pymes en aus. gavr.
ns lamm-gavr.
leaz-gavr.
baus, Y. T.G. menn-gavr.
fauz, Y. T. C,
penau, Y.T. C.
sauz, V. T. C. AZ
Cette finale se
AV prononce come
axe en français. —
Cette finale se
prononce comme
ate en français.
Beaucoup de mots
de cette série ont
des synonymes en
ao et en af.
Beaucoup de mots
de cette série ont
des synonymes en
as, par la raison
que l'orthographe
bretonne n'étant
soumise: à aucune
GUR
règle, il est des
ecrivains qui pré-
fèrent la termi-
naison as à la
terminaison as.
Toutefois, cette
dernière est la plus
répandue. En Van-
nes, on préfère la
terminaison en as;
soit pour les subs-
tantifs, soit pour
600
breur-leaz.
brudek-brâz.
c'hoalenn-vi As.
c'hosr-leaz.
c'hoart - pil - pe-
gros.
c'hoaz. 1.
c'houil-giât.
dantik-leas.
dastaz.
deaz. 1.
dem-c'hlâz.
les adjectifs et les | diaveaz. 3:
verbes. diaveas. 3.
; Dans cette série, ie d
gure la 3° . | dieaz. 2.
du sing. du Fete. dinoaz, 2.
rit, comme ana- | diskoas; 2.
vezar, reas, eto.; | divlas.
et la 3° pers. sing. | ditoasz, 2.
de l'indicatif des | divras.
verbes en azsa à | dour-brâs.
l'ivfnitif. dour-leaz.
_ dour-res.
eaz. 1.
allas! eaz. 1.
Ambroas, n. p. eas. 1.
amgroas, ?. ec’hoas, 2.
arc'hoas, T. C. 2. | egaz.
ar re c'hlas, elaz.
arwaz. Elias, 0. p.
asglas. e-meas.
a-viskoas. 3. emlaz (anc.)
a-vras. Enez-Vas; géogr.
az. enfeas.
a-ziaveag. 4, enn-noas.
bara-kraz. er-meas.
baraz. e-skoas.
barner-brâs. favas.
barraz. tent. 1.
bataraz. fles-glaz.
bas. fourn-ras.
bek-brâz. Trent,
benuaz. freaz. 1
biskoas. 2. frens. !
blâz. ganaz.
Bleas, n. p. gaz!
bloas. 1. Geltas, n. p.
boas. |. gläz.
boat. 1. glâz.
boked-leas. gloas. 1.
bokejou - ar - st@= | goez. 1.
renn-vräs. golfas (anrc.)
bouk-trees. golvas.
bragoù-bras. goulaz.
brao-bras. grisiag.
bras. gup-brat.
briz. gurlas, Y.
700 LOU
gwalas. louzou Kraonn.
&gwasteil-krss. Lukaz, n. p.
gwas. malluz.
. mean-glâs.
gwäz, pire. meaz. |.
gwaz! exclama- | meat. 1.
tion. meltas, C.
ele-reas mor-brés.
nter-goas. mor-c'hss.
banter-vloss. mor-ges.
begas. mor-Wäs.
hegas. mouden-gläs.
henoas. 3. poa, 1.
jeotenn-gläs. Oan-leasz. ?.
jusas. Oss. 1.
Jadas, D. p. .
kadranas. paour-kesz.
kaerell-vrâs. pas-eas.
kampr-e8s. pL,
Kanol-Vaz; géogr. | pas-brês, Y.
käz. penn-bâs.
Kent, 1. poas. 1.
kellees, 1. Pontekroas; géog.
Keroulas; géogr. | porc'hellik-leas.
killek-spâs. pri-râs.
klas. ramskoas, 2
kof-brâs. râs.
kolas, n. p. Hi.
korf-noas. râs.
kountell-]âs. râs.
kraouenn-glâäs. reas, 1
kravaz. seaz. |
Krai. sin-ar-groaz.
kreun-vâêz. sioaz. 2.
kroaz. 1. siouaz, 2.
kroc’'henn-glâz. sivoaz, T. 2.
lamm-groas. skoaz. 1.
lanfcaz. 2. spâz.
laz. taol-iuzas.
laz. targäz.
leaz. 1 tenn-kroaz.
leaz-glaz. teod-kâz.
legestr-ann-douar- | ti-gläz.
bräz. toaz.
limadenn-ar-c'haz.
linadenn-c'hrisiaz.
loa-leas.
lorganaz.
lounk-treas.
louzaouen-al-leas.
louzaouenn - ann-
elaz.
louzaouenn - ar-
groaz.
louzaouenn - ar-
c'hai.
louzaouenn = àr-
pas.
Tobiaz, D. p.
Tomaz, n. D,
toull-kaz.
treas. 1.
(roas. 1.
warc'hoaz.
Weltaz, n. p.
Zakariaz, n. D.
AZL
hoaz) (anc.) 1.
oazi (anc.) 1.
TAC
AZR BU
azr (anc.) babu.
kazr (anc.) KA load
pg, forba.
B fubu.
bE fanc.)
BA T ; GéEr.
aba. G
Barba, n. p.
distrobe. CHA
lousaouenn = san-
tes-Barba. Cette finals non
8kuba. gutturale se pro-
soupe nonce de la même
stroba. panière qu'en
stropa.
toulbaba. —
BE bacha (anc.)
choucha.
Cette finale se aibourcha.
TOE Cine © | dihincha.
S Tangats. dijoucha.
— dvoucha.
izoucha.
ge p. fals-varcha, C.
bé. feurcha.
dube, C. , cha.
treDe Ve TC. frboucha.
flancha.
BI facha, G.
furcha.
aloubi, C. T. hincha.
belbi (anc.) kivicha.
berlobl, Y. kiucha.
ar IN
dribi. leha Y .
e-belbi. moucha.
eskerbi, C. nicha.
enebi. percha.
eubi (anc.) pucha.
pibi (anc.) rm
ragacha.
BO ragaicha (ragècha'
goucha.
aiebo, B. 3. sucha.
bo, vo (bezo, veso, | tacha.
torcha.
trincha.
trucha (anc.)
urcha (anc.)
C'HA
Cette finale gut-
turale n’a pas d'a-
palogue en fran-
çais pour la pro-
nonciation. Il faut
l'entendre pronon-
cer. Voy. c’h dans
la Notice sur la
prononciation.
ac'ha)
bizac’ha.
boulc'ha.
broutac'ha.
dibourc'ha.
dic’ha,
dielc’ha. 2.
difelc'ha.
diflac’ha.
diflac'ha.
digaoc'ha. 3,
digôc'ha.
dispac’ha.
divarc'ha.
divarc'ha,
divarc'ha.
dizac’ha.
dizac’ha.
dizec'h.
diz1alc'ha, 3.
grac'ha.
groac'ha, V.T.C.2.
gwic'ha.
hoc’ha.
louc'ha. 2.
kazarc'ha.
kerc'’ha.
kloc'ha.
koanhoc'ha.
konoc’ha.
kouilc'ha. 2.
lac'ha, C.
louc'ha.
luc'ha.
luic’ha.
mac'ha.
marc'ha.
— 701 —
marc'ha.
moc'ha.
oc’ha.
oc’ha.
paluc’ha.
pourc’ha.
roc'ha.
sac'ha.
sac'ha.
sarac'ha.
sec’ha.
sorc'ha (anc).
soroc'ha.
souc'ha.
spinac'ha.
stambouc'ha.
tourc’ha.
trouc'ha.
turc'ha.
urc'ha.
CHE
Cette finale got-
turale n’a pas d’a-
palogue en fran-
çais pour la pro-
nonciation. Voy. la
Notice sur la pro-
nonciation.
gourc'he.
leurc'he, Y. 2.
CHI
Cette finale se
prononce de la
même manière
qu’en français.
gregechi.
kouchi.
ragachi.
trelachi.
CHI
Cette finale gut-
turale n’a pas d'a-
d'analogue en
français pour la
prononciation.
Voy. la Notice sur
la prononciation.
asrec'hi.
dazorc'hi.
dilec'hi.
gourlerc'hi.
gwalc’hi.
bemolc’hi (anc.)
herberc'hi.
kazarc'hi.
kendrec'hi).
koc’hi.
leuc’hi.
louic’hi. 2.
louzaouenn- ar-
c'hi
mec'hi.
menec’hi.
mouilc'hi, 2.
pec'h),
pec'hi. |
poull-da-walc'hi.
rec’hi.
trec'hi (anc.)
reverc'hi, Y.
sinuc'hi.
steredenn-ar-C'hi.
(rec'h),
CHO
Cette finale non
gutturale se pru-
nonce de la même
manière qu’en
trançais.
a-wecho, T.
C'HO
Cette finale gut-
turale n’a pas d’a-
nalogue en fran-
ais. Voyez la
otice sur la pro-
nonciation.
divarc'’ho, C.
CHU
Cette finale non
gutturale se pro-
nonce de la même
manière qu'en
français.
echu. Ar guin-echu
ichu, G,
CHU
Cette finale gat-
turale n'a pas d'a-
nalogue en fran-
ais. Voyez la
otice sur la pro-
aonciation.
Koc'hu,
D
DA
ada !
Aloida, n. p. 4.
ambrida,
bada (anc.)
bagenoda (anc.)
bleuda.
bloda, C.
boda.
bogoda.
bourda.
brennida.
brida.
brouda.
bruda.
cheda (anc.)
c'houeda. 2.
da.
dâ, C.
daleda (anc.)
daslarda.
deisiada. 3.
diaveda.
dibrada.
dic’hruda.
dideoda. 3.
didroada. 3.
digluda.
diheuda.
dijaveda.
dilarda.
dioda.
diroda.
disgwea. 2.
diskuda.
distarda.
distrada.
distrida.
distroada. 3.
89
divoada. 3.
divoeda, 3.
divorseda.
divrida.
divruda.
diwada.
diwea. 9.
drikeda.
eil-hada.
embouda.
eo-da !
farda.
farda.
floda (anc.)
gada.
geida. 2 (gebida).
Glauda, n. p.
gluda.
huanada, 4.
huda.
hueda (anc.) 3.
ja da!
ibouda.
ibouda.
inkarda.
Iolanda, n. p.
kabrida.
kakuada. 4.
kabrida.
kannada.
. kefiada.
keida. 2.
keida (anc.) 2.
kellida.
kimiada.
klikeda.
Kloada, n. p.
kloueda. 2.
kluda.
kluda.
koada. 2.
kunuda.
kusiada.
Landeda: géogr.
larda.
leda.
lida.
likeda.
Loida, n. p. 3.
louviada.
— 702 —
minvrouda.
muda.
nann-da!
pensada.
pessiada {anc.)
plada.
riboda.
roueda. 2.
Tuda.
sada, C.
simiada. 3.
simuda, B.
skeda.
skoda.
starda.
strada.
talrida.
tammoloda.
tarinada (anc.)
tersada.
troada. 2.
DE
Cette finale se
prononce comme
| dé en francais.
abarde, T. C.
bade v. T. C.
de, Y.T. C.
diberde, Y.
drouk-sant- Vode.
goleu-de, Y.
goude.
bande, Y.
klouskoude, Y
koulskoude.
kouskoude.
malarde, Y.
oade, Y. 2.
ode.
sede.
trede.
DI
abenn-kefridi.
ambleudi.
anouedi, C. 3.
argadi.
argudi.
arnodi, T.
atredi.
boed- houidi.
bolodi.
borodi, C.
borrodi.
breugeudi.
bugadi.
. deouidi, 3.
dervez- skidi.
devez-skidi.
di.
di (anc.)
di.
diatredi.
dibeanadi.
digaledi.
dilouadi,.
diodi.
diodi.
diskredi.
disneudi.
divogedi.
divoredi.
divorenni,.
diweledi.
dre-gefridi.
dridi.
drouk-pidi.
dudi.
erbedi.
euredi, C.
evodi, C.
fagodi.
foultradi.
gobodi.
gwalennadi.
gwaskedi.
gweledi.
gwerzidi.
gwilioudi.
hirvoudi.
hogedi.
houidi. 2.
huanadi.
hudi (eng. 1
(ROL, Ç
jedi.
kaledi.
kandi.
kanndi.
kaouledi, 3.
Kard),
karr-di,
kefridi.
menaouedi. 4.
meuleudi.
meulodi, T.
minaouedi. 4.
mogedi.
morc'hedi.
morc'hedi, C.
moredi.
munudi.
nodi.
nodi (anc.)
ogedi.
oriadi. 3.
paredi.
pedl.
pennadi.
pensaudi.
pensodi.
permedi, Y.
pidi.
poelladi (anc.)
pompadi.
prevedi.
preveudi.
redi.
redi.
reudi, 2.
sec'hedi.
simudi.
skedi.
skidi.
stalarmardi. C.
sulbedi.
tiik- .
reid V. 2.
trendi. 2.
tridi.
trubardi.
Tudi, n. p.
DO
asdô, C.
had-d6, C.
kredo.
louzaouenn-drouk-
sant-Kado.
mado, T.
mordo.
Predo; n. pr.
rodo, C.
War-vordo.
DU
galldu, galdu.
gwiniz-dù.
hudu.
inam-dû.
indu. C.
kaol-dù.
kastillez-dû.
kerdà.
keverdü, Y.
ki-dû.
kondu.
kundu.
liou-dû.
louzou-tù-pe-dû.
ludu.
ludu-dû.
mean- dù.
naoun-dû.
peus dû. +
oull-dû ; géogr.
skaot-dû. 9
spern-dû.
sukr-dû.
ter-dù.
war-dû, T.
— 703 —
E Lea nc.)
Oea, L, 2.
Cette lettre, | landrea.
quand elle est f- | levea.
pale ou fin de syl-| melrea, C
labe, se prononce | nea.
comme en français | Otrea, T
é. — Cette termi- | paea. 2.
naison est celle de | paolea. 2
beaucoup de subs- | parea.
tantifs, d'adjectifs | pasea, C
et d’adverbes; elle | penseg.
ne renferme qu'un | rambrea
très-petit nombre | Renea, n. p.
de verbes. rhea (anc.)
saouresa. 2.
saures.
EA sea. 1.
Prononces com- Lac L L +
me éa en français; ann 19
eaest une des Jia toea (anc.) 2.
tongues breton-
nes.
. Prononcez com-
AD ARS D PS3 l ahe sn français.
lfea. T Plusieurs mots
alfea, T. 2.
apaouea. 4. de cette série ont
aotrea, C. 3. des synonymes en
azea, C. 2. ep.
blouea. 2. —
braea. 2. eneb.
brea. 1. leb.
daea. 2. glueb, Y. 1.
das. 3. gour-moereb. 8.
ifarlea. eb.
difrea. 2. keneb,
diskaea, 3. moereb. 2.
aid mouereb. 2.
: neb.
Dorotea, n. p. peb.
dupe (anc.) preseb, C.
esmaea (anc.) 3.
flea. EBR
ojea.
goarea, C. 2. berr-kébr
be ka.
gourc'hea. DE
gwarea, C. 2. per
gwea.
jaodrea. 3. ECH
kaeu. 2.
kantrea, T. Cette finale non
karrea. gutturale se pro-
karrea. nonce comme èche |
kea, T. C.
en français.
krichenech. Y.
lêch.
loeniechb.
luhecb, T.
madelech, Y.
ECH
* Cette finale gut-
turale est sans ana-
logue en français.
Voyez c'h dans
la Notice sur la
prononciation.
Beaucoup de
mots de cette sé-
rie ont en Léon,
Tréguier et Cor-
nouaille des syno-
nymes en es.
amisegec'h, Y.
ankounec'b.
anpec’h, Y.
a-n0zec'b, Y.
argarc'hidigec'b,Y.
arwaregec'h, Y.
askouec'h, V. 2.
asrec'h.
atahinerec’h, Y.
badaillerec'b, Y.
bannec'h. T.
bannerec'h, Y.
bec'h, V. T. C.
bec'hinerec'h, Y.
Benec'h, n. p.
beanoec'h, Y. 2.
berterec'h, Y.
bleouec’h, Y. 2.
bloserec'h, V.
boserec'h.
bouec’h, Y. 1.
brac'hellerec’h, 1.
brech, V.T. C.
dour-lec'h, X T L
druierec' K Y
ec'h, V.
e-lec'h, V. T. C.
louec’
Goaregec'h, Y.
goec'h, V. 1.
gouclec'h, C. 2.
grec'h.
Grec'h, Y.
groec'h, V. 1.
gunec'h, Y.
gvaregec'h, Y.
hañvaledigec'b, Y.
hec'h, T.
hec'h.
hen-nec’h, V.
hirrec'h, Y.
hudurec'h, V.
kac'h-lec'b, V.
kalverec'b, Y.
kibellec'h (anc. 1)
klin-brec'h, V.
knec'b ane.)
knec'h, T.
— 704 —
koec’berez, V. 3.
kaen-lec’h, Y.
kouec’h, V. 1.
kramponec'h, V. 2.
Krec'h, T. C.
Krec'h ane)
kroaz-lec’h.
lec'h, V.T. C.
lec’h-lec’h, V.T. C.
hvrec'b, Y.
lonec'h, T.
lorberec'h, V.
lounec’h, T.
mannouserec’b, Y.
marc'hallec'h, Y.
mec'b, Y.
mec'b.
mell-lec'h, Y.
miannerec'h, Y.
moliec'h, Y.
mouc'herec’h, Y.
oc hec'h, Y.
ozc'h.
péc'h, V. T. n
pelec'h, V.T. C.
perouec’h, V. 2.
pinouidigec'b,V. 4.
poec'h, V. 1.
tec'h.
rec'h (anc.)
rollec'h lane)
rouanñtelec'h,
sec'h, V. T. C.
skouec'h, V. 1.
staut-lec'h, V
strec'h, V.
striouerec'h, V. 3.
tan-lec’h.
Iremen a h,
vogannerec 1.
Prononcez cOm-
me dde en français.
Cette série ren-
ferme tous les
nombres ordinaux
et une grande
quantité de subs-
tantifs. Elle ne
contient qu'un
TE nombre
h et
d'adverbes. pe
La terminaison
ed est, en Léon, en
Cornouaille et en
Tréguier, celle
d’uue foule de plu-
riels d'êtres ani-
més, comme ane-
valed, des ani-
maux / merc'hed.
des fémmes. Ces
pluriels sont en et
en Vannes et dans
quelques autres
localités.
Au milieu du
siècle dernier, la
terminaison ed
était encore fort
peu répandue,
mais aujourd'hui
elle domine pour
les pluricls.
a-bed, T.
abred.
addoed (ane) 2.
amoued, V. 2.
anoued, V. C. 2.
arched.
arc'hañt-hed.
arc'heskopted.
argoed, Y. 2.
argoured, Y.
asied.
aspled, C
bramm-roûsed.
braoued, V. 2.
briz-kleñved.
broued. 1.
bruched.
buared. 2.
butun-moged.
chapeled.
chemed.
c'houec'hved. 2.
œhouezekved, 3.
daou-ugeñtred. 4.
daous koù. 3.
dared.
darempred.
darempred, Y.
daved. Y. T.
dekved.
den e-bed.
denved.
deved.
devez-kerzcd.
diugonded.
diarred, C.
dibarfed. C.
dibarfeded, C.
dibec'hed.
died (866.11.
dievezded.
difed (anc.)
diforchted.
difred, C.
dinerzded.
diskréd.
dislealded. 3.
disleberded.
displed.
dived, C.
diveéd, C. 3.
divoéd, C. 2.
divorc'hed, Y.
droged, C.
droug-atred.
drouk-spered.
e-béd
embroued. 9.
euruzded. 3.
7" evuruzded.
fals-doueed. 3.
fealded. 2.
fest-eured.
flakded, C.
fléd, C
fourn-réd.
fured.
garded (anc.)
garmeled, Y.
glaoued. 2.
gléd (anc.)
gobed, Y.
goed, Y. 1.
goeled. 2.
— 7% —
golc’hed.
gored.
gored, V.
gorriked,
gourc'hed, Y.
gouréd.
gour-héd.
griped.
gwasked.
gwasked, Y.
gwastell-oaled. 4.
gwazied.
gwaz-réd.
gweach e-béd. 3.
gweled.
gweled.
Gwened: géogr.
Gwenned; géogr.
gwentr-réd.
gwerc'hed, Y.
gwerc'hted.
gwesped.
gwigned.
gwimeled.
had-pesked.
bani béd, Y.
banter-voéd. 3.
hav-abred.
héd.
hed.
héd.
héd-da-héd.
bep mar e-béd.
hoù sked,
Herried, n. pr.
besked.
hinged.
hini e-béd.
hoged.
buel-moged. 3.
iec'hed. 2.
iell-ed. Voy. tell,
8. M.
ilboéd.
inged.
jaloded, Y.
Janned, n. pr.
javed.
jéd.
jéd.
oausded. 3.
abestr-eured.
kador-réd.
kaled.
kammed, Y. T.
ksmmed.
kanived.
kantved.
kaouad-klenved.
kaoued. 2.
kaouled. 2.
kaouled. 2.
kavell-pesked.
keded.
kehoed (ane.) 2.
kempred.
ken-abred.
kened.
kent-héd.
kentred.
keoed (auc.) 2.
kerzed.
keved, Y. 7
kevred, Y.
ki-denved.
ki-réd.
klavued. 2.
Lienved.
kleved.
kliked.
kloched, C.
kloued, L.
koat-méd.
koered, Y. 2.
kof-braoued. 3.
koked, C.
Kousked.
livastred.
lized.
lizidanded, Y.
lost-héd.
loned. 1.
loued, 1.
lousaouenu-ann-
darvoed.
louzaouenn-ann-
denved.
louzaouenn-ann-
dreinded.
louzaouenn-ar-
gwennelied.
louzaouenn-ar-
c'housked.
luc'hed.
luged.
marc'h-hesked.
marc'h-réd.
mare e-béd.
med, V.
mein-boéd.
mensoued. 3.
mened (anc.)
merc'hed.
meurbed.
meuz-boéd.
miled, C.
milved.
minaoued. 3.
moged.
morc'hed.
morc'hed, Y.
morc'hed, T.
mored.
morgousked.
morzed.
mouched, C.
Naoned; géogr.
naontekved. 3.
Naouned; géogr.
naousped. 2.
pared.
ned, Y,
pepréd.
nesanded.
noed. 1.
nouéd. 1.
nousped.
oaled. 2.
oc’haned, T.
oedd (anc.) 1.
oferenn-bred.
oged.
orged.
oued. 1.
paliked.
paneved. |
paotr-ann-denved.
parfed, Y.
parfedded, Y.
pateled.
pec'hed.
péd.
ped {anc.)
pedd {anc.)
pederved.
pedved.
pempved.
pemzek ved.
pened (anc.
penuad-réd.
penn-éd.
peurgedged, T.
— 706 —
pevarded. ti-fourn-réd. Josef, n. p. stegn, stiga.
pevarzekved. tired. kéf. D, Y.
pire hiriuded. torfed. av Ke. ( ng
. torgammed, Y. ezef (anc.
Hie, G.T aaa ea géoe EGR
porche tourked. anlel ; . gwegr.
préd. tra e-béd. léf (anc). in-eRr.
Pr ed tréd. à nef. Let swIn-egr
préd- . tregontved. penn-kef.
predh (anc.) treinded. 2. roueff (anc.) 1. ET
prenv-ann-0aled. | trinded, V. T.C. | rueff (anc.) 1.
pried. triouec’hved. 3. | steff, Y Cette finale se
profed. trived. teff (anc.) prononce comme
re-abred trizekved. L éhi en français.
rebed. tro-vered. tréf. Cette terminaison
réd. uc'helded, C. 3. appartient presque
réd. ugentved.
réd. unnekved. . EFF. Voy. EF des verbes. Ki est
réd. varled. EFN une diphtongue.
reed. 7 c vuelded (anc.) 2. —
regr war-héd.
regred, Y war-n-héd. kefn (anc.) blei, V. T. C. 1.
reked. war-zarbed. dichei, C. 2.
reked, Y. EG distei. 2.
rifed. EE distrei. 2.
roched. Cette finale se | diveurei, Y. 3.
rodoed (anc.) prononce comme | dizolei. 3.
roled. Cette finale se | ègue en français. | enoei. 3.
roiled. prononce comme | Plusieurs mots de | foei! 2.
roued. 1. en français éé. cette série ont des | gagei (anc.) 2.
sac’h-boéd. 2. _ synonymes en ek. | golel. 2.
sal-voed. 2. hel, V. T. C. 1.
Santez-Anna-We- | pee, Y. 2. kei (anc.) 1.
ned. YS Ué, L 0 L .
sec’hed. : krei, Y. T. GC. 1.
seitekved. EF, EFF bég. landrei, V. 2.
seizved. beteg merdei. 2.
seped, C. Cette terminai- | 8- mordei. 2.
seurt e-béd. son était autrefois displég otrei, C. 2.
sined. celle de beaucoup | disPlég- rei. 1.
sivired- de mots qui, au- grég. roei, Q à.
sked. jourd'hui, sont en a savetei. 3.
skéd. vel en eñv, comme | Kountell-blég sei, V. T. C. 1.
skloped. adrei kreg. skel. 1.
skoéd. 1. __ kreg, Y. strol, C. 1.
spered. maneg tei. L
spléd, Y. adreff (anc. pég- trei. 1.
stambred. beff (anc.) plég. troei, C. 2.
8ted, Y. bleff (anc.) prezeg.
steredenn-réd. distef. stleg, Y EIGN
streoued, Y. 2. dref. en
RIT, Y. |ét{ane) teol-blég. seign, Ÿ.
tambred. enef (anc. tro-blég.
taol-voéd. 2. etef. EILL .
tarv-héd. ezef. EGN
teirved. ezef. Cette finale se
tied, C. gle (anc.) stegn. prononce comme
dans les mots
français relle.
bouteille, Elle cor-
respond à el mouil-
lée de Le Gonidec.
Sa 3
apoueill. 3.
freill. 1.
konbi-freill.
treill, C. 1.
EJ
Gelte finale se
rOnonCe COMME
Ue en français.
hej. En
ste).
Plusieurs mots
de cette catégorie
ont des synony-
mes en eg; d'au
tres ont des syno-
nymes en ok pour
le dialecte de Cor-
nouaille.
Le monosyllabe
sk. lorsqu'il est | Pl
joint à un substan-
tif, indique, à peu
d'exceptions près,
la possession d'un
objet, d'un mal, ou
d'une qualité bon-
ne ou mauvaise.
Ainsi skouarnek,
qui a de grandes
orailles (skouarn);
radenek, abondant
en fougère (raden).
Voy. le mot sk au
dictionnaire bre-
ton ci-joint.
lek.
ahuelek, V. 1.
amesek,
aneouidek, V. 4.
argoadek, 3.
arouarek, Y. 3.
baousek, Y. 2.
bara-brennek.
batek, Y.
barouek, Y,T.C. 2.
barrek.
barrek.
baruek, V. 2.
barvek.
barzounek.
ar
a7-pennek.
bec’hek.
benuek, V. 2.
benvek.
beo-buezek.
berc'honek, Y.
berr-alanek.
berrek.
bodek, Ÿ.
borzsevellek.
bouchek.
bougennek.
boulc'hek.
bourbellek.
brèrek, Ÿ.
bresik-brezek.
brezonek.
brezounek.
brizennek.
broennek. 2.
broennek. 2.
broesek. 2.
bronuek.
bronnek, Y.
brouezek. 2.
bi 2
bugelennek.
butun-bék.
chikek.
chotek.
c'hoantek. 2.
c'hoennek. 2,
c'hoerek, V. 2.
c'houeek. 2.
c'houék.
c'honec'h Kornek.
c’houennadek. 3.
c’houesék. 2.
c'houil-kornek, 8,
chuek, Y.T. C. 1.
c'huesék, 1. 2.
daitek,
daûtek.
dañtelek, Y.
daou-bennek. 3.
daou-droadek. 3.
daou-vesek. 3.
daouzék, 2.
darroedennek. 4.
dék, et ses com-
deliennek.
den-panesennek.
dent
didalroudek.
diek.
dienek.
dievezek.
dilambrek.
dilavrek.
diredek.
disheollek. 3.
dispourbellek.
divanek.
divarvek.
diwisiek.
dianaoudek. 4.
dizanoudek, Y. 4.
douarek. 2.
dourek,
dournek.
dreinek. 2.
dreinek. 2.
dresennek.
drouk-presek.
drouk-presek..
drouk-sant-Briek.
Egonnek, n. p.
eic’h-ha-dék, V. 3.
eolek. 2,
eteo-nedelek.
etrezek.
Evardek, n. Ù,
evesiek.
evezek.
evlec'hek.
eviek, Y.
evlennek.
evorek.
ezommek.
falc'hek.
fals-dantek.
fankek.
fantek, C.
faoek. 2.
favennek.
feskennek.
flezek. 2.
flac'hek.
foennek. 2.
foeterezik-ar be-
lek. 7.
forc’h-daouvezek.
forc'hek.
fourondek (anc.)
foutouillek. 3.
friek, 2.
fronek.
frouellek.
frouezek. 2.
gallek.
galloudck.
galvadek.
gargadennck.
genaouek. 3.
geotek. 2.
geouniek. 2.
giz-prezek.
glaourck. 2.
glaourennek. 3.
glavek.
gleborck.
gloanek. 2.
gludek.
goac'hek, Y. 2.
goadek. 2.
goanvek. 2.
goarek, V. 2.
goedennek. 3.
goeskedek, V. 3.
golvek, Y.
gonidek.
gorrek.
gouiek, T. C. 2.
goulaouek. 3.
goulek.
gouliek.
goullek, C.
—— 108 —
gounidek.
gounidek, Y.
gourlanchennek.
gourvennek.
gouziek, V 2.
gregonek, T. C.
grék.
greunek. 2.
grezolek, Y.
grigonsek.
grigonsek.
griouennek, C. 3.
groék, grouék,
V.T.C. 1.
grognonck.
gronchek.
grouanek. 2.
grouék, V.T.C. 1.
grozolek, Y.
gruek (anc.) 1.
guezek (anc ) ?.
gwadek. 2.
gwagennek. 3.
gwagrennek. 3.
gwallek. 2.
gwarvek. 2.
gwarek, Y. 2.
gwazicnnek. 3.
gwennad: k. 3.
gwennek. 2.
uwennek. 2.
gwernek. 2.
gwezek, Y. 2.
G\ezck, n. p. 2.
gwezennek 3.
gwieck, T. C. 1.
2wizick. 2.
baleg:k.
bhalek.
hanterck, Y.
hanvek.
Hanvek : géogr.
havrek.
hok.
helæozek.
heurichin-reuuek.
birinek.
hirvinek.
histrek.
holl-c'halloudek.
houarnek. 2.
houeek, Y. 2.
houpezek.
hurennek, Y.
hurlouek.
ienek, 2.
ieotek. 2.
icotenn-gallek.
jeuek, Y. 2.
iliavek.
ivinck.
iviek, Y.
ziliek.
javedek.
jotek.
jotorellek.
kabell-dousck.
kabellek, Y.
kabosek.
kaezourek. 3.
kaillarek. 3.
Kalounek, 0. p.
kalounek,
kalounek.
kamolek, V.
kampoulennek, T.
kanabek.
kaniblek, Y.
kaoc'hek. 2.
kaolek. 2.
karadek.
Karadek, n. p.
karantek.
Karantek; géog.
karnck.
karregck.
Karr K.
karvanek.
karvek, Y.
Kaz K.
kazek.
kefelek.
Kein k, 2.
kelc'hek.
kelennek.
kelienck. 3.
kellek.
kelvezek.
kerc'hek.
kerezck.
kerrek.
ket.
keuneudek. 3.
keuzick. 2.
kevrennek.
kezek.
kezck.
kezourck.
ki-foutouillek. 4.
KICK.
kigennek.
kignezeck.
ki-golvek, V.
killek.
kilpeunek.
Kirek, n. p.
kiriek. 2.
Kiriek. n. p. 2.
ki-rodellek.
kistinek.
kleizennek. 3.
kloarek. 2.
kloerek, V. 2.
klommek. Y.
klopennek.
kiozennek.
koabrek, 2.
koadek. 2.
koarc'hek, Y. 2.
koarek. 2.
koerek, Y. 2.
kofek.
kognek.
koloek. 2.
korfek.
kornaouek. 3.
kornek.
korsek.
korsek.
kouiltronek, Y.
koummek.
koummoulek.
kouskadell - ron-
kènnek, Y.
krabanek, Y.
krabosek.
kraostek. 2.
kraouennex, 3.
kravaz-rodellek.
kremennek.
krenedek.
kribellek.
kroc'henennek.
kroc'hennek.
krogennek.
kudennek, V.
labaskennek.
labaskennek.
labouradek.
labour-belek
laennek. 2.
lagadek.
lagadek.
lagennek.
lanchennek.
Landevennek ; g.
landrennek, V.
langoninek. 3.
lannek.
laouek. 2.
laouenn-palafck.
lavrek.
lavrek. Y.
leac'huk, Y. 2.
leanek. V.
lec'hidek.
leffnek.
lennek.
leonek, C. 2.
leonvek, C.
lerek,
leuek, V. 2.
leuvennek.
levnek.
levrek.
lezek.
lezerek.
lezirek.
libistrenuek.
linadek.
linek.
livek.
loaek, 2.
lour-gornek.
loarek, 2.
loariek, 2.
lodek.
lodennek.
eic 2.
odek.
IRO
lorc’hek.
lostek.
louanek. 2.
louarnek. 2.
lountrek.
louvek.
louviget.
lousaouek, 3.
louzaouer-kezek.
5
luduek. 3.
lureek, Y. 3.
mabek, Y.
madek.
Madek, n. p.
maladek.
mammek, Ÿ.
manek.
LS
melchennek.
melek.
melenek.
melladek.
mellek.
— 709 —
menek.
menesiek. 3.
| mentek.
merc'hek, Y.
| Meriadek, n..p.
meriek. 2.
mezek.
mezek (anc.)
mojek, Y.
molek,
mor-c'hrék.
mor-dousek.
| morek.
morzavellek.
| moullek.
mellek.
paffnek (anc.)
| nannek, Y.
| naontek. 2.
paounek. ?.
naplezek.
ned elek.
Nedelek, n. p.
nervennék.
neudek. 2.
| nezadek.
oabl-koabrek. 3.
ouennek. 2.
ounnek. 2.
pafalek.
palafek.
pamdiek, Y. T.
panezek.
panezennek.
panvrek, T.
paoek. 2.
paol-gornek.
pauek, Y. 2.
pavalek.
Pedernek ; géog.
pék, poiz.
pek.
pemdeziek.
pemxék.
pendolek.
penn-abek.
penn-avelek.
pennek.
Pennek.
pensek.
perennek.
perlezek.
pesk-krogennék.
peudek. 2.
pevar-c’hornek.
pevar-droadek. 4.
pevarzék.
pignadek.
pikoutek.
| pilgosék.'
pilaouék. 3.
pillik-lostek.
| Bae
plék.
plousek, Y. T. C.
pluek. 2.
‘| pluek. 2.
plunek.
pluskennek.
| pod-bronnek,
podek.
| poek, Y. 2.
poeltek. 2.
polosek,
postek.
poultrek.
predek, Y.
prenn-c'huek, T.
preouedek, Y. 3.
prevedek.
presek.
prezek.
priek. 1,
prunek.
puarzek, V. 2,
radenek.
rae-lagadek. 4.
ranek.
raosklek. 2.
raozek. 2.
red
ridek, V.
roc'hek.
roc’hellek.
rodellek.
ronkennek.
ronkennek, Ÿ
rouanes -àr- foen-
nek.
roufennek.
sabronnek.
Sant-Briek ; gé0g.
saoznek. 2.
savellek.
savellek, Ÿ.
sec'horek.
segalek..
sték. 2.
seizck. 2.
‘| sentek, C.
serek.
| skantek,
skantek.
skantennek.,
skaoek. 2.
skifek.
8koarnek, Y. 2.
skoazell-blek. 3.
skoaziek, C. 2.
skodek.
gskodennek.
sSkoeiek, V. 2.
| skouarnek. 2.
&kouarnek. 2.
skourrek.
gkrignek.
8oaek. 2.
k.
Ked C.
spernek.
splusek.
gpoueek. 2.
spunsek.
stek, C.
steredek.
Steredenn-lostek.
Sterennek.
stervennek, C.
stoubennék.
strouezek. 9.
strouillek. 2.
sualek. ?.
— 710 —
tevennek, C. les pluriels de ces | botell. derc'hel,
tiek. 2. noms. On les pro- | botinell. diabell. 2.
tilladek. nonce de la même | bourbell. diael. 2.
tillek. manière. Bourdel ; géogr. diantell. 3.
tillennek, T. __ bourell. diboell. 2.
toasek. bourell. diboell (anc.) 2.
toek, Y. 1 ael. 1. bourell, dic'hoell. 2.
toezek, V. 2 ael (anc.) 1. bourouel. ?. diduell. 2.
tok-ann-tousek. | ahuel, V., vent, 2. | bousell, Y. diell. 1.
tonnennek. antell, bousell, N. digabell.
torc’hek, Y. aouell, T. 2. bramm-sugell. digroasell. 3
torek, Y. arbel, T. branell. digroezell, Y
torgennek. arboell, C. 2. branell. dilezel.
torsek. Arc’hantel : géog. branell. dimeszell.
tosek. Arma:l, n. p. 2 branell, C. diougell (anc.) 2.
toullek. armel. bransell, el.
toull-gofek. Armel, n.p bransigell. dishenvel.
tousek. arsao-brezel. breizel. 2. diskabell.
treasek. 2.. arzell. breiz-huel. 2. disnevell.
tredeek. 3. askell. breiz-izel. 3. disrevel.
Tregarek, n. p. astell. brell. distagell.
tresennek. auel, V. 2. brell. distaouel, B. 8.
treuz-pluek. avel. brell, Y. disteurel.
K. avel-huel. breur-gevell. distrantel
tri-c'hornek. avel-izel. breviel. 2. distrantel.
trizék. aviel. 2. brezel. diswél.
tri-zroadek. 3. a-ziabell. 3. brezel. divergondadell.
troadek. 2. banel. brezel-santel. dixavel.
troedek, Y. 9. banell. bruskenn-mel. diserc'hel.
truillaouek. 3. bañgounell, C. bratell. izevel.
trulllek. 2. banniell. bugel. Dogmael, n. p
truillennek. 3. barbustell, Y. burell. dorc’hell, Y.
tufforek, V. bardell. burutell. dorc’ hell, Y.
turumellek. bardell, V. chagell, Y. dorikell.
ulmennek, T. barr-avel. chaodell. 2. dorzell.
unnék. barrad-avel. charnel. dournell.
urlaouek, T. 3. bedell, C. chemel {anc.) dournikell.
urlouek. 3. beel. 2. c'hoar-gevell. 3 dramm-sell.
vaotek. 2. begel. c'hoari ann horell. | drantel.
bél, Y. c'hoari ar sifo- | drec’hel, V.
EL, ELL bemel. c'hel. dremmel (anc.)
bendel. C'hoari ar vranell. | dremwel.
Cette terminai- | berboell {anc.) 2. | c'hoariell. 2. drouk-avel.
son est celle d’une | berc'hel, Y. c'hoari gornigell. | drouk-huel.
foule de substan- | berr-wél. c'hoari rimadell. | duell, Y. 1.
tifs, de quelques | Bertel, n. p. c'hoart skobitell. | ebel, Y.
adjectifs et verbes. | beskell, chodel. ebestel.
Ces deux finales | beuzel. chotorell. ebrel.
se prononcent de | bidel, V. c'houezigell. 3. eel, Y. 2.
la même manitre, | biel, V. 1. c'houitell. 2. el.
mais elles ne peu- .Biel, n. p. 1. c'huizigell, V.3. el, Y. T. C.
vent être substi- | biell. 1. ael. 1. ell,
damezell, Y. ell.
danevell, C. embrel, Y.
danevell, C. emwél.
darevell, C. eouel (anc.) 2.
demezell. eskell.
estell.
tuées l’une à l’au- | bigell.
tre, comme on birigadell, Y.
pourra le voir avec boed-vijel.
un peu d'attention, | boetell. 2. |
en examinant les | borgnell, borri-
dérivés et aussil gnell, Y. den-a-vrezel.
evel.
evel-evel.
ezel.
faell (anc.) 1.
fankigell.
fardeli.
farvell.
federell.
fellell (anc.)
feurell.
fichell.
foerel. 2,
fontigell,
forc'hell.
fornigell.
fournell.
fournigell.
fourrad-avel.
frankigell,
fraskell.
freuzell. :
frintadell, Y.
frip-he-drantel.
friponell, Y.
fronell.
frougadell, Y.
Gabriel, n. p. 2.
gargel, T.
garitell.
gartell.
garzell, Y.
gell.
genegell.
genel.
gervell.
gevell.
godell.
goél. 1.
goel, Y. T. 1.
goeledell, T. 3.
goell. 1.
gofel
gouél. 1.
gouinell.
gourell, Y.
gouzel.
gozunell.
Grabiel, n. p. 2.
grac'hell.
gramel.
graniell, Y. 2.
gregel (anc.)
grell,
grenozell, Y.
grimandell, Y.
groel, V. 1.
gromel..
groumel.
— TA —
grosel, V.
gruegel, C. 2.
gwanigel}, C.
gwarigell.
gwaskell,
gwastell.
gwazell.
gwél,
gwél.
gweledell, T.
gwell.
gwell-pe-well,
gwell-oc'h-well.
Gwennael, n. p.
gweskel.
gwestel.
gwezell.
gwignell, Y.
gwir-hevel, C.
hael (anc.) 1.
hanter-demesell.
hanvel.
hebel, Y.
hel, V.T. C.
hel, V.T. C.
henvel,
heuvel.
herzel,
herel.
hevel-hevel.
horell,
houarn-fornigel].
huel, 1.
huel, 1.
hovel (anc.)
huzel.
Idinae], n. p.
iell. 1.
kael. 1.
Kaerel. 9.
kammell.
kammigell.
kanaouenn-santel.
kanastell.
kanel.
kanell.
kaouad-avel. 4.
kaouidell, Y. 8.
kaout-gwell.
karavell, T.
karavell.
kareel, Y. 3,
karitell.
karnel.
karnell, Y.
kar-pell.
karrikell.
karritell.
Kartell,
kas a bell,
kastell.
kastell-bresel].
Kastell-Persell ;
géogr.
Katel, n. p.
Kant, groe 1, V. 2.
kavell.
kazel.
kazel.
kebell,
Keel. 2.
kefel (anc.)
kegel.
keidel, C. T, 2.
keiel, T. 2.
keigel, C. 2.
kel.
kell.
kenderc'hel,
kenel, C.
kentel.
Kerebel ; géogr.
kerniel.
kerniell.
kernigell.
kestell.
Kestell, Y.
kevell.
kibell (ane.
kidell.
kigell, C.
kiik-dimesell. 5.
kisell.
klenvel, C.
kladell, Y.
kludell.
koajel. 2.
koarell. 2.
konifel.
kontell.
korbel (anc.)
korbell.
kormel, T.
kornaouek-huel. 4
kornaouek-izel. 5.
kornell.
korniell. 2.
kornigell.
kornigell.
korvigell.
kountell.
kouskadel, Y.
koutell, V.
koz-trabell.
krampinell.
kranell.
kravell, Y.
krazunel,
kredenn-ann-ebes-
Krenegell, Y.T.
Kribell,
Kronsel, 2.
kroazell, V. 2.
kroezell, Y. 2.
kroc'henn ann
daou gell,
kroummell.
krouzell.
krufel.
krugell.
kusiadell. 3.
lemel, Y. T. C.
les-banvel.
leuskel.
mael (anc.) 1.
magadell,
magadell, V.
mangounell.
mantell,
marbigell.
marbigell.
marell,
mari
marr-bigell.
maruel, Y. 2.
marvel.
mean-fornigell. 4.
moell. 1.
mogidell.
moraill-dorzell. 4,
mont d’ann huel.
morzell,
mouch-avel.
mouchel.
mouiel, Y. 2.
muzell,
pedel Mc)
nibel (anc.
noell. 1.
orgenell.
ormel.
orsel.
orsel.
ourmel.
paliked-skobitell.
pell.
pendell.
penn-askell.
pensel.
per-kormel.
perenn-kormel.
begel, Y.
jou-Armel ; géog.
Plou-Arsel ; géog.
poupinel, Y.
poupinell, Y.
pogponel, Y.
rateli.
rigadell,
rimadell.
roc'hell,
rodel, C.
rodell.
rokonell,
ronkell,
Roskanvel; géogr.
rouinell, T. 2.
rotell,
ruel, V. T. C. 1.
ruzel.
santel.
savodell.
saynell (anc.) 2.
segnell.
sell.
sifoc'hell.
siroc'hell, Y.
sistr-kormel.
skabel].
skoasell. 2.
skobitell.
skopitell, Y
skriouell, V. 2.
skritell.
Skudell.
sodell (anc.)
soroc'hell.
8
sparfell.
sparfeill.
sparouel, Y. 2.
spered-sañtel.
speurell, GC,
speurell. 2,
8 .
staotigell. 5.
stél.
stivell.
Ne G.
stlereil.
stlepel.
stoufell.
strakell.
strinkell. :
Strobiuell,
sugell.
sutell.
tachenn-ar-bresel.
tan-sant-Marsel.
tarc'hell, Y.
tariell, CG. 2.
tarz-avel.
tarzell.
teel. 2.
tel.
tell.
teoel, T. 2.
teouel, T. 2.
teuel, V. 2.
teurel.
tevel.
Unel,
toel, C.
tonell.
tornikell, V.
torsell.
tortell.
torzell.
touadell, Y. 2.
touel. 1.
touinell. 2.
tourtell,
tozell, G.
trabell
EL, avec 1 mouillés
de Le Gonidec.
Yoy. EILL..
ELCH
Cette finale, non
gutturale, se pria
nonce comme elche
en français.
guelch, Y. 1.
ouelch (anc.) 1.
ELC'H
Cettefinaleguttu-
rale n’a pas d'ana-
logue en français
pour la prononeia-
tion.
spelc' b, V. 1.
BLRB
melkr.
RLE avec ! non
mouillée. Voy.
EL.
feltr,
foeltr (anc.) 1.
moeltr. 1.
skeltr.
BLV
elv.
melv, Y
— T3 —
EM, EMM
Ces deux finales
ont la même pro-
ponciation, mais
pe peuvent être
substituées l’une à
l’autre, comme on
le verra en exa-
minantavecun peu
d’ettention les dé-
rivés etles pluriels |
des mots suivants.
aremn.
attuemm, Y.
bek-lemm,
benden,
dem-lemm, C.
demm.
dromm,
dremm (anc.)
duemm, Y. ?,
eskemm.
flemm.
gourem.
grem.
grem (an0:.)
gwaremm. 2
‘kemm.
klemm.
lemm.
lemm.
Juemm, Y. 1.
mem, Y.
mendem, Y.
palem.
remm.
solem.
ti-palem.
tuemm, V. 1.
EMPL
Cette finale se
prononce comme
aimple en frantais.
sempl.
EMPS
Cette finale se
prononce comme
ampse en français.
remps.
temps.
Cette finale se
prononce comme
amse en français.
remns.
tems.
EN, ENN
Ces finales, non
nasales, se pro-
noncent comme en
français enne, mais
ne peuvent être
substituées l’une à
l'autre, comme on
le verra en exami-
nant avec un peu
d'attention les plu-
riels et les mots
qui en sont déri-
vés. — Dans cette
série on trouve un
genre de substan-
tifs particuliers à
la langue bretonne.
On peut énoncer
commesuit les par-
ticalarités aux-
quelles ils donnent
lieu. Tous leg rs
de plantes
arbres, Tes
fleurs, animaux et
objets terminés en
enn au singulier,
sont du genre H.
minin : mais leurs
pluriels, quand ils
sont irréguliers,
sont dugenre mas-
culin. Ainsi, buru,
genn, ver de terre,
est du genre fémi-
pin, mais le pluriel
buzug est du mas-
culin: Goulaouenn,
8. f., chandelle, a
pour plur. goulou,
masculin. Rosenn,
8. f., rose, fait au
pluriel roz, qui est
masculin.
Cetteterminaison
est aussi celle du
pluriel: de quel-
ques substantifs
masculins ayant
trait aux profes-
sions, comme
beleien des prêtres;
elleestencorecelle
de la 1" personne
de l’imparfait de
l'indicatif, comme
dlienn, je devais;
anavexenn, je con-
naissais; et de la
1° pers. sing. du
conditionnel, com-
me dlefenn, je de-
vrais.
abadenn, T.
hadenn,
abadorenn.
abenn.
Ab-Iven, n. p.
a-bouez-penn.
absolvenn.
ac'halen.
ac'hanen.
ac'h-meo!
a-c'houen, ?.
a-dreus-penn.
aezenn. 2.
afedenn.
afen (anc.)
afronenn.
agenn.
a-grenn.
agroazenn. à,
alenenn. 3.
akebutenn, Y.
aklonetenn. 3.
algenn.
aluzenn.
alvenn.
amanenn, T.
ambrenn, V.T.
ambrenn, Y.T.
amén, Y.
amonenn, Y.
analouedenn. 4.
andeledenn.
andenn, Y.
anduillenn. 3.
anken.
anlaouen. 3.
anneuenn. 3.
aoten. 2.
aotren, C. 2.
aotrounien. 3.
aouelenn, T. 3.
aouredeno, 3.
aozilenn. 3.
apotum-melen.
arbenn, Y. C.
arc'henn.,
argadenn.
arouden.
Arsen, D. 0.
asdrezenn.
askell-groc’henn.
askledenn.
askleudenn. 3.
askloedenn, C. 3.
askol-gwenn.
astenn.
augleenn, V. 5.
auglenn, V. 2.
autenn, Y.T. G.
avalenn, C.
avel-ar sterenn.
avelenn.
avel-sen, Y.
aven, V.
aven, C.
aven (anc.)
avlaouen (anc.) 3.
azen.
a-ziarbenn, C. 3.
babuenn. 2.
badienpn, V. 2.
baluenn. 9.
balafenn.
balanenn.
baleadenn. 3.
baluc'henn.
bandenn.
— 714 —
blixen, T.C. (anc.) | bronnegen, Y.
bara-brenn.
bara-choanenn.
bara-tostenn.
bargedenn.
barlenn.
barouskenn.
barrenn,
barrenn,
barvouskenn.
barzennenn, Y.
ben.
benalenn.
beotezenn.
beoueann, Y. 2.
beouenn, T. C. 2.
beradeon.
berc'honenn.
berlec’huenn, Y.
bermenn, Y.
bervadenn.
bervenn.
beskenn.
bevenn.
bevin-ejenn.
bezvenn.
bidenn.
bigalenn, Y.
biguezenn.
bigornenn.
biken.
bilen.
bilienn. 2.
billetezenn.
billinenn.
binnigen, C.
binnisien, C.
bionenn, 2.
biounenn, V. 2.
birouiken, T. 3.
birviken.
biskonlenn.
bispidenn.
bitouzenn.
bleaouenn, T. 3.
bleffean (anc.)
blejadenn.
bleouenn, T. 2.
bleud-heskenn.
bleuenn, V. 2.
bleunenn. 2.
Bleuzven, n. p.
blevenn.
blevenn-benn.
blinchenn.
boc'h-sivien. brous-gwesenn.
bodenn. rugenn
bodenn, C. bruluenn.
bodeno-verienn. | brumenn.
bodvelen. brusken.
boedenn. 2. brutugenn.
boedenn-benn. bruzunenn.
boellenn, V. C. 2. | buc’hugenn, Y. 3
boenn. 1. ugadenn.
boetrabezenn. bugel-diberc’henn
bolc'henn. bugelenn.
bolosenn. bugenn.
bolzenn, bukenn, Y
bondillenn. borbuenn. 2.
bordenn, Y. buredenn. ÿ
bosenn. buredenn
botez- prenn, burtu .
bouellenn, T. buselladenn.
bougenn, Y. buzugenn.
bouidenn, V. 2. chadenn,
bouillenn. 2. chalotezenn.
boullenn, 2. chantre-stolikenn!
boullenn. chaotik-gwenon, Â.
boulskavenn. charlezenn.
bourbounenn. chevrenn, Y.
bourboutenn, Y. | chiboudenn, Y.
bourpoullenn. chifrodenn.
boutou-prenn. chigodenn, C.
bouzellenn. chilpadenn.
bovelenn. c'hoalenn. 2.
bozelenn. choanenn. 2.
bozeun. c'hoanenn. 2.
bozenn-velen. c'huari-chouk-he-
bozan-wenn. benn.
braounenn, V. 2. |c'hoari-ar-varrenn
brechenn. c'hoarzadenn. 3.
brec'honenn, Y. | choenenn, V. 2.
bren (anc.) c'hoenn. 1.
brenn, c'houedenn. 2.
brenn, Y. c’houen {anc.) 1.
brenn, V. c'’houezadenn. 3.
brenn-heskenn. c'houezenn, 2.
brepenn, Y. c'houezigenn. 3.
breskenn. c'houibuenn. 2.
bric'henn, Y. c'houirinadenn. 4.
brienenn. 2. c'houistoc'henn,
brienn, Y. T. C. 1. C. 3.
brigneno. c'houitelladenn. 4.
brikenn, c'huec'hkenn, V.1.
brinenn, Y. c'huenenn.
brinidenn. chuenn. V.1.
brizonn. | c'huibuenn, V. 2.
brochenn. | c'huinoenn, Y. 2.
brochenn. c'huisenn, Y. 2.
broenn. 1. chumetezenn, Y.
broennenn. 2.
brogonenn, Y.
chupenn.
chupenn, Y.
daelaouenn, 3.
daeraouenn. 3.
daletenn, V.
dantenn, C.
daredenn.
dareuenn, Y. 3.
darvoedenn. 3.
da-viken.
delienn. 2.
delioeno, Y. 3.
ên
derc'hel penn, Y.
derc’houidenn. 3.
derouidenn, Y. 3.
deruenn, 2.
dervenn.
devalenn, Y.
diakren (anc.)
diamenn, Y.
dianken.
diaraogenn. 3.
diarbenn, C.
diarc'henn,
diaskren (anc.)
dibenn.
diberc’henn.
dibrenn.
dic’houenn, T. 2.
diempenn.
dienn.
dieren. 3.
dieren, 3.
difenn,
ditenn,
digemen.
digempenn.
digempenn,
digoc’henn.
digroc’henn.
dihôlen.
dihuenn. Y. 2.
dilenn,
dilenn.
diôlen. 3.
diorrenn. 2.
direnn.
diskemenn.
diskenn.
diskenn.
diskibien.
diseren.
dislevi-gen.
dispenn.
distenn.
distremen, Y.
distremen.
diwar-henn,
dizougen.
— 715 —
dleizenn. 2.
dluc’henn, Y.
dluzenn,
doarenn, V. 2.
dolmen.
dorosenn (anc.)
dosen {anc.)
douar-ien.
douaren, Y. 2.
doublenn.
doublenn.
dougen.
dourenn.
dourgenn.
dour-vammenn.
draenn. 1.
draillenn. 2.
dreinenn, V. 2.
dreist-penn.
dreizenn. 2.
dren, Y. T. C.
drenn, Y.
drezenn.
dresenn.
drogedenn.
drouillenn. 2.
drouk-pedenn.
drouk-penn.
drouk-sant-Meen.
druskenpn, C.
duanenn, 2.
duen. 1.
duffenn.
duvellenn.
ebén.
eel-sen, V. 3.
e-kichenn.
eienen. 3.
eistrenn, Y. 2.
ejenn.
elestrenn.
elestrenn (anc.)
elfenn.
elfezenn (anc.)
eloenn. 2.
elumenn.
elumetenn.
elvenn.
elvenn.
elvenn,
elvezenn.
emboudenn.
empenn.
emprenn.
enebenn.
enezenn.
Enes-Grenn ; géog.
enn.
enn (anc.)
eogenn. 2.
eouenn. 2.
eren.
eridovenn.
ervenn.
eskenn.
eskenn.
eskibien.
eskumunugenn.
estellenn.
estren.
euflenn.
Euzen, 2. p.
evel-hen.
evel-sen, Y.
evenn.
evlec'henn,
evoren.
ezen.
ezenn.
fablenn.
fagodenn.
fallaenn. 2.
fals-aotenn. 3.
fals-varchadenn.
fankenn.
faoenn. 2.
farienn.
farlaudenn, Y.
favenn.
felpenn.
felpenn.
ferenn.
feskenn.
feskenn, V.
feten, Y.
feunten, C.
flezenn. 2.
lenn.
fivijean.
flonenn. ?.
fstoc'henn, C.
flac'hudenn.
flahudenn.
flamboezenn.
flehudenn.
fleitenn. 2.
flemm.
fleriadenn. 3.
fletenn.
fleudenn, Y. 2.
flondrenn, Y.
flotantenn.
flourenn.
fluminenn, V.
foenn. 1.
foenn-terien.
foennenn (anc).
follenn.
fouionnenn, V. 3.
foulanenn, Y.
foulinenn.
foultradenn.
foultrenn.
fourgadenn.
fourradenn.
foutouillenn. 8.
frankenn (anc.)
frankisien.
frec'henn, Y.
fren, Y.
frezenn. C.
frezenn.
fringadenn.
fritadenn.
frizenn, Y.
froec'henn. 2.
froen. 1.
frondenn.
froudenn.
frouezenn. 2.
fubuenn. 2.
fudenn (anc.)
fulenn, V. C.T.
Iisten,
fuzenn.
gabienn. 2.
galetezenn.
galfrezenn.
gallienn. 2.
galvadenn,
gaodén. 2.
gaonac'henn. 3.
gaonec’henn. 3.
gaour-kenn. ?.
garden.
garen.
gargadenn,
gargalenn, T
garlizenn.
garlostenn.
garvenn.
gelaouenn. 3.
geleuenn, Y. 3.
geltrenn.
genn.
georenn, T. 2.
geotenn. 2
glaouenn. 2.
glaouiadenn. 3.
glaourenn. 2.
glastennenn.
glastrenn, Ç.
glazenn.
glazenn.
glazteno.
glaztrenn.
glaz-weuon.
glen (anc.)
glenn (anc.)
gleuenn, V. 2.
glizen.
glizenn.
glizien.
glizien.
glirigenn.
gloanenn. 2.
gludenn.
glufenn.
gluirenn (anc.)
goabienn. 2.
goadegenn. 3.
goagren. 2.
goagrenn. 2.
goanvenn. 2.
goaratenn, Y. 3.
goarenn, Y. 2.
Goazien; géog.
Gobrien, n. p.
goedenn, 2.
goedigenn, V. 9.
goeledenn, T. 3.
goerenn, Y. 2.
goeskedenn, V. 3.
goleuenn, Y. 3.
goloenn, T. ?.
goloenn. 2.
golven.
Golven, n. p.
gor. VOY. gour.
goradenn.
goredenn.
gore-wenn.
goroadenn. 3.
gorren.
gorroen. 2.
gortozenn, C.
gouelen, T. 2.
gouenn. 1.
gouenn, T. 1.
gouerenn. 2.
gouez-irvinenn, C.
gouez-ounnenn.
gouez-radenn.
gouez-winienn.
gouiliadenn, V. 3.
goulac'henn, Y.
goulaouenn, 3.
goulazenn.
Goulc’hen, 0. p.
goulen.
— M6 —
goulenn.
goulenn.
goulien.
goù lenn, T. 2.
goulten.
Goulven, n. p.
gourc'hemenn,
gourc'bemenn.
gourdren.
gourenn.
gourenn.
gourenn.
gourfenn (anc.)
gourienn, Y. 2.
gourisiadenn. 4.
gourlanchenn.
gourlaouenn, 3.
gourlenn.
gourlenn.
gourleuenn, V. 3.
gourradenn.
gourrenn.
gourrenn, C.
gourrisiadenn. 4.
goursaillenn. 3.
gourvenn.
gour-zén.
gousiadenn, T. 3,
gouzien. 2.
gouzougenn.
granenn, Y. 2.
gregonenn. T. C.
grén.
grenn.
greunenn, 2.
grienn, T. G. 1.
grigousenn.
grisienn. 2.
gristilladenn.
grizillenn.
groac'henn, Y. 2.
groillenn. 2.
gronkadenn.
grouanenn. 2.
grouienu, T. 2.
grozelenn, V.
guen (anc.) 1.
guignen, V. *?.
gwac'hienn, V. 2.
gwadegenn. 3.
gwagenn.
gwagrenn.
gwalarn-sterenn.
gwalenn.
gwall-damm-pre-
zegenn.
gwaskadenn.
gwaskedenn.
gwasken.
gwaslavenn.
gwastellenn, Y.
gwastell-moen, Y.
gwazenn.
gwazienn. 2.
gwasienn. 2.
Gwazienn; géag.
gwaz-reden.
gweadenn. 2.
gwec’hienn, Y. 2.
gwedenn.
gwedenn.
gwegelenn.
Gwegen, 8. p.
gweladenn.
gwelaouenn. 3.
gweledenn, T. 3.
gwelezenn.
gwelien.
gwellaenn, £.
gvweltrenn.
gwen.
gwenanenn.
gwenec’houenn, Y.
gwenn.
enn.
wenD, n. p.
gwennaenn.
gwennenp, Y.
gwenodenn.
gwenterc'henn.
gwerelaouenn. 4.
gwerenn.
gwernenn.
gwerseenn. 3.
gweskedenn, Y.
gweskenn.
gwespedenn.
gwezenn.
gwez-radenn.
gwez-winienn.
gwiadenn, 2.
gwialen. 2.
gwiblenn.
gwifrajenn, V.
gwigadenn.
gwignelenn, V.
gwignenn.
gwillastrenon.
gwinannenn, Y.
gwinienn, 2.
gwinienn-wenn.
gwinizenn.
guinkadenn.
gwinoenn, V. 2.
gwin-penn.
gwirenn, Y.
gvwirinenn, Y.
| gwispedenn, Y.
gwisperenn, V.
gwivoudenn.
gwivrajenn, Y.
habasken.
haillebodenn. 4.
haillen (anc.)
balegenn.
prenne
anter- enn; e
nter-renn, ge
hanveskenn.
beistrenn, Y. 9.
| bejadenn.
belestrean.
he-mi-ken.
| hemiken.
ben (anc.)
hiliberenn,
bilien.
birinenn.
hirr-lanchenn.
histrenn.
hivigenn.
hiviziken.
hoganeun.
hogen.
hogenn.
holenn, T.
holennenp, T.
hordenn 4
ouarn-gwenn.
houbenn.
houpezenn.
hadenn.
budurenn.
huelenn, T. 2.
hueleun-wena.
hugedenn, Y.
hugenn.
bugeolenn, Y. 3.
hurenn.
buzelen.
iann-banezenn.
iarenn. 2.
iboudenn.
ijenn, T. C.
iliavenn. 3.
ilienn. 2.
ilioenn, 3.
ilpenn.
inam-gwenn.
ionenn. 2.
jouc'hadenn. 3.
iragnenn, Y.
irieno, C. 2.
irinenn.
irvinenn.
istrenn.
iudadenn. 3.
ivin-kignen, V.
ivinenn.
ivlena, Y.
loenn, Y. 1.
ivonenn.
izelenn.
jakedenn.
Jaouen, n. p. 2
jaourenn. 2.
jaoutenn, Y. 2.
jastren.
jelkenn.
jenoflenn.
Jermesn, 0. p.
jiblotenn.
jobelinenn.
jualenn, C. 2.
jubenn.
jumetezenn.
jupenn.
justenn, Y.
kac’hadenn.
kac’h-moudenn.
kafadenn.
kaillebodenn. 3.
kaillen, C. 2.
kalabousena, C.
kalastrenn.
kalastrenn, C.
kaledenn.
kalkenn-ejenn.
kalounad-anken.
kalounenn.
kalzadenn.
kalzenn.
kalzenn.
kammellenn.
kampenn, Y.
kampoulenu, T.
— T7 —
kanaouenn. 5.
kanastrenn,
kanenn, Y.
kanevedenn.
kaniblenn, V.
kanienn (anc.)
kanivedenn, Y.
Kanienn,
kantren.
kaolenn. 2.
kaouad-tersienn.
Kanienn. 2.
kaouledenn, $.
kaprezenn.
karsbinenn.
karabosenn.
kardenn, C.
karkenn.
karloschenn. ,
karotesenn.
karprenn.
karreledenn.
karrezenn.
kartenn.
kartenn, C.
kerv-kenn.
karv-radenn.
karz-prenn.
kas-da-benn.
kastillezenn.
kastr-ejenn.
kastrijenn, Y
kaulenn, Ÿ. T. GC.
kavadenn.
kavaillen. 3.
kazenn.
kefalenn.
kefnidenn.
keillenenn.
kelastrenn.
kelc'henn,
Kelenn,
Kelenn,
Kelenn,
Kelerenn,
kelien, ?.
kelienenn. 3.
kelionenn, V. T. 5.
kelvezenn.
kén, pas davantage.
ken (anc.)
keneuenn, V. 3.
ken-ha-ken.
kenn.
Kenn (anc.
kenn (anc.
keuwalenn (anc.)
kerboullenn.
kerc'henn,
kerc’henn, Y.
kerezenn.
kesten, V. C.
kestenenn, V. C.
kesteurenn, V.
keuneudenn. 8.
keunujenn.
keusteureun.
kevaleno,
kevrenn.
kesegenn.
kibrien, V. 2.
kichenn.
kifnidenn.
kigenn.
kignadenn.
kilpenn, Y.
kilpenn.
kilvisien.
kividenn.
kinnigien, T. 3.
kinnisien, C. 3.
kisténenn, Y.
kistinenn.
kisell-ien. 2.
klamestren, Ù.
klaoenn. 2.
klaoetenn. 3.
klapesen, C.
kleizenn. 9.
kleizenn. 2.
klemmadenn.
klipenn.
Klochenn (anc.)
Klogorenn,
kloken (anc.)
Klopenn,
klorenn, Y.
klorenn.
klosenn.
klouedenn.
kiukadenn.
klucheno, C.
kludenn.
klufenn.
koabrenn. 2.
koadenn. 2.
Koagenn. ?.
koarenn. 2.
boat-eskenn. 5.
koat-krén. 2.
koat-merien. 3.
koavenn, T. Y. 2.
koc'henn,
koc'hien,
koeledenn, C. 8.
Koen, Y. 1
Koerenn, V. T. 2.
kog-radenn.
kogusenn, V.
Koloenn,
Kokenn,
kokombrezenn.
kolena, V. T. C.
kolenn. |
kolladenn.
koloenn. 3.
Koloenn, 5.
kombantenn (anc.)
kommoulenn.
Kompezenn,
konchenn.
kontronenn.
korbezenn, £.
korbonenn, Y.
kordenn.
korf-kenn.
korkenn.
kornaillenn. 3.
kornaillen, C. 3.
kornetenn.
kornigelladenn.
kornigelladenn.
korreenn. 5.
korronkenn, C.
korsaillenn, T. 3.
korsenn.
korsenn, Y.
korzsen, T.
kosanenn.
kosenn.
kosteenn, Y. 3.
kostesenn.
kottenn.
koulourdrenn,
koummoulenn,
91
kourreenn. 3.
kourtinenn, Y.
kourventenn.
kouzin-ar-vade-
lenn.
kouzoumenn.
kozanenn.
kozenn.
koz-perenn.
krabanadenn, Y.
krabisadenn.
krafadenn.
krafinadenn,
krampoac'henn x
krampoechenn,
krampoezenn. 3.
krankenn.
kraouenn. 2.
kraouenn. 2.
kraouenn. ?.
kraouidenn, V. 3.
krazsadenn.
krazenn.
krechen, Y.
krec'henn.
krec’hienn, 2.
kredenn.
krefenn.
Kreizenn. 2.
kremenn.
krén.
krenenn.
Krenn,
krenn.
krenn-ejenn.
kreskenn.
krestenenn.
kreuenn. 2.
kreunenn. ?.
Kriadenn, 2.
krianenn, V. 2.
kribenn.
krichen. Y.
kridien. 9.
krienenn. 2.
krienn. 1.
krinenn.
kristen.
kristilladenn.
Krizenn,
kroazenn. 2.
kroc’hen.
kroc’henenn.
krog-gourenn.
krogenn.
kros-spillenn.
— 718 —
krouer - dourgenn.
3
krugell-verienn. 4.
Kuchenn,
kudeno.
kujen, T.
kunuchena.
kunujenn.
Kurunenn,
kuruzenn.
kurzenn.
labaskenn.
labenn, C.
labistrenn.
laffnenn (anc.)
lagadenn.
lagenn.
lammenn.
lammenn. C.
lamm - chouk - bhe-
benn.
lamprezenn.
lanchenn.
landourc'henn.
langroesenn, 3.
laoenn, T. ?.
laouenn. ?.
laouenn, 2.
lapadenu.
lardonenn, Y.
larjezenn.
lavac’henn, G.
lavnenn.
leac'hen, Y.
leazen.
leaz-lusen.
lec'henenn, Y.
leen, V. 2.
leenn, CA.
leien. 2.
Jen (anc.)
len, C.
lenadenn.
lenardenn.
lenkerenn.
lenkernenn.
lenn.
lenn.
lenn, C.
lerenn.
lerenn, Ÿ.
Lesneven ; géogr.
letonenn.
letuzeno.
leuegenn, 2.
leuen, Y. 2.
leucn, Y. 2.
leuren.
lezegeno.
lezen.
lezenn,
lezeuenn, V. 3.
liasenn. 2.
libistrenn,
liboudenn.
libourc’henn.
lien.
lienenn, 9.
Jies-den.
lietenn.
lignenn.
likedeun.
liketenn.
likisien, C.
lilienn. 2.
limasenn.
limouzenn.
linadenn.
lindreen, Y. 3.
linenn.
linenn.
liakernenn.
lipadenn.
lip-he-werenn.
lireuean. 3.
lisen.
lisen.
Lisen, n.n.
lisenn.
livadenn (anc.)
livenn.
lizen.
lizen.
lizerenn.
loangen. 2.
loar-gwenn.
lochenn,
lodenn.
loen. 1.
logodenn.
logodenn.
lojenn.
lonkadeon.
lorc'henn.
lostenn.
louadenn. 2.
louangen. 2.
loudourenn.
loufadenn.
lounkadenn.
lounezenn.
loupenn.
louzaouenn.
louzaouenn - ann-
dersienn.
louzaouenn - ann-
diou-zelienn.
louzaouenn - ar -
c'hoeun.
louzaoueuon - ar-
pemp-delien.
louzaouenn - er <
varlen.
lousaouenn - ar =
vosenp.
lac’hedenn.
luc'hedenn, Y.
Juduenn. 3.
ludueen. 3.
lugen.
lugenn, Ç.
lugustrenn.
lunedenn.
lustragen, B.
lusen.
mab-den.
madalen.
maen. 1.
macren, V. 2.
magadenn.
maillureno, Y. 3.
maladenn.
malc’huenn, Y. 8.
malen, Y.
maletenn.
malgudenn, Y.
malkenn.
ma'oenn. 2.
maluenn, V. 2.
malveon.
malvenn.
malzenn.
mammenn.
mandrogenn, Y.
manegenn.
maotvelen. 3.
maougenn. 2.
maoutenn. 2.
map-den.
marc'h-kenn.
marc'hekadenn.
marc'hodenn.
marjolenn.
matalasenp.
maulenn, Y. 2.
mean-bén.
mec’heouenn, Y. 3.
medalenn.
melaouenn. 3.
melchenenn.
melchonenn, Y.
melc'houedenn. 3.
melen.
melfedeun.
meliodenn, Y. 3.
melionenn, Y. 3.
melladenn.
mell-er-penn, Y.
mell-chadenn.
meluc'henn, Y.
melvenn, T.
menn.
merc'hodenn.
meren, maeren, Y.
merenn.
merenn, C.
merien.
merienenn. 3.
merionenn, V.T.3.
merklenn.
mesklenn.
mesperenn.
Merenn, 0. p.
mezenn.
mezxerenu.
Mezevenn, n. p.
mezevenn.
milin-brenn.
millizien, G. 3.
millotenn, V.
miniaouadenn. 4.
minotenn, V. C.
mipien. 2.
mirenn, V.
mitisien. 3.
moen, Y.T. CG. 1.
mogedenn.
mojenn, C.
morc'hedenn, Y.
morc'hetenn, Y.
mor-c'hoanenn.
mordoen. ?.
morenn.
morenn.
morgadenn.
morien, Y.
morkazenn (anc.)
mor-kefnidenn.
morklenn, V.
morlusenn.
morseun.
mors-prenn.
morusklenn.
morwen (anc.)
morzedenn.
— 719 —
morsenn.
morzenp, C.
morzetenn.
morz-prenn.
mouar-brenn. 2.
mouarenn. 2.
mouchenn.
moudenn.
moudenn-verienn.
mougadenn.
mouiarenn, Y. 3.
mourenn.
mourrenp.
mousklenn.
mousklenn.
nac'henn, Y.
naea, V. 1.
naren, V.
neen, V. 2.
neouen, V. T. 2.
nep-den.
perc'henn.
nervenn.
netra-ken.
neudenn. 9.
nevezenn.
nezenn.
notenn.
nouenn. {.
noulenn. 2.
uozelenn.
nozelenn.
oan-genn. 2.
ober-penn.
oc'heunn, T. C.
oc'h-penn.
oen, Y. 1.
Oen, n. p. 1.
oferenn.
offenn, Y.
ogenn.
oglenn (anc.)
oglenn, Y.
olivezenn.
ormelenn.
oskalenn, Y.
ouc'heon, T. C.
ouern, Y. 1.
oujenn, Y.
ounnenn.
ounn-gwenn..
ouspenn.
pakadenn.
paillurenn.
pajenn.
palarenn.
palisenn, V.
pallenn,
paluc'henn.
paluc’henn.
paludenn.
panen.
panezenn.
parabolenn.
patatezenn.
paterenn.
pavenn.
pazenn.
pebr-gwenn.
pechezenn,
pedenn.
pegen.
pegnotenn, Ù.
pelisenn.
pellenn,
pellenn,
pemp-delienn.
penpenn, C.
penn.
penn-da-benn.
pean-eil-penn.
penn-evit-penn.
peno-grisienn.
penngwenn, Y.
penn-oc’h-penn.
pensac'henn.
pensodeon.
perchenn.
perc'henn,
perenn.
pergen.
perlezenn.
perrukenn.
pevarenn.
ribenn.
pideno.
pikouzen.
pillenn.
pilprenn.
pilprenn.
pinijenn.
pinocbezenn.
pirenn, Y.
pistolenn.
pistronkenn, Y.
pizenn.
plädenn.
plad-soubenn,
planedenn.
plankenn.
plantenn.
plasenn.
plec'henn.
plegenn.
pleizen. 2.
plen.
ploborenn, T.
plommenn.
plorsenn, V.
-| plottenn.
Plouien; gé0g. ?.
ploumenn. .
plouzenn, Y.
pluenn. 2.
pluenn, 2.
pluenn, C. ?.
pluneien. 3.
pluskenn.
plustrenn,
podeenn, Y. 3.
pod-mezenn.
poen, Y. 1.
poenchenn, 2.
poezadenn, 3.
pogenn.
pompinen, C.
Pont-Aven; géog.
porbolenn.
porc'henn.
pors-rastell.
potenn, Y.
potenn.
poezadenn. 3.
poulc'henn.
poull-ann-brenn,
poull-c'hoalenn.
pouloudenn.
poultrenn.
poumellenn.
pourc'henn.
pourenn.
pourmen.
pradenn.
pradenn, Y.
pregenn, Y.
prén.
prenp.
prenn.
prezegenn.
pri-brikenn.
prunenn,
pugnezenn.
rabezenn.
raden.
radenenn,
radinenn, Y.
rampadenn.
randonenn.
ranjenn, C.
raocklenn, 2.
raouenn. 2.
raozenn. 2.
raveskenn (anc.)
razunepn (anc.)
redadenn.
reuzeualenn. 3.
rexinenn.
ribotadenn.
richodenn.
rigalenn, Y.
rillenn.
riolenn. 2.
riskadenn.
riskladeno.
rixzenn.
roc'hkenn.
rokedenn.
rondachenn.
ronkenn, Y.
ronkenn.
rosglen.
rosklen.
Rosporden: géog.
Rostrenen; géog.
roudenn.
roufenn.
rousken.
Rozen, n. p.
rozenn.
ruadenn. 2.
rubenn.
ruillenn. 2.
rujodenn, Y.
ruskenn.
ruzadenn.
ruz-penn.
gac'h-nouenn. 2.
sac'h-soubeno.
sac’h-torchenn.
saezenn. 2.
safro :eun.
saladenn.
salmenn.
sankadeno.
saonenn. 2.
gaouzanen. 3.
saprenn.
— 720 —
gardinenn.
sardoneou.
savenn.
sec’henn.
segalen.
seiz- delienn. 3.
selzenn.
semenn.
semplaenn. 2.
senklenn.
seregenn.
seregenn.
serviedenn. 3.
seuleun. 2.
seven.
Seven, H, p.
siblenn.
sichenn.
sikanadenn (anc.)
sikenn, T
silienn. 2.
silzigeon.
simarenn.
siouadenn. 3.
sioul-riboulen. 4.
Siprezenn.
siveleou.
sivienn. 9.
sivolezenn.
skanbeno.
skandalenn.
skantenn.
skaoten. 2.
Skauenn, Y. 2.
skautenn, Y. 2.
Skavenn
skeltrenn.
Skeudenn. 2.
Skilfaden.
Skiliavenn. 3.
Skilionenn, Y. 3.
Skiolenn, Y. 2.
Skirenn, V.
Skirienn.
Sklcrenn, Y.
Sklerijenn.
skleutcenn. 2.
sklisenn.
sklosenn.
skoanenn. ?.
skodenn.
skoena, Y. 1.
skolpenn.
skopadenn.
skotenao.
skouadrenn. 2.
skouarn-azcn. 3.
skrabadenn.
skrignadenn.
skrijadenn.
skrimpadenn, Y.
skubelenn.
skubien.
soavenn. 2.
soeveann, Y. 2.
solenn, Y.
Sorc’henn, Y.
soren.
soualen. 2.
soubenn.
souezenn, C. 2.
soutanenn.
spalierenn. 3.
spanaenn, T. 2.
sparfenn.
sparl-oc’hen, T. C.
spernenn.
spern-gwenn.
spern-melen.
speurenn. 2.
spezadenn.
spillenn.
spinac'henn.
spletenn, Y.
splujenn, Y.
splusenn.
spoean, T. 1.
sprec'henn.
spunsenn, Y.
stalbenn.
stankenn.
stec’henn, C.
Stegn.
steinuenn, Y. 3.
stellenn, C.
stenn, Y. T. G.
stenn.
stenn, Y.
Stenn, Y.
steredenn.
stereen, V. 3.
sterenn.
Bier venn, C.
Steudean, 2.
steuenn. 2.
steunenn. 2.
stireenn, Y. 3.
stlabezenn.
stlakadenu.
stlaoneun. 2.
stlejadenn.
stolikenno.
storeenn. 3.
stoubenn.
strakillen, C.
strapeno, C.
strefladenn.
striouadenn, Y. 3.
Stripenn.
strodenn.
strouillen, C. 2.
stuc'henn.
studenpn.
Stultenn.
suienn. 2.
sukrinenn.
sulbedenn.
sutadenn.
sutelladenn.
tachenn.
takenn.
takenn, T.
talbenn.
taledenn.
talgenn.
talgenn, C.
tallaskenn.
tallpenn.
taltazsenn.
tamoezenn. 2.
tanijenn.
taolenn. 2.
taol-penn. 2.
taouarc'henn. 3.
taouzen, T. 2.
tapadenn.
tapenn, Y.
tarc’hienn, V. 2.
tarlask ‘ou.
tartez-nn.
tarv-kenn.
teil-gristen.
teilleun (auc.) 2.
telenn.
teltenn.
teltenn.
tenu.
tenu.
tenn.
tenn.
teod-ejenn, 3.
teodenn. 9.
teod-labennu. 3.
teolenn. 2.
terc'hienn.
Lerenn, Y.
terienn. 2.
terijenn.
termaen ({anc.) 2.
termen.
terrienn, T.
tersienn. 2.
teskaouenn, T.
teurenn. 2.
teureugenn. 3.
tevalienn. 3,
tevalijeon.
tevenn.
tevenn, C.
tevlenn, Y.
tillenn.
tirenn.
trien. 2.
irienn, Y.
tisik-len.
toc'hadenn, C.
toenn. 1.
toezenn, V. 2.
tok-ejenn.
token.
tokenn.
tolgenn, Y.
tolsean.
tolsenn.
tolsenn, V.
tommadenn, C.
tonnenn.
torchenn.
torenn.
torgenn.
torloskenn.
torosenn, C.
tosenn, C.
tostenn, T.
tostenn.
touaillen. 3.
touchenn.
touenn, V. 1.
touilleon, C. 2.
toullenn.
tourtenn.
trabidenn.
traoñienn. 2.
trechonenn, Y.
tredenn, Y.
trederenn.
treidienn, V. 2.
tremen.
treñchonenn, v.
treñkezenn.
treskavenn.
treujenn. 2.
treuzellenn.
trezenn.
trichen.
triklenn.
trichen, £.
triächenénn, C.
triñchinenn.
triviadenn. 3.
trivliadena. 3.
troenn. 1.
— TA —
troûjean.
trouskenn.
tro-ven, C.
trucbenn,
truillenn. 2.
trusk°on,
tuadeon, C. 2.
tubenn (ane)
tuchenn.
tueen, Y.
tuellean. 2.
tueon, Y. 1.
tufellenn.
tuffenn.
tulbenn.
tulbozenn.
tulipezenn.
tunenn.
tunienn. 2.
turhodenn.
turiadenn. 3.
turuchenn,
uchen, C.
ugeolenn, 3.
ulmenn.
ulochenn.
ulveun.
usien. 2.
beard v
vendrogen, 1.
vilgenn, C.
viou-elumenn. 4.
war-arben, C.
war-benn.
war-siskenn.
sl
Cette finale na-
sale se prononce
comme ain eu
français.
Cette finale, dont
la lettre n est na-
sale, se pronouce
comme ainds en
français. — Les
mots de cetle ca-
tégorie ont des 8y-
nonymes eu eñt.
ENGL
Cette finale na-
sale se prononce
comme aingle eu
français.
c'houeñgl, 1.
ENK
Cette finale, dont
la lettre n est na-
sale, se prononce
comme ainks en
français.
moueñk. 1.
reñk.
skil-drenk.
sponeñk. {.
treûk.
Cette fnale, dont
la lettre n est na-
sale, se prononce
comme afnkre en
français.
leñkr (anc.)
KNN. Voy.EN
ENS
Gettefinale, dont
la lettre n est na-
sale, 8e prononce
comme ainse en
français.
beñs.
ENT
Celle finale na-
sale se prononce
comme ainte en
français. Quelques
mots de cette ca-
tégorie ont des sy-
nonymss en «ñd.
Dans cette caté-
gorie aussi on
trouve des noms
de nombres dignes
de remarque. Voy.
ce qui est dit à ce
sujet dans le dic-
tivnnaire ci-contre
au mot pevar-
ugeñt.
brent, t.
c'houec'h-ugeñt.
c'houes k-ugeñt
daou-c'hemenñt.
daou-ugent.
daouzek-ugeñt.
lent.
derc'heñ!
devez-kent.
di 2,
dtlent, v.2.
diveñ
dizent.
drouk-skeveñt.
els-ugent.
eñtent, C.
Sourvent (anc.)
guent (anc.) 1.
guet Ne hs
c.
hept,
louzaouenn-ar-
skevent.
mean -akleñt.
nao-ugeüt.
ment.
gepi
pennad-hent.
pevar-ugeñt.
pevarzek-ugeñt.
poent. 1.
farent,
seitek-ugent.
seiz-ugent.
Ka
gent. |
triouec'h-ugent. 4.
trizek-ugent.
trowent (anc.)
ugeñt.
ulgeñt, V. 2.
unnek-ugent.
ENTL
Cette finale na-
sale se prononce !
— 729 —
comme aintle en
français.
gwentl. 1.
ENTR
Cette finale est
nasale et se pro-
nonce comme
aintre en français.
Fa Len.
ENV
Cette finale, dont
la lettre n est na-
sale, se prononce
comme aïnte en
français.
Plusieurs mots
de cette série ont
des synonymes au-
riens en eff.
bleñv, Y. h
c’hoari-ann-denv.
pren A
roénv, rouénr. 1.
teñv, Y.
ENZ
Cettefinale, dont
la lettre n est na-
sale, se prononce
comme arze en
français.
teñs, C.
La
Cette finale ne) ed.
prononce comme
do en français.
Plusieurs mots
de cette série ont
des synonymes en
efeten er.
Dans cette caté-
gorie figure la
3° pers. sing. du
futur des verbes
en es à l'infoitif
et aussi le même
temps des verbes
de Tréguier; on y
dit c'hoarveo au
lieu de c'hoarveso.
Eo est une diph-
tongue.
anneo. ?.
enep-kleb.
ezeo.
€ô, affirmation. 1.
et
kaneo, V. 2.
G
PLZ 2.
Een leù. 3.
L
pounter-gleo.
Ehan, 2.
sach-bleo. 2.
treo. 1.
uzeo, Y. 2.
EOU (diphtongue)
‘oy. la série OU
EP
Cette finale se
prononce comme
gne en français.
Beaucnup d. 5 mots
de cette série ont
des syuonymes en
cb.
a-enep.
chekep.
disbevelep.
enep.
enep.
enep.
ep (anc.)
Felep, n. p.
he
p.
hevelep.
kenep.
nép.
péD.
rag-enep.
sevel enep.
strep, V.
strep.
tu-enep.
Cette flnale se
prononce comme
ère en français.
Dans cette série
figure le temps im-
personnel des ver-
bes, comme karer,
on aime; reer, on
fait. En Cornouaille
cette terminaison
devient en eur :
Kareur, reeur.
Beaucoup de mots
de cette catégorie
ont, en Vannes, des
synonymes en our,
et en Cornouaille
des synonymes en
eur; ce sont des
substantifs ayant
trait aux profes-
sions, comme ks-
menour, kemeneur,
tailleur. — On re-
marquera que les
mots ayant trait
aux professions,
ont des féminins
qui sont formés en
ajoutant es. Ainsi,
kemener, tailleur;
kemenerez, tail-
leuse.
abaster.
a-bean-kaer, 3.
— 793 —
aber.
abienner. 3.
Ab-Olier, n. p. 3.
abostoler.
absolver.
ac’hanter,
addoer (anc.) 2.
aer. 1.
aer (anc.) 1.
aer -viber 6
affrounter, Ù.
ahueler, V. 3.
alaourer. 3.
alc'houeder, 3.
alc’houezer. 3.
Aler, n. p.
alter.
amanenner.
ambrouger.
amser.
amer)
aner, C.
ankelc'her.
ankeler, C.
anner, V.
annoer, Y. 2.
aolier, G. 2.
aoter. 2.
aparitoer. 4.
a-ratoz-kaer, 4,
arboeller, C. 3.
archer.
arer.
arer, Y.
armeler.
armeler, Y.
arozouer. 3.
auter, V. T. C.
avel-laer. 3.
avelouer. 3.
avieler. 3.
badaouer, 3.
bader.
bageer. 3.
bageier. 3,
balbouzer.
baleer. 3.
bangouneller, G.
bannier. 2.
barazer.
bargeder.
barigner.
barner.
barr-amser.
barr-skuber.
barver.
bastrouiller, Y. S.
batalmer.
beler.
bener.
benezer, C.
bér, broche.
ber.
bieller. 2.
biniaouer. 4.
bisier, 2.
biz-liper, C.
blenier. 2.
blerimer.
bleuder.
blinger, Y.
bogoder.
bolier, C. 2.
bombarder.
boroder, C.
boser, Y.
botaouer, 3.
botez-ler.
bouillouer, C. 2.
bourbouter, V.
boutailler, 3.
bouteger.
bouteier. 3.
boutou-berr.
brabanser.
braeer. 2.
brammer.
brazouer. 9.
breder, Y.
breer, V. T. C. 9.
breier. 2.
brelimer.
breolimer. 3.
brér. V.T. C.
breur-kaer. 2.
breur-mager.
breutaer (anc.) 2.
brezelekaet. 4.
brikenner.
brommer.
butumer.
butuner.
chalboter, C.
chepper (anc.)
chuchuer. 2.
c’hoalenner. 3.
c'hoanenn-miliner
c'hoar-gaer. 2.
c'hoarier. 2.
c'hoar-mager. 3.
C'hoarier. 2.
c'hoer, V. 1.
c'houeder. 2.
c'houenner. 2.
c'houevrer. 2.
c'houibaner. 8.
c'houiteller. 3.
c'huider. 2.
daffarer.
dager.
daleer. 5.
danser.
dantier, Y.
daou-hañter. 1.
darberer.
darboder. C.
da-vad-ha-kaer. 4.
davancher.
dsvanter.
debocher (anc.)
debrer.
delc'her.
diavelouer. 3.
dibreder, Y.
dibreder.
dibrer.
dibuner.
dibunouer. 3.
dieller. 2.
difenner.
digelienouer. 4.
digemer.
digouskoer, Y. 3.
digwener.
digwiner, V.
dihuenner, Y. 8.
dihunouer. 3.
dikemer.
dionennouer. 3.
diouer. 2 3
ouganer. 3.
diougeller (anc.) 8.
diover, V
dirak-aoter. 4.
diroc'her.
disc'hlaoier. 3.
disglaoier. 3.
disheolier. 3.
diskabell-kaer.
diskar-amzer.
dislaouer, V. 3.
disleber,
dixober.
dizolo-kaer. 4.
donjer.
douer (ano.) 1.
douraer, C. 2.
dresouer, V. 2.
drouk-ober.
drouk-ober.
drouk-prezeger.
drouk-sant-Hubert
e-berr.
eeunder. 3.
Eginer ; géogr.
etlveder. 3.
e-kenver.
eler.
embanner.
em-berr, Y.
enep-kaer.
enn-aner.
eoster. 2.
er.
er.
er, Y.
er, Y. T. C.
ere-loer. 3.
erer.
erer.
err.
Eskaer, n. p. 2.
esker (anc.)
esker.
êster, C. T.
e- vert.
ever.
evnetaer. 3.
ezansouer. 3.
fabler (anc.)
fagoder.
falc’haner.
falc’her.
faouter.
faragouiller. 4.
farloter.
farser.
fer.
fermer.
festaer. 2.
fibler, C. 7
fllc'hier.
fitsier. 2.
firboucher.
fistouler.
flatrer.
fler, Y.
floder.
foenner. 2.
foeskder, Y. ?.
forc'h-kaer, 1.
fornier. ?.
forser, Y.
foser, C.
fougeer. 3.
fourgaser.
fournier. 2.
frouesser, C. 2.
frouger, Y.
furcher.
gadouner.
garaner.
gareder (anc.)
tL
gerc'hier.
gever, T.
gevier.
giber.
glabouser.
glaouer. 2.
glaouier. 2.
glesker, T.
glevaer, Y. 2.
goagennouer. 3.
goapaer. 2.
goaz-keginer. 4.
gobarer.
gober, Y.
gober, Y.
godiser.
godoer. 2.
goer, V. 1.
goganer (anc.)
golc' hoer, Y. 2.
goleuenn-goer, Y.
goleuer, V. 3.
gouarner. 2.
gouer, Y.
goudouer. 2.
goufer, B.
goulaouier. 3.
goulc’her.
goulerc'her.
goullonder.
gourenner.
gourier, V. 2.
gourlerc’her.
gourner, Y. C.
Geller ; géog.
gwiliouder. 2.
gwiner, Y.
gwinier. 2.
gwinker.
gwinver.
hadouer. 2.
hano-kaer,. 3.
hanter.
harnezer.
| helmouer. 2.
her, C.
beskemer.
heskenner.
heuzaouer. 3.
he-unan-kaer.
kac'her.
kafunouer. 3.
kaketer.
kalafeter.
kanaber.
kaneller.
kaner.
kaner ganc:
kannader,
Kanolier. 8.
kantener.
kantenner.
kantier.
kantoler.
kantuler.
kantveder.
kaoter. 2.
karr-dibuner.
karrener.
Karrer.
karzer,
kauter, V. 2.
kavailler. 3.
keeder, V. 3.
kefer.
keferer.
kefester.
kefreder (anc.)
Keginer.
keleier. 3.
kelenner.
keler.
keler.
kember.
kemener.
kemener.
kemengader, C.
kemer, Y.
kemer, V. C.
keminer, Y.
keuneutaer. 3.
kever.
kevier. 2.
kic’hier, Y. 2.
kiger.
kigner.
kimber.
kiminer, Y.
kimper (anc.)
kivicher.
kivijer.
kizeller.
kizier.
klaouier. 2.
klauster. 2.
Kleder: géog.
Kleier. 2.
klezeier.
kloc'ber.
kloer. 1.
kloveder. 2.
klouer, Y. 1.
klouer, Y. :.
kobarer.
Koet, V.T. C. 1.
Koller. 2.
koloenn-verr. 4.
— 7925 —
kolomer, Y.
komer, T.
Kommer.
kompaer. 2.
konner, T.
konoc'her.
koper.
korbiner (anc).
Kordennet.
korker.
Koroller, V. G.
Koroller.
koubler, C.
Kouer. 1.
kouesier. 2.
koulomer, Y.
koumaer. 2.
Komer, Y.T. G.
kounteller.
kourater.
kourecher.
koureter.
kovuricher.
kourreser.
koz-voutaouer. 4.
koz-votez-ler.
kraincher. 2.
krainchouer. 2.
krampoezser. 3.
kraper.
kreier. 2.
kribiner.
krisder.
krizer.
krok-pouiser, Y.
Krouer. ?.
krouer. 2.
kufaner.
kulier, V. 2.
labenner, C.
labourer.
labouseter.
laer. 1.
lammer.
lander.
lander.
Landreger: géog.
lanjer, Y.
lanneler. 3.
lanser, Y.
laosker. 2.
laouer. 2.
larjouer. 2.
ledander.
Leier, n. p. 2.
lenner.
lcorik paper.
ler.
lêr, Y.
lèr, V.
lereier. 3.
leur-ger.
levier. 2.
levrer, V.
lezer.
liamer.
licher.
leher, Y.
lier, Y. 2.
lijer.
likaouer. 3.
lioaer, linader.
linger, Y
lintrouer. 2.
liper.
liser.
listrier. 2.
liver.
lizer.
lizidander, Y.
loer. 1.
loer, Y. 1.
loër, V. 1, pétrin,
auge.
logotaer. 3.
logotouer. 3.
Lok-Eginer ; géog.
Lok-Maria-Ker; g.
lomber.
lonker.
lostenn-verr.
louer, V. 1.
louer, V. 1.
loufer.
louzaouenn -ann -
aer. 5.
lousaouenn - ar <
viber. 6.
lousaouenn-sant-
Per. 5.
lousaouenn-sta0o-
ter, 5.
louzaouer, 3.
louzouer, T. 3.
Lugder, 0. p.
luguder.
mac'her.
mad-ober.
mad-oberer.
maer. 1.
mager.
magnouner.
malouer. 2.
mamm-gaer.
maneger.
mauer,
mangoer, V. 2.
mansouner.
maouter, C. 2,
map-kaer.
marc'h-blenier.
marc'heger.
marc'h-sailler.
mareger.
marvailler. 8.
meaouer, Y. 3.
mecher.
meer.
meginer.
megnouner.
meler, C.
meliner, V.
melouer (anc.) 2.
melver (anc.)
mengleuser. 3.
meouer, T. 2.
mèr, Y.
merc’her.
merc'hetaer.
merc'h-kacr.
merer.
mesz-ker, C.
mezvier. 2.
J micher.
nic'hier, V. 2.
miliner.
millouer, Y. 2.
mil-vicher.
miner.
minouer. 2.
minter.
mister.
miter, Y.
moc'’haer, 2.
moger.
momeder (anc.)
moraer. 2.
mor-laer. 2.
morser, Y.
mouchouer. 2.
mouc'her. Y.
mougner.
mouler.
moumancher.
mouster, Y.
moustrer.
mouzcr. Y.
93
mousogner.
muldrer, Y.
muntrer.
muser.
nac'her, T.
nadosier, 3.
pados-aer.
neer, G. 2.
Ner-Mouster;géog.
neuñier. 2.
Neventer; géogr.
nevez-amzer.
neser.
ninouer, Y. 2.
ocher, T.
oerr {anc.) 1.
ogeder.
ograouer. 3.
Olier, n. p. 2.
orgeder.
oser.
oter, V. T. C.
oueler. 2.
ounner.
ounnezer.
ourouller. 3.
oviser.
paeer. 2.
pakajer, C.
palafrer, C.
paler.
palier. 2.
palmer.
palouer. 2.
paner.
paotr-ar-gaoter. 4.
paper.
parailler. 3.
pardouner.
parouer. 2.
pastezer.
pater.
pebrouer, 2.
pec'her.
peder.
peger.
peler.
pell-amzer.
peller.
pelleter.
pennaouer. 3.
pean-her.
pean-ier. 2.
L
er, H.D.
perder, V.
pesketaer. 3.
peter, T.
peur-ober.
pez-ker.
pez-ler.
pez-micher.
picher.
pic'her? V.
pic'hier? Y. 2.
pider, C.
piler.
pillaouer. 3.
pilliger.
pilouer. ?.
pipi-gouer, C.
plastrer.
pleustrer, C.
ploumer.
ploummer,
plouzenn-verr.
pluier. 2.
plunjer.
pobet.
poder.
pomeder, Y.
ponner.
pont-gwinter.
poc'her, Y.
porsier. 2.
Porspoder : géog1.
portezer.
poull-ler.
pounner.
preder.
preizer. 2.
prenecher.
prener.
prezeger.
rac'huer, Y. 2.
raer, B. |.
ragacher.
ragater.
raker, V.
raklouer. 2.
rambreer. 3.
rebeter.
reder.
regrester, T.
rcier. 2.
rener.
renver.
reter.
ribler.
rioter. 2.
risklouer. 2.
roc'her.
roevier. 2.
roenvier. 2.
roz-aer. 2.
rudber (anc.)
rufler.
ruler.
rus-ster (anc.)
sabler, Y.
safroner.
sakreer. 3.
sallouer. 2.
salter.
salver.
sanier. 2.
sanker.
saugarner.
sautier. 2.
seller.
serr.
siboer. ?.
sigoter.
sizuner.
Skaer ; géogr. 1.
skalier. 2.
skandaler.
skarzer.
skerr.
skiber. D.
skler.
skler, V.T. C.
sklerder.
skolaer. 2.
skolier. 2.
skoper.
skopigel!er.
skorpuller.
skouér. 1.
skraper.
skrivagner.
skuber.
skuer, Y. T. C. 1.
skuizder. 2.
solicr. 2.
solier, G. 2.
soner.
Soter, H.H.
soubenner.
spalier. 2.
spaouer, Y. 2.
sparl-berr.
spaser. .
sper.
spier. 1.
spillaouer. 3.
spillouer. 2.
splaer, Y. 1.
splaouer, Y. 2.
staoter. 2.
steaner. 2.
ster.
sterenn-wener.
stioker.
stoker.
stok-gwer.
straker.
strakler.
strakouer. 9.
Strobineller.
sturier. 2.
sulbeder.
suler, Y.
suler (anc.)
tabuter.
tacher.
tad-kaer.
taer, T. 1.
tager.
talier. 2.
tallasker.
taimer.
taoler. 2.
taoliou-kaer.
taol-micher.
tarer, V.
tarieller, CG. 3.
tarlasker.
tarner, C.
tatiner.
tavaucher.
tavarer.
favarnier. 3.
telenner.
tener.
tenner.
tenzorier. 3.
teod-aer. 2.
teoler. 2.
teolier. 2.
terenn-koer, V.
teskaouer, T. 3.
tculer.
teuzer.
ukemer (anc.)
tiller.
tiller.
tiner, Y.
toc'’hater, C.
toer. 1.
toker.
toler, D.
tomder
toneller.
torchouer. 2.
torch-ter.
torfeder.
torr-moger.
tostenner.
toubier, T. 2.
touer. 1.
touer, V. 1.
toupiner.
tousier. 2.
touzer.
trabaser.
tragaser.
traou-dister.
traou-kaer.
trealer, C. 2.
Treger ; géogr.
treizer. 2.
tremen-amzer,
treustier. 2,
trezeier. 3.
trezer.
trezer.
triakler, V. 2.
trincher.
triper.
triveder.
troazer. 2.
tro-ber.
troec'her, Y. 2.
troker.
trompiller.
tronker, Y.
troter.
trucher.
trufler.
truillaouer. 3.
tuemder. 2.
tuergner. 2.
tuirgner. ?.
turner, V.
urisiner, Y.
uzuler.
uzurer.
viber.
vieller. 2.
viler.
voer, Y. 1.
vuelder (anc ) 2.
— TI — :
ERBL
deii )
gwerbl (anc.
jerb}, Y.
ERCH
Cette finale, non
gutturale, se pro-
Donce comme en
français erche.
serch (anc.)
ERC'H
Cette finale gut-
turale n'a pas d'a-
nalogueen français
pour la prononcia-
tion; elle se ape
proche un peu de
erk. Voy. la notice
sur la prononcia-
tion.
amerc'h, Y.
berc'h, Y.
derc'h.
dilerc'h.
dinerc’h, V.
diwar-lerc'h,
enep-gwerc'h.
erc'h.
gouez-kerc'h.
gwerc'h.
gwerc'h. Y.
herberc’h anc.)
kazerc'h.
Kerc'h.
lerc'h.
les- verc'h.
merc'h.
merc'h, Y.
nerc'b, Y.
perc’h, V.
serc'h, T.
souberc'h.
war-lerc'h.
ERD
Cette finale se
prononce comme
erde en français.
berd (anc.)
besterd.
sterd, Y.
ERF
La plupart des
mots de cette caté-
gorie ont des sy-
nonymes en erv.
deri,
enderf.
ferff (anc.)
kenderf,
kevenderf.
ERFF". To. BRT
ERGL
mergl.
mergl.
ERGN
tuergn. 1.
RH
ler’h (anc.)
ERJ
skoerj, B. 1.
ERK
asverk.
merk.
terk (anc.)
Kerl, Y.
maerl. 1.
merl.
ferm.
Gilherm, n. p.
liser-ferm.
ERN
advern, T. C.
bern.
bod-spern.
diedern (anc.) S.
dieskern. 3.
kern.
krign-eskern.
lern, leern.
letern.
ligern, Y.
ludu-eskern.
luern, Y. 1.
Jlugern.
melkern.
mern, T. C.
ofern, V.T. CG.
overn, V.T. C.
Patern, n. p.
peg-lugern.
penn-tiern. 2.
pern, Y.
pik-spern.
Plomodiern ; géog.
podik-espern.
ru-ligern, Y.
rus-lugern.
stern, C.
Cette finale se
prononce comme
en français erse.
La plupari des mots
de celte catégorie
ontdessynonymes
en ers.
aters, V.
gouers, Y. L.
gounhers (anc.)
gwers. 1.
kenners.
kers.
kilvers.
kouers, V. 1.
kounhers (anc.)
mers (anc.)
ner,
penvers.
pers.
pers.
ters.
trevers.
ERT, ERTH
Cette finale 8e
prononce comme | be:
erte en français.
ampert, Y.
berth (anc.)
diskombert, V.
drouk-sant-Hubert
— 78 —
nerth (anc.)
Norbert, n. p.
ERTH. Voy.ERT
ERTR
Herr (anc.) 1.
ERV
La plupart des
mots & cette série
ontdessynonymes
en ero et en arl,
chouerv. 1.
c’huil-derv, V. 2.
derv.
deur-derv, V.
enderv.
erv.
ferv.
kenderv.
keniterv.
kevenderv.
keviniterv.
tal-err.
ERZ
La plupart des
mots de cette série
ontdes synonymes
en ers.
a-berz.
annerz (anc.)
TZ.
ber.
devez-kerz.
dinerz.
diverz.
ergers (anc.)
e-werz.
gwerz.
kemm-werz.
kennen.
kerz.
Mers, 0. p.
ners.
pers.
ES
Cette finale se
prononce comme
esse en français. La | Gi
Eat: des mots
celte série ont
des synonymes en
ex, où plutôt, s'é-
criventindifférem-
ment en ex, ou en
es dans les divers | ene:
dialectes. Toute
fois, la terminai-
son en ex est au-
jourd'hui la plus | Bios
répandue, en Van-
nes exceplé, — À
cette catégorie ap-
partiennent les fé-
minins d'un grand
nombre de subs-
tantifs du dialecte
de Vannes ayant
trait aux profes=
sions, comme ke-
mineres, lailleuse,
féminin de kemi-
ner, et aussi des
substantifs fémi-
nins, comme ka-
c'hes, chatte; kies,
chienne, du dis-
lecte de Vannes. Il
me paraît inutile
de les énumérer
tous ici, attendu
que, en retran-
Chant la finale es,
on retrouve le
masculin.
ac’hoes (anc.) 2.
aes (anc } 1.
afes (anc.)
alies. 2.
anes (anc.)
aves (anc.)
bamoures, V.
baradoues, V. 3.
baraoues, V. 3.
berges, V.
kemineres, V.
kies, V. 1
korkes (anc.)
Kros.
krés, Y.
kroes, V. 1.
laes (anc.) 1.
lenes (anc)
mageres, V.
maoueres, V. 3.
mares, V.
mes, V.
mones. 1.
moues, V. 1.
panes.
pres.
privoes, V. 2.
roues. 1.
seles, V.
senes, Y.
tes.
bresk.
diblesk, Y.
digemmesk.
kemmesk.
kik-kresk.
kresk.
lamm-gresk.
lezen-besk.
loar-gresk. 2.
mesk.
mesk-e-mesk.
pesk.
plesk, V.
stlafesk.
stlanvesk.
tellesk.
Cette finale se
prononce comme
este en français.
arvest.
— 129 —
boést, Y. 1.
Brest; géog.
dant-drest, V.
drest, V.
êst, V. T. C.
fést.
fest, C.
fest (anc.)
goest. 1.
gwest. 1.
kést.
kést.
Jouzaouenn-ar-
c'hést.
mouest, V. 1.
prenest, T. C.
rest, C.
Silvest, n. p.
sulvest.
gwésti. 1.
rouestl. 1.
ESTR
amjestr.
digabestr.
elestr.
estr.
gloestr, V. 1.
kastell-lestr.
kloestr, V, {.
legestr.
lestr.
mestr.
pelestr, V.
penfestr.
penvestr.
prenestr.
ET
Cette finale se
prononce comme
en français este.
Beaucoup de
mots de cette ca-
tégorie ont des sy-
nonymes en ed.
Cette terminai-
son est celle de
quelques verbes et
‘une infinité de
pluriels apparte-
nant au dialecte
de Vannes et de
quelques localités
des autres dialec-
tes. Ces pluriels
correspondent aux
pluriels en ed du
Léon.. Dans cette
catégorie figurent
aussi les participes
passés de tous les
verbes des quatre
dialectes, et ta
plus grande partie
des substantifs,
des adjectifs et
autres mots du
dialecte de Vannes
qui, au singulier,
ont des synony-
mes en ed en Lévn.
amoet, V. 2.
amouet, Y. 2.
andennet, V.
aneouet, Y. 5.
annezet.
anouet, Y. 2.
argoet, Y. 2.
arneuet. 3.
asotet, Y.
asotet, V.
asplet, C.
avelet.
bachet (anc.)
balbet, Y.
bazieoet, 3.
bennlget.
bepret, Y.
beret, Y.
berpet, Y.
bét, Y.
boazet. 2.
bopret, C.
borrodet.
boudinellet.
bouet.
boufet.
boujet.
boulet, C.
bourjonnet.
boutet.
brammet.
bran-louet.
brereget, Y.
breset.
brignennet,
briket.
brizellet.
brouillet, Y. 2.
broutac'het.
buaret. 2,
buredenn - dour-
binniget.
butun-malet.
chaotret. 2.
c'honri pilaouet.
c'hoari tinet.
c'houevet. 2.
c'houezet. 2.
dalc'het.
dam-glevet.
dam-welet.
dantelet, V.
dantet.
daonet, 2.
darbet.
daskompret (anc.)
devet, Y.
diamseret.
disnsavet. 4.
diaoulet. 3.
diazeet, V. 3.
diboellet. 3.
dielc’het. 2.
diet (anc.) 1.
difennet.
diflaket.
diflauket, C.
difriet. 2.
digemeret.
digonfortet.
igousket.
.digroezellet, Y. 4.
dihét, Y.
dilammet.
dilostet.
dioueret. 3.
diredet.
dirollet.
dirusket.
diskoaziet. 3.
diskonfortet.
diskougouliet.
diskrouignet. 3.
dislavaret.
dislivet.
disnac'het.
dispeuret, V. 4.
displét.
dispourbellet.
distagellet.
distronket.
divarc’het.
diveudet.
divoet, V. 2.
divroet. 2.
dizantet.
dizarempredet.
dizec'het.
disellet.
doëet (anc.) 1.
donet, V. T. C.
donnet, V.
douet (anc.) 1.
douget.
dremmet.
drouk-karet.
drouk-lavaret,
drouk-livet,
duet. 2.
egét.
eic'hvet, Y. 2.
enet, Y.
enkrezet.
env-steredet.
er-bet, V.
eskamet.
eskellet.
eskemet.
espledet.
et, V.
ezet, T.
falset.
Faouet; géog.
fariet, V. 2.
farlotet.
faziet. 2.
festet (anc.)
feuret. 2.
fichet.
fichet, V.
flechet, Y.
foét. 1.
foilet.
forbuet. 2.
fprc’het.
— 730 —
fouét. 1.
fourbiet, Y. 2.
garanet.
garbet (anc.)
garonnet, Y.
gauzanet.
get, V.
gevret, V.
glao-sklaset.
gludet.
goatalet. 3.
goet, Y. 1.
golc’het. 1,
goloet. 2.
gorriket, Y.
gourc het, Y.
gourdet.
gret, V.
groac'hennet, Y. 3.
grolliet. 2.
gwalenn-gludet.
gwech-er-bed, Y.
gwel-kostezet.
gwelet.
gwerc'het, V.
gwWidret (anc.)
Gwillamet, D. p
haillevodet, Y. 4.
hani-er-bet, Y.
banter-glevet.
banter-goret.
hemolc'het.
hét, Y.
hiket, Y.
hirr-hoalet, T.
hoalet, T. 2.
bouet, V. 1.
hualet. 2.
huget, V.
intrediet, C.
jalodet, Y.
jet.
kampet.
kanivet, Y.
kaouledet. 3.
kaoulet. 2.
karet.
karget.
kas-da-get, Y.
kastret, C.
keaudet (anc.) 2.
kemeret.
Kemper-Odet; g.
kenebet.
kenet, V.
kenet.
kenneubet, C.
keodet. 2.
kero’het, Y.
kerzet.
kerset.
két.
keulet, Y. 9.
kevaudet (anc.)
kevet, Y.
kevret, Y.T.
kinet, Y.
klefet.
kleinuet. Y. 2.
klét.
klevet.
klokennet.
koeret, Y. 2.
Koet, Y. !.
koket, C.
konfortet.
konnaret, V.
kontammet.
korbellet.
korsennet.
kosannet.
kostezet.
Louchiet, Y. 2.
koudet.
kougouliet.
kouls-lavaret.
kounnaret.
kourrezet.
Kousket.
kousket.
krabet.
krac'higellet.
krét.
krizet.
kroget.
kropet.
krouglaset.
kuc'het, Y.
kuc'het, Y.
kunet, Y.
kuzet.
kuzet.
læth (anc.)
lamet.
lammet.
laoniet. 2.
laret. T. C.
lasenet.
lavaret.
le-douet. 2.
lenet, T.
leoget, V. 2.
let, Y.
lichet, G.
lifret, T.
liket.
linadenn-c’hone-
vet. 5.
loaniet. 2.
loariel. 2.
perhet, géog.
lorc'het, Y.
louedet. 2.
louet. 1.
louviget, Y.
louzaouenn = ar-
c'housket.
Juc'hedet.
luduet.
luiet. 2.
luset, V.
luset.
luziet. 2.
malet.
manket, V.
mantret.
marellet.
marinet, V.
melkoniet, V.
meneaouet, V. S.
menehuet, Y.
merbet, V.
met, V.
miget.
millotet.
minaouet, C. 3.
miret.
mogedet.
monet, Y. T. D.
morc'het, V.
morgousket.
morgousket.
morlivet.
morzet.
mouchet, V.
mouzet, C.
mouzet, C.
Naonet; géog. 2.
uauvet, V.
nec'het.
neet. 2.
neet, V. T. C. 2.
nemét. ridet, C. troetet, V. 2. a-goursadeu, Y.
nesandet. roc'hennet, Y. tronset. a-gourseu, Y.
pestet. rodellet. trouet, V. 1. andeu, Y.
net, Y. ronkennet, Y. uc’hel - c’houedet, | anen, Y.
net, V. T. C. roufennet. G. ankeu, Y.
neubet, T.D. sabaturet. voerdet, Y. 2. ardeu, V.
nouet. 1. saet (anc.) 1. Yuzet, H.H, arfleu, V.
oajet, GC. 2. saeth (anc.) 1. argouvreu, V.
oet. 1. seizet. 2. ETH askellieu, V. 8.
oet, W 1. 19 sellet. REEE, V. 3.
oignet (anc.) 2. serret. arielleu, V. 3.
ouelet, V. 2. siet, Y. 1. ehrel { benieu, Y. 2.
ouet. 1. silet. "T billeu, Y.
ouet, Y. 1. simudet. binieu, V. 2.
palafet. skaotet. 2. EU bireu, Y.
palastret. sket, Y. biseu, Y.
panevet. skoet. | Cette finale forme | bodadeu, Y.
parfet, V. skopet, V deux catégories | boelleu, Y. 2.
pec'het, Y. speret, Y très-distinctes. La | brec’hieu, V. 2.
pedervet, Y. splét, Y première, qui ap- | broudeu, Y.
peliet. 2. staotet. ? partient presque | dareu, Y.
peluset. steredet. exclusivement au | deeu, V. 2.
peuboufet. strafillet. dialecte de Vannes, | deuzek-deien, Y. 4
penet (anc.) stret, Y. T. C. se prononce com- | dianneu, Y. 2.
peoarvet, T. 3.
— 731 —
Strodennet, C.
me heu en francais.
dimeigneu, Y. 3,
perpet, V. sStropet, Y. La seconde, qui | dirieu, V. 2.
perc'hennet, Struziet, C. 2. ne renferme que | disterajeu, Y.
pet, Y. stummet, T. des mots du dia- | disterajigeu, Y.
peuset, Y. tarer-trouet, Y. | lecte de Vannes, se | drammeu, Y.
pigoset. lartonset proïonce comme | dudigeu, Y.
pilaouet. 3. tarvet. éhu en français. | eutreu, Y.
pllet, Y. tarzet. Nous indiquerons | galeeu, Y. 3.
pilorjet, Y. techet. ces deux séries à | garc’heu, Y.
pinfet. tec’het la suite l'une de | geneu, Y.
pingalet. tempset l'autre : goereu, V. 2.
plet, C. teodet 1° EU, qui sepro- | goezreu, Y. 2.
Plouaret ; géog. 5. | teurket. nonce heu, goleu, Y.
poket. tezet. . Cette catégorie, | gour-tadieu, Y. 3.
pouloudennet. tinet. à peu d’exceptions | grouis-kanveu, Y.
poultret. tonket (anc.) près, ne renferme | gwardeu, V
pouset, Y. tonnet, C. ue des pluriels du | gweleu, Y.
prenvedet. torfet, V. ialecte de Vannes, | gwirieu, V. 2.
prét, V. tortizet. lesquels pluriels | herieu, Y. 2.
prevedet. touesiet. 2. correspondent, | hezeu, Y.
priet, V. 1. touet. 1. pour Ja plupart, à | kangrennev, Y.
puarvet, Y. 2. toufet. des pluriels en ou, | kazalieu, Y.
puempet, V. 2. toull-huget, Y. du dialecte de Léon. | keieu, Y. 2.
rampet. traket, Y. Ces pluriels en eu, | keneu, Y.
ranvet. trapet. conservés en Van- | keu, Y. T. C. 1.
raoulet. 2. trefoct. 2. Des, sont ceux que | Keu, Y. L.
rebet. treindet, V. 2. l'on employait au | kevelleu, V.
redet. trelatet. 6° siècle, comme | Kleù, T. 1.
regret, V. tremenet bireu, gwerseu, | klinieu, Y. 2.
reket. tret, Y. mammeu, añnkeu, | koartualeu, V. 3.
réte tret. etc., etc. letanieu, Y. 3.
reter-gevret. trezet, Y. _ lezeu, V. 2.
reuet, V. 2. triket, V. l lireû.
riboulet, C. troet, V. 1. agenteu, Y. luneteu, Y.
madelecheu, V.
madeu, Y.
mamm-ieu, V. 2.
manikleu, Y.
margeu, Y.
tudigeu, Y.
urc'heu, V.
2 EU, que l'on
prononce éhu en
faisant sentir les
deux lettres. Ces
mots sont usités
seulement en quel-
ques cantons de
Yannes.
treu, Y. 1.
treu, V. 1.
ES
EUA
lesenn, V. 3.
EUB
Cette finale se
prononce comme
eube en français.
dieûb. 2.
eùb {anc.) 1.
&leub, Y.
EUCH
Cettefinaleguttu-
rale n'a pas d'ana-
logue en français
pour la prononcia-
tion, Voy. la notice
sur la prononcia-
tion à la lettre dout
ble ch.
"h, V. G. 1.
Ba
EUD
Cette finale se
prononce comme
eude en français.
Plusieurs mots
de cette catégorie
ontdes synonymes
en eut.
a-nebeûd.
bann-neûd.
bis-meûd.
bleud.
breud.
breugeud.
disneüd.
eureùd.
rounn-neûd.
ken-nebeûd.
keunedd.
leudd ane)
meÿd.
nebeûd.
Eue est une diph-
tongue.
bek-leue. 2.
kefeue. 2.
leue. 1.
toazon-leue. 3.
troad-leue. 2.
EUF, EUFF
Cettc finale se
prononce comme
sufe en français.
beuf.
deuff (anc.)
reuff (anc.)
KURE, Voy. RHP
EUFL
euù,
EUG
Gette finale se
prononce comme
en français eugue.
beug.
heug.
stleûg.
Cette finale L
once en fal-
Bantunesyllabede
la lettre &, ou, en
d’autres termes,
comme uh en
real, Te
EUK
beuk.
Bezleok, n. pr.
diedk.
eùk.
fenk.
ieuk. V.
keureuk.
kleuk.
lerenn-stleuk.
De
taol-feuk.
EUL
Cette finale doit
être divisée en
deux catégories.
Celle qui se pro-
nonce comme ouke
en français et celle
qui se prononce
hub.
1 EUL, qui se
« prononce comme
eule en français.
teûl.
treusteul. 2.
2° KUL, que l'on
prononce éhul en
Vannes. Yor. ui.
EULF
skeulf. 1.
EULZ
feulz, C.
EUN, EUNN
Ces deux finales
se prononcent
comme une en
français, mais ne
peuvent être subs-
tituées l’une à
l'autre,
— 733 —
kreûn. reeur, on fait, etc.,
D. ou lieu de karer,
lin-ar-geun. rer, comme en
rag-eeun. 3. Léon.
reûn. Cette finale se
reun (anc.) prononce de la
roched-reun. même manière
seeun, V. 2. qu'en français.
teun (anc.)
War-eeun. 3. —
Ans
= 'solvenn-veûr.
EUN, avec la | Breiz-Veûr;géogr.
lettre n 8 bren 2.
de Le Gonides. | brenr. 1.
brodeur (anc.)
Cette finale na- Snare, 2.
nle se prononce Alseër :
comme dans le mot droug-edr
neal jedn, en Ñ
[S la na nes-ar-ger-Veur;
sentir la lettre n. Ñ
. eur.
_ D 8. m.
a t.
dS 0 enr.
m, E. genveur.
neûn, neuñv. gwall-eûr. ? ou 8.
Ferre
Voy. EUR | hañter-vreûr.
EUNNVOY.EUN | C2
UN V.Voy. EUX hour. °
E Moy. eur.
labeur à
leur, T.
EUR kaneur, C.
kear-veûr. 2.
Cette terminai- | kemeneur, C.
son est celle de | ken-vreûr.
plusieurs substan- | keur.
tifs de la Cor-| klebr.
nouaille, comme | kleuxzeur.
Kemeneur. tailleur, | korolleur, C.
lesquels se termi- | Lan-Meûr; géogr.
nent en er en Léon. | ledr.
La plupart des | leur, Y.
substantifs en er | mageur, 0.
da Léon ayanttrait | mereur. C.
aux professions, | meûr.
sont en eur en Cor- | neiseur. 2.
nouaîlle. Cette ter- | nemdeur (anc.)
minaison eur est | nemeùr.
aussi, en Cor-| pebr.
nouaille, celle de | peùr.
l'indicatif présent | podeur, C.
des verbes imper- | skledr. 1.
sonnels, comme | speur.
karewr, On aime, | tedr.
EURK
teurk. 1.
Cette finale se
prononce comme
eurse en français.
dimeurs.
meurs.
EURT
Cette finale se
prononce comme
eurte en français.
ken-seurt,
kenseurt.
pe seurt.
seurt.
EURZ
peurs, C. T. 1.
Cette finale se
même que celle en
eus, par la raison
que le x final étant
nouvellement in-
troduit, beaucoup
d'auteurs écrivent
taotôt d'une ma-
nière, tantôt de
l’autre; toutefois,
la terminaison eus
me paraît la plus
répandue aujour-
d'bui. Quelques
mots anciens en
eus ont été repro-
93
duits àlafnaleeus.
Yoyes-y.
EUST
Cette finale se
prononce comme
en français euste.
arc'heust. 2.
gour-dreûst.
treûst. 1.
rebstl. 1.
Cette finale for-
me deux séries. La
première se pro=
nonce comme en
français eute. La
seconde, qui est
particulière au
dialecte de Vannes,
se prononce com-
me éhut en fran-
çais.
le EUT, qui se
prononce comme
eute en français.
Quelques mots de
cette séric ont des
synonymes en eud.
a-nebeût.
brent.
heut, Y.
ken-nebeût.
kennebeût.
2° EUT, qui se
roDOnce éhuf en
Jaunes. Voy. ut.
EUZ
Cette finale se
— 734 —
prononce comme
euse en français.
a-dreûs.
avel-dreûs.
bons.
freuz, C. .
freûz, herre. dé.
sordre.
gour-gleus.
gueuz (anc.)
hent-treùz.
heûz, horreur.
ens.
karrek-kleds.
kens.
kens.
kleûz.
lard-teus.
mengleuz.
menz.
in-dreûz.
reus.
tens (anc.)
sparl-treûz.
teùz.
teûz.
teus (anc.)
torr-kleus.
toull-freuz.
treûs.
treuz.
treuz-didreûz.
EUZR
bieuzr. 1.
EV
Gette finale se
prononce comme
êve en français. La
plupart des mots
de cette série ont
des synonymes en
eo el en ef. Ceux
en eo sont les plus
usités.
Aüdrer, n. p.
annev,
roév. 1.
roue {anc) 1.
sper.
stler.
tév.
trév.
trév.
EVL
él.
EVN
Cette finale se
prononce comme
evne en français.
bara-ann-evn.
evn.
kern (anc.)
sevn, T,
teod-emn. 2.
EVR
bouit-gevr, V. 2.
evr, Y.
gevr.
kouérvr, 1.
err. .
merkl-kouevr. 2.
revr, Y.
EW
lew (anc.)
Cette finale se
prononce comme
ds en français. —
A celte série ap-
partiennent la 2
pers singul. des
modes indicatif et
conditionnel pré=
sents, comme ka-
rez, lu aimes ; kar-
fes, tu aimerais;
et aussi beaucoup
de subslantifs du
genre fém nin
ayant des mascu-
lins en ek et en er,
pour la plupart, et
relatifs aux pro-
fessions, aux qua-
lités comme ke-
menerez, lailleuse
(kemener) ; barre~
gez, femme barbue
barrek.
La lettre x, à la
Hn des mots, étant
d'introduction
relativement nou-
velle dans ta lan-
gue bretonne, il Y
a beaucoup d'au-
teurs qui préfèrent
la terminaison és
à la terminaison
ex, et qui écrivent
kemeneres au lieu
de kemenerez ; tou-
tefois, cette ‘der-
mère orthographe
est la plus ropa:
due aujourd’hui.
Voyes les lettres
B et Z au Nouveau
Dictionnaire fran-
gais-breton 1869.
abadez.
abardaez. 3.
a-bes.
a-boues. 2.
abretdaez (anc.) 3.
achantourez.
ac’hoez (anc.) 2.
a-c'’houde-vez.
a-drez, Y. T.
aez. 1.
agoez (ano.) 9.
ainez. ?
alc’ aagi. 3
alc'houez. 2.
aliez. 2.
alkanjez, C.
alvez, T
amezegez.
amiegez. 3.
amzentidigez.
amzereadegez. 5.
anaoudegez. 4.
auéz
anijes.
anuez.
anvez.
aotrounez. 3.
ardamez.
arglouez (anc.) 2.
arouez, C. 2.
arouéz. 2.
arrez.
arvez.
arwés.
askoucz. 2.
asperjez.
aval-oranjez.
aval-palmez.
aval-pechez.
avenegez, C.
aviez 2.
azaouez. Â.
baillez. 2.
balboez. ?
balboez. à
balbouzerez.
bamourez, Y.
banvez.
— 135 —
bara-tiegez.
baradouez, V. 3.
baraouez. 3.
barbantez.
barnedigez.
buro-gwéz.
barounez.
barres (anc.)
barvegez.
hartet.
bastardes.
baz-kanneres.
belegiez. 3.
bemdez.
beo-buez. 2.
beotez. 2.
berjez.
Bernes, n. D.
beskontez.
besteodes. 3.
beurerez, Y.T. C.
beverez.
beverez.
bevez.
bleizet. 2.
bleud-kouez, C.
Blez, n. p.
bloavez. 2.
blonegez.
bodadik-tiez.
bodez, C.
boez, V. 1.
bogoderez.
boked-lez.
bokejou-nevez.
bornez.
boroderez.
boseres, Y.
boet.
boudez, T.
bourc’hizez.
bouzarez.
bragaldies.
bragez.
bragez.
brammerez.
braset.
breinadures. 4.
breizadez. 3.
brellez.
brestadez.
brelounez.
breugerez. 3.
breuriez. 2.
brinbalerez.
broez. 1
bronneg:z.
brouez. 1.
buanegez (anc.)
uez. 1.
buezegez.
buhez.
butumerez.
butunerez.
chalounez.
chatalerez.
chigodiez.
c'hoanenn-gouéz.
c'houedez. 2.
c'houennerez. 3.
c'houéz. 1.
c'houéz. 1.
c'houéz. 1
daez. 1.
daez. 1.
dalifez, C.
dallentez.
daivesz.
dantelez.
davadesz.
danvadez.
danvez.
daonedigez. 4.
deanez. 2.
delez.
delez.
demmez.
Denez, 0. p.
denvet.
deoliez {(anc.) 2.
deouiadesz. 3
dereadegez. 4.
deret.
dervez.
deskadurez.
diagonez.
dialc'houez. 3.
dianez, Y. 2.
diannez. 3.
dianvez, Y. 2.
diaoulez, 3.
diavesiades.
diazez.
diazes.
dibuneres.
dic'houes. 2.
dic'housvez. 3.
didalvez.
difez (ane. ) 2.
diforc'hidigesz.
difrez.
difrouez. 9.
diotiez. 2.
diou-groaz-lez.
diraez. 2.
direz.
diroc’herez.
diskoues. 2.
diskuez, C. 2.
distervez.
distlabez.
distrouez. 9.
divadez.
divéz.
divez (anc.)
divrages.
diwiziegez.
dizanaoudegez. 5.
dizanvez.
dizemes.
dizepez.
dizentidigez.
dizréz.
dizunvaniesz.
doc'herez.
donedigez.
Douarnenez ; géog.
doïar-paouez. 3.
douez. 1.
dougeres.
douvez.
drougies.
drouzivesz.
druzet.
duardez.
dugez.
ebeulez.
eenez. 3.
e-gwirionesz.
ejenn-gouéz.
elez.
elgez.
elumetez.
e-mez, C.
empez.
emzivadez.
enebarzerez.
enebiez.
enesiadez.
enevadez.
enez, eenez.
enez.
enfez, V.T.C.
engrocz. ?.
enkrez.
envez.
eogerez. 3.
eosterez. 5.
e-réz.
erez.
er-maez, T.
ernez, C.
errez.
esterez, C. T.
e-touez. 2.
evez.
evez |
evnez.
éz, pron. pers.
ez, V.T.C
ernez.
faez. |.
fagoderez.
falc'herez.
fallagriez,.
farodez.
farserez.
farz-llerez.
fez (auc.)
fiez. 1.
fillorez.
finvez, C.
flatrerez.
fobiez. ?.
follentez.
forbannerez.
forchetez.
fouinez. 2.
fournez.
fraez. 1.
fraez. 1.
- 736 —
fransez.
frealzidigez. 4.
freskadurez.
frez, C. T.
frouez. 1.
furcherez.
furnez.
gadalez.
gadelez.
gadez.
gagez.
galatrez.
galez.
Gallez; géogr.
galuzez.
ganedigez.
gaol-gammez.
gaoujadez. Â.
gaouferez. 3.
gaour-gouez.
gardinez.
gar-gammez.
garlantez.
garventez.
gavr-gouez.
Gelvez, n. p.
Ret, Y.
ginidigez.
ginivelez.
glapez, C.
gléz.
gloc'herez.
gloez, V. 1.
goaderez. 3.
gobederez.
goelvez. 2.
goez. 1.
gogez.
golvez.
goncdigez.
gorocrez. 3.
gorregez.
gorvez (anc.)
wouëz. |
gouhez (anc.)
gounidegez.
gour-enez.
gour-nizez.
gour- vi dez.
gourvez.
gourvez.
gourzez.
gouvez.
grac'herez.
gragez.
grakercz.
gresianez.
grigaounez.
grisiez. 2.
groet. 1.
grouez. 1.
grouez. 1.
gwaderez.
gwalenn-vougeres.
gwalez (anc.)
gwall -bez.
gwallcgez.
gwardoniez.
gwarez (anc.)
gwaz-rudez,
| gweerez. 3.
gweledigez.
gwelee-rez.
gwelvez.
gwerc'hez.
gwerc'hiez, Y.
gwéz, V.
GWéz.
&WÉz.
gwiniez. 2.
gwirionez. 3.
gwiziegez. 3.
hanoez. 2.
banter-goelvez.
hanter-tiegez.
hanterourez,
hanvoez. 2.
harnet.
hed-vuez.
heiez, Y. T. C. 2.
heizez. 2,
belevez.
belgez.
henaffaelez (anc.)
henaourez, 3.
hennez.
henoez (anc.) 2.
hentadurez.
hentes.
bcp-paouez.
hercuz.
herez.
Hermez, 0. p.
heruez.
hervez.
heurvez. 2.
hevel-buez.
hevelez.
heveledigez.
hez, V
hibouderez.
hoc'herez.
hostizez.
houadez. 2.
houad-souez. 2.
houc'h-goues.
houedez. 2.
houlierez. 3.
houn-nes.
houperz.
hubotez, C.
laouaerez. 4.
laou-herez. 4.
iar-gloc'herez.
lar-gouéz. 2.
iar-indez.
let. 1.
impalaerez. 4.
intanves.
kador-dougeresz.
kador-goves.
kakcterez.
kalvez.
kambr-aez. 1.
kammez.
kampoez, Y. 2.
kampr-sez. 2.
kanpnerez.
xaouennez. 3.
kapez, C.
karan!'ez.
karuntez,
karez.
karmez.
karmezez.
kar-nez.
karvtez.
karvez.
Kastell-Nevez; géo.
kastillez.
Kastounadez.
kavazez, V.
kazek-dougeres.
kazez.
kedez.
keûniantes. 4.
kefniantez. 3.
keginerez.
kelennadurez.
kelles.
kel-livz.
kcivez.
kemenerez.
kemennadurez.
kempenuadures.
kempennidiges.
kendamouez. 3.
keouez. 2.
Ker-Ahez ; géog.
keraouegez. à.
keraouez. 3.
kerenties.
kerez.
Kergroadez ; géog.
kernevadez.
Kernevez; géog.
kernez.
kevez (anc.)
kevredigez, Y
kez, V.T. C.
kibez (anc.)
Kiez.
kiez-kignez.
kiguez.
kik-gouéz. 2.
killegesz.
killek-ar-barrez.
killek-gouéz, 3.
killek-indez.
kiminerez, C.
Liriegcx.
kisidiges.
kloc’herez.
Koat-Menez; géog.
koazez. 2.
kogesz.
kokombrez.
kompez.
kompez.
konikiez.
konkoez. 2.
kornandounesz.
korriges.
kostez.
kouéz, chute. 1.
kouez. 1.
kouez. 1.
kouezerez. 3.
koulourdrenuik-
gouéz.
kourrez.
kovez.
koz-votez.
krak-vastordez.
krampouez. 2.
krampouezerez. 4.
kraouenn - gelvez.
&
krennardetz.
krepez.
kreunn-ar-wer-
c'hot.
— 731 —
Krez (anc.)
kristenez.
kristeniez.
kroaz-léz.
krocz, Y. 1.
krogenn-ann-al-
c'houez.
krogenn-perles.
krogerez.
krok-pouez.
krouidigez. 3.
EG (anc.) 1.
laouenidigez. 5.
largentez.
larjez.
‘lastez.
larret (anc.)
leanez. 2.
lenez (anc.)
lentegez.
leonardez. 3.
leonez. 2.
lesaerez. 3.
levenez.
léz.
lezegez.
leziregez.
lien-rouez.
liez. 1.
lignez.
linez, C.
lipouzez.
loar-nevez.
lonez.
lontregez.
lontregez.
lornet.
Jouadez. 2.
louarnez, 2.
louferez.
lounez.
loupenn-perlez.
lournez.
louvigez, Y.
louzaouenn-ar-
c'halet.
lonzaouenn - ar-
werc'hez.
lovrentez.
lovrez.
lunvez.
madelez.
maervunez. 3.
maez, T. 1.
maez (anc.) 1.
magadurez.
magerez.
mamm-diegez.
manac'h-sant-Ber-
Dez.
maoues. 2.
maouterez, D. 3.
map-divadez.
marc'hadourez.
marc'heget.
marez,
markizez.
marmouxez.
matez.
mean-bés.
meaouerez, V. 4.
mec'hiegez. 3.
mederez.
menez.
meouerez, T. 3.
mereurez.
merzerez.
mesaerez, C. 3.
meserez, T
mestres.
meurlarjez.
meuzs-frouez.
mét.
mez, T. C.
mes, Ÿ.
mezvieres.
miaouerez. à.
mibiliez (anc.)
migaounez.
milgiez. 2.
milinerez.
minlinvez.
moez, Y. T. C. 1.
mognez.
Moisez, 0. p.
Montrolaez; géog.
Montroulez; géog.
morianez.
morlarjez.
morvankez (anc.)
moriidigez.
mouar-ûrés.
mouchetes.
moues, Y. 1.
mouez, 1.
mougerez.
mougnerez.
mougnez.
mudet.
pannegez, Y.
naounegez. 3.
naonn-ranklez. 1.
neanerez, Y. 3.
neerez, GC. 3.
Oanez, 0. p. 2.
oranjez.
orglez; Y.
oriadez. 3.
paoez. 2.
paogammez. 3.
paotrez. 2.
paouez. 2.
paouez. 2.
paourentez. 3.
paourez. 2.
pardaez.
paredigesz.
parez.
parretz.
pastez.
pastounadez.
patrounez.
pautrez. 2.
pavez.
paz-luderez, L.
pechez.
pec'herez.
pemdez, T.
pempez.
pengammez.
pennaouerez.
peanardez.
pennegez.
penn-heresz.
penn-tieges.
pervez.
pervez, C.
pesketaerez. 4.
pész.
piketes.
pikes.
p'houses.
pillik-krampoues.
pinvidigez.
plouezadez. $.
Plounéour-Trez;
géogr.
Plounévez; géog.
polez, Y.
poudalez.
porc'hellez.
porc'herez, 1.
porsierez. $.
pouéz. 1.
poulounez.
priedelez. 3.
ranelerez.
ranklez.
ravoderez.
rianes (anc.) 2.
riboderez.
ribodet.
roc’herez.
rogentez.
rogez.
rouanez. 2.
rouanez. 2.
rouantelez. 3,
rouez. 1.
roz-gouéz.
ruzardez.
fadornves.
saez. |.
Sagradurez.
Sakradurez.
Santelez.
santez.
satagerez.
Sator-darmez !
Svlaouerez. 4.
scmpladurez.
senez.
suntidiges.
— 738 —
serc'herez, T.
sergonnerez.
sevenidiges.
séz
sidanez.
sigodiez.
sigoterez.
sikadez.
sil-droneres.
silvidigez.
sizsun-priedelez.
skleridigesz.
skolaerez. 3.
skolierez. 3.
skourjez.
souez. 1.
stammerez.
Staoterez. S.
Stlabez.
Stnkerez.
stolikez.
straklerez.
Strinkerez.
stroez. 1.
strouez. 1.
sujedigez.
suivez.
tablez.
taltez, C.
talvoudegez.
tamoez. 2.
tantez.
taol-fobiez.
tartez.
tarzellerez.
tavarnierez.
tenzorierez,.
teskaouerez, T. 4.
teuregez. 3.
teurennegez. 4.
tevez, C.
tez, Y.
téz.
ti-annez.
tiegez. 2.
tiez. 1.
ti-kouez.
toc'haterez, C.
touz, V. 1.
tolpez.
torch-kourrez.
torpez.
tors-alc'houez.
tortez.
touez. 1.
tougnez.
toull-bez.
toull-bragez.
traez (anc.) 1.
tra rez.
trebez.
trec'honesz. 2.
trederennerez.
tregeriadez.
tremenvoez (anc.)
tréz, Y.
trez, C.
tres, T.
trez.
troazerez.
trubarderez.
truez. 1.
trugarez.
trubez.
turkez.
unvaniez.
uarez.
urisioeraez, D.
war-ar-pemdez, T.
war-laez.
war-nez.
EZL
kehez]. 2.
stezl. C.
EZN
ezn.
afa.
affa.
brifa.
chifa.
dibalfa.
diboufa.
diboufa, C.
digoefa. 2.
dispalafa.
distoufa.
efa.
fà.
goafs. 1.
Jenovefa, n. p.
klufa.
plaoufs, C. 2.
Cette finale se
prononce comme
fé en français.
kuerfe, C. 2.
panefe, C.
petrefe?
FT
abafi.
berfi.
diabafi.
krusifi.
peenefi. 4.
penboufi.
penefi.
sarsifi.
FO
— 739 —
Ajoutez à ces | houperiga.
mots la 3°
singnlier du futur
des verbes dont
l'infinitif est en fa,
comme skra, il
écrira.
_ GA
Cette finale se
prononce de la
même manière
qu en français.
binniga.
brenniga.
buga.
chaga.
chaoga. 2.
divanega.
divega.
divruga.
dreintage. 3.
Dadlani
gallega.
rs. | kaouga, C. 2.
karga.
kenniga.
kiga.
kloga. C.
koaga. 2.
kouga. 2.
krouga. 2.
lavrega.
lindags.
maga.
manega.
marga.
meudiga. 3.
miga (anC.)
milliga.
moOUuga.
pega.
pismiga.
pistiga.
plega.
rega.
rega, C.
ruziga.
saoznega. 5.
skloga.
staga.
stleuga. 2.
taga.
GE
La lettre g étant
toujours dure, se-
lon l'orthographe
de Le Gonidec, cette
finale se prononce
comme gué en fran-
çais.
derge, Y.
fouge.
goge.
kloge.
pont-terge, Y.
GI
La lettre g étant
dure, d'après l’or-
thographe de Le
Gonidec, cette f-
pale doit se pro-
noncer comme gui
en français.
"prononce de
abegi.
belegi.
breugi. 9.
deogi. 2.
diaraogi. 5.
diegi. 2.
diskregi.
divelegi.
dour-gi.
embregi, C.
eogi. L 1 y
oac'hegi, Y.
eugi. 2.
kregi. 9.
milgi.
mor-gi.
naoun-gi. 2.
pendogi.
regi.
reugi. 2.
GO
Cette finale se
prononce de la mê-
me manière qu'en
français. À cette sé-
rie appartient la 3°
personne singulier
du futur des verbes
en ga à l'inflaitif, |
comme plego, il
ploiera, etc.
go.
go, Y.
gô, V. T.
hango, Y.
Kerango; géog.
morgô (anc.)
GU
diaskregne.
diboagna. 3.
dic'hlagna. 3.
distegna.
guesteigna (anc.) 3
gwesteigna (anc.) 3
lorgna.
mac'hagna.
migna.
moigna. 2.
mougna.
mouzogna (anc.)
rigouigna. 3.
skigna.
skrigna.
Stegna.
tougna.
tairgna. 2.
GNI
daspugoi.
œ
HA
ha.
1 ha.
Cette finale se
prononce comme
en français.
anehe, Y.T. C.
d’ehe, Y.T. G.
gouhe, T. C.
be, V. T. C.
he.
Cette finale ae l truhe, Y.T. C.
la
même manière
qu'en français.
argu.
GNA
barkaigna lane.)
breskigna.
daskrigna.
HI
abi !
anehi, V. T. C.
anezbhi.
d'ehi, Y. T. C.
d'ezhi,
esmahi (anc.)
fahi, V.
bt.
bi, T.
HO
anezh0.
a-wecho, T.
debo (anc.)
d'ezhô.
hO.
serc'ho, T.
HU
Voy. au, eu, iu,
lesquels, en Yan
nes, s’écrivent
parfois ahu, ehu,
thu.
abu, Y.
gourlarhu. N.
larbhu, Y.
plethu (anc.) 2.
C'est une diph-
tongue.
alia. 2.
alia. 2.
Alodia, n. p. 3.
amezeja. À.
Anastazia, D. p. 4.
ann darn vuia.
aneria. 3.
ankenia. 3.
askoania. 3.
asvogeria. Â.
bec’hia. 2.
begelia. 3.
beolia. ?.
beria. 2.
beria. 2.
bernia. 2.
besia. 2.
beskennou-ann-
Itroun-Varia.
bidevia. 3.
blenia. 2.
bleunia, 2.
— 740 —
bornig, 2.
bourrevia. 3.
bugelia. 3.
c'houenia (anc.) 2.
c'houilia. 2.
damania (anc.)
daskiria. 3.
dial 1.
diboania, 3.
dibria. 2
dic'hal 2e
dic'hreunia. 3.
didouesia. 3.
difazia. 3.
diginvia. 3.
diguzulia. 4.
diluia. 3.
dineisia. 3.
diraouia. 3.
dirusia. 3.
disfeuria. 3.
disheolia. 3.
dishilia. 3.
diskleria. 3.
diskolia. 3.
diskoria. 3.
diskougoulia. 4.
diskulia. 3.
dispartia. 3.
dispenselia. 4.
distalia. 3.
distefla. 3.
distrefla. 3.
distuc’hia, 3.
divec'hia. 3.
divesia. 3.
diwelia, 3.
diwernia. 3.
dizalia. 3.
dizelia. 3.
dizeria. 3.
dizizilia. 4.
dizoania. 3,
doania. 2.
doupsolia, C. 3.
ebeulia. 3.
eil-c'heria. 3.
eukaristia. 4.
evallia (anc.) 3.
fata. 2.
feuria. 2.
Hein, Y. 2.
fleria. 2.
fornia. 2.
fournia. 2.
gevia. ?.
glebia. 2
glepia. ?.
goelia. 2.
goelia. 2.
gofelia. 3.
gouelia. 2.
goulia. 2.
gouraeria, C. 8.
gousia, T. 2.
gouzeria. 3.
gouzia, D. 2.
greunia. 2.
grignolia. 3.
grollia. 2.
gwelia. 2.
gwernia. 2.
havreia. 3.
heolia. 2.
beoria. 2.
Tet here his (auo.)
heubeulia. 3.
ifournis. 3.
interdia. 3
Julia, n. p. 2.
kaladuria. 4.
kalvizia. 3.
kandia. 2.
kanndia. 2.
kanolia. 3,
keizia. 2.
kelc'hia. 2.
kendervia. 3,
Kentelia. 3.
keuia. 2.
keuzia. 2.
keveria (anc.) 3.
kevia. 2.
kilvizia. 3.
kinvia. 2.
klaoia. 2.
klavia. 2.
kleusia. 2.
klivia. 2.
klujeria. 3.
Koania, 2.
Koania, D. 2.
kolia. 2.
kostezia. 3.
kouesia. 3.
koumunia. 3,
mr
koursia (nc) 2.
krevia. 2
aa ‘8.
Kanisa. 2.
kuzulia. 3.
lec'hia {anc.) 2.
leunia. 2.
levia. 2.
Lok-Maria; géog.
louzaouenn - ann-
Itroun-Varia.
luia. 2.
luia. 2.
Maria, n. p. 2.
melkonis, Y. 5.
mengleusia. 3
mernia, G, 2.
merzeria. 3.
mestrounia. 5.
mogeria. 3.
morsolia. 3.
mouguia. 2.
mounia. 2.
muia. 2.
muturnia. 3.
paounia. 2.
Nastazia, 0. p. 3.
neisia. 2.
neunia. 2.
nozvesia. 3.
overnia. 3.
palia. 2.
paollevia. 3.
peeneña. 4.
pelia. 2.
peneña. 3.
penselia. 2.
peulia. 2.
peurvuia. 3.
pipia. 2.
pistria (anc.) 2.
plaouia, C. 2.
pluia. 2.
pluia. 2.
poania. 2.
prederia. 3.
pria. 1
raouia.
redia (anc.) 2.
remia. 2.
reolia. 2.
reuflia (anc.) 2.
ra, V.T. C. 1.
rimia. 2.
risia. 2.
risia.
roenvia. 2.
ruia, C. ?,
rulia, 2.
rusia. 3.
ruiia. 2.
sebelia. 3.
Sesilia, n. p. 3.
skeulia. 2.
skleria. 2.
skoazia. 2.
skolia. 2.
skoria. 2.
skoueria. ?.
solia. 2.
speria. 2.
speunia. 2.
spevia. 2.
spia. 1.
spluia. 2.
spluia. 2.
stalia. 2.
sternia. 2.
steuzia. 2.
stevia. 2.
stleuia, 2.
streha. 2.
strevia. 2.
stuc'hia. 2.
stuia, C. 2.
sturia. 2,
Sulia, n. p. 2.
taladuria. 4.
teolia. 2.
testenia. 3.
Tobia, 0. p. 2.
tomtreolia. 3.
torc'houenia. 3.
trehoilia. 3.
treillia. 2.
treinia. 2.
trepikia. 3.
trevalia, C. 3.
trivia. 2.
trivlia. 2.
trouzia, 2.
turia. 2.
Ujania, D. p. 3.
unia. 2.
violetez - ann-
Itroun- Varia.
18
kb.
kr1b.
IBL
bibl.
diskibl.
— HAL —
fibl, Y.
ribl.
IBR
asdibr.
dibr.
| disibr.
pibr, V.
ICH
Cette finale, non
| gutinrale, se pro-
npace comme îche
en français.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
13.
gour-nich.
gregaich. 2.
| male-touich, C.
mouicb. 1.
neich, Y. 1.
TC'H
Cette finale gut-
| turale n'a pas d’a-
nalogueen français
| pour la prononcia-
tion. Voy. c'h dans
la notice sur la pro-
nonciation.
Plusieurs mots
de cette série ont,
en Léon, des. syno-
nymes en is.
breic'h, V. 1.
bric'h, Y.
diskuic’h, Y.
elc'h, Y. 1.
Sir h V. 2.
gwic'h.
kentic'b, Y.
kreic'h, V. {.
kric’h, Y.
leic’h, V. 1.
livric'h, Ñ.
pic’h, Y.
reic'h,:V. 1.
seic'h, V. 1.
skuic'h, Y.
stric’h, Y.
treic’h, V. 1.
ID
Plusieurs ‘mots
de cette catégorie
ont des synonymes
en té,
amid.
aouid. 2.
bann-id, Y.
beuzid.
bibid.
hid.
branell-treid. 3.
brennid.
brtd. .
david, T. C.
gounid.
gwerc'hid, Y.
gwerzid.
gwiad-kefnid.
bospid anc.)
iaou-gamblid.
td.
kamblid,
E =
kambr-lid.
kellid.
kileid, C.
kis'inid.
klid, Y.
| lec'hid.
levr-skrid.
ltd
ltd.
luidd (anc.)
luydd (anc.)
Mac'harid, n. p.
milc’houid, Y. 2.
mild,
‘| milid.
‘| minid (anc.)
rei )
mynyd (anc,
aa)
1) orbid,
orbid, Y.
d ormid.
pibid.
prydd (anc.)
rt, Y.
rbyd (anc.)
Skrid.
stirenn-rid.
treid. 1.
| vid, Y.
LE
Se prononce
comme té en fran-
is. C'est une des
iphtongues bre-
tonnes.
grapañ
beie, Y. 2.
bire, T 2.
Cetteterminaison
| était autrefois celle
es «
des infinitifs qui,
aujourd'hui, setet-
minent en 1. com-
me leskiff (leski).
Ces deux finales
se prononcent
d’une manière ana-
logue, mais ne peu-
vent être substi-
94
— 78 —
tuées l'une à l'an- 1 pismig. IK ;anoucdik 3.
tre. pistig. j #otrou-flammik.
_ sprig. Piusicurs mots!
de cette série ont
IGN des synonymes en
1g.
Cette terminai-
bign.
borrign, Y.
esteusiff {ane.) 155 1. dans tous
estrenif (ane) | brein-krign. ralectes, celle
EME breskign. dan grand nom-
obiff (anc.) breskign. bre de substantifs
hostif. dsekrign. et d'adjectifs;
hudiff (anc.} diri-brign. mais, ce qu'elle a back.
KIT, Ve dimelges Ÿ.2, [de remarquable,
Nehir (anc.) dispiga c'est que c'est à ur LRT. 2.
leskifr (anc.) divac'hign, Y. elle que se ratta- | baouik. 2.
7 chert tous les di- | bappalk. 2.
minutifs bretons, pre, an. p. 2.
w
ur.
mordeiff{anc) | Eie SHE
rif (anc } Rn, T. au singulier, tant
skeit{anc) 1. | UE, pour les substau-
SIL, kouiga. 1. tifs que pour les
SI, C. kregigo, T. adjectifs et les
suf nc.) PAS noms de baptème.
kuign, V. 1. Cette terminaison | berboellik. 3.
RR. Voy.IF | lelgn, V. 1. ik des dimiutifs PORS.
R N
SL mac'bign, V.
l reign, 1. igeu, selon les dia-
if. rouign. 1. lectes.
oni, seign, V. 1. Il va sans dire
skign. qne l'on ne trou-
IFR skrign. vera pas tous les, Binik, géo.
Stign. diminutifs dans | birc'houidik. 3.
Wr, T. sign. cette série ; on ne) Lirc'huidik, Y. 3.
touign. 1 doune ici que ceux ; H
16 7 qui sont les plus
usités ou qui altè-,
19 rent pins ou moins : blaükik, Y.
Cette finale se le sens du radical. | blazik.
prononce comme| Cette flaale se| Foy. le mot miur- k.
igue en français. | prononce comme | gun à mon Nou-
La plupart des | ije en françiis. | reau Dictionnaire | Loledik.
mots de cette ca- Plusieurs mots | français-breton| bornik, V.
tégorie ont des sy- | de cette série ont | 1869: para: V. 2.
nonymes en ik. des synonymes en un boubouik.
—_ “ch. bouchik, Y.
las abostolik. boudik.
dibismig. daroij. abredik. .
dibistig. disprij. aezenuik. 3,
gwennig, Y. fini}. akoubik, Y
Kg. gour-nij. Alanik, n.n. bouroik (bouro-ik)
kiunig. gour; Y. alanik. 2.
kinnig. Kri, Albanik, n.p. | Breiz- Arvorik ;
meddig {anc.} neij, V. 1. Aliedik, n. p. 3. R
meddyg lane) nij. alguik, C.
mellig. skol allatik.
1 urez, Aunaik, 0. p. 2.
breur-lik. ganedik, Y. karvik. lommik.
brezsek-brezik. &aourik. 2. kastellik. lostik.
brtk. C. gavrik. Katelik, n. p. louarnik. ?.
brizillonik. gedik. katolik. louferik.
brochik. ginidik. kazeliadik, 4. Jouidik, CG. 2.
burudik. glac'harik. kear-mouzik. Mac'haridik, n. p.
chiboudik. glaourik. 2. keinik. 2. mac'herik.
chtk. glazsik. keuzeudik. mammik.
choukik. glizik. KIK, Maonaik, n. p. 8.
chourik, V. C. godellik. killogik. marc'hik.
c'hoari-koz-podik. | goustadik. ki-louferik. margodik.
c'hoari-marc’hik. | gozik, C. T. kizidik. maro-mfk.
c'hoari-meudik. grabotennik, Y. kizidik. merc'hodik.
c'hoari-penn-toul- | gregik. klanvidik. Metik, n.n.
lik. grik. kloc'hik. meudik.
c’hoari-poullik. grik! klouarik. 2. mezevennik.
c'hoari-saozik. guleik, Y. 9. koantik. 2. mezo-mik.
c'hoarzidik. 3. guskonnik, V. Koantik, n.p.?2. , mik.
daik. 1. gwennelik, Y. koc'hennik. mik.
derlik. Y. Gwennelik, n. p. | kollidik. minvik
dibismik. gwenaik, V. kollidik. mirc'houik, Y.
dibistik. gwennik. kordennik. mistrik.
diot-naik. 2. Gwennolaik, n.p. Â | Korrik. mitonaik, Y.
diskidik. gwenvidik. kostezennik. mitouik. 2.
diskredik. gwezennik. kouskedik. moc'hik.
diskuizik. 3. gwezogik. kozik, B. Moezik, n. p. 2.
disterik. gwtk (anc.) krampouez- mou - | mogedennik.
disonik. gwillaouik. 3. zik. Monik, n. p.
dourik. Gwillaouik, n. p. 3. | kredik. mor-bik.
dour-rik, T. gwiridik. Kroazik ; géogr. 2. | morzolik.
drean-kik. gwiridik. kroazik. 2. mouchik.
dreoik. 2. heretik. krok-k.k. mougerik. ‘
Dreoik, n. p. 2. Herriedik, n. p. 3. | krok-krik. moustrerik.
duardezik. 3. heuzik, 2. krogik. moutik.
Ealik, n. p. 2. bik. kuchik. mouzik.
e-kicheanik. hik, V. kuchik. munudik.
elbik (anc.) hillik. kuzulik. paik. 2.
enn-derlik, V. hitik. laerik. 2. Naik, n. p. 1.
eostik. 2. houadik. 2. Jlammerezik. nervennik.
erik. houedik, Y. 2. lammerik. nevik.
êstik, Y. houpadik. Jaouenanik. 4. ourlik.
eunik, Y. 2. houperik. Laouik, n. p. 2. ourzik.
fablik. houperik. lapik. Padrik, 0. p.
Fak. n. p. 1. lannik, n. p. 2. larik. Paolik, no. p. 2.
Fanchik, n. p. iarik. 2. larvik. papaik. 3.
Fantik, n. p. iodik. 2. lentik. pastellik.
feunteun-lapik. ividik. leskidik. pellennik.
Hk. Ivonik, n. p. levik. penduik. 2.
fistoulik. Jaffrezik, 0. p. libonik, Y. pennadik,
flammik. Jakouik, n. p.2. | Liedik, n. p. 2. penn-glaouik. 8.
Flidrik, 0. p. Januedik, n. p. lienenn-gik. Perik, n. p.
flourik. Jaonik, n. p. IK. Piarik, n. p. 2.
foeterezik. 4. Jobeunik, n. p. lik. pik.
foll-mik. Judik, n. p. limonik, V. pik.
fouerik, V. 2. Jopik.n. p. Lioaik, n. p. 2. pk.
furik. jurdik, Y. liorsik. 2. pillik.
Get k, n. p. kannerez'k. l LSR, n.n. piltrotik.
Ruri k. kared.k. Loeisik, n. p. 3. | pinouik, Y. 2.
— 743 —
pinvidik.
pinvik, C.
pismik.
pistik.
pladennik.
plarik, Y.
ploumerik.
predik.
previk
propikr.
reunik.
reuzeudik.
richardik.
rividik.
Robardik, n. p.
Ronik, D. D.
ronsik.
rouedik. 2.
sac'bik.
saonenuit. Z.
saozik. 2.
sec'hedik.
sec'hik.
scderik.
sidauik,
sik-sik !
Silvestr k, 0. p.
silzik.
sioulik. 2.
skendilik.
sklerik.
sk avedik.
Souzik, D. p. 2.
Soezik, n. p. 2.
sonik.
spagnolik.
spountik.
Stalik,
stankennik.
slardaik.
Stefanik, n. p.
stouik. 7.
strilik.
Sulik, n. n.
tachadik.
tad-san:-Dominik.
taolik. 2.
tataik. 2.
teltennik.
terridik.
Tivaik, n. p. 2.
_ 744 —
tizik, C.
tizik, C.
tommerik.
Tonik, n. p.
torchennik.
tortik.
toulbennik.
toullik.
toullik.
toupik.
tourik.
toutouit. 2.
traonieanik. 3.
trevidik, Ç.
troadik, 2.
unanik.
venik.
Quelle que soit
la voyelle qui pré-
cède cette termi-
paison, on pro-
nonce toujours
celle-ci ik. Ainsi,
bouroik. se pre-
nonce bourohik.
IRL
Konk),
maniki.
mautikl. Y.
IL
Cette finale avec
L simple, se pro-
nonce comme eu
francais, quelle
que soit la lettre
qui la précède.
Ainsi til, fumier,
se prononce téhil.
a-gil,
aozil. 2.
argil.
atil, C.
begil, V.
biouil, Y. 2.
bouil, Y. 2.
bouzil, Y.
cherpill, Y.
c'houil. 1.
chouk-ar-c'hil.
c’huil. Y.
dichentil.
e n Enlinenn erior
dijentil.
distabil.
divorfil, C.
divorfil.
douar-telil.
dour-teil.
dour-zil,
dousil.
duil, duyl (anc.) 2.
eil. 2
eizil (anc.) 2.
farsil.
founil.
fusil,
gouil. V. 2.
goull, Y. 2.
hibil.
bugil.
imbril, Y.
izil.
jaril, Y.
kegi),
kil.
kil
labour-dijentil.
louzaouenn-ann-
teil.
mil.
mil, G.T.
mil (anc.)
morfil, G.
morsil.
orfl.
ozil.
penaboil. 3.
peb-eil.
perisil.
pil.
pil (anc.)
pirisil.
roziuil.
earl.
sazil.
Siberil; géog.
sil
skaotil. 7.
skarnil.
skautil. 2.
skil.
spil, Y.
stabil.
teil. 2.
touil ‘2.
traouil. 2.
troil, C. 2.
uzt}.
uzuil.
. vil,
Cette finale se
prononce de divér-
ses manÿières, se-
lon la lettre qui la
précède :
LIS Après une
consonne, elle œ
prononce comme
dans Îles mats
français quitle,
le, écoutille. G
dans cette catégo-
rie que figure la
série qui va nous
occuper ; .
2° Précédée d'un
e, elle se prononce
comme dans les
mots français bou-
teille, treille. Yor.
ELL ;
3° Précéüée de
la diphtongue ou,
elle se prononce
comme dans les
mots français an-
douille, citrouille.
Voy. la terminai-
Son OUILL :
4° Précédée de
la lettre u. elle se
prononce comme
on ferait du mot
andoutille si l'on
supprimait la let-
tre 0. Voy. tiL.
Cette série (L
répond à il mouitlé
| de Le Gonidec.
a-ispill.
| a-istribill.
ambull, T,
a-zispill.
a-zistribill.
bi,
gremill.
ll.
busuill, B. 2.
ispill.
kleañ-sptll, Y.
morzi,
morzuill. 2.
poaz-pill.
o
pill (ane.
TA
simili.
skoutifl.
skrill.
spill.
strabill.
strafill.
strill.
till.
till.
till.
till.
trebiH, Y.
trompili.
ILTR
kiltr.
skiltr.
ILZ
heis, G. {.
— 745 —
IM, IMM
Ces finales re
prouoncent com-
me dans le mot
français centime,
mais ne peuvent
être subatituées
l'une à l’autre.
bita, T.
brem,
breolim. 2.
frimm.
IMBL
fimb|, Y.
IMM. Voy. IM
IMP
Cette finale se
prouaonce en ap-
puyant un peu 50T
la syllabe im, de
manière à ce que
l'un ne puisse con-
fondre avec la f-
nale emp, ce qui
arriverait si l'on
prononcçait comme
en français.
Cette terminai-
son est celle de la
|" pers. du pluriel
des futurs, come
kanimp, anatve-
simp, etc.
imp, V. T. CG.
neimp, Y.
pimp, Y.
skrimp.
IN, INN
Ces finales non
nasales se pro-
noncent toutes
deux comme ina
en français, mais
ne peuvent étre
substituées l’une
à l’autre.
Les mots de cet-
te catégorie appar-
tiennent, pour la
plupart, à l'infilni-
tif des verbes de
Vannes.
À cette série ap-
partient la 1° pers.
sing. du futur des
verbes, comme
kaninn, roinn, etc.
— Cette finale est
indépendante pour
la prononciation
de la lettre qui la
précède et se pro-
nonce toujours
comme en français
mé. Voy. plus loin
in, finale nasale.
ml
abedein, Y. 3.
abuelein, Y. 3.
aburtein, Y.
akoursein,-V.
alabistrein, Y.
Albin, 0. p.
alc’houein, Y. 3.
aleurcin, Y.
alouein, Y. 3.
alvein, Y.
ambrenneio, Y.
ambridein, V.
emein, Y. 2.
amerc'hein, Y.
amonenvein, Y.
amuin (anc.) 2.
ana llin, V.
anaouein, Y. 3.
sndennein, Y.
aneouidein, Y. 4.
aueudein, Y. 3.
1 ankio, Y.
ankiniein, V. 1.
anneeio, Y. 3.
anneuein, Y. 3.
anouedein, Y. 8.
anvedein, V.
anveein, V. 3.
arbouillein, V. 3.
arein, Y. 2.
arfleuein, V. 3.
argarc'heia, V.
argilein, Y.
argouvrein, Y.
ariein, V. 2.
arleuein, V. 8.
arrezein, Y.
arzauein, Y. 3.
askouec'hein, V. à
asolvein, Y.
asotein, Y.
astennein, Y.
astisein, Y.
atahin, Y.
atahinein, Y.
atersein, V.
attuemmein, Y.
aval-sukrin.
aveein, V. 3.
azeein, Y. 3.
agein, Y.
Babolein, n. p.
bac'hein, Y.
-badeein, Y. 3.
balbein, Y.
balibouzein, Y.
bamein, Y.
banoein, Y.
bannein, Y.
baouein, V. 2.
baouzein, Y. 2.
bargegein, V.
barnein, Y.
bastein, Y.
bastrouillein, Y. 3
bec'hin, Y
bec'hineln, Y.
beein, Y. 2.
begin, Y.
bendemein, Y.
bener-mein.
bennigein. Y.
beouiun, T. 2.
berc'heiu, Y.
berc'honein, Y.
berc'houein, Y. 3.
berc'huein, Y. 3.
berdigein, Y.
berein, Y.
berg:sein, Y.
berlimein, 1
blein, Y.
bleucin, V. 2.
bleu .2.
bliñgein, Y.
bloseln, Y
blotein, Y.
fond V.2
bokein, Y.
bolzein. Y.
boñdein, Y.
bolzennein, Y.
bounein, V.
bouarein, Y. 2.
bouchein, V.
bouillein, V. 2.
boutin, V
boulc’hein, Y.
boulin.
bouljein, Y.
bourboutein, Y.
boutein, Y.
boutin.
bragein, Y.
brammein, V.
brazezein, Y.
brechin.
brec'hein, Y
brec‘honein, Y.
bregastin, 1.
bregesein, V.
hrein, 1.
brennyn lane)
bpn arin, Y.
bre krn.
bretein, Y.
brez:lein, Y
— 746 —
brec'helleln Y.
brochenneln, V
brogonein, Y.
brondein, V.
bronsein, Y.
broudeln, Y.
bruc’hellein, V.
brudein, Y.
Pr tel .
(ar.c.
buunelne Y.
ageln, Y.
Chatellein, U
ghmein, Y.
chalpein, Y.
ghanniù, Y.
cheleuein, V. 2.
cherrein, 1.
cherrein, Y.
chikein, Y.
chourikefe, Y.
chugein.
Share hein, v.2.
c'hoarzin. 2.
c'houeein, V. 2.
c'huec’hein, V. 2.
c'hueunein, Y. 2.
dakorein. Y.
dalecin, V. 3.
dallein, Y.
damañtein, V.
dambrezein, Y
damouchein, Y.
daoulin. 2.”
darbarein, Y.
dejanein, Y.
dejunein, t.
delfn.
deliein, Y 3.
detin. 1
demañtein, V.
deouiein, Ÿ. 3.
desaouein
destumein,
deunein, V. 2.
deurein, V. 2.
brezein, Y.
dianouedein, Y. 4.
diaskornein, V. 4.
diasein, V. 2.
dibakeïn, V. 3.
dibeegeln, Ÿ. à.
dibennadein, V. 4.
dibennein, vs.
diblantein, Y.
diblegein, V.
dibleskei
dibluein, V.
dibluskein, Y
dibouezein, V. 8.
dibrein, V.
dichagellein, Y.
dicholein, Y.
dic'hin.
dic'houinein, t. 4.
dic’hourgein, Y. 3.
dic'houitein, Y. 3.
dic'huennein, Ÿ. 3
didalein, Y.
dial
didoïgennein, Y.
didremenein, V.
didrordein, V. 3.
dicle’hein, J 7
diforchei n, Y
diforc'hein. Y.
diforjein, V
difouanvein, Y. 3.
difroñkein, Y.
difrostcin, V.
digareein, V.
digelionein, Y.
diglorein, V.
diglosein, Y.
digtudein, U
Ese .
digueven
digolleiu, Y
digorein, .
digouchiel
digouec’hein.
irate bennein,
aigourouners Y.
digousiein, Y.
digouskein, Y.
digoustein, Y.
an
digriskein, V.
digrogein Y.
digustumein, 1.
diheñtein, Y:
dihezein, Y.1
dihezeuein, V.
dihoarneln, Y.
dihodein, V.
dihoueein, Y.
dihuennei:
dibuneïn. Y.
dijunein, V.
dilardein, Y.
dilastein, Y.
dilauein,” Y. X
dilavregein, Y.
ilec’bein, V.
dilehueln, Y. 4.
dileuein, Y. 3.
dilignezein, Y.
diloc'hein, Y.
diloein, V. 3.
dilorbein, Y.
dilostein, Y.
dilonein, V. 3.
diloniein, V. 3.
dilu
dimeein, Y.
hci, v.3.
diolbrein, Y.
diorblein, Y.
diorjein, Y.
dioskalein, Y.
diourienn:
diouskei
dioustitein, Y.
diovcrein, Y.
dirañkein, V.
direhuein, Y. 4.
dirennein, V.
diribin.
diribin.
diribin, C.
diroc'heiu, Y.
diro!lein, Y.
disalein, Y.
disaouein, Y. 3.
disgronnein, Y.
diskanein, Y.
diskanaein, Y.
diskargein, Y.
diskein, V.
disklommein, Y.
diskoarnein, V.
diskoeiu, Y. 3.
diskonfortein, Y.
diskontein, Y.
diskrennein, Y.
diskuec’hein, Y.
diskaic'hein, V. 3.
dislarein, Y.
disliuein, Y. 3.
disnedein, Y.
disodein, Y.
disontein, Y.
disprizein, Y.
disronneia, Y.
distalmein, Y.
distanein, V.
distaouein, V. 3.
distennein, Y.
disterdein, Y.
disternein, Y.
disteuein, Y. 3.
distonnein, Y.
distouein, Y. 3.
distrakein, V.
distroein, Y. 3.
diueruein, Y. 3.
diuskein, Y. 3.
divamein, Y.
divaouein, Y. 3,
divarc’bein, Y.
divarenneio, Y.
divarrein, V.
diveaouein, Y. 4.
divec'hein, Y.
divegein, Y.
divein.
diveinein, V. 3.
iverein, Y.
diverkein, Y.
diveulbrein, Y.
divireia.
divlaouein, V. 3.
divleuein, Y. 3.
divodeio, Y.
— 741 —
divoellein, V. 3.
divogedein, Y.
divondvin, Y.
divouchein, Y.
divourjonein, Y.
divrankein, Y.
di rasein, Y.
divroein, Y. 3.
diwernein, Y.
dizalbadein, Y.
dizaleurein, Y. 4.
dizallein, Y.
dizammein, Y.
diziskein, V.
dizoarein, V. 3.
dizolc'hein, Y.
dizolein, Y.
diznuriein, Y. 4.
dizrein.
dizreinein, Y.
dizruein, V. 3.
doein, V. 2.
dorlotein, Y.
doraein, Y.
doujein, V.
dour-hirin.
donr-irin.
dournein, Y.
dramouillein, V.
drein. 1.
dreskisein, Y.
| drouin. 2.
drouk-sant-Martin.
drouk - sant - Ma -
telin.
druc'bein, Y.
drojeio, Y.
duein, V. 2.
duhaein, Y. 3.
duin (anc.) 2.
duyn (anc.)
easnnein, Y. 2.
ebelein, Y.
echein, Y.
ec'hein, Y.
eduyn (anc.)
egio.
ein.
ein, Y.
einetein, V. 3.
ejein, V.
embrennein, V.
enalein, Y.
endrammein, Y.
enetein, Y.
enkein, Y.
cogein, V. 2.
eonein, Y. 2.
eonenunein, V. 3.
eost-rtzin.
eouec'hein, Y. 3.
eredein. Y.
erionnein, V. 3.
êstein, Y.
euec'hein, V. 3.
eulein, V. 2.
evec'hein, Y.
evlein, V.
fahiein, Y. 3.
fariein, V. 3.
fatein, Y.
feac'hein, Y. 2.
fec’hein, Y.
feutein. Y. 9.
fiein, V. 2
flaouitein, Y. 3.
flastreiu, Y.
flateein, V. 3.
flemmeln, Y.
fleutein, Y. 2.
foeltrein, Y. 2.
fojein, V.
follein, Y.
forbannein, V.
forc'hein, V.
oarnein, Y.
fouanvein, C. 2.
fouildrein, V. 9.
fouldrein, Y.
fouin. 1.
foulin.
fourchein, Y.
fovin.
frec'hein, Y.
freskcin, Y.
frintein, Y.
frip-he-zrouin.
froec'hein, V. 2.
frougein, Y.
fulennein, V.
furjein, V.
furlukin.
gagein, Y.
gagillein, Y.
galennein, Y.
galvein, V.
ganelo, Y.
gaolin. 2.
garc'honin, V.
gareein, Y. 3.
garmein, V.
gegin.
gin.
gin,
g'asein, Y.
glazein, V.
glaz-c'haarzin.
g euein, Y. ‘.
glin.
gloestrein, V. 2.
g'oezeiu, Y. 2.
g'onac'hein, V. 2.
glubein, V.
gludein, Y.
gludennein, Y.
goac'hein, V. 2.
goalc'lrein, V. 2.
goarennein, Y. 3.
goarnein, V.
gobedein, Y.
gobilin.
godein, V.
goedein, V. 2.
goeiu, V. 2.
goèlein, V. 2.
goellein, Y. 2.
goerein, V. 2.
golc'hein, Y.
gorein. V.
gorrein, V.
gouaruein, Y. 2.
gouc'hanvein, Y.
gouez-irvin, C.
gouhin,
gou bhlnein, Y.
gouilein, V. 2.
gouin, T. 1.
gouivein, Y. 2.
goulac'hein, Y.
gouiac'hein, Y.
gouliuein, V. 3.
gouniein, Y.
gourdrouzein, Y.
gourelin, V.
goureouein, V. 3.
gourgousein, V.
gouriein, V. 3.
gouriennein, V. 3.
gourin.
gourin.
gourinein. Y.
gour-ivin.
gourivin.
gournein. Y.
goustiuein, V. 3.
gouziein, V. 3.
graspein, Y.
gratein, Y.
gregajein, Y.
grigajein, V.
gripin, C.
groac'henneiu,V.3,
grofdin.
gron
grouiein, V. 2.
grouuuein, V..
grounn-lln.
golrondein, Y.
guskein, V.
guskonein, V.S.
gwaskein, Y. 2.
&wasteln, V. 2.
gwedein, V. 2.
Eveleln, V. 2.
gwenneln, Y.
gweütein, Y.
gwerc'hein
Swern-valo
in
gwiskonein, Y.
gvwivein, Y.
haden, Y.
hakein, V.
halein, Y.
haleinein, Y. 3.
hanalein, V.
handeein,
hanuein, V. 3.
hañvalein, Y.
hañvedein, Y.
hañvecin, V. 3.
harc’hein, V.
harpein, Y.
harzein, Y.
hasteio, Y.
hattein, V.
haudein, V. 2.
hebelein, V. 3.
hegin.
hejehin, V. 2.
heliein, Y. 8.
bemp-kio, Y.
henalein, Y.
berepin.
heskein, V.
hetein, V.
heureuchin.
hezeuein, V. 3.
bikein, Y.
— 748 —
! hikerein, Y.
brise
hirvin.
birzoudeln, V. Ô
holovein, Y.
horosein, V. 3.
hoskeln, Y.
hoskellein, Y.
boueein, V. 2.
honi
buanadeïn. Y.
hudeeln, V. 8.
hullerein
hulerein, £.
hunerln, Y. 3.
lennein, V. 2.
engin, V. 2.
ifornein, Y.
ijin.
ilin.
ilizein, Y.
Imboudein, Y.
in.
indrammein, V.
Ineouein, Y. 3.
Tarse, Y.
inodein, Y.
iüraokein, V.
intanein, V.
invodein, Y.
ioc'hein, Y.
ii.
irsin.
Tunein, Y. 2.
fusin (spe)
1 trein, V. 2.
Iin.
ivin, Y.
ivin.
ivlein, Y.
ivonennein, V.
jardin.
Janjein, Y.
Jerblein, Y.
Jobelin, Y.
jodouin, 2.
jotadein, Y.
kaledein, Y.
kulfatein, V.
kalfetein, V.
kalveein, Y. 3.
kamahudein, Y.
pummeln, Y. v
ampennein, V.
kampouhein, Y.
kanein, Y.
kannein, Y.
kañtio,
kantrein, Y.
kanvein, Y.
kaol-irvin.
Pr N. K
kefeln.
keñlio, C.
kegin.
kelin, V. 2.
kein. 1.
kejein, Y.
kelennein, Y.
kelin.
kellidein, V.
kennigein, Y.
koñtelein, Y.
in n, ME
Ea, V
kin, Y
Kintin, n. p.
kinviein, V. 8.
kirein, V.
kirin,
kistin.
kiviniein, Y. 4.
kizein, Y.
klañein, Y.
klaouein, V. 2.
kicuein, V. 2.
klemmein, V.
klidein, Y.
klin,
klomein, Y.
klosenn-gistin.
klouerein, V. 2.
klouirein, V. 2,
Kklosein, Y.
kilucheln, €.
kiudein, Y.
koac'hein, V.2
koat-hirin.
koavennein, V. 3.
kobaneia, Y.
kac'heln, V.
schonneies X L
oec'heln, Y. 9.
onfortein, V.
ordennein, Y.
TO (3 R.
korrecin, Y 3.
kontin.
GE Y.
kouchiein, Y. A
Konec'hetn. Y. 2.
fouiltroneïh, vs.
kourouillein, Y. 3.
kourtin, G.
kourtin, T.
kouskeln, Y.
kousiein, Y. 3.
koustein, Y.
kouzin.
koveein, Y. 3.
kraouenn-vevin.
Kooudenneth, Y.
krapac hein, V.
krapein, Y.
tSn, Y.
regin.
krenein, Y.
krennei, Y.
krianennein, V. 3.
kribin.
kricheniein, Y. 4.
krignein, Y.
krin.
krin.
kriskein, Y.
kroazel-ar- c'helin,
kroczein, V, 2
krogein, Y.
krommein, Y.
kroneein, V. 2.
Krovillein, V. 2.
— 749 —
kuc'hein, Y. lugernein, V. mirein, Y. pec’hein, Y.
kulein, Y. luskeln, Y. mirenuein, Y. peegein, V. 3.
kuronein, Y. mac’hein, Y. miskein, Y. peein, Y. 9.
Kustennin, n. p. mac'’hignein, Y. mitia. peun-ariein, V.
kustumein, V. magein. mitonein, Y. peau-glin.
labeein, V. 3. malein, V. mogedein, Y. penn-sardin.
labousik-saut-Mar- | malouchein, Y. 2.| mollein, Y. perderein, Y.
tin. malouin. montein, V. perein, Y.
lac'hein, Y. maniklein, V. morc'hollein, V. | pernein, Y.
lagadein, V. mannousein, Y. morgouskein, V. | peselein, Y.
lamein, Y. mantiklein, Y. moriein, Y. 3. pesked-kregin.
lammein, Y. marouein, Y. 3. mouc'hein, Y. pezell-brelo.
lardein, V. marrein, Y. mougein, V. pibrein, V.
larein, Y. maruein, V. 3. mouraillein, Y. 3. | pigosein, Y.
larjeein, V. 3. Marzio, n. p. mousc'hoarzin,3. | piguiosein, V. 3.
lauskein, Y. 2. mastin. moustrein, V. piketez-gwin.
lastein, Y. mastokin. mouzein, Y. pinsin.
lavregein, Y. Matelin, n. p. munudein, Y. pinsin. Y.
leac’hein, Y. 2. meaouein, Y. 3.: | musc'hoarc'heln, | pirc'hirin.
ledein, V. meein, V. 2. V.3. -pirein, Y.
leic’hein, V. 2. meein, Y. 2. - | nac'heio, Y. piselein, V.
leignein, V. 2. megin. oac’hennein, Y. pisin.
lein, 1. meill-mein, 2. panoein, Y. pisketein, Y.
lein, 1. mein. t. naouein, Y. 2. planteia, V.
lenoein, Y. melestrein, V. . navein, Y. plaouin, 2.
letrin, melin, Y. neannein, V. 2. pleg-ar-c'hein.
lezeuein, V. 3. melionnein, Y. 3. | neansein, Y. 2. plegein, V
liannein, V. 2. meleneln, Y. nec’hansein, Y. 3. | plein, Y.
lieinnein, Y. 3. melgrein, Y. nec'hein, Y. 2. plommein, Y.
ligernein, V. mellein. Y. nedein, V. plunjein, V.
ligiannein, V.3. | mell-kein. peein, Y. 2. poac’hein, Y.
limpelu, Y. melzin. pehuec'hein, Y. 3. | pobein, Y.
ta. menalein, V. neic'hein, V. 2. poec'’hein, V. 2.
Ja. men-bin, Y. neijein, V. 2. pocniein, V. 3.
lin (anc.) mendemein, Y. nerc'hein, Y. poezein, Y. 2.
Ito-brein. menglesin, Y. neuec'hein, Y. 3. | ponsin.
lindreennein, Y. | mennein, Y. ninouerein, Y. 3. | poun,
lirin. meouein, V. 2. nodein, Y. pouizein, Y. 2.
lirzin, C. merglein, V. noezein, V. 2. pouillein, V. 2.
lisbrikin, C. merionein, V. 3. | nouennein, Y. 2. | poull-brein.
listri-kegin. meskein, Y. nouiein, V. 2. poull-lin.
liuein, V. 2. meslein, V. oc’hin, Y. predein, Y.
livrin,.C. mestronuein. V. | ogedein, Y. preiz-boutin.
lizrin. meulbreis, Y. 2. | ogein, Y. preouedein, Y.
lodein, Y. meutein, V. orbidein, Y. prin.
lonkein, Y. miannein, Y. 2. |orin, C. prizein, V.
lorbeïn, Y. mibin. orin (anc.) provein, Y.
lorc’hein, Y. michodein, Y. oskein, V. pussuviein, V. 4.
loskein, V. mignonein, Y. ozein, V. rabin.
louedein, V. 9. milenein, Y. 3. padein, V. rabio.
louein, Y. 2. milgin, C. pahumein, Y. rachein, V. 2.
Jouiein, Y. 2. milin. paketein, Y. radin, V.
louvigiac’hejn, V. | milligein, Y. palaforsein, V. raein, V. 2.
louzou-kegin. milzin. pallin. raglin (anc.)
luanein, Y. 2. m{n. paluc'hein, Y. ranjein, V.
luchein, V. min (auc.) paskein, Y. rannein, V.
luc’hein, Y. minglein, Y. paterein, Y. raoulin. 2.
luemmein, V. 2. miatin. pec'h-brein, Y. reaouein, V. 3.
95
— 750 —
rebuein, V. 3. sculein, V. 2. Stankein, Y. testaniein, V.
reic'hein, Y. 2. seziein, V. 3. Stautein, Y. 2. testein, V.
reign. 1. siellein, Y. ?. stefein, V. teuein, V. 2.
rein, Y. 1. sigurein, V. steimuein,, Y. teurel Jin.
rejin, C. sin. stenein, V. tevlein, Y.
rekin, V. siosakrein, Y. stennein, V. tezein, V.
remoulein, Y. skannein, V. 2. sterdein, V. tihuein, Y.
reoein, Y. 2. Skarc'hein, Y. 2. | sternein, Y. tillein, V.
reuein, V. 2. skarrein, V. sieuein, Y. 2. tin.
revalein, V. skaudein, V. 2. stin, T. tioulein, V. 3.
rezin. skebein, V. stivein, Y. tiuein, V. 2.
rhyn anc.) skin, Stleijein, Y. 2. tiviein, Y.
ribin. sklasein, V. stotein, V. toelo, Y. 2.
ribin. sklentin. stoubein, Y. toezein, V. 2.
ribin-diribin. sklousein, Y. 2 stou-glin. toezennein, Y. 3.
ridennein, Y. skoein, V. 2. stouivin, Y. tok-vilin.
rikein, V. skoliein, V. 3. Strakein, Y. tonkein, V.
rin (anc.) skontein, Y. straouiein, Y. 2. | topin, Y.
rinkin. skopein, V. streaouein, V.3. | torchein, Y.
rinkin. skornein, V. strebotein, Y. toreein, V. 3.
risklein, V. skouic'hein, Y. 2. | strec’hein, Y. torrein, Y.
roannein, Y. 2. skourjein, V. sStrepein, Y. touein, V. 2.
roc'hannein, Y. 3. | skrapein, Y. streuein, Y. 9. touein, V. 2.
roc'hkennein, Y. | skrignein, Y. 2. Strinkein, V. touiein, V. 2.
3. skrimpein, V. ttionein, V. 2. toullein, V.
rogein, V. skrin. triuein, V. 2. tourmantin.
rollein, Y. skriouein, Y. 2. stufein, Y. touzein, V.
ronkedein, V. skriouellein, Y. 3. | suannein, V. 2. troac'hein, V. 2.
rouanein, V. 2. Skriuein, Y. 2. suaouein, Y. 3. treankein, Y. 2.
rouanvein, Y. 2. | skriuellein, Y. 3. | suavein, Y. treantein, V. 2.
rouflein, V. skubein, Y. sukr-kantin. trebillein, V.
rougein, V. skuec'hein, V. 2. | sukrin. trechoncin, Y.
rousin. skuic'hein, Y. 2. suliein, V. 3. trec’hein, V.
rouzcin, Y. skuillein, Y. 2. sunein, V. trekouein, Y. 3.
ruein, V. 2. skupein, V. taboulin. trelatein, Y.
ruspin. skurcin, Y. tacheiu, Y. tremenein, V.
rustoniein, V. 4. | skurzein, Y. takeneein, Y. 4. trepein, V.
sac'h-gwin. sodein, V. takonein, Y. treskizein, V.
Sadornin, n, p. solein, Ÿ. | talein, V. treuskin, 2.
safarein, V. solitein, V. talein, Y. trezeinu, V.
saïllein, V. 2. sotein, V. lanouein, V. 3. trinchin.
sakrein, V. soublein, Y. ?. tanouizein, Y. 3. | troad-potin.
Sallein, Y. souc'hein, V. 2. taouein, Y. 2. troec’hein, Y. 2.
salvein, V. souec’hein, V. 2. | tapein, Y. troedein, V. 2.
sammedciu, Y. souillein, Y. 2. tarc'hein, Y. troein, Y. 2.
sammein, V. souiu. |. tarc'hellein, Y. tronsein, V.
santin, V. soul-gargein. | tastournein, Y. trouc'hein, Y. 2.
saouein, V. 2. soul-gas, V. | tatin. truañtein, Y. 2.
sappein, Y. soul-griskein, V. | taul-gwirin, Y. Tudin, n, p.
sardin. sourin. tecin, V. 2. tuemmein, Y. 2.
savatein, Y. spac'hein, Y. 2. temallein, V. turchein, V.
scac'hein, V. 2. spaouein, V. 2. tennein, Y. turkantin.
sec'hein, Y. 2. sparlein, Y. teod-mibin. udein, V. 2.
sein, V. 1. spelc'hein, Y. 2. | teouelein, Y. 3. uicnein, V. 3.
sellein, V. Spinac’hein, Y. terein, V. urisin, V.
semblein, V. spletein, V. terlatein, V. urisin, Y.
sentein, Y. spontein, Y. tesein, V. vaganeein, V. 4.
serrein, Y. slalein, Y. teskaunein, Y. vagannein, Y.
valgorein, V.
valgouriein, V. 4.
.
IN, nasal.
Cette finale na-
sale, du dialecte de
Tréguier, se pro-
nonce à peu près
comme dans le mot
français malin.
La série ci-des-
sous ne renferme
que des verbes du
dialecte de Tré-
guier, lesquels,
pour la plupart, se
terminent eu 1 en
Léon.
Ainsi qu'il a été
dit dans l'intro-
duction, il n'y a
pas nécessité à re-
produire dans les
textes le signe 1:
il n'est indiqué ici
que pour sauver
la rime. Com
bien, en effet,
n'est-il pas regret-
table aujourd'hui
de voir des vers où
l'on fait rimer la
finale non nasalein
avec la finale nasale
in. C'est à peu de
chose près comme
si, en français on
faisait rimer caline
avec calin. Quels
que soient les lec-
teurs auxquels on
s'adresse, il serait
convenable d'agir
avec plus de cons-
cienceetdedignité,
ne serait-ce que
pour ne pas leur
donner de si mau-
vais exemples.
Cequi vientd'être
dit ici est, de tous
oints, applicable
à la finale non na-
sale an et à la finale
Dusale an.
— 751 —
ambrennin, T.
aourin, T.
asolvin, T.
benin, T. 2.
blin, T.
daonin, T.
digoevennin, T.
digorin, T.
dimezio, T.
diorin, T.
disentin, T.
distrein, T.
frealzin, T. 2.
loakrin, T. 9.
meouin, T. 2.
pleustrin, T.
rein, T. 1.
sentin, T.
serc'hin, T.
serrin, T.
skein, T. 1.
skoazellin, T.
terrin, T.
teskaouin, T.
trein, T. 1.
tuin, T. 1.
ING
Cette finale se
prononce comme
en français ingue.
bling, V.
guesting.
gwesting.
heurlinz.
ling, V.
louing. 1.
INGL
Cette finale se
prononce comme
aingle en français.
ming),
INK
Cette finale se
prononce comme
inque en français.
diferlink, V.
gwirliok.
barink.
beurlink.
barlink.
link.
roz-sink.
sink.
strink.
INKL
Cette finale se
prononce comme
en français aincle.
IK),
roz-sinkl.
siok!.
INKR
Cette finale se
prononce comme
aincre en français.
linkr.
INN. Voy. IN
INS
Cette finale na-
| sale se prononce
comme inse en
français.
bins.
dins, Y.T.
lins, V.
lins.
prins.
INT
Cette finale qui,
comme la précé-
dente, n’a pas d'a-
palogue en fran-
çais, se prononce
comme en français
inte, en faisant
sentir du nes la
voyelle 1.
A cette série ap-
partient la 3° pers.
plur.des futurs des
verbes bretons.
INTR
Cette finale 8e
prononce comme
intre en francais,
en faisant toutefois
sentir un peu la
voyelle i.
intr.
intr.
mintr.
10
Cette finale ap-
partient à un grand
nombre de pluriels
du dialecte de Tré-
guier, lesquels cor-
respondent aux
pluriels en tou, du
Léon ; elle était en
usage dans les
temps les plus re-
culés, ainsi qu'on
le voit dans les poé-
sies de Taliésin :
Melodio, des louan-
ges, etc.
Cetteterminaison
est aussi celle de la
3° pers. sing. de
quelques verbes,
comme deutio, il
viendra; skoio, il
frappera, etc. — 10
est diphtongue.
Bod lio: géog.
drouk-sant-Kirio.
eliô. 2.
gouliô. 2.
ouriô, 2.
iriô. 2.
hiziô, V. 2.
Iia. 2.
kreirio, T. 2. :
Kreirio, n. p. 2.
oriô. 2.
Rio, n. p. 1.
skiliô. 2.
Sulio, n. p. 2.
IOU
Dipbhtongue bre-
tonne. Voy. la série
OÙ, les mots en tou
8'y trouvent.
IP
chilip.
filip.
flip.
gwip.
IR, IRR
Ces deux finales
se prononcent de
Ja même manière,
mais ne peuvent
être substituées
l'uneäl'autre, ainsi
qu'on peut le voir,
avec un peu d'at-
tention, duns leurs
dérivés.
angewir {anc.)
anwir (anc.)
balir.
btr.
bir, V.
dir.
disgwir.
gir, V.T.
gouir (auc.) 1.
gwall-skouir, Y.
gwir.
gwir.
gwir, V.
hirr.
— 759 —
kalir.
kewir (anc.) 2.
ktr, Y.
klouir, Y. 1.
macC’harit-he-goutk-
hirr.
menhir.
mir (anc.)
ptr.
skouir, V. 1.
skuir, V. 1.
stir, V.
teir. 1.
Hr (anc)
tredir !
IRCH
sirch (anc.)
IRC'H
meirc’h (anc.) 1.
IRGN
tuirgn. 1.
IRK
cirk, cyrch, cyrcq
(anC.)
IRN
teyrn (anc.) 1.
IRR. Vov. IR
IS
Cette finale se
prononce comme
en français ice.
La lettre > étant
nouvellement in-
troduite à la fin
des mots (voir lies
lettres S et Z à
mon Nouveau Dic-
tionnatre français-
breton 1869), plu-
sieurs auteurs
préfèrent la termi-
naison (G à la ter-
minaison ts, sbit
pour les substan-
lifs, soit pour les
adjectifs et les ver-
bes. Toutefois,
cetite dernière est
la plus répandue
aujourd’hui, si ce
n'est pour les mots
suivants.
a-is.
AMYS, D. p.
avis.
baraouis, Y. 3.
Bodilis; géog.
bourc'his.
bis, V.
bris.
derouis (anc.)
destris (auc.)
diavis, V.2.
dis.
divergontis, V.
drouis (anc.)
fournis.
gardis, V.
gluis (anc.) 1.
godis.
grobis.
grouis, V. 1.
hiris, Y.
hostis.
kampouis, Y. 2.
Kanol-ls; géog.
Kernilis: géog.
kornardis.
koulis, V. 2
Lannilis: géog.
libis, V.
lis.
list lis!
melis, V.
neis. 1.
pis, V.
plomeis (anc.) 2.
ruzatis.
spis.
tis, C.
ISK
disk (anc.)
diwisk.
diwisk.
gwisk.
krisk, V.
misk, Y.
pisk, Y.
ISKL
IST
Cette finale se
prononce comme
ste en français.
bonat. V. 1.
c'houist, T. 1.
dreist, 1.
korist, G.
Krist,
Lok-Krist; géog.
mouist, V. 1.
Pleyber-Christ ;
géog.
gagrist.
sakrist.
ISTR
alabistr.
gouez-sisfr.
heistr, V. 1.
histr.
juistr, V. 1.
labistr.
libistr, C.
mistr.
sistr.
IT
Cette finale sc
prononce comme
îte en fraucais,
quelle que soit la
lettre qui la pré-
cède.
Beaucoup de
mots de cette Ca-
tégorie ont des sy-
nonymes en td. —
À celle série ap-
partient la 2° pers.
pluriel du présent
de l'indicatif des
verbes du Léon,
comme kemerit,
vous prenet, eto.
aneouit, V. 3.
aveit, V. 2.
bouit, V. 1.
Brijit, 0. p.
britt, brith bel
e houit, c.i
darit.
deduit (anc.)
dellit,
diwallit)
douar-kait.
eit, Y. 1.
evit.
Keonit (anc.) 2.
kerc'h
kouit, T. 1.
kil
lousaouenn - sañ -
tez-Mac'harit.
Mac'harit, n. p.
meit, V. 1.
milc'huit, V. 2.
milft, Y.
milvit, Y.
monet-kouit, V. 3.
moñt-kuit. 2.
morlivit.
nemeit, V. 2.
ober kuit.
PIL ehn, C.
— TB —
Cette finale se
prononce de
même manière
u'en français. —
est une diphton-
gue.
hiig Up 72.
Hu, Y.
Cette finale se
prononce comme
ive en français.
div, V.
buh. Y.
stiv, Y.
chivr,
livre,
IZ
Cette finale 5e
prononce comme
156 en français.
La lettre x à la
fin des mols étant
nouvellement in-
troduite en Breton
la|(xvr siècle envi-
ron), ges au-
teurs préfèrent
l'ancienne termi-
naison is à és, soit
pour les substan-
tifs et les adjectifs,
soit pour les ver-
bes. Toutefois,
cette dernière est
la plus répandue
aujourd'hui. Pour
celte raison, beau-
coup de mots de
cette catégorie ont
des synonymes en
n
‘A cette série
partient la 1" pers,
singulier du prêté.
rit irrégulier des | di
verbes, comme ka-
nis, je chantai
Cette finale se pro-
nonce és, alors mê-
me qu’elle est
précédée d'une
voyelle. Ainsi, on
prononce kora=is,
dire-ir, baraou-is,
etc.
a-gleis. 2.
wgrels. 2.
bleiz. 1.
Bleis, n. p. 1.
Bodilis ; -
AES
Rg, c.2.
deit-a-ilis.
den-vleiz. 2.
laws, v.2
in, Ve 2
diskuis. 2.
diskuis. 2.
dispriz.
2 ae h-aon-ilis.
dis.
dre-greiz. ?.
drel-penn-bis. 3.
godiz.
Goeled-Breiz; géo.
Gorre-Vreiz; géog.
goulou-deis.
gourc'hemennou-
gris.
grobiz.
grouiz, V. 1.
gwinis.
Iz.
Émis.
bardiz.
hardiz.
heiz. 1.
hiviz.
hostiz.
hu-bleiz,
Iaouankiz. 3.
iez-ar-geiz. 3.
iliz.
iniz, V.
iouanktiz, Y. 3.
iskiz.
kaatiz.
katekiz,
keiz, 1.
kenkis,
kentiz.
kenvourc’hiz.
Kerc'heiz. 2.
Kerniliz; géog.
kerreiz, C. 9.
kerreiz. 2.
kiz.
kleiz. 1.
kleiz. 1.
Kleiz. 1.
klosenn-ptz.
koantiz. 2.
koareiz, V. 2,
koetiz. 2.
Koraiz. 2.
korf iliz.
kreiz. 1.
kreiz. 1.
kresteiz. 2.
Kriz.
Kriz.
landreantiz. 3.
Lanniliz; géog.
laou-vleiz.
leiz. !.
livriz.
liz, V.
lizer-g:Îz.
Loeiz, n. p. 2.
louzaouenn-ar-
c'hleiz.
louzaouenn -ar-
pemp-bfz.
mamm-iliz.
markiz.
meliz.
_ HRA —
mfz.
Moiz, n. p. !.
moneiz. 9.
mor-vleiz.
mouneiz. 2.
neiz. 1.
Deo-iliz, 3.
nR.
nZ,
no0z-deiz.
pelbiz.
pempiz.
penn-iliz.
pelis.
plouizis.
ploumeiz (anc.)
pouiz, V. 1.
preiz, 1.
priz.
reiz. 1.
reiz (anc.) 1.
reiz. !.
reiz. 1.
riz.
segal-winiz.
seiz. 1.
seiz. 1.
ekliz.
skuiz. 1.
sourpiliz.
spiz, V.
striz.
strfz.
tanouiz, V. 2.
tarz-ann-deiz.
IIZ.
tortiz.
Traon-Breiz; géo.
treiz. 1.
treskiz, V.
viz.
J
JA
darnija, C.
digluja.
douja.
heja.
houia |
keija. 2.
kivija.
kluja.
kunuja.
nefja. 2.
nija, C.
plunja.
preja, C.
skeja.
Skrija.
skroenja. 2.
sonja, C.
stleja.
suja.
treuja. 2.
venja.
JE
Cette finale se
prononce comme
jé en français.
meurlarje, C.
moje, V.
JI
bouliji, C.
chalit, C.
eureuji. 3.
JO
10. Y.
lijo, T.
K
La lettre K, d'a-
près l'orthographe
de Le Gonidec,
s’employant tantôt
comme le c fran-
cais (kleze), tantôt
comme k ougq fran-
çais (kistin, keva-
tal), nous avons
pensé qu'il était
rationnel de le
placer, comme en
français, après la
Icttre J, plutôt
qu'après la lettre
B.
KA
Cetteterminaison
est celle des su-
perlatifs des ad-
jectifs du Léon et
de Cornouaille,
dont les positifs
sont enek, tk, eñk,
0
Cette série ren-
ferme un grand
nombre de verbes
des dialectes de
Léon et de Cor-
nouaille.
aska.
barka (anc.)
eska.
brezouneka.
dibluska.
dibourka.
dicheka.
didoka (anc.)
difanka.
diflaka.
difourka.
difroka.
difronka.
difrunka.
dinaska.
direnka.
diruska.
disgwinka.
dislounka.
dispaka.
distanka.
distrouka.
distrounka.
diswinka.
diverka.
diwaska.
diwiska.
dourlonka.
dourlounka.
dourronka.
draska.
fanka.
feuka.
flourika,
frika.
gluka. _
gorlounka.
gourlounka.
gwaska.
gwinka.
gwiska.
heska (anc.)
hika.
bika, Y.
kaoc'’h-kezeka. 4.
kefluska.
kellaska {anc.)
keuneud-laka-laka
kloka.
kluka.
korka fanc- à)
korronka, CG.
ku-ha-ka.
laska.
linka.
link ra.
lonka.
lounka,
luska.
mareka.
merka.
mounika.
muka (anc.)
naska.
Nika, D. p.
paka.
paka.
paska,
pennaska.
peuka.
pika.
puka.
renka.
rinka.
riska.
sanka.
skloka.
stanka.
stlaka.
stoloka.
storloka.
straka.
Strinka.
tallasha.
tarlaska.
tarlounka (anc.)
tarlounka.
terka.
tolloka.
— 755 —
toloka.
tonka.
tonka (anc.)
tounka.
trelounka.
trinka.
troka.
Veronika, n. p.
KE
Cette finale se
prononce comme
ké en français.
beulke.
c'hoarz-ki.
digreski.
diski.
diski (anc.)
diziski.
kemmeski.
ki
kreski.
leski.
ment-ki.
meski.
ougnoun-ki,
pirisil-ki.
rabanki.
ramoki.
rebeki, C.
roz-ki,
steki.
teod-ki. 2.
terki.
terki.
teurki.
treki.
treut- ki.
KO
skÔ, V.T. C.
tesko, T.
KU
boku, C.
L
LA
On remarquera
que dans les mots
de cette catégorie
terminés en la.
comme fuilla, po-
tailla, dramouilla,
la lettre L est
mouillée, et que
ces mots doivent
être prononcés
d'une manière ana-
logue aux mots
français taille,
fouille, quille, etc.
Les autres mots
de cette série, ceux
terminés eu (4.
la, alla, ella. olla,
oulla, se pronon-
cent comme on le
ferait en français.
affailla. 3.
affeilla. 3
ala.
antella.
arboella. C. 3.
argila.
aviela. 3.
badinella,
bailla. 2,
bala.
bangounella, C.
bardella.
bardilla.
Bazila, n. p.
beskella.
biella. 2.
boudinella.
bourboulla.
bourella.
bralla.
bransella.
bransigella,
brella.
brizella.
bruilla. 2.
brutella.
barutella.
busella.
chala.
chaogella. 2.
c'hoarzin-ouela.
c’houitella. 3
C. 2.
danevella, C.
darevella.
diaskola. 4.
diavela. 4,
diboella. 3.
dibotailla. 4.
didala.
didilla.
didoulla.
diduella. 3.
difaragoella. 5.
diballa, C.
dinozela.
diouaskella. 4.
diraoula. 3.
direustla. 3.
dirolla.
dirouestla. 3.
diruska.
diruskla,
disfailla. 3.
disfuilla, 3.
dishala.
disbilla, C.
dishuala. 3.
diskabella,
diskogella, C.
diskoubla.
diskrabella.
diskuilla. 3.
dispafala.
dispalafa.
disparbuilla. 4.
disparla.
dispourbella.
disrevella.
distagella.
distrobinella.
distrolla.
divarenna.
divergla.
divorailla. 4.
divorflla.
divouzella.
diwestla.
diwezella (anc.)
dizalla.
dizalla.
dizempla.
drailla. 2.
dramouiila, C. 3.
draskla.
druilla. 2.
faragouilla. 4.
fardella.
farvella.
fibla, C.
fichella.
fifila (anc.)
finouchella.
fistilla.
fla, C.
folla.
founilla.
foutouilla. 3.
frailla. 2.
fraskella.
fronella.
fuilla, G. 2.
fuilla. 2.
fuskuilla. 3.
gagouilla. 3.
goella. 2.
gouela. 2.
goustilla.
Grac’hella.
grac'hella.
gragailla. 3.
gristilla.
groac'hella. 3.
grolla.
grosmola.
gwalla.
gwarigella.
gwela.
gwella.
gwelloc'h-gwella.
Gwennola, n. p.
heala. 2.
hela, Y. T.G.
hoala. 2.
holla!
horella.
horella.
houc'hella.
huala. 2.
iela (anc.) 2.
ingala.
Jola, n. p. 2.
jala.
— 75% —
kabella.
kabouilla, T. 3.
kala.
kardella.
karella.
karrikella.
kavailla. 3.
keela {anc.) 3.
keela. 3.
kehezla.
kibella, C.
kila.
kinkla.
kizella.
koarella. 3.
kola, C.
kommoula.
kontella.
kornella.
korniella. 8.
kornigella.
korolla, Y. C.
korvigella.
koubla.
koummoula.
kountella,
kranella.
krapinella.
kristilla.
kroazella, C. 3.
krosmola.
krugella.
Kulla. 2.
kuzula.
la (anc.)
lela, V.
Langourla ; géog.
Lila, n. p.
luskella.
mala.
marella.
maritella.
mela.
mergla.
merkla.
meskla.
minella, C.
minella.
morailla. 3.
morfla, C.
morvitella.
moula.
musella.
muzella.
nijella.
Nola, 0. p.
nozela.
pala.
Paola, n. p. ?.
patouilla. 3.
pavala.
pigella.
pitouilla. 8.
poella (anc.) 2.
potailla. 3.
puilla (anc.) 2.
rakla.
rakla.
raoula. ?.
rendaela. 3.
reustla. 2.
riskla.
rizella.
roc’hella.
rodella.
rolla.
rolla, C.
ronkella.
ronkonella.
rufla.
ruilla. 2.
sailla. 2.
salla.
sempla.
Sesilia, n. p.
siella. 2.
sinkla.
skarnila.
skoazella. 3.
skola.
skopigella.
skopitella.
skrifella.
skrivella.
skuilla. 2.
soubla.
soubouilla. 8.
soula.
spadoula.
sparla.
speurella, C.
staotigella. 4.
Stautigella, V.T.C.4
strabilla.
strafilla.
strakla.
Stribilla, C.
stribouilla. 3.
strilla. 2.
Strinkella,
Strobella
8trobinella.
strolla.
strouilla, C. 2.
Strufuilla.
suilla. 2.
sutella.
tala.
tariella. 3.
tarzella.
teila. 2.
Tekla, n. p.
tilla.
tinella.
toezella, C.-3.
torimella, €.
tortella.
touella. 2.
touezella. 3.
touilla. 2.
touila.
tozella, C.
trabidella.
treala, C. 2.
treilla, C. 2.
trella.
treuzigella.
trobidella.
troidella. 3.
trokla.
trotella.
trubuilla, T. 3.
turiella. 3.
viella, C. 2.
LE
Cette finale se
prononce comme
lé en francais.
a-gle, C.
arc h-wele.
askle.
bale.
bale.
Bartole, n. p.
bek-le, Y.
berle.
Bertele, n. p.
le, V
ble, T.
bole.
brelle, Y.
e-c'halle. 3.
egile.
gale.
gule, Y.
gwele.
Gwennole, n. p.
gwentle.
gweskle.
Gwignole, n. p.
hep-dale.
Kemper-Elie ; géo.
Kemperle; géog.
keule. 2.
keule. 2.
kle, Y.
Kie, T.
koat-gwele.
koc'h-lè, Y.
kuele, T. 2.
kokle.
kole.
koll-bugale. :
Korle; géog.
koumble.
koustele.
koustle, Y.
Koz-Korle; géog.
e.
lein-gule, Y.
marc'halle, Y.
mingle, Y.
pale, Y.
penn-wele.
perle, Y.
pillik-wele.
ple, T.
poan-vugale.
pole,
satordalle! C.
stel-wele.
Ridel
stiga-gwele. ©
Taule: géog.
tammik-gwele.
-tenn gule, Y.
— 797 —:
tro- vale.
tule.
war-vale.
war«vale |!
LI
abostoli. |
bouli.
burli (anc.)
dizali.
eli, ely (anc.)
eoli. 2.
eoulli (anc.) 2.
erroli.
esmahi (anc.)
esmoli.
faragouilli. 4.
fringoli.
keli, v.
Korneli, n. p.
Lanar vit; géogr.
li.
lousaoucan - ar <
goull,
mean-bili.
meuli.
mezeveili.
pirenn-hili, Y.
poan-izili.
rangouilli. 3.
ravanelli.
gili.
souladi ane.)
toli, T
travelli.
LO
A cette catégorie
appartient la 3°
pers. sing. du futur
des verbes. dont
l'infaitif se ter-
mine en la, let, lat
et en lout, comme
dirollo, gwelo, etc.
Elle renferine aussi
un très-petit nom-
bre de vérbes de
Cornouaille, com-
me dirollo, 8e dé-
ranger.
+ rn
boello, T.
chantelo.
dillo, T. C.
dilo, Y.
dirolla, C.
divalô. :
dizolô.
dorlo,
dorlo. .
Dorlo, n. p. ‘
e-dillo, T. C.
Khela, 0. p. .
elô. :
gl0.
golc'hed-kolô,
.| gwenolo, Y.
halô.
Jolo, n. p.
kaol-malo.
kolô.
lolo.
malo.
Malo, n. p.
oenklo, T. 2. :
salo. .
seulo, sehulo (anc.)
tallo,
tulô.
urlo, T.
War-0oeuklo, T.
LU
brulu.
burlu,
diblô.
felu.
grullu, C.
harin ance.)
lÔ.
lu (anc.)
mallu (anc.)
malu (anc.)
molu, Y.
pl.
M
MA
ama. .
ar re-ma.
astomma.
ava-Ma.
a-vrema.
batalma.
blerima.
brelima.
brema.
breolima.s.
chil-gamma, C.
diframma.
digamma.
diliamma. 3.
diskoulma,: :
distamma,
dizamma.
dre-ama.
dre-ma.
eil-domma. 53.
eskemma.
flamma.
Hemma,
flemma.
framma.
frimma.
gaol-gamma. 3.
gar-gamma. 3.
gromma.
he-ma.
hou-ma.
intima.
kamma.
Komm,
kill-gamma.
komma.
Koulma.
kroumma.
96
lomm.
liamma. 2.
mac'hounta. G.
0 veza ma.
ploumma.
prima.
samma.
skoulma.
spouma.
tomma.
trema, Y.
ME
Cette finale se
prononce comme
mé en francais.
arc'hme.
Bartholome, D. p.
breme, C.
me, Y.
me (anc.)
MI
balzami.
butum.
digustumi.
estlammi.
fermi.
garmi.
gouremi.
gourmi (anc.)
jesmi.
kontammi (anc.)
kustumi.
mac'homi.
mahoumi.
pengainmi.
salmi, G.
tuzumi, C.
MO
À cette ratégorie
appartient a 3
| be:
— 758 —
minés à l’inanitif
par ma, mel, mi,
mout. Ce sont les
seuls mots que je
connaisse avec
cette consonnance
finale.
NA
Dans cette série
figurent les super-
latifs des adjectifs
terminés en an.
adouna.
amanenna.
ana.
snkouna.
ADDA, D. P.
Apollina, n. p.
arc'henna.
askorna, G. T.
askourna.
asranna.
banna.
barlenna,
barrenvA.
Dasan n. p. 3.
bena.
berna.
beskenna.
beskorna.
bevenna.
bezina.
biana. 2.
Biganna, n. p.
bihana.
bizina.
bleina. 2.
bodenna.
borna.
botouna.
bourhounenna.
"INA,
D :. 2,
breskenna.
breskigna.
pers. sing. du fa- | brouna.
: tur des verbes ter- ( brumenua.
brumenna.
bruzuna.
chadenna.
c'houezigenna. 4.
c'houibana, 3.
c'houirina. 3.
dagenna.
daoulina. 3,
daskrena.
dasprena.
dastourna.
da-vihana.
dena.
dialana.
diana.
diarbenna, C. 4.
diarc’henna. 4.
diaskorna. 4.
diaskourna. 4.
diavenna. 4.
dibenna.
d'billona, C.
diblua.
dibouloudenna.
dibrenna,
l: |
L na.
| il Ç enDa.
| € d. 4.
| 1. 3.
ü onna. 3.
div norvenna.
dic’houina. 3.
dic'hrienna, 4.
dic'hrisienna. 4.
didan..
dG, v. 2.
dienna.
difourna.
digeliena. 4.
digoc'henna.
digorna.
digroc'henna.
dihana.
dihuchenna, C.
dihuna,
dileuna (anc.) 3.
diliena. 3.
dimillivna. 4.
dinozelenna.
dioaua, 3.
diradeuna.
| direnna.
diroufenna.
disalana,
dishouarua, 3.
| disans.
1 diskarna.
di:kouarna. 3.
diskourna.
diskrevenna. 4.
diskroc’henua.
disneudenna.
disreina. 3.
distana,
distarna.
disterna,
disterna, C.
distouna.
ditirina.
diveina. 3.
divlena.
divoutouna.
divroenna. 3.
divuduruna.
diwana.
diwerna.
dizasuna.
dizenklenne.
diseonua. 3.
dizienna. 3.
dizivelenna.
dizouarna. 3.
dizourna.
dizreina. 3.
dogana.
donns, Y.
douna.
dourna.
eana. 2.
eeuna. 3.
Chana.
emprenna.
entana, C.
fenna.
fleudenna.
forana.
foulina.
founna.
froudenna.
furlukina.
gadona.
gadouna.
gagenna.
garana.
Genn.
gina.
glanna.
gloana. 2.
gludenna.
goedenna.
Bosan& (anc.)
gouela. 2.
gouhina.
gouina, 2,
gourna, C.
gourvenna.
greunna, C..
grisienna. 3.
grounna.
guskona, Y.
gwagenna.
gwagrenna.
gwalenna.
gwana.
gwenna.
gwerblenna.
gwerenna.
gweskenna.
gwialenna. 3.
gwiskona, Y.
gwWispona.
hegioa.
Helena, n. p.
hend,
beskenna.
heskina.
higenna.
hogenna.
bordenva.
houarna. 9.
honlenna.
huna (ance.
iena. 2.
indouna.
irienna. C. 3.
lona, n.n,
Jordina, n. p.
Justina, n.n.
kabouna.
kac'h-moudenna.
kalanna.
kalastrenna.
kalkenna, G.
kana.
kanastrenpna.
Kann.
Kaourintina, n. p.
karna.
karr-dibuna.
kcgina.
keina. 2.
keina. 2.
kelastrenna.
kelina.
ken a.
ken na.
kevrenna.
kigna.
kina.
kistina.
Klaodina, n.n. 3.
k'oizsnna, 3.
— TTU —
pardonna.
peder-delienna
penkana, C.
Komana ; géog. perc'henna.
lerina ; D. p.
peur-ranna.
pivoena, C. 3.
pladorenna.
plansona.
porbolenna.
potenna.
poull-kanna.
pouloudenna.
prena.
prenna.
krienenna 3. radena.
ranjenna.
ranna.
raouenna. 3.
Kristina, n. p. richana.
richona.
rinchana.
rinkina.
roudenna.
roufenna.
semenna.
senklenna.
siblenna.
Silienna. 3.
sivelenna.
skeltreuna.
skigna.
skhsenna.
skourna.
Logona; géog. skourra.
louzaouenn-san- | skrina.
tez-Apollina. sonna.
soubenna.
sounna.
sourina.
Mariana, n. D. 3. | spina.
spourouna.
starna.
steana. 2.
merc'hodenna. stena, C.
sterna.
sterna, C.
stona.
Morgana, n. p. strana.
stripenna.
stuc'henna.
stultenna.
Sun.
Suzanna, n. D.
takona.
tamoczcnna. À.
tana.
tustourna.
{atina.
teir-delienna.
telenna.
ten; a.
termena.
tevenna.
Tina, D. p.
toazenna. 3.
tokenna.
tolbenna.
tostenna.
toupina.
tourjouns.
tozona.
trederenna.
trinchina.
trolinenna.
trouskenna.
tuna.
tupakina (anc.)
NA, avec la lettre
n nasale de Le
Gonidec.
Cette finale n'a
pas d'analogue en
français. Pour ren-
dre compte de la
manière dont elle
se prononce, je
prendrai le mot
pluna, le seul que
j'aie à citer dans
cette série. Ce mot
doit être épelé
plun...a. Voy. ce
qui est dit à uñ
nasal.
pluna.
NE
Cette fluale se
prononce comme
né en français.
anne.
anne, Y.
arlanne, Y.
arne.
banne,
baune.
l barrad-arne.
channe, Y.
danne.
diene. 2.
divanne,
glen (anc.)
ene.
evlene.
gwirione, Y. T. C.
hevlene.
hinkane.
hune, Y.
Huyarne, 0. p.
lne, V.T.
inkane.
Kerne: g“og.
Konk-Kerne: géo.
Landerne; géog.
lehuine, Y. 3.
lene (anc.)
levenc, C.
maene (anc.) ?.
mane, Y.
mene, T. C.
ne.
ne. Ÿ.
Plouzane ; géog.
rube-rubene.
Bane, n. p.
stione, C. :
tane.
warlene.
NI
abouni.
ampoczoni. 4.
baz-valani.
beni.
Benoni, n. p.
beskorui.
bevenni,
bini.
bo ‘enni.
bo!zenni
bosigerni.
brumenni.
buluni.
chalcuui.
c'honervoui. 3.
da-bini.
damani (nne.
daoni. 2.
daoui, 2,
dastourai.
deltoni.
diamzeri.
d juni.
œ
— 00 —
dijuni.
diletoni.
dionenai.
diougani. 3.
diskorni.
diskredoni.
dizaouzani, C. 4.
dirt ferni,
disunvani.
druzoni.
duani. 2.
durioni.
| elvenni.
empenni.
eonenni. 3.
euflenni.
euvleani.
fail-galouni.
falloni.
fulenni, C.
goasoni, C. 3.
gouleni.
gouni, Y.
gausoni, D.
gouzoumenni.
grognoni.
gwini.
Gwisseni; géogr.
hani, Y.T. G.
harp-guini.
helcbini.
hint,
jubenanïi.
kafuni.
kalborni, T.
kasoni
kef-gwini.
kemend-hini.
keuoujenni.
kifni.
kivini, Y.
kivni.
koc'hni, Y.
koloenn.
kontroni.
kouz ,umenni.
Kot.
kredoni,
kufurni.
kuruni.
kuruni.
letoni.
levrini.
Jezenni.
liez-hini. 3.
lousdoni.
Jubani.
lugerni.
malvrini.
melkoni, Y. C.
meni, Y.
mezevenci.
mignoni, Y.
mogedenn,
morenni.
moulbenni.
mousklenni.
nouenai. 2.
oferenni.
pehani, Y.
pehini.
pep-hani, Y.
pep-hini.
peul-gwini.
pini. V.
pizoni,
psalmenni.
rogoni.
rustoni.
safroni.
saouzani. 3.
seni.
seveni.
Sezai, n. p.
sSiferni.
sioc'hani.
skod-gwini.
soavoni. 3.
sorc'henni.
sotoni.
steredenni.
steuni.
Tefani, n. H.
tebuni.
testani, V.
testeni.
lcun (anc ) 2.
tregarui, C
(uon, C. 2.
Unan.
unvani.
NI, avec n na-
sale de Le Gonidec
Cette finale n’a
pas d'analogue en
français. Pour la
prouoncer, il faut
séparer le radical
de la lettre à et
faire à peine sen-
tir la lettre n.
bleuni. 2.
disteuni. 3.
dv leuni. 3.
neuni. 2.
steuni. 2.
NO
Dans cette série
figure la 3° pers.
sing. du futur des
verbes terminés à
l'iofnitif par sa,
ni, NOUf.
ac'hano.
anaon0, T. 3.
Arzano ; géogr.
ban. ad
dishano.
gwenno (anc.)
hanù
heuo (anc.)
keno, T
kuruno, T.
lan.
leno (anc.)
leshaud.
marac'h-sant -
Bruno.
men.
mennô, Y. T. C.
pehano.
1800.
tenô, Y.
NU
Cette finale se
prononce de la
même manière
qu'en français.
ns
hanù, Y.
lanu, Y.
lis-hanu, Y.
lishanu, Y.
terau, Y.
0
Cette terminai-
son est celle du
pluriel des subs
tantifs du dialecte
de Tréguier : mado,
des biens; daelo,
des pleurs ,: etc.
Ces pluriels cor-
respondént aux
luriels en ou du
éon : madou,
daelou. Le dialecte
de Tréguier seul
a conservé pour
les , pluriels cette
finale qui est très-
ancienne, ainsi
qu'on le voit dans
les poésies du vp
siècle. C'est einsi |
qu'on troute me-
10, guppo, etc.,
pluriels de melodi
med et de gupp,
Cette finale est
aussi celle de quel-
ucs inffoitifs des
ialectes de Tré-
guier et de la Cor-
pouaille bretonne,
comme drolla.
déranger ; dorlo.
pétrir, etc. "l V
La lettre o est
plus ou moins gra-
ve : elle est grave
dans mor, mer, et
ne l’est pas dans
person, curé. Kite
est encore grave
dans les mots aid.
arzô, que l'on
écrivait jadis atau,
arsau. Voy. la fi-
nale au.
OA
Dans cette série
figurent les impar-+
faits des verbes
besa, être, et
kaout, avoir, o0Mm-
me oa, bog, dos,
— 761 —
poa. C'est une des
dipbtongues bre-
tonnes.
1.
torch-80a. 2.
OB
Cette finale se
prononce comme
obe en français.
Quelques mots
de cette série onl
des synonymes en
0P,
distrôb.
fals-strob.
pob (anc.)
rob (anc.)
skôb, C. :
sirôb.
strôb.
OBL
pobl.
OBR
gôbr.
OCH
Cette finale non
gutturale se pro-
nonoc comme en
français oche.
broch.
enkloch.
Koch (auc.)
lespoch.
linoch.
minoch.
pilocb.
saocb. 1.
OCH -
Cette finale gut-:
turale n'a pas da-
nalogue en: fran-
çais, pour la pro-
nonclation.
Dans cette série
figurent les eom-
paratifs de tous les
adjectifs des divers
dialectes, comme
brasoc’h, biha-
noc'h. etc.; et aus-
si la 2° pers. ninr.
des futurs, comme
kemeroc’h, vous
prendrez, lesquels
sont en usage à
l'île de Batz, Oues-
sant, Roscoff, Con-
quet, et correspon-
dent à kemerot dù
Léon. Voyez la No-
tice pour la pro-
noncCiation. En
quelques cantons,
cette finale de-
vient ore'h comme
horc'h, au lieu de
hoc'h, vous, ré-
gime. Nebeutorc'h,
au lieu de nebeu-
toc'h. |
a-bloc’h, Y.
ac'hanoc'h.
aioc'h, Y. 2.
a-vibanoc’b.
a-zioc'h. 2.
barged-môc'h.
beonoc'h, Y.
bihanoc'h.
1
braoc'h. 1.
brôc'h,:Y. 1.
. buoc'h, Y. 1.
| c’houil-kaoc’h.
gwasoc’).
gwelloc'h.
gwialenn-beoc'h.
gwidoroch.
hoc'h.
hoc'h, Y.
iac’h-kloc'h.
loc'h, V. 1.
jod-voc'h.
ot-hoc'h, Y.
alloc'h.
Kaoc'h. 1.
Kaol méc'h,
kentoc'h.
kergloc'h, C.
kiger-mOc'h.
kik-mOôc'h.
kioc'h. |.
kiôc’h. 1.
kodioc'h, Y. 2.
kac'h, Y.
kouffoc'h.
lert-koc’h, Y.
linoc’h (auc.)
loc'h BDE:
loc'h (enc.
loc’h.
loc'h.
malloc'b, Y.
mamm-ar-môc'h.
matoc'h.
milloc'h, Y.
marc'h-kloc'h.
minoc’h, T. C.
mc'h,
morbhrc'h, Y.
moroc'h, Y.
muioc'h. 2.
muoc'h, T. ?
nebeutoc'h.
seller-môc' h.
soc'’h, Y.
8oroc'b.
tamm-bloc'h, Y.
teuskoc'h, C.
oc'h, C.
tonnenn-môc'h.
toull-roc'h.
troc'h, T.
trouc'her-môc'h.
uloc'h.
OD
Cette finale se
prononce comme
ode en français.
Beaucoup de
mots de cette série
ont des synony-
mies en ot.
ac'hanod.
anrod, Y.
berteod.
biz-ar-iôd.
borod, C.
bouch Kod, C.
bovjiod, C. ?.
boursikod.
braod (anc.) 1.
brifaod.
brignenn-logud.
chak oi, G.
chirôd, T.
c'hoar,-bolod.
EE mn CR RM RER OLA G G E LRQ
© e [a Gus
— (602 —
c'hoari-pilpod.
darbôd.
deurennod, V.
devez-skôd.
fars- pod.
gaolod. 2
garmelod.
gavlod.
god (anc.)
god, Y.
ôd, T.
od, n.n.
golo-pôd.
ie V.
aillebod. 3.
binnod.
hod, Y.
hugonod.
inglod, Y.
lod. 1.
Jalod.
ôd.
kakod (anc.)
klod (anc.)
00. Y.
logod.
louod, C. 2.
louzou-pod.
marchikod.
margod.
marigod.
martolod.
masikod, C.
miod. 1
nod.
d.
ôd, V.T.C.
pal-rôd.
parpaillod.
. pengod.
penn-skôd.
pichod, Y.
| pilpod.
L piz-lrgod.
gagouillod, Y. 3.
pleg-rôd, Y.
ôd
pôd.
poull-rôd.
rabod.
priod, pryod (anc.)
ranjeod, V. 2.
ribôd.
trechod.
trinchin-logod.
OE
Cette finale se
prononce comme
oé en français.
C'est une des
diphtongues bre-
tonnes.
aboe, T. 2.
ac'hoe, Y. 2.
ankoe, Y. 2.
appoe (anc.) 2.
OF, OFF
Ces finales se
prouoncent de la
: même manière,
, Inais ne pcuvent
être substituées
l’une à l’autre.
Plusieurs mots de
cette série ont des
synonymes en 08.
begil-kôf, Y.
bigof.
dof (ang
drouk-kôf.
ROL, gob.
Kergloff ; géog.
diada ; Gé.
of, Y.
Plougof ; géog.
poan-gôf.
éa 1 60€.
osko
tarz-kÔf, Ñ
tenn-gôf.
toull-gôf.
OFF. Voy. OF
OFL
jenof.
OG
Cette finale se
prononce comme
ogue en français.
Quelques mots
de cette catégorie
ont des s«ynonÿ-
mes en ok.
annog (anc.)
bog (anc.)
log.
mean-Urog.
môg
og, Y.
og (anc.)
paotred-ar-c'hil-
krag.
plog (anc.)
rog.
tog.
rog.
OGN
kogn.
mogn.
OI
Cette finale se | à
prononce en deux
syllabes et com-
me oki en français.
alfoi, C. 3.
aran. 3.
divaoi. 3.
dirol. 3.
dol, C. 2.
goi. 2.
goulloi. 2.
gouzaoi (anc.) 3.
baol. 2.
haout. 2.
helmoi. 3.
mordoi. 8.
OIGN
Cette finale est
monosyllabe et se
prononce comme
en français.
moign. 1.
dien. 0.1
roïgn. i.
04
se prononce
comme en français
oje.
— 763 —
ial.
moj, Y.
OK
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
og et en ek
Cette termivai-
son appartient à
tous les dialectes.
Voy. le mot ok du
Dictionvaire,
Budok, n. p.
butan-chaok.
Barok, n. p.
chaok. 1.
chaok. 1.
c'hoari-berlik-ba-
berlok.
damoezok, C. 3.
daoueriok (ane.
erôk.
foeunok, c. 2.
Irol
freillok. 2.
fronok.
farluok (anc.)
geriaok (anc.) 3.
gwennok.
Gweuvrok, n. p.
ilinok, C.
luraok, V. 2.
Judok, n. p.
kallok.
mec'hiok, C. 2.
Meldeok, n. p. 2.
melenok, C.
Meriadok, n. p. 3.
mordok.
mordok, V.
morsavellok.
moullok, C.
muzellok, C.
ok.
ok, Y.
paltok ane.
paltok (anc.)
panerok (anc.)
pendôk.
puanok, C.
BG.
pok.
raok. 1.
Reneok, n. p. 2.
Ruk, 0. p.
rok.
rok,
savelluk
skiriok, C. 2.
skd, 1.
stleok, Y. 1.
stok.
stolok.
tolok.
trokl.
OL, OLL
Ces finales se
pronoucent de la
même manière,
mais ne peuvent
être substiluées
l'une à l'autre,
comme on peut le
voir en examinaut
avec un peu d'at-
tention les pluriels
et les mots déri-
vés.
abostol.
ambheol. 2.
— 76% —
bridal ane) kaütol, T. taol. 1. OLE
Drikol, Ñ Hr L à pol. Le l) l)
rouskaol i-gaol. 2, laol-distaol. el-bols.
55 U) tat Y.T iw) nne fa
larn-gol 0). . 1. mean-bols.
R, 1 G |
L. OI, x
digoll Menal, OM, OMM
eoll. koroll, Y.
dirak-ann-holl. | kousket-foll. Ces finales se
diroll. kroll, V. prononcent com-
dirai, krosmél. me en francais
disheol. 2. kuc'h-biaol, 1. ome, mais ne
distaol. 2. kur-heol. Yent- être substi-
distaol, C. 2. Lanbaol; géog. | war-goll. tuées l'une à l’au-
distaol. 2. lienenn-daol. War-2i80]. tre, ainsi qu'on
distôl, T. Hkol, Y. Le L L =
ai ane) maol. L - l 'examinant attent
dour-koil. Mespaol ; géog. 1. OLCH vement Les plu-
dre-holl, T. mestaol. 2. tiels et autres
dreist-boll. 2. mestol, V. T. C. Gette finale gut- | mots qui en déri-
egoll. mestr-skol. turale n’a pas| vent.
enn-boll. mestrez-8kol. d'analogue pour la red mots
enn-boll-d'ann- | moli, Y. prononciation. en | de cette série ont
hal, T. morchol, Y. français. Voy. ch | des synonymes ea
1. morsol. dans la Notice sur | oum, oumm.
eoll lane) 1. urzol. la prononciation. sn
errol, C. paol. 1. H
errol, C. Paol; n.p. L. astomm.”
fanol. penn-foll. bolch. . . | Betromm, n.n.
fillol: peuz-foll. go 1. bomm. * :
Iall, peuz-boll, 0. emolc'h (anc.) bromm, T.
fourn-deol. pikol. hemolc'b. chom.
friagol. pôl, V. c'hoari-pikarom.
friol. 1. preñv-kaol. OLF, OLFF |ec'homm, Y.
friol (anc.) 1. prev-kaol. eomm, T. 2.
gaol. 1. Atolf, np. - erun.
geol. 1 golf (anc) . from.
goakol. 2. golfr (ane) from (anc.)
goude-holl. Molf, n. p. from. .
BR + € = [fem TG
groll, V.T. C. jom, T. C.
gro. ' OLFF. Voy. OLF | klom, Y.
grosmol, à k'omm, Y.
grozol. saezenn-beol. OLL. Toy. PL | «omm.
heaol. T. 2. sañtol, V. - |[komm.
heol. 1. Uean-biôl, Y. OLP kromm.
hiaol, V. 1. skal, lomm.
hal, V. 1. skol, skolp. lousaouenn - ar-
el 8kritol. homme
oll. 861. mac'hom.
Rorclach-beot. | sol. la E giet
orolach-beol. sol, T. lenebom ; k
budol ane sol, C. bols. milin-gomm.
Idol. 501. momp, T.
Jirfoll, 6. staol. 1. OLT patrom.
kantol. stôl. patrom, Y.
kanol, stroll. rolt, V. Pikarom.
pis-rom.
plomm, Y.
plomm, Y.
reklom, V.
rom.
tomm.
OMM. 161. OM
OMP
Cette finale se.
prononce comme |
ompe en français.
A cette catégorie
appartiennent Ja
UY pers. plur. du
présent de l'indi-
catif et du prétérit
des verbes comme
kemeromp, nous
prenons, et kemer-
Jomp, nous pri-
mes, etc.
ac'hmomp.
omp.
tromp.
OMPS
komps.
komps.
OMS
Cette finale se
prononce comme
omse en français.
Les mots de cette
série ont des sy-
nonymes en oms.
Voy. cette nale.
OMZ
Cette finsle se
prononce comme
omse en français.
Les mots de cette
série ont des syno-
uymes en oms.
dem-goms.
— 765 —
drouk-koms.
drouk-koms.
gour-gomr.
mous-koms.
koms.
koms.
ON, ONN
Ces finales non
nasales se nronon-
cent comme onne
en français, mais
ne peuvent être
substituées l’une à
l'autre dans leur
orthographe, com-
me on peut le voir
en examiluant avec
attention les plu-
riels etautres mots
qui en dérivent.
Dans cette série
figurent les plu-
riels en ton de Van-
pes, lesquels cor-
respondent aux
pluriels en en du
Léon, comme ke-
menerion, des L
leurs, etc. Ces plu-
riels de Vannes en
ton sont les plu-
riels tels qu'ils
existent 8 les
poésies de Taliésin
et d'Anearin, vers
le vi‘ siècle : mor-
tenion, dl
8: meibion, des
énfants mâles;
dallion, des aveu-
les; mezvion, des
vrognes, etc. Ces
pluriels en éon, de
Même que ceux
en ien du Léon, ne
s'appliquent, com-
me on le voit
qu'aux personni
Quelques nma
de cette catégorie
ont des synony-
mes en oun el
ounn.
s
abonn.
ac'hanon.
afon (anc.)
afron.
alison, Y.
Alon, D. p.
ampoeson, 3,
ampreon, V. 2.
Aüton, 0. p.
aon, T. C. 1.
Aon; géog. 1.
bexin-tonn.
bion, Y. 1.
bonn. Y.
boskonn.
bourjonn.
bourun, Y.
honton.
brañdon, 1.
brec'hon, V.
breton, Y.T. C.
Breton, n. p.
brisillon.
hron (anc.)
brôn.
bronn.
brouskon.
chilpion.
chugon, V.
C’hoari-trikon
c'houerrézo!
c'honervizon. 8.
c’hnibon, Y. 2.
dañson.
dasson.
dasson.
debron.
diagon. 2.
difron,
digalon, V. T. 0.
disgwirlon.
distonn.
divronn.
don, T C.
fion, 1,
onn.
freon. 1.
frezillon.
frigalion, v.
Goulion, Y.
Bourdon, 1.
&riffon, Y.
&rizillon.
grognon.
groon, Y.T. 0.
Suskonn.
gwerin, V.
Gwion, n. p. +.
gwirion.
gwispon.
bamon.
hañdon,
hec'hon.
begon.
hegon, V.
herlegon.
herlikon.
hildron (ane)
Binon (aric.)
biron.
bobregon.
hogon.
hon.
bon.
fenion, Y. 2.
fon. 1.
Iiron.
ivon, Y.
kalon, Y. T. 0.
kambon.
kelion, Y.
Kereon.
killevardon,
kilvion, Y.
kliket-00n.
kochonn, Y.
kofgnon!
Konk-Leon: géog.
kontron.
koüiltron, V. 2.
koumunion.
koundou.
kovesion.
Kraooa; gan.
nm
krabon, V.
Kraon; géog. Voy.
kraozon.
krepon.
Kripon,
kadon.
lampoa, C.
Lannuon ; géog.
laon, 1.
100, Y.
Jouzaouenn-ar-
Basion.
maeron, Y. 2.
ramm-maeron, Y.
marc'’h-hainon.
mastillon, Y.
mean-bonn.
melchon, Y. T.
melon, T.
merion, Y. 2.
meslasion, V.
mignon, Y. T. 0.
mistillon, Y.
mition, Y.
mon.
mon (anc.)
morgadon, V.
morillon, Y.
naon, T. |.
nebaon. 2.
Odan, n. p.
ogillon.
on, Y.T. C.
onn, V.T.cC.
paelon, Y. 2.
pao-leon. 2.
paron, Y.
pasion.
persou, V.T. C.
pichon.
planson.
poenson, C. 2.
poull-kalon, Y.T.C.
pron.
randon, Y
richon.
Roazon; géog. 2.
Rosgou; géo.
sarzon. 2.
8afron.
Salmon, n. p.
8aon, |.
schilpion, Y.
— 766 —
seon. 1.
seon, Y. L.
Simon, 0. n.
sitron.
80avon. 2.
son.
son.
sonjrzon.
sonn. Y.
spouron, T.
stevon, Y.
stonn.
strakouillon.
stron.
sudiagon. 3.
takon.
tan-sant-Anton.
temptation.
tenn-stevon, Y.
teon, CG. 1.
terson, Y.
toazou. 2.
ton.
tonn.
tonn, C.
toon (anc )
touaillon. 3.
trechon, Y.
trenchoa, Y.
trikon.
troad- leon.
trôn.
ON
Cette finale na-
sale se prononce
comme dans les
mots français ta-
lon, jalon.
Quelques mots
de cette catégorie
ont des synony-
mes en ouf avec
la lettre n nasale.
adreon, T. G. 2.
anchon, V.
baz-kaon. 2.
bolz-kann. 2.
c’hoari-ar-c'hraon
d’ehon, Y.
dishillon, C.
dizon.
don.
cnon, G.
faraon. 2.
gourstaon, 2.
gouzaon, GC. 2.
Gwion, n. p.
bon, Y
huon. 1.
intaon. 3.
kaon. 1.
Kerbuon; géog.
klaon. 1.
kraon. 1.
Kraozon; géog.
Kreon, !
Lannuon ; géog.
laouenn- faraon.
Leon ; géag.
marv-skaon.
pallenn-kaon.
preon. 1.
seon, Y. 1.
skaon. 1.
skrid-kaon.
staon. |.
stlaon. 1.
traonu. 1.
ONCH
Cette finale se
prononce comme
onche en français.
Les mots de
celte série ont des
synonymes en onj.
askonch (anc.)
chonth.
dizons: h.
gron h.
lonch.
soriCh.
OND
Cutte finale se
prononre comme
onde eu français.
Les mots de
| cette séric ont d's
synonymes GH ont.
| dund,
| mond.
ONDR
Cette finale se
prouonce comme
dans le mot fran-
çais tondre.
iondr, Y. !.
toñdr, Y.
ONFL
Cette finale se
prononce comme
en français on.
rouf.
ONJ
Cette finale se
prononce comme
onje en français.
Les mots de
cette série ont des
synonymes en
onch.
ass
rhon.
d'zon).
dizon).
gro‘.
bep-son)j.
son).
ONJN
gronjn.
ONK
difronk, T.
distronk.
Konk ; géog.
lonk.
marloñk, G.
monk.
stronk.
stronk.
taol-lonk.
trelonk,
ONKL
oki,
ONN. Voy.ON
oNs
Cette finale se
prononce comme
once en français.
ONT
Celle finale 8e
prononce comme
onte en français.
Cette terminai-
son est celle de la
3° pers. pluriel de
certains temps des
verbes, comme
reoht, dot, Elle
correspond à vni
du latin, dans la
3° pers. du pluriel,
comme (bunt, ils
iront; ruunt, ils 8e
précipitent, etc.
ahont.
beskunt.
distront, T.
— 767 —
houn-hoñt.
koi
tregoñt.
ONTR
eoñtr. 1.
libonñtr.
oP
Cette finale se
prononce come
ope en français.
Quelques mots de
celte série ont des
synonymes en ob.
arc’heskop.
drouk-san'-ltrop.
Suar,
top (anc.)
OPR
devez-gôpr.
gôpr.
OR, ORR
Ces flualesse pro-
nonceut comme
ore en français,
mais ve peuvent
être substiluées
l'une à l'autre,
aiusiqu'onle verra
en examinant les
mots qui en déri-
vent.
Ab-Gregor, D. p.
adan-vôr.
abior, V. 2.
ar
arigell-lor.
armôr.
ärvér.
asfor.
Azenor, D. p.
alor.
bleiz-vôr.
blouck-vôr.
bolzou-a-cnor.
breac'h-vor.
broenn-vôr
c'hoanenn-vôr.
c'hoari-ar-c'haor
kazi Y.
am-zigor.
daskor.
diaoul-vér.
didorr.
dir.
igor.
digor.
dizenor.
disevor.
ejenn-vôr.
enor.
envor.
eol-vôr.
or. |.
fanouil-vôr.
felu-môr.
fillor.
folligann-vor.
for.
gaor. 1.
gaour-vôr.
gavr-tôr.
Bwazenn-vôr.
gwazienn-vôr.
hadan-vôr.
heor. 1.
kañtolor.
kavan-vôr.
kavell-vôr,
kefelek-
kefnidenn-vôr.
kemener-vér.
keuneud-mér.
kik-torr.
kioc'h-vôr.
kitorr.
li-vôr.
klenved-vôr.
Klujar-vôr.
konfiteor.
koskor (anc.)
koskor (anc.)
laer-vôr.
marvor.
melc'houedenn-
sôr.
mitor, Y.
moor, C.
môr. turale n'a pas d'a- QR
mdr. palogye en fran-
mor (anc.) çais pour Ja pro- | difon, Y.
morzol-dôr. nonciation. Voyez | Jorj, 0. p.
moualc'h-vôr. c'h dans la notice | galor), Y.
nadoz-vôr. sur le prononcia
ôr. tion. Eu queiques RK
ostansor. localités, celte 0. 0
ourlik-môr. naie s'emploie au
pabor, C. lieu de p finale kork (anc.)
penskor. oc'h. Voy. la finale
petor (anc.) oc'h. ORM
pirisil-môr. ——
pleg- vôr. Cette finale se
porfor (senc.) biorc'h. 1. prononce comme
purgator. borc'h, Y.T. G. 1.) orme en français.
reaor, Y. 2. dasorc'h. —_
reor. !. dazorc'h, C.
ruz-rcor. diforc'h, Y. morm.
sator, C. diforc’h, Y.
sec'hor. furc'h. ORN
silienu-vôr. forc'h, Y.
skôr. forc'h, Y. Cette finale se
skôr. forc'h. prononce comme
sor (anc.) horc'h, Y. orne en français.
striz-vôr. Iorc'h, Y. 1. Quelques mots
tarc'h-môr, Y. lorc'h, V. 1. de cette série ont
tars-môr. lorc'h. des syuouymes eu
teusor. | lurc'h, Y. ourn. °
toc'hor. mari-forc'h. —
toeun-vôr. ?. morc'h.
tor, V. porc'h, Y. | a-gorn.
torr. torc'h, Y. askorn, Y. T. C.
toull-ar-reor. azorn, Y.
treiz-môr. 9. beskorn.
ireuz-môr. ?. ORD bigorn.
bigorn.
ORB Prononcez coim-. blogorn.
me orde en fran-, blougorn.
chorb. Çais. horn,
— butun-koru.
c'hoari-c'horn.,
ORCH | bord (ane. diaskorn, V.T. C.3
jalord. disadora.
Cette flaale, non Jord, n. n. diskorn.
Bitlurale, se pro- | ms lard, Y. diskurn.
hunCecommeorche | nord. dorn. Y
en françuis. forn
— ORF, ORFF | SD 50, V-
diforch. | !
forch (ane. kort, RR: korn, T.
morch, Y. morf. kalborn. T
torch. Pont-Skorf ; géog. Lelorn ane.
PoullSkorf; géo. kelorn ‘
ORCH skorf. ken-forn.
konchou-born.
Celte finale gut- | ORKFF". Foy. 08T | koro.
sadorn.
sadorn (anc.)
seac'h-korn.
skllsenn-askorn.
skorn, Y.
tri-c'hora.
ORR. Voy. OR
OoRS
Cette finale pe
prononce comme
orce en français.
Quelques mots de
cette série ont des
synonymes en ors.
fors.
kelienenn-vors.
kors.
liors. 1.
logodenu-vors.
mors.
mors.
mors.
plors, Y.
pongors.
pors.
skors, T.
lurs.
ORSK
morsk.
vorsk.
ORT
Cette finale se
prono'ïïice comme
orte en fraiçais.
Quelques mots de
cette série ont 0.8
syuonymes en ord.
chalort.
deport.
digonu fort.
jalort.
konfort.
malort (anc.)
uort.
penskort.
salort.
skort, Ù.
skort. Y.
sort.
sort.
tort.
tort.
ORZ
Cette finale se
prononce comme
orse en français.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes eo
ors.
pors. ‘
skudell-dorz.
torz.
09
Cette finale se
prononce comme
en français osse.
La lettre x à la
fin des mots étant
nouvellement in-
troduite en breton
(xvi® siècle envi-
ronl, plusi-prs au-
teurs préfèrent
écrire et pronon-
cer os plutôt que
os. Toutefois, cette
dernière orthogra-
phe est la plus ré-
paodue aujour-
— 1769 —
d'hui. Voir à mon
Nouveau Diction-
naire 1869, ce qui
est dit à ce sujet
aux lettres S et Z.
tan-losk D |
volosk.
OSKL
Quelques mots | oskl. 1.
de cette catégorie
ont des synony-
en os.
diarros. 3.
dibrepos, Y.
dibropos.
egos.
fos (anc.)
hogos.
hegos C.
hogos.
TOS (anc.)
skos.
skos, skuss, C.
fannos (auc.)
tarros (auc.)
torgos.
torrogos.
OSK
hosk, Y.
laosk. 1.
lôsk, V. T. C.
losk.
losk, C.
molosk.
osk,
OST
Cette finale se
prononce comme
oste en français.
a-dost.
beloôst.
belôst.
beriad-rost. 3,
ilôst.
dianeoôst. 2.
dibenn-eôst.
dilôst.
eôst. 1.
foet-lôst, Y. 2.
fraost. 1.
frôst, V. T. C.
ost (anc.)
pe-dost.
pentekost.
tôst.
tostik-tôst.
toull-al-1ô0s1.
OT
Cette finale se:
prononce comme :
olte en français.
Plusieurs 10018
de cette série ont |
des synonymes en
aut en Vaunes. À
cette série appar-
tient la 2e pers.
pluriel du futur,
comme kavot, ke-
merot, VOUS trou-
verez, VOUS pren-
dres. Ges futurs en
ot ont des synony-
mes en dc'h en
quelques localités.
Voy. la finale oc'h.
Abarnot, n. p.
ac'hanot,
akariot. 3.
anrot, V.
aot. |.
baot. 1.
blot, Y.
blot (anc.)
bot, Y.
bran-aot. 1.
brifaot. 2.
chot, Y.
dibaot. 2.
dibôt, Y.
diot. 1.
douar-geot.
drask-aot.
frot.
gagouillot.
garmelot.
geot. 1.
giot, V. 1.
gourzaot (anc.) 2.
guitot, Y.
gwitot, V.
Herbot, n. p.
hubot, C.
kombaot. 2.
kombot.
kombot.
kompot.
j kôt, Y.T. G.
krot (anc.)
laot (anc.) 1.
linadeuv-skaot, 4.
tôt, Y.
louzou-aot. 3.
mac’harit-an-a0t.
magll-c'heot.
meot. 1.
micbot, Y.
molinot, Y.
Ti S T'Y, 3 laern *
eT. S aT E aP. I A63 1. 2.
TS — : + A. AC
2 Te Li.ar<n
: LE +; À
_— Le. x» , N Ha dU
7 LT Tete ul"
° T7 a mi, 2 Sa 04.
= = 1: Ta
- : OT Fa. 1. “dus. R Ls
T7 D R TA On : N,
" . _ Ti 4 à 2e
OT 7 7 4 Hi 2
+ …. l 7 TOI 90: eU
. R RIT ZG: u. 7
T D =. à mL à
- © ° 7 A ice: T
sa = TU. - = 7 4 d. whan
- | Ñ | Tr < ing
N - UT R - lt ZV 14.0. 2%
, Ñ Ñ Ñ <E 1. 3.
- | — LE LL reico
d . 7 | 1... Lis,
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4. 7 TT Ci pen D:
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a UOTE ee, 1. 22 cs.
- | N SLI OT I seu ot 2.2472. 3.
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- “ Faso +L < 00
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RS LUS = "iii, Li "aLUr-Jta st
Fe 7. N + B Za US dru au.
. cC T HII éroukiog'on, T5
Ti : = "7 ATAP BELA druck.sen"&atot
a ‘a 1... Bienne LL U drouk-san’-Crios.
da L Z at-on. U 715.17.
41 7 SAP. 34000. eCiuu, ?
1 TI Ii, l'ulat el sou, €e:h-Jou.
AE IL ans 5 de io JC. À. e-zaou. 3.
LS 2421071. @ilou.
Mics.:3 3 dserauu ane. 2. ! e-metou.
1, D.
n< 9100.
2.
(anc.) 2.
S (9
ju, D. P.
Ju ; gÉOG.
(anc.) 2.
‘mennot,
jou.
siou.
1100.
Ju.
— TA —
beuzon.
hiniennoù, 3.
hiuou (anc.)
hiriou, C. 2.
bou, Y.
hou, Y.
hualoù. 2.
bueuglou (anc.)
hurlou.
huvreou. 2.
hynou (anc.)
iann-vourdou.
jaou. 1 ou 2.
iaou (anc.) 1 ou 2.
inou.
inou, Y.
iouc'houhou.
ismodou.
jabadaou.
Jakou, 0. p.
jarueou. 2.
Jestrou.
lugelloù, C.
kador-ar-sekrejou.
kamglou.
kammigellou.
kanveiou. 3.
kanveou.
karavellou.
karc'hariou.
karkaniou.
kartou.
Katou, n. p.
kelloù. 2.
kelaou. 2.
kelou.
kenavou, Y.
kentraou (anc.) 2.
killorou.
killou.
kinklerezou.
koanteriou. 3.
koarellon.
kompejou.
komplijou.
konchou.
korfennou.
korned-liou.
korporaillou. 4.
korsou.
kostou.
kotuerou.
Kou, n. p.
koukou.
koumananchou.
koundouniou. 0.
kouraillou.
koz-dillajou.
koz-parichou.
koz-skrijou.
koz-traou. 2.
krabanou.
krabosou.
kraoù. 1.
krou (anc.)
krou (anc.)
kuchou.
kadou.
-landeriou. 3.
lannou.
laou. 1.
Laou, n. p. 1.
lasou.
lentigou.
leroù.
lez-koukou.
lezou, C.
lezou.
liardou. 2.
lichou.
lichou.
lijou, T.
lindagou.
liou. 1.
lisiou. 2.
logudennov.
lostadou.
lustennou.
lostou.
lou, Y.
lourou, T.
luusdoniou.
louzaou (anc 1 2.
louzaoueon -al-
laovu.
lonzaouenn -ar-
gwenaennou.
louzaovuenn - ar-
DtammUu.
louzaouena-ar-
mogeriou.
louzou.
lanedou.
madelesiou.
madigou.
madou.
maillurou. 3,
mamm-iou.
mammou.
managon.
manegou.
MannoOu.
marc'hajoù,
markinou.
markou.
markoumellou.
inarvaillou. 3.
masklon.
inatinezou.
meginov.
mulladou.
merkovu.
mesiou. ?.
metou.
me: 0.
mibiliachou.
milidou.
Miaou; géog.
mintin-goulou.
misiou. Y.
mizou.
mor-c'houlou.
morennou.
morgadou, Y.
morzolik-al-laov.
morzolik-ann-an-
kou.
moullou.
moulou.
moulou.
mourennou.
mourou.
munudou.
naou. 1.
aoellou. ?.
oajou. 2.
ofisou.
ograou. 2.
oleou. 2.
orbidou.
oriou. 2.
ormidou.
olrou, T. C.
palafanou.
palavennou.
paramanchou.
parichou.
parlafanou.
parlochou.
parounou. 3.
pegnonou.
peun-glsou.
peuliou. 2.
picholou.
picholon.
pillou.
pilochou.
piou, 1.
pismigou.
pistigou.
plijaduresiou.
plijaduriou.
plou.
Pout-Treou; géog.
morvaot, 2.
Er bot,
adla.
mouliot, Y. 2.
moufuot, V.
LLL
tarzot.
tomm-skiot. 2.
toruaol. 2
treaz-aot. 3
treuz-c'heot. 2.
treuz-ieot. 3.
trot.
ubot.
vaot, 1.
OTR
Cette fnale se
prononce comme
otre en français.
dizaotr. 2.
Lrenn-baotr. 2
paotr. 1.
penn buotr. S.
Lar, Y.T.
Trus-paoir, 2.
sair, L
la enou, v.
— 770 —
saotr. 1.
skil-baotr. 2.
ou
Cette sérieneren-
ferme qu'un trè:
petit nombre de
subslautifs usités
au singulier elle
eat presque exclu:
sivement Comp0-
sée de pluriels du
Léon et de Cor-
nouaille, en ou el
en mw lesquels
deviennent pour
la plupart, en eu
et ieu dans le dia-
lecte de Vannes, et
en o et to dans le
dialecte de Tré-
guier. — Les subs-
tantifs plunels de
celte catégorie ne
sont pas usités
au siugulier, du
moins pour la plus
grande partie.
Ab-Arnou, n. p.
a-bennadou,
agelaou. 3.
bnt 2.
ak non. 3.
amc'houlou.
amzeriou, 3.
nkaot (anc.) 3.
uñkou.
a-aebeudou.
aotrou. 2.
aou-aou! 2.
aourliou, T. 2.
Ap-Riou, n. p.
a-rabinadou.
ardamuzou.
ardou, C.
argobrou.
argoul+ou (anc.) 3.
argoulou,
CN
ar re-zeou, B.
arvestou.
arwesiou. 3.
a-strolladou.
a-zeou. 2.
balavanou.
balavennou.
bara-koukou.
barbaou. 2
barlochou.
barou, T. C.
barr-boutou.
belbiachou.
berlou. 2
biblogou, Y.
binde ‘ou.
biaiaou {anc.) 3.
binion.
binviachou.
bizou.
bleñrhou.
bleoigqu. 3.
Blezou, n. p.
bliou, Oucss. 1.
bloukou.
bodreou. 2
bokjou.
botaou (anc.) 2.
boubuu.
Louk!ou.
bourdou.
| boulou.
| boutou.
bouzetlou.
bragerrezou. 5.
bragou.
bravigou. 3.
breou. 1.
bridou.
broudou.
chiboudou, T.
chelaou. G. 2.
c.2
c'hoari-ar-C chillou.
c'hoari-buulou.
c
daelaou lni 2.
daelou.
dueraou (anc.) 2.
d'ann-toon (anc)
danvesdou. 3.
dann, 1.
daousek-deisiou.
dazrou.
dehon.
delaou. 2.
dencdeou.
deou. 1.
deraou (anc.) ?.
derou. T.
diaikachon.
diboubou.
dic'haou. 2.
dielloù. 2.
digoradon.
dihuuou.
dillajou.
dilostachou.
dinaou. 2.
FadUU.
divoutou.
diwanou.
diwiskou.
diziaou. 3.
dorojou.
dou (ane
douniou.
dour-avalou.
dour-louzou.
drouk-iouluu. TC.
drouk-sañt-Kadou.
drouk-sant-Urlou.
dudigon
ebiou. 2.
echedou.
e-gaou. 2.
ellou.
e-metou.
p_
mennou,
ou.
vou.
iou.
n.
avalou.
U
TU —
heuzou.
hiaiennou. 3.
hiuou (nc) *
hiriou, C. 2.
hou, Y.
hou, V.
hualoù. 2.
huenglou (anc.)
burlou.
lann-vourdon.
laon. 1 ou 2.
laou (auc.) 1 ou 2.
nou.
nou, Y.
iouc’houhou.
ismodou.
Jabadaou.
Jakou, n. p.
Jarneou. 2.
Jestron.
logelloù, C.
kador-ar-sekrejou.
kamglou.
kammigelloù.
kañveiou. 3.
kanveou.
karavellou.
karc’hariou.
karkaniou.
kartou.
Katou, n.
Keon. 2
kelaou. 2.
kelon.
kenavou, V.
kentraou (anc.) 2.
killorou.
killon.
kinklerezou.
koaüteriou. 3.
koarellon.
kompejou.
komplijou.
koñchou.
korfennou.
korned-liou.
Lorporaillon. 4.
Kornon.
kostou.
Lkotueron.
koundouniou. 0.
kouraillou.
koz-dillajou.
kor-parichou.
koz-skrijou.
koz-traou. 2.
krabanoù.
krabosou.
kraon. 1.
krou (anc.)
krou (anc.)
kuchou.
kudou.
landerioù. 3.
lannoù
leñtigou.
lerou.
lez-koukou.
lezou, C.
lezou.
liardou. 2.
lichou.
lichou.
iion, T.
hadagou.
lion. 1.
lisiou. 2.
logudennou.
loxtadou.
lostennou.
louzaou ane ) 2.
louzaouent
laou.
louzaouenn -ar-
gwWenaennou.
louzaouenn
mammou.
louraouenn-ar-
mogeriou.
louzou.
lunedou.
madelesiou.
madigou.
madou.
maillurou. 3.
mamm-iov.
mummou.
managon.
manegou.
markoù,
markoumellou,
marvaillou. 3.
masklon,
Imation.
meginou.
melladou.
merkou.
mesiou, ?.
melon.
mes 0.
mibiliachau.
Ninon: géog.
mintin-goulou.
misiou. 1.
mizou.
mor-c'honlou.
morsolik-an:
Kou,
moullou.
moulou.
moulou.
mourennou.
mouron.
munudou.
naou. 1.
noellou. 2.
oajou. 2.
T maüchou.
Parafanco.
parlochou.
parounou. 3.
pegnonou.
peun-glaou.
peuliou. 2.
Picholou.
picholon.
poou (anc.)
potaillou.
pou (anc.)
poull-glaou.
pourpansou.
preveudiou.
prev-goulou.
privezou.
riou, 1.
riou (anc.) 1.
rogasionou.
roudou.
rouejou. 2.
rusteriou.
ruz glaou. 2.
sakreou. 2.
salmou.
sekrejou.
selaou. 2.
seuliou. 2.
Skalierou. 3.
skilfou.
sklosou.
skorsou.
skosou.
skouarnadou. 3.
skouarzou, 2.
skrijou.
skub-deliou.
soliou. 2.
sarc'hennou.
sotoniou. 3.
sou!
spesou.
spillon.
stlipou.
stou.
sturiou.
stripou.
strol'adou.
sucbhou.
tad-iou.
taillou. 2.
talarou.
talazrou.
taliou, C. 2.
telaou. 2.
teuliou. 2.
tnou (anc.)
toc'hadou,
tou, Y.
toull-ar-c'hagnou,
toull-gaou. 2.
— 772 —
touller-besiou. 4.
traouachow. 3.
Treglonou; géog.
frekou, Y.
treuzou. 2.
trik-heuzou.
troidellon. 3.
froiou. 2.
truillou. 9.
tudigou.
turubaillou. 4.
unanou.
uriou (anc ) 2.
rloù,
ursou.
viltansou.
OUA (diphtongue)
La terminaison
aoua des verbes de
cette série, prouve
qu'autrefois on di-
Sail biniaou, lou-
zaou, elc., au lieu
de biniou, louzou,
etc., qui se disent
aujourd’hui.
biniaoua. 4.
bragaoua. 3.
glaoua. 2.
gwesllaoua. 3.
ioua. 2.
Jaoua, n. p. 2.
kouignaoua. 3.
louzaoua. 3.
miniaoua. 3,
piaoua, C. 3.
pillaoua, 3,
siliaoua. 4.
soua. 1.
spillaoua. 3.
teskoua (anc.) 2.
truillaoua. 3.
viaoua. 3.
OUB
stoub.
OUBL
a-zoubl.
Koubl,
koubl.
soubl.
OUCH
Cette finale, non
_&utturale, se pro-
_nonce comme ow-
che en français.
bouch.
bouch.
firbouch.
OUC’H
Cette finale gut-
turale n'a pas d'a-
palogue en fran-
Cais pour la pro-
nonciation.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
oc'h. Voy. c'h dans
la Notice sur la
prononciation.
a-ziouc'h.
bara-ann-houc'h.
bezin-trouc'h.
blouc'h.
blouc'h, Y.T.
bouc'h.
diouc'h. 1.
houc'h.
iouc'h. 1.
konsouc'h.
kouc'h.
lost-houc’h.
louc'h.
louc'h, Y.
louc'h (anc.)
louzaouenn-ann-
trouc'b.
rminouc'b.
mor-honc'h.
morouc’h.
morz:d-houc'h.
pouc'h.
souc b.
souc'h.
stambouc'h.
trouc'b.
OUD
Cette finale 15
prononce comme
oude en français.
Quelques mots
de cette série ont
des syñonymes 60
Ouf.
ac'hanoud.
arroud.
besvoud.
boud.
brood.
broud.
darvoud.
dic'halloud.
disivoud ane.
efloud.
froud (anc.
galloud.
galvoud, Y.
gwezvoud, T. 2.
gwilioud. 2.
gwivoud.
hiboud.
bili-broud.
hirvoud.
holl-c'halloud.
iboud (anc.)
imboud, Y.
loud, Y. T. C. 1.
kamm-broud.
korn-boud.
leoudd (auc.) 1.
lond. Y.
loudd (anc.)
min-vroud.
oud.
poud, Y.
pouloud.
roud, C.
skoud.
OUE
Cette finale se
prononce comme
oué en français.
C'est une des
diphtongues bre-
tonnes.
abaoue.
alc’houe, V.T.C. 2
anaove. 4.
ankoue, Y. 9.
aotrou-Doue.
apoue (anc.) 2.
balafennik-Doue.
benastoue. 3.
bivik-Doue.
bloue. 1.
boue, T. 1.
brao-Doue.
c'houe, V. T. C.
c'houe, V. 1.
deiz-ann-aotrou-
diboue, V. 2.
diner-Doue.
dizoue. 2.
Doues. 1 et 2.
doujans-Doue.
drouk-ar-roue.
ebad-Doue.
ec’houe. 2.
enoue. 2.
e-toue, T. 2.
fouel 1.
foultr-Doue!
goe-goue, Y. 2.
goue, Y. 1.
goue, Y. 1.
gwalenn-ar-roue.
heiz-Doue.
biaoue, Y. 2.
hoc’h-gone, Y.
boue, Y. 1.
boue, Y. 1.
karantez-Doue.
keaz-Doue.
kelc'’houe, Y. 2.
Kervasdoue; géo.
Koue, T. 1.
krosz-Doue.
loue, T. 1.
louzaouenn-drouk-
ar-roue.
spo .
spoue, T. 1.
stioue, V. 1.
touer-doue.
toui-doue.
verb-dovue.
— 713 —
OUF, OUFT | moug.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
ouv.
distouf.
kovf, G.
lout,
ouf (anc.)
ouff (anc.)
ouf?, Y
stouf.
tena-stouf.
OUFF". Yoy OUF
OUFL
rouf“.
roufl, Y.
OUFR
houfr.
soufr.
oUG
Cette finale se
prononce comme
ougue en français.
Quelques mots de
cette série ont des
synonymes en ouk.
ambroug.
a-zoug.
boed-ar-c'hroug.
boug.
doug.
doug.
droug.
drouk-ar-moug.
e-droug.
e-kroug.
froug.
gouzoug.
kador-doug.
koug, Y.
koukoug.
kroug.
ioug {anc.)
moug.
moug.
moug.
paz moug.
roug, Y.
OUGN
Cette finale se
prononce comme
en français ougne.
mougn.
rougn.
sigougn.
tougn.
OUI
Cette flnsle se
prononce comme
ea français. C'est
une diphtongue.
ankaoui (anc.) 3.
argobraoui. 4.
argoulaoui. 4.
argouraoul. à.
badaovi (anc.) 3.
biniaoui. 3.
bloui {anc.) 1.
botaoui. 3.
c’houi. 1.
daeraoui, T. 3.
daouwi. 2.
darc'haoui, 3.
darnaoui (anc.) 3.
delaoui. 3.
deliaoui, 3.
deont. 2.
deraoui, T. GC. 83.
dic'haoui. 3.
dic'henaaui. 4.
dilaoui. 3.
dilouzaoui. C. 4.
dinaoui, 3.
divotaoui. à.
divoutaoui. 4.
disenouï. 3.
emproui. 2.
enaoui. 3.
enoui. 2.
gastaoui. 3.
genaoui. 3.
goulaoui. 3.
gouraOui. 3.
grout T. 1.
haoun. 2.
inoui. 2.
kanvaoui, C. 3.
kel:oui (anc.) 3.
kentraoui. 3.
kroui. 1.
likaoui. 3.
loui, C. 1.
louzaoui. 3.
louzoui, T. 2.
moui, V. 1.
pou, 1.
pennaoui, 3.
stoui. 1.
toui. 1.
OUILL
Cette finale
mouillée, que Le
Gonidec écrit oui,
86 prononce com-
me dans les mots
français andouille,
citrouille.
bastrouili, V. C. 2.
bouill, G. 1,
boaill, Y. 1.
bouill, C. {.
distroll, C. 2.
douill-dovill. 2.
fanouill. 2.
gagoaill, 2.
gargouill, V. 2.
kourouill, V. 2.
krouill, V. {.
moustrouill, C. 2.
patouill. 2.
pltouill, 2.
pouill, V. 1.
rangouill. 2.
souill, V. 1.
strouill, C. 1.
touill, GC. 1.
traouiil. 2.
vastrouill. 2.
OUJ
dizou).
98
— 774 —
OUEK trou, et que l'on
dit poulik, petit
Quel mots | trou.
FA Get Série ont _
synonymes en
oug. bac’houl, t.
biskoul.
ambrouk, biskonl.
amouk. botes-touil.
uk. boul,
chouk. boul.
chouk. al.
chouchouk, choul.
c'houitell-ar- | dammou!, Y.
chouk, V. diaonl, 2,
diambrouk. diriboul,
dour-poull.
eouli El 1.
ul.
rac’h-ann-diaoul,
nul,
lau, T. C. 1.
Jarni-diaoul!
jourdonl.
rpa a.
soul mpoul, C,
on - frañk - he - | kaüt-toull.
c'houzouk. kiviool. 2.
koenv-gouzouk. | koklos-donll.
krouk. kommonl.
mell-gouzouk. kouboul.
mouk. kougoul.
poan-c'houzouk. | koummoul.
post-tro-gouzouk. | Lann-ar-poell ;
sutell-ar-gouzouk. géogr.
torr-gouzouk. Jeac'h-sioul,
a aiae noi Y.
tro Ñ milin-doull.
roue Slon,
moul.
OUKR mourgoul, C.
mourzoul, C.
poukr, V. Fenn-poull; géog.
EE , V.
ou].
OUL, oULL | Eboui.
riboul, C.
Ces finales 8e | riboul-diriboul.
prononcent de la | rioul. 1.
même manière, | sioul. 1.
mais ne peuvent | sioul. 1.
être substituées | skoul.
l'ane à l’autre, | soul.
ainsi que l'indi- | soul, Y.
quent leurs déri- | ti-zoul.
vés. C'est ainsi | toull.
qu'on écrit poull, | tonll.
tricheboul. OUL:
troad-boul. TR
disk d
OUL, avec la let- CT
tre À mouillée de | konitr.
Le Gomidec. Voy. | pouitr.
QUILL. skoultr.
souitr.
OULC'H
Cette finale gut-| OULZ
{urale n'a pas d'e-
nalogue en fran-| Cette finale se
çais pour la pro- | prononce comme
nonciation. owlse en
_ ques va L
cette catégorie ont
boulc'h. des 8, C
boulc'h. gwk. lesquels sont
BRIED, Y. les La usités.
Ñ t. guk.
divoulc’h, 7
OULD OUM, OUMM
soubould, C. Ces deux finales
À même manière,
même man
V [ue
re substitu
boul, Y. lang à laure,
co! L
OULL. ta. ouL voir en éraminnt
les dérivés.
OULM Quelques mon
de cette série ont
digoulm. des synonymes en
diskoulm. om et omm.
drouk-sant-Koulm,
koulm. ann
a nip, im a-bloum.
stoutn 86%: | bilienn-bloum, 3.
touH-koulm, choum.
lie
TOUR.
OULS kroumm.
Cette fut [mm
prononce comme mabhoum.
gule en français. patroum.
Yor. euls. ploum.
_ spoum.
aad ing
ouis.
pegouls. OUMM. Voyes
pep-kouls. Quz.
OUN, OUNN
Ces finales se
prononcent com-
me une en fran-
çais, mais ne
peuvent être subs-
tituées l’une à l'au-
tre, comme on le
verra en exami-
ant avec un peu
d'attention les plu-
riels, les diminu-
HIS et autres déri-
vés.
Plusieurs mots
de cette série ont
des équivalents en
on et onn.
A cette catégorie
appartient la 1”
TR. sing. du pré-
lérit régulier des
verbes, comme
kotjoun, je trou-
vai, etc., et aussi
la 1" pers. sing.
da présent de ‘in-
dicatif, comme
ounn, je suis; ou-
sounn, je sais.
a-3ounn.
bara-koun.
baroun.
boskounn,
botoua.
boujaroun.
bourjoun.
bouroun.
boutoun.
bretoun.
brouskoun, £.
chidouroun, G.
difounn.
difounn.
digaloun, 0
digaloun.
digoun, T.
dispouroun.
distoun.
disaoun. 2.
— 775 —
disoun.
donn.
doun.
dour-goun.
drouk-kaloun.
fioun. 1.
fouan.
gadoun.
roun.
ailloun. 2.
ialc'h-ar-persoun.
Itroun.
Jakoun.
kaboun.
kaloun,
kartouroun.
kas-doun.
kikoun.
kornañdoun.
koun.
koun, T.
kouodoun, B.
koz-kaboun.
laeroun. 2.
laoun. 1.
letoun.
levesoun.
limoun.
loun (anc.)
loa-vasoun.
louzaouenn -ar-
galoun.
maeroup, 2.
mamm-maeroun.
margaloun, C.
IDASOUn,
mignonn,
mont-doun.
mor-doun.
moumoun.
moun.
moun.
naoun. 1.
nebaonn. 2.
vounn, B.
ougaoun.
oun.
oun.
paeroun. 2.
paouo. 1.
pardoun.
perfoun.
perfoan.
persoun.
peloun.
petoun.
pignoun.
poull-kaloun.
poull-doun.
poupik-ar-galoun,
rann-galoun.
ravailloun. 3.
Roasoun ; géog.
Rosgoun; 8608.
Simous, n. p.
sioul-sibouroun.
soun.
sounn.
spouroun.
stoun.
strakouilloun.
tad-paeroun.
toull-boutoun.
toun.
toun.
OUNE
Quelques mots
de cette série ont
synonymes en
onk. Tonia
trelouük.
touli-louük.
OUNN. Voya
OUR, 08 nasal.
Cette finale na- | français.
sale n'a pas d'ana-
logue en français
pour la pronon-
ciation ; elle se
rapproche de la f-
nale nasale of.
Quelques mots
de cette série ent
des synonymes en
of nasal.
d'ann-traouñ.
kanaoup.
kaouû.
toaouû (anc.) 1.
torr-kraoun.
traouû. 1.
rouüfl.
OUNGL
ouñgl, T. 1.
ouûgl, C. 1.
ouNK
Cette finale na-
sale se alaca
comme el français
ours.
Les mots de
cette série ont des
synonymes en
ont
ount,
Cron,
OUP
Cette finale se
prononce comme
en français oupe.
aval-stoup.
logn, CG.
paper stoup.
skloup, C.
stoup.
OUPL
soupl.
OUR, OURR
Ces deux fluales
se prononcent de
la même mauière
qu'en français.
Beaucoup de
substantifs de cet.
te série ont, en
Léon, des synony-
mes en er. Ce sont,
en généra!, ceux
ayant trait aux
professions. Le
dia'ecte de Vannes
y domine.
abalamour, Y.
abuzour, Y.
alc'hueour, Y. 3.
aleurour, V. 3.
aour. 1.
arleour, Y. 2.
arleuour, V. 3.
arour, Y. 9.
atahinour, Y.
atrapour, V.
Bad: zour, n. p.
balv mour, Y.
bamour, Y.
baour, Y. {.
bara-bourr, Y.
barnour, Y.
bec'hiuour, Y.
buriour, Y.
binour, Y.
bletaour, V. 2.
bleud-dour.
bleud-flour.
blingour, Y.
botour, Y.
bourr.
bran-ann-dour.
brentaour, Y.
brentour, Y.
bretour, Y.
— 110 —
brezelour, Y.
butumour, V,
chandelour.
c'hoariour, Y. 3.
c'huennour, Y.
c'huibanour, Y.
c'huitellour, Y.
darbarour, Y.
debrour, Y.
dejannour, Y.
deleour, Y. 2.
deour ({anc.) 1.
devesiad-labour.
devezour.
dianvezour, Y.
dibalamour.
dibunour, Y.
dihuenaour, Y. 3.
dilaboor.
diroc'hour, Y.
divinour, Y.
disaour, 2.
dizour.
dleour. 1.
douar-labour.
dour.
dour (anc.)
drammour.
drujcour, Y. 2.
drujour, V.
einetaour, Y. 3.
embannour, V.
euebour.
e-skourr.
estour, V.
farsour, V.
feac'hour, Y. 2.
fec’hour, Y.
feutour, Y.
fila] ur, Y.
four.
foet-rezik - ann -
dour.
frec'huour, Y.
Enl our, 2.
gaour. 1.
ges'uour, Y. 2.
ged ur, Y.
glandour.
glazoour. 2.
glaz-duur.
goelaour. 2.
gopr-devezour.
goudour.
gour Pir
gour (:nc.)
gour (auc.)
gour.
gour, Y.
gourinour, Y.
gouriour, Y. 2.
gretour, T.
grouizour, Y.
gulvoudour, Y.
gwastadour, Y.
gwastour, Y.
gwaz-dour.
gwerc'hour, Y.
gwerzour, Y.
gwigour.
gwiuiegour, Y. 3.
gwiraour, V. 2.
hadour, Y.
balennour, Y.
baliaaour, V. S.
hanterour.
henaour. 2.
heour, V. 1.
Iann - vadesour,
B H,
jar-zour.
jarik-zour.
ieot-flour.
imb:udour, Y.
inkantour, Y.
inkardour.
jour, Y. i.
jarncour, Y.
jiboesour, Y. 3.
kac'hunour, Y.
kadour (soc).
kaezour (anc.) 2.
kampenuour, V.
kambr-al-'abonr.
kandennour. Y.
kan-dour.
kannerezik -ann-
dour.
kanour (anc.)
Kaour, n. p. 1.
karretour, n. p. 1.
kefuidenn-zour.
keginour. Y.
keu-oberour.
kerc'hour, Y.
kercour. ?.
KZ our.
ki-dour.
kig''our, Y.
klanvour.
kleanour, Y. 2.
kludour, Y.
kobalour, Y.
koetaour, Y. 2.
kouchiour, V. 2.
kouez-dour.
kouretour, Ÿ.
kousiour, V. 2.
koveour, Y. 2.
kovesour.
krampoec’hour, 1.
kredour, Y.
kreunour, Ÿ.
kroazour, Y. 2.
kufunour.
labour.
lac'hour, Y.
lamm-dovur.
laour, C. 1.
leac'hour, Y. 2.
lenu-dour.
lennour, Y.
lezennour. Y.
lez-gaour. 2.
libour, C.
lidour.
liou-pour. 3.
loa-zour. 2.
lorbour, Y.
loudour.
lour, Y.
lousao“enn - ar-
pabaour.
luemmour, Y. 2.
mamm-flour.
maucgour, Y.
marc'had Our.
marekaour, Y.
mecherour.
medour, Y.
meginour, Y.
meliuour, Y.
meliodennour, Y.
mellezour.
mellour, V.
mengleour, Y. 2.
meruur.
mestr-mecberovr.
metour, Y.
miaunour, Y. 2.
milliour. 2.
millour.
mitour, Y.
mollour, Y.
mour (anc.)
nac'hennour, Y.
neanvur, V. 2.
neic'hour, Y. 2.
neour, V. 1.
oberour.
ogrdour, Y.
orbidour, Y.
org'ezour, Y.
our, C.
our (anc.)
our (aoc.)
pabaour. 2.
palamour (anc.) :
paotr - mecbercur.
paour. |.
paramantour.
pec'hour, Y,
pened out,
penlloùr (anc.)
penoad-labour.
peour, T. 1.
perc'hindour, Y.
pernour, Y.
peur-oberour.
pez-labour.
pisketour, Y.
pleurjour, Y.
Plouneour: géo. 2.
plunjour, V.
pod-dour.
poleour. 2.
porteour, V. 2.
poull-dovr.
pour.
predegour, Y.
ral-dour.
raz-dour.
reor-gwigour.
ridour, Y.
roc’hannour, Y.
rouaiour, 2.
rouanvour. 3.
8aill-dour. 2.
8Saillour, Y.
san-dour.
saour. 1.
sec'hour, Y.
segretour.
skol-lJabowr.
skopour, Y.
skourr.
skour.
skudell-zour.
skrapour, Y.
spac hour, Y.
spiour, Y. 2.
stennour, V.
suhunour, Y.
tachour, Y.
tamm-labour.
lavarnour, Y.
tennour, Y.
tensaour, Y. 2.
teour, V. {.
feskannour, Y.
tivlour, Y.
toeour, V. 2.
— 171 —
toezennour, Y. 8.
tokour, Y.
torfedour.
tour.
touzour, Y.
trec'hour, Y.
treic'hour, Y.
tremenour, Y.
troedour, V. 2.
troukour, Y.
tuemmour, Y. 2.
OURC’H
Cette finale gut-
turale n’a pas d'a-
palogue en fran-
çais pour la pre-
nonciation. Voycz
c'h dans la Notice
sur la prononcia-
tion.
bizourc'h.
bouiourc'h, V. 2.
bourc'h.
dibourc'h,
dibourc'h.
houc'h-tourc'h.
jourc’h. 1,
jourc'h. 1.
lembourc'h, Y.
maout-tourc'h.
matourc'h.
pourc'h {anc.)
tourc'h.
tourc’h.
OURD
Cele finale 8e
prononce comme
en français ourde.
Quelquies-u18 ont
des synonymes en
ourt.
bourd.
gourd.
lourd.
OURJ
skourij.
OURL
ourl.
OURM
Cetie finale se
prononce comme
ourme en français.
distourm.
fourm (anc.)
mez-ann-stourm.
stourm.
stourm.
OURN
Prononcez com-
me ourne en fran-
çais.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
On.
alsourn.
arzourn.
askourp.
diaskourn. 3.
diskourn.
diskourn.
dizourn.
dor-fourn.
douro.
dourn, Y.
fourn.
genou-ar-fouro.
gourn.
ifourn.
kelourn.
ken-fourn.
kilcourn.
koujourn.
kourn.
kourn, T.
levr-douurn.
mean-fourn.
meill-anun-dourn.
migourc.
moucbal.fours.
peg-gourn.
skourn.
skrid-dourn.
tanm-skourn.
tasiourn.
ti-fourn.
touil-fourn.
OURR. Toy. OUR
OURS
Cette finale se
prononce comme
ourse en français.
Plusieurs mots
de cette série ont
des synonymes en
ours.
babours.
digours, Y.
killours, Y.
bours, Y.
kours (anc )
mours, Y.
ours, C.
pegours, Y.
OURT
Prononcez com-
me urie eu fran-
çais.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
ourd.
guurdl (enc.)
gourt.
gourt (anc.)
kourt.
lourt.
tourt.
OURZ
Pronorcez com-
me ourse en frau-
çais.
Quelques-uas
ont des synony-
mes en ours.
babours.
‘| fabourz.
killourz.
lambours.
stribours.
tours.
OUS
Prononcez com-
me ousse en fran-
8.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
ous.
araous. 2,
babous.
baous, Y. 1.
baous, V. 1.
birous, Y.
brous.
chabous.
dibikous.
dichabous.
dic'hlabous.
divabous.
divirous, Y.
glabous.
glabous.
gourgous.
grignous, Y.
Jabous.
libous, Y.
lipous, Y.
lipous.
lous.
lous, Y.
mamm-lJabous.
mannous, Y.
mous.
mous.
pikous.
pous.
rachous, V.
tamm-lipous..
tegnous.
voulous.
OUSK
digousk.
Kousk.
morgonsk.
tersienn-gousk.
OUST
Prononcez com-
— 718 —
me en français darvout.
ouste.
broust.
daoust. 1.
digoust.
froust.
ioust, C. 1.
OUSTR
moustr.
OUT
Prononcez com-
me oute en fran-
çais.
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
oud
Cette terminai-
son est générale-
ment usitée dans
la Cornouaille bre-
tonne pour les in-
fluitifs, comme la-
carout, Karout. Ces
infinitifs, dans le
Léon,ont été trans-
formés en lararet,
karet, etc. Toute-
fois, il existe, en
Léon, bon nombre
d'infinitifs en out.
affout (anc.
amzereout. 3.
auaout. 2.
anavezout.
anavout, C.
anzaffout (anc.)
arruout. 3.
a-ziout. 2.
bernout.
bezout, V. C.
bout, Y.
bugel-ar-zaout. 4.
chibout, Y.
c'hoarvezout, 3.
c'hoarvout, 2.
c'houitout, C. 2.
dalc'hout, C.
darbout.
darvezout.
dellezout, C.
dereout. 2.
deurvout je)
dexevout (anc.)
diansavout. 4.
didalvezout.
digouezout. 3.
disfisiout. 3.
dislavaront. C.
displijout.
disprizout.
distremenout, C.
dizanaout. 8.
dleout. 1.
endevout, Y.
enteurvout.
erruout.
fallout.
falvezout.
faout. 1.
fellout.
fisiout. 2.
gallout.
gellout.
gellont, 1.
gellont, Y.
glout.
glou, C.
gout, Y.T. C.
gouzout.
gouzront (anc.)
gulvout, V.
gwenn-gout.
jaujout, Y.
kafout.
kaol-saout.
kaout. 1.
karout, C.
kavout.
kejout. 2.
kemerout, C.
kijout.
kinniout, T.
klefout.
kleout, C. L.
klevout, C.
lammout, C.
larout, C.
layarout, C.
lazout.
maout. 1.
mennout, D.
mennout (anc.)
melzout.
mor-vaout.
morzed-vaout.
noazoul. 2.
tizout.
tremenout, C.
QUY
Cette finale se
prononce comme
ouve en français.
Cette série a des
synonymes el
ouf.
distouv.
lou.
Skour.
OUZ
La plupart des
mots de cette série
s'écrivent aussi en
| ous.
gian,
alous.
antronouz, C.
araoug.
babouz.
babouz.
balibouz.
ballin-blouz.
baouz, V. 1.
baradouzs, T.
botez-lous.
brouz.
chabous.
c'houiltrous.
dibikous.
dichabouz.
didrouz.
didrouz.
divabous.
divabous.
foerous. 2.
galouz.
glabous.
gourdrous.
gourdrouz.
grignous.
nter-nous, C.
bartous.
hons.
kakous.
kaouz, C. 1.
kouz, C.
kuitouz.
labouz.
lapouzs.
lipouz.
lipouz.
lous.
lous.
mannous, Y.
marc’h-rous.
marmouz.
mor-drous.
mormous.
morouz, Y.
mouz, Y.
nous, C.
nouz (anc.)
ous.
pikous.
pikous.
pilpous.
pitous.
plous.
ratouz.
rouz.
taltous.
taous, T. 1.
tartouz.
tartoux.
guous.
touli-plous, Y.
tous.
trous.
OV
— 7179 —
gôry.
EO.
pror.
OVR
lovr.
OZ
Prononces com-
me ose en fran-
8e
La lettre x étant
nouvellement in-
troduite en breton
(YP siècle), plu-
sieursauteurs pré-
fèrentécrire os que
ox. Cette dernière
orthographe est la
plus répandue au-
jourd’hui, excepté
en Vannes. Voir
les lettres s et x à
mon Nouveau Dic-
lionnaire français-
breton 1869.
abadenn-n0z.
abardaez-n0s.
antronôz, Y.
antrenôs.
802, 1.
ao, 1.
a-rat0z, C.
bagos.
baoz, 1.
barados.
baroz.
bemnôs.
bennôs.
bôz
bro-sa0s.
brôs.
bugel-n0z.
deiz-ha-nôs.
den-kôz.
divrôz.
doz, Y.
eil-antrenôz, Y.
eil-antronôs.
eil-trenôz, Y.
eontr-k0ôz.
Ces mots ontdes | faôz. 1.
synonymes en of. | fenôz.
fest-nôz.
fôz, V. T. C.
ged-n68.
gliz-n03.
gloec’h-n0s, Y. 2.
gonoz, C
gortoz.
gortos.
gôz.
gwechall-gôs.
gwele-klôz.
banter-n06s.
hent.
hogos.
houper-n6s.
jeotenn-eunn-nôs.
karros.
ki-nÔs.
klôz.
klÔz.
koef-nôs.
Kokalot,
korf-brôs.
kôs.
krabos.
kreinôz, Y. 2.
krôz.
Kros, C.
lard-kôz.
lespoz.
malloz,
mamm-gôs.
mandoz.
mardoz.
mennoz.
mordoz, B.
nadoz.
na0g. 1.
DO,
03, auz, V. T. C.
pardaez-nôs.
parroz, T.
penaoz, 2.
penôz, penaus,
YB
pilgoz.
piltoz.
prev-nôs.
raoz. 1.
ratoz.
roz (anc.)
8a0Z. 1.
ser r-nôz.
sklerderik-nôs, Y.
skouarn - ann -
ozac'h-kôs.
skouarn - ann =
ozac'hik-kôs.
501, sauz, Y. T. C.
tad-kôz.
tan-n03.
ti-tan-nôz, Y.
toubaos, CG. 2.
tour-tan-n0z, Y.
rengi, Y.
tro-nôsz.
tronôs.
turiadenn-gôs.
OZN
losn (anc.)
P
PA
Cette série, à peu
d’exceptions près,
ne renferme que
des verbes.
asoupa, C.
bappa.
tripa.
tumpa, C.
tumpa, T.
PE
Cette finale se
prononce comme
pé en français.
pe.
pe, V. C.
pe, T.
PI
grippi.
boupi.
kampi, C.
orp
Dn
ab 0. p.
pi, Y.
PO
Cette syllabe (-
nale est celle de la
3° pers. singulier
du futur des ver-
hes terminés à l’in-
finitif cn pa, pou.
PU
Je ne connais
pas de mot avec
cette consounance
finale.
R
RA
A cette série ap-
partiennent les
superlatifs des ad-
jectifs terminés en
— 180 —
gr, gr, estr,ir, or et | eara. 2.
NT,
auchou-dours.
arvara.
bara.
baraa (anc.) 3.
bardachik tra.
daou-banters.
deu-ha-dra.
deura, Y
dibouitre.
dibra.
dic'hoara. 3.
didra.
diegra. 2.
digabestrae.
digaillara.
diglors.
dihompra.
dilastra.
dilifra, T.
dilnfra.
dira.
dira.
disgoara, 3.
diszwara, 3.
diskora.
diskoultra.
dickourra.
dislountra.
dismantra.
dispara.
dispeura.
istera.
divaillura.
divarra.
divera.
diverra.
divora, C.
digakra.
dizaotra. 3.
dizara.
dizibra.
dizouara. 3.
dizoura.
douara. 2.
doura.
dreist-pep-tra.
rrr me
CE
cgara.
eistra, V. 2.
endra.
Enora, n. p.
era, Y.
erdra, T.
evit-netra.
feltra.
ferra.
feuka.
feura.
flastra.
flatra.
flistra.
floura.
foeltra. 9.
fouitra.
heistra, Y. 2.
bera.
histra.
intra.
kabestra.
kaillara. 3.
kas-da-netra.
kobra.
kement-tra.
Kiara, n. p.
klera.
kiouera. 2.
koara. 2.
koll-bara.
kouevra.
lampra.
lastra.
lidoura.
limestra.
linkra.
lintra.
Lora, n. p.
lufra.
mantra.
mastara.
mera.
minovera. 3.
moeltra. 2.
mont-da-nctra.
moustra.
muntra.
netra.
palastra.
palonera. 3.
penfestra.
penvestra.
petra.
pilaonera. 4.
plastre.
pleustra, C.
pouil-doura.
pouitra.
pura.
pura.
tL. V.T. C.
rozera.
sabra.
sakra.
Saotra. 2.
sarra.
saura (anc.)
skourra.
soliera (anc.) 3.
sora (anc.)
soufra.
tra.
tra-ha-tra.
tra-manu-dra.
RE
Prononcez com-
me ré en français.
adarre.
adre.
Alre; géog.
amzere.
amzere.
Aodre, n. p.
aotre. 2.
arc'houere. 3.
arre, Y.
(nG.
d-adre.
— 781 —
gware, C.
gweltre.
gwendre, Y.
gwere.
gwidre.
hebre.
Heuore, n.n,
be-re.
here.
bhezre.
ho-re.
hon-re.
huere (anc.) 2.
bunvre, C.T.
huvre,
jeodre, C. 2.
kefre.
keo-dere.
kendere.
kentre.
kere.
keuneudre.
kevre.
klaoustre. 2.
koldre.
korre, Y
kouñtell-kere.
kure.
lakaai adre.
landre, Y.
lochore.
lochore, Ÿ
lore.
lure, Y. C,
madre.
ma-re, Y. T. C.
mare.
melre, C.
mont adre.
moustire.
otre, Y. T. C.
parc.
pedare, C
penn-aûre.
pere.
petore, T.
pe vare ?
pevare.
Plouare ; géog 3.
pore.
porz- adre.
pred-beure, Y.T.
rambre.
ratre, C.
re,
re.
re.
Rivare, 0. p.
stal-adre.
tre.
tre.
tre, V. T. C.
tre (anc.)
tre.
tre, C.
trugare, Y. T. C.
va-re.
war-c'horre.
alaouri. 3..
alteri.
amblari, T.
ambloari, C. 3.
amzeri.
aneri, C.
ari, V.
arrcbeuri.
arvari.
avel-fri.
a-zevri.
brikenneri.
bugaderi.
bulari, Y.
butun-frti.
cholori.
c'hosnt-dibri. 1
c'hosri.
c'hoari. 2.
daffari.
dam- zigeri.
darbari.
daskori, C.
diamzeri. 4.
dibri.
SIC biag hap
difari, Y
dis
disleberi.
dispeuri.
divailluri.
disakri.
dizalaouri.
disemperi (anc.)
disenor.
dizouri, Y.
egari, C.
enori.
Koori, 0. pe
fagoderi
| glac'hari.
glaoueri.
glaouri, 2.
gobari.
gori.
gori.
goubari, C.
goudori.
goullonderi.
gouri, V.
gour-sigerl.
gri.
gwilliouri.
gwiri.
hanter-zigeri.
heor. 2.
Herri, D. p.
hostaleri.
buperi.
jaodri, 2.
jolori.
kakouseri.
katari.
kereouri. 3.
kerreri. Y.
kigeri.
killeri.
killori.
kirri.
kivijeri.
koanteri. 3.
kouldri.
mailluri. s.
Mari, D. p.
mereuri.
meri.
mirri.
mistri.
piveri.
perderi, Y,
99
ES (anc. }
loudiri; géog.
poderi.
boul pri.
prederi.
prenestri, Y.
P
puri, C.
safari, Y.
sagri.
sakri.
savouri, Y.
segreteri.
sekreteri.
senturi.
terri.
torch-listri.
toul!-fri
tri.
trompler-c'hoari.
zellouri, Y
RO
À cette catégorie
appartient la 3°
pers. sing. dufutur
des verbes termi-
nés à l’infinitif par
ra, rai, rét, TL, TOM,
85Kol-g9arù.,
aval-derd.
avel-drô.
a-ziaveaz-bré.
bar.
beloro, Y
bern-tré.
berù.
bioc'h-derù, Y.
bleiz-garo.
blonek-zer6.
bouillenn-dré.
brezel-brô.
bro,
bro.
c'houero. 2.
c'houil-derô. 3.
dans-tré.
daro, T.
dar, T.
derù.
disro.
distro.
distré.
distro.
distrô.
— 782 —
divro (anc.)
dont-enn-dré.
dour-deré.
ed
ez-Marô.
hogro, T.
iez-hor-bro.
kan-marô.
kaol-garô.
kard.
kenvré.
kiik-tarô. 4.
kildro.
korf-mar6.
Korn. Kard.
kora-trô.
kuro (anc.)
leaz-trô.
lero, lezro, T.
mamm-vrô.
maout-taro.
mar.
nep-tro.
peb-eil-tré.
pep-trô.
peuz-varo
ploboro, T.
poull-trô.
radenn-zero.
teod- Kard.
tomm-beré.
treaz-mar0.
trô.
tro.
tro.
tré.
tro.
tro.
tré.
tro-et-trô.
tro-war-drô. ,
war-drô.
war-euon-dré.
RU
Plusieurs mots
de cette série ont
des synonymes en
drù, ero et erv.
anderù, Y.
aval-deru, Y
baro, Y
berù, Y.
dru, V.
garu, Y.
gour-rù, t.
kroaz- rû.
luru, Y
maru.
moru.
TD.
rà, V.T.C.
tankerru!
Cette lettre étant
toujours dure, se-
lon l'orthographe
de Le Gonidec,
doit être pronon-
cée comme deux s
et jamais comme
3, même quand
elle se trouve en-
tre deux voyelles.
SA
A cette série ap-
partiennent les su-
perlatifs des adjec-
tifs en az, is, oz,
NS: ils out leurs
superlatifs en sa
et non 60 za. Le
motif en est expli-
qué aux lettres S
et Z de mon Nouv.
Dictionnaire 1869.
Cette finale se
prononce toujours
sa et jamais 3a.
basa.
basa.
blonsa.
bosa.
bresa.
bronsa.
chalsa.
c'houesa, 2.
didronsa.
diglosa.
digosa.
distronsa.
distronsa.
divasa.
divrasa.
divronsa.
dizorsa, C.
aez-Eusa; géog.
Kaa.
fourgasa.
frigasa.
glabousa.
godisa.
gWasa.
krabisa.
krisa.
krouglasa.
krusmusa.
jansa.
lasa.
liesa. 2.
lisa.
mesa (anc.)
mesa, G.T.
morsa.
mouesa. ?.
musa.
nesa.
panesa.
peurliesa. 3.
pigosa.
punsa.
rinsa.
sa !
sklasa.
Cette flnale se
prononce toujours
comnuie cé en fran-
çais.
a-les-se.
alesse.
e-han-se, Y.
e-keit-se.
evel-se.
gwi-luse.
kement-se.
kent-8e.
kerse.
marse, V.
morse.
rase, C.
pense.
pesse, Y.
rak-se.
ronse.
se.
se.
se, V.T. C.
SI
La lettre s étant
dure, il faut pro-
noncer celte finale
comme ci en fran-
çais.
ezansi.
fourgasi.
gwarisi.
begasi.
kousi, Y.
Jaeronsi. 3.
lazronsi ance.)
marchosi.
mechosi.
missi, Y.
rempsi.
remsi.
reversi.
si, Y.
L. rubaæsi.
tempsi.
— 783 —
SO
La lettre s étant
dure, il faut pro-
poncer cette finale
comme 6’il y avait
deux s.
guerso, Y
86, Y
T
TA
À cette catégorie
appartiennent Îles
superlatifs des ad-
jectifs terminés en
ard, art, od et ot.
Ils font” leurs su-
perlatifs en ta et
non en da. La rai-
son en a élé don-
pée en plusieurs
endroits de mon
Nouveau Diction-
naire 1869.
abreta.
ac'hanta.
ac’han-ta !
Agata, 0. p.
ai-ta 1
arc'hapta.
baota. 2.
basta, Y.
batata.
Berta, n. p.
beta, Y.
bigorneta.
bleota. 2.
boeta. 2.
boueta. 2.
bounta.
bouta.
breta.
briata. 2.
bris-faouta. 3.
brousta.
brucheta.
bunta.
chigota.
chinta.
chipota.
chita.
choukata.
c’houileta. 8.
c'houita, C. 2.
da-genta.
da-genta-holl,
da-nebeuta.
d'ann-abreta.
danta.
danta, T.
delta.
dem-faouta.
denta.
deveziata.
diachanta. 4.
diarc'hanta. 4.
diberc'henta.
diblanta.
dichafranta.
dic'heota. S.
difata.
difraosta. 3.
difreta, C.
difreta.
difusta.
digaota. 3.
digauta.
dilogota.
dilasta.
diskanta.
diskianta. 3.
dismanta.
disnunta.
displanta.
divaota. 3.
dizanta.
dorlota.
dournata.
ebata.
engehenta.
enta.
eôsta. 2.
eskaota, C. 3.
ela.
evneta.
eznela.
falaoueta, C. 4.
faouta. 2.
farlota.
fata.
festa.
flauta US
fleuta (flehuta).
flippata.
foeta. 9.
foueta. 2.
friata. 2.
frita.
gaoliata. 3.
geota. 2.
gourzaota (ane 13. 8.
gozela L
6
kenti-keñts.
kesta.
Keuneuta,
kinta.
koailleta. 4.
kofata.
korfata.
koumananta.
kous!{a.
krabanata.
kraosta. 2.
krogata.
Jabouseta.
Jazeta fanc.)
liketa.
linenn-sounta.
loc’heta.
logeta.
logota.
luseta.
maouta. 2.
marc'hats.
melfeta.
menata (anc.)
me”c’heta.
mer'usetsa.
mignounets.
morueta. 3.
nebeuta.
paoatae 3.
paota
paota, CG. ?.
penn-kenta.
pensaoutsa. 5.
skauta, V. T. 0.3.
skelta, T.
SKos, V. T. C.
tels,
tinte, C.
tiü
tourta.
tuta (anc.)
vaota. 2.
Zita, n.p.
TE
Prononces com-
me té en français.
benedisite.
bete.
brete (anc.)
fete.
te
S. T.C.
IS adj. Y.
TL
abatif.
aketi.
c'hoari-boulou-
piti.
C’hoari-patati.
dam:
leanez-ann-t\.
manac'h-tt.
manat,
meoueti, T. 3.
penn-it.
piti.
plac’h-ann-t1.
reketi.
sakramañti.
sench-11.
senti.
tempti.
testamanti.
n.
treañti. 2.
TO
astÔ.
#10, atau, V.T.C.
balan-to.
boto, T.
disto.
evelato.
gorto, T. C. Y.
1ngorto, Y.
Kato, n. p.
mean-t0.
to.
toc'hato, G.
astu, V. T. C.
bas-dotu.
chetu.
c'hoari-dotu.
dus, VTC. 8.
dougiñ, 0.
parihu'ine)
D
stû.
L
1-6.
tû-pe-dû.
L)
Cette lettre se
prononce de la
même manière
qu'en français.
R.T
au (ahu), Y.
skaot-dua.
sus, V. 1.
tua. 1.
UB
achub (ape)
ll J
UCH
Cette finale non
gutturale se pro=
nonce comme en
françals uche.
çais pour la pro-
nonciation. Voyez
"h da
Prononcez com-
me ude en fran-
is.
Quelques £ 2
de cette série ont
des synonymes en
ut.
astud.
avel-fud.
dargud.
eirstr-palu].
b
Er, -vrud.
hud (anc.)
100.
kiud, Y.
klud (anc.)
lugud.
rû
simud.
trobard-iud.
(60.
UE
Prononcez com-
me ué en français.
alc'hue, Y. 9.
bue, V.T.C. 1.
didrue. V.T. C. 2.
dor-alc'hue, Y.
kefleue. 2.
lec’hue, Y. 2.
leue. 1.
lue, Y. 1.
- né, V. 1, veau.
neue, Y. 1.
true, Y. T. C. 1.
UF, UFF
koat-tuff.
kuff (anc.)
stuf, Y.
tûf.
(uB,
UFF. Voy. UF
UFR
lufr.
UQ
Prononcez com-
me en français
ugue.
—_—… E
— 785 —
brûg.
bo
R.
bug (anc.)
buzug.
c'huil-krag, Y.
dug.
gug (anc.)
krûg.
log, C.
lug (anc.)
pus.
BUR.
trouc'her-burug.
UGN
Prononcez com-
me ugne en fran-
çais.
daspugn, Y.
daspugn, Y.
UI
C'est une des
diphtongues bre-
tonnes, excepté
après e.
anneui. 3.
argui. 2.
astui. 1.
c'hui, Y. T. C. !.
diastui. 3.
disteu:. 3.
fui, GC. 1.
harlui, C. 2.
indui. 2.
kieui. 2.
Koc'hu, 2.
lui. 1.
mui. 1.
neui. 2.
repui. 2.
seul- vui.
steui. 2.
Tangail, D. p.
tui, 1.
ui, V. 1.
UILL
dans les mots fran-
çais andouille, pa-
trouille, en s'abs-
tenant de faire
sentir la lettre o
de ces derniers.
Elle répond à ul
mouillé de Le Go-
nidec.
anduill.
a-skuili.
disparbuill. 3.
druill. 1.
duill, 1.
fuill. 1.
fuill. 1.
fuill, C. L.
krubuill. 2.
kuïili. 1.
kutuill. 2.
morzuill. 2.
puill. 1.
suill. 1.
trubuill, T. 2.
tuill. 1.
uzuill. 2.
Ud
Prononcez com-
me uje en fran-
çais.
distru),
80,
UK
brûk.
bûk.
grûk.
karvik-bruk.
klokuk (anc.) :
krôûk.
muk (anc.)
puk (anc.)
Telgruk ; géog.
truk, C.
UKR
Cette finale se | mukr.
prouonce comme | sukr.
UL
Prononcez com-
me ule en français.
bagal, Y.
burtu\ (anc.)
diguzul.
disturul, Y.
disûl.
divakul, B.
e-kuzul.
ehul, V.
kazul.
kugull (anc )
kuzul.
mul.
muilgul.
muzul,
piful (906.
piul (anc.) 1.
Servul, 0. p.
seul (sehul}, Y.
sûl, disûl.
sûi, Y
sul (anc.)
Sul, n. p.
turul, Y.
UL, avec | mouii-
lée de Le Gosidec.
Yoy. UILL.
ULDR
muldr, Y.
UM, UMM
Ces finales se
prononcent de la
même manière
qu’en françias,
mais ne peuvent
être substituées
l'une à l'autre dans
l'orthographe.
alum.
apotum.
balum,
botum.
dastum.
dastum.
destum.
Cette finale non
nasale se prononce
comme une en
français. Voy. plus
loin un nasale.
anbun, Y.
brusun.
bulsun.
bun.
burjuo, Y.
butun.
dejua, Y.
deun, Y.
dihun.
dihun.
dilun.
divudurun.
diziun, T. 2.
diziun, T. 2.
chun, T.
eun (ehun, Y.
falc'hun.
fun, Y.
gun (anc.)
guraun, Y.
hun, Y.
han (anc.)
jñkruzun.
jün. L.
Inn, 1.
kac'hun, Y.
kafun.
klôn, Y.
korn-butun.
kuc'hun, Y.
kuiurun,
kufun.
kun (anc.)
— 788 —
sun, T, C,
sûn, Y.
teuu (tehun) (anc.)
tûn.
tun (anc.)
zun, T.
UN nasale.
Cette finale na-
sale se pronouce
comme dans les
mots français au-
cun, chacun.
bleuñ. 1.
Kn
tad-kun.
tleuñ (anc.) 1.
UNF
Prononcez com-
me “ee en fran-
ais. Cette finale
est nasale.
kunf (anc.)
kun (anc.)
UNS
Cette finale est
nasale et se pro-
nonce comme en
français unse.
boñs.
puns.
UNT
Cette finale na-
sale se prorionce
comme unte en
français.
puñt (anc.)
Prononcez ‘Om -
me unve en fran-
als. Cette finale
est nasale.
bleuñs. 1.
kunv.
UP
achup.
chap, Y.
BL, tance.)
UPR
lupr.
UR
mnr, np.
displitedur.
divaillur.
ez-fur.
für.
gourdadur.
gur (anc.)
hndur.
kelador.
kelader.
kredur, C.
kropadur.
krouadar. 3.
kur (anc.)
ligiannadur. 4.
lur.
magador,
maillur.
mec‘bur, Y.
merur, C.
menr, C.
morsadur.
taladar.
toïkadur.
troszur. 2.
tour (anc.)
ur (anc.)
URCH
Cette finale non
gutturale se pro-
nonce comme wf-
che en français.
furch.
srurcb.
sturch.
turch, V.
URCH
Cette finale gut-
türalé n'a pas d'a
nalogue en fran
cais. Voy. c'h dans
h Notice sur h
prononciation.
urc'h, Y.
URZ
urz.
Us
Prononcez celte
finale comme usse
en français.
Les mots de
cette catégorieont,
pour la plupart,
des synonymes en
us, pe la raison
que le x final étant
nouvellement in-
troduit en breton,
plusieurs auteurs
référent us à ur.
outefois, cette
dernière terminai-
son est la plus
répandue aujour-
d'hui.
Voyez ce qui est
dit à ce sujet aux
lettres 8 et Z de
mon Nouveau Dic-
fionnaire 1869.
a-ûs.
‘bozac'hus ane)
drag (anc.)
hirhoarlus (anc.)
Janus (anc.)
kablus.
kerlus.
kotatibus, C.
KDa,
kus (cus) (anc.)
L
merlus.
padui
peneugus.
penn-merlus.
rebus, C.
ribus, C.
skouarn-malc'hus.
sius, V. 2.
splûs.
— 787 —
lambrusk.
lusk.
plusk,
rusk.
UST
Prononcez com-
me uste en fran-
çais.
deust (dehust, V.
fust.
hust, C.
kurust.
must, Y.
rust.
post.
USTR
lugstr.
lugustr, Y.
UT
Quelques mots
de cette série ont
des synonymes en
yd, par la raison
que le « final est
moins usité qu'au-
treois.
Prononcez COM-
me ute en français,
alors même que
cette syllabe finale
est précédée d'une
opel. Ainsi fleut
llad
L
berzut.
beut (behut), Y.
PE
rgut, C.
debut, Y.
fao-pôt.
Bant (faha,
fleut (dehoù, Ÿ.
fut.
Jagat, n.n.
Laber-Ildut ; géog.
Lanildut: géog.
lugut.
meut (mehul, Y.
ût.
mût.
Poull-Dahat ; géog.
penturr (auc.)
UZ
Prononcez com
me en françaisuxe,
alors même que
cette syllabe fluale
est précédée d'une
voyelle. Ainsi,
anné-uz.
La plupart des
mots de cette série
ontdes synonymes
eu us, atlendu que
le x Anal a été nou-
vellement intro-
duit (xvr siècle).
Beaucoup d'au-
teurs ont conservé
l'ancienne flaale
us, bien qu'elle ne
soit pas la plus
usitée aujour-
d'hal.
arnaüuz, V.
arneuz. ?.
astuuz, V.T. C. 3.
astus.
astusuz,
a-ûz,
barodus, T.
berc'hudoz, Y.
blaousc'huz, V. 3.
bloku:
bourlazus.
brokus.
broudus.
bulbuenn-ruz.
bursudus.
cata «
chaon .%
ET
chilpus.
dalc'huz.
damaütus
daonus. 2
daskrigous.
debronua (anc.)
deliaouuz, 4.
dem-rus.
diastuz. 3.
dic'halloudus.
dieguz. 2.
difius, Y.
diloskuz.
disfiziuz. 3.
diskreduz.
disprieuz.
distrujuz.
divus.
efreizuz. 3.
e-küz.
eñkrerus.
ençeus (enoehus),,
enorus.
eonenpus. 3.
estlamur.
enrus (eburuz).
euxus.
evurus, T.
faeuz (bens l. 2.
faltezius.
faotuz. 2.
fouoous.
founnus.
founnuz.
fourraduz, 0.
fau à
us, V.
froudennus.
gourdrourus,
&ouriennus, Y.3.
Sourvennuz.
grigonsuz.
grisiennuz. 5.
grouiennus, V. 3.
Œvagrennuz.
gwarisiuz.
gvwelevuz, C.
gwelvanuz.
gwerblennuz.
gwidiluz.
hegasuz.
hegus.
hetuz, Y.
heurus.
bikuz, Y.
billiguz.
biriauz, Y.
hirr-baduz.
hirr-boazluz.
hirvoudur.
holl-c'hallouduz.
horelluz.
iec'hedu. 3.
ijinuz.
jour. 3.
jaluz.
Janus.
joauz (joahus). 2.
ablus (anc.)
kanvaouuz. 3.
karañtezuz.
kasauz (kasahus).
kazarc'huz.
kazerc'huz.
keinvanuz. 3.
— 188 —
kan
kouskeduz, Y.
koustus,
kraostus. 2.
kreduz.
krigous.
kuladuz.
lagennus.
lastezuz.
latarus.
ligeraus, Y.
ligiaonuz.
lijorus, Y.
liigernuz, Y.
livuz.
lorc'huz, V.
lafruz.
1 4
GEE (lurhus},
Y.C,
magos.
mardozus, C.
maritellus.
mec'hus.
meill-rux.
melkoniuz, V.
merluz.
mogedennur.
mogeduz.
monkluz, C.
morc'hedus.
moreduz.
moruz.
mur.
mns,
neañsuz. 1.
nec’hañsuz, V. 3.
rerc'huz, Y.
nerzuz.
peguz.
penn-merluz.
pennadus.
pooc’hus.
peskedus,
peur-badus.
piz-rus.
poanius. 2.
poeniuz, V. 2.
rec'hus.
rendaelus.
revus.
riüklus,
risklus.
roufluz.
£.
rusierus. 3.
rss,
sankus.
sec'hedus.
Sentuz.
siuz, V. 1.
skedus.
skiltruz.
sklingernus, V.
skoûtus, 1.
skins.
8krimpus, C.
souec'huz. 2.
Souezuz.
speriuz.
speriuz, C.
spletuz, V.
spoñtuz, C. T.
spountuz.
slaguz.
Slambouo bus.
Staoluz. 2.
steredennus.
sterennuz.
Strafilluz.
strakuz. .
strouillennus, 06.5.
strujuz, C.
struz, C.
stultennus.
stus, £.
tagus.
talvouduz.
tersiennuz. 3.
troazuz. 2.
trourur.
trubuillus, T.
trueuz (truehuz),V.
T.C. 3.
truezuz. 2.
trugarezus.
ras, V.
us.
vertus!
Y
YA
À cette série ap-
partiennent les su-
perlatifs des ad-
jectifs terminés en
tañva.
ira, C.
va.
va.
VE
Prononcez com-
me ré en français.
kenave, Y.
leve.
live (anc.)
nerve, C.
penave, Y.
reve, Y.
birvi.
boedenn-vi.
— 789 —
mezvi.
pehani.
revi.
Tame, C.
kenavo, C.T,.
vo.
VU
avu.
koet-kovu, V.
kovu, Y
motenn-kovu, Y.
WW
Voyez la Notice
sur la prononcia-
tion.
WE
Cette finale se
prononce comme
ué en français.
disgwe.
diwe.
gwe.
gwe, Y
Z
ZA
alc'houeza. 8.
auta. oza, Y. T.C.
azeza.
babouza.
badeza.
balboueza. 3.
balbouza.
bouillaza. 3.
brageza.
hrein.
briza.
broeza. 2.
broueza. 9.
c'houeza. 2.
da-ziveza.
denteleza.
diaeza. 3.
dialc'houeza. 4.
dianneza. 4.
diazeza. 3.
dibaoueza. 4.
dibikouza.
diblaza, C.
dibouiouneza.
dic’hiza.
dic'houlaza.
dic'houriza.
didarza.
dieza. 3.
difreuza.
digarza.
digiza.
digloza.
digompeza.
diheuza.
dileza.
dineiza. 3.
dinerza,
dinezxa.
dreia. 3.
direza.
diskuiza.
distlabeza.
distriza.
distroueza. 3.
divabousa.
divalbouza.
divadeza.
diveza.
diviza.
divlaza.
divoaza. 3.
divorza.
di
dizreza.
dizruza.
dluza.
dont da veza.
druza.
e-c’halle-beza,
ec’hoaxa. 3.
ganUra.
geiza. 2.
grignoutzs.
gwall-a0za.
kosteza.
Koueza. 2.
koueza. 2.
kourreza.
krampoeza. 3.
kraza.
kreiza. 2.
kriza.
kroaza. 2.
krusmuza.
100
Jabeza.
laeza. 2.
larjeza.
lasteza.
laza.
leanes-santez-Te-
meza.
moneiza. 3.
morzs.
mouza.
muza (anc.)
nerza.
poulouneza.
preiza. 2.
ratouzs.
r'a£a.
reiza. 2.
reuza.
routa.
Roza, n. p.
ruza,
sebeza.
skarza.
skourjeza.
skuiza. 2.
soueza. 2.
souza, T.
spaza.
stlabeza.
gtriza.
taltouza.
tamoeza. 3.
tarza.
Teresa, n. p.
teza, C.
toaza. 2.
Prononcesz com-
me en français sd.
a-neuxe.
ann dra-2€.
ar re-2e.
ate.
baz-kleze.
brete,
dote, Y.
dre-3e.
du-1e.
etre bad-se.
etreze.
goude-=1e.
gour-glete.
gouriz-kleze.
gWaz-ale. 3.
gwell-aze.
gwilveze, Y.
kleze.
koanze, V. C.
marteze.
marze, V.
Nate, 0. p.
neuze.
neze, Y.
neze {anc.\
puze (aoc )
ze.
ze.
ZI
abardaeri. 4.
breugeusi.
brizi.
chonezi. 2,
eil-zimezi. 4.
enebarsi.
enezi.
enkrezi.
erezi.
errezi.
euzi,
faltazi.
fazi.
frealzi. 2.
ganuzi.
glazvezi.
glizi.
gorregourzi.
gour-vadeti.
inizi, Y.
karzi, karr-zi.
kostezi.
ieur-zi.
louzaouenn-ar-
gena),
mandosi.
mardoii, C.
en 38, ER ex, en
xt et en xout,
comme
c'hoarveso, etc.
bezô!
beù.
dezo.
kenarezo.
mezo.
8e20.
strizo, C.
ZU
bronzu.
dem-32ù.
gore-xû.
gwinienn-xû.
kerzû.
War-xrû.
— 191 —
_
ÉPITHÈTES DONNÉES LE PLUS ORDINAIREMENT AU CRÉATEUR
ET AU SAUVEUR DU MONDE DANS LES POÉSIES RELIGIEUSES
Aotroù Doug holl-c'hallouduz. — Tad peurbaduz. — Doue
ann Tad. — Roue ann env hag an douar. — Map da Zoue. —
Sklerder ann Tad, — Gwir heol. — Map d'ar Werc'hez Vari. —
Doue kre-meurbed. — Penn ar vuez. — Doue a beoc h. — Pried
ann eneou. — Furnez da viken. — Gwir sklerijenn. — Leun
bep madelez. — Tad ar beorien. — Menec'hi ar bec hoarioù, —
Tensor ann dud foal, — Ar mad dreist pep mad. — Hon bont hag
hor buez. — Doug ar batriarched. — Gwir mestr ann ebestel. —
Kurunenn ar zent. — Va Zalver Jezuz. — Hor Zalver. — Krouer
ar bed. — Ar c'hrouer. — Karantez hon ene. — Doue ar Map. —
Doue ar Spered-glann. — Nerz ar verzerien. — Oan Doue. —
Kurunenn ann boll zent. — Doua ann Tad. — Ar Barner-braz.
ÉPITHÈTES Données A LA SAINTE-VIERGE
Mamm da Zoue. — Mamm a druez. — Gwerc’hez santel. —
Gwir vamm d'hor C'hrouer.— Gwir vamm d'hor Zalver.— Rouanez
d'ann holl elez. — Rouanez d'ar batriarched. d'ar brofeded, d’ann
ebestel, d'ann boll verzerien, d'ann holl zent ha sentezed. —
Mamm santel da Zoue. — Mamm Doue. — Santez Mari. — Mamm
a c'hlac'har, — Sklerijenn ar re a fazi. — Namm Jezuz hon aotrou.
— Pried ar Spered-Santel. — Rouanez ann envou. — Mamm da
Zalver ar bed. — Mamm Salvar ar bed. — Mari, arc'h al lezenn
nevez. — Ann itroun Varia. — Ar Werc'hez Vari. |
FIN. !
— 793 —
LAVARIOU KOZ
Les proverbes et dictons, pour la plupart, peignant les mœurs,
les croyances, les coutumes du peuple chez lequel ils ont cours,
j'ai pensé qu'il était plus utile de les réunir en un seul tableau
que de les disséminer aux mots correspondants du Dictionnaire.
Ges proverbes et dictons, en grande partie, ont été extraits
d’un vieux manuscrit (sans date); d'autres m'ont été donnés par
M. Flagelle, expert à Landerneau, et par M. Milin, commis de
marine. Tous deux m'ont autorisé à faire mon choix dans leur
collection.
DIWAR-BENN AL LABOUR, AR BOAN HAG ANN DIDALVEDIGEZ.
— Mamm ann holl dechou fall e gwirionez
Fo, eme ar fur, ann didalvedigez.
— Bepred didalvez
A gav digarez. s
— Den iaouank karget a ziegi
À zastum poan war bonn he gozni.
— Red 60 d'ann den n'en deuz netra
Labourat tenn a loac'h gouela.
— Matez nevez da di pa zeuio
Kement ha teir a labouro.
100"
— 794 —
— Ki besk ha kaz diskouarnet
N'int mad nemet da zibri boet.
— Da louarn kousket
Na zeu tamm boet.
— Nep ne laka ket he boan hag he aked,
N'en devezo na madou na boed.
— Kousket ha leina,
A z0 hevelep tra.
— Ne ket bleo melen ha koanteri
Eo a laka ar pod da virvi.
— Evit paka louarn pe gad
Eo red sevel mintin mad.
— Dibaot ar iar na goll he vi,
O kana re goude dozvi.
— Ne dal ket ar boan da zutal,
Pa ne foll Koet d'ar marc'h staotal.
— Eur marc'h glaz a vezo lazet
A-raok ma vezo skuizet.
— Ann bini ne zoc'h Kot he bal,
A dlo hep mar sec'ha he dal.
(IL est, en effet, très-difficile de bêcher quand la terre est humi
et la pelle grasse ).
— Laerez he amzer, he voed,
Brasa pec'hed a 20 er bed.
— Gant ar boan hag ann amzer,
A bonn a bep tra e teuer.
— Red eo gouzanv da gaout skiant,
Ja labourat da gaout arc'hant,
— Dre balat soun
Ez a ar c'hlaz doun.
— Nep a labour c'houek a galoun
Ne varvo biken gant ann naoun.
— Lein hirr hag oferenn verr
A bI d'ann dud. dibreder.
— Labourit pa gousk ann dibreder,
Ho pezo ed leun ho solier.
— Labourat hep klask meuleudi,
Z0 labour vad dreist pep-hini.
— 795 —
— Labour eunn deiz a goll aliez
Gounidou founn meur a vloavez.
— Ar frouez gwella raok darevi
A Z0 bet trenk, c’houero, put-ki.
— Labour, mignoun, endra c'helli.
Pa vezi koz ec'h ehani.
— Ann didalvez ne ve enouet
Mar labourfe avel m’'eo red.
— Greg a labour he fenn izel
Zo a bep tu d'ezhi ounn el (eal).
— Ar gwella bara da zibri
A vez gounezet 0 c'houezi.
— Greg a labour enn he zi
No vez Kalz hano anezhi.
— Eur paotr hag a ve den, ha pa n’en defe nemet he roched hag
he vragez enn--dro d'ezhan, a dal kouls pe well hag eur benn-herez
Koant ha pinvidik ne stag hod ann deiz netra oc'h he biziad.
(Héritière ou fille unique paresseuse et toujours désœuvrée.)
— Kentoc'h e skuiz ar freill evit al leur. (Le fléau à battre pris ici
pour le batteur.)
— Kouezet 60 he voud onn he zourn.
— N'euz ehan hep labour; hop stourm ne vezer ket treac'h.
— Ann dud didalvez ha lezirek a zeu da vota paour abred pe
zivezad.
— N'ema Ket ar mestr er gear, neuze ema kear-gwaremm hag al
labour war zaou-hanter. (La maison est déserte.)
.— Anez labourat, breac'h didor. (A ne rien faire on ne se casse
pas les bras.)
— Seul gentoc'h ez eer onn hent, seul gentoc'h e tistroer onn
dro.
— Ne ket gant ann daboulin e vez paket ar c'had,
— Bach, da zourn euz da askle. (Travaille, paresseux, tire ta main
de ton sein.)
— D'eunn deiz sadorn eo hot ganet labour c'hreat a zo ebad
gant-han. (Le samedi est le jour de repos des Israëélites.)
— 796 —
— Palla hibil a vez er c'harr a ouigour da genta.
— Ar re ne reont netra a £0 muia trouz gant-ho.
— Pa grouaz ar bed, Doug en deus lavaret : lakaat eur c'hornad
etre pep pred-boed ha daou pa vije red. (Moments de repos dans la
journée.)
— Ne ket ann azen à gas Ar greun d'ar marc'had 60 a zebr
anezhan.
— Ne ket er goanv eo mont da glask avalou enn eur wezenn.
— Mont eus ar foennek d'ar niones. |
— Lagad ar mestr a lard ar marc'h.
— Me lardo be billik d'ozhan,
DIWAR-BENN AR GARANTEZ, ANN ANAOUDEGEZ-VAD HAG AR
GARANTEZ OC’H ANN NESA.
ame
— Ann aour melen a vez rannet
Hag ar garantez ne vez ket.
— Gwelloc'h Karantez leiz ann dourn
Evit aour melen leiz ar fourn.
— Pa vech ken du hag ar mouar,
Gwenn-kann oc h d'ann hini ho Kar.
— Ar bleunik a dro wechouigo;
Karantez ar plac'h dro ato.
— Eunn amezek mad a zo gwell
Evit ne d-e0 kerent a bell.
— Hel d'ar paour ann aluzenn aliez
Ne ziverreaz biskoaz ann danvez.
— En em garet hep karet den
À z0 beza ar falla loon.
— Karet ann holl ha labourat
A laka euruz 6 pep stat.
— Kaloun ar c'hrek zo ounn delenn
Hag a zon kacr pa gar eunn den.
— 197 —
— Karet arc'hant laz peurliesa
Ar garantez oc'h ann nesa.
— Roit ann aluzenn d'eunn den paour
Pa ve ho prasa enebour.
— Pa root, mignoun e viot,
Den fall avad pa c'houlennot.
— Ne Kot ann boll evit karet;
Kalounou 20 ’vel
mein kalet.
— Bezit mud pa roit, ha Komzit pa roer d'e-hoch.
— Nep a C'houlenn en devezo
ligoret d'ezhan.
— Hep madoù peurvuia e vez
DIWAR-BENN AR MADOU, AR
; Hep à sko war ann Or, e vezo
berr ar garantez.
BAOURENTEZ, ANN ESPERN HAG
AR GWALL ZISPIGN .
— Paour a binvidika,
Gant ar gounnar a ia.
— Beza paour ne d-e0 Ket pec'hed;
Gwell eo koulskoude Loc hat.
— Paourik pa binvidika
Gant ann diaoul a
la.
— Red eo da c'houarn tinell gaer
Beza pinvidik pe laer.
— Eun ti kaer nep a zavo
A gavo buan he ialch goullo.
— Ar madou a zou dre’n hent fall,
A zo diez-meurbed da ziwall.
— Nep en deuz arc'hant hag a ro,
A gav mignouned e pep bro.
— Ar madoù braz, ann enoriou
Euz a zent a ra diaoulou.
— 1798 —
— Ann danvet dastumet gant ar rastell,
A ielo buhan gant ann avel.
— Biskoaz hano mad ha goumd bras,
Enn eur zac'had ne dreantaz.
— Paourentez a dosta e-kuz,
Qc'h Kegin lipouz ha re zruz.
— Tenna hep lakat,
Berr pad;
Ann hini a espernas
À gavaz.
— Dibaot den ne binvidika
Qc'h ober gaou ouz he nesa.
— Gwell eo deski mabik bihan
Eget dastum madou d'ezhan.
— Ha pa voc'h euz a ouenn ar c'hi,
Mar hoc'h auz arc'hant, dout onn ti;
Ha pa voec'h euz a ouenn Doug,
Ma n'hoc'h euz ket, it alesse.
— List da lavaret ann dud diskiant,
Deskadurez a dal arc'hant.
— El leac'h ma tro tre ha lano
E c'hell pep den lakaat he hano. {Le terrain ici indiqué
n'appartient à personne).
— Ann arc'hant a 20 barr ho lost.
— Eur goz votez bet er vouillenn,
Dre gaout madou, a gav perc'henn.
— D'ar vugale gwella madou
Zo oberiou mad ho zadou.
— Deskadurez d'ar vugale,
A 20 gwelloc'h evit leve.
— Gant doujans Doue hep kaout madou,
Eur verc'h zo kaer he argourou.
— Arc'hant 20 gant poan gounezet
Ne dle beza gwall dispignet.
— Da dad re biz, map re foran,
Paoura vezo he vap-bihan.
— Madoù beleien ha Lleo ki,
Pe da dra e talvezont-hi ?
— 799 —
— Easoc h e tremenfe eur c'hanval dre glao eunn nadoz,
Eget ne d-afe eunn den pinvidik d'ar Baradoz.
— Keuneud gleb ha teil louet
Gas eunn ozac’h da glask he voed.
— Mar teufe meurlarjez teir gweach er bloat,
E lakafe ann dud da redek enn noaz.
— Rei Hour gwinis d'ar moc'h.
— Soul vui, seul c'hoat.
— Goude ar rastell e tou ar forc'h. {Le rdteau amasse et la fourche
éparpille, pour dire : après père avare, fils prodigue.)
— Map-bihan eur c’hrafer Kot a ia atao da glask he voed.
— Seul vui en deuz ann den, seul vui a fell d'ezhan da gaout.
— Ar prajeier a vag al loened. al loened a ro teil hag ann teil a
ro ed.
— Unan 0 tastum gant ar rastell, eunn all 0 vanna gant ar torc'h,
ez a ann traou 6 malamant.
— Ann hini a c'hoarz da vintin, Kent ann n0z vo enn anken;
ann hini evel ar grillon a c'houitell a-doug ann hanv, er goanv a
vo dibourvez hag a wasko he got goullo,
æ AT ro iaouank a zo re zispignuz, bag ar re goz re biz.
. — Ne Kot er berniou leve 60 ema ann euruzded.
— Ann eil nebeud a founn egile : gant spillbu a c'heller paea
eur goumanant a gant skoed ma ve a-walc'h anezho.
DIWAR-BENN ANN DUD, KEN GOAZED, KEN MBRC'HED,
: KRN TOK, KEN KORFF.
— Eur plach skanv ha rederez
N’eo ket mad da ober tiegez.
— Eunn orgeder braz pa zimer
A gred beza great ar gwella devez;
— 800 —
Ha war-benn daou pe dri miz goude,
Beza dizemez c'hoaz a garfe.
— N'eo ket skiantuz-braz ann hini
A ro d'eunn all Kuzul da zimezi,
— Gwell eo Kalz beva er c'hoajou
Ha kaout eno peoc'h ha madou,
Eget na ve tremen he vuez
Gant grek e-bed mar d-e0 follez.
— Eur penn-her hag eur benn-herez
A ra aliez gwall diegez.
— Gwelloc'h eo dimezi merc'h
Eget Kaout anken war-lerc'h.
— Dibaot les-vamm a gar ive
Bugale all keit hag he re.
— Peleac’h o kafot-hu greg vad?
D'aun env e ranker he c'herc'hat.
— Eul louzaouenn a 20 er prad
À roer anezhi HUANAD.
Dimezit hag ho po anezhi.
— Ann dimesiou great a bell
N'int nemet touriou ha kestell.
— Ann dimesiou a ziabell
A C'halv eunn UK eur c’hastell.
— Eunn den iaouank ha pa zimez
À wel ann aour 6 lein ar gwez.
— Easoc'h dimezi
Eget sevel ti.
— Ann ozac'h da ziveza a dle mont da gousket,
Ha gwelet, mad arok hag he zor 10 prennet.
— Gwasa Z0 da zivoaza eo (tany hag intanvez
Hag ar (moc'h zo bet war ar panez.
— Ann dogan hag a oar,
A ia rag-eeun d'ar c'hloar.
Eunn dogan ha ne oar ket,
À ia d'ann ifern d'ar red.
— Eul les-vamm vad, karantezuz,
A 20 bet e skol gant Jezuz.
— Da c'hrek vad gwella gwiziegez
Zo gouzout ren he ziegez.
— SO —
— Grek a labour ‘vit (ud he zi
Ne glever amall anezhi.
— Gwelloc'h evit aour ha gened
Eur spered eaz da bep pried.
— Eur c'hrek fur hag hi divalo
Zo dreist ar gaera grok a 20.
— Eur verc'h barvek, rok ha Heuz.
Mar timez ne vo grek euruz.
— N'heller Ket, siouaz, nevezi
Bek eur plac'h Koz ‘vel tal eunn ti.
— Den nemet-han, evel al labouset,
Huel enn ear ne oar kac’het.
— Dimezet eo ilboed da zec'hed.
— Eur penn-her 60, diwallit ha digorit ho taoulagad a-raok
dimezi ho merc'h gant-han.
— N'euz tiegez hop buanegez.
— Evit reiza ar bleiz ez eo red hen dimezi.
— Ann hini a zimez da eur vraù en douz diou vaouez enn
eur bloaz.
— El leac'h maz euz diou vaouez, e vez marc'had: el leach
ma’z euz teir, e vez foar.
— Ne deo ket gaou : ma ve great eunn aoter evit dizimezi ar re
n’int Ket euruz daou ha daou, eno e ve engroez mui evit da
eureulji.
— Eur c'halz euz ar goazed a lavar pa vez maro ho gragez
digant-ho, ne zimezint foeltr biken ken. Ha no vez Ket zo-ken maro
al laou enn ho fenn na zao c'hoant dimezi gant-ho adarre, Eunn
digarez-benunag a vez Kavet atao, ha tamallet 0 vezo pe d'ar vug:le
a z0 bihan, pe d'ann ti a zo he-unan pe ne oufac'h da betra.
— Dibaot eur vorc'h a zo mudez.
— Dreist moue ar gazek eo Kaout ann ebeulez. (Faire la cour à la
mère pour avoir la fille.)
DIWAR-BENN ANN PST, ANN EVA, 16 C'ROLRF, AR VEIVEN
HAG ANN EBATOU.
— Biskogs don gant nonn bras
Tamm bara fall ne gavar.
— Goaz mesvier ha grak a c'hoan
A skarzs huan madou ann ti.
— Nep zo re vignoun d'ar gwin mad,
Zo enebour da vap he dad.
— Bez atao Kuzet oc'h eunn den mezo;
Rak ar pez a oar ann boll her gwezo.
— Goullo he gol, bourc'hiz a vramm:
Leun e vruc'hod, 6 vreugeud Jann.
| — Ann hini a vez e gras ar marc'had
N'an deus na naoun na sec’hed.
— Peurvuia ar gwin a laz moioc'h a dùd
Eget ne bare iac'haer gant he holl vrud.
— Eur c'hreg a zo boazet da eva
A bep hent holl ne dal netra;
Oc'h pep lealded e serr dor
Hag oc'h. pop pec’hed e tigor.
— Evit dibri eunn aval poas,
Ne viot na gwell na gwaz.
— Laka kik er pod,
Ann tan en devezo he lod.
— Ann tamm hag al loumm
A zalc'h ann den enn he bioum.
— Roui bonn ann tri zraik :
Dour, c'hoalenn ha baraik.
— Eur vorc'h hag a red er c'hrollou,
Eul loen anavezet er foariou,
Ne gavont ket kalz a chansenn.
— Eunn den ever, eur vaouez lipouz,
A gousko kent pell war ar plouz.
— 903 —
— Paz eo loun ar zac'h,
Ne d-a ket ken ebars.
— Ne zebrann chivr na pleisenn,
Red eo mont da glask va nouenn.
{Chevretles et plies.)
— Beva diwar dour skler
Hag ear ann amzer.
— Tan, dour ha hara seac'h,
A vez kavet 6 pep leac'h.
— Ann hini a zebr avalou poaz,
Birviken askorn ne gac'hat.
— Al loumm heb ann tamm
A ra d'ann den Kaout lamm.
— Ar gwin a laka ann tiegez war ann tu gin.
— Eur zach goullo ne c'hell Ket choum en he sa.
— Goude ann delenn e teu ar rebed. L
— Naoun a gav mad pep tra; bouzellou goullo ne d-int ket figuz.
— Ar pesk er c'hof pe ean aot a rank beza atao war Hod,
— Korn kov a vez goude re gofad.
— Eur sprec'henn a zebr aliez kement hag eur marc'h mad.
— Gwalc'h da gort e divez ann deiz, bez laouen ha na zebr
ket re.
— Ne iez Kot d'ar foariou na d'ar marc'hajoù nemet avit da
ezommou; bez 6 vezo atao tud lezirek a-walc'h hep-z-oud, bhag
ive debrerien ha mezvierien.
— Ar vezventi a laz muioc'h a dud evit ar brezel.
— Ann naoun â zo dishegar,
Eur c'hot ilboed a 20 bouzar.
— Goude ann tenn Koy 6z 60 red iun.
(Se dit au mercredi des Cendres.)
— Eur mezvier na dorro Ket he bleg.
DIWAR-BENN ANN AMZER GAER HAG ANN AMZER FALL;
DIOUGANOU ; AR STERED,
— Reo gwann er chresk
Amzer gaer ha fresk;
Reo gwenn enn diskar
Amzer gleb bep mar.
— Pa vez ann erc'h war ann douar
Na vez ua tomm na Klouar.
— Pa varv eur gerc'henn gant ar riou,
Ann hini a choum a dal diou.
— Kelc'h loar dioc'h ann noz,
Glao pe avel antronoz.
— Glao da zu}, glao da lun,
Glao e-pad ar zizun.
— Nedelek seac'h ha Pask gleboroc'h,
A ra d'ann arc'h beza barroc'h.
— b miz mae re glao hemdez
Re nebeud pep eil devez.
— Pa 290 al loar abarz ann noz,
Hadit ar panez antronoz.
— Genveur a garg ar fos,
C'houevrer he dalc'h klos,
Meurs gant he louadenn
A zizec'h ar wenodern.
— Ne ket eunn devez Lomm a ra ann hanv,
Nag eunn devez ien ar goanv.
— Gounid oc'h diskar loar gwengolo,
Na vez na greun na Kolo.
— Da kal ar goanv ed hadet
Hag ive frouez dastumet.
— Kanavedenn dioc'h ann noz
Glao pe avel antronoz.
— Bloavez c'houïiled, bloavez ed,
Bloavez gwenan ne vez ket.
— 805 —
— Pa vez ann trouz-mor dioc'h Penfoull
E c'hell pep-hini choum enn he doull:
Pa vez ann trouz-mor dioc’h ann Elez,
E c'hell pep-hini mont d'he zevez.
(Ann Elez, les Anges, petite bourgade près de l'Aber-Vrac’h.)
— Erc'h Kent nedelek
Teil er zegalek.
— Glao a draon (sud) ha glao a viz (nord),
Gwasa diou amzer a weliz.
— Mad eo sellet enn amzer vad
A be du e c'hell dont harrad.
— Bloavez ed, bloavez gwenan ne vez ket. (Les longues chaleurs
ne sont pas favorables aux abeilles.)
— Kelc'h a dost, glao a bell.
(Il s’agit ici des cercles que l’on voit parfois autour de la lune).
— Ar vrumenn 0 sevel, ar glao zeuio war he lerc'h.
— Re a erc’h, re a gerc'h: re a skourn, re a zegal.
— Aliez ar reo gwenn a zeu a-raok ar glao.
— Dioc'h gwelet ar viblenn oc'h ouzer pe du 6 teu ann avel.
— Glao vezo abarz nemeur pa dro ar c'haz he lost oc h ann tan.
— Diggnt Kala mae goulennit pe da zeiz e teuio Nedelek. /Noël
arrive toujours le même jour que le 1er mai.)
— Riou en deuz da gac'hat tachou.
— Al loar a 20 ar mesaer evit difenn ann einigou oc'h ar bleizi.
— Ar re goz a lavar ez 60 mad lakaat ounn tamm bouarn war
al lin er poull, ha goude ma vez tennet euz ar poull hag astennet
war ar prad pe er zec’heuri. Ann tamm houarn-ze, eme-z-ho. a
vir 0C h ann arne da oher gaou oc'h al lin.
— E-touez ann dud ema ar gredenn evit miret oc'h ar viou egor
da drei, e vez lekeat gant-ho a zindan ar iar pa vez arne, eur c'hoz
tamm houarn koz.
— Hanv-goanv bete Nedelek hag ac hano goanv kalet ken na
zavo bleun enn halek.
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DIWAR-BENN AR VECHEROUBIEN.
— Reizenn manach a 10 tenna
Digant ann boll hep rei netra,
— DOUe a gas ar c'hlenved Koit:
Gant al louraouer ez a ar gounid,
— Pep (marc'hadour hirio enn deis
A 10 laeroc'h evit ar bleiz.
Ar bleiz a laer eur ponn chatal,
Ar marc'hadour, loen, den bhag all
Hag aliez, ne d-e0 Ket gevier,
E laer Doue war ann aoter.
— Eur c'hemener ne d-aio Ket
Nep-tro enn douar benniget.
Lak anezhan enn douar kerc'h
Ha chas ar barrez war he lerc'h.
— Meur a iac'haer ho douz louzou
Hep kaout kalz a skianchou.
— Kre 60 roched eur miliner,
Paka pep mintin eul laer.
— Nep a lavar eur c'hemener,
A lavar ivez eur gaouier.
— Eur miliner, laer ar bleud,
A vo daonet beteg he veud.
— Ar mansouner a gar ann hini
A 20 ilio-red och he di.
— Mont war varc'h d'ar foar,
Dont war droad d'ar gear,
Eo zo ober evel eur zoner.
— Tri de kaer, tri de glao,
A zalc'h ar mevell en he za0.
— Eur C'hemener ne Kot eunn den,
Kemener où ha netra ken.
— Er fourniou red, er milinou,
E vez klevet ar c'helaou.
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— 807 —
— He stad a z0 da bep-unan;
Darn a labour, darn all a gan.
— Ar mecherour a gar riotal d'al lun,
A:zebr bara zeac'h hed ar zizun.
— N’euz Ket a denner-dent brasoc'h gaouiad evit-han.
— Gwell eo lieza kiger ovit loue.
— N'euz ken hardiz ha roched eur miliner, rak pep mintine
pak eul laer.
— Micher e-bed ne zizenor eunn den; pep stad 2 zeu digant
Doue.
— Nao c'hemener ovit ober ounn den.
— Mar en em glomm tri re voutou Koat euz a eur c'hovezour,
dibennet e vezo.
— Ar veleien a z0 Iuzaz : kana reont pa vez ar re all o lenva.
— Oc'h pop stad a zo stag he foan.
— Ann aotrou h... persoun Sant-Fragan, a lavare e tlefe boia
Kasaet boed d'ar gemenerien war beg eur Iorc'h houarn.
— He-ma 420 eunn alvokad mad; gwest eo da werza piz d'e-omp
e leac'h fa.
— J'alla boutoù a vez enn-dro da dreid eunn den, eo enn-dro da
dreid eur c'here.
AR RE YAD, AR RE FALL, ANN TECHOU FALL,
— N'euz den na tra hep he zi;
Aliez ho deuz daou pe dri.
— Eunn den iaouank da fall pa’z a
Ne wella ket evit kosa.
— War-hed eul loo ne dostait ket
Oc'h ar bleo ruz na grek barvek.
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— Gant ana paoun ha pa varwfann,
Bara eul laor ne sebxfenn.
— Beva à 50 ral,
Ha paeg 0.60 ket.
— Ne d-euz fall votez
Ne gav he farer. x
__— Ann dud rok a zav atao
Tun drouk-bonnag etre-s-he.
— Penn eur vaouez a dro pa gar .
Hag aliesoc'h evit al loar.
— Plac'h a gemer a zo gwerzet,
. ... Placha ro a 20 dilezet. l
— Enn he groc hann al louarn a varvo,
' Nemet he gignat a roat ez heo.
— Sellit oc'h ho seuliou
Hag e welot toull ho lerou.
— Me z0 a ouenn ar zili,
A gav gwelloc'h eva evit dibri.
— Nep a fell d’ethan obor fall
Gav-eunn digares pe eunn all.
— Kaout les-vamm vad ne ve ket diez
Ma ve kristen ann boll gragez.
— Bugel moumoun ha re lezet
A ekoi gant mamm ha tad abred.
— Beza euruz Z0 beza mad,
Kaout madelez a zo ebad.
— Den touellet gant ar merc'hed
Ne gavo peoc'h nag ehan e-bed.
— Bepred didalvez
À gav digarez.
— Mar grit ho tanvad, a viot touzet.
— Al laer brasa a grog er bihana.
— Kar braz laer eo nep a zalc'h ar zac'h ha maz eo ann hini
laka ebarz.
— Laer eL r weach, laer biken.
— 909 —
— Peploudoureun a gav mad he c'heusteurenn.
— Nep a zo lemm he deod a die heza Kalot he skouarn.
— Ar benn-herien hag ar peñn-herezed a zo peurvuia traou fall
ha didalvez, 0 veza ma vezont bet re lezet oenn ho roll. Ar re
anezho enn enep a dro da vad a ia onn tu all d'ar re wella.
— Ar ro fall a glask bepred digaresiou.
— El loac'h ma vez muia trouz eo easa d’al laer obor he droiou,
— Kemeret ochpenn he wir a zo pec'hed,
— Da eunn den fall roi meuleudiou, oc'h ar re vad zo strinka pri.
— Gevier a lavar evel ann (reaz enn aot.
— He-man a lavar gevier Ker stank hag ann treaz onn aot.
DEIWAR-BENN AR C’HLENVEJOU.
— Gwentr, bleo gwenn ha lunedou
Ne blijont Kot d'ar merc'hedou
— Ne zebrann na chivr na lizenn,
Red eo da glask va nouenn.
— Kenta rebech a ra kakouz
Da gakouz, 60 kakouz.
— Askorn torret, bronn goret
Gwasoc'h ‘vit ar gwerbl n'eo Ket.
— Klanv.oa Fanch pa varvaz
Ha iac'h pa glanvaz.
— 0 rei d'ar c'hort he c'houlennou
E teu d'ezhan gwall glenvejou.
— Eur gouli hag e ve kiget
A lez ar c'hroc'henn kleizennet.
— Eunn den diskiant ato a gred
Ez eo ann holl diskiantet.
— 810 —
— Pa vez ar boan enn he gwasa
Vez tost ar gor da ziskarga.
— O klask eeuna he gar d'he vamm
He zorret en deuz enn daou damin.
— Da zistag’ ar c'hlenved eul louzou divezad n’en deuz galloud
e-bed.
— Ann hini, n'euz fors piou, goaz pe vaouez, a vez ganet 6 mit
oost hag a ra toir c'houezadenn war ann denedeo, a laka anezhi
da vont kuit goude lavaret :
Denedeo, denedeac'h,
Ne ket aze ema da loac'h
Nag aze nag 6 nep leac'h. .-
Kea, treuz nao mor ha nao menez
Ha nao feunteun a drugarez;
Ke da ober da diegez.
— Ann denedeo, n'euz Tora e pe leac'h e Krog enn den, pa vez
lezet da ober ann dro pe d'ar biz pe d'ar c'har, e varver gant-hi.
— Ar skolaerien hag ar gal a ia bemdez d'en em bourmen.
— Ann hini e deuz eur mignoun skolaer e deuz gal bag en em
skrab.
GISIOU KE KEAR HA WAR AR MBAZ.
— Kant bro, kant giz,
Kant parrez, Kant iliz ;
Kant maouez, kant hiviz,
Nemet e ve unan hep hiviz.
— N'euz netra ken iskiz |
Hag eur bas war gein eur wiz.
— El loac'h ma staot eur c'hi,
E staot daou ha tri.
— Da zul ar Bleunviou konta ’r viou;
Da zul Bask terri ho fennou,
Da zul ar C'hasimodo frika ar c'hoi podou.
^ reps peen
— 811 —
— El loac'h ma Kac'h eur marc'h,
Atao he Kac'h.
— Etre Sant-Thei ha bok ar Haz.
Ez a seiz maouez gant pop goaz.
— Ar C'hamm a lamm
Pa wel ann tamm, |
A red pa wel he c'hreg,
A vale
Pa wel he vugale,
À dec'h
Pa wel he voc'h.
— Ann tad a lavar d'ha vap :
Pa vezi Krog, dalc'h mad.
D'ha merc'h e lavar ar vamm :
Pa vezi Krog, digas ann tamm.
(Quand tu auras prise, emporte le morceau).
— Ann hini vez sot iaouank-flamm,
Dre ma kosa ne fura tamm.
— Loc'h ma staot eur c’hi,
E staot daou, tri.
— Ann nep a ia euz a Landerne da Lesnoeven, al loar a bar war
he gein, hag ann heol war he dal.
(Lesneven, disait-on autrefois, est le soleil du pays de Léon, comme
Landerneau en est la lune. Ces deux villes ou leurs environs étaient en
effet habitées par les grands seigneurs du pays.)
— Er voserez ar bioc'hed a zo ejenned, hag er givicheri ann
ejenned a zo bioc'hed.
— Ann hini en deuz c'hoant da gaout ier bouchek, a dle lakaat
eunn tok war he benn, ha pa ve eur vaouez e ve, enn eur lakaat
ar viou da wiri a zindan ar iar. Me am euz gwelet va mamm goz
avad, ha n'’eo Ket gaou, oc’h ober ann dra-1e.
— Pa vez bet diwar eur gazek oul loon biban hag a vez baill
beteg ann dour, e vez rOet peurvuia peînp wennek d'ann hint a
vez bet o tenna ar march d’ar gazek. Pa ne vez baill e-bed, ne
roer netra.
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1. U D
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7 L
— 812 —
LAVARIOU ROZ, TU = NE YU -HONr.
— A-hed eur bloavez dr pls
A zou da galedi pep mis.
— Dihaot siminal a voged
Anes na ve ten ann o4led.
— Gant Kolo hag amse:
Eog) a ra ar mesper.
— Nep a biant eur varenn palmes,
Biken ne danva ho frouez,
— Nep zo boas da c'houzanv atae,
Nebeud a ahan her laouenaio.
— Tri vek zo oc'h harpe ar bed :
Beg ar vronn, bek ar zoc'h
Hag eur bek all, ‘vel a onzoc'h.
— Skoed em dourn a dal d’in-me
Muioc'h evit daou 0 vale.
— Eul louarn Koz hag bon dare,
Guelet eur iar c'hoaz a garre.
— Merc'h he mamm eo Katel;
Mar d-eo Kouls ne d-eo gwell.
— Map he dad eo Kadiou,
Pe a vent, pe a liou.
— À bep liou marc'h mad,
A hep bro tud vad.
— Moged a ia em zac'h,
N'hellann Ket her nac'h. (Pour dire que la pr
de quelqu'un nous irrite.)
— C'houeac'h mlz deiz, c'houeac'h miz noz,
A ra d'ann diaoul eur bloaz kloz.
— Eur c'hreunenn re pe re nebeut aliez
Ho deuz ar penn-her hag ar benn-herez.
(Trop de bon sens, etc.)
— 3 —
— Danvad kaiïllaret, peurvuia
Ouz ar re all glask em frota.
— Lavar d'in gant piou ez ez,
Me lavaro d'id potra rez.
— Pa vez ker ar piz °
E vez ker ar gwiniz.
— Eur voualc'h d'ezhi he bek melen
À vev tri oad eunn den.
— Da foar Paol
Kefelek war ann daol.
— Pep den ma ve kredet
À 20 eur gwir vignoun.
Hano stankoc'h n’euz Ket:
Dibaot 60 ar galoun.
— Fae, fae war ar Zaozon,
Rak tri na Kant n'om be aon!
— Digant eur mignoun 60 gwall Kaout dour
Eget gwin digant enebour.
— Etre Pask ha Pentekost
Ez euz seiz sizun penn ha lost.
— Er bloavez mil eiz Kant nao
Ne dalie Ket Breiz-Izel neiz eur frao;
Er bloavez mil eiz Kant dok
Ne gouske ozac'h gant he c'hrek.
(Allusion aux guerres de ce temps.)
— Etre beza neat ha loudour
N'euz nemet eur berad dour.
— Ar boudedeo a valeo
Eadra vezo daou zen beo.
— Kaout eunn dro vad d'ober eunn dra
Ne c'houlenn choum da varc'hata.
— Ann deiz hirio a dal bepred
Muioc'h evit ann deiz tremenst.
— Sevel mintin, kousket abred
Zigas madou, furnez, iec'hed.
— Oc'h soroc’hel leun a avel
Den re vrudet a z0 hevel.
— Bouc'h Kernaou
Staoter enn he graou, (VOy. PISSER
103
— 814 —
— Ann den a gomz, al loen zo mud,
Dioc'h ho skiant aù komzou ann dud.
— ÂAnez ar vamm ne c'hell hugel
Dont war ar bed, oc'h poan berzel,
— Kastiz, boed ha deskadurez,
Tri dra red da vugel bemdez.
— Ne ket a-walch klask difazia;
Gwelloc'h 60 miret da goueza.
— Eur chi koz-koz oc'h ar chadenn
À gousk noz-deiz ne hart oc'h den.
— Nep ne oar ket steigna griped
A gerz enn hent hep aoun e-bed.
— Leac'h ma welor tud 0 tremen
Dle beza hent pe wenodenn.
— Gant ann holl nep a z0 Karet
À 70 fur-fur pe hep apered.
— Ar boan vrasa 60 poan gouzouk
Da nep a 20 bet oc h ar grouk.
— Oc'h ar pez ne c'hellor miret
Harpa hep klemm gwell a rafet.
— Pa root, mignoun e viot;
Den fall avad, pa c'houlennot.
— Dibaot eur zac'h ne rank freuza,
Pa vez Paol-gornek oc'h he garga.
— Digarez ar c'hreva
Zo bepred ar gwella.
— Ne dremenaz den ar Raz
N'en divije aoun pe gloaz.
— Bouchik mamm, bouchik tat,
Eunn askornik da grignat.
— Kuz,, kuz, logodenn,
Ema ar c'haz a-ziouc'h da ben.
— Meur a hevel a vez er foar
Ha n'inut na breur na c'hoar.
— Pa vez roet he lod d'ar foll
E rank he c'hounid pe he goll
— 815 —
— Kaera leo a zo e Breit
A 20 etre kastel Tremazan hag ann Treiz.
(Le Passage de Plougastel.)
— Nep a ia da gousket a-benn ann noz.
A zao divlam antronoz.
— Pevar falevars eur gelienn ha pemp eur fubuenn,
Ne dorro den he zent evit krignat ann eskern.
— Nep a glask he voc'h
A glev soroc’h.
— War-dro ar moc'h.
E vez soroc'h.
— Goude dale
E ranker bale.
— Pa vezit war bont Landerne
N'oc'h nag e Leon nag e Kerne.
— Dioc'h ann dour 60 mala.
— Te 20 c'houez va bouzellou.
(Tu es la sueur de mes entrailles. Mot que les mères, à Landévénee,
disent aux enfants méchants.)
— Arabad eo c'houitellat hueloc’h evit ar genou.
— Da. gaz mad, raz hovel.
— Bor etlefac’'h ober ho kourc'hemenn da zant Anton a Badou.
{Saint Antoine de Padoue fait retrouver. les objets égarés )
— Pa gloc'h ar iar, e vez vi pe labous.
— Ne vezo ar pez a vezo nag abretoc'h na divezatoc'h,
— Klevet ha gwelet a ro daou.
— Ann tan a vez fouge enn-han e-pad ann hanv 0 veza n'euz
ezomm anezan ; digarezi a ra hod ar goanv.
— Ne ket kaer klevet killek he vestr o kana.
— Mervel evit boza meulet ha dimezi ovit hoza dispennet,
— Moc'h zo er wiz.
{Répond au proverbe français : Il y a anguille sous roche.)
— Eul loen fall ne dal priz he groc henn.
— 816 —
— Ar gwez palmez atao glaa, hanv-goanv, a zo avel eur akouer
euz a vuez ar baradoz e loac'h. n’euz maro e-bed.
— Eunn azen ne d-a Koet da lavaret grasou.
— Petra 60 ann tri sotta tra a zo war ann douar?
1° Eur c'havrik a vez laosket da beuri onn eur foennek hag a zeu
da chaokat ann drez a 20 oc'h ar c'hleuz.
2° Eunn azen ha, pa vez lekeat Kolo dindan-han, a ia da gousket
war ar vein.
de Eur belek a ia d'ar gador da hincha ann dud war ann hont
mad hag a ra fall he-unan. Dre-ze eo, pa brezek he-ma d'ar re all,
ne reer van OC'h he glevet, 0 veia ma ouzer ervad ne gomz nemet
diwar fich hagevit ma vezo lavaret: hen-nez a z0 eur prezeger mad.
— Setu tan a-walc'h da zovi Bro-Za0oz.
(La mère d'un de mes amis, en haine des Anglais, disait souvent cela
en allumant son feu et à la première flamme qui s'élevait.)
— Evit Kaout eur c'hillek hag a gano bep heur abaoue hanter-
noz bete goulou-deiz, Komeret eur vi hag a vezo gouenn killek ha
lakaat anezhau da c'hon enn eunn netz pik Eur vi (gouenn killek)
a zo teo penn ann traon anezhan ha moan ar penn war-laez, 0
leac'h eur vi gouenn enez n'en deuz penn dioc'h penn.
— Kaz maneget ne dal netra da logota.
— Seul ma vez huol ar grec'henn, seul dreutoc'h e vez ar peur,
— Gwell eo plega eget terri.
— Bek ar vronn, bek ar zoc'h, gant-ho daou 6 vevomp.
— Maro eo lann al leue, hogeu Kalz a hered en douz.
— C'houez ann harink a choum alao gant ar varaz.
— Em milin-me n’euz ket dour a-walc'h evit mala hoc'h arreval.
— Strinka ann trebez war-lerc'h ar billik.
— Gwisket mad evel ar bourreo pa’z a da ober he Dask.
— March a-raok, kazek adre.
— hoi baz d'ho ganna.
— Ar c'hozed ne duriont morse ann douar nemet war an dis
faux heures impaires), da lavaret eo, da detr hour, da bemp bour,
da seiz heur, etc.
— Ar boudedeo a ra eunn dro pop kant vloaz d'ar bed, pemp
kwenuek enn he c'hodel atao hag atao 0 vale ovel al labouscd aot:
anez G tevche he droid.
— Ar C hail z0 da nep he fak.
— 847 —
— Ann den pa vez great he dro gant-han (quand il est mort), ne
zistro Kot buban.
— Moc'h Kerne a zo dishovel dioc'h ar moc'h all 0 veza ma kouez
ho diskouarn war ho daoulagad.
— Ar moc'h a dec'h Kuit pa welont ho skeud er gwelien; re dano
e vez neuze d'ezho, (lis aiment les lavures épaisses et non claires.)
— El loach nouz nemet tud dall. eur born a zo mad da roue.
— Eur weach ne Ket atao eo. (Une fois n'est pas coutume.)
— Mar grit ho tanvad, e viot touzet.
— Buan e vezo pakot al logodenn n'a deuz nemet eunn Loull.
— N'eo Koet penmoc'h va leue.
KUZULIOU HA LAVARIOU FUR A BEP SEURT HA WAR BEP TRA,
— Re grafa a boaz;
Re brezek a noaz.
— Gwell eo brud vad da bep-hini,
Eget kaout madou leiz ann ti.
— Lestr ne zent ouz ar stur
Ouz ar c'herrek a ielo sur.
— Tra guz da dri neb a lavar,
Abars nemeur ann holl her goar.
— Prena keuneud 30 re zivezad,
Pa vez red c'houeza er biziad.
— Enn n0z 6 kemerer ar ziliou ;
Dale a ra vad a-wechou.
— Ar Brozounek hag ar Foiz
À 120 breur ha c'hoar e Breiz,
— Beva, mervel a Z0 eunn dra
D'ann nep a z0 Doue gant-ha.
— À greiz Kaloun e tleez poania,
Hag ann env a zeuio d'as skoazia,
— 818 —
— Eur gwir gristen zo he zever
En em ret: boll d'ar mad-ober.
— Ar vuez vad a bad atao;
Ar vuez fall a baouezo.
— Pleg da vugel enn he iaouankiz
Hag hep mar her plegi enn da c'hiz,
Jaouankik, kelenn mad anezhan
Ha dalc'h stard atao out-han.
— Liez a weach vez tizet fall
- Nep 20 boaz da dizout ar re all.
— Lagad eunn den pa’z eo serret,
Lagad Doue 20 digoret.
— Evit plijout d'ann holl
Eo dleet beza fur ha foll.
— El loac'h m’eo ann dour sioula
E vez ann douna.
— Bugale vihan, poan vihan;
Bugale vraz. poan vrat,
— Ann deliou a gouez war ann douar
Ar c'hened ivez a ziskar.
— Pa vez tro da goll
bo gwell hanter eget holl.
— Evit plijout d'ann boll.
Eo red beza fur ha foll.
— Gant ann amzer hag ann avel
Ez a pep anken war ho diouaskel.
— Eur farserez a dal eunn all,
Hap eunn dromplezon kemend all.
— Goude c'hoarzin e teu gouela,
Goude c'hoari huanada.
— Pa vezer savet hucla,
Neuze vez al lamm brasa.
— Eur penn-ed mar bez hep greun,
A vo he benn gant-han huel;
Ar pennou-ed mar bezont loun,
A bleg ho fenn bepred izel.
— Non zo laouen gant hara seac D
A gav da heuri e pep loac'h.
— 819 —
— Ann hini a zent oc'h he benn,
À 20 sotoc'h avit ounn azen.
— E pep tra e klask pep den |
Tenna begik he spillenn.
— War stad ar re all nep a gomzo,
En em zellet, hag e tavo.
|
— Den fur abarz ober netra,
À gemer kuzul da genta.
— Ar bugel a zrevez ar re goz
Na ielo Kot d'ar Baradoz.
— Archreg, ann arc'hant hag ar gwin,
Ho deuz ho mad hag ho binim.
— Evel ar pennou kolo,
Ar pennou huel a zo goullo.
— À vihanik ober ar mad
À ro nerz war-benn kosaat.
— Ar mad Kuzet zo ar gwella:
Eul lagad 20 a wel pep tra.
— N'euz pesk hep drein.
— Grit hirio ar mad a c'hellot,
Warc'hoaz marteze e varvot.
— Tad ha mamm a zilez bugel,
À z0 daonet araok mervel.
— UC h gloar ar bed ar bleun a z0
Ne gutuiller frouez diwar-n-ho.
— Trechit hirio ho poasiou fall,
Warc'hoaz out-ho stago re all.
— Kasit, Breiziz, meaz euz ho ti
Boasiou fall ha nevezenti.
— Hanter gonta eur vuez fall
A zigas poan d'ann hantar all.
— Beva ervad a z0 kalz gwell
Evit ne d-eo klask beva pell.
— Kaa da goll enor he nesa
Zo gwasoc'h evit he laza.
— N'euz bro e-bed e ve pec'hed
Kaout truez oc'h ar re boaniet,
— 820 —
— Na damallin ket ar re all,
Ma oc'h Ket hoc h-unan damall.
— Nep a ia buan da heul he bent,
Gouda fazia en deuz anken.
— Anez Arc'hant, gwin ha merc'hed.
E ve didrouz ann dud er bed.
— Ann dispounta rak ar maro
Eo ar gwella kristen a 20.
— Lezenn ar bed a zo genel
Kaout poan, goude mervel.
— Tremen er bed a ra ann den
Evel enn ear eur vogedenn.
— Ann deiz hirio gweach a zigas
Eunn dra hag a ia gant warc'hoaz.
—— Nep a vev fall ne oar mervel:
Qc'h ar maro c'hoarz ar bugel,
— War stad re all neb a gomzo
Mar Kar em zellet a davo.
— Roit d'ar fur bazadou
Ha kredit he lavariou.
— Ann dud er bed a Z0 ganet
D'où em c'houzanv. d'en em garet.
— Eurusa den a zo er bed
Ann hini n’eo anavezet.
— Tavit ha prennit ho kenou
Ma ne d-eo Kot fur ho komzou.
— Barner a zidamall torfod
Zo he-unan en em varnet.
— Ar wirionez anuavezet
A laka ar gaou da dec hot.
— Koll brud vad ha gounid eunn dra
À 20 eur C'holl ar re vrasa.
— Gouzanv hop Klamm ar pez a c'hoarvez,
À z0 louzou mad oc'h peù enkrez.
— Gant eunn all ar pez a c'hoarvez
A C'hell c'hoarvezout ive gan-ez.
— AT galoun a c'houez gant ar madou
À 20 dinerz oc'h ar poaniou.
— 82 —
— Diesoc'h eo plega gwezenn
Eget na d-e0 plega gorsenn.
— Poan ar bed-ma ne d-60 netra,
Poan ar bed all eo ar wasa.
— Dioc'h pep troad n’e mad pep botez
Na da bep goaz, mad pep maouez.
— March ne zent Koet oc'h ar c'hentrou
Ra gaou braz oc'h he gostou.
— Ann neb a choum er ger diouc'h ann noz
A vez divlamm antronoz.
— Ro zivezad skéi war e vorzed
. Pa vez leusket ar bramm da redet.
— Gwell eo Uu eget norz.
— LAVARET À REER a Z0 aliez gaou hraz.
— GWAZ 60 ar vevenn evit ar vezerenn.
— Ken aliez ez a ar pod d'ar feunteun ma teu da derri.
— E-c'hiz a raio e kavo. — Kraf evit Kral: Krog evit Krog: ivin
pc'h ivin.
— Ar vered ne Ket ti ann Aotroù Doug 60, hogen ti he vugale
muia karet.
— Goloet a vez ra vezo nep piou-bennag a zonj 6 drouk,
— Laka da boan, Doua da gennerzo.
— Ar varn 0 veza douget, unan euz ann daou chikaner a ia kuit
gant he roched hag egile enn noaz.
— Mad eo heza war al loac'h: lagad a dal teod.
— Ebad a-walc'h eo lavaret mervel pa vezer Kant leo dioc'h eno
pa vez red avad, ez e0 eur c'hoari all.
— Arahad gwerza netra da vignoun d'id ha prena tra digant
pinvidik.
— Ano hini ne oar Ket senti ne oar Kot gourc'hemenn.
— Enn douar fall e vez fall ann ed.
— Ar mestr mad a ra mevel mad.
— C'hoant Doue ha c'hoant den n'int Ket eur c'hement.
104
— 829 —
=
— Eunn alc'houez arc'hant a zigor gwelloc'h ann or evit ounn
alc'houez houarn.
— N'euz pesk hep he rein,
— Nep zo diez ne gousk eaz.
— Gwall eo d'e-hoc'h, labourerien douar, beva enn ho ti gant
enor Kentoc'h evit beza, e kear, mevel eur skrivagner.
— Nep a laka Mar ne fazi nepred.
— Eur c'hat skaotet en douz aoun raK ann dour ien. (Que sera-ce
de l'eau chaude?)
— Bezit atao e-taill da stourm mar fell d'e-hoc'h beza treac'h.
— O trouk-ifourna 6 reer kornek ar bara.
— Lezel a ranker da ober ar pez n'euz den evit miret.
— War-lerc'h rillenn, pinijen.
— Mean a ruill ne zastum ket a ginvi.
— Koll amzer eo deski ar mad hep he ober.
— Tud fallakr, abred pe zivezad ho pezo greun diwar boc'h had.
— N'euz nep rozenn gaer na zeu da goezvi.
— NIL ket nep-tro d'en em walc'hi onn dour a vo sac het.
— Beza ha beza boet n'int ket eur choment.
— Arabad eo choum da glask trinchin el lenc'h n'euz nemet ieot.
— Diwar boan e teu eunu dra vad-bennag.
— Lezomp Paris el leac'h m'ema.
— Kavet e ve labour ma rankfet teurel mein oc'h Koment ki
a harz.
— Sotoc'h evid-omp bor c'helenn aliez.
— Eno ez euz mui a voged eget a dan.
— Koment tra a lugern ne Kot aour.
— Ar vlijaduresiou fall hag ann arc'hant a ra d'ann den mont
da heul he dechou fall.
— Bezit atao war evez, rak ne ouzoc’h Kot da be vare e (euio al
laer-ze a reer ar maro anezhan.
— Goude dale o ranker halo.
— Liez gant gaouiad ger torret.
— Digant Doue e Leu pep stad. {Il n'y a pas de sot métier.)
— 8923 —
— Doue ann Tad a enor ar Yerc'hez santel ovol he verch: Doue
ar Map evel he Vamm, hag ar Spered-Santel evel he Bried.
— Ar bedenn verr a bign enn env; ar bedenn hirr a choum
adre.
— Goulenn 20 oaz, Kaout a zo diez.
— Eunn den pounner, braz ha diot n'eo mad da glask na da
c'hounid.
— Na dorr, nemet foll, he feiz.
— Mignoun bleiz bugel diek.
— Ne ra, nomet foll, bourdoù fall.
— Mont re vuan ne dal notra nemet da baka c'houenn.
FIN.
qu
BREST. — IMPAIMERIE DE J. B. LEFOURNIER ARE, GRAND'AUS, 86.
LU
mœ deg 6 œ
55 æ - ét
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